All your base are belong to us. You are on the way to destruction.

« Nous sommes en guerre », nous dit un certain Président.

Sans blague?

Cette civilisation est en phase de démolition contrôlée. Son divorce spectaculaire des lois naturelles et le degré de corruption qui en résulte – économique, philosophique et morale – ont induit une telle entropie dans le système que sa fin inéluctable en était même annoncée. Pour cette année, en fait. Le programme qui se déroule à présent en temps réel est une escalade exponentielle de destruction – contrôlée, évidemment – tandis que se met en place le monde de demain, formule élaborée depuis longtemps par ceux qui possèdent les clés du système actuel et attendaient les outils technologiques et la crise opportune pour opérer leur grand reset. A force de décadence et de passivité, le zombie moyen (également appelé téléspectateur) se retrouve peu équipé pour sauver cette société, ou ce qu’il en reste, maintenant que le défi serait de devancer, influencer ou désarmorcer la mise en place de la version suivante, avant verrouillage complet, voire de le contourner complétement. Sacré boulot, qui peut se diviser en tâches simples. Encore faut-il le vouloir.

Comme dans tout conflit, le nouveau paradigme sera donc le privilège du vainqueur. Le prérequis est de comprendre la nature de cette crise, de la décrire et de l’appeler par son nom : c’est la Quatrième Guerre Mondiale. Je sais que vous savez compter mais on en a loupé une : la Troisième. D’aprés ceux qui l’ont signé, elle a débuté le jour de l’Armistice de la Deuxième, elle-même suite du programme de la Première, dont les ferments étaient présents dès la Révolution française. Etapes nombreuses donc mais objectif unique : effacer l’ancien monde. Comment, on en a déjà une idée. Parce qu’elle ne fut jamais déclarée, la bataille de la Troisième ne fut jamais livrée. Parce qu’elle n’a jamais dit son nom, l’ennemi ne fut jamais identifié. Mais le but est atteint : le territoire est occupé, l’économie phagocytée, le Droit confisqué et les générations futures compromises. Entre autres. Ses troupes sont réactivées pour prêter main forte à celles de la Quatrième.

La guerre d’aujourd’hui n’est pas non plus militaire. Ses généraux de division sont banquiers, ses généraux de brigade sont philantropes internationaux, ses colonels sont politiciens, ses commandants sont dans le renseignement, ses capitaines sont journalistes, ses lieutenants médecins, ses sous-lieutenants forces de l’ordre et ses caporaux sont les civils qui aboient et dénoncent le manque de docilité de leurs congénères (vous les saluerez de ma part). Son unité d’intervention spéciale est payée pour défiler dans les rues, brûler les commerces et déboulonner les statues. C’est donc entièrement sous contrôle qu’on nous sert une louche de pseudo-guerre civile, dont on brandit le spectre depuis des années.

Quand on vous dit que nous sommes en guerre. Faut écouter.

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