L’amour non-partagé est la solution à un autre problème.

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L’amour non-partagé est la solution à un autre problème

M’étant retrouvé en situation d’amour non-partagé, j’étais confus devant ce qui me semblait être une évidente absurdité. Ce n’est pas ainsi que les choses devrait se passer. C’est comme de laisser tomber une pierre pour la regarder ensuite partir vers le haut. L’amour non partagé est une violation directe de la troisième loi de Newton, un cas dans lequel une force n’est PAS contrée par une force opposée. Il doit forcément y avoir quelque chose qui cloche et qui peut être corrigé.

Bien sûr, aucun de mes efforts n’y a changé quoi que ce soit.

J’étais également surpris de vivre cette situation comme si c’était la première fois que ça m’arrivait, ce qui est absurde puisque je l’avais vécue de nombreuses fois auparavant. Pourtant, aucune de mes expériences passées ne semblait pertinente. Pourquoi?

Je me rappelle qu’environ un milliard de poèmes et de chansons ont été écrits sur ce « problème » précis. Hmmm. Tant de siècles au cours desquels une personne a ressenti cette joie/ce tourment pour une autre personne qui n’éprouvait rien pour elle. Si la Nature est économe, pourquoi alors cette extravagance qui ne mène nulle part? Pourquoi ainsi détourner mes pensées et mes sentiments, voire l’état de mon corps physique (ce qui doit coûter cher en électricité dans mes veines) – dans quel but? Tant de siècles au cours desquels des personnes qui, tout comme moi, étaient convaincues qu’il devrait en être autrement. Pourtant, ce problème particulier reste totalement irrésolu malgré l’assiduité des esprits les plus aiguisés et des cœurs les plus subtils.

Si un problème n’a pas de solution, est-ce vraiment un problème?

Peut-être ce problème précis est-il une solution à un autre problème.

Quel autre problème? Quel est le bilan de ce que j’ai fait pour rendre l’amour, disons, de mes parents, ou des hommes et des femmes qui ont réalisé d’incommensurables tâches pour me permettre de bénéficier d’une vie meilleure? Voyons cela dans un sens plus large – qu’en est-il de l’amour que je rends à la Terre et au Soleil, qui, au sens physique, sont presque entièrement responsables de mon existence. Non, je dirais que généralement, je ne rends pas cet amour, pire, généralement je l’ignore, et je porte même sur lui un regard indifférent. Il n’est pas excessif d’imaginer la Terre aimer toutes ses créatures de manière égale, leur offrant des conditions d’existence sereine et des aliments abondants, et cet amour est-il récompensé par le commun des mortels? Si moi, un homme au cœur faible, je peux ressentir avec une telle intensité la douleur d’un amour sans retour, essayez de multiplier cette douleur par des millions ou des milliards, et réfléchissez à l’amour et à la douleur incessants que la Terre doit ressentir à cause de l’humanité. Et plus largement encore, considérons le Créateur Universel, et je pense que vous pouvez vous-mêmes faire ce calcul. Ce manque de coeur de l’humanité est un VRAI problème, auquel je contribue. Certaines cultures (je me rappelle les Aztèques) décrivent plusieurs âges de l’humanité, dont chacun devait être détruit pour avoir « déraillé » et pour qu’un nouveau départ soit pris. Un des Ages fut détruit parce que les hommes et les femmes avaient cessé d’être reconnaissants du simple bonheur de vivre.

Pourquoi alors dis-je que mon amour non-partagé est une solution à ce problème? Quand je suis bouleversé parce qu’une femme n’éprouve pas de sentiment pour moi alors que je l’adore, j’en suis fébrile presque en permanence. Ce qui me donne l’occasion de constamment me tourner vers le passé et de voir l’autre côté, et de considérer tout l’amour que m’ont prodigué mes parents, la Terre, les étoiles et Dieu, et ce qu’ils peuvent ressentir lorsque je les ignore. En d’autres termes, mon vécu d’un amour non-partagé me donne l’occasion de rendre l’amour qui m’a été donné.

Pour le dire sur un ton plus féerique : le Roi et la Reine du Royaume aimaient beaucoup leurs sujets et leur offraient toute manière de beauté et de nourriture, et avaient même fait en sorte que chaque amoureux trouve sa bien-aimée. Mais les hommes et les femmes du Royaume étaient devenus ingrats et froids de coeur, et avaient pris pour acquis toute la beauté, toute l’abondance et toute l’égalité dans leurs amours, et avaient même commencé à s’en plaindre! Le Roi et la Reine aimaient trop leurs sujets pour les priver de la beauté et de l’abondance, mais ils décidèrent de changer la manière dont seraient menées les «affaires de cœur». Le Roi et la Reine ordonnèrent que dorénavant, maintes fois dans les affaires de cœur humaines, Alice aimerait Bob, mais Bob n’aurait d’yeux que pour Carole, tandis que Carole n’aurait aucun sentiment pour qui que ce soit. Et ainsi de suite. Cela fut fait, afin que de nombreux sujets aient bien souvent l’occasion de réaliser, s’ils pouvaient le voir ainsi, combien il est difficile d’aimer sans être aimé en retour.

Posté le 24 septembre 2020 par Michael Clarage


Texte original

Unrequited Love is the Solution to Another Problem

In the position of unrequited love, I was confused by what seemed like an obvious absurdity. Things cannot be this way. It is like dropping a rock and watching it sail upward. Unrequited love is a direct violation of Newton’s third law because one force is NOT met by its counterpart. There must be something wrong which can be set right.

Of course no efforts of mine changed anything in the slightest.

I was also surprised that I was experiencing it as if for the first time, which is absurd since I have experienced it plenty of times before. Yet none of my past experience seemed relevant. Why not?

I recall that about a billion poems and songs have been written on exactly this « problem ». Hmmm. All of the centuries of one person in this joy/agony over another person who cares not so much for them. If Nature is economical, why this extravagance that leads nowhere? Why hijack my thoughts and feelings, yay even the state of my physical body (it must be expensive to create electricity in the veins) – to what end? So many centuries of people who, just like me, are convinced that things should be otherwise. Yet this one problem remains completely unsolved despite the application of the sharpest minds and subtlest hearts. 

If a problem has no solution, then is it really a problem?

Perhaps the condition itself is a solution to some other problem. 

What other problem? How about my own track record in returning the love, say, of my parents, or of the men and women who performed incredible labors that I might have a better life? Broaden that – what of the love I return to the Earth and Sun, which, in a physical sense, are almost entirely responsible for my existence. No, I would say that generally I do not return that love, worse, generally I am oblivious to it, and even return a callous regard. It is not too much to imagine the Earth loving all her creatures equally, giving them delicate conditions and abundant foods, and is that love requited by the average person? If I, a weak-hearted man, can feel to such intensity the pain of my love un-returned, try multiplying that by millions or billions, and consider what unremitting love and pain the Earth must feel because of humankind.  Broaden still further to the Creator of All, and I think you can do the math. This heartlessness of humankind is a REAL problem, which I am contributing to. Some cultures (I recall Aztec) describe several Ages of humankind, each of which needed to be destroyed for « going off the rails », and a fresh start made of things. One of the Ages was destroyed because men and women stopped being grateful for the opportunity to live.

Why then do I say that my unrequited love is a solution to this problem? When I am all flummoxed because a woman cares little for me while I adore her, that agitation is almost constant. Which gives me the opportunity to constantly turn around, and look the other way, and consider all the love lavished on me by parents, Earth, Stars and God, and how it might feel when I am oblivious to them. In other words, my experience of unrequited love gives me the opportunity to return the love given to me.

To put it in a more fairy tale sort of fashion: The King and Queen of the Realm loved their subjects very much, and provided them all manner of beauty and nourishment, and even arranged things so that every lover found their beloved. But the men and women of the kingdom became ungrateful and coldhearted, and took all the beauty and abundance and equality in love for granted, and even started to complain about it all! The King and Queen loved their subjects too much to take away the beauty and abundance, but they did decide upon a change to « matters of the heart ». The King and Queen ordained that henceforth, many times in the matters of the human heart, Alice would love Bob, but Bob would have eyes only for Carol, while Carol would care not a fig for anyone. And so on. This was done so that many subjects would be given the chance, if they could see it so, to very often realize how difficult it is to love without that love being returned.

Posted 24th September 2020 by Michael Clarage

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