La fin de la nourriture bon marché – par Charles Hugh Smith.

Maintenant que vous aurez compris que l’avenir des villes est derrière elles, ceci vous aidera à envisager votre future vie rurale sous l’angle de seule véritable alternative au modèle industriel en perdition et au suivant – le Grand Reset. Charles vous détaillera ce que je serine depuis deux ans sur ce blog. Ce n’est pas mon épouse, qui passe huit mois par an dans le potager familial, qui vous dira le contraire, ni le fermier/éleveur du village chez qui nous allons chercher – à pied – notre viande bio d’animaux de pâturage, d’une qualité qui n’existe tout simplement pas dans la grande distribution, à un prix inférieur à ce qu’on trouve aujourd’hui en magasin.

On reprend ensuite la série des très instructifs articles « climat » de John Dee, apparemment un peu techniques pour mes lecteurs mais que je continuerai néanmoins à traduire et publier puisqu’ils sont, en plus, très amusants.

Source.


La fin de la nourriture bon marché

Le 16 septembre 2022

La production alimentaire mondiale dépend du sol et de la pluie. Les robots n’y changeront rien.

De tous les miracles des temps modernes, le moins apprécié est l’incroyable abondance de nourriture à bas prix aux États-Unis et dans d’autres pays développés. L’ère de la nourriture bon marché est en train de se terminer, pour diverses raisons qui tendent à se renforcer mutuellement.

Nous sommes devenus tellement dépendants d’une agriculture industrielle qui tire son énergie du diesel que nous avons oublié que lorsqu’il s’agit de produire de la nourriture, « chaque petit geste compte » – même les petits jardins ou les petites serres peuvent fournir des quantités significatives de nourriture et donner de la satisfaction.

Pratiquement tous les terroirs/microclimats tempérés se prêtent à la culture de certaines plantes, herbes, arbres et à l’élevage d’animaux. (Le terroir englobe tout ce qui concerne un endroit spécifique: le type de sol, les variations climatiques, l’exposition au soleil, les bactéries présentes dans le sol, tout).

Nous avons oublié que c’est dans les villes que l’on produisait autrefois une grande partie de la nourriture consommée par les citadins. Les petits lopins de terre, les jardins sur les toits, les poulaillers de basse-cour, etc. se multiplient lorsqu’ils sont encouragés plutôt que découragés.

Commençons par souligner à quel point la grande majorité d’entre nous est déconnectée de la production de la nourriture bon marché que nous considérons comme acquise. De très nombreuses personnes ne savent pratiquement rien de la façon dont les aliments sont cultivés, élevés, récoltés/abattus, transformés et emballés.

Même des personnes très instruites sont incapables de reconnaître un plant de haricot vert parce qu’elles n’en ont jamais vu. Elles ne connaissent rien du sol ou de l’agriculture industrielle. Elles n’ont jamais vu de près les animaux qu’elles mangent ou ne se sont jamais occupées des animaux que les humains élèvent pour leur lait, leurs œufs et leur chair depuis des millénaires.

La plupart d’entre nous considèrent l’échelle industrielle de l’agriculture, l’abondance et le faible coût qui en résultent comme acquis, comme s’il s’agissait d’une sorte de droit inné plutôt que d’une brève période de consommation irréfléchie de ressources irremplaçables.

L’agriculture à petite échelle est financièrement difficile car elle rivalise avec l’agriculture industrielle mondiale qui tire son énergie des hydrocarbures et de la main-d’œuvre étrangère à bas prix.

Cela dit, il est possible de développer un produit de niche avec le soutien local des consommateurs et des entreprises. C’est le modèle Moitié-X, Moitié-Fermier au sujet duquel j’écris depuis des années: si au moins une personne du ménage a un emploi à temps partiel qui paie un salaire décent, le ménage peut développer une niche moins rémunératrice dans l’agriculture/élevage. Solutions pour la décroissance: Moitié-Fermier, Moitié-X (19 juillet 2014)

De nombreux éléments de l’agriculture industrielle sont très mal compris. L’expédition de fruits sur des milliers de kilomètres par fret aérien est fonction 1) du carburant pour avion ridiculement bon marché et 2) du tourisme mondial, qui remplit les avions de ligne de passagers qui subventionnent le fret aérien stocké sous leurs pieds.

Lorsque le tourisme mondial a chuté lors du confinement Covid, la capacité de fret aérien a également chuté.

Je ne peux m’empêcher de rire lorsque je lis un énième article sur un nouveau robot agricole qui remplacera la main-d’œuvre humaine, comme si la main-d’œuvre humaine représentait le principal coût de l’agriculture industrielle. (Les hydrocarbures, les engrais, le transport, les coûts de conformité, les baux fonciers et les taxes constituent tous des coûts importants).

Ce qui n’est pas dit, c’est que l’agriculture industrielle dépend du sol, des nappes aquifères d’eau douce et de la pluie. L’irrigation dépend de la pluie/neige quelque part en amont.

Lorsque le sol et les nappes aquifères seront épuisés et que les chutes de pluie deviendront sporadiques, ce robot errera dans un champ stérile, quels que soient les capteurs et autres équipements de pointe dont il sera équipé.

La production alimentaire mondiale dépend du sol et de la pluie. Les robots n’y changeront rien. Ce que peu d’entre nous, qui dépendent de l’agriculture industrielle, comprennent, c’est que celle-ci épuise les sols et draine les nappe aquifères par sa nature même, et que ces ressources ne peuvent être remplacées par la technologie. Une fois qu’elles sont épuisées, elles sont épuisées.

Le sol peut être régénéré, mais pas par les méthodes de l’agriculture industrielle – les tracteurs fonctionnant au diesel et les engrais dérivés du gaz naturel.

Peu de gens savent que la terre est elle-même vivante, et qu’une fois qu’elle est morte, plus rien ne peut y pousser. Tout ce qui pourra être extrait d’un sol appauvri sera dépourvu des micronutriments dont nous avons tous besoin: plantes, animaux et humains.

Chaque organisme est soumis à la Loi du Minimum: il est inutile d’ajouter un nutriment si tous les nutriments essentiels ne sont pas disponibles dans les bonnes proportions.

Déverser un excès d’engrais azoté sur une plante ne lui fera pas produire plus de fruits si elle ne dispose pas de suffisamment de calcium, de soufre, de magnésium, etc. Tout ce que l’on fait en déversant davantage d’engrais azotés sur le terrain, c’est empoisonner les cours d’eau à mesure que l’excès d’azote ruisselle.

L’irrigation est aussi un miracle que peu de gens comprennent. Avec le temps, les sels naturels contenus dans l’eau s’accumulent dans les sols irrigués et ceux-ci perdent leur fertilité. Plus le climat est sec, moins il y a de pluie pour extraire les sels du sol. L’irrigation n’est pas durable à long terme.

Les plantes ont besoin de conditions fiables pour atteindre leur maturité. Si une plante ou un arbre est privé d’eau et de nutriments, son système immunitaire s’affaiblit et il est plus vulnérable aux maladies et aux infestations d’insectes. Les rendements chutent s’il n’y a pas assez d’eau et de nutriments pour assurer la croissance des fruits ou des céréales.

Les conditions météorologiques extrêmes font des ravages dans l’agriculture, même dans l’agriculture industrielle. Une culture peut pousser à merveille et arriver à maturité, puis une tempête de vent ou une pluie battante [NdT. ou une inondation] peut la détruire en quelques heures.

La plupart des gens partent du principe qu’il y aura toujours une abondance de céréales (riz, blé, maïs) sans se rendre compte que la grande majorité des céréales proviennent de quelques rares endroits où les conditions sont propices à l’agriculture industrielle. Si l’un de ces quelques endroits devait subir des changements climatiques erratiques, les exportations de céréales diminueraient de façon spectaculaire.

Une fois que les céréales bon marché auront disparu, la viande bon marché disparaîtra également, car la plupart des viandes dépendent d’une alimentation à base de céréales.

La superficie nécessaire à la culture de quantités abondantes de céréales est gigantesque. Une grande partie de l’Iowa, par exemple, est constituée de champs de maïs et de soja, dont un pourcentage important sert à nourrir les animaux.

Les touristes américains s’extasient devant les fromages de chèvre artisanaux en France ou en Italie sans apprécier le travail humain nécessaire à la fabrication de ces produits artisanaux, travail qui ne peut être remplacé par des robots.

L’agriculture industrielle ne fonctionne que dans le cadre de vastes économies, à grande échelle et avec des taux d’utilisation élevés. Si le sac de 10 livres de cuisses de poulet ne coûte que 25 dollars, c’est parce que des dizaines de millions de poulets sont élevés dans des conditions industrielles soigneusement conçues et abattus/nettoyés à l’échelle industrielle.

Si le taux d’utilisation et l’échelle diminuent, l’ensemble de l’opération cesse d’être économiquement viable.

L’agriculture industrielle mondiale repose sur l’exploitation d’une main-d’œuvre bon marché et de sols qui n’ont pas encore été épuisés. C’est pourquoi la coupe à blanc de l’Amazonie est si rentable: on engage des travailleurs désespérés qui n’ont guère d’autres possibilités de gagner de l’argent, on exploite le sol jusqu’à ce qu’il devienne stérile, puis on passe à autre chose.

L’agriculture industrielle et la dépendance aux hydrocarbures bon marché suscitent de nombreux malentendus. Nombreux sont ceux qui placent leurs espoirs dans les légumes biologiques sans se rendre compte que chaque tomate biologique implique toujours 5 cuillères à café de diesel et 5 cuillères à café de kérosène si elle est cultivée à l’échelle industrielle et expédiée sur des milliers de kilomètres par avion.

Une grande partie de la planète n’est pas propice à l’agriculture à haut rendement. Le sol y est infertile ou épuisé, et le restaurer demande un patient processus d’investissement de plusieurs années ou décennies, non rentable à l’échelle industrielle.

En tant que moyen de gagner de l’argent, la production localisée ne peut rivaliser avec l’agriculture industrielle. Mais ce n’est pas l’objectif. L’objectif est de remplacer la dépendance à l’égard de l’agriculture industrielle par notre propre production, beaucoup plus petite et optimisée pour notre région, et de dégager un excédent qui contribue à nourrir notre réseau de confiance composé de notre famille, de nos amis et de nos voisins.

Alors que l’agriculture industrielle épuise les derniers sols et les dernières nappes aquifères, que les hydrocarbures et les engrais minéraux deviennent coûteux, et que le changement climatique perturbe les plus de 50 ans de conditions météorologiques relativement douces et fiables dont nous avons bénéficié, la nourriture bon marché disparaîtra.

Une fois que l’échelle et les taux d’utilisation auront diminué, l’agriculture industrielle ne sera plus viable sur le plan économique et environnemental. Cette dépendance à l’égard de l’échelle et des taux d’utilisation est mal comprise. Nous supposons que quelqu’un continuera à cultiver notre nourriture à grande échelle, quelles que soient les autres conditions, mais toute activité doit être viable sur le plan financier et environnemental, sinon elle disparaît.

Avec le déclin de l’agriculture industrielle, la nourriture deviendra beaucoup plus chère: même au double du prix, elle resterait bon marché par rapport à ce qu’elle pourrait coûter à l’avenir.

En raison de notre dépendance à l’égard de l’agriculture industrielle, nous avons oublié à quel point la production alimentaire localisée (artisanale) peut être productive. Les petites exploitations en phase avec le terroir peuvent produire une étonnante quantité de nourriture.

L’avenir d’une alimentation durable, abordable et nutritive réside dans une production localisée optimisée pour ce qui pousse bien sans intervention industrielle. La satisfaction et le bien-être que génère ce lien avec la terre et la nature sont sous-estimés. Ce n’est pas par hasard que les personnes en bonne santé qui vivent longtemps – par exemple, les habitants des zones bleues d’Okinawa et les insulaires grecs – prennent soin de leurs jardins et de leurs animaux, et partagent le fruit de leur travail avec leurs familles, leurs amis et leurs voisins.

C’est amusant et gratifiant de faire pousser des aliments. Cela peut même devenir important. Ceux qui sont incapables de cultiver la moindre nourriture feraient bien de se lier d’amitié avec ceux qui le peuvent.

L’objectif n’est pas de remplacer l’agriculture industrielle. L’objectif est de réduire notre dépendance à l’égard de systèmes mondiaux non durables en redynamisant la production locale.

La prise de contrôle sur la nature par Wall Street se poursuit grâce au lancement d’une nouvelle classe d’actifs – par Whitney Webb.

Un excellent (comme toujours) article de Whitney Webb, pas outrageusement long. Désolé de ne l’avoir pas traduit avant, je l’avais loupé.

Comme je l’affirmais ici, il s’agit bel et bien d’un ajustement structurel de la société entière, et même de la planète entière, avec comme objectif explicitement annoncé ici par les intéressés le retour sur investissement.

En clair, après vous avoir confisqué la Terre, ces vieux cons malades vous parqueront dans des prisons digitales, comme celle-ci (regardez, ça vaut la peine), une actualisation du Projet Vénus, dont je parlais il y a exactement deux ans et un mois. Et ils liquideront les anciens peuples, histoire de vous faire passer le goût du retour à la Nature, comme Derrick Jensen l’expliquait ici.

Alors, il vous plaît, le Nouveau Normal?

Source.


Traduction

La prise de contrôle sur la nature par Wall Street se poursuit grâce au lancement d’une nouvelle classe d’actifs

Un projet du système bancaire multilatéral de développement, de la Fondation Rockefeller et de la Bourse de New York a récemment créé une nouvelle classe d’actifs qui mettra en vente, sous couvert de promouvoir la « durabilité », non seulement le monde naturel, mais aussi les processus qui sous-tendent toute vie.

par Whitney Webb

13 octobre 2021

Le mois dernier, la Bourse de New York a annoncé qu’elle avait mis au point une nouvelle catégorie d’actifs et le véhicule de cotation correspondant, destinés à « préserver et restaurer les actifs naturels qui, en fin de compte, sous-tendent la possibilité de vie sur Terre ». Appelé société d’actifs naturels (Natural Asset Company, ou NAC), ce véhicule permettra la création de sociétés spécialisées « qui détiendront les droits sur les services écosystémiques produits sur une parcelle de terre donnée, des services tels que la séquestration du carbone [NdT. comme cette brillante idée, très écologique] ou l’eau propre ». Ces NAC entretiendront, géreront et développeront les actifs naturels qu’elles commercialiseront, dans le but de maximiser les aspects des actifs naturels jugés rentables par la société.

Bien que décrites comme agissant comme « toute autre entité » à la Bourse de New York, il est allégué que les NAC « utiliseront les fonds pour aider à préserver une forêt tropicale ou entreprendre d’autres activités de conservation, comme le fait de changer les pratiques de production agricole conventionnelles d’une ferme ». Pourtant, comme expliqué vers la fin de cet article, même les créateurs des NAC admettent que leur but ultime est d’extraire des profits quasi infinis des processus naturels qu’ils cherchent à quantifier puis à monétiser.

Le directeur des opérations de la Bourse de New York, Michael Blaugrund, y a fait allusion dans ce qu’il a déclaré ce qui suit au sujet du lancement des NAC: « Notre espoir est que la possession d’une société d’actifs naturels sera un moyen pour un éventail de plus en plus large d’investisseurs d’avoir la possibilité d’investir dans quelque chose qui a une valeur intrinsèque, mais qui, jusqu’à présent, était en fait exclu des marchés financiers. »

Dans le cadre d’un discours noble sur la « durabilité » et la « conservation », les rapports médiatiques sur l’initiative dans des médias tels que Fortune n’ont pas pu éviter de noter que les NAC ouvrent les portes à « une nouvelle forme d’investissement durable » qui « a enthousiasmé des gens comme le PDG de BlackRock, Larry Fink, au cours des dernières années, même s’il reste de grandes questions sans réponse à ce sujet ». Fink, l’un des oligarques financiers les plus puissants du monde, est et a longtemps été un pilleur d’entreprises, pas un écologiste, et son enthousiasme pour les NAC devrait faire s’interroger même ses partisans les plus enthousiastes sur le fait que cette entreprise aie vraiment pour but de faire progresser la conservation, comme on le prétend.

La mission de l’IEG se concentre sur « la création d’une nouvelle classe d’actifs basée sur les actifs naturels et le mécanisme permettant de les convertir en capital financier. » « Ces actifs », déclare l’IEG, rendent « la vie sur Terre possible et agréable… Ils comprennent les systèmes biologiques qui fournissent de l’air pur, de l’eau, des aliments, des médicaments, un climat stable, la santé humaine et le potentiel sociétal. »

En d’autres termes, les NAC permettront non seulement de transformer en actifs financiers les écosystèmes, mais aussi les droits aux « services écosystémiques », ou les avantages que les gens reçoivent de la nature. Il s’agit notamment de la production alimentaire, du tourisme, de l’eau potable, de la biodiversité, de la pollinisation, de la séquestration du carbone et bien plus encore. L’IEG travaille actuellement en partenariat avec le gouvernement du Costa Rica pour piloter ses actions en matière de NAC dans ce pays. La Ministre de l’Environnement et de l’Energie du Costa Rica, Andrea Meza Murillo, a déclaré que le projet pilote avec l’IEG « permettra d’approfondir l’analyse économique de la valeur économique de la nature, ainsi que de continuer à mobiliser des flux financiers pour la conservation ».

Avec les NAC, la Bourse de New York et l’IEG mettent désormais en vente la totalité de la nature. Bien qu’ils affirment que cela permettra de « transformer notre économie en une économie plus équitable, résiliente et durable », il est clair que les futurs « propriétaires » de la nature et des processus naturels seront les seuls véritables bénéficiaires.

Selon l’IEG, les NAC commencent par l’identification d’un actif naturel, tel qu’une forêt ou un lac, qui est ensuite quantifié à l’aide de protocoles spécifiques. De tels protocoles ont déjà été élaborés par des groupes connexes tels que la Capitals Coalition, qui est associée à plusieurs partenaires de l’IEG ainsi qu’au Forum Economique Mondial et à diverses coalitions de sociétés multinationales. Ensuite, un NAC est créé et la structure de l’entreprise décide qui a les droits sur la productivité de cet actif naturel ainsi que les droits de décider comment cet actif naturel est géré et gouverné. Enfin, un NAC est « converti » en capital financier en lançant une offre publique initiale sur une bourse de valeurs, comme la Bourse de New York. Cette dernière étape « génère du capital pour gérer l’actif naturel » et la fluctuation de son prix en bourse « signale la valeur de son capital naturel. »

Comment créer une NAC

La création et le lancement des NAC ont pris deux ans et ont vu la Bourse de New York s’associer à Intrinsic Exchange Group (IEG), dans laquelle la Bourse de New York elle-même détient une participation minoritaire. Les trois investisseurs d’IEG sont la Banque Interaméricaine de Développement (BID), branche latino-américaine du système bancaire multilatéral de développement qui impose des programmes néolibéraux et néocolonialistes par le biais de l’endettement; la Fondation Rockefeller, fondation de la dynastie d’oligarques américains dont les activités sont depuis longtemps étroitement liées à Wall Street; et Aberdare Ventures, une société de capital-risque principalement axée sur l’espace numérique de la santé. Il est à noter que la BID et la Fondation Rockefeller sont étroitement liées aux pressions exercées sur les monnaies numériques des banques centrales (Central Bank Digital Currencies – CBDC) et les cartes d’identité numériques biométriques.

Cependant, la NAC et ses employés, directeurs et propriétaires ne sont pas nécessairement les propriétaires de l’actif naturel lui-même après cette dernière étape. Au contraire, comme le note l’IEG, la NAC n’est que l’émetteur, tandis que les acheteurs potentiels de l’actif naturel que la NAC représente peuvent comprendre: des investisseurs institutionnels, des investisseurs privés, des particuliers et des institutions, des sociétés, des fonds souverains et des banques multilatérales de développement. Ainsi, les sociétés de gestion d’actifs qui, pour l’essentiel, possèdent déjà une grande partie du monde, comme Blackrock, pourraient ainsi devenir propriétaires de processus naturels, de ressources naturelles et des fondements mêmes de la vie naturelle qui seront bientôt monétisés.

La Bourse de New York et l’IEG ont présenté ce nouveau véhicule d’investissement comme étant destiné à générer des fonds qui seront reversés aux efforts de conservation ou de durabilité. Toutefois, le site Web de l’IEG indique que l’objectif est en réalité de tirer un profit sans fin des processus naturels et des écosystèmes qui étaient auparavant considérés comme faisant partie des « biens communs« , c’est-à-dire des ressources culturelles et naturelles accessibles à tous les membres d’une société, y compris les matières naturelles telles que l’air, l’eau et une terre habitable. Selon l’IEG, « au fur et à mesure que l’actif naturel prospère, fournissant un flux constant ou croissant de services écosystémiques, les capitaux propres de l’entreprise devraient s’apprécier en conséquence, fournissant des retours sur investissement. Les actionnaires et les investisseurs de l’entreprise, par le biais d’offres secondaires, peuvent réaliser des bénéfices en vendant des actions. Ces ventes peuvent être évaluées pour refléter l’augmentation de la valeur du capital de l’action, plus ou moins en adéquation avec sa rentabilité, créant un flux de trésorerie basé sur la santé de l’entreprise et de ses actifs. »

Le chercheur et journaliste Cory Morningstar a fortement critiqué l’approche adoptée par la Bourse de New York et l’IGE et considère les NAC comme un système qui ne fera qu’exacerber la prédation de la nature par les entreprises, malgré les affirmations du contraire. Morningstar a décrit les NAC comme « Rockefeller et compagnie permettant aux marchés de dicter ce qui a de la valeur dans la nature – et ce qui n’en a pas ». Pourtant, ce n’est pas aux institutions capitalistes et à la finance mondiale de décider quelle vie a de la valeur. Les écosystèmes ne sont pas des « actifs ». Les communautés biologiques existent pour leurs propres besoins, pas pour les nôtres. »

Une nouvelle méthode de pillage

L’objectif ultime des NAC n’est pas la durabilité ou la conservation – c’est la financiarisation de la nature, c’est-à-dire la transformation de la nature en une marchandise qui peut être utilisée pour maintenir l’économie actuelle et corrompue de Wall Street en expansion, sous couvert de protéger l’environnement et d’empêcher sa dégradation supplémentaire. En effet, l’IEG le dit clairement lorsqu’il note que « l’opportunité » des NAC ne réside pas dans leur potentiel d’amélioration du bien-être ou de la durabilité de l’environnement, mais dans la taille de cette nouvelle classe d’actifs, qu’il appelle « Économie de la Nature ».

Source: IEG

En effet, alors que les classes d’actifs de l’économie actuelle sont évaluées à environ 512 trillions de dollars [NdT. donc, 512 millions correction, milliers de milliards de dollars], les classes d’actifs débloquées par les NAC sont nettement plus importantes, soit 4 000 trillions de dollars (c’est-à-dire 4 quadrillions de dollars) [NdT. donc 4 milliards correction, millions de milliards de dollars]. Ainsi, les NAC ouvrent aux banques et aux institutions financières prédatrices de Wall Street un nouveau terrain de chasse qui leur permettra de dominer non seulement l’économie humaine, mais aussi l’ensemble du monde naturel. Dans le monde actuellement construit par ces entités et d’autres, où même la liberté est recadrée non pas comme un droit mais comme « un service », les processus naturels dont dépend la vie sont également recadrés comme des actifs, qui auront des propriétaires. Ces « propriétaires » auront finalement le droit, dans ce système, de dicter qui a accès à l’eau potable, à l’air pur, à la nature elle-même et à quel prix.

Selon Cory Morningstar, l’un des autres objectifs de la création de « l’Economie de la Nature » et de son habillage sur mesure pour Wall Street via les NAC est de faire progresser de manière drastique les énormes opérations d’accaparement de terres réalisées ces dernières années par Wall Street et la classe oligarchique. Cela inclut les récents accaparements de terres effectués par les entreprises de Wall Street ainsi que par des « philanthropes » milliardaires comme Bill Gates [NdT. voir ma traduction de l’article de Robert F. Kennedy Jr] pendant la crise du COVID. Cependant, les accaparements de terres facilités par le développement des NAC viseront principalement les communautés indigènes du monde en développement.

Comme le note Morningstar:

« Le lancement public des NAC a stratégiquement précédé la quinzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique, la plus grande conférence sur la biodiversité depuis une décennie. Sous le prétexte de transformer 30% du globe en « zones protégées », le plus grand accaparement de terres de l’histoire est en cours. Fondée sur le principe de la suprématie blanche, cette proposition entraînera le déplacement de centaines de millions de personnes et contribuera au génocide en cours des peuples indigènes. La tragique ironie est la suivante: alors que les peuples autochtones représentent moins de 5% de la population mondiale, ils entretiennent environ 80% de toute la biodiversité. »

L’IEG, dans sa discussion des NAC, note de manière éloquente que le produit de l’introduction en bourse d’une NAC peut être utilisé pour l’acquisition de davantage de terres par les entités qui la contrôlent ou utilisé pour augmenter les budgets ou les fonds de ceux qui reçoivent le capital de l’introduction en bourse. On est loin du baratin commercial de la Bourse de New York et de l’IGE selon lequel les NAC sont « différentes » parce que leurs introductions en bourse seront utilisées pour « préserver et protéger » les zones naturelles.

Il est certain que la panique liée au changement climatique, qui est en train de prendre la place de la panique liée au COVID-19, sera utilisée pour commercialiser habilement les NAC et des tactiques similaires comme des moyens nécessaires pour sauver la planète, mais – soyez-en sûr – les NAC ne sont pas un moyen de sauver la planète, mais un moyen de permettre aux mêmes intérêts responsables des crises environnementales actuelles d’inaugurer une nouvelle ère où leur exploitation prédatrice atteindra de nouveaux sommets, inimaginables jusqu’à présent.

Auteur

Whitney Webb

Whitney Webb est rédactrice, chercheuse et journaliste professionnelle depuis 2016. Elle a écrit pour plusieurs sites web et, de 2017 à 2020, a été rédactrice en chef et journaliste d’investigation senior pour Mint Press News. Elle écrit actuellement pour The Last American Vagabond.


Texte original

Wall Street’s Takeover of Nature Advances with Launch of New Asset Class

A project of the multilateral development banking system, the Rockefeller Foundation and the New York Stock Exchange recently created a new asset class that will put, not just the natural world, but the processes underpinning all life, up for sale under the guise of promoting “sustainability.”

by Whitney Webb

October 13, 2021

Last month, the New York Stock Exchange (NYSE) announced it had developed a new asset class and accompanying listing vehicle meant “to preserve and restore the natural assets that ultimately underpin the ability for there to be life on Earth.” Called a natural asset company, or NAC, the vehicle will allow for the formation of specialized corporations “that hold the rights to the ecosystem services produced on a given chunk of land, services like carbon sequestration or clean water.” These NACs will then maintain, manage and grow the natural assets they commodify, with the end of goal of maximizing the aspects of that natural asset that are deemed by the company to be profitable.

Though described as acting like “any other entity” on the NYSE, it is alleged that NACs “will use the funds to help preserve a rain forest or undertake other conservation efforts, like changing a farm’s conventional agricultural production practices.” Yet, as explained towards the end of this article, even the creators of NACs admit that the ultimate goal is to extract near-infinite profits from the natural processes they seek to quantify and then monetize.

NYSE COO Michael Blaugrund alluded to this when he said the following regarding the launch of NACs: “Our hope is that owning a natural asset company is going to be a way that an increasingly broad range of investors have the ability to invest in something that’s intrinsically valuable, but, up to this point, was really excluded from the financial markets.”

Framed with the lofty talk of “sustainability” and “conservation”, media reports on the move in outlets like Fortune couldn’t avoid noting that NACs open the doors to “a new form of sustainable investment” which “has enthralled the likes of BlackRock CEO Larry Fink over the past several years even though there remain big, unanswered questions about it.” Fink, one of the world’s most powerful financial oligarchs, is and has long been a corporate raider, not an environmentalist, and his excitement about NACs should give even its most enthusiastic proponents pause if this endeavor was really about advancing conservation, as is being claimed.

How to Create a NAC

The creation and launch of NACs has been two years in the making and saw the NYSE team up with the Intrinsic Exchange Group (IEG), in which the NYSE itself holds a minority stake. IEG’s three investors are the Inter-American Development Bank, the Latin America-focused branch of the multilateral development banking system that imposes neoliberal and neo-colonalist agendas through debt entrapment; the Rockefeller Foundation, the foundation of the American oligarch dynasty whose activities have long been tightly enmeshed with Wall Street; and Aberdare Ventures, a venture capital firm chiefly focused on the digital healthcare space. Notably, the IADB and the Rockefeller Foundation are closely tied to the related pushes for Central Bank Digital Currencies (CBDCs) and biometric Digital IDs

The IEG’s mission focuses on “pioneering a new asset class based on natural assets and the mechanism to convert them to financial capital.” “These assets,” IEG states, make “life on Earth possible and enjoyable…They include biological systems that provide clean air, water, foods, medicines, a stable climate, human health and societal potential.” 

Put differently, NACs will not only allow ecosystems to become financial assets, but the rights to “ecosystem services”, or the benefits people receive from nature as well. These include food production, tourism, clean water, biodiversity, pollination, carbon sequestration and much more. IEG is currently partnering with Costa Rica’s government to pilot its NAC efforts within that country. Costa Rica’s Minister of Environment and Energy, Andrea Meza Murillo, has claimed that the pilot project with IEG “will deepen the economic analysis of giving nature its economic value, as well as to continue mobilizing financial flows to conservation.”

With NACs, the NYSE and IEG are now putting the totality of nature up for sale. While they assert that doing so will “transform our economy to one that is more equitable, resilient and sustainable”, it’s clear that the coming “owners” of nature and natural processes will be the only real beneficiaries.

Per the IEG, NACs first begin with the identification of a natural asset, such as a forest or lake, which is then quantified using specific protocols. Such protocols have already been developed by related groups like the Capitals Coalition, which is partnered with several of IEG’s partners as well as the World Economic Forum and various coalitions of multinational corporations. Then, a NAC is created and the structure of the company decides who has the rights to that natural asset’s productivity as well as the rights to decide how that natural asset is managed and governed. Lastly, a NAC is “converted” into financial capital by launching an initial public offering on a stock exchange, like the NYSE. This last stage “generates capital to manage the natural asset” and the fluctuation of its price on the stock exchange “signals the value of its natural capital.”

However, the NAC and its employees, directors and owners are not necessarily the owners of the natural asset itself following this final step. Instead, as IEG notes, the NAC is merely the issuer while the potential buyers of the natural asset the NAC represents can include: institutional investors, private investors, individuals and institutions, corporations, sovereign wealth funds and multilateral development banks. Thus, asset management firms that essentially already own much of the world, like Blackrock, could thus become owners of soon-to-be monetized natural processes, natural resources and the very foundations of natural life itself.

Both the NYSE and IEG have marketed this new investment vehicle as being aimed at generating funds that will go back to conservation or sustainability efforts. However, on the IEG’s website, it notes that the goal is really endless profit from natural processes and ecosystems that were previously deemed to be part of “the commons”, i.e. the cultural and natural resources accessible to all members of a society, including natural materials such as air, water, and a habitable earth. Per the IEG, “as the natural asset prospers, providing a steady or increasing flow of ecosystem services, the company’s equity should appreciate accordingly providing investment returns. Shareholders and investors in the company through secondary offers, can take profit by selling shares. These sales can be gauged to reflect the increase in capital value of the stock, roughly in-line with its profitability, creating cashflow based on the health of the company and its assets.”

Researcher and journalist Cory Morningstar has strongly disagreed with the approach being taken by NYSE/IEG and views NACs as a system that will only exacerbate the corporate predation of nature, despite claims to the contrary. Morningstar has described NACs as “Rockefeller et al. letting the markets dictate what in nature has value – and what does not. Yet, it’s not for capitalist institutions and global finance to decide what life has value. Ecosystems are not ‘assets.’ Biological communities exist for their own purposes, not ours.”

A New Way to Loot

The ultimate goal of NACs is not sustainability or conservation – it is the financialization of nature, i.e. turning nature into a commodity that can be used to keep the current, corrupt Wall Street economy booming under the guise of protecting the environment and preventing its further degradation. Indeed, IEG makes this clear when they note that “the opportunity” of NACs lies not in their potential to improve environmental well-being or sustainability, but in the size of this new asset class, which they term “Nature’s Economy.”

Source: IEG

Indeed, while the asset classes of the current economy are value at approximately $512 trillion, the asset classes unlocked by NACs are significantly larger at $4,000 trillion (i.e. $4 quadrillion). Thus, NACs open up a new feeding ground for predatory Wall Street banks and financial institutions that will allow them to not just dominate the human economy, but the entire natural world. In the world currently being constructed by these and related entities, where even freedom is being re-framed not as a right but “a service,” the natural processes on which life depends are similarly being re-framed as assets, which will have owners. Those “owners” will ultimately have the right, in this system, to dictate who gets access to clean water, to clean air, to nature itself and at what cost. 

According to Cory Morningstar, one of the other aims of creating “Nature’s Economy” and neatly packaging it for Wall Street via NACs is to drastically advance massive land grab efforts made by Wall Street and the oligarch class in recent years. This includes the recent land grabs made by Wall Street firms as well as billionaire “philanthropists” like Bill Gates during the COVID crisis. However, the land grabs facilitated through the development of NACs will largely target indigenous communities in the developing world. 

As Morningstar notes:

The public launch of NACs strategically preceded the fifteenth meeting of the Conference of the Parties to the Convention on Biological Diversity, the biggest biodiversity conference in a decade. Under the pretext of turning 30% of the globe into “protected areas”, the largest global land grab in history is underway. Built on a foundation of white supremacy, this proposal will displace hundreds of millions, furthering the ongoing genocide of Indigenous peoples. The tragic irony is this: while Indigenous peoples represent less than 5% of the global population, they support approximately 80% of all biodiversity.

IEG, in discussing NACs, tellingly notes that proceeds from a NAC’s IPO can be used for the acquisition of more land by its controlling entities or used to boost the budgets or funds of those who receive the capital from the IPO. This is a far cry from the NYSE/IEG sales pitch that NACs are “different” because their IPOs will be used to “preserve and protect” natural areas.

The climate change panic that is now rising to the take the place of COVID-19 panic will surely be used to savvily market NACs and similar tactics as necessary to save the planet, but – rest assured – NACs are not a move to save the planet, but a move to enable the same interests responsible for the current environmental crises to usher in a new era where their predatory exploitation reaches new heights that were previously unimaginable.

Author

Whitney Webb

Whitney Webb has been a professional writer, researcher and journalist since 2016. She has written for several websites and, from 2017 to 2020, was a staff writer and senior investigative reporter for Mint Press News. She currently writes for The Last American Vagabond.

Un problème de papier.

J’avais lu (je ne sais plus où, ça fait vraiment longtemps) cet aphorisme:

On coupe des arbres pour fabriquer du papier pour imprimer des livres qui disent qu’il ne faut pas couper les arbres.

En fait, ce n’est pas aussi simple. C’est très bien expliqué ici et ici – lisez, c’est vraiment intéressant. Si on « déforeste » pour fabriquer du papier, on plante davantage que ce qui est coupé:

« Dans l’hémisphère nord, environ 150% de ce qui est défriché est replanté. Depuis 1990, l’Europe compte 17 millions d’hectares de forêts en plus. »

Bon, c’est un calcul légèrement hypocrite – il émane de l’industrie du papier – puisque planter un arbre ne remplace pas instantanément celui qu’on a coupé. Il faut des années pour qu’une forêt repousse. En attendant, 17 millions d’hectares, c’est pas mal. Vous le saviez? Moi, non. J’aurai appris quelque chose aujourd’hui.

Partant de là, je note qu’on attend toujours un minimum de cohérence dans le discours « vert »: si planter des arbres lutte contre le « réchauffement climatique », l’industrie du papier contribue à « sauver la planète », oui ou non? Je suppose que oui, et que c’est la raison pour laquelle on a créé les labels « responsables » qu’on trouve sur les emballages de produits de papeterie. Je n’ai rien contre ce genre de label « éthique », surtout quand il s’agit de programmes de mesures constructives – ne me parlez pas de « taxe carbone », c’est du pur racket – qui temporisent un peu les excès du pillage des ressources et des dégâts qu’ils occasionnent, dont on veut maintenant nous faire payer le prix fort – la solution du Forum Economique Mondial étant de tout nous confisquer, et celle de l’opération Covid et associées, de réduire le nombre de bouches à nourrir, les bouches gourmandes des enfants gâtés du Premier Monde ou les très nombreuses bouches affamées des pauvres du Tiers-Monde. Après l’énorme escroquerie – rentable – de ce modèle, on veut nous infliger une punition encore plus rentable – et « durable » – le nouveau modèle. Le coup du papier à remplacer par du virtuel en est un exemple symbolique, celui du code QR (et de l’identité numérique en général, y compris les nanotechnologies reliées à l’IA) qui remplaceront vos « papiers » en est un autre, plus concret. Le souci est que ça ne peut pas fonctionner. J’explique pourquoi plus bas, pour le papier.

Je n’ai rien contre le fait d’éviter tous les gaspillages – qui font partie de ce que Charles Hugh Smith a judicieusement nommé l’Economie de la Décharge. Concernant les économies de papier, j’ai trois raisons d’y être favorable, dont deux personnelles. D’abord, je déteste classer mon courrier – mon épouse vous confirmera. Ensuite, je préconise qu’on se serve de ce support uniquement quand on a quelque chose d’intéressant à y écrire – au net, sans rature ni faute d’orthographe – ou quelque chose d’une certaine valeur artistique à y dessiner, ce qui élimine à l’avance une bonne partie des étudiants en Beaux-Arts. Je précise que malgré mon côté rabat-joie – ils vous le confirmeront – je n’ai jamais rationné mes enfants en papier, pour une raison très simple: les dessins de nos gosses sont les plus beaux. Ne les jetez pas. J’ai toujours les leurs, sauf ceux que j’ai perdus dans l’inondation.

Une raison plus pragmatique d’économiser le papier est que ça permettrait d’utiliser moins d’énergie pour son recyclage – c’est d’ailleurs le problème général du recyclage. Ce n’est pas tellement difficile de réutiliser – même pour le papier, ou on jette un peu vite des feuilles encore vierges au verso – et c’est plus « durable » que de recycler. Mais bon, je suis un vieil emmerdeur qui a vécu l’époque où il était impensable de jeter une bouteille en verre – j’ai encore du mal avec ça maintenant – et où on prenait son panier en osier pour aller faire ses courses. Une pratique qui pourrait bien revenir, d’ailleurs, probablement plutôt dans la douleur que par l’initiative de citoyens responsables et de bonne volonté. Dans la mesure où il reste quelque chose à acheter.

Donc, côté papier, on est dans la gestion – relativement – responsable, éthique et tout le toutim. Par contre l’aphorisme pourrait fonctionner avec Internet. On tente – difficile de ne pas le remarquer – de faire passer l’idée que c’est toujours mieux de ne pas imprimer un document parce que ça économise le papier – c’est exact – et que la version qui arrive dans votre boîte aux lettres informatique est « écologique » – c’est faux. Internet est le troisième consommateur d’électricité sur la planète, après les Etats-Unis et la Chine. Devant la crise énergétique majeure qui se profile, et toutes ses implications – voir notamment mes deux récentes traductions de John Paul, ici et ici – le papier deviendra le moindre de nos soucis. L’énergie, non. John nous rappelle qu’il faut se préparer, ce que des gens comme lui et moi répètent depuis deux ans par le canal de l’Internet. Je me vois mal distribuer des tracts (en papier) dans la rue. Je fais ce blog. Sur Internet.

L’aphorisme donnerait dans ce cas:

On utilise des quantités astronomiques d’électricité pour diffuser des messages qui disent qu’il faut économiser l’électricité.

Votre serviteur est donc aussi coupable que les autres. Veuillez me pardonner, je croyais bien faire. Ce n’est pas facile de contenir la nocivité ce système tant qu’on en fait partie.

Mais ça vaut la peine d’essayer.

Le chaos à venir, première partie – par John Paul.

Comme promis. La deuxième partie est publiée juste après.

Source.


Traduction

Le chaos à venir

Première partie

John Paul

20 juillet

Les points de données et l’analyse de nombre de mes observations et opinions figurant ici ont été largement couverts dans la plupart des articles intitulés Beyond Mathematical Odds. Je vais écrire un nouvel article de la série Beyond Mathematical Odds qui couvrira une grande partie de ce que je « prévois » et discute ici dans les prochains jours.

Au cas où vous l’ignoreriez, le titre fait référence à l’essai intemporel et génial de Robert Kaplan, The Coming Anarchy.

La démocratie est une bête capricieuse et fragile, soumise aux caprices de la population, et les personnes menacées de pauvreté échangeront la démocratie contre ce que l’adversaire appellera démocratie, qu’il s’agisse d’autocratie ou de « progressisme » (du communisme sous d’autres formes). La majeure partie de la population mondiale n’a pas la capacité cognitive fondamentale de sacrifier ses avantages pour maintenir sa liberté. Plus rares sont ceux qui ont la clairvoyance de penser quelques semaines à l’avance, sans parler des effets de deuxième et troisième ordre, et au-delà. Mais les gens affamés? Ils donneront le pouvoir à quiconque leur fera des promesses vides, car lorsqu’on est affamé, on n’est pas rationnel. La démocratie meurt souvent non pas par idéologie, mais par des estomacs vides.

Les mots « impossible » et « se produire » ont probablement traversé votre esprit et ont été prononcés. Il en est allé de même à d’autres moments de l’histoire. Pour comprendre où je veux en venir, il nous faut d’abord établir quelques repères.

Peu de gens comprennent la complexité en dehors du domaine de la théorie, la complexité est souvent reléguée aux recherches académiques, aussi une partie des objectifs de ce Substack était de rendre progressivement les gens plus attentifs à la façon dont les systèmes complexes fonctionnent, même si vous n’en êtes pas conscient, inconsciemment vous accordez maintenant plus d’attention à l’intrication du système qu’aux événements singuliers. À ce stade, de nombreux lecteurs comprennent comment certains événements peuvent avoir un effet disproportionné sur le système.

Comme dans la nature, où la disparition d’une espèce spécifique d’insecte peut entraîner l’effondrement d’un (petit) écosystème, appelé cascade de coextinction, notre système mondialisé ressemble à un niveau simpliste aux réseaux naturels.

L’un des événements qui a eu un effet disproportionné sur l’ensemble de la planète a été l’interdiction par la Chine des exportations de phosphate, l’un des engrais les plus utilisés sur la planète, à laquelle s’est ajoutée la crainte d’une action similaire de la part de la Russie, qui a également interdit les principales exportations d’engrais l’année dernière, et qui a continué à répondre aux manœuvres géopolitiques occidentales en étendant cette interdiction.

Les gouvernements sont souvent réactifs, et non proactifs, et encore moins capables d’une quelconque forme de prévision. Une planification médiocre, marquée par des modélisations erronées de la part de petites organisations, et des relations incestueuses avec des groupes de réflexion et d’autres organisations, nous ont conduits à la situation actuelle, où les gouvernements, sous l’emprise des entreprises, tentent d’interdire dans la précipitation l’utilisation des engrais. Le gouvernement canadien fait pression dans ce sens depuis des mois, et le gouvernement néerlandais a imposé à la hâte une législation similaire et a récolté en retour la réponse qui convenait. Une révolte populaire.

Accidents, révoltes et soupçons d’écoterrorisme [NdT. ma traduction ici]

Comme je l’ai couvert récemment dans plusieurs articles, de nombreux gouvernements suivant des politiques Vertes et des exigences ESG, que je m’abstiendrai de commenter ici, se sont retrouvés dans des difficultés économiques croissantes, voire se sont même carrément effondrés (Sri Lanka). En l’espace de trois semaines, nous sommes passés de quelques manifestations à près de deux douzaines.

Il n’y a pas si longtemps, le Sri Lanka a reçu l’un des meilleurs scores ESG =)
Des étiquettes antivol allemandes sur le beurre.

La Chine fait face à des paniques bancaires depuis des semaines et lutte contre l’effondrement de son marché immobilier depuis des mois (il s’agit du moteur de la « fausse » économie chinoise, et une grande partie de l’Occident y a fortement investi). L’Europe est maintenant confrontée à une pénurie d’énergie, à des coupures de courant et à la menace d’un hiver rigoureux, ce qui ne devrait pas être un scoop.

Au-delà des probabilités mathématiques – Les ondes de Weimar [Ndt. non traduit]

Dans nombre de mes articles les plus analytiques, j’ai prédit les événements à venir, j’ai dit que l’Europe connaîtrait un rationnement de l’énergie, et peut-être de la nourriture, et cela s’est produit, il y a une grande pénurie d’huile de cuisson dans de nombreux pays, l’inflation se poursuit sans relâche. Et la Russie a complètement arrêté le flux de gaz vers l’Europe pour « maintenance programmée », ce que l’UE considère comme une menace de non-reprise [NdT. il a repris]. En fait, voici un point de référence pour mon argumentaire suivant.

Ça date de début janvier 2022

Les événements de cette semaine ont déjà cimenté le premier et peut-être le deuxième trimestre de l’année. Les effets en cascade sont faciles à suivre rien qu’en lisant ce qui est exposé ici.

D’une part, les difficultés énergétiques de l’Europe, comme nous l’avons souligné précédemment, s’aggravent, et même si l’Europe connaît un hiver plus chaud qui profite à une partie des stocks de GNL [gaz naturel liquide], la pression financière et les politiques de confinement malavisées viennent chercher leur dû.

Les pays européens commencent à décliner sous la lourde pression du sort inévitable de l’EROI [NdT. L’Energy Return On Investment (Eroi) est le ratio entre l’énergie utilisable et celle consommée pour l’obtenir]. Rien ne survit à une énergie coûteuse ou inefficace.

Les événements des quatre dernières semaines ont confirmé ce qui se passera très probablement dans les six à dix prochains mois. À court terme, de nombreux Européens seront confrontés à de nombreuses difficultés, à des pannes d’électricité, à des coupures de courant, à des mesures d’économie d’énergie (euphémisme pour rationnement), l’industrie sera une nouvelle fois touchée, Yara, l’un des plus grands producteurs d’engrais d’Europe, réduira probablement sa production (une nouvelle fois) en raison de la disponibilité et du prix du gaz. La simple exécution du rationnement, qui vise généralement les gros consommateurs (l’industrie), aura un impact important sur l’industrie manufacturière, affectant à la fois l’approvisionnement et d’autres parties de l’industrie elle-même. Le rationnement de l’énergie explique en grande partie pourquoi les problèmes survenus en Chine l’année dernière ont entraîné une cascade d’événements affectant l’industrie mondiale des mois plus tard. Le rationnement en Europe aura un impact similaire, même si ce n’est que pour quelques semaines « seulement ».

Plus tôt cette année, dans mes articles plus longs, j’ai averti que la dynamique non linéaire et les tendances de cette période allaient créer un problème de famine massive dans la région MENA (Middle East Northern Africa – Moyen-Orient et Afrique du Nord), et ce point a été confirmé plus tard par les analyses et les données de l’ONU, et peu après, même des chefs d’État comme Macron ont mis en garde contre cette tendance inquiétante. Aujourd’hui, on attend au moins 20 millions de migrants rien que dans les prochains mois, en raison des politiques désastreuses, des dommages causés par les confinements et des problèmes énergétiques mondiaux.

Dans des circonstances normales, l’Europe serait à peine capable de gérer, d’accueillir et de se permettre 5 millions de migrants, mais sous la pression systémique actuelle, l’Europe ne serait pas capable de gérer 5, et encore moins 20 millions de migrants affamés. Mais 20 millions est une estimation assez prudente, le nombre pourrait être de 50 millions. L’Europe pourrait sombrer dans le chaos le plus total, ou devenir l’otage des pays limitrophes de la région MENA, qui seront eux aussi confrontés à une pénurie de ressources et exigeront des paiements astronomiques sous de nombreuses formes pour ne pas laisser les hordes entrer en Europe. Cela deviendra une question politique mondiale, et c’est une menace continentale, étant donné les circonstances virologiques actuelles…

Il y a maintenant un point de discussion parmi les médias et certaines institutions politiques que « la démocratie est attaquée », précisément à cause de tout ce que j’ai décrit ici, et dans le premier paragraphe de ce texte. La démocratie ne dure que tant que l’on peut se permettre de se nourrir et d’avoir un approvisionnement énergétique suffisant, et à mesure que les perturbations augmentent en intensité et en quantité, les démocraties plient sous leur propre poids bureaucratique. Confrontée à la réalité d’une population privée de nourriture et disposant de peu d’argent, l’UE revient sur certaines de ses sanctions à l’encontre de la Russie, pour tenter d’acheter du carburant et des engrais. Pourtant, les rendements sont déjà compromis (nous en parlerons dans le prochain numéro, ne vous inquiétez pas).

Ai-je mentionné qu’il y a des discussions entre les propriétaires d’usines chinoises qui reçoivent l’ordre du gouvernement de convertir leurs usines pour produire des équipements de guerre? Comme je l’ai dit dans l’article sur les révoltes ci-dessus, la Chine est susceptible d’envahir Taïwan cette année, et tout ce qui précède les points de données dans cet article l’indique, la fuite des données d’identification de plus d’un milliard de personnes ne fait que le confirmer.

Les tendances actuelles du climat, quelle qu’en soit la source, alimentent les discussions sur le « tout climat » dans de nombreux pays, et comme je l’ai couvert plus tôt et superficiellement sur mon Twitter, l’écoterrorisme n’est pas seulement une réalité, mais un problème croissant depuis une décennie, et vous pouvez vous attendre à ce que des incendies plus importants et de très grande ampleur commencent à se produire dans le monde industrialisé au cours des prochains mois lorsque tout sera sec, parmi d’autres formes de perturbation, car des activistes détraqués pensent que les choses n’avancent pas « assez vite ».

Tout cela pour dire qu’à court terme, il n’y aura pas de stabilité, les tendances inflationnistes persistent même avec la destruction de la demande, et les tendances perturbatrices continues ne garantissent qu’un faible répit pour le bon fonctionnement de notre système mondialisé. Si le monde s’arrêtait maintenant, et si les gouvernements devenaient totalement compétents ou cessaient d’exister, les événements se dérouleraient à peu près de la même manière.

La deuxième partie contiendra suffisamment de données et de sources pour que vous compreniez mes opinions et mon analyse/prévision partielle sur ce sujet. Je recommande vivement à mes lecteurs européens d’envisager sérieusement de penser à l’avenir et d’adopter une « mentalité de préparation », dans le seul but d’être prêts lorsque « l’impensable » se produira. Il n’y aura pas assez de nourriture pour nourrir la planète entière, l’inflation alimentaire n’est PAS aussi grave maintenant qu’elle le deviendra, les problèmes énergétiques sont loin d’être terminés, ils font l’objet d’un énorme conflit politique entre différentes factions de la haute société, l’Europe rationne déjà l’énergie et le carburant se fait rare.

Dans une moindre mesure, la même chose s’applique aux Américains, aux Canadiens et aux autres pays, car plus les systèmes complexes commencent inévitablement à tomber en panne, plus ils deviennent chaotiques – pas étonnant que la complexité en tant que domaine universitaire ait commencé avec la « théorie du chaos ». La guerre ukrainienne ne sera pas la dernière guerre que nous verrons, et si certains pays sont suffisamment désespérés, ils pourraient déclencher un conflit pour de multiples raisons, toutes basées sur la seule réponse émotionnelle humaine.

Un certain nombre de mes articles précédents contiennent le cadre nécessaire pour vous permettre de comprendre ce qui va se passer, et comment les choses pourraient (vont) se dérouler. Après avoir lu celui-là, dites-moi, qu’est-ce qui a changé? C’était il y a 4 mois, et si quelque chose, la dynamique actuelle est en passe de rendre les choses bien pires.

Comme je vous en avais averti plus tôt cette année. Il y avait une nuée de cygnes noirs en route, et ils nous bombardent maintenant en piqué.

Au-delà des probabilités mathématiques VIII – Plein pot et vers l’abîme

Vous devriez également prêter une attention toute particulière à mes remarques finales qui figurent ici… [NdT. que je traduis juste sous le lien]

Au-delà de la probabilité mathématique – La guerre hybride

L’Occident tout entier, le Tiers-Monde et l’OTAN, ses alliés, sont incroyablement mal préparés à mener des guerres telles qu’elles sont menées actuellement et depuis 18 mois. Je ne commenterai même pas le chemin actuel et suicidaire que prend l’armée américaine, et je ne parle pas de politique identitaire.

S’il y a un conflit en Ukraine, vous feriez mieux de prier Dieu pour que les Russes ou d’autres acteurs étatiques aient plus de moralité que moi. Compte tenu de la campagne de vaccination actuelle, il est facile, rapide et bon marché d’anéantir toute force active dans un conflit. Il suffit de prendre quelques bidons de… quelque chose. Et ce ne serait pas considéré comme une attaque biologique, car il y a une législation à ce sujet. La guerre du futur n’est-elle pas magnifique?

Je vous laisse avec deux citations.

un « tourbillon de violence », une dévastation surprise et gratuite qui est plus motivée par la rage que par un plan précis.

Vous savez ce qui est cool avec la technologie, la guerre hybride et le monde post-pandémique? Tout le monde peut s’y engager, et les joueurs fantômes sont, littéralement, partout. Décentralisés.

Je vais faire écrouler tout ce putain de temple malade sur ta tête. Ça va être Biblique.

Un très grand merci à tous mes soutiens ici et à ceux qui utilisent KoFi =) !


Texte original

The Coming Chaos

Part 1

John Paul

Jul 20

Data points and analysis of many of my observations and opinions here have been covered extensively in most of the pieces titled Beyond Mathematical Odds. I will write a new Beyond Mathematical Odds that cover much of what I am “forecasting” and discussing here in the next few days.

If by any chance you are not aware, the title is a reference to the timeless, amazing essay The Coming Anarchy by Robert Kaplan.

Democracy is a fickle and fragile beast, at the whims of the population, and people under the threat of poverty will trade democracy, for whatever the adversary labels as democracy, be it autocracy, “progressivism” (communism by other means). Most of the world lacks the basic cognitive capacity to sacrifice amenities to maintain freedom. Fewer even the foresight to think a few weeks ahead, let alone second, third order effects, and beyond. Starving people though ? They will give power to anyone who feeds them empty promises because when you are starving, you are not rational. Democracy often dies not by ideology, but by empty stomachs.


The words impossible and happen probably crossed your mind and were spoken. The same happened other times in history. To understand where I am going, first, we need a few points.

Few people understand complexity outside the realm of theory, complexity is often relegated to academic pursuit, so part of the efforts of this Substack was to slowly make people more observant of how complex systems works, even if you were not aware, subconsciously you now pay more attention to the intricacy of the system, than to singular events. At this point, many of the readers understand how certain events can have a disproportional effect on the system.

Like in nature, where the loss of specific species of insect can lead to the collapse of a (small) ecosystem, named coextinction cascade, our globalized system resembles natural networks at a simplistic level.

One of the events that had a disproportional effect on the whole planet was China’s ban on phosphate exports, one of the most used fertilizers on the planet, compounded by a similar fear from Russia, which also banned major fertilizer exports last year, and kept responding to Western geopolitical moves by extending said ban.

Governments are often reactive, not proactive, let alone attempting any form of foreseeing, poor planning riddled with wrong modeling by small organizations, and incestuous relationships with think tanks and other organizations got us to our current predicament. Where governments, let by corporate capture attempt to rush the ban of fertilizer use. The Canadian government has been pushing this one for months, and the Dutch government rushed similar legislation and got a proper response in return. Popular Revolt.

Accidents, revolts and hints of ecoterror

As I covered recently in quite a few pieces, many governments following Green policies and ESG demands, which I will abstain from commenting on here, found themselves in growing economic difficulties, or outright collapse (Sri Lanka). In the span of 3 weeks, we went from a few protests to almost 2 dozen.

Sri Lanka was given one of the highest ESG scores not long ago =)
German antitheft tags on Butter.

China has been facing bank runs for weeks and fighting the collapse of its real estate market for months (it is the engine of China’s “fake” economy », and a lot of the West is heavily invested in it). Europe is now facing energy shortage, blackouts, and the threat of a severe winter, and this should not be news.

Beyond Mathematical Odds – The Weimar vibes

In many of my more analytical pieces, I forecasted events coming down now, I did say Europe would experience rationing of energy, and possibly of food, and this came to pass, there is a big shortage of cooking oil in many countries, inflation runs unabated. And Russia completely stopped gas flows to Europe for “programmed maintenance”, which the EU sees as a threat of never coming back. In fact, here, is a reference point for my following argument.

From early January, 2022.

Events over the last 4 weeks cemented what will most likely happen in the next 6 to 10 months. In the short-term, many Europeans will be faced with a lot of hardships, brownouts, blackouts, measures to conserve (semantics for rationing) energy, the industry will be affected once again, Yara one of Europe’s biggest fertilizer producers will probably cut production (again) because of gas supply and prices. Merely executing rationing, usually aimed at big consumers (industry) will have a big impact on manufacturing, affecting both supply and other parts of the industry itself. Rationing energy is another big part of why the problems in China last year led to a cascade of events affecting the global industry months later, rationing in Europe will have a similar impact, even if it is for a few weeks “only”.

Earlier this year, in my longer pieces, I warned that the non-linear dynamics and the trends back then would create a massive famine problem in MENA (Middle East Northern Africa), and this point was later confirmed by UN analysis, data, and soon after even head of states such as Macron was warning of this concerning trend. Now they expect at least 20 million migrants in the next months alone because of disastrous policies, damage from lockdowns, and the global energy woes.

Under normal circumstances, Europe would barely be able to deal with, accommodate, and afford 5 million migrants, but under the current systemic pressure, Europe would not be able to deal with 5, let alone 20 million starving migrants. But 20 million is a fairly conservative estimation, the number could be as high as 50 million. Europe could fall into complete chaos, or become a hostage of bordering countries with MENA, as they will too face resource scarcity, and demand astronomical payments in many forms over not letting the hordes get into Europe. This will become a global political issue, and it is a continental threat, given the current virological circumstances…

There is now a talking point among the media and certain political institutions that “democracy is under attack”, precisely because of everything I described here, and in the first paragraph of this text. Democracy only last as long as you can afford food and have a sufficient energy supply, as disruptions grow in intensity and quantity, democracies will buckle under their own bureaucratic weight. Faced with the reality of a population without food, with little money won’t go down easy, the EU is now reverting some of its sanctions on Russia, to attempt to buy fuel and fertilizers. Still, yields are already compromised (will cover in the next one don’t worry).

Did I mention there are talks among Chinese factory owners on orders from the government that they must convert their factories to produce items of war ? As I said in the revolts piece above, China is likely to invade Taiwan this year, and everything before the data points in that piece pointed towards it, the ID leak of over a billion people just solidified it.

Current trends in climate, regardless of where its source is are fueling talks of Climate everything in many countries, and as I covered earlier and superficially on my Twitter, Ecoterrorism is not only a thing, but a decade-old growing problem, and you can expect bigger, massive fires to start happening in the first world the next months when everything gets dry, among other forms of disruption as unhinged activists don’t think things are moving “fast enough”

All this to say, short-term there will be no stability, the inflationary trends persist even with demand destruction, and the continuous disruptive trends do all but guarantee little reprieve of proper functioning of our globalized system. If the world stopped right now, and governments achieved complete competency or ceased to exist, events would pretty much happen in almost the same manner.

Part II will have enough data points, and sources so you understand my opinions and partial analysis/forecast on this one. I highly recommend my European readers to seriously consider thinking way ahead, and adopting a “prepping mindset”, for the sole purpose of being ready when the “unthinkable” happens. There will not be enough food to feed the entire planet, food inflation is NOT as bad as it will get, the energy woes are far from over, are a huge political dispute between different factions of upper society, Europe is already rationing energy and fuel is getting scarce.

To a lesser degree, the same applies to Americans, Canadian, and elsewhere, as complex systems inevitably begin cascading into failure, the more chaotic they become, no wonder Complexity as an academic field started with “Chaos Theory”. The Ukrainian war won’t be the last war we see, and if certain countries get desperate enough, they might instigate conflict for multiple reasons, all based on nothing but human emotional response.

Quite a few of my earlier pieces, have the necessary framework for you to understand what is about to happen, and how things might (will) play out. After reading that one, tell me, what changed ? That was from 4 months ago, if anything the current dynamics are about to make that look good.

As I warned earlier this year. There was a flock of black swans coming, and they are dive bombing us.

Beyond Mathematical Odds VIII – Full-bore and Into the Abyss

You should also play very close attention to my closing remarks here…

Beyond mathematical probability – Hybrid war

A very big thank you to all supporters here and those who use KoFi =) !

Non-essentiels.

[revu et augmenté le 17/08]

Préambule

Je vais écrire sur l’ajustement structurel et sur le retour sur investissement.

Je n’y connais rien, bien sûr. Je ne suis pas un expert, je suis ouvrier. Quoique pour avoir autrefois travaillé sur des projets internationaux j’en sais quand même assez sur l’ajustement structurel pour en être dégoûté.

Contrairement à un mythe qu’il faudrait dissiper, ces domaines ne nécessitent pas de grande expertise. Une fois leur logique comprise, on saisit vite quand un de leurs experts nous mène en bateau. Comme l’expliquait Miles dans l’article juste avant, un peu d’entraînement suffit pour développer un mal de mer salutaire. On réalise vite que c’est en presque en permanence qu’on se paie notre tête.

Quand on vous montre un artefact en métal de l’Egypte ancienne – alors qu’ils ne connaissaient pas la métallurgie – et qu’on vous explique que c’est fabriqué avec des métaux trouvés dans des météorites, un brin de curiosité vous ménera aux écrits d’Anatoly Fomenko – ou sur l’excellent site de Cédric-Michel Leclerc – qui ont fait le boulot, donnent leur méthodologie et le fruit de leur recherche: l’Egypte ancienne n’a jamais existé. Pourtant, il y a des égyptologues. Ce sont des experts.

Quand je repère des trous de forage modernes dans des colonnes ou des blocs à tailler sur des photos de ruines de la Grèce antique, imaginez ma surprise. Un peu de recherche suffit à découvrir que la Grèce antique n’a jamais existé non plus. Pourtant il y a des hélennistes. Ce sont des experts. Il y a également des experts en armes atomiques, ce qui devrait vous faire doucement rigoler après que vous aurez lu l’article suivant.

Des experts, vous avez vu défiler depuis deux ans et demi sur les plateaux de télévision – si vous détenez chez vous ce genre d’arme de destruction massive. Vous aurez eu l’occasion de déterminer si oui ou non on vous prend pour des pommes. Aujourd’hui, place aux experts en géostratégie, qui vont eux aussi vous mener en bateau pour vous vendre le conflit Chine/USA et/ou Russie/Europe. Prévoyez un sac en papier.

En y consacrant assez de temps, on acquiert une certaine expertise en matière de complots. Mais je le répète, méfiez-vous des experts. Prenez un peu de temps pour faire le boulot vous-mêmes – mais pas trop de temps. Investissez aussi dans l’observation de la Nature. Ça ouvre l’esprit, ça permet éventuellement de manger sainement, moyennant un peu d’effort, et ça peut même vous aider à comprendre le sens de la vie et la place de l’Homme sur Terre.

C’est ce qu’on est en train de vous confisquer.

Deux ans de blog

Pour les nouveaux qui voudraient lire mes précédents écrits (ou les anciens qui voudraient les relire) et ne se sentent pas de les rechercher dans deux cent nonante neuf titres, il y a ceci, ceci, ceci, ceci, ceci, ceci, ceci, ceci et surtout ceci et ceci et ce témoignage.

Ceci est donc le trois-centième. J’y reviens sur des sujets j’ai relayés ou traités jusqu’à présent et je relie les points. Je n’interviendrai plus désormais sur l’actualité que ponctuellement. L’objectif de l’actualité est de verrouiller l’esprit sur des arcs de pensée très courts et de faire écran, c’est le cas de le dire, à toute perspective historique. Un autre problème est qu’elle est le plus souvent fabriquée: soit un narratif frauduleux qui s’appuie sur des événements tangibles – le Covid en est un cas d’école – soit des événements purement fictifs élaborés dans tel ou tel think tank ou officine du Renseignement. J’ai déjà consacré pas mal de temps à traiter l’actualité au détriment d’articles de fond que je reporte sans cesse. Celui-ci en est un.

Je m’acharnerai aussi moins à publier des articles qui me prennent plus de temps à rédiger ou à traduire (quatre heures en moyenne) qu’il en faut à l’ensemble de mes lecteurs pour les lire. Quelqu’un m’a dit qu’il trouvait dommage que ce blog ne reçoive pas davantage de visites, ce à quoi je lui ai répondu que s’il attirait plus de monde, ça impliquerait que je n’aurais jamais eu besoin de le créer au départ. Le bon peuple qui vit dans l’insouciance ne se met à consommer des informations « alternatives » que dans l’urgence – pour souvent tomber dans le panneau des figures de proue de la « résistance ».

J’ai déjà souvent exposé l’opposition contrôlée, celle payée par le Renseignement pour ce travail. On trouve aussi un grand nombre d’idiots utiles (généralement plus idiots qu’utiles), qui n’ont eux pas besoin d’être contrôlés. Les uns comme les autres se focalisent sur les éternels suspects, de Gates à Soros, sans aller beaucoup plus loin. Leur point commun est de s’adresser au « comment » et au « qui », pas tellement au « pourquoi » – que nous aborderons en fin d’article. Leurs superhéros sont des « media darlings« , qui font partie de l’opération: des cartes joker du Renseignement comme Julian Assange, Edward Snowden et consorts, des personnages politiques sous contrôle, comme Donald Trump, Thierry Baudet et un paquet d’autres, des « patriotes » de droite sélectionnés pour leur innocuité et des gauchistes professionnels recyclés en défenseurs de la liberté. Leur discours s’articule autour des notions de liberté, de crime contre l’humanité, de génocide et d’eugénisme. Certains accusent la Chine (Naomi Wolf), d’autres la défendent (Matthew Ehret), ce qui fournit deux versions du même narratif simpliste, bâti sur la vision binaire du grand public, qui n’a pas conscience qu’il existe un monde au-dessus de leur monde, et qu’il n’y a qu’une élite aux commandes de tout le reste.

Pour maintenir le status quo, la communication est confiée à des animateurs-vedettes du Net surgis de nulle part – aux Etats-Unis des Alex Jones ou des Stew Peters et leurs équipages de faux enquêteurs – qui contrôlent les révélations, leur timing, chaperonnent les quelques professionnels sérieux trop visibles, les discréditent par association à des fantaisistes et enfin polluent l’information par des annonces exotiques ou apocalyptiques en tout genre. Leur incessante complainte est la censure de l’information sur les media mainstream, ce qui est un leurre. Internet est aujourd’hui le media mainstream, ils en sont les stars et leurs vidéos font des millions de vues. La télévision, comme la médecine, a déjà été sacrifiée dans le cadre de l’opération et n’attire plus que des hallucinés qui n’ont aucun poids dans les événements, si ce n’est celui de poids mort. Certains réseaux sociaux font tièdement semblant de censurer mais, pour rappel, Facebook, Twitter et consorts ne sont pas Internet. Au mieux, ils sont des outils d’abrutissement et de surveillance destinés à quart-mondiser la toile, ce qu’ils ont brillamment réussi. L’Internet, la plus grande invention depuis l’aspirateur sans sac, pouvait potentiellement engendrer un gigantesque bond en avant de la connaissance humaine. On attend toujours.

Covid

Les articles sur le Covid et sa version injectable commencent à fatiguer tout le monde – moi le premier. Franchement, à moins que vous débarquiez, passez directement au titre suivant. C’est du rabâché, ressassé, rebattu. J’en ai publié au moins deux cent sur le sujet. Aucune surprise dès lors qu’on a compris le principe, qui va du contrôle à la « dépopulation ». Je fais donc cette courte synthèse, non-exhaustive, basée sur cette interview du Dr Richard Fleming et de son résumé par Joel Smalley, auquel j’ajoute quelques points à partir du n°8.

  1. Le SARS-CoV-2 est une arme biologique fabriquée en laboratoire, financée par le gouvernement américain, qui résulte d’une recherche de gain de fonction sur la protéine de pointe, la rendant plus infectieuse.
  2. Les traitements sûrs et efficaces contre le virus ont été bloqués par les organismes de réglementation sanitaire américains.
  3. La mise en quarantaine des personnes en bonne santé est totalement inefficace.
  4. Les « vaccins » ARNm/ARN produits par Pfizer, Moderna et Janssen sont des armes biologiques qui délivrent la même protéine de pointe toxique que le virus, mais à des charges jusqu’à 5 millions de fois supérieures.
  5. Les vaccinés sont responsables de la sélection par pression des variants (alpha, delta, omicron, etc.), prolongeant ainsi l’épidémie.
  6. Le « vaccin » perturbe le système immunitaire naturel, rendant les vaccinés plus sensibles aux infections et aux maladies. [NdT. dont la flambée de cancers fulgurants observée actuellement]
  7. Le « vaccin » par lui-même endommage les globules rouges et provoque une hyperinflammation et une coagulation qui entraînent la maladie et la mort.
  8. Les « vaccins » déployés ont été déclinés en de nombreuses versions différentes en termes de dosage et de nanotechnologie embarquée.
  9. Les particules nanolipidiques qu’ils contiennent ont également un rôle pathogène.
  10. Outre leurs effets « secondaires », les injections ont comme conséquence de réduire la réponse immunitaire à la protéine de pointe (d’où les formes « moins graves »), qui se multiplie sans limite et fait potentiellement des injectés des super-épandeurs tandis que leurs organes sont attaqués par leur charge de protéine de pointe.
  11. Tous les organes sont touchés mais les dommages au système reproducteur se reflètent dans la chute spectaculaire de la natalité, apparemment temporaire, dans les pays injectés.
  12. Les nombreuses pathologies précitées sont déjà en hausse et attribuées à des causes surréalistes (réchauffement climatique, etc).
  13. Le SARS-CoV-2 et les injections font partie d’une opération militaire, que l’on peut qualifier, en se basant sur ses conséquences, de Guerre Mondiale de cinquième génération – une forme élaborée de « black op« .
  14. Cette guerre n’est manifestement pas le fait d’un pays en particulier mais d’un réseau supranational qui contrôle les gouvernements acteurs du projet et leurs services de Renseignement.
  15. Elle s’adresse en priorité aux économies industrielles ou post-industrielles du Premier Monde, grands consommateurs d’énergie et de matières premières, dont elles dépendent entièrement pour leur survie.
  16. A ce titre, elle fait partie d’un projet de contrôle sociétal, partiellement articulé dans diverses officines du pouvoir mondialiste – de l’Agenda 2030 de l’ONU au Grand Reset du Forum Economique Mondial – et implémenté sous forme « sanitaire » par l’OMS.
  17. La même offensive continue sous forme de nouvelles « crises » organisées destinées à accélérer la faillite du système actuel: conflit en Ukraine, destruction des économies nationales, de l’industrie agro-alimentaire, des réseaux d’approvisionnement et du réseau énergie, et vraisemblablement d’autres à venir.
  18. Les instigateurs et les exécutants de ce projet ont organisé depuis des décennies le cadre législatif pour ne jamais être tenus responsables de leurs actes dans le cadre de ce type d’opération, dont la liste est longue.

Tout ça est très instructif mais il y manque le point le plus important: l’immense majorité de ceux qui se sont fait injecter l’ont fait volontairement.

Energie

L’énergie est la mesure mathématique de l’existence humaine et de l’ensemble de la société. Nous sommes de l’énergie sous forme physique, le Soleil, la Terre et tout le système solaire est connecté comme système d’échange d’énergie émetteur/capaciteur, le premier canalisant la charge cosmique vers le second, et ainsi de suite. Pour les plus curieux, le Thunderbolt Project a ébauché la description de ce mécanisme, que Miles Mathis a continué à brillament théoriser et démontrer dans ses travaux sur la charge. C’est de la vraie science, pour une fois.

Tout comme les mitochondries touchées par le Sars-Cov-2, la société humaine commence à montrer des symptômes d’affaiblissement assez inquiétants. Elle plafonne depuis au moins trente ans tout en continuant à consommer la même quantité d’énergie, qui se dissipe aussitôt sans générer d’évolution ni d’effet sur son organisation interne. De plus, l’apport d’énergie qui alimente le système risque à moyen terme de diminuer ou de se tarir. Cette société atteint donc son point d’entropie, à partir duquel tout tend vers le chaos et la désintégration.

Côté agriculture, l’urbanisation indispensable à la révolution industrielle d’une part, et l’extermination de la classe paysanne lors de la Première Guerre mondiale d’autre part, ont justifié et consolidé la mise en place du modèle agricole de monoculture et celle de son complément, l’élevage intensif. La destruction écologique sans précédent qu’elle engendre par son usage intensif de pesticides et par l’épuisement des sols causé par les engrais chimiques garantissaient son échec dans le long terme. Du point de vue économique, l’agriculture industrielle n’est plus aujourd’hui que le maillon pauvre d’un coûteux réseau d’intermédiaires industriels (transformation) et commerciaux (distribution), et de financiers qui la phagocytent par le biais d’un marché truqué et tuent sa rentabilité. Elle n’est donc plus viable dans sa forme actuelle et, comme dans le secteur de l’énergie, aucune transition réaliste à l’horizon.

Dans le secteur bancaire, les banques commerciales européennes sont en situation de faillite effective depuis 2008, camouflée par des jeux d’écritures totalement illégaux, qui ne peuvent durer encore longtemps. La seule transition prévue est la monnaie digitale des banques centrales, qui n’est pas un système monétaire mais une ligne de crédit auprés de multinationales, dont la vertu annoncée sera l’égalitarisme et l’effacement de la dette, et l’effet concret de court-circuiter le dernier vestige du contrôle étatique de la monnaie et de l’inflation. En clair, la Banque supprime ouvertement un intermédiaire qui n’était déjà plus que symbolique. Au niveau individuel, la dernière liberté accordée au citoyen de choisir son mode de consommation disparaîtra dès lors que son crédit carbone, social, « vert », son statut vaccinal et d’autres critères liés à son portefeuille numérique seront jugés par des entités supranationales.

Les créateurs de ce système connaissaient dès le début sa forte entropie. Après l’avoir ponctionné sous toutes les formes possibles par des outils de manipulation monétaire, financière, sociale, comportementalistes, etc., ils ont aujourd’hui décidé d’accélérer sa destruction et ainsi rester maîtres de son remplacement par le suivant, le « technocratique ».

L’ancien Monde doit disparaître. Pour ce faire, rien de mieux qu’une catastrophe.

La catastrophe

[Pour s’instruire en s’amusant, Raymond Devos parlait en 1979 assez bien de la catastrophe.]

Chaque fois que la doctrine, qu’elle soit « communiste », « capitaliste », « libérale », s’empare de la gestion de la société, elle aménage la machine étatique pour atteindre le niveau de corruption visé que permet l’excès ou le manque de contrôle (régulation/dérégulation), et la catastrophe n’est ensuite plus qu’une question de temps. On peut se rappeler les bienfaits de l’étatisme communiste dans l’Ukraine de 1932-1933 (souvenir collectif sur lequel capitalise l’OTAN dans ses manoeuvres anti-Russes), maintenant que les Etats prétendent proposer des solutions à la sur-industrialisation du secteur agricole, mesures qui auront le même genre d’effet – voir notamment le pur délire qu’on tente de mettre en place aux Pays-Bas et ce qui vient de se produire au Sri Lanka. Si ce dernier pays se retrouve dans une merde noire, c’est pour s’être laissé entraîner dans une course à la conformité au cahier des charges de l’ESG – les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance – qui seront le clou final dans le cercueil de l’industrie et de l’agriculture.

En réalité, l’ESG est le faux nez du problème du rétrécissement du marché de l’énergie, qu’une partie de la « résistance » – les anti-Mathusiens – s’obstine à traiter comme temporaire. Leur discours récurrent est que, quelle que soit la croissance démographique, la créativité et le génie humains trouveront toujours les ressources technologiques et scientifiques nécessaires à assurer la survie et le bien-être de la masse. A ce titre, ils se battent sur le même terrain que les gens qu’ils dénoncent, c’est-à-dire en plaçant les solutions au niveau du système. C’est de la pure doctrine, pas meilleure que les promesses du communisme. Un modèle qui prétend ne pas avoir de limites quant au nombre d’êtres humains qu’il peut gérer est une utopie aussi dangereuse que l’eugénisme auquel il est censé représenter une alternative.

Comme dans l’adage du poisson, l’être humain ne doit pas être géré mais éduqué. Le problème n’est donc pas le nombre d’ếtres humains mais leur capacité individuelle d’autonomie. Encore une fois, c’est un problème de dépense d’énergie par rapport au résultat. Le résultat du système actuel est catastrophique. En l’absence de solution énergétique de rechange, il n’y a rien pour soutenir le mode de vie d’une population entièrement dépendante, qui n’a donc pas d’autre choix que d’apprendre à assurer cette autonomie. La solution n’est pas de changer de système mais de changer de mode de vie.

Pas comme on veut nous l’imposer.

L’ancien Monde

On va faire un pause dans cet article, avant qu’il devienne vraiment chiant. Je ne vais pas vous faire le portrait de l’ancien Monde. Même si 2019 semble aujourd’hui appartenir à la préhistoire, j’ose espérer que vous vous en souvenez encore un peu. Je vais plutôt vous conter une anecdote.

Ma grand-mère maternelle est née en 1920. Enfant, elle habitait avec sa famille dans la commune de St-Nicolas, en province de Liège. La rue des Grands Champs se nommait ainsi parce qu’elle était vraiment entourée de grands champs – à présent disparus, remplacés par des habitations périurbaines sans âme – dans lesquels elle allait, hors période scolaire, jouer des jours entiers avec ses frères et soeurs, leur mère les rappelant uniquement pour le repas du midi et du soir. Rien que cette partie de l’histoire semblera très exotique à la plupart de mes lecteurs les plus jeunes. La suite les fera peut-être réfléchir. J’espère…

Quand un des enfants entendait le premier un bruit de moteur, il ameutait les autres, qui le suivaient tous jusqu’au talus de la rue des Grands Champs. C’était le moteur d’une automobile. Les enfants attendaient le passage de la voiture, comme un événement rare. Les seuls autres véhicules qui passaient par là étaient des charrois agricoles, tirés par des chevaux. Quand ma grand-mère m’a raconté cette histoire, il y a une trentaine d’années, c’était pour me faire comprendre à quel point et à quelle vitesse le monde avait changé. Il ne vient désormais plus à l’idée de personne de contempler le passage d’une automobile. Il y a trente ans, les enfants s’arrêtaient pour voir encore passer une – rare – voiture tirée par des chevaux. Aujourd’hui, les seuls qui passent parfois sur la route sont montés par des cavaliers. Je vis à la campagne et les chevaux – magnifiques – que je vois sont au pré ou dans un manège. Je dois parfois attendre plus d’une minute pour m’engager en scooter dans la rue principale du village, et ce n’est pas toujours à l’heure de pointe. Une minute de circulation, dans les deux sens, ça fait beaucoup de voitures.

Ma grand-mère n’est pas née sous Napoléon. Elle est née il y a un peu plus d’un siècle. Il y avait alors sur Terre 1.811 millions d’êtres humains.

Le nouveau Monde

Le premier grand malentendu est donc qu’il est possible que rien ne change. Le pouvoir cultive cette illusion tant qu’elle lui est utile, tout en contenant l’évolution naturelle de la société – une excellente recette de la catastrophe. Quand il devient inévitable et urgent d’opérer un changement, il met en oeuvre des stratagèmes pour vendre sa propre version de ce changement aux peuples. Le dernier en date s’appelle « Nouveau Normal », « Build Back Better« , « Grand Reset », au choix.

L’autre malentendu est qu’il est possible – voire souhaitable – de tout contrôler. Encore une fois, le pouvoir a inventé cette notion absurde, dans son propre intérêt, en évacuant le fait que quasiment tout dans ce monde – y compris l’être humain – fonctionne seul et sans intervention. C’est ainsi qu’il parvient à vendre ses armes de destruction massive censées contrôler le climat – ou le Covid – à un peuple oublieux du fait que le réchauffement climatique s’appelait autrefois « été » et qu’il existe une chose nommée système immunitaire, qui a l’air de fonctionner plutôt bien, même contre des armes biologiques.

On nous présente la situation actuelle comme problématique mais elle est le résultat de choix opérés par la même caste que ceux qui les dénoncent aujourd’hui. Comme très bien expliqué dans cet article de Gail Tverberg – et comme développé dans mon préambule – le pétrole aurait dû être vendu beaucoup plus cher dès le départ, ce qui aurait temporisé son utilisation intensive, contenu l’explosion de la croissance démographique et de l’urbanisation (43% de la population mondiale), deux excès qu’il faut maintenant affronter.

Sous l’impulsion des familles du pétrole et de la finance, suffisamment influentes pour court-circuiter la régulation politique, fut établi le modèle d’industrialisation de quasiment tout, de l’agriculture à la pharmacopée, malgré que le modèle précédent était suffisant et durable. Le modèle « capitaliste » qui l’a remplacé n’est en fait qu’une étiquette apposée sur le modèle de croissance infinie et du mythe de l’énergie inépuisable, qui alimente un marché financier appuyé sur la dette et ses intérêts. En URSS, zone richissime en matières premières, il fut décidé – par les mêmes – d’organiser la croissance industrielle sous planification d’Etat. Le résultat fut épouvantable, notamment en raison de la profonde corruption de ses gestionnaires. Le XXème siècle fut ainsi le laboratoire du pouvoir grandeur nature et la préparation à l’application de ses méthodes les plus efficaces. Nous entrons maintenant dans un modèle actualisé d’étatisme de façade, téléguidé par les mêmes familles et potentialisé par la technocratie. Il est donc sérieusement temps de s’en inquiéter. L’Occident montre aujourd’hui – notamment – des symptômes de soviétisation, tels que des délais extravagants pour l’obtention d’une automobile, des menaces de pénuries alimentaires, la perte de la propriété privée, etc.

Contrairement à ce qui est annoncé partout, le prochain modèle ne sera pas multipolaire. Le nouveau pôle de pouvoir sera la Russie, associée à la Chine. Pour y parvenir, l’Occident est systématiquement détruit par une élite mondialiste – qui désigne la Russie comme coupable de nos maux – à l’arme sanitaire, alimentaire, énergétique, économique et probablement climatique, pendant que la Russie connaît une récolte de blé historique, que le rouble se stabilise par son rôle de nouvelle monnaie d’échange sur le marché de l’énergie, que le bloc BRICS établit sa propre réserve monétaire, que ces deux pays contrôlent le marché des engrais, etc.

Plusieurs raisons à ce changement de pilotage. D’abord, ce sont des zones où l’Etat a joué un rôle autoritaire sur plusieurs générations, ce qui lui confère le savoir-faire nécessaire pour contenir ou discipliner les « démocraties » à l’occidentale. Ensuite, ce sont des pays où le niveau moyen d’apprentissage est plus élevé qu’en Europe. Le jeune Russe typique, me dit-on, se lève tôt le matin, travaille toute la journée et fréquente ensuite un lieu d’enseignement pour rentrer tard le soir. La comparaison avec l’état du système éducatif en Europe de l’Ouest est vite faite. Les outils de lavage de cerveau tels que l’égalitarisme, la théorie du genre, le changement climatique, etc. ont fait de ce secteur, avec la complicité du monde enseignant, une fabrique de diplômés déboussolés, analphabètes, inemployables, geignards et indisciplinés, une cure permanente d’antidépresseurs et de smartphone dernier cri servant à calmer l’angoisse existentielle de ceux trop inertes pour devenir délinquants. Peu en réchappent. Ils sont l’avenir.

Quant au rôle de pôle industriel de la Chine, comme chacun l’aura constaté, il est déjà plus ou moins effectif (28% de la production mondiale). Les Chinois – les Asiatiques en général – sont réputés, à juste titre, pour leur très haut niveau d’adaptabilité, de détermination et de résilience. Dans l’ensemble de cette redéfinition planétaire, la place de la Chine est depuis le début la volonté de la Banque, qui comprend l’intérêt de ne pas placer ses billes dans un Occident nettement moins opiniâtre et plus rétif à l’obéissance. Ce serait un placement à haut risque, et la Banque ne prend pas ce genre de risque.

La Banque

« Si mes fils ne voulaient pas de guerres, il n’y en aurait pas. »

Gutle Schnaper Rothschild

C’est évidemment un terme très général, que j’emploie ici pour représenter le réseau qui contrôle les banques commerciales, les banques d’investissement, les bourses, la haute finance et les organismes de régulation bancaires, dont la Banque des Règlements Internationaux est le sommet hiérarchique. Derrière ce réseau agissent depuis des siècles les mêmes familles, qui l’utilisent pour faire et défaire les civilisations et régir la destinée de la société humaine.

La Banque est maîtresse de l’argent qu’on lui confie, a fortiori depuis la dérégulation qui a permis aux banques commerciales de pratiquer l’investissement. L’investissement contrôle la dynamique des économies nationales et oriente l’évolution de la société. Que celle-ci prenne la forme d’une démocratie, d’une dictature, d’une technocratie, d’une dystopie, d’un coup d’état communiste, ou de n’importe quoi d’autre a peu d’importance. En temps de paix, le secteur politique sera soumis aux diktats des investisseurs. Si nécessaire, une guerre fera l’affaire. Ce qui intéresse la Banque, c’est son retour sur investissement. Si la Banque investit dans un secteur, il faut qu’il soit rentable, ou au minimum stable. Pour garantir cette rentabilité/stabilité, il faut contrôler le système social, contrôle que des outils de mesure comme le NAIRU – le taux de chômage non générateur d’inflation – permettent de quantifier. Elle est également maîtresse de l’argent qu’elle crée par le biais des Banques Centrales, émanation du secteur bancaire privé, à qui a été confiée la création monétaire, autre moyen de contrôle de l’inflation à la baisse ou, comme c’est le cas en ce moment, à la hausse. L’inflation est l’outil modulable d’appauvrissement des peuples. Quand le système devient trop instable et ne garantit plus un retour sur investissement à long terme, il y a l’outil de l’ajustement structurel.

L’ajustement structurel est un terme creux pour désigner la refonte d’un système, en général vers un niveau de technicité supérieur. Il peut s’adresser à un réseau de distribution d’eau, à un tissu industriel ou à d’autres sous-systèmes. Aujourd’hui, il s’adresse à l’ensemble du système.

Je prends l’exemple de la distribution d’eau parce que j’ai travaillé sur un projet de ce type. Je vous explique. La qualité de l’eau dans tel pays – traditionnellement pauvre – est médiocre pour cause de vétusté, incompétence, corruption, manque de moyens, etc. Le prix de l’eau est toutefois suffisamment bas pour que les familles les plus humbles y aient accès. Intervient l’ajustement structurel, généreusement financé par une organisation internationale, qui effectue un upgrade du réseau, sous-traîté à diverses compagnies privées après appel d’offres. La qualité de l’eau est améliorée. Les prix aussi, qui sont multipliés par deux, dix, ou vingt. Les familles humbles n’y ont plus accès. Si vous avez suivi ce qui est dans le pipe-line des projets destinés au monde industrialisé, vous aurez noté une certaine similitude, sauf qu’il ne s’agit pas d’améliorer la qualité mais la conformité au cahier des charges ESG (voir plus haut), ou au Green New Deal, ou au Grand Reset, qui mènera à la confiscation de tout pour quasiment tout le monde. Le Grand Reset est un projet d’ajustement structurel qui ne dit pas son nom. Je défie quiconque de me prouver le contraire. C’est le cadre nécessaire pour un investissement dont on attend un retour, rien d’autre.

Dans la sphère du pouvoir, le monde politique ne sert plus que d’interface entre la Banque et les peuples: il accomplit ses directives économiques en les présentant comme doctrine politique, environnementale, sociale, peu importe, à un peuple ignorant des mécanismes financiers. Il se contente de règlementer – ou dérèglementer – le cadre économique et de prendre les mesures qui maintiendront ou non, en fonction des besoins du moment, un semblant de paix sociale ou militaire. Si le politique est insuffisant pour ce rôle, on engage des seconds couteaux tels que Bill Gates ou Klaus Schwab pour vendre la doctrine de la dictature biosécuritaire, pendant que les investisseurs rachètent tout ce qui peut être racheté sous le soleil.

Historiquement, c’est la Banque qui a autrefois financé, grâce au système de réserve fractionnelle, la conquête des colonies et la présence tentaculaire de l’Europe dans le monde, que le développement des transports a fini par rendre obsolète. C’est la Banque qui a ensuite donné les rènes du pouvoir mondial aux Etats-Unis, dont la présence militaire et le contrôle de l’exploitation pétrolière via pétro-dollar lui ont assuré le retour sur investissement dans le système issu de l’or noir. C’est la Banque qui cède aujourd’hui cette place à la Russie. La Russie s’unit avec la Chine, remet à jour ses alliances avec la Syrie, l’Iran, la Turquie et utilise celles de ses satellites « communistes » comme le Vénézuela. Ces alliances formeront le bloc qui remplacera sur la scène internationale la zone d’influence américaine, qui va considérablement rétrécir dans les prochains mois, avant de s’éteindre complètement. La prochaine destitution de l’administration Biden se profile de plus en plus clairement – la divulgation sur 4chan des vidéos compromettantes du fils Hunter est évidemment une opération du Renseignement, sans qui rien ne pourrait jamais filtrer. Le scénario probable est que le Vice-Président Harris ne reprendra pas la fonction, ce qui devrait laisser le champ libre au rétablissement, en 2024 au plus tard, du héros fabriqué du nationalisme, Trump, dont l’image sortira indemne de l’opération Covid, l’intérim programmé de Biden lui ayant permis de préserver son image pendant le massacre sanitaire. Le boulot de Trump sera de démanteler l’influence extérieure des Etats-Unis, au nom de la priorité nationale, thème bien connu de la droite patriote.

Dans un autre registre et pour l’anecdote, le rôle d’Elon Musk est évidemment la destruction organisée de Twitter, mais aussi de Telsa. Outre l’absence d’une politique énergétique de remplacement réaliste, quasiment rien n’est fait pour la mise en place d’un nombre suffisant de stations de rechargement ni pour la production ou le recyclage des batteries électriques. Du mirobolant futur parc de véhicules électriques restera d’ici quelques années un privilège (en leasing, avec services payants) réservé à une petite classe de citoyens conformes, parqués dans des « villes intelligentes », à qui on pourra tout infliger et qui trouveront ça normal – comme dans « Nouveau Normal ». Tout comme pour l’agriculture et l’énergie, il n’y aura aucune transition dans le secteur des transports de masse tels qu’ils existent aujourd’hui. Ceux-là disparaîtront purement et simplement.

Ce ne seront pas les seuls.

Nous sommes tous foutus. La société ne survivra pas à ça. Il faut moins de morts qu’on ne le pense pour que tout s’effondre. Une mortalité de 10% mettrait fin à la bulle de la dette qui alimente ce merdier, et ce n’est pas le seul problème.

On se sera bien amusés le temps que ça aura duré.

We are all screwed. Society will not survive this. It takes fewer deaths for a collapse then one might think. A 10 percent die off would end the debt bubble that props this shit show up, just one issue.

It was fun while it lasted.

https://sagehana.substack.com/p/turbo-cancer-it-feels-like-im-watching/comment/8111050

Pourquoi?

L’élite en est arrivée à la conclusion, tout à fait correcte, qu’elle peut faire tout ce qu’elle veut et que nous le tolérerons. Et si cette conclusion est correcte, elle est probablement justifiée. Si nous le tolérons, nous le méritons.

The elite have come to the conclusion, correctly so, that they can do anything they want and we will tolerate it. And if it’s correctly so, it’s probably justifiably so. If we will put up with it, we deserve it.

https://off-guardian.org/2022/03/25/two-weeks-to-flatten-the-world/#comment-494956

La majorité des peuples ne tolèrent pas ce que leur inflige le pouvoir, ils le demandent. Ils veulent être guidés, même si c’est jusqu’à l’abattoir. Ils veulent des leaders, dans tous les domaines – que ce soient des usurpateurs est sans importance. Le peuple a depuis longtemps renoncé à la maîtrise de son destin, et même au choix de ses maîtres. Il veut juste qu’on lui raconte une belle histoire. Malheureusement, cette histoire est une imposture complète et c’est tout ce qu’elle peut être. Elle a servi de fondation à tout le reste. C’est ainsi qu’ont pu naître les concepts de nation, de patriotisme, et de cent autres que les peuples défendent même et surtout contre leur propre intérêt. On ment en permanence aux peuples, exactement comme on ment aux enfants, dont on considère qu’ils n’ont pas la maturité pour connaître la vérité. L’ennemi du peuple, c’est le peuple lui-même. Ses maîtres pervers ne sont que le poison qu’il s’inflige à lui-même. Il s’en plaint mais ne commence jamais le travail nécessaire pour s’en passer.

Si j’encourage mes lecteurs à observer la Nature, ce n’est pas pour rien. Au minimum, ça leur permettra d’échapper au spectaculaire effet « mémoire de poisson rouge » et à l’encore plus impressionnant effet de déni de réalité. J’entends des gens du coin se plaindre du climat de plus en plus sec. Ils confondent le climat et le temps qu’il fait et ils ont apparemment déjà oublié les inondations de l’été dernier – je pourrais leur rappeller les 200 tonnes d’eau que j’ai dû pomper de ma cave. Je les entends aussi répéter que les récoltes de cette année sont très mauvaises alors qu’ils passent tous les jours devant des champs de blé et de maïs prêts pour la récolte un bon mois à l’avance. Mais bon, les récoltes sont mauvaises, ils l’ont entendu à la télévision.

Ils ont aussi entendu depuis toujours que la vie sur Terre est le fruit de l’évolution. Depuis l’imposture de Darwin, le fil conducteur de la science est le mépris de l’intelligence, une intelligence qu’il est urgent de défendre, ou de retrouver. D’après moi, la théorie de l’évolution est l’obstacle majeur sur ce chemin. Elle est d’une stupidité tellement anachronique que sa survie est plus que suspecte. Elle aurait dû être abandonnée mille fois, vu les moyens dont on dispose depuis presque un siècle, en particulier depuis la découverte de l’ADN – il y aurait un article entier à écrire sur ce sujet . Si elle est donc maintenue avec autant d’énergie et de duplicité c’est pour une raison: elle a pour effet un genre d’erreur récursive de la pensée, qui pollue tous les domaines de la connaissance. Tant qu’on ne s’en sera pas débarrassés, tous les problèmes humains ne seront résolus que temporairement, et reviendront inévitablement sous une forme ou une autre. Les diverses doctrines politiques ou économiques ne seront d’aucun secours.

C’est une des manières de coincer l’Homme dans sa bulle sociétale et de lui faire perdre son contact avec la Création, tout sens et toute joie de sa simple existence. Il naît pourtant avec en lui le besoin d’obéir à quelque chose de plus grand, avec les facultés de perception nécessaires pour le comprendre et le développer. C’est pour cette raison, et pour aucune autre, que la place vacante du sacré a pu être investie par un gang de faux technocrates – et vrais psychopathes – que leur anathème lié à leur profonde incompétence rend particulièrement dangereux. Ils veulent gérer le peuple, à condition qu’il ne soit pas trop nombreux. Ces gens se prennent littéralement pour des dieux. Pour cela, ils ont renoncé à être des hommes, depuis très longtemps.

Et ils veulent nous emmener avec eux dans cet Enfer.

Conclusion

Je trouve beaucoup de commentaires éclairés sur Substack, souvent plus intéressants que l’article lui-même. J’en ai cité dans cet article, je vous en livre un autre en guise de conclusion, que je trouve au moment de mettre sous presse.

Les gens qui sont contre cette opération et qui observent ce qui se passe ont tendance à ne penser qu’en termes de batailles, de tactiques et de jeux de dames.

Ces psychopathes pensent en termes de guerres séculaires, de stratégie et d’échecs.

C’est pourquoi ils sont toujours gagnants. Ils transmettent leur projet de génération en génération, et ils sont très patients. Ça ne les dérange pas de sacrifier même leurs pièces les plus précieuses. Ça ne les dérange pas de paraître faibles. Ça fait partie de leur stratégie.

Pendant ce temps, la « résistance » à courte vue pense que parce que le château de cartes s’écroule, ça veut dire quelque chose. Mais le château de cartes a été conçu pour s’écrouler. Ça s’appelle un sacrifice.

Les personnes moyennes ne regardent pas au-delà de leur horizon. Ils se contentent d’étudier quelques arbres et pensent avoir compris. Mais ils ne réalisent pas que la forêt est en fait un laboratoire.

Les rituels ne font que commencer.

Mais je conviens que le combat est spirituel. Je ne fais que décrire la partie séculaire.

Au Canada et en Europe, on exige que les gens se fassent injecter pour avoir accès au suicide médicalement assisté.

C’est du vampirisme spirituel. La récolte des âmes.

[…]

Maintenant, faites un zoom arrière et regardez le monde et sa machinerie globale. Pensez aux bribes de nouvelles qui nous parviennent. Songez au peu que nous savons réellement, et pourquoi nous savons si peu, et pourquoi on nous le montre.

Ils ont retourné les vices de l’humanité contre nous. Et globalement, nous sommes devenus plus faibles au fil des générations. Par notre propre volonté. La plupart des gens sont incapables de survivre sans le système. Mais ce n’est pas notre système, c’est le leur. Nous ne le comprenons même pas. Il est trop immense. C’est le système de la bête.

Donc, en fait, ils ne font que ranger leurs propres jouets dans leur boîte à jouets. Ils considèrent que c’est leur droit de renégocier les conditions de service. Tout est dans les clauses en petits caractères.

Ils vont nous laisser nous détruire et nous détruire les uns les autres. Et ils se délecteront de tout ça.

Mais nous n’avons jamais été créés pour faire partie de leur système. C’est pour cette raison que la plupart des gens ne se sentent pas à leur place.

Nous sommes confrontés à des choix difficiles. Le chemin de moindre résistance est généralement un piège. Seul le chemin difficile mène à la victoire.

Ils vont achever la démolition contrôlée de l’économie, pour commencer.

Je dis « contrôlée » parce que les gens au sommet du système pyramidal ne se soucient pas de l’argent. Ce sont eux qui ont tout inventé à la base, et ils possèdent ce qu’ils pensent avoir de la valeur. Seuls leurs sous-fifres ont soif d’argent, et parce que les sous-fifres croient à tort qu’ils sont au courant de tout le projet et qu’ils sont extrêmement avides, ces idiots utiles continueront à jouer leur rôle jusqu’à la fin. Ils sont trop arrogants pour imaginer qu’ils puissent être trompés et jetés comme le seront ceux qu’ils regardent de haut.

Si les banques centrales lancent leurs monnaies numériques, les « super banquiers » ne seront plus nécessaires. Toutes leurs années de malfaisance seront réduites à néant. Leur seul espoir sera de jouer un rôle de concierge ou de relations publiques. Ceux qui ne mourront pas sous le choc ou par injection se suicideront.

Une fois l’économie et les chaînes d’approvisionnement démolies, peu importe ce que nous serons en mesure de prouver.

Je pense qu’il vaut mieux être préparé. Si les gens ne comprennent pas ce qui va se passer et qu’ils acceptent l’aide sociale et le revenu de base universel (pour autant qu’ils survivent aux retombées de l’effondrement, au chaos social, etc), ils se retrouveront complètement asservis. Pour des générations.

[…]

Pensez-vous qu’un bon parent empêche ses enfants d’apprendre? Il y a une leçon inestimable à tirer de tout cela. Lorsque les humains ne subissent pas de conséquences, ils n’apprennent pas. Lorsque les parents empêchent leurs enfants de faire l’expérience des conséquences, ces derniers ne grandissent jamais.

Cela fait partie de notre éducation. Ce n’est pas « mauvais », pas « injuste », c’est merveilleux. Nous comprendrons tout lorsque les écailles tomberont de nos yeux.

[…]

Seul Dieu est réel. L’univers est une pensée dans l’esprit de Dieu. Je suis un personnage dans un roman écrit par Dieu. Dieu connaissait la fin avant le commencement. Nous disposons du libre arbitre. Seul l’amour est réel, mais nous avons été placés dans un monde d’illusion pour que nous puissions découvrir ce que signifie l’amour. L’amour est bon. L’amour est Dieu.

Le mal fait partie de notre éducation. Comme la gravité. La gravité peut paraître oppressante, mais elle nous rend plus forts. Sans gravité, nous n’aurions pas de muscles, pas de densité osseuse, notre système cardiovasculaire ne fonctionnerait pas… Mais si on se jette d’une falaise, on aura l’impression que la gravité veut nous tuer. Ce n’est pas vrai pour autant. C’est une perception.

C’est pourquoi nous avons des traditions spirituelles et des enseignants, et la capacité de dépasser les rouages du monde matériel pour nous rappeler qui nous sommes, ce qui est réel.

L’amour ne disparaît pas en présence de l’illusion ou du mal. L’amour est constant, éternel, omniprésent. Notre défi est de nous en souvenir au cœur de l’illusion, de la douleur et de la souffrance.

Quelle est la durée d’une vie humaine? Toute douleur et toute souffrance sont temporaires. Regardez les grands maîtres spirituels. Ils n’étaient pas coincés ici, ils étaient simplement ici. Mais ils étaient aussi ailleurs.

Lorsque les gens pensent qu’ils ne sont pas traités équitablement, ils souffrent. Quand les gens pensent qu’ils vivent une mauvaise expérience, ils souffrent.

Il est possible de maintenir une connexion et une immersion dans l’amour à travers n’importe quelle épreuve. Il est possible pour le corps d’endurer un grand traumatisme sans que l’esprit ne souffre. Il est possible d’éprouver une grande douleur et de ne pas souffrir.

Je pense que tout ce que nous vivons a un but. L’amour en est le but.

Les enfants comprennent rarement « pourquoi ». Nous sommes des enfants. Mais nous finirons par grandir.

Si nous sommes attachés à ce système contre-nature et maléfique, nous périrons en même temps que lui.

Nous devons le laisser mourir. Les personnes qui ne veulent pas être sauvées ne le seront pas. Ils ne sauteront jamais dans le radeau de sauvetage. Ils pensent qu’ils font partie du navire.

Vous voyez pourquoi il est utile d’avoir le mal de mer.

A bientôt.

Des « plantes piégeuses de carbone » OGM conçues en laboratoire pour remplacer les pâturages – par Igor Chudov.

Les complotistes les plus pessimistes y verront, au pire, une nouvelle manière d’affamer les peuples. Je pense que ça pourrait être bien plus grave.

J’ai déjà brièvement abordé ce point et comme promis, j’y reviendrai en profondeur avec de nombreux articles qui traitent des armes climatiques, en usage intensif depuis une vingtaine d’années – vous savez, le « changement climatique ». Je vous donnerai ensuite ma conclusion et vous pourrez ainsi juger, faits à l’appui, si elle est hâtive, erronée, délirante ou quoique ce soit de ce genre. Notre maintenant vieil ami Igor est apparemment tombé sur une piste qui y mène.

Source.


Traduction

Des « plantes piégeuses de carbone » OGM conçues en laboratoire pour remplacer les pâturages

Leurs racines en polymère ne pourrissent jamais. Qu’est-ce qui pourrait bien mal tourner?

Igor Chudov

5 juillet

J’avais décidé d’écrire sur un nouveau sujet pour éviter que mes lecteurs ne s’ennuient ou ne soient trop attristés par les récentes nouvelles sur le taux de natalité. Je me suis donc connecté sur le site du Forum Economique Mondial, avec l’espoir de parcourir leurs articles un moment en quête de quelque idée délirante sur laquelle écrire.

Il s’est avéré que le tout premier article ÉTAIT une idée délirante!

Le Forum Economique Mondial a une nouvelle proposition (archive): des cultures modifiées dont les racines NE POURRISSENT PAS lorsque les plantes meurent, et  » piègent le carbone « .

Explication: comment des semences modifiées pourront combattre le changement climatique

Leur projet (selon l’article) est le suivant:

  • Nous faire arrêter de manger de la viande: « La diminution de la superficie des terres consacrées au bétail réduira les émissions de méthane« .
  • Planter des cultures génétiquement modifiées à la place des pâturages, qui piégeraient le carbone. « En utilisant une molécule trouvée dans la peau des avocats et des cantaloups, ces racines modifiées peuvent mieux résister à la décomposition, minimisant ainsi la fuite du carbone.« 

Donc, après que nous ayons cessé de manger de la viande, ils prévoient de liquider les pâturages et de planter ces plantes génétiquement modifiées  » piégeuses de carbone  » sur les pâturages.

Ces plantes auraient des racines polymères génétiquement modifiées (archive) qui ne se décomposent pas. Aux fins de notre présent exposé sur la décomposition, nous imaginerons que ces racines sont faites de polymères plastiques, comme des fibres ou des cordes en plastique.

La clé réside dans les polymères riches en carbone tels que la subérine, que l’on trouve dans le liège, l’écorce de cantaloup, la peau d’avocat et les racines des plantes. Comme ces polymères absorbent le carbone et résistent à la décomposition, ils ont un potentiel énorme pour piéger et contenir le CO2.

Ainsi, selon le projet du FEM, ces plantes génétiquement modifiées pousseraient dans d’anciens pâturages, auraient des racines en polymère et mourraient chaque année, MAIS LES RACINES NE SE DÉCOMPOSERAIENT PAS. Comme les racines ne se décomposent pas, le sol sera progressivement imprégné d’un enchevêtrement de plus en plus dense de racines polymères qui ne disparaîtront jamais. Ces racines retiendront le CO2 pour toujours.

Génial, non? Sauf que j’ai quelques questions:

  • Le sol de ce pâturage sera-t-il condamné de façon permanente à accueillir ces plantes génétiquement modifiées, puisque aucune autre plante ne pourra pénétrer dans l’enchevêtrement de racines polymères plastiques et ce, jusqu’à ce que ce sol obstrué ne permette plus aucune culture?
  • Qu’adviendra-t-il de la diversité des plantes de pâturage indigènes qui n’ont jamais évolué pour pousser sur un sol obstrué par ces plantes génétiquement modifiées qui ne pourrissent jamais?
  • Qu’adviendra-t-il des insectes tels que les abeilles, qui vivent des plantes de pâturage indigènes et de leur pollen?
  • Qu’adviendra-t-il des vers, qui ne pourront plus se déplacer dans le sol?
  • Qu’arrivera-t-il aux oiseaux, qui mangent ces insectes et ces vers?
  • Qu’adviendra-t-il des animaux fouisseurs, qui ne pourront plus se terrer dans ces enchevêtrements?
  • Et si, comme dans le cas du Sars-Cov-2, ces plantes qui obstruent le sol et ne pourrissent jamais s’échappent et supplantent les plantes sauvages partout ailleurs? Avant de rejeter cette hypothèse, sachez que ces plantes doivent supplanter les plantes naturelles des pâturages pour prendre racine dans les anciens pâturages.

Une telle occupation incontrôlée d’un nouvel écosystème s’est déjà produite notamment dans le cas des lapins en Australie. Les lapins ont été introduits sans trop réfléchir et ont supplanté les autres animaux sauvages, devenant ainsi une menace pour l’écosystème australien. Ces lapins ont également dévoré toutes les plantes qu’ils pouvaient manger, laissant un sol stérile, avant de mourir en masse par la suite, mais sans jamais renoncer à leur domination sur l’écosystème. Heureusement, les lapins d’Australie n’ont pas été conçus pour ne jamais se décomposer.

Et, enfin, la préoccupation majeure: Que se passera-t-il si ces plantes réussissent si bien et se répandent au-delà des pâturages, qu’elles retirent TROP de carbone de l’atmosphère, transforment tous les sols en un enchevêtrement sans fin de racines mortes semblables à du plastique, et ne laissent plus de dioxyde de carbone pour nourrir les plantes normales et le plancton?

N’oubliez pas que toutes les plantes ont besoin de CO2 pour se développer: elles le captent par photosynthèse et le transforment en matière végétale. Aucune plante ne peut vivre sans CO2!

Si elles ne sont pas contrôlées, ces  » usines de séquestration du carbone  » conçues en laboratoire pourraient aspirer le CO2 de l’atmosphère et saturer le sol de fibres polymères non décomposées, mettant ainsi fin à la vie de nos plantes qui dépendent du CO2.

Nous avons un problème avec le Sars-Cov-2, que la science a été capable de concevoir, mais pas d’arrêter. Et si les plantes génétiquement modifiées se répandaient au-delà des pâturages, dans les champs et les forêts sauvages?

Et si cela se terminait par une Terre gelée (en raison de l’élimination d’une trop grande quantité de CO2), stérile (en raison de racines de polymères empêchant une croissance normale et d’une trop faible quantité de CO2 pour soutenir le développement des plantes et des plantes aquatiques), grise et ne laissant aucune place à toute autre vie végétale?

Je doute que les rêveurs du WEF se pose ces questions. Ou bien se les posent-ils? Y a-t-il quelqu’un qui ne soit pas payé par le WEF et qui étudie la question avec le plus haut degré de scepticisme? Ou bien les acolytes rémunérés du WEF rejettent-ils délibérément des préoccupations pourtant raisonnables en les qualifiant de  » théories du complot « , en faisant appel à des  » vérificateurs de faits  » rémunérés?

Je comprends qu’il y a de l’argent à gagner en achetant des pâturages et en les convertissant en plantes à racines polymères, en recueillant des « crédits carbone » et en faisant des profits. Je suis pro-entreprise. En même temps, je veux que ma planète offre un avenir à mes enfants et (espérons-le) à mes petits-enfants.

Ces personnes travaillent sur des projets farfelus, en utilisant des milliards de dollars de fonds obscurs, sans aucune supervision ou questionnement de la part des adultes. Cela me rappelle les « virologistes », qui s’amusent à créer des virus chimériques, sans surveillance efficace. Nous savons comment cela a fini.

Planteriez-vous ces plantes dans votre jardin pour aider à piéger le CO2?


Texte original

Lab-Designed GMO « Carbon Capture Plants » to Replace Pastures

Their Polymer Roots Never Rot. What can go wrong?

Igor Chudov

Jul 5

I decided to write about something new so that my readers would not get bored or too saddened by the recent birth rate news. So, I logged onto the World Economic Forum’s website, hoping to wade through their articles for a while in search of some random crazy idea to write about.

It turned out that the very first article WAS a crazy idea!

The World Economic Forum has a new proposal (archive): engineered crops whose roots DO NOT ROT when the plants die, and “capture carbon”.

Their plan (per article) is as follows:

  • Make us stop eating meat: “Decreasing the amount of land devoted to livestock will reduce methane emissions”
  • Plant genetically engineered crops in place of pastures, that would capture carbon. “By using a molecule found in avocado and cantaloupe skins, these engineered roots can better resist decomposition, minimizing carbon escape.”

So, after we stop eating meat, they plan on liquidating pastures and planting those genetically engineered “carbon-capturing” plants on the pasture land.

The plants would have genetically altered polymer roots (archive) that will not decompose. Think of these roots, for the purposes of discussing decomposition, as being made of plastic polymers, like plastic fibers or ropes.

Thus, the WEF plan goes, these GM plants would grow in former pastures, grow polymer roots, and die every year, BUT THE ROOTS WILL NOT DECOMPOSE. Since the roots do not decompose, the soil will gradually become firmly permeated by a thickening tangle of never-disappearing polymer roots. Those roots would hold CO2 forever.

Great right? Except that I have some questions:

  • Will this pasture soil be basically permanently condemned to hosting these genetically modified plants, since no other plants could penetrate the tangles of plastic-like polymer roots until the jammed soil no longer supports any growth at all?
  • What will happen to the diversity of native pasture plants that never evolved to grow on soil which is blockaded by these genetically modified, never-rotting plants?
  • What will happen to insects such as bees, living off native pasture plants and their pollen?
  • What will happen to worms, no longer able to move through the soil?
  • What will happen to the birds, who eat those insects and worms?
  • What will happen to burrowing animals, who no longer would be able to burrow in the tangles?
  • What if, like Sars-Cov-2, these soil-clogging, never-rotting plants escape and outcompete wild plants everywhere else? Before you dismiss that, please realize that these plants have to outcompete natural pasture plants to take root in the former pastures.

    Such uncontrolled occupation of a new ecosystem happened with rabbits in Australia, for example. The rabbits were brought in without much forethought and outcompeted other wild animals and became a threat to Australia’s ecosystem. Those rabbits also ate all plants they could eat, leaving barren soil, before dying off en masse after that but never relinquishing their ecosystem dominance. Thankfully, the Australian rabbits were not designed to never decompose.

And, lastly, the biggest concern: What if these plants become so successful and widespread beyond pastures, that they remove TOO MUCH carbon from the atmosphere, turn out all soil into an endless tangle of dead plastic-like root material, and leave no other carbon dioxide to feed normal plants and plankton?

Remember that all plants need CO2 to grow: they capture it via photosynthesis and convert it into plant material. No plants can live without CO2!

If not controlled, the lab-designed “carbon capturing plants” could suck CO2 out of the atmosphere and make soil logged with non-decomposing polymer fibers, and end our plant life which depends on CO2.

We are having a problem with Sars-Cov-2, which science was able to design, but isn’t able to stop. What if the genetically modified plants spread beyond pastures, into fields and wild forests?

What if this ends with the Earth being a frozen (due to too much CO2 removed), barren (due to polymer roots preventing normal growth and too little CO2 to support plant and aquatic plant development), grey planet with no room for any other plant life?

I doubt that any WEF dreamer is asking these questions. Or are they? Is there anyone not on their payroll who is looking at this with the absolutely highest degree of skepticism? Or are WEF’s paid acolytes purposely dismissing such reasonable concerns as “conspiracy theories” using paid “fact checkers”?

I understand that there is money to be made from buying pastures and converting them to polymer-rooted plants and capturing “carbon credits” and making profits. I am pro-business. At the same time, I want my planet to have a future for my kids and (hopefully) future grandchildren.

These people are working on outlandish projects, using billions in dark funding, with essentially no adult supervision or questioning allowed. This reminds me of “virologists”, messing around creating chimeric viruses, without effective oversight. We know how that ended.

Would you plant those plants in your garden to help capture CO2?

En bref – Le conflit imminent avec Taïwan – par John Paul.

Encore du John Paul. Ça date de fin mai et c’est toujours d’actualité. Je vous le traduis maintenant parce qu’on va en avoir besoin dans la page « Nouvelles » que je prépare.

A noter que, grâce à un décret gouvernemental qui autorise la mise sur le marché de véhicules aux standards allant de l’Euro-0 (qui date de 1988) à l’Euro-5, nos amis russes ont adapté leur production d’automobiles pour retourner à des modèles sans microprocesseurs, système de communication intégré, ABS, airbags, aide à la conduite, sonde à oxygène. En attendant, sortent là-bas des chaînes de production, pour livraison immédiate, le genre de bonne bagnole qui ne tombe quasiment jamais en panne et qu’on est pas obligé d’amener chez le concessionnaire au moindre bug – le genre que mon épouse gardait très longtemps et dépannait elle-même, (j’ai une femme pas banale) – pendant qu’en Occident, les petits génies qui commandent une nouvelle voiture attendent jusqu’à un an – la faute à la guerre en Ukraine, comme vous le savez.

Pour rappel, les microprocesseurs viennent principalement des Etats-Unis, de la Corée du Sud et de Taiwan, le seul à posséder la technologie 5 nanomètres:

Aujourd’hui, TSMC, grâce à sa maîtrise de la lithographie 5 nanomètres et bientôt 2 nanomètres, a cinq à dix ans d’avance sur ses plus gros concurrents comme Intel ou Samsung encore coincés au « nœud » technologique des 7 nanomètres. Ces nœuds, caractérisés par leur échelle nanométrique, représentent la capacité de miniaturisation d’une fonderie. Rappelons qu’un nanomètre est égal à un milliardième de mètre et qu’un processeur gravé à 7 nanomètres contient des milliards de transistors. Plus un microprocesseur est petit, moins il consomme d’énergie et moins il dégage de la chaleur, deux qualités essentielles pour les circuits intégrés quels qu’ils soient. Cette position de chef de file de TSMC est un atout majeur pour Taïwan qui se livre à une véritable diplomatie du semi-conducteur afin de ne pas chavirer dans les eaux troubles de la nouvelle guerre économique sino-américaine.

Voilà l’enjeu de ce qui est décrit dans cet article: cette vieille manie des Chinois à piquer le savoir-faire de-ci, de-là pour ensuite tout produire chez eux. Vu leurs excellents rapports avec leur voisins russes – qui prévoient d’être complètement autonomes dans quasiment tous les secteurs d’ici deux ans – je ne doute pas qu’après avoir mis en place leur nouveau système de monnaie de réserve, ils arriveront à s’entendre aussi sur ce point, pendant que nous fabriquerons des pousse-pousse. Je plaisante. Peut-être.

PS: Je vous recommande aussi de suivre le conseil que l’auteur vous donne en fin d’article.

Source.


En bref – Le conflit imminent avec Taïwan

Comment susciter le conflit.

John Paul

28 mai

Voici l’article super court dont j’ai parlé dans l’article ci-dessous.

Au-delà des probabilités mathématiques – 0 événement fortuit, partout

Taïwan effectue des descentes dans des entreprises chinoises pour lutter contre le débauchage d’ingénieurs en microprocesseurs

Les autorités taïwanaises ont perquisitionné cette semaine dix entreprises chinoises soupçonnées de débaucher illégalement des ingénieurs en microprocesseurs et d’autres experts en technologie, a déclaré jeudi le Bureau d’Enquête de l’île. Il s’agit de la plus récente mesure de répression contre les entreprises chinoises, visant à protéger la suprématie de Taïwan en matière de microprocesseurs.

Un ingénieur manipule une puce à l’Institut de Recherche sur les Semiconducteurs de Taiwan à Hsinchu, Taiwan, le 11 février 2022. REUTERS/Ann Wang

Il s’agit véritablement de la nouvelle la plus importante de tout ce mois, et même rétrospectivement, lorsque l’on passe en revue toutes les données, informations et événements, elle reste la plus significative.

Taïwan provoque discrètement la Chine et attire l’Occident dans son futur conflit, comme en Ukraine, mais Taïwan revêt sans doute plus d’importance que l’Ukraine pour la plupart des nations, et la raison devrait maintenant en être claire. Semi-conducteurs et micro-puces.

Mon premier Beyond Mathematical Odds portait sur ce sujet, les puces. Et j’y mentionnais que la pénurie durerait jusqu’en 2024 minimum, quoi qu’il arrive, quelles que soient les fabs (usines spécialisées dans la production de semi-conducteurs et de puces) qu’on a promis de construire.

La pénurie de semi-conducteurs pourrait durer longtemps

Le PDG d’Intel, Pat Gelsinger, a prévenu que la pénurie de semi-conducteurs durerait jusqu’en 2024, une réalité effrayante pour les fabricants, les entreprises et les consommateurs.

Les puces semi-conductrices, ou micro-puces, sont essentielles pour de nombreux articles de consommation numériques. Tout ce qui traite des informations utilise ces puces et la croissance exponentielle de la technologie a entraîné une augmentation massive de la demande.

« L’accélération rapide de l’internet des objets (IoT) actuelle et à venir place définitivement les semi-conducteurs devant le pétrole en tant que principal intrant de la croissance mondiale », selon la société d’investissement économique TS Lombard.

Bien que les États-Unis soient en tête du développement et de la vente de semi-conducteurs dans le monde, la fabrication s’est déplacée vers l’Asie. Taïwan et la Corée représentent 83% de la production mondiale de puces de processeurs et 70% de la production de puces de mémoire, selon la Semiconductor Industry Association.

Dans nombre de ces économies asiatiques, des mesures de confinement sévères ont été mises en place en réponse au COVID-19, provoquant des goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement. En conséquence, certains outils de fabrication ne sont pas disponibles, ce qui limite la capacité de fabrication de puces.

La pénurie devait initialement durer jusqu’en 2023, mais M. Gelsinger prévoit maintenant qu’elle se prolongera jusqu’en 2024.

« Les pénuries ont maintenant touché les équipements et certaines de ces rampes d’accès aux usines seront plus difficiles », a expliqué M. Gelsinger.

Autre source pour le même article.

Il y a quelque chose que je n’ai pas encore abordé une seule fois ici, c’est une pénurie discrète, mais significative, qui se dessine depuis la mi-2021: la pénurie d’équipements et de pièces détachées. Et celle-ci a eu un impact sur de nombreuses industries, pas seulement celle des puces. Il y a quelques mois, Bayer a connu une énorme perturbation parce que son fournisseur de l’un des principaux produits chimiques utilisés pour produire le Round-Up a vu l’une de ses machines tomber en panne et qu’il fallait trois mois pour la réparer. [NdT. c’est pas dommage]

La même chose s’est produite dans certaines usines de fabrication de puces électroniques, où certains outils très spécialisés ont dû attendre longtemps avant d’être remplacés ( parfois jusqu’à 12 semaines). Même les fabricants d’outils ont été confrontés à une situation identique, une grande partie de ces dommages étant dus au confinement de l’année dernière en Chine.

La Chine est sur le pied de guerre depuis des mois maintenant, et tous les signes sont là, et Taïwan surjoue ses cartes, et compte trop sur les États-Unis pour venir à la rescousse. Gardez un œil sur Taïwan.

J’aurai un article sur les virus demain, peut-être un plus long, peut-être un plus court, je suis indécis, je préfère ne pas envoyer deux e-mails par jour.

J’espère que vous passerez tous un bon week-end, lâchez l’internet. Profitez de la vie, et faites quelque chose que vous aimez.


Texte original

Short – The Impending Taiwan conflict

Courting conflict.

John Paul

May 28

This is the super-short piece I mentioned in the piece below.

Beyond Mathematical Probability – 0 chance events, everywhere

Taiwan raids Chinese firms in latest crackdown on chip engineer-poaching

Taiwan authorities raided ten Chinese companies suspected of illegally poaching chip engineers and other tech talent this week, the island’s Investigation Bureau said on Thursday, the latest crackdown on Chinese firms to protect its chip supremacy.

An engineer holds a chip at the Taiwan Semiconductor Research Institute in Hsinchu, Taiwan, February 11, 2022. REUTERS/Ann Wang

This is truly the most important piece of news this entire month, and even in retrospect when you go through all the data, information and events, this is still the most meaningful one.

Taiwan has been lowkey provoking China, and baiting the West into its future conflict, similar to Ukraine, but arguably Taiwan is more important for most nations than Ukraine, and it should be clear by now why. Semiconductors and microchips.

My first Beyond Mathematical Odds was about this subject, chips. And there I mentioned the shortage would last till 2024 minimum, regardless of whatever happens, whichever fabs (factories specialized in semiconductor and chip production) they promised to build.

Semiconductor Shortage May Be Here to Stay

Intel CEO Pat Gelsinger has cautioned that the semiconductor shortage will last until 2024, a scary reality for manufacturers, businesses and consumers alike.

Semiconductor chips, or microchips, are essential for many digital consumer products. Anything that processes information uses these chips and with the exponential growth of technology, there has been a massive increase in demand. 

“The rapid acceleration of the internet of things (IoT) to date and to come forever moves semiconductors ahead of oil as the world’s key commodity input for growth,” according to economic investment firm TS Lombard. 

Although the U.S. leads the world in developing and selling semiconductors, manufacturing has shifted to Asia. Taiwan and Korea account for 83% of global processor chip production and 70% of memory chip output, according to the Semiconductor Industry Association. 

In many of these Asian economies, harsh lockdown measures were put in place in response to COVID-19, causing bottlenecks in the supply chain. As a result, certain manufacturing tools are unavailable, limiting chipmaking capacity. 

The shortage was originally projected to last until 2023, but Gelsinger now predicts that it will roll into 2024. 

“The shortages have now hit equipment and some of those factory ramps will be more challenged,” Gelsinger explained.

Another source for the same article.

Something I did not touch upon even once here was a quiet, but meaningful shortage that has been building up since mid-2021, the equipment and parts shortage. And this one has been impactful in many industries, not just chips one. Bayer had a massive disruption a few months ago because its supplier of one of the main chemicals to produce Round-Up had one of its machines brokedown and it would take 3 months to get it fixed.

The same occurred in some chip factories, where some of the very specialized tools had big wait times for replacement (up to 12 weeks sometimes). Even tool manufacturers were facing the same, a huge portion of this damage because of the lockdown last year in China.

China has been on war footing for months now, and all the signs are there, and Taiwan is overplaying its hands, and over-relying on the USA to come to the rescue. Keep an eye on Taiwan.

A virus post coming tomorrow, maybe a longer one, maybe a short one, undecided, prefer not to send two e-mails every single day.

I hope all of you have a great weekend, get off the internet. Go enjoy life, and do something you like.

Au-delà des probabilités mathématiques – « Le feu s’embrase » – par John Paul.

Comme très bien détaillé dans mon article précédent, le système (particulièrement en Occident) est en train de se vautrer. Voici la mise à jour, signée John Paul, qui n’écrit toujours pas tellement mieux mais qui bosse vraiment bien, dans plusieurs domaines à la fois – ses papiers sur le Covid sont assez solides. Il nous fait ici un tour d’horizon du chaos des chaînes d’approvisionnement.

J’ai d’autres articles de Gail Tverberg – l’auteur de l’article précédent – sur le sujet économie et énergie qui pourraient intéresser le lecteur, et un à moi en préparation, dans le même registre.

Source.


Traduction

Au-delà des probabilités mathématiques – « Le feu s’embrase ».

C’est la saison des révoltes!

John Paul

7 juillet

Cet article était imprévu à bien des égards. Alors que je recherchais d’autres pistes sur le SARS-CoV-2 et que j’écrivais mon article d’opinion, beaucoup de choses ont changé au cours des 72 dernières heures. Assez pour me pousser à écrire cet article.

Depuis le début de ce Substack, j’ai couvert les aspects énergétiques de la cascade actuelle d’événements, que je suis et à laquelle je prête attention depuis 2020.

Les signes d’une pénurie d’énergie sont apparus depuis des mois, se sont accumulés et le moindre point de basculement ferait littéralement s’effondrer la situation. Le fait que la Russie ait coupé le flux de gaz dans une large mesure a constitué un tel point de basculement. Mes deux articles sur la crise énergétique vous donneront suffisamment d’informations et d’analyses pour le comprendre.

L’industrie allemande est en gros au bord de l’effondrement, ce qui entraînera le reste du continent par contagion.

L’Allemagne a déclaré jeudi qu’elle allait relever le niveau d’alerte de son plan d’urgence pour le gaz afin de sécuriser l’approvisionnement, suite à la récente réduction des livraisons par gazoduc en provenance de Russie.

« Le gaz est désormais une denrée rare en Allemagne », a déclaré aux journalistes le ministre de l’économie Robert Habeck.

Le déclenchement de la deuxième phase rapproche l’Allemagne de la troisième et dernière étape, qui pourrait entraîner un rationnement du gaz dans la première économie d’Europe.

La Russie utilise le gaz « comme une arme » contre l’Allemagne en représailles au soutien apporté par l’Occident à l’Ukraine après l’invasion de Moscou, a déclaré M. Habeck.

Le chef du syndicat allemand met en garde contre l’effondrement d’industries entières

Les principales industries allemandes risquent de s’effondrer en raison des coupures dans l’approvisionnement en gaz naturel russe, a averti le principal responsable syndical du pays avant les discussions de crise avec le chancelier Olaf Scholz qui débutent lundi.

« En raison des goulots d’étranglement dans le secteur du gaz, des industries entières risquent de s’effondrer définitivement: l’aluminium, le verre, l’industrie chimique », a déclaré Yasmin Fahimi, le chef de la Fédération allemande des syndicats (DGB), dans une interview accordée au journal Bild am Sonntag. « Un tel effondrement aurait des conséquences énormes pour l’ensemble de l’économie et des emplois en Allemagne ».

Même la troisième plus grande ville de Bavière, Augsbourg, veut éteindre les feux de circulation et procéder à d’autres changements pour réduire la consommation d’énergie.

À Augsbourg, on a fait des calculs fébriles ces derniers jours. Et le résultat est effrayant pour les dirigeants de la ville: Selon l’état actuel, les coûts annuels pour l’électricité, le gaz naturel, le chauffage urbain et d’autres services énergétiques passeraient d’environ 15,9 millions d’euros à environ 28,3 millions d’euros pour l’année en cours. « Cela correspond à une augmentation de près de 80%! »

Si vous lisez ma série intitulée « Beyond Mathematical Odds » (Au-delà des probabilités mathématiques) ou si vous suivez mon Substack/Twitter depuis un certain temps, vous ne serez pas surpris de ce qui se produit, mais vous serez nombreux à être surpris, comme je l’ai été moi-même, par la vitesse à laquelle cela s’est produit. Avant d’aborder la correction de trajectoire que les gouvernements ont décidée, je continue à me pencher sur l’aspect énergétique de cette cascade. Alors que le monde est confronté à une pénurie massive de carburant et que la plupart des pays producteurs et raffineurs de pétrole ont presque atteint leur production maximale, la Chine a bien entendu choisi de passer à l’étape suivante.

La Chine autorise les raffineurs à exporter 40% de carburant en moins qu’il y a un an

  • Un quota de cinq millions de tonnes a été accordé aux raffineurs dans le dernier lot.
  • Pékin ne souhaite pas augmenter ses exportations pour répondre à la demande.

La Chine a publié son dernier lot de quotas d’exportation de carburant pour l’année, mais le total des quotas est toujours inférieur d’environ 40% à celui de la même période en 2021.

Quelque 5 millions de tonnes de quotas de diesel, d’essence et de kérosène ont été attribués, selon les dirigeants de raffineries qui ont reçu des avis préliminaires du Ministère du Commerce et une note du consultant local OilChem.

Il y a peu de temps, M. Macron a déclaré publiquement à M. Biden, entouré de journalistes, que les pays producteurs de pétrole ne pouvaient pas répondre à la demande parce qu’ils étaient déjà proches de la production maximale. Bien sûr, la Chine entend exploiter cette situation. La Chine est l’un des plus grands raffineurs au monde, donc freiner les exportations alors que l’ensemble du système est mis à rude épreuve aura un impact, en maintenant les prix des carburants plus élevés pendant plus longtemps.

Autre fait à prendre en considération, le confinement en Chine qui a duré plus de 8 semaines a eu des effets à peine mesurables sur les stocks mondiaux de carburant, maintenant qu’ils sont remis en service, la demande va augmenter, c’est donc une autre raison pour laquelle ils réduiraient les exportations. Le premier gazoduc transnational de la Chine avec le Turkménistan est désormais opérationnel, tandis que le reste du monde est confronté à la dure réalité des prix exorbitants du gaz en raison de la décision de l’un des plus grands producteurs et exportateurs de fermer les vannes.

Avec des prix du carburant qui ne cessent d’augmenter pour la population mondiale, nous nous retrouvons avec ceci.

Une importante route commerciale sud-africaine bloquée en raison de la flambée des prix du carburant

  • L’Afrique du Sud a augmenté les prix du carburant pour atteindre un niveau record cette semaine.
  • Ce blocage nuit aux exportations de chrome et de charbon via le port de Maputo.

Dans une ville du nord-est de l’Afrique du Sud, des manifestants ont bloqué des routes, y compris une route clé reliant le pays au Mozambique avec des camions, mercredi, alors qu’ils protestaient contre la hausse des prix à la pompe qui a atteint un nouveau record.

Ces manifestations dans des secteurs spécifiques ont un impact sévère sur les perspectives globales de la reprise mondiale et peuvent avoir un effet de levier sur le mauvais côté de la bascule, entraînant ainsi une défaillance progressive. Les pays importent du charbon d’Afrique à un rythme plus élevé que jamais, ce qui a un impact sur le prix mondial du charbon, qui a déjà atteint des niveaux historiques en Europe (et qui va encore augmenter à court terme).

Je me répète, lorsque les pays sont confrontés à de telles dynamiques, ils reviennent à la géopolitique de base du 18e siècle et tentent d’acquérir tout type de ressource significative en période d’incertitude.

La région autonome du Karakalpakstan, en Ouzbékistan, fait l’objet d’une révolte populaire, car le gouvernement ouzbek veut lui retirer son statut d’autonomie et l’intégrer au pays. La région est riche en ressources naturelles.

L’Équateur est confronté à des manifestations depuis deux semaines en raison de la pénurie de nourriture et de carburant et de l’inflation des coûts, que les pays du tiers monde ne peuvent pas supporter autant que les pays du premier monde. La route de Mbombela (Afrique du Sud) est fermée à cause du prix du carburant.

La moitié des bateaux de pêche du Viêt Nam sont en rade à cause de la hausse des prix du carburant. Lagos, la capitale commerciale du Nigeria, est submergée par de longues files d’attente pour le carburant ces dernières semaines. Dans la capitale Abuja, les files d’attente sont constantes depuis février.
En Éthiopie, on a vu des automobilistes faire la queue pendant huit heures à Addis-Abeba, la capitale du pays, pour avoir accès au carburant, une situation qui pourrait se détériorer dans le courant du mois, selon un rapport de Bloomberg.
Au Royaume-Uni, Driver a organisé une manifestation pour protester contre la hausse des prix du carburant. Selon les informations du BusinessDay, les manifestants ont bloqué les principales routes britanniques, provoquant un embouteillage prolongé, pour demander au gouvernement d’agir contre la flambée des prix du carburant.
Au Ghana, les gens manifestent et se déchaînent en raison de la flambée des prix du carburant, de la nourriture et du coût élevé de la vie, alors que l’inflation atteint 27%.
Lundi, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Maputo, la capitale du Mozambique, pour protester contre la hausse des prix du carburant.
D’après plusieurs commentaires sur Twitter avec #Fuelprotest, de l’Espagne aux Pays-Bas, les gens manifestent contre la flambée des prix du carburant. Les agriculteurs espagnols commencent à bloquer les autoroutes, pour protester contre la hausse des prix du carburant. Aux Pays-Bas, les agriculteurs et les pêcheurs ont manifesté et des forces armées et de police ont été envoyées pour faire face aux manifestants. Les Néerlandais protestent contre la hausse du prix du carburant, du gaz, la pénurie d’engrais en provenance de Russie et la forte inflation.
Source de ce qui précède.

L’histoire des Pays-Bas ne s’arrête pas là, mais je ne l’aborderai pas ici. Vous pouvez vous rendre sur mon compte Twitter et en voir une partie, elle a trait au Forum économique mondial (WEF), je la commenterai dans le prochain article (d’opinion).

Des signes clairs indiquaient où tout cela allait mener, du moins à court terme. Les pays et les gouvernements continueront à faire face à des protestations et à des manifestations de ce genre à cause du coût du carburant et de la nourriture. Les coûts et la perte de pouvoir d’achat suscitent de nombreuses grèves dans le monde. Je n’en ai couvert qu’une demi-douzaine ici, et entre celles-ci et cet article, beaucoup d’autres se sont produites.

Grève des chemins de fer français, les pilotes au Danemark, en Norvège et en Suède sont maintenant en grève, les mécaniciens vont se joindre à eux. Les cheminots britanniques ont décidé de se mettre en grève eux aussi, Coal India (l’un des plus gros producteurs de charbon) est également sur le point de déclencher une grève monstre pour obtenir des augmentations de salaire de plus de 5 milliards de dollars et il y a de nombreuses autres grèves locales. Comme je l’ai écrit il y a quelque temps, lorsque le coût de politiques malavisées rattrapera les gouvernements du monde entier et qu’ils devront faire face à la situation, ils se retrouveront entre le marteau et l’enclume, et ceci en est une composante.

Beaucoup de ces gouvernements choisissent l’option à courte échéance pour faire face à cette situation, en imprimant de l’argent et en garantissant une tendance inflationniste pour le futur. Ce qui, ironiquement, va dans le même sens.

Il existe désormais quatre #CBDC de détail actives dans le monde, et des projets pilotes dans 29 juridictions. 72 banques centrales ont communiqué publiquement sur leur travail avec les CBDC et le ton des discours est plus positif. Consultez la dernière mise à jour de notre base de données mondiale.

Maintenant, je voudrais vous rappeler cet article.

Puisque les élites du monde entier sont obsédées par l’énergie verte pour quelque motif à la con, ésotérique et mal inspiré, les membres feront pression et obtiendront ce que le bon sens dicte à l’homme ordinaire. Ils incluront le nucléaire et certaines formes de gaz comme options vertes, tout en essayant de résoudre le gâchis des ressources et de la production.

Il est essentiel de garantir ces deux options si l’on veut avoir une réelle chance de passer au vert au cours de la prochaine décennie, et le nucléaire est la meilleure option, suivi du gaz qui est une excellente option rentable. Vous trouverez de nombreux articles sur la façon dont cet engouement pour les investissements dans les énergies vertes a partiellement créé le problème actuel du pétrole. Votre pays souhaite-t-il un avenir vert? Des investissements pétroliers à court terme seront nécessaires.

Pourquoi est-ce que je cite un article datant de 6 mois? À cause de ceci.

Le Parlement européen soutient l’étiquetage « vert » des investissements dans le gaz et le nucléaire

  • Les législateurs soutiennent le label européen d’investissement « vert » pour les combustibles.
  • Le texte devrait avoir force de loi, à moins qu’une super-majorité d’États n’y oppose son veto.
  • Les règles sur le gaz et le nucléaire divisent les pays de l’UE et les législateurs.
  • Le Luxembourg et l’Autriche vont contester la loi devant les tribunaux

Comme je l’avais prévu, et comme toute personne dotée d’un peu de bon sens pouvait le constater, et comme certains des meilleurs experts l’avaient également désigné comme seule solution, l’UE fait pression pour que le gaz et le nucléaire soient qualifiés de verts. Ce n’est guère surprenant et cela arrive bien après le moment optimal, hélas, l’instinct de conservation est une sacrée motivation.

C’est un bon indice qu’au moins une partie de la classe politique et des élites est consciente de la dynamique en cours et prête une attention particulière à la situation des pays plus pauvres et à la rapidité avec laquelle les gens se révoltent. La douleur à court terme, les tendances inflationnistes et les niveaux de récession sont presque inévitables, mais c’est au moins un bon indice que les choses pourraient se stabiliser. L’énergie est l’aspect le plus important du fonctionnement d’un système complexe.

Les choses peuvent sembler désastreuses, surtout à court terme, mais à long terme, la dynamique semble s’améliorer si ce niveau de bon sens se maintient, ce qui ne sera pas facile car les élites continueront à s’opposer à toute décision empreinte de bon sens.

Une chose que j’avais légèrement mal comprise était le tsunami de conteneurs qui allait frapper les États-Unis. Compte tenu de nombreuses variables (l’économie américaine, le fait que certains des plus grands détaillants ont surstocké, le confinement continu de la Chine et les perturbations apportées par la guerre, entre autres), il n’y a pas eu de tsunami massif ni de blocage des porte-conteneurs dans les ports américains.

Parce que des milliers de conteneurs sont empilés en Europe (ce que j’avais prévu), les navires accusent des retards considérables pour décharger leur cargaison.

Les exportations de voitures et de meubles à destination des États-Unis s’accumulent et le phénomène se généralise dans les ports européens

  • Des meubles Ikea, des pièces détachées et des automobiles sont retardés dans les principaux ports européens.
  • Des ralentissements de travail et des grèves paralysent le commerce des conteneurs dans les ports allemands et néerlandais.
  • Il faudra des mois pour résorber l’arriéré de conteneurs.

Les ralentissements du travail et les grèves dans les ports allemands et néerlandais créent une accumulation massive de conteneurs d’exportation à destination des États-Unis qui prendra des mois à se résorber.

Selon les connaissements trouvés par ImportGenius, certains des articles exportés depuis ces ports sont des composants essentiels au secteur automobile, tels que des batteries au lithium, des automobiles entièrement assemblées, ainsi qu’une grande variété de pièces automobiles et de châssis. Mercedes, BMW et Ford ont été cités dans des déclarations récentes des douanes américaines.

« Les importateurs américains doivent se renseigner quatre à cinq semaines à l’avance pour savoir si un navire est disponible », a déclaré Andreas Braun, directeur des produits maritimes pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Crane Worldwide Logistics. « Ce n’est pas normal. De plus, si vous avez la chance de réserver un créneau sur un navire, vous devez ensuite trouver un conteneur vide, qui peut se trouver dans l’arrière-pays. »

La décoration intérieure, les revêtements de sol et les meubles d’Ikea figuraient également sur la liste.

« La congestion de ces ports s’étend à d’autres grands ports d’Europe », a déclaré Braun.

Les ralentissements dans l’arrivée des navires, le traitement des conteneurs et la disponibilité des conteneurs ainsi que le camionnage sont des problèmes courants.

« Il n’y a actuellement aucune fin en vue à la congestion du transport maritime par conteneurs », a déclaré Vincent Stamer d’IfW, ajoutant que les embouteillages se multipliaient également en dehors des ports chinois.

« Pour l’Allemagne et l’UE, cela affecte particulièrement le commerce d’outre-mer, notamment avec l’Asie, d’où sont expédiés les produits électroniques de consommation, les meubles et les textiles, par exemple. » via GCaptain.

Différents pays, retour à une dynamique similaire, et maintenant l’arriéré est énorme et il faudra des mois pour régulariser si ces satanés travailleurs voulaient bien cesser de faire grève à cause de leurs maigres salaires et de leurs longues heures de travail.

Heureusement, l’esprit américain a pris le dessus et le sang-froid l’a emporté. La grève que je craignais le plus, celle des dockers en Californie et dans d’autres ports des États-Unis, dont le nombre incroyable s’élève à 22.000 travailleurs, n’a pas eu lieu pour l’instant.

Le monde de la logistique et la chaîne d’approvisionnement continuent de se heurter à des obstacles après chaque signe de reprise…

Alors que les expéditions se poursuivent à un rythme soutenu pendant que les deux parties tentent d’élaborer un nouveau contrat, un arrêt de travail toucherait les ports de la Californie à l’Oregon et à l’État de Washington – des ports qui traitent près de 40 % de toutes les importations américaines – à un moment où les problèmes de chaîne d’approvisionnement exacerbent déjà l’inflation la plus élevée du pays depuis la quatrième saison de Taxi.

« Bien qu’il n’y ait pas de prolongation de contrat, le fret continuera de circuler et les opérations normales se poursuivront dans les ports jusqu’à ce qu’un accord puisse être trouvé », peut-on lire dans une déclaration commune de la Pacific Maritime Association et de l’International Longshore and Warehouse Union.

« Les deux parties comprennent l’importance stratégique des ports pour les économies locale, régionale et américaine, et sont conscientes de la nécessité de finaliser un nouveau contrat à l’échelle de la côte dès que possible afin de maintenir la confiance dans la côte Ouest », ont déclaré l’ILWU et la PMA.

Source

En fin de compte, à court terme, rien n’a changé, les pays connaîtront encore des coupures et des rationnements d’électricité, et les prix de l’énergie continueront à monter et à descendre, et à flamber allègrement, mais les perspectives à long terme sont désormais meilleures.

La situation peut réellement s’améliorer si nous ne laissons pas les élites tout faire foirer (plus d’informations à ce sujet dans l’article d’opinion).


Texte original

Beyond Mathematical Odds – « The fire rises »

It is revolt season!

John Paul

Jul 7

Well, this piece was unexpected in many ways. While researching other leads on SARS-CoV-2, and writing my opinion piece, among life “stuff” a lot of things change within the last 72 hours. Enough to push me to write this one.

Since the inception of this Substack, I have covered the energy aspects of the current cascade of events, and have covered and paid attention since 2020.

The signs of an energy crunch have been out there for months, building up and any minor tipping point would send things into literal collapse. Russia cutting the flow of gas by a large margin was such a tipping point. Both my Energy Crunch posts will give you enough background information and analysis to understand this.

Germany’s industry is basically on the verge of a literal collapse, which will lead the rest of the entire continent to one, via contagion.

Germany said Thursday it would raise the alert level under its emergency gas plan to secure supply following the recent reduction of pipeline supplies from Russia.

“Gas is now a scarce commodity in Germany,” Economy Minister Robert Habeck told reporters.

Triggering phase two brings Germany a step closer to the third and final stage that could see gas rationing in Europe’s top economy.

Russia was using gas “as a weapon” against Germany in retaliation for the West’s support for Ukraine following Moscow’s invasion, Habeck said.

Germany’s Union Head Warns of Collapse of Entire Industries

Top German industries could face collapse because of cuts in the supplies of Russian natural gas, the country’s top union official warned before crisis talks with Chancellor Olaf Scholz starting Monday. 

“Because of the gas bottlenecks, entire industries are in danger of permanently collapsing: aluminum, glass, the chemical industry,” said Yasmin Fahimi, the head of the German Federation of Trade Unions (DGB), in an interview with the newspaper Bild am Sonntag. “Such a collapse would have massive consequences for the entire economy and jobs in Germany.”

Even the third-largest city in Bavaria, Augsburg wants to switch off traffic lights and other changes to curb energy consumption.

In Augsburg they have been calculating feverishly in the last few days. And the result was frightening for the city leaders: According to the current status, the annual costs for electricity, natural gas, district heating and other energy services would increase from around 15.9 million euros to around 28.3 million euros for the current year. « That corresponds to an increase of almost 80 percent! »

If you have been reading my Beyond Mathematical Odds series or following my Substack/Twitter for a while you won’t be surprised by this coming to be, but it will surprise many, as it did it myself, the speed which it came. Before I touch on course correction governments decided to do, I will keep delving into the energy aspect of the cascade. While the world faces a massive fuel crunch with most oil-producing and refining countries almost at maximum output, of course, China would choose to do the next move.

China Allows Refiners to Export 40% Less Fuel Than a Year Ago

  • Five million tons of quota awarded to refiners in latest batch
  • Beijing not interested in ramping up exports to meet demand

China issued its latest batch of fuel export quota for the year, but total allowances are still around 40% less than the same point in 2021.

Some 5 million tons of diesel, gasoline and jet fuel quotas were awarded, according to refinery executives who received preliminary notices from the Ministry of Commerce and a note from local consultant OilChem.


A short while ago, Macron publicly told Biden, surrounded by reporters, that Oil-producing countries could not meet demand because there were already close to maximum output, and self-preservation will dominate anyone when they are faced with the hardship of reality, and politicians are no different. Of course, China would exploit this. China is among the world’s largest refiners in the world, so curbing exports while the entire system is strained will have an impact, maintaining fuel prices higher for longer.

Another fact to take into consideration, the lockdown in China that lasted over 8 weeks barely had measurable effects on the global fuel stocks, now that they are coming back online, demand will grow, so this is another reason why would they curb exports. China’s first transnational gas pipeline with Turkmenistan is now operation, while the rest of the world faces the harsh reality of massive gas prices when one of the biggest producers and exporters decided to shut it off.

With fuel prices at a ever-increasing cost for the global population, we get ourselves this.

Key South African Trade Route Blocked as Fuel Costs Surge

  • South Africa increased fuel prices to a record this week
  • Blockage is hurting chrome and coal exports via Maputo por

Protesters in a city in South Africa’s north east blocked roads including a key route linking the country to Mozambique with trucks Wednesday as they demonstrated against pump prices rising to a new record.


These protests at specific sectors have a severe impact on the overall global recovery outlook and can leverage the cascade into the wrong tipping side, cascading into progressive failure. Countries are importing coal from Africa at a larger pace than ever before, and this impact the global price of coal, already at historical levels in Europe (and will go ever higher in the short term).

Repeating myself, when countries are faced with such dynamics, they will revert to basic 18-century geopolitics and attempt to acquire any type of meaningful resource in uncertain times.

The Karakalpakstan autonomous region, in Uzbekistan is under a popular revolt, because the Uzkeb government wants to remove its autonomous status from it and integrate into the country. The region is rich in natural resources.

Ecuador has faced protests for the last 2 weeks because of food and fuel shortages and the inflating costs, which third-world countries can’t cope with as much as first-world countries can. Closed road is Mbombela (South Africa) over fuel prices.

Half of Vietnam’s fishing boats are stranded ashore due to rising fuel costs. Nigeria’s commercial capital Lagos has been bogged down with long fuel queues in recent weeks. The capital city Abuja has consistently seen traffic queues since February.
In Ethiopia, motorists in Addis Ababa, the country’s capital, were seen queuing for eight hours to access fuel, a situation that could deteriorate later in the month, according to a Bloomberg report.
In the UK, Driver staged a go-slow protest over the hike in fuel prices. According to BusinessDay checks, protesters snarled up major UK roads causing a prolonged traffic jam, to demand government action against rocketing fuel prices.
In Ghana, people are protesting, breaking out due to soaring prices of fuel, food and high cost of living, as inflation surges to 27 percent.
Thousands of people took to the streets of Maputo, Mozambique’s capital, on Monday to protest against the rise in fuel prices.
From several comments on Twitter with #Fuelprotest, from Spain to the Netherlands, people protest against the surge in fuel prices. Spanish farmers begin to block motorways, protesting against the fuel price increase. In Netherland, farmers and fishers protested, getting intense Army/Police sent to deal with protesters. The Dutch protested high fuel, gas, food shortage of fertilizers from Russia, and high inflation.
Source for the above.

There is more to the Netherlands story, but I won’t get to it here, you can go to my Twitter account and see some of it, it has to do with the WEF, I will comment about this in the next (opinion) piece.

Clear signs were this is all headed for the short term at least. Countries and governments will continue to face protests and demonstrations like this over the cost of fuel and food. The costs and loss of purchasing power are leading to many strikes around the world, I have covered but half a dozen here, and between those and this piece, many others came to be.

French rail strike, pilots in Denmark, Norway and Sweden are now on strike, mechanics will join them too. UK rail workers decided to go on strike too, Coal India (one of its biggest producers) is also on the verge of a mass strike for over $5 billion in salary increases and many other local strikes. As I wrote a while back as a forecast when the cost of misguided policies caught up with governments around the world, and they had to face the dance, they would find themselves between a rock, and a hard place, and this is part of it.

Many of these governments are choosing the shortsighted option to deal with this, by printing money and assuring the inflationary trend in the future. Which ironically enough aligns with this.

Now I want to remind you of this piece.

Since elites around the world are hellbent on green energy for whatever esoteric, misguided bullshit reason, members will pressure, and will achieve what common sense tells the ordinary man. Including nuclear and some forms of gas as green options, while they try to solve the resource and manufacturing mess.

Securing both is paramount for a real chance at going green in the next decade, and nuclear is the best option, followed by gas which is a very good cost-effective option, yet. You can find quite a few articles about how this craze about green energy investment, partially created the current oil conundrum too. Does your country want a green future ? Short-term oil investment will be needed.


Why am I citing something from 6 months ago ? Because of this.

EU parliament backs labelling gas and nuclear investments as green

  • Lawmakers back ‘green’ EU investment label for the fuels
  • Likely to become law unless super-majority of states veto
  • Gas, nuclear rules have split EU countries and lawmakers
  • Luxembourg, Austria to challenge law in court

As I forecasted, and anyone with some common sense could tell, and some of the better experts also stated it would be the only way out, the EU is pushing hard to label gas and nuclear as green. Not surprising and a lot later than the optimal time, alas self-preservation is one hell of a motivator.

This is a good sign that at least parts of the political class and elites are aware of the dynamics going on, and paying close attention to the situations in poorer countries, and how fast people go into full revolt. The short-term pain, inflationary trends, and levels of recession are almost inevitable, but at least this is a good sign that things might get more stable. Energy is the most important aspect of the function of a complex system.

Things might look dire, especially short-term, but long term the dynamics are looking somewhat better if this level of common sense keeps going on, which won’t be easy because the elites will keep opposing any modicum of common-sense decision.

One thing that I got slightly wrong was the Container Tsunami that would hit the US. Given numerous variables (the American economy, the fact that some of the biggest retailers overstocked, the continuous lockdown on China, and the disruptions the war brought, among others) there was no massive tsunami and clog of containerships in the American ports.

Because thousands of containers are piled up in Europe (which I got right), ships have massive delays to unload the cargo.

There’s a massive pile-up of car, furniture exports bound for U.S. and it’s spreading across European ports

  • Ikea furniture, auto parts, and automobiles are delayed at major European ports.
  • Labor slowdowns and strikes are crippling container trade at both German and Netherland ports.
  • The backlog of containers will take months to clear out.

Labor slowdowns and strikes at the German and Netherland ports are creating a massive pile-up of export containers bound for the U.S. that will take months to clear out.

According to the bills of lading found through ImportGenius, some of the items that are exported out of these ports are critical components to the auto sector like lithium batteries, fully assembled automobiles, as well as a wide variety of auto parts, and chassis. Mercedes, BMW, and Ford were listed in recent U.S. Customs filings.

“U.S. importers need to look four to five weeks in advance to see if there is a vessel available,” said Andreas Braun, Europe, Middle East, and Africa ocean product director of Crane Worldwide Logistics. “This is not normal. Also, if you are lucky to book a slot on a vessel you then have to locate an empty container which can be in the hinterland.”

Home decor, flooring, and furniture from Ikea were also listed.

“The congestion from these ports is spreading to other major ports in Europe,” Braun said.

Slowdowns in vessel arrival, container processing, and container availability as well as trucking are common problems.

“There is currently no end in sight to the congestion in container shipping,” said IfW’s Vincent Stamer, adding that traffic jams were also growing outside Chinese ports. 

“For Germany and the EU, this affects overseas trade in particular, especially with Asia, where consumer electronics, furniture and textiles, for example, are shipped from.” via GCaptain


Different countries, back at similar dynamics, and now the backlog is enormous and it will take months to regularize if those pesky workers stop striking over their meager salaries and extensive work hours.

Thankfully the American spirit has a hold and cooler heads prevailed and my most feared strike of dockworkers in California and elsewhere in ports in the US, at an incredible number of 22.000 workers, didn’t come to pass for now.

The logistics world and the supply chain keep hitting snags after every sign of recover…

While shipping continues apace as the sides try to hammer out a new contract, a work stoppage would hit ports from California to Oregon and Washington State—ports that handle nearly 40 percent of all U.S. imports a time when supply chain issues are already exacerbating the nation’s highest inflation since about the fourth season of Taxi.

“While there will be no contract extension, cargo will keep moving, and normal operations will continue at the ports until an agreement can be reached,” read a joint statement from the Pacific Maritime Association and the International Longshore and Warehouse Union.

“Both sides understand the strategic importance of the ports to the local, regional and US economies, and are mindful of the need to finalize a new coast-wide contract as soon as possible to ensure continuing confidence in the West Coast,” the ILWU and PMA said.

Source


In the end, short-term, nothing changed, countries will still experience blackouts, brownouts, rationing, and energy prices will keep going up and down, and rally like crazy, but the outlook long-term is better now.

Things can actually improve if we don’t let the elites fuck this up (more on this in the opinion piece).

Bill Gates achète une grande quantité de terres agricoles dans le Dakota du Nord, mais le procureur général de l’État vient d’intervenir.

Un petit article vite fait, avant de partir faire les courses. Pas pour acheter de la viande: pour ça nous nous fournissons dans une ferme bio du village, tenue par une famille très courageuse. Une fois qu’on a goûté la viande de vaches, cochons et moutons nourris au pré, ça devient impossible de tolérer le bleu-blanc-belge de supermarché, vendu au même prix. Vous en conclurez ce que vous voulez.

Cet article fait suite à celui de Robert F. Kennedy Jr, que j’avais publié il y a un an et demi.

Source.


Traduction

Bill Gates achète une grande quantité de terres agricoles dans le Dakota du Nord, mais le procureur général de l’État vient d’intervenir

Par Richard Moorhead Le 22 juin 2022 à 17 h 10

Bill Gates est devenu le plus grand propriétaire privé de terres agricoles aux États-Unis.

Le milliardaire mondialiste a accru ses avoirs en terres agricoles américaines, accumulant un total de 242.000 acres [NdT. environ 100.000 hectares] de la terre la plus arable d’Amérique, selon The Daily Caller.

Le procureur général du Dakota du Nord est intervenu après que le trust de Gates a acquis six parcelles de terre dans le comté de Pembina.

Le procureur général Drew Wrigley a envoyé mardi une lettre au trust, exigeant des réponses sur la manière dont il compte utiliser (ou accaparer) les terres qu’il a achetées dans l’État.

La loi du Dakota du Nord restreint la propriété et la location de terres agricoles aux sociétés et aux sociétés à responsabilité limitée. En outre, il existe certaines limitations en ce qui concerne les trusts.

Si le trust de Gates n’est pas en mesure de démontrer qu’il utilise les terres conformément à la loi de l’État, il risque une amende de 100.000 dollars, à moins que le trust ne se sépare des terres dans un délai d’un an.

Certaines des remarques publiques de Gates indiquent un obscur dessein derrière son accaparement des terres agricoles américaines.

Gates a exhorté les nations développées telles que les États-Unis à remplacer la viande authentique par une viande synthétique fabriquée en laboratoire.

« On finit par s’habituer à la différence de goût, et il se dit qu’on pourra améliorer encore ce goût à l’avenir », a affirmé le fondateur de Microsoft dans une interview accordée à la MIT Technology Review, selon le Western Journal.

Le fait que M. Gates soit le plus grand propriétaire de terres agricoles américaines lui confère une capacité de nuisance sans précédent vis-à-vis des propriétaires de ranchs et des éleveurs.

Le milliardaire pourrait empêcher les éleveurs de faire paître leurs vaches sur sa vaste propriété, les privant ainsi de terres qu’ils utilisent depuis des décennies.

Cela augmenterait considérablement la pression de l’offre sur les éleveurs et, en fin de compte, le prix du bœuf dans les supermarchés.

L’accaparement des terres agricoles risque également de peser sur l’ensemble de la chaîne alimentaire américaine, en cette période où la pression sur les prix rend plus coûteux que jamais pour les Américains de nourrir leur famille.

Le trust de Gates a 30 jours à compter de la réception de la lettre pour démontrer comment il utilise légalement les terres.

L’oligarque mondialiste aurait également été vu dans les couloirs du Capitole des États-Unis au début du mois.


Texte original

Bill Gates Buys Massive Amount of Farmland in North Dakota, But the State AG Just Stepped in

By Richard Moorhead  June 22, 2022 at 5:10pm

Bill Gates has made himself the single largest private owner of farmland in the United States.

The globalist billionaire expanded his holdings of American farmland, accumulating a total of 242,000 acres of the most arable land in America, according to The Daily Caller.

North Dakota’s attorney general is stepping in after Gates’ trust acquired six parcels of land in Pembina County.

Bill Gates has made himself the single largest private owner of farmland in the United States.

The globalist billionaire expanded his holdings of American farmland, accumulating a total of 242,000 acres of the most arable land in America, according to The Daily Caller.

North Dakota’s attorney general is stepping in after Gates’ trust acquired six parcels of land in Pembina County.

Attorney General Drew Wrigley sent a Tuesday letter to the trust, demanding answers on how he intends to use (or hoard) the land he purchased in the state.

North Dakota law restricts the ownership and leasing of farmland to corporations and limited liability companies. In addition, there are certain limitations with regard to trusts.

Some of Gates’ public remarks suggest a dark motive for his hoarding of American farmland.

Gates has urged developed nations such as the United States to replace real meat with a synthetic laboratory-made replacement.

“You can get used to the taste difference, and the claim is they’re going to make it taste even better over time,” the Microsoft founder argued in an interview with the MIT Technology Review, according to The Western Journal.

Gates’ position as the single largest owner of American farmland puts him in a unique position to potentially harm ranchers and cattlemen.

The billionaire could prevent ranchers from grazing their cows on his extensive property, cutting them off from land they’ve used for decades.

This would significantly increase supply pressures on ranchers, and ultimately raise the price of beef at the supermarkets.

The hoarding of farmland also stands to impact the entire American food chain in an era where price pressures make it costlier than ever for Americans to feed their families.

Gates’ trust has 30 days from the receipt of the letter to demonstrate how it’s legally using the land.

The globalist oligarch was also reportedly seen within the halls of the United States Capitol earlier this month.

Rupert Darwall évoque les sombres origines de l’environnementalisme.

En plus d’être auteur de deux bouquins, The Age of Global Warming: A History (2013) et Green Tyranny: Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex (2017) dont il est question ici, Rupert Darwall est consultant en stratégie pour diverses organisations et analyste politique. Il a écrit de nombreux articles pour des journaux comme The Spectator, le Wall Street Journal, National Review, le Daily Telegraph, le New York Post, Prospect, et Financial Times. Il fait partie de la CO² Coalition, dont l’objectif est d' »éduquer les leaders d’opinion, les décideurs et le public sur l’importante contribution du dioxyde de carbone et des combustibles fossiles à nos vies et à l’économie. »

Son point de vue est un peu biaisé lorsqu’il s’agit de défendre le modèle du tout-pétrole: je doute que le fracking soit plus qu’un dernier recours ou qu’il soit écologiquement anodin. Je publierai à ce sujet l’analyse très différente de Elliott Freed sur le sujet du pétrole et de l’énergie [Addendum 24/04: la peste soit de mon incroyable distraction, je l’ai déjà publié]. Je publie ici Rupert Darwall pour son historique du mouvement « vert » ou, comme il le désigne, du complexe industriel du climat. Je n’ai pas lu le bouquin mais il ne mentionne pas dans l’interview la motivation première de l’Allemagne, d’ordre plus pratique qu’idéologique, puisqu’ils ne disposent évidemment d’aucune ressource pétrolière nationale et que leur agriculture et leur élevage sont largement insuffisants pour leur permettre l’autonomie – excellente raison pour vouloir annexer la France.

Voici une interview, qui date de début 2018, avant qu’on ne parle (plus que) du Forum Economique Mondial, du Grand Reset et du Green New Deal – et avant la présente redistribution des cartes sous formes de « sanctions économiques ». Il y fait le lien entre la célèbre doctrine eugéniste et l’environnementalisme ainsi qu’un bref historique de ses incarnations politiques ultérieures.

On comprendra en (re)lisant cet article sur le greenwashing que si leurs successeurs actuels s’inscrivent également dans la tradition eugéniste, il est aussi judicieux de leur confier la préservation de la Nature que de confier ses enfants à Michel Fourniret ou pire, la France à Emmanuel Macron – qui veut, notez au passage, un premier ministre « écologique ».

On fera aussi et surtout un lien utile entre le suicide énergétique occidental voulu par ses élites et leur vieille ambition malthusienne de dépopulation – en bon français, de génocide.

Source.


Traduction

Rupert Darwall évoque les origines inquiétantes de l’environnementalisme

RENCONTRES PRIVÉES: ÉPISODE II

Par Ben Weingarten | 31 janvier 2018

Rupert Darwall présente son nouveau livre, Green Tyranny : Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex [La tyrannie verte : les racines totalitaires du complexe industriel du climat dénoncées], à Ben Weingarten. Vous pouvez regarder leur interview ci-dessous et lire la transcription complète de leur discussion, légèrement modifiée pour plus de clarté.

Ben Weingarten: Rupert, dans Green Tyranny, vous écrivez « Pratiquement tous les thèmes du mouvement environnemental moderne sont préfigurés » dans le soutien des nazis à l’énergie éolienne dans les années 1930. Expliquez-nous cela.

Rupert Darwall: Si on examine les actions des nazis dans les années 1930 et leur politique environnementale, on constate que pratiquement tous les thèmes que l’on retrouve dans le mouvement environnemental moderne sont ceux des nazis. Il se trouve que, historiquement, les nazis ont été le premier parti politique au monde à avoir un programme d’énergie éolienne. Il se trouve également qu’ils étaient contre la consommation de viande [NdT. à propos] et qu’ils considéraient comme un énorme gaspillage le fait que tant de céréales servaient à nourrir le bétail plutôt qu’à faire du pain. Il se trouve aussi qu’ils avaient l’équivalent de règles d’économie de carburant parce que leur essence était la plus chère d’Europe et que très peu de gens conduisaient des voitures… Le fait le plus remarquable que j’ai trouvé est cette citation d’Adolf Hitler, qui a dit un jour à un assistant: « La politique ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est de changer le mode de vie des gens. » Ça pourrait être… C’est extraordinairement contemporain. Ça résume le mouvement environnemental moderne. Il s’agit de changer le mode de vie des gens.

Ben Weingarten: Le sous-titre de votre livre est « Les racines totalitaires du complexe industriel du climat dénoncées ». Vous parlez des pratiques nazies axées sur l’environnementalisme, et vous étudiez comment les socialistes se sont mêlés au fil du temps à ces anciens nazis. Expliquez-nous le lien entre le nazisme et le communisme, et le parcours depuis cette union [initiale] jusqu’au mouvement climatique actuel.

Rupert Darwall: Ce lien est profondément ancré dans l’histoire de l’Allemagne, dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre, parce que au cours des 30 premières années après 1945, l’Allemagne… l’Allemagne de l’Ouest, en fait, était un modèle de démocratie occidentale. Je cite dans le livre un écrivain de gauche qui se plaint que le SPD (Parti Social Démocrate d’Allemagne), le parti de gauche, l’équivalent des Démocrates, a délaissé la lutte des classes pour adopter le mode de vie américain. L’Allemagne est devenue  » une Amérique intégrée à l’Europe « . Cela s’est mis à changer dans les années 1970. Dans aucun autre pays d’Europe occidentale ni en Amérique, on n’a vu un tel afflux de radicaux d’extrême gauche – la Nouvelle Gauche, l’Ecole de Francfort – accéder au pouvoir dans les années 1980 et 1990. Ce qui est très significatif, c’est la façon dont la Nouvelle Gauche, ces radicaux extrémistes, ont embrassé les prises de position environnementales des nazis.

Ben Weingarten: Expliquez-nous la logique tordue et perverse qui mène de l’anticapitalisme à l’environnementalisme. Où ces points de vue se croisent-ils?

Rupert Darwall : Ben, vous avez mis le doigt dessus… l’anticapitalisme est le trait d’union, de même que l’anti-liberté individuelle. Et que l’on désigne ces idéologies comme étant d’extrême gauche ou d’extrême droite, ce sont ces éléments qui les unissent. Pour l’extrême droite, les catégories de base sont liées à la biologie et à la race. Pour l’extrême gauche, c’était autrefois les classes sociales. Mais l’extrême gauche a abandonné la classe ouvrière, lorsque celle-ci ne s’est pas révoltée comme Marx et Engels l’avaient prédit. Elle a en fait abandonné la rationalité et la classe ouvrière, et a déclaré : « La classe ouvrière a été ensorcelée par le consumérisme », etc. [NdT. voir mon petit article sur Reiser – j’insiste] Elle a ensuite adhéré à la politique irrationnelle que pratiquait l’extrême droite. Ce fut donc l’une des façons dont l’extrême-gauche se tourna vers… les attitudes antirationnelles et nihilistes des nazis.

Ben Weingarten: C’est fascinant. Dans votre livre, vous passez en revue diverses idéologies et vous montrez qu’elles construisent une coalition autour de plusieurs facteurs, l’anticapitalisme en tant que tel… et aussi l’environnementalisme et le mouvement anti-guerre. Et pourtant, lorsqu’il est question de changement climatique, il s’agit théoriquement de science, et non d’idéologie politique. N’est-ce pas là par définition un point critique?

Rupert Darwall: Ce qu’il faut comprendre et ce que j’ai appris, en fait, en écrivant ce livre, c’est qu’il faut regarder les actes plutôt que les paroles. Face au changement climatique, nous sommes censés recourir à l’énergie éolienne et solaire. Mais lorsqu’on donne le choix aux Allemands entre la réduction des émissions de carbone et l’abandon de l’énergie nucléaire, ils choisissent d’abandonner l’énergie nucléaire. De tous les pays d’Europe occidentale, l’Allemagne est traditionnellement la plus hostile à l’énergie nucléaire. Le mouvement pacifiste des années 1970 est en fait né d’une manifestation anti-nucléaire – le nucléaire civil. Et il s’est très vite mué en mouvement – lorsque Reagan [a été élu] et [a encouragé] le développement des armements et ainsi de suite, les Pershing et les missiles de croisière – il est passé de l’anti-nucléaire civil à l’anti-développement des armements occidentaux en réponse aux [missiles] SS-20 soviétiques. Tous ces éléments se rejoignent donc. Mais comme je le dis dans mon livre, le réchauffement climatique sert de prétexte à un programme environnemental radical. Leur objectif premier n’est pas là… Il faut le chercher ailleurs.

Ben Weingarten: Vous écrivez, et c’est très pertinent, « Le passage au vert de l’Europe a été le prix payé par l’Occident pour avoir remporté la guerre froide. » Serait-il juste de dire que le mouvement écologiste d’aujourd’hui est en fait une nouvelle phase de la guerre froide?

Rupert Darwall: L’Allemagne de l’Ouest était la cheville ouvrière de l’Alliance Atlantique en Europe. Le Kremlin a décidé d’installer ces SS-20 et a menacé de couper l’Alliance Atlantique en deux, car ces missiles étaient en mesure de frapper l’Europe mais pas les États-Unis. Il y avait donc une grande asymétrie. Et c’est Helmut Schmidt, le leader ouest-allemand du SPD, qui a été le premier à s’en inquiéter en déclarant que cela menaçait l’avenir de l’Alliance Atlantique, [et] que l’OTAN devait se rééquilibrer. Un dirigeant allemand a donc déclaré que nous devions installer des missiles nucléaires à moyenne portée en Allemagne de l’Ouest. Cela a provoqué une énorme réaction négative en Allemagne de l’Ouest, que l’extrême gauche et l’Union Soviétique ont exploitée. Cela a vraiment complètement déstabilisé la politique allemande. Cela l’a fait basculer à gauche. Le SPD ne s’en est jamais remis. Cela a conduit à la montée des Verts, et les Verts, fondés en 1980, sont très rapidement devenus un mouvement pacifiste. Et un grand nombre de personnes dans le mouvement pacifiste étaient aussi des Verts. Tous ces courants se sont donc regroupés.

Ce qui est intéressant, c’est que la guerre froide fut gagnée à la fin des années 80. Qui en est sorti vainqueur? Ce sont les Verts. On connaît la phrase célèbre… « la longue marche à travers les institutions » [NdT. slogan inventé par le militant étudiant communiste Rudi Dutschke vers 1967 pour décrire sa stratégie pour établir les conditions de la révolution]. C’est ce qu’ils ont fait, et ils ont abouti en 1998, à la première coalition  » rouge-vert  » à Berlin. Ils ont pris le contrôle de toutes les institutions, puis ils ont pris le contrôle du gouvernement fédéral grâce à la coalition rouge-vert.

Ben Weingarten: L’influence allemande est essentielle dans votre livre, mais vous soulignez également l’influence de la Suède. On ne pense pas traditionnellement à la Suède comme à une puissance dominante, pourtant vous soulignez qu’elle est critique en matière d’environnementalisme, et vous vous concentrez également sur la personne et l’impact, en particulier, d’Olof Palme. Expliquez-nous en quoi consiste le « soft power » de la Suède en matière d’environnement.

Rupert Darwall: Oui, lorsqu’il s’agit d’exposer les racines totalitaires de ceci [le « complexe industriel climatique »], celles des allemands, des nazis, si vous voulez, sont évidentes. Qu’en est-il de la Suède? La Suède est-elle totalitaire? En fait, la Suède connaît une forme de totalitarisme mou. Ils ont eu un gouvernement social-démocrate. Ça a été le plus long gouvernement à parti unique, qui a duré des années 1920 aux années 1970, donc [il a eu] un impact extraordinaire, extraordinaire sur la Suède. C’est ce parti qui a créé la Suède moderne. Les sociaux-démocrates suédois peuvent revendiquer une descendance en ligne directe de Marx et Engels. Et ils croient en l’ingénierie sociale. Ils ont pratiqué l’ingénierie sociale dans la Suède moderne, et ils ont utilisé des outils de contrôle social pour changer la façon dont les gens pensent, pour changer la façon dont les gens se comportent. Il y a une citation dans le livre d’Olof Palme qui disait alors qu’il était ministre de l’éducation : « Nous n’enseignons pas aux gens l’individualité, nous leur apprenons à être membres d’un groupe. » Et un fonctionnaire de l’éducation a déclaré: « Nous croyons en la liberté de renoncer à la liberté. » Ce n’est pas comme les régimes de l’ancien bloc de l’Est, c’est un régime très… Je pense qu’on l’appelle à juste titre un régime totalitaire mou.

Vous [mentionnez] l’impact de la Suède sur la politique environnementale… [il est] largement sous-estimé. Ce pays de 12 millions d’habitants a donné le coup d’envoi du [mouvement] environnemental moderne, au niveau mondial – ce n’est pas Rachel Carson ni la Journée de la Terre, c’est la Suède qui a lancé la politique de l’environnement à l’échelle mondiale. Elle a convoqué la première conférence des Nations Unies sur l’Environnement en 1972 à Stockholm, celle qui a inauguré la série de conférences des Nations Unies sur le climat, en passant par Rio, Kyoto, Paris, etc. Ils ont également introduit la thématique des pluies acides à l’échelle mondiale. Ils ont lancé la guerre contre le charbon… Dans un premier temps, par rapport aux pluies acides, ils souhaitaient mettre en place un vaste programme d’énergie nucléaire, et ils ont cherché à diaboliser le charbon. Sans énergie nucléaire, il faut du charbon, or le charbon est sale et détruit les forêts et les lacs. Et d’ailleurs, il provoque le changement climatique. La Suède a été le premier pays à parler du changement climatique. Olof Palme parlait déjà de changement climatique en 1974, en novembre 1974. A l’époque, Al Gore était encore étudiant en droit. Sur le sujet du changement climatique, ils ont donc devancé tout le monde.

Ben Weingarten: Vous qualifiez le mouvement des pluies acides de répétition générale du mouvement actuel de réchauffement global et de changement climatique. Quelles sont les implications de cette histoire de pluies acides?

Rupert Darwall: L’histoire des pluies acides est méconnue et elle mérite d’être racontée. Il s’agit d’un véritable scandale scientifique. Ses parallèles avec le réchauffement climatique sont très intéressants. Les pluies acides et le réchauffement climatique ont tous deux été exploités par les Suédois dans le cadre de la guerre contre le charbon. Les deux ont majoritairement impliqué les mêmes personnes. Le premier président du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] était suédois, c’était un proche d’Olof Palme et c’est lui qui a rédigé le premier rapport gouvernemental sur les pluies acides. Les académies scientifiques nationales d’Amérique du Nord et d’Europe occidentale ont unanimement déclaré:  » Les données scientifiques sur les pluies acides sont plus certaines que celles sur le changement climatique « . Il est intéressant de noter que cette affirmation était erronée… Les sols, les forêts, les lacs et les cours d’eau n’étaient pas acidifiés par des pluies acides causées par les émissions des centrales électriques, elles ont été causées par les changements dans la gestion des terres. Si on prend l’exemple des Adirondacks, on voit à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle l’industrie du bois faire son apparition. On a abattu beaucoup d’arbres. On a brûlé les souches. Cela a modifié le sol, qui était auparavant très acide et qui acidifiait les lacs. Ça les a modifiés. Ça a réduit leur acidité. On trouvait à l’époque du poisson sauvage, du saumon. Lorsque le [Président William] McKinley a été assassiné, Theodore Roosevelt passait ses vacances à y pêcher. On y attrapait du poisson.

Puis les écologistes sont intervenus pour dire:  » Il faut laisser ces arbres.  » Le sol s’est ré-acidifié. La réalité scientifique était que l’acidification était causée par la formation des sols et les changements dans les modes de gestion des terres. Le plus intéressant, le vrai scandale, c’est que l’EPA [Agence de Protection de l’Environnement américaine] savait que ces données scientifiques étaient fausses et supprimait ces données au moment où les Clean Air Act Amendments [NdT. lois contre les pluies acides] étaient adoptés. Ils ont ensuite, ce qui est une honte, dénigré le principal scientifique qui avait formulé cette critique. Ils l’ont accusé de ne pas être un véritable scientifique. Ils ont fait machine arrière quand il a menacé de les attaquer en diffamation et de les traîner en justice. Ils lui ont envoyé des excuses par FedEx. Ils ont ensuite continué à mentir en disant: « En fait, ce n’est pas parce qu’il aurait pu se tromper sur le plan scientifique, mais parce que nous n’étions pas d’accord avec ses conclusions, c’est ça qui lui a déplu. » En privé, ils étaient en fait d’accord avec ses conclusions et pourtant, à ce jour, sur le site web de l’EPA, ils soutiennent que ce sont les pluies acides qui provoquent l’acidification des lacs.

Ben Weingarten: Le changement climatique est-il une fraude?

Rupert Darwall: Je n’utiliserais pas le mot fraude. Ma critique est de deux ordres. Tout d’abord, il a été politisé dès le départ, comme le montre très clairement le livre. Le réchauffement climatique a été instrumentalisé – il a en quelque sorte été créé. Ses fondements scientifiques ont été dégagés pour des raisons politiques. Ensuite, il y a la manière dont la science est présentée. Elle est présentée de manière systématiquement biaisée. Les incertitudes, les hypothèses et les professions de foi ne font l’objet d’aucune critique. Il en résulte une vision très unilatérale de la science, ce qui est une piètre version de la science. Le manque d’ouverture à la critique, le fait que les personnes qui remettent les choses en question, les prévisions et ainsi de suite, soient délégitimées et qu’on leur dise qu’elles sont des négationnistes du climat est fondamentalement anti-scientifique. Je n’utiliserais donc pas le mot « fraude ». Ma première critique serait qu’il a toujours été politique. Il a été développé dans un but politique. Ma deuxième critique concerne la façon dont la science est présentée. Dans les chapitres consacrés à la création du GIEC [Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Changement Climatique], il est très clair que [pour obtenir] les politiques visées, [les politiciens favorables au changement climatique] devaient prouver qu’il y aurait une catastrophe, ce qu’ils nomment une « transformation », une sorte de transformation écologique, pour justifier la réduction des émissions. Ils ont donc procédé à une rétro-ingénierie qui remonte de cette conclusion jusqu’à la théorie scientifique, et ainsi de suite.

Ben Weingarten: La théorie du changement climatique, telle qu’elle est communément admise, ressemble à ceci: le climat est en train de changer. En tant qu’êtres humains, nous contribuons à ce changement, qui pourrait se traduire par une hausse des températures. Et nous devons restreindre notre activité afin de contrer tous ces effets potentiellement catastrophiques », ce qui aboutit au final à une redistribution massive des richesses du Premier Monde vers le reste du monde. Comment cette opinion a-t-elle pu s’imposer aux élites du monde universitaire, à la culture populaire et aux médias? L’attribuez-vous aux actions du « complexe industriel du climat », comme vous l’appelez?

Rupert Darwall : Quand on parle du complexe industriel du climat… tout d’abord, on parle de fondations américaines multimilliardaires. On parle des différents fonds Rockefeller, de Pew, de MacArthur. De toutes ces fondations gigantesques qui financent ce genre de choses depuis l’époque où la fondation Rockefeller a financé l’Ecole de Francfort. Lorsque l’Ecole de Francfort, ces universitaires post-marxistes d’extrême-gauche allemands, ont fui l’Allemagne nazie, ils sont venus en Amérique. Leur séjour dans ce pays a été en partie financé par ces fondations. Leur retour a été financé par l’une des fondations Rockefeller. Ils sont impliqués dans ce jeu depuis très longtemps, et à cela s’ajoutent tous les climatologues et les milliards de dollars de financement de la recherche sur le climat. [Les climatologues] dépendent de cet afflux. Ils doivent poursuivre dans cette voie s’ils veulent continuer à recevoir des subventions. Et ensuite, il y a les [mouvements] éoliens et solaires. Et ce ne sont pas des milliards, mais des centaines de milliards [de dollars qui soutiennent les organisations concernées]. C’est colossal.

Et en première ligne, il y a ce que j’appelle les « troupes de choc » du complexe industriel du climat: les ONG. Il [ne] s’agit [pas seulement] des gens du World Resources Institute – qui incarne le côté intellectuel le plus respectable – il y a aussi les gens de terrain, comme Greenpeace et Friends of the Earth, les Bill McKibben de ce monde. Là encore, quand on voit d’où vient leur argent, c’est en grande partie de ces grandes fondations, celles de la côte ouest. Il vient aussi des milliardaires de la Silicon Valley. On a donc affaire à quelque chose de très grand, de très puissant et d’extrêmement bien financé.

Ben Weingarten: Ce complexe industriel du climat a fait adopter des politiques d’énergie verte dans toute l’Europe. Quel en a été l’impact?

Rupert Darwall: L’impact concret a été une énorme augmentation des coûts de l’énergie. Il y a un graphique dans [le livre] que j’appelle le « bâton de hockey des énergies renouvelables » [NdT. la croissance en bâton de hockey est une croissance soudaine et extrêmement rapide après une longue période de croissance linéaire] parce qu’il montre qu’à partir d’un certain niveau, les coûts énergétiques ne cessent d’augmenter. Ainsi, les Allemands et les Danois paient le kilowatt/heure environ 30 centimes d’euro, qui correspondent plus ou moins aux centimes américains. Alors qu’aux États-Unis, le prix est de 10 à 12 cents américains par kilowatt/heure. Lorsque le ministre allemand de l’énergie verte a déclaré que les fournisseurs d’énergie allaient passer à l’énergie éolienne et solaire, il a ajouté que cela ne coûterait pas plus que l’équivalent d’une boule de glace sur la facture mensuelle d’électricité. Cette boule de glace coûtera 1 trillion d’euros jusqu’en 2030. C’est la boule de glace la plus chère de l’Histoire.

Ben Weingarten: Une autre boule de glace très coûteuse nous vient de l’Accord de Paris sur le Climat. Vous écrivez que le débat autour de cet accord est un « combat pour l’âme de l’Amérique ». Expliquez-nous ce que vous entendez par là.

Rupert Darwall: Oui. Il y a deux raisons à cela. La première raison est que pour faire aboutir l’accord de Paris et le mettre en œuvre, Barack Obama a dû fondamentalement subvertir l’esprit de la Constitution des États-Unis. L’Accord de Paris est un traité qui n’a pas été soumis au Sénat, il a été ostensiblement conçu de manière à ce qu’il n’ait pas besoin d’être soumis au Sénat. Dans le même ordre d’idées, le Clean Power Plan a été élaboré par l’EPA. Il n’a été soumis à aucune des deux chambres du Congrès. Alors que lorsqu’il s’agissait des pluies acides, les Amendements à la Loi sur la Pureté de l’Air sont passés par les deux chambres du Congrès. Une question comme celle des pluies acides a donc été traitée correctement, par voie législative, alors qu’avec le dioxyde de carbone et le réchauffement climatique – qui est un problème économique beaucoup plus important – le Congrès a été ignoré. Voilà la première raison.

La deuxième raison est liée au comportement du complexe industriel du climat et à la stratégie qu’il emploie pour gagner la bataille, qui consiste à fermer le débat, à délégitimer la dissidence et à réduire les gens au silence. L’avant-dernier chapitre du livre s’intitule « La spirale du silence ». Il s’agit de la notion qui dit que lorsque les gens n’entendent pas d’arguments s’exprimer sur la place publique, ils cessent de les formuler eux-mêmes. Ils cessent même de savoir ce qu’ils croient… Donc il est possible de supprimer le débat, de supprimer les arguments, non pas en présentant un argument, mais en s’assurant simplement qu’il n’y en a aucun. Et je pense que… en fin de compte, la Constitution des États-Unis s’articule autour du Premier Amendement, le droit à la liberté d’expression, mais c’est là un principe formel. La vraie question est l’essence même de la capacité à s’exprimer librement, et c’est ce qui est en danger.

Selon ma perception, il existe une autre dimension, c’est de tenter de rendre l’Amérique plus semblable à l’Europe. L’Europe est un continent de lassitude. C’est un continent en déclin. C’est un continent où on pense que l’énergie doit être rationnée, que les choses doivent être préservées. L’Amérique, c’est le dynamisme, c’est un avenir meilleur, et cet avenir meilleur – il n’y a rien qui illustre mieux cet avenir meilleur que la révolution du fracking. C’est ce qui s’est produit de plus extraordinaire dans le domaine de l’énergie depuis des décennies, car on nous disait que le pétrole s’épuisait, que nous avions atteint le « pic pétrolier », que la production allait diminuer. Ce pétrole a toujours été là, mais jusqu’à l’arrivée de la fracturation horizontale, il ne pouvait pas être commercialisé. Et regardez ce qui s’est passé, ça a transformé… Il y a une abondance d’énergie. Et l’Amérique dans ce qu’elle a de meilleur est un pays d’abondance. Et les écologistes nous disent: « Non, vous n’avez pas le droit. Vous devez le laisser dans le sol. Vous devez être pauvres. Vos lendemains seront moins riches que votre présent. » Pour moi, c’est fondamentalement anti-américain.

Ben Weingarten: Dans la même veine, il y a la croyance et la tradition américaines profondément ancrées dans le capitalisme de libre marché, en tant que facteur essentiel de l’exploitation de ressources limitées et de la création d’abondance à partir de celles-ci. Il y a une citation dans votre livre que j’aimerais que vous développiez et qui a trait à ce point. Vous écrivez: « Le changement climatique est une éthique pour les riches: Il légitime les grandes accumulations de richesses. En s’engageant à le combattre, les chefs d’entreprise et les milliardaires respectueux du climat ne sont pas considérés comme faisant partie du dixième des 1% les plus riches. Cela signifie un changement profond dans la nature et la moralité du capitalisme. » Pouvez-vous nous donner plus de détails à ce sujet?

Rupert Darwall: Oui. Pour reprendre le dernier point, Adam Smith a dit que ce n’est pas par charité que le boulanger […] produit du pain, c’est en raison de son intérêt personnel – que dans une société de marché capitaliste, les gens font des choses les uns pour les autres, non pas en vertu de bons sentiments, mais parce qu’il est dans leur intérêt de le faire. Lorsque on entend des capitalistes dire: « Je vais faire quelque chose, même si cela me coûte », cela nous interroge. Pourquoi les milliardaires de la Silicon Valley soutiennent-ils l’énergie verte alors que nous savons que cette énergie coûte cher? Ils sont fabuleusement riches, non? Ils sont incroyablement riches et ils sont incroyablement puissants. Comment défendre cette richesse contre les prédateurs? Il suffit de dire, « Nous sommes là pour sauver la planète. Nous combattons ces méchants capitalistes qui détruisent la planète, qui rendent votre air et celui de vos petits-enfants irrespirable… Nous combattons ces gens. Nous sommes du côté du bien et du sauvetage de la planète. » Je pense que leur motivation est en grande partie liée à la préservation de leur richesse et du pouvoir qu’ils ont acquis.

Ben Weingarten: Face à la situation politique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, où il y a un ethos dominant, encore une fois, parmi les élites et les universitaires, dans le gouvernement et la culture, sur le changement climatique, où ils perpétuent et propagent cette perspective en permanence, quels sont les talons d’Achille qui peuvent être exploités pour rivaliser dans cette bataille d’idées?

Rupert Darwall: Le coût le plus élevé pour les partis de gauche, c’est que les partis de gauche étaient censés être les défenseurs des travailleurs. Ils étaient censés dire, « Les intérêts de la classe ouvrière… Nous représentons les intérêts des travailleurs. Ce sont là les intérêts que nous allons défendre. » En fait, ils se sont vendus aux milliardaires verts. Les milliardaires verts ont acheté le Parti Démocrate. Il existe une grande divergence entre ceux qui ont l’argent, les dirigeants, les politiciens, les élites et la base des démocrates. Et c’est là que se situe notre principale opportunité. C’est la principale opportunité au niveau politique. L’opportunité du point de vue économique est simplement que tout ça coûte très cher. Les énergies renouvelables sont incroyablement chères. Les gens veulent-ils payer plus cher leur électricité ou moins cher? C’est clair, ils veulent payer moins.

Tout parti politique… digne de ce nom peut s’attaquer à cela. La gauche est là, assise, en attendant d’être totalement détruite parce qu’elle s’est vendue aux écologistes, qui n’ont nullement à cœur les intérêts des travailleurs. Qui en fait méprisent les travailleurs. Ils méprisent leur goût, ils méprisent leur désir d’une vie meilleure, ils méprisent leur désir de consommation.

BEN WEINGARTEN est Chargé de Recherche au London Center for Policy Research, Collaborateur Principal au Federalist et Fondateur et PDG de ChangeUp Media LLC, une société de conseil en médias et de production dédiée à la promotion des principes conservateurs. Vous pouvez trouver son travail sur benweingarten.com, et le suivre sur Facebook et Twitter.


Texte original

Rupert Darwall on the Alarming Roots of Environmentalism

CLOSE ENCOUNTERS: EPISODE II

By Ben Weingarten | January 31, 2018

Rupert Darwall discussed his new book, Green Tyranny: Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex, with our own Ben Weingarten. Watch their interview below along with a full transcript of their discussion, slightly modified for clarity.

Ben Weingarten: Rupert, in Green Tyranny you write “Virtually all the themes of the modern environmental movement are pre-figured” in the Nazi’s support of wind power in the 1930s. Explain this.

Rupert Darwall: If you look at what the Nazis were doing in the 1930s, in their environmental policies, virtually every theme you see in the modern environmental movement, the Nazis were doing. It happens to be historical fact that the Nazis were the first political party in the world to have a wind power program. It also happens to be a fact that they were against meat eating, and they considered…it…terribly wasteful that so much grain went to feed livestock rather than to make bread. It’s also the case that they had the equivalent of fuel economy rules because they had the most expensive gasoline in Europe and so they basically had very few people driving cars…I think actually the most extraordinary thing that I came across was this quote from Adolf Hitler where he told an aide once, “I’m not interested in politics. I’m interested in changing people’s lifestyles.” Well, that could be…That’s extraordinarily contemporary. That is what the modern environmental movement is all about. It’s about changing people’s lifestyles.

Ben Weingarten: And the subtitle of your book is “Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex.” You have Nazi practices that are focused on environmentalism, and you explore how the socialists have thrown in over time with those former Nazis. Explain the link between Nazism and Communism, and the trajectory from that [initial] union to today’s climate movement.

Rupert Darwall: It’s really embedded in German history, in post-war German history because in the first 30 years after 1945, Germany…West Germany, that is, was a model Western democracy. There’s a left wing writer I quote in the book who complains that the SPD (Social Democratic Party of Germany), the left of center party, the equivalent of the Democrats, gave up the class war and embraced the American way of life. And Germany was like “America embedded in Europe.” That began to change in the 1970s. There is no other country in Western Europe and America that had such an influx of far left radicals — the New Left, the Frankfurt school — rising to power through the 1980s and 1990s. And what is very significant is how the New Left, these extremist radicals, embraced the environmental positions of the Nazis.

Ben Weingarten: Explain the twisted and perverse logic that takes us from anti-capitalism to environmentalism. Where do those views intersect?

Rupert Darwall: Well Ben you absolutely put your finger on it…anti-capitalism is the uniting thing, and anti-freedom of the individual. And whether you care to call it extreme left or extreme right, those are the things that unite those ideologies. Now with…if you like, the extreme right, the basic categories are to do with biology and race. And with the extreme left, it used to be class. But what you had is the extreme left give up on the working class, when the working class didn’t revolt as Marx and Engels predicted. They essentially gave up on rationality, and they gave up on the working class, and they said, “The working class have been bewitched by consumerism,” and so forth. And so they therefore bought into the irrational politics of what had been, if you like, the far right. So that’s another kind of way that the far left twisted itself into…the anti-rational, the nihilistic positions of the Nazis.

Ben Weingarten: And it’s fascinating. In your book, you walk through various ideologies and show them building a coalition around several factors, anti-capitalism in and of itself…environmentalism and the anti-war movement as well. And yet when we talk about climate change, we’re theoretically talking about science, not political ideology. Isn’t that a critical point in and of itself?

Rupert Darwall: The thing to understand and the thing I learned, in fact, in writing this book, is you have to look at what people actually do rather than what they say. With climate change, we are meant to have wind and solar. But when Germans are given a choice…whether they want to cut carbon emissions, or whether they want to close down nuclear power, they choose to close down nuclear power. And of all the countries in Western Europe, Germany has had this tradition of being most hostile to nuclear power. The peace movement of the 1970s actually arose from…an anti-nuclear power — civil nuclear power — protest. And it very quickly morphed into anti – when Reagan [was elected] and [spurred] the arms build-up and so forth, the Pershing and the cruise missiles – it turned from anti-civil nuclear power to anti-the Western arms build-up in response to the Soviet SS-20s [missiles]. So all these things come together. But as I put it in the book, global warming is a pretext for a radical environmental agenda. It is not the primary cause that they’re seeking…You have to look for that elsewhere.

Ben Weingarten: And you write, and this is so pertinent, “The greening of Europe was the price the West paid for winning the Cold War.” Would it be fair to say that the environmentalist movement today is in effect another phase of the Cold War?

Rupert Darwall: West Germany was the linchpin of the Atlantic Alliance in Europe. The Kremlin decided to put in those SS-20s and it threatened to cut the Atlantic Alliance in two, because these missiles could hit Europe but they couldn’t hit the United States. So there was a big asymmetry. And it was Helmut Schmidt, the SPD West German leader, who first raised the concern about this when he said this threatens the future of the Atlantic Alliance, [and] NATO must rebalance. And so you had a German leader saying we need to put these medium range nuclear missiles into West Germany. Now that provoked a tremendous backlash in West Germany which the far left exploited, and which the Soviet Union exploited. And it led to…It really completely destabilized German politics. It took it to the left. The SPD have really never recovered from that. It led to the rise of The Greens, and The Greens, founded in 1980, very quickly became the peace movement. And a huge proportion of people in the peace movement were also greens. So all these strands came together.

Now the interesting thing is…the Cold War is won at the end of the 1980s. Who are the people who came out on top? It was people like The Greens. And there’s the famous phrase…about the “long march through the institutions.” That is what they did, and they ended up in 1998, with the first “red-green” coalition in Berlin. They took over all the institutions, and then they took over the federal government in the red-green coalition.

Ben Weingarten: Now the German influence is critical to your book, but you also emphasize the influence of Sweden. We…don’t traditionally think of Sweden as a dominant power, yet you emphasize that they are critical when it comes to environmentalism, and you also focus on the figure and impact, in particular, of Olof Palme. Walk us through Sweden’s “soft power” when it comes to the environment.

Rupert Darwall: Yeah, when we talk about exposing the totalitarian roots of this [the “climate industrial complex”], the German, the Nazi one, if you like, explains itself. What about Sweden? Is Sweden totalitarian? Well, it’s a form of soft totalitarianism [in Sweden]. They’ve had a social democratic government. It was the longest one-party rule from about the 1920s into the 1970s, so [it had an] extraordinary, extraordinary impact on Sweden. This is the party that created modern Sweden. The Swedish Social Democrats can claim direct lineal descent from Marx and Engels. And they believe in social engineering. They have socially engineered modern Sweden, and they used tools of social control to change the way people think, to change the way people behave. There’s a quote in the book from Olof Palme when he was education minister saying, “We don’t teach people individuality, we teach them to be members of a group.” And then there’s an education bureaucrat who says, “We believe in the freedom to give up freedom.” So this is…It’s not like the regimes of the former Eastern Bloc but it’s a very…It’s I think rightly called a soft totalitarian regime.

Now you…[mention] the impact of Sweden on environmental politics…[it is] enormously underestimated. This country of 12 million people, it kicked off the modern environmental [movement], at a global level — not Rachel Carson and Earth Day, but the global politics of the environment was started by Sweden. They called for the first UN Environment Conference in 1972 in Stockholm, which started the string of UN climate conferences going through Rio, Kyoto, Paris and so forth. They also put acid rain on the world. They launched the war on coal…First of all with acid rain, they wanted to have a huge nuclear power program, and they wanted to raise the specter of coals. If you don’t have nukes you have to have coal, and coal is dirty and it destroys the forests and lakes. And by the way, it causes climate change. And so, Sweden is the first country to talk about climate change. Olof Palme was talking about climate change in 1974, in November 1974. That’s when Al Gore was still at law school. This way predates anyone else on climate change.

Ben Weingarten: You characterize the acid rain movement as being the dry run in effect for today’s global warming and climate change movement. What are the implications of the history of acid rain?

Rupert Darwall: The acid rain history is not well known and it needs to be told. It is a genuine scientific scandal. There are very interesting parallels with global warming. Acid rain and global warming were both used by the Swedes for the war on coal. They both involved many of the same people. The first chair of the IPCC happened to…He was a Swede, he was close to Olof Palme and he wrote the first government report on acid rain. The national scientific academies in North America and in Western Europe all said, “The science of acid rain is more certain than any other form of…More certain than climate change.” And the interesting thing is it turned out to be wrong…Soils and forests and lakes and streams weren’t being acidified by acid rain caused by power station emissions, it was to do with changes in land use. So if you take the Adirondacks for example, what had happened there was that in the late 19th century, early 20th century, the lumber industry came along. It cut a lot of trees. It burned the stumps. And that changed the soil from being a very acidic soil where the lakes were acidified. It changed them. It reduced the acidity. So you had game fish, you had salmon. So when [President William] McKinley was assassinated, Theodore Roosevelt was actually on a fishing holiday up there. You could catch fish.

Then the conservationists came and said, “You gotta leave those trees.” The soil re-acidified. The actual science was about acidification being caused by soil creation and changes in land use. Now the truth of this became known just as the Clean Air Act Amendments were being passed by the Congress in the U.S. And what’s really interesting, here’s the real scandal, is the science was known to be untrue by the EPA, as these anti-acid rain laws were being passed and the EPA suppressed the science. They then, quite disgracefully, blackened the name of the leading scientist who developed this critique. They accused him of not being a proper scientist. They backed down when he threatened to libel them, said he’d take them to court. They FedExed an apology to him. They then further lied when they said, “Well actually, he might have got the science wrong, but we disagreed with his conclusions, that was wrong.” In private, they actually agreed with his conclusions and yet to this day you go to the EPA website and they say acid rain causes lakes to acidify.

Ben Weingarten: Is climate change a fraud?

Rupert Darwall: I wouldn’t use the word fraud. What my criticism is, is two-fold. First of all, it was politicized right from the word “go,” as is very clear from the book. Global warming was used — it was kind of created. The science of it was unearthed for political reasons. Secondly is the way that the science is being presented. And the science is being presented in a systematically biased way. There is not criticism of the uncertainties, of the assumptions, of leaps of faith involved. So one’s getting a very one-sided view of the science, and that is bad science. The lack of openness to criticism, the fact that people who question the things, the forecasts and so forth, are delegitimized and told that they’re climate deniers is fundamentally anti-scientific. So I wouldn’t use the word fraud. My criticisms would be, first of all, it has always been political. It has been developed with a political purpose. And secondly, is the way that the science is being presented. And in the chapters on the creation of the IPCC [Intergovernmental Panel on Climate Change], that is very clear, that they had to…[to achieve] the policies they wanted, [climate change-backing politicians] needed to show that there’ll be a catastrophe, what they call a “transformation,” some kind of ecological transformation, to justify emissions cuts. So they back-engineered from that conclusion to the science, and so forth.

Ben Weingarten: Now the theory of climate change as it’s popularly held, goes something like this: The climate is changing. We as human beings are contributing to this change, potentially with temperatures rising. And we have to curb that activity in order to counter all of these potentially catastrophic effects,” ultimately culminating in the mass redistribution of wealth from the First World to the rest of the world. How did that come to be the prevailing opinion held by the elites in academia, pop culture, and media? And do you attribute it to the efforts of the “climate industrial complex” as you term it?

Rupert Darwall: When we’re talking about the climate industrial complex…first of all you’re talking about multi-billion [dollar] American foundations. We’re talking about the various Rockefeller funds, you’re talking about Pew, MacArthur. These huge, huge foundations who’ve been funding some of this stuff really since, well, the Rockefeller Foundation’s been funding [since] the [influx of the] Frankfurt School. When the Frankfurt School, these far-leftist, post-Marxist academics from Germany fled Nazi Germany, they came to America. Part of their time here was financed by these foundations. Their return was financed by one of the Rockefeller Foundations. They’ve been in this game for a very long time, and in addition to which, you then have all the climate scientists and the billions of dollars of climate funding research. They depend on that stream. They’ve got to keep this going to keep the grants coming. And then you’ve got the wind and solar [movements]. And that’s not billions, that’s hundreds of billions [of dollars supporting the relevant organizations]. It’s enormous.

And then out in front of those, you’ve got what I call the “shock troops” of the climate industrial complex: The NGOs. [These include] [n]ot just the people at the World Resources Institute, if you like — they’re the more respectable kind of intellectual end of it — but you’ve got the people who go out there, like Greenpeace and Friends of the Earth, the Bill McKibbens of this world. And again, when you look where they get their money, it comes a lot from these large foundations, West Coast foundations. And it comes from Silicon Valley billionaires. So we are talking about something that is very large, very powerful and extremely well financed.

Ben Weingarten: This climate industrial complex has pushed green energy policies throughout Europe. What’s been the impact?

Rupert Darwall: The actual impact has been a huge increase in energy costs. And there’s a chart in [the book]…which I call…the “Renewable Hockey Stick” because it shows that once you go up above a certain level basically…energy costs just go up and up and up. So if you’re looking at the Germans and Danes, they’re paying around 30 euro cents, which is more or less the same as U.S. cents per kilowatt hour. Whereas in the U.S., you’re paying around 10 to 12 U.S. cents per kilowatt hour. When the German green energy minister said that they were going to have the energy vendor, the transition to wind and solar, he said it would cost no more than the equivalent of a scoop of ice cream on your monthly electricity bill. That scoop of ice cream has turned out to cost 1 trillion euros to the 2030s. It is the most expensive scoop of ice cream you’ll ever see.

Ben Weingarten: Another expensive scoop of ice cream comes in the form of the Paris climate accord. You write that the argument over the accord is a “fight for America’s soul.” Explain what you mean by that.

Rupert Darwall: Yeah. It is for two reasons. The first reason is that to get the Paris agreement done and to have it implemented required Barack Obama essentially to subvert the spirit of the United States Constitution. The Paris Agreement is a treaty which didn’t go to the senate, so it was constructed in a way so ostensibly it didn’t need to go to the senate. Similarly, the Clean Power Plan was constructed by the EPA. It didn’t touch either house of congress. Whereas when they were dealing with acid rain, the Clean Air Act Amendments, they passed through both houses of congress. So something like acid rain was dealt with properly, in a legislative way, whereas with carbon dioxide and global warming — which is economically a much much bigger deal — congress was ignored. That’s the first thing.

But the second thing is to do with the way the climate industrial complex behaves, and how they seek to win the argument, and that is to close down debate; it is to delegitimize dissent; it is to cull people into silence. And the penultimate chapter in the book is called, “The Spiral of Silence,” which is this notion that when people don’t hear arguments in the public square, they cease making those arguments themselves. They stop even knowing what they believe…So you can suppress debate, you can suppress the arguments, not by having an argument but just making sure you don’t have an argument. And I think that…ultimately the United States Constitution depends on the First Amendment, the right to free speech, but that’s a formality. The real thing is the essence of being able to speak freely, and that is what is at risk.

And I think there’s a further dimension to it, in the way I see this is, that this is about trying to make America more like Europe. Europe is a continent of lassitude. It’s a continent in decline. It’s a continent where we believe energy needs to be rationed, we need to preserve things. America is about dynamism, it’s about a better future, and that better future — there’s nothing that shows that better future than the fracking revolution. It is the most extraordinary thing to have happened in energy for decades because we were told the oil was running out, we’d reached “peak oil,” production was going to diminish. This oil was always there, but until fracking, horizontal fracturing came along, it couldn’t be commercial. And look what’s happened, it has transformed…There is energy abundance. And America at its best is a country of abundance. And what the environmentalists are saying is, “No you can’t have it. You have to leave it in the ground. You have to be poor. Your tomorrows will be less rich than your todays.” That to me is fundamentally anti-American.

Ben Weingarten: Relating to that point is the deeply held American belief in and tradition of free market capitalism as essential to leveraging finite resources and creating abundance out of them. And there’s a quote in your book that I’d like you to elaborate on that ties into this point. You write, “Climate change is ethics for the wealthy: It legitimizes great accumulations of wealth. Pledging to combat it immunizes climate-friendly corporate leaders and billionaires from being targeted as members of the top one-tenth of the top one percent. This signifies a profound shift in the nature and morality of capitalism.” Elaborate on that for us?

Rupert Darwall: Yeah. To take the last point, Adam Smith said it isn’t through the charity of the baker or whatever, the [production of] bread, it’s because of their self-interest — that in a capitalist market society people do things for each other, not out of, because of good feelings, but because it’s in their self-interest to do it. When you have capitalists saying, “I’m gonna do something that even if it costs me,” that raises a question mark. Why are the Silicon Valley Billionaires behind green energy when we know green energy costs a lot? Well, they’re fabulously rich, aren’t they? They are unbelievably rich and they are incredibly powerful. How to defend that wealth from predators? Well you’re going to say, “We’re in the business of saving the planet. We’re fighting these evil capitalists who are destroying the planet, making the air you and your grandchildren are gonna breathe…We fight these people. We’re on the side of good and saving the planet.” I think a big part of the motivation is simply preservation of their wealth and preservation of the power they’ve accreted.

Ben Weingarten: When faced with the political situation in which we find ourselves today, where there’s a prevailing ethos, again, among the elites and academia, in government and culture, on climate change, and they’re perpetuating and propagating that perspective perpetually, what are the Achilles heels that can be targeted to compete in this battle of ideas?

Rupert Darwall: Well, the big cost to that and the parties of the left, is the parties of the left were meant to be the champions of working people. They were meant to say, “The interests of the working class…We represent the interests of working people. They’re the interest we’re gonna uphold.” What has actually happened is they’ve sold out to the green billionaires. The green billionaires have bought the Democratic Party. There’s a big divergence between where the money is, where the leadership is, where the politicians are, where the elites are, and the Democrats’ base. And that is the big opportunity. That’s the big political opportunity. The economic one is simply, this stuff is very expensive. Renewables are incredibly expensive. Do people want to have to pay more for electricity or less? Clearly, they want to pay less.

Any political party…worth its name can go after this. The left is there sitting, waiting to be absolutely destroyed because they’ve sold themselves out to environmentalists who do not have the interests of working people at heart. In fact, they actually despise working people. They despise their taste, they despise their desire for a better life, they despise their desire for consumption.