La fin de la nourriture bon marché – par Charles Hugh Smith.

Maintenant que vous aurez compris que l’avenir des villes est derrière elles, ceci vous aidera à envisager votre future vie rurale sous l’angle de seule véritable alternative au modèle industriel en perdition et au suivant – le Grand Reset. Charles vous détaillera ce que je serine depuis deux ans sur ce blog. Ce n’est pas mon épouse, qui passe huit mois par an dans le potager familial, qui vous dira le contraire, ni le fermier/éleveur du village chez qui nous allons chercher – à pied – notre viande bio d’animaux de pâturage, d’une qualité qui n’existe tout simplement pas dans la grande distribution, à un prix inférieur à ce qu’on trouve aujourd’hui en magasin.

On reprend ensuite la série des très instructifs articles « climat » de John Dee, apparemment un peu techniques pour mes lecteurs mais que je continuerai néanmoins à traduire et publier puisqu’ils sont, en plus, très amusants.

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La fin de la nourriture bon marché

Le 16 septembre 2022

La production alimentaire mondiale dépend du sol et de la pluie. Les robots n’y changeront rien.

De tous les miracles des temps modernes, le moins apprécié est l’incroyable abondance de nourriture à bas prix aux États-Unis et dans d’autres pays développés. L’ère de la nourriture bon marché est en train de se terminer, pour diverses raisons qui tendent à se renforcer mutuellement.

Nous sommes devenus tellement dépendants d’une agriculture industrielle qui tire son énergie du diesel que nous avons oublié que lorsqu’il s’agit de produire de la nourriture, « chaque petit geste compte » – même les petits jardins ou les petites serres peuvent fournir des quantités significatives de nourriture et donner de la satisfaction.

Pratiquement tous les terroirs/microclimats tempérés se prêtent à la culture de certaines plantes, herbes, arbres et à l’élevage d’animaux. (Le terroir englobe tout ce qui concerne un endroit spécifique: le type de sol, les variations climatiques, l’exposition au soleil, les bactéries présentes dans le sol, tout).

Nous avons oublié que c’est dans les villes que l’on produisait autrefois une grande partie de la nourriture consommée par les citadins. Les petits lopins de terre, les jardins sur les toits, les poulaillers de basse-cour, etc. se multiplient lorsqu’ils sont encouragés plutôt que découragés.

Commençons par souligner à quel point la grande majorité d’entre nous est déconnectée de la production de la nourriture bon marché que nous considérons comme acquise. De très nombreuses personnes ne savent pratiquement rien de la façon dont les aliments sont cultivés, élevés, récoltés/abattus, transformés et emballés.

Même des personnes très instruites sont incapables de reconnaître un plant de haricot vert parce qu’elles n’en ont jamais vu. Elles ne connaissent rien du sol ou de l’agriculture industrielle. Elles n’ont jamais vu de près les animaux qu’elles mangent ou ne se sont jamais occupées des animaux que les humains élèvent pour leur lait, leurs œufs et leur chair depuis des millénaires.

La plupart d’entre nous considèrent l’échelle industrielle de l’agriculture, l’abondance et le faible coût qui en résultent comme acquis, comme s’il s’agissait d’une sorte de droit inné plutôt que d’une brève période de consommation irréfléchie de ressources irremplaçables.

L’agriculture à petite échelle est financièrement difficile car elle rivalise avec l’agriculture industrielle mondiale qui tire son énergie des hydrocarbures et de la main-d’œuvre étrangère à bas prix.

Cela dit, il est possible de développer un produit de niche avec le soutien local des consommateurs et des entreprises. C’est le modèle Moitié-X, Moitié-Fermier au sujet duquel j’écris depuis des années: si au moins une personne du ménage a un emploi à temps partiel qui paie un salaire décent, le ménage peut développer une niche moins rémunératrice dans l’agriculture/élevage. Solutions pour la décroissance: Moitié-Fermier, Moitié-X (19 juillet 2014)

De nombreux éléments de l’agriculture industrielle sont très mal compris. L’expédition de fruits sur des milliers de kilomètres par fret aérien est fonction 1) du carburant pour avion ridiculement bon marché et 2) du tourisme mondial, qui remplit les avions de ligne de passagers qui subventionnent le fret aérien stocké sous leurs pieds.

Lorsque le tourisme mondial a chuté lors du confinement Covid, la capacité de fret aérien a également chuté.

Je ne peux m’empêcher de rire lorsque je lis un énième article sur un nouveau robot agricole qui remplacera la main-d’œuvre humaine, comme si la main-d’œuvre humaine représentait le principal coût de l’agriculture industrielle. (Les hydrocarbures, les engrais, le transport, les coûts de conformité, les baux fonciers et les taxes constituent tous des coûts importants).

Ce qui n’est pas dit, c’est que l’agriculture industrielle dépend du sol, des nappes aquifères d’eau douce et de la pluie. L’irrigation dépend de la pluie/neige quelque part en amont.

Lorsque le sol et les nappes aquifères seront épuisés et que les chutes de pluie deviendront sporadiques, ce robot errera dans un champ stérile, quels que soient les capteurs et autres équipements de pointe dont il sera équipé.

La production alimentaire mondiale dépend du sol et de la pluie. Les robots n’y changeront rien. Ce que peu d’entre nous, qui dépendent de l’agriculture industrielle, comprennent, c’est que celle-ci épuise les sols et draine les nappe aquifères par sa nature même, et que ces ressources ne peuvent être remplacées par la technologie. Une fois qu’elles sont épuisées, elles sont épuisées.

Le sol peut être régénéré, mais pas par les méthodes de l’agriculture industrielle – les tracteurs fonctionnant au diesel et les engrais dérivés du gaz naturel.

Peu de gens savent que la terre est elle-même vivante, et qu’une fois qu’elle est morte, plus rien ne peut y pousser. Tout ce qui pourra être extrait d’un sol appauvri sera dépourvu des micronutriments dont nous avons tous besoin: plantes, animaux et humains.

Chaque organisme est soumis à la Loi du Minimum: il est inutile d’ajouter un nutriment si tous les nutriments essentiels ne sont pas disponibles dans les bonnes proportions.

Déverser un excès d’engrais azoté sur une plante ne lui fera pas produire plus de fruits si elle ne dispose pas de suffisamment de calcium, de soufre, de magnésium, etc. Tout ce que l’on fait en déversant davantage d’engrais azotés sur le terrain, c’est empoisonner les cours d’eau à mesure que l’excès d’azote ruisselle.

L’irrigation est aussi un miracle que peu de gens comprennent. Avec le temps, les sels naturels contenus dans l’eau s’accumulent dans les sols irrigués et ceux-ci perdent leur fertilité. Plus le climat est sec, moins il y a de pluie pour extraire les sels du sol. L’irrigation n’est pas durable à long terme.

Les plantes ont besoin de conditions fiables pour atteindre leur maturité. Si une plante ou un arbre est privé d’eau et de nutriments, son système immunitaire s’affaiblit et il est plus vulnérable aux maladies et aux infestations d’insectes. Les rendements chutent s’il n’y a pas assez d’eau et de nutriments pour assurer la croissance des fruits ou des céréales.

Les conditions météorologiques extrêmes font des ravages dans l’agriculture, même dans l’agriculture industrielle. Une culture peut pousser à merveille et arriver à maturité, puis une tempête de vent ou une pluie battante [NdT. ou une inondation] peut la détruire en quelques heures.

La plupart des gens partent du principe qu’il y aura toujours une abondance de céréales (riz, blé, maïs) sans se rendre compte que la grande majorité des céréales proviennent de quelques rares endroits où les conditions sont propices à l’agriculture industrielle. Si l’un de ces quelques endroits devait subir des changements climatiques erratiques, les exportations de céréales diminueraient de façon spectaculaire.

Une fois que les céréales bon marché auront disparu, la viande bon marché disparaîtra également, car la plupart des viandes dépendent d’une alimentation à base de céréales.

La superficie nécessaire à la culture de quantités abondantes de céréales est gigantesque. Une grande partie de l’Iowa, par exemple, est constituée de champs de maïs et de soja, dont un pourcentage important sert à nourrir les animaux.

Les touristes américains s’extasient devant les fromages de chèvre artisanaux en France ou en Italie sans apprécier le travail humain nécessaire à la fabrication de ces produits artisanaux, travail qui ne peut être remplacé par des robots.

L’agriculture industrielle ne fonctionne que dans le cadre de vastes économies, à grande échelle et avec des taux d’utilisation élevés. Si le sac de 10 livres de cuisses de poulet ne coûte que 25 dollars, c’est parce que des dizaines de millions de poulets sont élevés dans des conditions industrielles soigneusement conçues et abattus/nettoyés à l’échelle industrielle.

Si le taux d’utilisation et l’échelle diminuent, l’ensemble de l’opération cesse d’être économiquement viable.

L’agriculture industrielle mondiale repose sur l’exploitation d’une main-d’œuvre bon marché et de sols qui n’ont pas encore été épuisés. C’est pourquoi la coupe à blanc de l’Amazonie est si rentable: on engage des travailleurs désespérés qui n’ont guère d’autres possibilités de gagner de l’argent, on exploite le sol jusqu’à ce qu’il devienne stérile, puis on passe à autre chose.

L’agriculture industrielle et la dépendance aux hydrocarbures bon marché suscitent de nombreux malentendus. Nombreux sont ceux qui placent leurs espoirs dans les légumes biologiques sans se rendre compte que chaque tomate biologique implique toujours 5 cuillères à café de diesel et 5 cuillères à café de kérosène si elle est cultivée à l’échelle industrielle et expédiée sur des milliers de kilomètres par avion.

Une grande partie de la planète n’est pas propice à l’agriculture à haut rendement. Le sol y est infertile ou épuisé, et le restaurer demande un patient processus d’investissement de plusieurs années ou décennies, non rentable à l’échelle industrielle.

En tant que moyen de gagner de l’argent, la production localisée ne peut rivaliser avec l’agriculture industrielle. Mais ce n’est pas l’objectif. L’objectif est de remplacer la dépendance à l’égard de l’agriculture industrielle par notre propre production, beaucoup plus petite et optimisée pour notre région, et de dégager un excédent qui contribue à nourrir notre réseau de confiance composé de notre famille, de nos amis et de nos voisins.

Alors que l’agriculture industrielle épuise les derniers sols et les dernières nappes aquifères, que les hydrocarbures et les engrais minéraux deviennent coûteux, et que le changement climatique perturbe les plus de 50 ans de conditions météorologiques relativement douces et fiables dont nous avons bénéficié, la nourriture bon marché disparaîtra.

Une fois que l’échelle et les taux d’utilisation auront diminué, l’agriculture industrielle ne sera plus viable sur le plan économique et environnemental. Cette dépendance à l’égard de l’échelle et des taux d’utilisation est mal comprise. Nous supposons que quelqu’un continuera à cultiver notre nourriture à grande échelle, quelles que soient les autres conditions, mais toute activité doit être viable sur le plan financier et environnemental, sinon elle disparaît.

Avec le déclin de l’agriculture industrielle, la nourriture deviendra beaucoup plus chère: même au double du prix, elle resterait bon marché par rapport à ce qu’elle pourrait coûter à l’avenir.

En raison de notre dépendance à l’égard de l’agriculture industrielle, nous avons oublié à quel point la production alimentaire localisée (artisanale) peut être productive. Les petites exploitations en phase avec le terroir peuvent produire une étonnante quantité de nourriture.

L’avenir d’une alimentation durable, abordable et nutritive réside dans une production localisée optimisée pour ce qui pousse bien sans intervention industrielle. La satisfaction et le bien-être que génère ce lien avec la terre et la nature sont sous-estimés. Ce n’est pas par hasard que les personnes en bonne santé qui vivent longtemps – par exemple, les habitants des zones bleues d’Okinawa et les insulaires grecs – prennent soin de leurs jardins et de leurs animaux, et partagent le fruit de leur travail avec leurs familles, leurs amis et leurs voisins.

C’est amusant et gratifiant de faire pousser des aliments. Cela peut même devenir important. Ceux qui sont incapables de cultiver la moindre nourriture feraient bien de se lier d’amitié avec ceux qui le peuvent.

L’objectif n’est pas de remplacer l’agriculture industrielle. L’objectif est de réduire notre dépendance à l’égard de systèmes mondiaux non durables en redynamisant la production locale.

Pourquoi certaines villes pourraient ne plus être viables – par Charles Hugh Smith.

Je publie deux papiers de Charles Hugh Smith en commençant par celui-ci, qui parle d’hyper-financiarisation. Commençons par nous pencher sur la définition de la financiarisation. Comme d’habitude, le principe de base est vraiment très simple et il n’est pas nécessaire d’être un « expert » pour le comprendre. Celle de Wikipedia et cet article très clair de Julia Posca en donnent un bon résumé. Ce qu’il y manque, c’est son incarnation présente, l’hyper-financiarisation, dont le Grand Reset est un élément clé.

Le problème de la financiarisation se pose que dès que les besoins humains de base sont satisfaits. A cause de sa nature essentiellement prédatrice, la finance doit créer de nouvelles valeurs sur lesquelles appuyer ses produits financiers et pérenniser sa mainmise sur ses valeurs déjà acquises. Une fois phagocytés les secteurs de production à travers leur soumission à l’actionnariat, les secteurs publics et structurels à travers leur privatisation, les fonds publics (pension, sécurité sociale, etc.) à travers leur mise sur les marchés financiers et les économies d’état à travers leur devoir de « rentabilisation », de nouveaux secteurs sont créés, qui n’ont, dans le meilleur des cas, strictement plus rien à voir avec les besoins de la société humaine. C’est l’hyper-financiarisation.

Comme je l’ai écrit ici, le Grand Reset n’est rien d’autre qu’un projet d’ajustement structurel au niveau mondial, dont l’objectif est de créer ce nouveau marché et ces nouvelles valeurs financières par le biais de l’Internet des Objets, de l’Internet des Corps, de la confiscation des systèmes écologiques. L’opération de guerre biologique Covid/injections a servi à accélérer ce processus, relayé et complété par l’opération « réchauffement climatique ». Elles font toutes deux partie d’une manoeuvre vitale pour la finance, qui lui sert non seulement à augmenter et consolider son hégémonie à travers le pouvoir grandissant des grands conglomérats industriels mais surtout à maintenir la structure du système qui garantit son existence même, avec la complicité de la majorité des gouvernements, sujet sur lequel je reviendrai prochainement.

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Pourquoi certaines villes pourraient ne plus être viables

6 septembre 2022

Toute ville dont la survie dépend au final de l’hypermondialisation et de l’hyperfinancialisation finira par ne plus être viable.

La migration humaine des campagnes vers les villes est une caractéristique durable de la civilisation. Les villes concentrent la richesse, la productivité et le pouvoir, et sont donc des aimants pour le talent et le capital, offrant aux nouveaux arrivants les meilleures opportunités.

Les villes sont performantes, car elles concentrent la population, la productivité et la création de richesse dans de petites zones. Les bidonvilles et les ateliers clandestins sont extrêmement rentables, et il est beaucoup plus efficace d’entasser les gens dans des centres de production que de disperser les gens et la production à la campagne.

Les villes sont généralement nées autour de ports côtiers, de rivières navigables ou au confluent de routes commerciales terrestres, car ces centres permettaient un commerce rentable et le transport de marchandises protégées par des barrières défendables.

En somme, les villes offraient des avantages incomparables par rapport aux établissements, au commerce et à la production plus largement disséminés. Compte tenu de leur emplacement généralement stratégique et de leur domination régionale, elles ont tendu à devenir des centres politiques, militaires et culturels ainsi que des poids lourds économiques/financiers.

Mais la nature des villes a changé, tout comme leur viabilité en tant qu’aimants pour les talents et les capitaux. J’ai récemment discuté de ces changements avec mon correspondant de longue date, T.D., qui a résumé succinctement les fondements économiques de la ville de New York – un ensemble de dynamiques qui s’applique d’une manière ou d’une autre à pratiquement toutes les grandes villes du monde: les villes sont des centres de transport/de valeur ajoutée.

« Avec la création du canal Érié, New York est devenue un port et une ville majeurs, un lieu où la main-d’œuvre immigrée bon marché et les précurseurs de toutes sortes de produits pouvaient être immédiatement rassemblés de manière à apporter une valeur ajoutée par leur finition en produit manufacturé, expédié ensuite de manière rentable. »

Ces fondements économiques de longue date ont commencé à changer dans les années 1970. Les bidonvilles et l’industrie manufacturière ont été jugés indésirables pour des raisons environnementales et esthétiques, et la mondialisation a commencé à réduire l’activité manufacturière dans les zones urbaines coûteuses, la production étant délocalisée dans des régions où les coûts sont moindres.

L’autre dynamique fondamentale de ces 40 dernières années, la financiarisation, a remplacé le commerce et les biens à valeur ajoutée par des instruments et des services financiers à valeur ajoutée. Au fur et à mesure que la mondialisation et la financiarisation se transformaient en hypermondialisation et en hyperfinancialisation, les villes sont devenues des aimants pour la spéculation immobilière, le capital mondial à la recherche d’un endroit sûr où placer son argent, les soins de santé et l’enseignement supérieur, la consommation ostentatoire visant à affirmer son statut social et le divertissement, c’est-à-dire la vie agréable autour des diverses attractions culturelles, des quartiers, des lieux de spectacle, des cafés, des bars et de la vie nocturne, qui constituent le fondement du tourisme mondial, désormais principale industrie de nombreuses villes.

Le passage à la finance a alimenté à la fois la spéculation et la consommation. Les villes sont passées de centres de fabrication et de commerce à valeur ajoutée à des transactions financières et à la création d’instruments financiers, des évolutions qui ont permis et développé une série de bulles spéculatives toujours plus grandes.

Les villes ont toujours été plus chères que les campagnes, mais l’hyperfinancialisation a fait grimper les coûts urbains au point que seuls les 10 ou 20% les plus riches peuvent posséder leur propre maison et s’offrir toutes les commodités que la ville a à offrir sans avoir recours à la richesse familiale ou aux gains spéculatifs accumulés en jouant les jeux de l’hyperfinancialisation.

L’une des causes de l’augmentation des coûts est que les villes sont des aimants pour la corruption, les opérations d’initiés et les quasi-monopoles, car l’agrégation de l’argent et du pouvoir rend irrésistibles les récompenses du marché en libre-service des initiés. Toutes ces formes d’écrémage augmentent les coûts sans apporter la moindre valeur ajoutée aux résidents ou aux entreprises.

Pire encore, elles érodent la compétence et la responsabilité, car l’essence du marché en libre-service des initiés est l’élimination de la responsabilité, de sorte que la corruption de faible niveau et l’incompétence ne peuvent être endiguées. Les initiés ont les coudées franches pour exploiter leur accès aux énormes flux d’argent et de pouvoir qui s’écoulent dans toutes les grandes villes.

Comme l’explique T.D., l’industrie à grande échelle est la seule force suffisamment puissante pour exiger des gouvernements municipaux qu’ils soient compétents et responsables. Le contingent actuel de ce qui est considéré comme une « industrie » – tourisme, hôpitaux, universités, musées, etc. – ne peut pas brandir la menace de quitter les lieux, car sa propre existence dépend de la ville. Aucun de ces acteurs ne dispose d’un pouvoir politique suffisant pour mettre un frein à la corruption et à l’incompétence.

Dès lors que les infrastructures d’énergie, d’eau, de gestion des déchets et de transport se sont dégradées au point de ne plus fonctionner, l’industrie aurait pu intervenir et exiger des compétences managériales pour les réparer, car elle aurait eu besoin de ces systèmes pour survivre. Les doléances des industries de services hautement segmentées ne semblent pas jouir du même pouvoir ou de la même urgence.

Quant à la finance, elle est déjà mondiale, et elle adapte son empreinte aux flux de capitaux qui transitent par la ville, ainsi qu’à ses coûts et à ses commodités. Si l’un de ces facteurs ne va pas dans le bon sens, la finance abandonnera la ville en une Minute de New York [NdT. expression américaine inventée au Texas à la fin des années 1960, qui fait référence au rythme effréné des New-Yorkais – un New-Yorkais fait en un instant ce qu’un Texan ferait en une minute entière]

En effet, la mondialisation et la financiarisation ont évidé les fondements économiques traditionnels des villes au profit des services et des loisirs qui dépendent des gains spéculatifs de la financiarisation. Si le flot de richesses généré par l’hyper-financiarisation incessante atteint son zénith et s’effondre, les villes perdront leur source de richesse et de revenus, alors même que leurs compétences en matière de gestion auront été érodées par le succès même de la financiarisation à générer des flux d’argent vertigineux.

Face à un flot d’argent toujours plus important, on pourra se passer de la compétence et de la responsabilité. Si le flux d’argent continue de croître, des simulacres de responsabilité et de compétence feront l’affaire.

Mais lorsque le flot d’argent se tarit et que la ville a besoin de compétences administratives et de responsabilité pour réussir à s’adapter, celles-ci se seront dégradées au point que personne au pouvoir ne possède d’expérience autre que celle d’un flot d’argent en constante augmentation.

En d’autres termes, les « performances » de la ville dépendent désormais de l’expansion permanente de l’hyper-mondialisation et de l’hyper-financiarisation, qui sont toutes deux de plus en plus vulnérables à la dégradation, à la contraction ou à l’effondrement.

Toute ville dont la survie dépend au final de l’hyper-mondialisation et de l’hyper-financiarisation finira par ne plus être viable. La non-viabilité du modèle urbain mondialisé et financiarisé est actuellement considérée comme « impossible ». Rendez-vous aux alentours de 2030 pour rendre compte des effets de second ordre de la disparition de la mondialisation et de la financiarisation. L’un de ces effets pourrait être une inversion de la migration humaine, les gens quittant en masse les zones urbaines, qui ne seront plus viables.

Doug Casey évoque la démolition contrôlée des approvisionnements alimentaires et énergétiques.

Je publie ceci entre deux articles de la série « climat » par John Dee, qui reprend juste après.

Doug Casey est conseiller en investissement. Vous trouverez son pédigrée ci-dessous.

Auteur de best-sellers, spéculateur de renommée mondiale et philosophe libertaire, Doug Casey s’est forgé une réputation bien méritée pour ses réflexions érudites (et souvent controversées) sur la politique, l’économie et les marchés d’investissement.

Doug est largement reconnu comme l’une des autorités les plus éminentes en matière de « spéculation rationnelle », notamment dans le secteur à fort potentiel des ressources naturelles.

Doug a écrit un véritable classique sur la manière de tirer profit des périodes de turbulences économiques: son livre « Crisis Investing » est resté plusieurs semaines en tête de la liste des best-sellers du New York Times et est devenu le livre financier le plus vendu de l’année 1980 avec 438 640 exemplaires vendus, dépassant des auteurs prestigieux comme « Free to Choose » de Milton Friedman, « The Real War » de Richard Nixon et « Cosmos » de Carl Sagan.

Doug a ensuite battu un nouveau record avec son livre suivant, « Strategic Investing », en percevant la plus grosse avance jamais versée pour un livre financier à l’époque. Fait intéressant, le livre de Doug, « The International Man, » a été le livre le plus vendu de l’histoire de la Rhodésie. Ses publications les plus récentes, « Totally Incorrect » et « Right on the Money », poursuivent la même tradition de contestation de l’étatisme et de défense de la liberté et des marchés libres.

Il a été l’invité de centaines d’émissions de radio et de télévision, dont David Letterman, Merv Griffin, Charlie Rose, Phil Donahue, Regis Philbin, Maury Povich, NBC News et CNN; il a fait l’objet de nombreux articles dans des périodiques tels que Time, Forbes, People et le Washington Post; et il est régulièrement invité comme orateur principal au FreedomFest, le plus grand rassemblement mondial d’esprits libres.

Doug a vécu dans 10 pays et en a visité plus de 175. Il passe actuellement le plus clair de son temps en Argentine et en Uruguay, et voyage dans divers trous à rats dysfonctionnels.

Aujourd’hui, vous le trouverez probablement à La Estancia de Cafayate, une oasis nichée dans les hautes montagnes rouges à l’extérieur de Salta, en Argentine. Cafayate rappelle la beauté isolée de Bryce Canyon, dans l’Utah, combinée aux vignobles luxuriants de Napa Valley. Ses habitants jouissent de libertés économiques et sociales que l’on ne trouve pas aux États-Unis et profitent de quelques-uns des meilleurs vins et terrains de golf de la planète.

M. Casey va donc se payer (pas cher) du bon temps en Argentine, pays qui lutte depuis longtemps et très mal contre la misère. Si j’étais mauvais esprit, je ferais la comparaison avec l’époque où les américains un peu fortunés – et les agents du Renseignement – allaient se faire machouiller le cigare par des pauvresses à Cuba, « marché libre » auquel mit fin en 1959 le papa de Justin Trudeau en convertissant ce lupanar en enfer communiste – on pourrait y voir une prédisposition héréditaire.

M. Casey, fidèle à son rôle de conseiller en investissement, analyse et détaille les risques et tendances généraux de la société et recommande à ses clients de la classe moyenne supérieure le moyen de tirer un maximum de profit des « crises ». Si j’étais mauvais esprit, je ferais la comparaison avec le rôle qu’assume Klaus Schwab auprès de ses clients milliardaires, qui ont comme vous le savez énormément profité de l’opération Covid et continuent avec l’opération énergie/agriculture – au détriment des clients de M. Casey, d’ailleurs.

Mais je ne suis pas mauvais esprit et je publie donc les écrits de cet « Homme International » – et de ses confrères, Chris MacIntosh (ici, ici et ici), Catherine Austin Fitts (ici, ici, ici), Charles Hugh Smith (ici, ici, ici, ici, ici et ici) – me servant ainsi de la critique (valide) du système étatique par un de ses opposants, tout comme je me sers de la critique (valide) de l’Occident par un défenseur du système chinois, Matthew Ehret (ici, ici, et ici). En passant, si c’est d’un économiste que vous voulez l’avis, il y a Ernst Wolff (ici, ici, ici et ici). Quel que soit leur divers avis, gardons à l’esprit qu’un système reste un système, qu’il ne sert qu’à lui-même et aux gens pragmatiques qui n’ont aucun scrupule à en tirer profit, au détriment d’autres si nécessaire.

Enfin, je ne suis pas conseiller en investissement mais je vous recommande tout de même (gratuitement) d’investir sans plus tarder dans votre infrastructure énergétique et dans d’autres produits de première nécessité. Celui qui pense encore que l’or ou le franc suisse sont des valeurs refuges vit dans un monde très illusoire où on ne connaît ni la faim ni le froid.

Ou alors il joue au golf en Argentine.

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Doug Casey évoque la démolition contrôlée des approvisionnements alimentaires et énergétiques

International Man: La Russie est l’un des plus grands producteurs d’engrais au monde, et les tensions actuelles avec les États-Unis et l’Union Européenne perturbent leur approvisionnement.

En outre, il semble qu’il existe une volonté délibérée de saboter l’industrie agricole mondiale.

Par exemple, aux Pays-Bas, le gouvernement restreint l’utilisation des engrais azotés sous le prétexte ridicule de lutter contre le « changement climatique ». Les agriculteurs néerlandais ont protesté contre ces mesures car ils estiment qu’elles détruiront leurs moyens de subsistance et provoqueront des pénuries alimentaires.

Au Canada, le gouvernement Trudeau a annoncé une politique similaire. D’autres gouvernements suivront probablement.

Que pensez-vous de tout ceci? S’agit-il d’un projet délibéré visant à perturber l’approvisionnement alimentaire?

Doug Casey: Ce mème circule, ainsi que trois autres mèmes similaires, depuis quelques années.

C’est comme si les gouvernements du monde entier avaient décidé de lâcher les quatre cavaliers de l’Apocalypse (Pestilence, Guerre, Famine et Conquête). On peut assimiler l’hystérie du Covid et la folie du Vaccin qui a suivi à la Pestilence. Il y a de fortes chances que la guerre par procuration menée par les États-Unis contre la Russie en Ukraine s’aggrave considérablement. La hausse vertigineuse des prix des matières premières causée par l’inflation des banques centrales et les diktats des États provoquera la Famine dans les pays pauvres. Quant au Quatrième Cavalier, la Conquête ? On peut le mieux le qualifier comme le pouvoir de l’État. Celui des rois et des dirigeants, bien sûr, mais il se manifeste aujourd’hui sous la forme de socialisme et d’autoritarisme. Nous sommes dans une période difficile. Les Quatre Cavaliers sont en selle.

Mais penchons-nous sur la Famine. Peu de gens ont conscience qu’avant la Révolution Industrielle, qui n’a commencé qu’au XIXe siècle, le monde vivait en permanence à la limite de la famine collective. Les privations et la faim étaient courantes. Hobbes avait raison lorsqu’il disait que la vie était « solitaire, pauvre, méchante, brutale et courte ». La Révolution Industrielle, alimentée par le charbon puis le pétrole, a changé la nature même de la vie. La nourriture est devenue abondante et se vend aujourd’hui, et de loin, au prix le plus bas de l’histoire.

Tout ça pourrait bien changer. Les prix des produits de base comme le blé, le soja et le maïs ont doublé au cours des deux dernières années, mais pas les revenus. Je doute qu’il s’agisse simplement d’une fluctuation cyclique auto-ajustée. C’est beaucoup plus grave.

Alors que se passe-t-il? Quelle est la cause profonde de tout ça?

La grande hystérie du Covid a été le catalyseur qui a mis en branle le « Grand Reset » du FEM. Même si la grippe elle-même s’est révélée être un grand rien du tout, elle a provoqué un effondrement de l’activité économique. La République Socialiste Démocratique du Sri Lanka, un endroit auquel on pense rarement, a semble t-il ouvert la voie. Ses dirigeants ont décidé d’en faire le pays le plus conforme aux normes ESG au monde au moment même où le tourisme s’effondrait à cause de l’hystérie de la pandémie. Le gouvernement a interdit les engrais importés en 2021, et la production de thé et de riz s’est effondrée de 50%. Le Sri Lanka a fait la une des journaux en raison de l’ampleur de la catastrophe qu’il a lui-même provoquée. Je me demande, puisque le Sri Lanka est une île avec un gouvernement très autoritaire, s’il ne s’agissait pas d’une expérience pour voir ce qui se passe lorsqu’on coupe tout approvisionnement en engrais et qu’on crée une crise agricole dans un pays. Ça semble fou? C’est une vraie question. C’est fou, mais c’est exactement ce qui s’est passé.

Est-il possible que l’élite mondiale ait décidé, entre elle-même, qu’il y a trop de gens dans le monde et que trop d’entre eux sont ce que l’intellectuel de cour du FEM, Yuval Noah Harari, a appelé des « bouches inutiles »? À quelques exceptions près, tous les dirigeants du monde sont membres du Forum Economique Mondial. Ils ont tous des intérêts communs, partagent la même philosophie élitiste/collectiviste, se promeuvent mutuellement et ont une ligne de parti commune.

L’élite est responsable des problèmes que nous connaissons actuellement, le lâcher des Quatre Cavaliers.

Ce n’est pas une théorie de la conspiration. C’est juste la reconnaissance du fait que les gens qui se ressemblent s’assemblent. Et une fois que les membres de l’élite acquièrent une influence internationale ou contrôlent un gouvernement, ils forment une « classe ».

Je déteste parler d’intérêts de classe comme un marxiste, mais c’est vrai. Les personnes qui dirigent la plupart des gouvernements sont beaucoup plus loyales envers leur classe – l’élite internationale – qu’envers leurs électeurs ou leurs compatriotes.

Ils partagent les mêmes idées. Ils ont fréquenté les mêmes écoles, ils sont membres des mêmes clubs, ils lisent les mêmes livres, ils assistent aux mêmes conférences, ils ont la même vision du monde et deviennent les amis les uns des autres. Ils sont influencés par les mêmes personnes. Ce qui se passe en ce moment n’est donc pas un simple accident.

International Man: Le régime Biden a récemment adopté la loi sur la réduction de l’inflation. Il vise à réduire l’inflation en créant davantage d’inflation.

Une grande partie de ce projet de loi de dépenses orwellien comprend un montant astronomique de 369 milliards de dollars pour des gaspillages relatifs au « changement climatique. »

Qu’en pensez-vous?

Doug Casey: Les noms des lois dans le monde orwellien d’aujourd’hui cache exactement le contraire de ce qu’elles prétendent faire.

Les milliers de milliards de dépenses publiques auxquels nous avons assisté ces dernières années sont l’application pratique de la Théorie Monétaire Moderne (TMM). Cette théorie a surgi de nulle part comme un mème il y a quelques années. Mais elle n’a jamais vraiment pris, peut-être parce que la théorie elle-même est trop scandaleuse et radicale.

La « loi sur la réduction de l’inflation » est l’application pratique de la TMM. Qu’est-ce que cela signifie?

Cela signifie que les centaines de milliards de dollars que le régime Biden s’est autorisé à dépenser passeront par le haut de l’entonnoir. Tout ira aux personnes qu’ils favorisent, aux projets qu’ils favorisent, et aux idées qu’ils favorisent. Une énorme quantité d’argent est donnée à l’élite et aux personnes qui suivent la ligne.

Mais comment cet immense cadeau est-il censé réduire l’inflation, en théorie?

Selon la TMM, le gouvernement peut contrer les effets de l’augmentation de la masse monétaire en la retirant de l’économie par le biais de taxes. Mais qui va payer ces impôts? Les éléments de la société qui ne sont pas à leur goût. Des personnes qu’ils considèrent comme inutiles, politiquement peu fiables ou déplorables.

Dans le monde d’aujourd’hui, les impôts sont principalement payés par les membres de la classe moyenne. Les personnes des classes inférieures ne paient pas d’impôts sur le revenu. Les impôts ne concernent pas vraiment les classes supérieures, si ce n’est que ce sont elles qui recevront la majeure partie de l’argent de la TMM. C’est la classe moyenne qui sera taxée afin de prélever l’argent qui arrive par le haut de l’entonnoir.

La théorie est que les 400 milliards de dollars autorisés par le projet de loi aboutiront dans la société là où l’élite le prévoit. Puis 400 milliards seront retirés par le biais des impôts des classes moyennes, grâce à la nomination de 87 000 nouveaux agents de l’IRS [NdT. armés]. Voilà exactement ce qu’ils vont faire, et c’est exactement ce que prévoit la TMM.

L’État met de l’argent en haut de l’échelle, dans des secteurs « judicieux », et il extrait de l’économie l’argent des secteurs et des personnes qu’il ne juge pas dignes d’intérêt. C’est la façon catastrophiquement dangereuse par laquelle le gouvernement capture et manipule totalement l’économie. Voilà ce qu’est en réalité la Loi sur la Réduction de l’Inflation, ainsi nommée de façon perverse.

Et ils le feront sans en avoir l’air. C’est diaboliquement intelligent.

International Man: Le gouvernement américain a considérablement épuisé ses réserves stratégiques de pétrole ces derniers temps. Dans le même temps, l’administration Biden a rendu la tâche difficile aux producteurs de pétrole et de gaz aux États-Unis.

Qu’est-ce qui se passe?

Doug Casey: Tout d’abord, je suis opposé à toute réserve stratégique de pétrole gérée par le gouvernement américain. Outre le fait que cela revient à ce que le gouvernement spécule sur les matières premières, cela donne beaucoup de pouvoir supplémentaire à l’Etat et aux bureaucrates qui le contrôlent. Des réserves pétrolières adéquates sont quelque chose que le marché pourrait faire, devrait faire, et ferait – si nous avions un marché libre sans restriction. Ce qui n’est pas le cas.

Les entrepreneurs, les compagnies pétrolières et les spéculateurs privés sont infiniment plus à même de déterminer si le pétrole sera en pénurie ou en surabondance. La dépréciation du dollar par le gouvernement fait du mal au citoyen moyen, mais le citoyen moyen vote. Et il rejette stupidement la responsabilité de l’inflation sur les producteurs de pétrole – les entreprises mêmes qui luttent contre les effets de l’inflation.

Bien sûr, les Bidenistas [NdT. néologisme bâti sur « Biden » et « sandinista », les commandos marxistes du Nicaragua] souhaitent que le prix du pétrole soit aussi bas que possible avant l’élection. Ils se dépeignent comme les gentils et les producteurs de pétrole comme les méchants. Ils tentent de réduire les effets de l’inflation en rendant le pétrole plus disponible. Mais une fois les réserves épuisées, que se passera-t-il?

L’élite déteste profondément les combustibles fossiles. Ils détestent le charbon, le pétrole, le gaz et l’uranium parce que ceux-ci ont donné du pouvoir à l’homme du peuple depuis le début de la révolution industrielle. Ils ne veulent pas voir plus d’énergie produite, ils veulent voir l’énergie conservée, puis allouée selon des critères idéologiques, pas économiques. Mais c’est le marché libre, et non pas eux, qui devrait décider s’il est judicieux de conserver l’énergie ou non.

Ils détestent l’industrie des combustibles fossiles et veulent diriger les capitaux vers les technologies dites vertes, essentiellement le solaire et les éoliennes.

Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, il n’y a rien de mal à utiliser ces formes dites alternatives de production d’énergie dans certains endroits et à certains moments. Mais en tant que source de production massive d’énergie, elles n’ont aucun sens. Elles sont un désastre en devenir et totalement inappropriées pour une économie industrielle prospère. Ces idiots jouent avec le feu à l’échelle mondiale.

L’agenda du changement climatique est une autre forme de contrôle psychologique de masse. Plus l’élite crée de la peur et de l’hystérie, plus elle a de contrôle. Le peuple, qui a subi un lavage de cerveau, implorera la venue d’un homme fort qui promettra de tout remettre en ordre.

Le fait est qu’il y a de très nombreuses décennies de pétrole, de gaz, de charbon et d’énergie nucléaire disponibles. Les nouvelles technologies finiront par remplacer la plupart d’entre elles, tout comme le moteur à combustion interne a remplacé le cheval et l’électricité le bois il y a 100 ans. L’âge de pierre n’a pas pris fin parce que nous avons manqué de pierres, et l’âge des combustibles fossiles ne prendra pas fin parce que nous aurons épuisé nos combustibles fossiles. Mais essayer de les imposer pour des raisons politiques et idéologiques risque fort de faire s’effondrer complètement l’économie.

International Man: De même, l’Union Européenne met en place des politiques autodestructrices qui menacent de détruire sa sécurité alimentaire et énergétique.

Il semble que les gouvernements occidentaux sabotent délibérément leurs économies. Que se passe-t-il au juste?

Doug Casey: C’est comme si on assistait à la démolition contrôlée d’un bâtiment sous nos yeux. Ces gens ont déclaré la guerre à la civilisation occidentale. La libération des Quatre Cavaliers pourrait provoquer ce qui équivaut à un nouvel âge des ténèbres.

L’élite mondiale se pense vraiment différente, meilleure et plus sage que la plèbe. Ils sont devenus si audacieux qu’ils expliquent en fait ce qu’ils font. Ils croient en l’autoritarisme parce qu’ils pensent qu’ils sont ceux qui devraient être au sommet. Ils ne comprennent pas l’économie, l’histoire, la science ou la technologie, mais ils aiment être au sommet.

Ils tentent de justifier ce qu’ils font. Pour avoir l’air intelligent, ils disent : « Nous allons traverser des périodes inévitablement difficiles. Nous allons avoir des hivers froids. Nous allons avoir des pénuries alimentaires. » Je présume qu’ils peuvent présenter les choses en leur faveur, afin de paraître sages pour avoir perçu ces choses à l’avance et les avoir prédites – mais il est assez facile de prédire quelque chose que l’on cause.

La question est celle de l’effondrement croissant de la civilisation occidentale, que ces gens considèrent comme maléfique. À ce stade, les États-Unis sont le dernier véritable bastion de la civilisation occidentale. Mais les Jacobins contrôlent maintenant l’appareil d’État aux États-Unis, et ils ne lâcheront pas le pouvoir facilement.

L’Europe occidentale a totalement basculé. Elle est totalement contrôlée par l’idéologie socialiste. Il faut donc s’attendre à davantage de contrôles, de lois et de réglementations à l’approche de la gigantesque crise financière et économique qui s’annonce. Ça n’arrivera plus dans un avenir théorique. C’est une question de quelques semaines ou quelques mois.

International Man: Que peut faire le citoyen moyen pour se protéger – et protéger son argent – des conséquences de ces mesures destructrices?

Doug Casey: Au fur et à mesure que la Grande Dépression s’aggrave, l’homme moyen réclamera à cor et à cri que quelqu’un résolve ses problèmes. Le public exigera davantage de contrôles. Environ la moitié du pays a voté pour les Bidenistas, et dans son récent discours, Biden a pratiquement déclaré la guerre à l’autre moitié du pays. C’est comme si Biden avait décidé qu’il voulait, lui aussi, être un président de guerre, comme le criminellement stupide Baby Bush. Sauf que Biden pourrait finir par être un président de guerre civile.

Que peut-on faire face à cela?

On peut tout simplement ne pas jouer le jeu. Comme Timothy Leary [NdT. le « pape du LSD » qui travaillait en fait pour la CIA] l’a dit dans un autre contexte, « Allumez, écoutez, laissez tomber. » Vous pouvez peut-être suivre l’exemple des Amish, mais je ne pense pas qu’ils laisseront qui que ce soit tranquille; au mieux, vous serez laissé pour compte. Ou peut-être pouvez-vous agir comme Rhett Butler dans « Autant en emporte le vent » et vous écarter du chemin des imbéciles.

Une chose semble certaine: nous sommes confrontés à un tournant majeur de l’histoire mondiale. C’est très grave.

Que va-t-il se passer précisément? Que va faire l’élite, et que va faire le public en retour? C’est un jeu de devinettes complexe, comme de prédire le prochain tour d’un kaléidoscope.

Pour l’instant, je parie sur les matières premières en général. Elles sont très bon marché par rapport à tous les autres actifs financiers. Il y aura des pénuries du fait de ce que les élites accomplissent avec des mesures telles que l’ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et la DEI (Diversité, équité et inclusion) et de leur attitude générale envers le commerce, le capital privé et l’esprit d’entreprise.

Achetez de l’or, de l’argent et de l’énergie, tout en cherchant des endroits avisés pour spéculer. Ils existent.

Tenez compte de l’expression française « sauve qui peut », c’est-à-dire que celui qui peut se sauvera lui-même. Telle est la situation alors que nous nous dirigeons vers un chaos économique, financier, politique et social croissant.

La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (3ème partie) – par John Dee.

Moins de lecteurs pour la deuxième partie de cette série, c’est dommage parce que ça devient passionnant. En plus, après avoir gagné vos galons d’épidémiologiste/virologue depuis deux ans, vous pourriez compléter par un doctorat de climatologue/statisticien.

Pour récompenser les plus courageux, voici une petite compilation que m’envoie un lecteur.

Après recherches poussées il semble que le dérèglement climatique ne fasse pas augmenter les:

-ongles incarnés -naissances de trisomiques -verrues -pied d’athlète -mycoses vaginales

Bon c’est déjà ça.

MAIS … le dérèglement climatique est responsable d’innombrables méfaits et fait augmenter le/la/les… :

accidents de voiture, – terrorisme, – risques de guerre nucléaire, – conflits, – violence en général, – violences sexistes, – toutes maladies virales, – toutes maladies microbiennes, – maladies mentales, – maladies cardio-vasculaires, – maladies allergiques, – maladies auto-immunes, – maladies cutanées, – cancers, – suicides, – infertilité masculine et féminine, – divorces des albatros, – perte des cheveux, – mort subite du nourrisson, – pb santé dentaire, – pb ophtalmologiques, – dérèglement hormonal, – pb menstruation, – addictions drogues et alcools, – maladies chiens et chats, – et les cafards sont inquiets.

Voilà les sources de cette liste admirable, il suffit presque de lire les libellés des urls (mais on peut cliquer si on a la patience):

https://www.planetesante.ch/Magazine/Sante-au-quotidien/Environnement/Le-rechauffement-climatique-nuit-a-notre-sante

https://www.liberation.fr/environnement/climat/les-violences-sexistes-fleau-cache-du-dereglement-climatique-20220708_6IQIWKW53BHXFPCO7FPZ7XKN3I/

https://www.niehs.nih.gov/research/programs/geh/geh_newsletter/2021/10/spotlight/climate_change_may_alter_timing_of_first_menstruation_increase_womens_disease_risk_.cfm

https://www.liberation.fr/planete/2019/02/18/le-dereglement-du-climat-pourrait-conduire-a-une-augmentation-du-risque-d-infection-au-vih_1709118/

https://knzh0rppaj-flywheel.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2019/03/ClimateChange2-400×300.jpg (dentaire)

https://www.numerama.com/sciences/561961-pour-endiguer-ebola-il-faut-combattre-le-changement-climatique-tout-autant-que-la-pauvrete.html

https://www.thenewhumanitarian.org/fr/analyses/2015/11/06/le-changement-climatique-va-t-il-provoquer-une-augmentation-des-maladies

https://mag.bullebleue.fr/rechauffement-climatique-sante-chiens

https://www.santevet.com/articles/changement-climatique-il-touche-aussi-nos-chiens-et-chats

https://www.nature.com/articles/543S44a.pdf?origin=ppub (chiens et chats)

https://www.nature.com/articles/s41598-017-09631-1 (syst endocrinien)

https://www.longevitahairtransplant.com/blog/can-climate-change-cause-hair-loss/ (cheveux)

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8297364/ (ophtalmique)

https://www.dermatologie-pratique.com/journal/article/consequences-cutanees-possibles-d-un-rechauffement-climatique-0?page=5

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/37186-Risques-cardiaques-cancers-infections-allergies-l-impact-changements-climatiques-sante

https://dash.harvard.edu/bitstream/handle/1/39712823/JHUN-DOCTOROFMEDICINETHESIS-2019.pdf?sequence=3 (mort subite nourrisson)

https://atlasclimatique.ca/limpact-des-changements-climatiques-sur-la-maladie-de-lyme

https://www.topsante.com/maman-et-enfant/conception/infertilite/le-rechauffement-climatique-nuirait-a-la-fertilite-masculine-629204

https://www.ritimo.org/Armes-nucleaires-et-changement-climatique

https://www.iris-france.org/93589-changement-climatique-et-terrorisme-quelle-correlation/

https://www.lejsl.com/environnement/2022/08/05/sites-seveso-vers-une-augmentation-des-accidents-avec-le-rechauffement-climatique

https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/climat-un-autrichien-atteint-de-sclerose-en-plaques-saisit-la-cour-europeenne-des-droits-de-l-homme-afb5217c-9b74-11eb-bb2c-b608bec6ce05

https://www.ladepeche.fr/2021/11/30/le-rechauffement-climatique-augmente-le-nombre-de-divorces-chez-les-albatros-9961926.php

https://www.geo.fr/environnement/canicule-les-temperatures-elevees-sont-associees-a-une-hausse-des-suicides-selon-une-etude-211456

https://agir-ese.org/focus/changements-climatiques-et-sante-mentale

https://www.lanutrition.fr/les-maladies-qui-semblent-amplifiees-par-le-changement-climatique

Je remercie vivement ce lecteur pour cet inestimable trésor de guerre – il en manque deux parce que WordPress veut absolument les afficher comme contenu embarqué, et moi non.

J’en profite pour ajouter ceci à la liste:

Faire la sieste sauve la planète (https://www.thedailybeast.com/why-working-less-hours-and-sleeping-longer-can-reduce-carbon-footprints-and-fight-climate-change)…

MAIS augmente les risques d’hypertension et d’accident vasculaire cérébral (https://scitechdaily.com/death-by-napping-the-frightening-link-to-high-blood-pressure-and-increased-stroke-risk/)

Un dilemme en apparence seulement puisque la solution (finale) découle des deux principes: il faut mourir. Bien sûr c’est un peu embêtant mais ça protège du Covid, c’est pour une bonne cause et ça ferait tellement plaisir à… quelqu’un.

Source.


La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (3ème partie)

Un coup d’oeil sur les maxima et minima quotidiens au cours des 100 dernières années. La situation empire-t-elle, et que signifie « empirer »?

John Dee

6 septembre

Dans la deuxième partie de cette série, nous avons examiné de plus près les records de température maximale quotidienne enregistrés sur deux aérodromes britanniques, le grand aéroport d’Heathrow au sud et le petit aéroport de Wick au nord. Les militants endurcis rouleront des yeux et déclareront qu’il s’agit d’une tentative pathétique de saper un vaste ensemble de données scientifiques établies, ce qui nous indique qu’ils ne comprennent rien à la science.

Étant donné que ces deux aéroports sont situés sur la surface du globe et qu’ils doivent obéir aux lois de la physique (et surtout aux lois de la thermodynamique), nous pouvons les utiliser comme sujets expérimentaux – des cobayes si vous voulez – pour évaluer ce que l’on présente comme un phénomène mondial. Soit le réchauffement de la planète est mondial, soit quelqu’un se paie notre tête.

Oui, nous allons trouver des facteurs localisés, et oui le Royaume-Uni va se comporter différemment des steppes de Russie, mais le réchauffement climatique doit laisser sa trace partout, sinon les activistes devront nuancer leurs slogans : « le réchauffement climatique nous grillera tous… à part ceux qui vivent à Croydon, peut-être ». [NdT. Croydon est situé dans la banlieue de Londres; son côté prolo fait traditionnellement l’objet de pas mal de railleries]

Deux aéroports suffisent déjà à nous apprendre beaucoup de choses si nous nous intéressons vraiment à la science du climat. À cet égard, Heathrow et Wick ont révélé qu’ils se réchauffent tous deux depuis 1965, Heathrow se réchauffant plus rapidement que Wick. Cela nous a conduit à notre première estimation de l’effet d’îlot de chaleur urbain (ICU), qui s’élève à 1,8°C par siècle, soit environ 0,3°C de plus que les 1,5°C proposés par le GIEC dans la SR15. Les deux aéroports nous ont également révélé de longues périodes pendant lesquelles le réchauffement des températures maximales enregistrées n’avait pas eu lieu alors que la science dit qu’il aurait dû avoir lieu, la moyenne quotidienne maximale à Wick n’ayant pas bougé depuis 70 ans. Puisque l’aéroport de Wick n’est pas un mirage, il doit s’y passer quelque chose d’autre que ce que l’activisme climatique voudrait nous faire croire.

Grâce à ses nombreuses données remontant à 1914, nous sommes également tombés sur une augmentation incroyable de 1,0°C du maximum quotidien moyen enregistré à Wick sur une période de deux ans seulement, ces deux années coïncidant avec les préparatifs de la Seconde Guerre mondiale. L’aéroport de Wick est situé dans une région éloignée, à l’extrémité de l’Écosse, et cette découverte nous indique que l’ICU s’applique même aux aérodromes ruraux, qui n’ont qu’un bout de tarmac et quelques bâtiments. Par conséquent, et en tant que scientifiques censés mener des recherches au lieu de régurgiter des mantras, nous sommes en droit de nous demander dans quelle mesure l’enregistrement des températures de la surface terrestre pour le reste du globe est également dû à l’ICU. Avons-nous placé nos thermomètres à des endroits judicieux?

Plat du jour

Aujourd’hui, Heathrow et Wick seront rejoints par 32 autres stations météorologiques britanniques. Cela sera possible en convertissant leurs relevés de température maximale quotidienne moyenne en anomalies moyennes (jetez un coup d’œil à cette newsletter si le concept d’anomalie de température vous est toujours mystérieux). Mais avant d’assembler l’échantillon, voyons rapidement comment les températures maximales quotidiennes moyennes enregistrées à Heathrow et Wick se comparent à leurs anomalies respectives.

Retour à la planète des aéroports

Nous allons nous rafraîchir l’esprit avec un graphique de série chronologique pour la température maximale quotidienne moyenne (tmax) enregistrée aux aéroports de Heathrow et Wick:

Il y a le Wick froid qui démarre en 1914 et le Heathrow chaud qui démarre en 1948. Toutes les caractéristiques dont nous avons parlé dans le bulletin précédent sont présentes, mais elles sont écrasées par l’échelle de l’axe des y (vertical). Ma normale climatologique est fixée à la période de 30 ans 1991-2020 pour les raisons mentionnées dans cette newletter, et voici les données ci-dessus normalisées aux maxima enregistrés au cours de cette période:

Si vous délimitez la période 1991-2020 avec un crayon et une règle, vous verrez que les deux séries embrassent la valeur zéro sur l’axe des y, ce qui ne correspond pas à notre définition. Imaginez que vous épinglez deux queues à un âne en maintenant la racine de ces queues. Les deux queues partiront du même endroit du derrière de l’âne, mais elles seront libres de se balancer comme elles le souhaitent!

Alors, que pouvons-nous glaner de tout cela? Eh bien, ce qui a attiré mon attention, c’est la partie rouge qui dépasse à partir de 2014. Bien que Heathrow et Wick aient été normalisés à la période 1991-2020, cela signifie que Heathrow est devenu plus chaud que Wick ces dernières années, ce qui signifie qu’il ne peut s’agir d’un phénomène mondial.

Lumière sur une illusion

Nous pourrions en conclure qu’Heathrow était plus froid que Wick entre 1954 et 1974, mais il s’agit d’une illusion de normalisation. Gardez cela à l’esprit lorsque vous rencontrez des anomalies de température produites par de grands acteurs tels que la NOAA, la NASA, Berkeley, Hadley Centre/CRU. Ce qui se passe ici, c’est que nous avons saisi la queue de l’âne par la racine et que l’extrémité touffue de Heathrow retombe plus bas en raison du taux de réchauffement plus élevé. Pour illustrer cette illusion, je vais maintenant déplacer ma période de normale climatologique à 1951-1980 et retravailler la diapositive:

Voilà! Vous voyez maintenant les deux séries se rapprocher de la valeur zéro sur la période 1951-1980, car c’est ainsi que nous avons défini les choses, la grande moyenne sur 30 ans de chaque station pour cette période étant soustraite des valeurs observées pour produire la série d’anomalie zéro pour chaque station. Une autre façon de voir les choses est de dire que c’est la période où tout était « normal ».

En s’accrochant aux extrémités touffues des queues de l’âne, nous avons fait en sorte qu’elles restent ensemble, mais leurs racines se trouvent maintenant à des endroits très différents sur le derrière de l’âne. Heathrow prend maintenant de l’avance, affichant une anomalie de +2,5°C alors que Wick se traîne en affichant une anomalie de +0,9°C.

Il y a deux possibilités: soit Wick ne tient pas compte de l’activisme climatique et il est donc trop froid pour répondre aux exigences du réchauffement climatique (c’est-à-dire que le réchauffement climatique n’est pas global), soit Wick tient compte de l’activisme climatique et suit exactement les exigences du réchauffement climatique, ce qui nous permet de déduire que Heathrow est plus chaud qu’il ne devrait l’être parce qu’il se trouve au milieu d’une zone urbaine dense qui non seulement retient la chaleur mais en produit.

Les activistes préfèrent cette dernière hypothèse, mais ont tendance à omettre la cause du réchauffement excessif, en ne mettant rien sur le dos de l’âne et tout sur celui des combustibles fossiles, ce qui leur permet de se réjouir des récentes annonces du Bureau Météorologique concernant des vagues de chaleur record de 40°C à Heathrow, car cela valide leur religion. Ne leur dites pas que des vagues de chaleur de 40°C sont possibles sur une planète qui refroidit, dans des zones urbaines denses, sinon ils vont péter les plombs!

En sirotant mon thé, je me rends compte que si nous nous basons sur l’aéroport de Wick, nous nous attendons à une différence d’anomalie due à l’ICU de 1,6°C après une période de 70 ans environ, ce qui n’est pas loin de mon estimation du réchauffement dû à l’ICU de 1,8°C par siècle en utilisant une approche différente. Voilà qui est tout à fait délicieux.

Avant de laisser derrière nous ces deux anomalies, je ferai simplement remarquer que la lumière a été faite sur cette illusion en ramenant ma normale climatologique de 1991-2020 à 1951-1980. À cet égard, veuillez noter que la normale climatologique de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) est bloquée à 1961-1990, ce qui signifie que les climatologues du monde entier verront les relevés de température des zones urbaines se réchauffer plus rapidement que ceux des zones rurales. Combien d’entre eux ont risqué leurs subventions et/ou leurs postes et/ou leurs carrières pour dire la vérité sur la contamination de l’enregistrement des températures mondiales par l’ICU? Moi-même, je ne suis pas certain que je prendrais ce risque si j’avais des enfants à charge, une hypothèque importante et un département de scientifiques à maintenir à flot, comme c’était le cas autrefois.

Peut-on faire confiance à un scientifique qui a une hypothèque?

Juste au moment où ça devenait intéressant

Juste au moment où les choses devenaient intéressantes, et par intéressantes je veux dire dériver une grande anomalie moyenne du Royaume-Uni pour la température maximale depuis 1853, voila que j’ai épuisé toute la place disponible dans ma newsletter! Je suppose qu’il est temps de mettre des toasts sous le grill et d’ouvrir un paquet de Kellogg’s. [NdT. allez lire la premier paragraphe de l’Historique dans l’article en lien sur Wiki. Ça vaut son pesant de corn-flakes]

Mettez la bouilloire sur le feu!

La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (2ème partie) – par John Dee.

Comme promis. C’est un peu technique, ce qui vous permettra de briller dans les conversations, mais toujours très humoristique – apprendre en s’amusant! Encore trois parties…

J’en profite ici pour annoncer une série que je suis en train de rédiger en anglais pour mes amis américains et le lectorat anglophone sur Substack, qui apprécient beaucoup mes commentaires – nul n’est prophète en son pays. J’en publierai évidemment la traduction française sur ce blog. Je m’y adresse à la définition des mots les plus employés dans le narratif et le contre-narratif. Ça touillera un peu les neurones de ceux qui les emploient sans trop y réfléchir. C’est le but.

Je cesse à partir de maintenant de joindre le texte original de l’article, qui peut être facilement trouvé en suivant le lien vers la source. Essayez ici:

Source.


La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (2ème partie)

Un coup d’oeil sur les maxima et minima quotidiens au cours des 100 dernières années. La situation empire-t-elle, et que signifie « empirer »?

John Dee

5 septembre

Je suis en train de contempler une feuille de calcul Excel de toutes les données que j’ai pu extraire de cette pratique ressource en ligne du Bureau Météorologique. Si un abonné payant souhaite en obtenir une copie, n’hésitez pas à le demander – j’aime à penser que je vous en donne pour votre argent! [NdT. c’est un article payant]

Présentation de Tmax

Commençons par Tmax, qui est défini comme suit:

Les données de nos stations historiques sont les suivantes

  • Température maximale quotidienne moyenne (tmax)
  • Température minimale quotidienne moyenne (tmin)
  • Jours de gel atmosphérique (ga)
  • Pluviosité totale (pluie)
  • Durée totale d’ensoleillement (soleil)

Pour que tout le monde comprenne bien la manière dont on obtient Tmax, la température maximale absolue de chaque station est notée quotidiennement et, à la fin de chaque mois, quelqu’un calcule la moyenne arithmétique de ces relevés. Tmax n’est donc pas un enregistrement des températures les plus chaudes enregistrées à chaque station et, pour être honnête, il est assez stupide de présenter ces données au grand public, à moins que celui-ci ne soit un fervent adepte de la propagande climatique.

C’est une absurdité pour plusieurs raisons, à commencer par la réalité analytique selon laquelle les extrêmes, quels qu’ils soient, sont considérés comme des valeurs aberrantes par les statisticiens qui les rejetteront et/ou les remplaceront par des estimations interpolées, modélisées ou lissées. Ensuite, il y a la réalité technique qui veut qu’un nouveau record soit détenu pendant moins d’une minute (en fonction de la résolution de l’échantillonnage et de la procédure automatisée de contrôle de la qualité). Ensuite, il y a une dimension comique lorsque quelqu’un fait quelque chose d’inhabituel à proximité de l’abri Stevenson [NdT. voir sur Wiki], comme par exemple y garer un camion de crème glacée [NdT. l’article en lien est assez désopilant, je le traduis si intérêt]. Enfin, il y a la dimension surréaliste qui consiste à placer son thermomètre à un endroit réellement stupide:

La Station Météorologique de Gogerddan – siège du nouveau record de température d’un jour de vacances au Pays de Galles (28,8°C – 24 août 2019)
Quand on parle « d’effet de serre », je n’aurais pas cru que le Bureau Météorologique l’aurait pris au mot.

En prenant la moyenne de plusieurs mesures de la température maximale quotidienne à un endroit spécifique, on élimine les effets des valeurs aberrantes générées par les camions de crème glacée, les serres ventilées et d’autres sources de chaleur localisée, de sorte que l’on peut commencer à deviner le comportement réel du temps. Cette approche permet d’obtenir de meilleures statistiques, mais elle ne se prête assez peu à la publication de gros titres alarmants.

Il faut également garder à l’esprit qu’il est possible de continuer à enregistrer des températures quotidiennes record sur une planète qui refroidit. Cela se produit si la variabilité climatique augmente alors que les températures diminuent. Les statisticiens donnent à ce phénomène un mot fantaisiste, très utile lors des apéritifs, à savoir hétéroscédasticité. Consultez cette entrée Wiki, puis essayez de glisser quelque chose comme « apparemment, tout est dû à l’hétéroscédasticité et non à notre SUV, chérie » en dégustant des amuse-gueule.

En résumé, la température maximale quotidienne moyenne, aussi appelée Tmax, est une valeur tout à fait convenable qui donne une image plus fidèle que celle de la société météorologique qui présente à la télévision ses effrayantes cartes thermiques rouges et noires.

Stations d’eau chaude et froide

Ce que nous allons faire à présent, c’est choisir une période pendant laquelle les 37 stations de l’échantillon du Bureau Météorologique ont recueilli simultanément des données de température maximale quotidienne afin de pouvoir les comparer. Comme indiqué dans les newsletters précédentes, Cwmystwyth, Ringway et Southampton ont fermé il y a un certain temps, donc nos 37 stations doivent devenir 34 (alias UK34). Camborne a été la dernière station à démarrer en septembre 1978, donc notre première année complète pour le UK34 est 1979. Si nous faisons maintenant la moyenne des séries mensuelles de la température maximale quotidienne moyenne sur la période 1979 – 2021, nous obtenons une seule grande moyenne pour chacune des 34 stations étudiées. Voici à quoi cela ressemble sous forme de graphique:

Il fait froid en Écosse (sans surprise) et Heathrow remporte la palme de la station la plus chaude (sans surprise non plus). Avant de transformer les données UK34 tmax en une anomalie à l’échelle du Royaume-Uni, je vais prendre l’aéroport super chaud d’Heathrow et le comparer à l’aéroport super froid de Wick, par curiosité.

La bataille pour la planète des aéroports

Heathrow a installé son premier thermomètre en 1948, notre histoire doit donc commencer à cette date. Ce qui m’amuse, c’est lorsque les têtes parlantes du Bureau Météorologique déclarent qu’un nouveau record de température au Royaume-Uni a été établi à Heathrow, ce qui signifie « le plus chaud depuis le début des relevés ». Suit généralement une deuxième phrase (séparée de la première) indiquant que les relevés ont commencé en 1853. Ces deux affirmations sont intrinsèquement vraies, mais un public crédule et peu habitué à la supercherie journalistique sautera sur l’hypothèse erronée d’une série de données contiguës à Heathrow remontant à 170 ans. En réalité, nous n’avons aucune idée de la chaleur qu’il faisait à Heathrow pendant la canicule de 1947!

Examinons donc les tmax pour Heathrow et Wick pour la période 1948 – 2021:

Ces lignes vertes ondulées sont un de mes outils préférés, les fonctions LOESS (Locally Estimated Scatterplot Smoothing) [Lissage du nuage de points estimé localement], aussi appelées régression locale. Elles nous en disent beaucoup plus que les lignes droites produites par la Régression Linéaire, mais j’utiliserai cet outil plus tard. Nous pouvons voir que Heathrow est plus chaud que Wick, ce qui n’est pas surprenant quand on sait où se trouve l’aéroport de Wick par rapport à Heathrow…

Et quand on compare le niveau de développement urbain…

Ce qui m’intéresse davantage, c’est que les deux endroits montrent des premiers signes de refroidissement entre 1948 et 1965 environ. Comment cela est-il possible si les émissions de combustibles fossiles ont explosé pendant le boom de l’après-guerre? La réponse simple est que le climat est bien plus complexe que ce que les activistes voudraient vous faire croire; je fournirai la réponse complète au cours de quelques newsletters à venir.

La petite clé à molette

Cela nous laisse avec une reprise tardive du réchauffement à partir de 1965. Si ce phénomène est évident dans les deux aéroports, il l’est beaucoup plus à Heathrow, ce qui est probablement dû au développement urbain. Ce que je vais faire à présent, c’est prendre une de ces régressions linéaires (alias la petite clé) et établir la tendance au réchauffement pour 1965 – 2021 pour les deux aéroports. Ci-joint deux portions de résultats de statistiques:

Les détails se résument ici à une tendance linéaire au réchauffement estimée à 0,039°C par an pour Heathrow (p<0,001) et à 0,021°C pour Wick (p<0,001), ces deux valeurs étant statistiquement très significatives. Il s’agit d’estimations ponctuelles limitées par l’erreur et nous pouvons donc effectuer un test t sur des échantillons indépendants pour vérifier si les deux taux sont significativement différents compte tenu de leurs erreurs types associées. Je suis heureux de confirmer ce que nous avions déjà deviné, à savoir que les deux taux de réchauffement sont effectivement significativement différents (p=0,003, variances égales non supposées).

Un premier aperçu de l’ICU

Nous pouvons attribuer cette différence à l’effet d’îlot de chaleur urbain (ICU). Toutes nos stations météorologiques terrestres sont affectées par l’ICU, mais vous n’en trouverez pas beaucoup de mention dans la littérature ou à la télévision. Le Bureau Météorologique fait une brève et très vague allusion à l’ICU lorsque le préposé à la météo dit « il fera plus chaud pour ceux qui vivent dans les villes » ou « il fera plus froid pour ceux qui vivent dans les zones rurales », ou des formules du même genre. Nous nous retrouvons donc à vivre dans une réalité parallèle où l’ICU est imputée au changement climatique plutôt qu’à une jungle de béton, d’acier, de fer, de briques, de goudron et de sources de chaleur localisées.

Pour en revenir à notre paire de coefficients, nous constatons que Heathrow se réchauffe plus vite que Wick, à raison de 0,018°C par an ou 1,8°C par siècle. Ce qui me fait froncer les sourcils, c’est que ce chiffre est supérieur au taux de réchauffement global estimé à 1,5°C par le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) lorsqu’il a publié le Rapport Spécial SR15. La question qui se pose est la suivante: sommes-nous en train de nous faire balader en ville?

Regardons vers le haut et vers le bas

Nous pouvons tenter de répondre à cette question en regardant les données satellitaires recueillies depuis 1979 (nous y reviendrons dans les prochaines newsletters) et en examinant de plus près l’état de nos stations météorologiques terrestres (nous y reviendrons dans les prochaines newsletters). Pendant que le four est encore chaud, nous pourrions aussi jeter un coup d’œil à ce qui se passe à la seule station de Wick depuis qu’elle a commencé à recueillir des données en 1914:

Ai-je bien entendu un « ouh » ou un « woah », ou peut-être un discret « WTF » [NdT. What The Fuck?] dans votre voix? J’ai en tout cas recraché mon café lorsque j’ai constaté l’augmentation spectaculaire des maxima de température après 1930. Je pense que nous pouvons deviner pourquoi. Je vous fiche mon billet que Wick n’était au départ qu’une bande de gazon avec un mât de drapeau et une cabane en bois entre 1914 et 1929, avant de devenir une base aérienne goudronnée et couverte de cabanes Nissan, avec de nombreux toits en tôle ondulée et des abris en béton. Nous pourrions appeler cela l’effet d’îlot de chaleur militaire (ICM), qui a apparemment été responsable d’une augmentation de ~1,0°C de la température maximale en l’espace de deux ans. Voilà ce que j’appelle un réchauffement!

Combien d’autres stations météorologiques cachent un squelette similaire dans leur placard de Stevenson? Quelle est l’importance de l’ICU dans la vie réelle (par opposition à la vie virtuelle de la communauté de modélisation de l’ICU). Maintenant que nous avons vu à quel point les choses peuvent osciller, quelle confiance pouvons-nous avoir dans le fait que tout abri Stevenson à portée de voix d’un quelconque aménagement enregistre le comportement réel du climat plutôt que celui d’une feuille de tôle ondulée ou d’un bloc de béton?

Alors… quelle part de l’augmentation observée depuis 1980 peut être attribuée au changement climatique et quelle part au développement continu de Wick, avec l’augmentation du nombre de passagers et d’autres activités? Je vais tenter de répondre à cette question dans le cadre d’une étude transversale que j’ai prévue pour les stations UK34.

Un climat plus froid?

Avant de quitter cette diapositive, il convient de noter que la période de 70 ans de l’aéroport de Wick, qui s’étend de 1933 à 2002 environ, est plutôt stable. Étant donné que l’utilisation et le développement de l’aéroport ont progressé pendant cette période, je dois logiquement en déduire que le climat s’est probablement refroidi à cet endroit. Je ne suis pas sûr que les activistes apprécieront beaucoup cette découverte, alors nous ferions mieux de procéder à une vérification avec un peu de régression linéaire:

Et voilà – nous avons un taux de réchauffement de 0,001°C par an qui est totalement et complètement insignifiant du point de vue statistique (p=0,829). Comment est-il possible que nous soyons incapables de détecter un réchauffement dans les températures maximales quotidiennes enregistrées sur une période de 70 ans à cet endroit? Ouvrez la boîte à biscuits car la partie 3 est en préparation…

Mettez la bouilloire sur le feu!

[NdT. pour faire le thé, John est citoyen britannique 😉 ]

La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (1ère partie) – par John Dee.

On va un peu changer de registre. Juste au bon moment puisque le narratif du pouvoir passe maintenant du Covid à l’urgence climatique et ressuscite le Conseil de Défense pour sauver, cette fois, la planète – même genre de discours aux Etats-Unis, où on tente de tout faire passer sous le parapluie du climat.

Etant particulièrement peu qualifié pour en parler, j’attendais de trouver la personne-clé, avec les compétences, le courage de faire le boulot et le talent pour l’écrire. C’est lui, il s’appelle John Dee. Pour ne rien gâcher, il a de l’esprit et un humour très british que je tenterai de ne pas trahir, même si quelques expressions sont totalement intraduisibles – j’ai vraiment fait de mon mieux.

Je le laisse se présenter lui-même avant de passer à l’article proprement dit, qui aura évidemment plusieurs suites (ceci est un genre de préambule) que je publierai également:

Avant l’arrivée du COVID, je passais mon temps à analyser des données climatiques. Ce travail a débuté en février 2017 par un examen des températures enregistrées par les observatoires britanniques et s’est poursuivi jusqu’en septembre 2020, date à laquelle j’ai examiné de près la calotte glaciaire du Groenland. Les sujets abordés ont été les suivants: la glace en Mer Arctique, les feux de forêt, les émissions de carbone, El Niño, les rapports du GIEC, les îlots de chaleur urbains, les chutes de neige dans les Alpes, l’oscillation multidécennale de l’Atlantique, les ouragans, l’irradiance solaire, le refroidissement des CONUS [NdT. Le terme États-Unis contigus (en anglais Contiguous United States ou CONUS) fait référence aux 48 États américains et au district de Columbia (ville de Washington) situés en Amérique du Nord, entre la frontière avec le Canada et la frontière avec le Mexique], l’élévation du niveau de la mer, les précipitations en Europe et la température de surface de la mer – pour ne citer que quelques-uns des nombreux sujets abordés. Le nombre de diapositives dépasse le millier et le nombre de mots écrits dans les différents rapports et notes, cinq cent mille.

Les gens me demandent comment je pourrais bien être expert dans tous ces domaines et la réponse simple est que je ne le suis pas. Mon métier est la statistique appliquée, pour lequel je suis formé à l’analyse de n’importe quelle donnée, n’importe quand, n’importe où, pour n’importe qui. Il arrive que ces chiffres révèlent des incohérences dans les arguments des experts.

Source.


Traduction

La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (1ère partie)

Un coup d’oeil sur les maxima et minima quotidiens au cours des 100 dernières années. La situation empire-t-elle, et que signifie « empirer »?

John Dee

4 août

« Il est difficile de faire pousser des carottes sur un glacier »: voilà une phrase que vous me verrez utiliser à maintes reprises. Assez étrangement, nous sommes tombés dans une réalité parallèle où un excédent de nourriture pour les plantes et un gaz essentiel à la vie (le dioxyde de carbone) sont considérés comme un genre de polluant toxique, et où le réchauffement de la planète est une véritable catastrophe, alors même que les plus belles avancées de la biodiversité ont eu lieu sur un globe plus chaud.

Le froid est bon, apparemment, tout comme les glaciers et la glace polaire que les activistes voudraient voir en plus grande abondance. Pour une raison inexplicable, ils n’ont toujours pas compris que ce sont les grandes périodes glaciaires qui détruisent la vie et l’écosystème, alors que la vie sur Terre s’épanouit dans les périodes plus chaudes.

Ils n’ont pas non plus compris qu’un emballement du réchauffement climatique est impossible sur Terre. De nombreuses circonstances favorables à un tel scénario se sont présentées au cours des millénaires, avec un taux de dioxyde de carbone de 4 000 ppm et plus, au lieu des dérisoires 400 ppm actuels. Ces personnes oublient que nous sommes en train de sortir d’une longue période de déficit en dioxyde de carbone, où les niveaux étaient tombés à quelque 280 ppm. Essayez de faire pousser des plantes à 280 ppm et à 400 ppm et vous ne tarderez pas à découvrir ce qui convient le mieux à la biosphère!

En réponse à ces affirmations, je suis sûr qu’on va me resservir les vieilles rengaines habituelles: « mais le niveau des mers va s’élever », « les ouragans vont se déchaîner », « les incendies vont devenir incontrôlables », « la sécheresse va tuer des millions de personnes », « les inondations vont tuer des millions de personnes », « les espèces vont disparaître », « les réfugiés climatiques vont devenir un problème majeur », « les villes vont devenir inhabitables » et tout le tralala. J’examinerai ces affirmations pour déterminer si elles sont fondées ou s’il s’agit de propagande politisée de la part du très corporatif agenda vert.

Nous sommes immergés dans un récit qui nous est devenu très familier, car dès que nous allumons la télévision, que nous jetons un coup d’œil sur les magazines à sensation dans les kiosques ou que nous lorgnons sur nos smartphones, on nous dit que tout ça va arriver parce que les experts l’ont dit et qu’ils sont tous d’accord. « Une nouvelle étude montre » est l’une des expressions favorites des journalistes de vulgarisation scientifique. Le grand public avale tout ça, tout comme « les experts disent que », parce qu’on n’apprend pas aux gens à penser de manière critique, et on ne leur apprend certainement pas à évaluer les articles scientifiques.

Dans le monde réel, les études scientifiques – même celles des plus grands et des meilleurs acteurs – sont grevées d’hypothèses et de limites. Un bon nombre d’entre elles contiennent des erreurs et des ratés, et certaines sont même délibérément frauduleuses. Ce n’est pas un scoop pour les professionnels de la recherche, mais ça peut se révéler dérangeant pour un public confiant qui associe blouse blanche et pureté. Rien n’est plus éloigné de la vérité et j’ai les cicatrices pour le prouver!

Il pleut, bergère

Le 7 août, j’ai commencé par une lettre d’information sur un sujet aussi délibérément inoffensif que les précipitations au Royaume-Uni et nous avons alors découvert plusieurs choses. Nous avons découvert qu’il ne faut pas faire confiance aux données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) simplement parce que c’est la NOAA, et nous avons découvert qu’il est très facile de déformer la vérité en matière de données climatiques. En utilisant la méthode la plus directe, nous avons obtenu une série d’anomalies révélant une possible augmentation des précipitations moyennes au cours des dernières décennies, qui pourrait fort bien résulter d’un cycle plutôt que de l’effet des émissions de combustibles fossiles.

On pourrait dire que l’ambiguïté est le trait distinctif de la vraie science, et la dualité de la lumière, à la fois onde et particule, l’incarne à merveille. Certains disent que c’est la quadrature du cercle; dans ce cas, ce sont des carrés tordus et des cercles pas très ronds.

Chaud thermomètre

Dans ma prochaine série de bulletins d’information, je reprendrai la méthodologie que j’ai adoptée pour les précipitations au Royaume-Uni et je l’appliquerai à la température au Royaume-Uni. Nous examinerons les minima et les maxima quotidiens, car ils ont leur propre histoire à raconter, et je calculerai l’anomalie de température moyenne à la surface de la terre, car c’est ce dont on parle le plus souvent.

Ce qu’il faut retenir des moyennes, c’est qu’elles ne sont pas nécessairement significatives, et je recommande aux abonnés de jeter un coup d’œil à mes deux courtes notes sur ce sujet en commençant par cette lettre d’information. On peut cacher beaucoup de chiffres truqués dans un sac de valeurs moyennes!

En mettant de côté les valeurs moyennes (les miennes ne seront assurément pas des sacs de chiffres truqués), nous verrons si le Royaume-Uni se réchauffe régulièrement comme on le prétend ou s’il est sujet à une sorte de danse cyclique de décennies, où règne l’incohérence.

Si les données le permettent, nous verrons également si le réchauffement est dû à l’empiètement du développement urbain ou au changement climatique proprement dit. Ce n’est pas une coïncidence si les records britanniques ont tendance à être établis à l’aéroport d’Heathrow, et nous devons nous interroger sur la valeur des mesures prises à cet endroit. Le Bureau Météorologique semble penser qu’il est légitime de placer un thermomètre ici…

…mais bon, c’est une organisation très politisée de nos jours.

Vers l’infini…

Bien, c’est assez comme préambule. Je vais prendre mon petit-déjeuner, me coiffer, nettoyer mes lunettes, tailler mes crayons, défragmenter mon disque dur et m’atteler à la pile de données que j’ai téléchargées à partir de cette ressource très pratique offerte par le Bureau Météorologique. L’idéal serait qu’ils proposent des données de séries chronologiques collationnées pour quelques centaines de stations, mais je doute qu’ils soient aussi ouverts au public qu’ils le prétendent. L’expression « service de pure forme » vient à l’esprit.

Bien sûr, MIDAS (Met Office Integrated Data Archive System) met à la disposition du public des quantités fabuleuses de données de stations météorologiques, mais essayez de télécharger des fichiers CSV d’une année à la fois pour une station à la fois et voyez combien de temps il faut pour constituer un échantillon de 1 000 stations, chacune couvrant une période de 50 ans. Ma fidèle calculatrice à main me dit que cela représente 50 000 téléchargements. À raison de cinq secondes par téléchargement, je devrais consacrer 69,4 heures à cette tâche, alors qu’il ne me faudrait que deux minutes s’ils se donnaient la peine de traiter les données qu’ils détiennent et de les rendre plus accessibles aux chercheurs indépendants comme moi. Après tout, ils sont censés être un service public, n’est-ce pas? Enfin, peut-être pas si ça risque de révéler quelque secret.

Mettez la bouilloire sur le feu!


Texte original

The Temperature Of The UK Over The Last 100 Years (part 1)

A butcher’s at daily maxima and minima over the last 100 years. Are things getting worse, and what does ‘worse’ mean?

John Dee

Aug 4

“It’s hard to grow carrots on a glacier » is a phrase you’ll find me using time and time again. Somehow we’ve slipped into a parallel reality whereby excess plant food and a life-giving gas (carbon dioxide) is being regarded as some sort of toxic pollutant, and where the warming of the planet a terribly bad thing even though the greatest spurts of biodiversity took place on a warmer globe.

Cold is good, apparently, as are the glaciers and polar ice that activists want to see more of. For some inexplicable reason they haven’t yet figured out that it is the great ice ages that destroy life and the ecosystem, with life on Earth flourishing under warm ages.

Neither have they figured out that runaway global warming doesn’t happen on Earth. There have been plenty of chances for this over the millennia, with carbon dioxide up at 4,000pm and beyond rather than the paltry 400ppm it is today. Such folk are oblivious to the fact that we’re coming out of an extended period of carbon dioxide deficit when levels dropped to 280ppm or thereabouts. Trying growing plants at 280ppm and 400ppm and you’ll soon figure out which is better for the biosphere!

In response to these statements I’m going to get the usual regurgitation of old chestnuts such as: ‘but sea levels are going to rise’, ‘hurricanes are going rage’, ‘wildfires will burn out of control, ‘drought will kill millions’, ‘floods will kill millions’, ‘species will go extinct’, ‘climate refugees will be a major issue’, ‘cities will become uninhabitable’ and all the rest. I shall be looking at these claims to see if they are valid or politicised propaganda of the very corporate green agenda.

We are submerged in a most familiar narrative indeed for we all turn on the TV or glance at the glossies in the newsstand, or gawp at our smartphones that tell us these things will be because experts have said so and they all agree. “A new study shows” is a favourite of the popular science journalist. The general public swallow this whole, along with “experts say” because we don’t teach people how to think critically, and we certainly don’t teach them how to appraise scientific papers.

In the real world scientific studies – even from the biggest and best players – are burdened by assumptions and limitations. A fair few contain errors and bloopers, and some are even deliberately fraudulent. This is not new news to research professionals but it may come as an unpleasant revelation to a trusting public who equate a white lab coat with purity. Nothing could be further from the truth and I have the scars to prove it!

The Rain In Spain

On August 7th I started out with a newsletter on something as deliberately innocuous as UK rainfall and we discovered a few things along the way. We discovered that NOAA’s data is not to be trusted just because it’s NOAA, and we discovered that it’s really easy to bend the truth with climate data. The straightest bat that could be swung produced an anomaly series that revealed a possible upturn in mean rainfall in recent decades that could easily be part of a cycle rather than anything fossil fuel emissions are doing.

We might say that ambiguity is the hallmark of real science, and the duality of light as both a wave and a particle embodies this beautifully. Some say it’s turtles all the way down; if it is then these are ambiguous turtles with chaotic smiles.

The Thermometers’ Tale

What I am going to do in the next series of newsletters is take the methodology I adopted for UK rainfall and apply it to UK temperature. We shall be looking at daily minima and daily maxima for these tell their own story, and I shall be producing a mean land surface temperature anomaly since these are what gets bandied about.

The thing to remember about means is that they are not necessarily meaningful, and I recommend subscribers have a look at my two short notes on this subject starting with this newsletter. You can hide a lot of fudge within the bucket of the mean!

Setting means aside (mine will most certainly not be buckets of fudge) we’ll get to see if the UK is consistently warming as claimed or whether it’s subject to some sort of cyclical dance of the decades in which inconsistency rules.

Data permitting we’ll also have a look at whether any warming is due to encroaching urban development or due to climate change proper. It’s no coincidence that UK records tend to be set at Heathrow Airport, and we need to question the value of measurements taken there. The Met Office seem to think it’s OK to have a thermometer here…

…but then again they are a very political organisation these days.

Thunderbirds Are Go!

Right then, that’s enough of a preamble. I’ll grab some breakfast, comb my hair, clean my glasses, straighten my pencils, defrag my hard drive and get stuck in to the pile of data I have downloaded from this very handy resource offered by the Met Office. Ideally they’d offer a few hundred stations worth of collated time series data but I doubt that they’re as public facing as they claim. The phrase ‘lip service’ springs to mind.

Sure, there’s fabulous amounts of publicly available weather station data available from MIDAS but try downloading CSV files one year at a time for one station at a time and see how long it takes to build a sample of 1,000 stations, each covering a span of 50 years. My trusty hand-held calculator tells me that’s 50,000 downloads. At 5 seconds per download I’d need to set aside 69.4 hours, as opposed to the 2 minutes I’d need if they bothered to crunch the data they hold and make it more accessible to independent researchers like myself. After all, they are supposed to be a public service, aren’t they? Well maybe not if it lets any cats out of any bags.

Kettle On!

Les vaccins mettent en moyenne cinq mois pour causer des décès – par Steve Kirsch.

Source.


Traduction

Les vaccins mettent en moyenne cinq mois pour causer des décès

Le CDC a gardé secret le fichier maître des décès établi par la Sécurité Sociale. Je l’ai obtenu d’un lanceur d’alerte. Il montre que les décès surviennent cinq mois après le vaccin. Le lien est donc difficile à détecter.

par Steve Kirsch

1 septembre

Résumé

Nous avons supposé depuis le début que le vaccin tue rapidement (au cours des deux premières semaines) parce que c’est le moment où les gens font le lien et le signalent au VAERS. C’est encore vrai; chez certains, le vaccin tue rapidement.

Cependant, grâce à un lanceur d’alerte du HHS [NdT. Health and Human Services, le département de la santé et des services sociaux américains], on voit maintenant clairement que les décès dus au vaccin surviennent majoritairement en moyenne cinq mois après la dernière dose. Ce délai correspond à la deuxième dose; il peut être plus court en fonction du nombre d’injections, mais il y a des arguments à la fois pour et contre (puisqu’il peut y avoir un biais des survivants) [NdT. explication ici].

Mais c’est la raison pour laquelle les compagnies d’assurance-vie ont observé des pics de mortalité toutes causes confondues chez les personnes de moins de 60 ans aux troisième et quatrième trimestres plutôt que juste après le lancement des vaccins.

Ce délai de cinq mois concorde également avec les rapports de décès de personnes qui développent de nouveaux cancers agressifs et mortels dans un délai de quatre à six mois.

Ce délai de cinq mois avant le décès a également été confirmé sur base des seules données européennes. Cette analyse a été publiée le 11 août, mais je n’en ai pris connaissance qu’après avoir écrit cet article.

Dès lors, lorsqu’un décès par accident vasculaire cérébral, arrêt cardiaque, crise cardiaque, cancer et suicide survient environ cinq mois après la vaccination, il pourrait très bien s’agir d’un décès lié au vaccin.

Les données proviennent du fichier principal des décès de l’administration de la sécurité sociale (18 à 55 ans)

J’ai reçu ce tableau d’un lanceur d’alerte employé au HHS. Il s’agit de données que vous n’êtes pas censés voir. L’augmentation de la mortalité (avec un pic de 60%) est énorme. Une telle augmentation ne peut être causée que par un phénomène nouveau qui touche un grand nombre de personnes.

Il n’y a qu’une seule possibilité qui cadre: le vaccin COVID.

Le pic est au 9 septembre 2021.

Ce graphique, qui n’est pas accessible au public, provient du fichier principal des décès de la sécurité sociale américaine. Il compare les décès de 2021 à ceux de 2020. Une telle augmentation du nombre de décès est impossible à moins qu’une maladie très mortelle ne touche un grand nombre de personnes. Cela explique pourquoi les compagnies d’assurance du monde entier ont constaté des pics de décès massifs aux troisième et quatrième trimestres 2021. Le vaccin prenait en effet en moyenne cinq mois à partir de l’injection la plus récente pour provoquer des décès. Le pic ici est au 9 septembre 2021.

Doses de vaccin administrées quotidiennement aux États-Unis

Le pic est au 12 avril 2021.

Le pic est au 12 avril 2021.

Le rasoir d’Occam

La conclusion la plus évidente est que le vaccin prend en moyenne cinq mois pour causer des décès après la deuxième dose.

Le deuxième pic de décembre 2021 entraînera des pics pour les compagnies d’assurance-vie au premier et au deuxième trimestre 2022.

Voici ce que dit le professeur britannique Norman Fenton

Une autre analyse basée sur les seules données européennes trouve exactement le même délai de cinq mois!

Une analyse sur le site de Chris Martenson trouve le même délai de cinq mois en se basant sur des données de sources différentes! C’est vraiment stupéfiant. Je n’en avais aucune idée lorsque j’ai écrit mon article.

https://stevekirsch.substack.com/p/this-one-graph-tells-you-everything/comment/8768068 [NdT. je traduis l’essentiel ci-dessous]

Une simple analyse observationnelle causale datée du 9 août aboutit à la même conclusion. Elle était basée sur des données européennes.

Edit: comme il faut être membre pour lire le contenu du lien ci-dessus, j’ai pris la liberté de poster le texte ici.

« Voici ma réponse promise à Holden. Commençons par la conclusion basée sur les données de l’UE provenant des ensembles de données utilisés par Holden (voir image).

<1436-ExcessMortality.png>

Ce que montre la figure, c’est le « coefficient de corrélation » en fonction d’un délai temporel, c’est-à-dire d’un décalage temporel. Un décalage temporel négatif indique que la surmortalité précède le statut vaccinal.

Un décalage positif indique que les doses administrées précèdent la surmortalité.

Le décalage temporel optimal est défini comme le décalage temporel qui maximise le coefficient de Pearson absolu. Nous recherchons la valeur la plus élevée ou la plus basse. La valeur la plus basse se situe autour de -0,3, tandis que la valeur la plus élevée se situe autour de 0,8. Comme la valeur absolue de la valeur la plus élevée, +0,8, est plus grande que la valeur absolue de la valeur la plus faible, +0,3, le décalage optimal est de + 5 mois. Autrement dit, les doses administrées précèdent la surmortalité.

Comme Holden l’a mentionné, nous trouvons également une relation négative lorsqu’il n’y a pas de décalage. Cependant, le pouvoir explicatif de +0,8 est bien plus important que celui de -0,3. La raison pour laquelle j’ai utilisé « causes » au lieu de causes est qu’il existe plusieurs caractéristiques des relations causales. Ce que nous avons testé maintenant est la « préséance temporelle ».

Un autre aspect important de la causalité observationnelle est que la cause doit prédire l’effet mieux que l’effet ne se prédit lui-même. Dans le cas présent, nous constatons effectivement que l’excès de mortalité se prédit mal – bien sûr, pour un délai égal à 0, il se prédit, mais pour tous les autres délais, il n’a que peu ou pas de pouvoir explicatif.

Nous pouvons donc en conclure que, sur la base des ensembles de données utilisés, les doses administrées provoquent effectivement une surmortalité. Bien sûr, nos « brillants experts » sont toujours bloqués au XIXe siècle en matière de méthodes statistiques. Je ne m’attends pas à ce qu’ils soient en mesure d’expliquer la surmortalité avec leurs méthodes actuelles, simplement parce que cinq mois représentent un délai énorme, et parce qu’ils ont généralement peu de connaissances des méthodes causales d’observation.

A propos de la méthode

La méthode utilisée est basée sur les corrélations. Les dernières avancées en la matière sont basées sur la théorie de l’information, mais cela sort trop de l’ordinaire pour les profanes, et même pour les experts, alors mieux vaut ne pas s’y aventurer. Lorsque j’aurai le temps, dans quelques semaines, j’effectuerai peut-être l’analyse causale de la théorie de l’information.

À propos des données

Comme mentionné, nous avons utilisé les ensembles de données provenant des sources de Holden. Nous avons sélectionné uniquement les pays de l’UE, nous n’avons pas fait de distinction entre les sexes et les groupes d’âge. Enfin, nous avons utilisé des données mensuelles en raison de contraintes de temps de mon côté (je n’ai tout simplement pas le temps de rechercher ou de créer des ensembles de données hebdomadaires pour la surmortalité). »

J’encourage tout le monde à lire tous les commentaires.

Autres hypothèses

Si quelqu’un a une meilleure explication pour ces données, je serais ravi de l’entendre.

Si un vérificateur de faits veut me mettre au défi sur ce point, il peut utiliser le formulaire de contact et nous tiendrons une conversation enregistrée.

Le CDC refuse d’en parler. Ils refusent également de nous dire pourquoi ils ne nous montrent pas ces données.

Il est certain que le NY Times et l’ensemble des médias grand public ignoreront cette affaire et ne poseront aucune question. Peut-être que Tucker Carlson en parlera. [NdT. j’en doute, Carlson fait partie de l’opposition contrôlée]

Résumé

Il était faux de supposer que la plupart des décès liés aux vaccins surviennent peu de temps après la vaccination. C’est le cas de certains, mais pas de la majorité. Ces décès ont simplement été plus faciles à remarquer puisqu’il existait une proximité temporelle avec les injections.

Si une de vos connaissances est décédée environ cinq mois après la vaccination, vous devriez absolument réclamer une autopsie en bonne et due forme, comme décrit dans mon précédent entretien avec Ryan Cole.

Merci de partager cette information.


Texte original

Vaccines are taking an average of 5 months to kill people

The CDC has been hiding the Social Security Administration death master file. I got it from a whistleblower. This shows deaths are taking 5 months from the jab to happen. This is why it’s hard to see.

by Steve Kirsch

Sept 1

Executive Summary

We’ve always assumed the vaccine kills you quickly (in the first two weeks) because that’s when people notice the association and report it to VAERS. This is still true; it does kill some people quickly.

However, thanks to an HHS whistleblower, we can now clearly see that most of the deaths from the vaccine are happening an average of 5 months from the last dose. That is for the second dose; it may be getting shorter the more shots you get but there are arguments both ways (since there can be survivor bias).

But this explains why the life insurance companies got off-the-charts all-cause mortality peaks for people under 60 in Q3 and Q4 rather than right after the shots rolled out.

The five month delay is also consistent with death reports where people are developing new aggressive cancers that are killing them over a 4 to 6 month period.

The 5 month death delay was also confirmed using only European data. That analysis was posted Aug 11, but I learned about it after I wrote this post.

So when you hear of a death from stroke, cardiac arrest, heart attack, cancer, and suicide that is happening around 5 months after vaccination, it could very well be a vaccine-related death.

The data from the Social Security Administration death master file (ages 18 to 55)

I got this chart from a whistleblower who works for HHS. This is data you are not supposed to see. The mortality increase (60% at peak) is huge. That sort of increase can only be caused by something novel that affected massive numbers of people.

There is only one possibility that fits that: the COVID vaccine.

The peak is September 9, 2021.

This graph, which is not publicly available, is from the US Social Security death master file. It compares deaths from 2021 to deaths in 2020. You simply cannot get such a rise in deaths like that unless something very deadly is affecting massive numbers of people. This explains why insurance companies all over the world were seeing massive death spikes in Q3 and Q4 of 2021. The vaccine was simply taking an average of 5 months from the most recent injection to kill people. The peak here is September 9, 2021.

Daily vaccine doses administered in the US

The peak is April 12, 2021.

The peak is April 12, 2021.

Occam’s razor

The most obvious conclusion is that the vaccine takes an average of 5 months to kill people after the second dose.

The second peak in December 2021 will result in life insurance companies having spikes in Q1 and Q2 of 2022.

Here’s what UK Professor Norman Fenton said

Another analysis using only European data found the exact same 5 month delay!

Analysis from Chris Martenson’s site found the same 5 month delay using different source data! That is really stunning. I had no idea when I wrote my article.

https://stevekirsch.substack.com/p/this-one-graph-tells-you-everything/comment/8768068

I encourage everyone to read all the comments.

Alternate hypotheses

If someone has a better explanation for this data, I’d love to hear it.

If any fact checker wants to challenge me on this, you can use the Contact Form and let’s have a recorded conversation.

The CDC doesn’t want to talk about this. They also won’t tell us why they aren’t showing us this data.

For sure, the NY Times and rest of the mainstream media will ignore this and won’t ask any questions. Maybe Tucker Carlson will talk about it.

Summary

It was wrong to assume that most of the vaccine-related deaths were happening shortly after vaccination. Some are, but most are not. It’s just that they were easier to notice when there was temporal proximity to the jabs.

If someone you know died around 5 months after vaccination, you should definitely have a proper autopsy done as described in my earlier interview with Ryan Cole.

Please share this info.

La prise de contrôle sur la nature par Wall Street se poursuit grâce au lancement d’une nouvelle classe d’actifs – par Whitney Webb.

Un excellent (comme toujours) article de Whitney Webb, pas outrageusement long. Désolé de ne l’avoir pas traduit avant, je l’avais loupé.

Comme je l’affirmais ici, il s’agit bel et bien d’un ajustement structurel de la société entière, et même de la planète entière, avec comme objectif explicitement annoncé ici par les intéressés le retour sur investissement.

En clair, après vous avoir confisqué la Terre, ces vieux cons malades vous parqueront dans des prisons digitales, comme celle-ci (regardez, ça vaut la peine), une actualisation du Projet Vénus, dont je parlais il y a exactement deux ans et un mois. Et ils liquideront les anciens peuples, histoire de vous faire passer le goût du retour à la Nature, comme Derrick Jensen l’expliquait ici.

Alors, il vous plaît, le Nouveau Normal?

Source.


Traduction

La prise de contrôle sur la nature par Wall Street se poursuit grâce au lancement d’une nouvelle classe d’actifs

Un projet du système bancaire multilatéral de développement, de la Fondation Rockefeller et de la Bourse de New York a récemment créé une nouvelle classe d’actifs qui mettra en vente, sous couvert de promouvoir la « durabilité », non seulement le monde naturel, mais aussi les processus qui sous-tendent toute vie.

par Whitney Webb

13 octobre 2021

Le mois dernier, la Bourse de New York a annoncé qu’elle avait mis au point une nouvelle catégorie d’actifs et le véhicule de cotation correspondant, destinés à « préserver et restaurer les actifs naturels qui, en fin de compte, sous-tendent la possibilité de vie sur Terre ». Appelé société d’actifs naturels (Natural Asset Company, ou NAC), ce véhicule permettra la création de sociétés spécialisées « qui détiendront les droits sur les services écosystémiques produits sur une parcelle de terre donnée, des services tels que la séquestration du carbone [NdT. comme cette brillante idée, très écologique] ou l’eau propre ». Ces NAC entretiendront, géreront et développeront les actifs naturels qu’elles commercialiseront, dans le but de maximiser les aspects des actifs naturels jugés rentables par la société.

Bien que décrites comme agissant comme « toute autre entité » à la Bourse de New York, il est allégué que les NAC « utiliseront les fonds pour aider à préserver une forêt tropicale ou entreprendre d’autres activités de conservation, comme le fait de changer les pratiques de production agricole conventionnelles d’une ferme ». Pourtant, comme expliqué vers la fin de cet article, même les créateurs des NAC admettent que leur but ultime est d’extraire des profits quasi infinis des processus naturels qu’ils cherchent à quantifier puis à monétiser.

Le directeur des opérations de la Bourse de New York, Michael Blaugrund, y a fait allusion dans ce qu’il a déclaré ce qui suit au sujet du lancement des NAC: « Notre espoir est que la possession d’une société d’actifs naturels sera un moyen pour un éventail de plus en plus large d’investisseurs d’avoir la possibilité d’investir dans quelque chose qui a une valeur intrinsèque, mais qui, jusqu’à présent, était en fait exclu des marchés financiers. »

Dans le cadre d’un discours noble sur la « durabilité » et la « conservation », les rapports médiatiques sur l’initiative dans des médias tels que Fortune n’ont pas pu éviter de noter que les NAC ouvrent les portes à « une nouvelle forme d’investissement durable » qui « a enthousiasmé des gens comme le PDG de BlackRock, Larry Fink, au cours des dernières années, même s’il reste de grandes questions sans réponse à ce sujet ». Fink, l’un des oligarques financiers les plus puissants du monde, est et a longtemps été un pilleur d’entreprises, pas un écologiste, et son enthousiasme pour les NAC devrait faire s’interroger même ses partisans les plus enthousiastes sur le fait que cette entreprise aie vraiment pour but de faire progresser la conservation, comme on le prétend.

La mission de l’IEG se concentre sur « la création d’une nouvelle classe d’actifs basée sur les actifs naturels et le mécanisme permettant de les convertir en capital financier. » « Ces actifs », déclare l’IEG, rendent « la vie sur Terre possible et agréable… Ils comprennent les systèmes biologiques qui fournissent de l’air pur, de l’eau, des aliments, des médicaments, un climat stable, la santé humaine et le potentiel sociétal. »

En d’autres termes, les NAC permettront non seulement de transformer en actifs financiers les écosystèmes, mais aussi les droits aux « services écosystémiques », ou les avantages que les gens reçoivent de la nature. Il s’agit notamment de la production alimentaire, du tourisme, de l’eau potable, de la biodiversité, de la pollinisation, de la séquestration du carbone et bien plus encore. L’IEG travaille actuellement en partenariat avec le gouvernement du Costa Rica pour piloter ses actions en matière de NAC dans ce pays. La Ministre de l’Environnement et de l’Energie du Costa Rica, Andrea Meza Murillo, a déclaré que le projet pilote avec l’IEG « permettra d’approfondir l’analyse économique de la valeur économique de la nature, ainsi que de continuer à mobiliser des flux financiers pour la conservation ».

Avec les NAC, la Bourse de New York et l’IEG mettent désormais en vente la totalité de la nature. Bien qu’ils affirment que cela permettra de « transformer notre économie en une économie plus équitable, résiliente et durable », il est clair que les futurs « propriétaires » de la nature et des processus naturels seront les seuls véritables bénéficiaires.

Selon l’IEG, les NAC commencent par l’identification d’un actif naturel, tel qu’une forêt ou un lac, qui est ensuite quantifié à l’aide de protocoles spécifiques. De tels protocoles ont déjà été élaborés par des groupes connexes tels que la Capitals Coalition, qui est associée à plusieurs partenaires de l’IEG ainsi qu’au Forum Economique Mondial et à diverses coalitions de sociétés multinationales. Ensuite, un NAC est créé et la structure de l’entreprise décide qui a les droits sur la productivité de cet actif naturel ainsi que les droits de décider comment cet actif naturel est géré et gouverné. Enfin, un NAC est « converti » en capital financier en lançant une offre publique initiale sur une bourse de valeurs, comme la Bourse de New York. Cette dernière étape « génère du capital pour gérer l’actif naturel » et la fluctuation de son prix en bourse « signale la valeur de son capital naturel. »

Comment créer une NAC

La création et le lancement des NAC ont pris deux ans et ont vu la Bourse de New York s’associer à Intrinsic Exchange Group (IEG), dans laquelle la Bourse de New York elle-même détient une participation minoritaire. Les trois investisseurs d’IEG sont la Banque Interaméricaine de Développement (BID), branche latino-américaine du système bancaire multilatéral de développement qui impose des programmes néolibéraux et néocolonialistes par le biais de l’endettement; la Fondation Rockefeller, fondation de la dynastie d’oligarques américains dont les activités sont depuis longtemps étroitement liées à Wall Street; et Aberdare Ventures, une société de capital-risque principalement axée sur l’espace numérique de la santé. Il est à noter que la BID et la Fondation Rockefeller sont étroitement liées aux pressions exercées sur les monnaies numériques des banques centrales (Central Bank Digital Currencies – CBDC) et les cartes d’identité numériques biométriques.

Cependant, la NAC et ses employés, directeurs et propriétaires ne sont pas nécessairement les propriétaires de l’actif naturel lui-même après cette dernière étape. Au contraire, comme le note l’IEG, la NAC n’est que l’émetteur, tandis que les acheteurs potentiels de l’actif naturel que la NAC représente peuvent comprendre: des investisseurs institutionnels, des investisseurs privés, des particuliers et des institutions, des sociétés, des fonds souverains et des banques multilatérales de développement. Ainsi, les sociétés de gestion d’actifs qui, pour l’essentiel, possèdent déjà une grande partie du monde, comme Blackrock, pourraient ainsi devenir propriétaires de processus naturels, de ressources naturelles et des fondements mêmes de la vie naturelle qui seront bientôt monétisés.

La Bourse de New York et l’IEG ont présenté ce nouveau véhicule d’investissement comme étant destiné à générer des fonds qui seront reversés aux efforts de conservation ou de durabilité. Toutefois, le site Web de l’IEG indique que l’objectif est en réalité de tirer un profit sans fin des processus naturels et des écosystèmes qui étaient auparavant considérés comme faisant partie des « biens communs« , c’est-à-dire des ressources culturelles et naturelles accessibles à tous les membres d’une société, y compris les matières naturelles telles que l’air, l’eau et une terre habitable. Selon l’IEG, « au fur et à mesure que l’actif naturel prospère, fournissant un flux constant ou croissant de services écosystémiques, les capitaux propres de l’entreprise devraient s’apprécier en conséquence, fournissant des retours sur investissement. Les actionnaires et les investisseurs de l’entreprise, par le biais d’offres secondaires, peuvent réaliser des bénéfices en vendant des actions. Ces ventes peuvent être évaluées pour refléter l’augmentation de la valeur du capital de l’action, plus ou moins en adéquation avec sa rentabilité, créant un flux de trésorerie basé sur la santé de l’entreprise et de ses actifs. »

Le chercheur et journaliste Cory Morningstar a fortement critiqué l’approche adoptée par la Bourse de New York et l’IGE et considère les NAC comme un système qui ne fera qu’exacerber la prédation de la nature par les entreprises, malgré les affirmations du contraire. Morningstar a décrit les NAC comme « Rockefeller et compagnie permettant aux marchés de dicter ce qui a de la valeur dans la nature – et ce qui n’en a pas ». Pourtant, ce n’est pas aux institutions capitalistes et à la finance mondiale de décider quelle vie a de la valeur. Les écosystèmes ne sont pas des « actifs ». Les communautés biologiques existent pour leurs propres besoins, pas pour les nôtres. »

Une nouvelle méthode de pillage

L’objectif ultime des NAC n’est pas la durabilité ou la conservation – c’est la financiarisation de la nature, c’est-à-dire la transformation de la nature en une marchandise qui peut être utilisée pour maintenir l’économie actuelle et corrompue de Wall Street en expansion, sous couvert de protéger l’environnement et d’empêcher sa dégradation supplémentaire. En effet, l’IEG le dit clairement lorsqu’il note que « l’opportunité » des NAC ne réside pas dans leur potentiel d’amélioration du bien-être ou de la durabilité de l’environnement, mais dans la taille de cette nouvelle classe d’actifs, qu’il appelle « Économie de la Nature ».

Source: IEG

En effet, alors que les classes d’actifs de l’économie actuelle sont évaluées à environ 512 trillions de dollars [NdT. donc, 512 millions correction, milliers de milliards de dollars], les classes d’actifs débloquées par les NAC sont nettement plus importantes, soit 4 000 trillions de dollars (c’est-à-dire 4 quadrillions de dollars) [NdT. donc 4 milliards correction, millions de milliards de dollars]. Ainsi, les NAC ouvrent aux banques et aux institutions financières prédatrices de Wall Street un nouveau terrain de chasse qui leur permettra de dominer non seulement l’économie humaine, mais aussi l’ensemble du monde naturel. Dans le monde actuellement construit par ces entités et d’autres, où même la liberté est recadrée non pas comme un droit mais comme « un service », les processus naturels dont dépend la vie sont également recadrés comme des actifs, qui auront des propriétaires. Ces « propriétaires » auront finalement le droit, dans ce système, de dicter qui a accès à l’eau potable, à l’air pur, à la nature elle-même et à quel prix.

Selon Cory Morningstar, l’un des autres objectifs de la création de « l’Economie de la Nature » et de son habillage sur mesure pour Wall Street via les NAC est de faire progresser de manière drastique les énormes opérations d’accaparement de terres réalisées ces dernières années par Wall Street et la classe oligarchique. Cela inclut les récents accaparements de terres effectués par les entreprises de Wall Street ainsi que par des « philanthropes » milliardaires comme Bill Gates [NdT. voir ma traduction de l’article de Robert F. Kennedy Jr] pendant la crise du COVID. Cependant, les accaparements de terres facilités par le développement des NAC viseront principalement les communautés indigènes du monde en développement.

Comme le note Morningstar:

« Le lancement public des NAC a stratégiquement précédé la quinzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique, la plus grande conférence sur la biodiversité depuis une décennie. Sous le prétexte de transformer 30% du globe en « zones protégées », le plus grand accaparement de terres de l’histoire est en cours. Fondée sur le principe de la suprématie blanche, cette proposition entraînera le déplacement de centaines de millions de personnes et contribuera au génocide en cours des peuples indigènes. La tragique ironie est la suivante: alors que les peuples autochtones représentent moins de 5% de la population mondiale, ils entretiennent environ 80% de toute la biodiversité. »

L’IEG, dans sa discussion des NAC, note de manière éloquente que le produit de l’introduction en bourse d’une NAC peut être utilisé pour l’acquisition de davantage de terres par les entités qui la contrôlent ou utilisé pour augmenter les budgets ou les fonds de ceux qui reçoivent le capital de l’introduction en bourse. On est loin du baratin commercial de la Bourse de New York et de l’IGE selon lequel les NAC sont « différentes » parce que leurs introductions en bourse seront utilisées pour « préserver et protéger » les zones naturelles.

Il est certain que la panique liée au changement climatique, qui est en train de prendre la place de la panique liée au COVID-19, sera utilisée pour commercialiser habilement les NAC et des tactiques similaires comme des moyens nécessaires pour sauver la planète, mais – soyez-en sûr – les NAC ne sont pas un moyen de sauver la planète, mais un moyen de permettre aux mêmes intérêts responsables des crises environnementales actuelles d’inaugurer une nouvelle ère où leur exploitation prédatrice atteindra de nouveaux sommets, inimaginables jusqu’à présent.

Auteur

Whitney Webb

Whitney Webb est rédactrice, chercheuse et journaliste professionnelle depuis 2016. Elle a écrit pour plusieurs sites web et, de 2017 à 2020, a été rédactrice en chef et journaliste d’investigation senior pour Mint Press News. Elle écrit actuellement pour The Last American Vagabond.


Texte original

Wall Street’s Takeover of Nature Advances with Launch of New Asset Class

A project of the multilateral development banking system, the Rockefeller Foundation and the New York Stock Exchange recently created a new asset class that will put, not just the natural world, but the processes underpinning all life, up for sale under the guise of promoting “sustainability.”

by Whitney Webb

October 13, 2021

Last month, the New York Stock Exchange (NYSE) announced it had developed a new asset class and accompanying listing vehicle meant “to preserve and restore the natural assets that ultimately underpin the ability for there to be life on Earth.” Called a natural asset company, or NAC, the vehicle will allow for the formation of specialized corporations “that hold the rights to the ecosystem services produced on a given chunk of land, services like carbon sequestration or clean water.” These NACs will then maintain, manage and grow the natural assets they commodify, with the end of goal of maximizing the aspects of that natural asset that are deemed by the company to be profitable.

Though described as acting like “any other entity” on the NYSE, it is alleged that NACs “will use the funds to help preserve a rain forest or undertake other conservation efforts, like changing a farm’s conventional agricultural production practices.” Yet, as explained towards the end of this article, even the creators of NACs admit that the ultimate goal is to extract near-infinite profits from the natural processes they seek to quantify and then monetize.

NYSE COO Michael Blaugrund alluded to this when he said the following regarding the launch of NACs: “Our hope is that owning a natural asset company is going to be a way that an increasingly broad range of investors have the ability to invest in something that’s intrinsically valuable, but, up to this point, was really excluded from the financial markets.”

Framed with the lofty talk of “sustainability” and “conservation”, media reports on the move in outlets like Fortune couldn’t avoid noting that NACs open the doors to “a new form of sustainable investment” which “has enthralled the likes of BlackRock CEO Larry Fink over the past several years even though there remain big, unanswered questions about it.” Fink, one of the world’s most powerful financial oligarchs, is and has long been a corporate raider, not an environmentalist, and his excitement about NACs should give even its most enthusiastic proponents pause if this endeavor was really about advancing conservation, as is being claimed.

How to Create a NAC

The creation and launch of NACs has been two years in the making and saw the NYSE team up with the Intrinsic Exchange Group (IEG), in which the NYSE itself holds a minority stake. IEG’s three investors are the Inter-American Development Bank, the Latin America-focused branch of the multilateral development banking system that imposes neoliberal and neo-colonalist agendas through debt entrapment; the Rockefeller Foundation, the foundation of the American oligarch dynasty whose activities have long been tightly enmeshed with Wall Street; and Aberdare Ventures, a venture capital firm chiefly focused on the digital healthcare space. Notably, the IADB and the Rockefeller Foundation are closely tied to the related pushes for Central Bank Digital Currencies (CBDCs) and biometric Digital IDs

The IEG’s mission focuses on “pioneering a new asset class based on natural assets and the mechanism to convert them to financial capital.” “These assets,” IEG states, make “life on Earth possible and enjoyable…They include biological systems that provide clean air, water, foods, medicines, a stable climate, human health and societal potential.” 

Put differently, NACs will not only allow ecosystems to become financial assets, but the rights to “ecosystem services”, or the benefits people receive from nature as well. These include food production, tourism, clean water, biodiversity, pollination, carbon sequestration and much more. IEG is currently partnering with Costa Rica’s government to pilot its NAC efforts within that country. Costa Rica’s Minister of Environment and Energy, Andrea Meza Murillo, has claimed that the pilot project with IEG “will deepen the economic analysis of giving nature its economic value, as well as to continue mobilizing financial flows to conservation.”

With NACs, the NYSE and IEG are now putting the totality of nature up for sale. While they assert that doing so will “transform our economy to one that is more equitable, resilient and sustainable”, it’s clear that the coming “owners” of nature and natural processes will be the only real beneficiaries.

Per the IEG, NACs first begin with the identification of a natural asset, such as a forest or lake, which is then quantified using specific protocols. Such protocols have already been developed by related groups like the Capitals Coalition, which is partnered with several of IEG’s partners as well as the World Economic Forum and various coalitions of multinational corporations. Then, a NAC is created and the structure of the company decides who has the rights to that natural asset’s productivity as well as the rights to decide how that natural asset is managed and governed. Lastly, a NAC is “converted” into financial capital by launching an initial public offering on a stock exchange, like the NYSE. This last stage “generates capital to manage the natural asset” and the fluctuation of its price on the stock exchange “signals the value of its natural capital.”

However, the NAC and its employees, directors and owners are not necessarily the owners of the natural asset itself following this final step. Instead, as IEG notes, the NAC is merely the issuer while the potential buyers of the natural asset the NAC represents can include: institutional investors, private investors, individuals and institutions, corporations, sovereign wealth funds and multilateral development banks. Thus, asset management firms that essentially already own much of the world, like Blackrock, could thus become owners of soon-to-be monetized natural processes, natural resources and the very foundations of natural life itself.

Both the NYSE and IEG have marketed this new investment vehicle as being aimed at generating funds that will go back to conservation or sustainability efforts. However, on the IEG’s website, it notes that the goal is really endless profit from natural processes and ecosystems that were previously deemed to be part of “the commons”, i.e. the cultural and natural resources accessible to all members of a society, including natural materials such as air, water, and a habitable earth. Per the IEG, “as the natural asset prospers, providing a steady or increasing flow of ecosystem services, the company’s equity should appreciate accordingly providing investment returns. Shareholders and investors in the company through secondary offers, can take profit by selling shares. These sales can be gauged to reflect the increase in capital value of the stock, roughly in-line with its profitability, creating cashflow based on the health of the company and its assets.”

Researcher and journalist Cory Morningstar has strongly disagreed with the approach being taken by NYSE/IEG and views NACs as a system that will only exacerbate the corporate predation of nature, despite claims to the contrary. Morningstar has described NACs as “Rockefeller et al. letting the markets dictate what in nature has value – and what does not. Yet, it’s not for capitalist institutions and global finance to decide what life has value. Ecosystems are not ‘assets.’ Biological communities exist for their own purposes, not ours.”

A New Way to Loot

The ultimate goal of NACs is not sustainability or conservation – it is the financialization of nature, i.e. turning nature into a commodity that can be used to keep the current, corrupt Wall Street economy booming under the guise of protecting the environment and preventing its further degradation. Indeed, IEG makes this clear when they note that “the opportunity” of NACs lies not in their potential to improve environmental well-being or sustainability, but in the size of this new asset class, which they term “Nature’s Economy.”

Source: IEG

Indeed, while the asset classes of the current economy are value at approximately $512 trillion, the asset classes unlocked by NACs are significantly larger at $4,000 trillion (i.e. $4 quadrillion). Thus, NACs open up a new feeding ground for predatory Wall Street banks and financial institutions that will allow them to not just dominate the human economy, but the entire natural world. In the world currently being constructed by these and related entities, where even freedom is being re-framed not as a right but “a service,” the natural processes on which life depends are similarly being re-framed as assets, which will have owners. Those “owners” will ultimately have the right, in this system, to dictate who gets access to clean water, to clean air, to nature itself and at what cost. 

According to Cory Morningstar, one of the other aims of creating “Nature’s Economy” and neatly packaging it for Wall Street via NACs is to drastically advance massive land grab efforts made by Wall Street and the oligarch class in recent years. This includes the recent land grabs made by Wall Street firms as well as billionaire “philanthropists” like Bill Gates during the COVID crisis. However, the land grabs facilitated through the development of NACs will largely target indigenous communities in the developing world. 

As Morningstar notes:

The public launch of NACs strategically preceded the fifteenth meeting of the Conference of the Parties to the Convention on Biological Diversity, the biggest biodiversity conference in a decade. Under the pretext of turning 30% of the globe into “protected areas”, the largest global land grab in history is underway. Built on a foundation of white supremacy, this proposal will displace hundreds of millions, furthering the ongoing genocide of Indigenous peoples. The tragic irony is this: while Indigenous peoples represent less than 5% of the global population, they support approximately 80% of all biodiversity.

IEG, in discussing NACs, tellingly notes that proceeds from a NAC’s IPO can be used for the acquisition of more land by its controlling entities or used to boost the budgets or funds of those who receive the capital from the IPO. This is a far cry from the NYSE/IEG sales pitch that NACs are “different” because their IPOs will be used to “preserve and protect” natural areas.

The climate change panic that is now rising to the take the place of COVID-19 panic will surely be used to savvily market NACs and similar tactics as necessary to save the planet, but – rest assured – NACs are not a move to save the planet, but a move to enable the same interests responsible for the current environmental crises to usher in a new era where their predatory exploitation reaches new heights that were previously unimaginable.

Author

Whitney Webb

Whitney Webb has been a professional writer, researcher and journalist since 2016. She has written for several websites and, from 2017 to 2020, was a staff writer and senior investigative reporter for Mint Press News. She currently writes for The Last American Vagabond.

La réalité de l’avortement tardif.

Source.


Traduction

La réalité de l’avortement tardif

Blogueuse invitée

24 octobre 2016

J’ai subi une procédure d’avortement tardif.

Bien que je sois quelqu’un de très discret, je ne peux plus me taire.

Je suis en colère de voir qu’il y a des femmes à qui on ne dit pas la vérité sur l’avortement. Je suis furieuse, en fait. J’ai vu de mes propres yeux la destruction que provoquent les mensonges qui entourent l’avortement.

Après que le cœur de mon bébé ait cessé de battre à la fin de ma grossesse, mon médecin m’a envoyée dans une clinique d’avortement de Los Angeles pour y subir une procédure appelée dilatation et extraction. Au départ, je n’avais aucune idée que mon médecin m’avait envoyée dans une clinique d’avortement. Je n’ai vu aucun « signe » à mon arrivée, car la clinique ressemblait à un cabinet médical ordinaire. Le nom « avortement » n’apparaissait nulle part sur les affiches ou les brochures. Vous me trouverez peut-être naïve, mais mon mari et moi étions plongés dans la brume du chagrin et certaines choses ont pu nous échapper. Ce n’est que lorsque je suis sortie après le premier jour de la procédure de deux jours et que j’ai été abordée par des manifestants à l’extérieur de la clinique que j’ai pleinement réalisé où j’étais. J’ai réalisé que j’allais subir une procédure d’avortement (sauf que le cœur de mon bébé avait déjà cessé de battre).

Nous avons passé cette nuit-là à parler au téléphone avec mes médecins et notre compagnie d’assurance, pour essayer de les convaincre de m’envoyer ailleurs. J’étais déjà bouleversée par la perte de notre enfant et je ne pouvais même pas imaginer accoucher dans un endroit qui avait pour vocation de mettre fin à la vie de bébés. En fin de compte, je n’ai pas eu le choix. Les médecins n’ont pas voulu m’envoyer ailleurs et on m’a dit que je tomberais malade si je ne suivais pas le reste de la procédure le lendemain. Dans notre chagrin, nous étions incapables de penser clairement et de trouver un moyen de nous battre. C’est donc avec beaucoup d’appréhension que nous nous sommes rendus à la clinique le lendemain, bien que désemparés et en état de choc.

On m’a fait entrer dans une salle d’attente où les autres femmes étaient assises en attendant de subir leur intervention. Il n’y avait que ces femmes – pas d’amies, de partenaires de soutien ou d’infirmières. C’était une pièce fermée et nous étions libres de parler. Elles ont partagé leurs histoires et leurs raisons de subir un avortement tardif. J’étais la curiosité dans cette pièce – la seule qui n’avait pas choisi d’être là. Il régnait entre elles un air de calme et de convivialité. Assise là, mon esprit s’emballait et j’essayais de trouver les mots pour les supplier de ne pas le faire. Mais il était déjà trop tard. Elles avaient déjà reçu une injection pour arrêter les battements du cœur de leurs bébés. Leurs bébés étaient déjà morts.

Une par une, nous avons été appelées dans la salle d’opération. Lorsque mon tour est arrivé et que j’ai été préparée pour l’opération, le médecin m’a parlé d’une voix douce et m’a laissé entendre que tout irait bien une fois l’opération terminée. J’imagine qu’il disait ça à toutes les patientes. Les infirmières m’ont souri et tapoté la main pour me rassurer, m’apaisant de leurs tendres regards.

Quand je me suis réveillée dans la salle de réveil, ce fut au son de pleurs. L’air de calme et de sérénité qui régnait entre nous avait disparu. Les propos des femmes qui m’entouraient étaient d’une tristesse inimaginable. Je pouvais entendre la détresse dans leurs voix. Le regret. La douleur.

 » Rendez-moi mon bébé! Rendez-moi mon bébé! S’il vous plaît! »

J’ai parlé à la fille qui a dit ça, je lui ai dit que son bébé était au paradis. Elle n’avait pas à s’inquiéter pour lui. Mais comme ces mots ont dû paraître dérisoires dans une telle situation! On dit à une femme que sa décision de mettre fin à sa grossesse est courageuse. Forte. Sage. L’option la plus facile. Le bon choix. SON choix. Ces mots, façonnés en de douces étoffes, l’entraînent dans une clinique qui prétend être de son côté. Mais alors que la fille à côté de moi était allongée sur le lit, ces mots soyeux se sont transformés en pierres qui la bombardaient. Ces mots se moquaient de sa douleur, sonnaient faux devant la réalité.

Une infirmière a entendu mes mots et s’est interposée entre nous, fermant le rideau pour bloquer notre échange. Dans le claquement sec et bruyant du tissu, j’ai perçu de la censure.

La femme derrière le rideau n’était pas la seule à être affectée par ces discours trompeurs; les cris que j’entendais des autres autour de nous me disaient qu’elles aussi étaient ébranlés par ces discours.

Après la salle de réveil, on nous a conduites dans une salle séparée où nous avons dû attendre une heure avant de pouvoir être libérées. Nous nous tordions de douleur, mais le mieux que les infirmières pouvaient nous offrir était du Tylenol. Les sourires amicaux de la salle d’opération avaient disparu. Nous avions l’impression d’être des gêneuses, qui imploraient un soulagement qu’elles ne pouvaient pas nous donner. On nous répondait sèchement, on nous disait de nous taire ou on nous ignorait tout simplement. Un autre mensonge est apparu à ces femmes: l’avortement EST extrêmement douloureux physiquement, surtout dans les derniers stades.

Ce qui est arrivé à ces femmes est grave. En entrant dans cette clinique, elles ne se sont pas dit qu’elles couraient un grand risque de souffrir de troubles psychiatriques à vie, notamment de pensées suicidaires, du syndrome de stress post-traumatique et de dépression. Ni mon dossier d’admission ni mon dossier de sortie ne mentionnaient cette possibilité. Ils ne mentionnaient pas non plus mon risque accru d’infertilité et de fausse couche lors de mes futures grossesses. Je pense que les risques réels (dont ceux-ci ne représentent qu’une partie) sont enterrés sous un langage conçu pour cacher les ravages très réels que l’avortement peut causer aux femmes. La douleur est qualifiée d' »inconfort » et la tristesse et la dépression ne sont même pas mentionnées (ce qui est ridicule car ils savent très bien que la manipulation des hormones découlant de l’interruption d’une grossesse par un accouchement ou un avortement expose les patientes à un risque réel de dépression post-partum). Oublier de le mentionner aux femmes relève presque du crime.

Laissons de côté pour l’instant toute discussion sur la culpabilité et concentrons-nous sur le fait qu’il existe des mensonges systémiques qui persuadent les femmes que l’avortement n’est pas un meurtre, qu’il est relativement facile et pas insupportablement douloureux. L’expérience que j’ai vécue à la clinique d’avortement ce jour-là m’a fait découvrir l’angoisse très réelle que l’avortement provoque chez les femmes. Je crois sincèrement que plusieurs des femmes qui se trouvaient à la clinique avec moi ce jour-là n’y seraient jamais entrées si on leur avait présenté une image parfaitement honnête de l’avortement.

Je poursuivrai mon combat pour faire connaître cette vérité. Nous devons tous le faire. Si nous nous soucions vraiment des femmes et de leur bien-être, elles doivent connaître les effets durables et traumatisants de l’avortement. Il y a des gens qui veulent « défendre les droits des femmes à prendre leurs propres décisions en matière de santé », et pourtant ils veulent que ces femmes prennent ces décisions sur la base d’informations fausses ou à moitié cachées. Dans le meilleur des cas, ce n’est ni aimant ni honnête. Il existe bel et bien une guerre contre les femmes, et elle est menée par ceux-là mêmes qui prétendent les aimer le plus.

Le post invité d’aujourd’hui nous vient d’une mère de quatre enfants qui soutient le projet Guiding Star.


Texte original

The Truth About Late Term Abortion

Guest Blogger

October 24, 2016

I had a late-term abortion procedure.

Although I’m a very private person, I can’t keep silent any more.

I’m mad that there are women who are not told the truth about abortion. I’m furious, actually. I saw firsthand the destruction caused by the lies about abortion.

After my baby’s heart stopped beating late in my pregnancy, I was sent by my doctor to an abortion clinic in Los Angeles to have the procedure known as a Dilation and Extraction. I had no idea beforehand that my doctor had sent me to an abortion clinic. There were no “tells” once I arrived since it looked just like a regular doctor’s office. The name “abortion” wasn’t anywhere on any placards or brochures. You can call me naive, but my husband and I were in the haze of grief and some things may have gone unnoticed. It wasn’t until I left the first day of the two-day procedure and was approached by protesters outside of the clinic that I fully realized where I was. I realized I was going to go through the abortion process (except that my baby’s heart had already stopped beating).

We spent that night on the phone talking with my doctors and our insurance company, trying to convince them to send me elsewhere. I was already distraught over the loss of our child and I couldn’t even fathom delivering in a place designed to end babies’ lives. In the end, I had no choice. The doctors would not refer me elsewhere and I was told I would get sick if I didn’t go through with the rest of the procedure the next day. In our grief, we were unable to think clearly and find a way to fight this. So with great trepidation we went to the clinic the next day, albeit numb and in a state of shock.

I was ushered into a waiting room where the other women sat as they waited to go in for their procedures. It was just us women – no friends, support partners, or nurses. It was a closed room and we were free to talk. They shared their stories and their reasons for undergoing their late abortions. I was the novelty in the room – the only one there who didn’t choose to be. There was an air of calm and friendliness among them. As I sat there, my mind raced as I tried to find the words to beg them not to go through with it. But, it was already too late. They had already had the shot to stop their babies’ heartbeats. Their babies were already gone.

One by one, we were called into the operating room. When it was my turn and I was prepped for surgery, the doctor spoke to me in a kind voice and intimated that all would be just fine once this was done. I imagine he told all the patients that. The nurses smiled at me and patted my hand to reassure me, soothing me with their gentle eyes.

When I woke up in the recovery room, it was to the sound of weeping. Gone was the air of easy calm among us. The things I heard from the women surrounding me were unimaginably sad. I could hear the shock in their voices. The regret. The pain.

“I want my baby back! I just want my baby back! Please!”

I spoke to the girl who said this, telling her that her baby was in heaven. She didn’t have to worry for him. But how flimsy these words must have sounded in the face of such a situation! A woman is told that her decision to end her pregnancy is brave. Strong. Wise. The easiest option. The right choice. HER choice. These words, fashioned into soft scarves, pull her into a clinic that claims to stand beside her. But as the girl next to me laid there on the bed, those silken words hardened into stones that now pelted her. Those words mocked her pain, proving false in the face of reality.

A nurse heard my words and stepped between us, shutting the curtain to block our interactions. I felt the censure in the brisk, loud snap of the material.

The woman behind the curtain wasn’t the only one affected by these misleading narratives; the cries that I heard from the others around us told me that they too were reeling because of them.
After the recovery room, we were led to a separate room where we had to wait an hour before we could be released. We were all writhing in pain, but the best that the nurses could offer was Tylenol. Gone were the friendly smiles from the surgery suite. We felt like we were now annoyances, begging for relief when they couldn’t give us any. We received choppy answers, were told we needed to be quiet, or were simply ignored altogether. Yet another lie revealed itself to these women: abortion IS extremely physically painful, especially in the later stages.

What happened to these women matters. They didn’t enter into that clinic under the assumption that they were putting themselves at great risk of lifelong psychiatric disturbances including suicidal thoughts, Post Traumatic Stress Disorder, and depression. Neither my admission nor discharge paperwork mention the possibility. It also failed to mention my increased risk of infertility and miscarriage with future pregnancies. I believe that the real risks (of which these are just a few) are buried under language crafted to hide the very real devastation that abortion can cause women. Pain is called “discomfort” and sadness and depression aren’t even mentioned (which is ludicrous as they are very aware that the manipulation of hormones stemming from ending a pregnancy through delivery or abortion puts patients at a very real risk of postpartum depression). It seems almost criminal to forgo the mention of this to women.

Let’s set aside any discussion of culpability for the time being and focus on the fact that there are systemic lies that persuade women that abortion is not murder, and that it’s relatively easy and not unbearably painful. My experience at the abortion clinic that day introduced me to the very real anguish that abortion brings to women. I truly believe that several of the women at the clinic with me that day would not have entered the clinic if they had received a thoroughly honest portrayal of abortion.

I will continue my fight to get this truth out. We all must do this. If we really care for women and their well-being, they must know about abortion’s lasting and traumatizing effects. There are people that want to “defend women’s rights to make their own health care decisions”, and yet they want these women to make these decisions based on false or half-hidden information. This is neither loving nor honest, at best. There is indeed a war on women, but it’s being waged by the very ones who claim to love them most.

Today’s guest post comes from a mother of four and Guiding Star Project supporter.

Dernières nouvelles – Tentative d’assassinat de Douguine – par John Paul.

J’avais prévenu ici que je ne ferais plus beaucoup dans l’actualité. En passant, merci aux nombreux lecteurs de l’article en question – pour les autres, lisez-le. Pratiquement tout ce que je publie depuis deux ans et demi est exact ou finit par le devenir. Ce sera encore le cas ici.

Même chose pour John Paul, qui est bien plus pointu que moi sur l’analyse des systèmes (c’est son métier), raison pour laquelle je traduis ceci en dernière minute. S’il dit que c’est important, c’est important, en tout cas au niveau du système géopolitique.

Pour que ce soit parfaitement limpide, je ne crois pas une seule seconde à la mort de la fille de Douguine. Le monde ne fonctionne tout simplement pas comme ça. C’est une pure mise en scène, de façon à justifier la suite de l’opération, dans laquelle il y a probablement un rôle pour un Douguine affligé mais en vie. La comparaison de John Paul avec l’assassinat de l’archiduc Franz Ferdinand est donc – involontairement – judicieuse: il n’a jamais eu lieu non plus. Ce qui a peu d’importance, puisqu’on s’en est quand même servi pour déclencher la Première Guerre Mondiale, qui a permis le démantèlement des anciens Empires et le grand massacre paysan français, c’est-à-dire l’ajustement structurel qui a garanti à la Banque son retour sur investissement dans le monde d’après. Vous savez, celui qu’on a « reconstruit en mieux ».

Ceci servira au strict minimum à finir d’envenimer les relations des pays européens encore en relativement bons termes avec la Russie, qui pourra ainsi couper complètement tous ses approvisionnements en énergie et autres produits essentiels (notamment engrais). L’objectif premier reste la mise à genoux de l’Europe occidentale, je le disais avant l’invasion de l’Ukraine, je le répètais au sujet des sanctions, et maintenant ceci? La voiture d’un des plus proches conseillers du Président russe – ex-KGB – piégée, qui plus est avec un engin artisanal? Comme je l’ai déjà expliqué (avec exemple vécu), nous sommes déjà tous surveillés en temps réel, à un niveau proprement inimaginable.

On nous prend vraiment pour des pommes.

Source.


Traduction

Dernières nouvelles – Tentative d’assassinat de Douguine

« On est dans la merde »

John Paul

21 août

Alors que je suis en train d’écrire l’article que j’étais censé envoyer hier, un autre événement d’importance se produit et vient chambouler mon planning. Cet événement aura des ramifications géopolitiques gigantesques et changera sans aucun doute les relations politiques, particulièrement au niveau du Renseignement, au niveau mondial.

Dans ce même fil de discussion, on trouve d’autres informations [NdT. on trouve surtout une majorité de gros cons d’américains qui se réjouissent de cet assassinat], la dernière étant que les autorités affirment que la source de l’explosion de la voiture était un EEI, un engin explosif improvisé, et non un accident.

Bien que je ne veuille pas me lancer dans des sujets politiques et vous ennuyer avec les détails, voici pourquoi c’est important.

Douguine est de facto l’esprit philosophique ET politique qui se cache derrière la plupart des décisions et des grandes ambitions de Poutine. L’œuvre de Douguine a eu une influence considérable dans toutes les sphères de la société russe, depuis le nationalisme de monsieur tout le monde jusqu’aux mouvements géopolitiques et aux opérations des services de renseignement.

Non seulement ceux qui ont tenté cet assassinat ont échoué lamentablement, comme ils le font souvent (kof, kof, CIA/MI6, kof, kof), mais ils ont tué la fille de cet homme. Quelqu’un qui a une énorme influence dans toutes les hautes sphères de la société russe, y compris les élites et les services de renseignement. Douguine ne porte pas non plus un grand amour aux Ukrainiens, et a déclaré une fois, lors d’une émission en direct, que la Russie devrait procéder au génocide de chaque ukrainien [NdT. c’est faux, c’est une citation prise hors contexte].

Celui qui a évalué et donné le feu vert à cette « opération » a créé un cygne noir (oui, on peut en créer) par pure incompétence. La Russie va maintenant complètement retirer ses gants, ouvertement mais surtout secrètement.

Je tiens à attirer l’attention de tous les lecteurs sur le fait que la Russie est le créateur et le plus grand spécialiste de la guerre hybride.

Si vous êtes européen ou américain, je vous IMPLORE de stocker de la nourriture ou des médicaments, pas besoin de faire des folies et de dépenser des milliers de dollars, mais s’il vous plaît, stockez « l’essentiel ».

Cela pourrait être le moment Franz Ferdinand des années 2020.

Je suis reconnaissant pour tout votre soutien jusqu’à présent, et je vous souhaite à tous un bon week-end.


Texte original

Breaking news – Dugin assassination attempt

« Shit just got real »

John Paul

Aug 21

In the process of writing the piece I was supposed to send out yesterday, yet something else big enough happens that gets in the way. This one has massive geopolitical ramifications and it will definitely shift political relationships and especially Intelligence globally.

In that thread itself, there is more information, with the last one being, authorities assert that the car explosion source was an IED, an Improvised Explosive Device, and not a crash.

While I don’t want to delve into politics and bore you with details, here is why this is important.

Dugin is the de facto both philosophical AND political mind behind most of Putin’s decisions and bigger ambitions, Dugin’s work had a huge influence in all spheres of Russian society, from your average Joe going into nationalism to geopolitical moves and Intelligence operations.



Not only whoever attempted this assassination failed miserably, as the source often does (cough cough CIA/MI6 cough cough), but they killed this man’s daughter. Someone who has enormous influence in all of the upper spheres of Russian society, including elites and the Intelligence services. Dugin also has very little love for Ukrainians, once spouting on a live stream that Russia should genocide every single Ukraine out of existence.

Whoever assessed and greenlight this “operation” engineered a black swan (yes you can engineer these) by sheer incompetence. Russia now will go full gloves off, but overtly but especially covertly.

I want to bring to any reader attention that Russia is the creator and foremost specialist in Hybrid Warfare.

If you are European or American I IMPLORE you to stock some food or medicine, you don’t need to go crazy and spend a thousand dollars on things, but please DO go stock “the basic”.


This has the possibility to be the Franz Ferdinand moment of 2020’s.

I am thankful for all the support so far, and wish all of you a good weekend.