Résistance ou condensateur? Reiner Fuellmich chez Alex Jones.

Pour ceux qui ne sauraient toujours pas qui est Reiner Fuellmich, c’est l’avocat international qui a lancé le Comité d’Investigation Corona, auquel sont associés l’avocate Viviane Fischer et le Dr Wolfgang Wodarg, le politicien censé avoir désamorcé en Allemagne la magouille de la grippe H1N1, pneumologue pas très à jour dans son domaine, ce qui occasionne régulièrement des moments gênants lors de certains webinaires – comme le cousin un peu lent qu’on sort du grenier pour les repas de fête.

Ce comité a effectué et publié depuis la mi-juillet 2020 des dizaines d’interviews d’experts en tout genre (deux traductions, ici et ici), dont les noms étaient déjà familiers de mes lecteurs (voir note de bas de page). Bien qu’il ne lise pas mon blog, je lui ai recommandé ici, à moitié sérieusement, de s’adresser à des complotistes chevronnés, ce qu’il a fait avec Ole Dammegård, session amusante mais malheureusement sans grand intérêt. Il a aussi ouvert cette même tribune à des personnages assez douteux, notamment aux Drs Lanka et Kaufmann, dont je parle ici, au Dr David Martin dont il est question dans l’article précédent, et bien entendu à son acolyte le Dr Wodarg, ce qui pose le risque de non seulement discréditer son comité mais aussi, par effet d’association, ses invités plus sérieux. Outre ces sessions, le Comité Corona s’était initialement engagé à mener une action en justice au niveau international, notamment sous forme de class action aux Etats-Unis.

Après dix-huit mois de travail, Reiner Fuellmich en est arrivé à la conclusion que la solution ne viendra pas d’une action en justice (ici) mais d’une insurrection des peuples. Malgré qu’on ait observé dans de nombreux pays diverses initiatives d’avocats qui ont interpellé leur gouvernement avec quelque succès (mineur), Maître Fuellmich a déterminé que son projet de grand procès était voué à l’échec vu le niveau de corruption de l’appareil de justice.

En lieu et place, il a mis en place, début 2022, un Grand Jury, à savoir trois (très longues) sessions de conférences Zoom, où il a interrogé un florilège des mêmes intervenants, devant avocats et juge, avec en guise de jury le peuple lui-même, le tout devant servir de modèle à un hypothétique procès réel. En dépit de ce qu’explique Maître Fuellmich, je pense que ce procès réel n’aura vraisemblablement jamais lieu et que l’avenir de son verdict final – que je n’ai pas suivi – est de se perdre dans le vide intersidéral. Dans le cas contraire, il ne s’agirait de toute manière que d’une nouvelle mascarade à la Nuremberg, une de plus dans la longue liste des procès fantoches de personnalités publiques, qui n’ont jamais au cours de l’Histoire encouru le moindre inconvénient de leurs crimes, ni purgé la moindre peine de prison et encore moins été exécutées – malgré ce qu’on a réussi à en faire accroire aux peuples.

Pour ceux qui ne sauraient toujours pas qui est Alex Jones, voici une vidéo pas trop mal faite sur le sujet. En résumé, c’est un acteur du nom de Bill Hicks, prétendument mort en 1994, en réalité recyclé – après chirurgie plastique – comme figure de proue de l’opposition nationaliste/constitutionnaliste américaine, surgi comme un diable de sa boîte à l’époque où le Renseignement avait besoin d’un garde-barrière pour encadrer le narratif des attentats du World Trade Center en préparation. Je vous ai déjà donné un petit truc dans cet article au sujet de Gates et de ses petits ricanements. En voici un autre, que j’ai constaté chez beaucoup d’autres menteurs pathologiques ou professionnels, spectaculairement évident et constant chez Hicks/Jones: une voix anormalement éraillée. Hicks/Jones ne parle quasiment jamais sur le ton naturel de la conversation. Son mode de communication est en permanence dans l’outrance – il a toujours été un acteur très médiocre – ce qui le rend d’ailleurs très difficile à supporter. D’autres menteurs professionnels, comme Anthony Fauci, contrôlent beaucoup mieux leur voix quoiqu’il leur arrive parfois sous l’effet d’un stress inattendu de montrer ce genre de signe révélateur. Vous pouvez vérifier.

Par contre l’anglais de Maître Fuellmich est absolument parfait, très clair et très structuré et son ton est toujours très serein. Bien entendu, il est avocat de plaidoierie de haut niveau, c’est donc un excellent orateur. Mais il est aussi allemand. J’ai remarqué chez les allemands qui ont étudié l’anglais qu’ils le parlent généralement sur un mode très élégant et fluide, ce qui vient probablement de la maîtrise du concept qu’offre leur langue maternelle. Pour l’anecdote, j’avais constaté ce fait il y a vingt-cinq ans chez un cadre supérieur d’une très grosse entreprise allemande impliquée dans le projet sur lequel je travaillais en sous-traitance. Je lui téléphonais juste pour le plaisir de l’entendre parler (en anglais), ce qu’il tolérait de ma part car c’était aussi un homme d’une grande courtoisie.

Lors de son passage dans l’InfoWars de Jones, Maître Fuellmich explique que le projet global est d’éliminer physiquement 80% de la population mondiale et d’asservir les survivants dans une technocratie dystopique à la Huxley – bref, ce que j’annonçais il y a bientôt deux ans dans cet article et que je n’ai cessé d’argumenter depuis lors. Il pense aussi que les instigateurs de ce projet n’arriveront pas à leurs fins parce que les 20% du peuple qui s’y opposent finiront par éveiller les 40% encore indécis – les autres restant totalement inflexible. La stratégie de résistance sur laquelle lui et « Jones » s’accordent est d’une part de diffuser un maximum d’information afin de convaincre ces 40% et d’autre part d’éviter toute action violente, qui donnerait du grain à moudre au pouvoir. Selon eux – et selon moi – la solution à court, moyen et long terme serait de construire dès maintenant des réseaux sociétaux « alternatifs » qui assureraient l’existence et l’avenir des survivants. Il semble que le mouvement soit déjà amorcé. Elliott Freed a écrit, de son point de vue d’anarchiste libertaire, un article très intéressant sur ce thème, que j’ai publié ici. Maître Fuellmich ajoute qu’il aimerait trouver le moyen d’éviter un conflit ouvert, qui ferait un nombre considérable de victimes, mais que tous les signes présents – notamment les nombreux camps de concentration en Australie et aux USA – pointent vers une opération de répression très violente pour cet automne, ce qui rend un peu étranges ses conseils pacifistes. Le choix du domaine d’action et de son intensité serait donc le coeur du problème. Parlons-en.

Comme déjà abordé sur ce blog, le boulot de l’opposition contrôlée est de capturer, censurer, orienter et au final dérailler le débat et, partant, de saboter l’action nécessaire. Non pas en délivrant forcément de fausses informations – du moins pas plus de 20% du total, par souci de crédibilité – mais 1) en laissant croire que quelque chose de significatif est entrepris au nom du peuple, 2) en faisant traîner suffisamment cette prétendue action pour empêcher le peuple de réagir à temps, 3) en orientant/contenant l’action de celui-ci pour qu’elle soit subordonnée à ce qui est censé être entrepris. L’objectif de ces trois points est évidemment de s’assurer que rien d’efficace ne puisse compromettre le projet.

Si je me fie à son discours et à sa gestuelle, je ne pense pas que Maître Fuellmich soit dans un rôle de subversion de la résistance mais que, du fait de son rang social assez élevé, il est arrivé très tardivement dans ce combat – ce qu’il reconnaît lui-même – et qu’il est contraint d’opérer dans le cadre existant de l’opposition contrôlée. Il n’est d’ailleurs pas le seul, puisque quelqu’un comme le Dr Vladimir Zelenko, que je tiens pour un homme intègre et courageux, se retrouve à apparaître dans des tribunes comme celles de « Jones » ou de Stew Peters, qui sont les employés directs des gens qu’il a juré de combattre.

Dans un même ordre d’idée, le héros judiciaire que Maître Fuellmich revendique lui-même ici et dont il cite volontiers la formule « Le soleil est le meilleur désinfectant », n’est autre que Louis Brandeis, dont vous trouverez le pédigrée ici (en anglais), qui pendant les longues années où il a oeuvré à la tête du système judiciaire américain, agissait au service d’une organisation secrète, contre les intérêts de son pays et en toute impunité. J’ignore si Maître Fuellmich est au courant de ce fait mais ça ne joue pas en faveur de sa crédibilité.

En conclusion, quelles que soient les intentions de ces intervenants, ils ne sont pas équipés pour règler le problème à eux seuls, ni censés le faire. Ils ont servi – honnêtement ou non – de condensateur mais on ne peut pas attendre qu’ils soient la résistance. Je lis et j’entends aussi qu’il s’est constitué un réseau de millionnaires qui craignent pour leur fortune – ou leur vie – et tentent en coulisses d’émanciper le peuple de sa passivité afin de former un front commun contre l’opération des milliardaires de Davos. Ce n’est pas impossible mais j’ai un léger doute sur la différence que ça ferait.

Alors qui, comment et quand?

Qui, c’est nous.

Je n’éprouve aucune tendresse pour les meurtriers de masse mais comme je n’ai absolument aucun accès à leur réseau, pour ma part, ils y sont nés et ils y resteront pour toujours bien à l’abri. Je ne crois pas non plus aux révolutions. Elles n’ont jamais été décidées par le peuple et ne lui ont jamais rendu service.

Par contre, j’ai accès à mon réseau, celui de la base – le petit peuple. Et je n’ai pas tellement plus de tendresse pour les collabos que pour la Kommandantur – et je ne parle pas ici particulièrement des injectés, dont beaucoup se rendent compte de leur erreur.

Dans les domaines de pouvoir que nous devons assumer nous-mêmes en personnes adultes – je parle par exemple ici de l’eugénisme et de la génétique – le recadrage des éléments toxiques qui pourrissent les rangs du peuple est l’affaire de ce même peuple. En gros, une affaire de familles. Et dans les familles, il n’y en a parfois qu’un ou une à s’armer de patience envers le reste d’un troupeau totalement dégénéré et extrêmement dangereux. Pour savoir si cette patience est légitime, il suffit d’en regarder le résultat autour de soi, de voir comment fonctionne ce monde, où ça nous a menés aujourd’hui et ce qui nous attend demain matin.

Je pense que le temps de la patience est révolu. La solution ne viendra pas de quelqu’un d’autre. Et l’argumentaire de la division à éviter à tout prix, parce qu’elle ferait le jeu du pouvoir, est un voeu pieux, qui n’a plus beaucoup de lien avec le terrain. Ceux qui ont mal choisi leur camp et s’y tiennent doivent en assumer les conséquences. Ça, c’est pour le comment.

La dernière question serait: quand?

Avant l’automne.


Note: pour mémoire, j’ai publié sur ce blog d’autres interviews et articles des experts interrogés par le Comité Corona: Catherine Austin-Fitts (1) (2), Ernst Wolff (1) (2) (3) (4), Robert F. Kennedy Jr (1) (2), le Dr Lee Merritt (1), le Dr Geert Vanden Bossche (1), Matthew Ehret (1) (2), le Dr Mike Yeadon (1) (2) (3 (4) le Dr Sherry Tenpenny (1) le Dr Christiane Northrup (1), le Dr Vladimir Zelenko (1), le Dr Tess Lawrie (1), le Dr Peter McCullough (1) (2), le Dr Stephanie Seneff (1), Valérie Bugault (1) (2), le Pr Mattias Desmet (1), le Dr Ryan Cole (1), James Corbett (1) (2), le Dr Robert Malone (1) (2) (3).

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