Nos ancêtres ont voté pour que vous ayez le droit de mourir – par Monica Hughes.

Comme Monica Hughes, je trouve aussi un tsunami de textes bien écrits sur Substack, ce qui me met aussi en retard pour écrire les miens. Voici un de ses articles récents, qu’elle a tout de même réussi à finir. Vous comprendrez pourquoi je tenais à le traduire quand vous le lirez. Il reprend quelques points essentiels déjà évoqués sur ce blog, par moi ou par d’autres, et reflète assez fidèlement ce que pas mal de « résistants » (je n’ai pas trouvé d’autre terme) vivent et ressentent aujourd’hui.

Accessoirement (enfin, presque), j’y trouve – enfin! – une réponse plausible à la question que je posais ici, protéine de pointe ou oxyde de graphène? Les deux, mon capitaine.

Extrait du texte: « … les colloïdes du vaccin Covid fusionnent en l’espace d’une heure environ pour former des composants de plus en plus grands, et […] ces structures finissent par dépasser largement les 15 um, pour devenir extrêmement plates et fines, avec des bords tranchants. […] on constate également qu’elles réagissent à un champ magnétique. » (c’est moi qui souligne)

Et voilà.

Source.


Traduction

Nos ancêtres ont voté pour que vous ayez le droit de mourir

Quelques réflexions sur l’avenir à court et moyen terme

Monica Hughes, PhD

24 avril

Je trouve parfois un vrai tsunami de textes bien écrits sur Substack, que je lis et auxquels je répond, ce qui me met en retard pour écrire les miens. Ça a été le cas cette semaine. Mon TDA [NdT. trouble déficitaire de l’attention] ne facilite pas les choses.

J’ai découvert les interviews de Byram Bridle sur les vaccins Covid début 2021, bien avant ses interviews sur la bio-distribution en mai 2021. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à susciter une réaction extrêmement négative chez ses détracteurs.

Son récent article se concentre sur la biodistribution des PNL [particules nano-lipidiques] et la considère comme une raison à elle seule justifiant le retrait de ces vaccins. Il existe de nombreuses autres raisons justifiant le retrait de ces vaccins, mais la question de la biodistribution des PNL en particulier constitue une approche pertinente et complète du problème.

Un moratoire sur les « vaccins » à ARNm est nécessaire

J’ai énormément de respect pour Bridle. Voici un commentaire que j’ai laissé sous son article:

Merci de faire la lumière sur ces questions. À court terme, cela ne changera rien. La bataille sera longue et devra être menée sur de multiples fronts. Essayez de ne pas vous décourager.

C’est intéressant de suivre les découvertes des uns et des autres. Découvrir votre travail et celui d’autres personnes au long de l’année dernière a été un des facteurs décisifs qui m’a convaincue de quitter la Nouvelle-Zélande.

La quantité d’informations présentement à passer au crible est phénoménale, mais un fait que je trouve particulièrement inquiétant est que, alors que les vaccins ne devraient rien contenir de plus grand que 15 um, il semble que ça fasse partie des possibilités.

Je ne connais personne d’autre qui se soit penché sur ce problème, mais je l’ai moi-même relevé parce que, à l’époque où je dirigeais mon entreprise de fabrication de toxines de Coley (pour une utilisation limitée en tant que médicament non approuvé, autorisé dans diverses juridictions à travers le monde), je passais mon produit dans un filtre en polyester à pores de 15 um pour réduire le risque de réaction allergique, de sarcoïdose, etc.

Des équipes néo-zélandaises ont effectué des travaux qui démontrent que les colloïdes du vaccin Covid fusionnent en l’espace d’une heure environ pour former des composants de plus en plus grands, et que ces structures finissent par dépasser largement les 15 um, pour devenir extrêmement plates et fines, avec des bords tranchants. L’ensemble du processus a été répété plusieurs fois. À un stade précoce donné du développement de ces structures, on constate également qu’elles réagissent à un champ magnétique.

Ce qui se produit sur une lame de microscope n’est pas nécessairement identique à ce qui se produit dans le corps. Néanmoins, c’est inquiétant.

S’il me reste de l’argent après cette débâcle (je n’en ai pas), j’en parierais une bonne partie sur l’idée que les vaccins contiennent du graphène, utilisé comme vecteur génétique, et que sa présence débouche sur l’assemblage de ces structures (que ce soit voulu ou non).

Un point assez ironique. Mon entreprise individuelle, qui a sauvé quelques vies au cours de son activité, a été fermée sans même la moindre visite d’un régulateur. Pendant ce temps, Pfizer reste en activité.

Le monde tourne à l’envers.

Je suis désolée de le dire mais il est devenu impossible de faire machine arrière à ce stade. Cependant, si votre article touche davantage de personnes lambda et les amène à s’interroger sur la poursuite de l’utilisation des vaccins Covid, sûrs et efficaces, ça aura servi à quelque chose. Nous avons tous notre rôle à jouer.

D’un point de vue plus large, je pense que de nombreux scientifiques apolitiques – j’entends par là des personnes qui se disaient plutôt apolitiques avant la pandémie de Covid, qui sont d’éminents experts dans leur domaine et fournissent des informations précieuses et pointues – traversent actuellement un processus de deuil, pour ainsi dire: ils pensaient vivre dans un monde donné, et découvrent qu’ils vivent en fait dans un monde complètement différent.

Ça ne se limite pas au seul monde scientifique, je pense que ça se manifeste chez beaucoup d’autres, qui passent en alternance par les différentes phases du modèle de deuil de Kubler-Ross. Par ailleurs, les modes marchandage/colère/déni/dépression/acceptation ne se déroulent pas selon un continuum de progression linéaire.

Pour ma part, je suis principalement en phase d’acceptation depuis huit ans, en passant parfois brièvement par les autres phases. Lorsque l’on perd sa maison, sa carrière, sa famille et son pays (dans mon cas, j’ai perdu certains de ces éléments deux fois), l’esprit se libère et se met à envisager des perspectives moins agréables sur la nature du monde, parce qu’après avoir plus que la plupart des gens fait l’expérience des limites du supportable, on comprend que l’on est probablement capable de survivre à de futurs chocs physiques et émotionnels.

J’ai vraiment pensé qu’en m' »échappant » en Nouvelle-Zélande en 2015, sa culture moins corrompue et sa gouvernance plus transparente me mettraient mieux à l’abri des prédations d’Etat.

J’avais tort.

Malgré la tyrannie médicale que j’avais subie aux États-Unis, il ne m’était tout simplement pas venu à l’esprit qu’une secte pharmaceutique mondiale tenterait de s’emparer de toute la planète.

Quelle idiote j’étais.

Conway Judge: Quelle histoire fascinante. Comment et pourquoi vous êtes-vous intéressée aux toxines de Coley et lancée dans leur production?

Monica Hughes, PhD: C’est une longue histoire! Pour soigner son cancer, mon mari a reçu ce traitement au Mexique en 2014. Elles sont produites depuis des décennies par différentes sociétés en Amérique Latine et étaient produites par une firme canadienne jusqu’à ce que son PDG prenne sa retraite en 2015. Je m’y intéresse depuis 2014 mais quand personne ne s’est proposé de prendre la relève pour remplacer MBVax, j’ai décidé de me lancer et j’ai créé ma propre firme fin 2018.

Conway Judge: Et vous dites que les bureaucrates vous en ont empêchée avant même qu’elle se mette en route? Désolé d’etre aussi curieux mais tout ça m’intrigue. Quel genre de bureaucrates?

Monica Hughes, PhD: Un avocat américain très insistant, en phase terminale, m’en a réclamé en tentant de me faire croire qu’il était légal d’en envoyer là-bas. Il a ensuite fait pression à plusieurs reprises sur Medsafe [NdT. l’autorité de règlementation des médicaments en Nouvelle-Zélande] pour y avoir accès. Il était très déterminé et souffrait très probablement de maladie mentale (c’est une longue histoire). Le fait que je n’acceptais d’en fournir qu’à des médecins dans les pays où il était légal de le faire était une façon détournée de les faire classer sans ambiguïté comme médicament. L’ironie de l’histoire c’est que si j’en avais fourni sans restriction à n’importe quel client dans le monde, on m’aurait laissée tranquille pendant un certain temps. Mais Medsafe est montée d’un cran et, me semble-t-il, a outrepassé ses limites en voulant règlementer hors de sa juridiction. Je n’en avais jamais fourni à aucun médecin néo-zélandais mais ils m’ont signifié que je n’avais pas non plus le droit d’en exporter. Je pense que j’aurais pu m’opposer en justice à leur décision mais je ne disposais ni des ressources financières ou sociales ni de l’énergie psychologique pour le faire, et j’étais particulièrement découragée par tout ce qui se passait autour du Covid, et j’ai donc décidé de tout simplement quitter la Nouvelle-Zélande.

Le statut légal des toxines de Coley est très ambigu. Tout le monde pense qu’elles sont illégales mais ce n’est pas mon avis. J’écrirai davantage à ce propos à un autre moment.

Conway Judge: C’est très dommage de voir que votre entreprise a capoté avant même de commencer, surtout pour des raisons bassement bureaucratiques. Il ne doit pas y avoir beaucoup d’autres personnes qui ont fait l’expérience d’avoir tenté un tel projet. Ça doit probablement vous donner une bonne compréhension de ce qui se passe en ce moment.

Monica Hughes, PhD: Oui. Je dois avouer que ça m’avait surpris mais c’est exactement ce que le Covid nous a démontré. On devrait dire merci au Covid. Lol.

En fait j’avais déjà pris ma « pilule rouge » [NdT. expression des anglophones, qui signifie « affronter les faits choquants », contraire de « blue pill », ceux qui refusent de le faire] en voyant le comportement de l’industrie de la santé face à la maladie de mon mari et j’ai décidé de l’emmener directement au Mexique plutôt que de le faire soigner aux Etats-Unis.

Je pensais que la Nouvelle-Zélande serait un peu plus honnéte, comme le Canada, qui en produisait auparavant.

Non.

Contrairement à de nombreux scientifiques, j’ai refusé de me spécialiser après mon doctorat en 2008. Politiquement, je suis dans le camp libertaire depuis vingt ans, et anarchiste depuis six ans.

J’étais plutôt radicale avant 2016, mais après avoir observé une foule de gens à un rassemblement de soutien à Gary Johnson en 2016 scander « JE CROIS QUE NOUS POUVONS GAGNER!!! », j’ai refermé mon ordinateur portable et décidé que j’en avais fini avec la politique. Si la politique pouvait changer une bande de tièdes supporters libertariens de Johnson en une foule enragée, je ne voulais plus rien avoir à faire avec la politique.

J’ai juré de ne plus jamais voter.

En relation avec tout ce qui précède, être une veuve sans enfant qui a dépassé l’âge de procréer et a abandonné l’université pour le secteur privé fait clairement de moi quelqu’un de totalement décalé par rapport à la masse.

J’aime les principes de motivation des Hashashin: assassiner le roi, et assassiner ensuite chaque nouveau roi, jusqu’à ce que la seule personne prête à porter la couronne soit l’idiot du village. J’aime attaquer les vaches sacrées de la plupart des gens, y compris la CONstitution [NdT. jeu de mots sur base de « con », qui signifie en anglais escroquerie], la religion, l’État, le dernier régime à la mode (qu’il s’agisse de végétalisme ou de carnisme), etc. Pas parce que je suis intrinsèquement nihiliste. Mais parce que je me suis déjà délibérément confrontée à toutes les idées délirantes possibles au cours des 30-35 dernières années, et que la plupart d’entre elles m’ennuient à mourir.

Ce n’est pas que je n’ai plus rien à apprendre. Je suis sûre que si, mais j’en suis à un stade de ma vie où je suis prête à dépenser le peu d’argent qu’il me reste dans une Toyota MR2, à passer l’été à rouler à fond, et quand l’inflation, la dépression, les Russes, la crise du pétrole et les voyous qui se déchaînent dans les rues seront devenus intolérables, je déciderai si je suis vraiment capable de subsister avec le riz et les haricots que j’ai achetés l’été dernier, et les produits du jardin que je prendrai plaisir à cultiver cet été, tout en me demandant si je suis prête à tuer les lapins qui les grignotent dans la cour.

Ou s’il ne serait pas plus facile de conduire le runabout à moteur central [NdT. référence à la Toyota MR2, gamme de voitures de sport à deux places, à moteur central et à propulsion arrière] à travers le pays d’est en ouest, puis de sauter de la falaise la plus proche, avec mon dernier chocolat et mon dernier verre de vin de luxe à la main, en criant, comme dans Thelma et Louise, « WOO HOO! Quel voyage! »

Mouais. Je ne suis pas vraiment Howard Beale, mais il est parfois intéressant d’observer comment l’histoire se répète, et comment ceux qui parmi nous s’agitent contre le réseau de contrôle sont peut-être eux aussi cyniquement utilisés par les Diana Christensen du monde [NdT. référence au film « Network », que vous devriez avoir vu].

Sommes-nous en train de jouer leur jeu?

Mon message à tous, pour ce qu’il vaut, est de se prémunir de la désillusion. Il n’y aura jamais de redevabilité, ni de  » Nuremberg 2 « , ni de  » pendez-les tous à un réverbère « , ni rien de tout cela. Nuremberg Un n’a pas marché. Les nazis ont été intégrés au gouvernement américain dans le cadre de l’opération Paperclip, et ont dirigé le monde au cours des 70 dernières années. [NdT. ce que je vous rappelais ici]

Je crois que le meilleur scénario envisageable est simplement que le peuple reconquière son pouvoir financier, tout comme l’information a été reconquise lors de la révolution Internet il y a 20 ans. Peut-être le bitcoin est-il une création du Renseignement. Je pense bien que c’est le cas, en fait. Est-ce important? L’internet est une création de l’Armée.

Cela prendra du temps, après quoi la civilisation entamera un nouveau cycle dans lequel les psychopathes qui voudront manipuler le nouveau système passeront les 50 années suivantes à trouver le moyen d’y parvenir. Le Quatrième Tournant et tout le bordel [NdT. « Le Quatrième Tournant » (1997) est un livre de William Strauss et Neil Howe qui postule qu’une révolution sanglante a lieu une fois par siècle aux Etats-Unis].

Si cela devait arriver, il se pourrait que les humains soient plus libres qu’ils ne l’ont jamais été depuis le paléolithique.

Et bien que je sois anarchiste, je ne m’engagerai pas, pour l’instant, dans ce qui ne sera probablement rien de plus une nouvelle forme de rêverie collectiviste, car je sais qu’en fin de compte, l’homme moderne ne surmontera pas sa passion pour la contrainte et les ordres. Nous ne sommes pas si nombreux à aspirer à une véritable liberté.

Je n’ai aucune idée du temps que ça mettra ou des retombées que ça aura. Je ne sais pas non plus si la chose est certaine. Les États-nations vont-ils complètement disparaître? Je n’en ai aucune idée. Combien de personnes mourront? Aucune idée non plus.

Difficile de savoir comment ça finira. Il y a plusieurs issues possibles.

J’aime bien prendre le Vénézuéla comme exemple potentiel. Leur population à diminué de 5% ces 5 dernières années. C’est beaucoup mais on est loin des 95% que les Cassandre se plaisent à prédire. Où sont-ils passés? Ils sont tous morts? Ils ont franchi la frontière? Il n’y a pas eu assez de naissances pour compenser les décès? Je ne sais pas.

Est-ce que ce qui arrive au Vénézuéla pourrait arriver aux Etats-Unis? Oui, évidemment. Est-ce que ça pourrait être pire qu’au Vénézuéla et combien de temps ça durerait dans ce cas?

Difficile de comprendre ce qui se passe réellement. Il y a une grosse pénurie de main d’oeuvre aux Etats-Unis. Est-ce parce que les gens n’ont plus envie de travailler après avoir reçu leur chèque de 1.200$ d’aide sociale ou est-ce parce qu’on a déjà tué un certain nombre de millenials [NdT. personne devenue adulte aux environs de l’an 2000] à coup de vaccins et qu’on tente de le cacher? Je ne sais pas. Probablement un peu des deux.

L’issue de tout ça dépend de plusieurs choses. La population américaine est loin d’être aussi résiliente que celle du Vénézuéla ou de la Russie. Donc pour la majorité des Américains, oui, comme vous le dites, survivre à un plan quinquennal staliniste ou maoïste sera une rude épreuve.

Ceci dit, un grand nombre de personnes ont six mois de nourriture stockés dans leur graisse corporelle. Ils ont aussi des animaux de compagnie. Ils ne mourront pas instantanément. Ils pourraient bien mourir de froid en premier.

L’incertitude vient du fait que les régimes très oppresseurs (l’ex-Union Soviétique, la Corée du Nord, le Vénézuéla) dépendaient des importations de l’Occident pour se maintenir et c’est ainsi qu’ils ont tenu le coup aussi longtemps.

Que se passera-t-il si personne n’est là pour maintenir l’Occident? Voilà la vraie question, dont la réponse nous dira à quelle vitesse et jusqu’où nous allons sombrer.

Un grand nombre de gens – peu importe s’ils sont dans les villes, les banlieues ou les campagnes – seront contraints à accepter le revenu universel, la tyrannie digitale, la monnaie numérique des banques centrales, comme vous préférerez l’appeler… mais ça aussi finira par s’effondrer. Parce qu’ils gonfleront aussi la masse monétaire numérique (c’est ce qu’a fait le Vénézuéla!)

Tout ce que nous lisons semble sortir directement de Atlas Shrugged [NdT. le bouquin dystopique de Ayn Rand, traduit en français par « La grève »].

Mais la question à laquelle je n’ai pas de réponse, c’est combien de gens mourront et combien de temps ça durera. Et je me suis déjà souvent trompée dans mes prédictions.

Pour les enfants un peu lents du fond de la classe, le problème ne se limite pas aux masques et aux obligations d’injection. Ils vont bientôt créer délibérément des crises telles que des pénuries de nourriture et d’énergie. Si ça ne marche pas, ils tenteront de vous prendre tout votre argent.

Mais il est absolument certain qu’ils n’admettront jamais que les conjabs [NdT. les injections frauduleuses] sûres et efficaces tuent des gens. Allons donc! Le CDC fait maintenant des pubs grotesques qui expliquent comment « arrêter les caillots sanguins ».

Même Trump refuse de faire marche arrière sur les merveilleux vaccins, ces stupéfiants vaccins, les plus rapides et les meilleurs de tous les vaccins de l’histoire, croyez-moi:

Trump persiste à vouloir s’attribuer le mérite des vaccins de son projet Warp Speed, en tant que « père du vaccin ». Il tellement narcissique qu’il refuse d’admettre que les vaccins tuent. Et il attribue à la propagande des Démocrates le fait que nombre de ses adeptes refusent le vaccin.

Alors oui. Que Trump aille se faire foutre, lui aussi. Il n’en a rien à caler de vous.

S’il ressort un seul point positif de cette pandémie, c’est la destruction complète de l’arnaque qu’est la médecine moderne, et de TOUS les politiciens. Peut-être qu’après un siècle de toute cette merde incroyablement destructrice, on va enfin pouvoir revenir à la réalité.

https://rumble.com/v11vnhh-trump-on-vaccines-i-think-the-other-side-actually-poisoned-people-on-it.html

Au mieux, ils reformuleront les vaccins et tenteront de  » vendre  » ceux-ci aux gens. Si la « prochaine pandémie », dont ce bon vieux Billy Boy parle sans cesse, est le H5N1, de nombreuses personnes feront effectivement la queue pour les recevoir:

Et à part le vaccin contre la variole, les vaccins contre la grippe sont les plus dangereux de tous. Pourtant les gens les prennent depuis des décennies. Si nous en arrivons aujourd’hui à un moment propice, c’est parce que les vaccins Covid sont BEAUCOUP plus dangereux. Quoiqu’il en soit, ça ne s’arrêtera que si les Américains les refusent en masse. Impossible de prédire quand ça aura lieu. Mais ce petit jeu pourrait encore durer longtemps. Je prédis qu’après ça, ils sortiront des vaccins à ARN messager auto-réplicatif « mis à jour » qu’ils présenteront comme plus sûrs.

Cette escroquerie peut durer encore très longtemps.

Ce qu’ils visent c’est le contrôle total. Comment le savons-nous? Par leur volonté de censurer tout le monde à un niveau jamais atteint de mémoire récente. Ça a commencé avec Trump, qui comptait des dizaines de millions d’abonnés. Maintenant, après à peine plus d’un an, ils en sont à jouer à Wack-a-mole [NdT. ce jeu très intellectuel où on tape avec un marteau sur des taupes] avec des comptes Twitter qui n’ont que quelques centaines d’abonnés. Ça suffit pour comprendre tout ce qu’il y a à comprendre.

Alors faites-vous à l’idée et préparez-vous à l’affronter:

« On ne mène pas d’étude randomisée pour déterminer la gamme de températures auxquelles il faut cuire les bébés avant de les consommer. »

Ce n’est peut-être pas aussi manifeste, mais on ne mène pas d’étude randomisée pour déterminer la gamme de dosage « sûre » des nouvelles immunothérapies pour les cancéreux en phase terminale après qu’ils aient reçu de force les thérapies standard qui ont détruit leur système immunitaire.

L’interdiction du droit des cancéreux en phase terminale de recevoir des thérapies expérimentales est en place depuis la fin des années 1960 aux Etats-Unis et environ 600.000 cancéreux en phase terminale meurent chaque année rien qu’aux Etats-Unis.

Le peuple tolère son statut d’esclave de l’Etat depuis de nombreuses décennies.

On entend beaucoup de gens clamer sur un ton moralisateur: « Nos ancètres sont morts pour que vous ayez le droit de voter! »

Ce qui signifie en réalité « Nos ancètres ont voté pour que vous ayez le droit de mourir! »

Voilà le monde à l’envers que ces malades ont créé. Interdiction d’interventions médicales utiles, et obligation d’interventions inutiles et non désirées.

J’espère que nous déciderons tous que ça vaut la peine de continuer à vivre, comme Kaylee. Mais je n’ai pas particulièrement peur de mourir. C’est la façon dont je continue à « vivre » ou à me battre qui m’importe le plus.


Texte original

Our Ancestors Voted for Your Right to Die

Some Thoughts About the Near- to Medium-Term Future

Monica Hughes, PhD

Apr 24

Sometimes there’s just an overwhelming tsunami of good writing on Substack, and my own gets delayed as I enjoy reading and responding to it all. This has been one of those weeks. My ADD doesn’t help.

I discovered Byram Bridle’s interviews about the covid vaccines sometime in early 2021, well before his bio-distribution interviews in May 2021. That’s when he started to attract extremely negative attention from his detractors.

His recent article tackles the biodistribution of the LNPs as a particular reason why the vaccines should be stopped. There are many other reasons they should be stopped, too, but this particular LNP angle is quite a good and comprehensive take on the issue.

A Moratorium on mRNA ‘Vaccines’ is Needed

I have a tremendous amount of respect for Bridle. Here’s a comment that I left on his article:

To segue into a broader observation, I think many non-political scientists — by that I mean people who have admitted to being rather un-political before the covid pandemic, and are deep experts in their field and the source of much valuable, specialized information — are going through a sort of grief process in which they thought they were living in a particular world, but it turns out they are living in quite another.

Even more broadly than scientists, I think this is resulting in a rotation between the various phases of the Kubler-Ross model of grief among many. The bargaining/anger/denial/depression/acceptance modes are not a linear continuum of progression, either.

I’ve been in the acceptance phase for most of the past 8 years but I briefly come in and out of others. When you lose your house, your career, your family, and your country (in my case, I lost some of those twice) it frees your mind up to consider some less pleasant possibilities about the nature of the world, because you’ve already tested the limits of what you can endure more than most, and you know you’re likely to survive the physical and emotional blows again.

I did think that in “escaping” to New Zealand in 2015, I would be safer from the predations of the state in a less corrupt culture with more transparent governance.

I was wrong.

Despite the medical tyranny I’d been through in the US, it just didn’t really occur to me that a global pharmaceutical cult would try to take over the entire globe.

Silly me.

Unlike many scientists, I resisted specialization after the PhD in 2008. Politically, I’ve also been on the libertarian side of things for 20 years, and an anarchist for six of those.

I was pretty radical before 2016, but when I saw a mob of people at a Gary Johnson rally in 2016 shout, over and over again, “I BELIEVE THAT WE CAN WIN!!!” I slapped my laptop shut and decided I was done with politics. If politics could turn a bunch of lukewarm libertarian-lite Johnson supporters into a crazed mob, then I wanted nothing to do with politics.

I vowed never to vote again.

In combination with all of the above, as a childless widow now past childbearing age who abandoned academia for the private sector, this honestly makes me just plain weird in comparison to most people.

I’m fond of the motivating principles of the Hashashin: assassinate the king, and keep on assassinating each new king, until the only person willing to wear the crown is the village idiot. I enjoy attacking most peoples’ sacred cows, including the CONstitution, religion, the state, the latest fad diet (whether it’s veganism or carnism), etc. This isn’t because I’m inherently nihilistic. It’s because I’ve already deliberately exposed myself to every possible fruitcake idea over the past 30-35 years, and most of it bores me to tears.

It’s not that I’ve got nothing left to learn. I’m sure that I do, but I’m at the stage in life where I’m ready to blow my remaining wad of cash on a Toyota MR2, spend the summer driving the hell out of it, and when the inflation and the depression and the Russians and the oil crisis and the punks running wild in the streets become too much, I can decide whether I’m really up for subsisting on the rice and the beans I bought *last* summer, and the garden produce I’ll enjoy tending *this* summer, all as I contemplate whether I’m willing to shoot the bunnies in the yard who are snacking on it.

Or, whether it would be easier to just drive the mid-engine runabout across the country from east to west coast, and then off the nearest cliff, the last of my luxurious chocolate and wine in hand, screaming, Thelma and Louise-style, “WOO HOO! What a ride!”

Yeah. I’m not really Howard Beale but sometimes it’s interesting to observe how history repeats, and how perhaps those of us who are agitating against the control grid are also perhaps being cynically used by the Diana Christensen’s of the world.

Are we playing into their hand?

My message to everyone, for what it’s worth, is to guard yourself against disappointment. There’s never going to be any accountability, any “Nuremberg Two”, any “lampposts through and through”, or any of the rest of it. Nuremberg One didn’t work. The Nazis were brought into the US government under Operation Paperclip, and have been running the world for the last 70 years.

I believe the best possible scenario is that the people will simply take their power back at the financial level, just as information was taken back in the internet revolution 20 years ago. Maybe Bitcoin is a spook creation. I suspect it might be, actually. Does it matter? The internet was a military one.

It will take time, and then civilization will begin a new cycle where the psychopaths who want to game the new system will spend the next 50 years figuring out how to do it. Fourth Turnings and all that.

If this can happen, humans might actually be more free than at any previous time since the paleolithic.

And while I am an anarchist, I will, for the time being, not engage in what is only likely to be a new type of collectivist daydreaming, because I know that at the end of the day, modern humans aren’t going to get over their love affair with being pushed around and told what to do. There aren’t that many of us who actually yearn to be truly free.

I have no idea how long this will take or what the fallout is going to be. I also don’t know whether it’s certain. Will we lose nation states altogether? I have no idea. How many people will die? Also no idea.

For the slow kids in the back, this isn’t just about masks and injection mandates. Next they will deliberately create crises like food and energy shortages. If that doesn’t work, they’ll try to take all your money.

But for damned sure they are not going to ever admit that the safe and effective conjabs are killing people. Come on! The CDC is running ridiculous ads now on how to “Stop the Clot.”

Not even Trump is backing down from the beautiful vaccines, the amazing vaccines that were faster and better than any other vaccines in history, believe me:

At best, they’ll reformulate the vaccines and attempt to “sell” people on those. If the “next pandemic” that good ole Billy Boy is always talking about is H5N1, then many people will indeed line up for them:

They’re gunning for total control. How do we know? Because they are trying to censor the hell out of everyone to an extent that has never been done before in recent memory. It started with Trump who had tens of millions of followers. Now in just over a year, they’re down to playing whack a mole with Twitter accounts that only have a few hundred followers. This really tells you everything you need to know.

So just come to terms with it and get ready for it:

That’s the upside-down world these sickos have created. Denial of useful medical interventions, and forcing of useless, unwanted ones.

I hope we will all decide that life is worth continuing to pursue, just like Kaylee. But I’m not particularly afraid to die. It’s how I continue to “live” or kick the can that I care more about.

Des pénuries alimentaires en conséquence de l’aggravation de la crise énergétique et de la rupture des chaînes d’approvisionnement?

On va revenir à des sujets un peu plus techniques – qui pèsent nettement plus dans la balance que les aléas politiques – en commençant par l’énergie, pour la simple raison qu’elle est la condition première du fonctionnement de tout le système.

Vous noterez que cet article date de juste avant l’action militaire russe en Ukraine et les confinements complètement surréalistes en cours en Chine, qui ont tous deux exarcerbé et accéléré tous les problèmes décrits. En bref, on passe de la crise à la catastrophe.

Source.


Traduction

Des pénuries alimentaires en conséquence de la crise énergétique et de la rupture des chaînes d’approvisionnement?

Posté le 21 mars 2022 par energyskeptic

Préface. Ceci est une longue préface, suivie de deux articles qui abordent la façon dont les chaînes d’approvisionnement et les tracteurs à commande complexe [informatisée] pourraient être affectés à l’avenir par les pénuries d’énergie et les défaillances de la chaîne d’approvisionnement, ce qui se constate déjà à l’heure actuelle, où on voit un grand nombre de navires attendre au large d’être déchargés et où on voit une pénurie de camionneurs pour assurer la livraison des marchandises lorsqu’elles finissent par arriver.

Les défaillances de la chaîne d’approvisionnement ne feront qu’empirer, ce qui affectera l’approvisionnement alimentaire et remet maintenant en question la croissance démographique prévue de 3 milliards de personnes d’ici 2050. Le temps nous est compté pour le remplacement des combustibles fossiles par une autre source, encore inconnue et clairement non commerciale, dans les domaines du transport, de la fabrication et d’autres services et produits essentiels. Même le réseau électrique a besoin de gaz naturel pour rester opérationnel, quel que soit le nombre d’éoliennes ou de panneaux solaires construits (Friedemann 2016).

La raison pour laquelle le temps nous est compté est qu’au niveau mondial, le pétrole conventionnel, source de 90% de notre pétrole, a atteint son pic en 2008 (EIA 2018 page 45), et la production mondiale de pétrole conventionnel et non conventionnel a atteint le sien en 2018 (EIA 2020).

Dans le cas improbable où vous ne saisiriez pas ce que ça a de terrifiant, considérez que nous sommes actuellement en vie grâce aux transports lourds, qui fonctionnent presque exclusivement au diesel, que quatre milliards d’entre nous sont en vie grâce à des engrais issus du gaz naturel non renouvelable, que 500.000 produits sont fabriqués à partir de combustibles fossiles et qu’une grande partie de notre production essentielle (ciment, acier, métaux, céramique, verre, puces électroniques) nécessite la forte chaleur générée par les combustibles fossiles. Nous disposons de peu de temps pour mettre au point des procédés d’électrification ou d’utilisation de l’hydrogène, qui n’existent pas encore, en remplacement des combustibles fossiles, sans parler de la reconstruction d’infrastructures de plusieurs trillions de dollars et d’un nouveau système de distribution d’énergie encore inconnu, du triplement du système de transmission du réseau électrique et du remplacement de centaines de millions de véhicules et d’équipements pour qu’ils fonctionnent avec « autre chose » (Friedemann 2021).

Alors comment fabrique-t-on de nouvelles éoliennes et de nouveaux panneaux solaires? A chaque étape de leur cycle de vie, ils sont entièrement dépendants d’industries qui dépendent des combustibles fossiles. Ce n’est pas l’électricité qu’ils [l’éolien et le solaire] produisent, ni celle du nucléaire, qui alimente les poids lourds (tracteurs, moissonneuses, transporteurs longue distance, mines, exploitation forestière), ni les locomotives, ni les navires, ni les avions, ni l’industrie du ciment, ni celle de l’acier, etc.

Au moment où j’écris ces lignes, en octobre 2021, l’économie fait un retour en force. Mais pour combien de temps? Une crise énergétique imminente est probable, car les prix de l’essence et du gaz naturel ne cessent d’augmenter. Dans ma région, l’essence coûte aujourd’hui 4,69$. Mais cela ne durera pas – 11 des 12 dernières récessions ont été causées par des prix élevés de l’énergie (Hamilton 2013). Il ne semble pas non plus que l’Arabie saoudite soit en mesure d’augmenter suffisamment sa production pour faire baisser les prix du pétrole (Watkins 2021).

Une récession risque à son tour de mener les entreprises à la faillite, en brisant des chaînes d’approvisionnement essentielles. Pour ma part, je pense que les microprocesseurs seront les premiers à manquer. Ils sont également très vulnérables à une crise énergétique car les usines de fabrication sont tributaires de centaines de chaînes d’approvisionnement très longues, d’un degré de pureté incroyablement élevé de l’air, de l’eau, des gaz et des produits chimiques [utilisés] – ce qui nécessite de grandes quantités d’énergie, et les fabricants de microprocesseurs ne peuvent pas se permettre de subir de coupures de courant car leur approvisionnement en électricité doit rester fiable durant des mois, 24 heures sur 24.

Si la production de microprocesseurs est compromise, il en ira de même du reste de la civilisation, en allant des équipements de forage du pétrole et du gaz naturel, des panneaux solaires, des éoliennes, des ordinateurs et des véhicules, jusqu’aux gadgets aussi simples que les grille-pain. Pour vous donner une idée de leur vulnérabilité, voici un résumé de « La fragilité des microprocesseurs« :

La création d’une puce commence par la découpe d’une fine tranche de 12 pouces, appelée wafer, dans un cristal de silicium pur à 99,9999999 %, l’un des matériaux les plus purs au monde. Les wafers exigent un tel degré de perfection – des particules 500 fois plus petites qu’un cheveu humain peuvent y causer des défauts – qu’un seul atome manquant peut y provoquer des déperditions de courant imprévues ainsi que d’autres problèmes ultérieurs dans la chaîne de fabrication. Par conséquent, il est courant que seuls 20% d’entre eux arrivent jusqu’en bout de chaîne. Les insidieuses particules en suspension peuvent provoquer un dysfonctionnement de la puce, des performances médiocres, un ralentissement ou au final, une panne totale. Étant donné que l’air urbain standard contient 5 millions de particules par pied cube, mais que ces processus exigent un seuil maximum d’une seule particule par pied cube carré, la construction d’usines de fabrication de puces coûte cher, 10 milliards de dollars ou plus. L’eau, les produits chimiques et les gaz de ville doivent être purs à 99,999999% ou plus, ce qui nécessite des traitements complexes et énergivores.

Mais c’est encore plus complexe que cela, comme il est expliqué dans la partie « Comment les puces sont-elles fabriquées?« 

Et leur exigence d’une électricité fiable (la production de puces peut prendre jusqu’à quatre mois) ne sera pas envisageable dans le cas d’un réseau électrique tributaire d’une énergie éolienne et solaire peu fiable, sans les réserves de secours que garantissent actuellement le gaz naturel et le charbon. Les seules batteries de stockage d’énergie pour lesquelles on dispose dans le monde de suffisamment de matières premières, qui n’assureraient que 12 heures d’électricité au niveau planétaire, sont les batteries sodium-soufre (NaS) (Barnhart 2013), là où il faudrait un stockage qui assurerait au moins quatre semaines de consommation en raison de la saisonnalité de l’énergie éolienne et solaire. Cependant, les seules batteries de stockage d’énergie fabriquées commercialement sont celles au lithium, qui entrent en concurrence avec les véhicules électriques par rapport aux quantités limitées de lithium disponible. Il n’est pas non plus possible de développer à un niveau suffisant le stockage d’énergie par pompage hydraulique ou par air comprimé pour stocker l’électricité (voir les articles sur le stockage d’énergie pour plus de détails).

La fabrication d’un wafer pour puce peut comporter plusieurs milliers d’étapes impliquant de nombreux types de machines. Si l’une de celles-ci nécessite une nouvelle pièce introuvable ou une pièce de rechange indisponible, la fabrication s’arrête. Voici quelques exemples d’équipements nécessaires: fours de diffusion à haute température, stations de nettoyage par voie humide, appareils de gravure par plasma sec, implanteurs d’ions, processeurs thermiques rapides, pompes à vide, régulateurs de débit rapides, analyseurs de gaz résiduels, déchargeurs plasma à effluves, fours verticaux, pyromètres optiques, etc.

Le TRE [NdT. le taux de retour énergétique – ou en anglais, EROI, Energy Return On Investment – est le ratio entre l’énergie utilisable et celle consommée pour l’obtenir. Voir sur Wiki] de l’éolien et du solaire est sans importance puisque ces énergies dépendent des combustibles fossiles à chaque étape de leur cycle de vie, notamment pour leur transport, leur fabrication et leurs éléments fabriqués à partir de matières premières fossiles.

En outre, les chaînes d’approvisionnement dont dépendent ces technologies et d’autres se briseront. En fait, elles sont déjà brisées depuis des décennies, mais nous ne l’avons pas remarqué. Prenez par exemple les tracteurs fournis par les ONG aux agriculteurs des pays pauvres. Après quelques années, le tracteur tombe en panne et rouille dans un champ, faute de pièces ou de savoir-faire mécanique.

Le monde développé est lui aussi sur le point de connaître ces problèmes. Prenons l’exemple des tracteurs. Les agriculteurs des États-Unis et d’ailleurs sont fiers de leur autonomie. Ils ont toujours pu se procurer des pièces et réparer leurs tracteurs sans aide. Mais ce n’est plus le cas. Sur les tracteurs modernes, les logiciels qui permettent de réaliser davantage de profits grâce à la planification précise de la plantation et de la récolte, de l’apport d’eau, d’engrais et de pesticides, sont propriétaires. Et les pièces qui doivent être remplacées sont si difficiles à obtenir que les agriculteurs achètent des semoirs et d’autres équipements en double uniquement pour s’équiper en pièces de rechange.

La loi de Liebig sur le minimum [NdT. voir sur Wiki] s’amplifiera à mesure que l’énergie diminuera, que les chaînes d’approvisionnement se briseront et finiront par provoquer des pannes généralisées, comme l’avait très bien dit Ben Franklin: « faute d’un clou, un royaume a été perdu »:

« Faute d’un clou, le fer à cheval fut perdu,
faute de fer à cheval, le cheval fut perdu,
faute de cheval, le cavalier fut perdu,
faute de cavalier, la bataille fut perdue,
faute de bataille, le royaume fut perdu,
Et tout cela faute d’un clou de fer à cheval. »

Alice Friedemann  http://www.energyskeptic.com  Auteur de Life After Fossil Fuels: A Reality Check on Alternative Energy; When Trucks Stop Running: Energy and the Future of Transportation”, Barriers to Making Algal Biofuels, & “Crunch! Whole Grain Artisan Chips and Crackers”.  Women in ecology  Podcasts: WGBH, Planet: Critical, Crazy Town, Collapse Chronicles, Derrick Jensen, Practical Prepping, Kunstler 253 &278, Peak Prosperity,  Index of best energyskeptic posts

Waldman P, Mulvany L (2021) Les fermiers se battent contre John Deere pour savoir qui aura le droit de réparer un tracteur de 800.000$. Bloomberg.com

Une campagne populaire est actuellement menée par les agriculteurs pour rétablir un droit fondamental que la plupart des gens ne réalisent pas avoir perdu: le droit de réparer leur propre matériel agricole.

Mais les fabricants de tracteurs comme John-Deere, dont le chiffre d’affaires s’élève à 68 milliards de dollars, qui vendent plus de la moitié de toutes les machines agricoles aux États-Unis et un tiers de celles-ci dans le monde, affirment que les agriculteurs n’ont pas le droit d’accéder aux logiciels protégés par des droits d’auteur qui contrôlent toutes les facettes des équipements actuels, même pour réparer leurs propres machines. C’est le domaine exclusif des concessionnaires agréés, ce qui crée un monopole et détruit la culture séculaire de l’autonomie.

Les tracteurs d’aujourd’hui sont incroyablement complexes. Lorsque la porte de la cabine est ouverte, l’ordinateur de bord envoie une notification au nuage à l’aide d’un émetteur cellulaire. Il transmet en continu les niveaux d’humidité et d’azote dans le sol, et calcule précisément où épandre les graines, les engrais et les pesticides. Grâce à ces données en temps réel, les agriculteurs peuvent optimiser le moment où ils doivent planter et récolter les cultures et utiliser moins d’engrais et de pesticides.

Dans le même temps, ces tracteurs complexes se mettent parfois en panne en raison d’un problème informatique, et il faut parfois plusieurs heures aux techniciens pour venir réparer le logiciel. De plus, ces tracteurs sont vulnérables aux cyberattaques. Un ennemi pourrait par exemple immobiliser des milliers de tracteurs au moment de la récolte. Ou encore, un orage géomagnétique pourrait causer suffisamment de dégâts pour immobiliser le tracteur. Pourtant, laisser les agriculteurs mettre à jour le logiciel est risqué, une erreur pourrait envoyer un tracteur de 20 tonnes percuter leur ferme.

Weinraub M (2021) Un besoin désespéré de pneus – La pénurie de composants perturbe la récolte aux États-Unis. Reuters.

L’effondrement du secteur de la production frappe le cœur des États-Unis, car la pénurie de semi-conducteurs qui frappe les fabricants d’équipements depuis des mois s’est étendue à d’autres composants. Les déboires de la chaîne d’approvisionnement menacent désormais l’approvisionnement alimentaire des États-Unis et la capacité des agriculteurs à sortir les récoltes des champs.

« Au terme de la récolte, nous verrons des agriculteurs assister à des ventes aux enchères d’équipements, non pas pour les machines, mais pour les pièces », a déclaré M. Peterson. « Nous entendons déjà des gars parler d’acheter une deuxième planteuse ou un deuxième pulvérisateur, juste pour les pièces. »

Les pénuries les obligent certains agriculteurs à réutiliser – ou à réparer – de vieilles pièces. L’accès à l’acier, au plastique, au caoutchouc et à d’autres matières premières a été limité pendant la pandémie, et les fabricants se préparent à des chocs encore plus importants après que des pénuries d’électricité ont contraint plusieurs fonderies chinoises à réduire leur production ces dernières semaines.

L’une des difficultés rencontrées par les concessionnaires est la pénurie de récepteurs GPS, qui sont utilisés pour faire fonctionner les systèmes de guidage et de données des tracteurs.

Chez Ag-Pro, le plus grand concessionnaire privé de Deere & Co en Amérique du Nord, le personnel de l’Ohio a récupéré des unités GPS datant de 2004. Jusqu’à présent, ils étaient pratiquement sans valeur.

Les fabricants d’équipements sont confrontés à un choix douloureux en cette saison de récolte: envoyer des pièces aux usines pour construire de nouveaux tracteurs et moissonneuses-batteuses à vendre aux agriculteurs ou rediriger ces pièces sur le terrain pour réparer les équipements cassés des clients existants?

CNH [NdT. constructeur néerlandais de machines agricoles] estime que les contraintes de la chaîne d’approvisionnement, allant de l’augmentation du fret à la hausse des prix des matières premières, ont coûté à l’entreprise un milliard de dollars. Ce retard a contraint la société à transformer certains parkings d’usine en aires de stockage. Dans l’usine de moissonneuses-batteuses de CNH à Grand Island, dans le Nebraska, des centaines de moissonneuses-batteuses inachevées attendent des pièces.

[NdT. Pour les références de cet article, voir à la fin du texte original ci-dessous]


Texte original

Food shortages as the energy crisis grows and supply chains break?

Posted on March 21, 2022 by energyskeptic

Preface. This is a long preface followed by two articles about how supply chains and complex tractors may be affected by energy shortages and consequent supply chain failures in the future.Which we’re already seeing as massive numbers of ships sit offshore waiting to be unloaded, and a shortage of truckers to deliver goods when they do arrive.

Supply chain failures will only get worse, affecting food supply and making the prediction of 3 billion more people by 2050 unlikely.  We are running out of time to replace fossil fuels with something else that is unknown and definitely not commercial for transportation, manufacturing and other essential services and products. Even the electric grid needs natural gas to stay up, no matter how many wind turbines or solar panels are built (Friedemann 2016).

The reason time is running out is that global conventional oil, where 90% of our petroleum comes from, peaked in 2008 (EIA 2018 page 45), and world oil production of both conventional and unconventional oil in 2018 (EIA 2020).

In the unlikely event you don’t know why this is scary, consider that we are alive today thanks to heavy-duty transportation, which runs almost exclusively on diesel, four billion of us are alive due to finite natural gas derived fertilizer, 500,000 products are made out of fossil fuels, and much of our essential manufacturing (cement, steel, metals, ceramics, glass, microchips) depend on the high heat of fossil fuels. There is not much time to come up with processes to electrify or use hydrogen to replace fossil fuels, which don’t exist yet, let alone rebuild trillions of dollars of infrastructure and a new unknown energy distribution system, triple the electric grid transmission system, and replace hundreds of millions of vehicles and equipment to run on “something else” (Friedemann 2021).

So how can new wind turbines and solar panels be made? They are entirely dependent on these industries which depend on fossil fuels for every step of their life cycle.  The electricity they and nuclear generate doesn’t power heavy-duty trucks (tractors, harvesters, long-haul, mining, logging), locomotives, ships, airplanes, cement, steel, and so on.

As I write this in October of 2021, the economy has come rip-roaring back. But for how long? A looming energy crisis is likely as gasoline and natural gas prices keep increasing. Gasoline in my area is $4.69 today. But that won’t last — 11 of the past 12 recessions have been due to high energy prices (Hamilton 2013). Nor does it appear that Saudi Arabia will be able to increase production enough to lower oil prices (Watkins 2021).

A recession in turn is likely to drive businesses bankrupt, breaking essential supply chains. I’d nominate microchips to be the first to fail.   They are also very vulnerable to an energy crisis since fabrication plants have hundreds of long supply chains, an incredibly high amount of purity required for air, water, gases, and chemicals — which is highly energy intensive to accomplish, and chip makers can’t afford to have power outages because they need reliable electricity for months around the clock.

As microchip production fails, there goes the rest of civilization, of oil and natural gas drilling equipment, solar panels, wind turbines, computers, and vehicles, and even as really simple gadgets like toasters. To give you an idea of how vulnerable they are, here’s a summary of “The Fragility of Microchips“:

Creating a chip begins by cutting a thin 12-inch slice, called a wafer, from a 99.9999999% pure silicon crystal, one of the purest materials on earth. Wafers require such a high degree of perfection — particles 500 times smaller than a human hair can cause defects — that even a missing atom can cause unwanted current leakage and other problems in manufacturing later on. Consequently, sometimes only 20% make it to the end.  Traveling particles are insidious, and can cause a chip to malfunction, perform poorly, more slowly, or die later on. Since typical city air has 5 million particles per cubic foot but these  processes require a maximum of 1 particle per square cubic foot, building chip fabrication plants is expensive, $10 billion dollars or more. City water, chemicals, and gases need to be 99.999999% or more pure, requiring energy intense and extensive complex treatments.

It’s even more complex than that though, as shown in “How are Microchips Made?”.

And their need for reliable electricity (chips can take 4 months to make) is not going to be possible in an electric grid dependent on unreliable wind and solar power without the backup storage that natural gas and coal provide now. The only energy storage battery for which there are enough materials on earth for just 12 hours of world electricity are Sodium Sulfur (NaS) batteries (Barnhart 2013), and you’d need at least four weeks of storage due to the seasonality of wind and solar. Yet only lithium energy storage batteries are being made commercially, competing with electric vehicles for limited amounts of lithium. Nor can we scale up pumped hydro or compressed air energy storage enough to store electricity (see energy storage posts for details).

Wafer fabrication for a chip can require several thousand steps using many kinds of machines, and if any of these need a new part that can’t be obtained, or a replacement bought, then then manufacturing stops. Here are just a few of the kinds of equipment needed:  high-temperature diffusion furnaces, wet cleaning stations, dry plasma etchers, ion implanters, rapid thermal processors, vacuum pumps, fast flow controllers, residual gas analyzers, plasma glow dischargers, vertical furnaces, optical pyrometers, and many more.

The EROI of wind and solar don’t matter since they depend on fossil fuels for every step of their life cycle, especially for transportation, manufacturing, and products made out of fossil feedstocks.

On top of which the supply chains they and other technology depend on will break.  In fact they have been for decades, we just haven’t noticed. Take for example the tractors provided by NGOs to farmers in poor nations.  Years later the tractor breaks and rusts in the field due to lack of a part or mechanical know how.

The developed world is on the verge of these problems as well. Take tractors for instance.  Farmers in the U.S. and elsewhere take pride in their self-reliance. The can get parts and fix their own tractors without help.  But not any longer. On modern tractors the computer software that squeezes a bit more profit by precise planting, harvesting, and application of water, fertilizer and pesticides is proprietary. And parts that can be replaced are so hard to get that farmers are buying second planters and other equipment just to get replacement parts.

Liebig’s law of the minimum will grow as energy declines, supply chains break and eventually cause widespread failures, much as Ben Franklin put it: “for want of a nail a kingdom was lost”:

“For the want of a nail the shoe was lost,
For the want of a shoe the horse was lost,
For the want of a horse the rider was lost,
For the want of a rider the battle was lost,
For the want of a battle the kingdom was lost,
And all for the want of a horseshoe-nail.”

Waldman P, Mulvany L (2021) Farmers Fight John Deere Over Who Gets to Fix an $800,000 Tractor. Bloomberg.com

There’s a grassroots campaign being waged by farmers to restore a fundamental right most people don’t realize they’ve lost—the right to repair their own farm equipment.

But tractor makers like $68 billion John-Deer, who sell over half of all farm machinery in the U.S. and a third sold world-wide, say farmers have no right to access the copyrighted software that controls every facet of today’s equipment, even to repair their own machines. That’s the exclusive domain of authorized dealerships, creating a monopoly and destroying the age-old culture self-reliance.

Tractors are insanely complex today. When the cab door is opened the computer onboard sends notice to the cloud using a cellular transmitter. It continues to transmit moisture and nitrogen levels in the soil, precisely calculate where to pout seeds, fertilizer, and pesticides.  With such real-time data, farmers can optimize when to plant and harvest crops and use less fertilizer and pesticides.

Meanwhile, these complicated tractors shut down at times due to a computer fault, and it can take technicians many hours to show up to do a software fix. On top of that, these tractors are vulnerable to cyberattacks – an enemy could shut down thousands of tractors right at harvest time for example.  Or a geomagnetic storm could do enough damage to shut the tractor down. Yet letting farmers update the software is risky, a mistake could send a 20 ton tractor to careen into the farmhouse.

Weinraub M (2021) ‘Desperate for tires’ – Components shortage roils U.S. harvest. Reuters.

Manufacturing meltdowns are hitting the U.S. heartland, as the semiconductor shortages that have plagued equipment makers for months expand into other components. Supply chain woes now pose a threat to the U.S. food supply and farmers’ ability to get crops out of fields.

As harvest ends, we will see farmers at equipment auctions not for the machinery – but for parts,” Peterson said. “We’re already hearing from guys talking about buying a second planter or sprayer, just for parts.”

For some farmers, the shortages are forcing them to reuse – or repair – old parts. Access to steel, plastic, rubber and other raw materials has been scarce during the pandemic, and manufacturers are preparing for even more shocks after power shortages forced several Chinese smelters to cut production in recent weeks.

One pain point for dealerships is an industry-wide shortage of GPS receivers, which are used to run tractor guidance and data systems.

At Ag-Pro, the largest privately-owned Deere & Co dealership in North America, staff in Ohio have been digging out GPS units that date back to 2004. Until now, they were essentially worthless.

Equipment manufacturers are faced with a painful choice this harvest season: Send parts to factories to build new tractors and combines to sell to farmers or redirect those parts into the field to repair broken equipment for existing customers?

CNH estimates that supply chain constraints ranging from increases in freight to higher raw materials prices have cost the company $1 billion. That lag has forced the company to turn some factory parking lots into storage lots. At CNH’s combine plant in Grand Island, Nebraska, hundreds of unfinished combines sit outside, waiting for parts.

References

Barnhart C et al (2013) On the importance of reducing the energetic and material demands of electrical energy storage. Energy Environment Science 2013: 1083–1092

EIA (2020) International Energy Statistics. Petroleum and other liquids. Data Options. U.S. Energy Information Administration. Select crude oil including lease condensate to see data past 2017

Friedemann A (2016) When Trucks Stop Running: Energy and the Future of Transportation. Springer.

Friedemann A (2021) Life After Fossil Fuels: A Reality Check on Alternative Energy. Springer.

Hamilton, J.D. 2013. Historical Oil Shocks in Routledge handbook of major events of economic history. Routledge.

IEA (2018) International Energy Agency World Energy Outlook 2018, page 45, International Energy Agency.

Watkins S (2021) The Facts Behind Saudi Arabia’s Outrageous Oil Claims. oilprice.com

Responsables.

Le problème du pouvoir est toujours et partout le même: gérer le troupeau. A cet effet, il dispose d’un arsenal d’outils. Economiques, technologiques, médicaux, culturels… On peut y inclure quasiment toutes les disciplines sociétales. Il suffit au pouvoir de savoir s’en servir. C’est leur métier.

Tous ces outils permettent d’opérer in fine l’enjeu profond de toutes les civilisations: l’eugénisme. Pour faire baisser le taux de natalité, la pauvreté, la détresse, l’incertitude, la peur, l’ignorance sont extrêmement efficaces. Quand ils ne suffisent plus, il y a des moyens plus radicaux.

Injectables.

Ou militaires.

Ces outils, que le pouvoir a confisqués pour assurer sa propre pérennité, appartiennent au peuple. Pour éviter les conséquences tragiques de ce qu’on veut lui imposer de force, la solution serait que le peuple recommence à les mettre en oeuvre lui-même.

L’eugénisme et la génétique ne sont pas l’apanage du Diable, ils sont l’affaire des familles. Quand on choisit la mère ou le père de ses enfants, quand on le/la choisit de sa propre ethnie ou non, on fait de la génétique. Quand on décide du nombre de ses enfants, on fait de l’eugénisme. On les pratique surtout à leur juste mesure. Tout comme la santé, ce sont des affaires individuelles. L’Etat n’a pas à y fourrer son nez. Bill Gates non plus.


Vous aviez le choix en 2017. Les Français avaient à portée de main un candidat humble, bienveillant, politiquement cultivé et parfaitement capable de gérer le pays. Un candidat qui avait sacrifié son petit confort personnel au service de son pays. Il s’appelait François Asselineau.

Aujourd’hui, ce candidat n’a même pas pu se présenter. Comme en 2017, vous avez le choix entre un petit dictateur et une rombière incompétente.

Le premier a fait depuis cinq ans – au moins – la preuve cinglante de sa nocivité et de sa malveillance. Le nombre de victimes des injections est, à dessein, impossible à évaluer mais si on se base sur les chiffres américains, il doit être considérable. La stérilité va devenir un problème majeur pour l’ensemble de la société, pendant que l’obligation vaccinale déjà revue à la hausse avant le Covid continuera à handicaper les enfants – encore une fois, voir les chiffres américains, qui montrent qu’un enfant sur dix est dans la sphère autistique et 54% souffrent de maladie chronique. Voilà le vrai visage de l’eugénisme d’Etat.

On peut également prédire que Macron appliquera, dès la diffusion du prochain mutant de laboratoire – on nous annonce le H1N1, probablement cette année – l’équivalent des mesures de confinement délirantes actuellement en phase d’essai à Shanghaï – sur lesquelles je reviens dans un article en cours de traduction – qui contiendra l’inflation par l’immobilisation de la circulation monétaire, le temps d’offrir à ses supérieurs de la haute finance une nouvelle opportunité de juteuses opérations avant le crash final.

Le même vous promet des tickets de rationnement alimentaire pour soutenir l’effort militaire du front Nazi contre la Russie, voire d’y envoyer des troupes, ce qui, après la destruction économique du pays, laisse augurer sa destruction physique à court terme, le tout justifié par la comédie de son alter ego et condisciple des Young Global Fascists Leaders, acteur cocaïnomane coupable de « purification ethnique » (13.000 morts), subventionnée par les Etats-Unis. Si vous avez le moindre sens de l’Histoire, tout ça devrait vous rappeler quelque chose. Quelque chose qui a coûté la vie à plus de vingt millions de Russes.

Le peuple russe est l’ami du peuple français. Du moins du peuple français dont ils ont gardé le souvenir, celui d’il y a trois générations, qui bossait dur, respectait son pays et votait à droite, parce qu’ils n’avaient pas peur qu’on attende d’eux qu’ils se comportent en Français et en chrétiens. Les russes d’aujourd’hui bossent toujours aussi dur, respectent toujours leur pays et votent à droite plus que jamais. Ce sont des gens intelligents et courageux. On a pas besoin de leur rappeler qu’ils sont russes et orthodoxes. Le fait que ça puisse effrayer un bon nombre de Français en dit long sur la chute libre de leur courage et de leur perception de leur propre identité.

La deuxième candidate est payée pour ne pas dire ce qu’elle sait et ne rien savoir du reste. Comme son père, son boulot est essentiellement d’occuper la chaise qui fait face au vainqueur désigné d’avance et donner l’illusion d’un débat. Un chien avec un chapeau ferait le boulot.

Le RN, anciennement FN, est une plaisanterie. Un faux parti, repoussoir politique mis en selle par la gauche de Mitterand, dont la seule raison d’être est de ne jamais assumer le pouvoir. S’il l’avait voulu, le FN disposait dans ses rangs des deux seules personnalités politiques présidentiables en France depuis trente ans – excepté Asselineau – capables de balayer toutes les autres. Le premier était Bruno Gollnisch, soigneusement évincé par le père Le Pen lors de sa succession et mis sur la voie de garage de la députation européenne. Gollnisch avait le niveau, la culture et la carrure. Je pense encore aujourd’hui qu’il aurait fait un excellent Président, peut-être le meilleur de l’Histoire. Encore aurait-il fallu que le peuple le comprenne.

La deuxième était Marion Auque-LePen. Je la désigne sous le nom auquel elle pourrait prétendre – c’est juste mon avis personnel – parce qu’elle est, avant d’être une Le Pen, la digne fille de son vrai père, un de ceux qui font une différence dans le cours de l’Histoire – les agents secrets. Elle est même plus que ça, en fait.

Marion, c’est Marianne.

Mais voilà, elle n’a pas voulu. On peut la comprendre. Elle aussi a le niveau, la culture et la carrure d’une Présidente. Mais honnêtement, qui voudrait présider à la destinée de 70 millions d’enfants, dont autant se sont égarés sur la route du « progrès »?

Avant de vouloir changer de pouvoir, il faut changer les électeurs. Il doivent commencer par digèrer leur vieux syndrome de Stockholm, et cesser d’imaginer que leur bourreau cessera tôt ou tard d’être ce pour quoi il est payé. « Si on est gentils avec lui, il sera peut-être gentil avec nous. » Non, ça ne marchera pas.

Ce qui pourrait marcher, c’est que le peuple trouve lui-même des solutions. La France a perdu une grande partie de son autonomie, et on ne la lui rendra pas. C’est donc à partir de la base – donc, du citoyen – qu’il faut la réinstaurer. Des coopératives, des potagers familiaux, villageois ou urbains, des sources d’énergie locales, et mille autres choses à créer ou à retrouver. Bref, des initiatives. Tout ce qui aurait dû être fait depuis des décennies – Reiser en parlait il y a quarante ans – et qui est maintenant particulièrement urgent, avant que l’Enfer se déchaîne.

A force que le peuple se retienne du choix difficile de l’autonomie et du travail qu’elle implique, quelqu’un s’est glissé dans le créneau pour vendre sa camelote. Si vous votez pour le Grand Reset, vous aurez leur version de l’autonomie: ne rien posséder, et être heureux. C’est-à-dire possèder un code QR et être obéissants.

Je ne sais pas si mettre à l’Elysée Machin-chose Le Pen changera le cours de l’Histoire. Probablement pas. Elle recevra les mêmes feuilles de route des mêmes treize familles. Ce qui changerait vraiment serait de lui signifier, à elle et à ses commanditaires, que le peuple se chargera de tout, merci bien, et qu’elle s’occuperait utilement à choisir de nouvelles tentures pour les fenêtres de son palais temporaire, à y passer un coup d’aspirateur et un coup de chiffon sur le dessus des portes.

Ou bien c’est trop tard. La tâche est impossible. Le courage n’est plus là. Mieux vaut tout laisser détruire et choisir l’homme de confiance de Davos, dont c’est la mission. Mieux vaut se réfugier dans sa cellule urbaine et le Metaverse, sans rien savoir de la beauté magique de ce magnifique pays.

Je ne sais pas et de toute manière, comme je ne suis pas Français, on ne me demande pas mon avis.

Mais on vous le demande, à vous.

L’Enfer va se déchaîner pour l’Humanité.

Succombant à ma manie de publier les analyses de conseillers en investissement (Catherine Austin-Fitts, Charles Hugh Smith, Chris McIntosh), je vous livre ce solennel avertissement de Egon von Greyerz, pour les mêmes raisons que d’habitude: de par leur rôle dans la préservation des patrimoines, les conseillers en investissement sont obligés de comprendre toute la gamme des facteurs sociétaux, y compris les plus destructeurs.

A ce moment très décisif de l’Histoire, c’est le moment de les comprendre aussi.

J’ai ajouté quelques liens vers leurs pages Wiki pour les termes économiques spécialisés.

Source.


Traduction

L’ENFER VA SE DÉCHAÎNER POUR L’HUMANITÉ

Par Egon von Greyerz
22 mars 2022

Nous sommes maintenant à la fin d’une ère de décadence économique et morale dans un monde infesté de dettes, construit sur de fausses valeurs, de la fausse monnaie et un leadership abyssal. L’enfer va se déchaîner.

Les conséquences seront fatales pour le monde.

Il y a des époques dans l’histoire qui ont produit de grands leaders et penseurs. Mais malheureusement, l’époque actuelle n’a rien produit de tel. La fin d’un cycle économique ne produit pas de grands dirigeants ou de grands hommes d’État, seulement des dirigeants incompétents.

Si l’on considère le monde occidental, le seul homme d’État notable de ces dernières décennies est, selon moi, Margaret Thatcher, Premier ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990.

Mais les dirigeants politiques sont bien sûr les instruments de leur temps. Malheureusement, les époques comme la nôtre ne produisent pas d’hommes supérieurs.

Comme le disait Confucius :

« L’homme supérieur pense toujours à la vertu, l’homme commun pense au confort. »

C’est l’accumulation d’une énorme montagne de dettes qui a prodigué au monde occidental un faux confort basé sur de fausses valeurs.

Comme je l’ai souligné à plusieurs reprises, les États-Unis ont augmenté leur dette chaque année depuis 1930, avec quelques exceptions mineures dans les années 1950 et 1960. Les excédents de Clinton à la fin des années 1990 étaient fictifs et constituaient en fait des déficits.

Dans l’histoire, lorsqu’il y a une pression économique excessive, déclencher une guerre est une idée populaire et souvent considérée comme nécessaire. Il est pratique d’accuser la guerre d’être responsable de l’augmentation des dettes.

L’étalon-or était une excellente méthode pour empêcher les gouvernements de dépenser l’argent qu’ils n’avaient pas. Puisque l’argent ne pouvait pas être imprimé à volonté, les déficits devaient alors être financés en réglant les dettes en or physique.

LA FENÊTRE DE L’OR A ÉTÉ « TEMPORAIREMENT » FERMÉE DEPUIS 50 ANS

Comme Nixon, à la fin des années 1960, devait régler en or les dettes américaines envers la France, il a décidé en 1971 de fermer temporairement la fenêtre de l’or. Il ne voulait manifestement pas céder tout l’or américain à de Gaulle. Plus de 50 ans plus tard, cette fenêtre de l’or est toujours temporairement fermée, avec des conséquences fatales pour les États-Unis et le monde entier.

Le graphique ci-dessous montre la croissance exponentielle de la dette américaine depuis 1971. Alors que nous approchons les dernières étapes, la courbe de la dette explose depuis 2019.

Créer des dettes de cette ampleur n’est possible que sans la discipline des monnaies fondées sur l’or.

LA GROSSE DAME N’A PAS ENCORE CHANTÉ

Mais comme je l’ai déjà expliqué, l’explosion de la dette ne s’arrêtera pas tant que la grosse dame n’aura pas chanté. Et malheureusement, il se passera beaucoup de choses avant qu’elle ne chante enfin.

Car comme la plupart des ères économiques, celle-ci se terminera par un certain nombre d’événements spectaculaires, dont beaucoup auront lieu simultanément.

Il y a quelques mois à peine, Powell et Lagarde chantaient la même rengaine sur l’inflation transitoire.

Mais comme ces chefs de Banque Centrale le prouvent constamment, ils ont toujours tort. Pendant des années, ils essaient de ramener l’inflation à deux pour cent et puis, tout d’un coup, elle approche les 10% sans qu’ils comprennent ce qui les a frappés.

Ils n’ont même pas compris que le keynésianisme [NdT. voir ici] était mort avant d’avoir commencé.

Même un singe comprendrait que si on imprime des trillions de dollars et qu’on maintient les taux d’intérêt à zéro ou négatifs pendant des années, le résultat final sera une inflation spectaculaire.

Au départ, nous avons assisté à une inflation sans précédent des actifs (actions, obligations et biens immobiliers), mais il a toujours été clair que l’augmentation exponentielle de la masse monétaire finirait par atteindre les prix à la consommation.

LA TEMPÊTE PARFAITE

Ce qui va suivre est l’inévitable tempête parfaite.

Une tempête parfaite signifie que tout ce qui peut mal tourner tournera mal. Et il ne s’agit pas seulement d’échecs patents dans de nombreux secteurs de la société, mais aussi de conséquences totalement imprévues.

Examinons simplement certains des événements patents qui se produiront au cours des prochaines années:

Les marchés financiers

Les actions ont atteint des sommets dans le monde entier. La correction qui a lieu actuellement risque de se terminer très bientôt par une baisse dévastatrice.

Tout le monde se fera massacrer lorsque l’enfer se déchaînera. Que les investisseurs achètent à la baisse ou s’accrochent à leurs actions, ils ne comprendront pas ce qui leur arrive.

Il suffit de regarder le graphique ci-dessous et les chutes majeures qui ont débuté en 1973, 1987, 1999, 2007 et 2020. À l’époque, toutes ces baisses ont été dures à avaler, mais aujourd’hui, il est difficile d’en discerner beaucoup sur le graphique.

Depuis des décennies, chaque correction a été suivie d’une reprise et de nouveaux pics.

Mais cette fois-ci, CE SERA DIFFÉRENT, même si personne ne s’y attend!

Les actions sont susceptibles de baisser de 75 à 95% en termes réels et de ne pas se redresser avant des années, voire des décennies.

Rappelez-vous qu’en 1929, le Dow Jones a chuté de 90% et qu’il a fallu 25 ans pour qu’il se redresse à sa valeur nominale. Et cette fois, les circonstances économiques sont exponentiellement pires.

Les obligations ont augmenté pendant plus de 40 ans et les taux ont été nuls ou négatifs. Les taux ont maintenant augmenté et nous sommes susceptibles de voir les taux d’intérêt atteindre au moins les niveaux de 1980, soit 15 à 20%, et probablement plus, dans un effondrement hyperinflationniste de la dette. De nombreuses obligations n’auront plus aucune valeur et tout ce qu’on pourra en faire sera de les encadrer et de les accrocher au mur des toilettes comme souvenir pour les générations futures.

Les marchés du crédit subiront la même pression que les marchés obligataires avec des emprunteurs défaillants, qui ne seront pas en mesure d’assurer le service de la dette ni de la rembourser.

Les marchés immobiliers ont également atteint des extrêmes, alimentés par de l’argent bon marché ou gratuit et un crédit illimité avec un effet de levier très élevé. En Europe, les taux hypothécaires avoisinent 1%. Ces coûts de financement négligeables et irresponsables ont poussé les prix de l’immobilier à des niveaux ridicules et insoutenables.

J’ai contracté ma première hypothèque au Royaume-Uni. En 1973, le taux est monté à 21% dans un contexte de forte inflation!

Aujourd’hui, peu d’emprunteurs pourraient se permettre une augmentation de 3%, et encore moins de 10 ou 20% comme dans les années 1970.

Avec la hausse des taux, il est absolument certain que la bulle des marchés de l’immobilier résidentiel et commercial va imploser, entraînant d’importants défauts de paiement, des taux d’inoccupation très élevés et des sans-abri.

Dans un premier temps, les gouvernements subventionneront ces marchés en imprimant de l’argent à l’infini, mais cela finira par échouer également lorsque l’argent périra.

Les produits dérivés [NdT. voir ici] sont une bombe nucléaire financière majeure qui risque de sonner le glas des marchés financiers. Comme je l’ai écrit dans un article récent intitulé « Le chaos et le triomphe de la survie« , les produits dérivés mondiaux LINK, principalement de gré à gré, représentent très probablement plus de 2 quadrillions de dollars.

Chaque instrument financier contient un élément dérivé avec un effet de levier massif.

En raison de la volatilité actuelle des marchés des matières premières, la plupart des grandes sociétés de négoce de matières premières ainsi que les fonds spéculatifs sont désormais exposés à des appels de marge [NdT. voir ici].

Par exemple, de nombreux clients de JP Morgan sont actuellement soumis à un stress énorme sur un marché à fort effet de levier [NdT. voir ici].

Donc, si les clients de JP Morgan sont sous pression, cela signifie que JPM et d’autres banques le seront également.

N’oubliez pas que ce n’est que le début de la crise et que d’autres mauvaises nouvelles surgissent chaque jour.

Alors que le marché des produits dérivés explose avec la défaillance des contreparties, les banques centrales devront imprimer des quadrillions de dollars sans valeur, ouvrant la voie à une hyperinflation massive.

Les banques et le système financier seront évidemment soumis à une pression énorme au départ et finiront par faire totalement ou partiellement faillite à mesure que les problèmes susmentionnés apparaîtront.

Les gouvernements et les banques centrales seront évidemment impuissants dans ce scénario. Le sauvetage du système en 2008 n’était qu’un sursis temporaire. La dette mondiale a triplé depuis le début du siècle, passant de 100.000 à 300.000 milliards de dollars. Mais n’oubliez pas qu’il s’agit principalement de fausse monnaie qui a créé de fausses valeurs d’actifs reposant sur des sables mouvants.

Tout cela est maintenant sur le point de s’effondrer.

UNE TEMPÊTE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE, MAIS AUSSI UN ENFER HUMAIN

La crise économique et financière à venir aura des effets dévastateurs sur le monde entier. Voici quelques zones affectées:

L’inflation des matières premières est garantie. Depuis des années, il était clair que le cycle à long terme des matières premières atteignait son point le plus bas et qu’une flambée massive des prix des matières premières allait commencer. Le cycle avait déjà commencé à monter bien avant la crise ukrainienne, mais il est fascinant de voir comment les événements se mettent en place pour créer la tempête parfaite. J’ai abordé une partie de ce sujet dans mon précédent article intitulé « Un enfer monétaire mondial aux proportions nucléaires« .

L’effondrement du dollar, ainsi que de la plupart des autres devises, est garanti. Alors que l’impression monétaire et l’inflation augmentent de manière incontrôlée, le dollar atteindra rapidement sa valeur intrinsèque de ZERO. La plupart des monnaies suivront, mais à tour de rôle.

La monnaie numérique sera probablement lancée dans les années à venir. Mais je ne pense pas que les crypto monnaies joueront un rôle majeur sauf en tant qu’investissement très spéculatif. Plus importante sera la MNBC [NdT. Monnaie Numérique des Banques Centrales – MNBC ou Central Bank Digital Currency – CBDC] qui sera une autre forme de monnaie fiduciaire, mais désormais numérique. Comme toute monnaie fiduciaire, les MNBC seront rapidement dévaluées par une impression électronique sans fin.

Le WEF et Klaus Schwab occupent une place plus importante qu’ils ne le méritent. À mon avis, ils perdront tout le pouvoir qu’ils ont actuellement, à mesure que la valeur des actifs financiers et leur richesse imploseront. Ainsi, je ne crois pas que leur reset se produira ou réussira. Les gouvernements peuvent tenter des resets mais ils échoueront. Le seul véritable reset sera désordonné et tel que décrit ci-dessus.

Le chômage augmentera de façon spectaculaire avec le déclin du commerce mondial et la pression exercée sur le système financier. De nombreuses entreprises périront.

Les systèmes de retraite feront défaut, car la valeur des fonds de pension s’effondrera.

Les systèmes de sécurité sociale ne fonctionneront pas, car les gouvernements seront à court d’argent réel.

L’enfer humain qui se déchaînera sera malheureusement ressenti par la plupart des gens sur Terre comme une conséquence des problèmes décrits ci-dessus. Et ce, sans une guerre nucléaire plus importante, qui serait évidemment fatale pour le monde.

Les augmentations massives des prix, notamment des denrées alimentaires et de l’énergie, combinées aux pénuries, toucheront tout le monde, tant les pays en développement que le monde industrialisé.

Les conséquences des pénuries alimentaires et de la misère économique, associées à l’incapacité des gouvernements à fonctionner correctement, conduiront clairement à des troubles sociaux dans de nombreux endroits, voire à une guerre civile!

LA GUERRE N’EST PAS LA CAUSE MAIS UN TRÈS DANGEREUX CATALYSEUR

La crise financière et économique actuelle n’a été causée ni par le Covid, ni par ce qui se passe actuellement en Ukraine.

La crise actuelle a commencé avec les problèmes du système bancaire et du marché Repo [NdT. voir ici] en août-septembre 2019, puis a été aggravée par le Covid début 2020.

L’origine de la crise bancaire de 2019 est évidemment le gonflement de la dette depuis 1971 et surtout depuis 2006.

De même, les problèmes sur les marchés des matières premières, notamment alimentaires et énergétiques, avaient déjà commencé avant la guerre en Ukraine.

Mais dans une tempête parfaite, un certain nombre de catalyseurs très pervers se produiront toujours au pire moment possible afin de déclencher une crise pire que la précédente.

Personne ne sait comment cette guerre va se terminer. Le monde occidental est très mal informé de l’état de la guerre, car les médias sont biaisés en faveur de l’Occident et contre Poutine. Mais il est peu probable que Poutine abandonne facilement. Par conséquent, malheureusement, la guerre sera, au mieux, locale et prolongée, et, au pire, entraînera des conséquences sur lesquelles je ne spéculerai pas pour l’instant.

PRÉSERVATION DE LA RICHESSE ET OR

Depuis plus de 20 ans, j’écris sur les problèmes financiers et économiques qui sont sur le point de frapper le monde. La plupart de ces événements sont en train de se produire, même si j’admets volontiers que les choses ont pris plus de temps que prévu. Le système financier a été miraculeusement sauvé en 2008, qui n’était donc qu’une répétition. Ce qui se passera ensuite sera bien réel.

Ce que j’ai appris, c’est qu’il faut être patient, car la fin d’une époque et d’un cycle économique ne se produit pas simplement parce qu’on en voit tous les signes. Le processus est long et ardu.

Les gouvernements et les banques centrales se battent avec tous les outils limités dont ils disposent. Mais comme la monnaie fiduciaire a perdu 97-99% de sa valeur depuis 1971, cette fois-ci le système monétaire actuel mourra comme ça a toujours été le cas à travers l’histoire.

Nous avons investi dans l’or physique et l’avons recommandé depuis début 2002. À l’époque, il valait 300$. À 1.920$, l’or a été multiplié par 6,4 depuis lors, ce qui est mieux que la plupart des classes d’actifs.

Mais nous n’avons jamais acheté d’or à des fins d’investissement pur, mais principalement pour préserver le patrimoine. Malgré tout, l’or a été un très bon investissement au cours des 20 dernières années.

Comme le montre le graphique ci-dessous, l’or est aujourd’hui aussi mal aimé et sous-évalué qu’il l’était en 1971 à 35$ ou en 2000 à 290$.

L’inflation et l’hyperinflation sont susceptibles de détruire la plupart des valeurs d’actifs dans les années à venir et les monnaies chuteront jusqu’à atteindre ZERO.

Le prix de l’or reflétera évidemment ces mouvements et atteindra, mesuré en monnaie fiduciaire, des niveaux que personne ne peut imaginer. En raison de la gravité de la situation économique et géopolitique actuelle, il est probable que l’or fera mieux que simplement maintenir son pouvoir d’achat.

Il est donc aujourd’hui essentiel de préserver la richesse sous forme d’or physique. Le pourcentage des actifs financiers à placer dans l’or est à la discrétion de chacun. En 2002, je recommandais jusqu’à 50% et aujourd’hui les risques dans le monde sont exponentiellement plus élevés.

Enfin, ce qui frappera le monde dans les années à venir entraînera d’immenses souffrances lorsque l’enfer se déchaînera. Il est donc extrêmement important d’aider sa famille, ses amis et les autres.

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Egon von Greyerz
Fondateur et associé gérant
Matterhorn Asset Management
Zurich, Suisse
Téléphone : +41 44 213 62 45

La clientèle internationale de Matterhorn Asset Management stocke stratégiquement en Suisse une part importante de son patrimoine en or et en argent physiques, en dehors du système bancaire. Matterhorn Asset Management est heureux de fournir un service unique et exceptionnel à sa clientèle très estimée de préservation du patrimoine dans plus de 80 pays.
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Texte original

ALL HELL WILL BREAK LOOSE FOR HUMANITY

By Egon von Greyerz
March 22, 2022

We are now at the end of an era of economic and moral decadence in a debt infested world built on false values, fake money and abysmal leadership. All hell will break loose.

The consequences will be fatal for the world.

There are eras in history which have produced great leaders and thinkers. But sadly, the current era has produced nothing of that kind. The end of an economic cycle produces  no great leadership or statesmanship but only incompetent leaders.

Looking at the Western world, the only notable statesman in the last few decades in my view is Margaret Thatcher, prime minister of the United Kingdom from 1979 to 1990. 

But political leaders are of course instruments of their time. Sadly times as the current don’t produce Superior Men.

As Confucius said:

“The Superior Man thinks always of virtue, the common man thinks of comfort.”

It is the buildup of a massive debt mountain which has given the Western world a false comfort based on false values.

As I have pointed out many times, the US has increased its debt every year since 1930, with a couple of minor exceptions in the 1950s and 1960s. The Clinton surpluses in the late 1990s were fake and in fact deficits.

In history, when there is undue economic pressure, starting wars is popular and often felt necessary. It is convenient to blame the war for the increasing debts.

The Gold Standard was an excellent method for preventing governments to spend money they didn’t have. Since money couldn’t be printed at will, deficits then had to be financed by settling debts in physical gold.

THE GOLD WINDOW HAS BEEN “TEMPORARILY” CLOSED FOR 50 YEARS

As Nixon in the late 1960s had to meet the US debts to France in gold, he decided in 1971 to close the gold window temporarily. He clearly didn’t want to hand all the US gold  to de Gaulle. Over 50 years later that gold window is still temporarily closed with fatal consequences for the US and the world.

The chart below shows the exponential growth of US debt since 1971. As we reach the final stages, the debt curve is explosive since 2019.

Creating debts of this magnitude is only possible without the discipline of gold backed currencies.

THE FAT LADY HASN’T SUNG YET

But as I have explained before, the debt explosion is not finished until the fat lady sings. And sadly a lot will happen before she finally sings.

Because like most economic eras, this one will finish with a number of spectacular events, many of which will take place concurrently.

Only a few months ago, Powell and Lagarde were singing from the same hymn sheet about transitory inflation.

But as these Central Bank chiefs prove consistently, they are always wrong. For years they are trying to get inflation to two percent and then, all of a sudden, it is approaching 10% and they don’t understand what has hit them.

They haven’t even understood that Keynesianism was dead before it started.

Even a monkey would understand that if you print $10s of trillions and keep interest rates at zero or negative for years, the end result will be spectacular inflation.

Initially we saw unprecedented asset inflation in stocks, bonds and property but it was always clear that the exponential increase in money supply would eventually reach consumer prices.

THE PERFECT STORM

What is coming next is the inevitable perfect storm.

A perfect storm means that everything that can go wrong will go wrong. And that is not just obvious failures in many parts of society but also totally unforeseen consequences.

Let’s just look at some of the obvious events that will take place in the next few years:

Financial Markets

Stocks have topped worldwide. The correction currently taking place is likely to end very soon in a devastating decline.

Everyone will get slaughtered when hell breaks loose. Whether investors buy the dip or just hold on to their stocks, they won’t understand what has hit them.

Just look at the chart below and the major falls starting in 1973, 1987, 1999, 2007 and 2020. They were all nail biters at the time, but today you can hardly discern many of them on the chart.

For decades every correction has recovered and reached new highs.

But this time WILL BE DIFFERENT, although no one expects it!

Stocks are likely to decline by 75-95% in real terms and not recover for years or maybe decades.

Remember that in 1929, the Dow declined by 90% and that it took 25 years before it recovered in nominal terms. And this time the economic circumstances are exponentially worse.

Bonds have gone up for over 40 years and rates reached zero or negative. Rates have now turned up and we are likely to see interest rates reach at least the 1980 levels of 15-20% and probably higher in a hyperinflationary debt collapse. Many bonds will become worthless and more suitable for framing and hanging on the toilet wall as a reminder for future generations.

Credit markets will come under that same pressure as bond markets with defaulting borrowers, neither in a position to service the debt nor repay it.

Property markets have also reached extremes, fueled by cheap or free money and unlimited credit at very high leverage. In Europe mortgage rates are around 1%. These negligible and irresponsible financing costs have driven property prices to ridiculous and unsustainable levels.

My first mortgage was in the UK. In 1973 the rate went up to 21% in a high inflation environment!

Today, few borrowers could afford an increase to 3%, never mind 10% or 20% like in the 1970s.

As rates rise, it is absolutely certain that the residential and commercial property markets bubble will implode, leading to major defaults, very high vacancy rates and homelessness.

Governments will initially subsidise these markets by endless money printing, but in the end that will fail too as money dies.

Derivatives are a major financial nuclear bomb that is likely to be a death knell for financial markets. As I wrote in a recent article “Chaos and the triumph of survival”, LINK global derivatives, primarily OTC (over the counter), are most likely in the $2+ quadrillion range.

Every single financial instrument contains a derivative element with massive leverage.

Due to the current volatility in commodity markets, most large commodity trading firms as well as hedge funds are now exposed to margin calls.

For example, many JP Morgan clients are currently under enormous stress in a massively over leveraged market.

So if JP Morgan clients are under stress, this means that JPM and other banks will also be under pressure.

Remember that this is just the beginning of the crisis with more bad news unravelling on a daily basis.

As the derivatives market blows up with counterparties failing, central banks will have to print quadrillions of worthless dollars, paving the way for massive hyperinflation.

Banks & Financial System will clearly be under tremendous pressure initially and eventually totally or partly fail as the above problems unravel.

Governments and central banks will obviously be powerless in this scenario. The rescue of the system in 2008 was just a temporary stay of execution. Global debt has trebled since early this century from $100 trillion to $300 trillion. But remember this is mostly fake money which has created false asset values standing on a foundation of quicksand.

All this is now about to collapse.

NOT JUST AN ECONOMIC & FINANCIAL STORM, BUT ALSO HUMAN HELL

The coming economic and financial crisis will have devastating effects on the world. Here are a few affected areas:

Commodity inflation is guaranteed. For years it has been clear that the long-term commodity cycle was bottoming and a massive surge in commodity prices would start. The cycle had already started to go up well before the Ukraine crisis, but it is fascinating how events fall into place in order to create the perfect storm. I covered some of this in my previous article “A Global Monetary & Monetary Inferno of Nuclear Proportions”.

Dollar collapse, together with most other currencies, is guaranteed. As money printing and inflation rises in an uncontrolled fashion, the dollar will quickly reach its intrinsic value of ZERO. Most currencies will follow but they will take turns.

Digital money is likely to be launched in coming years. But I don’t think that crypto currencies will play a major role except as a very speculative investment. More important will be CBDC (Central Bank Digital Currency) which will be another form of fiat money, but now digital. As all fiat money, CBDCs will be quickly debased by endless electronic printing.

WEF & Claus Schwab have got more prominence than they deserve. In my view they will lose whatever power they now have as financial asset values and their wealth implode. Thus, I don’t believe that their reset will happen or succeed. Governments might try resets but they will fail. The only real reset will be disorderly and as outlined above.

Unemployment will increase dramatically as world trade declines and the financial system comes under pressure. Many companies will perish.

Pension systems will fail, as the values of pension funds collapse.

Social security systems will not function as the governments run out of real money.

Human Hell breaking loose will sadly be felt by most people on earth as a consequence of the problems outlined above. And that is without a bigger nuclear war, which obviously would be fatal for the world.

Massive price increases, especially in food and energy combined with shortages, will hit everyone, both developing countries and the industrialised world.

The consequences of food shortages and economic misery, combined with the failure of governments to function properly, will clearly lead to social unrest in many places, even civil war!

THE WAR IS NOT THE CAUSE BUT A VERY GRAVE CATALYST

The current financial and economic crisis was neither caused by Covid, nor by what is happening in Ukraine currently.

The current crisis started with the problems in the banking system and the Repo market in Aug-Sep 2019 and then exacerbated by Covid in early 2020.

The origin of the 2019 banking crisis is obviously the debt bonanza since 1971 and especially since 2006.

Also, the problems in commodity, especially food and energy markets, had already started before the war in Ukraine.

But in a perfect storm, a number of very ugly catalysts will always occur at the worst possible time in order to trigger one worse crisis after the next.

No one knows how this war will end. The Western world is very badly informed about the state of the war since the media is biased pro West and anti Putin. But Putin is not likely to give up easily. Therefore, sadly the war will at best be local and protracted, and at worst lead to consequences which I won’t speculate on at this point.

WEALTH PRESERVATION AND GOLD

For over 20 years I have written about the financial and economic problems that are about to hit the world. Most of the things are happening although I will willingly admit that matters have taken longer than I expected. The financial system was miraculously saved in 2008 which thus was a rehearsal. What will happen next will definitely be for real.

What I have learnt is that we need to be patient since the end of an era and economic cycle doesn’t just happen because you can see all the signs. The process is long and arduous.

Governments and central banks are fighting with all the limited tools they have. But as fiat money has lost 97-99% of its value since 1971, this next time the current monetary system will die like it always has throughout history.

We have invested in and recommended physical gold since early 2002. At the time it was $300. So at $1,920, gold is up 6.4X since then which is better than most asset classes.

But we never bought gold purely for investment purposes, but primarily to preserve wealth. Still, it has been a very good investment for the last 20 years.

As the graph below shows, gold is today is as unloved and undervalued as it was in 1971 at $35 or in 2000 at $290.

Inflation and hyperinflation are likely to destroy most asset values in coming years and currencies will make that final move to ZERO.

The gold price will obviously reflect these moves and will, measured in fiat money, reach levels that no one can imagine. Due to the severity of the current economic and geopolitical situation, gold is likely to do better than just maintain purchasing power.

So preserving wealth in physical gold is today critical. The percentage of financial assets to put into gold is up to everyone to decide for himself. In 2002 I recommended up to 50% and today the risks in the world are exponentially higher.

Finally, what will hit the world in coming years will lead to tremendous suffering as all hell breaks loose, so helping family, friends and others is of extreme importance.

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Egon von Greyerz
Founder and Managing Partner
Matterhorn Asset Management
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Phone: +41 44 213 62 45

Matterhorn Asset Management’s global client base strategically stores an important part of their wealth in Switzerland in physical gold and silver outside the banking system. Matterhorn Asset Management is pleased to deliver a unique and exceptional service to our highly esteemed wealth preservation clientele in over 80 countries.
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Votre guide de la Guerre de Cinquième Génération – par James Corbett.

J’ai mentionné James Corbett dans l’intro de mon article précédent, et j’ai aussi publié un de ses récents articles ici (enfin récent, c’était en novembre dernier).

James arrive un peu en retard sur le champ de bataille – la Guerre de Cinquième Génération, le Dr Lee Merritt en parlait ici en janvier de l’année dernière – mais c’est un bon auteur et un bon orateur, qui travaille ses sujets avec rigueur – ses vidéos sont bien produites et faciles à suivre. Je publie donc en dernière minute, avant ma propre analyse, cet article paru hier soir. Il résume assez bien la perception de la plupart des auteurs « alternatifs », un peu anars de gauche (comme Miles Mathis et Ernst Wolff que j’ai déjà abondamment publiés ici) ainsi que les solutions qu’ils proposent. Comme vous le lirez bientôt ici, les miennes sont légèrement différentes.


Traduction

Votre guide de la Guerre de Cinquième Génération

The Corbett Report

27 mars

par James Corbett
corbettreport.com
27 mars 2022

Nous sommes en ce moment au cœur d’une guerre qui changera le monde.

Oh, je ne parle pas de la guerre en Ukraine, celle sur laquelle tous les médias vous demandent de porter votre attention. Oui, ce conflit ne cesse de s’intensifier. Et chaque jour, il y a de nouvelles histoires de provocations et de menaces qui pourraient mener à un échange nucléaire… mais ce n’est pas la guerre à laquelle je fais référence.

Et je ne parle pas de la guerre au Yémen ou des autres conflits militaires que les médias ignorent complètement. Oui, ces guerres sont tout aussi sanglantes, horribles et dévastatrices que l’invasion russe de l’Ukraine (si ce n’est plus) et elles risquent également de dégénérer en une crise géopolitique et géoéconomique plus large… mais ce ne sont pas les guerres auxquelles je fais référence non plus.

Non, la guerre dont je parle est une guerre encore plus vaste. Une guerre qui se livre sur toute la planète, au moment même où je rédige ces lignes, et qui implique pratiquement tous les habitants de la planète, jeunes et vieux, hommes et femmes, militaires et civils. C’est la guerre de chaque gouvernement contre sa propre population et de chaque institution internationale contre l’humanité libre.

Mais ce n’est pas une guerre ordinaire. La plupart des victimes de cette guerre ne sont même pas en mesure de l’identifier comme une guerre, et ne comprennent pas qu’elles y sont combattantes.

Il s’agit de la guerre de cinquième génération, et je suis ici pour vous en parler.

C’EST QUOI, LA GUERRE DE CINQUIÈME GÉNÉRATION?

C’est quoi la guerre de cinquième génération, d’ailleurs? Et, à la réflexion, c’étaient quoi les quatre premières générations de guerre?

Bonnes questions. Pour une réponse approfondie à la dernière question, vous pourrez lire « The Changing Face of War: Into the Fourth Generation » – un article de 1989 de la Marine Corps Gazette co-écrit par William S. Lind – et vous pourrez regarder « William S. Lind & Philip Giraldi – Fourth Generation Warfare & The Deep State« , en particulier la présentation de Lind à partir de la 13ème minute.

En résumé, la thèse de Lind et al. est que l' »âge moderne » de la guerre a commencé avec le traité de Westphalie en 1648, qui, selon Lind, « a donné à l’État le monopole de la guerre ». À partir de ce moment, la guerre moderne a traversé trois générations, à savoir:

  • La guerre de première génération: la tactique de la ligne et de la colonne, développée à l’époque du mousquet à âme lisse;
  • La guerre de deuxième génération: les tactiques de tir indirect et de mouvement de masse, développées à l’époque du mousquet rayé, des chargeurs par la culasse, du fil barbelé et de la mitrailleuse; et
  • La guerre de troisième génération: les tactiques de mouvement non linéaire, y compris la manœuvre et l’infiltration, développées en réponse à l’augmentation de la puissance de feu sur le champ de bataille lors de la Première Guerre mondiale.

Selon Lind et ses co-auteurs, cela a perduré jusqu’à la fin du XXème siècle, lorsque l’État-nation a commencé à perdre son monopole sur la guerre et que le combat militaire est revenu à une forme décentralisée. Dans cette ère – l’ère de la guerre de quatrième génération – les lignes entre « civil » et « militaire » deviennent floues, les armées ont tendance à s’engager dans des opérations de contre-insurrection plutôt que dans des batailles militaires, et les ennemis sont souvent motivés par l’idéologie et la religion, ce qui rend les opérations psychologiques plus importantes que jamais.

Mais, selon certains, nous sommes maintenant entrés dans une nouvelle ère de la guerre, à savoir la guerre de cinquième génération. La définition de la guerre de cinquième génération, la façon de déterminer si on y est engagé, ou même si elle existe (Lind, pour sa part, rejette le concept) fait encore l’objet de nombreux débats. Plusieurs universitaires ont tenté de définir la guerre de cinquième génération (5th Generation Warfare – 5GW), comme le Dr Waseem Ahmad Qureshi, qui l’identifie comme « la bataille des perceptions et de l’information », ou Qiao Liang et Wang Xiangsui, de l’Armée Populaire de Libération, qui parlent d’une ère de « Guerre sans Restriction » dans laquelle « une réduction relative de la violence militaire » a conduit à « une augmentation de la violence politique, économique et technologique ».

Si les débats académiques sur la nature changeante de la guerre vous intéressent, vous pouvez lire de nombreux ouvrages sur le sujet, du Handbook of 5GW: A Fifth Generation of War? à une multitude d’articles universitaires.

Mais pour les besoins de cet éditorial, je ne m’intéresse pas à ce débat. En fait, nous allons utiliser comme point de départ une définition résolument non académique de la guerre de cinquième génération, tirée d’un article d’Al Jazeera: « L’idée de base derrière ce terme [guerre de cinquième génération] est qu’à l’ère moderne, les guerres ne sont pas menées par des armées ou des guérillas, mais dans l’esprit des citoyens ordinaires. »

Il y a deux choses importantes à noter dans cette définition. La première est que la guerre de cinquième génération n’est pas menée contre les armées permanentes des États-nations ou les insurgés de la guérilla, mais contre des citoyens ordinaires. La deuxième est que cette guerre ne se déroule pas quelque part sur un champ de bataille, mais dans l’esprit.

J’élargirai quelque peu la définition pour inclure le fait que cette guerre se déroule à tous les niveaux, pas seulement au niveau mental. L’essentiel étant ceci: la guerre de cinquième génération est une guerre totale menée contre nous tous par nos gouvernements et les organisations internationales auxquelles ils appartiennent. Elle est menée contre chacun d’entre nous en ce moment même, et c’est une bataille pour la domination de tous les aspects de votre vie: vos mouvements et interactions, vos transactions, et même vos pensées, sentiments et désirs les plus intimes. Les gouvernements du monde entier collaborent avec les entreprises pour exploiter la technologie qui permettra de vous contrôler jusqu’au niveau génomique, et ils ne s’arrêteront pas tant que chaque personne qui leur résiste ne sera pas soumise ou éliminée.

Le plus incroyable dans tout cela, c’est que très peu de gens savent que cette guerre a lieu, et encore moins qu’ils en sont les combattants.

La meilleure façon de comprendre cette guerre est d’examiner certaines des façons dont elle est menée contre nous.

GUERRE DE L’INFORMATION

Arrêtez-moi si vous avez déjà entendu ça quelque part, mais il s’agit d’une « infoguerre » [NdT. je traduis ainsi « infowar » de l’anglais, explication du terme au paragraphe suivant], et les pouvoirs (qui ne devraient pas être) en place sont engagés dans « une guerre pour votre esprit ».

Bien sûr, si vous fréquentez l’espace médiatique alternatif depuis un certain temps, vous avez entendu parler d' »Infowars » [NdT. tête de gondole de l’opposition contrôlée aux Etats-Unis, menée par « Alex Jones », personnage fictif interprété par un comédien nommé Bill Hicks]. Et pour cause: la guerre de l’information est un élément absolument essentiel de la guerre contre tous, qui définit la guerre de cinquième génération.

La façon la plus évidente de le comprendre est de constater que les forces militaires actuelles se livrent à des opérations psychologiques contre leurs propres citoyens. Vous vous souviendrez, par exemple, qu’il y a moins de deux ans, les Forces Armées Canadiennes avaient lancé leur audacieuse opération psychologique de fausse invasion de loups sur le public canadien [NdT. des membres des Forces Armées Canadiennes avaient distribué des toutes-boîtes prévenant que des loups gris avaient été lâchés dans la province de la Nouvelle-Ecosse], déclarant que la fausse pandémie leur offrait une « occasion unique de tester des techniques de propagande sur les Canadiens« . Ou peut-être vous souvenez-vous qu’il y a dix ans, l’armée américaine avait déployé une unité d’opérations d’information contre le Sénat américain pour « manipuler les sénateurs américains en visite afin qu’ils fournissent davantage de troupes et de fonds pour la guerre ».

Mais cette infoguerre de cinquième génération ne se limite pas aux opérations militaires menées par des soldats en tenue de camouflage. Dans la guerre contre tous, l’establishment utilise tous les moyens à sa disposition pour manipuler la perception du public.

Ainsi, Richard Stengel – l’ancien rédacteur en chef du Time qui a attribué l'(e dés)honneur du titre de personne de l’année à Vous! en 2006 – est heureux de présider une conversation du Council on Foreign Relations dans laquelle il défend l’utilisation de la propagande par le gouvernement américain contre ses propres citoyens. Ou bien Hill & Knowlton – le cabinet de relations publiques engagé par le gouvernement koweïtien pour créer la tromperie de Nayirah lors de la première guerre du Golfe – est engagé par l’OMS en 2020 pour identifier des « influenceurs » célèbres qui pourraient être utilisés pour amplifier le message de la fausse pandémie. Ou encore, le Scientific Pandemic Influenza Group on Behaviours du gouvernement britannique admet ouvertement qu’il utilise des techniques psychologiques pour manipuler le public et l’amener à craindre la fausse pandémie, une démarche que certains membres du groupe ont qualifiée de « totalitaire »… ce qui ne fait sourciller personne.

L’aspect le plus insidieux de l’infoguerre de cinquième génération est peut-être qu’elle s’est tellement normalisée que tout le monde sait qu’elle existe, mais personne ne la considère comme une guerre. Bien sûr que tout est « publicité » et « propagande ». Et bien sûr que c’est utilisé pour manipuler notre comportement. Mais c’est ainsi que va le monde, non?

Mais nous ignorons la véritable nature de l’infoguerre à nos risques et périls. Après tout, j’ai souvent fait remarquer qu’il s’agit d’une guerre pour votre esprit et que l’espace de combat le plus disputé au monde est celui qui se trouve entre vos oreilles. Vous pensiez peut-être que je parlais métaphoriquement, mais en fait je le pense littéralement. Ce qui nous amène à…

LA GUERRE NEUROLOGIQUE

Si vous écoutez le Dr James Giordano parler sans écouter ce qu’il dit, vous avez l’impression qu’il n’est qu’un scientifique éloquent, bien informé et passionné par ses recherches. Cependant, lorsque vous écoutez ce qu’il dit – ou même lorsque vous regardez simplement ses diapositives PowerPoint, comme la diapositive « NeuroS/T for NSID » ci-dessus – vous réalisez que vous avez affaire au Dr Folamour. Ou, si pas au Dr Folamour lui-même, au moins à son porte-parole.

Mais ce n’est pas l’armageddon nucléaire qui motive Giordano, c’est ce qu’il appelle les « armes de perturbation massive » – les diverses technologies d’intervention neurologique que l’armée américaine et les armées du monde entier sont en train de développer. Il s’agit notamment (selon la formule bien rodée de Giordano) des « médicaments, insectes, toxines et dispositifs » qui peuvent soit améliorer soit perturber les fonctions cognitives de leur cible, comme les nanoparticules à « forte agrégation dans le SNC » [système nerveux central] qui, selon Giordano, « s’agglutinent dans le cerveau ou dans le système vasculaire » et « créent essentiellement ce qui ressemble à une diathèse hémorragique ». Même si cela semble de la science-fiction, il insiste sur le fait que ces nanoparticules (et bien d’autres armes neurologiques épouvantables) font déjà l’objet de travaux:

En fait, cela fait partie des choses qui ont été envisagées et examinées dans une certaine mesure par mes collègues de l’OTAN et [par] ceux qui travaillent sur la pire utilisation des sciences neurobiologiques pour créer une perturbation dans les populations. [Ils] sont très, très inquiets de la possibilité que ces agents nanoparticulaires soient des agents d’agrégation dans le SNC et provoquent des perturbations neurales, soit en tant que perturbateurs hémorragiques et vasculaires, soit en tant que perturbateurs réels du réseau neuronal, parce qu’ils interfèrent avec les propriétés de réseau de divers nœuds et systèmes neuraux dans le cerveau.

Et au cas où vous n’auriez pas compris, vous remarquerez qu’il illustre sa diapositive par l’image d’un cerveau humain dans la ligne de mire de l’une de ces armes neurologiques. Il n’y a rien de difficile à comprendre dans le tableau ici dépeint: nous sommes en guerre contre un ennemi qui cible littéralement nos cerveaux.

Mais une fois de plus, ce n’est pas seulement l’utilisation littérale d’armes neurologiques par des militaires conventionnels dans des contextes de guerre conventionnelle qui doit nous inquiéter, nous, les combattants largement involontaires de la guerre de cinquième génération contre tous. Comme mes auditeurs le savent déjà, le technocrate avoué Elon Musk essaie de vendre sa technologie de puce cérébrale Neuralink à la foule des branchés comme un moyen cool et sexy d’améliorer ses facultés cognitives… ou pour que la future divinité de l’IA ait pitié de nous. Ou quelque chose comme ça. Quoi qu’il en soit, vous devriez absolument vous implanter le Neuralink dans la tête dès que possible! Et ne posez surtout pas de questions sur la raison pour laquelle 15 des 23 singes macaques que Neuralink utilisait comme animaux de test dans son expérience d' »interface cerveau-machine » sont morts.

Pour quiconque n’est pas encore victime de l’opération de guerre de l’information destinée à préparer l’humanité à la dystopie transhumaine à venir, tout cela semble insensé. Mais pour ceux qui se sont laissés prendre au piège de l’ennemi par l’opération psychologique d’infoguerre, ces types de technologies de modification de l’esprit sont exactement ce qui est annoncé: des opportunités exaltantes d' »améliorer » le piètre matériel biologique que nous appelons notre cerveau.

Mais si vous pensez que vous pouvez éviter l’aspect biologique de la guerre de cinquième génération en évitant simplement la puce cérébrale, pas de chance. Vous allez aussi devoir faire face à…

LA GUERRE BIOLOGIQUE

Le narratif de la guerre biologique est, à juste titre, revenu au premier plan de la conscience publique ces dernières années, non seulement à cause de la fausse pandémie, mais aussi en raison des questions soulevées à propos des laboratoires biologiques ukrainiens soutenus par les États-Unis et du rôle qu’ils peuvent ou non jouer aux portes de la Russie.

L’image ci-dessus, par exemple, provient directement de Army.mil, qui n’était que trop heureux de se vanter, pas plus tard qu’en juillet dernier, que les soldats américains menaient « une formation pratique et des exercices d’entraînement sur le terrain avec les troupes ukrainiennes dans des environnements de laboratoire et de terrain », notamment pour assurer la préparation des « laboratoires mobiles déployables ». Rien à voir ici, les amis. (La seule chose surprenante concernant cet article est sans doute qu’ils ne l’ont pas retiré de leur site web… pour l’instant).

Pourtant, une fois de plus, si nous ne pensons à la guerre biologique qu’en termes militaires conventionnels, nous négligeons l’opération beaucoup, beaucoup plus vaste de manipulation, de contrôle et de militarisation de tous les aspects de notre environnement, de notre approvisionnement alimentaire et même de notre génome lui-même au bénéfice des oligarques au pouvoir. Cette guerre biologique de cinquième génération menée contre nous comprend:

  • L’ARNm, l’ADN et les « vaccins » à vecteur adénovirus génétiquement modifiés qui ont été « normalisés » au cours des deux dernières années et qui, comme aiment à s’en vanter les entreprises miraculeusement « chanceuses » qui ont tout misé sur cette technologie, reprogramment le « logiciel de la vie ».
  • Les organismes génétiquement modifiés, qu’il s’agisse de cultures ou d’animaux génétiquement modifiés, sont maintenant lâchés sur le monde dans le cadre d’une expérience incontrôlée qui met en péril notre santé et l’avenir même de la biosphère.
  • La promotion de la « nourriture » synthétique, produite en laboratoire, financée par les milliardaires eugénistes habituels, menace de couper l’humanité de l’abondance naturelle de la terre, de nous rendre dépendants d’un nombre de plus en plus réduit d’entreprises pour notre approvisionnement alimentaire et, en fin de compte, de nous conduire vers un avenir de type Soylent Green.

Je suis sûr que vous pouvez complèter la liste avec une myriade d’autres exemples d’attaques contre l’air, l’eau et le biome de la planète qui constituent cette guerre biologique sans limite de cinquième génération menée contre nous.

Quand et si vous rassemblez les pièces de ce puzzle et cherchez à avertir la masse des gens qu’ils sont attaqués, votre capacité à résister à ce programme dépendra de votre capacité à utiliser vos ressources accumulées (votre richesse) pour soutenir les communautés de résistance. Mais ne vous inquiétez pas, l’ennemi s’occupe aussi de ce domaine. . .

GUERRE ÉCONOMIQUE

Au vu des événements de ces dernières semaines, même les plus endormis des endormis réalisent maintenant que nous sommes dans une période de guerre économique.

Cette guerre, elle aussi, a ses aspects conventionnels. Sur le tableau 2D, nous avons vu l’empire de l’OTAN lancer ses Armes de Destruction Financière sur la Russie ces dernières semaines et, exactement comme prévu, cela a abouti à la consolidation d’un bloc de croquemitaine géopolitique bien commode et à une gigantesque perte de confiance dans le système monétaire international lui-même. Et, toujours comme prévu, cela a fourni le « problème » et la « réaction » nécessaires aux technocrates pour présenter leur « solution » prédéterminée des Monnaies Numériques des Banques Centrales (Central Bank Digital Currencies – CBDC). Il suffit de demander à Larry Fink, PDG de BlackRock:

« La guerre va inciter les pays à réévaluer leurs dépendances monétaires. Même avant la guerre, plusieurs gouvernements cherchaient à jouer un rôle plus actif dans les monnaies numériques et à définir les cadres réglementaires dans lesquels elles opèrent. »

Il ne s’agit pas simplement d’une bataille entre États-nations ou même entre blocs de pouvoir concurrents. Il s’agit d’une bataille menée par chaque structure de pouvoir autoritaire et chaque gouvernement (mais je me répète) contre leurs propres citoyens pour le contrôle de la ressource la plus importante de toutes: leur portefeuille.

Oui, nous assistons au début d’un moment véritablement historique: l’effondrement de la Pax Americana, la mort du système de réserve du dollar, et le début d’un paradigme monétaire entièrement nouveau, le système de monnaie programmable de « Monnaie Numérique des Banques Centrales » qui sera capable de contrôler algorithmiquement quand, comment et si vous êtes autorisé à effectuer des transactions dans l’économie. Il suffit de regarder les récents événements au Canada pour comprendre à quoi cela ressemblera.

Ce contrôle parfait de l’humanité qui va jusqu’à la capacité d’assister et, en fin de compte, d’autoriser ou d’interdire toute transaction entre individus à tout moment, représente l’apothéose de la technocratie et l’un des objectifs clés de la guerre de cinquième génération elle-même. Alors que ce cauchemar se rapproche de plus en plus de la réalité, tout semble désespéré.

Mais là encore, c’est exactement le but recherché. . .

LA VRAIE GUERRE

Je pourrais continuer. Et encore, et encore, et encore. Mais j’espère que vous avez maintenant compris l’essentiel: une guerre mondiale est en cours en ce moment même. C’est une guerre de cinquième génération (ou quel que soit le nom que vous voudrez lui donner). Elle se déroule simultanément dans tous les domaines. C’est une guerre pour la domination intégrale de chaque champ de bataille et de chaque terrain, des confins du globe (et au-delà) aux espaces intérieurs de votre corps et même à vos pensées les plus intimes. Et c’est une guerre contre vous.

Sachant cela, la tâche qui nous attend semble presque insurmontable. Comment pouvons-nous riposter dans une guerre dont la majorité des gens ne reconnaissent même pas l’existence? Comment riposter contre un ennemi qui a passé des décennies à affiner ses armes de contrôle économique, militaire, technologique et biologique? Comment riposter dans une guerre qui ne se déroule pas sur deux fronts ou même trois fronts, mais dans tous les domaines et espaces de combat simultanément?

Vues sous cet angle, nos perspectives semblent en effet désespérées. Mais c’est là que réside la clé: notre perception qu’il est de notre devoir de « riposter » à l’ennemi dans sa guerre sur son champ de bataille et selon ses conditions d’engagement est elle-même une trame narrative. Et ce récit est lui-même une arme qui est utilisée contre nous dans la bataille pour nos esprits.

Vous me permettrez ici de me citer longuement, car c’est un point que j’ai déjà soulevé à de nombreuses reprises, notamment dans la conversation sur « L’anatomie du nouvel ordre mondial » que j’ai eue avec Julian Charles sur le podcast The Mind Renewed il y a neuf ans:

Je suis intrigué par l’idée que l’on nous a donné de faux modèles à suivre pour résoudre nos problèmes, l’un d’entre eux étant de « combattre nos ennemis » – des modèles qui nous sont fournis par le biais de quantité de conditionnement social et des médias. L’idée est ici que nous devons trouver le cœur ou la tête de l’organisation et, d’une manière ou d’une autre, tuer cette personne ou ce groupe, ou quoi que ce soit d’autre; éliminons-le, et tout s’améliorera comme par magie!

De manière générale, ce faux modèle apparaît dans pratiquement toutes les dystopies de science-fiction que vous avez pu voir: si tout se passe bien à la fin, c’est uniquement parce qu’ils ont réussi à décapiter la tête de la bête, qu’il s’agisse du Seigneur des Anneaux ou de Tron, ou de tout autre film de ce genre. Je pense que cette façon de voir les choses est fondamentalement et complètement erronée, parce qu’au bout du compte, les individus qui détiennent ou non l' »Anneau de pouvoir » sont remplaçables. En effet, il y a de très nombreuses personnes qui seraient prêtes à tout pour accéder à cette position de pouvoir si la vieille garde devait être balayée pour une raison quelconque.

Je pense que ce qu’il faut, c’est une révolution plus fondamentale: non pas le renversement d’une instanciation spécifique de cette idée, mais le renversement de l’idée tout court. Et cela ne peut venir, je pense, que de la construction d’un système alternatif auquel les gens veulent réellement se consacrer. Je pense que nous devons nous détacher de ce système dans lequel nous avons été intégrés. Malheureusement, c’est probablement aussi difficile à faire que cette analogie le laisse entendre, car nous sommes à ce point intégrés dans le tissu de la société qu’il est difficile d’imaginer nous extraire de tous ces processus.

Nous dépendons pour tant de nos besoins quotidiens de ce vaste et rigide système corporatif lui-même lié à ces mêmes organisations qui tirent les ficelles des institutions gouvernementales, que cela peut sembler insurmontable. Comment un seul individu pourrait-il influencer tout cela? Mais je pense que nous devons nous mettre à la recherche de tous les aspects possibles qui nous permettront de nous affranchir de ces systèmes de contrôle et de commencer à rétablir une certaine indépendance. Il peut s’agir de tout petits gestes, comme par exemple: au lieu d’acheter vos produits à l’épicerie, achetez-les dans un marché de producteurs, ou du moins une partie de vos produits. Ou peut-être pourriez-vous les faire pousser vous-même dans un potager. Une telle initiative est minuscule à l’échelle individuelle, mais je pense que c’est le seul moyen de parvenir, à long terme, au type de société que nous souhaitons mettre en place. Encore une fois, je pense que ce sont ces petits gestes, si nous nous appliquons avec diligence et persévérance, qui permettront de renverser la situation. Mais hélas, comme je l’ai dit, nous sommes à l’aube de cette révolution scientifique qui permet la mise en place d’une dictature scientifique, et malheureusement, nous n’avons pas nécessairement devant nous le temps de plusieurs générations. Cela nous donne une perspective temporelle – je ne dirai pas que c’est une bombe à retardement – mais vous comprenez l’idée. Nous n’avons pas beaucoup de temps à perdre.

Nous avons le choix. Soit nous continuons à nous engager dans cette matrice technologique et corporative – qui implique même des choses comme l’achat de la prochaine génération d’iPhone, dont on dit déjà qu’elle aura sa propre technologie de scan d’empreintes digitales, et tous ces éléments corporatifs, militaires et de Big Brother auxquels nous adhérons volontairement chaque jour de notre vie, et pour lesquels nous dépensons de l’argent – soit nous commençons à créer des structures alternatives qui ne dépendent pas de ce système. C’est un choix que nous devons faire dans nos vies, je dirais plus rapidement qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire humaine.

Mes lecteurs réguliers comprendront ce que je propose ici: la création d’une société parallèle. Nous n’y parviendrons pas en quémandant davantage de miettes à la table des maîtres, ni en nous conformant gentiment à un enfermement dans des enclos technologiques toujours plus étroits, ni en pensant que nous pouvons gagner cette guerre en engageant l’ennemi dans son domaine contrôlé. Nous ne pouvons y parvenir qu’en créant notre propre table, notre propre économie et nos propres communautés d’intérêts. Cela nécessitera la longue et difficile tâche d’accroître notre indépendance vis-à-vis des systèmes autoritaires dans tous les domaines: le domaine de l’information, le domaine de l’alimentation, le domaine de la santé, le domaine monétaire, le domaine mental et tous les autres espaces de combat en jeu dans cette guerre totale de cinquième génération.

Plus facile à dire qu’à faire, bien sûr. Mais il n’y a pas d’alternative.

Certains diront « Mais ne vont-ils pas s’en prendre à cette société parallèle? » comme si c’était une réfutation de ce que j’ai exposé ici. Le fait est que vous êtes déjà la cible de l’ennemi dans une guerre dont la plupart des gens ne comprennent que vaguement l’existence. Oui, l’ennemi s’en prendra à vous. Mais il vous domine déjà à bien des égards, plus qu’aucune personne ne peut le comprendre. Cette domination ne cessera pas uniquement parce que vous accepterez de vous plier à leurs exigences ou de participer à leur système.

Nous devons cesser de jouer leur jeu. Nous devons cesser de participer à leur guerre. Nous devons cesser de consacrer notre pouvoir, notre autorité, notre temps, notre attention, notre énergie et nos ressources à engager l’ennemi dans ses propres termes, sur son champ de bataille.

Nous devons créer notre propre société parallèle, selon nos propres termes.

Et ainsi nous redécouvrons une sagesse ancienne. Pour paraphraser : « La guerre de cinquième génération est un jeu étrange. Le seul coup gagnant est de ne pas jouer. »

La guerre est terminée… si nous le voulons.

Cet éditorial hebdomadaire fait partie de la lettre d’information The Corbett Report Subscriber.

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Texte original

Your Guide to Fifth-Generation Warfare

The Corbett Report

Mar 27

by James Corbett
corbettreport.com
March 27, 2022

We’re in the middle of a world-changing war right now.

Oh, I don’t mean the war in Ukraine, the one that all the media are asking you to focus your attention on. Yes, that conflict continues to escalate. and every day there are new stories about provocations and threats that could lead to a nuclear exchange . . . but that’s not the war I’m referring to.

And I don’t mean the war in Yemen or the other military conflicts that the media are ignoring entirely. Yes, these wars are every bit as bloody, gruesome and devastating as the Russian invasion of Ukraine (if not more so). and they also risk an escalation into a broader geopolitical and geoeconomic crisis . . . but they’re not the wars I’m referring to, either.

No, the war I’m talking about is an even broader war. A war that is taking place everywhere on the globe, even as I write, and that involves virtually everyone on the planet, young and old, male and female, military and civilian. It is the war of every government against its own population and every international institution against free humanity.

This is no ordinary war, however. Most of the victims of this warfare aren’t even able to identify it as war, nor do they understand that they are combatants in it.

It’s called fifth-generation warfare, and I’m here to tell you all about it.

WHAT IS FIFTH-GENERATION WARFARE?

What is fifth-generation warfare, anyway? And, come to think of it, what were the first four generations of warfare?

Good questions. For an in-depth answer to the latter question, you’ll want to read « The Changing Face of War: Into the Fourth Generation« —a 1989 article from the Marine Corps Gazette co-authored by William S. Lind—and you’ll want to watch « William S. Lind & Philip Giraldi – Fourth Generation Warfare & The Deep State, » especially the presentation by Lind from 13 minutes onward.

In a nutshell, Lind et al.’s thesis is that the « modern age » of warfare began with the Treaty of Westphalia in 1648, which, Lind opines, « gave the state a monopoly on war. » From that point on, modern warfare went through three generations, namely:

  • First-generation warfare: the tactics of line and column, developed in the era of the smoothbore musket;
  • Second-generation warfare: the tactics of indirect fire and mass movement, developed in the era of the rifled musket, breechloaders, barbed wire and the machine gun; and
  • Third-generation warfare: the tactics of nonlinear movement, including maneuver and infiltration, developed in response to the increase in battlefield firepower in WWI.

This, according to Lind and his co-authors, brought us to the late-20th century, when the nation-state began to lose its monopoly on war and military combat returned to a decentralized form. In this era—the era of fourth-generation warfare—the lines between « civilian » and « military » become blurred, armies tend to engage in counter-insurgency operations rather than military battles, and enemies are often motivated by ideology and religion, making psychological operations more important than ever.

But, some argue, we have now entered a new era of warfare, namely fifth-generation warfare. There is still much debate about what defines fifth-generation warfare, how we know we are engaged in it, or even if it exists at all (Lind, for one, rejects the concept). Various scholars have made their own attempts at defining fifth-generation warfare (5GW), like Dr. Waseem Ahmad Qureshi, who identifies it as « the battle of perceptions and information, » or Qiao Liang and Wang Xiangsui of the People’s Liberation Army, who write of the era of « Unrestricted Warfare » in which « a relative reduction in military violence » has led to « an increase in political, economic, and technological violence. »

If academic debates about the changing nature of warfare are your thing, then there’s plenty of reading for you to do on the subject, from The Handbook of 5GW: A Fifth Generation of War? to a slew of academic articles.

But for the purposes of this editorial, I’m not interested in that debate. In fact, we’re going to use a decidedly non-academic definition of fifth-generation warfare from an Al Jazeera article as our starting point: « The basic idea behind this term [fifth-generation warfare] is that in the modern era, wars are not fought by armies or guerrillas, but in the minds of common citizens. »

There are two important things to note about this definition. The first is that fifth-generation warfare is not waged against either standing armies of nation-states or guerrilla insurgents but against everyday citizens. The second is that this war is not being fought in a battlefield somewhere, but in the mind.

I will expand the definition somewhat to include the fact that this war is being waged at all levels, not just the mental. The gist of it is this: Fifth-generation warfare is an all-out war that is being waged against all of us by our governments and the international organizations to which they belong. It is being waged against each and every one of us right now, and it is a battle for full-spectrum dominance over every single aspect of your life: your movements and interactions, your transactions, even your innermost thoughts and feelings and desires. Governments the world over are working with corporations to leverage technology to control you down to the genomic level, and they will not stop until each and every person who resists them is subdued or eliminated.

The most incredible part of all of this is that so few know that the war is even taking place, let alone that they are a combatant in it.

The best way to understand this war is to look at some of the ways that it is being waged against us.

INFORMATION WARFARE

Stop me if you’ve heard this before, but this is an infowar and the powers-that-shouldn’t-be are engaged in « a war for your mind. »

Of course, you have heard of « Infowars » if you’ve been in the alternative media space for any length of time. And for good reason: information warfare is an absolutely essential part of the war on everyone that defines fifth-generation warfare.

The most obvious way to understand this is to look at the actual military forces that are engaging in psychological operations against their own citizens. You’ll remember, for instance, less than two years ago, when the Canadian Armed Forces launched their brazen fake wolves psyop on the Canadian public, declaring that the scamdemic presented them with a « unique opportunity to test propaganda techniques on Canadians. » Or you might recall a decade ago when the US Army deployed an Information Operations unit against the US Senate to « manipulate visiting American senators into providing more troops and funding for the war. »

But it’s not just out-and-out military operations by soldiers dressed up in camo fatigues that are part of this fifth-generation infowar. In the war on everyone, the establishment uses every means at its disposal to manipulate the public’s perception.

Thus, Richard Stengel—the former editor of Time who bestowed Time‘s person of the year (dis)honour on You! back in 2006—is happy to chair a Council on Foreign Relations conversation in which he defends the US government’s use of propaganda against its own citizens. Or Hill & Knowlton—the PR firm hired by the Kuwaiti government to create the Nayirah deception in the First Gulf War—is retained by the WHO in 2020 to identify celebrity « influencers » who could be used to amplify the scamdemic messaging. Or the UK government’s Scientific Pandemic Influenza Group on Behaviours outright admits that they use psychological techniques to manipulate the public into fearing the scamdemic, a move that some of the panel members called « totalitarian » . . . and no one bats an eyelid.

Perhaps the most insidious part of the fifth-generation infowar is that it has become so normalized that everyone knows it is happening, but no one thinks of it as warfare. Of course everything is « advertising » and « propaganda. » And of course it’s being used to manipulate our behaviour. That’s just how the world works, isn’t it?

But we ignore the real nature of the infowar at our own peril. After all, I have often observed that this is a war for your mind and that the most contested battlespace in the world is the space between your ears. You might have thought I meant that metaphorically, but actually I mean it quite literally. Which brings us to . . .

NEUROLOGICAL WARFARE

If you listen to Dr. James Giordano speak without listening to what he’s saying, you get the impression he is merely an articulate, well-informed scientist who is passionate about his research. When you do listen to what he’s saying, however—or even just look at his PowerPoint slides, like the « NeuroS/T for NSID » slide above—you realize that he is Dr. Strangelove. Or, if not Dr. Strangelove himself, then at least Dr. Strangelove’s spokesman.

But it’s not nuclear armageddon that motivates Giordano, it’s what he calls « weapons of mass disruption »—the various technologies for neurological intervention that the US military and militaries around the world are developing. These include (in Giordano’s well-rehearsed patter) the « drugs, bugs, toxins and devices » that can either enhance or disrupt the cognitive functions of their target, like the « high CNS aggregation » nanoparticulates that, according to Giordano, « clump in the brain or in the vasculature » and « create essentially what looks like a hemorrhagic diathesis. » As sci-fi as this sounds, he insists these nanoparticulates (and many, many other horrific neurological weapons) are already being worked on:

In fact, this is one of the things that has been entertained and examined to some extent by my colleagues in NATO and [by] those who are working on the worst use of neurobiological sciences to create populational disruption. [They’re] very, very worried about the potential for these nanoparticulate agents to be CNS aggregating agents to cause neural disruption, either as hemorrhagic and vascular disruptors or as actual neural network disruptors, because they interfere with the network properties of various neural nodes and systems within the brain.

And just in case you didn’t get the point, you’ll notice he illustrates his slide with an image of a human brain in the crosshairs of one of these neurological weapons. There’s nothing hard to understand about the picture that is being painted here: we are at war with an enemy who is literally targeting our brains.

But yet again, it isn’t just the literal use of neurological weapons by conventional militaries in conventional warfare settings that we—the largely unwitting combatants of the fifth-generation war on everyone—have to worry about. As my listeners already know, avowed technocrat Elon Musk is trying to sell his Neuralink brain chip technology to the hipster crowd as a cool and sexy way to upgrade your cognition . . . or so that the coming AI godhead will have mercy on us. Or something like that. Anyway, you should totally stick the Neuralink in your head at your earliest opportunity! And definitely don’t ask any questions about why 15 of the 23 macaque monkeys that Neuralink was using as test animals in their « brain-machine interface » experiment have dropped dead.

To anyone not yet a victim of the information warfare operation designed to prepare humanity for the coming transhuman dystopia, all of this sounds insane. But for those who have fallen for the infowars psyop of the enemy enemy, these types of mind-altering technologies are exactly as advertised: exciting opportunities to « upgrade » the feeble biological wetware we call our brain.

But if you think you can avoid the biological aspect of the fifth-generation war by simply avoiding the brain chip, you’re out of luck. You’re also going to have to deal with . . .

BIOLOGICAL WARFARE

The biowarfare narrative is, understandably, back at the forefront of the public consciousness in recent years, not just because of the scamdemic but also because of the questions being raised about the US-backed Ukrainian biolabs and whatever work they may or may not be doing on Russia’s doorstep.

The picture above, for example, comes straight from Army.mil, which was only too happy to brag as recently as last July that US soldiers were conducting « hands-on training and field training exercises with Ukrainian troops in laboratory and field environments » that included ensuring the readiness of « deployable mobile laboratories. » Nothing to see here, folks. (Perhaps the only surprising thing about the article is that they haven’t scrubbed it from their website . . . yet.)

Yet, once again, if we are only thinking of biowarfare in conventional military terms, we neglect the much, much wider operation to manipulate, control and weaponize all aspects of our environment, our food supply and even our genome itself for the purposes of the ruling oligarchs. This fifth-generation biological warfare being waged against us includes:

I’m sure you can fill in the blanks with myriad other examples of the attacks upon the world’s air, water and biome that constitute this unconstrained fifth-generation biological war being waged against us.

When and if you do put the pieces of this puzzle together and seek to warn people en masse that they are under attack, your ability to resist this agenda will be predicated on your ability to use your accumulated resources (your wealth) to foster communities of resistance. Don’t worry, though; the enemy has that domain covered, too. . . .

ECONOMIC WARFARE

Given the events of recent weeks, even the sleepiest of the sleepy now realize that we are in a period of economic warfare.

This war, too, has its conventional aspects. On the 2D board, we’ve seen the NATO empire launch its Weapons of Financial Destruction at Russia in recent weeks, and, exactly as predicted, it has resulted in the consolidation of a convenient geopolitical bogeyman bloc and a gigantic loss of faith in the international monetary system itself. And, also as predicted, it has supplied the « Problem » and « Reaction » needed for the technocrats to present their pre-determined « Solution » of Central Bank Digital Currencies (CBDCs). Just ask Larry Fink, CEO of BlackRock:

“The war will prompt countries to re-evaluate their currency dependencies. Even before the war, several governments were looking to play a more active role in digital currencies and define the regulatory frameworks under which they operate. »

This is not merely a battle between nation states or even competing power blocs. This is a battle being waged by every authoritarian power structure and every government (but I repeat myself) against their own citizens for control of the most important resource of all: their wallets.

Yes, we are seeing the beginning of a truly world-historic moment: the collapse of Pax Americana, the death of the dollar reserve system, and the beginning of an entirely new monetary paradigm, the « Central Bank Digital Currency » system of programmable money that will be able to algorithmically control when, how and if you are allowed to transact in the economy at all. We only have to look to recent events in Canada to understand what this will look like.

This perfect control of humanity down to the level of being able to witness and, ultimately, to allow or disallow any transaction between any individuals at any time, represents the apotheosis of technocracy and one of the key objectives of the fifth-generation war itself. As this nightmare comes closer and closer to reality, all seems hopeless.

But then again, that’s exactly the point. . . .

THE REAL WAR

I could go on. And on and on and on. But hopefully you get the point by now: There is a world war happening right now. It is a fifth-generation war (or whatever you want to call it). It is being waged across every domain simultaneously. It is a war for full-spectrum dominance of every battlefield and every terrain, from the farthest reaches of the globe (and beyond) to the inner spaces of your body and even to your innermost thoughts. And it is a war on you.

Recognizing this, the task we face seems nearly insurmountable. How are we to fight back in a war that the majority of people don’t even recognize is taking place? How do we fight back against an enemy that has spent decades refining its weapons of economic and military and technological and biological control? How do we fight back in a war that is not taking place on two fronts or even three fronts, but in every domain and battlespace simultaneously?

Framed like this, our prospects do indeed appear hopeless. But therein lies the key: our perception that it is our duty to « fight back » against the enemy in their war on their battlefield on their terms of engagement is itself a narrative frame. And that narrative itself is a weapon that is being wielded against us in the battle for our minds.

You’ll allow me space here to quote myself at length because this is a point I have made many times before, perhaps most notably in my conversation on « The Anatomy of the New World Order » that I had with Julian Charles on The Mind Renewed podcast nine years ago:

I’m intrigued by the idea that we’ve been given false templates to follow in terms of solving our problems—one being to « fight our enemies »—templates provided for us through so much social conditioning and the media. Here, the idea is that we must find the heart or the head of the organization and somehow kill that person or that group, or whatever it is; eliminate that, and everything will magically turn to the better!

Thinking in broad terms, that false template appears in virtually every science fiction dystopia you’ve ever seen: if it turns out well in the end, it’s only because they have managed to decapitate the Head of the Beast, whether it be The Lord of the Rings or Tron, or any such movie. I think that’s fundamentally and completely the wrong way to look at it, because at the end of the day the particular individuals who may or may not be holding the ‘Ring of Power’ are replaceable. Indeed, there are very many people who would be chomping at the bit to get into that position of power should that old guard be swept away for whatever reason.

I think what’s needed is a more fundamental revolution: not of overthrowing a specific instantiation of this idea, but of overthrowing the idea altogether. And that can only come, I think, from building up an alternative system to which people actually want to apply themselves. I think we have to detach ourselves from this system that we’ve been woven into. Unfortunately that’s probably as difficult to do as that analogy would make it sound, because we are so woven into the fabric of society that it’s difficult to imagine extricating ourselves from all these processes.

We rely for so many of our daily needs on this vast, unwieldy corporate system that ties into these very organizations that pull the strings of governmental institutions, that it can seem quite overwhelming. How can a single individual affect this? But I think we have to look for any and every possible point at which we can start to detach ourselves from those systems of control, and to start to reassert some kind of independence. That can be an extremely small thing like, just for example: instead of buying groceries at the grocery store, perhaps buy them at a farmers’ market, or at least some of your groceries. Or perhaps you could grow them yourself in a vegetable garden. Something of that sort is a tiny thing on the individual level, but I think it’s the only thing in the long run that can lead to the type of society we want to bring to fruition. Again, I think it’s small things like that, if we start to apply ourselves with diligence and perseverance, that will eventually be able to overthrow this. But, unfortunately, as I say, we are on the cusp of this scientific revolution which makes scientific dictatorship possible, so unfortunately we don’t necessarily have generations of time. That gives a time perspective to all this—I won’t say it’s a time bomb—but you get the idea. We don’t have a lot of time to waste.

We have a choice. Either we continue going into this technological, corporate matrix—which involves even things like buying the next generation of iPhone, which they’re already saying is going to have its own fingerprint scanning technology, and all of these corporate, military, Big Brother elements to it that we’re willingly signing up to every day of our lives, and actually paying money for—or we start to create alternative structures which don’t rely on that system. It’s a choice that we have to make in our lives, I would say more quickly than has been apparent at any other time in human history.

My regular readers will understand what I am proposing here: the creation of a parallel society. We will not achieve this by asking for more scraps from the masters table, or by gently complying as we are herded into ever more constrictive technological pens, or by thinking that we can win this war by engaging the enemy in their controlled domain. We can only achieve this by creating our own table, our own economy and our own communities of interest. This will require the long and difficult task of increasing our independence from the authoritarian systems in every domain: the information domain, the food domain, the health domain, the monetary domain, the mental domain and every other contested battlespace in this all-out, fifth-generation war.

Easier said than done, of course. But there is no alternative.

Some will say « But won’t they come after that parallel society? » as if that is a rebuttal to what I have laid out here. The point is that you are already the target of the enemy in a war that most people but dimly understand is happening. Yes, the enemy will come after you. But they are already dominating you in more ways than any one person can fully understand. That does not stop just because you comply with their demands or take part in their system.

We must stop playing their game. We must stop fighting their war. We must stop ceding our power, our authority, our time, our attention, our energy and our resources to engaging the enemy in their terms in their battlefield.

We must create our own parallel society on our own terms.

And so we rediscover an old piece of wisdom. To paraphrase: « Fifth-generation warfare is a strange game. The only winning move is not to play. »

War is over . . . if we want it.

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Nouvelles en vrac, et autres futilités.

De votre correspondant de guerre en peignoir.

Bulletin de santé

Juste pour me plaindre et dire des choses désagréables – les lecteurs avisés passeront directement au paragraphe suivant. Je souffre de deux choses: une mauvaise pneumonie au Chlamydia et un mauvais médecin. J’ai juste moins de fièvre et je tousse moins mais je dors quasiment non-stop et je tiens à coups d’Aspirine après dix jours d’antibiotiques. C’est pas possible de laisser les gens chez eux dans un état pareil et c’est une mauvaise idée de les envoyer à l’hôpital, qui est essentiellement devenu un abattoir. Alors que faire?

On pourrait essayer la transparence. Par exemple, un avertissement de ce genre:

Attention! Malgré mon titre officiel, je ne suis pas compétent pour la fonction qui m’est assignée. L’exigence de savoir-faire et d’expérience pour l’accès à ma profession a été systématiquement revue à la baisse et l’ensemble de mon secteur d’activité est miné par une corruption rampante. La confiance que vous m’accorderez représente pour vous un risque qui peut devenir existentiel, pour lequel je suis par avance déchargé de toute responsabilité.

On pourrait exiger que l’affichage visible de cet avertissement soit une obligation pour l’exercice de nombreux métiers.

Président, par exemple.


Une crise chasse l’autre

Avez-vous remarqué comme une similitude? Virus=Poutine, tempête cytokinique=sanctions. C’est ce que je tentais d’expliquer à mon toubib, qui ne comprend rien du tout à la « crise » – ni à grand chose d’autre, d’ailleurs. Ça n’a pas marché: il ne sait pas ce qu’est une tempête cytokinique. CQFD.


Ach! Guerre Gross Malheur

Robert Malone, Joyce Kamen, et d’autres sont virés de ma liste d’auteurs à suivre. Définitivement. Ils ont oublié d’appliquer le principe de précaution, qui veut qu’on ne fasse pas pire que le mal. Dans ce cas-ci, pire c’est pousser des cris d’orfraie pour le peuple ukrainien martyr, que le gouvernement US ainsi que quelques suiveurs assez vicelards veulent armer, c’est-à-dire envoyer au suicide.

Si les « résistants » américains que je publie (ou d’autres) veulent absolument nous la jouer indignés, qu’ils gardent leurs vociférations pour les pauvres du Yémen qui se font incinérer par les bombes qu’ils ont eux-mêmes financées avec leurs impôts.


Ce n’est pas une guerre

C’est une opération militaire.

C’est le Kremlin qui le dit. C’est assez logique de leur point de vue: une opération militaire ponctuelle et ciblée, avec une date de fin déjà prévue – je dirais avant juillet – qui serait respectée si la cabale habituelle ne faisait pas tout pour faire durer le conflit, ce qui est bon pour ses industries militaires, et faire gonfler les pertes, ce qui n’est pas strictement nécessaire mais tellement amusant, pas vrai Madeleine?

Une opération qui mériterait tout au plus trois phrases et demi dans la presse écrite. Je vous fais le pitch:

Cette opération militaire s’apparente tactiquement à une opération de police, ce qui cadre avec son objectif de démantèlement de la mainmise du réseau de grande délinquance internationale sur le gouvernement Ukrainien. Une mission des services secrets aurait pu seule suffire à cet égard sauf l’existence d’une garde prétorienne – bataillon Azov et « Ukronazis » – dédiée à protéger la junte au pouvoir. Une fois l’opération accomplie, un nouveau réseau de contrôle pro-russe sera mis en place pour éviter toute tentative de récidive en matière de menace géostratégique furtive.

Nous renvoyons nos lecteurs intéressés aux enjeux économiques de cette intervention militaire à notre rubrique hebdomadaire destinée aux investisseurs.

Bien entendu, je n’y connais rien en matière militaire alors comment pourrais-je juger, moi, du fait que ce serait une opération plutôt qu’une guerre? Je ne juge de rien du tout, je lis des témoignages de mercenaires expérimentés qui sont allés au front (notamment ici et ici). Leur message est clair: on a connu des guerres mais là c’est une opération hyper-coordonnée, vous n’avez aucune chance, ce truc va être plié en moins de deux, n’allez pas vous faire tuer pour rien, restez chez vous, merci, bonsoir.

Pour une analyse plus générale, je vous envoie – encore – vers la chaîne de Xavier Moreau, pas plus mal informé que d’autres sur ce type de sujet même s’il est très naïf sur l’essentiel.


La vraie guerre est ailleurs

Ce nouvel épisode est là pour nous le rappeler: tout s’articule sur l’économie, ou plus précisément sur les crimes qui viennent se greffer sur celle-ci et qu’elle sert à « justifier » – depuis les death panels de Obama aux famines organisées (on attend la prochaine de pied ferme) en passant par les coups d’Etat dans les pays riches en matières premières.

Côté bourse, les « sanctions » serviront à vendre l’énorme opération financière qui se joue en coulisses. Après avoir spéculé pendant des décennies sur le productivisme et le gaspillage insensé, les « parties prenantes » du système moribond spéculent sur la rareté et le contrôle de la consommation, qu’elles annoncent clairement comme objectifs majeurs de leur Grand Reset. Si vous trouviez déjà que les « mesures » Covid avaient servi à un hold-up planétaire, attendez de voir ce qui nous sera confisqué au nom desdites sanctions et ira atterrir dans leurs poches. A ce stade-ci, ce n’est même plus de l’argent qui s’envole mais le compteur du flipper gobal qui s’emballe. Same player shoots again.

Côté institutionnel, on en profitera pour se débarasser de l’OTAN, qui fait en ce moment absolument tout pour se discréditer, et de l’Union Européenne, même remarque, les deux devenant un peu étroits et obsolètes pour le projet final de gouvernance planétaire, celui où tout le monde ferme sa gueule sur tout – et plutôt deux fois qu’une – sous peine d’être désigné ennemi de la paix mondiale.

Je parie une sucette à l’anis sur une intégration totale de l’OMS, de l’ONU, du FMI et d’autres institutions de l’alphabet-soup, sous supervision légale des banques centrales et de la BRI et la guidance idéologique du FEM, d’ici 2025, date butoir 2030. Le truc est programmé, les indices sont déjà en place et les peuples sont assez ignorants pour ne pas comprendre ce qu’il leur arrive et surtout assez lâches pour le rester.


Les nouveaux parasites

Je vous parle d’un temps, etc.

Les vieux cons comme moi se souviendront que, lorsqu’ils étaient jeunes et beaux, les gouvernements du moment étaient essentiellement composés de vieux cons – la roue tourne. L’Europe (je parle surtout de la France et de la Belgique) était depuis les années 50 un cloaque de centre-mou, bâti autour d’antiques réflexes autoritaires et du légitime mépris du peuple qui séyait au petit milieu du pouvoir d’alors: la vieille droite à pognon, réactionnaire et raciste, qui maîtrisait parfaitement les petits truands arrivistes de la gauche de l’époque.

Puis les vieux cons devinrent de plus en plus vieux et de plus en plus cons, les petits truands en question s’organisèrent mieux, jusqu’à se frayer un chemin jusque-z-en haut de la guépière de Marianne, d’où ils purent la violer au grand jour et aux yeux de tous, indiquant ainsi la voie à suivre aux petites frappes à la Sarkozy, qui rampèrent bientôt de dessous l’ombre d’un Chirac – paroxysme du rien-à-foutre de la France – jusqu’au fauteuil du calife d’où leurs petits pieds ne touchaient pas le sol.

A cette courte ère de mafieux ostentatoires de tous bords succède aujourd’hui le non-règne de l’anti-gouvernance, incarnée par la version série télé américaine de l’homosexuel cocaïnomane à têtes-à-claques, le modèle Trudeau/Zelenski/Macron. Ces nouveaux insectes coprophages, dont les larves ont éclos sous les semelles d’un Schwab ou d’un Attali, qui, en pragmatistes éclairés, ne les ont pas écrasés d’emblée, représentent aujourd’hui un danger mortel pour ce qui reste de l’Occident. En dépit du fait qu’ils n’aient strictement aucune bribe de pouvoir politique, leur simple présence médiatique acte la tolérance – voire la soumission – des peuples à ce niveau de dégénérescence. Un genre de défaite morale absolue, qui ne signifie pas seulement la fin de l’Empire occidental mais le début d’un engrenage purement diabolique dans lequel les nouveaux vieux cons doivent passer par leurs propres créatures pour vendre leur programme d’extermination.

Les coulisses du pouvoir, qui autrefois laissaient percevoir un léger relent de couche Confiance faisandée, dégagent désormais un remugle de capote usagée et de déodorant pas cher, jeunisme oblige. Même le père fondateur de l’UPR, tentative de revival du régime des vieux cons et seul présidentiable sérieux, a fini par flancher à force de regarder la nuque de son chauffeur – ce qui lui vaut le doux sobriquet de « Assholineau ».

Tout fout l’camp, même les vieux cons.

NB: Miles Mathis est d’avis qu’on fait tout pour discréditer tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la gauche ou du progressisme, en confiant systématiquement ce discours à des losers professionnels. Je constate la même chose, et parallèlement un très haut niveau dans tout ce qui joue le rôle de droite réactionnaire. Miles pense que l’intention est de nous vendre un genre de « nouvelle » droite mais qu’une révolution interviendra avant. Je pense qu’il n’y aura aucune révolution nulle part sur cette planète tant qu’il y aura des écrans de télévision ou de téléphone et que le sort de l’humanité est définitivement scellé, point final. Mais je vous traduirai quand même le papier de Miles, au cas où il aurait raison.


Camarade!

Matthew Ehret publie ceci, où j’apprends avec stupéfaction que la famine de 1932-1933 en Ukraine (l’Holodomor), sur laquelle j’avais publié ceci, n’est pas le fait du régime soviétique mais la conséquence d’un phénomène naturel.

Je ne vous cache pas que je suis un peu déçu du Communisme, que je croyais détenteur de toutes les solutions aux problèmes de la société humaine, y compris face aux phénomènes naturels.

Je me demande si je ne vais pas renvoyer ma carte au Comité Central.


Les armes nucléaires n’existent pas

Sur le site de Anders Björkmann.

Un très long article de Miles Mathis.

Vidéos assez rigolotes ici, ici, ici, ici, ici et ici, le tout en anglais, du même auteur. La dernière contient des extraits d’un reportage français où l’on voit des généraux s’époumonner à vous montrer leurs jouets. C’est assez pathétique.

Il y a des centaines d’autres sources mais la plupart sont volontairement polluées (antisémitisme rampant, Terre plate, aliens, ce genre de conneries). Croyez-moi, j’ai fait le tour du sujet.

Pour ceux qui voudraient explorer davantage la théorie de l’atome, il y a cet excellent ouvrage de Dewey B. Larson, « The case against the nuclear atom« , qui vaut une lecture attentive rien que pour sa longue analyse épistémologique. Il y a aussi ce nouveau paradigme très intéressant, qui maintient une théorie du noyau atomique mais revoit son organisation selon les solides pythagoriens, ce qui a comme effet de « décoincer » les incohérences de la théorie de l’atome de Bohr.


Qui est Vladimir Poutine?

Déjà, comme vous venez de le lire, un type qui ment à travers ses dents lorsqu’il brandit la menace nucléaire. Vous en faites ce que vous voulez, mais quelque soit le palmarès du bonhomme, c’est assez pour que je lui retire toute forme de confiance.

Je ne vous la fais pas à la « Faits & Documents », ni à la Miles Mathis. Je résume.

Vladimir Poutine n’est pas un nostalgique de l’Union Soviétique. Il fait partie de la dynastie royale russe et a été désigné par elle pour rétablir sur le territoire l’ordre de la Russie tsariste. Ce dont les autres familles se servent pour foutre le bordel dans l’économie mondiale, comme dans toutes les guerres (pardon, opérations militaires). Classique.

Tous les empires, toutes les guerres, toutes les colonisations, toutes les révolutions – y compris celles qui ont semblé les écarter du pouvoir – sont le fait des mêmes familles depuis plus de cinq siècles.

Alex Thompson parle ici d’un noyau central de treize familles et cite qui est au-dessus de ces familles.

Eh oui, qui?

Bientôt une crise alimentaire mondiale?

Je vous l’annonce depuis plus d’un an (notamment ici et ici). Je n’avais juste pas prévu que la seule attaque biologique – enfin, surtout les « mesures » qui l’ont entourée – ne suffiraient pas à suffisamment compromettre le secteur agro-alimentaire et les réseaux de distribution. Il fallait rejouer la bonne vieille carte de la guerre chaude – et des « mesures » qui l’entourent – pour nous mettre dans la merde noire qui se profile.

Vous aurez compris, chers lecteurs, qu’il devient urgent de faire du stock alimentaire – et d’espérer qu’ils ne sera pas confisqué pour le « bien commun », voir article en lien ci-dessus. Je recommande également de prévoir de quoi « tenir » au niveau énergie, surtout au niveau domestique. J’ai déjà pris pas mal de précautions mais, pour l’anecdote, ça fait plusieurs mois que j’attends un simple devis pour l’installation de panneaux solaires et de batteries. Je me demandais, à moitié sérieusement, s’il ne fallait tout simplement pas un piston politique pour qu’on s’occupe un peu de nous. Quand on ajoute à ça les listes d’attente de plusieurs mois pour l’achat d’un véhicule neuf (il y a pénurie de microprocesseurs, voyez-vous), le tableau évoque de plus en plus la vie dans les Républiques Soviétiques. Il ne manque plus que les files d’attente devant les magasins. Vous aurez compris qu’elles arrivent…

Vous noterez à ce propos une petite ironie (en apparence) de l’Histoire: les textes qui figurent dans le premier lien ci-dessus parlent de la famine de 1932-1933… en Ukraine.

Je me fais depuis pas mal de temps exactement la même réflexion que Riley, et sans doute que vous: ces connards ne nous foutront jamais la paix.

Source.


Traduction

Bientôt une crise alimentaire mondiale?

Il se trouve que la Russie et l’Ukraine revêtent une certaine importance si on aime manger.

Edward Slavsquat

5 mars

Ces connards ne nous foutront jamais la paix.

Par Riley Waggaman, écrivain basé à Moscou et ancien  » éditeur principal  » de RT.

Avec la botte de la biosécurité qui leur écrase le cou, les sacs à viande [NdT. nous] du monde entier ont été divisés en deux camps qui affirment vouloir la même chose: la libération des opprimés… en Ukraine.

Mais là n’est pas la question.

Parlons de nourriture, ou plus précisément: de son manque à venir.

Alors que la plèbe s’échange des platitudes sans signification sur les médias sociaux, une crise alimentaire mondiale nous guette. Ne pourrions-nous pas tous nous entendre, et manger? Ca pourrait être un bon compromis en ces temps de polarisation croissante.

Il s’avère que la Russie et l’Ukraine ont une certaine importance dans le Département de la Prévention de la Famine. A moins d’un revirement rapide sur la scène mondiale, les prix des aliments vont augmenter. Beaucoup. Et c’est presque le meilleur scénario possible.

Commençons par quelques chiffres:

Environ un tiers des exportations mondiales d’orge proviennent de la Russie et de l’Ukraine cumulées, 29% du blé, 19% du maïs, ainsi que 80% de l’huile de tournesol. Une grande partie de ces produits est généralement expédiée par les ports de Odessa ou de Kherson, sur la mer Noire.

Imaginez maintenant qu’une guerre – pardon, une « non-guerre » – et une liste interminable de sanctions compliquent l’exportation de ces produits agricoles. Y compris les engrais et les nutriments pour les cultures – que la Russie envoie aux agriculteurs du monde entier.

En prime, imaginez qu’il devienne plus coûteux de transporter toutes ces marchandises russes et ukrainiennes – et celles de tous les autres – en raison de la flambée des prix du carburant.

Pas besoin d’imaginer quoi que ce soit, bien sûr. Bienvenue en 2022. Comme l’a noté le 4 mars le Ministère Russe de l’Industrie et du Commerce:

En raison de la croissance rapide des prix mondiaux du gaz, les usines ont réduit la production d’engrais, ce qui n’a fait qu’augmenter la demande de produits russes sur le marché mondial…

Actuellement, on assiste à une situation où, en raison du sabotage des livraisons par un certain nombre de sociétés de logistique étrangères, les agriculteurs d’Europe et d’autres pays ne peuvent pas recevoir les volumes d’engrais prévus dans les contrats. Cela crée des risques évidents de mauvaises récoltes et, par conséquent, de pénuries alimentaires pour les pays d’Europe occidentale et orientale, d’Amérique latine, d’Asie du Sud et du Sud-Est.

Passons brièvement en revue certains des dégâts.

Des bastions de stabilité comme l’Égypte, le Liban et la Libye dépendent des importations de blé russe et ukrainien. Les stocks de blé empêcheront probablement une pénurie catastrophique à court terme, mais une augmentation même modeste du prix du pain pourrait suffire à déclencher un Mad Max Moyen-Oriental.

Mais ne vous sentez pas mis à l’écart si vous vivez en Europe.

« Tout est en train de montrer une croissance verticale. L’ensemble de la chaîne de production alimentaire subit des pressions de toutes parts », a déclaré au Sydney Morning Herald Abdolreza Abbassian, ancien responsable des agro-marchés à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. « Je n’ai jamais rien vu de tel en 30 ans et je crains que les prix ne soient beaucoup plus élevés pour la saison 2022-2023. La situation est tout simplement catastrophique et, à un moment donné, les gens vont se rendre compte de ce qui peut se produire. Nous allons tous devoir nous serrer la ceinture, et l’ambiance pourrait devenir très désagréable même dans les pays de l’OCDE comme la Grande-Bretagne », a-t-il déclaré.

La Russie est-elle autosuffisante?

Le passe-temps favori de Washington est de bombarder par drone des pays lointains sans aucune raison ; sa deuxième activité favorite est de sanctionner la Russie. Également sans aucune raison.

Il n’est donc pas vraiment surprenant que les États-Unis menacent Moscou de nouvelles restrictions économiques, prétendument pour dissuader les Russes de faire n’importe quoi en Ukraine. Ok, peu importe.

[Lien vers l’article complet (en anglais)]

Et n’oublions pas Hamburgerland.

En début de semaine, un producteur de maïs et de soja a déclaré à Tucker Carlson que « la flambée des prix des engrais risque de faire grimper les prix des aliments » et a prédit que les factures des courses alimentaires atteindront 1000 dollars par mois. Il a également mis en garde contre le « syndrome du rayon vide ».

Bloomberg décrit littéralement la situation à laquelle nous sommes confrontés comme une sorte de dilemme (ou d’opportunité?) malthusien:

Il est difficile de surestimer l’importance des engrais. L’arrivée des engrais synthétiques à base d’ammoniac, il y a environ un siècle, est largement reconnue comme ayant aidé la production alimentaire à suivre le rythme de la croissance démographique mondiale, libérant ainsi l’humanité de sa contrainte malthusienne. Au cours de cette période, la population de la planète est passée de 1,7 milliard à 7,7 milliards, en grande partie grâce à l’énorme croissance des rendements agricoles. Certains experts ont estimé que la population mondiale pourrait être la moitié de ce qu’elle est aujourd’hui sans les engrais azotés.

Hmmmm.

Il y a aussi des problèmes à venir pour les Russes (et votre humble correspondant à Moscou).

La substitution des importations était censée protéger la Russie des manigances économiques. Cette politique a donné un énorme coup de pouce à l’agriculture russe, mais il y a un problème.

Outre les céréales, la Russie importe la quasi-totalité de ses semences. Oui, même les semences de pommes de terre.

« Nous n’avons pas nos propres semences »: les agriculteurs ont mis en garde contre une hausse du prix des légumes à Volgograd et dans la région.
Selon les agriculteurs, toutes les semences sont achetées à l’étranger – en devises étrangères.

Comme l’explique un agriculteur russe:

 » Aujourd’hui, nous achetons des semences à l’étranger, car pendant l’ère Eltsine, tous les stocks de semences ont été détruits, et les stations de semences ont été fermées, explique Arkady Dudov, agriculteur. « Il faut des décennies pour faire revivre tout cela… Par conséquent, toutes nos semences sont maintenant néerlandaises et américaines. Ils nous vendent des hybrides que nous cultivons.

Le 1er février, un législateur russe de haut rang a qualifié la dépendance de son pays à l’égard des semences importées de quasi-catastrophique:

Le Conseil de la Fédération a qualifié la situation d’autosuffisance en semences de pommes de terre de quasi-catastrophique.

Cela s’ajoute à une inflation galopante (qui n’est pas propre à la Russie, bien sûr). Avant même que la non-guerre ne commence, les prix des produits de base comme le sarrasin explosaient.

Le sarrasin, les saucisses et les boulettes ont connu la plus forte hausse de prix dans les magasins russes

Entre-temps, l’agriculture russe dépend presque entièrement des équipements importés, ce qui crée des problèmes supplémentaires pour les agriculteurs:

L’interdiction des transactions avec les non-résidents de la Fédération de Russie, ainsi que les sanctions américaines et européennes concernant l’arrêt des livraisons d’équipements sur le marché russe, vont créer des problèmes importants pour les producteurs agricoles nationaux. Les acteurs du marché signalent un degré extrêmement élevé de dépendance à l’égard des équipements, des consommables et des composants importés, qui ne peuvent pas actuellement être remplacés par des analogues russes. Les experts notent que si la Russie est en mesure de satisfaire ses propres besoins en produits de base, toutefois, compte tenu de la structure actuelle de la production, des problèmes pourraient survenir à moyen terme.

C’est un peu la pagaille.

Comme l’a fait remarquer l’autre jour le principal rabat-joie de Russie:

On comprend déjà la tournure des événements – le terrain est aménagé pour la perturbation de la campagne de semis de cette année. Voici les actions militaires en Ukraine, voici les restrictions imposées à la hâte sur l’approvisionnement en engrais, voici les interdictions hystériques sur les exportations alimentaires. Elles ne font que commencer, mais selon la logique des choses, elles se transformeront en un véritable éboulement dans un mois à peine.

La crise (et après elle la catastrophe à retardement) peut toucher plusieurs régions à la fois, dont les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord sont les plus importantes et les plus vastes. Les déséquilibres entraîneront une flambée des prix, la panique et la spéculation sur le marché alimentaire. Le prix du blé augmente déjà à un rythme rapide. Tout cela se traduira par une forte hausse des prix des produits alimentaires de base socialement importants, et un paradoxe bien connu apparaîtra : malgré l’excès de denrées alimentaires, leur consommation sera fortement réduite. Selon diverses estimations, la catastrophe concernera des macro-régions comptant au total 2 milliards d’habitants.

C’est pourquoi l' »opération spéciale » est un épisode mineur de peu d’importance dans le contexte des cataclysmes imminents. Pour ceux qui meurent aujourd’hui sur le territoire de l’Ukraine, cela constitue bien sûr une maigre consolation, mais la position de l’Occident semble extrêmement pragmatique. Et, bien sûr, cynique. Le processus est lancé, ces neuf jours ont lancé la transition d’une phase « épidémie » à une autre phase – la  » faim « .

Le fait que l’Ukraine et la Russie aient été utilisées comme un outil ne parle pas tant de l’esprit de l’Occident, mais de la stupidité impénétrable des participants directs à la compétition actuelle.

Voilà qui résume bien la situation.


Texte original

Up next: Global food crisis?

Turns out Russia and Ukraine are sort of important if you like eating food

Edward Slavsquat

March 5

These jerks will never leave us alone

By Riley Waggaman, a Moscow-based writer and former “senior editor” at RT

With the biosecurity jackboot pressed against their necks, the meatshields of the world have been divided into two camps claiming to want the same thing: the liberation of the oppressed… in Ukraine.

But that’s neither here nor there.

Let’s talk about food, or more specifically: the soon-to-be lack of it.

As the plebes sling meaningless platitudes at each other on social media, a global food crisis is sneaking up on us. Can’t we all get along, and eat? This seems like a good compromise during these increasingly polarizing times.

Turns out Russia and Ukraine are sort of important in the Famine-Prevention Department. Unless there is a rapid U-turn on the world stage, food prices are going to go up. Way up. And that’s almost the best case scenario.

Let’s start with some numbers:

Roughly a third of world exports of barley come from Russia and Ukraine combined, 29 per cent of wheat, 19 per cent of maize, as well as 80 per cent of sunflower oil. Much of this is usually shipped through the Black Sea ports of Odesa, or Kherson.

Now imagine if a war—sorry, “not-war”—and an endless list of sanctions complicated the export of these agricultural products. Including fertilizers and crop nutrients—which Russia sends to farmers all over the world.

As an added bonus, imagine if it becomes more expensive to transport all this Russian and Ukrainian stuff—and everyone else’s stuff—because of soaring fuel prices.

No need to imagine anything, of course. Welcome to 2022. As the Russian Ministry of Industry and Trade noted on March 4:

Due to the rapid growth of world gas prices, plants have reduced the production of fertilizers, which only increased the demand for Russian products on the global market…

Currently, a situation is emerging where, due to sabotage of deliveries by a number of foreign logistics companies, farmers in Europe and other countries cannot receive the contracted volumes of fertilizers. This creates obvious risks of crop failure and, as a result, food shortages for the countries of Western and Eastern Europe, Latin America, South and Southeast Asia.

Let’s briefly survey some of the damage.

Bastions of stability such as Egypt, Lebanon and Libya rely on Russian and Ukrainian wheat imports. Wheat stockpiles will likely prevent a catastrophic shortage in the short-term, but even a modest increase in the price of bread could be enough to trigger Mad Max Middle East.

But don’t feel left out if you live in Europe.

“Everything is going up vertically. The whole production chain for food is under pressure from every side,” Abdolreza Abbassian, the ex-head of agro-markets at the UN’s Food and Agriculture Organisation, told the Sydney Morning Herald. “I have never seen anything like it in 30 years and I fear that prices are going to go much higher in the 2022-2023 season. The situation is just awful and at some point people are going to realise what may be coming. We’re all going to have to tighten our belts, and the mood could get very nasty even in OECD countries like Britain,” he said.

Is Russia self-sufficient?

Washington’s favorite hobby is drone-bombing faraway lands for no reason whatsoever; its second-favorite activity is sanctioning Russia. Also for no reason at all.

So it’s not exactly surprising that the United States is threatening Moscow with new economic restrictions, allegedly to dissuade the Russians from any monkey business in Ukraine. Okay, whatever.

[Link to full article]

And let’s not forget Hamburgerland.

Earlier this week, a corn and soybean farmer told Tucker Carlson that “soaring fertilizer prices are likely to spike food prices” and predicted grocery bills will reach $1000 a month. He also warned of “empty shelf syndrome.”

Bloomberg literally describes the situation we’re facing as some sort of Malthusian dilemma (or opportunity?):

It’s hard to overstate the importance of fertilizer. The advent of synthetic ammonia fertilizers about a century ago is widely credited for helping food production keep pace with global population growth, freeing humankind from its Malthusian constraint. In that time, the planet’s population has gone from 1.7 billion to 7.7 billion, largely thanks to enormous growth in crop yields. Some experts have estimated that the global population might be half of what it is today without nitrogen fertilizer.

Ummmm.

There’s also trouble up ahead for the Russians (and your humble Moscow correspondent).

Import substitution was supposed to shield Russia from economic shenanigans. The policy has given a huge boost to Russian agriculture—but there’s a problem.

Apart from grains, Russia imports nearly all of its seeds. Yes, even potato seeds.

Sigh.

As one Russian farmer explained:

Today we buy seeds abroad, because during the Yeltsin era all seed funds were destroyed, and seed stations were closed,” said farmer Arkady Dudov. “It takes decades to revive all this… As a result, all our seeds are now Dutch and American. They sell us hybrids that we grow.

On February 1—ah, simpler times!—a senior Russian lawmaker described his country’s reliance on imported seeds as close to catastrophic:

5D potato seed chess.

This is on top of soaring inflation (not unique to Russia of course). Even before the non-war began, the prices of basic staples like buckwheat were exploding.

Truly painful for many Russians, especially pensioners.

Meanwhile, Russian agriculture is almost entirely dependent on imported equipment, creating further problems for farmers:

The ban on transactions with non-residents of the Russian Federation, as well as US and European sanctions regarding the termination of supplies of equipment to the Russian market, will create significant problems for domestic agricultural producers. Market participants declare an extremely high degree of dependence on imported equipment, consumables and components, which cannot be replaced by Russian analogues now. Experts note that while Russia is able to meet its own needs for basic products, however, given the current structure of production, problems may arise in the medium term.

It’s a bit of a mess.

As Russia’s top party-pooper noted the other day:

It is already clear how events are unfolding—the ground is being prepared for the disruption of this year’s sowing campaign. Here are military actions in Ukraine, here are hastily imposed restrictions on the supply of fertilizers, here are convulsive bans on food exports. They are just beginning, but according to the logic of things, they will become a landslide in just a month.

The crisis (and after it the delayed catastrophe) can affect several regions at once, with the Middle East and North Africa becoming the most significant and large-scale. Imbalances will lead to price spikes, panic and speculation in the food market. The price of wheat is already rising at a rapid pace. All this will result in a sharp rise in prices for basic socially important food products, and a well-known paradox will arise—with an excess of food, its consumption will be sharply reduced. According to various estimates, the catastrophe will cover macro-regions with a total population of 2 billion people.

That is why the “special operation” is a minor episode of little importance against the background of impending cataclysms. For those who are dying today on the territory of Ukraine, this, of course, is little consolation, but the position of the West looks extremely pragmatic. And, of course, cynical. The process has been launched, these nine days have launched the transition from one phase “epidemic” to another— “hunger”.

The fact that Ukraine and Russia have been used as a tool speaks not so much about the mind of the West, but about the impenetrable stupidity of the direct participants in the current competition.

Pretty much sums it up.

Interview de Ernst Wolff – Traduction (français).

Après la longue interview de Robert Malone, en voici une de Ernst Wolff (déjà publié ici, ici et ici) qui vous dira, selon son angle d’économiste, à peu près la même chose que Malone et que quelques autres personnes relayées sur ce blog, dont Catherine Austin-Fitts, qui annonçait déjà tout en août de l’année dernière. Pour les anglophones, l’analyste économique le plus pointu sur le monde des banques centrales est John Titus dont je vous recommande vivement la chaîne YouTube – mais dont je n’ai absolument pas le temps de transcrire/traduire les vidéos, ce qui représente un travail énorme. Je rappelle que je tiens ce blog seul et sur le temps libre que me laisse mon boulot, souvent la nuit, et j’en profite pour remercier mon épouse pour sa patience.

Il nous manque encore deux angles essentiels dans l’approche des enjeux de cette guerre: l’écologique et le spirituel. J’y travaille, ainsi qu’à la mise en perspective de l’ensemble. En attendant je vous laisse avec M. Wolff, qui se plante sur quelques points (de un, nous sommes plus que 1 % à comprendre ce qui se passe, surtout si mes lecteurs aident à diffuser le message et de deux, il y encore des pays qui résistent au grand projet) mais dont la bonne humeur est communicative et dont vous pouvez franchement suivre les conseils.

Source de la vidéo sur la chaîne Odysee de Jerm Warfare.

Fichier audio:

… parce que le plus gros problème à notre époque, c’est de ne pas savoir ce qui se passe. Il faut se préparer à des temps très difficiles. Tout le monde devrait avoir des provisions à la maison, tout le monde devrait avoir de l’argent liquide à la maison, tout le monde devrait se méfier des banques, ne pas laisser son argent dans les banques, tout le monde devrait protéger sa famille. Tout le monde devrait prendre certaines mesures dès maintenant. Mais on ne peut prendre ces mesures que si on sait ce qui se passe.


Jerm : Je m’appelle Jerm, voici Jerm Warfare, la bataille des idées. Ernst Wolff, merci de vous joindre à moi dans les tranchées.

Ernst Wolff : Merci de me recevoir.

Jerm : Je dis les tranchées parce que j’ai l’impression que nous sommes en guerre. Êtes-vous d’accord?

Ernst Wolff : Oh oui, certainement. Nous sommes vraiment en guerre. Une guerre due à différentes raisons, pour différentes raisons. Nous sommes dans la quatrième révolution industrielle et nous avons un système financier complètement brisé, qui ne peut plus être maintenu en vie. Nous sommes actuellement confrontés à de graves problèmes.

Jerm : Graves à quel point?

Ernst Wolff : Plus graves que tout ce que l’humanité a jamais connu du fait que les problèmes sont devenus vraiment insurmontables, c’est tout bonnement incroyable. Nous vivons des moments historiques car le système financier ne peut plus être renfloué. Nous vivons sous le joug d’un système financier qui a déjà failli faire défaut à quatre reprises.

Je vais vous expliquer. Notre système financier a été créé en 1944, lorsqu’il était évident que les États-Unis deviendraient la principale superpuissance de la planète. Les États-Unis disposaient alors de la plus grande économie, de la plus puissante armée, étaient les seuls à posséder l’arme nucléaire, mais ils avaient un problème: leur industrie produisait plus de biens que ce que leur marché intérieur ne pouvait en absorber. Ils cherchaient donc de nouveaux marchés et, vu leur puissance, ils ont accompli ce que nul autre pays n’avait jamais accompli auparavant. Ils ont fait de leur propre monnaie, le dollar américain, la monnaie dominante du monde. Ils ont arrimé toutes les autres monnaies au dollar et de cette façon, ils ont acquis un pouvoir financier sur le monde entier. Ils ont en fait inondé le monde de dollars pendant plusieurs décennies et à cette époque, c’était le boom de l’après-guerre où tout se passait bien.

Mais ce boom d’après-guerre a pris fin au milieu des années 70. Et les grands gagnants du boom d’après-guerre ont été les banques et les banques ont alors demandé aux politiciens de leur donner de nouvelles possibilités de gagner de l’argent. Les politiciens ont alors commencé à déréglementer, ils ont aboli toutes sortes de réglementations qui restreignaient les banques et leur ont ainsi permis d’ouvrir des fonds spéculatifs, de racheter des actions et de faire de la vente à découvert, c’est-à-dire de parier sur les pertes d’autres personnes. Ces mesures ont rendu possible diverses choses, qui ont fait du système financier un système très risqué, mais qui ont également permis au secteur financier d’exploser. Ainsi, à la fin du siècle dernier, le secteur financier était beaucoup plus important que l’économie réelle, mais il était très risqué. Ces risques ont failli provoquer l’effondrement du système une première fois en 1998, lorsqu’un fonds spéculatif de New York a failli s’effondrer et a dû être sauvé par les banques, qui auraient perdu environ mille milliards de dollars si ce fonds spéculatif avait fait faillite. Les banques sont donc intervenues et ont déboursé environ quatre milliards de dollars pour sauver le fonds spéculatif.

Ensuite, tout s’est bien passé pendant une dizaine d’années, puis nous avons connu la crise financière mondiale. La situation est alors devenue vraiment incontrôlable, car il a fallu sauver les grandes banques et les grandes compagnies d’assurance en renflouant avec l’argent des contribuables. La crise suivante est survenue trois ans plus tard, la crise de l’euro. Et là, ce n’était plus les banques ou les compagnies d’assurance qu’il a fallu sauver, mais des pays entiers, comme la Grèce. La quantité d’argent dont ils disposaient alors était insuffisante, les banques centrales sont donc intervenues et ont imprimé de plus en plus d’argent et c’est ce à quoi nous assistons depuis dix ans, une incroyable orgie d’impression monétaire.

Il faut savoir que les banques centrales ont deux moyens de soutenir le système ou de le manipuler. L’un est de créer de l’argent à partir de rien et l’autre est de baisser les taux d’intérêt afin d’augmenter la vélocité de l’argent, ce qui est également très important. Mais le système bancaire ne peut pas survivre avec des taux négatifs et nous sommes arrivés à un point, l’année dernière en mars, où le système a failli à nouveau s’effondrer et a dû à nouveau être sauvé, et c’est à ce moment-là que nous avons atteint le seuil des taux d’intérêt nuls.

Donc pour sauver le système financier une nouvelle fois dans le futur, il faudrait que les taux d’intérêt deviennent négatifs, ce qui détruirait le système bancaire. Ce moyen de soutenir le système n’existe donc plus. Tout ce qu’on peut faire dorénavant, c’est imprimer davantage d’argent, créer de l’argent à partir de rien. Ce qui bien sûr crée de l’inflation, ce que nous observons en ce moment. Nous assistons à une inflation galopante et elle n’est pas transitoire comme M. Powell ou Mme Yellen veulent nous le faire croire. Elle n’est pas transitoire, elle va empirer et elle va continuer à empirer.

Jerm : Pourquoi le taux d’inflation ne peut-il pas descendre en dessous de zéro ?

Ernst Wolff : Parce que lorsque les banques accordent des prêts, elles doivent recevoir plus d’argent en retour, car si elles en reçoivent moins, elles seront perdantes.

Jerm : Ok, désolé, continuez.

Ernst Wolff : Si je vous donne 10 $ et que vous ne me rendez que 9 $ la semaine suivante, je cours à la faillite.

Jerm : Pourquoi alors les taux d’intérêt baissent-ils? Vous faites référence aux Etats-Unis?

Ernst Wolff : À toutes les banques centrales dans le monde, le système financier mondial ne se limite pas aux États-Unis. Elles sont tous interconnectées, elles travaillent toutes ensemble. Et ce sont toutes les banques centrales qui ont baissé leurs taux. La Banque Centrale Européenne est au taux zéro, la Banque d’Angleterre, le taux d’intérêt est à zéro, la Banque du Japon, partout.

Jerm : Mais pourquoi ne peuvent-ils pas faire monter le taux d’inflation?

Ernst Wolff : En fait elles ont essayé de le faire en 2018. La Réserve Fédérale, la banque centrale américaine, est la plus importante parce que les États-Unis sont toujours la plus grande et la plus puissante économie du monde. Et ils disposent également des plus grands marchés financiers. En 2018, ils ont augmenté les taux d’intérêt très prudemment, de seulement 0,25 % quatre fois sur l’année, et à la fin de l’année, on a vu le plus grand effondrement du prix des actions depuis environ 80 ans. Voilà donc ce qui se passe quand on augmente les taux d’intérêt. Le problème est qu’il y a énormément de dette dans le monde et que cette dette doit être servie. Et si on augmente les intérêts, il devient plus problématique de servir cette dette, donc cette option n’est plus jouable.

Jerm : L’éléphant dans la pièce est que tout cela se passe en ce moment même, depuis 18 ou 20 mois.

Ernst Wolff : Oui, car la crise sanitaire a été utilisée pour promouvoir un programme totalement différent. Ils savaient très exactement que le système était en phase terminale et qu’il fallait le sauver une dernière fois. Et pour fournir aux gens un alibi, ils ont créé ces verrouillages, et ils ont dit  » C’est un virus qui est responsable de tout ça « . Mais ce n’est pas le virus le responsable, c’est le système financier en phase terminale. En réalité, ils l’ont sauvé une fois de plus et ce que nous voyons maintenant, c’est que comme ils savent qu’il ne pourra plus être sauvé, ils pillent l’ancien système. Les riches s’enrichissent à un rythme jamais vu, l’argent est imprimé dans des proportions jamais vues, les dettes augmentent à un rythme jamais vu. Tout ceci est donc totalement insoutenable.

Et ils le savent parce qu’ils prévoient un nouveau système dont personne ne parle. Ce nouveau système c’est les CBDC [Central Banking Digital Currency], c’est-à-dire les monnaies numériques des banques centrales. Elles seront introduites dans un avenir proche. Je ne sais pas quand elles seront introduites, mais ils y travaillent.

Jerm : En ce moment, en Afrique du Sud, j’ai vu il y a quelques semaines que notre banque centrale de réserve se penche sur la monnaie numériques de la banque centrale et qu’elle va réétudier la question en février, donc ce que vous dites est tout à fait exact.

Ernst Wolff : Oui, et ce n’est pas seulement votre banque centrale, il y a une quarantaine de banques centrales dans le monde qui testent les CBDC en ce moment. Les Etats-Unis disposent d’un grand terrain d’expérimentation aux Bahamas. La population y est d’environ 380.000 habitants, tous possèdent des portefeuilles sur leurs téléphones portables et d’un compte en monnaie numérique auprès de la banque centrale. Même chose pour la Chine. En Chine, ils en ont plusieurs aujourd’hui, ils les ont testées dans certaines grandes villes. Et il y a certaines banques centrales en Europe qui sont déjà prêtes à se lancer dans les monnaies numériques, comme la Banque Centrale de Suède qui pourrait le faire demain. Et la Banque Centrale Suisse pourrait le faire demain.

Mais bien sûr, elles ne le feront pas, elles attendront les gros joueurs. Et les gros joueurs, ce sont les États-Unis, d’une part et bien sûr la Chine, d’autre part. Et la Chine mène la course en ce moment. La Chine est très en avance dans ce domaine et je crois que ce qui est arrivé en Afghanistan est lié au chantage exercé par les Chinois sur les Américains du fait qu’ils pourraient lancer le Yuan électronique avant que les Américains ne soient prêts à lancer le dollar électronique.

Jerm : Qu’est-ce qui vous donne cette idée?

Ernst Wolff : Parce que les Américains ont abandonné toutes leurs armes. C’est complètement dingue. Faire la guerre pendant 20 ans, puis tout donner à son ennemi de 20 ans, tout abandonner, lui donner tout l’armement du monde. C’est complètement dingue. Personne ne peut même imaginer une chose pareille.

Jerm : Un très beau cadeau.

Ernst Wolff : Pourquoi les Américains auraient-ils fait ça? Les Chinois ne sont pas stupides. Les Chinois travaillent sur cette Nouvelle Route de la Soie et ils travaillent sur la Route Numérique de la Soie depuis 2017. S’ils introduisent un Yuan électronique, contrairement aux États-Unis, ils pourraient l’introduire dans plusieurs pays – dans tout le Proche-Orient, toute l’Asie et certaines régions d’Afrique. Ils auraient donc clairement une longueur d’avance dans cette course.

Jerm : Revenons un peu en arrière. Il y a quelques années, un peu plus de deux ans, il y a eu un problème dans le système bancaire central, n’est-ce pas?

Ernst Wolff : Oui.

Jerm : Et que toute cette histoire soit planifiée ou non – je suis d’avis qu’elle l’est probablement – mais cela n’a pas vraiment d’importance que ce soit planifié ou non, ça a été un moment charnière pour les banques centrales, exact?

Ernst Wolff : Absolument, et je ne peux plus croire que ce n’était pas planifié, car il y a trop de choses qui indiquent que ça l’était. Il y a ce document de la Fondation Rockefeller qui date de plusieurs années et qui décrit l’ensemble du projet. Il y a de nombreux éléments et tout est arrivé au moment opportun, avec les personnes appropriées, donc je ne peux pas croire que ce n’était pas planifié. Je me souviens toujours des paroles de Franklin Delano Roosevelt qui disait que rien de ce qui se passe en politique dans ce monde n’est pas planifié. En y regardant de plus près, on s’aperçoit toujours que c’était planifié.

Ce qui me semble très important, et ce que tout le monde devrait savoir, c’est que nous ne sommes plus gouvernés par nos gouvernements. Il y a une force bien plus puissante que les gouvernements qui agit derrière tous les gouvernements. Ce qui est étrange, c’est ce que nous avons vu l’année dernière, qui n’arrive qu’une fois dans une vie, à savoir que près de 200 gouvernements agissent de concert et font tous la même chose. Ils ont tous imposé un verrouillage, ils ont tous imposé des obligations de port de masque, ils ont tous insisté sur la distanciation sociale, c’est complètement dingue. Pour moi, ça signifie qu’il y a une puissance en coulisses qui les contraint à appliquer ces mesures. Et cette puissance en coulisses est, selon moi, le complexe financier numérique.

Dans les années 1960, Eisenhower parlait du complexe militaro-industriel. C’est une chose du passé. De nos jours, il y a le complexe financier numérique, c’est-à-dire les grandes entreprises informatiques et en fait, il n’y a que sept entreprises au sommet de ce complexe. Il y a Apple, Alphabet, Amazon, Microsoft et Facebook du côté informatique, et du côté financier, il y a les grandes sociétés de gestion d’actifs, dont les principales sont Blackrock et Vanguard. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur Blackrock et Vanguard. Elles gèrent des actifs d’une valeur de seize mille milliards de dollars. Pour mettre cela en perspective, le PIB allemand est de quatre mille milliards de dollars. Le PIB allemand – c’est-à-dire l’ensemble des biens produits et des services fournis en un an par 35 millions de personnes – est de 4.000 milliards de dollars. Blackrock et Vanguard emploient 35.000 personnes et gèrent quatre fois plus que ce que 35 millions de personnes produisent en un an en Allemagne. C’est complètement dingue.

Jerm : Mais est-ce une mauvaise chose que ces entreprises deviennent plus grandes? Elles emploient plus de gens. C’est sûrement une bonne chose.

Ernst Wolff : Oui, mais elles contrôlent nos vies, c’est ça le problème. Avant, c’était l’argent qui parlait, l’argent était le premier déterminant de qui avait le pouvoir et qui ne l’avait pas. Mais à notre époque, les choses ont changé. A notre époque, ce sont les données. Les données sont tout aussi importantes que l’argent. Et ces grandes entreprises contrôlent toutes les données au niveau global. Et contrôler les données signifie contrôler nos vies.

Nous sommes entrés dans la quatrième révolution industrielle et ces gens ont commencé à travailler sur des choses que personne n’aurait imaginées il y a dix ou quinze ans. L’internet des objets est une chose horrible en elle-même. Toutes ces visions de villes intelligentes, de maisons intelligentes, etc. sont assez effroyables. Mais le plus terrible, c’est l’internet des corps. C’est quand ils se mettent à connecter notre corps à la sphère numérique. Quand ils se mettent à implanter des choses telles que des pilules intelligentes, par exemple, en médecine. La médecine du futur est effroyable.

Dans le secteur médical, on peut également constater l’importance du rôle de ces données, car nous avons assisté au cours des dix-huit derniers mois à la plus grande collecte de données médicales jamais réalisée dans le monde. Les grandes entreprises pharmaceutiques ont recueilli une quantité phénoménale de données grâce à cette crise sanitaire, c’est absolument incroyable et cela représente pour elles une mine d’or.

Jerm : Il y a beaucoup de ces groupes dans le monde qui semblent être interconnectés. Vous avez parlé du Forum Economique Mondial, par exemple. Comment sont-ils liés aux banques centrales?

Ernst Wolff : Le fait est que les banques centrales ne sont rien. Elles ont été prises en otage par le complexe financier numérique. Le complexe financier numérique utilise les banques centrales pour mettre en œuvre les mesures qu’il souhaite. Mais le complexe financier numérique a aussi beaucoup de soutiens. Et ses principaux soutiens sont les grandes fondations. Il y a une grande fondation, c’est la fondation Bill et Melinda Gates. C’est la fondation la plus puissante du monde, elle a des actifs d’environ cinquante mille milliards – pardon, cinquante milliards, pas cinquante mille milliards – mais c’est une énorme somme d’argent et elle peut corrompre à peu près n’importe quel politicien dans le monde ou n’importe qui dans les médias et c’est ce qu’elle fait.

Et il y a d’autres fondations. Il y a par exemple le Forum Economique Mondial de Davos qui est devenu très, très important, et qui a démarré en 1971 sous l’impulsion d’un professeur allemand. Il était l’un des élèves de Henry Kissinger à Harvard et il a lancé une Conférence Européenne du Management en 1971. Cette conférence s’est perpétuée pendant 30 ans et a en quelque sorte dépassé ses objectifs initiaux car, au départ, elle visait à introduire les méthodes de management américaines auprès des managers européens. Mais ensuite, ils ont commencé à recruter des politiciens et des représentants des médias.

Et le plus intéressant, c’est qu’ils ont créé leurs propres cours en 1992, où ils rassemblaient de jeunes dirigeants. Ces classes s’appelaient Global Leaders for Tomorrow. Et dans la première promotion, celle de 1993, on trouve des noms comme Angela Merkel, Tony Blair, Gordon Brown et Bill Gates. Il s’agit donc de personnes qui avaient moins de 40 ans à l’époque et ont été réunies par le Forum Economique Mondial. Ils ont assisté à certaines conférences sur une période d’un an et se sont interconnectés. Ils ont tous leur numéro de téléphone portable, ils peuvent se parler tous les jours. Et ils ont continué à suivre ces cours et les cours qui ont eu lieu depuis lors ne s’appellent plus Global Leaders for Tomorrow, mais Young Global Leaders et on y trouve des noms comme Emmanuel Macron, Viktor Orban et Vladimir Poutine. Tous les dirigeants du monde sont passés par cette école.

Jerm : Jacinda Arden aussi, je crois. Jacinda Arden de Nouvelle-Zélande.

Ernst Wolff : Jacinda Arden en faisait également partie, oui, exactement, oui. Il y a donc de nombreuses personnes qui occupent des positions de pouvoir aujourd’hui et qui sont passées par cette école. Aujourd’hui, nous avons appris que nous avons un nouveau gouvernement en Allemagne et notre nouveau Ministre des Affaires Etrangères est également issu de cette école. C’est dingue, ils continuent. Ils ont également créé un nouveau cours, les Global Shapers of Tomorrow. Il s’agit de jeunes de moins de 30 ans dont 10.000 ont déjà été recrutés. Ils élargissent donc leur champ d’action en orientant les leaders mondiaux dans la direction qu’ils souhaitent.

Jerm : Comment parviennent-ils à asseoir une telle influence?

Ernst Wolff : Je ne peux pas vous dire comment ça fonctionne en détail mais toutes ces personnes sont interconnectées. Notre chancelière Angela Merkel peut téléphoner à Bill Gates parce qu’elle était dans la même classe que lui et elle peut téléphoner à Tony Blair, qui était dans sa classe. Et bien sûr, ils tiennent des réunions dans le monde entier, ils sont tous étroitement liés et bien sûr, ils ont un programme dont personne ne veut nous parler. Ils feront ce qu’ils pensent être nécessaire et, pour l’instant, je pense qu’ils savent tous qu’il est nécessaire de construire un nouveau système financier. Ils veulent tous cette monnaie numérique de banque centrale et ils savent tous que nous sommes dans la quatrième révolution industrielle. Et la quatrième révolution industrielle signifiera que des centaines de millions d’emplois dans le monde seront perdus dans les prochaines années. Et bien sûr, ils doivent s’y préparer et c’est ce qu’ils font en ce moment.

Jerm : Pourriez-vous m’expliquer comment le système bancaire central va mettre en place ce nouvel actif/cette nouvelle monnaie. Est-ce même de l’argent? Peut-on appeler ça de l’argent?

Ernst Wolff : C’est une monnaie programmable, voilà ce que c’est. Elle sera assortie d’une date d’expiration. Le fait est qu’ils ne savent pas vraiment comment la mettre en œuvre pour le moment. C’est un peu ça leur problème, car ça n’a jamais été fait auparavant et ils ne savent pas comment y arriver. Et je pense qu’ils savent que les gens résisteront, car une fois que les gens sauront que cet argent est assorti d’une date d’expiration, ils auront du mal à l’accepter.

De plus, ils peuvent instaurer des taxes différentes selon les personnes, ils peuvent les sanctionner en prenant leur argent, ils peuvent même les sanctionner en fermant leur compte. Les gens seront donc dépendants à 100 % des banques centrales, c’est-à-dire de l’État, et les gens n’accepteront pas ça en période de prospérité. C’est pourquoi je pense qu’ils font ce qu’ils font en ce moment: ils détruisent l’économie, ils détruisent les sociétés afin de mettre les gens à genoux pour qu’ils mendient de l’aide, puis ils proposeront le revenu de base universel. Et ils le présenteront comme un acte humanitaire, la mise en place de la CBDC. Ils le présenteront comme un acte humanitaire et peut-être que les gens s’en contenteront mais ça ne durera pas car ce n’est pas un système durable. Il ne fonctionnera pas. Une fois cette CBDC en place, on aura les mêmes problèmes d’inflation, on aura même un problème d’inflation plus important, et ça ne fonctionnera pas sur une longue période.

Jerm : Qu’est-ce qu’une CBDC exactement? Qu’est-ce qu’une monnaie numérique de banque centrale?

Ernst Wolff : Eh bien, le fait est qu’ils vont devoir abolir le système bancaire dans sa forme actuelle. Par le passé, la principale activité des banques consistait à accorder des prêts – c’est ainsi que les banques gagnent leur argent. Mais à présent que le secteur financier est devenu tellement important que ce n’est plus leur principale source de revenus. Leur principale source de revenus est la spéculation sur les marchés financiers et c’est ce qu’ils permettront aux banques de faire à l’avenir. Ils veulent qu’elles se retirent de la création monétaire, car lorsqu’une banque accorde un prêt, elle crée de l’argent à partir de rien. Ils veulent mettre toute la création monétaire entre les mains de la banque centrale afin qu’elle puisse la contrôler.

Un autre fait très important est que la CBDC, la monnaie numérique de la banque centrale, n’a rien à voir avec le bitcoin ou d’autres crypto-monnaies. Celles-ci sont des monnaies décentralisées. Ce dont nous parlons ici, c’est de finance centralisée. La banque centrale contrôlera totalement toutes les transactions effectuées par les habitants d’un pays. Le bitcoin et les crypto-monnaies sont des choses totalement différentes.

Jerm : Wolfgang veut savoir, s’ils sont si puissants, pourquoi ne peuvent-ils pas régler le problème?

Ernst Wolff : Eh bien, le problème, c’est le peuple. Ils ont un coup d’avance sur le peuple et le peuple va résister. Nous le voyons en ce moment, les gens résistent à toutes ces mesures sanitaires. Ce n’est pas si facile de tromper le peuple. Nous assisterons à des soulèvements sociaux à une échelle inimaginable dans un avenir proche. J’en suis convaincu.

Jerm : Vous avez déjà évoqué ce sujet par le passé, vous avez mentionné que la guerre civile est une possibilité très réelle.

Ernst Wolff : Je pense que c’est ce qu’ils essaient de provoquer, ils essaient de provoquer des guerres civiles dans le monde entier, pour présenter ce revenu de base universel comme un remède à tous les problèmes, pour que les gens l’acceptent. Imaginez un peu votre pays, imaginez 4 ou 5 millions de personnes au chômage, sans emploi et devant lutter contre une inflation galopante, ne pouvant plus nourrir leurs enfants. Ces gens seront désespérés et seront prêts à accepter n’importe quelle somme d’argent qui leur sera donnée par le gouvernement. Et c’est la façon la plus simple de mettre en œuvre cette CBDC, en distribuant un revenu de base universel.

Jerm : Est-ce que les acteurs ou les joueurs – j’utilise ces termes parce que c’est ainsi que je les vois – dirigent le spectacle? Est-ce à dessein, est-ce une émergence du cartel de banques centrales? Y a-t-il des acteurs au-dessus d’eux?

Ernst Wolff : Non, non, je ne le pense pas. Je pense que les problèmes sont inhérents au système. Le système évolue et certains problèmes surgissent. Et si on examine le développement de ce système, il y a eu le boom d’après-guerre dont j’ai parlé, puis l’ère de la déréglementation où tout allait bien pour les banques. Mais il y a certaines lois, comme celle de la gravité, qu’elles ne peuvent contourner. Et il y a certaines lois au sein du système financier qui font que l’on ne peut pas imprimer de l’argent dans des proportions toujours plus grandes sans que l’argent perde sa valeur. C’est un problème qu’ils ne peuvent pas abolir et ils tentent d’abolir ce problème en introduisant les CBDC parce qu’ils pensent qu’ils peuvent tromper le monde de cette façon mais ils ne le peuvent pas. Ils se retrouvent dans une position où ils ne peuvent pas agir librement. Ils sont forcés de faire ce qu’ils font par le système.

Jerm : Pourquoi alors les gouvernements acceptent-ils cela?

Ernst Wolff : Parce que les politiciens et les gouvernements ne sont rien d’autre que les marionnettes de plus gros joueurs et que ça a toujours été le cas. Ça a toujours été l’économie le facteur le plus important et ça a toujours été l’économie qui a mené la politique. Il est impossible pour les politiciens de ne pas agir en accord avec les banques et les grandes entreprises. Cela dure depuis 50 ou 70 ans, depuis la Seconde Guerre mondiale, et même avant.

Mais aujourd’hui, ce complexe financier numérique est devenu si puissant que si un politicien s’oppose à lui, il perdra son emploi très, très rapidement. Il existe un exemple qui le prouve. Je pense que c’était en 2014 ou 2015 que Syriza a accédé au pouvoir en Grèce. Syriza était un parti opposé aux mesures d’austérité. Je pense qu’ils ont été élus par le peuple grec parce qu’ils voulaient abolir toutes les mesures d’austérité. Et qu’a fait la Banque Centrale Européenne? Elle les a coupés de tous les actifs financiers. Elle leur a totalement coupé les vivres pendant deux semaines, puis le mouvement grec Syriza a fait exactement le contraire de ce qu’il avait promis au peuple pendant la campagne électorale. De cette manière, on peut forcer n’importe qui à faire ce qu’on veut.

Ces gens possèdent tout l’argent du monde et ils contrôlent les données. Et contrôler les données aujourd’hui signifie pouvoir éteindre quelqu’un d’un simple clic de souris. Enfin, imaginez ce qu’ils ont fait en janvier dernier, ce qu’ils ont fait à Donald Trump. Donald Trump était considéré comme l’homme le plus puissant de la planète et une plateforme sociale de second ordre comme Twitter l’a tout simplement bloqué pour l’empêcher de communiquer avec ses 58 millions de partisans. Ça vous montre qui est le véritable pouvoir. Ce n’est pas le Président américain, c’est l’industrie numérique.

Jerm : Les technocrates.

Ernst Wolff : Les technocrates, oui. Les technocrates et bien sûr les gens du secteur financier. Et dans le secteur financier, nous avons également assisté à un changement de la structure du pouvoir. Pendant quatre ou cinq cents ans, les banques ont été les institutions les plus puissantes, les banques commerciales. Puis, pendant la période de déréglementation et de financiarisation, ce sont tout à coup les banques d’investissement qui sont devenues les institutions les plus puissantes. Et ensuite, au tournant du siècle, ce furent les fonds spéculatifs. Puis ce furent les gestionnaires d’actifs des grandes fortunes qui devinrent les institutions les plus puissantes, et ils sont aujourd’hui plus puissants que quiconque dans le monde. Blackrock et Vanguard sont actionnaires de toutes les grandes entreprises du monde et peuvent orienter n’importe quel marché dans la direction qu’ils souhaitent.

Jerm : Donc ils tirent les ficelles ?

Ernst Wolff : Absolument. Ces sept sociétés – les cinq sociétés informatiques et les deux sociétés de gestion d’actifs. Mettez ces sept PDG dans une pièce et vous avez plus de pouvoir que si vous mettez Xi Jinping, Joe Biden, Angela Merkel et M. Macron dans une pièce. Sans aucun doute.

Jerm : Alors sont-ils la vraie menace?

Ernst Wolff : La menace, c’est le système. La menace est un système devenu totalement incontrôlable, ces gens sont remplaçables. On peut remplacer Donald Trump, Joe Biden ou même Bill Gates, Elon Musk ou Jeff Bezos. On peut remplacer ces personnes, mais on ne peut pas remplacer le système. Donc, en fait, le gros problème est le système, qui est dans sa phase terminale et devrait être remplacé par un meilleur système.

Mais le problème est que la plupart des gens ne comprennent pas ce qui se passe en ce moment. La plupart des gens sont en état de choc à cause des problèmes sanitaires. Et ils sont maintenus en état de choc, ce qui est fait très délibérément afin de pouvoir mettre en œuvre toutes les mesures que les gens n’accepteraient pas normalement. Qui aurait accepté un confinement? Les gens auraient dit : « Vous êtes fous, vous avez complètement perdu la tête. » Mais ils l’ont accepté parce qu’on leur a dit que c’était dû à des considérations sanitaires.

Jerm : Quand vos sonnettes d’alarme ont-elles commencé à sonner ?

Ernst Wolff : Très rapidement, vers la fin du mois de février de l’année dernière. Au tout début, je me suis dit que c’était peut-être vrai, qu’il y avait une sorte de maladie et qu’elle était aussi dangereuse qu’elle le semblait. Mais ensuite, j’ai commencé à faire des recherches et j’ai découvert les crises sanitaires que nous avions subies en 2004, 2009, la grippe aviaire et la grippe porcine et un schéma évolutif s’est dessiné. J’ai ensuite jeté un coup d’œil à l’Organisation Mondiale de la Santé et j’ai découvert qu’elle avait été fondée dans les années 1940, qu’elle était alors financée par les États et qu’aujourd’hui elle est principalement financée par des donateurs privés. Et j’ai voulu savoir qui sont ces donateurs privés et j’ai découvert qu’il s’agit de l’industrie pharmaceutique et de la Fondation Bill et Melinda Gates.

Ça m’a mis la puce à l’oreille, j’ai donc approfondi la question et j’ai cherché à savoir dans l’intérêt de qui toutes ces mesures pouvaient être prises, qui en profitait réellement. Et il est vite apparu que la débâcle financière était aussi une débâcle mise en scène. Je ne pense pas que c’est arrivé par hasard, mais que c’était une mise en scène. Elle a été mise en scène par le biais de ces confinements. Ils ont été mis en place en mars et, à la fin du mois, le système financier s’est effondré et les grandes entreprises ont dû être sauvées. En fait, ce sont elles qui ont été les grandes gagnantes, car elles ont reçu tout l’argent des États, alors que la classe moyenne n’a rien reçu, ou seulement une très petite somme d’argent. Tout ce que nous voyons, c’est une énorme attaque contre la classe moyenne, car nous avons vu que les entreprises informatiques… Un des éléments les plus importants de l’économie d’aujourd’hui, c’est l’économie de plateforme, c’est-à-dire des entreprises comme Uber, ou Booking com ou…

Jerm : Amazon.

Ernst Wolff : … Airbnb, toutes ces entreprises gagnent d’énormes sommes d’argent. Et si vous étudiez de près les confinements, ça a été très, très rentable pour elles parce qu’elles ont d’énormes quantités d’argent derrière eux. Elles ont de gros investisseurs. Uber, par exemple, a l’Arabie Saoudite comme investisseur derrière elle et elles peuvent supporter ces 2, 3, 4 ans de pertes. Parce qu’elles visent tous le marché mondial, elles veulent être les maîtres du marché mondial, elles veulent tout contrôler. C’est une des possibilités que l’internet a apporté. Avant, on créait une entreprise au niveau local, puis au niveau régional, puis au niveau national, puis au niveau international. Mais aujourd’hui, quand on regarde certaines des jeunes entreprises, on constate qu’elles visent le marché mondial dès le début et qu’elles y réussissent très bien. Regardez Uber, regardez Airbnb, c’est incroyable, ou Take Away en Europe. Et Amazon.

Jerm : Amazon.

Ernst Wolff : Amazon, 1.200.000 personnes employées à l’heure actuelle, c’est absolument incroyable.

Jerm : Jeff Bezos est devenu très riche.

Ernst Wolff : Oui, je pense qu’il est le deuxième ou troisième homme le plus riche de la planète maintenant. L’homme le plus riche, c’est Elon Musk, il a un patrimoine privé d’une valeur de 290 milliards de dollars, ce qui est incroyable.

Jerm : Faites-vous confiance à Elon ?

Ernst Wolff : Non. Pas le moins du monde. Non, non, il est fou, c’est un psychopathe, c’est un sociopathe. Il veut résoudre le problème de la surpopulation en transférant les gens sur d’autres planètes. Ce type est fou. Ce type a donné à son propre fils un nom composé de lettres et de chiffres. Ce type est complètement fou. Il en a fait beaucoup et en tant qu’entrepreneur, il a très bien réussi, mais il a très bien réussi parce qu’il en savait plus sur la sphère numérique que la plupart. En fait, j’appelle toujours ce siècle le siècle des nerds, regardez Bill Gates, c’est un de ces nerds, et Musk est un de ces nerds, Jeff Bezos aussi. Ce sont des gens qui ont passé leur enfance à regarder des écrans d’ordinateur et à travailler sur des trucs programmables, sans jamais jouer avec d’autres enfants. Ce sont des dingues.

Jerm : Qu’est-ce que les deux dernières années ont fait à l’économie mondiale ?

Ernst Wolff : Elles l’ont détruite. Elles l’ont totalement détruite. Nous ne voyons pas l’ampleur de la destruction à l’heure actuelle, car une partie ne fera surface que dans les mois à venir et peut-être dans les années à venir – mais je pense plutôt dans les semaines à venir que dans les mois à venir. Ce qu’ils font maintenant, c’est qu’ils essaient de mettre en scène la prochaine crise, car la crise énergétique est une crise délibérément provoquée. En ce moment, nous voyons qu’ils y travaillent activement et c’est pourquoi je suppose qu’ils veulent une guerre civile. Parce que nous assistons à une inflation galopante qui rendra impossible la survie des personnes situées au niveau inférieur de l’échelle sociale. Nous aurons la famine, nous aurons la famine ici en Europe, vous l’aurez dans votre pays et nous aurons aussi une pénurie d’énergie qui provoquera de gros problèmes et fera descendre les gens dans la rue. Et je pense que nous devrons faire face à des temps très, très difficiles pour toutes ces raisons.

Jerm : Je dois évidemment vous poser la question suivante :  » Devons-nous participer à ces luttes? ».

Ernst Wolff : Que pouvons-nous faire? Ce que j’essaie de faire, c’est de dire aux gens ce qui se passe dans les coulisses pour qu’ils comprennent les événements. Parce que le plus gros problème à notre époque, c’est de ne pas savoir ce qui se passe. Il faut se préparer à des temps très difficiles. Tout le monde devrait avoir des provisions à la maison, tout le monde devrait avoir de l’argent liquide à la maison, tout le monde devrait se méfier des banques, ne pas laisser son argent dans les banques, tout le monde devrait protéger sa famille. Tout le monde devrait prendre certaines mesures dès maintenant.

Mais on ne peut prendre ces mesures que si on sait ce qui se passe. Et 99 % des gens ne savent pas ce qui se passe. Ils croient le récit officiel, ils croient que nous traversons une grande crise sanitaire, ce qui est complètement absurde. Il n’y a pas de crise sanitaire. Je ne nie pas l’existence de cette maladie, mais elle n’est pas aussi grave que tout le monde le dit. Les mesures qui sont prises en ce moment vous feraient croire que c’est la peste, mais ce n’est pas la peste. Nous ne combattons pas la peste, mais une maladie mise au service d’un programme différent, qui ne peut être compris que si l’on considère le secteur financier, le secteur numérique et la quatrième révolution industrielle.

Jerm : On pourrait dire que la pandémie c’est en fait les élites. Nous les combattons.

Ernst Wolff : Oui, sans aucun doute. Oui.

Jerm : Ok, que pouvons-nous faire ? Ça semble trop énorme.

Ernst Wolff : C’est énorme, c’est énorme, c’est très, très difficile parce que c’est pire que tout ce qui s’est jamais produit dans l’histoire. Parce que ça se produit dans 200 pays en même temps. Et qu’il n’y a pas d’endroit où aller. On ne peut pas fuir son pays et on ne peut plus trouver un endroit sûr sur cette planète. Il suffit de regarder où on est obligé de porter des masques. Que ce soit en Nouvelle-Guinée, en Tasmanie, au Pays de Galles ou ailleurs dans le monde, on est obligé de porter des masques et peut-être de recevoir une injection. C’est fou, c’est complètement fou. Ces temps sont complètement, ridiculement fous.

Jerm : Donc par extension – et nous ne nous lancerons pas dans cette conversation – mais évidemment l’injection fait partie d’un processus de contrôle. C’est une partie d’un jeu de manipulation contrôlée.

Ernst Wolff : C’est ce que veut le secteur numérique. Ils veulent que les gens soient identifiés de manière biométrique. A l’heure actuelle, nous nous baladons tous avec nos téléphones portables et ils veulent nous introduire quelque chose dans le corps pour que nous ne soyons plus dépendants de nos téléphones portables. Je ne sais pas vraiment pourquoi ils ne sont pas satisfaits de la reconnaissance faciale, car cela devrait, à mon avis, suffire. Mais en fait, ils veulent plus. Voyez ce qu’ils font en médecine en ce moment. Depuis 2017, je crois, ils ont autorisé ces pilules aux États-Unis. Ce sont des pilules qui se dissolvent dans le corps et qui donnent toutes sortes d’informations à votre réseau sans fil ou à votre téléphone portable ou à votre médecin. Et toute autre personne peut obtenir ces informations sur notre corps, c’est complètement fou. Je pense que c’est une histoire d’identification biométrique.

Jerm : Les deux dernières années ont-elles stimulé l’économie numérique?

Ernst Wolff : Certainement. Ils ont gagné plus d’argent que jamais, ils ont gagné plus de pouvoir que jamais et nous sommes plus dépendants d’eux que jamais. Il suffit de regarder ce qui se passe avec l’argent liquide. Le liquide a été réduit à un niveau jamais, jamais anticipé. Ils travaillent aussi sur l’abolition de l’argent liquide. Ils veulent que nous n’utilisions que de l’argent numérique afin de nous préparer à accepter l’argent numérique des banques centrales.

Jerm : J’ai une question. Quelle tactique ou approche les gens comme nous devraient-ils essayer de mettre en œuvre dans les mois et années à venir?

Ernst Wolff : La chose la plus importante est, je pense, qu’ils devraient essayer de se connecter. Vous devez trouver d’autres personnes qui pensent comme vous, et vous devez trouver d’autres personnes qui sont prêtes à se battre, parce que c’est un combat assez difficile qui nous attend. Et vous devez informer les gens, c’est très important. Je pense que l’information est la clé de tout. Si les gens savent ce qui se passe en coulisses, ils comprendront et ils seront alors prêts à agir adéquatement. S’ils ne comprennent pas ça, tant qu’ils croient le récit officiel, ils sont perdus.

Jerm : Qu’en est-il, quelqu’un demande ici, de continuer à utiliser de l’argent liquide? De l’or, de l’argent, des lingots.

Ernst Wolff : Oui, les actifs physiques, pour moi, ce sont les actifs de l’avenir, parce que lorsque tout s’effondrera, en particulier lorsque surviendra l’inflation galopante qui se profile actuellement, les personnes qui auront de l’or ou de l’argent seront les mieux loties. Mais l’or n’est pas tout, parce que l’or a un problème inhérent. Il peut être confisqué par les gouvernements. C’est ce qui est arrivé dans les années 30 aux États-Unis. On n’avait plus le droit de posséder de l’or à titre privé et on ne pouvait donc plus utiliser l’or comme moyen d’échange.

Je pense que la meilleure solution pour remplacer l’argent liquide à l’heure actuelle est l’argent. On peut toujours utiliser l’argent comme moyen de paiement où que l’on aille et l’argent ne perdra pas sa valeur. L’argent est totalement sous-évalué en ce moment, tout comme l’or, mais l’argent est encore plus sous-évalué. Et quand tout le système s’effondrera, je pense que l’argent deviendra vraiment précieux. Je pense que l’argent est un bon moyen de protéger sa famille contre les pires éventualités.

Jerm : Bien sûr, ce n’est que l’aspect financier, mais je suppose que le prolongement de cette idée est d’essayer de trouver des approvisionnements moins globaux. Etes-vous un adepte des produits locaux?

Ernst Wolff : Oui, certainement, certainement. Il faut rencontrer des gens, trouver des fournisseurs de nourriture locaux, tout ce qui est local est bon par les temps qui courent. Les gens ne doivent pas croire que la situation va s’améliorer une fois la pandémie terminée, car ils ont un autre narratif. Le nouveau narratif est celui du changement climatique et je pense qu’ils utiliseront le changement climatique pour mettre en œuvre les mêmes mesures qu’ils ont mises en œuvre en utilisant la menace sanitaire. Les gens doivent donc se préparer à une longue période au cours de laquelle les droits fondamentaux seront bafoués et ne nous seront pas rendus.

Jerm : C’est quoi le récit sur le changement climatique?

Ernst Wolff : Tout le monde sait que le monde a des problèmes écologiques mais les grands acteurs veulent résoudre ce problème à leur manière. Ils veulent introduire cette taxe carbone. Et la taxe carbone, c’est une autre attaque contre la classe moyenne. La classe moyenne devra payer cette taxe et les grandes entreprises, en particulier les grandes entreprises informatiques, seront en mesure de la supporter. Mais pas la classe moyenne. Tout ce que nous voyons, toutes ces mesures, nous sont vendues comme un moyen de sauver la planète. Mais premièrement, je ne crois pas que la planète court un danger absolu. Et ce sont les mêmes personnes qui nous ont menés depuis 50 ans là où nous sommes qui prétendent maintenant que nous faisons face à un désastre et que nous devons faire certaines choses ou ne pas en faire d’autres.

Jerm : C’est une absurdité.

Ernst Wolff : C’est complètement fou. La crise, c’est le Forum Economique Mondial. Cela fait maintenant 50 ans qu’ils réunissent les dirigeants du monde. Ils ont toujours décidé ce que les dirigeants feraient l’année suivante et ils nous disent maintenant que nous sommes dans une situation si terrible que nous devons tous arrêter de respirer pour sauver la planète.

Jerm : Je ne peux pas m’empêcher de penser – et je sais que c’est très mineur et insignifiant maintenant – que quand Trump a retiré les États-Unis de l’accord de Paris, je me suis dit que c’était une bonne chose.

Ernst Wolff : Oui, parce que ce ne sont que des mensonges, que des mensonges. Mais Trump n’était pas beaucoup mieux que les autres.

Jerm : Non.

Ernst Wolff : Il n’est qu’une marionnette. Il a été utilisé par le complexe financier numérique et il a été utilisé de manière très intelligente parce qu’ils ont créé une sorte de rupture entre lui et les Jeff Bezos et les Bill Gates, ce qui a détourné l’attention des gens sur un champ de bataille mineur pendant qu’ils accomplissaient tout ce qu’ils avaient prévu sans que personne ne s’en aperçoive.

Jerm : Vous parlez du complexe financier numérique et j’ai envie d’y ajouter le complexe pharmaceutique.

Ernst Wolff : Oui, ils sont un élément majeur de ce complexe car l’industrie pharmaceutique est devenue très, très importante, surtout au cours des 20 derniers mois, car je pense qu’ils ont gagné plus d’argent et qu’ils ont collecté plus de données que jamais auparavant. Ils étaient très, très puissants avant la crise et ils le sont encore plus aujourd’hui. Et comme je l’ai dit, une grande partie de la quatrième révolution industrielle est l’internet des corps et c’est le prochain enjeu – ces pilules intelligentes et puis il y a les pacemakers connectés aux téléphones portables qui peuvent transmettre des informations à votre médecin, mais bien sûr, toutes ces informations peuvent aussi être transmises à des services secrets et ils peuvent aussi faire tomber en panne votre appareil. Le fait est que ces personnes qui contrôlent les données et qui contrôlent le complexe numérique ont un pouvoir sur nous absolument incroyable. C’est une situation très difficile et il n’y a pas de solution facile pour s’en sortir.

Jerm : Nous avons beaucoup parlé du Forum Economique Mondial et il y a quelque chose que je dois vous demander. Quel est leur but? Pourquoi existent-ils?

Ernst Wolff : Je pense qu’ils ont été créés par ceux qui sont au pouvoir. Prenez le siècle dernier. Une des personnes les plus puissantes était Henry Kissinger. Il était connecté à tous les autres puissants du monde et il était la grande entité dans les coulisses. Et Klaus Schwab, le fondateur du Forum Economique Mondial était son élève. Jetez simplement un coup d’oeil à la première conférence qu’ils ont tenue. Klaus Schwab avait alors 33 ans et il a rassemblé 440 leaders majeurs du monde entier. Les plus puissants banquiers sont soudainement apparus à Davos parce qu’un jeune type de 33 ans les a appelés, c’est tout simplement ridicule. C’est juste une marionnette. Il existe des organisations dans ce monde, des groupes de réflexion, des ONG qui travaillent ensemble. Il existe un cercle de personnes, je ne sais pas, 100, 200, 300 personnes [NdT. je vous renvoie vers l’ouvrage « L’Histoire du Comité des 300« , version originale sur le site de la CIA (ça ne s’invente pas)] qui établissent les règles et élaborent ces programmes et manifestement, ils ne sont pas si stupides. Ce qu’ils font semble complètement délirant mais en fait ça marche.

Jerm : Vous avez mentionné la Fondation Gates et le Forum Economique Mondial en tant que groupes de réflexion très puissants. Y en a-t-il d’autres? Je pense à la Fondation Rockefeller, peut-être à Chatham House?

Ernst Wolff : Oui, très, très important. La Fondation Rockefeller est très importante, la Fondation Kellogg est importante, la Fondation Soros est importante. Il y a beaucoup de fondations et elles sont toutes interconnectées. Et puis il y avait Atlantic Bridge en Europe. Elles sont différentes mais ce sont toujours les mêmes personnes qui sont impliquées. Je dois également mentionner qu’il existe un organisme semblable au Forum Economique Mondial, dont le siège est en Chine. C’est le Forum Financier International. Il est dirigé par des officiels communistes chinois. Le directeur de ce Forum Financier International à Pékin est membre du Parti Communiste, ses six adjoints sont membres du Parti Communiste.

Mais ce qui est intéressant, c’est que dans le conseil d’administration, vous trouverez des gens comme Christine Lagarde, vous trouverez des gens comme Klaus Koehler, qui a été le chef du FMI pendant un certain temps, un Allemand, et vous trouverez des gens comme l’ancien chef de la BCE, vous y trouverez toutes ces personnes. En fait, il y a un lien entre le Parti Communiste Chinois et le secteur financier numérique en Occident, parce que nous assistons actuellement en Chine à la lutte entre le Parti Communiste et le complexe financier numérique chinois. Et ce qui est amusant – ce n’est pas vraiment amusant mais plutôt intelligent ou assez malin – c’est que le complexe financier numérique de l’Occident s’associe maintenant au Parti Communiste en Chine. Ils ont formé une sorte d’alliance contre le complexe financier chinois parce que, bien sûr, c’est leur concurrent et ils veulent être en tête et faire mieux que leurs concurrents.

Jerm : Philosophiquement parlant, y a-t-il une relation entre la technocratie et le communisme?

Ernst Wolff : Il y a des similitudes. Klaus Schwab a dit que nous approchions d’une époque où personne ne posséderait rien et où tout le monde serait heureux. C’est exactement ce que Lénine a dit au peuple. Parce que dans la Révolution russe, les révolutionnaires ont dit au peuple que désormais tous les moyens de production seraient en sa possession. Mais ce n’était pas vrai, c’était le Parti qui a pris possession de tout et ils n’ont pas appelé ça propriété. Ils ont simplement fait ce qu’ils voulaient avec les moyens de production. Il y a donc des similitudes, mais je ne pense pas que les gens qui sont au pouvoir aujourd’hui rêvent d’une société sans classes. Au contraire. Ils veulent encore plus de pouvoir, ils veulent une société encore plus concentrée, donc je pense que ce n’est pas vraiment du communisme, même s’il y a des parallèles.

Jerm : Une grande partie de cette conversation porte sur la numérisation de la société. Devons-nous en avoir peur ou y a-t-il des aspects positifs?

Ernst Wolff : Je pense que le problème n’est pas la numérisation, c’est la numérisation dans l’intérêt d’une très petite minorité. C’est le gros problème auquel nous sommes confrontés actuellement, car la numérisation est utilisée à mauvais escient par ces personnes afin de maintenir leur richesse et leur pouvoir. Je pense que la numérisation elle-même pourrait être un avantage pour l’humanité. Il y a tellement de choses dans la vie de tous les jours qui nous font dire :  » Eh bien, c’est vraiment un grand progrès.  » Quand je prends le train aujourd’hui, j’obtiens mon billet sur mon téléphone portable, je n’ai plus besoin d’attendre à la gare centrale, je n’ai plus besoin d’attendre à un guichet. Ce sont des avantages. Mais le problème est qu’à l’heure actuelle, tout cela est géré par quelques personnes dont les intérêts ne sont pas les miens. C’est là le gros problème. Je pense donc que l’une des grandes revendications à inscrire dans notre agenda politique est la décommercialisation de l’internet et je pense que toutes les licences devraient être libres de droit sur l’internet. Tout devrait devenir open source et ainsi être utilisé au bénéfice de tous et non au bénéfice d’Apple ou de Microsoft.

Jerm : Je voudrais vous poser une question sur la résistance. A quoi ou comment devrions-nous résister? Ces codes QR, ces identifications numériques, ces injections… On a le sentiment d’un train de marchandises qui nous fonce dessus à toute vitesse. Toute résistance est-elle futile ?

Ernst Wolff : Non, je pense que la résistance est à l’ordre du jour. Nous devons résister, nous devons insister pour payer en liquide pour régler nos achats. Mais nous devons établir des liens avec d’autres personnes, nous devons informer les autres que la situation dans laquelle nous nous trouvons est très difficile. Mais je pense que l’autre camp a aussi de gros, gros problèmes. Vu la façon dont ils opèrent en ce moment, les conditions de vie des gens ne s’améliorent pas. Elles empirent et une fois que les gens comprennent pourquoi leurs conditions de vie empirent, ils sont prêts à écouter. Et ils sont prêts à écouter les gens qui leur disent ce qui se passe dans les coulisses. Et c’est le bon côté de la médaille pour l’instant. Je ne sais pas si nous allons réussir, mais pour moi, il n’y a pas d’autre option.

Jerm : Je ris parce que je ne pensais pas que j’irais un jour sur Internet pour voir comment vivent les Amish.

Ernst Wolff : [Rires] Oui. J’envie ma sœur qui vit dans les bois.

Jerm : Et soudain, je suis jaloux d’eux.

Ernst Wolff : Exactement, oui. Je rêve de posséder une petite cabane quelque part, d’être entouré par des Amish. C’est mon rêve en ce moment.

Jerm : Devant vous, il y a une boule de cristal. Que voyez-vous ?

Ernst Wolff : Je ne sais pas. Je suis un cas pathologique d’optimisme, donc je vois un monde meilleur que celui dans lequel nous vivons actuellement. Les portes d’un monde meilleur sont si grandes ouvertes. Il serait si facile de changer la vie et de la rendre meilleure. Mais il y a tous ces obstacles à surmonter. […]

Je pensais à cette phrase d’Henry Ford, le fondateur de la Ford Motor Company. Il a dit un jour: « Si les gens comprenaient notre système financier ou notre système monétaire, il y aurait une révolution demain matin. » Je pense qu’il est très important que cette révolution ait lieu, mais je pense que cette révolution ne devrait pas avoir lieu dans les rues, mais dans la tête des gens. Ils devraient réfléchir à ces choses, ils devraient être éclairés d’une manière ou d’une autre et je suis heureux que nous ayons cette conversation parce que peut-être quelqu’un en tirera des informations qui pourraient lui être utiles. C’est tout ce que nous pouvons faire pour le moment et il faut voir ses propres limites de nos jours.

Jerm : Vous dites que tout commence ici, dans la tête.

Ernst Wolff : Oui, exactement, exactement. L’arme la plus puissante de l’élite n’est pas son argent, ni les données, c’est l’ignorance des masses.

Jerm : Mais les masses sont nombreuses.

Ernst Wolff : Certainement. Mais c’est notre tâche de faire quelque chose pour y remédier.

Jerm : Où peut-on en savoir plus sur vous ou sur ce que vous écrivez?

Ernst Wolff : J’ai ma propre chaîne YouTube et je vais publier quelques articles en anglais dans les prochains mois. L’un de mes livres est également sorti en anglais, il s’agit de « Pillageing the World, the history of the IMF ». Ce livre est sorti en anglais.

Jerm : Oui, c’est assez difficile de trouver vos ouvrages en anglais. Mais j’ai un compte à régler avec vous. S’il vous plaît, quittez YouTube et migrez vers une plateforme moins sujette à la censure.

Ernst Wolff : Oui, mes collaborateurs y travaillent actuellement. Je suis trop vieux pour comprendre tout ça.

Jerm : Ernst Wolff, merci beaucoup de nous avoir rejoint dans les tranchées.

Ernst Wolff : Merci beaucoup de m’avoir reçu.

Jerm : Je m’appelle Jerm, c’était Jerm Warfare, la bataille des idées.

Interview de Ernst Wolff – Transcription (anglais).

La traduction française est ici.

Source from Jerm Warfare’s channel on Odysee.

Audio file:

… because the biggest problem that you can have in our time is not knowing what’s going on. I mean, you have to prepare for real bad times. Everybody should have some food at home, everybody should have some cash at home, everybody should mistrust the banks, not leave their money in the banks, everybody should kind of protect their family. I mean, there’s certain measures everybody should take right now. But you can only take these measures if you know what’s going on.


Jerm : My name is Jerm, this is Jerm Warfare, the battle of ideas. Ernst Wolff, thank you for joining me in the trenches.

Ernst Wolff : Thanks for having me.

Jerm : I call it the trenches because it feels like we’re in a war. Do you agree?

Ernst Wolff : Oh yes, definitely. We’re definitely in a war. A war caused by different reasons, for different reasons. We’re into the fourth industrial revolution and we have a financial system that is absolutely broken and that can no longer be kept alive. So we’re into deep trouble right now.

Jerm : How deep?

Ernst Wolff : Deeper than anything that humanity has ever experienced because the problems have become so insurmountable, it’s just absolutely incredible. We’re living in historic times because actually the financial system cannot be propped up anymore. We’re living under a financial system that almost failed already four times.

Let me just explain that. Our financial system where was created in 1944 when it was clear that the United States would become the first superpower on Earth. The United States then had the biggest economy, the strongest army, were the only ones with a nuclear weapon but they had one problem: their industry produced more goods than their home market could absorb. So they were looking for markets at that point and because they were so powerful, they did something that no other country had ever done before. They made their own currency, the US dollar, the leading currency in the world. They pegged all other currencies to the dollar and that way they gained financial power over the whole world. And they actually flooded the world with dollars for several decades and what we saw then was like the post-war boom where everything went well.

But this post-war boom came to an end in the mid seventies. And the big winner of the post-war boom were the banks and the banks then asked the politicians to give them new possibilities of making money. So the politicians started to deregulate, they abolished all sorts of regulations that kind of constricted the banks and they made it possible for them to open up hedge funds, to buy back shares and to do short selling – which is bets on on other people’s losses. They made all sorts of things possible that made the financial system very risky but that also led to the fact that the financial sector absolutely exploded. So by the end of the last century we had a financial sector that was much bigger than the real economy but that was very risky. And these risks actually almost brought the system down for the first time in 1998 when a hedge fund in New York almost collapsed and had to be saved by the banks because the banks would have lost about a trillion dollars if this hedge fund had gone bankrupt. So the banks stepped in they paid about four billion dollars in order to save the hedge fund.

And then things went well for about ten years and then we have the world financial crisis. And then things got really out of hand because they had to save the big banks, they had to save big insurance companies and they did that by bailouts using taxpayers money. And then we had the next crisis three years later that was the Euro crisis. And then it was no longer banks or insurance companies that had to be rescued, it was whole countries, like Greece had to be rescued. The amount of money that they had then did not suffice so the central banks stepped in and the central banks printed ever more money and that’s what we’ve been seeing for the past ten years, an incredible orgy of money printing.

Now you have to know that central banks have two means of propping up the system or manipulating the system. One is creating money out of thin air and the other is a lowering interest rates in order to step up the velocity of money which is also very important. But the the banking system cannot exist with negative rates and now we’re at a point, last year in March, the system almost broke down again and had to be rescued again and that was the point where we reached the point of zero interest rates.

So in order to rescue the financial system once more in the future they would have to go into negative territory with the interest rates and that would destroy the banking system. So they don’t have that means of propping the system up anymore. All they can do from now on is print more money, is create money out of thin air. And of course that creates inflation and that’s what we’re seeing right now. We’re seeing rampant inflation and it’s not transitory as Mr Powell or Mrs Yellen want us to believe. It’s not transitory but it’s going to get worse and it’s going to get keep getting worse.

Jerm : Why can’t the inflation rate go below zero?

Ernst Wolff : Because when banks hand out loans they have to receive more money afterwards because if they receive less money afterwards they’re going to lose.

Jerm : Okay, sorry, go on.

Ernst Wolff : If I give you like $10 and you get you give me $9 back a week later, I’m going to be bankrupt pretty soon.

Jerm : Why then do the interest rates drop? And you are referring to the United States?

Ernst Wolff : To all the central banks in the world because we have a global financial system that does not only lie within the United States. I mean, they’re all interconnected, they’re all working together. And it’s all the central banks that have lowered their rates. It might be the European Central Bank is at zero interest rate, the Bank of England, the interest rate is at zero, the bank of Japan, it’s everywhere.

Jerm : But why can’t they push up the inflation rate?

Ernst Wolff : Well, they tried that, they tried that in 2018. Actually the Federal Reserve, the American central bank, is the most important bank because the United States is still the biggest and the most powerful economy in the world. And they have the biggest financial markets, too. So what they did in 2018 was they started to raise interest rates very carefully, four times during that year for only 0.25 percent and what happened at the end of the year was that we had the biggest dump in share prices for about 80 years. So that’s what happens when you raise interest rates. Because the problem is, we have so much debt in the world and this debt has to be serviced. And if you raise interests it becomes more problematic to serve this debt so that’s an option they don’t have any longer.

Jerm : The elephant in the room is that this is all happening right now over the last 18, 20 months.

Ernst Wolff : Yeah, because they’ve used the health crisis in order to promote a totally different agenda. I mean, they knew very exactly that the system was in its final stage and they knew that it had to be saved one last time. And in order to give people a reason for that they created these lockdowns, you know, and they said « Well, it’s a virus that is to be blamed for all of this. » But it’s not the virus that is to be blamed it’s the financial system that was in its final stages. And actually they saved it one more time and right now, what we’re seeing now is, they know it cannot be saved any longer. So what they’re doing, they’re pillaging the old system. I mean, the rich are getting richer at a rate never seen before and they’re printing money at rates never seen before, debts are rising at rates never seen before. So this is totally unsustainable.

And they know that because actually they’re planning for a new system that nobody’s talking about. The new system is the CBDC, that is central bank digital currencies. They will be introduced sometime in the future. I don’t know when they will be introduced but they’re working on this plan.

Jerm : Right now in South Africa I saw a few weeks ago the news that our central reserve bank is currently reviewing central bank digital currencies and they’re gonna look at it again in February so what you’re saying is exactly correct.

Ernst Wolff : Yep, and it’s not only your central bank it’s, I mean, about 40 central banks in the world testing CBDC’s right now. I mean, the US have a big testing ground in the Bahamas. There, the population’s about 380.000, they all have wallets on their mobile phones and they have a digital currency account with the central bank. And the same is valid for China. In China they have several today, they tested it in some of the big cities. And there are some of the central banks in Europe that are already ready to hand out to digital currencies like the Swedish Central Bank can come up with it tomorrow. The Swiss Central Bank could come forward with it tomorrow.

But of course they won’t, they will wait for the big players. And the big players in the room, that’s the United States on one hand and of course China on the other hand. And China is leading the race at the moment. China is far in front with this and I believe that whatever we saw in Afghanistan has to do with the Chinese blackmailing the Americans that they might come out with the electronic Yuan before the Americans are ready to come out with the electronic dollar.

Jerm : What gives you that idea?

Ernst Wolff : Because the Americans left all their weaponry behind. That was so crazy. I mean, you wage your war for 20 years and then you give your enemy of 20 years everything and you leave it all behind, give them all the weaponry in the world. That is just absolutely crazy. Nobody would even think of something like that.

Jerm : A very nice gift.

Ernst Wolff : Why would the Americans do that? And I mean, the Chinese, they’re not stupid. I mean, the Chinese they’re working on this silk and belt road and they’re working on the digital silk and belt road since 2017. And if they usher an electronic Yuan, contrary to the United States they could usher it in several countries – I mean, all over the Near East, all over Asia and parts of Africa. So they would certainly be far in front of that race.

Jerm : Let’s go back a few steps. So just a few years ago, slightly more than two years ago, there was a problem in the central banking system, am I correct?

Ernst Wolff : Yes.

Jerm : And whether or not this whole story is planned – I am of the opinion that it probably is planned – but it doesn’t really matter whether or not it is planned or not this has been a pivotal moment for central banks, yes?

Ernst Wolff : Absolutely, and I just can no longer believe that it was not planned because there are so many things that point to the fact that it was planned. I mean, you have this paper of the Rockefeller Foundation which dates back several years where the whole plan is laid out. I mean, there’s so many things and it just came at the right moment to the right people so I don’t believe that it was not planned. I mean, I always have to think of Franklin Delano Roosevelt’s words that nothing in this world that happens in politics is not planned. If you take a closer look at it, you will always find out that it was planned.

And what’s very important to me and what I think everybody should know is that we are no longer governed by our governments. There’s a force that is much stronger than the governments that is behind all governments. Because the strange fact is that what we’ve seen last year is once in a lifetime thing, that to almost 200 governments go straight into the same direction, they all do the same things. You know, they all imposed lockdowns, they all impose mask mandates, they all insist on social distancing and that is absolutely crazy. To me that means that there is some force behind them that forces them to enforce these measures. And that force behind them to me is the digital financial complex.

Eisenhower in the 1960’s talked of the military industrial complex. That’s a thing of the past. In our days, we have the digital financial complex, that is the big IT companies and actually it’s only seven companies at the top of this complex. It’s Apple, it’s Alphabet, it’s Amazon, it’s Microsoft and it’s Facebook on the IT side, and on the financial side it’s the big asset management corporations – the major ones are Blackrock and Vanguard. I mean, just take a look at Blackrock and Vanguard. They manage assets worth sixteen trillion dollars. Just to put that into perspective, the German GDP is four trillion dollars. I mean the German GDP – that is all the goods produced and all the services delivered within one year by thirty five million people – is four trillion dollars and Blackrock and Vanguard have 35.000 employees and they manage four times as much as thirty five million people in Germany produce within a year. That’s just absolutely crazy.

Jerm : But is it a bad thing that these companies are getting bigger? I mean, they’re employing more people. Surely that’s a good thing.

Ernst Wolff : Yeah but they’re controlling our lives, that’s the problem. Because it used to be that money talks, money was the number one thing in the world that decided who would have power and wouldn’t have power. But in our times things have changed. In our time it’s data. Data are just as important as money. And these big corporations, they control all the data in the world. And controlling the data means controlling our lives.

I mean, we’re into the fourth industrial revolution and these people are starting to work on things that nobody would have imagined about ten or fifteen years ago. I mean, the internet of things is a horrible thing in itself. I mean, all these visions of smart cities, smart homes and so are pretty terrible. But the most terrible thing is the internet of bodies. That is when they start connecting your body to the digital sphere. When they start implanting things like smart pills, for example, in medicine. I mean, the future of medicine is terrible.

In the medical sector you can also see how important these data are because what we’ve seen during the past eighteen months is the biggest collection of medical data ever in this world. I mean, the big pharmaceutical companies have gained so many data through this health crisis, it’s absolutely incredible and that is pure gold from them.

Jerm : Now there are a lot of these groups around the world that seem to be interconnected. You’ve spoken about the World Economic Forum, for example. How do they link to to the central banks?

Ernst Wolff : The thing is that the central banks are nothing. They have been taken hostage by the digital financial complex. I mean, the digital financial complex is using the central banks to implement the measures that they want implemented. But the digital financial complex also has a lot of helpers. And the main helpers are the big foundations. We have one big foundation, that’s the Bill and Melinda Gates Foundation. That’s the most powerful foundation in the world, they have assets of about fifty trillion – sorry fifty billion not fifty trillion – but that is a huge amount of money and they can bribe just about any politician in this world or anybody in the media and that’s what they’re doing.

And there are more foundations than that. There’s for example the World Economic Forum in Davos and they have become very, very important because they started in 1971 as there was a German professor who started it. He was one of that Henry Kissinger’s pupils at Harvard and he started a European Management Conference in 1971. And this conference kept going for 30 years and it sort of a exceeded its initial aims because in the beginning they wanted to introduce American management methods to European managers. But then they started turning to politicians and turning to media people.

And the most interesting thing is that they started their own classes in 1992 where they collected young leaders. The classes were called Global Leaders for Tomorrow. And in the first class, the class of 1993, you will find names like Angela Merkel, you will find Tony Blair, you will find Gordon Brown and you will find Bill Gates. So these are people that were under 40 then and they were like assembled by the World Economic Forum. They visited certain lectures over the time period of one year and also they interconnected. I mean, they all have their mobile phone numbers, they can talk to each other every day. And they kept doing these classes and in the classes that were held since then, nowadays it’s no longer called Global Leaders for Tomorrow, it’s now called Young Global Leaders and you’ll find names in there like Emmanuel Macron, you will find Viktor Orban and Vladimir Putin. I mean, all the leaders of the world have gone through this school.

Jerm : Jacinda Arden also, I think. Jacinda Arden from New Zealand.

Ernst Wolff : Jacinda Arden was also one of them, yeah, exactly, yes. So there’s so many people that are in powerful positions in our time now that went through their school. I mean, today we’ve heard in Germany that we have a new a new government and our new Foreign Secretary is also one out of this school. So it’s crazy, they’re still doing that. And also they created a new class, they created the Global Shapers of Tomorrow. Those are young people under the age of 30 and they’ve already gathered 10.000 of them. So they’re really expanding their work on working and directing the global leaders into the direction that they want them to go into.

Jerm : How do they wield such influence?

Ernst Wolff : I can’t tell you how it works in detail but, I mean, they’re all interconnected, these people. I mean, our Chancellor Angela Merkel, she can call Bill Gates because she was in the same class with him and she can call Tony Blair who was in her class. And of course they have meetings all over the world and they’re all closely interconnected and of course they have an agenda that nobody will speak about to us. They will do whatever they think is necessary and right now I think that they all know that it’s necessary to build up a new financial system. They all want this central bank digital currency and they all know that we’re into the fourth industrial revolution. And the fourth industrial revolution will mean that hundreds of millions of jobs worldwide will get lost in the next few years. And of course they have to prepare for that and that’s what they’re doing right now.

Jerm : Would you mind explaining to me how the central banking system is going to implement this new asset/currency. Is it even money? Can you call it money?

Ernst Wolff : It’s a programmable money, that’s what it is. It will come with an expiration date. I mean, the thing is they don’t really know how to implement it right now. That’s sort of their their problem right now because it’s never been done before and they don’t know how to do it. And I think they know that people will resist it because once people know that this money is tied to an expiration date, people will have a hard time accepting that.

And also they can implement certain different taxes for different people, they can punish people by taking their money, they can even punish people by closing their account. So people will be 100 % dependent on the central banks, that is on the state, and people will not accept that during good times and I that’s why I think they’re doing what they’re doing right now : crashing the economy, they’re destroying societies in order to get people on their knees in order to beg for help and then they will come with the universal basic income. And they will present it as a humanitarian act, the implementation of CBDC’s. They will impose it as a humanitarian act and maybe people will be happy with that but it’s not gonna last because that it’s not a sustainable system. It won’t work. Once you have this this CBDC you will have the same problems with inflation, you will even have a stronger problem with inflation, and it won’t work over a long period of time.

Jerm : What exactly is a CBDC? What is a central bank digital currency?

Ernst Wolff : Well, the thing is that they will have to abolish the banking system in its present state. I mean, the major business of banks in the past used to be handing out loans – that’s the way how banks make their money. But now that the financial sector has become so important that is no longer their major source of making money. Their major source of making money is speculating in the financial markets and that’s what they will allow the banks to do in the future. They want them to just take their hands off money creation because when a bank hands out a loan, it creates money out of thin air. They want to put all money creation into the hands of the central bank so that they can control it.

And also very important fact is that CBDC’s, central bank digital currency, has nothing to do with like bitcoin or other cryptocurrency. Those are decentralized finance. What we’re talking about is centralized finance. The central bank has total control over every transaction that anybody in one country will be doing. Bitcoin and and cryptocurrencies are something to entirely different.

Jerm : Wolfgang wants to know, if they are this powerful why can’t they just fix it?

Ernst Wolff : Well, the problem is the people. They’re at the head of all the people and the people will resist it. We can see it right now, I mean, the people resisting all these health measures right now. It’s not as easy as that to fool the people. We will see social upheaval at an unknown rate in the near future. I’m pretty sure of that.

Jerm : You have actually spoken about this in the past, you’ve mentioned that civil war is a very real possibility.

Ernst Wolff : I think that’s what they’re trying to create, they’re trying to create civil wars all over the world and in order to come up with this universal basic income as a remedy for all the problems, in order to make people accept it. I mean, just think about your country, just think about like 4 or 5 million people being unemployed, having no jobs then having to fight with rampant inflation, not being able to feed their kids anymore. I mean, these people will be desperate and they will be ready to accept any kind of money if it’s given to them by the government. And that’s the easiest way to implement this as CBDC by handing out a universal basic income.

Jerm : Are the actors or players – I use those terms because that’s how I see them – running the show? Is it by design, is it emergent in terms of the central banking cartel? Are there players above them?

Ernst Wolff : No, no I don’t think so. I think that the problems are within the system. I mean the system evolves and there are certain problems that come up. And if you see the development of this system, we have the post-war boom that I’ve talked about, then we had the era of deregulation and everything went well for the banks. But I mean, there are certain laws, like the law of gravity, that they don’t get around. And there are certain laws within the financial system that you cannot print money at ever higher rates without the money losing its value. That’s a problem they cannot abolish and they’re trying to abolish this problem by introducing CBDC’s because they think they can fool the world that way but they can’t. They’re in a position not to act freely. They are forced to do what they’re doing by the system.

Jerm : Why then do the governments go along with this?

Ernst Wolff : Because the governments or politicians are nothing but puppets of bigger players and that was always like that. I mean, it was always the economy that was important and it was always the economy that drove politics. It’s impossible for politicians not to act going along with the banks and the big corporations. I mean, we’ve seen that for about 50, 70 years ever since the Second World War, even before that.

But now this digital financial complex has become so immensely powerful that if you as a politician go against them you will be out of job very, very quickly. I mean, there’s an example for that. I think it was in 2014 to 2015 when in Greece Syriza came to power. Syriza was a party that was against the austerity measures. I think they were elected by the Greek people because they wants to abolish all austerity measures. And what did the European Central Bank do? They cut them off from all financial assets. They just cut them totally off for two weeks and then the Greek Syriza a movement did exactly the opposite of what they had promised the people during the election campaign. So that way you can you can force anybody to do what you want.

I mean, these people they have all the money in the world and they control the data. And controlling the data today means that you can turn somebody off by a mouse click. I mean, just imagine what they did last January, what they did to Donald Trump. Donald Trump was considered the most powerful man on earth and a second rate social platform like Twitter just shut him off so he couldn’t communicate with this 58.000.000 followers anymore. So that shows you who’s really powerful. It’s not the American President, it’s the digital industry.

Jerm : The technocrats.

Ernst Wolff : The technocrats, yep. The technocrats and of course the people in the money business. And in the money business we’ve also seen a change in the structure of power. It used to be the banks for four, five hundred years, it was the commercial banks that were the most powerful institutions. Then during the period of deregulation and financialization, all of a sudden it was the investment banks that were the most powerful institutions. And then after that, at the turn of the century, it was the hedge funds. But then after that it was the big wealth asset managers that became the most powerful institutions and they’re more powerful than anybody else in the world nowadays. I mean, Blackrock and Vanguard, they are shareholders of every major company in the world and they can direct any market in the world in any direction they want to.

Jerm : So they’re basically pulling the strings?

Ernst Wolff : Absolutely. Those seven corporation – the five IT corporations and the two asset management corporations. Put these seven CEO’s into one room and you have more power than if you put Xi Jinping and Joe Biden and Angela Merkel and Mr Macron in one room. Definitely.

Jerm : So are they the real threat?

Ernst Wolff : I mean, the threat is the system. The threat is the system that has gotten totally out of control because these people are replaceable. You can replace Donald Trump, Joe Biden or even Bill Gates and Elon Musk or Jeff Bezos. You can replace these people but you cannot replace the system. So actually the big problem is the system, the system that is in its final stages and should be followed by a better system.

But the thing is that most people do not understand what’s happening right now. Most people are in a state of shock because of the health issues. And they’re kept in a state of shock and that is very deliberately done so in order to be able to implement all the measures that people wouldn’t normally accept. Who would have accepted a lockdown? People would have said « You’re crazy, you’re absolutely out of your mind. » But they accepted it because they were told that it’s due to some health concepts.

Jerm : When did your alarm bells start ringing?

Ernst Wolff : Very quickly, about the end of the February last year. In the very beginning I thought maybe that’s true that there is some kind of disease and that it is as dangerous as it is. But then I started to look into things and I found out about the health crises that we’ve had in 2004, 2009, the bird flu and the swine flu and there was a kind of pattern that evolves. And then I took a look at the World Health Organization and I found out that the World Health Organization was founded in the 1940’s and that was then financed by the states and that now it is financed mainly by private donors. And I took a look at who these private donors are and that’s the pharmaceutical industry and that’s the Bill and Melinda Gates Foundation.

And that rang a few bells in my head so I took a deeper look at things and I found in whose interest might all these measures be, who was was really profiting from them. And it soon became clear that the financial breakdown was also staged breakdown. I don’t think that it was something that happened by chance but it was staged. It was staged through these lockdowns. The lockdowns were implemented in March and at the end of March the financial system went down and the big corporations and all the big companies had to be rescued. Actually they were the big winners because they got all the money from the states whereas the middle class didn’t get anything or just a very small amounts of money. I mean, all what we’re seeing is also has huge attack on the middle class because we’ve seen that the IT companies… I mean, one of the most important parts in the economy nowadays, that’s the platform economy, that is the companies like Uber, or Booking com or…

Jerm : Amazon.

Ernst Wolff : Airbnb, all these companies they make huge amounts of money. And if you take a close look at the lockdowns it was very, very profitable for them because they have a huge a huge amounts of money behind them. I mean, they have big investors. Uber, for example, has Saudi Arabia as an investor behind it and they can live with that 2, 3, 4 years of losses. Because they all aim for the world market, they want the world market, they want to control everything. And that’s the one thing that the internet has brought about. It used to be that you start a company and you started locally, then you go regional, then you go national, then you go international. But nowadays if you take a look at some of the start-up enterprises, I mean they aim for the global market right from the very beginning and they’re very successful. Take a look at Uber, take a look at Airbnb, I mean, that’s incredible, or Take Away in Europe. And Amazon.

Jerm : Amazon.

Ernst Wolff : Amazon, 1.200.000 people on the payroll right now, it’s absolutely incredible.

Jerm : Jeff Bezos got very rich.

Ernst Wolff : Yeah, I think is the second or third richest man on earth now. I mean, the richest man is Elon Musk right now, he’s got a private assets worth about $290.000.000.000 which is incredible.

Jerm : Do you trust Elon?

Ernst Wolff : No. Not in the slightest bit. No, no he’s crazy, he’s a psychopath, he’s a sociopath. I mean, he wants to solve the problem of overpopulation by transferring people to other planets. I mean, that guy’s crazy. That guy gave his own son a name which is composed of letters and number figures. I mean, that guy is absolutely crazy. He’s done a lot, I mean, as an entrepreneur he was very successful but he was a very successful because he knew more about the digital sphere than most other people did. Actually I always call this the century of nerds because take a look at Bill Gates, he’s one of these nerds, you know, Musk is one of these nerds, Jeff Bezos is. I mean, those are the people that spent their childhood looking at computer screens and working on some programmable stuff and never played with other kids. I mean, they’re kind of crazy.

Jerm : What have the last two years done to the global economy?

Ernst Wolff : They’ve destroyed it. They’ve absolutely destroyed it. We don’t see all the destruction right now because some of it will only come to surface in the coming months and maybe the coming years – but I think more in the coming weeks than the coming months. I mean, what they’re doing now is they are trying to stage the next crisis because the energy crisis, that is a deliberately provoked crisis. Right now we’re seeing that they’re really working on that and that’s why I suppose that they want civil war. Because, I mean, we have this rampant inflation that’s going to make it impossible for people on the lower level of the the social scalar to survive. We will have hunger, we will have hunger here in Europe, you will have it in your country and also we will have this energy shortage and that will cause real big problems and that will make people go into the streets. And I think that we’re facing some very, very difficult times because of that.

Jerm : I obviously have to ask you the follow up question then, is « Do we participate in that unrest? »

Ernst Wolff : Well, what can we do? I mean, what I’m trying to do is I’m trying to tell people what’s happening behind the scenes so they can understand what’s going on. Because the biggest problem that you can have in our time is not knowing what’s going on. I mean, you have to prepare for real bad times. Everybody should have some food at home, everybody should have some cash at home, everybody should mistrust the banks, not leave their money in the banks, everybody should kind of protect their family. I mean, there’s certain measures everybody should take right now.

But you can only take these measures if you know what’s going on. And 99 % of the people do not know what’s going on. They believe the official narrative, they believe that we are in a big health crisis which is absolutely absurd. There is no health crisis. I mean, this disease, I’m not denying the disease but it’s not as bad as everybody says it is. I mean, the measures they’re undertaking right now let you believe that it’s the plague but it’s not the plague. We’re not fighting the plague here but it’s a disease that has been used for a different agenda and that agenda can only be understood if you take a look at the financial sector and the digital sector and the fourth industrial revolution.

Jerm : Well, you could argue that the pandemic is actually the elites. We are fighting them.

Ernst Wolff : Yeah, definitely. Yeah.

Jerm : Okay, what can we do? It seems too big.

Ernst Wolff : It is big, it is big, it’s very, very difficult because it’s worse than anything that has happened in history. Because it happens in 200 countries at the same time. I mean, there’s no place to go. You can’t flee your country and you can’t find a safe place on this planet anymore. Because just take a look at where you have to wear masks. You go to New Guinea or you go to Tasmania or you go to South Wales or somewhere in this world and you will have to wear masks and you might have to get an injection. It’s crazy, it’s absolutely crazy. These times are absolutely, ridiculously crazy.

Jerm : So by extension, I mean – and we won’t get into that conversation – but obviously the injection then is part of a control. It’s part of a controlled manipulation game.

Ernst Wolff : That is what the digital sector wants. They want people to be biometrically identified. Right now we all running around with our mobile phones and they want to put something into our bodies so that we’re not dependent on our mobile phones anymore. I’m not quite sure why they’re not satisfied with facial recognition because that should actually, in my opinion, that should suffice. But actually they want more. I mean, take a look at what they’re doing in medicine right now. Ever since, I think 2017, they’ve allowed just pills in the US. Those are pills that dissolve when they get into your body and they give all sorts of information to your wireless lan or to your mobile phone or to your doctor. And also everybody else can get these informations about your body and that’s absolutely crazy. But I think it’s all about biometric identification.

Jerm : Have the last two years boosted the digital economy?

Ernst Wolff : Definitely, definitely. They’ve gained more money than ever before, they’ve gained more power than ever before and we’re more dependent on them than ever before. I mean, also just take a look at cash. Cash has been reduced at a level never, never expected. I mean, that’s another thing that they’re working on, the abolition of cash. They want us all to only use digital money in order to get us ready to accept central bank digital money.

Jerm : I’ve got a question here. What tactics or approach should then people like us try to implement in the coming months and years?

Ernst Wolff : The most important thing is, I think, they should try to connect. You have to find other people who think like you do and you have to find other people who are ready to take up a fight because it’s going to be a pretty bad fight that’s lying ahead of us. And you have to inform people, that’s very important. I think information, that is the key to everything. If people know what’s happening behind the scenes, they will understand and then they will be ready to act properly. If they don’t understand that, as long as they believe the official narrative, they’re lost.

Jerm : What about, I mean someone saying here, using cash? Gold, silver, bullion.

Ernst Wolff : Yes, physical assets, to me those are the assets of the future because when everything breaks down, especially when you have this rampant inflation that we’re facing right now, I mean, then those people that have the gold or silver, they will be the lucky ones. But, I mean, gold is one thing because gold has a problem that comes with it. It might be confiscated by the governments. I mean, that’s what they did in the 1930’s in the United States. You were no longer allowed to privately own gold and so you couldn’t use gold as a means of exchange.

But I think the best answer for the replacement of cash right now is silver.You can always use silver as a means of payment wherever you go and silver will not lose its value. Silver is totally undervalued at the moment, just like gold, but silver is even more undervalued. And the moment that the whole system breaks apart I think silver will really thrive. And I think silver is a good means to protect your family against the worst things that are to come.

Jerm : I mean, obviously that’s just financial but I’m guessing the extension of that is to try to find less global supplies of things. Are you a fan of more local?

Ernst Wolff : Yes, definitely, definitely. You will have to get together with people, you have to find local food suppliers, I mean, anything local is good in these times. Also people should not believe that things are going to get better once this pandemic is over because they have a new narrative. The new narrative is that of climate change and I think they will use climate change to implement the same measures that they implemented using the health threat. So people should be ready for a long period during which the basic rights will be denied and we will not be given back our basic rights.

Jerm : What is this climate change narrative?

Ernst Wolff : Everybody knows that the world has some ecological problems but the big players, they want to solve this problem their way. They want to introduce this carbon tax. And carbon taxes, that’s another attack on the middle class. The middle class will have to pay for it and the big companies and the big IT companies particularly, they will be able to handle that. But the middle class will not be able to handle it. So whatever we’re seeing, all these measures, they’re sold to us as something to save the planet. But first of all I do not believe that the planet is in such an absolute danger. And also it’s the same people that led us into this situation during the past 50 years that now claim that we’re in this disaster and that we have to do all these things or not to do all these things.

Jerm : It’s nonsense.

Ernst Wolff : It’s absolutely crazy. The crisis is the World Economic Forum. They have assembled the leaders of the world for 50 years now. They have always decided what the leaders will do next year and they’re telling us now that we’re in a situation that is so terrible that we all have to stop breathing in order to save the planet.

Jerm : I can’t help but think – and I know it’s very small and insignificant now – but when Trump left the United States from the Paris accord, I see that as a great thing.

Ernst Wolff : Yeah, because it’s just lies, it’s all lies. But Trump was not much better than the other guys.

Jerm : No.

Ernst Wolff : I mean, he’s just a puppet. He was used by the digital financial complex and he was used in a very intelligent ways because they created some kind of rupture between him and the like Jeff Bezos and Bill Gates and that kind of detracted people’s attention to a minor battlefield so that they could do all the other things they wanted to do without people noticing.

Jerm : You speak about the digital financial complex and I keep wanting to add in the wood pharmaceutical somewhere there.

Ernst Wolff : Yeah, they’re a big part of this complex because the pharmaceutical industry has become very, very important especially during the past 20 months because I think they’ve made more money and they’ve collected more data than ever before. And, I mean, they were very, very powerful before this crisis and they’re even more powerful now. And as I said a big part of the fourth industrial revolution is the internet of bodies and that’s the next thing – these smart pills and then you have pacemakers that are collected to mobile phones and can pass on information to your doctor but of course that information can all be also be passed on to some secret service and they can also make your device fail. I mean, the thing is that these people who control the data and who control the digital complex, they have so much power over us it’s absolutely unbelievable. And it’s a very difficult situation and there’s no easy way out of this.

Jerm : We’ve spoken a lot about the World Economic Forum but there’s something I need to ask you. What the hell is their purpose? Why do they exist?

Ernst Wolff : I think they were created by those that are in power. I mean, take a look at the last century. One of the most powerful people was Henry Kissinger. He was connected to every powerful other person in the world and he was the big entity behind the scenes. And Klaus Schwab, the founder of the World Economic Forum was his pupil. Just take a look at the first conference they held. Klaus Schwab then was 33 years old and he actually assembled 440 major leaders does all of all over the world. I mean, the most powerful bankers all of a sudden appeared in Davos because a 33 year old called them, it’s just ridiculous. He’s just a puppet. I mean, there are some organizations in this world, there are think tanks also, there are NGOs that work together. I mean, there’s a circle of people, I don’t know, 100, 200, 300 people who set out the rules and make these plans and obviously they’re not that stupid. I mean, what they’re doing right is incredibly crazy but actually it works.

Jerm : You’ve mentioned the Gates Foundation and the Word Economic Forum as very powerful think tanks. Are there others? I’m considering the Rockefeller Foundation, perhaps Chatham House?

Ernst Wolff : Yeah, very, very important. Rockefeller Foundation is very important, Kellogg Foundation is important, Soros Foundation is important. There are a lots of foundations and also they’re all interconnected. And then you had this Atlantic Bridge in Europe here. They’re different but it’s always the same people behind them. One thing that I have to mention too is also there’s something like the World Economic Forum that has its headquarters in China. It’s the International Finance Forum. It’s led by Chinese communist officials. I mean, the head of that International Finance Forum in Beijing is from the Communist Party, his six deputies are from the Communist Party.

But the interesting thing is that in the board of directors you will find people like Christine Lagarde, you will find people like Klaus Koehler, who was the chief of the IMF for a while, from Germany, and you will find all the people like the former head of the ECB, you will find all these people in there. Actually there is a connection between the Chinese Communist Party and the digital financial sector in the West because what we’re seeing right now in China is the struggle between the Communist Party and the Chinese digital financial complex. And the funny thing is – it’s not even funny but it’s rather intelligent or it’s kind of clever – the digital financial complex of the West is now going together with the Communist Party in China. And they have formed some kind of alliance against the Chinese financial complex because of course that’s their competitor and they want to be at the top and do better than their competitors.

Jerm : Philosophically speaking, is there a relationship between technocracy and communism?

Ernst Wolff : There are some things that are very similar. I mean, Klaus Schwab said we’re approaching an age when nobody will possess anything and everybody will be happy. I mean, that’s exactly what Lenin told the people. Because in the Russian Revolution the revolutionaries, they told the people that from now on all the means of production are in the possession of the people. But actually that was not true, it was the Party that owned everything afterwards and they didn’t call it ownership. I mean, they were just able to do whatever they want with the means of production. So there are some similarities to it but I don’t think that these people that are in power now that their dream is a classless society. On the contrary. I mean, they want even more power, they want a society that is even more concentrated so I think it’s not really communism although there are some parallels.

Jerm : A lot of this conversation is about digitization of society. Should we fear that or are there positives?

Ernst Wolff : I think the problem is not digitization, it’s digitization in the interest of a very tiny minority. That’s the big problem that we’re facing right now because digitization is being misused by these people in order to maintain their wealth and their power. I think digitisation itself could be a benefit for humanity. I mean, there are so many things that we experience in everyday life where we’d say « Well, this is really a big advancement. » I mean, when I take a train these days I just get my ticket on my mobile phone, I don’t have to wait at the central station, I don’t have to wait at a ticket counter anymore. Those things are okay. But the problem is that right now all this is being managed by some few people whose interests are not my interests. That’s the big problem. So I think one of the big demands that we should all put in our political agenda is either the decommercialization of the internet and I think they should free all licenses in the internet. Everything should become open source and that way should be used for the benefit of everybody and not for the benefit of Apple or Microsoft.

Jerm : I want to ask you a question about resisting. What or how should we resist? I mean things like these QR codes, these digital ID’s, these injections… It all seems like it’s a a freight train coming at us at high speed. Is resistance futile?

Ernst Wolff : No, I think resistance is the order of the day right now. I mean, we have to resist, we have to insist on paying cash when we go and pay for things that we buy. But we have to connect with other people, we have to inform other people that it’s a very difficult situation that we’re in. But I think that the other side also has big, big problems. I mean, the way they’re working right now, the living conditions of people are not getting better. They’re getting worse and once people understand why their living conditions are getting worse they’re ready to listen. And they’re ready to listen to people who tell them what’s happening behind the scenes. And that’s the good part of the story right now. I don’t know if we will succeed but to me there’s no other option.

Jerm : I’m laughing because I didn’t think that I would ever go on to the internet and look up how the Amish people live.

Ernst Wolff : [Laughter] Yes. I envy my sister who lives out in the woods.

Jerm : And suddenly I’m jealous of them.

Ernst Wolff : Exactly yeah. I’m dreaming of a owning some little hut somewhere outside, being surrounded by some Amish people. That’s my dream right now.

Jerm : In front of you there’s a crystal ball. What do you see?

Ernst Wolff : I don’t know. I’m a pathological case of optimism so I see a world that is better than the world that we’re living in right now. I mean the doors to a better world are so wide open. It would be so easy to change life and make life better. But there are all these obstacles to be overcome. […]

I was thinking of this saying of of Henry Ford, the founder of the Ford Motor Company. He once said « If people understood our financial system or our money system, we’d have a revolution tomorrow morning. » I think it’s very important to have that revolution but I think we shouldn’t have that revolution in the streets, we should have that revolution in the heads of people. They should think these things through, they should be enlightened in some way and I’m glad that we have this conversation because maybe somebody has taken some information from it that might be valuable for him. So that’s all we can do at the moment and one has to see one’s own limitations in these days.

Jerm : You’re saying that it all starts up here in the head.

Ernst Wolff : Yeah, exactly, exactly. The most powerful weapon of the elite is not their money, it’s not data, it’s the ignorance of the masses.

Jerm : But there are lots of masses.

Ernst Wolff : Surely are. But it’s our task to do something about that.

Jerm : Where can people find more about you or the stuff that you write?

Ernst Wolff : I have my own YouTube channel and I’ll be doing some stuff in English also in the next few months. One of my books is also out in English it’s « Pillaging the World, the history of the IMF ». That book is out in English.

Jerm : Yes, it’s quite difficult to find English work of yours. But I’ve got a bone to pick with you. Please migrate away from YouTube and onto a less censorship-prone platform.

Ernst Wolff : Yeah, my people are doing that right now. I’m too old to understand all this stuff.

Jerm : Ernst Wolff, thank you so much for joining me in the trenches.

Ernst Wolff : Thank you so much for having me.

Jerm : My name is Jerm, this is Jerm Warfare, the battle of ideas.