Pour les cinéphiles.

Mon épouse étant absente ce soir, je cherchais un bon vieux nanar pour passer un peu le temps. Je suis fan d’epic fails comme:

  • « Space Amoeba« , où les yeux du monstre ne s’allument que pendant la moitié du film, parce qu’ils sont tombés en panne et que la production n’avait plus le budget pour les réparer;
  • « King Kong escapes » (« La revanche de King Kong ») que j’ai vu au cinéma quand j’était petit (!) où le méchant ne porte que la partie supérieure de son dentier;
  • « The Green Slime« , où un type répond au téléphone avec un casque intégral sur la tête et où l’héroïne du film qui se penche sur un cadavre totalement calciné annonce, « Il est mort »;
  • et encore bien d’autres, mais vous voyez le genre.

Je tombe finalement sur le titre prometteur « Revenge of the Space Men » (« La vengeance des hommes de l’espace ») et, prudent quand même (je me méfie des spoofs récents), je vais lire les critiques sur IMDB – en fait, la seule critique. En voici un extrait:

La vengeance des hommes de l’espace

[…]

Effet physiologique: Une suture est un type de jointure fibreuse qu’on ne trouve que dans le crâne ou la boîte crânienne. Elles sont liées entre elles par les fibres de Sharpy. Une marge de mouvement minime est permise au niveau des sutures, ce qui contribue à la plasticité et à l’élasticité du crâne. Je me suis rendu compte à un moment donné que mon visage était tellement contracté que l’une des sutures s’était rompue et que du liquide céphalique s’écoulait de mes sinus. Cela m’a rapporté un peu d’argent de poche puisque, par une heureuse coïncidence, mon voisin fait une collecte de liquide céphalique. Ça m’était déjà arrivé une autre fois lorsque, nouveau-né, j’avais été jeté la tête la première sur le sol par le concierge qui m’avait mis au monde dans une chaufferie du stade de Cleveland. J’ai ensuite été utilisé comme ballon de football pendant une période et demie. J’ai depuis une phobie de toute personne vêtue d’un équipement de football et des Français.

Mesures prises: Immédiatement, j’ai eu des hallucinations et j’ai cru être un Cardinal Catholique juste parce que j’aime les robes. J’ai effectué une recherche approfondie sur Internet et j’ai trouvé une adresse électronique censée appartenir au Pape sur un site qui décrivait graphiquement comment satisfaire sexuellement son poney nain. J’étais dubitatif. J’ai envoyé un courrier électronique et dans les 5 heures, j’ai reçu la réponse suivante:

Cher Lee,

Pour vérifier tes affirmations sur le film, j’en ai obtenu une copie et je l’ai visionnée. Par chance, je portais une de mes mitres ajustées, sinon mes sutures auraient explosé.

Je ne peux pas plaider en faveur du rétablissement de l’Inquisition ou du nettoyage et de la modernisation des chambres de torture situées sous le Vatican, quoique ce film puisse faire l’objet d’une discussion à ce propos. Quiconque a travaillé sur ce film, à quelque titre que ce soit, a personnellement offensé Dieu et les hommes et sera spirituellement puni.

Les numéros gagnants sont 2, 14, 23, 45, 47 et 49.

Vis longtemps et prospère, Le Papester : )

Meilleure scène du film: En arrière-plan d’une scène tournée dans un parking, on voit une femme monter dans sa voiture, la démarrer et quitter le parking pour aller faire ses courses au Safeway voisin.

Curiosité: Les masques disponibles dans le commerce que portent tous les astronautes proviennent du film de 1957 « Invasion of the Saucer Men ». Ce film a fait l’objet d’un remake en 1965 par Larry Buchanan sous le titre « Attack of the Eye Creatures ». […] La version MST3K est très agréable. La version originale provoque des saignements du système oculaire et nécessite l’utilisation d’un pied de biche si l’on veut se servir ultérieurement de son rectum.

J’ai choisi un autre film. C’était nul.

Promenades.

Je suis malade comme un chien. Ça fait plus de quarante-huit heures que je ne sors pratiquement pas du lit, sauf pour bouffer du médicament. Excepté des angines blanches à répétition quand j’étais gamin et la varicelle à vingt-sept ans, je n’ai jamais été aussi arrangé par une maladie. 38,5° presque en permanence, c’est beaucoup pour mon grand âge.

Soyez rassuré si tout ça vous laisse froid, vous n’êtes pas les seuls. Personne n’en a rien à caler, à part mon épouse évidemment, qui était malade avant moi, se retape lentement et s’occupe de moi. Je m’en souviendrai.

J’en parlais d’abord pour expliquer pourquoi je n’ai plus rien publié depuis quelques jours. Ensuite pour préciser que d’après le toubib, ce n’est pas le Covid. Ça fait bizarre d’être malade d’autre chose. Je garde un léger doute, qu’on ne dissipera évidemment pas avec un test, disons, pas très fiable. Que les autorités et le genre humain se rassure, je suis de toute façon en quarantaine totale dans mon lit – j’ai juste passé une heure dans ma cuisine depuis jeudi, et quelques instants à l’ordi maintenant. Je ne sortirai que bien après que tous les symptômes aient disparu. Pour un « anti-vaxx » ou quelle que soit l’appellation débile qu’on me colle, je prends le risque de contagion extrêmement au sérieux, justement parce que je sais qu’aucune mesure autre que la quarantaine ne fonctionne.

Je reprends doucement le cours de mes publications (très doucement, j’ai la tête comme un seau) pour passer un peu le temps, et aussi pour me sortir du lit et – virtuellement – de la maison. J’avais rédigé deux récits de mes balades juste avant de tomber malade, ça tombe bien. J’y parle des derniers êtres qui me fascinent et me font du bien, mes amis les oiseaux, et quelques autres. Je suis légèrement déçu par certains bipèdes. Ne le prenez pas pour vous.

J’espère vous retrouver bientôt, sinon vous pouvez engueuler le toubib de ma part.


Promenade n°1: 09/03.

Je reviens de promenade avec le chien.

Nous avons vu un cormoran pêcher dans la rivière. Autant ils sont maladroits et même un peu pathétiques – mais très rigolos – quand ils s’amassent tous sur un seul arbre où il n’y a pas assez de branches pour qu’ils y tiennent tous, autant ils sont impressionnants et admirables quand ils plongent pour attraper leurs poissons.

Les canards étaient là aussi, évidemment, en couples pour la plupart, avec quelques mâles qui zonent autour. Je ne me lasserai jamais de les regarder agiter leur derrière et vivre leur petite vie. Il faudra que je fasse la promenade de l’autre côté du pont, pour voir encore ce couple tellement fidèle, le mâle veillant sans relâche sur sa femelle à la patte folle, qui fait ce qu’elle peut pour nager dans le fort courant de la rivière. Et qui, m’a dit un vieux Monsieur qui habite une maison sur la rive, vient frapper à sa porte le matin pour réclamer le pain qu’il leur donne tous les jours. J’ai moi-même une mésange qui vient tous les jours dans mon atelier me rappeler de lui donner ses amandes pelées – elle ne veut rien d’autre. Et elle n’oublie quasiment jamais de me dire merci.

On a pas vu les oies du Canada, qui vont et viennent entre ici et le village voisin, sauf un couple qui semble avoir élu domicile à un endroit de la rive où je les vois chaque jour, et que je salue bien aussi.

Nous n’avons pas vu de castor – eh oui, nous avons des castors – mais on sait qu’ils sont toujours là par les troncs soigneusement rongés, et parfois abattus. Pour les voir, il faut sortir au crépuscule – et avoir un peu de chance. Quand il fait vraiment nuit, on en entend parfois un qui plonge, ce qui intrigue beaucoup le chien ou l’effraye carrément – j’ai un chien très féroce, voyez-vous.

Les milans n’étaient pas là aujourd’hui, ceux qui nichent sur les hauteurs de collines et nous honorent de leur vol fascinant et nos appellent de leur belle voix de rapace. Et qui parfois descendent nous montrer le motif de leur plumage. C’est pas grave, j’en ai vu sur le chemin du retour, où je vois aussi un épervier en chasse, toujours le même au même endroit, en vol stationnaire en attendant de foncer sur son campagnol.

Pas non plus de martin pêcheur aujourd’hui mais ils ne sortent pas souvent et, à part leur bleu impossible à louper, ils sont assez discrets. Pas autant que les poules d’eau, qui restent cachées si il y a un tant soit peu de passage sur la rive. Quelques bergeronnettes, des merles, des corneilles, et bien entendu les majestueux hérons, pleins de noblesse, attendant immobiles leur poisson avant de rejoindre leur arbre ou les aigrettes blanches dans les prés et les champs avoisinants.

Et puis nous sommes rentrés et les chats nous attendaient, trois belles petites que nous avons sauvées au mois d’août – une longue histoire compliquée mais qui finit bien.


Promenade n°2: 10/03

Départ au boulot à midi aujourd’hui, je roule donc sous un beau soleil.

Lundi, on a eu des nuées d’étourneaux, probablement des milliers dans le ciel du matin. Dans ce cas-là, je m’arrête et je regarde, et ça reste gravé dans ma mémoire pour toujours. Ce n’est donc pas à proprement parler une promenade sauf qu’en fait c’est souvent ma première (et souvent seule) source de joie de la journée. Renards, blaireaux, écureuils, ils ont tous leurs saisons, leurs heures et leurs endroits, que j’ai appris à connaître. Sans oublier le vaches, celles qui paissent dans le pré devant mon boulot sont vraiment magnifiques et, question conversation, pas tellement moins intelligentes que certaines personnes que je croise.

Aujourd’hui, une famille de sangliers traverse un champ sur la droite, puis la route, pour rejoindre la forêt de l’autre côté. Le papa (je crois) devant, les cinq petits et la maman qui ferme la marche. Voilà une vision qui inspire le respect. Ceux qui ont déjà croisé un sanglier de près comprendront de quoi je parle.

Mon épouse m’informe que cinq petits, c’est en fait anormal pour une portée de sangliers. Il s’agirait d’une intervention des chasseurs, qui auraient croisé des sangliers sauvages avec des cochons domestiques, plus fertiles, pour obtenir plus de gibier à chasser. Aux animaux non plus, ces connards ne foutront jamais la paix.

En sortant du village suivant, j’aperçois un véhicule militaire rangé sur le bord de la route. Comme on est à la campagne, et qu’on y voit vraiment de tout, je n’y prête pas attention.

Puis devant le pont qui mène à mon boulot – un pont très joli au-dessus d’un ruisselet, pas vraiment un point stratégique majeur – deux autres véhicules militaires, dont un avec une espèce de canon dessus. Je ne connais absolument rien en la matière mais petit, j’avais un jouet identique, qui tirait des petites billes en plastique rouge, au moyen d’un ressort à remonter. Ça fait donc déjà trois véhicules militaires, la moitié du contingent national (humour facile, je sais). Je me dis qu’après les sangliers, le monde fait son possible pour m’amuser. Je leur demande poliment si je peux passer et, vraiment très sympa, ils avancent un peu pour laisser la place à mon scooter.

Devant l’avalanche de connerie qui nous ensevelit depuis deux ans, je n’exclus aucune hypothèse. On aurait bien envoyé ces braves gens en manoeuvre pour rassurer la population. Mission accomplie, je suis rassuré.

Mais est-ce suffisant? Ne faudrait-il pas aussi inquiéter « l’ennemi »? L’avertir de ce qu’il risque d’affronter?

Messieurs les soldats russes, passez votre chemin. Ne venez pas en Belgique, vous le regretteriez.

Nous avons des sangliers sauvages en liberté!

Un dernier point d’actualité.

Quelques nouvelles fracassantes des Etats-Unis.

Source.

Une nouvelle étude alarmante révèle que toutes les personnes ayant eu le COVID mourront un jour ou l’autre.

24 décembre 2021 – BabylonBee.com

ATLANTA – Le CDC a annoncé les résultats d’une nouvelle étude alarmante: toutes les personnes qui ont été infectées par le COVID-19 mourront à un moment donné de leur vie.

« Oui, toutes les personnes qui ont contracté le COVID vont mourir », a déclaré un porte-parole du CDC. « Peut-être pas immédiatement, mais à un moment donné, dans le futur. Presque toutes les personnes qui mourront auront eu le COVID à un moment donné de leur vie. C’est une nouvelle épouvantable ».

« C’est une statistique terrifiante », a déclaré Don Lemon lors de son émission nocturne sur CNN. « La corrélation entre être infecté et mourir dans le futur est trop élevée pour être écartée. Ce qu’il faut en retenir, c’est que nous devons tous être terrorisés. »

Dans une déclaration de la Maison Blanche, le Président Biden a exprimé qu’il était « ébranlé » par cette étude et qu’il prendrait des mesures énergiques, en portant atteinte à quelques libertés supplémentaires, juste par précaution.

Du côté des conservateurs, les critiques ont répondu en affirmant que tous ceux qui ont voté pour Biden finiront aussi par mourir – sauf ceux qui sont déjà morts.


Source.

Sondage: 9 Américains sur 10 sont d’accord pour jeter le Dr. Fauci dans un volcan

29 décembre 2021 – BabylonBee.com

U.S.-Selon un sondage réalisé par le Pew Research Center, l’attitude des Américains à l’égard du Dr Fauci est en train de changer. Sur un échantillon de 50.000 personnes interrogées, 5% des Américains estiment que Fauci est un héros de la science, 3% le considèrent comme une voix essentielle pour la préparation au COVID, et 90% sont favorables à ce qu’on le charge dans une catapulte de style médiéval et qu’on le jette dans un volcan actif.

« Nous sommes surpris par ces résultats, car ‘jeter Fauci dans un volcan’ ne faisait même pas partie des options du sondage », a déclaré un porte-parole de Pew. « Des milliers de personnes l’ont simplement écrit sur leur formulaire ».

Les experts de la santé disent que les tendances de l’opinion publique sont « très préoccupantes » et peuvent indiquer une diminution de la confiance dans les politicards menteurs qui s’habillent en blouse de laboratoire et prétendent parler au nom de la science.

« Il est alarmant de voir tant de gens perdre leur foi en la SCIENCE, et tomber dans l’apostasie », a déclaré un porte-parole du Dr Fauci à la presse. « Nous devons nous rappeler qu’en ces temps difficiles, la SCIENCE teste notre foi, pour voir si nos cœurs sont vraiment loyaux. »

Les enquêteurs de Pew ont également confirmé que la plupart des personnes interrogées sont prêtes à envisager de ne pas jeter Fauci dans un volcan si elles peuvent à la place le lancer dans le soleil.


Source.

Un homme de Seattle trouvé avec 3 kg d’héroïne dans un sac en plastique, arrêté pour possession d’un sac en plastique.

Mardi, Zach McGuire, de Seattle, a été arrêté pour possession d’un sac en plastique. McGuire utilisait éhontément ce sac en plein jour pour transporter ses quelque trois kilos d’héroïne.

Comme les habitants de Seattle savent que les sacs en plastique constituent la plus grande menace pour leur belle ville, les citoyens inquiets, dont plusieurs trafiquants de drogue, ont immédiatement appelé la police.

« À quoi pensait ce type? » a demandé Emerald Ice, un dealer réputé. « C’est tout simplement irresponsable. Ce type doit faire le point sur sa vie, ses décisions et l’impact qu’elles ont sur les autres », a conclu Emerald Ice.

La police est venue aussitôt qu’elle a appris la présence d’un sac en plastique, mais il y avait une grande quantité d’excréments humains éparpillés dans la zone, ce qui a retardé leur capacité à appréhender le suspect.

« POSE LE SAC PAR TERRE. Ouais, tu peux garder ton héroïne. Chacun son truc, tu vois, mais lâche le sac! » a hurlé l’un des policiers alors qu’ils pataugeaient dans les ordures et la crasse. « Ça va nuire à l’environnement, imbécile! »

Les officiers impliqués devront recevoir un débriefing obligatoire de cinq semaines après avoir été confrontés à ce dangereux sac.


Textes originaux

Alarming New Study Finds That Everyone Who Gets COVID Will Die At Some Point

December 24th, 2021 – BabylonBee.com

ATLANTA—The CDC has announced the results of an alarming new study: everyone who has ever been infected with COVID-19 will die at some point in their life.

« Yes, everyone who gets COVID will die, » said a spokesperson for the CDC. « Maybe not immediately, but at some point, in the future. Almost all of those people who die will have had COVID at some point in their lives. This is horrible news. » 

« This is a terrifying statistic, » said Don Lemon on his nightly CNN broadcast. « The correlation between being infected and eventually dying is too high to dismiss. The important takeaway here is that we should all be terrified. »

In a statement from the White House, President Biden expressed that he was “shook” by the study and would take aggressive action by infringing on a few more liberties just to be on the safe side.

Conservative critics have responded by saying that everyone who voted for Biden will also eventually die—except for the ones who are already dead. 


Poll: 9 Out Of 10 Americans Support Tossing Dr. Fauci In A Volcano

December 29th, 2021 – BabylonBee.com

U.S.—According to a poll conducted by the Pew Research Center, Americans’ attitudes toward Dr. Fauci are changing. In a sample of 50,000 respondents, 5% of Americans believe Fauci to be a hero of science, 3% see him as an essential voice for COVID preparedness, and 90% support loading him into a medieval-style catapult and tossing him into an active volcano.

« We are surprised by these results, as ‘tossing Fauci in a volcano’ wasn’t even one of the options on the survey, » said a spokesperson for Pew. « Thousands of people just wrote that in. »

Health experts say the trends in public opinion are « very concerning » and may point to decreased trust in lying political hacks who dress up in lab coats and claim to speak for science.

« It’s alarming to see so many people losing their faith in SCIENCE, and falling into apostasy, » said a spokesperson for Dr. Fauci to the press. « We need to remember that in these difficult times, SCIENCE tests our faith, to see if our hearts are truly loyal. »

Pew Researchers also confirmed that most poll respondents are willing to consider not throwing Fauci into a volcano if they can launch him into the sun instead. 


Seattle Man Found With 8 lbs. Of Heroin In Plastic Bag, Arrested For Possession Of Plastic Bag

On Tuesday, Seattle man Zach McGuire was arrested for possession of a plastic bag. McGuire was brazenly using the bag in broad daylight to carry his roughly eight pounds of heroin.

Because Seattleites know plastic bags pose the largest threat to their beautiful city, concerned citizens, including several drug dealers, called the police immediately.

“What was that guy thinking?” asked prominent dealer Emerald Ice. “That’s just irresponsible. That guy needs to take a long look at his life, his decisions, and how they impact others,” Ice concluded.

The police came as soon as they heard a plastic bag was present, but there was a large amount of human feces scattered around the area, delaying their ability to apprehend the suspect.

“PUT THE BAG DOWN. Yeah, you can keep your smack. To each his own, ya know, but just DROP THE BAG!” one of the policemen screamed as they waded through trash and filth. “This will hurt the environment, you fool!”

The officers involved are taking the mandatory 5-week counseling course after encountering the dangerous bag.

Si les injections de rappel durent encore deux ans – par Edward Slavsquat.

J’ai trouvé un nouvel auteur très intéressant, et pour une fois, en Russie. Il s’appelle Riley Waggaman, et signe ses articles sur Substack du nom de Edward Slavsquat. En voici un, de circonstance. Il y en aura d’autres.

Bonne et heureuse année 2024!


Si les injections de rappel durent encore deux ans.

Un conte fantasque sur le Nouvel An moscovite

Edward Slavsquat

24 décembre

24 décembre 2021. MOSCOU – Depuis mon enfance, j’ai pris l’habitude de disparaître de temps à autre, et de me ressourcer en me plongeant dans d’autres mondes. Mes amis me recherchent et, au bout d’un certain temps, me considérent comme disparu.

Et maintenant, une fois de plus, j’avais disparu pendant un bon moment. Le présent avait pour moi perdu de son charme après presque deux ans de « quatorze jours pour aplanir la courbe » et je m’éclipsai pour changer un peu d’air. Je quittai ce plan de l’existence pour aller vivre dans un autre plan. Je passai quelque temps dans des zones reculées du passé, traversai des nations et des époques sans trouver satisfaction, observai les habituelles crucifixions, intrigues et périodes de progrès sur terre, puis je me retirai pour un temps dans le royaume cosmique.

Lorsque je revins, on était le 24 décembre 2023. Je fus déçu de voir les nations du monde toujours sous l’emprise d’une stupidité impressionnante.

En revanche, de grands progrès avaient été réalisés en matière d’égalité. Tous les pays se ressemblaient; même les divergences entre blocs rivaux avaient pratiquement disparu.

À l’échelle mondiale, on voyait une forte défiance devant tout déclin des tests PCR positifs, qui pourrait ne pas durer éternellement. Comme on n’avait pas encore établi de position assez solide en matière de santé publique, les gouvernements du monde entier s’étaient fermement résolus à maintenir un moratoire sur la vie.

Repéré au VDNH de Moscou.

Je retrouvai ma maison dans la banlieue de Moscou, en partie détruite par des pillards, mais encore en assez bon état pour y dormir. Cependant, il y faisait froid et inconfortable, les gravats sur le sol et la moisissure sur les murs étaient déprimants, et bientôt je sortis faire une promenade.

Le faubourg avait beaucoup changé. Il n’y avait plus de magasins et les rues étaient désertes. Très vite, un robot humanoïde équipé d’un écran plat affichant le visage d’Herman Gref [NdT. Herman Gref est le PDG de la banque Sber, qui a financé et fait la promotion du « vaccin » SputnikV] s’approcha de moi et se mit à aboyer en allemand.

La machine exigea de savoir ce que je faisais. Je répondis que je me promenais.

GrefBot: « Vous avez un permis? »

Je ne compris pas, une altercation verbale s’ensuivit, et la chose m’ordonna de la suivre. Le robot me conduit à un bâtiment arborant une pancarte géante où l’on pouvait lire: « Station SberHealth n°754314. »

À l’intérieur se trouvaient les locaux officiels habituels, d’où se dégageait une odeur de désinfectant pour les mains, de bureaucratie et de désespoir. Après diverses demandes de renseignements, on m’emmena dans la salle 72 pour un interrogatoire.

Le fonctionnaire assis derrière le bureau était la première personne que je voyais depuis mon retour de mes voyages cosmiques. Je me précipitai vers lui – un être humain! – et je m’approchai pour l’embrasser.

Il s’écarta aussitôt. « 1,5 mètre, s’il vous plaît! Vous ne pouvez pas respecter la distance sociale? » me réprimanda-t-il. Je lui répondis : « Non ». « Pourquoi pas ? » répondit-il . « Parce que je n’ai jamais appris comment », répondis-je timidement.

« De toute façon, » dit-il, « vous vous promeniez sans Certificat de Booster Sputnik pour Promenade. Vous l’admettez? »

« Oui », dis-je. « Ca semble exact. Je ne savais pas. Voyez-vous, j’ai été absent pendant un certain temps… »

Il me fit taire d’un geste de la main. « La sanction: il vous est interdit de porter des chaussures pendant trois jours. Enlevez vos chaussures! »

J’enlevai mes chaussures.

« Bon Dieu, mon gars! » Le fonctionnaire faillit tomber de sa chaise. « Des chaussures en cuir! Où les avez-vous trouvées? Vous avez complètement perdu la tête? »

« Je ne suis peut-être pas tout à fait normal, mentalement, je ne peux pas en juger moi-même. J’ai acheté ces chaussures il y a quelques années. »

« Ne savez-vous pas que le port, la consommation et l’utilisation générale de tous les produits d’origine animale, sous quelque forme que ce soit, par les SberClients sont strictement interdits? Vos chaussures sont confisquées! Et maintenant, voyons votre code QR, que je puisse vous fournir une paire de SberSandals à base de pâte de soja déshydratée. »

Dieu merci, je n’avais aucune identification numérique d’aucune sorte!

Peskov veut votre viande.
La Russie a autorisé l’introduction d’une taxe sur la viande.
[…] Selon le fonctionnaire, en raison du réchauffement climatique, combiné à une transition énergétique révolutionnaire, les autorités vont commencer à réviser les politiques visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. L’un des secteurs dans lesquels des restrictions pourraient apparaître sera celui de l’agriculture.

« Incroyable! », gémit le fonctionnaire. « Je n’ai rien vu de tel depuis plus d’un an! » Il fit appel à un GrefBot. « Emmenez cet homme au bureau 67, chambre 8c! »

On me fit marcher pieds nus dans plusieurs rues abandonnées. Nous entrâmes dans un autre bâtiment officiel, passâmes par une machine SberVérificationDeTemperature, respirâmes l’odeur stérile d’un monde sans âme; puis on me poussa dans une pièce et je fus interrogé par un autre fonctionnaire. Celui-ci était en uniforme.

« Vous avez été ramassé dans la rue sans code QR. Vous êtes condamné à une amende de deux mille Sberpièces. Je vais débiter votre SberPortefeuille immédiatement. »

« Je vous demande pardon, » hésitai-je. « Je n’ai pas d’argent sur moi. Ne pourriez-vous pas plutôt m’enfermer quelque temps? »

Il rit bruyamment.

« Vous enfermer? Mon cher ami, quelle charmante idée! Vous voulez qu’on vous nourrisse aussi? Non, mon ami, si vous ne pouvez pas payer l’amende, je vais devoir imposer notre plus lourde sanction: le retrait temporaire de votre certificat d’existence Sputnik! Veuillez me remettre votre passeport d’existence. »

Je n’en avais pas.

Pour la Santé Publique.
Dans les écoles de Voronezh, la combany Sber ecosystem va installer des détecteurs de métaux avec une caméra thermique.

Le fonctionnaire resta sans voix et entra dans un état d’inconfort physique qui ressemblait visuelment à un AVC. Il fit appel à deux GrefBots, ceux-là armés de missiles S-900 de type surface-non-vaxx. Ils discutèrent à voix basse, en faisant des signes répétés dans ma direction et en me regardant avec horreur et stupéfaction.

Puis le fonctionnaire me fit emmener dans une salle de détention, en attendant la délibération sur mon cas.

Là, plusieurs personnes étaient assises en silence; un GrefBot montait la garde devant la porte en acier renforcé. Je remarquai qu’à part mon absence de chaussures, j’étais de loin le mieux habillé et celui qui avait l’air le plus sain – ce qui est étrange, compte tenu du grand bond en avant qui avait été fait pour préserver la santé de chaque Russe.

Un petit homme nerveux s’approcha de moi, se pencha et me chuchota à l’oreille : « J’ai une magnifique affaire à vous proposer. J’ai une betterave chez moi, dans ma cave. Une betterave entière en parfait état, avec seulement un petit bout rongé par les souris. Elle est à vous si vous le souhaitez. Qu’est-ce que vous offrez? »

Il approcha son oreille de ma bouche, et je chuchotai.

« Faites une offre. Combien en demandez-vous? »

Il murmura doucement en retour: « Disons, 150 Sberpièces! »

Je secouai la tête et détournai le regard. Très vite, je me plongeais dans mes pensées.

SberVie.

Après quelques heures, ils vinrent me chercher. On m’emmena au bureau 285, chambre 19f. Cette fois, le GrefBot bien armé resta avec moi et se plaça entre moi et le fonctionnaire.

« Vous vous êtes mis vous-même dans une situation très désagréable », commença le fonctionnaire. « Vous avez vécu dans la banlieue de Moscou sans passeport d’existence. Vous savez sans doute que les sanctions les plus lourdes sont en vigueur. »

Je me penchai légèrement.

« Si vous le voulez bien », interrompis-je. « Je n’ai qu’une seule requête. Je commence à me rendre compte maintenant de ce qui s’est passé en mon absence et que ma situation ne peut qu’empirer et se dégrader. Ne pourriez-vous pas me condamner à mort? Je vous en serais très reconnaissant. »

Le fonctionnaire me regarda dans les yeux avec gentillesse.

« Je comprends », dit-il aimablement. « Mais n’importe qui peut venir ici et demander ça! En tout cas, il vous faudrait une carte de mise à mort. Vous avez les moyens d’en acheter une? Elles coûtent 4.000 Sberpièces. »

C’est déjà fait.
Le vaccin COVID-19 est désormais obligatoire pour être euthanasié en Allemagne
« La proximité humaine, cependant, est une condition préalable et un terrain propice à la transmission du coronavirus », a déclaré l’organisation.

« Non, je n’ai pas autant d’argent. Mais je donnerais tout ce que j’ai. J’ai un désir immense de mourir. »

Il eut un sourire étrange.

« Je vous crois, vous n’êtes pas le seul. Mais mourir n’est pas si simple. C’est une question de santé publique. Je devrais signaler votre mort aux autorités, et très vite, elles me harcèleraient – ‘était-ce lié au COVID?’. Ma station SberSanté pourrait perdre son financement si votre cadavre se révélait positif. Vous devez sûrement le savoir. »

Il vit que je ne le savais pas. Il fit une courte pause avant de poursuivre.

« Au fait, je vois que vous êtes enregistré sous le nom de Slavsquat, Edward. Ne seriez-vous pas Slavsquat, le blogueur? »

« C’est moi ! »

« Oh, je suis si content. Je peux peut-être faire quelque chose pour vous? GrefBot 5542, vous êtes congédié. »

La machine quitta la pièce, le fonctionnaire enleva son gant en plastique jetable et me serra la main.

« J’ai lu votre blog avec grand intérêt », dit-il sur un ton amical. « Margarita Simonyan est vraiment une insupportable schizoïde [NdT. en plus d’être une schizoïde et une crapule, Margarita Simonovna Simonyan est rédactrice en chef des publications en langue anglaise, de la télévision, et du réseau d’actualités RT, et de l’agence gouvernementale d’informations Rossia Segodnia]. Au fait, saviez-vous qu’elle est maintenant Premier Ministre? Quoi qu’il en soit, je ferai de mon mieux pour vous aider. Mais bon Dieu, comment vous êtes-vous mis dans cet incroyable pétrin? »

« Ennemis du peuple »: RT attaque les militants russes qui s’opposent à la vaccination obligatoire

« Ennemis du peuple »: c’est le nom de la courageuse enquête de RT sur les militants russes qui émettent des réserves sur la vaccination obligatoire COVID.

Nous avons rencontré certains de ces « ennemis du peuple » et ils sont en fait tout à fait charmants et réfléchis.

« Eh bien, voyez-vous, j’ai été absent pendant un certain temps. Pendant plusieurs années, j’ai disparu dans l’éther, comme la Souche de Moscou, et franchement, j’avais plutôt espéré que le monde serait revenu à la raison à mon retour. Mais dites-moi, pouvez-vous m’obtenir une carte de mise à mort? Je vous en serais très reconnaissant. »

« Ça pourrait être possible. Mais d’abord, il vous faut un booster d’existence. Il est clair que sans ça, on ne peut rien faire. Je vais vous donner une note pour le bureau 13. Sur ma recommandation, ils vous délivreront un code QR temporaire pour que vous puissiez prendre rendez-vous pour un booster. Mais il ne sera valable que 45 minutes. »

J’étais ravi. Nous nous serrâmes la main une nouvelle fois.

« Encore une chose », dis-je doucement. « Puis-je vous poser une question? Vous devez vous rendre compte que je sais très peu de choses sur ce qui s’est passé ces deux dernières années. »

 » Allez-y. « 

« Eh bien, voici ce que j’aimerais savoir: comment peut-on continuer à vivre dans ces conditions? Comment les gens peuvent-ils supporter ça ? »

« Oh, ils ne sont pas si mal lotis. Votre situation est exceptionnelle: un NonBoosté et sans passeport d’existence! Il reste très peu de SberClients non boostés. La plupart reçoivent leur allocation mensuelle de 20 Sberpièces et en sont reconnaissants. Bon nombre d’entre eux est réellement heureux. Petit à petit, on s’habitue à la misère et aux pénuries de nourriture organisées. Quand les bug-burgers [NdT. burgers à base d’insectes] ont disparu, nous sommes passés à la bouillie de sciure de bois – ils l’assaisonnent avec du goudron maintenant, c’est étonnamment savoureux. Nous pensions tous que ce serait insupportable, mais nous nous y sommes habitués. Et c’est pareil pour tout le reste ».

Une tendance globale.
La viande et le pain à base de protéines d’insectes feront leur apparition en Russie.

« Je vois », répondis-je. « Ce n’est pas tellement surprenant. Mais il y a une chose que je ne comprends toujours pas. Dites-moi: pourquoi le monde entier consent-il ces efforts colossaux? Pourquoi tolère-t-il de telles privations, toutes ces lois, ces milliers de médecins hygiénistes et de petits technocrates? »

Le fonctionnaire me regarda avec étonnement.

« Quelle question! » s’écria-t-il en secouant la tête. « Saviez-vous que seulement 94% des SberClients sont complètement boostés? L’immunité globale contre le Variant Triple Oméga est estimée à seulement 86%! Nos zones rouges de septicémie pourraient être submergées à tout moment! Et si votre propre mère mourait d’une surinfection transmise par l’hôpital, que diriez-vous alors? »

Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas une dangereuse escroquerie.
(1): Gunzburg espére que le SputnikV confèrera une immunité à vie.
(2): Gunzburg déclare que le SputnikV peut être réinjecté à l’infini.

« Oui », dis-je lentement. » Vous avez mis le doigt dessus. Le vaccin, en d’autres termes, est un trésor qui doit être préservé à tout prix. Oui, mais – je sais que c’est une question étrange – pourquoi attachez-vous une telle importance au vaccin? A-t-il tant de valeur? Est-ce vraiment un trésor? »

Le fonctionnaire me lança un véritable regard de pitié.

« Mon cher Monsieur Slavsquat. Vous avez perdu contact avec le monde. Sortez dans la rue, parlez aux gens, si vous en trouvez, puis faites un léger effort mental et demandez-vous: que nous reste-t-il? Quelle est l’essence de notre vie? Une seule réponse possible: le vaccin est tout ce qui nous reste! Le plaisir et le profit personnel, l’ambition sociale, la cupidité, l’amour, l’activité culturelle, tout ça a disparu. S’il reste encore un tant soit peu de loi, d’ordre ou de pensée dans le monde, c’est au vaccin que nous le devons. Vous comprenez maintenant? »

On ne fait que suivre la science.
« l’interdiction d’organiser des événements publics dans les écoles est prolongée jusqu’en 2024 »

Je compris. Je remerciai le fonctionnaire et pris congé.

Je me sentais extrêmement mal. Dehors, je fis de mon impression temporaire de code QR une boule de papier que je jetai sur une sentinelle GrefBot. Le robot me tira dessus de son lance-missiles S-900 de type surface-non-vaxxé, me vaporisant immédiatement.

L’histoire vraie ci-dessus est basée sur une autre histoire vraie de Hermann Hesse, intitulée: Si la guerre continue encore deux ans – fin 1917.


Texte original

If the booster shots go on another two years

A whimsical Moscow New Year tale

Edward Slavsquat

Dec 24

December 24, 2021. MOSCOW—Ever since I was a boy I have been in the habit of disappearing now and then, to restore myself by immersion in other worlds. My friends would look for me and after a time write me off as missing.

So now, once again, I vanished for a time. The present had lost its charm for me after nearly two years of “fourteen days to flatten the curve” and I slipped away to breathe different air. I left the plane on which we live and went to live on another plane. I spent some time in remote regions of the past, raced through nations and epochs without finding contentment, observed the usual crucifixions, intrigues, and moments of progress on earth, and then withdrew for a while into the cosmic realm.

When I returned, it was December 24, 2023. I was disappointed to find that the nations of the world were still under the spell of awe-inspiring stupidity.

On the other hand, great progress had been made towards equality. All countries looked the same; even the differences between rival blocs had virtually disappeared.

Globally, there was a strong sentiment against any ebb in positive PCR tests that might not last forever. Since unimpregnable public health had not yet been achieved, the governments of the world were resolutely committed to maintaining a moratorium on living.

Spotted at Moscow’s VDNH

I found my home in the outskirts of Moscow partly destroyed by looters but still more or less fit to sleep in. However, it was cold and uncomfortable, the rubble on the floor and the mold on the walls were distressing, and I soon went out for a walk.

A great change had come over the suburb. There were no shops to be seen and the streets were lifeless. Before long a humanoid robot with a flat-panel display showing Herman Gref’s face came up to me and began barking in German.

The machine demanded to know what I was doing. I said I was taking a walk.

GrefBot: “have you got a permit?”

I didn’t understand, a verbal altercation ensued, and the thing ordered me to follow it. The robot marched me to a building with a giant placard that read: “SberHealth Station No. 754314.”

Inside were the usual official premises, smelling of hand sanitizer, bureaucracy, and hopelessness. After various inquiries I was taken to Room 72 for interrogation.

The official sitting behind the desk was the first person I had laid eyes on since returning from my cosmic travels. I rushed up to him—a human being!—and reached out to embrace him.

He pulled away instantly. “1.5 meters, please! Can’t you social-distance?” he scolded me. “No,” I said. “Why not?” he replied. “Because I never learned how,” I said timidly.

“In any case,” he said, “you were taking a walk without a Sputnik Walking Booster Certificate. Do you admit that?”

“Yes,” I said. “That seems to be true. I didn’t know. You see, I’ve been away for quite some time…”

He silenced me with a wave of his hand. “The penalty: you are forbidden to wear shoes for three days. Take off your shoes!”

I took off my shoes.

“Good God, man!” The official nearly fell out of his chair. “Leather shoes! Where did you get them? Are you completely out of your mind?”

“I may not be quite normal, mentally, I myself can’t judge. I bought the shoes a few years ago.”

“Don’t you know that the wearing, eating and the general use of all animal products in any shape or form by SberClients is strictly prohibited? Your shoes are confiscated! And now let’s see your QR code so I can issue you a pair of SberSandals made from dehydrated soybean paste.”

Merciful heavens, I had no digital identification of any kind!

Peskov wants your meat.

“Incredible!” the official groaned. “I haven’t seen anything like it in over a year!” He called in a GrefBot. “Take this man to Office 67, Room 8c!”

I was frog-marched barefoot through several abandoned streets. We went into another official building, passed through a SberTemperatureCheck machine, breathed the smell of sterile soullessness; then I was pushed into a room and questioned by another official. This one was in uniform.

“You were picked up on the street without a QR code. You are fined two thousand Sbercoin. I will charge your SberWallet immediately.”

“I beg your pardon,” I faltered. “I haven’t any money on me. Couldn’t you lock me up for a while instead?”

He laughed aloud.

“Lock you up? My dear fellow, what a lovely idea! Do you expect us to feed you in the bargain? No, my friend, if you can’t pay the fine, I shall have to impose our heaviest penalty—temporary withdrawal of your Sputnik Existence Booster Certificate! Kindly hand over your existence passport.”

I had none.

For public health.

The official was speechless and entered a stroke-like state of visual physical discomfort. He called in two GrefBots—these ones armed with S-900 surface-to-unvaxxed missiles. They conferred in whispers, repeatedly motioning in my direction and looking at me with abject horror and amazement.

Then the official had me led away to a detention room, pending deliberation on my case.

There several persons were sitting in silence; a GrefBot stood guard at the reinforced steel door. I noticed that apart from my lack of shoes I was by far the best dressed and most healthy looking—odd, considering the great leap forward that had been made to safeguard the health of every Russian.

A squirrely little man sidled up to me, bent down, and whispered in my ear: “I’ve got a magnificent bargain for you. I have a beetroot at home in my cellar. A whole beetroot in near perfect condition—only one small corner gnawed away by mice. Yours for the asking. What do you offer?”

He moved his ear close to my mouth, and I whispered.

“You make an offer. How much do you want?”

He whispered softly back: “Let’s say 150 Sbercoin!”

I shook my head and looked away. Soon I was deep in thought.

SberLife

After a few hours they came for me. I was taken to Office 285, Room 19f. This time the well-armed GrefBot stayed with me and stationed itself between me and the official.

“You’ve put yourself in a very nasty position,” the official began. “You have been living in the suburbs of Moscow without an existence passport. You are aware no doubt that the heaviest penalties are in order.”

I bowed slightly.

“If you please,” I interrupted. “I have only one request. I’m starting to realize now what has happened in my absence and that my position can only get worse and worse. Couldn’t you condemn me to death? I should be very grateful.”

The official looked gently into my eyes.

“I understand,” he said amiably. “But anybody could come in here asking for that! In any case, you’d need a demise card. Can you afford one? They cost four thousand Sbercoin.”

It’s already happening.

“No, I haven’t got that much money. But I’d give all I have. I have an enormous desire to die.”

He smiled strangely.

“I can believe that, you’re not the only one. But dying isn’t so simple. This is a matter of public health. I would have to report your death to the authorities, and soon enough they would be breathing down my neck—‘was it COVID-related?’ My SberHealth station could lose funding if your corpse later tests positive. Surely you must know that.”

He saw that I did not know that. He paused for a moment, then continued.

“By the way—I see you’re registered under the name of Slavsquat, Edward. Could you be Slavsquat, the blogger?”

“That’s me!”

“Oh I’m so glad. Maybe I can do something for you? GrefBot 5542, you are dismissed.”

The machine left the room, the official took off his disposable plastic glove and shook my hand.

“I’ve read your blog with great interest,” he said in a friendly tone. “Margarita Simonyan really is an insufferable schizoid. By the way, did you know she is now prime minister? Anyway, I’ll do my best to help you. But good God, how did you get into this incredible mess?”

« Enemies of the people »: RT attacks Russian activists who oppose compulsory vaccination

“Enemies of the people”: this is the name of RT’s brave investigation into Russian activists who have reservations about compulsory COVID vaccination.

We’ve met some of these “enemies of the people” and actually they are quite charming and thoughtful.

“Well, you see, I was away for a while. For several years I vanished into the ether—like the Moscow Strain—and frankly I had rather hoped the world would have come to its senses by the time I got back. But tell me, can you get me a demise card? I’d be ever so grateful.”

“It may be possible. But first you need an existence booster. Obviously, nothing can be done without that. I’ll give you a note to Office 13. On my recommendation, they’ll issue you a temporary QR code so you can make a booster appointment. But it will only be valid for 45 minutes.”

I was overjoyed. We shook hands once again.

“One more thing,” I said softly. “May I ask you a question? You must realize how little I know about what’s been going on these past two years.”

“Go right ahead.”

“Well, here’s what I’d like to know: how can life go on under these conditions? How can people stand it?”

“Oh, they’re not so badly off. Your situation is exceptional: an Unboostered—and without an existence passport! There are very few unboostered SberClients left. Most get their monthly allowance of 20 Sbercoin and are grateful. A good many are genuinely happy. Little by little one gets used to the misery and organized food shortages. When the bug-burgers gave out we switched to sawdust gruel—they season it with tar now, it’s surprisingly tasty. We all thought it would be unbearable but then we got used to it. And the same with everything else.”

A global trend.

“I see,” I replied. “It’s really not so surprising. But there’s one thing I still don’t understand. Tell me: why is the whole world making these enormous efforts? Putting up with such hardships, with all these laws, these thousands of sanitary doctors and petty technocrats—what is all this meant to preserve and safeguard?”

The official looked at me in amazement.

“What a question!” he cried, shaking his head. “Did you know only 94% of SberClients are fully boostered? Global immunity against the Triple Omega Variant is calculated at a measly 86%! Our sepsis-filled red zones could be overwhelmed at any moment! What if your own mother died of a hospital-transmitted superinfection—what would you say then?”

Don’t worry, it’s not a dangerous scam.

“Yes,” I said slowly. “You’ve got something there. The vaccine, in other words, is a treasure that must be preserved at any cost. Yes, but—I know it’s an odd question—why do you value the vaccine so highly? Is it worth so much? Is it really a treasure?”

The official gave me a look of genuine pity.

“My dear Mr. Slavsquat. You’ve lost contact with the world. Go out into the streets, talk to people, if you can find them: then make a slight mental effort and ask yourself: what have we got left? What is the substance of our lives? Only one answer is possible: the vaccine is all we have left! Pleasure and personal profit, social ambition, greed, love, cultural activity—all of that has gone out of existence. If there is still any law, order, or thought left in the world, we have the vaccine to thank for it. Now do you understand?”

Just following the science.

I understood. I thanked the official and left.

I felt extremely ill. Outside, I crumpled my temporary QR code printout into a paper ball and threw it at a GrefBot sentry. The robot fired its S-900 surface-to-unvaxxed missile launcher, vaporizing me immediately.

The above true story is based on another true story by Hermann Hesse, titled: If The War Goes On Another Two Years—End of 1917.

Récré.

Un meme sur YouTube (qui ne va pas y rester longtemps) bien fait et très rigolo. C’est plus drôle sans devoir lire la traduction mais bon, faut faire avec.

Le rire du mec, quoi.

En 2019, Fauci m’a dit qu’on pouvait gagner beaucoup d’argent. « Nous avons une nouvelle plateforme technologique pour les vaccins. Mais c’est pour une maladie qui n’existe pas. » J’ai dit: « Tony, et la Chine? Nos gars à Wuhan peuvent fabriquer un virus et le diffuser. Et on pourra dire qu’il vient des chauves-souris. » Des chauves-souris! J’ai dit: « Ils ne se douteront de rien! On va juste attendre que ça se répande dans le monde entier et ensuite soudoyer tous les médias pour générer toute cette peur et ensuite ‘conseiller’ à tous les gouvernements d’enfermer tout le monde dans leurs maisons. » Et ça a marché, on a rendu tout le monde dingue. Et après ça, on a fait porter à tout le monde des masques en papier! Et ils croient que ça va les protéger contre un virus. Le monde entier a complètement perdu la tête. Certains portent même deux masques seuls dans leur voiture. Et ensuite nous avons sorti notre nouveau vaccin et il ne fonctionne même pas. C’est du poison et quand ça n’a pas marché, on a dit « Tout le monde doit prendre un booster ». Ils ne réalisent pas qu’ils détruisent totalement leur système immunitaire et qu’ils auront besoin de boosters pour le reste de leur vie. Les gens sont fous. Ils pensent que Fauci est le second avènement de Jésus. Ils pensent qu’il a sauvé le monde alors qu’il n’est rien de plus qu’un vendeur d’huile de serpent à la solde de Big Pharma! Nous avons gagné plus d’argent que nous n’aurions jamais pu imaginer. Et maintenant les gens pensent que cette « pandémie » est presque terminée.

Elle n’est pas terminée?

Non, elle ne sera jamais terminée. Dès que les gens pensent que c’est fini, on sort une nouveau variant. Certains pays rendent même le vaccin obligatoire.

Et, personne ne se doute de rien ?

Nous avons forcé Big Tech à censurer toute personne qui a deux neurones et Fauci fait taire tous les scientifiques en menaçant de retirer les financements. Qui osera dire quoi que ce soit? Je n’ai jamais vraiment pensé que tout ça allait marcher. Je n’aime même pas Fauci, c’est un connard.

Back in 2019, Fauci told me we can make a lot of money. « We have a new vaccine technology platform. But it’s for a disease that doesn’t exist. » I said « Tony, what about China? Our guys in Wuhan can cook up a virus and release it. Then we can say it came from ‘bats’. » Bats! I said « They’ll never suspect a thing! We’ll just wait for it to spread around the world and then bribe all the media outlets to generate all this fear and then ‘advise’ all the governements to lock up everyone up their houses. » And it worked, we drove everyone insane. And after that we made everyone wear paper masks! And they believe that will make them safe against a virus. The whole world completely lost its mind. Some people even wear two masks alone in their car. And then we released our new vaccine and doesn’t even work. It’s basically poison and when it didn’t work, we said « Everyone has to take a ‘booster’. » They don’t realise they’re totally destroying their immune system and they’ll need boosters for the rest of their lives. People are crazy They think Fauci is the second coming of Jesus. They think he saved the world when he’s nothing more than a Big Pharma snake-oil salesman! We made more money than we ever dreamed possible. And now people think this « pandemic » is almost over.

It’s not over?

No, it’s never going to be over. Any time people think it’s over we just release a new variant. Some countries are even making the vaccine compulsory.

So, no one suspects anything?

We forced Big Tech to censor anyone with two brain cells and Fauci silences all scientists by threatening to pull funding. Who’s going to say anything? I never really thought any of this would work. I don’t even like Fauci, he’s an asshole.