La neurologie et la justification de la guerre – par Elliott Freed.

Voici un article demandé par ma plus fidèle lectrice – également mon envoyée spéciale en France – qui s’occupe d’enfants placés et voit se développer chez ceux d’entre eux qui ont passé leur enfance devant un écran de télé de plus en plus de symptômes psychotiques. Sa question est de savoir si et comment on peut encore les corriger.

Source.


Traduction

La neurologie et la justification de la guerre

Comment fonctionne la programmation prédictive

Eliott Freed

25 avril

La neurologie et la justification de la guerre

J’ai écrit cet essai en 2005 en examinant la façon dont on avait réussi à tromper le peuple des États-Unis pour l’amener à faire la guerre sur base de mensonges flagrants et déjà pleinement démontrés avant le début des guerres. Bien qu’à l’époque, j’avais surtout à l’esprit la guerre en Irak, le principe est applicable à de nombreuses façons de programmer l’esprit des masses. J’ai envisagé de mettre à jour la fin de l’essai pour refléter ce que j’ai appris depuis. J’ai décidé de ne pas le faire, car les deux dernières années ont illustré mon propos bien mieux que tout ce que je pourrais dire sur le sujet.

Lorsqu’un enfant naît, ses centaines de milliards de neurones ne sont que très peu connectés les uns aux autres. Lorsqu’un enfant reçoit des stimuli d’un monde en constante effervescence, ses neurones commencent à s’activer. Lorsqu’un neurone est activé, chez un enfant ou un adulte, il trouve un neurone voisin pour envoyer son signal. Chez le nourrisson, ces connexions sont en phase de création. Nos neurones aiment être reliés les uns aux autres, de sorte qu’une fois qu’un neurone a trouvé un copain, ils veulent rester unis. C’est ainsi que nous formons des réseaux neuronaux, également appelés voies. En vieillissant, nos réseaux neuronaux deviennent beaucoup plus rigides. En d’autres termes, lorsqu’un neurone reçoit un nouveau stimulus, plutôt que de chercher un nouvel ami ou de créer une voie entièrement nouvelle pour le trajet de ce stimulus, il emprunte simplement une voie existante. C’est pourquoi, en vieillissant, de plus en plus de personnes nous paraissent familières. Ils déclenchent des voies neuronales qui se sont ancrées au fil des ans. C’est pourquoi, en vieillissant, nous devenons plus figés, plus craintifs face au changement et plus difficiles à enseigner. (Ne désespérez pas. Il existe des moyens de garder votre esprit souple, mais cela demande un certain travail).

C’est pourquoi, au cours de nos premières années, nous sommes si impressionnables. Quand j’avais cinq ans, un jour où j’aidais ma mère à plier des serviettes, elle me réprimanda légèrement pour avoir mal plié les serviettes. Ce n’est que dix ans plus tard que je compris qu’il n’existe pas de norme internationale pour le pliage des serviettes. Ma mère avait simplement son propre système d’organisation de notre armoire à serviettes qui exigeait que les serviettes soient pliées à une certaine taille. Aujourd’hui encore, lorsque je plie des serviettes, j’entends une voix dans ma tête qui me harcèle sur la bonne façon de plier les serviettes.

C’est grâce à ce processus de formation du réseau neuronal qu’un enfant passe des premiers stades de la perception, où il ne perçoit que de vagues différences entre la lumière et l’obscurité, à une vision complète du monde et à la capacité de transformer la perception en interprétation, compréhension et action. La capacité de composer des poèmes complexes, de construire des empires, de concevoir des gratte-ciel ou même de lire un livre commence avec ces réseaux neuronaux précoces et se poursuit sur cette base.

La plupart des activités neuronales qui se déroulent dans notre corps ne sont pas perçues par notre conscience. Nous serions submergés par des trillions de détails. Pourtant, chaque facette de notre existence est liée à nos nerfs. Notre cœur apprend à battre, nos poumons apprennent à respirer, notre hypophyse et notre hypothalamus apprennent à réguler nos fonctions corporelles en fonction de la formation de ces réseaux neuronaux, le tout sans intervention de notre conscience éveillée. C’est ce que les psychologues appellent le subconscient. Nos premières expériences, qui remontent au moment où nous étions dans le ventre de notre mère, forment la manière dont nos pensées les plus intimes circulent et passent de l’une à l’autre, ne faisant surface dans notre conscience que longtemps après être passées par d’innombrables connexions internes.

Un groupe de nerfs reçoit un stimulus, soit de l’intérieur du corps, soit de l’extérieur. Ces nerfs envoient des signaux aux nerfs suivants, qui les transmettent ensuite à travers nos réseaux existants, des réseaux dont nous ne sommes pas conscients. La distance parcourue par les signaux varie, de quelques centimètres à plusieurs kilomètres. Nous n’avons pas conscience de la plupart de ces activités et nous ne les contrôlons pas. La réponse nerveuse envoie finalement son signal à notre esprit conscient et nous formons une idée. Il peut s’agir d’une idée simple comme « CHAUD! » ou d’une idée complexe, comme le sujet de cet article. Le chemin de l’idée est intraçable et souvent très long. Seuls le début et la fin du chemin sont connus de notre esprit éveillé.

Avant l’avènement de la télévision, de la radio ou de la photographie, chaque stimulus qui parvenait aux sens d’un nourrisson, d’un enfant ou d’un adulte, chaque stimulus neural, correspondait à une réalité physique substantielle. Si on voulait voir un troupeau de bisons, il fallait aller dans la prairie et les regarder, ou au moins en voir une peinture. Même un conteur était une entité réelle et physique qui ne pouvait nous toucher directement que par les sons et le langage corporel qu’il utilisait. Ainsi, toute vision du monde, toute pensée subconsciente, tout stimulus, passait par un réseau neuronal créé par le stimulus d’un objet réel.

La génération du baby-boom a été la première génération élevée devant la télévision. Dès leur plus jeune âge, alors qu’ils avaient beaucoup de neurones mais peu de réseaux neuronaux et qu’ils commençaient à construire les réseaux qui les accompagneraient toute leur vie, ces personnes ont été exposées à la télévision. Les images et les sons de la télévision ont pénétré leurs sens et ont commencé à créer de nouveaux réseaux neuronaux dans ces jeunes esprits impressionnables.

Bien sûr, il est facile de dire : « Ce qui passe à la télévision n’est pas réel. Tout le monde le sait ». Mais c’est dans l’esprit d’un nourrisson ou d’un jeune enfant que le stimulus pénètre. Il forme une voie et chaque fois qu’un nouveau stimulus emprunte cette voie, celle-ci s’ancre davantage. Plus une voie est ancrée, plus il y a de chances qu’un nouveau stimulus soit attiré par elle, comme les roues d’un chariot par les rainures du chemin. Même si notre esprit éveillé peut débattre avec lui-même ou avec d’autres de la différence entre la réalité physique et les images et les sons créés pour la télévision, les voies de notre cerveau sont là et l’information voyage de notre esprit éveillé dans le labyrinthe de ces voies jusqu’à ce qu’elle en ressorte sous forme d’idée.

Comme je l’ai déjà mentionné, la génération du baby-boom est la première à avoir vu un si grand nombre de ses réseaux neuronaux se former à partir du stimulus de lumière et de son que nous appelons télévision. C’est ainsi qu’ils peuvent regarder quelque chose à la télévision et avoir l’impression que c’est en quelque sorte plus réel que ce qu’ils vivent dans leur vie quotidienne. Le stimulus de la télévision pénètre dans un réseau complexe de nerfs qui est profondément ancré. S’il nous semble si réel, c’est parce qu’il nous est si familier. Il est si proche de la majeure partie de nos expériences précoces, de nos années passées devant la télévision, que les mots conscients que nous prononçons, « C’est juste un truc à la télévision », ont très peu de pouvoir sur ces kilomètres de réseaux situés juste sous la surface de notre conscience. Au sein de notre propre système nerveux, ils sont réels.

C’est ainsi que nous sommes susceptibles d’être captivés par un candidat à la présidence fabriqué pour la télévision ou par un argument en faveur de la guerre. Quelle que soit la quantité d’informations dont dispose notre esprit conscient, nous sommes susceptibles de voir à la télévision un personnage à la John Wayne et de croire qu’il est réel. Nous sommes susceptibles de croire que ce qui a permis à John Wayne de se sortir de tous ces pétrins nous permettra également de nous sortir de nos propres pétrins. Nous pouvons dire à notre esprit éveillé:  » Ce que John Wayne fait dans les films, avec des scripts, des coupes multiples et des cascades, c’est du cinéma. Tout a été inventé. » Mais les réseaux neuronaux que ses films ont laissés derrière eux sont si profondément ancrés qu’une grande partie de ce que ses spectateurs perçoivent aujourd’hui avec leur esprit éveillé entre rapidement dans ces réseaux, pour ne réapparaître que des kilomètres plus tard sous la forme d’un vague sentiment: « Un grand homme avec un chapeau de cow-boy et des bottes, qui marche d’un pas assuré et parle d’un ton traînant, semble si sûr, si stable, imperturbable et sage. Il doit être capable de nous diriger. »

« Si John Wayne dit que ce sont des méchants Indiens, ça doit être des méchants Indiens. »

L’avènement de l’informatique personnelle et de la technologie numérique nous ont permis de créer des images et des sons encore plus éloignés de toute réalité tangible, plus éloignés des lois qui régissent notre vraie réalité. Un jeune enfant qui grandit aujourd’hui peut former des réseaux neuronaux qui seront encore moins fonctionnels pour un monde autre que celui de l’imaginaire que ceux dont nous disposons. J’observerai avec une grande curiosité, et non sans une certaine trépidation, le genre d’affabulations dont la prochaine génération réussira à se convaincre.

Merci de vous joindre à moi dans cette conversation,

Sincèrement,

Elliott Freed


Texte original

Neurology And The Case For War

How predictive programming works

Elliott Freed

Apr 25

I wrote this essay in 2005 while considering how the people of the U.S.A. had been fooled into going to war by obvious lies that had been fully exposed before the wars started. While I had the Iraq war foremost in my mind at the time, the principle can be applied to so many ways in which the mind of the masses has been programmed. I considered updating the end of the essay to reflect what I have learned since. I decided against it, as the past two years have illustrated my point far better than anything else I could say on the matter.

When a child is born they have hundreds of billions of neurons only tenuously connected to each other. As a child receives stimulus from the ever active world it’s neurons begin to fire. When a neuron fires, in a child or an adult, it looks for another neuron close by to send it’s signal too. As an infant, these connections are being newly created. Our neurons like to be linked to each other, so once a neuron finds a buddy, they like to stay together. Thus, we form neural networks, also called pathways. As we age, our neural networks become much more rigid. That is, when one neuron receives a new stimulus, rather than look for a new friend, or create an entirely new pathway for that stimulus to travel, it just goes down an existing pathway. This is why, as we age, more and more people seem familiar to us. They are triggering neural pathways that have become more entrenched over the years. This is why, as we age, we become more set in our ways, more afraid of change and more difficult to teach. (Do not despair. There are ways to keep your mind limber but it takes some work.)

This is why, in our early years we are so impressionable. When I was five years old, helping my mother fold towels, she mildly chastised me for folding the towels wrong. Only ten years later did I realize that there is no internationally accepted standard for towel folding. My mother simply had her own system for organizing our towel closet that required the towels be folded to a certain size. To this day, when I fold towels, there is a voice in the back of my head nagging me about the right way to fold towels.

It is through this process of neural network formation that an infant goes from it’s earliest stages of perception, where it primarily sees only vague differences between light and dark, to a complete world view and the ability to transform perception into interpretation, understanding and action. The ability to compose intricate poetry and build empires or design skyscrapers or even just read a book all begin with these early neural networks and continue to build on this foundation.

Most of the neural activity that goes on in our body is not noticed by our conscious awareness. We would be overwhelmed by the trillions of details. Yet every facet of our existence is related to our nerves. Our heart learns to beat, our lungs learn to breath, our pituitary and hypothalamus glands learn to regulate our bodily functions in relation to the formation of these neural networks, all without say so from our waking consciousness. This is what the psychologists refer to as the subconscious. Our earliest experiences, going back to our time in the womb, form the way our innermost thoughts move and transition from one to the next, only surfacing in our consciousness long after they have passed through countless inner connections.

A group of nerves receive a stimulus, either from within the body or from without. Those nerves send signals to the next nerves, which then pass them on through our existing networks, networks we are not aware of. How far the signals travel varies, from a few inches to miles. Most of that activity we are not aware of and we do not control. Eventually the nervous response sends it’s signal back to our conscious mind and we have an idea. It may be a simple idea like, « HOT! » or it may be a complicated idea like the one I am writing about now. The path of the idea is untraceable and often very long. Only the very beginning and end of the path are known to our waking minds.

Before the advent of television, radio or photography, every stimulus that came into the senses of an infant, child or adult, every neural stimulus, corresponded to a substantive physical reality. If you wanted to see a herd of buffalo, you had to go to the prairie and look at them, or at least a painting. Even a story teller was a real, physical entity that could only affect you directly with the sounds and body language he used. Thus any world view, any subconscious thoughts, any stimuli, passed through a neural network created by the stimulus of a real object.

The baby boom generation was the first generation raised on television. From a young age, when they had many neurons but few neural networks and were beginning to build the networks that would be with them for the rest of their lives, these people were exposed to television. The images and sounds from the television entered their senses and began to create new neural networks in the impressionable young minds.

Of course it is easy to say, « What is on television is not real. Everybody can see that. » But the stimulus enters the mind of an infant or toddler. It forms a pathway and the more often a new stimulus travels down that pathway the more entrenched it becomes. The more entrenched a pathway becomes the more likely it is that a new stimulus will be attracted to it, like the wheels of a cart to the grooves in the path. Even if our waking mind can discuss with itself or others the difference between physical reality and the images and sounds created for television, our brain’s pathways are there and information travels from our waking mind into the labyrinth of these pathways until it comes back out as an idea.

As I mentioned before the baby boom generation is the first to have had so many of it’s neural networks formed from the stimulus of light and sound we call television. Thus they can watch something on television and feel that it is somehow more real than that which they experience in their daily lives. The stimulus from the television enters into a complex network of nerves that is deeply entrenched. It seems so real to us because it is so familiar. It so closely resembles the bulk of our early experience, our years in front of the television, that the conscious words we speak, « It’s just television, » have very little power over those miles of networks just below the surface of our awareness. Within our own nervous system, they are real.

Thus we can be captivated by a made for television presidential candidate or argument for war. No matter how much information we have available for our conscious mind, we can see a John Wayne look-a-like on television and believe he is real. We can believe that what got John Wayne out of all those scrapes will also get us out of our scrapes. We may be able to say to our waking mind, « John Wayne did his stuff in movies, with scripts and multiple cuts and stunt doubles. It was all made up. » But the neural networks his movies left behind are so deeply entrenched that much of what his viewers now perceive with their waking minds quickly enters those networks, only re-emerging miles later as the vague feeling, « A tall man in a cowboy hat and boots who walks with a swagger and speaks with a drawl seems so secure and stable and unflappable and wise. He must be able to lead us. »

« If John Wayne says them’s bad injuns, they must be bad injuns. »

The advent of personal computing and digital technology have allowed us to create images and sounds even more removed from any tangible reality, more removed from the laws which govern our true reality. A young child growing up today can form neural networks even less functional for the world outside of make-believe than those we’ve got. I will be watching with great curiosity, and not a little trepidation, what sort of fabrications this next generation will convince themselves of.

Thank you for joining me in the conversation,

Sincerely,

Elliott Freed

Nos ancêtres ont voté pour que vous ayez le droit de mourir – par Monica Hughes.

Comme Monica Hughes, je trouve aussi un tsunami de textes bien écrits sur Substack, ce qui me met aussi en retard pour écrire les miens. Voici un de ses articles récents, qu’elle a tout de même réussi à finir. Vous comprendrez pourquoi je tenais à le traduire quand vous le lirez. Il reprend quelques points essentiels déjà évoqués sur ce blog, par moi ou par d’autres, et reflète assez fidèlement ce que pas mal de « résistants » (je n’ai pas trouvé d’autre terme) vivent et ressentent aujourd’hui.

Accessoirement (enfin, presque), j’y trouve – enfin! – une réponse plausible à la question que je posais ici, protéine de pointe ou oxyde de graphène? Les deux, mon capitaine.

Extrait du texte: « … les colloïdes du vaccin Covid fusionnent en l’espace d’une heure environ pour former des composants de plus en plus grands, et […] ces structures finissent par dépasser largement les 15 um, pour devenir extrêmement plates et fines, avec des bords tranchants. […] on constate également qu’elles réagissent à un champ magnétique. » (c’est moi qui souligne)

Et voilà.

Source.


Traduction

Nos ancêtres ont voté pour que vous ayez le droit de mourir

Quelques réflexions sur l’avenir à court et moyen terme

Monica Hughes, PhD

24 avril

Je trouve parfois un vrai tsunami de textes bien écrits sur Substack, que je lis et auxquels je répond, ce qui me met en retard pour écrire les miens. Ça a été le cas cette semaine. Mon TDA [NdT. trouble déficitaire de l’attention] ne facilite pas les choses.

J’ai découvert les interviews de Byram Bridle sur les vaccins Covid début 2021, bien avant ses interviews sur la bio-distribution en mai 2021. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à susciter une réaction extrêmement négative chez ses détracteurs.

Son récent article se concentre sur la biodistribution des PNL [particules nano-lipidiques] et la considère comme une raison à elle seule justifiant le retrait de ces vaccins. Il existe de nombreuses autres raisons justifiant le retrait de ces vaccins, mais la question de la biodistribution des PNL en particulier constitue une approche pertinente et complète du problème.

Un moratoire sur les « vaccins » à ARNm est nécessaire

J’ai énormément de respect pour Bridle. Voici un commentaire que j’ai laissé sous son article:

Merci de faire la lumière sur ces questions. À court terme, cela ne changera rien. La bataille sera longue et devra être menée sur de multiples fronts. Essayez de ne pas vous décourager.

C’est intéressant de suivre les découvertes des uns et des autres. Découvrir votre travail et celui d’autres personnes au long de l’année dernière a été un des facteurs décisifs qui m’a convaincue de quitter la Nouvelle-Zélande.

La quantité d’informations présentement à passer au crible est phénoménale, mais un fait que je trouve particulièrement inquiétant est que, alors que les vaccins ne devraient rien contenir de plus grand que 15 um, il semble que ça fasse partie des possibilités.

Je ne connais personne d’autre qui se soit penché sur ce problème, mais je l’ai moi-même relevé parce que, à l’époque où je dirigeais mon entreprise de fabrication de toxines de Coley (pour une utilisation limitée en tant que médicament non approuvé, autorisé dans diverses juridictions à travers le monde), je passais mon produit dans un filtre en polyester à pores de 15 um pour réduire le risque de réaction allergique, de sarcoïdose, etc.

Des équipes néo-zélandaises ont effectué des travaux qui démontrent que les colloïdes du vaccin Covid fusionnent en l’espace d’une heure environ pour former des composants de plus en plus grands, et que ces structures finissent par dépasser largement les 15 um, pour devenir extrêmement plates et fines, avec des bords tranchants. L’ensemble du processus a été répété plusieurs fois. À un stade précoce donné du développement de ces structures, on constate également qu’elles réagissent à un champ magnétique.

Ce qui se produit sur une lame de microscope n’est pas nécessairement identique à ce qui se produit dans le corps. Néanmoins, c’est inquiétant.

S’il me reste de l’argent après cette débâcle (je n’en ai pas), j’en parierais une bonne partie sur l’idée que les vaccins contiennent du graphène, utilisé comme vecteur génétique, et que sa présence débouche sur l’assemblage de ces structures (que ce soit voulu ou non).

Un point assez ironique. Mon entreprise individuelle, qui a sauvé quelques vies au cours de son activité, a été fermée sans même la moindre visite d’un régulateur. Pendant ce temps, Pfizer reste en activité.

Le monde tourne à l’envers.

Je suis désolée de le dire mais il est devenu impossible de faire machine arrière à ce stade. Cependant, si votre article touche davantage de personnes lambda et les amène à s’interroger sur la poursuite de l’utilisation des vaccins Covid, sûrs et efficaces, ça aura servi à quelque chose. Nous avons tous notre rôle à jouer.

D’un point de vue plus large, je pense que de nombreux scientifiques apolitiques – j’entends par là des personnes qui se disaient plutôt apolitiques avant la pandémie de Covid, qui sont d’éminents experts dans leur domaine et fournissent des informations précieuses et pointues – traversent actuellement un processus de deuil, pour ainsi dire: ils pensaient vivre dans un monde donné, et découvrent qu’ils vivent en fait dans un monde complètement différent.

Ça ne se limite pas au seul monde scientifique, je pense que ça se manifeste chez beaucoup d’autres, qui passent en alternance par les différentes phases du modèle de deuil de Kubler-Ross. Par ailleurs, les modes marchandage/colère/déni/dépression/acceptation ne se déroulent pas selon un continuum de progression linéaire.

Pour ma part, je suis principalement en phase d’acceptation depuis huit ans, en passant parfois brièvement par les autres phases. Lorsque l’on perd sa maison, sa carrière, sa famille et son pays (dans mon cas, j’ai perdu certains de ces éléments deux fois), l’esprit se libère et se met à envisager des perspectives moins agréables sur la nature du monde, parce qu’après avoir plus que la plupart des gens fait l’expérience des limites du supportable, on comprend que l’on est probablement capable de survivre à de futurs chocs physiques et émotionnels.

J’ai vraiment pensé qu’en m' »échappant » en Nouvelle-Zélande en 2015, sa culture moins corrompue et sa gouvernance plus transparente me mettraient mieux à l’abri des prédations d’Etat.

J’avais tort.

Malgré la tyrannie médicale que j’avais subie aux États-Unis, il ne m’était tout simplement pas venu à l’esprit qu’une secte pharmaceutique mondiale tenterait de s’emparer de toute la planète.

Quelle idiote j’étais.

Conway Judge: Quelle histoire fascinante. Comment et pourquoi vous êtes-vous intéressée aux toxines de Coley et lancée dans leur production?

Monica Hughes, PhD: C’est une longue histoire! Pour soigner son cancer, mon mari a reçu ce traitement au Mexique en 2014. Elles sont produites depuis des décennies par différentes sociétés en Amérique Latine et étaient produites par une firme canadienne jusqu’à ce que son PDG prenne sa retraite en 2015. Je m’y intéresse depuis 2014 mais quand personne ne s’est proposé de prendre la relève pour remplacer MBVax, j’ai décidé de me lancer et j’ai créé ma propre firme fin 2018.

Conway Judge: Et vous dites que les bureaucrates vous en ont empêchée avant même qu’elle se mette en route? Désolé d’etre aussi curieux mais tout ça m’intrigue. Quel genre de bureaucrates?

Monica Hughes, PhD: Un avocat américain très insistant, en phase terminale, m’en a réclamé en tentant de me faire croire qu’il était légal d’en envoyer là-bas. Il a ensuite fait pression à plusieurs reprises sur Medsafe [NdT. l’autorité de règlementation des médicaments en Nouvelle-Zélande] pour y avoir accès. Il était très déterminé et souffrait très probablement de maladie mentale (c’est une longue histoire). Le fait que je n’acceptais d’en fournir qu’à des médecins dans les pays où il était légal de le faire était une façon détournée de les faire classer sans ambiguïté comme médicament. L’ironie de l’histoire c’est que si j’en avais fourni sans restriction à n’importe quel client dans le monde, on m’aurait laissée tranquille pendant un certain temps. Mais Medsafe est montée d’un cran et, me semble-t-il, a outrepassé ses limites en voulant règlementer hors de sa juridiction. Je n’en avais jamais fourni à aucun médecin néo-zélandais mais ils m’ont signifié que je n’avais pas non plus le droit d’en exporter. Je pense que j’aurais pu m’opposer en justice à leur décision mais je ne disposais ni des ressources financières ou sociales ni de l’énergie psychologique pour le faire, et j’étais particulièrement découragée par tout ce qui se passait autour du Covid, et j’ai donc décidé de tout simplement quitter la Nouvelle-Zélande.

Le statut légal des toxines de Coley est très ambigu. Tout le monde pense qu’elles sont illégales mais ce n’est pas mon avis. J’écrirai davantage à ce propos à un autre moment.

Conway Judge: C’est très dommage de voir que votre entreprise a capoté avant même de commencer, surtout pour des raisons bassement bureaucratiques. Il ne doit pas y avoir beaucoup d’autres personnes qui ont fait l’expérience d’avoir tenté un tel projet. Ça doit probablement vous donner une bonne compréhension de ce qui se passe en ce moment.

Monica Hughes, PhD: Oui. Je dois avouer que ça m’avait surpris mais c’est exactement ce que le Covid nous a démontré. On devrait dire merci au Covid. Lol.

En fait j’avais déjà pris ma « pilule rouge » [NdT. expression des anglophones, qui signifie « affronter les faits choquants », contraire de « blue pill », ceux qui refusent de le faire] en voyant le comportement de l’industrie de la santé face à la maladie de mon mari et j’ai décidé de l’emmener directement au Mexique plutôt que de le faire soigner aux Etats-Unis.

Je pensais que la Nouvelle-Zélande serait un peu plus honnéte, comme le Canada, qui en produisait auparavant.

Non.

Contrairement à de nombreux scientifiques, j’ai refusé de me spécialiser après mon doctorat en 2008. Politiquement, je suis dans le camp libertaire depuis vingt ans, et anarchiste depuis six ans.

J’étais plutôt radicale avant 2016, mais après avoir observé une foule de gens à un rassemblement de soutien à Gary Johnson en 2016 scander « JE CROIS QUE NOUS POUVONS GAGNER!!! », j’ai refermé mon ordinateur portable et décidé que j’en avais fini avec la politique. Si la politique pouvait changer une bande de tièdes supporters libertariens de Johnson en une foule enragée, je ne voulais plus rien avoir à faire avec la politique.

J’ai juré de ne plus jamais voter.

En relation avec tout ce qui précède, être une veuve sans enfant qui a dépassé l’âge de procréer et a abandonné l’université pour le secteur privé fait clairement de moi quelqu’un de totalement décalé par rapport à la masse.

J’aime les principes de motivation des Hashashin: assassiner le roi, et assassiner ensuite chaque nouveau roi, jusqu’à ce que la seule personne prête à porter la couronne soit l’idiot du village. J’aime attaquer les vaches sacrées de la plupart des gens, y compris la CONstitution [NdT. jeu de mots sur base de « con », qui signifie en anglais escroquerie], la religion, l’État, le dernier régime à la mode (qu’il s’agisse de végétalisme ou de carnisme), etc. Pas parce que je suis intrinsèquement nihiliste. Mais parce que je me suis déjà délibérément confrontée à toutes les idées délirantes possibles au cours des 30-35 dernières années, et que la plupart d’entre elles m’ennuient à mourir.

Ce n’est pas que je n’ai plus rien à apprendre. Je suis sûre que si, mais j’en suis à un stade de ma vie où je suis prête à dépenser le peu d’argent qu’il me reste dans une Toyota MR2, à passer l’été à rouler à fond, et quand l’inflation, la dépression, les Russes, la crise du pétrole et les voyous qui se déchaînent dans les rues seront devenus intolérables, je déciderai si je suis vraiment capable de subsister avec le riz et les haricots que j’ai achetés l’été dernier, et les produits du jardin que je prendrai plaisir à cultiver cet été, tout en me demandant si je suis prête à tuer les lapins qui les grignotent dans la cour.

Ou s’il ne serait pas plus facile de conduire le runabout à moteur central [NdT. référence à la Toyota MR2, gamme de voitures de sport à deux places, à moteur central et à propulsion arrière] à travers le pays d’est en ouest, puis de sauter de la falaise la plus proche, avec mon dernier chocolat et mon dernier verre de vin de luxe à la main, en criant, comme dans Thelma et Louise, « WOO HOO! Quel voyage! »

Mouais. Je ne suis pas vraiment Howard Beale, mais il est parfois intéressant d’observer comment l’histoire se répète, et comment ceux qui parmi nous s’agitent contre le réseau de contrôle sont peut-être eux aussi cyniquement utilisés par les Diana Christensen du monde [NdT. référence au film « Network », que vous devriez avoir vu].

Sommes-nous en train de jouer leur jeu?

Mon message à tous, pour ce qu’il vaut, est de se prémunir de la désillusion. Il n’y aura jamais de redevabilité, ni de  » Nuremberg 2 « , ni de  » pendez-les tous à un réverbère « , ni rien de tout cela. Nuremberg Un n’a pas marché. Les nazis ont été intégrés au gouvernement américain dans le cadre de l’opération Paperclip, et ont dirigé le monde au cours des 70 dernières années. [NdT. ce que je vous rappelais ici]

Je crois que le meilleur scénario envisageable est simplement que le peuple reconquière son pouvoir financier, tout comme l’information a été reconquise lors de la révolution Internet il y a 20 ans. Peut-être le bitcoin est-il une création du Renseignement. Je pense bien que c’est le cas, en fait. Est-ce important? L’internet est une création de l’Armée.

Cela prendra du temps, après quoi la civilisation entamera un nouveau cycle dans lequel les psychopathes qui voudront manipuler le nouveau système passeront les 50 années suivantes à trouver le moyen d’y parvenir. Le Quatrième Tournant et tout le bordel [NdT. « Le Quatrième Tournant » (1997) est un livre de William Strauss et Neil Howe qui postule qu’une révolution sanglante a lieu une fois par siècle aux Etats-Unis].

Si cela devait arriver, il se pourrait que les humains soient plus libres qu’ils ne l’ont jamais été depuis le paléolithique.

Et bien que je sois anarchiste, je ne m’engagerai pas, pour l’instant, dans ce qui ne sera probablement rien de plus une nouvelle forme de rêverie collectiviste, car je sais qu’en fin de compte, l’homme moderne ne surmontera pas sa passion pour la contrainte et les ordres. Nous ne sommes pas si nombreux à aspirer à une véritable liberté.

Je n’ai aucune idée du temps que ça mettra ou des retombées que ça aura. Je ne sais pas non plus si la chose est certaine. Les États-nations vont-ils complètement disparaître? Je n’en ai aucune idée. Combien de personnes mourront? Aucune idée non plus.

Difficile de savoir comment ça finira. Il y a plusieurs issues possibles.

J’aime bien prendre le Vénézuéla comme exemple potentiel. Leur population à diminué de 5% ces 5 dernières années. C’est beaucoup mais on est loin des 95% que les Cassandre se plaisent à prédire. Où sont-ils passés? Ils sont tous morts? Ils ont franchi la frontière? Il n’y a pas eu assez de naissances pour compenser les décès? Je ne sais pas.

Est-ce que ce qui arrive au Vénézuéla pourrait arriver aux Etats-Unis? Oui, évidemment. Est-ce que ça pourrait être pire qu’au Vénézuéla et combien de temps ça durerait dans ce cas?

Difficile de comprendre ce qui se passe réellement. Il y a une grosse pénurie de main d’oeuvre aux Etats-Unis. Est-ce parce que les gens n’ont plus envie de travailler après avoir reçu leur chèque de 1.200$ d’aide sociale ou est-ce parce qu’on a déjà tué un certain nombre de millenials [NdT. personne devenue adulte aux environs de l’an 2000] à coup de vaccins et qu’on tente de le cacher? Je ne sais pas. Probablement un peu des deux.

L’issue de tout ça dépend de plusieurs choses. La population américaine est loin d’être aussi résiliente que celle du Vénézuéla ou de la Russie. Donc pour la majorité des Américains, oui, comme vous le dites, survivre à un plan quinquennal staliniste ou maoïste sera une rude épreuve.

Ceci dit, un grand nombre de personnes ont six mois de nourriture stockés dans leur graisse corporelle. Ils ont aussi des animaux de compagnie. Ils ne mourront pas instantanément. Ils pourraient bien mourir de froid en premier.

L’incertitude vient du fait que les régimes très oppresseurs (l’ex-Union Soviétique, la Corée du Nord, le Vénézuéla) dépendaient des importations de l’Occident pour se maintenir et c’est ainsi qu’ils ont tenu le coup aussi longtemps.

Que se passera-t-il si personne n’est là pour maintenir l’Occident? Voilà la vraie question, dont la réponse nous dira à quelle vitesse et jusqu’où nous allons sombrer.

Un grand nombre de gens – peu importe s’ils sont dans les villes, les banlieues ou les campagnes – seront contraints à accepter le revenu universel, la tyrannie digitale, la monnaie numérique des banques centrales, comme vous préférerez l’appeler… mais ça aussi finira par s’effondrer. Parce qu’ils gonfleront aussi la masse monétaire numérique (c’est ce qu’a fait le Vénézuéla!)

Tout ce que nous lisons semble sortir directement de Atlas Shrugged [NdT. le bouquin dystopique de Ayn Rand, traduit en français par « La grève »].

Mais la question à laquelle je n’ai pas de réponse, c’est combien de gens mourront et combien de temps ça durera. Et je me suis déjà souvent trompée dans mes prédictions.

Pour les enfants un peu lents du fond de la classe, le problème ne se limite pas aux masques et aux obligations d’injection. Ils vont bientôt créer délibérément des crises telles que des pénuries de nourriture et d’énergie. Si ça ne marche pas, ils tenteront de vous prendre tout votre argent.

Mais il est absolument certain qu’ils n’admettront jamais que les conjabs [NdT. les injections frauduleuses] sûres et efficaces tuent des gens. Allons donc! Le CDC fait maintenant des pubs grotesques qui expliquent comment « arrêter les caillots sanguins ».

Même Trump refuse de faire marche arrière sur les merveilleux vaccins, ces stupéfiants vaccins, les plus rapides et les meilleurs de tous les vaccins de l’histoire, croyez-moi:

Trump persiste à vouloir s’attribuer le mérite des vaccins de son projet Warp Speed, en tant que « père du vaccin ». Il tellement narcissique qu’il refuse d’admettre que les vaccins tuent. Et il attribue à la propagande des Démocrates le fait que nombre de ses adeptes refusent le vaccin.

Alors oui. Que Trump aille se faire foutre, lui aussi. Il n’en a rien à caler de vous.

S’il ressort un seul point positif de cette pandémie, c’est la destruction complète de l’arnaque qu’est la médecine moderne, et de TOUS les politiciens. Peut-être qu’après un siècle de toute cette merde incroyablement destructrice, on va enfin pouvoir revenir à la réalité.

https://rumble.com/v11vnhh-trump-on-vaccines-i-think-the-other-side-actually-poisoned-people-on-it.html

Au mieux, ils reformuleront les vaccins et tenteront de  » vendre  » ceux-ci aux gens. Si la « prochaine pandémie », dont ce bon vieux Billy Boy parle sans cesse, est le H5N1, de nombreuses personnes feront effectivement la queue pour les recevoir:

Et à part le vaccin contre la variole, les vaccins contre la grippe sont les plus dangereux de tous. Pourtant les gens les prennent depuis des décennies. Si nous en arrivons aujourd’hui à un moment propice, c’est parce que les vaccins Covid sont BEAUCOUP plus dangereux. Quoiqu’il en soit, ça ne s’arrêtera que si les Américains les refusent en masse. Impossible de prédire quand ça aura lieu. Mais ce petit jeu pourrait encore durer longtemps. Je prédis qu’après ça, ils sortiront des vaccins à ARN messager auto-réplicatif « mis à jour » qu’ils présenteront comme plus sûrs.

Cette escroquerie peut durer encore très longtemps.

Ce qu’ils visent c’est le contrôle total. Comment le savons-nous? Par leur volonté de censurer tout le monde à un niveau jamais atteint de mémoire récente. Ça a commencé avec Trump, qui comptait des dizaines de millions d’abonnés. Maintenant, après à peine plus d’un an, ils en sont à jouer à Wack-a-mole [NdT. ce jeu très intellectuel où on tape avec un marteau sur des taupes] avec des comptes Twitter qui n’ont que quelques centaines d’abonnés. Ça suffit pour comprendre tout ce qu’il y a à comprendre.

Alors faites-vous à l’idée et préparez-vous à l’affronter:

« On ne mène pas d’étude randomisée pour déterminer la gamme de températures auxquelles il faut cuire les bébés avant de les consommer. »

Ce n’est peut-être pas aussi manifeste, mais on ne mène pas d’étude randomisée pour déterminer la gamme de dosage « sûre » des nouvelles immunothérapies pour les cancéreux en phase terminale après qu’ils aient reçu de force les thérapies standard qui ont détruit leur système immunitaire.

L’interdiction du droit des cancéreux en phase terminale de recevoir des thérapies expérimentales est en place depuis la fin des années 1960 aux Etats-Unis et environ 600.000 cancéreux en phase terminale meurent chaque année rien qu’aux Etats-Unis.

Le peuple tolère son statut d’esclave de l’Etat depuis de nombreuses décennies.

On entend beaucoup de gens clamer sur un ton moralisateur: « Nos ancètres sont morts pour que vous ayez le droit de voter! »

Ce qui signifie en réalité « Nos ancètres ont voté pour que vous ayez le droit de mourir! »

Voilà le monde à l’envers que ces malades ont créé. Interdiction d’interventions médicales utiles, et obligation d’interventions inutiles et non désirées.

J’espère que nous déciderons tous que ça vaut la peine de continuer à vivre, comme Kaylee. Mais je n’ai pas particulièrement peur de mourir. C’est la façon dont je continue à « vivre » ou à me battre qui m’importe le plus.


Texte original

Our Ancestors Voted for Your Right to Die

Some Thoughts About the Near- to Medium-Term Future

Monica Hughes, PhD

Apr 24

Sometimes there’s just an overwhelming tsunami of good writing on Substack, and my own gets delayed as I enjoy reading and responding to it all. This has been one of those weeks. My ADD doesn’t help.

I discovered Byram Bridle’s interviews about the covid vaccines sometime in early 2021, well before his bio-distribution interviews in May 2021. That’s when he started to attract extremely negative attention from his detractors.

His recent article tackles the biodistribution of the LNPs as a particular reason why the vaccines should be stopped. There are many other reasons they should be stopped, too, but this particular LNP angle is quite a good and comprehensive take on the issue.

A Moratorium on mRNA ‘Vaccines’ is Needed

I have a tremendous amount of respect for Bridle. Here’s a comment that I left on his article:

To segue into a broader observation, I think many non-political scientists — by that I mean people who have admitted to being rather un-political before the covid pandemic, and are deep experts in their field and the source of much valuable, specialized information — are going through a sort of grief process in which they thought they were living in a particular world, but it turns out they are living in quite another.

Even more broadly than scientists, I think this is resulting in a rotation between the various phases of the Kubler-Ross model of grief among many. The bargaining/anger/denial/depression/acceptance modes are not a linear continuum of progression, either.

I’ve been in the acceptance phase for most of the past 8 years but I briefly come in and out of others. When you lose your house, your career, your family, and your country (in my case, I lost some of those twice) it frees your mind up to consider some less pleasant possibilities about the nature of the world, because you’ve already tested the limits of what you can endure more than most, and you know you’re likely to survive the physical and emotional blows again.

I did think that in “escaping” to New Zealand in 2015, I would be safer from the predations of the state in a less corrupt culture with more transparent governance.

I was wrong.

Despite the medical tyranny I’d been through in the US, it just didn’t really occur to me that a global pharmaceutical cult would try to take over the entire globe.

Silly me.

Unlike many scientists, I resisted specialization after the PhD in 2008. Politically, I’ve also been on the libertarian side of things for 20 years, and an anarchist for six of those.

I was pretty radical before 2016, but when I saw a mob of people at a Gary Johnson rally in 2016 shout, over and over again, “I BELIEVE THAT WE CAN WIN!!!” I slapped my laptop shut and decided I was done with politics. If politics could turn a bunch of lukewarm libertarian-lite Johnson supporters into a crazed mob, then I wanted nothing to do with politics.

I vowed never to vote again.

In combination with all of the above, as a childless widow now past childbearing age who abandoned academia for the private sector, this honestly makes me just plain weird in comparison to most people.

I’m fond of the motivating principles of the Hashashin: assassinate the king, and keep on assassinating each new king, until the only person willing to wear the crown is the village idiot. I enjoy attacking most peoples’ sacred cows, including the CONstitution, religion, the state, the latest fad diet (whether it’s veganism or carnism), etc. This isn’t because I’m inherently nihilistic. It’s because I’ve already deliberately exposed myself to every possible fruitcake idea over the past 30-35 years, and most of it bores me to tears.

It’s not that I’ve got nothing left to learn. I’m sure that I do, but I’m at the stage in life where I’m ready to blow my remaining wad of cash on a Toyota MR2, spend the summer driving the hell out of it, and when the inflation and the depression and the Russians and the oil crisis and the punks running wild in the streets become too much, I can decide whether I’m really up for subsisting on the rice and the beans I bought *last* summer, and the garden produce I’ll enjoy tending *this* summer, all as I contemplate whether I’m willing to shoot the bunnies in the yard who are snacking on it.

Or, whether it would be easier to just drive the mid-engine runabout across the country from east to west coast, and then off the nearest cliff, the last of my luxurious chocolate and wine in hand, screaming, Thelma and Louise-style, “WOO HOO! What a ride!”

Yeah. I’m not really Howard Beale but sometimes it’s interesting to observe how history repeats, and how perhaps those of us who are agitating against the control grid are also perhaps being cynically used by the Diana Christensen’s of the world.

Are we playing into their hand?

My message to everyone, for what it’s worth, is to guard yourself against disappointment. There’s never going to be any accountability, any “Nuremberg Two”, any “lampposts through and through”, or any of the rest of it. Nuremberg One didn’t work. The Nazis were brought into the US government under Operation Paperclip, and have been running the world for the last 70 years.

I believe the best possible scenario is that the people will simply take their power back at the financial level, just as information was taken back in the internet revolution 20 years ago. Maybe Bitcoin is a spook creation. I suspect it might be, actually. Does it matter? The internet was a military one.

It will take time, and then civilization will begin a new cycle where the psychopaths who want to game the new system will spend the next 50 years figuring out how to do it. Fourth Turnings and all that.

If this can happen, humans might actually be more free than at any previous time since the paleolithic.

And while I am an anarchist, I will, for the time being, not engage in what is only likely to be a new type of collectivist daydreaming, because I know that at the end of the day, modern humans aren’t going to get over their love affair with being pushed around and told what to do. There aren’t that many of us who actually yearn to be truly free.

I have no idea how long this will take or what the fallout is going to be. I also don’t know whether it’s certain. Will we lose nation states altogether? I have no idea. How many people will die? Also no idea.

For the slow kids in the back, this isn’t just about masks and injection mandates. Next they will deliberately create crises like food and energy shortages. If that doesn’t work, they’ll try to take all your money.

But for damned sure they are not going to ever admit that the safe and effective conjabs are killing people. Come on! The CDC is running ridiculous ads now on how to “Stop the Clot.”

Not even Trump is backing down from the beautiful vaccines, the amazing vaccines that were faster and better than any other vaccines in history, believe me:

At best, they’ll reformulate the vaccines and attempt to “sell” people on those. If the “next pandemic” that good ole Billy Boy is always talking about is H5N1, then many people will indeed line up for them:

They’re gunning for total control. How do we know? Because they are trying to censor the hell out of everyone to an extent that has never been done before in recent memory. It started with Trump who had tens of millions of followers. Now in just over a year, they’re down to playing whack a mole with Twitter accounts that only have a few hundred followers. This really tells you everything you need to know.

So just come to terms with it and get ready for it:

That’s the upside-down world these sickos have created. Denial of useful medical interventions, and forcing of useless, unwanted ones.

I hope we will all decide that life is worth continuing to pursue, just like Kaylee. But I’m not particularly afraid to die. It’s how I continue to “live” or kick the can that I care more about.

Rupert Darwall évoque les sombres origines de l’environnementalisme.

En plus d’être auteur de deux bouquins, The Age of Global Warming: A History (2013) et Green Tyranny: Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex (2017) dont il est question ici, Rupert Darwall est consultant en stratégie pour diverses organisations et analyste politique. Il a écrit de nombreux articles pour des journaux comme The Spectator, le Wall Street Journal, National Review, le Daily Telegraph, le New York Post, Prospect, et Financial Times. Il fait partie de la CO² Coalition, dont l’objectif est d' »éduquer les leaders d’opinion, les décideurs et le public sur l’importante contribution du dioxyde de carbone et des combustibles fossiles à nos vies et à l’économie. »

Son point de vue est un peu biaisé lorsqu’il s’agit de défendre le modèle du tout-pétrole: je doute que le fracking soit plus qu’un dernier recours ou qu’il soit écologiquement anodin. Je publierai à ce sujet l’analyse très différente de Elliott Freed sur le sujet du pétrole et de l’énergie [Addendum 24/04: la peste soit de mon incroyable distraction, je l’ai déjà publié]. Je publie ici Rupert Darwall pour son historique du mouvement « vert » ou, comme il le désigne, du complexe industriel du climat. Je n’ai pas lu le bouquin mais il ne mentionne pas dans l’interview la motivation première de l’Allemagne, d’ordre plus pratique qu’idéologique, puisqu’ils ne disposent évidemment d’aucune ressource pétrolière nationale et que leur agriculture et leur élevage sont largement insuffisants pour leur permettre l’autonomie – excellente raison pour vouloir annexer la France.

Voici une interview, qui date de début 2018, avant qu’on ne parle (plus que) du Forum Economique Mondial, du Grand Reset et du Green New Deal – et avant la présente redistribution des cartes sous formes de « sanctions économiques ». Il y fait le lien entre la célèbre doctrine eugéniste et l’environnementalisme ainsi qu’un bref historique de ses incarnations politiques ultérieures.

On comprendra en (re)lisant cet article sur le greenwashing que si leurs successeurs actuels s’inscrivent également dans la tradition eugéniste, il est aussi judicieux de leur confier la préservation de la Nature que de confier ses enfants à Michel Fourniret ou pire, la France à Emmanuel Macron – qui veut, notez au passage, un premier ministre « écologique ».

On fera aussi et surtout un lien utile entre le suicide énergétique occidental voulu par ses élites et leur vieille ambition malthusienne de dépopulation – en bon français, de génocide.

Source.


Traduction

Rupert Darwall évoque les origines inquiétantes de l’environnementalisme

RENCONTRES PRIVÉES: ÉPISODE II

Par Ben Weingarten | 31 janvier 2018

Rupert Darwall présente son nouveau livre, Green Tyranny : Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex [La tyrannie verte : les racines totalitaires du complexe industriel du climat dénoncées], à Ben Weingarten. Vous pouvez regarder leur interview ci-dessous et lire la transcription complète de leur discussion, légèrement modifiée pour plus de clarté.

Ben Weingarten: Rupert, dans Green Tyranny, vous écrivez « Pratiquement tous les thèmes du mouvement environnemental moderne sont préfigurés » dans le soutien des nazis à l’énergie éolienne dans les années 1930. Expliquez-nous cela.

Rupert Darwall: Si on examine les actions des nazis dans les années 1930 et leur politique environnementale, on constate que pratiquement tous les thèmes que l’on retrouve dans le mouvement environnemental moderne sont ceux des nazis. Il se trouve que, historiquement, les nazis ont été le premier parti politique au monde à avoir un programme d’énergie éolienne. Il se trouve également qu’ils étaient contre la consommation de viande [NdT. à propos] et qu’ils considéraient comme un énorme gaspillage le fait que tant de céréales servaient à nourrir le bétail plutôt qu’à faire du pain. Il se trouve aussi qu’ils avaient l’équivalent de règles d’économie de carburant parce que leur essence était la plus chère d’Europe et que très peu de gens conduisaient des voitures… Le fait le plus remarquable que j’ai trouvé est cette citation d’Adolf Hitler, qui a dit un jour à un assistant: « La politique ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est de changer le mode de vie des gens. » Ça pourrait être… C’est extraordinairement contemporain. Ça résume le mouvement environnemental moderne. Il s’agit de changer le mode de vie des gens.

Ben Weingarten: Le sous-titre de votre livre est « Les racines totalitaires du complexe industriel du climat dénoncées ». Vous parlez des pratiques nazies axées sur l’environnementalisme, et vous étudiez comment les socialistes se sont mêlés au fil du temps à ces anciens nazis. Expliquez-nous le lien entre le nazisme et le communisme, et le parcours depuis cette union [initiale] jusqu’au mouvement climatique actuel.

Rupert Darwall: Ce lien est profondément ancré dans l’histoire de l’Allemagne, dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre, parce que au cours des 30 premières années après 1945, l’Allemagne… l’Allemagne de l’Ouest, en fait, était un modèle de démocratie occidentale. Je cite dans le livre un écrivain de gauche qui se plaint que le SPD (Parti Social Démocrate d’Allemagne), le parti de gauche, l’équivalent des Démocrates, a délaissé la lutte des classes pour adopter le mode de vie américain. L’Allemagne est devenue  » une Amérique intégrée à l’Europe « . Cela s’est mis à changer dans les années 1970. Dans aucun autre pays d’Europe occidentale ni en Amérique, on n’a vu un tel afflux de radicaux d’extrême gauche – la Nouvelle Gauche, l’Ecole de Francfort – accéder au pouvoir dans les années 1980 et 1990. Ce qui est très significatif, c’est la façon dont la Nouvelle Gauche, ces radicaux extrémistes, ont embrassé les prises de position environnementales des nazis.

Ben Weingarten: Expliquez-nous la logique tordue et perverse qui mène de l’anticapitalisme à l’environnementalisme. Où ces points de vue se croisent-ils?

Rupert Darwall : Ben, vous avez mis le doigt dessus… l’anticapitalisme est le trait d’union, de même que l’anti-liberté individuelle. Et que l’on désigne ces idéologies comme étant d’extrême gauche ou d’extrême droite, ce sont ces éléments qui les unissent. Pour l’extrême droite, les catégories de base sont liées à la biologie et à la race. Pour l’extrême gauche, c’était autrefois les classes sociales. Mais l’extrême gauche a abandonné la classe ouvrière, lorsque celle-ci ne s’est pas révoltée comme Marx et Engels l’avaient prédit. Elle a en fait abandonné la rationalité et la classe ouvrière, et a déclaré : « La classe ouvrière a été ensorcelée par le consumérisme », etc. [NdT. voir mon petit article sur Reiser – j’insiste] Elle a ensuite adhéré à la politique irrationnelle que pratiquait l’extrême droite. Ce fut donc l’une des façons dont l’extrême-gauche se tourna vers… les attitudes antirationnelles et nihilistes des nazis.

Ben Weingarten: C’est fascinant. Dans votre livre, vous passez en revue diverses idéologies et vous montrez qu’elles construisent une coalition autour de plusieurs facteurs, l’anticapitalisme en tant que tel… et aussi l’environnementalisme et le mouvement anti-guerre. Et pourtant, lorsqu’il est question de changement climatique, il s’agit théoriquement de science, et non d’idéologie politique. N’est-ce pas là par définition un point critique?

Rupert Darwall: Ce qu’il faut comprendre et ce que j’ai appris, en fait, en écrivant ce livre, c’est qu’il faut regarder les actes plutôt que les paroles. Face au changement climatique, nous sommes censés recourir à l’énergie éolienne et solaire. Mais lorsqu’on donne le choix aux Allemands entre la réduction des émissions de carbone et l’abandon de l’énergie nucléaire, ils choisissent d’abandonner l’énergie nucléaire. De tous les pays d’Europe occidentale, l’Allemagne est traditionnellement la plus hostile à l’énergie nucléaire. Le mouvement pacifiste des années 1970 est en fait né d’une manifestation anti-nucléaire – le nucléaire civil. Et il s’est très vite mué en mouvement – lorsque Reagan [a été élu] et [a encouragé] le développement des armements et ainsi de suite, les Pershing et les missiles de croisière – il est passé de l’anti-nucléaire civil à l’anti-développement des armements occidentaux en réponse aux [missiles] SS-20 soviétiques. Tous ces éléments se rejoignent donc. Mais comme je le dis dans mon livre, le réchauffement climatique sert de prétexte à un programme environnemental radical. Leur objectif premier n’est pas là… Il faut le chercher ailleurs.

Ben Weingarten: Vous écrivez, et c’est très pertinent, « Le passage au vert de l’Europe a été le prix payé par l’Occident pour avoir remporté la guerre froide. » Serait-il juste de dire que le mouvement écologiste d’aujourd’hui est en fait une nouvelle phase de la guerre froide?

Rupert Darwall: L’Allemagne de l’Ouest était la cheville ouvrière de l’Alliance Atlantique en Europe. Le Kremlin a décidé d’installer ces SS-20 et a menacé de couper l’Alliance Atlantique en deux, car ces missiles étaient en mesure de frapper l’Europe mais pas les États-Unis. Il y avait donc une grande asymétrie. Et c’est Helmut Schmidt, le leader ouest-allemand du SPD, qui a été le premier à s’en inquiéter en déclarant que cela menaçait l’avenir de l’Alliance Atlantique, [et] que l’OTAN devait se rééquilibrer. Un dirigeant allemand a donc déclaré que nous devions installer des missiles nucléaires à moyenne portée en Allemagne de l’Ouest. Cela a provoqué une énorme réaction négative en Allemagne de l’Ouest, que l’extrême gauche et l’Union Soviétique ont exploitée. Cela a vraiment complètement déstabilisé la politique allemande. Cela l’a fait basculer à gauche. Le SPD ne s’en est jamais remis. Cela a conduit à la montée des Verts, et les Verts, fondés en 1980, sont très rapidement devenus un mouvement pacifiste. Et un grand nombre de personnes dans le mouvement pacifiste étaient aussi des Verts. Tous ces courants se sont donc regroupés.

Ce qui est intéressant, c’est que la guerre froide fut gagnée à la fin des années 80. Qui en est sorti vainqueur? Ce sont les Verts. On connaît la phrase célèbre… « la longue marche à travers les institutions » [NdT. slogan inventé par le militant étudiant communiste Rudi Dutschke vers 1967 pour décrire sa stratégie pour établir les conditions de la révolution]. C’est ce qu’ils ont fait, et ils ont abouti en 1998, à la première coalition  » rouge-vert  » à Berlin. Ils ont pris le contrôle de toutes les institutions, puis ils ont pris le contrôle du gouvernement fédéral grâce à la coalition rouge-vert.

Ben Weingarten: L’influence allemande est essentielle dans votre livre, mais vous soulignez également l’influence de la Suède. On ne pense pas traditionnellement à la Suède comme à une puissance dominante, pourtant vous soulignez qu’elle est critique en matière d’environnementalisme, et vous vous concentrez également sur la personne et l’impact, en particulier, d’Olof Palme. Expliquez-nous en quoi consiste le « soft power » de la Suède en matière d’environnement.

Rupert Darwall: Oui, lorsqu’il s’agit d’exposer les racines totalitaires de ceci [le « complexe industriel climatique »], celles des allemands, des nazis, si vous voulez, sont évidentes. Qu’en est-il de la Suède? La Suède est-elle totalitaire? En fait, la Suède connaît une forme de totalitarisme mou. Ils ont eu un gouvernement social-démocrate. Ça a été le plus long gouvernement à parti unique, qui a duré des années 1920 aux années 1970, donc [il a eu] un impact extraordinaire, extraordinaire sur la Suède. C’est ce parti qui a créé la Suède moderne. Les sociaux-démocrates suédois peuvent revendiquer une descendance en ligne directe de Marx et Engels. Et ils croient en l’ingénierie sociale. Ils ont pratiqué l’ingénierie sociale dans la Suède moderne, et ils ont utilisé des outils de contrôle social pour changer la façon dont les gens pensent, pour changer la façon dont les gens se comportent. Il y a une citation dans le livre d’Olof Palme qui disait alors qu’il était ministre de l’éducation : « Nous n’enseignons pas aux gens l’individualité, nous leur apprenons à être membres d’un groupe. » Et un fonctionnaire de l’éducation a déclaré: « Nous croyons en la liberté de renoncer à la liberté. » Ce n’est pas comme les régimes de l’ancien bloc de l’Est, c’est un régime très… Je pense qu’on l’appelle à juste titre un régime totalitaire mou.

Vous [mentionnez] l’impact de la Suède sur la politique environnementale… [il est] largement sous-estimé. Ce pays de 12 millions d’habitants a donné le coup d’envoi du [mouvement] environnemental moderne, au niveau mondial – ce n’est pas Rachel Carson ni la Journée de la Terre, c’est la Suède qui a lancé la politique de l’environnement à l’échelle mondiale. Elle a convoqué la première conférence des Nations Unies sur l’Environnement en 1972 à Stockholm, celle qui a inauguré la série de conférences des Nations Unies sur le climat, en passant par Rio, Kyoto, Paris, etc. Ils ont également introduit la thématique des pluies acides à l’échelle mondiale. Ils ont lancé la guerre contre le charbon… Dans un premier temps, par rapport aux pluies acides, ils souhaitaient mettre en place un vaste programme d’énergie nucléaire, et ils ont cherché à diaboliser le charbon. Sans énergie nucléaire, il faut du charbon, or le charbon est sale et détruit les forêts et les lacs. Et d’ailleurs, il provoque le changement climatique. La Suède a été le premier pays à parler du changement climatique. Olof Palme parlait déjà de changement climatique en 1974, en novembre 1974. A l’époque, Al Gore était encore étudiant en droit. Sur le sujet du changement climatique, ils ont donc devancé tout le monde.

Ben Weingarten: Vous qualifiez le mouvement des pluies acides de répétition générale du mouvement actuel de réchauffement global et de changement climatique. Quelles sont les implications de cette histoire de pluies acides?

Rupert Darwall: L’histoire des pluies acides est méconnue et elle mérite d’être racontée. Il s’agit d’un véritable scandale scientifique. Ses parallèles avec le réchauffement climatique sont très intéressants. Les pluies acides et le réchauffement climatique ont tous deux été exploités par les Suédois dans le cadre de la guerre contre le charbon. Les deux ont majoritairement impliqué les mêmes personnes. Le premier président du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] était suédois, c’était un proche d’Olof Palme et c’est lui qui a rédigé le premier rapport gouvernemental sur les pluies acides. Les académies scientifiques nationales d’Amérique du Nord et d’Europe occidentale ont unanimement déclaré:  » Les données scientifiques sur les pluies acides sont plus certaines que celles sur le changement climatique « . Il est intéressant de noter que cette affirmation était erronée… Les sols, les forêts, les lacs et les cours d’eau n’étaient pas acidifiés par des pluies acides causées par les émissions des centrales électriques, elles ont été causées par les changements dans la gestion des terres. Si on prend l’exemple des Adirondacks, on voit à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle l’industrie du bois faire son apparition. On a abattu beaucoup d’arbres. On a brûlé les souches. Cela a modifié le sol, qui était auparavant très acide et qui acidifiait les lacs. Ça les a modifiés. Ça a réduit leur acidité. On trouvait à l’époque du poisson sauvage, du saumon. Lorsque le [Président William] McKinley a été assassiné, Theodore Roosevelt passait ses vacances à y pêcher. On y attrapait du poisson.

Puis les écologistes sont intervenus pour dire:  » Il faut laisser ces arbres.  » Le sol s’est ré-acidifié. La réalité scientifique était que l’acidification était causée par la formation des sols et les changements dans les modes de gestion des terres. Le plus intéressant, le vrai scandale, c’est que l’EPA [Agence de Protection de l’Environnement américaine] savait que ces données scientifiques étaient fausses et supprimait ces données au moment où les Clean Air Act Amendments [NdT. lois contre les pluies acides] étaient adoptés. Ils ont ensuite, ce qui est une honte, dénigré le principal scientifique qui avait formulé cette critique. Ils l’ont accusé de ne pas être un véritable scientifique. Ils ont fait machine arrière quand il a menacé de les attaquer en diffamation et de les traîner en justice. Ils lui ont envoyé des excuses par FedEx. Ils ont ensuite continué à mentir en disant: « En fait, ce n’est pas parce qu’il aurait pu se tromper sur le plan scientifique, mais parce que nous n’étions pas d’accord avec ses conclusions, c’est ça qui lui a déplu. » En privé, ils étaient en fait d’accord avec ses conclusions et pourtant, à ce jour, sur le site web de l’EPA, ils soutiennent que ce sont les pluies acides qui provoquent l’acidification des lacs.

Ben Weingarten: Le changement climatique est-il une fraude?

Rupert Darwall: Je n’utiliserais pas le mot fraude. Ma critique est de deux ordres. Tout d’abord, il a été politisé dès le départ, comme le montre très clairement le livre. Le réchauffement climatique a été instrumentalisé – il a en quelque sorte été créé. Ses fondements scientifiques ont été dégagés pour des raisons politiques. Ensuite, il y a la manière dont la science est présentée. Elle est présentée de manière systématiquement biaisée. Les incertitudes, les hypothèses et les professions de foi ne font l’objet d’aucune critique. Il en résulte une vision très unilatérale de la science, ce qui est une piètre version de la science. Le manque d’ouverture à la critique, le fait que les personnes qui remettent les choses en question, les prévisions et ainsi de suite, soient délégitimées et qu’on leur dise qu’elles sont des négationnistes du climat est fondamentalement anti-scientifique. Je n’utiliserais donc pas le mot « fraude ». Ma première critique serait qu’il a toujours été politique. Il a été développé dans un but politique. Ma deuxième critique concerne la façon dont la science est présentée. Dans les chapitres consacrés à la création du GIEC [Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Changement Climatique], il est très clair que [pour obtenir] les politiques visées, [les politiciens favorables au changement climatique] devaient prouver qu’il y aurait une catastrophe, ce qu’ils nomment une « transformation », une sorte de transformation écologique, pour justifier la réduction des émissions. Ils ont donc procédé à une rétro-ingénierie qui remonte de cette conclusion jusqu’à la théorie scientifique, et ainsi de suite.

Ben Weingarten: La théorie du changement climatique, telle qu’elle est communément admise, ressemble à ceci: le climat est en train de changer. En tant qu’êtres humains, nous contribuons à ce changement, qui pourrait se traduire par une hausse des températures. Et nous devons restreindre notre activité afin de contrer tous ces effets potentiellement catastrophiques », ce qui aboutit au final à une redistribution massive des richesses du Premier Monde vers le reste du monde. Comment cette opinion a-t-elle pu s’imposer aux élites du monde universitaire, à la culture populaire et aux médias? L’attribuez-vous aux actions du « complexe industriel du climat », comme vous l’appelez?

Rupert Darwall : Quand on parle du complexe industriel du climat… tout d’abord, on parle de fondations américaines multimilliardaires. On parle des différents fonds Rockefeller, de Pew, de MacArthur. De toutes ces fondations gigantesques qui financent ce genre de choses depuis l’époque où la fondation Rockefeller a financé l’Ecole de Francfort. Lorsque l’Ecole de Francfort, ces universitaires post-marxistes d’extrême-gauche allemands, ont fui l’Allemagne nazie, ils sont venus en Amérique. Leur séjour dans ce pays a été en partie financé par ces fondations. Leur retour a été financé par l’une des fondations Rockefeller. Ils sont impliqués dans ce jeu depuis très longtemps, et à cela s’ajoutent tous les climatologues et les milliards de dollars de financement de la recherche sur le climat. [Les climatologues] dépendent de cet afflux. Ils doivent poursuivre dans cette voie s’ils veulent continuer à recevoir des subventions. Et ensuite, il y a les [mouvements] éoliens et solaires. Et ce ne sont pas des milliards, mais des centaines de milliards [de dollars qui soutiennent les organisations concernées]. C’est colossal.

Et en première ligne, il y a ce que j’appelle les « troupes de choc » du complexe industriel du climat: les ONG. Il [ne] s’agit [pas seulement] des gens du World Resources Institute – qui incarne le côté intellectuel le plus respectable – il y a aussi les gens de terrain, comme Greenpeace et Friends of the Earth, les Bill McKibben de ce monde. Là encore, quand on voit d’où vient leur argent, c’est en grande partie de ces grandes fondations, celles de la côte ouest. Il vient aussi des milliardaires de la Silicon Valley. On a donc affaire à quelque chose de très grand, de très puissant et d’extrêmement bien financé.

Ben Weingarten: Ce complexe industriel du climat a fait adopter des politiques d’énergie verte dans toute l’Europe. Quel en a été l’impact?

Rupert Darwall: L’impact concret a été une énorme augmentation des coûts de l’énergie. Il y a un graphique dans [le livre] que j’appelle le « bâton de hockey des énergies renouvelables » [NdT. la croissance en bâton de hockey est une croissance soudaine et extrêmement rapide après une longue période de croissance linéaire] parce qu’il montre qu’à partir d’un certain niveau, les coûts énergétiques ne cessent d’augmenter. Ainsi, les Allemands et les Danois paient le kilowatt/heure environ 30 centimes d’euro, qui correspondent plus ou moins aux centimes américains. Alors qu’aux États-Unis, le prix est de 10 à 12 cents américains par kilowatt/heure. Lorsque le ministre allemand de l’énergie verte a déclaré que les fournisseurs d’énergie allaient passer à l’énergie éolienne et solaire, il a ajouté que cela ne coûterait pas plus que l’équivalent d’une boule de glace sur la facture mensuelle d’électricité. Cette boule de glace coûtera 1 trillion d’euros jusqu’en 2030. C’est la boule de glace la plus chère de l’Histoire.

Ben Weingarten: Une autre boule de glace très coûteuse nous vient de l’Accord de Paris sur le Climat. Vous écrivez que le débat autour de cet accord est un « combat pour l’âme de l’Amérique ». Expliquez-nous ce que vous entendez par là.

Rupert Darwall: Oui. Il y a deux raisons à cela. La première raison est que pour faire aboutir l’accord de Paris et le mettre en œuvre, Barack Obama a dû fondamentalement subvertir l’esprit de la Constitution des États-Unis. L’Accord de Paris est un traité qui n’a pas été soumis au Sénat, il a été ostensiblement conçu de manière à ce qu’il n’ait pas besoin d’être soumis au Sénat. Dans le même ordre d’idées, le Clean Power Plan a été élaboré par l’EPA. Il n’a été soumis à aucune des deux chambres du Congrès. Alors que lorsqu’il s’agissait des pluies acides, les Amendements à la Loi sur la Pureté de l’Air sont passés par les deux chambres du Congrès. Une question comme celle des pluies acides a donc été traitée correctement, par voie législative, alors qu’avec le dioxyde de carbone et le réchauffement climatique – qui est un problème économique beaucoup plus important – le Congrès a été ignoré. Voilà la première raison.

La deuxième raison est liée au comportement du complexe industriel du climat et à la stratégie qu’il emploie pour gagner la bataille, qui consiste à fermer le débat, à délégitimer la dissidence et à réduire les gens au silence. L’avant-dernier chapitre du livre s’intitule « La spirale du silence ». Il s’agit de la notion qui dit que lorsque les gens n’entendent pas d’arguments s’exprimer sur la place publique, ils cessent de les formuler eux-mêmes. Ils cessent même de savoir ce qu’ils croient… Donc il est possible de supprimer le débat, de supprimer les arguments, non pas en présentant un argument, mais en s’assurant simplement qu’il n’y en a aucun. Et je pense que… en fin de compte, la Constitution des États-Unis s’articule autour du Premier Amendement, le droit à la liberté d’expression, mais c’est là un principe formel. La vraie question est l’essence même de la capacité à s’exprimer librement, et c’est ce qui est en danger.

Selon ma perception, il existe une autre dimension, c’est de tenter de rendre l’Amérique plus semblable à l’Europe. L’Europe est un continent de lassitude. C’est un continent en déclin. C’est un continent où on pense que l’énergie doit être rationnée, que les choses doivent être préservées. L’Amérique, c’est le dynamisme, c’est un avenir meilleur, et cet avenir meilleur – il n’y a rien qui illustre mieux cet avenir meilleur que la révolution du fracking. C’est ce qui s’est produit de plus extraordinaire dans le domaine de l’énergie depuis des décennies, car on nous disait que le pétrole s’épuisait, que nous avions atteint le « pic pétrolier », que la production allait diminuer. Ce pétrole a toujours été là, mais jusqu’à l’arrivée de la fracturation horizontale, il ne pouvait pas être commercialisé. Et regardez ce qui s’est passé, ça a transformé… Il y a une abondance d’énergie. Et l’Amérique dans ce qu’elle a de meilleur est un pays d’abondance. Et les écologistes nous disent: « Non, vous n’avez pas le droit. Vous devez le laisser dans le sol. Vous devez être pauvres. Vos lendemains seront moins riches que votre présent. » Pour moi, c’est fondamentalement anti-américain.

Ben Weingarten: Dans la même veine, il y a la croyance et la tradition américaines profondément ancrées dans le capitalisme de libre marché, en tant que facteur essentiel de l’exploitation de ressources limitées et de la création d’abondance à partir de celles-ci. Il y a une citation dans votre livre que j’aimerais que vous développiez et qui a trait à ce point. Vous écrivez: « Le changement climatique est une éthique pour les riches: Il légitime les grandes accumulations de richesses. En s’engageant à le combattre, les chefs d’entreprise et les milliardaires respectueux du climat ne sont pas considérés comme faisant partie du dixième des 1% les plus riches. Cela signifie un changement profond dans la nature et la moralité du capitalisme. » Pouvez-vous nous donner plus de détails à ce sujet?

Rupert Darwall: Oui. Pour reprendre le dernier point, Adam Smith a dit que ce n’est pas par charité que le boulanger […] produit du pain, c’est en raison de son intérêt personnel – que dans une société de marché capitaliste, les gens font des choses les uns pour les autres, non pas en vertu de bons sentiments, mais parce qu’il est dans leur intérêt de le faire. Lorsque on entend des capitalistes dire: « Je vais faire quelque chose, même si cela me coûte », cela nous interroge. Pourquoi les milliardaires de la Silicon Valley soutiennent-ils l’énergie verte alors que nous savons que cette énergie coûte cher? Ils sont fabuleusement riches, non? Ils sont incroyablement riches et ils sont incroyablement puissants. Comment défendre cette richesse contre les prédateurs? Il suffit de dire, « Nous sommes là pour sauver la planète. Nous combattons ces méchants capitalistes qui détruisent la planète, qui rendent votre air et celui de vos petits-enfants irrespirable… Nous combattons ces gens. Nous sommes du côté du bien et du sauvetage de la planète. » Je pense que leur motivation est en grande partie liée à la préservation de leur richesse et du pouvoir qu’ils ont acquis.

Ben Weingarten: Face à la situation politique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, où il y a un ethos dominant, encore une fois, parmi les élites et les universitaires, dans le gouvernement et la culture, sur le changement climatique, où ils perpétuent et propagent cette perspective en permanence, quels sont les talons d’Achille qui peuvent être exploités pour rivaliser dans cette bataille d’idées?

Rupert Darwall: Le coût le plus élevé pour les partis de gauche, c’est que les partis de gauche étaient censés être les défenseurs des travailleurs. Ils étaient censés dire, « Les intérêts de la classe ouvrière… Nous représentons les intérêts des travailleurs. Ce sont là les intérêts que nous allons défendre. » En fait, ils se sont vendus aux milliardaires verts. Les milliardaires verts ont acheté le Parti Démocrate. Il existe une grande divergence entre ceux qui ont l’argent, les dirigeants, les politiciens, les élites et la base des démocrates. Et c’est là que se situe notre principale opportunité. C’est la principale opportunité au niveau politique. L’opportunité du point de vue économique est simplement que tout ça coûte très cher. Les énergies renouvelables sont incroyablement chères. Les gens veulent-ils payer plus cher leur électricité ou moins cher? C’est clair, ils veulent payer moins.

Tout parti politique… digne de ce nom peut s’attaquer à cela. La gauche est là, assise, en attendant d’être totalement détruite parce qu’elle s’est vendue aux écologistes, qui n’ont nullement à cœur les intérêts des travailleurs. Qui en fait méprisent les travailleurs. Ils méprisent leur goût, ils méprisent leur désir d’une vie meilleure, ils méprisent leur désir de consommation.

BEN WEINGARTEN est Chargé de Recherche au London Center for Policy Research, Collaborateur Principal au Federalist et Fondateur et PDG de ChangeUp Media LLC, une société de conseil en médias et de production dédiée à la promotion des principes conservateurs. Vous pouvez trouver son travail sur benweingarten.com, et le suivre sur Facebook et Twitter.


Texte original

Rupert Darwall on the Alarming Roots of Environmentalism

CLOSE ENCOUNTERS: EPISODE II

By Ben Weingarten | January 31, 2018

Rupert Darwall discussed his new book, Green Tyranny: Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex, with our own Ben Weingarten. Watch their interview below along with a full transcript of their discussion, slightly modified for clarity.

Ben Weingarten: Rupert, in Green Tyranny you write “Virtually all the themes of the modern environmental movement are pre-figured” in the Nazi’s support of wind power in the 1930s. Explain this.

Rupert Darwall: If you look at what the Nazis were doing in the 1930s, in their environmental policies, virtually every theme you see in the modern environmental movement, the Nazis were doing. It happens to be historical fact that the Nazis were the first political party in the world to have a wind power program. It also happens to be a fact that they were against meat eating, and they considered…it…terribly wasteful that so much grain went to feed livestock rather than to make bread. It’s also the case that they had the equivalent of fuel economy rules because they had the most expensive gasoline in Europe and so they basically had very few people driving cars…I think actually the most extraordinary thing that I came across was this quote from Adolf Hitler where he told an aide once, “I’m not interested in politics. I’m interested in changing people’s lifestyles.” Well, that could be…That’s extraordinarily contemporary. That is what the modern environmental movement is all about. It’s about changing people’s lifestyles.

Ben Weingarten: And the subtitle of your book is “Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex.” You have Nazi practices that are focused on environmentalism, and you explore how the socialists have thrown in over time with those former Nazis. Explain the link between Nazism and Communism, and the trajectory from that [initial] union to today’s climate movement.

Rupert Darwall: It’s really embedded in German history, in post-war German history because in the first 30 years after 1945, Germany…West Germany, that is, was a model Western democracy. There’s a left wing writer I quote in the book who complains that the SPD (Social Democratic Party of Germany), the left of center party, the equivalent of the Democrats, gave up the class war and embraced the American way of life. And Germany was like “America embedded in Europe.” That began to change in the 1970s. There is no other country in Western Europe and America that had such an influx of far left radicals — the New Left, the Frankfurt school — rising to power through the 1980s and 1990s. And what is very significant is how the New Left, these extremist radicals, embraced the environmental positions of the Nazis.

Ben Weingarten: Explain the twisted and perverse logic that takes us from anti-capitalism to environmentalism. Where do those views intersect?

Rupert Darwall: Well Ben you absolutely put your finger on it…anti-capitalism is the uniting thing, and anti-freedom of the individual. And whether you care to call it extreme left or extreme right, those are the things that unite those ideologies. Now with…if you like, the extreme right, the basic categories are to do with biology and race. And with the extreme left, it used to be class. But what you had is the extreme left give up on the working class, when the working class didn’t revolt as Marx and Engels predicted. They essentially gave up on rationality, and they gave up on the working class, and they said, “The working class have been bewitched by consumerism,” and so forth. And so they therefore bought into the irrational politics of what had been, if you like, the far right. So that’s another kind of way that the far left twisted itself into…the anti-rational, the nihilistic positions of the Nazis.

Ben Weingarten: And it’s fascinating. In your book, you walk through various ideologies and show them building a coalition around several factors, anti-capitalism in and of itself…environmentalism and the anti-war movement as well. And yet when we talk about climate change, we’re theoretically talking about science, not political ideology. Isn’t that a critical point in and of itself?

Rupert Darwall: The thing to understand and the thing I learned, in fact, in writing this book, is you have to look at what people actually do rather than what they say. With climate change, we are meant to have wind and solar. But when Germans are given a choice…whether they want to cut carbon emissions, or whether they want to close down nuclear power, they choose to close down nuclear power. And of all the countries in Western Europe, Germany has had this tradition of being most hostile to nuclear power. The peace movement of the 1970s actually arose from…an anti-nuclear power — civil nuclear power — protest. And it very quickly morphed into anti – when Reagan [was elected] and [spurred] the arms build-up and so forth, the Pershing and the cruise missiles – it turned from anti-civil nuclear power to anti-the Western arms build-up in response to the Soviet SS-20s [missiles]. So all these things come together. But as I put it in the book, global warming is a pretext for a radical environmental agenda. It is not the primary cause that they’re seeking…You have to look for that elsewhere.

Ben Weingarten: And you write, and this is so pertinent, “The greening of Europe was the price the West paid for winning the Cold War.” Would it be fair to say that the environmentalist movement today is in effect another phase of the Cold War?

Rupert Darwall: West Germany was the linchpin of the Atlantic Alliance in Europe. The Kremlin decided to put in those SS-20s and it threatened to cut the Atlantic Alliance in two, because these missiles could hit Europe but they couldn’t hit the United States. So there was a big asymmetry. And it was Helmut Schmidt, the SPD West German leader, who first raised the concern about this when he said this threatens the future of the Atlantic Alliance, [and] NATO must rebalance. And so you had a German leader saying we need to put these medium range nuclear missiles into West Germany. Now that provoked a tremendous backlash in West Germany which the far left exploited, and which the Soviet Union exploited. And it led to…It really completely destabilized German politics. It took it to the left. The SPD have really never recovered from that. It led to the rise of The Greens, and The Greens, founded in 1980, very quickly became the peace movement. And a huge proportion of people in the peace movement were also greens. So all these strands came together.

Now the interesting thing is…the Cold War is won at the end of the 1980s. Who are the people who came out on top? It was people like The Greens. And there’s the famous phrase…about the “long march through the institutions.” That is what they did, and they ended up in 1998, with the first “red-green” coalition in Berlin. They took over all the institutions, and then they took over the federal government in the red-green coalition.

Ben Weingarten: Now the German influence is critical to your book, but you also emphasize the influence of Sweden. We…don’t traditionally think of Sweden as a dominant power, yet you emphasize that they are critical when it comes to environmentalism, and you also focus on the figure and impact, in particular, of Olof Palme. Walk us through Sweden’s “soft power” when it comes to the environment.

Rupert Darwall: Yeah, when we talk about exposing the totalitarian roots of this [the “climate industrial complex”], the German, the Nazi one, if you like, explains itself. What about Sweden? Is Sweden totalitarian? Well, it’s a form of soft totalitarianism [in Sweden]. They’ve had a social democratic government. It was the longest one-party rule from about the 1920s into the 1970s, so [it had an] extraordinary, extraordinary impact on Sweden. This is the party that created modern Sweden. The Swedish Social Democrats can claim direct lineal descent from Marx and Engels. And they believe in social engineering. They have socially engineered modern Sweden, and they used tools of social control to change the way people think, to change the way people behave. There’s a quote in the book from Olof Palme when he was education minister saying, “We don’t teach people individuality, we teach them to be members of a group.” And then there’s an education bureaucrat who says, “We believe in the freedom to give up freedom.” So this is…It’s not like the regimes of the former Eastern Bloc but it’s a very…It’s I think rightly called a soft totalitarian regime.

Now you…[mention] the impact of Sweden on environmental politics…[it is] enormously underestimated. This country of 12 million people, it kicked off the modern environmental [movement], at a global level — not Rachel Carson and Earth Day, but the global politics of the environment was started by Sweden. They called for the first UN Environment Conference in 1972 in Stockholm, which started the string of UN climate conferences going through Rio, Kyoto, Paris and so forth. They also put acid rain on the world. They launched the war on coal…First of all with acid rain, they wanted to have a huge nuclear power program, and they wanted to raise the specter of coals. If you don’t have nukes you have to have coal, and coal is dirty and it destroys the forests and lakes. And by the way, it causes climate change. And so, Sweden is the first country to talk about climate change. Olof Palme was talking about climate change in 1974, in November 1974. That’s when Al Gore was still at law school. This way predates anyone else on climate change.

Ben Weingarten: You characterize the acid rain movement as being the dry run in effect for today’s global warming and climate change movement. What are the implications of the history of acid rain?

Rupert Darwall: The acid rain history is not well known and it needs to be told. It is a genuine scientific scandal. There are very interesting parallels with global warming. Acid rain and global warming were both used by the Swedes for the war on coal. They both involved many of the same people. The first chair of the IPCC happened to…He was a Swede, he was close to Olof Palme and he wrote the first government report on acid rain. The national scientific academies in North America and in Western Europe all said, “The science of acid rain is more certain than any other form of…More certain than climate change.” And the interesting thing is it turned out to be wrong…Soils and forests and lakes and streams weren’t being acidified by acid rain caused by power station emissions, it was to do with changes in land use. So if you take the Adirondacks for example, what had happened there was that in the late 19th century, early 20th century, the lumber industry came along. It cut a lot of trees. It burned the stumps. And that changed the soil from being a very acidic soil where the lakes were acidified. It changed them. It reduced the acidity. So you had game fish, you had salmon. So when [President William] McKinley was assassinated, Theodore Roosevelt was actually on a fishing holiday up there. You could catch fish.

Then the conservationists came and said, “You gotta leave those trees.” The soil re-acidified. The actual science was about acidification being caused by soil creation and changes in land use. Now the truth of this became known just as the Clean Air Act Amendments were being passed by the Congress in the U.S. And what’s really interesting, here’s the real scandal, is the science was known to be untrue by the EPA, as these anti-acid rain laws were being passed and the EPA suppressed the science. They then, quite disgracefully, blackened the name of the leading scientist who developed this critique. They accused him of not being a proper scientist. They backed down when he threatened to libel them, said he’d take them to court. They FedExed an apology to him. They then further lied when they said, “Well actually, he might have got the science wrong, but we disagreed with his conclusions, that was wrong.” In private, they actually agreed with his conclusions and yet to this day you go to the EPA website and they say acid rain causes lakes to acidify.

Ben Weingarten: Is climate change a fraud?

Rupert Darwall: I wouldn’t use the word fraud. What my criticism is, is two-fold. First of all, it was politicized right from the word “go,” as is very clear from the book. Global warming was used — it was kind of created. The science of it was unearthed for political reasons. Secondly is the way that the science is being presented. And the science is being presented in a systematically biased way. There is not criticism of the uncertainties, of the assumptions, of leaps of faith involved. So one’s getting a very one-sided view of the science, and that is bad science. The lack of openness to criticism, the fact that people who question the things, the forecasts and so forth, are delegitimized and told that they’re climate deniers is fundamentally anti-scientific. So I wouldn’t use the word fraud. My criticisms would be, first of all, it has always been political. It has been developed with a political purpose. And secondly, is the way that the science is being presented. And in the chapters on the creation of the IPCC [Intergovernmental Panel on Climate Change], that is very clear, that they had to…[to achieve] the policies they wanted, [climate change-backing politicians] needed to show that there’ll be a catastrophe, what they call a “transformation,” some kind of ecological transformation, to justify emissions cuts. So they back-engineered from that conclusion to the science, and so forth.

Ben Weingarten: Now the theory of climate change as it’s popularly held, goes something like this: The climate is changing. We as human beings are contributing to this change, potentially with temperatures rising. And we have to curb that activity in order to counter all of these potentially catastrophic effects,” ultimately culminating in the mass redistribution of wealth from the First World to the rest of the world. How did that come to be the prevailing opinion held by the elites in academia, pop culture, and media? And do you attribute it to the efforts of the “climate industrial complex” as you term it?

Rupert Darwall: When we’re talking about the climate industrial complex…first of all you’re talking about multi-billion [dollar] American foundations. We’re talking about the various Rockefeller funds, you’re talking about Pew, MacArthur. These huge, huge foundations who’ve been funding some of this stuff really since, well, the Rockefeller Foundation’s been funding [since] the [influx of the] Frankfurt School. When the Frankfurt School, these far-leftist, post-Marxist academics from Germany fled Nazi Germany, they came to America. Part of their time here was financed by these foundations. Their return was financed by one of the Rockefeller Foundations. They’ve been in this game for a very long time, and in addition to which, you then have all the climate scientists and the billions of dollars of climate funding research. They depend on that stream. They’ve got to keep this going to keep the grants coming. And then you’ve got the wind and solar [movements]. And that’s not billions, that’s hundreds of billions [of dollars supporting the relevant organizations]. It’s enormous.

And then out in front of those, you’ve got what I call the “shock troops” of the climate industrial complex: The NGOs. [These include] [n]ot just the people at the World Resources Institute, if you like — they’re the more respectable kind of intellectual end of it — but you’ve got the people who go out there, like Greenpeace and Friends of the Earth, the Bill McKibbens of this world. And again, when you look where they get their money, it comes a lot from these large foundations, West Coast foundations. And it comes from Silicon Valley billionaires. So we are talking about something that is very large, very powerful and extremely well financed.

Ben Weingarten: This climate industrial complex has pushed green energy policies throughout Europe. What’s been the impact?

Rupert Darwall: The actual impact has been a huge increase in energy costs. And there’s a chart in [the book]…which I call…the “Renewable Hockey Stick” because it shows that once you go up above a certain level basically…energy costs just go up and up and up. So if you’re looking at the Germans and Danes, they’re paying around 30 euro cents, which is more or less the same as U.S. cents per kilowatt hour. Whereas in the U.S., you’re paying around 10 to 12 U.S. cents per kilowatt hour. When the German green energy minister said that they were going to have the energy vendor, the transition to wind and solar, he said it would cost no more than the equivalent of a scoop of ice cream on your monthly electricity bill. That scoop of ice cream has turned out to cost 1 trillion euros to the 2030s. It is the most expensive scoop of ice cream you’ll ever see.

Ben Weingarten: Another expensive scoop of ice cream comes in the form of the Paris climate accord. You write that the argument over the accord is a “fight for America’s soul.” Explain what you mean by that.

Rupert Darwall: Yeah. It is for two reasons. The first reason is that to get the Paris agreement done and to have it implemented required Barack Obama essentially to subvert the spirit of the United States Constitution. The Paris Agreement is a treaty which didn’t go to the senate, so it was constructed in a way so ostensibly it didn’t need to go to the senate. Similarly, the Clean Power Plan was constructed by the EPA. It didn’t touch either house of congress. Whereas when they were dealing with acid rain, the Clean Air Act Amendments, they passed through both houses of congress. So something like acid rain was dealt with properly, in a legislative way, whereas with carbon dioxide and global warming — which is economically a much much bigger deal — congress was ignored. That’s the first thing.

But the second thing is to do with the way the climate industrial complex behaves, and how they seek to win the argument, and that is to close down debate; it is to delegitimize dissent; it is to cull people into silence. And the penultimate chapter in the book is called, “The Spiral of Silence,” which is this notion that when people don’t hear arguments in the public square, they cease making those arguments themselves. They stop even knowing what they believe…So you can suppress debate, you can suppress the arguments, not by having an argument but just making sure you don’t have an argument. And I think that…ultimately the United States Constitution depends on the First Amendment, the right to free speech, but that’s a formality. The real thing is the essence of being able to speak freely, and that is what is at risk.

And I think there’s a further dimension to it, in the way I see this is, that this is about trying to make America more like Europe. Europe is a continent of lassitude. It’s a continent in decline. It’s a continent where we believe energy needs to be rationed, we need to preserve things. America is about dynamism, it’s about a better future, and that better future — there’s nothing that shows that better future than the fracking revolution. It is the most extraordinary thing to have happened in energy for decades because we were told the oil was running out, we’d reached “peak oil,” production was going to diminish. This oil was always there, but until fracking, horizontal fracturing came along, it couldn’t be commercial. And look what’s happened, it has transformed…There is energy abundance. And America at its best is a country of abundance. And what the environmentalists are saying is, “No you can’t have it. You have to leave it in the ground. You have to be poor. Your tomorrows will be less rich than your todays.” That to me is fundamentally anti-American.

Ben Weingarten: Relating to that point is the deeply held American belief in and tradition of free market capitalism as essential to leveraging finite resources and creating abundance out of them. And there’s a quote in your book that I’d like you to elaborate on that ties into this point. You write, “Climate change is ethics for the wealthy: It legitimizes great accumulations of wealth. Pledging to combat it immunizes climate-friendly corporate leaders and billionaires from being targeted as members of the top one-tenth of the top one percent. This signifies a profound shift in the nature and morality of capitalism.” Elaborate on that for us?

Rupert Darwall: Yeah. To take the last point, Adam Smith said it isn’t through the charity of the baker or whatever, the [production of] bread, it’s because of their self-interest — that in a capitalist market society people do things for each other, not out of, because of good feelings, but because it’s in their self-interest to do it. When you have capitalists saying, “I’m gonna do something that even if it costs me,” that raises a question mark. Why are the Silicon Valley Billionaires behind green energy when we know green energy costs a lot? Well, they’re fabulously rich, aren’t they? They are unbelievably rich and they are incredibly powerful. How to defend that wealth from predators? Well you’re going to say, “We’re in the business of saving the planet. We’re fighting these evil capitalists who are destroying the planet, making the air you and your grandchildren are gonna breathe…We fight these people. We’re on the side of good and saving the planet.” I think a big part of the motivation is simply preservation of their wealth and preservation of the power they’ve accreted.

Ben Weingarten: When faced with the political situation in which we find ourselves today, where there’s a prevailing ethos, again, among the elites and academia, in government and culture, on climate change, and they’re perpetuating and propagating that perspective perpetually, what are the Achilles heels that can be targeted to compete in this battle of ideas?

Rupert Darwall: Well, the big cost to that and the parties of the left, is the parties of the left were meant to be the champions of working people. They were meant to say, “The interests of the working class…We represent the interests of working people. They’re the interest we’re gonna uphold.” What has actually happened is they’ve sold out to the green billionaires. The green billionaires have bought the Democratic Party. There’s a big divergence between where the money is, where the leadership is, where the politicians are, where the elites are, and the Democrats’ base. And that is the big opportunity. That’s the big political opportunity. The economic one is simply, this stuff is very expensive. Renewables are incredibly expensive. Do people want to have to pay more for electricity or less? Clearly, they want to pay less.

Any political party…worth its name can go after this. The left is there sitting, waiting to be absolutely destroyed because they’ve sold themselves out to environmentalists who do not have the interests of working people at heart. In fact, they actually despise working people. They despise their taste, they despise their desire for a better life, they despise their desire for consumption.

J’ai déjà vu ça quelque part, ou l’épigénétique – par Michael Clarage.

Michael Clarage est un grand scientifique. C’est même un des plus grands scientifiques de notre temps. Je publierai d’autres articles de lui dans ce domaine. J’en avais publié un ici, à propos d’autre chose.

C’est aussi un esprit brillant. J’apprends toujours quelque chose en le lisant. J’avais perdu la trace de cet article, je suis heureux de l’avoir retrouvé et de le partager avec vous. Il date du mois d’août mais n’a évidemment rien perdu de son actualité. J’espère que vous aurez autant de plaisir que moi à le lire et je suis certain que vous apprendrez quelque chose.

J’y reviens dans mon article suivant, qui est presque terminé.

Source.

Traduction

J’ai déjà vu ça quelque part, ou l’épigénétique.

Cet essai s’adresse à ceux qui voient quelque chose d’étrangement familier dans les événements mondiaux actuels. J’ai récemment appris qu’il n’existe pas de distinction claire entre la mémoire physique et la mémoire psychologique. Si les événements qui se produisent dans le monde entier semblent familiers à certains d’entre nous, c’est peut-être en raison d’un souvenir transmis par des ancêtres qui ont vécu quelque chose de similaire.

Nous savons que si une génération fait face à la famine ou à des menaces effroyables, les générations suivantes en seront changées. Leur ADN n’en sera pas nécessairement modifié, mais la façon dont il s’exprime le sera certainement. Il existe de nombreuses et magnifiques études publiées à ce sujet. Je vais en citer deux parmi mes préférées.

Les mouches à fruits acquièrent des pointes lorsqu’elles sont terrorisées.

Si on terrorise une génération de mouches à fruits, des épines poussent sur leur exosquelette rigide [1]. Je trouve miraculeux le fait que quelque part dans l’ADN des mouches à fruits se trouve la recette pour fabriquer des épines sur leur peau. Ce fut une surprise encore plus vive de voir les 2ème et 3ème générations également produire des pointes sur leurs exosquelettes. Le message était passé: « Nous vivons dans un monde dangereux, fabriquez des pointes ». Cette mémoire réside dans le monde de l’épigénétique. Les instructions pour la fabrication des « protéines de pointes » [NdT. l’occasion était trop belle pour l’auteur de faire ce petit clin d’oeil] se situent dans l’ADN, mais ne sont sollicitées que lorsque les mouches sont menacées. Il y a plusieurs niveaux de contrôle qui se trouvent au-dessus, en dehors, « épi », de l’ADN. Ce monde de l' »épi » aide à contrôler quels bits de l’ADN sont exprimés. Dans ce cas, la couche « epi » a été stimulée pour que les 2ème et 3ème générations de mouches naissent avec des pointes.

Les mouches de la première génération étaient capables de se « souvenir » de la façon de réagir à une menace par la formation de pointes sur leur peau. Ensuite, une  » mémoire  » a été transmise aux descendants qui sont nés dotés de pointes. Dans une étude, la 3ème génération a aussi formé des pointes à l’âge adulte. Mais si les 2ème et 3ème générations ne sont pas confrontées à des menaces, la 4ème génération naît à nouveau sans pointes.

La famine qui frappe une génération provoque des maladies « génétiques » chez les petits-enfants

La famine de 1944-45 en Europe du Nord [2] [3] nous a permis d’observer les petits-enfants de ces personnes et de faire des statistiques pour déterminer quels effets la famine chez la mère et/ou le père a sur les expressions génétiques des générations suivantes. Depuis lors, ce phénomène a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’essais sur des animaux [4] [5] [6]. Nous ne savons pas si la famine affecte l’ADN des générations suivantes, mais nous pouvons vérifier que la façon dont les gènes sont exprimés peut être modifiée et se transmettre sur au moins trois générations. [Ce qui fait un peu penser au passage de l’Ancien Testament où les péchés du père sont transmis jusqu’à la 3ème génération]. Par exemple, la troisième génération qui suit la famine possède toujours l’ADN nécessaire à la production d’insuline, mais la couche épigénétique qui détermine quand et comment l’insuline est produite sera défectueuse. C’est pourquoi les petits-enfants des victimes de famine ont un taux plus élevé de diabète.

Mémoire physique et psychologique

Lorsque la pandémie a été annoncée début 2020, certains d’entre nous ont eu l’impression de quelque chose de très familier. Ce qui nous était familier, ce n’était pas la maladie. Ce qui nous était familier, c’était les changements que nous voyions se produire dans la société autour de nous. Nous avions déjà vu tout ça auparavant: le contrôle collectif exercé du haut vers le bas, la peur, la peur, la peur diffusée sur tous les médias. La détermination des « bonnes » et des « mauvaises » personnes. Ou mieux, « les gens qui sont bien, qui font partie de la tribu » et « les gens qui ne font pas partie de la tribu et qui doivent être craints ».

Au début de tout cela, je me souviens très bien avoir eu des conversations avec quelques amis où nous disions des choses comme « tout ceci est curieusement familier » et « j’ai déjà vu ça quelque part. » Pourquoi employions-nous de telles phrases?

Les mémoires épigénétiques peuvent projeter dans le temps des messages relatifs à certains événements. Ces messages peuvent affecter les organismes de la 2ème et 3ème génération. C’est un fait connu. Mais pourquoi cela se limiterait-il au physique? Pourquoi ne pas y inclure les souvenirs psychologiques qui pourraient également être transmis aux 2ème et 3ème générations? Si ma grand-mère a été témoin d’un meurtre de masse dans des conditions politiques très précises, ne pensez-vous pas que cela l’affecterait tout autant que la famine? Et pourquoi cela ne serait-il pas transmis par une forme de mémoire, qu’elle soit physique ou psychologique?

Pensez à ces petits-enfants drosophiles, ceux qui sont nés avec des pointes sur tout le corps. Elles devaient aussi avoir une certaine disposition intérieure qui correspondait à leurs pointes. Croyez-vous vraiment que ces petits-enfants mouches étaient du genre : « Ignorez mes pointes, elles ne signifient rien. » Quand on parle des humains, on parle de psychologie et d’expérience intérieure. Quand on parle des animaux, on parle de comportement et d’instinct. Pourtant, les animaux ont une vie intérieure. Vous croyez que les humains sont seuls à avoir une vie intérieure? C’est absurde. Quiconque fait la comparaison entre le frelon et le bourdon sait que ces deux créatures ont des vies intérieures différentes. Il en va de même pour la souris et le faucon. Les avez-vous déjà observés? Pensez-vous sérieusement qu’ils n’ont pas des vies intérieures très différentes?

Si une génération fait l’expérience à la fois de la famine et de la folie totalitaire, je soutiens que les générations suivantes présenteront des marqueurs épigénétiques qui témoignent des deux expériences. Ces deux événements resteront dans les mémoires. Lequel est le plus facile à mémoriser, la famine ou le génocide? Je dirais que les deux sont tout autant mémorisés. Si vous prétendez le contraire, quelles sont vos données? Je dispose de données sur les deux aspects. Ce qui se passe actuellement dans le monde m’est très familier, ainsi qu’à d’autres. Nous avons déjà vu tout cela auparavant. Pas les questions de santé, je fais référence aux questions de société :

  • la surveillance
  • la séparation des gens en deux catégories : ceux qui sont bien et ceux qui ne le sont pas
  • le contrôle de l’État sur à peu près tout
  • la censure de tout ce qui n’est pas conforme au discours unique
  • la diffamation de toute personne qui s’exprime en dehors du discours unique
  • des phrases toutes faites qui remplacent la réflexion
  • la conviction que si seulement « ces autres gens » n’étaient pas là, tout irait bien
  • les fixations sur la propreté et la contagion

Non, je n’ai pas été témoin de tout cela personnellement par le passé, mais quelque chose de très profond en moi l’a déjà vu avant. Je l’ai vu avant parce que mes ancêtres l’ont vu avant. Je représente ces 42 % de petits-enfants suédois dont la réponse insulinique anticipait une nouvelle famine. Ces 42 % n’avaient pas tort, c’est juste qu’ils se souvenaient de ce qu’il fallait faire si les mêmes événements se reproduisaient. Ma mémoire ancestrale porte sur le conflit qui oppose l’État à l’individu et qui se joue en permanence à la surface de la Terre. Je ne me trompe pas – je me souviens simplement des fois où ça s’est produit par le passé. Quelque chose cherche à prendre le contrôle de l’individu. C’est arrivé de nombreuses fois auparavant. La Constitution américaine explique comment éviter que ça se produise. Lisez la Constitution et la Déclaration des Droits et vous verrez qu’elles énoncent un peu partout les limites du gouvernement. L’État est expressément limité, car l’individu est primordial, tandis que l’État est secondaire. Ce qui se passe aujourd’hui dans le monde est un changement fondamental dans la direction opposée – le collectif devient primordial.

Alors quand on me demande de suivre le mouvement, de modifier mes gènes, de faire surveiller mes déplacements, mes conversations et mes finances 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, tout cela au profit de l’État, j’ai un tout autre souvenir de ce qui se passe. Quel est votre souvenir? Comment tout cela s’est-il passé la dernière fois?

Beaucoup de gens se rabattent sur « Le Dr F____ a dit… », et « Le CDC a dit… ». Je dis, « montrez-moi les études sur lesquelles ils se basent. » La plupart des gens n’ont pas lu ces études. Moi, je les ai lues. Et bien souvent, le Dr F. et le CDC suggèrent des choses qui sont TRÈS différentes de ce que les études médicales ont trouvé. Abdiquer son opinion à l’autorité est anti-scientifique. Ouaip. Je le crains. C’est l’une des batailles que la science a menées contre l’Église. Certains ont dit que c’était LA bataille de la science contre l’église. L’autorité, c’est les péquenauds. Beaucoup refusent d’imaginer qu’à une époque comme la nôtre, nos dirigeants puissent nous donner de mauvais conseils. Le manque d’imagination n’est pas un argument scientifique.

Je ne peux pas valider personnellement tous les médicaments et traitements qui arrivent sur le marché, mais lorsqu’il s’agit de modifier mes gènes et ceux de mes enfants, je préfère lire quelques études, quelques brevets, quelques rapports d’entreprise pour savoir qui va profiter de ces thérapies de modification génétique. Pouvez-vous me regarder droit dans les yeux et me dire que vous ne devriez pas faire de même?

Références

[1] C’est exaspérant. Je ne trouve pas les études. J’ai fait un exposé complet sur ce sujet il y a 15 ans.

[2] – [6] suivez les liens

Posté le 14 août par Michael Clarage


Texte original

I have seen this before, aka, epigenetics

   This essay is for those who find something eerily familiar about current global events. I recently learned that there is no clear distinction between physical memory and psychological memory. If the events occurring all around the world seem familiar to some of us, it might be because a memory has been passed down from ancestors who went through something similar. 

   We know that if one generation experiences famine, or terrifying threats, then subsequent generations will be changed. Their DNA is not necessarily changed, but certainly how the DNA is expressed is changed. There are many wonderful published studies on this. I will quote my two favorite. 

Fruit flies grow spikes when they are terrorized

   If you terrorize one generation of fruit flies they will grow spikey thorns on their hard exoskeletons [1]. I find it miraculous that somewhere buried in the fruit fly DNA is the recipe for making thorns on their skin. The further surprise came when the 2nd and 3rd generations also produced the spikes on their exoskeletons. The message was passed along « we live in a dangerous world, make spikes ». This memory lives in the world of epigenetics. The instructions for « spike proteins » is in the DNA, but will only be called upon when the flies are being threatened. There are several layers of control that live above, outside, « epi », to the DNA. This world of the « epi » helps control what bits of the DNA are expressed. In this case, the « epi » layer was stimulated to make the 2nd and 3rd generation of flies with spikes at birth. 

   The flies in the 1st generation were able to « remember » how to respond to a threat by forming spikes on their skin. Then a « memory » was passed to the children who came ready-made with spikes. In one study the 3rd generation also became adults with spikes. But if the 2nd and 3rd generations did not face threats, then the 4th generation were born again with no spikes.

Famine in one generation causes « genetic » diseases in grandchildren

   The 1944-45 famine in Northern Europe [2] [3] has allowed us to watch the grandchildren of those people, and do statistics to see what effects famine in the mother and/or father has on the genetic expressions of the subsequent generations. The phenomena has since been a hot topic of study in animal trials [4] [5] [6].  We do not know if the famine affects the DNA of the various generations, but we can verify that how the genes are expressed can be modified and passed along for at least three generations. [Kind of makes you think of the passage in the Old Testament where the sins of the father are passed along to the 3rd generation.] For example, the 3rd generation after the famine still has the DNA for making insulin, but the epigenetic layer that determines when and how insulin is produced will be faulty. Hence grandchildren of the famine sufferers have a higher rate of diabetes. 

Physical and Psychological Memory

   When the pandemic was announced early 2020, some of us felt that something was very familiar. The familiar part was not the illness. The familiar part was the changes we saw happening in the society around us. We had seen it before: the collective top-down control; the fear, fear, fear being broadcast on all media. The assigning of « good » and « bad » people. Or better, « the people who are OK, part of the tribe » and « the people who are not part of the tribe and must be feared. »

   Early on in all this, I vividly recall having conversations with some friends with phrases like « this is eerily familiar » and « I have seen this before. » Why were we using phrases like that? 

   Epigenetics memories can send messages forward in time about events. These messages can affect the bodies of the 2nd and 3rd generation. This is known. Why draw the line at physical? Why not include psychological memories also being passed to the 2nd and 3rd generations? If my grandmother witnessed mass murder under very specific political conditions, don’t you think this would affect her just as much as famine? And why wouldn’t this be passed along in some kind of a memory, be it physical or psychological.
   Think of those grandchildren fruit flies, the ones born with spikes all over their bodies. They must have also had some inner disposition that corresponded to their spikes. Do you really believe that those grand-children flies were like, « ignore my spikes, they mean nothing. »  When we talk about humans we say psychology and inner experience. When we talk about animals we call it behavior and instinct. Yet animals do have an inner life. Do you say that only humans have an inner life? How absurd is that. Anyone who has compared the hornet to the bumblebee knows that these two creatures have different inner lives. Same with the mouse and the hawk. Have you experienced both? Are you serious that they do not have vastly different inner lives?

   If a generation experiences both famine and totalitarian madness, I say that subsequent generations will have epigenetic markers that speak to both experiences. Both events will be remembered. Which is easier to remember, famine or genocide? I say both are equally remembered. If you say otherwise, where is your data? I have data on both sides. What is happening now around the world is very familiar to me and to others. We have seen this before. Not the health issues, I am referring to the society issues: 

  • surveillance
  • splitting of people into OK and not-OK
  • state control of just about everything
  • censoring anything outside the one narrative
  • vilifying anyone who speaks outside the one narrative
  • pat phrases which substitute for thinking
  • the conviction that if only « those other people » were not here all would be good
  • the cleanliness and contagion fixations

   No, I have not personally seen this all before, but something very deep inside me has seen it all before. I have seen it before because my ancestors have seen it before. I am those 42% of Swedish grandchildren whose insulin response was still expecting a famine. Those 42% were not wrong, they were only primed with the memory of what to do if the same events happened again. My inherited memory is about the state-vs-individual drama always playing out on the surface of the Earth. I am not wrong – I have simply remembered when it happened before. Something is seeking to take control of the individual. This has happened many times before. The US Constitution is an explanation about how to NOT have that happen. Read the Constitution and Bill of Rights and you will see they often spell out the limits of government. The state is expressly limited, because the individual is primary, while the state is secondary. What is happening now around the world is a massive shift in the other direction – making the collective primary.

   So when you ask me to just go along, modify my genes, have my movements and conversations and finances tracked 24×7, all for the benefit of the state, I have a different memory. What is your memory? How did all that go last time?

   Many people fall back upon, « Dr F____ said … », and « The CDC said … » I say, « show me the studies that was based upon. » Most people have not read the studies. I have. And many times Dr F and the CDC are suggesting things that are VERY different from what the medical studies have found. Abdicating your opinion to authority is anti-scientific. Yup. ‘fraid so. This is one of the battles Science fought against the Church. Some have said this is THE battle of science against the church. Authority means bumpkis. Many cannot imagine that in such a time as this our leaders would be giving us bad advice. Lack of imagination is not a scientific argument.

   I cannot personally verify every drug and treatment that comes down the pipeline, but when it comes to modifying my genes and the genes of my children, I am going to read a few studies, read a few patents, read a few corporate reports to see who is going to profit from these genetic modification therapies. How could you look me in the eye and say you should not also do that?

References

[1] this is maddening. I cannot find the studies. I gave a whole talk on this 15 years ago. 

[2] – [6] follow the links 

Posted 14th August by Michael Clarage