Nouvelles en vrac, édition internationale.

Tout va parfaitement bien et ira encore mieux demain, hormis quelques détails mineurs.

Shangaï, c’est fini (et dire que c’était le sujet de mon prochain article).

En fait, non.

Ce n’est pas du tout fini, contrairement à ce que vous aurez lu récemment un peu partout ailleurs, sauf sur l’excellent Covidémence, qui fait le boulot et dont je reparle un peu plus loin (en bien). Même le Substack le plus pointu sur la Chine (l’auteur parle le mandarin) est un peu dans le flou. Heureusement, votre dévoué blogger écoute au boulot dans son lecteur mp3 le meilleur podcast de l’Univers, qui reçoit des rapports de terrain (boots on the ground reports) de ses producteurs/auditeurs, dont l’un réside à Shangaï. Lecture ici, à partir de 2:32:37, du rapport qui figure également dans les shownotes sur cette page (cliquer sur China) et dont voici la traduction:

Voici les dernières nouvelles de Shanghai
(1) À partir du 1er juin 2022, Shanghai a mis en place la règle d’obligation de « se faire tester toutes les 72 heures ». Les résultats étaient prévisibles.
(a) certaines personnes ont été testées positives, le code QR de leur téléphone est devenu rouge – elles ne pouvaient donc entrer dans aucun établissement public, centre commercial, magasin, etc.
(b) nous avons des amis, et connaissons des familles des camarades de classe de ma fille, qui ont été reconfinées, à l’intérieur de leur immeuble ou de leur complexe d’appartements ou de copropriétés, en raison de leur proximité avec QUELQU’UN d’autre qui a été « testé positif ».
(c) pendant les DEUX premiers jours d' »ouverture », les « stations de dépistage » ont été submergées par une forte demande – et par de longues files d’attente (45 à 60 minutes). Cependant, à l’heure actuelle, parce que les gens craignent un risque de « contact Covid » dans la file d’attente, qui ferait passer leur code au ROUGE, un nombre moindre de personnes se présentent aux stations de dépistage publiques (qui sont GRATUITES).
(d) Il existe maintenant un système de dépistage à DEUX niveaux. Les gens qui ont de l’argent vont dans des hôpitaux privés (ils paient 180 RMB, soit environ 25 dollars US, pour un test valable pendant 72 heures), en partant du principe que les « bonnes personnes » ont toujours un test négatif, c’est-à-dire qu’ils courent moins de risques de fréquenter les mauvais « Sneetches » [NdT. personnages issus d’un conte du Dr Seuss]; et dans les complexes plus riches, comme le mien, l’association de logement a passé un contrat avec la ville pour obtenir un centre de dépistage dans notre enceinte, qui est limité à nos résidents.
ET MAINTENANT …
(2) à partir du samedi 11 juin 2022, la ville commence un confinement  » tournant  » – différents quartiers de la ville seront fermés – personne ne pourra entrer ou sortir. Tout le monde sera soumis à un prélèvement (prélèvement de gorge) pendant 3 à 5 jours. C’est la politique du ZERO Covid, appliquée au niveau des sous-districts.
(3) AUCUNE personne de Shanghai n’est autorisée à voyager dans les provinces voisines – et si elle est autorisée à descendre d’un train, elle devra se soumettre à une quarantaine de deux semaines dans l' »hôtel Covid » local.
(Et n’oubliez pas que Shanghai a un taux de vaccination de 90 % (2 injections); et qu’environ 67 % ont fait 3 injections).
D’un autre côté
(4) Les restaurants et la livraison de nourriture à Shanghai ont repris – mais qui sait pour combien de temps.
(5) Les supermarchés ordinaires sont ouverts et reçoivent des livraisons de l’extérieur – les yaourts sont de retour, les fromages et les viandes importés garnissent les rayons. Les produits locaux sont également de retour – depuis des semaines, il n’y avait plus de carottes, de patates douces ou de mangues sur les marchés. TOUT est rentré dans l’ordre.
(6) Les frais de taxi ont augmenté d’environ 50% pour les trajets de plus de 20 minutes.
(7) En gros, TOUT LE MONDE, partout, porte un masque – en faisant du vélo, en conduisant un scooter, seul dans une voiture, en promenant son chien. C’est pitoyable. La folie est générale.

L’expérience chinoise se poursuit donc en grandeur nature, contre toute forme bon sens et de logique – à moins que ce soit de l’humour chinois. Heureusement, quelqu’un a l’explication.

Les Russes arrivent!

C’est officiel… ou alors les Chinois. Ou les deux. C’est le toujours très posé (mode sarcasme) Mike Adams, le fondateur de Brighteon, qui relaye ici l’information tirée d’une interview d’un certain M. Wang – dont on donne pas le prénom mais qui pourrait être Long, les anglophones apprécieront ce gag désopilant.

Résumé des points de l’interview par Mike Adams:

– La Chine finance la guerre de la Russie en Ukraine. (Rien que ce point est déjà très choquant).
– La Chine a utilisé les faux confinements covid pour vider les rues afin de déplacer efficacement les équipements militaires dans les grandes villes chinoises en vue des attaques contre les États-Unis / charger des navires avec du matériel militaire, etc. [NdT. parce que évidemment les Etats-Unis ne disposent pas de personnel qualifié pour analyser les images par satellite]
– Les équipements militaires sont déguisés en équipements d’intervention en cas d’épidémie, tels que des ambulances ou des véhicules de santé publique.
– L’APL utilise des fréquences de communication civiles plutôt que des fréquences militaires afin de déjouer les capacités de surveillance militaire des États-Unis. [NdT. parce que évidemment les Américains sont trop stupides pour espionner les fréquences civiles]
– La Chine prévoit de bloquer Taïwan plutôt que de l’envahir dans un premier temps. Ce blocus empêchera Taïwan de recevoir de la nourriture, du carburant, des médicaments et une aide militaire. Taïwan se rendra plus tard, après la défaite des États-Unis, selon le plan du PCC. [NdT. j’ai un article intéressant de John Paul sur la situation Chine/Taiwan, que je traduirai si j’ai le temps]
– Une fois Taïwan bloquée, la Chine utilisera la « guerre sans restriction » et le « chantage nucléaire » pour tenter d’isoler les États-Unis tout en essayant de contrôler les sphères politiques du Japon, de Taïwan et de la Corée du Sud, en affirmant son contrôle sur leurs exportations et en refusant ainsi ces exportations aux États-Unis. Cette manœuvre, si elle réussissait, ferait s’effondrer l’économie américaine pratiquement du jour au lendemain. La chaîne d’approvisionnement en pièces détachées, en composants électroniques et en biens de consommation serait immédiatement interrompue.
– La « guerre sans restriction » comprend des cyberattaques, des attaques financières telles que la mis au ban du dollar et la vente de toute la dette du Trésor américain, des attaques à l’arme biologique, des attaques de guerre d’information et même des attaques par impulsion électromagnétique visant à désactiver le réseau électrique américain.
– Les meilleures troupes militaires de la Russie n’ont pas été déployées en Ukraine mais sont positionnées pour une guerre contre les États-Unis et le Canada. Cela signifie que la Russie a réservé ses troupes les plus performantes pour la véritable guerre contre les États-Unis.
– La Russie n’a pas encore utilisé ses armes les plus puissantes en Ukraine, qui pourraient être déployées contre les États-Unis: 1) sa flotte de sous-marins à capacité nucléaire, et 2) des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) tels que le système Sarmat-II qui transporte 10 à 15 MIRV (véhicules nucléaires de rentrée) et peut échapper aux capacités anti-ICBM des États-Unis.
– La Chine fabrique des armes pour la Russie dans une usine qui se présente comme « une subdivision de la société Norinco » (China North Industries Corporation). Il s’agit d’un autre moyen pour la puissance économique de la Chine de soutenir les efforts militaires de la Russie.
– Une fois l’appareil d’état américain destitué par les forces d’invasion, le Président Biden sera exposé à la foule dans son plus simple appareil, coiffé d’un entonnoir. C’est Matthew Ehret qui sera nommé Premier Ministre du Canada et Lauren Katlin première Présidente des Etats-Unis.

Ok, j’avoue, c’est moi qui ai ajouté le dernier point.

Outre le côté hautement ridicule de ces révélations, la question serait, pourquoi quiconque se donnerait-il la peine d’envahir les Etats-Unis et l’Europe alors que la manière la plus sûre – et la plus économique – de les détruire serait de les laisser faire. L’Occident n’a aucun besoin de la Chine ou de la Russie pour imploser. Van der Leyen, Macron, Biden, Trudeau et leurs acolytes se débrouillent très bien tout seuls. Enfin, presque. Même si les menaces (article payant) de représailles militaires de Poutine ne se concrétisent pas, vu le volume d’armes de guerres prélevées sur les « dons » à l’Ukraine à vendre sur le Dark Web et le risque beaucoup plus réaliste de se voir couper le gaz russe, le niveau de violence criminelle en Europe pourrait bien grimper assez vite et assez haut. Un peu ce que prévoit Gonzalo Lira, sauf qu’il appelle ça indûment une « guerre civile ».

Gonzalo Lira

J’ai un peu laissé tomber ses vidéos ces derniers temps, avec l’intention de revenir sur certains points sous forme de résumé (voir ma remarque en début de cet article). Je suis d’autant plus allergique au format vidéo que dans son cas, ça signifie se farcir quotidiennement un quart d’heure d’un type très arrogant qui tente de camoufler sa calvitie sous une casquette de d’jeun. Encore un gauchiste qui veut se faire passer pour un homme de droite. Mais bon, Serge de Beketch n’est plus parmi nous, et il n’en reste plus beaucoup pour prendre la relève de sa manière d’appeler un chat un chat.

Après plusieurs semaines de bavardage dans sa cuisine, Gonzalo Lira en arrive plus ou moins à mi-chemin de l’analyse que j’avais faite ici le 23 janvier de cette année, c’est à dire un mois avant le début de l’opération militaire en Ukraine. En résumé, l’OTAN va se désintégrer et l’Europe va souffrir cruellement d’avoir compromis ses relations commerciales avec la Russie. M. Lira évoque le fait – ou plutôt la rumeur – qu’une faction en Europe, qui ne fait pas partie de la majorité actuellement au pouvoir, est en train de négocier l’après-victoire russe, pour tenter de sauver le continent de la misère et du chaos. Il évoque parallèlement la possibilité d’une révolution des ventres vides en Europe dès la fin de cette année, évidemment aggravée par la pénurie d’énergie (programmée) qui privera une partie du peuple du minimum vital, notamment de chauffage – bref, des événements que j’annonce depuis deux ans sur ce blog. Il prévoit aussi une aggravation des mesures désespérées d’une élite qui n’a plus rien à perdre devant le crash imminent du système.

Comme je l’ai maintes fois répété, il n’y aura aucune révolution. Les pitoyables revendications d’un peuple à peine capable d’une vague réaction poujadiste seront aussitôt tuées dans l’oeuf. Pour une analyse très éclairée de l’état mental du peuple français (et d’autres), je vous renvoie vers l’excellent site de Nicolas Bonnal, qui a le bagage culturel nécessaire et trouve encore en lui la ressource de haranguer une plèbe en perdition totale.

M. Lira prévoit aussi qu’en cas d’intégration de la Finlande et de la Suéde à l’OTAN, la Russie s’emparerait militairement de ces deux pays, sans effort et avec beaucoup moins de précautions que celles prises vis-à-vis du peuple ukrainien. L’OTAN soit n’interviendrait pas, soit se ferait immédiatement ratatiner. En ce qui concerne l’Australie, il qualifie de manoeuvre suicidaire sa manoeuvre autoritaire de revendication des Iles Salomon vis-à-vis de la Chine.

Volontairement ou non, M. Lira reste prisonnier de sa lecture binaire des événements et s’en tiendra probablement à sa stance actuelle, d’une Russie légitime contre un Occident pervers et en fin de vie. Il laisse pourtant échapper dans cette vidéo un signe qu’il en sait plus qu’il ne veut bien en dire quand il dit que la Russie n’envahira pas l’Europe, malgré que ce ne serait qu’un retour de l’Histoire (je paraphrase), référence à mon avis à la Nouvelle Chronologie de Fomenko. Dans ce cas, il ne vous dira donc pas non plus ce qu’il sait peut-être aussi, que j’ai dit et que je répète: l’ensemble de l’opération sert à reconstituer la Grande Russie (Finlande incluse), qui a deux ans pour succéder aux Etats-Unis et (re)devenir le pôle central du monde blanc. Il s’agit d’un changement civilisationnel, organisé depuis le niveau au-dessus des « chefs d’Etat », dans lequel ils sont tous complices, de A à Z et à 100%.

Le retour du Dr Buttar

Comme promis, la suite de cette passionnante histoire.

La conférence est terminée depuis deux semaines et impossible de trouver sur le Net le moindre extrait de quelque intervention que ce soit d’aucun des participants, parmi lesquels je reconnais quelques spooks notoires, notamment le Dr David Martin et l’architecte Richard Gage qui avait créé à l’époque Architects & Engineers for 9/11 Truth, un organe majeur d’opposition contrôlée. Pas grand chose non plus sur la propre chaîne du Dr Buttar, si ce n’est une conversation avec Bryan Ardis à propos des révélations grotesques de ce dernier sur la véritable nature du Sars-CoV-2, des vaccins et du Remdesivir – c’est du venin de serpent. Un peu comme ce qu’il raconte.

Rappelons que le Dr Buttar avait promis révéler lors de cette conférence la contre-mesure efficace à l’opération prévue pour cet automne, qui provoquerait la mort de centaines de millions de personnes. On pourrait donc s’attendre à ce qu’il fasse le maximum pour diffuser cette info mais non, apparemment, les seuls qui seront sauvés sont ceux qui auront payé leur place à sa conférence. Quand ce n’est pas le prix d’un ticket d’entrée, ces gens ont toujours quelque chose à vendre: leurs thérapies coûteuses, leurs produits naturopathiques et leurs explications fumeuses. J’ai déjà donné.

L’antidote le plus puissant étant d’en rigoler, je vous rappelle donc que Docteur sur Covidémence fait un excellent travail depuis plus de deux ans et que ses articles sur la ou les diverses varioles (mentales incluses) sont assez bien tournés et sourcés. Je vous en proposerai peut-être d’autres bientôt mais en attendant, il veillera sur votre santé (mentale aussi).

Quelques lectures un peu plus médicales sur le site de l’AIMSIB (un, deux, trois, quatre, cinq) pour comprendre que même en cas de vaccin « sûr et efficace » (il en existe pour les animaux), le problème est la stratégie vaccinale: la vaccination des « cas contacts » aggrave l’épidémie, qui finit par s’éteindre d’elle-même par manque de victimes et grâce aux mesures d’isolation des malades. Beaucoup d’autres articles utiles sur leur site – et ils n’ont rien à vous vendre.

Europa unter alles

Sans même tenir compte de tous les délires réels ou fictifs décrits ci-avant, il est plausible qu’il se prépare une action majeure en Europe, quelle que soit sa forme. Tout concrètes qu’elles soient, les rumeurs de guerre, de famine, de crash financier, d’épidémie – bref, des symptômes typiques de fin de système – jouent un autre rôle. Elles annoncent l’arrivée de quelque chose de moche – programmation prédicitive – ce qui aidera à la faire accepter comme une fatalité et contribuera à détruire le peu de confiance qui pouvait encore subsister dans l’ancien système. Toute l’opération des vaccins Covid repose sur ce seul principe. Ça s’appelle un complot, parce que c’est un complot.

En Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis, on vit trop bien et surtout trop longtemps, on a trop de privilèges, on gagne trop d’argent. C’est un mauvais exemple pour le reste du monde, qui pourrait vouloir prétendre à l’équité sur cette base. Il faut donc diaboliser le présent modèle et le rendre concrètement dangereux pour faire la place au modèle suivant, qui amènera sa version de la paix (militaire, sociale, raciale, morale, sanitaire, écologique, climatique, etc.) au prix de la notion de libre choix, de l’espérance de vie et de quelques millions de têtes. Ça s’appelle une guerre, parce c’est une guerre.

Démocratie

Le grand cirque médiatique américain autour du non-événement du 6 janvier 2021, lui-même articulé sur le non-événement des élections présidentielles de 2020 est un spectacle sans intérêt qui camoufle de façon perverse un point très important. Comme dans tous les autres spectacles politiques, on ne cesse de brandir des deux côtés de la frontière du pouvoir le mot « démocratie ». Ici, il s’agit carrément de protéger la démocratie aux Etats-Unis. Une bonne fois pour toutes (enfin, probablement pas), la démocratie est l’antithèse de la république et de ses lois, qui se tiennent au-dessus du pouvoir. D’un point de vue purement légaliste, toute personne qui prétend défendre la démocratie dans une république devrait donc en toute logique être considérée comme traître, voire comme terroriste, et traîtée comme telle. Ça n’arrivera bien entendu jamais mais gardez ça à l’esprit quand vous entendrez les jacassements de l’un ou l’autre, ami ou ennemi.

Sinon…

Il y en aurait encore des tombereaux à écrire, analyser, décortiquer et désarmer, mais ça ira très bien pour cette fois.

Merci pour la patience que mes lecteurs consacrent à lire mes articles. Si ce que j’y rapporte les use autant que moi, une suggestion pour utiliser cette patience à meilleur escient: soyez bons avec les animaux et venez en aide aux sans-abri.

C’est la meilleure façon de faire obstacle à la misère.

La neurologie et la justification de la guerre – par Elliott Freed.

Voici un article demandé par ma plus fidèle lectrice – également mon envoyée spéciale en France – qui s’occupe d’enfants placés et voit se développer chez ceux d’entre eux qui ont passé leur enfance devant un écran de télé de plus en plus de symptômes psychotiques. Sa question est de savoir si et comment on peut encore les corriger.

Source.


Traduction

La neurologie et la justification de la guerre

Comment fonctionne la programmation prédictive

Eliott Freed

25 avril

La neurologie et la justification de la guerre

J’ai écrit cet essai en 2005 en examinant la façon dont on avait réussi à tromper le peuple des États-Unis pour l’amener à faire la guerre sur base de mensonges flagrants et déjà pleinement démontrés avant le début des guerres. Bien qu’à l’époque, j’avais surtout à l’esprit la guerre en Irak, le principe est applicable à de nombreuses façons de programmer l’esprit des masses. J’ai envisagé de mettre à jour la fin de l’essai pour refléter ce que j’ai appris depuis. J’ai décidé de ne pas le faire, car les deux dernières années ont illustré mon propos bien mieux que tout ce que je pourrais dire sur le sujet.

Lorsqu’un enfant naît, ses centaines de milliards de neurones ne sont que très peu connectés les uns aux autres. Lorsqu’un enfant reçoit des stimuli d’un monde en constante effervescence, ses neurones commencent à s’activer. Lorsqu’un neurone est activé, chez un enfant ou un adulte, il trouve un neurone voisin pour envoyer son signal. Chez le nourrisson, ces connexions sont en phase de création. Nos neurones aiment être reliés les uns aux autres, de sorte qu’une fois qu’un neurone a trouvé un copain, ils veulent rester unis. C’est ainsi que nous formons des réseaux neuronaux, également appelés voies. En vieillissant, nos réseaux neuronaux deviennent beaucoup plus rigides. En d’autres termes, lorsqu’un neurone reçoit un nouveau stimulus, plutôt que de chercher un nouvel ami ou de créer une voie entièrement nouvelle pour le trajet de ce stimulus, il emprunte simplement une voie existante. C’est pourquoi, en vieillissant, de plus en plus de personnes nous paraissent familières. Ils déclenchent des voies neuronales qui se sont ancrées au fil des ans. C’est pourquoi, en vieillissant, nous devenons plus figés, plus craintifs face au changement et plus difficiles à enseigner. (Ne désespérez pas. Il existe des moyens de garder votre esprit souple, mais cela demande un certain travail).

C’est pourquoi, au cours de nos premières années, nous sommes si impressionnables. Quand j’avais cinq ans, un jour où j’aidais ma mère à plier des serviettes, elle me réprimanda légèrement pour avoir mal plié les serviettes. Ce n’est que dix ans plus tard que je compris qu’il n’existe pas de norme internationale pour le pliage des serviettes. Ma mère avait simplement son propre système d’organisation de notre armoire à serviettes qui exigeait que les serviettes soient pliées à une certaine taille. Aujourd’hui encore, lorsque je plie des serviettes, j’entends une voix dans ma tête qui me harcèle sur la bonne façon de plier les serviettes.

C’est grâce à ce processus de formation du réseau neuronal qu’un enfant passe des premiers stades de la perception, où il ne perçoit que de vagues différences entre la lumière et l’obscurité, à une vision complète du monde et à la capacité de transformer la perception en interprétation, compréhension et action. La capacité de composer des poèmes complexes, de construire des empires, de concevoir des gratte-ciel ou même de lire un livre commence avec ces réseaux neuronaux précoces et se poursuit sur cette base.

La plupart des activités neuronales qui se déroulent dans notre corps ne sont pas perçues par notre conscience. Nous serions submergés par des trillions de détails. Pourtant, chaque facette de notre existence est liée à nos nerfs. Notre cœur apprend à battre, nos poumons apprennent à respirer, notre hypophyse et notre hypothalamus apprennent à réguler nos fonctions corporelles en fonction de la formation de ces réseaux neuronaux, le tout sans intervention de notre conscience éveillée. C’est ce que les psychologues appellent le subconscient. Nos premières expériences, qui remontent au moment où nous étions dans le ventre de notre mère, forment la manière dont nos pensées les plus intimes circulent et passent de l’une à l’autre, ne faisant surface dans notre conscience que longtemps après être passées par d’innombrables connexions internes.

Un groupe de nerfs reçoit un stimulus, soit de l’intérieur du corps, soit de l’extérieur. Ces nerfs envoient des signaux aux nerfs suivants, qui les transmettent ensuite à travers nos réseaux existants, des réseaux dont nous ne sommes pas conscients. La distance parcourue par les signaux varie, de quelques centimètres à plusieurs kilomètres. Nous n’avons pas conscience de la plupart de ces activités et nous ne les contrôlons pas. La réponse nerveuse envoie finalement son signal à notre esprit conscient et nous formons une idée. Il peut s’agir d’une idée simple comme « CHAUD! » ou d’une idée complexe, comme le sujet de cet article. Le chemin de l’idée est intraçable et souvent très long. Seuls le début et la fin du chemin sont connus de notre esprit éveillé.

Avant l’avènement de la télévision, de la radio ou de la photographie, chaque stimulus qui parvenait aux sens d’un nourrisson, d’un enfant ou d’un adulte, chaque stimulus neural, correspondait à une réalité physique substantielle. Si on voulait voir un troupeau de bisons, il fallait aller dans la prairie et les regarder, ou au moins en voir une peinture. Même un conteur était une entité réelle et physique qui ne pouvait nous toucher directement que par les sons et le langage corporel qu’il utilisait. Ainsi, toute vision du monde, toute pensée subconsciente, tout stimulus, passait par un réseau neuronal créé par le stimulus d’un objet réel.

La génération du baby-boom a été la première génération élevée devant la télévision. Dès leur plus jeune âge, alors qu’ils avaient beaucoup de neurones mais peu de réseaux neuronaux et qu’ils commençaient à construire les réseaux qui les accompagneraient toute leur vie, ces personnes ont été exposées à la télévision. Les images et les sons de la télévision ont pénétré leurs sens et ont commencé à créer de nouveaux réseaux neuronaux dans ces jeunes esprits impressionnables.

Bien sûr, il est facile de dire : « Ce qui passe à la télévision n’est pas réel. Tout le monde le sait ». Mais c’est dans l’esprit d’un nourrisson ou d’un jeune enfant que le stimulus pénètre. Il forme une voie et chaque fois qu’un nouveau stimulus emprunte cette voie, celle-ci s’ancre davantage. Plus une voie est ancrée, plus il y a de chances qu’un nouveau stimulus soit attiré par elle, comme les roues d’un chariot par les rainures du chemin. Même si notre esprit éveillé peut débattre avec lui-même ou avec d’autres de la différence entre la réalité physique et les images et les sons créés pour la télévision, les voies de notre cerveau sont là et l’information voyage de notre esprit éveillé dans le labyrinthe de ces voies jusqu’à ce qu’elle en ressorte sous forme d’idée.

Comme je l’ai déjà mentionné, la génération du baby-boom est la première à avoir vu un si grand nombre de ses réseaux neuronaux se former à partir du stimulus de lumière et de son que nous appelons télévision. C’est ainsi qu’ils peuvent regarder quelque chose à la télévision et avoir l’impression que c’est en quelque sorte plus réel que ce qu’ils vivent dans leur vie quotidienne. Le stimulus de la télévision pénètre dans un réseau complexe de nerfs qui est profondément ancré. S’il nous semble si réel, c’est parce qu’il nous est si familier. Il est si proche de la majeure partie de nos expériences précoces, de nos années passées devant la télévision, que les mots conscients que nous prononçons, « C’est juste un truc à la télévision », ont très peu de pouvoir sur ces kilomètres de réseaux situés juste sous la surface de notre conscience. Au sein de notre propre système nerveux, ils sont réels.

C’est ainsi que nous sommes susceptibles d’être captivés par un candidat à la présidence fabriqué pour la télévision ou par un argument en faveur de la guerre. Quelle que soit la quantité d’informations dont dispose notre esprit conscient, nous sommes susceptibles de voir à la télévision un personnage à la John Wayne et de croire qu’il est réel. Nous sommes susceptibles de croire que ce qui a permis à John Wayne de se sortir de tous ces pétrins nous permettra également de nous sortir de nos propres pétrins. Nous pouvons dire à notre esprit éveillé:  » Ce que John Wayne fait dans les films, avec des scripts, des coupes multiples et des cascades, c’est du cinéma. Tout a été inventé. » Mais les réseaux neuronaux que ses films ont laissés derrière eux sont si profondément ancrés qu’une grande partie de ce que ses spectateurs perçoivent aujourd’hui avec leur esprit éveillé entre rapidement dans ces réseaux, pour ne réapparaître que des kilomètres plus tard sous la forme d’un vague sentiment: « Un grand homme avec un chapeau de cow-boy et des bottes, qui marche d’un pas assuré et parle d’un ton traînant, semble si sûr, si stable, imperturbable et sage. Il doit être capable de nous diriger. »

« Si John Wayne dit que ce sont des méchants Indiens, ça doit être des méchants Indiens. »

L’avènement de l’informatique personnelle et de la technologie numérique nous ont permis de créer des images et des sons encore plus éloignés de toute réalité tangible, plus éloignés des lois qui régissent notre vraie réalité. Un jeune enfant qui grandit aujourd’hui peut former des réseaux neuronaux qui seront encore moins fonctionnels pour un monde autre que celui de l’imaginaire que ceux dont nous disposons. J’observerai avec une grande curiosité, et non sans une certaine trépidation, le genre d’affabulations dont la prochaine génération réussira à se convaincre.

Merci de vous joindre à moi dans cette conversation,

Sincèrement,

Elliott Freed


Texte original

Neurology And The Case For War

How predictive programming works

Elliott Freed

Apr 25

I wrote this essay in 2005 while considering how the people of the U.S.A. had been fooled into going to war by obvious lies that had been fully exposed before the wars started. While I had the Iraq war foremost in my mind at the time, the principle can be applied to so many ways in which the mind of the masses has been programmed. I considered updating the end of the essay to reflect what I have learned since. I decided against it, as the past two years have illustrated my point far better than anything else I could say on the matter.

When a child is born they have hundreds of billions of neurons only tenuously connected to each other. As a child receives stimulus from the ever active world it’s neurons begin to fire. When a neuron fires, in a child or an adult, it looks for another neuron close by to send it’s signal too. As an infant, these connections are being newly created. Our neurons like to be linked to each other, so once a neuron finds a buddy, they like to stay together. Thus, we form neural networks, also called pathways. As we age, our neural networks become much more rigid. That is, when one neuron receives a new stimulus, rather than look for a new friend, or create an entirely new pathway for that stimulus to travel, it just goes down an existing pathway. This is why, as we age, more and more people seem familiar to us. They are triggering neural pathways that have become more entrenched over the years. This is why, as we age, we become more set in our ways, more afraid of change and more difficult to teach. (Do not despair. There are ways to keep your mind limber but it takes some work.)

This is why, in our early years we are so impressionable. When I was five years old, helping my mother fold towels, she mildly chastised me for folding the towels wrong. Only ten years later did I realize that there is no internationally accepted standard for towel folding. My mother simply had her own system for organizing our towel closet that required the towels be folded to a certain size. To this day, when I fold towels, there is a voice in the back of my head nagging me about the right way to fold towels.

It is through this process of neural network formation that an infant goes from it’s earliest stages of perception, where it primarily sees only vague differences between light and dark, to a complete world view and the ability to transform perception into interpretation, understanding and action. The ability to compose intricate poetry and build empires or design skyscrapers or even just read a book all begin with these early neural networks and continue to build on this foundation.

Most of the neural activity that goes on in our body is not noticed by our conscious awareness. We would be overwhelmed by the trillions of details. Yet every facet of our existence is related to our nerves. Our heart learns to beat, our lungs learn to breath, our pituitary and hypothalamus glands learn to regulate our bodily functions in relation to the formation of these neural networks, all without say so from our waking consciousness. This is what the psychologists refer to as the subconscious. Our earliest experiences, going back to our time in the womb, form the way our innermost thoughts move and transition from one to the next, only surfacing in our consciousness long after they have passed through countless inner connections.

A group of nerves receive a stimulus, either from within the body or from without. Those nerves send signals to the next nerves, which then pass them on through our existing networks, networks we are not aware of. How far the signals travel varies, from a few inches to miles. Most of that activity we are not aware of and we do not control. Eventually the nervous response sends it’s signal back to our conscious mind and we have an idea. It may be a simple idea like, « HOT! » or it may be a complicated idea like the one I am writing about now. The path of the idea is untraceable and often very long. Only the very beginning and end of the path are known to our waking minds.

Before the advent of television, radio or photography, every stimulus that came into the senses of an infant, child or adult, every neural stimulus, corresponded to a substantive physical reality. If you wanted to see a herd of buffalo, you had to go to the prairie and look at them, or at least a painting. Even a story teller was a real, physical entity that could only affect you directly with the sounds and body language he used. Thus any world view, any subconscious thoughts, any stimuli, passed through a neural network created by the stimulus of a real object.

The baby boom generation was the first generation raised on television. From a young age, when they had many neurons but few neural networks and were beginning to build the networks that would be with them for the rest of their lives, these people were exposed to television. The images and sounds from the television entered their senses and began to create new neural networks in the impressionable young minds.

Of course it is easy to say, « What is on television is not real. Everybody can see that. » But the stimulus enters the mind of an infant or toddler. It forms a pathway and the more often a new stimulus travels down that pathway the more entrenched it becomes. The more entrenched a pathway becomes the more likely it is that a new stimulus will be attracted to it, like the wheels of a cart to the grooves in the path. Even if our waking mind can discuss with itself or others the difference between physical reality and the images and sounds created for television, our brain’s pathways are there and information travels from our waking mind into the labyrinth of these pathways until it comes back out as an idea.

As I mentioned before the baby boom generation is the first to have had so many of it’s neural networks formed from the stimulus of light and sound we call television. Thus they can watch something on television and feel that it is somehow more real than that which they experience in their daily lives. The stimulus from the television enters into a complex network of nerves that is deeply entrenched. It seems so real to us because it is so familiar. It so closely resembles the bulk of our early experience, our years in front of the television, that the conscious words we speak, « It’s just television, » have very little power over those miles of networks just below the surface of our awareness. Within our own nervous system, they are real.

Thus we can be captivated by a made for television presidential candidate or argument for war. No matter how much information we have available for our conscious mind, we can see a John Wayne look-a-like on television and believe he is real. We can believe that what got John Wayne out of all those scrapes will also get us out of our scrapes. We may be able to say to our waking mind, « John Wayne did his stuff in movies, with scripts and multiple cuts and stunt doubles. It was all made up. » But the neural networks his movies left behind are so deeply entrenched that much of what his viewers now perceive with their waking minds quickly enters those networks, only re-emerging miles later as the vague feeling, « A tall man in a cowboy hat and boots who walks with a swagger and speaks with a drawl seems so secure and stable and unflappable and wise. He must be able to lead us. »

« If John Wayne says them’s bad injuns, they must be bad injuns. »

The advent of personal computing and digital technology have allowed us to create images and sounds even more removed from any tangible reality, more removed from the laws which govern our true reality. A young child growing up today can form neural networks even less functional for the world outside of make-believe than those we’ve got. I will be watching with great curiosity, and not a little trepidation, what sort of fabrications this next generation will convince themselves of.

Thank you for joining me in the conversation,

Sincerely,

Elliott Freed

Variole : piqûre de rappel.

Suite de cet article.

Traduction et transcription de deux clips d’infos sur les chaînes américaines – vous êtes gâtés – un récent sur NBC10 News et un de 2014 sur ABC, pour comparaison. Si vous supportez qu’on s’adresse à vous comme un gosse de trois ans un peu lent (sinon vous coupez le son), les visuels (où on pourrait inclure les tronches des présentateurs) et les sous-entendus sont bien construits pour foutre la trouille dans les familles. Parle à mon cerveau reptilien, mon cortex est malade.

Après une première dose de Dark Winter en 2010, une dose de rappel de programmation prédictive tous les cinq ans. Mêmes « talking points« , même leviers, mêmes mots-clés.

En anglais, on dit same shit, different asshole.


Traduction

2021

Tracy Davidson : Nous commençons ces 20 Minutes d’Infos Nonstop par une découverte troublante qui suscite questions et inquiétudes. Des fioles étiquetées « variole » ont été découvertes dans un laboratoire du comté de Montgomery. La variole est tellement mortelle que seulement deux laboratoires dans le monde sont autorisés à en détenir des doses. Merci de nous rejoindre cet après-midi, je suis Tracy Davidson.

Jacqueline London : Et je suis Jacqueline London. Ces fioles ont été immédiatement mises en quarantaine et à présent le Center for Disease Control et le FBI enquêtent sur les raisons de leur présence. Ces fioles ont été découvertes dans une infrastructure de Merck, à Upper Gwinedd Township dans le comté de Montgomery, où sont menées des recherches sur les vaccins. [ …] Deanna Durante a posé beaucoup de questions dans le cadre de cette affaire. Elle est avec nous en direct devant le site de la société à West Point pour nous donner les dernières nouvelles. Du nouveau, Deanna ?

Deanna Durante : Comme vous l’avez mentionné, le CDC et le FBI enquêtent et nous avons été informés de leur présence aujourd’hui dans cette installation, où ils ont également interrogé les employés. Merck est célèbre pour sa production de vaccins et sur son propre site Internet, la société indique qu’elle a racheté des entreprises au fil du temps, dont une, acquise il y a plusieurs décennies, qui produisait le vaccin antivariolique. Mais les experts en santé nous disent que ce virus ne peut être stocké que dans deux endroits au monde et qu’il n’est pas censé se trouver ici.

Angela Nicholas : La variole est une maladie très virulente. Sur dix personnes qui contractent la variole, trois en meurent.

Deanna Durante : Elle est très contagieuse, laisse des cicatrices sévères, provoque la cécité et la mort.

Angela Nicholas : La variole fait partie des virus qui pourraient théoriquement être utilisés dans des opérations de bioterrorisme.

Deanna Durante : La variole a été éradiquée aux Etats-Unis dans les années 50. Comme nous ne sommes plus vaccinés contre la variole, les médecins comme Angela Nicholas, Médecin en chef d’Einstein Montgomery, avertissent que le virus est dangereux s’il est libéré et que c’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles il est stocké dans des endroits bien précis.

Angela Nicholas : L’un de ces endroits est le CDC à Atlanta et l’autre est en Russie.

Deanna Durante : Le FBI et le CDC veulent comprendre pourquoi des fioles étiquetées « variole » ont été trouvées dans le comté de Montgomery. Le CDC a indiqué dans un communiqué que le contenu de la fiole semble intact. L’employé qui les a découverts portait des gants et un masque et rien n’indique qu’il ait été exposé au « petit lot de fioles congelées ». L’histoire de Merck remonte aux années 1800. Les sociétés qu’elle a acquises, indique-t-elle sur son site Internet, produisaient auparavant le vaccin antivariolique. Un informateur a déclaré à NBC10 que les flacons pourraient avoir été stockés ici pendant plus de trois ou quatre décennies. Nous avons contacté Merck. L’entreprise n’a pas fait de commentaire. En tant que voisine et médecin qui officie non loin de l’établissement, le Dr Nicholas dit qu’elle espère elle aussi obtenir des réponses.

Angela Nicholas : Nous savons tous comment ça arrive. Les choses qui se retrouvent au fond du congélateur, on a tous connu ça. A : la question est : est-ce vraiment la variole ou pas? Et B : comment s’est-elle retrouvée là? Et je ne sais pas si nous parviendrons un jour à faire la lumière sur cette affaire ou à en connaître le résultat final.

Deanna Durante : Le CDC a indiqué dans une déclaration écrite que les éventuelles informations supplémentaires seront publiées. Le Département de la Santé de Pennsylvanie a publié une déclaration il y a peu de temps, pour dire qu’il ne pense pas qu’il y ait menace ou danger pour le public. Et comme nous le disions, nous avons également contacté le CDC. Nous leur avons demandé s’ils comptaient tester ces fioles ou si elles seraient simplement détruites. Nous n’avons pas obtenu de réponse à cette question. En direct de West Point, Deanna Durante, NBC10 News.


2014

Présentatrice : Nous n’aurions jamais pensé poser cette question un jour. Qui a rangé le virus de la variole dans une boîte en carton et l’a abandonné dans un entrepôt? Qui a été en contact avec ce virus et quel était son degré de dangerosité? Le rédacteur médical en chef d’ABC, le Dr Richard Besser, nous donne des réponses.

Commentateur : Ce soir, vive inquiétude en apprenant que six fioles de variole, l’un des virus les plus redoutés de l’histoire, ont été abandonnées pendant des décennies dans un laboratoire de moindre sécurité de la FDA, oubliées dans une salle de stockage réfrigérée des National Institutes of Health à Bethesda, dans le Maryland.

Richard Besser : Si ce produit est contagieux et que ces fioles avaient été brisées, qu’aurait-il pu se passer?

Stephan Monroe : La possibilité existe que quelqu’un aurait pu contracter la maladie.

Commentateur : Les fioles, dont on pense qu’elles datent des années 1950, ont été découvertes il y a une semaine lors du déménagement du contenu de la salle de stockage. En ouvrant cette boîte, les ouvriers ont remarqué une étiquette très inquiétante : « variola« . Autrement dit, la variole. Ils l’ont rapidement transférée vers un laboratoire de niveau de risque biologique 3, équipé de caméras, de scanners et de systèmes d’alarme, où tout le monde porte des équipements de protection. Le Conseil National de Sécurité a été prévenu et cinq agences, dont le FBI, ont élaboré un plan de transport sécurisé du virus mortel vers le CDC d’Atlanta. Tard dans la nuit, les fioles ont été emballées, escortées jusqu’à l’aéroport par la police fédérale et locale et transportées par avion gouvernemental jusqu’au siège du CDC. La variole, très contagieuse, tuait encore deux millions de personnes par an en 1967, mais elle a été totalement éradiquée grâce à une campagne mondiale de vaccination sans précédent. En vertu d’accords internationaux, des échantillons ont été conservés dans deux laboratoires seulement : le CDC d’Atlanta et un autre en Sibérie – du moins le pensions-nous jusqu’à aujourd’hui. Les forces de l’ordre ont longtemps redouté ce qui risquerait de se produire si des terroristes mettaient la main sur le virus de la variole et utilisaient celui-ci comme arme. Les flacons nouvellement découverts sont maintenant conservés dans un laboratoire à risque biologique de niveau 4. La sécurité est si élevée qu’il faut aujourd’hui un scan oculaire pour y accéder. La découverte de ces fioles intervient quelques semaines après que le CDC ait reconnu avoir probablement exposé des dizaines de travailleurs de laboratoire à l’anthrax, ces travailleurs étant actuellement sous traitement antibiotique pour une durée de deux mois.

Richard Besser : D’abord l’anthrax, maintenant la variole. Devrions-nous être inquiets ?

Stephan Monroe : Dans ces deux cas, qui sont malencontreux, la réponse du CDC a été rapide et déterminée afin de garantir la sécurité du public et d’essayer de trouver la cause première de ces incidents.

Richard Besser : La bonne nouvelle est que ces flacons n’étaient pas ouverts, donc personne n’a été mis en danger. Et si le virus s’était propagé, nous avons heureusement un vaccin qui protégerait toute personne exposée. Mais la grande question ce soir est de savoir quels autres germes mortels pourraient être enfouis dans les laboratoires du pays.

Présentatrice : Tout à fait, Rich. De combien d’installations de stockage est-il question et comment diable faire pour toutes les fouiller?

Richard Besser : Eh bien il y a des centaines, des milliers de laboratoires. Je pense que ce qui est nécessaire, c’est que les directeurs de ces laboratoires fassent un grand nettoyage de printemps, vérifient chaque congélateur, chaque recoin, s’assurent qu’il n’y ait rien qui ne devrait pas s’y trouver.

Présentatrice : Un sacré nettoyage de printemps.

Richard Besser : Exactement.

Présentatrice : On l’a échappé belle. Merci beaucoup, Richard Besser.


Transcription

2021

Tracy Davidson : 20 minutes of Nonstop News begins with a disturbing discovery sparking questions and concerns. Vials labeled « smallpox » found in a lab in Montgomery County. Smallpox is so deadly only two labs in the entire world are allowed to have doses. Thanks for being with us this afternoon, I’m Tracy Davidson.

Jacqueline London : And I’m Jacqueline London. Those vials were immediately quarantined and now the Centers for Disease Control and the FBI are investigating why they were there. Those vials were found at a Merck facility in Upper Gwinedd Township in Montgomery County where vaccine research is conducted. [ …] Deanna Durante has been asking a lot of questions about this. She joins us live outside the company’s West Point facility with the very latest. What do you know, Deanna?

Deanna Durante : As you mentioned the CDC and the FBI, they’re investigating and we’ve learned that they were here at this facility today also asking questions of employees here. Now Merck is known for its vaccine production and on its own company website, it lists that it has acquired companies over time including one that was acquired decades ago that did make the smallpox vaccine. But health experts say that virus is only to be stored in two locations in the world and it’s not supposed to be here.

Angela Nicholas : Smallpox is a pretty virulent illness. Three in ten of those who had small pox died from it.

Deanna Durante : It’s highly contagious, causes severe scarring, blindness and death.

Angela Nicholas : Smallpox is one of those viruses that could theoretically be used for bioterrorism.

Deanna Durante : Smallpox was eradicated in the United States in the 1950’s. Because we’re no longer vaccinated against smallpox, doctors like Angela Nicholas, the Chief Medical Officer for Einstein Montgomery says, the virus is dangerous if released and says it’s one of the many reasons it is stored in specific locations.

Angela Nicholas : One is at the CDC in Atlanta and the other is in Russia.

Deanna Durante : The FBI and CDC wanna know why vials labeled « smallpox » were found here in Montgomery County. The CDC said in a statement the vials contents appear intact. The worker who discovered them was wearing gloves and a mask and there was no indication of exposure to the « small number of frozen vials ». Merck’s history goes back to the 1800’s. Companies that it acquired, it says on its website, previously made the smallpox vaccine. A source tells NBC10 the vials could have been in storage here for more than 3 or 4 decades. We reached out to Merck. The company has not issued a comment. As a neighbor and a doctor who practices not far from the facility, Dr Nicholas says she too is waiting for answers.

Angela Nicholas : We all know what happens. Things are getting in the back of the freezer so we’ve all had it happen. A : the question is here, is it really smallpox or not? And B : how did it get there? And I don’t know whether we’ll ever get to the bottom of it or hear what the final result was.

Deanna Durante : The CDC did say in a written statement that if there’s more information to be released it will release it. The Pennsylvania Department of Health issued a statement just a little while ago saying it does not believe that there is a threat or danger to the public here. And also we did touch base with the CDC as we said. We asked them if they will test these vials or if they will simply be destroyed. We did not get a comment back for that question. Reporting live in West Point, Deanna Durante NBC10 News.


2014

Anchor : We never thought we would be asking : who put smallpox virus inside a cardboard box and left it in a storage room? Who came near it and how dangerous was it? ABC’s chief medical editor Dr Richard Besser starts us off with answers.

Commentator : Tonight real alarm about how six vials of smallpox, one of history’s most feared viruses, were left in a low security FDA laboratory for decades, forgotten in a refrigerated storage room at the National Institutes of Health in Bethesda, Maryland.

Richard Besser : If this material is infectious and these vials had broken, what could have happened?

Stephan Monroe : There is a potential that someone could have contracted the disease.

Commentator : The vials believed to be from the 1950’s were discovered one week ago when the contents of the storage room were being moved. Opening that box, workers saw an alarming label : « variola« . That’s smallpox. They quickly moved it to a bio hazard level 3 lab, one with cameras, scanners and alarms, where everyone wears protective gear. The National Security Council was notified and five agencies including the FBI worked out a plan to transport the deadly virus safely to the CDC in Atlanta. Late last night the vials were packed up, escorted to the airport by federal and local police and flown on a government plane to CDC headquarters. Smallpox, which is highly contagious, killed two million people a year as recently as 1967 but it was wholly eradicated after an unprecedented worldwide campaign to get people vaccinated. By international agreements samples lived on in only two labs : the CDC in Atlanta and one in Siberia – or so we thought until today. Law enforcement have long feared what could happen if terrorists got their hands on smallpox and turned it into a weapon. The newly discovered vials are now in a level 4 biohazard lab. Security is so tight you now need an eye scan to get access. The smallpox discovery comes just weeks after the CDC acknowledged possibly exposing dozens of lab workers to anthrax, those workers currently being treated with two months of antibiotics.

Richard Besser : First anthrax, now smallpox. Should we be worried?

Stephan Monroe : In both of these cases, which are unfortunate, CDC’s response was swift and deliberate to ensure public safety and to try to get to the root cause of what had happened.

Richard Besser : The good news here is, these vials were not opened so no one was endangered. And if the virus did get out, thankfully we have vaccine that would protect anyone who is exposed. But the big question tonight, what other deadly germs could be hidden away in labs around the country?

Anchor : That’s it, Rich. How many of these storage facilities are we talking about and how on earth do you search them all?

Richard Besser : Well, you know, there are hundreds, thousands of laboratories. I think what has to happen is the directors of those labs have to do spring cleaning, go through every freezer, every corner, make sure there’s nothing there that shouldn’t be there.

Anchor : Some spring cleaning.

Richard Besser : Exactly.

Anchor : This was a close call. Thank you so much, Richard Besser.