La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (1ère partie) – par John Dee.

On va un peu changer de registre. Juste au bon moment puisque le narratif du pouvoir passe maintenant du Covid à l’urgence climatique et ressuscite le Conseil de Défense pour sauver, cette fois, la planète – même genre de discours aux Etats-Unis, où on tente de tout faire passer sous le parapluie du climat.

Etant particulièrement peu qualifié pour en parler, j’attendais de trouver la personne-clé, avec les compétences, le courage de faire le boulot et le talent pour l’écrire. C’est lui, il s’appelle John Dee. Pour ne rien gâcher, il a de l’esprit et un humour très british que je tenterai de ne pas trahir, même si quelques expressions sont totalement intraduisibles – j’ai vraiment fait de mon mieux.

Je le laisse se présenter lui-même avant de passer à l’article proprement dit, qui aura évidemment plusieurs suites (ceci est un genre de préambule) que je publierai également:

Avant l’arrivée du COVID, je passais mon temps à analyser des données climatiques. Ce travail a débuté en février 2017 par un examen des températures enregistrées par les observatoires britanniques et s’est poursuivi jusqu’en septembre 2020, date à laquelle j’ai examiné de près la calotte glaciaire du Groenland. Les sujets abordés ont été les suivants: la glace en Mer Arctique, les feux de forêt, les émissions de carbone, El Niño, les rapports du GIEC, les îlots de chaleur urbains, les chutes de neige dans les Alpes, l’oscillation multidécennale de l’Atlantique, les ouragans, l’irradiance solaire, le refroidissement des CONUS [NdT. Le terme États-Unis contigus (en anglais Contiguous United States ou CONUS) fait référence aux 48 États américains et au district de Columbia (ville de Washington) situés en Amérique du Nord, entre la frontière avec le Canada et la frontière avec le Mexique], l’élévation du niveau de la mer, les précipitations en Europe et la température de surface de la mer – pour ne citer que quelques-uns des nombreux sujets abordés. Le nombre de diapositives dépasse le millier et le nombre de mots écrits dans les différents rapports et notes, cinq cent mille.

Les gens me demandent comment je pourrais bien être expert dans tous ces domaines et la réponse simple est que je ne le suis pas. Mon métier est la statistique appliquée, pour lequel je suis formé à l’analyse de n’importe quelle donnée, n’importe quand, n’importe où, pour n’importe qui. Il arrive que ces chiffres révèlent des incohérences dans les arguments des experts.

Source.


Traduction

La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (1ère partie)

Un coup d’oeil sur les maxima et minima quotidiens au cours des 100 dernières années. La situation empire-t-elle, et que signifie « empirer »?

John Dee

4 août

« Il est difficile de faire pousser des carottes sur un glacier »: voilà une phrase que vous me verrez utiliser à maintes reprises. Assez étrangement, nous sommes tombés dans une réalité parallèle où un excédent de nourriture pour les plantes et un gaz essentiel à la vie (le dioxyde de carbone) sont considérés comme un genre de polluant toxique, et où le réchauffement de la planète est une véritable catastrophe, alors même que les plus belles avancées de la biodiversité ont eu lieu sur un globe plus chaud.

Le froid est bon, apparemment, tout comme les glaciers et la glace polaire que les activistes voudraient voir en plus grande abondance. Pour une raison inexplicable, ils n’ont toujours pas compris que ce sont les grandes périodes glaciaires qui détruisent la vie et l’écosystème, alors que la vie sur Terre s’épanouit dans les périodes plus chaudes.

Ils n’ont pas non plus compris qu’un emballement du réchauffement climatique est impossible sur Terre. De nombreuses circonstances favorables à un tel scénario se sont présentées au cours des millénaires, avec un taux de dioxyde de carbone de 4 000 ppm et plus, au lieu des dérisoires 400 ppm actuels. Ces personnes oublient que nous sommes en train de sortir d’une longue période de déficit en dioxyde de carbone, où les niveaux étaient tombés à quelque 280 ppm. Essayez de faire pousser des plantes à 280 ppm et à 400 ppm et vous ne tarderez pas à découvrir ce qui convient le mieux à la biosphère!

En réponse à ces affirmations, je suis sûr qu’on va me resservir les vieilles rengaines habituelles: « mais le niveau des mers va s’élever », « les ouragans vont se déchaîner », « les incendies vont devenir incontrôlables », « la sécheresse va tuer des millions de personnes », « les inondations vont tuer des millions de personnes », « les espèces vont disparaître », « les réfugiés climatiques vont devenir un problème majeur », « les villes vont devenir inhabitables » et tout le tralala. J’examinerai ces affirmations pour déterminer si elles sont fondées ou s’il s’agit de propagande politisée de la part du très corporatif agenda vert.

Nous sommes immergés dans un récit qui nous est devenu très familier, car dès que nous allumons la télévision, que nous jetons un coup d’œil sur les magazines à sensation dans les kiosques ou que nous lorgnons sur nos smartphones, on nous dit que tout ça va arriver parce que les experts l’ont dit et qu’ils sont tous d’accord. « Une nouvelle étude montre » est l’une des expressions favorites des journalistes de vulgarisation scientifique. Le grand public avale tout ça, tout comme « les experts disent que », parce qu’on n’apprend pas aux gens à penser de manière critique, et on ne leur apprend certainement pas à évaluer les articles scientifiques.

Dans le monde réel, les études scientifiques – même celles des plus grands et des meilleurs acteurs – sont grevées d’hypothèses et de limites. Un bon nombre d’entre elles contiennent des erreurs et des ratés, et certaines sont même délibérément frauduleuses. Ce n’est pas un scoop pour les professionnels de la recherche, mais ça peut se révéler dérangeant pour un public confiant qui associe blouse blanche et pureté. Rien n’est plus éloigné de la vérité et j’ai les cicatrices pour le prouver!

Il pleut, bergère

Le 7 août, j’ai commencé par une lettre d’information sur un sujet aussi délibérément inoffensif que les précipitations au Royaume-Uni et nous avons alors découvert plusieurs choses. Nous avons découvert qu’il ne faut pas faire confiance aux données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) simplement parce que c’est la NOAA, et nous avons découvert qu’il est très facile de déformer la vérité en matière de données climatiques. En utilisant la méthode la plus directe, nous avons obtenu une série d’anomalies révélant une possible augmentation des précipitations moyennes au cours des dernières décennies, qui pourrait fort bien résulter d’un cycle plutôt que de l’effet des émissions de combustibles fossiles.

On pourrait dire que l’ambiguïté est le trait distinctif de la vraie science, et la dualité de la lumière, à la fois onde et particule, l’incarne à merveille. Certains disent que c’est la quadrature du cercle; dans ce cas, ce sont des carrés tordus et des cercles pas très ronds.

Chaud thermomètre

Dans ma prochaine série de bulletins d’information, je reprendrai la méthodologie que j’ai adoptée pour les précipitations au Royaume-Uni et je l’appliquerai à la température au Royaume-Uni. Nous examinerons les minima et les maxima quotidiens, car ils ont leur propre histoire à raconter, et je calculerai l’anomalie de température moyenne à la surface de la terre, car c’est ce dont on parle le plus souvent.

Ce qu’il faut retenir des moyennes, c’est qu’elles ne sont pas nécessairement significatives, et je recommande aux abonnés de jeter un coup d’œil à mes deux courtes notes sur ce sujet en commençant par cette lettre d’information. On peut cacher beaucoup de chiffres truqués dans un sac de valeurs moyennes!

En mettant de côté les valeurs moyennes (les miennes ne seront assurément pas des sacs de chiffres truqués), nous verrons si le Royaume-Uni se réchauffe régulièrement comme on le prétend ou s’il est sujet à une sorte de danse cyclique de décennies, où règne l’incohérence.

Si les données le permettent, nous verrons également si le réchauffement est dû à l’empiètement du développement urbain ou au changement climatique proprement dit. Ce n’est pas une coïncidence si les records britanniques ont tendance à être établis à l’aéroport d’Heathrow, et nous devons nous interroger sur la valeur des mesures prises à cet endroit. Le Bureau Météorologique semble penser qu’il est légitime de placer un thermomètre ici…

…mais bon, c’est une organisation très politisée de nos jours.

Vers l’infini…

Bien, c’est assez comme préambule. Je vais prendre mon petit-déjeuner, me coiffer, nettoyer mes lunettes, tailler mes crayons, défragmenter mon disque dur et m’atteler à la pile de données que j’ai téléchargées à partir de cette ressource très pratique offerte par le Bureau Météorologique. L’idéal serait qu’ils proposent des données de séries chronologiques collationnées pour quelques centaines de stations, mais je doute qu’ils soient aussi ouverts au public qu’ils le prétendent. L’expression « service de pure forme » vient à l’esprit.

Bien sûr, MIDAS (Met Office Integrated Data Archive System) met à la disposition du public des quantités fabuleuses de données de stations météorologiques, mais essayez de télécharger des fichiers CSV d’une année à la fois pour une station à la fois et voyez combien de temps il faut pour constituer un échantillon de 1 000 stations, chacune couvrant une période de 50 ans. Ma fidèle calculatrice à main me dit que cela représente 50 000 téléchargements. À raison de cinq secondes par téléchargement, je devrais consacrer 69,4 heures à cette tâche, alors qu’il ne me faudrait que deux minutes s’ils se donnaient la peine de traiter les données qu’ils détiennent et de les rendre plus accessibles aux chercheurs indépendants comme moi. Après tout, ils sont censés être un service public, n’est-ce pas? Enfin, peut-être pas si ça risque de révéler quelque secret.

Mettez la bouilloire sur le feu!


Texte original

The Temperature Of The UK Over The Last 100 Years (part 1)

A butcher’s at daily maxima and minima over the last 100 years. Are things getting worse, and what does ‘worse’ mean?

John Dee

Aug 4

“It’s hard to grow carrots on a glacier » is a phrase you’ll find me using time and time again. Somehow we’ve slipped into a parallel reality whereby excess plant food and a life-giving gas (carbon dioxide) is being regarded as some sort of toxic pollutant, and where the warming of the planet a terribly bad thing even though the greatest spurts of biodiversity took place on a warmer globe.

Cold is good, apparently, as are the glaciers and polar ice that activists want to see more of. For some inexplicable reason they haven’t yet figured out that it is the great ice ages that destroy life and the ecosystem, with life on Earth flourishing under warm ages.

Neither have they figured out that runaway global warming doesn’t happen on Earth. There have been plenty of chances for this over the millennia, with carbon dioxide up at 4,000pm and beyond rather than the paltry 400ppm it is today. Such folk are oblivious to the fact that we’re coming out of an extended period of carbon dioxide deficit when levels dropped to 280ppm or thereabouts. Trying growing plants at 280ppm and 400ppm and you’ll soon figure out which is better for the biosphere!

In response to these statements I’m going to get the usual regurgitation of old chestnuts such as: ‘but sea levels are going to rise’, ‘hurricanes are going rage’, ‘wildfires will burn out of control, ‘drought will kill millions’, ‘floods will kill millions’, ‘species will go extinct’, ‘climate refugees will be a major issue’, ‘cities will become uninhabitable’ and all the rest. I shall be looking at these claims to see if they are valid or politicised propaganda of the very corporate green agenda.

We are submerged in a most familiar narrative indeed for we all turn on the TV or glance at the glossies in the newsstand, or gawp at our smartphones that tell us these things will be because experts have said so and they all agree. “A new study shows” is a favourite of the popular science journalist. The general public swallow this whole, along with “experts say” because we don’t teach people how to think critically, and we certainly don’t teach them how to appraise scientific papers.

In the real world scientific studies – even from the biggest and best players – are burdened by assumptions and limitations. A fair few contain errors and bloopers, and some are even deliberately fraudulent. This is not new news to research professionals but it may come as an unpleasant revelation to a trusting public who equate a white lab coat with purity. Nothing could be further from the truth and I have the scars to prove it!

The Rain In Spain

On August 7th I started out with a newsletter on something as deliberately innocuous as UK rainfall and we discovered a few things along the way. We discovered that NOAA’s data is not to be trusted just because it’s NOAA, and we discovered that it’s really easy to bend the truth with climate data. The straightest bat that could be swung produced an anomaly series that revealed a possible upturn in mean rainfall in recent decades that could easily be part of a cycle rather than anything fossil fuel emissions are doing.

We might say that ambiguity is the hallmark of real science, and the duality of light as both a wave and a particle embodies this beautifully. Some say it’s turtles all the way down; if it is then these are ambiguous turtles with chaotic smiles.

The Thermometers’ Tale

What I am going to do in the next series of newsletters is take the methodology I adopted for UK rainfall and apply it to UK temperature. We shall be looking at daily minima and daily maxima for these tell their own story, and I shall be producing a mean land surface temperature anomaly since these are what gets bandied about.

The thing to remember about means is that they are not necessarily meaningful, and I recommend subscribers have a look at my two short notes on this subject starting with this newsletter. You can hide a lot of fudge within the bucket of the mean!

Setting means aside (mine will most certainly not be buckets of fudge) we’ll get to see if the UK is consistently warming as claimed or whether it’s subject to some sort of cyclical dance of the decades in which inconsistency rules.

Data permitting we’ll also have a look at whether any warming is due to encroaching urban development or due to climate change proper. It’s no coincidence that UK records tend to be set at Heathrow Airport, and we need to question the value of measurements taken there. The Met Office seem to think it’s OK to have a thermometer here…

…but then again they are a very political organisation these days.

Thunderbirds Are Go!

Right then, that’s enough of a preamble. I’ll grab some breakfast, comb my hair, clean my glasses, straighten my pencils, defrag my hard drive and get stuck in to the pile of data I have downloaded from this very handy resource offered by the Met Office. Ideally they’d offer a few hundred stations worth of collated time series data but I doubt that they’re as public facing as they claim. The phrase ‘lip service’ springs to mind.

Sure, there’s fabulous amounts of publicly available weather station data available from MIDAS but try downloading CSV files one year at a time for one station at a time and see how long it takes to build a sample of 1,000 stations, each covering a span of 50 years. My trusty hand-held calculator tells me that’s 50,000 downloads. At 5 seconds per download I’d need to set aside 69.4 hours, as opposed to the 2 minutes I’d need if they bothered to crunch the data they hold and make it more accessible to independent researchers like myself. After all, they are supposed to be a public service, aren’t they? Well maybe not if it lets any cats out of any bags.

Kettle On!

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