Aurons-nous un Grand Gel? – par The Underdog.

Je profite que c’est assez calme question visites sur le blog pour me faire un peu plaisir – et si ça fait plaisir à quelques lecteurs, c’est encore mieux.

Je conçois qu’au bout d’un moment, on puisse en avoir marre de ne lire que des mauvaises nouvelles. J’ai donc choisi un truc assez rigolo. Enfin, rigolo… On a peut-être pas le même sens de l’humour. Ce n’est pas une particulièrement bonne nouvelle, mais c’est assez ironique: on martèle le bon peuple de « réchauffement climatique », de fonte des glaces, de montée des océans, etc, toutes choses qui pourraient en fait être les signes d’une nouvelle ère glaciaire, ce que vous explique ici Underdog sur son Substack, The Daily Beagle. Ce n’est de plus pas le premier à m’en parler – l’autre, pour ne rien vous cacher, est Matthew Ehret.

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, j’ai lu ailleurs – à vérifier – qu’un âge glaciaire ne s’installe pas progressivement. Il fait dix degrés le lundi et moins quarante le vendredi – et le week-end dure quelques années. Je ne crois pas tellement à cette histoire mais à tout hasard, rentrez du bois. Quand homme blanc rentrer du bois, hiver très, très rude.

Comme il est question ici d’intelligence artificielle, j’en profiterai pour traduire ensuite un article sur ce sujet, d’un autre auteur sur Substack, The Science Analyst, déjà publié ici. Il dit exactement le contraire de Underdog sur l’intelligence artificielle: c’est une impasse, elle n’a aucune conscience et n’en aura jamais. Un peu comme ceux qui nous gouvernent, en fait. Pas étonnant qu’ils aiment tant l’IA.

On met ses gants, son écharpe et on va rencontrer notre nouvel ami, GPT-3 (oui, je sais mais en anglais ça se prononçe djee-pee-tee-three). L’article date du mois d’août, donc de l’eau a depuis coulé sous les ponts. Pourvu que ça dure.

Note: j’ai dû corriger un paragraphe mal écrit.

Source.


Aurons-nous un Grand Gel?

Un commentaire de l’IA sur l’année 1616 dévoile une catastrophe imminente et inattendue

The Underdog

24 août

Le Daily Beagle a accès au GPT-3 d’OpenAI, une IA qui dispose d’un large éventail de données qu’elle peut traiter en un rien de temps. Elle a déjà été invitée à commenter l’article du Daily Beagle intitulé « Les Droits de l’IA: Ami ou ennemi? » sur la reconnaissance de la vie artificielle sentiente et sur la question de savoir si elle doit avoir des droits ou non.

Si vous vous demandez pourquoi l’interroger sur l’année 1616, c’est parce que celle-ci est mentionnée sur les « hungerstones » [les pierres de la famine] allemandes pour rappeler une grave sécheresse du passé. J’avais mentionné ce fait dans les sujets d’actualité de notre Daily Beagle Roundup 21 et 22 combiné. L’avertissement des pierres comprend des avertissements de pénurie alimentaire, ce qui a suscité l’intérêt de certains.

Le Daily Beagle utilise un large éventail de sources de données, dont de nombreux médias, des revues scientifiques et d’autres encore, et fait même appel à une IA pour obtenir des données historiques afin de rassembler rapidement de nouvelles informations.

Nous avons donc pensé qu’il serait judicieux de poser à l’IA quelques questions historiques sur ce qui s’était passé en 1616, et pourquoi, de manière à pouvoir s’en servir pour prédire les événements de la période actuelle.

Le Daily Beagle a demandé:

Que s’est-il passé en 1616 sur le plan économique, alimentaire et météorologique? Soyez aussi détaillé que possible.

GPT-3 a répondu:

L’année 1616 a été marquée par l’insécurité économique et alimentaire ainsi que par le mauvais temps. De nombreux pays ont connu la famine et de mauvaises récoltes en raison d’une grave sécheresse. En Angleterre, l’hiver 1615-1616 a été l’un des plus froids jamais enregistrés, et le printemps et l’été ont été exceptionnellement humides. Cela a entraîné des inondations généralisées, qui ont ruiné les récoltes et provoqué des pénuries alimentaires. En France, la sécheresse a été si grave que de nombreuses personnes sont mortes de faim. En Allemagne, la sécheresse et les pénuries alimentaires qui en ont résulté ont été exacerbées par la guerre de Trente Ans, qui faisait rage à l’époque. En Irlande, la sécheresse a entraîné une mauvaise récolte de pommes de terre, ce qui a provoqué une famine qui a tué plus d’un million de personnes.

Le Daily Beagle a demandé:

Quelle était la cause de tout cela?

GPT-3 a répondu:

La cause de tout cela est un phénomène connu sous le nom de Petit Age Glaciaire. Il s’agit d’une période de températures plus fraîches que la moyenne qui a commencé au début du 14ème siècle et qui a duré jusqu’au milieu du 19ème siècle. Au cours de cette période, il y a eu de fréquentes périodes de mauvais temps, notamment des sécheresses, des hivers froids et des étés humides. Cela a entraîné une famine généralisée et une instabilité économique.

Voilà qui pose problème à quiconque tente de promouvoir le réchauffement climatique, car cela montre que des événements similaires se sont produits dans le passé et que ce que nous vivons est un ensemble cylindrique d’événements.

Les affirmations de l’IA se vérifient dans les sources d’information que nous avons pu revérifier. Le Petit Age Glaciaire englobe au maximum les années 1300 à 1850, bien qu’on l’étende généralement des années 1500 à 1850.

La partie qui nous intéresse plus particulièrement est la « fluctuation de Grindelwald« , qui doit son nom à un glacier suisse en expansion rapide, présenté comme la preuve qu’un tel événement s’est produit. Elle s’est produite entre 1560 et 1630. Comme le note la page citée:

[…] Les données confirment l’idée que la fluctuation de Grindelwald a été caractérisée par un temps extraordinairement mauvais, comme de grandes gelées, des inondations, de violentes tempêtes, des chutes de neige non saisonnières et des sécheresses. […]

Tout ceci vous semblera bien sûr familier, car nous avons eu cette année des vagues de chaleur sans précédent (la sécheresse en question), des inondations soudaines et des tempêtes violentes. L’année précédente, une importante tempête de neige avait frappé le Texas, un État très proche de l’équateur, généralement très chaud.

Outre les signes avant-coureurs évidents d’une pénurie alimentaire, les hungerstones de 1616 nous indiquent que ce niveau de sécheresse n’a pas été observé depuis 406 ans, et suggèrent également, contrairement aux affirmations douteuses sur le réchauffement, qu’il y a, en fait, des signes de l’émergence d’un Petit Age Glaciaire, notamment parce que les schémas correspondent, tout comme les résultats.

En effet, à propos de la vague de froid qui s’est abattue sur le Texas, le Daily Mail a plaisanté en disant que ce n’était pas aussi grave que la fluctuation de Grindelwald. Son article fait référence à un document transcrit par l’Université de Bristol, un document qui porte le nom peu flatteur de « 09594/1 ».

Ces récits couvrent la série d’événements vécus à Bristol et à Londres. Ils détaillent tout, des grandes inondations de 25 pieds de haut qui ont emporté des moutons, du bétail, du foin et du grain, aux personnes obligées de se réfugier dans les arbres pendant « deux à trois » jours…

… aux Grandes Gelées qui gelaient les berges des rivières au point que les gens pouvaient y allumer des feux et organiser des foires sans risquer de tomber dedans…

… jusqu’aux vents extrêmes qui empêchaient les navires de quitter le port. Le Daily Mail remarque que les épisodes de froid glacial ont duré sept décennies, soit 70 ans. La famine était telle que les pauvres souffraient d’une « grande disette » de céréales. Les chiens et les chevaux étaient tués pour leur viande, et les enfants étaient même mangés par désespoir. Comme le note le document :

[…] une telle mortalité que la chair des chevaux et des chiens était considérée comme de la bonne viande, et certains mangeaient leurs propres enfants […].

Si un Grand Gel devait se produire cet hiver, associé à la crise énergétique actuelle dans des pays comme l’Allemagne, qui ne veut pas poursuivre son exploitation de centrales nucléaires, doit faire face à un prix du gaz de 2 862 dollars pour mille mètres cubes (un problème qui touche toute l’Europe), alors que les Allemands eux-mêmes paient une taxe sur le gaz, et pour économiser sur le gaz, ils sont obligés de passer au charbon, d’éteindre les lumières et de prendre des douches froides, cela pourrait constituer l’une des plus grandes catastrophes imaginables.

Comme l’a noté Watts Up With That, l’Allemagne a déjà failli être frappée par un hiver glacial en 2021. Selon Phys.org, un réchauffement stratosphérique soudain entraînerait le gel que nous [les USA] avons connu en 2021. Avec une vague de chaleur aussi intense, cela pourrait-il se reproduire?

Les températures sèches ayant évaporé la plupart des formes d’humidité, il est probable que le peu d’humidité qu’il reste gèlerait facilement et aisément à des températures aussi basses, créant soit un gel profond et large, soit un gel très dur et durable. De la glace partout, sur les routes, qui ne peut être évacuée.

Sur un ton sinistre, Fauci avait menacé les non-vaccinés qu’ils « contempleraient un hiver de maladie grave et de mort » fin 2021.

Le Daily Beagle ne peut pas prévoir quels événements météorologiques graves pourraient historiquement se produire, qu’il s’agisse de vent extrême, de froid extrême, d’inondations extrêmes, ni s’il y en aura, ni quand, mais la présence de canicules ne signifie clairement pas l’absence de froid glacial, comme l’ont démontré le Texas et Bristol, et les lecteurs devraient se préparer en conséquence.

La macroéconomie de la dépopulation.

Excellent article, qui relie les points.

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Note: 1) « Globohomo » est un néologisme plaisant pour désigner l’élite globaliste. 2) « Sûr et Efficace » désigne le produit injectable que nous avons tous appris à connaître et à apprécier.

Source.


La macroéconomie de la dépopulation

Article invité par ICE-9

3 octobre 2022

« Ce n’est pas parce que vous êtes paranoïaque qu’ils ne sont pas après vous. »

Kurt Cobain

Ce que je n’arrivais pas à comprendre lorsque l’injection de poison ARNm a été annoncée pour la première fois à un public plein d’espoir et reconnaissant, c’est pourquoi Globohomo ciblait le segment le plus docile de la société pour lui administrer ces injections mortelles. Tuer ses serviteurs et laisser debout la plupart de ses ennemis n’avait aucun sens, à moins que les universitaires des think tanks qui élaborent la stratégie de Globohomo ne soient pas très brillants, que Globohomo veuille faire table rase du passé pour mettre ses ennemis en avant, ou que cette « pandémie » n’ait rien à voir avec un virus et qu’il y ait d’autres intentions. La Grande Réinitialisation n’était-elle qu’une diversion à la James Bond pour cacher ce qui se passait réellement derrière le rideau de Globohomo?

J’ai acquis la conviction que ce qui se passe réellement est la troisième prémisse: les propriétaires du réseau bancaire mondial créent une « transition » afin de pouvoir déplacer l’Occident (et donc entraîner le reste du monde avec lui) et son panier de fausses monnaies défaillantes, pondérées en fonction des échanges commerciaux, vers une nouvelle fausse monnaie qui reste sous leur contrôle, tout comme les anciennes monnaies de singe criblées de dettes (USD, EUD, GBP, JPY). Pendant cette transition fabriquée, le véritable ennemi de Globohomo n’est pas la souveraineté nationale ou les Déplorables, c’est l’hyperinflation qui représente le plus grand risque pour son contrôle systémique sur le panier de fausses monnaies.

L’hyperinflation est la résultante d’une véritable révolution et nationalise la création, l’administration, la distribution et la fixation des prix de la monnaie d’une nation au profit de ses citoyens (voir l’Allemagne de Weimar pour en avoir la preuve). Cette nouvelle monnaie devra être une monnaie numérique, car elle fournit les moyens – en utilisant les prétextes fallacieux du changement climatique – de contrôler la demande et donc de contrecarrer le monstre hyperinflationniste qui suivra cette transition. Ainsi, une fois l’hyperinflation apprivoisée, cela garantit que le réseau bancaire mondial contrôlera la nouvelle fausse monnaie, car M. et Mme Tout-le-monde n’y pourront absolument rien, comme la dernière fois le 15 août 1971 [NdT. fin de Bretton Woods], la fois précédente le 1er mai 1933 [NdT. ici] et la fois précédente le 23 décembre 1913 [NdT. création de la FED].

Pour combattre cette hyperinflation, Globohomo est affecté par la même pensée de groupe qui étrangle l’Occident aujourd’hui et n’est donc plus aussi habile qu’avant, alors que le monde est beaucoup plus complexe. Après avoir donné un coup de pied dans la fourmilière des taux d’intérêt, il ne lui reste plus que deux outils keynésiens [NdT. ici] dans son sac de tours de magie monétaires: 1) détruire la demande en détruisant l’offre et 2) détruire la demande en tuant les consommateurs. Sûr et Efficace était la solution à long terme pour contrôler l’hyperinflation – tuer les consommateurs, réduire leur demande, amortir l’hyperinflation pendant la transition vers la fausse monnaie, et maintenir le contrôle sur la nouvelle fausse monnaie numérique (mondiale?).

La deuxième façon de réduire la demande est de détruire l’offre de biens en utilisant des guerres artificielles. Mais si la guerre avait progressé en premier, la demande des consommateurs subsisterait pour une quantité réduite de marchandises, ce qui aurait été inflationniste et aurait déclenché l’hyperinflation trop tôt dans la transition vers la fausse monnaie. Globohomo a donc dû expérimenter un nouveau moyen de détruire la demande, raison pour laquelle il fallait d’abord vacciner les gens avec ce bon vieux Sûr et Efficace pendant la fausse pandémie, car leur demande devait être détruite avant que les guerres ne détruisent ce qu’ils demandaient. Ainsi, grâce à un mécanisme permettant de contrôler l’hyperinflation, la fausse transition monétaire a pu se dérouler comme prévu.

C’est pourquoi les nations économiquement développées du monde (à l’exception du Japon) sont les nations les plus vaccinées – ce n’est pas parce qu’elles sont les plus riches, qu’elles ont un accès immédiat aux meilleures technologies ou qu’elles ont les meilleurs systèmes de « soins de santé ». C’est parce que c’est de ces pays que provient la plus grande demande de biens et que, grâce à la création immédiate de crédits, ils ont la capacité de payer tous ces biens.

Ainsi, les nations développées présentent le plus grand risque d’hyperinflation dans le cadre d’un scénario de statu quo de la demande de biens à long terme et, comme il n’était pas possible de détruire d’abord la demande des consommateurs par la guerre, les consommateurs eux-mêmes sont systématiquement détruits. Le Japon, quant à lui, est de toute façon en pleine spirale démographique descendante et pourrait mettre en œuvre une destruction de la demande à long terme sans guerre ni Sûr et Efficace. Bien que l’Afrique et les pays pauvres du Moyen-Orient présentent une forte demande de biens à long terme, ils disposent de peu de moyens pour payer ces biens et ne représentent donc pas un risque appréciable d’hyperinflation, de sorte qu’ils ont largement échappé aux programmes de vaccination de masse.

Taux de financement garanti au jour le jour 2014 – 19

Mais ensuite, le plan de Globohomo s’est pris un coup de poing dans la figure. Ce coup de massue, avec son compte à rebours de 8, remonte à l’événement de singularité financière du 17 septembre 2019, lorsque le SOFR [NdT. Secured Overnight Financing Rate] est passé en une seule journée de 2,20% à 5,25%, gelant la création de crédit mondiale et plongeant la chronologie de Globohomo dans le chaos. À l’insu de M. et Mme Tout-le-monde, de septembre 2019 à juin 2020, Trump et Mnunchin – à l’aide d’un programme REPO [NdT. ici] du Trésor – ont fait apparaître 17,66 trillions de dollars et ont créé de fait ce qui a été le plus grand événement financier de l’histoire du monde. La question est la suivante: s’agissait-il de dollars de la Réserve Fédérale ou de dollars du Trésor américain? Cet acte de vandalisme monétaire représente-t-il une opportunité rare mais étroite de réfléchir, de réimaginer et de réinitialiser notre faux système monétaire à l’équivalent de ce que Kennedy avait tenté de faire en 1963, mais sans l’argent [NdT. métallique]?

Si la vie telle que nous la connaissions le 18 septembre 2019 avait continué comme si de rien n’était avec cette énorme quantité d’argent supplémentaire en circulation, cela aurait créé l’Armageddon de l’hyperinflation, ce qui est le pire cauchemar de Globohomo; il fallait donc faire quelque chose, et quelque chose d’énorme et de rapide. Ainsi, il n’y a aucune coïncidence dans la chronologie rapide révisée – octobre 2019: le virus est libéré pendant les Jeux Militaires Mondiaux à Wuhan en Chine avec son laboratoire BSL4 fournissant une couverture parfaite; novembre 2019: des vidéos chinoises spectaculaires de personnes mourant dans les rues à cause de l’étrange et catastrophique nouveau virus; décembre 2019: l’OMS déclare l’urgence sanitaire mondiale; février 2020: interdiction de voyager dans le monde; mars 2020: début du confinement aux USA; mai 2020: début de l’opération Warp Speed, etc.

(L’histoire entière de la civilisation humaine telle qu’on nous la raconte est censée s’être développée à cette période)
Températures historiques dans l’hémisphère nord de la Terre à haute latitude

Le plan initial pour détruire la demande, étouffer l’hyperinflation et commencer la transition vers une fausse monnaie consistait à enfermer tout le monde jusqu’en 2030 en utilisant comme excuse la fausse crise climatique de l’Agenda 2030 de l’ONU. Cela aurait probablement commencé une fois que la plupart des nations occidentales auraient eu des gouvernements de gauche et/ou de faux conservateurs, conformes et contrôlés, fermement en place. Une fois tout le monde enfermé, il n’y aurait plus eu de sorties shopping, les garçons n’auraient jamais rencontré les filles et la reproduction se serait effondrée dans le monde développé. Pas de naissances et beaucoup de morts de désespoir – un démocide bien propret et étincelant.

Globohomo ne pouvait pas se permettre de laisser M. et Mme Tout-le-monde découvrir que l’entièreté du réchauffement de la planète dans l’hémisphère nord a eu lieu il y a 11 600 à 10 000 ans. Et ils ne pouvaient surtout pas apprendre que l’hémisphère nord de la Terre s’est en fait légèrement refroidi au cours des 8 000 dernières années.

Niveaux mondiaux de CO2 et température au cours des temps géologiques

Globohomo ne pouvait pas non plus permettre à M. et Mme Tout-le-monde d’apprendre que la dernière fois que les niveaux de dioxyde de carbone ont été aussi bas, la Terre a connu son déclin permien, au cours duquel 95% des espèces ont disparu. Ils ne pouvaient pas non plus apprendre que les températures mondiales sont en réalité égales à deux minimums historiques antérieurs, à savoir l’Ordovicien et la transition Carbonifère/Permien. Ils ne pouvaient jamais apprendre que la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre plus efficace que le dioxyde de carbone. Et ils ne pouvaient, en aucun cas, apprendre que le principal moteur du réchauffement de la planète est le soleil.

Les scientifiques qui vous apportent la Science

Mais c’est ce qui a failli se passer – au lieu de cela, nous avons eu droit à une politique monétaire déguisée en fausse pandémie et nous nous sommes enfermés pendant que Globohomo attendait que le bon vieux Sûr et Efficace opère sa magie destructrice de la demande. Tous les décès ont été soudainement attribués au virus que, jusqu’à présent, aucun scientifique de la Science n’a réussi à isoler d’un être humain in toto plutôt qu’in silico et beaucoup de M. et Mme Tout-le-monde ont avalé le script – peur, espoir, conformité et libération.

Ils ont fait la queue par millions pour obtenir leur produit « Sûr et efficace » afin de pouvoir goûter cette libération, même s’ils n’ont pas pris la peine d’effectuer une simple recherche Google sur les « vaccins à ARNm » et n’ont pas cherché à savoir comment tous ces furets s’en étaient tirés après des expériences similaires. Puis sont apparues les variants in silico, maintenant nous avons le SADS [NdT. ici] et la myocardite normalisée chez les enfants de 8 ans, et bientôt nous verrons des milliers de personnes s’effondrer mortes à cause – roulement de tambour – du changement climatique – bruit de cymbale! Attendez-vous donc à ce que le récit du changement climatique soit le signe avant-coureur de la finalité première de ces confinements. Pour sauver mamie du soleil.

La politique monétaire de Donald Trump – Elle ne peut être menée qu’une fois

Mais Trump a-t-il plutôt profité de cette rare mais étroite fenêtre d’opportunité pour réfléchir, réimaginer et réinitialiser notre système de fausse monnaie pour lancer une bombe nucléaire financière qui déclencherait l’hyperinflation bien plus tôt que ce que Globohomo avait prévu et lui forcerait ainsi la main sur le Plan-B pandémique de destruction de la demande? Est-ce que Globohomo a dû changer rapidement sa raison d’être et condenser son calendrier de transition monétaire et que ce serait la raison pour laquelle nous nous retrouvons aujourd’hui dans ce merdier mondial absolu? Ce que je n’arrive pas à savoir, c’est qui doit porter le chapeau pour ces 17,66 trillions de dollars imprimés entre septembre 2019 et juin 2020 – c’est comme si cet argent s’était évaporé, avait été « corziné » [NdT. « corzined » signifie en argot américain, confier son argent à une personne importante et découvrir qu’il a mystérieusement disparu].

La Réserve Fédérale ne détient pas tout, car son « bilan » le 16 septembre 2019 s’élevait à 3,84 trillions de dollars et s’élève aujourd’hui à 8,8 trillions de dollars. Où sont les 12,7 trillions de dollars manquants? Si c’est dans l’aile comptable du Pentagone, cet avion a atterri il y a 21 ans [NdT. voir mon article pour les détails]. Si le Trésor détient sa propre dette (c’est-à-dire des bons du Trésor émis en dollars de la Réserve Fédérale), cela signifie-t-il que le gouvernement américain se paie lui-même lorsqu’il paie les intérêts et que nous avons donc effacé la dette américaine lorsque Trump a réhypothéqué la totalité de celle-ci? Est-ce là le grand secret que le public américain ne pourra jamais apprendre (outre les secrets du changement climatique)? La dette fédérale en septembre 2019 s’élevait à environ 16 trillions USD et serait-ce une coïncidence que 17,66 trillions USD aient été imprimés? Pourquoi pas 10 trillions USD, 35 trillions USD, etc. Les esprits curieux veulent savoir.

Le jeu est-il enfin terminé? Ou est-ce que le jeu ne fait que commencer?

Une partie de cet argent manquant a probablement été retiré pour liquider des positions REPO, mais les banques étant des banques, lorsqu’elles ont pris leur argent REPO au lieu de se prêter de l’argent les unes aux autres puis de liquider leurs positions REPO, elles ont utilisé tout cet argent libre pour acheter des actions technologiques et ont ainsi créé une hyperinflation sur le marché boursier qui s’est déversée dans l’immobilier haut de gamme, les crypto-monnaies, les jets privés, les NFT [NdT. non-fungible tokens] et toutes sortes de conneries en papier, en numérique et en « actifs » haut de gamme. Globohomo n’a pas approuvé. Avec des actions maintenant en baisse de 20%, ces banques pourraient faire face à des pertes si elles vendent leurs avoirs en actions, donc elles ne peuvent pas vendre et ainsi le monstre de l’hyperinflation se réveille sous le lit de Globohomo. Et il commence à apparaître que « Sûr et Efficace » a peut-être été un peu plus sûr que prévu. Apparemment, les furets sont de mauvais extrapolateurs linéaires pour les humains.

C’est ce que la Fed tente désespérément d’étouffer – elle essaie de forcer les liquidités à sortir du marché boursier pour liquider les positions REPO 2019-20 et rayer de la carte l’argent de Trump, tout comme le Trésor américain de l’après-Kennedy a chassé et retiré de la circulation le moindre billet des États-Unis. Si l’augmentation des taux d’intérêt ne fonctionne pas, Globohomo fera exploser sa bombe antimatière financière avec un REPO inversé, mais les banques devront alors non seulement prendre leur mal en patience avec des pertes d’actions – un scénario où le plus petit perdant est le plus grand gagnant – mais elles se retrouveront ensuite à détenir des bons du Trésor à 0,75% dans un monde à 3,5+%+.

Les banques sont dans la merde et quand les banques sont dans la merde, Globohomo est dans la merde jusqu’à ce qu’il reçoive le prochain renflouement (bail-out) des contribuables sous la forme d’un renflouement (bail-in) à la Barney Frank [NdT. j’explique la différence entre les deux sous cet article]. Mais lorsque l’argent du compte en banque de M. et Mme Tout-le-monde s’envole au moment même où les factures médicales s’accumulent et qu’il renaît sous forme d’actions ordinaires de la banque qui se ratatinent immédiatement dans le néant financier, alors de véritables révolutions peuvent se produire. Hyperinflation ou renflouement, Globohomo devra bientôt choisir son poison, mais M. et Mme Tout-le-monde l’ont déjà choisi pour eux. C’est une course contre la montre des morts à venir – Course à la Mort 2023. Tic-tac, tic-tac…

Nous sommes tous dans la même galère.

D’un point de vue historique, ce à quoi nous assistons aujourd’hui en temps réel était autrefois qualifié de sorcellerie – la coercition d’une grande partie de la population pour qu’elle accomplisse des actions de masse nuisibles à son bien-être, mais qui sont néanmoins accomplies pour le seul bénéfice d’une petite minorité malveillante. Et la société ne se rend compte de rien tandis que ces actions délétères produisent leurs effets pernicieux. Les gens, vos amis et vos proches, ne savent pas ce qu’ils ont fait. Ils ne veulent pas savoir ce qu’ils ont fait. Ils se jettent dans le feu en riant, la main dans la main.

Et est-ce une coïncidence que –
2019: L’OMS déclare une urgence sanitaire mondiale
1353: fin de la peste noire
2019 – 1353 = 666

Dans la bataille pour le contrôle du monde, il n’y a pas de règles.


Bail-out, bail-in

Bail-out bancaire: Le gouvernement utilise l’argent des contribuables pour racheter des actifs toxiques et injecter des capitaux dans les banques en faillite afin de les empêcher de faire faillite.

Bail-in bancaire: Disposition de la loi Dodd-Frank. Plutôt que d’utiliser l’argent des contribuables pour injecter des capitaux dans les banques, celles-ci peuvent saisir l’argent des déposants, transformant ainsi la dette en capitaux propres pour maintenir la banque à flot.

Miel, argent et fruits de mer – par Ron Tuohimaa.

Avant de continuer la série sur le climat de John Dee, un court article d’un nouvel auteur sur ce blog, moins didactique mais tout aussi instructif. Merci, Ron.

Source.


Miel, argent et fruits de mer

Ron Tuohimaa

25 octobre

L’image suivante a fait la tournée de Facebook plus que je ne l’ai fait quand j’étais jeune dans les tavernes des diverses municipalités du Nord de l’Ontario.

MALHEUREUSEMENT, 97% DES UTILISATEURS DE FACEBOOK NE REPOSTERONT PAS CECI, MAIS…
7 espèces d’abeilles ont été ajoutées à la liste des espèces menacées. Si les abeilles disparaissent, les fraises, les avocats, le café disparaitront.
Ce problème vous concerne et ceci est votre signal d’alarme.

Je doute fort que beaucoup de participants à Facebook aient effectué des recherches sur sa légitimité avant de la publier. Et bien, je peux vous dire que ce qu’elle dit est vrai – mais, avec ô combien d’omissions et de déductions tendancieuses.

Ceux qui liront cette publication penseront pourtant immédiatement que c’est à coup sûr le changement climatique induit par l’homme qui en est la cause. Ce n’est certainement pas le World Wildlife Fund qui leur expliquera toute l’histoire ou qui y ajoutera les faits ou les détails manquants – ils se contenteront d’agrandir le bouton « Faire un don » sur leur site Web.

En réalité, ces sept espèces d’abeilles sont toutes des abeilles à face jaune et toutes vivent exclusivement à Hawaï. La raison de leur déclin est, en effet, le fait de l’homme – la destruction de leur habitat dû à l’urbanisation, les animaux non indigènes, en particulier le bétail, l’introduction d’espèces végétales étrangères et la transplantation de prédateurs non indigènes.

L’article suivant, dont le lien figure ici, traite de la réduction de la population de crabes des neiges dans les mers de Béring, de Beaufort et des Tchouktches. La saison du crabe des neiges vient tout juste d’être annulée pour la première fois.

Puisque les prophéties et prédictions sur le changement climatique ont toutes lamentablement échoué, les journalistes catastrophistes se sont mis à utiliser des mots plus ambigus comme: probablement, sans doute, vraisemblablement, peut-être ou possiblement. Voilà le genre de vocabulaire auquel on peut désormais s’attendre de la part de ceux qui voudraient rendre le changement climatique responsable du déclin de la population des crabes des neiges ou qui affirment d’autres choses très discutables.

Bien qu’ils mentionnent d’autres facteurs, les médias alarmistes tels que Bloomberg veillent à mettre l’accent sur le fait que le changement climatique est le coupable « le plus probable ». Comme nous le savons, dans les océans du monde entier, à l’exception des phases océaniques naturelles, la prédation est quasiment toujours la cause de la réduction de tous les produits de la mer.

Hypocritement, comme le raconte l’article en lien, un auteur du Anchorage Daily News avait évoqué plus tôt cette année le déclin des crabes des neiges et avait alors cité la surpêche comme en étant la cause, mais il est depuis monté à bord du catamaran du changement climatique.

El Niño et La Niña sont les phases chaudes et froides, respectivement, d’un phénomène naturel récurrent de changement climatique dans l’océan Pacifique. Les tribus indigènes d’il y a plusieurs siècles évaluaient ces conditions et y recouraient pour déterminer où se trouvaient les meilleures zones de pêche, tant en termes de nombre que de taille. Dans l’article en question, les scientifiques mettent en garde contre une exceptionnelle troisième année consécutive de La Niña. Nous pourrions donc avoir droit à une nouvelle histoire de crabe des neiges l’année prochaine, mais cette fois encore, elle sera imputée au changement climatique que provoque le comportement humain irresponsable.

Au milieu de l’année 2020, CNN, grand défenseur du climat, avait publié une histoire similaire à propos du saumon. Cependant, lorsque la nature revient à la normale, on relègue tout simplement ces histoires aux oubliettes et aucune excuse n’est jamais donnée.

Le changement climatique est devenu le coupable tout trouvé de tous les maux et événements naturels. Quoiqu’il se produise dans la nature ou l’environnement, que ce soit vrai ou non, les politiciens de gauche qui les évaluent en attribuent la responsabilité à un changement climatique causé par l’homme.

Comme on peut le constater, la clé de tout le système de mise en oeuvre des politiques progressistes sur les questions liées au changement climatique et de toutes les autres stratégies idéologiques repose avant tout sur des médias complaisants et complices. Après tout, la couverture médiatique est la source principale de toute information publique.

Pannes.

ATTENTION, JE ME SUIS PLANTÉ EN NE LISANT QUE LE RÉSUMÉ DE L’ARTICLE SUR L’OMICRON S QUI FIGURAIT SUR LA PRÉSENTE PAGE!
JE PUBLIE ICI UN ARTICLE QUI CORRIGE CETTE MÉPRISE.

Désolé, j’ai eu une panne d’Internet.

J’ai aussi eu une panne d’inspiration, juste après.

J’ai un paquet de notes pour quelques articles en préparation, qui n’attendent qu’à être rédigés. Avant de m’y mettre, j’ai sorti le chien et j’ai vu la rue principale du village totalement envahie par les voitures des gens qui remplissent les restaurants du coin. J’ai vu leurs têtes, leur regard éteint qui donne sur leur cerveau absent, et je me suis demandé, « A quoi bon? »

J’ai néanmoins passé la soirée et une partie de la nuit à chercher ce qui pourrait bien les réveiller. Mais rien de nouveau, le programme suit tranquillement son cours. Quelques âmes courageuses dénoncent, interpellent, publient, filment, intentent, etc. Je les relaye ici, je tente de séparer le bon grain de l’ivraie et de pointer directement le coeur du sujet, dans le chaos informationnel ambiant.

Mon épouse me dit que ses collègues commencent à s’inquiéter.

Commencent.

Juste parce que leur facture énergie a subitement augmenté.

Je me disais que ce serait donc une idée de faire le point, d’être plus simple et concis, et de m’adresser à ceux qui commencent à s’inquiéter. Pas ceux qui ont déjà compris, les autres. Qu’ils commencent à s’inquiéter de la pénurie énergétique, de la guerre Russie/Ukraine qui n’en finit pas, des effets secondaires des injections, de la pénurie de main d’oeuvre, des problèmes de réseaux de distribution, d’agriculture, d’inflation, de possible guerre civile, de recrudescence de la violence urbaine, de vagues d’immigration démentielles, des dangers de la géoingénierie.

Je pourrais donc faire le point – simple et concis – sur tous ces sujets et emballer le tout en quelques phrases. La crise énergétique sert à parachever la destruction des entreprises. Elle a été fabriquée de toute pièce par la fermeture des centrales nucléaires et par la guerre en Ukraine, volontairement menée de manière à durer le plus longtemps possible, et à démanteler ce pays. L’objectif des injections est de réduire l’espérance de vie de la majorité des populations et d’expérimenter la technologie de l’Internet des Corps. Les réseaux de distribution, volontairement sabotés depuis le Covid, le sont aujourd’hui par les coûts des transports. L’agriculture industrielle, qui se relevait tant bien que mal des mesures Covid est volontairement détruite par la pénurie d’engrais – justifiée par la pénurie énergétique – par la guerre, et la persécution des agriculteurs. L’inflation, entièrement fabriquée pour camoufler le pillage complet de l’argent public, est volontairement aggravée pour détruire ce qui reste de l’économie occidentale, après quoi le seul choix donné sera celui des monnaies digitales des banques centrales. Le chaos sociétal à venir provoquera un niveau de violence impossible à imaginer, que la présence de populations immigrées servira à parachever. Si la modification des couches atmosphériques par géoingénierie se poursuit au rythme actuel, entamé en 2010, toute vie pourrait disparaître sur Terre d’ici cinq ans.

Mais à part le chapitre géoingénierie, que j’aborderai, j’ai déjà expliqué tout ça en long et en large.


Note: j’ai supprimé la fin de l’article, qui contenait l’erreur expliquée ici.

La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (4ème partie) – par John Dee.

Pour les lecteurs fidèles de cette série, un petit bonus: le changement climatique fait augmenter les discours haineux sur le Net! Des articles en anglais ici, ici, ici, ici, ici, ici et ici. Notez que sur le dernier lien (EcoWatch), on vous prévient qu’il reste moins de huit ans pour sauver la planète. Voilà qui est précis.

Voici un court extrait de cette orgie d’inepties:

Ayushi Narayan, doctorante à l’université de Harvard et auteure de l’étude, s’est penchée spécifiquement sur le service postal américain en examinant plus de 800 000 rapports de harcèlement et de discrimination déposés auprès du bureau de l’égalité des chances en matière d’emploi de l’agence entre 2004 et 2019. Elle a noté le lieu où chaque incident s’est produit et a rassemblé les données météorologiques locales pour chaque rapport.

Elle a constaté que lorsque les températures dépassaient 32 degrés, le nombre de rapports augmentait d’environ 5%, par rapport à des températures plus fraîches, entre 15 et 21 degrés. Elle a également constaté une augmentation plus faible des incidents, d’environ 2,6 %, lorsque les températures dépassent 26 degrés.

[…]

Une deuxième étude, publiée la semaine dernière dans la revue médicale The Lancet par un groupe de chercheurs de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact climatique en Allemagne, suggère un lien entre la météo et les discours de haine en ligne. L’étude a utilisé une technique d’apprentissage automatique pour identifier les discours de haine sur Twitter, en analysant 4 milliards de tweets dans près de 800 villes américaines entre 2014 et 2020.

Les chercheurs ont constaté que les discours de haine ont augmenté dans les conditions très froides et très chaudes. Par rapport aux températures modérées des années 50 et 60, les chercheurs ont constaté que les discours de haine ont augmenté jusqu’à 12,5% en cas de froid extrême et jusqu’à 22% en cas de chaleur extrême.

En cas de froid extrême… Il y a qui vont râler (en ligne) cet hiver. Quelle ingratitude.

Vous aurez compris qu’on utilise la vieille recette de flouter la différence entre météo et climat. Heureusement, nous avons ce bon John Dee.

Note: j’ai remplacé autant que possible les liens vers des références en anglais par leur version française, ce que j’aurai du faire depuis longtemps, sorry.

Source.


La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (3ème partie)

Un coup d’oeil sur les maxima et minima quotidiens au cours des 100 dernières années. La situation empire-t-elle, et que signifie « empirer »?

John Dee

7 septembre

Au moment où les choses devenaient intéressantes dans la troisième partie, le compteur s’est arrêté. Nous avons à nouveau examiné deux stations météorologiques britanniques (l’aéroport de Heathrow et l’aéroport de Wick) et j’ai utilisé leurs relevés de température maximale quotidienne moyenne (tmax) pour expliquer certaines choses sur les anomalies de température. Nous avons vu à quel point les anomalies peuvent être utiles, et nous avons vu comment elles peuvent facilement induire en erreur quand on n’a pas l’habitude de travailler dessus. J’ai ensuite préparé une autre estimation de l’effet d’îlot de chaleur urbain (ICU), qui s’élève à 1,6°C sur 70 ans, ce qui se compare favorablement à ma première estimation de 1,8°C par siècle que vous trouverez dans cette newsletter.

Plat du jour

Aujourd’hui, je vais enfiler un tablier propre parce que je vais préparer un plat très spécial, à savoir la série d’anomalies de la température maximale quotidienne moyenne (tmax) dérivée des 34 stations de l’échantillon. J’encourage les personnes qui disposent de beaucoup de temps libre à faire de même en utilisant les données historiques que le Bureau Météorologique fournit gracieusement sur cette page.

Le repas d’aujourd’hui se termine par un amusant petit dessert, où nous examinons l’impact de la création du GIEC sur la température maximale quotidienne moyenne au Royaume-Uni. Je me suis toujours demandé pourquoi il s’agissait d’un groupe intergouvernemental sur le changement climatique et non d’un groupe interscientifique, mais ceci est une autre histoire pour un autre jour. Bon appétit!

Spaghetti à la bolognaise

Nous voici enfin arrivés à la série d’anomalies de la température maximale quotidienne moyenne (tmax) pour un échantillon de 34 stations météorologiques du Royaume-Uni:

J’ai colorié Heathrow en rouge foncé, car c’est là que sont établis un grand nombre de nos records de température, et parce que nous avons étudié les données d’Heathrow dans les moindres détails. Quiconque pense qu’Heathrow était froid en 1953-1969 devrait revenir en arrière et relire la précédente newsletter et s’imprégner de mes propos sur l’illusion de l’anomalie et l’analogie de la fixation de la queue de l’âne. En résumé, Heathrow semble plus frais en 1953-1969 parce qu’il est plus chaud en 1991-2020 – tout dépend de l’endroit où l’on attrape la queue!

Certains se demanderont peut-être pourquoi je n’ai pas fait ce qu’il fallait et utilisé la normale climatologique de l’OMM de 1961 à 1990 pour normaliser mes données. La réponse à cette question est que 7 des stations n’étaient pas opérationnelles en 1961 et que je ne peux donc pas déterminer leur anomalie à moins de truquer le processus et d’opter pour une normalisation tronquée. Ce qui est important, c’est que toutes les stations soient normalisées de manière cohérente.

Trou normand

Maintenant que les 34 stations sont normalisées de manière cohérente, nous pouvons commencer à calculer leur anomalie moyenne générale sur une base annuelle afin d’obtenir une estimation pour le Royaume-Uni dans son ensemble. Voici à quoi cela ressemble:

J’ai commencé la série en 1865 et non en 1853, car c’est en 1865 que deux stations apparaissent dans l’échantillon (Oxford et Armagh). Deux têtes valent mieux qu’une, et on ne peut pas calculer une moyenne à partir d’un seul chiffre! Sur ce point, n’oubliez pas que la taille de l’échantillon augmente avec le temps, et que la première année où nous voyons les 34 stations sortir leurs thermomètres est 1986. La moitié de l’échantillon, soit 17 stations, a été atteinte en 1948.

Qu’observons-nous donc? Je dirais que nous voyons deux grandes caractéristiques, la première étant une anomalie moyenne qui monte en flèche depuis 1985 environ, ainsi qu’une période cyclique de 1865 à 1985. Avant 1985, il n’est pas certain que l’anomalie moyenne ait beaucoup bougé, si ce n’est qu’elle a oscillé, mais je soumettrai cette hypothèse à des tests statistiques formels dans un instant.

Ce que disent les statistiques

Ce que nous devons faire maintenant, c’est ignorer ce bizarre aspect cyclique et effectuer une régression linéaire classique pour nous donner une estimation du taux général de réchauffement observé au cours de ces 157 années. Voici les principaux tableaux:

Cela nous indique que la température maximale quotidienne moyenne (tmax) pour le Royaume-Uni a augmenté à un taux de 0,007°C par an, en moyenne, cette estimation ponctuelle étant statistiquement très significative (p<0,001). Cela équivaut à 0,7°C par siècle, ce qui est bien inférieur à l’estimation de 1,5°C des températures moyennes mondiales proposée par le GIEC.

Avant de nous lancer dans une discussion alambiquée sur le fait que le Royaume-Uni n’est pas représentatif au niveau mondial sur la période 1865-2021 (ce qui suggérerait que le « réchauffement climatique » est un terme inapproprié), nous pouvons prendre le temps de réfléchir pour réaliser que la moyenne arithmétique de la température mondiale est nécessairement dérivée des températures minimales et maximales, ce qui signifie que ce doit être une augmentation significative des températures minimales qui est à l’origine de ce 1,5°C. De nombreuses recherches révèlent que c’est effectivement le cas, mais il est utile de le confirmer étape par étape à l’aide de quelques données maison et de techniques simples.

Mes abonnés pourront peut-être se demander pourquoi c’est la température minimale, et non la température maximale, qui est le moteur au niveau mondial. Minimum signifie nuit: qu’est-ce qui fait que nos nuits sont plus chaudes qu’elles ne devraient l’être? Un élément de réponse à cette question se trouve dans ce que nous décidons d’emmener au lit pour nous tenir chaud. Si vous aviez le choix entre une fiole de dioxyde de carbone chaud, une bouteille d’eau chaude ou une dalle de béton chaude, que mettriez-vous sur vos orteils par une froide nuit d’hiver?

La main de Salomon

À ce stade, je vous suggère d’oublier tout ce que vous savez sur le changement climatique et de recouvrir de votre main la partie droite de la diapositive à partir de 1985. Que voyez-vous? Mes globes oculaires signalent une anomalie oscillante qui monte puis descend, sans se réchauffer ni se refroidir sur le long terme.

Comment est-ce possible alors que nous brûlons des combustibles fossiles depuis le 18e siècle et que les émissions de CO2 ont augmenté de façon quasi exponentielle depuis la Révolution Industrielle?

De toute évidence, il est impossible que le réchauffement climatique anthropique (alias réchauffement climatique dû à l’homme, alias réchauffement planétaire, alias changement climatique, alias crise climatique, alias urgence climatique) ait été le seul et unique moteur des températures maximales quotidiennes moyennes au Royaume-Uni sur cette période.

Maintenant, déplacez votre main pour couvrir les points avant 1985. Pourquoi ne voit-on des taux de réchauffement apocalyptiques qu’à partir de 1985? Le dioxyde de carbone est-il paresseux ou avons-nous par inadvertance mesuré l’ICU à des endroits quelque peu inappropriés pour une entreprise scientifique?

Un dessert amusant

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) a été fondé en 1988. En 1988, j’étais un jeune scientifique du gouvernement britannique qui avait été promu d’Agent Scientifique Supérieur (ASS) à Agent Scientifique Confirmé (ASC). En tant que ASS en cours de formation pour devenir ASC, je suivais mon ASP (Agent Scientifique Principal ) à toutes sortes de réunions de haut niveau.

À l’époque, une chose dérangeait sérieusement les scientifiques de haut niveau: la tendance à retirer le financement de la science des mains des scientifiques pour le mettre entre les mains de « costards » au sein des divisions politiques. J’en parlerai peut-être dans une prochaine newsletter, mais il suffit de dire qu’entre 1988 et 1998, la science a connu une mort douloureuse, non seulement au Royaume-Uni, mais dans tous les pays qui ont suivi la même voie. Nous l’appelions la « science du carnet de chèques », marquant la fin de la science dirigée par des scientifiques pour le bien de la science, au profit d’une science dirigée par des administrateurs pour le bien de la politique. La science du climat, qui était un domaine nouveau à l’époque, a ouvert la voie.

C’est dans le contexte de ces changements majeurs dans le financement de la science (dont le public n’a jamais entendu parler) qu’il faut situer la création du GIEC, dont la mission n’était pas d’étudier la science en tant que telle, mais de rassembler des preuves à l’appui de son principe central, à savoir le climat anthropique. Les financements n’ont pas tardé à suivre, de même que tous les articles, toutes les équipes de recherche, tous les nouveaux doctorants et professeurs brillants, et tous les départements bien financés. Devant une telle assiette au beurre, on vient avec des ronds de pain ou ses épinards (si on sait ce qui est bon pour soi).

Alors, à propos de ce dessert amusant… et si nous établissions une variable indicatrice qui marque la période pré-GIEC de 1865 à 1987 et la période post-GIEC de 1988 à 2021. Qu’est-ce que nous trouvons?

Nous trouvons ceci:

Cela se résume à l’absence totale de preuves d’un réchauffement de tmax sur la période 1865-1987 (p=0,471), et à une tendance au réchauffement statistiquement significative pour 1988-2021 qui s’élève à 0,022°C par an ou 2,2°C par siècle (p=0,009). Ce n’est qu’après la mise en place du GIEC, avec ces politiciens en costume qui détiennent toutes les subventions, que nous voyons un réchauffement qui mérite d’être mentionné. S’agit-il d’une de ces coïncidences où la corrélation ne prouve pas la causalité ou autre chose encore?

Je parie sur la coïncidence (j’ai prévenu que j’allais être amusant!) mais la véritable question d’importance ici est de comprendre pourquoi nous ne voyons aucune preuve de réchauffement de tmax sur une période de 123 ans. Pour nous y aider, j’ai tracé une paire de graphiques:

Si vous montrez le premier de ces graphiques aux activistes, ils trouveront un moyen de l’ignorer ou de le rejeter, car il ne repose que sur un échantillon de 34 stations météorologiques, après tout, qui n’est peut-être pas représentatif. Ironiquement, cet argument renforce l’idée que le réchauffement climatique n’est pas global, mais les activistes ont tendance à vouloir le beurre et l’argent du beurre (pour accompagner leur pain à la farine de grillons). Si ce n’est pas le cas, ils feront remarquer que l’analyse n’a pas été faite par une « personne approuvée », ce qui est également ironique parce que c’est précisément moi qui ai pelleté des analyses de cette nature sous le nez de fonctionnaires du gouvernement jusqu’au niveau de Secrétaire Adjoint, et de membres élus du parlement jusqu’au niveau de Secrétaire d’Etat. Cela impliquait une grande responsabilité quant à l’exactitude des chiffres – une compétence que j’ai heureusement conservée jusqu’à ce jour!

Il peut donc s’avérer plus astucieux de présenter la deuxième diapositive en premier, car cela soutiendra leur croyance religieuse selon laquelle nous sommes tous condamnés pour nos péchés. En outre, vous pouvez toujours souligner l’agréable fait que j’ai moi aussi atteint le grade étourdissant de ASP (appelé plus tard Grade unifié 7, ou G7) et que j’ai dirigé une unité d’analyse statistique du gouvernement pour gagner ma croûte. Une fois que l’autre aura commencé à se relâcher et à se mettre en confiance (et que l’on aura mentionné au moins une fois la catastrophe imminente), essayez le premier graphique, mais préparez-vous à être malmené.

Sur ce, je pense qu’il est grand temps d’ouvrir un paquet de digestifs!

Mettez la bouilloire sur le feu!

Un hiver froid et sombre s’annonce – par Laurence Flynn.

Encore un, plus complet – avec horoscope en prime – avant de passer à cette chère Ursula.

J’ai inclus des liens vers des références en français là où c’était possible.

Ça date du 12, donc avant le malencontreux sabotage de Nord Stream. Mais bon, ça fait plus de deux ans que je vous préviens…

Source.


Un hiver froid et sombre s’annonce

Vous avez du bois de chauffage?

Laurence Flynn

12 septembre

Je n’ai jamais vu de pays se suicider économiquement auparavant et c’est assez magnifique de par son absurdité. J’ai l’impression de conduire sur l’autoroute de la vie avec, au loin, des feux clignotants bleus et rouges. Et puis on passe à côté d’un carambolage de cinq voitures et, fascination morbide oblige, impossible de détourner le regard.

En Europe, le prix du gaz naturel est en train de devenir incontrôlable. Il est désormais environ 10 fois supérieur à ce qu’il était en moyenne au cours de la dernière décennie et 10 fois plus élevé qu’aux États-Unis. Cela a semé la pagaille sur un continent qui se trouve maintenant au bord du gouffre économique. L’inflation atteint des sommets inégalés depuis 40 ans, entraînant la fermeture d’industries entières et d’entreprises, et remplissant la population de terreur lorsqu’elle reçoit ses factures d’énergie par la poste. Et cela ne fera qu’empirer à l’approche de l’hiver.

En mai, j’ai écrit un article intitulé Cycles de Turbulence qui contenait un graphique décrivant l’avenir probable de la race humaine si nous maintenons la trajectoire actuelle. Le programme du Grand Reset semble en bonne voie et il est donc temps de mettre à jour le graphique.

GUERRE MONDIALE
EFFONDREMENT ÉCONOMIQUE
CRISE ALIMENTAIRE
CHOC ÉNERGÉTIQUE
GUERRE RÉGIONALE
PLANDÉMIE

Les étapes de mon tableau ne sont pas mutuellement exclusives. Chacune s’appuie sur l’autre, contribuant ainsi à l’étape suivante. Ainsi, la pandémie fait toujours rage (apparemment) et l’économie mondiale peine toujours à rebondir. La Chine est toujours plongée dans sa folie du zéro-covid et provoque des ravages dans les chaînes d’approvisionnement. Toutes les manigances de l’ingénierie sociale attendent la prochaine vague de leur mise en œuvre et la technologie qu’elle a suscitée ne cesse d’être développée.

La guerre régionale est encore à l’état embryonnaire. Elle continuera à mûrir jusqu’en 2023, « Année de l’Enfer » de Martin Armstrong. Nous atteindrons probablement le sommet du graphique en octobre 2024.

Si vous avez lu certains de mes articles, vous vous souvenez peut-être que je suis étudiant en histoire. Alors permettez-moi une brève digression.

À la mi-octobre 2024, nous assisterons à un alignement planétaire inédit depuis 536 après J.-C., une année que le médiéviste de Harvard, Michael McCormick, décrit comme « le début de l’une des pires périodes à vivre, si ce n’est la pire année« . L’année 536 a marqué le début d’un hiver volcanique qui a fait chuter les températures estivales de 2,5 degrés Celsius en Europe. Les éruptions volcaniques ont entraîné des mauvaises récoltes et des famines qui ont duré des décennies. Cette situation a ensuite été compliquée par la Peste de Justinien, qui a commencé en 541. Elle a causé des millions de morts et a déclenché le Petit Âge Glaciaire de l’Antiquité tardive, qui a duré de 536 à 660. N’hésitez pas à explorer cette tangente en commençant ici – Hiver volcanique de 536.

Avant de poursuivre, je vous propose cette image de l’alignement planétaire du 13 octobre 2024. La Terre est prise dans un carré parfait des 4 grandes planètes extérieures – Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Crise énergétique européenne

La crise énergétique en Europe a souvent été mise en parallèle avec le « choc énergétique » des années 1970. Ce fut une période de forte inflation qui, bien que douloureuse, a été surmontée sans problème. Donc, assurément, cette crise énergétique ne sera pas différente de la précédente, n’est-ce-pas? L’inflation va monter en flèche, les approvisionnements seront restreints et, bien que la situation soit douloureuse, nous allons à nouveau surmonter la tempête. En fait, nous traverserons cette tempête en un an ou deux, contre une décennie la dernière fois.

Tempérons un peu cet optimisme et analysons pourquoi cette crise n’a rien à voir avec celle des années 1970.

Le 6 octobre 1973, une coalition d’États arabes dirigée par l’Égypte et la Syrie a lancé une attaque surprise contre Israël, connue aujourd’hui sous le nom de guerre du Kippour. Leurs objectifs étaient de récupérer la péninsule du Sinaï et les hauteurs du Golan.

Le 19 octobre, Richard Nixon demande au Congrès 2,2 milliards de dollars pour soutenir Israël. Dirigée par l’Arabie saoudite, l’OPEP (Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole) décrète un embargo sur le pétrole à l’encontre des États-Unis et d’autres pays soutenant Israël – Canada, Japon, Pays-Bas et Royaume-Uni. Le prix du pétrole a triplé et même si l’embargo n’a duré que quelques mois, jusqu’en janvier 1974, le prix du pétrole est resté élevé même après la levée de l’embargo.

Ce contexte étant posé, analysons pourquoi ce choc énergétique n’a rien à voir avec celui de 1973.

Le pétrole alimente les véhicules. Le gaz naturel produit de l’électricité et alimente de nombreux processus industriels. Un manque de pétrole signifie moins de voitures et de camions sur les routes. Un manque de gaz naturel entraîne une hausse des prix, ce qui conduit à la désindustrialisation et à l’implosion des économies. Et c’est exactement ce qui est en train de se produire.

Six entreprises sur 10 risquent de faire faillite devant l’augmentation de leurs factures

Des coûts énergétiques en augmentation incontrôlable obligent des entreprises belges à fermer

La fermeture de ne serait-ce que 25% des entreprises ne constitue pas un simple désagrément. Ces entreprises sont des employeurs. Leur fermeture met des millions de personnes au chômage et garantit une nouvelle Grande Dépression. Alors essayez d’imaginer ce que fera la fermeture de 60% des entreprises. Et il ne s’agit pas seulement du Royaume-Uni. Un rapport de Goldman Sachs prévoit « une réduction de 65% de l’industrie en Allemagne si les flux étaient totalement interrompus ». Et avec la fermeture indéfinie de Nord Stream 1, ces flux ont maintenant complètement cessé. [NdT. et ne reprendront pas avant très longtemps suite aux « attentats« ]

Et en raison de la folie absolue des marchés à terme du gaz, toute l’Europe est affectée. Même les pays qui ne dépendent pas du gaz russe. Le prix du gaz est fixé par la maison de commerce TTF (Title Transfer Facility) aux Pays-Bas.

Mais il y a pire. Bien pire.

Les industries lourdes qui consomment beaucoup d’énergie ne peuvent pas se permettre de rester ouvertes. Il s’agit notamment des aciéries et autres fonderies et usines de fabrication de métaux. Sans métaux, on ne peut plus RIEN fabriquer.

Shutdown = fermeture
Delayed start = démarrage différé
« Une mauvaise politique énergétique menace de désindustrialiser l’Europe.
Le prix du zinc a explosé après qu’une des plus grandes fonderies d’Europe a annoncé qu’elle cesserait sa production le mois prochain tandis que la crise de l’énergie sur le continent menace d’entraver les industries lourdes. »

Si vous pensez que ce qui précède est grave, restez assis pour lire la suite.

Les engrais synthétiques à base d’ammoniac qui nourrissent 4 milliards de personnes sur cette planète sont fabriqués en mélangeant de l’azote atmosphérique avec du gaz naturel sous une pression et une température élevées, selon un procédé appelé Haber-Bosch.

Les prix élevés de l’énergie en Europe ont entraîné l’arrêt de 70% de la capacité de production d’engrais de la région.

Moins d’engrais, c’est moins de nourriture. C’est pourquoi la « crise alimentaire » est la suivante sur mon graphique.

En octobre 1973, la population mondiale s’élevait à 3,913 milliards d’habitants. Elle en compte aujourd’hui exactement le double et ce sont les engrais qui nourrissent toutes ces personnes en plus.

La réduction de la production d’engrais risque de provoquer une crise alimentaire
– Environ 70% de la capacité de production d’engrais est à l’arrêt
– Les répercussions causeront du tort même aux fermiers et aux consommateurs extra-européens
L’augmentation des prix du gaz touche l’industrie chimique et des engrais en Europe
Les capacités de production en milliers de tonnes par an sont indiquées à côté des produits impactés en vert, mis à jour le 2 septembre 2022

Maximo Torero, économiste en chef de l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture des Nations Unies (Food & Agriculture Organization – FAO), a déclaré à Bloomberg TV que la hausse des prix des engrais pourrait réduire la production mondiale de céréales de plus de 40% lors de la prochaine saison de plantation. Si l’on ajoute à cette équation les pertes de récoltes dues à des sécheresses record et à la guerre en Ukraine, on peut s’attendre à une véritable famine dans les pays du Sud en 2023. Cela entraînera des troubles sociaux et des conflits régionaux.

Tout cela est, bien sûr, voulu. Un livre blanc publié en 2020 par le Forum Économique Mondial et le cabinet de conseil McKinsey and Company met en garde contre les émissions de gaz à effet de serre et le ruissellement potentiel des engrais, préconisant la fin des subventions aux engrais dans les pays en développement et louant la Chine pour ses efforts de réduction de l’utilisation des engrais.

Les gouvernements ne peuvent pas résoudre ce problème

Mais ils essayeront quand même et les résultats seront désastreux. Tellement désastreux que j’ai peut-être inversé à tort les termes « Crise alimentaire » et « Effondrement économique » sur mon graphique. Le temps nous le dira.

L’Allemagne tente de faire bonne figure et s’assure que tout le monde sait que tout ira bien car elle a rempli ses réservoirs souterrains à 80%. Ce que la plupart des gens ignorent, c’est que ces réserves ne dureront que deux mois, soit jusqu’à la mi-novembre, lorsque le froid commencera à sévir. Gazprom a construit ces réservoirs souterrains pour assurer l’acheminement du gaz en cas de problèmes et de pannes de maintenance. Ils n’ont jamais été conçus comme une alternative à l’approvisionnement par gazoduc.

Mais pas d’inquiétude. L’Allemagne peut obtenir son gaz sous forme de GNL (gaz naturel liquéfié), non? Non, pas du tout. Elle ne le peut pas. Elle n’a pas de terminal GNL pour décharger et gazéifier le GNL. Sa seule solution est d’expédier le GNL vers d’autres pays et de transporter le gaz via le réseau de gazoducs qui traverse l’Europe. Une entreprise coûteuse et délicate.

Il y a aussi un autre facteur auquel de nombreux pays européens vont devoir faire face. Il n’y a pas assez de GNL produit dans le monde pour remplacer la quantité de gaz qui transitait par les gazoducs russes. Quelqu’un va devoir s’en passer.

L’Allemagne dispose d’un grand nombre de réacteurs nucléaires qui pourraient garder ses citoyens au chaud cet hiver. Le problème est qu’ils ont presque tous été mis hors service parce que le pays a été complètement pris en charge par le parti anti-humain des Verts. Mais en désespoir de cause, même eux ont envoyé une demande à l’exploitant de deux de ses dernières centrales nucléaires pour qu’il interrompe le déclassement des centrales le 31 décembre. Il devrait être parfaitement clair pour le monde entier que le Parti des Verts allemand ne comprend rien à l’énergie. L’exploitant de l’une des centrales, E.ON, a expliqué qu’il n’était pas possible de mettre sa centrale Isar 2 en mode de réserve au-delà de sa fermeture prévue à la fin de 2022. Le ministre allemand de l’économie, Robert Habeck, s’est dit « quelque peu déconcerté » après avoir reçu la lettre d’E.ON, qui met en doute la faisabilité du plan. L’Allemagne ne peut donc même pas redémarrer les réacteurs en service dont le démantèlement est prévu, sans parler des centrales qui ont déjà été mises au rancart.

Robert Habeck s’en moque éperdument. Il sait que l’économie allemande va être désindustrialisée cet hiver. C’est un prix qu’il est prêt à payer.

Le Ministre de l’Économie Habeck imagine que des secteurs de l’économie « cesseront de produire pour le moment ».

Ces politiciens sont la nouvelle aristocratie. Après un hiver froid et sombre, la population allemande pourrait envisager une solution française très XVIIIe siècle à ce problème.

Un nouveau scénario à la « Lehman Brothers »

Les pays européens soutiennent désespérément leurs compagnies de production énergétique en difficulté. Le commerce de l’énergie est mis à mal par des appels de marge d’au moins 1 500 milliards de dollars, ce qui met la pression sur les gouvernements pour qu’ils fournissent davantage de liquidités et renflouent les entreprises de services publics. La Finlande a mis en garde contre un scénario à la « Lehman Brothers », avec des compagnies d’électricité confrontées à de soudaines pénuries de liquidités. L’aggravation de la crise et l’injection de nouveaux milliers de milliards sur le marché ne feront que stimuler l’inflation et plonger l’ensemble de la zone euro dans une profonde récession. Mais bien sûr, ces renflouements sont tous annoncés comme des « mesures anti-inflation ». Sans parler de l’ironie évidente du fait que les coûts énergétiques des ménages ne sont pas inclus dans les statistiques de l’IPC (indice des prix à la consommation), mesure que les gouvernements utilisent pour collationner les données et calculer l’inflation, l’ironie du fait que les gouvernements arrêteront l’inflation en créant de l’inflation ne devrait pas échapper à ceux d’entre nous qui observent la lente autodestruction de notre mode de vie.

Et, bien sûr, on peut se demander pourquoi, s’il est si facile pour les gouvernements d’imprimer de l’argent et de le donner aux fournisseurs d’énergie, ils ne paient pas tout le temps les factures d’électricité de tout le monde? Même si la théorie monétaire moderne (TMM) voudrait nous faire croire que de telles choses sont probablement possibles, la situation économique actuelle, qui découle de l’impression de monnaie effectuée pendant la plandémie, démontre la totale imposture de cette nouvelle école de politique économique.

Les dirigeants de la zone euro mesurent les conséquences de la calamité qu’ils se sont infligée. Mais ces marionnettes du FEM s’en moquent. Parce que lorsque la poussière retombera, et que des milliards de personnes auront été exterminées, l’utopie sera à leur portée.

Macron annonce à la France « la fin de l’abondance » et des temps difficiles à venir

Ce qu’il veut dire, c’est que « la fin de l’abondance » est venue pour VOUS. Les membres de sa classe mangeront encore du caviar alors que vous devrez vous contenter d’une seule pomme de terre pour nourrir votre famille.

La mort de la reine Elizabeth marque la fin d’une époque

Je vais terminer cet article sur l’histoire qui a accaparé en continu le cycle des informations. La mort de la reine Elizabeth a eu un profond impact sur les habitants de ma patrie. Je n’ai jamais été royaliste, mais je n’ignore pas non plus le rôle que la famille royale a joué dans la Grande-Bretagne d’après-guerre. La mort d’une monarque qui règne depuis 1952 est un présage que personne ne devrait ignorer. Elle signale la fin d’un cycle et le début de quelque chose de funeste, comme le suggère le nom du nouveau monarque.

Le roi Charles III est désormais assis sur le trône d’un pays qui a autrefois régné sur la moitié du monde.

Les règnes de Charles I et II ont été marqués par la guerre civile. Il est inconcevable qu’une monarque régnante tel qu’Elizabeth appelle son fils aîné, et héritier du trône, Charles.

La première guerre civile anglaise a éclaté en 1642, moins de 40 ans après la mort de la reine Elizabeth I (!), et 17 ans après l’ascension de Charles Ier sur le trône. Je ne me lancerai pas dans des explications historiques, mais l’époque fut sanglante et les Roundheads d’Oliver Cromwell ont vaincu les Cavaliers de Charles, ce qui a valu au roi de perdre sa tête pour trahison en 1649.

Charles II, le fils de Charles Ier, a poursuivi la guerre de son père contre les parlementaires, jusqu’à sa défaite en 1651, et s’est réfugié en France pendant neuf ans. Il a finalement été rétabli comme monarque en 1660 après la mort de Cromwell et l’histoire réécrite le dépeint comme un roi populaire. En réalité, il n’a cessé de dissoudre les parlements, d’interférer dans la politique et de mépriser les nouvelles réalités politiques introduites par Oliver Cromwell, qui ont relégué la monarchie au rang de monarchie constitutionnelle.

Je vous laisse sur cette pensée. Peu de gens comprennent que le Grand Reset est un projet qui a été lancé par le roi Charles III. Vive le Roi!

Le Grand Reset est lancé!
« Maintenant que nous passons du stade du secours à celui du redressement, se présente à nous une occasion unique, mais qui se réduit rapidement, de tirer des enseignements et de nous replacer sur une voie plus durable. C’est une occasion que nous n’avons jamais eue auparavant et que nous n’aurons peut-être plus jamais. Nous devons utiliser tous les leviers dont nous disposons, en sachant que chacun d’entre nous a un rôle vital à jouer. »

La fin de la nourriture bon marché – par Charles Hugh Smith.

Maintenant que vous aurez compris que l’avenir des villes est derrière elles, ceci vous aidera à envisager votre future vie rurale sous l’angle de seule véritable alternative au modèle industriel en perdition et au suivant – le Grand Reset. Charles vous détaillera ce que je serine depuis deux ans sur ce blog. Ce n’est pas mon épouse, qui passe huit mois par an dans le potager familial, qui vous dira le contraire, ni le fermier/éleveur du village chez qui nous allons chercher – à pied – notre viande bio d’animaux de pâturage, d’une qualité qui n’existe tout simplement pas dans la grande distribution, à un prix inférieur à ce qu’on trouve aujourd’hui en magasin.

On reprend ensuite la série des très instructifs articles « climat » de John Dee, apparemment un peu techniques pour mes lecteurs mais que je continuerai néanmoins à traduire et publier puisqu’ils sont, en plus, très amusants.

Source.


La fin de la nourriture bon marché

Le 16 septembre 2022

La production alimentaire mondiale dépend du sol et de la pluie. Les robots n’y changeront rien.

De tous les miracles des temps modernes, le moins apprécié est l’incroyable abondance de nourriture à bas prix aux États-Unis et dans d’autres pays développés. L’ère de la nourriture bon marché est en train de se terminer, pour diverses raisons qui tendent à se renforcer mutuellement.

Nous sommes devenus tellement dépendants d’une agriculture industrielle qui tire son énergie du diesel que nous avons oublié que lorsqu’il s’agit de produire de la nourriture, « chaque petit geste compte » – même les petits jardins ou les petites serres peuvent fournir des quantités significatives de nourriture et donner de la satisfaction.

Pratiquement tous les terroirs/microclimats tempérés se prêtent à la culture de certaines plantes, herbes, arbres et à l’élevage d’animaux. (Le terroir englobe tout ce qui concerne un endroit spécifique: le type de sol, les variations climatiques, l’exposition au soleil, les bactéries présentes dans le sol, tout).

Nous avons oublié que c’est dans les villes que l’on produisait autrefois une grande partie de la nourriture consommée par les citadins. Les petits lopins de terre, les jardins sur les toits, les poulaillers de basse-cour, etc. se multiplient lorsqu’ils sont encouragés plutôt que découragés.

Commençons par souligner à quel point la grande majorité d’entre nous est déconnectée de la production de la nourriture bon marché que nous considérons comme acquise. De très nombreuses personnes ne savent pratiquement rien de la façon dont les aliments sont cultivés, élevés, récoltés/abattus, transformés et emballés.

Même des personnes très instruites sont incapables de reconnaître un plant de haricot vert parce qu’elles n’en ont jamais vu. Elles ne connaissent rien du sol ou de l’agriculture industrielle. Elles n’ont jamais vu de près les animaux qu’elles mangent ou ne se sont jamais occupées des animaux que les humains élèvent pour leur lait, leurs œufs et leur chair depuis des millénaires.

La plupart d’entre nous considèrent l’échelle industrielle de l’agriculture, l’abondance et le faible coût qui en résultent comme acquis, comme s’il s’agissait d’une sorte de droit inné plutôt que d’une brève période de consommation irréfléchie de ressources irremplaçables.

L’agriculture à petite échelle est financièrement difficile car elle rivalise avec l’agriculture industrielle mondiale qui tire son énergie des hydrocarbures et de la main-d’œuvre étrangère à bas prix.

Cela dit, il est possible de développer un produit de niche avec le soutien local des consommateurs et des entreprises. C’est le modèle Moitié-X, Moitié-Fermier au sujet duquel j’écris depuis des années: si au moins une personne du ménage a un emploi à temps partiel qui paie un salaire décent, le ménage peut développer une niche moins rémunératrice dans l’agriculture/élevage. Solutions pour la décroissance: Moitié-Fermier, Moitié-X (19 juillet 2014)

De nombreux éléments de l’agriculture industrielle sont très mal compris. L’expédition de fruits sur des milliers de kilomètres par fret aérien est fonction 1) du carburant pour avion ridiculement bon marché et 2) du tourisme mondial, qui remplit les avions de ligne de passagers qui subventionnent le fret aérien stocké sous leurs pieds.

Lorsque le tourisme mondial a chuté lors du confinement Covid, la capacité de fret aérien a également chuté.

Je ne peux m’empêcher de rire lorsque je lis un énième article sur un nouveau robot agricole qui remplacera la main-d’œuvre humaine, comme si la main-d’œuvre humaine représentait le principal coût de l’agriculture industrielle. (Les hydrocarbures, les engrais, le transport, les coûts de conformité, les baux fonciers et les taxes constituent tous des coûts importants).

Ce qui n’est pas dit, c’est que l’agriculture industrielle dépend du sol, des nappes aquifères d’eau douce et de la pluie. L’irrigation dépend de la pluie/neige quelque part en amont.

Lorsque le sol et les nappes aquifères seront épuisés et que les chutes de pluie deviendront sporadiques, ce robot errera dans un champ stérile, quels que soient les capteurs et autres équipements de pointe dont il sera équipé.

La production alimentaire mondiale dépend du sol et de la pluie. Les robots n’y changeront rien. Ce que peu d’entre nous, qui dépendent de l’agriculture industrielle, comprennent, c’est que celle-ci épuise les sols et draine les nappe aquifères par sa nature même, et que ces ressources ne peuvent être remplacées par la technologie. Une fois qu’elles sont épuisées, elles sont épuisées.

Le sol peut être régénéré, mais pas par les méthodes de l’agriculture industrielle – les tracteurs fonctionnant au diesel et les engrais dérivés du gaz naturel.

Peu de gens savent que la terre est elle-même vivante, et qu’une fois qu’elle est morte, plus rien ne peut y pousser. Tout ce qui pourra être extrait d’un sol appauvri sera dépourvu des micronutriments dont nous avons tous besoin: plantes, animaux et humains.

Chaque organisme est soumis à la Loi du Minimum: il est inutile d’ajouter un nutriment si tous les nutriments essentiels ne sont pas disponibles dans les bonnes proportions.

Déverser un excès d’engrais azoté sur une plante ne lui fera pas produire plus de fruits si elle ne dispose pas de suffisamment de calcium, de soufre, de magnésium, etc. Tout ce que l’on fait en déversant davantage d’engrais azotés sur le terrain, c’est empoisonner les cours d’eau à mesure que l’excès d’azote ruisselle.

L’irrigation est aussi un miracle que peu de gens comprennent. Avec le temps, les sels naturels contenus dans l’eau s’accumulent dans les sols irrigués et ceux-ci perdent leur fertilité. Plus le climat est sec, moins il y a de pluie pour extraire les sels du sol. L’irrigation n’est pas durable à long terme.

Les plantes ont besoin de conditions fiables pour atteindre leur maturité. Si une plante ou un arbre est privé d’eau et de nutriments, son système immunitaire s’affaiblit et il est plus vulnérable aux maladies et aux infestations d’insectes. Les rendements chutent s’il n’y a pas assez d’eau et de nutriments pour assurer la croissance des fruits ou des céréales.

Les conditions météorologiques extrêmes font des ravages dans l’agriculture, même dans l’agriculture industrielle. Une culture peut pousser à merveille et arriver à maturité, puis une tempête de vent ou une pluie battante [NdT. ou une inondation] peut la détruire en quelques heures.

La plupart des gens partent du principe qu’il y aura toujours une abondance de céréales (riz, blé, maïs) sans se rendre compte que la grande majorité des céréales proviennent de quelques rares endroits où les conditions sont propices à l’agriculture industrielle. Si l’un de ces quelques endroits devait subir des changements climatiques erratiques, les exportations de céréales diminueraient de façon spectaculaire.

Une fois que les céréales bon marché auront disparu, la viande bon marché disparaîtra également, car la plupart des viandes dépendent d’une alimentation à base de céréales.

La superficie nécessaire à la culture de quantités abondantes de céréales est gigantesque. Une grande partie de l’Iowa, par exemple, est constituée de champs de maïs et de soja, dont un pourcentage important sert à nourrir les animaux.

Les touristes américains s’extasient devant les fromages de chèvre artisanaux en France ou en Italie sans apprécier le travail humain nécessaire à la fabrication de ces produits artisanaux, travail qui ne peut être remplacé par des robots.

L’agriculture industrielle ne fonctionne que dans le cadre de vastes économies, à grande échelle et avec des taux d’utilisation élevés. Si le sac de 10 livres de cuisses de poulet ne coûte que 25 dollars, c’est parce que des dizaines de millions de poulets sont élevés dans des conditions industrielles soigneusement conçues et abattus/nettoyés à l’échelle industrielle.

Si le taux d’utilisation et l’échelle diminuent, l’ensemble de l’opération cesse d’être économiquement viable.

L’agriculture industrielle mondiale repose sur l’exploitation d’une main-d’œuvre bon marché et de sols qui n’ont pas encore été épuisés. C’est pourquoi la coupe à blanc de l’Amazonie est si rentable: on engage des travailleurs désespérés qui n’ont guère d’autres possibilités de gagner de l’argent, on exploite le sol jusqu’à ce qu’il devienne stérile, puis on passe à autre chose.

L’agriculture industrielle et la dépendance aux hydrocarbures bon marché suscitent de nombreux malentendus. Nombreux sont ceux qui placent leurs espoirs dans les légumes biologiques sans se rendre compte que chaque tomate biologique implique toujours 5 cuillères à café de diesel et 5 cuillères à café de kérosène si elle est cultivée à l’échelle industrielle et expédiée sur des milliers de kilomètres par avion.

Une grande partie de la planète n’est pas propice à l’agriculture à haut rendement. Le sol y est infertile ou épuisé, et le restaurer demande un patient processus d’investissement de plusieurs années ou décennies, non rentable à l’échelle industrielle.

En tant que moyen de gagner de l’argent, la production localisée ne peut rivaliser avec l’agriculture industrielle. Mais ce n’est pas l’objectif. L’objectif est de remplacer la dépendance à l’égard de l’agriculture industrielle par notre propre production, beaucoup plus petite et optimisée pour notre région, et de dégager un excédent qui contribue à nourrir notre réseau de confiance composé de notre famille, de nos amis et de nos voisins.

Alors que l’agriculture industrielle épuise les derniers sols et les dernières nappes aquifères, que les hydrocarbures et les engrais minéraux deviennent coûteux, et que le changement climatique perturbe les plus de 50 ans de conditions météorologiques relativement douces et fiables dont nous avons bénéficié, la nourriture bon marché disparaîtra.

Une fois que l’échelle et les taux d’utilisation auront diminué, l’agriculture industrielle ne sera plus viable sur le plan économique et environnemental. Cette dépendance à l’égard de l’échelle et des taux d’utilisation est mal comprise. Nous supposons que quelqu’un continuera à cultiver notre nourriture à grande échelle, quelles que soient les autres conditions, mais toute activité doit être viable sur le plan financier et environnemental, sinon elle disparaît.

Avec le déclin de l’agriculture industrielle, la nourriture deviendra beaucoup plus chère: même au double du prix, elle resterait bon marché par rapport à ce qu’elle pourrait coûter à l’avenir.

En raison de notre dépendance à l’égard de l’agriculture industrielle, nous avons oublié à quel point la production alimentaire localisée (artisanale) peut être productive. Les petites exploitations en phase avec le terroir peuvent produire une étonnante quantité de nourriture.

L’avenir d’une alimentation durable, abordable et nutritive réside dans une production localisée optimisée pour ce qui pousse bien sans intervention industrielle. La satisfaction et le bien-être que génère ce lien avec la terre et la nature sont sous-estimés. Ce n’est pas par hasard que les personnes en bonne santé qui vivent longtemps – par exemple, les habitants des zones bleues d’Okinawa et les insulaires grecs – prennent soin de leurs jardins et de leurs animaux, et partagent le fruit de leur travail avec leurs familles, leurs amis et leurs voisins.

C’est amusant et gratifiant de faire pousser des aliments. Cela peut même devenir important. Ceux qui sont incapables de cultiver la moindre nourriture feraient bien de se lier d’amitié avec ceux qui le peuvent.

L’objectif n’est pas de remplacer l’agriculture industrielle. L’objectif est de réduire notre dépendance à l’égard de systèmes mondiaux non durables en redynamisant la production locale.

La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (3ème partie) – par John Dee.

Moins de lecteurs pour la deuxième partie de cette série, c’est dommage parce que ça devient passionnant. En plus, après avoir gagné vos galons d’épidémiologiste/virologue depuis deux ans, vous pourriez compléter par un doctorat de climatologue/statisticien.

Pour récompenser les plus courageux, voici une petite compilation que m’envoie un lecteur.

Après recherches poussées il semble que le dérèglement climatique ne fasse pas augmenter les:

-ongles incarnés -naissances de trisomiques -verrues -pied d’athlète -mycoses vaginales

Bon c’est déjà ça.

MAIS … le dérèglement climatique est responsable d’innombrables méfaits et fait augmenter le/la/les… :

accidents de voiture, – terrorisme, – risques de guerre nucléaire, – conflits, – violence en général, – violences sexistes, – toutes maladies virales, – toutes maladies microbiennes, – maladies mentales, – maladies cardio-vasculaires, – maladies allergiques, – maladies auto-immunes, – maladies cutanées, – cancers, – suicides, – infertilité masculine et féminine, – divorces des albatros, – perte des cheveux, – mort subite du nourrisson, – pb santé dentaire, – pb ophtalmologiques, – dérèglement hormonal, – pb menstruation, – addictions drogues et alcools, – maladies chiens et chats, – et les cafards sont inquiets.

Voilà les sources de cette liste admirable, il suffit presque de lire les libellés des urls (mais on peut cliquer si on a la patience):

https://www.planetesante.ch/Magazine/Sante-au-quotidien/Environnement/Le-rechauffement-climatique-nuit-a-notre-sante

https://www.liberation.fr/environnement/climat/les-violences-sexistes-fleau-cache-du-dereglement-climatique-20220708_6IQIWKW53BHXFPCO7FPZ7XKN3I/

https://www.niehs.nih.gov/research/programs/geh/geh_newsletter/2021/10/spotlight/climate_change_may_alter_timing_of_first_menstruation_increase_womens_disease_risk_.cfm

https://www.liberation.fr/planete/2019/02/18/le-dereglement-du-climat-pourrait-conduire-a-une-augmentation-du-risque-d-infection-au-vih_1709118/

https://knzh0rppaj-flywheel.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2019/03/ClimateChange2-400×300.jpg (dentaire)

https://www.numerama.com/sciences/561961-pour-endiguer-ebola-il-faut-combattre-le-changement-climatique-tout-autant-que-la-pauvrete.html

https://www.thenewhumanitarian.org/fr/analyses/2015/11/06/le-changement-climatique-va-t-il-provoquer-une-augmentation-des-maladies

https://mag.bullebleue.fr/rechauffement-climatique-sante-chiens

https://www.santevet.com/articles/changement-climatique-il-touche-aussi-nos-chiens-et-chats

https://www.nature.com/articles/543S44a.pdf?origin=ppub (chiens et chats)

https://www.nature.com/articles/s41598-017-09631-1 (syst endocrinien)

https://www.longevitahairtransplant.com/blog/can-climate-change-cause-hair-loss/ (cheveux)

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8297364/ (ophtalmique)

https://www.dermatologie-pratique.com/journal/article/consequences-cutanees-possibles-d-un-rechauffement-climatique-0?page=5

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/37186-Risques-cardiaques-cancers-infections-allergies-l-impact-changements-climatiques-sante

https://dash.harvard.edu/bitstream/handle/1/39712823/JHUN-DOCTOROFMEDICINETHESIS-2019.pdf?sequence=3 (mort subite nourrisson)

https://atlasclimatique.ca/limpact-des-changements-climatiques-sur-la-maladie-de-lyme

https://www.topsante.com/maman-et-enfant/conception/infertilite/le-rechauffement-climatique-nuirait-a-la-fertilite-masculine-629204

https://www.ritimo.org/Armes-nucleaires-et-changement-climatique

https://www.iris-france.org/93589-changement-climatique-et-terrorisme-quelle-correlation/

https://www.lejsl.com/environnement/2022/08/05/sites-seveso-vers-une-augmentation-des-accidents-avec-le-rechauffement-climatique

https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/climat-un-autrichien-atteint-de-sclerose-en-plaques-saisit-la-cour-europeenne-des-droits-de-l-homme-afb5217c-9b74-11eb-bb2c-b608bec6ce05

https://www.ladepeche.fr/2021/11/30/le-rechauffement-climatique-augmente-le-nombre-de-divorces-chez-les-albatros-9961926.php

https://www.geo.fr/environnement/canicule-les-temperatures-elevees-sont-associees-a-une-hausse-des-suicides-selon-une-etude-211456

https://agir-ese.org/focus/changements-climatiques-et-sante-mentale

https://www.lanutrition.fr/les-maladies-qui-semblent-amplifiees-par-le-changement-climatique

Je remercie vivement ce lecteur pour cet inestimable trésor de guerre – il en manque deux parce que WordPress veut absolument les afficher comme contenu embarqué, et moi non.

J’en profite pour ajouter ceci à la liste:

Faire la sieste sauve la planète (https://www.thedailybeast.com/why-working-less-hours-and-sleeping-longer-can-reduce-carbon-footprints-and-fight-climate-change)…

MAIS augmente les risques d’hypertension et d’accident vasculaire cérébral (https://scitechdaily.com/death-by-napping-the-frightening-link-to-high-blood-pressure-and-increased-stroke-risk/)

Un dilemme en apparence seulement puisque la solution (finale) découle des deux principes: il faut mourir. Bien sûr c’est un peu embêtant mais ça protège du Covid, c’est pour une bonne cause et ça ferait tellement plaisir à… quelqu’un.

Source.


La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (3ème partie)

Un coup d’oeil sur les maxima et minima quotidiens au cours des 100 dernières années. La situation empire-t-elle, et que signifie « empirer »?

John Dee

6 septembre

Dans la deuxième partie de cette série, nous avons examiné de plus près les records de température maximale quotidienne enregistrés sur deux aérodromes britanniques, le grand aéroport d’Heathrow au sud et le petit aéroport de Wick au nord. Les militants endurcis rouleront des yeux et déclareront qu’il s’agit d’une tentative pathétique de saper un vaste ensemble de données scientifiques établies, ce qui nous indique qu’ils ne comprennent rien à la science.

Étant donné que ces deux aéroports sont situés sur la surface du globe et qu’ils doivent obéir aux lois de la physique (et surtout aux lois de la thermodynamique), nous pouvons les utiliser comme sujets expérimentaux – des cobayes si vous voulez – pour évaluer ce que l’on présente comme un phénomène mondial. Soit le réchauffement de la planète est mondial, soit quelqu’un se paie notre tête.

Oui, nous allons trouver des facteurs localisés, et oui le Royaume-Uni va se comporter différemment des steppes de Russie, mais le réchauffement climatique doit laisser sa trace partout, sinon les activistes devront nuancer leurs slogans : « le réchauffement climatique nous grillera tous… à part ceux qui vivent à Croydon, peut-être ». [NdT. Croydon est situé dans la banlieue de Londres; son côté prolo fait traditionnellement l’objet de pas mal de railleries]

Deux aéroports suffisent déjà à nous apprendre beaucoup de choses si nous nous intéressons vraiment à la science du climat. À cet égard, Heathrow et Wick ont révélé qu’ils se réchauffent tous deux depuis 1965, Heathrow se réchauffant plus rapidement que Wick. Cela nous a conduit à notre première estimation de l’effet d’îlot de chaleur urbain (ICU), qui s’élève à 1,8°C par siècle, soit environ 0,3°C de plus que les 1,5°C proposés par le GIEC dans la SR15. Les deux aéroports nous ont également révélé de longues périodes pendant lesquelles le réchauffement des températures maximales enregistrées n’avait pas eu lieu alors que la science dit qu’il aurait dû avoir lieu, la moyenne quotidienne maximale à Wick n’ayant pas bougé depuis 70 ans. Puisque l’aéroport de Wick n’est pas un mirage, il doit s’y passer quelque chose d’autre que ce que l’activisme climatique voudrait nous faire croire.

Grâce à ses nombreuses données remontant à 1914, nous sommes également tombés sur une augmentation incroyable de 1,0°C du maximum quotidien moyen enregistré à Wick sur une période de deux ans seulement, ces deux années coïncidant avec les préparatifs de la Seconde Guerre mondiale. L’aéroport de Wick est situé dans une région éloignée, à l’extrémité de l’Écosse, et cette découverte nous indique que l’ICU s’applique même aux aérodromes ruraux, qui n’ont qu’un bout de tarmac et quelques bâtiments. Par conséquent, et en tant que scientifiques censés mener des recherches au lieu de régurgiter des mantras, nous sommes en droit de nous demander dans quelle mesure l’enregistrement des températures de la surface terrestre pour le reste du globe est également dû à l’ICU. Avons-nous placé nos thermomètres à des endroits judicieux?

Plat du jour

Aujourd’hui, Heathrow et Wick seront rejoints par 32 autres stations météorologiques britanniques. Cela sera possible en convertissant leurs relevés de température maximale quotidienne moyenne en anomalies moyennes (jetez un coup d’œil à cette newsletter si le concept d’anomalie de température vous est toujours mystérieux). Mais avant d’assembler l’échantillon, voyons rapidement comment les températures maximales quotidiennes moyennes enregistrées à Heathrow et Wick se comparent à leurs anomalies respectives.

Retour à la planète des aéroports

Nous allons nous rafraîchir l’esprit avec un graphique de série chronologique pour la température maximale quotidienne moyenne (tmax) enregistrée aux aéroports de Heathrow et Wick:

Il y a le Wick froid qui démarre en 1914 et le Heathrow chaud qui démarre en 1948. Toutes les caractéristiques dont nous avons parlé dans le bulletin précédent sont présentes, mais elles sont écrasées par l’échelle de l’axe des y (vertical). Ma normale climatologique est fixée à la période de 30 ans 1991-2020 pour les raisons mentionnées dans cette newletter, et voici les données ci-dessus normalisées aux maxima enregistrés au cours de cette période:

Si vous délimitez la période 1991-2020 avec un crayon et une règle, vous verrez que les deux séries embrassent la valeur zéro sur l’axe des y, ce qui ne correspond pas à notre définition. Imaginez que vous épinglez deux queues à un âne en maintenant la racine de ces queues. Les deux queues partiront du même endroit du derrière de l’âne, mais elles seront libres de se balancer comme elles le souhaitent!

Alors, que pouvons-nous glaner de tout cela? Eh bien, ce qui a attiré mon attention, c’est la partie rouge qui dépasse à partir de 2014. Bien que Heathrow et Wick aient été normalisés à la période 1991-2020, cela signifie que Heathrow est devenu plus chaud que Wick ces dernières années, ce qui signifie qu’il ne peut s’agir d’un phénomène mondial.

Lumière sur une illusion

Nous pourrions en conclure qu’Heathrow était plus froid que Wick entre 1954 et 1974, mais il s’agit d’une illusion de normalisation. Gardez cela à l’esprit lorsque vous rencontrez des anomalies de température produites par de grands acteurs tels que la NOAA, la NASA, Berkeley, Hadley Centre/CRU. Ce qui se passe ici, c’est que nous avons saisi la queue de l’âne par la racine et que l’extrémité touffue de Heathrow retombe plus bas en raison du taux de réchauffement plus élevé. Pour illustrer cette illusion, je vais maintenant déplacer ma période de normale climatologique à 1951-1980 et retravailler la diapositive:

Voilà! Vous voyez maintenant les deux séries se rapprocher de la valeur zéro sur la période 1951-1980, car c’est ainsi que nous avons défini les choses, la grande moyenne sur 30 ans de chaque station pour cette période étant soustraite des valeurs observées pour produire la série d’anomalie zéro pour chaque station. Une autre façon de voir les choses est de dire que c’est la période où tout était « normal ».

En s’accrochant aux extrémités touffues des queues de l’âne, nous avons fait en sorte qu’elles restent ensemble, mais leurs racines se trouvent maintenant à des endroits très différents sur le derrière de l’âne. Heathrow prend maintenant de l’avance, affichant une anomalie de +2,5°C alors que Wick se traîne en affichant une anomalie de +0,9°C.

Il y a deux possibilités: soit Wick ne tient pas compte de l’activisme climatique et il est donc trop froid pour répondre aux exigences du réchauffement climatique (c’est-à-dire que le réchauffement climatique n’est pas global), soit Wick tient compte de l’activisme climatique et suit exactement les exigences du réchauffement climatique, ce qui nous permet de déduire que Heathrow est plus chaud qu’il ne devrait l’être parce qu’il se trouve au milieu d’une zone urbaine dense qui non seulement retient la chaleur mais en produit.

Les activistes préfèrent cette dernière hypothèse, mais ont tendance à omettre la cause du réchauffement excessif, en ne mettant rien sur le dos de l’âne et tout sur celui des combustibles fossiles, ce qui leur permet de se réjouir des récentes annonces du Bureau Météorologique concernant des vagues de chaleur record de 40°C à Heathrow, car cela valide leur religion. Ne leur dites pas que des vagues de chaleur de 40°C sont possibles sur une planète qui refroidit, dans des zones urbaines denses, sinon ils vont péter les plombs!

En sirotant mon thé, je me rends compte que si nous nous basons sur l’aéroport de Wick, nous nous attendons à une différence d’anomalie due à l’ICU de 1,6°C après une période de 70 ans environ, ce qui n’est pas loin de mon estimation du réchauffement dû à l’ICU de 1,8°C par siècle en utilisant une approche différente. Voilà qui est tout à fait délicieux.

Avant de laisser derrière nous ces deux anomalies, je ferai simplement remarquer que la lumière a été faite sur cette illusion en ramenant ma normale climatologique de 1991-2020 à 1951-1980. À cet égard, veuillez noter que la normale climatologique de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) est bloquée à 1961-1990, ce qui signifie que les climatologues du monde entier verront les relevés de température des zones urbaines se réchauffer plus rapidement que ceux des zones rurales. Combien d’entre eux ont risqué leurs subventions et/ou leurs postes et/ou leurs carrières pour dire la vérité sur la contamination de l’enregistrement des températures mondiales par l’ICU? Moi-même, je ne suis pas certain que je prendrais ce risque si j’avais des enfants à charge, une hypothèque importante et un département de scientifiques à maintenir à flot, comme c’était le cas autrefois.

Peut-on faire confiance à un scientifique qui a une hypothèque?

Juste au moment où ça devenait intéressant

Juste au moment où les choses devenaient intéressantes, et par intéressantes je veux dire dériver une grande anomalie moyenne du Royaume-Uni pour la température maximale depuis 1853, voila que j’ai épuisé toute la place disponible dans ma newsletter! Je suppose qu’il est temps de mettre des toasts sous le grill et d’ouvrir un paquet de Kellogg’s. [NdT. allez lire la premier paragraphe de l’Historique dans l’article en lien sur Wiki. Ça vaut son pesant de corn-flakes]

Mettez la bouilloire sur le feu!

La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (2ème partie) – par John Dee.

Comme promis. C’est un peu technique, ce qui vous permettra de briller dans les conversations, mais toujours très humoristique – apprendre en s’amusant! Encore trois parties…

J’en profite ici pour annoncer une série que je suis en train de rédiger en anglais pour mes amis américains et le lectorat anglophone sur Substack, qui apprécient beaucoup mes commentaires – nul n’est prophète en son pays. J’en publierai évidemment la traduction française sur ce blog. Je m’y adresse à la définition des mots les plus employés dans le narratif et le contre-narratif. Ça touillera un peu les neurones de ceux qui les emploient sans trop y réfléchir. C’est le but.

Je cesse à partir de maintenant de joindre le texte original de l’article, qui peut être facilement trouvé en suivant le lien vers la source. Essayez ici:

Source.


La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (2ème partie)

Un coup d’oeil sur les maxima et minima quotidiens au cours des 100 dernières années. La situation empire-t-elle, et que signifie « empirer »?

John Dee

5 septembre

Je suis en train de contempler une feuille de calcul Excel de toutes les données que j’ai pu extraire de cette pratique ressource en ligne du Bureau Météorologique. Si un abonné payant souhaite en obtenir une copie, n’hésitez pas à le demander – j’aime à penser que je vous en donne pour votre argent! [NdT. c’est un article payant]

Présentation de Tmax

Commençons par Tmax, qui est défini comme suit:

Les données de nos stations historiques sont les suivantes

  • Température maximale quotidienne moyenne (tmax)
  • Température minimale quotidienne moyenne (tmin)
  • Jours de gel atmosphérique (ga)
  • Pluviosité totale (pluie)
  • Durée totale d’ensoleillement (soleil)

Pour que tout le monde comprenne bien la manière dont on obtient Tmax, la température maximale absolue de chaque station est notée quotidiennement et, à la fin de chaque mois, quelqu’un calcule la moyenne arithmétique de ces relevés. Tmax n’est donc pas un enregistrement des températures les plus chaudes enregistrées à chaque station et, pour être honnête, il est assez stupide de présenter ces données au grand public, à moins que celui-ci ne soit un fervent adepte de la propagande climatique.

C’est une absurdité pour plusieurs raisons, à commencer par la réalité analytique selon laquelle les extrêmes, quels qu’ils soient, sont considérés comme des valeurs aberrantes par les statisticiens qui les rejetteront et/ou les remplaceront par des estimations interpolées, modélisées ou lissées. Ensuite, il y a la réalité technique qui veut qu’un nouveau record soit détenu pendant moins d’une minute (en fonction de la résolution de l’échantillonnage et de la procédure automatisée de contrôle de la qualité). Ensuite, il y a une dimension comique lorsque quelqu’un fait quelque chose d’inhabituel à proximité de l’abri Stevenson [NdT. voir sur Wiki], comme par exemple y garer un camion de crème glacée [NdT. l’article en lien est assez désopilant, je le traduis si intérêt]. Enfin, il y a la dimension surréaliste qui consiste à placer son thermomètre à un endroit réellement stupide:

La Station Météorologique de Gogerddan – siège du nouveau record de température d’un jour de vacances au Pays de Galles (28,8°C – 24 août 2019)
Quand on parle « d’effet de serre », je n’aurais pas cru que le Bureau Météorologique l’aurait pris au mot.

En prenant la moyenne de plusieurs mesures de la température maximale quotidienne à un endroit spécifique, on élimine les effets des valeurs aberrantes générées par les camions de crème glacée, les serres ventilées et d’autres sources de chaleur localisée, de sorte que l’on peut commencer à deviner le comportement réel du temps. Cette approche permet d’obtenir de meilleures statistiques, mais elle ne se prête assez peu à la publication de gros titres alarmants.

Il faut également garder à l’esprit qu’il est possible de continuer à enregistrer des températures quotidiennes record sur une planète qui refroidit. Cela se produit si la variabilité climatique augmente alors que les températures diminuent. Les statisticiens donnent à ce phénomène un mot fantaisiste, très utile lors des apéritifs, à savoir hétéroscédasticité. Consultez cette entrée Wiki, puis essayez de glisser quelque chose comme « apparemment, tout est dû à l’hétéroscédasticité et non à notre SUV, chérie » en dégustant des amuse-gueule.

En résumé, la température maximale quotidienne moyenne, aussi appelée Tmax, est une valeur tout à fait convenable qui donne une image plus fidèle que celle de la société météorologique qui présente à la télévision ses effrayantes cartes thermiques rouges et noires.

Stations d’eau chaude et froide

Ce que nous allons faire à présent, c’est choisir une période pendant laquelle les 37 stations de l’échantillon du Bureau Météorologique ont recueilli simultanément des données de température maximale quotidienne afin de pouvoir les comparer. Comme indiqué dans les newsletters précédentes, Cwmystwyth, Ringway et Southampton ont fermé il y a un certain temps, donc nos 37 stations doivent devenir 34 (alias UK34). Camborne a été la dernière station à démarrer en septembre 1978, donc notre première année complète pour le UK34 est 1979. Si nous faisons maintenant la moyenne des séries mensuelles de la température maximale quotidienne moyenne sur la période 1979 – 2021, nous obtenons une seule grande moyenne pour chacune des 34 stations étudiées. Voici à quoi cela ressemble sous forme de graphique:

Il fait froid en Écosse (sans surprise) et Heathrow remporte la palme de la station la plus chaude (sans surprise non plus). Avant de transformer les données UK34 tmax en une anomalie à l’échelle du Royaume-Uni, je vais prendre l’aéroport super chaud d’Heathrow et le comparer à l’aéroport super froid de Wick, par curiosité.

La bataille pour la planète des aéroports

Heathrow a installé son premier thermomètre en 1948, notre histoire doit donc commencer à cette date. Ce qui m’amuse, c’est lorsque les têtes parlantes du Bureau Météorologique déclarent qu’un nouveau record de température au Royaume-Uni a été établi à Heathrow, ce qui signifie « le plus chaud depuis le début des relevés ». Suit généralement une deuxième phrase (séparée de la première) indiquant que les relevés ont commencé en 1853. Ces deux affirmations sont intrinsèquement vraies, mais un public crédule et peu habitué à la supercherie journalistique sautera sur l’hypothèse erronée d’une série de données contiguës à Heathrow remontant à 170 ans. En réalité, nous n’avons aucune idée de la chaleur qu’il faisait à Heathrow pendant la canicule de 1947!

Examinons donc les tmax pour Heathrow et Wick pour la période 1948 – 2021:

Ces lignes vertes ondulées sont un de mes outils préférés, les fonctions LOESS (Locally Estimated Scatterplot Smoothing) [Lissage du nuage de points estimé localement], aussi appelées régression locale. Elles nous en disent beaucoup plus que les lignes droites produites par la Régression Linéaire, mais j’utiliserai cet outil plus tard. Nous pouvons voir que Heathrow est plus chaud que Wick, ce qui n’est pas surprenant quand on sait où se trouve l’aéroport de Wick par rapport à Heathrow…

Et quand on compare le niveau de développement urbain…

Ce qui m’intéresse davantage, c’est que les deux endroits montrent des premiers signes de refroidissement entre 1948 et 1965 environ. Comment cela est-il possible si les émissions de combustibles fossiles ont explosé pendant le boom de l’après-guerre? La réponse simple est que le climat est bien plus complexe que ce que les activistes voudraient vous faire croire; je fournirai la réponse complète au cours de quelques newsletters à venir.

La petite clé à molette

Cela nous laisse avec une reprise tardive du réchauffement à partir de 1965. Si ce phénomène est évident dans les deux aéroports, il l’est beaucoup plus à Heathrow, ce qui est probablement dû au développement urbain. Ce que je vais faire à présent, c’est prendre une de ces régressions linéaires (alias la petite clé) et établir la tendance au réchauffement pour 1965 – 2021 pour les deux aéroports. Ci-joint deux portions de résultats de statistiques:

Les détails se résument ici à une tendance linéaire au réchauffement estimée à 0,039°C par an pour Heathrow (p<0,001) et à 0,021°C pour Wick (p<0,001), ces deux valeurs étant statistiquement très significatives. Il s’agit d’estimations ponctuelles limitées par l’erreur et nous pouvons donc effectuer un test t sur des échantillons indépendants pour vérifier si les deux taux sont significativement différents compte tenu de leurs erreurs types associées. Je suis heureux de confirmer ce que nous avions déjà deviné, à savoir que les deux taux de réchauffement sont effectivement significativement différents (p=0,003, variances égales non supposées).

Un premier aperçu de l’ICU

Nous pouvons attribuer cette différence à l’effet d’îlot de chaleur urbain (ICU). Toutes nos stations météorologiques terrestres sont affectées par l’ICU, mais vous n’en trouverez pas beaucoup de mention dans la littérature ou à la télévision. Le Bureau Météorologique fait une brève et très vague allusion à l’ICU lorsque le préposé à la météo dit « il fera plus chaud pour ceux qui vivent dans les villes » ou « il fera plus froid pour ceux qui vivent dans les zones rurales », ou des formules du même genre. Nous nous retrouvons donc à vivre dans une réalité parallèle où l’ICU est imputée au changement climatique plutôt qu’à une jungle de béton, d’acier, de fer, de briques, de goudron et de sources de chaleur localisées.

Pour en revenir à notre paire de coefficients, nous constatons que Heathrow se réchauffe plus vite que Wick, à raison de 0,018°C par an ou 1,8°C par siècle. Ce qui me fait froncer les sourcils, c’est que ce chiffre est supérieur au taux de réchauffement global estimé à 1,5°C par le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) lorsqu’il a publié le Rapport Spécial SR15. La question qui se pose est la suivante: sommes-nous en train de nous faire balader en ville?

Regardons vers le haut et vers le bas

Nous pouvons tenter de répondre à cette question en regardant les données satellitaires recueillies depuis 1979 (nous y reviendrons dans les prochaines newsletters) et en examinant de plus près l’état de nos stations météorologiques terrestres (nous y reviendrons dans les prochaines newsletters). Pendant que le four est encore chaud, nous pourrions aussi jeter un coup d’œil à ce qui se passe à la seule station de Wick depuis qu’elle a commencé à recueillir des données en 1914:

Ai-je bien entendu un « ouh » ou un « woah », ou peut-être un discret « WTF » [NdT. What The Fuck?] dans votre voix? J’ai en tout cas recraché mon café lorsque j’ai constaté l’augmentation spectaculaire des maxima de température après 1930. Je pense que nous pouvons deviner pourquoi. Je vous fiche mon billet que Wick n’était au départ qu’une bande de gazon avec un mât de drapeau et une cabane en bois entre 1914 et 1929, avant de devenir une base aérienne goudronnée et couverte de cabanes Nissan, avec de nombreux toits en tôle ondulée et des abris en béton. Nous pourrions appeler cela l’effet d’îlot de chaleur militaire (ICM), qui a apparemment été responsable d’une augmentation de ~1,0°C de la température maximale en l’espace de deux ans. Voilà ce que j’appelle un réchauffement!

Combien d’autres stations météorologiques cachent un squelette similaire dans leur placard de Stevenson? Quelle est l’importance de l’ICU dans la vie réelle (par opposition à la vie virtuelle de la communauté de modélisation de l’ICU). Maintenant que nous avons vu à quel point les choses peuvent osciller, quelle confiance pouvons-nous avoir dans le fait que tout abri Stevenson à portée de voix d’un quelconque aménagement enregistre le comportement réel du climat plutôt que celui d’une feuille de tôle ondulée ou d’un bloc de béton?

Alors… quelle part de l’augmentation observée depuis 1980 peut être attribuée au changement climatique et quelle part au développement continu de Wick, avec l’augmentation du nombre de passagers et d’autres activités? Je vais tenter de répondre à cette question dans le cadre d’une étude transversale que j’ai prévue pour les stations UK34.

Un climat plus froid?

Avant de quitter cette diapositive, il convient de noter que la période de 70 ans de l’aéroport de Wick, qui s’étend de 1933 à 2002 environ, est plutôt stable. Étant donné que l’utilisation et le développement de l’aéroport ont progressé pendant cette période, je dois logiquement en déduire que le climat s’est probablement refroidi à cet endroit. Je ne suis pas sûr que les activistes apprécieront beaucoup cette découverte, alors nous ferions mieux de procéder à une vérification avec un peu de régression linéaire:

Et voilà – nous avons un taux de réchauffement de 0,001°C par an qui est totalement et complètement insignifiant du point de vue statistique (p=0,829). Comment est-il possible que nous soyons incapables de détecter un réchauffement dans les températures maximales quotidiennes enregistrées sur une période de 70 ans à cet endroit? Ouvrez la boîte à biscuits car la partie 3 est en préparation…

Mettez la bouilloire sur le feu!

[NdT. pour faire le thé, John est citoyen britannique 😉 ]

La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (1ère partie) – par John Dee.

On va un peu changer de registre. Juste au bon moment puisque le narratif du pouvoir passe maintenant du Covid à l’urgence climatique et ressuscite le Conseil de Défense pour sauver, cette fois, la planète – même genre de discours aux Etats-Unis, où on tente de tout faire passer sous le parapluie du climat.

Etant particulièrement peu qualifié pour en parler, j’attendais de trouver la personne-clé, avec les compétences, le courage de faire le boulot et le talent pour l’écrire. C’est lui, il s’appelle John Dee. Pour ne rien gâcher, il a de l’esprit et un humour très british que je tenterai de ne pas trahir, même si quelques expressions sont totalement intraduisibles – j’ai vraiment fait de mon mieux.

Je le laisse se présenter lui-même avant de passer à l’article proprement dit, qui aura évidemment plusieurs suites (ceci est un genre de préambule) que je publierai également:

Avant l’arrivée du COVID, je passais mon temps à analyser des données climatiques. Ce travail a débuté en février 2017 par un examen des températures enregistrées par les observatoires britanniques et s’est poursuivi jusqu’en septembre 2020, date à laquelle j’ai examiné de près la calotte glaciaire du Groenland. Les sujets abordés ont été les suivants: la glace en Mer Arctique, les feux de forêt, les émissions de carbone, El Niño, les rapports du GIEC, les îlots de chaleur urbains, les chutes de neige dans les Alpes, l’oscillation multidécennale de l’Atlantique, les ouragans, l’irradiance solaire, le refroidissement des CONUS [NdT. Le terme États-Unis contigus (en anglais Contiguous United States ou CONUS) fait référence aux 48 États américains et au district de Columbia (ville de Washington) situés en Amérique du Nord, entre la frontière avec le Canada et la frontière avec le Mexique], l’élévation du niveau de la mer, les précipitations en Europe et la température de surface de la mer – pour ne citer que quelques-uns des nombreux sujets abordés. Le nombre de diapositives dépasse le millier et le nombre de mots écrits dans les différents rapports et notes, cinq cent mille.

Les gens me demandent comment je pourrais bien être expert dans tous ces domaines et la réponse simple est que je ne le suis pas. Mon métier est la statistique appliquée, pour lequel je suis formé à l’analyse de n’importe quelle donnée, n’importe quand, n’importe où, pour n’importe qui. Il arrive que ces chiffres révèlent des incohérences dans les arguments des experts.

Source.


Traduction

La température du Royaume-Uni au cours des 100 dernières années (1ère partie)

Un coup d’oeil sur les maxima et minima quotidiens au cours des 100 dernières années. La situation empire-t-elle, et que signifie « empirer »?

John Dee

4 août

« Il est difficile de faire pousser des carottes sur un glacier »: voilà une phrase que vous me verrez utiliser à maintes reprises. Assez étrangement, nous sommes tombés dans une réalité parallèle où un excédent de nourriture pour les plantes et un gaz essentiel à la vie (le dioxyde de carbone) sont considérés comme un genre de polluant toxique, et où le réchauffement de la planète est une véritable catastrophe, alors même que les plus belles avancées de la biodiversité ont eu lieu sur un globe plus chaud.

Le froid est bon, apparemment, tout comme les glaciers et la glace polaire que les activistes voudraient voir en plus grande abondance. Pour une raison inexplicable, ils n’ont toujours pas compris que ce sont les grandes périodes glaciaires qui détruisent la vie et l’écosystème, alors que la vie sur Terre s’épanouit dans les périodes plus chaudes.

Ils n’ont pas non plus compris qu’un emballement du réchauffement climatique est impossible sur Terre. De nombreuses circonstances favorables à un tel scénario se sont présentées au cours des millénaires, avec un taux de dioxyde de carbone de 4 000 ppm et plus, au lieu des dérisoires 400 ppm actuels. Ces personnes oublient que nous sommes en train de sortir d’une longue période de déficit en dioxyde de carbone, où les niveaux étaient tombés à quelque 280 ppm. Essayez de faire pousser des plantes à 280 ppm et à 400 ppm et vous ne tarderez pas à découvrir ce qui convient le mieux à la biosphère!

En réponse à ces affirmations, je suis sûr qu’on va me resservir les vieilles rengaines habituelles: « mais le niveau des mers va s’élever », « les ouragans vont se déchaîner », « les incendies vont devenir incontrôlables », « la sécheresse va tuer des millions de personnes », « les inondations vont tuer des millions de personnes », « les espèces vont disparaître », « les réfugiés climatiques vont devenir un problème majeur », « les villes vont devenir inhabitables » et tout le tralala. J’examinerai ces affirmations pour déterminer si elles sont fondées ou s’il s’agit de propagande politisée de la part du très corporatif agenda vert.

Nous sommes immergés dans un récit qui nous est devenu très familier, car dès que nous allumons la télévision, que nous jetons un coup d’œil sur les magazines à sensation dans les kiosques ou que nous lorgnons sur nos smartphones, on nous dit que tout ça va arriver parce que les experts l’ont dit et qu’ils sont tous d’accord. « Une nouvelle étude montre » est l’une des expressions favorites des journalistes de vulgarisation scientifique. Le grand public avale tout ça, tout comme « les experts disent que », parce qu’on n’apprend pas aux gens à penser de manière critique, et on ne leur apprend certainement pas à évaluer les articles scientifiques.

Dans le monde réel, les études scientifiques – même celles des plus grands et des meilleurs acteurs – sont grevées d’hypothèses et de limites. Un bon nombre d’entre elles contiennent des erreurs et des ratés, et certaines sont même délibérément frauduleuses. Ce n’est pas un scoop pour les professionnels de la recherche, mais ça peut se révéler dérangeant pour un public confiant qui associe blouse blanche et pureté. Rien n’est plus éloigné de la vérité et j’ai les cicatrices pour le prouver!

Il pleut, bergère

Le 7 août, j’ai commencé par une lettre d’information sur un sujet aussi délibérément inoffensif que les précipitations au Royaume-Uni et nous avons alors découvert plusieurs choses. Nous avons découvert qu’il ne faut pas faire confiance aux données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) simplement parce que c’est la NOAA, et nous avons découvert qu’il est très facile de déformer la vérité en matière de données climatiques. En utilisant la méthode la plus directe, nous avons obtenu une série d’anomalies révélant une possible augmentation des précipitations moyennes au cours des dernières décennies, qui pourrait fort bien résulter d’un cycle plutôt que de l’effet des émissions de combustibles fossiles.

On pourrait dire que l’ambiguïté est le trait distinctif de la vraie science, et la dualité de la lumière, à la fois onde et particule, l’incarne à merveille. Certains disent que c’est la quadrature du cercle; dans ce cas, ce sont des carrés tordus et des cercles pas très ronds.

Chaud thermomètre

Dans ma prochaine série de bulletins d’information, je reprendrai la méthodologie que j’ai adoptée pour les précipitations au Royaume-Uni et je l’appliquerai à la température au Royaume-Uni. Nous examinerons les minima et les maxima quotidiens, car ils ont leur propre histoire à raconter, et je calculerai l’anomalie de température moyenne à la surface de la terre, car c’est ce dont on parle le plus souvent.

Ce qu’il faut retenir des moyennes, c’est qu’elles ne sont pas nécessairement significatives, et je recommande aux abonnés de jeter un coup d’œil à mes deux courtes notes sur ce sujet en commençant par cette lettre d’information. On peut cacher beaucoup de chiffres truqués dans un sac de valeurs moyennes!

En mettant de côté les valeurs moyennes (les miennes ne seront assurément pas des sacs de chiffres truqués), nous verrons si le Royaume-Uni se réchauffe régulièrement comme on le prétend ou s’il est sujet à une sorte de danse cyclique de décennies, où règne l’incohérence.

Si les données le permettent, nous verrons également si le réchauffement est dû à l’empiètement du développement urbain ou au changement climatique proprement dit. Ce n’est pas une coïncidence si les records britanniques ont tendance à être établis à l’aéroport d’Heathrow, et nous devons nous interroger sur la valeur des mesures prises à cet endroit. Le Bureau Météorologique semble penser qu’il est légitime de placer un thermomètre ici…

…mais bon, c’est une organisation très politisée de nos jours.

Vers l’infini…

Bien, c’est assez comme préambule. Je vais prendre mon petit-déjeuner, me coiffer, nettoyer mes lunettes, tailler mes crayons, défragmenter mon disque dur et m’atteler à la pile de données que j’ai téléchargées à partir de cette ressource très pratique offerte par le Bureau Météorologique. L’idéal serait qu’ils proposent des données de séries chronologiques collationnées pour quelques centaines de stations, mais je doute qu’ils soient aussi ouverts au public qu’ils le prétendent. L’expression « service de pure forme » vient à l’esprit.

Bien sûr, MIDAS (Met Office Integrated Data Archive System) met à la disposition du public des quantités fabuleuses de données de stations météorologiques, mais essayez de télécharger des fichiers CSV d’une année à la fois pour une station à la fois et voyez combien de temps il faut pour constituer un échantillon de 1 000 stations, chacune couvrant une période de 50 ans. Ma fidèle calculatrice à main me dit que cela représente 50 000 téléchargements. À raison de cinq secondes par téléchargement, je devrais consacrer 69,4 heures à cette tâche, alors qu’il ne me faudrait que deux minutes s’ils se donnaient la peine de traiter les données qu’ils détiennent et de les rendre plus accessibles aux chercheurs indépendants comme moi. Après tout, ils sont censés être un service public, n’est-ce pas? Enfin, peut-être pas si ça risque de révéler quelque secret.

Mettez la bouilloire sur le feu!


Texte original

The Temperature Of The UK Over The Last 100 Years (part 1)

A butcher’s at daily maxima and minima over the last 100 years. Are things getting worse, and what does ‘worse’ mean?

John Dee

Aug 4

“It’s hard to grow carrots on a glacier » is a phrase you’ll find me using time and time again. Somehow we’ve slipped into a parallel reality whereby excess plant food and a life-giving gas (carbon dioxide) is being regarded as some sort of toxic pollutant, and where the warming of the planet a terribly bad thing even though the greatest spurts of biodiversity took place on a warmer globe.

Cold is good, apparently, as are the glaciers and polar ice that activists want to see more of. For some inexplicable reason they haven’t yet figured out that it is the great ice ages that destroy life and the ecosystem, with life on Earth flourishing under warm ages.

Neither have they figured out that runaway global warming doesn’t happen on Earth. There have been plenty of chances for this over the millennia, with carbon dioxide up at 4,000pm and beyond rather than the paltry 400ppm it is today. Such folk are oblivious to the fact that we’re coming out of an extended period of carbon dioxide deficit when levels dropped to 280ppm or thereabouts. Trying growing plants at 280ppm and 400ppm and you’ll soon figure out which is better for the biosphere!

In response to these statements I’m going to get the usual regurgitation of old chestnuts such as: ‘but sea levels are going to rise’, ‘hurricanes are going rage’, ‘wildfires will burn out of control, ‘drought will kill millions’, ‘floods will kill millions’, ‘species will go extinct’, ‘climate refugees will be a major issue’, ‘cities will become uninhabitable’ and all the rest. I shall be looking at these claims to see if they are valid or politicised propaganda of the very corporate green agenda.

We are submerged in a most familiar narrative indeed for we all turn on the TV or glance at the glossies in the newsstand, or gawp at our smartphones that tell us these things will be because experts have said so and they all agree. “A new study shows” is a favourite of the popular science journalist. The general public swallow this whole, along with “experts say” because we don’t teach people how to think critically, and we certainly don’t teach them how to appraise scientific papers.

In the real world scientific studies – even from the biggest and best players – are burdened by assumptions and limitations. A fair few contain errors and bloopers, and some are even deliberately fraudulent. This is not new news to research professionals but it may come as an unpleasant revelation to a trusting public who equate a white lab coat with purity. Nothing could be further from the truth and I have the scars to prove it!

The Rain In Spain

On August 7th I started out with a newsletter on something as deliberately innocuous as UK rainfall and we discovered a few things along the way. We discovered that NOAA’s data is not to be trusted just because it’s NOAA, and we discovered that it’s really easy to bend the truth with climate data. The straightest bat that could be swung produced an anomaly series that revealed a possible upturn in mean rainfall in recent decades that could easily be part of a cycle rather than anything fossil fuel emissions are doing.

We might say that ambiguity is the hallmark of real science, and the duality of light as both a wave and a particle embodies this beautifully. Some say it’s turtles all the way down; if it is then these are ambiguous turtles with chaotic smiles.

The Thermometers’ Tale

What I am going to do in the next series of newsletters is take the methodology I adopted for UK rainfall and apply it to UK temperature. We shall be looking at daily minima and daily maxima for these tell their own story, and I shall be producing a mean land surface temperature anomaly since these are what gets bandied about.

The thing to remember about means is that they are not necessarily meaningful, and I recommend subscribers have a look at my two short notes on this subject starting with this newsletter. You can hide a lot of fudge within the bucket of the mean!

Setting means aside (mine will most certainly not be buckets of fudge) we’ll get to see if the UK is consistently warming as claimed or whether it’s subject to some sort of cyclical dance of the decades in which inconsistency rules.

Data permitting we’ll also have a look at whether any warming is due to encroaching urban development or due to climate change proper. It’s no coincidence that UK records tend to be set at Heathrow Airport, and we need to question the value of measurements taken there. The Met Office seem to think it’s OK to have a thermometer here…

…but then again they are a very political organisation these days.

Thunderbirds Are Go!

Right then, that’s enough of a preamble. I’ll grab some breakfast, comb my hair, clean my glasses, straighten my pencils, defrag my hard drive and get stuck in to the pile of data I have downloaded from this very handy resource offered by the Met Office. Ideally they’d offer a few hundred stations worth of collated time series data but I doubt that they’re as public facing as they claim. The phrase ‘lip service’ springs to mind.

Sure, there’s fabulous amounts of publicly available weather station data available from MIDAS but try downloading CSV files one year at a time for one station at a time and see how long it takes to build a sample of 1,000 stations, each covering a span of 50 years. My trusty hand-held calculator tells me that’s 50,000 downloads. At 5 seconds per download I’d need to set aside 69.4 hours, as opposed to the 2 minutes I’d need if they bothered to crunch the data they hold and make it more accessible to independent researchers like myself. After all, they are supposed to be a public service, aren’t they? Well maybe not if it lets any cats out of any bags.

Kettle On!