Interview de Ernst Wolff – Traduction (français).

Après la longue interview de Robert Malone, en voici une de Ernst Wolff (déjà publié ici, ici et ici) qui vous dira, selon son angle d’économiste, à peu près la même chose que Malone et que quelques autres personnes relayées sur ce blog, dont Catherine Austin-Fitts, qui annonçait déjà tout en août de l’année dernière. Pour les anglophones, l’analyste économique le plus pointu sur le monde des banques centrales est John Titus dont je vous recommande vivement la chaîne YouTube – mais dont je n’ai absolument pas le temps de transcrire/traduire les vidéos, ce qui représente un travail énorme. Je rappelle que je tiens ce blog seul et sur le temps libre que me laisse mon boulot, souvent la nuit, et j’en profite pour remercier mon épouse pour sa patience.

Il nous manque encore deux angles essentiels dans l’approche des enjeux de cette guerre: l’écologique et le spirituel. J’y travaille, ainsi qu’à la mise en perspective de l’ensemble. En attendant je vous laisse avec M. Wolff, qui se plante sur quelques points (de un, nous sommes plus que 1 % à comprendre ce qui se passe, surtout si mes lecteurs aident à diffuser le message et de deux, il y encore des pays qui résistent au grand projet) mais dont la bonne humeur est communicative et dont vous pouvez franchement suivre les conseils.

Source de la vidéo sur la chaîne Odysee de Jerm Warfare.

Fichier audio:

… parce que le plus gros problème à notre époque, c’est de ne pas savoir ce qui se passe. Il faut se préparer à des temps très difficiles. Tout le monde devrait avoir des provisions à la maison, tout le monde devrait avoir de l’argent liquide à la maison, tout le monde devrait se méfier des banques, ne pas laisser son argent dans les banques, tout le monde devrait protéger sa famille. Tout le monde devrait prendre certaines mesures dès maintenant. Mais on ne peut prendre ces mesures que si on sait ce qui se passe.


Jerm : Je m’appelle Jerm, voici Jerm Warfare, la bataille des idées. Ernst Wolff, merci de vous joindre à moi dans les tranchées.

Ernst Wolff : Merci de me recevoir.

Jerm : Je dis les tranchées parce que j’ai l’impression que nous sommes en guerre. Êtes-vous d’accord?

Ernst Wolff : Oh oui, certainement. Nous sommes vraiment en guerre. Une guerre due à différentes raisons, pour différentes raisons. Nous sommes dans la quatrième révolution industrielle et nous avons un système financier complètement brisé, qui ne peut plus être maintenu en vie. Nous sommes actuellement confrontés à de graves problèmes.

Jerm : Graves à quel point?

Ernst Wolff : Plus graves que tout ce que l’humanité a jamais connu du fait que les problèmes sont devenus vraiment insurmontables, c’est tout bonnement incroyable. Nous vivons des moments historiques car le système financier ne peut plus être renfloué. Nous vivons sous le joug d’un système financier qui a déjà failli faire défaut à quatre reprises.

Je vais vous expliquer. Notre système financier a été créé en 1944, lorsqu’il était évident que les États-Unis deviendraient la principale superpuissance de la planète. Les États-Unis disposaient alors de la plus grande économie, de la plus puissante armée, étaient les seuls à posséder l’arme nucléaire, mais ils avaient un problème: leur industrie produisait plus de biens que ce que leur marché intérieur ne pouvait en absorber. Ils cherchaient donc de nouveaux marchés et, vu leur puissance, ils ont accompli ce que nul autre pays n’avait jamais accompli auparavant. Ils ont fait de leur propre monnaie, le dollar américain, la monnaie dominante du monde. Ils ont arrimé toutes les autres monnaies au dollar et de cette façon, ils ont acquis un pouvoir financier sur le monde entier. Ils ont en fait inondé le monde de dollars pendant plusieurs décennies et à cette époque, c’était le boom de l’après-guerre où tout se passait bien.

Mais ce boom d’après-guerre a pris fin au milieu des années 70. Et les grands gagnants du boom d’après-guerre ont été les banques et les banques ont alors demandé aux politiciens de leur donner de nouvelles possibilités de gagner de l’argent. Les politiciens ont alors commencé à déréglementer, ils ont aboli toutes sortes de réglementations qui restreignaient les banques et leur ont ainsi permis d’ouvrir des fonds spéculatifs, de racheter des actions et de faire de la vente à découvert, c’est-à-dire de parier sur les pertes d’autres personnes. Ces mesures ont rendu possible diverses choses, qui ont fait du système financier un système très risqué, mais qui ont également permis au secteur financier d’exploser. Ainsi, à la fin du siècle dernier, le secteur financier était beaucoup plus important que l’économie réelle, mais il était très risqué. Ces risques ont failli provoquer l’effondrement du système une première fois en 1998, lorsqu’un fonds spéculatif de New York a failli s’effondrer et a dû être sauvé par les banques, qui auraient perdu environ mille milliards de dollars si ce fonds spéculatif avait fait faillite. Les banques sont donc intervenues et ont déboursé environ quatre milliards de dollars pour sauver le fonds spéculatif.

Ensuite, tout s’est bien passé pendant une dizaine d’années, puis nous avons connu la crise financière mondiale. La situation est alors devenue vraiment incontrôlable, car il a fallu sauver les grandes banques et les grandes compagnies d’assurance en renflouant avec l’argent des contribuables. La crise suivante est survenue trois ans plus tard, la crise de l’euro. Et là, ce n’était plus les banques ou les compagnies d’assurance qu’il a fallu sauver, mais des pays entiers, comme la Grèce. La quantité d’argent dont ils disposaient alors était insuffisante, les banques centrales sont donc intervenues et ont imprimé de plus en plus d’argent et c’est ce à quoi nous assistons depuis dix ans, une incroyable orgie d’impression monétaire.

Il faut savoir que les banques centrales ont deux moyens de soutenir le système ou de le manipuler. L’un est de créer de l’argent à partir de rien et l’autre est de baisser les taux d’intérêt afin d’augmenter la vélocité de l’argent, ce qui est également très important. Mais le système bancaire ne peut pas survivre avec des taux négatifs et nous sommes arrivés à un point, l’année dernière en mars, où le système a failli à nouveau s’effondrer et a dû à nouveau être sauvé, et c’est à ce moment-là que nous avons atteint le seuil des taux d’intérêt nuls.

Donc pour sauver le système financier une nouvelle fois dans le futur, il faudrait que les taux d’intérêt deviennent négatifs, ce qui détruirait le système bancaire. Ce moyen de soutenir le système n’existe donc plus. Tout ce qu’on peut faire dorénavant, c’est imprimer davantage d’argent, créer de l’argent à partir de rien. Ce qui bien sûr crée de l’inflation, ce que nous observons en ce moment. Nous assistons à une inflation galopante et elle n’est pas transitoire comme M. Powell ou Mme Yellen veulent nous le faire croire. Elle n’est pas transitoire, elle va empirer et elle va continuer à empirer.

Jerm : Pourquoi le taux d’inflation ne peut-il pas descendre en dessous de zéro ?

Ernst Wolff : Parce que lorsque les banques accordent des prêts, elles doivent recevoir plus d’argent en retour, car si elles en reçoivent moins, elles seront perdantes.

Jerm : Ok, désolé, continuez.

Ernst Wolff : Si je vous donne 10 $ et que vous ne me rendez que 9 $ la semaine suivante, je cours à la faillite.

Jerm : Pourquoi alors les taux d’intérêt baissent-ils? Vous faites référence aux Etats-Unis?

Ernst Wolff : À toutes les banques centrales dans le monde, le système financier mondial ne se limite pas aux États-Unis. Elles sont tous interconnectées, elles travaillent toutes ensemble. Et ce sont toutes les banques centrales qui ont baissé leurs taux. La Banque Centrale Européenne est au taux zéro, la Banque d’Angleterre, le taux d’intérêt est à zéro, la Banque du Japon, partout.

Jerm : Mais pourquoi ne peuvent-ils pas faire monter le taux d’inflation?

Ernst Wolff : En fait elles ont essayé de le faire en 2018. La Réserve Fédérale, la banque centrale américaine, est la plus importante parce que les États-Unis sont toujours la plus grande et la plus puissante économie du monde. Et ils disposent également des plus grands marchés financiers. En 2018, ils ont augmenté les taux d’intérêt très prudemment, de seulement 0,25 % quatre fois sur l’année, et à la fin de l’année, on a vu le plus grand effondrement du prix des actions depuis environ 80 ans. Voilà donc ce qui se passe quand on augmente les taux d’intérêt. Le problème est qu’il y a énormément de dette dans le monde et que cette dette doit être servie. Et si on augmente les intérêts, il devient plus problématique de servir cette dette, donc cette option n’est plus jouable.

Jerm : L’éléphant dans la pièce est que tout cela se passe en ce moment même, depuis 18 ou 20 mois.

Ernst Wolff : Oui, car la crise sanitaire a été utilisée pour promouvoir un programme totalement différent. Ils savaient très exactement que le système était en phase terminale et qu’il fallait le sauver une dernière fois. Et pour fournir aux gens un alibi, ils ont créé ces verrouillages, et ils ont dit  » C’est un virus qui est responsable de tout ça « . Mais ce n’est pas le virus le responsable, c’est le système financier en phase terminale. En réalité, ils l’ont sauvé une fois de plus et ce que nous voyons maintenant, c’est que comme ils savent qu’il ne pourra plus être sauvé, ils pillent l’ancien système. Les riches s’enrichissent à un rythme jamais vu, l’argent est imprimé dans des proportions jamais vues, les dettes augmentent à un rythme jamais vu. Tout ceci est donc totalement insoutenable.

Et ils le savent parce qu’ils prévoient un nouveau système dont personne ne parle. Ce nouveau système c’est les CBDC [Central Banking Digital Currency], c’est-à-dire les monnaies numériques des banques centrales. Elles seront introduites dans un avenir proche. Je ne sais pas quand elles seront introduites, mais ils y travaillent.

Jerm : En ce moment, en Afrique du Sud, j’ai vu il y a quelques semaines que notre banque centrale de réserve se penche sur la monnaie numériques de la banque centrale et qu’elle va réétudier la question en février, donc ce que vous dites est tout à fait exact.

Ernst Wolff : Oui, et ce n’est pas seulement votre banque centrale, il y a une quarantaine de banques centrales dans le monde qui testent les CBDC en ce moment. Les Etats-Unis disposent d’un grand terrain d’expérimentation aux Bahamas. La population y est d’environ 380.000 habitants, tous possèdent des portefeuilles sur leurs téléphones portables et d’un compte en monnaie numérique auprès de la banque centrale. Même chose pour la Chine. En Chine, ils en ont plusieurs aujourd’hui, ils les ont testées dans certaines grandes villes. Et il y a certaines banques centrales en Europe qui sont déjà prêtes à se lancer dans les monnaies numériques, comme la Banque Centrale de Suède qui pourrait le faire demain. Et la Banque Centrale Suisse pourrait le faire demain.

Mais bien sûr, elles ne le feront pas, elles attendront les gros joueurs. Et les gros joueurs, ce sont les États-Unis, d’une part et bien sûr la Chine, d’autre part. Et la Chine mène la course en ce moment. La Chine est très en avance dans ce domaine et je crois que ce qui est arrivé en Afghanistan est lié au chantage exercé par les Chinois sur les Américains du fait qu’ils pourraient lancer le Yuan électronique avant que les Américains ne soient prêts à lancer le dollar électronique.

Jerm : Qu’est-ce qui vous donne cette idée?

Ernst Wolff : Parce que les Américains ont abandonné toutes leurs armes. C’est complètement dingue. Faire la guerre pendant 20 ans, puis tout donner à son ennemi de 20 ans, tout abandonner, lui donner tout l’armement du monde. C’est complètement dingue. Personne ne peut même imaginer une chose pareille.

Jerm : Un très beau cadeau.

Ernst Wolff : Pourquoi les Américains auraient-ils fait ça? Les Chinois ne sont pas stupides. Les Chinois travaillent sur cette Nouvelle Route de la Soie et ils travaillent sur la Route Numérique de la Soie depuis 2017. S’ils introduisent un Yuan électronique, contrairement aux États-Unis, ils pourraient l’introduire dans plusieurs pays – dans tout le Proche-Orient, toute l’Asie et certaines régions d’Afrique. Ils auraient donc clairement une longueur d’avance dans cette course.

Jerm : Revenons un peu en arrière. Il y a quelques années, un peu plus de deux ans, il y a eu un problème dans le système bancaire central, n’est-ce pas?

Ernst Wolff : Oui.

Jerm : Et que toute cette histoire soit planifiée ou non – je suis d’avis qu’elle l’est probablement – mais cela n’a pas vraiment d’importance que ce soit planifié ou non, ça a été un moment charnière pour les banques centrales, exact?

Ernst Wolff : Absolument, et je ne peux plus croire que ce n’était pas planifié, car il y a trop de choses qui indiquent que ça l’était. Il y a ce document de la Fondation Rockefeller qui date de plusieurs années et qui décrit l’ensemble du projet. Il y a de nombreux éléments et tout est arrivé au moment opportun, avec les personnes appropriées, donc je ne peux pas croire que ce n’était pas planifié. Je me souviens toujours des paroles de Franklin Delano Roosevelt qui disait que rien de ce qui se passe en politique dans ce monde n’est pas planifié. En y regardant de plus près, on s’aperçoit toujours que c’était planifié.

Ce qui me semble très important, et ce que tout le monde devrait savoir, c’est que nous ne sommes plus gouvernés par nos gouvernements. Il y a une force bien plus puissante que les gouvernements qui agit derrière tous les gouvernements. Ce qui est étrange, c’est ce que nous avons vu l’année dernière, qui n’arrive qu’une fois dans une vie, à savoir que près de 200 gouvernements agissent de concert et font tous la même chose. Ils ont tous imposé un verrouillage, ils ont tous imposé des obligations de port de masque, ils ont tous insisté sur la distanciation sociale, c’est complètement dingue. Pour moi, ça signifie qu’il y a une puissance en coulisses qui les contraint à appliquer ces mesures. Et cette puissance en coulisses est, selon moi, le complexe financier numérique.

Dans les années 1960, Eisenhower parlait du complexe militaro-industriel. C’est une chose du passé. De nos jours, il y a le complexe financier numérique, c’est-à-dire les grandes entreprises informatiques et en fait, il n’y a que sept entreprises au sommet de ce complexe. Il y a Apple, Alphabet, Amazon, Microsoft et Facebook du côté informatique, et du côté financier, il y a les grandes sociétés de gestion d’actifs, dont les principales sont Blackrock et Vanguard. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur Blackrock et Vanguard. Elles gèrent des actifs d’une valeur de seize mille milliards de dollars. Pour mettre cela en perspective, le PIB allemand est de quatre mille milliards de dollars. Le PIB allemand – c’est-à-dire l’ensemble des biens produits et des services fournis en un an par 35 millions de personnes – est de 4.000 milliards de dollars. Blackrock et Vanguard emploient 35.000 personnes et gèrent quatre fois plus que ce que 35 millions de personnes produisent en un an en Allemagne. C’est complètement dingue.

Jerm : Mais est-ce une mauvaise chose que ces entreprises deviennent plus grandes? Elles emploient plus de gens. C’est sûrement une bonne chose.

Ernst Wolff : Oui, mais elles contrôlent nos vies, c’est ça le problème. Avant, c’était l’argent qui parlait, l’argent était le premier déterminant de qui avait le pouvoir et qui ne l’avait pas. Mais à notre époque, les choses ont changé. A notre époque, ce sont les données. Les données sont tout aussi importantes que l’argent. Et ces grandes entreprises contrôlent toutes les données au niveau global. Et contrôler les données signifie contrôler nos vies.

Nous sommes entrés dans la quatrième révolution industrielle et ces gens ont commencé à travailler sur des choses que personne n’aurait imaginées il y a dix ou quinze ans. L’internet des objets est une chose horrible en elle-même. Toutes ces visions de villes intelligentes, de maisons intelligentes, etc. sont assez effroyables. Mais le plus terrible, c’est l’internet des corps. C’est quand ils se mettent à connecter notre corps à la sphère numérique. Quand ils se mettent à implanter des choses telles que des pilules intelligentes, par exemple, en médecine. La médecine du futur est effroyable.

Dans le secteur médical, on peut également constater l’importance du rôle de ces données, car nous avons assisté au cours des dix-huit derniers mois à la plus grande collecte de données médicales jamais réalisée dans le monde. Les grandes entreprises pharmaceutiques ont recueilli une quantité phénoménale de données grâce à cette crise sanitaire, c’est absolument incroyable et cela représente pour elles une mine d’or.

Jerm : Il y a beaucoup de ces groupes dans le monde qui semblent être interconnectés. Vous avez parlé du Forum Economique Mondial, par exemple. Comment sont-ils liés aux banques centrales?

Ernst Wolff : Le fait est que les banques centrales ne sont rien. Elles ont été prises en otage par le complexe financier numérique. Le complexe financier numérique utilise les banques centrales pour mettre en œuvre les mesures qu’il souhaite. Mais le complexe financier numérique a aussi beaucoup de soutiens. Et ses principaux soutiens sont les grandes fondations. Il y a une grande fondation, c’est la fondation Bill et Melinda Gates. C’est la fondation la plus puissante du monde, elle a des actifs d’environ cinquante mille milliards – pardon, cinquante milliards, pas cinquante mille milliards – mais c’est une énorme somme d’argent et elle peut corrompre à peu près n’importe quel politicien dans le monde ou n’importe qui dans les médias et c’est ce qu’elle fait.

Et il y a d’autres fondations. Il y a par exemple le Forum Economique Mondial de Davos qui est devenu très, très important, et qui a démarré en 1971 sous l’impulsion d’un professeur allemand. Il était l’un des élèves de Henry Kissinger à Harvard et il a lancé une Conférence Européenne du Management en 1971. Cette conférence s’est perpétuée pendant 30 ans et a en quelque sorte dépassé ses objectifs initiaux car, au départ, elle visait à introduire les méthodes de management américaines auprès des managers européens. Mais ensuite, ils ont commencé à recruter des politiciens et des représentants des médias.

Et le plus intéressant, c’est qu’ils ont créé leurs propres cours en 1992, où ils rassemblaient de jeunes dirigeants. Ces classes s’appelaient Global Leaders for Tomorrow. Et dans la première promotion, celle de 1993, on trouve des noms comme Angela Merkel, Tony Blair, Gordon Brown et Bill Gates. Il s’agit donc de personnes qui avaient moins de 40 ans à l’époque et ont été réunies par le Forum Economique Mondial. Ils ont assisté à certaines conférences sur une période d’un an et se sont interconnectés. Ils ont tous leur numéro de téléphone portable, ils peuvent se parler tous les jours. Et ils ont continué à suivre ces cours et les cours qui ont eu lieu depuis lors ne s’appellent plus Global Leaders for Tomorrow, mais Young Global Leaders et on y trouve des noms comme Emmanuel Macron, Viktor Orban et Vladimir Poutine. Tous les dirigeants du monde sont passés par cette école.

Jerm : Jacinda Arden aussi, je crois. Jacinda Arden de Nouvelle-Zélande.

Ernst Wolff : Jacinda Arden en faisait également partie, oui, exactement, oui. Il y a donc de nombreuses personnes qui occupent des positions de pouvoir aujourd’hui et qui sont passées par cette école. Aujourd’hui, nous avons appris que nous avons un nouveau gouvernement en Allemagne et notre nouveau Ministre des Affaires Etrangères est également issu de cette école. C’est dingue, ils continuent. Ils ont également créé un nouveau cours, les Global Shapers of Tomorrow. Il s’agit de jeunes de moins de 30 ans dont 10.000 ont déjà été recrutés. Ils élargissent donc leur champ d’action en orientant les leaders mondiaux dans la direction qu’ils souhaitent.

Jerm : Comment parviennent-ils à asseoir une telle influence?

Ernst Wolff : Je ne peux pas vous dire comment ça fonctionne en détail mais toutes ces personnes sont interconnectées. Notre chancelière Angela Merkel peut téléphoner à Bill Gates parce qu’elle était dans la même classe que lui et elle peut téléphoner à Tony Blair, qui était dans sa classe. Et bien sûr, ils tiennent des réunions dans le monde entier, ils sont tous étroitement liés et bien sûr, ils ont un programme dont personne ne veut nous parler. Ils feront ce qu’ils pensent être nécessaire et, pour l’instant, je pense qu’ils savent tous qu’il est nécessaire de construire un nouveau système financier. Ils veulent tous cette monnaie numérique de banque centrale et ils savent tous que nous sommes dans la quatrième révolution industrielle. Et la quatrième révolution industrielle signifiera que des centaines de millions d’emplois dans le monde seront perdus dans les prochaines années. Et bien sûr, ils doivent s’y préparer et c’est ce qu’ils font en ce moment.

Jerm : Pourriez-vous m’expliquer comment le système bancaire central va mettre en place ce nouvel actif/cette nouvelle monnaie. Est-ce même de l’argent? Peut-on appeler ça de l’argent?

Ernst Wolff : C’est une monnaie programmable, voilà ce que c’est. Elle sera assortie d’une date d’expiration. Le fait est qu’ils ne savent pas vraiment comment la mettre en œuvre pour le moment. C’est un peu ça leur problème, car ça n’a jamais été fait auparavant et ils ne savent pas comment y arriver. Et je pense qu’ils savent que les gens résisteront, car une fois que les gens sauront que cet argent est assorti d’une date d’expiration, ils auront du mal à l’accepter.

De plus, ils peuvent instaurer des taxes différentes selon les personnes, ils peuvent les sanctionner en prenant leur argent, ils peuvent même les sanctionner en fermant leur compte. Les gens seront donc dépendants à 100 % des banques centrales, c’est-à-dire de l’État, et les gens n’accepteront pas ça en période de prospérité. C’est pourquoi je pense qu’ils font ce qu’ils font en ce moment: ils détruisent l’économie, ils détruisent les sociétés afin de mettre les gens à genoux pour qu’ils mendient de l’aide, puis ils proposeront le revenu de base universel. Et ils le présenteront comme un acte humanitaire, la mise en place de la CBDC. Ils le présenteront comme un acte humanitaire et peut-être que les gens s’en contenteront mais ça ne durera pas car ce n’est pas un système durable. Il ne fonctionnera pas. Une fois cette CBDC en place, on aura les mêmes problèmes d’inflation, on aura même un problème d’inflation plus important, et ça ne fonctionnera pas sur une longue période.

Jerm : Qu’est-ce qu’une CBDC exactement? Qu’est-ce qu’une monnaie numérique de banque centrale?

Ernst Wolff : Eh bien, le fait est qu’ils vont devoir abolir le système bancaire dans sa forme actuelle. Par le passé, la principale activité des banques consistait à accorder des prêts – c’est ainsi que les banques gagnent leur argent. Mais à présent que le secteur financier est devenu tellement important que ce n’est plus leur principale source de revenus. Leur principale source de revenus est la spéculation sur les marchés financiers et c’est ce qu’ils permettront aux banques de faire à l’avenir. Ils veulent qu’elles se retirent de la création monétaire, car lorsqu’une banque accorde un prêt, elle crée de l’argent à partir de rien. Ils veulent mettre toute la création monétaire entre les mains de la banque centrale afin qu’elle puisse la contrôler.

Un autre fait très important est que la CBDC, la monnaie numérique de la banque centrale, n’a rien à voir avec le bitcoin ou d’autres crypto-monnaies. Celles-ci sont des monnaies décentralisées. Ce dont nous parlons ici, c’est de finance centralisée. La banque centrale contrôlera totalement toutes les transactions effectuées par les habitants d’un pays. Le bitcoin et les crypto-monnaies sont des choses totalement différentes.

Jerm : Wolfgang veut savoir, s’ils sont si puissants, pourquoi ne peuvent-ils pas régler le problème?

Ernst Wolff : Eh bien, le problème, c’est le peuple. Ils ont un coup d’avance sur le peuple et le peuple va résister. Nous le voyons en ce moment, les gens résistent à toutes ces mesures sanitaires. Ce n’est pas si facile de tromper le peuple. Nous assisterons à des soulèvements sociaux à une échelle inimaginable dans un avenir proche. J’en suis convaincu.

Jerm : Vous avez déjà évoqué ce sujet par le passé, vous avez mentionné que la guerre civile est une possibilité très réelle.

Ernst Wolff : Je pense que c’est ce qu’ils essaient de provoquer, ils essaient de provoquer des guerres civiles dans le monde entier, pour présenter ce revenu de base universel comme un remède à tous les problèmes, pour que les gens l’acceptent. Imaginez un peu votre pays, imaginez 4 ou 5 millions de personnes au chômage, sans emploi et devant lutter contre une inflation galopante, ne pouvant plus nourrir leurs enfants. Ces gens seront désespérés et seront prêts à accepter n’importe quelle somme d’argent qui leur sera donnée par le gouvernement. Et c’est la façon la plus simple de mettre en œuvre cette CBDC, en distribuant un revenu de base universel.

Jerm : Est-ce que les acteurs ou les joueurs – j’utilise ces termes parce que c’est ainsi que je les vois – dirigent le spectacle? Est-ce à dessein, est-ce une émergence du cartel de banques centrales? Y a-t-il des acteurs au-dessus d’eux?

Ernst Wolff : Non, non, je ne le pense pas. Je pense que les problèmes sont inhérents au système. Le système évolue et certains problèmes surgissent. Et si on examine le développement de ce système, il y a eu le boom d’après-guerre dont j’ai parlé, puis l’ère de la déréglementation où tout allait bien pour les banques. Mais il y a certaines lois, comme celle de la gravité, qu’elles ne peuvent contourner. Et il y a certaines lois au sein du système financier qui font que l’on ne peut pas imprimer de l’argent dans des proportions toujours plus grandes sans que l’argent perde sa valeur. C’est un problème qu’ils ne peuvent pas abolir et ils tentent d’abolir ce problème en introduisant les CBDC parce qu’ils pensent qu’ils peuvent tromper le monde de cette façon mais ils ne le peuvent pas. Ils se retrouvent dans une position où ils ne peuvent pas agir librement. Ils sont forcés de faire ce qu’ils font par le système.

Jerm : Pourquoi alors les gouvernements acceptent-ils cela?

Ernst Wolff : Parce que les politiciens et les gouvernements ne sont rien d’autre que les marionnettes de plus gros joueurs et que ça a toujours été le cas. Ça a toujours été l’économie le facteur le plus important et ça a toujours été l’économie qui a mené la politique. Il est impossible pour les politiciens de ne pas agir en accord avec les banques et les grandes entreprises. Cela dure depuis 50 ou 70 ans, depuis la Seconde Guerre mondiale, et même avant.

Mais aujourd’hui, ce complexe financier numérique est devenu si puissant que si un politicien s’oppose à lui, il perdra son emploi très, très rapidement. Il existe un exemple qui le prouve. Je pense que c’était en 2014 ou 2015 que Syriza a accédé au pouvoir en Grèce. Syriza était un parti opposé aux mesures d’austérité. Je pense qu’ils ont été élus par le peuple grec parce qu’ils voulaient abolir toutes les mesures d’austérité. Et qu’a fait la Banque Centrale Européenne? Elle les a coupés de tous les actifs financiers. Elle leur a totalement coupé les vivres pendant deux semaines, puis le mouvement grec Syriza a fait exactement le contraire de ce qu’il avait promis au peuple pendant la campagne électorale. De cette manière, on peut forcer n’importe qui à faire ce qu’on veut.

Ces gens possèdent tout l’argent du monde et ils contrôlent les données. Et contrôler les données aujourd’hui signifie pouvoir éteindre quelqu’un d’un simple clic de souris. Enfin, imaginez ce qu’ils ont fait en janvier dernier, ce qu’ils ont fait à Donald Trump. Donald Trump était considéré comme l’homme le plus puissant de la planète et une plateforme sociale de second ordre comme Twitter l’a tout simplement bloqué pour l’empêcher de communiquer avec ses 58 millions de partisans. Ça vous montre qui est le véritable pouvoir. Ce n’est pas le Président américain, c’est l’industrie numérique.

Jerm : Les technocrates.

Ernst Wolff : Les technocrates, oui. Les technocrates et bien sûr les gens du secteur financier. Et dans le secteur financier, nous avons également assisté à un changement de la structure du pouvoir. Pendant quatre ou cinq cents ans, les banques ont été les institutions les plus puissantes, les banques commerciales. Puis, pendant la période de déréglementation et de financiarisation, ce sont tout à coup les banques d’investissement qui sont devenues les institutions les plus puissantes. Et ensuite, au tournant du siècle, ce furent les fonds spéculatifs. Puis ce furent les gestionnaires d’actifs des grandes fortunes qui devinrent les institutions les plus puissantes, et ils sont aujourd’hui plus puissants que quiconque dans le monde. Blackrock et Vanguard sont actionnaires de toutes les grandes entreprises du monde et peuvent orienter n’importe quel marché dans la direction qu’ils souhaitent.

Jerm : Donc ils tirent les ficelles ?

Ernst Wolff : Absolument. Ces sept sociétés – les cinq sociétés informatiques et les deux sociétés de gestion d’actifs. Mettez ces sept PDG dans une pièce et vous avez plus de pouvoir que si vous mettez Xi Jinping, Joe Biden, Angela Merkel et M. Macron dans une pièce. Sans aucun doute.

Jerm : Alors sont-ils la vraie menace?

Ernst Wolff : La menace, c’est le système. La menace est un système devenu totalement incontrôlable, ces gens sont remplaçables. On peut remplacer Donald Trump, Joe Biden ou même Bill Gates, Elon Musk ou Jeff Bezos. On peut remplacer ces personnes, mais on ne peut pas remplacer le système. Donc, en fait, le gros problème est le système, qui est dans sa phase terminale et devrait être remplacé par un meilleur système.

Mais le problème est que la plupart des gens ne comprennent pas ce qui se passe en ce moment. La plupart des gens sont en état de choc à cause des problèmes sanitaires. Et ils sont maintenus en état de choc, ce qui est fait très délibérément afin de pouvoir mettre en œuvre toutes les mesures que les gens n’accepteraient pas normalement. Qui aurait accepté un confinement? Les gens auraient dit : « Vous êtes fous, vous avez complètement perdu la tête. » Mais ils l’ont accepté parce qu’on leur a dit que c’était dû à des considérations sanitaires.

Jerm : Quand vos sonnettes d’alarme ont-elles commencé à sonner ?

Ernst Wolff : Très rapidement, vers la fin du mois de février de l’année dernière. Au tout début, je me suis dit que c’était peut-être vrai, qu’il y avait une sorte de maladie et qu’elle était aussi dangereuse qu’elle le semblait. Mais ensuite, j’ai commencé à faire des recherches et j’ai découvert les crises sanitaires que nous avions subies en 2004, 2009, la grippe aviaire et la grippe porcine et un schéma évolutif s’est dessiné. J’ai ensuite jeté un coup d’œil à l’Organisation Mondiale de la Santé et j’ai découvert qu’elle avait été fondée dans les années 1940, qu’elle était alors financée par les États et qu’aujourd’hui elle est principalement financée par des donateurs privés. Et j’ai voulu savoir qui sont ces donateurs privés et j’ai découvert qu’il s’agit de l’industrie pharmaceutique et de la Fondation Bill et Melinda Gates.

Ça m’a mis la puce à l’oreille, j’ai donc approfondi la question et j’ai cherché à savoir dans l’intérêt de qui toutes ces mesures pouvaient être prises, qui en profitait réellement. Et il est vite apparu que la débâcle financière était aussi une débâcle mise en scène. Je ne pense pas que c’est arrivé par hasard, mais que c’était une mise en scène. Elle a été mise en scène par le biais de ces confinements. Ils ont été mis en place en mars et, à la fin du mois, le système financier s’est effondré et les grandes entreprises ont dû être sauvées. En fait, ce sont elles qui ont été les grandes gagnantes, car elles ont reçu tout l’argent des États, alors que la classe moyenne n’a rien reçu, ou seulement une très petite somme d’argent. Tout ce que nous voyons, c’est une énorme attaque contre la classe moyenne, car nous avons vu que les entreprises informatiques… Un des éléments les plus importants de l’économie d’aujourd’hui, c’est l’économie de plateforme, c’est-à-dire des entreprises comme Uber, ou Booking com ou…

Jerm : Amazon.

Ernst Wolff : … Airbnb, toutes ces entreprises gagnent d’énormes sommes d’argent. Et si vous étudiez de près les confinements, ça a été très, très rentable pour elles parce qu’elles ont d’énormes quantités d’argent derrière eux. Elles ont de gros investisseurs. Uber, par exemple, a l’Arabie Saoudite comme investisseur derrière elle et elles peuvent supporter ces 2, 3, 4 ans de pertes. Parce qu’elles visent tous le marché mondial, elles veulent être les maîtres du marché mondial, elles veulent tout contrôler. C’est une des possibilités que l’internet a apporté. Avant, on créait une entreprise au niveau local, puis au niveau régional, puis au niveau national, puis au niveau international. Mais aujourd’hui, quand on regarde certaines des jeunes entreprises, on constate qu’elles visent le marché mondial dès le début et qu’elles y réussissent très bien. Regardez Uber, regardez Airbnb, c’est incroyable, ou Take Away en Europe. Et Amazon.

Jerm : Amazon.

Ernst Wolff : Amazon, 1.200.000 personnes employées à l’heure actuelle, c’est absolument incroyable.

Jerm : Jeff Bezos est devenu très riche.

Ernst Wolff : Oui, je pense qu’il est le deuxième ou troisième homme le plus riche de la planète maintenant. L’homme le plus riche, c’est Elon Musk, il a un patrimoine privé d’une valeur de 290 milliards de dollars, ce qui est incroyable.

Jerm : Faites-vous confiance à Elon ?

Ernst Wolff : Non. Pas le moins du monde. Non, non, il est fou, c’est un psychopathe, c’est un sociopathe. Il veut résoudre le problème de la surpopulation en transférant les gens sur d’autres planètes. Ce type est fou. Ce type a donné à son propre fils un nom composé de lettres et de chiffres. Ce type est complètement fou. Il en a fait beaucoup et en tant qu’entrepreneur, il a très bien réussi, mais il a très bien réussi parce qu’il en savait plus sur la sphère numérique que la plupart. En fait, j’appelle toujours ce siècle le siècle des nerds, regardez Bill Gates, c’est un de ces nerds, et Musk est un de ces nerds, Jeff Bezos aussi. Ce sont des gens qui ont passé leur enfance à regarder des écrans d’ordinateur et à travailler sur des trucs programmables, sans jamais jouer avec d’autres enfants. Ce sont des dingues.

Jerm : Qu’est-ce que les deux dernières années ont fait à l’économie mondiale ?

Ernst Wolff : Elles l’ont détruite. Elles l’ont totalement détruite. Nous ne voyons pas l’ampleur de la destruction à l’heure actuelle, car une partie ne fera surface que dans les mois à venir et peut-être dans les années à venir – mais je pense plutôt dans les semaines à venir que dans les mois à venir. Ce qu’ils font maintenant, c’est qu’ils essaient de mettre en scène la prochaine crise, car la crise énergétique est une crise délibérément provoquée. En ce moment, nous voyons qu’ils y travaillent activement et c’est pourquoi je suppose qu’ils veulent une guerre civile. Parce que nous assistons à une inflation galopante qui rendra impossible la survie des personnes situées au niveau inférieur de l’échelle sociale. Nous aurons la famine, nous aurons la famine ici en Europe, vous l’aurez dans votre pays et nous aurons aussi une pénurie d’énergie qui provoquera de gros problèmes et fera descendre les gens dans la rue. Et je pense que nous devrons faire face à des temps très, très difficiles pour toutes ces raisons.

Jerm : Je dois évidemment vous poser la question suivante :  » Devons-nous participer à ces luttes? ».

Ernst Wolff : Que pouvons-nous faire? Ce que j’essaie de faire, c’est de dire aux gens ce qui se passe dans les coulisses pour qu’ils comprennent les événements. Parce que le plus gros problème à notre époque, c’est de ne pas savoir ce qui se passe. Il faut se préparer à des temps très difficiles. Tout le monde devrait avoir des provisions à la maison, tout le monde devrait avoir de l’argent liquide à la maison, tout le monde devrait se méfier des banques, ne pas laisser son argent dans les banques, tout le monde devrait protéger sa famille. Tout le monde devrait prendre certaines mesures dès maintenant.

Mais on ne peut prendre ces mesures que si on sait ce qui se passe. Et 99 % des gens ne savent pas ce qui se passe. Ils croient le récit officiel, ils croient que nous traversons une grande crise sanitaire, ce qui est complètement absurde. Il n’y a pas de crise sanitaire. Je ne nie pas l’existence de cette maladie, mais elle n’est pas aussi grave que tout le monde le dit. Les mesures qui sont prises en ce moment vous feraient croire que c’est la peste, mais ce n’est pas la peste. Nous ne combattons pas la peste, mais une maladie mise au service d’un programme différent, qui ne peut être compris que si l’on considère le secteur financier, le secteur numérique et la quatrième révolution industrielle.

Jerm : On pourrait dire que la pandémie c’est en fait les élites. Nous les combattons.

Ernst Wolff : Oui, sans aucun doute. Oui.

Jerm : Ok, que pouvons-nous faire ? Ça semble trop énorme.

Ernst Wolff : C’est énorme, c’est énorme, c’est très, très difficile parce que c’est pire que tout ce qui s’est jamais produit dans l’histoire. Parce que ça se produit dans 200 pays en même temps. Et qu’il n’y a pas d’endroit où aller. On ne peut pas fuir son pays et on ne peut plus trouver un endroit sûr sur cette planète. Il suffit de regarder où on est obligé de porter des masques. Que ce soit en Nouvelle-Guinée, en Tasmanie, au Pays de Galles ou ailleurs dans le monde, on est obligé de porter des masques et peut-être de recevoir une injection. C’est fou, c’est complètement fou. Ces temps sont complètement, ridiculement fous.

Jerm : Donc par extension – et nous ne nous lancerons pas dans cette conversation – mais évidemment l’injection fait partie d’un processus de contrôle. C’est une partie d’un jeu de manipulation contrôlée.

Ernst Wolff : C’est ce que veut le secteur numérique. Ils veulent que les gens soient identifiés de manière biométrique. A l’heure actuelle, nous nous baladons tous avec nos téléphones portables et ils veulent nous introduire quelque chose dans le corps pour que nous ne soyons plus dépendants de nos téléphones portables. Je ne sais pas vraiment pourquoi ils ne sont pas satisfaits de la reconnaissance faciale, car cela devrait, à mon avis, suffire. Mais en fait, ils veulent plus. Voyez ce qu’ils font en médecine en ce moment. Depuis 2017, je crois, ils ont autorisé ces pilules aux États-Unis. Ce sont des pilules qui se dissolvent dans le corps et qui donnent toutes sortes d’informations à votre réseau sans fil ou à votre téléphone portable ou à votre médecin. Et toute autre personne peut obtenir ces informations sur notre corps, c’est complètement fou. Je pense que c’est une histoire d’identification biométrique.

Jerm : Les deux dernières années ont-elles stimulé l’économie numérique?

Ernst Wolff : Certainement. Ils ont gagné plus d’argent que jamais, ils ont gagné plus de pouvoir que jamais et nous sommes plus dépendants d’eux que jamais. Il suffit de regarder ce qui se passe avec l’argent liquide. Le liquide a été réduit à un niveau jamais, jamais anticipé. Ils travaillent aussi sur l’abolition de l’argent liquide. Ils veulent que nous n’utilisions que de l’argent numérique afin de nous préparer à accepter l’argent numérique des banques centrales.

Jerm : J’ai une question. Quelle tactique ou approche les gens comme nous devraient-ils essayer de mettre en œuvre dans les mois et années à venir?

Ernst Wolff : La chose la plus importante est, je pense, qu’ils devraient essayer de se connecter. Vous devez trouver d’autres personnes qui pensent comme vous, et vous devez trouver d’autres personnes qui sont prêtes à se battre, parce que c’est un combat assez difficile qui nous attend. Et vous devez informer les gens, c’est très important. Je pense que l’information est la clé de tout. Si les gens savent ce qui se passe en coulisses, ils comprendront et ils seront alors prêts à agir adéquatement. S’ils ne comprennent pas ça, tant qu’ils croient le récit officiel, ils sont perdus.

Jerm : Qu’en est-il, quelqu’un demande ici, de continuer à utiliser de l’argent liquide? De l’or, de l’argent, des lingots.

Ernst Wolff : Oui, les actifs physiques, pour moi, ce sont les actifs de l’avenir, parce que lorsque tout s’effondrera, en particulier lorsque surviendra l’inflation galopante qui se profile actuellement, les personnes qui auront de l’or ou de l’argent seront les mieux loties. Mais l’or n’est pas tout, parce que l’or a un problème inhérent. Il peut être confisqué par les gouvernements. C’est ce qui est arrivé dans les années 30 aux États-Unis. On n’avait plus le droit de posséder de l’or à titre privé et on ne pouvait donc plus utiliser l’or comme moyen d’échange.

Je pense que la meilleure solution pour remplacer l’argent liquide à l’heure actuelle est l’argent. On peut toujours utiliser l’argent comme moyen de paiement où que l’on aille et l’argent ne perdra pas sa valeur. L’argent est totalement sous-évalué en ce moment, tout comme l’or, mais l’argent est encore plus sous-évalué. Et quand tout le système s’effondrera, je pense que l’argent deviendra vraiment précieux. Je pense que l’argent est un bon moyen de protéger sa famille contre les pires éventualités.

Jerm : Bien sûr, ce n’est que l’aspect financier, mais je suppose que le prolongement de cette idée est d’essayer de trouver des approvisionnements moins globaux. Etes-vous un adepte des produits locaux?

Ernst Wolff : Oui, certainement, certainement. Il faut rencontrer des gens, trouver des fournisseurs de nourriture locaux, tout ce qui est local est bon par les temps qui courent. Les gens ne doivent pas croire que la situation va s’améliorer une fois la pandémie terminée, car ils ont un autre narratif. Le nouveau narratif est celui du changement climatique et je pense qu’ils utiliseront le changement climatique pour mettre en œuvre les mêmes mesures qu’ils ont mises en œuvre en utilisant la menace sanitaire. Les gens doivent donc se préparer à une longue période au cours de laquelle les droits fondamentaux seront bafoués et ne nous seront pas rendus.

Jerm : C’est quoi le récit sur le changement climatique?

Ernst Wolff : Tout le monde sait que le monde a des problèmes écologiques mais les grands acteurs veulent résoudre ce problème à leur manière. Ils veulent introduire cette taxe carbone. Et la taxe carbone, c’est une autre attaque contre la classe moyenne. La classe moyenne devra payer cette taxe et les grandes entreprises, en particulier les grandes entreprises informatiques, seront en mesure de la supporter. Mais pas la classe moyenne. Tout ce que nous voyons, toutes ces mesures, nous sont vendues comme un moyen de sauver la planète. Mais premièrement, je ne crois pas que la planète court un danger absolu. Et ce sont les mêmes personnes qui nous ont menés depuis 50 ans là où nous sommes qui prétendent maintenant que nous faisons face à un désastre et que nous devons faire certaines choses ou ne pas en faire d’autres.

Jerm : C’est une absurdité.

Ernst Wolff : C’est complètement fou. La crise, c’est le Forum Economique Mondial. Cela fait maintenant 50 ans qu’ils réunissent les dirigeants du monde. Ils ont toujours décidé ce que les dirigeants feraient l’année suivante et ils nous disent maintenant que nous sommes dans une situation si terrible que nous devons tous arrêter de respirer pour sauver la planète.

Jerm : Je ne peux pas m’empêcher de penser – et je sais que c’est très mineur et insignifiant maintenant – que quand Trump a retiré les États-Unis de l’accord de Paris, je me suis dit que c’était une bonne chose.

Ernst Wolff : Oui, parce que ce ne sont que des mensonges, que des mensonges. Mais Trump n’était pas beaucoup mieux que les autres.

Jerm : Non.

Ernst Wolff : Il n’est qu’une marionnette. Il a été utilisé par le complexe financier numérique et il a été utilisé de manière très intelligente parce qu’ils ont créé une sorte de rupture entre lui et les Jeff Bezos et les Bill Gates, ce qui a détourné l’attention des gens sur un champ de bataille mineur pendant qu’ils accomplissaient tout ce qu’ils avaient prévu sans que personne ne s’en aperçoive.

Jerm : Vous parlez du complexe financier numérique et j’ai envie d’y ajouter le complexe pharmaceutique.

Ernst Wolff : Oui, ils sont un élément majeur de ce complexe car l’industrie pharmaceutique est devenue très, très importante, surtout au cours des 20 derniers mois, car je pense qu’ils ont gagné plus d’argent et qu’ils ont collecté plus de données que jamais auparavant. Ils étaient très, très puissants avant la crise et ils le sont encore plus aujourd’hui. Et comme je l’ai dit, une grande partie de la quatrième révolution industrielle est l’internet des corps et c’est le prochain enjeu – ces pilules intelligentes et puis il y a les pacemakers connectés aux téléphones portables qui peuvent transmettre des informations à votre médecin, mais bien sûr, toutes ces informations peuvent aussi être transmises à des services secrets et ils peuvent aussi faire tomber en panne votre appareil. Le fait est que ces personnes qui contrôlent les données et qui contrôlent le complexe numérique ont un pouvoir sur nous absolument incroyable. C’est une situation très difficile et il n’y a pas de solution facile pour s’en sortir.

Jerm : Nous avons beaucoup parlé du Forum Economique Mondial et il y a quelque chose que je dois vous demander. Quel est leur but? Pourquoi existent-ils?

Ernst Wolff : Je pense qu’ils ont été créés par ceux qui sont au pouvoir. Prenez le siècle dernier. Une des personnes les plus puissantes était Henry Kissinger. Il était connecté à tous les autres puissants du monde et il était la grande entité dans les coulisses. Et Klaus Schwab, le fondateur du Forum Economique Mondial était son élève. Jetez simplement un coup d’oeil à la première conférence qu’ils ont tenue. Klaus Schwab avait alors 33 ans et il a rassemblé 440 leaders majeurs du monde entier. Les plus puissants banquiers sont soudainement apparus à Davos parce qu’un jeune type de 33 ans les a appelés, c’est tout simplement ridicule. C’est juste une marionnette. Il existe des organisations dans ce monde, des groupes de réflexion, des ONG qui travaillent ensemble. Il existe un cercle de personnes, je ne sais pas, 100, 200, 300 personnes [NdT. je vous renvoie vers l’ouvrage « L’Histoire du Comité des 300« , version originale sur le site de la CIA (ça ne s’invente pas)] qui établissent les règles et élaborent ces programmes et manifestement, ils ne sont pas si stupides. Ce qu’ils font semble complètement délirant mais en fait ça marche.

Jerm : Vous avez mentionné la Fondation Gates et le Forum Economique Mondial en tant que groupes de réflexion très puissants. Y en a-t-il d’autres? Je pense à la Fondation Rockefeller, peut-être à Chatham House?

Ernst Wolff : Oui, très, très important. La Fondation Rockefeller est très importante, la Fondation Kellogg est importante, la Fondation Soros est importante. Il y a beaucoup de fondations et elles sont toutes interconnectées. Et puis il y avait Atlantic Bridge en Europe. Elles sont différentes mais ce sont toujours les mêmes personnes qui sont impliquées. Je dois également mentionner qu’il existe un organisme semblable au Forum Economique Mondial, dont le siège est en Chine. C’est le Forum Financier International. Il est dirigé par des officiels communistes chinois. Le directeur de ce Forum Financier International à Pékin est membre du Parti Communiste, ses six adjoints sont membres du Parti Communiste.

Mais ce qui est intéressant, c’est que dans le conseil d’administration, vous trouverez des gens comme Christine Lagarde, vous trouverez des gens comme Klaus Koehler, qui a été le chef du FMI pendant un certain temps, un Allemand, et vous trouverez des gens comme l’ancien chef de la BCE, vous y trouverez toutes ces personnes. En fait, il y a un lien entre le Parti Communiste Chinois et le secteur financier numérique en Occident, parce que nous assistons actuellement en Chine à la lutte entre le Parti Communiste et le complexe financier numérique chinois. Et ce qui est amusant – ce n’est pas vraiment amusant mais plutôt intelligent ou assez malin – c’est que le complexe financier numérique de l’Occident s’associe maintenant au Parti Communiste en Chine. Ils ont formé une sorte d’alliance contre le complexe financier chinois parce que, bien sûr, c’est leur concurrent et ils veulent être en tête et faire mieux que leurs concurrents.

Jerm : Philosophiquement parlant, y a-t-il une relation entre la technocratie et le communisme?

Ernst Wolff : Il y a des similitudes. Klaus Schwab a dit que nous approchions d’une époque où personne ne posséderait rien et où tout le monde serait heureux. C’est exactement ce que Lénine a dit au peuple. Parce que dans la Révolution russe, les révolutionnaires ont dit au peuple que désormais tous les moyens de production seraient en sa possession. Mais ce n’était pas vrai, c’était le Parti qui a pris possession de tout et ils n’ont pas appelé ça propriété. Ils ont simplement fait ce qu’ils voulaient avec les moyens de production. Il y a donc des similitudes, mais je ne pense pas que les gens qui sont au pouvoir aujourd’hui rêvent d’une société sans classes. Au contraire. Ils veulent encore plus de pouvoir, ils veulent une société encore plus concentrée, donc je pense que ce n’est pas vraiment du communisme, même s’il y a des parallèles.

Jerm : Une grande partie de cette conversation porte sur la numérisation de la société. Devons-nous en avoir peur ou y a-t-il des aspects positifs?

Ernst Wolff : Je pense que le problème n’est pas la numérisation, c’est la numérisation dans l’intérêt d’une très petite minorité. C’est le gros problème auquel nous sommes confrontés actuellement, car la numérisation est utilisée à mauvais escient par ces personnes afin de maintenir leur richesse et leur pouvoir. Je pense que la numérisation elle-même pourrait être un avantage pour l’humanité. Il y a tellement de choses dans la vie de tous les jours qui nous font dire :  » Eh bien, c’est vraiment un grand progrès.  » Quand je prends le train aujourd’hui, j’obtiens mon billet sur mon téléphone portable, je n’ai plus besoin d’attendre à la gare centrale, je n’ai plus besoin d’attendre à un guichet. Ce sont des avantages. Mais le problème est qu’à l’heure actuelle, tout cela est géré par quelques personnes dont les intérêts ne sont pas les miens. C’est là le gros problème. Je pense donc que l’une des grandes revendications à inscrire dans notre agenda politique est la décommercialisation de l’internet et je pense que toutes les licences devraient être libres de droit sur l’internet. Tout devrait devenir open source et ainsi être utilisé au bénéfice de tous et non au bénéfice d’Apple ou de Microsoft.

Jerm : Je voudrais vous poser une question sur la résistance. A quoi ou comment devrions-nous résister? Ces codes QR, ces identifications numériques, ces injections… On a le sentiment d’un train de marchandises qui nous fonce dessus à toute vitesse. Toute résistance est-elle futile ?

Ernst Wolff : Non, je pense que la résistance est à l’ordre du jour. Nous devons résister, nous devons insister pour payer en liquide pour régler nos achats. Mais nous devons établir des liens avec d’autres personnes, nous devons informer les autres que la situation dans laquelle nous nous trouvons est très difficile. Mais je pense que l’autre camp a aussi de gros, gros problèmes. Vu la façon dont ils opèrent en ce moment, les conditions de vie des gens ne s’améliorent pas. Elles empirent et une fois que les gens comprennent pourquoi leurs conditions de vie empirent, ils sont prêts à écouter. Et ils sont prêts à écouter les gens qui leur disent ce qui se passe dans les coulisses. Et c’est le bon côté de la médaille pour l’instant. Je ne sais pas si nous allons réussir, mais pour moi, il n’y a pas d’autre option.

Jerm : Je ris parce que je ne pensais pas que j’irais un jour sur Internet pour voir comment vivent les Amish.

Ernst Wolff : [Rires] Oui. J’envie ma sœur qui vit dans les bois.

Jerm : Et soudain, je suis jaloux d’eux.

Ernst Wolff : Exactement, oui. Je rêve de posséder une petite cabane quelque part, d’être entouré par des Amish. C’est mon rêve en ce moment.

Jerm : Devant vous, il y a une boule de cristal. Que voyez-vous ?

Ernst Wolff : Je ne sais pas. Je suis un cas pathologique d’optimisme, donc je vois un monde meilleur que celui dans lequel nous vivons actuellement. Les portes d’un monde meilleur sont si grandes ouvertes. Il serait si facile de changer la vie et de la rendre meilleure. Mais il y a tous ces obstacles à surmonter. […]

Je pensais à cette phrase d’Henry Ford, le fondateur de la Ford Motor Company. Il a dit un jour: « Si les gens comprenaient notre système financier ou notre système monétaire, il y aurait une révolution demain matin. » Je pense qu’il est très important que cette révolution ait lieu, mais je pense que cette révolution ne devrait pas avoir lieu dans les rues, mais dans la tête des gens. Ils devraient réfléchir à ces choses, ils devraient être éclairés d’une manière ou d’une autre et je suis heureux que nous ayons cette conversation parce que peut-être quelqu’un en tirera des informations qui pourraient lui être utiles. C’est tout ce que nous pouvons faire pour le moment et il faut voir ses propres limites de nos jours.

Jerm : Vous dites que tout commence ici, dans la tête.

Ernst Wolff : Oui, exactement, exactement. L’arme la plus puissante de l’élite n’est pas son argent, ni les données, c’est l’ignorance des masses.

Jerm : Mais les masses sont nombreuses.

Ernst Wolff : Certainement. Mais c’est notre tâche de faire quelque chose pour y remédier.

Jerm : Où peut-on en savoir plus sur vous ou sur ce que vous écrivez?

Ernst Wolff : J’ai ma propre chaîne YouTube et je vais publier quelques articles en anglais dans les prochains mois. L’un de mes livres est également sorti en anglais, il s’agit de « Pillageing the World, the history of the IMF ». Ce livre est sorti en anglais.

Jerm : Oui, c’est assez difficile de trouver vos ouvrages en anglais. Mais j’ai un compte à régler avec vous. S’il vous plaît, quittez YouTube et migrez vers une plateforme moins sujette à la censure.

Ernst Wolff : Oui, mes collaborateurs y travaillent actuellement. Je suis trop vieux pour comprendre tout ça.

Jerm : Ernst Wolff, merci beaucoup de nous avoir rejoint dans les tranchées.

Ernst Wolff : Merci beaucoup de m’avoir reçu.

Jerm : Je m’appelle Jerm, c’était Jerm Warfare, la bataille des idées.

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