Hyperinflation, fascisme et guerre : comment le Nouvel Ordre Mondial peut à nouveau être vaincu.

Un autre article de la plume de Matthew Ehret. Pour rappel, je ne promeus aucune idéologie – politique ou autre – ni aucun modéle économique, ni aucun bloc géopolitique et encore moins leurs leaders. Je suis un vieux con désabusé, en somme, mais qui fait le boulot de relayer toutes les analyses intelligentes et sourcées des mécanismes, conséquences et enjeux humains des choix de société, de la manière la plus neutre possible- si une telle chose existe. Matthew est à cet égard une intéressante source d’information pour ce qui concerne l’Occident.

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Traduction

Hyperinflation, fascisme et guerre: comment le Nouvel Ordre Mondial peut à nouveau être vaincu

Alors que l’attention du monde est captée par les changements tectoniques qui secouent l’Amérique telle une «tempête parfaite» [NdT. « perfect storm », expression anglophone] de guerre civile et qu’un coup d’État militaire menace d’annuler à la fois les élections et les fondations de la République elle-même, quelque chose de très inquiétant est passé «sous le radar» de la plupart des observateurs. Ce quelque chose est l’effondrement financier des banques transatlantiques qui menace de déclencher un chaos au niveau mondial. C’est cet effondrement qui sous-tend les efforts désespérés déployés par la campagne néo-conservatrice pour entrer en guerre totale avec la Russie, la Chine et d’autres membres de l’Alliance multipolaire en pleine croissance aujourd’hui.

Dans des articles récents, j’ai mentionné que la «solution» dirigée par la Banque d’Angleterre à cette explosion financière imminente de la bulle des dérivés de 1,5 quadrillion de dollars est mise sous le couvert d’une «grande réinitialisation mondiale», ce qui constitue une tentative affreuse et désespérée d’utilisation du COVID-19 comme prétexte pour imposer le système d’exploitation d’un nouvel ordre mondial post-Covid. Puisque les nouvelles «règles» de ce nouveau système sont très similaires à la «solution» créée par la Banque d’Angleterre en 1923 face au chaos économique de l’Allemagne, qui nécessita finalement d’instaurer un mécanisme de gouvernance fasciste pour son imposition aux masses, je souhaite approfondir les causes et les effets de l’effondrement totalement inutile de l’Allemagne de Weimar dans l’hyperinflation et le chaos dans la période comprise entre 1919 et 1923.

Dans cet essai, j’irai plus loin en examinant comment ces mêmes architectes de l’hyperfinflation faillirent établir une dictature mondiale des banquiers en 1933 et comment cette première tentative de Nouvel Ordre Mondial fut heureusement déraillée par un combat audacieux, effacé depuis des livres d’histoire populaires.

Nous étudierons en profondeur comment une guerre majeure éclata en Amérique, menée par des patriotes anti-impériaux en opposition aux forces de Wall Street et du Deep State de Londres et nous examinerons comment ce choc des paradigmes atteignit son paroxysme en 1943-1945.

Cette étude historique n’est pas menée à des fins de divertissement et ne doit pas non plus être considérée comme un exercice purement académique, mais est entreprise pour la simple raison que le monde se dirige vers un effondrement systémique total et, à moins que certains faits effacés de l’histoire du XXe siècle ne soient mis en lumière, ces forces responsables de la destruction de la mémoire collective de ce que nous étions autrefois resteront aux commandes tandis que la société sera menée vers une nouvelle ère de fascisme et de guerre mondiale.

Versailles et la destruction de l’Allemagne

La Grande-Bretagne fut le chef de file dans l’orchestration de la Première Guerre Mondiale et de la destruction de la potentielle alliance germano-russo-américano-ottomane qui avait commencé à prendre forme à la fin du XIXe siècle, ainsi que cet imbécile de Kaiser Wilhelm l’avait découvert (bien que malheureusement trop tard) lorsqu’il déclara : «Le monde sera englouti dans la plus terrible des guerres, dont le but ultime est la ruine de l’Allemagne. L’Angleterre, la France et la Russie ont conspiré pour notre anéantissement… c’est la pure vérité de la situation qui a été lentement mais sûrement créée par Edouard VII».

Tout comme l’oligarchie britannique orchestra la guerre, elle organisa également la conférence des réparations en France qui, entre autres, imposa des remboursements de dette impossibles à honorer à une Allemagne vaincue et créa la Société des Nations qui devait devenir l’instrument d’un «état d’ordre mondial post-national». Lloyd George était à la tête de la délégation britannique aux côtés de son assistant Philip Kerr (Lord Lothian), de Leo Amery, de Lord Robert Cecil et de Lord John Maynard Keynes, porteurs d’un programme à long terme d’instauration d’une dictature mondiale. Toutes ces personnalités étaient membres du nouveau Mouvement des Tables Rondes [Round Table Movement], qui avait pris le contrôle total de la Grande-Bretagne en évincant Asquith en 1916, et qui est le noyau de «l’Etat profond» d’aujourd’hui.

Après le démantèlement de l’Armée et de la Marine allemandes selon les termes de l’Armistice de 1918, cette nation autrefois puissante fut obligée de payer l’impossible somme de 132 milliards de marks-or aux vainqueurs et dut renoncer à des territoires qui représentaient 10% de sa population (Alsace-Lorraine, Ruhr, et Silésie du Nord), 15% de ses terres arables, 12% de son cheptel, 74% de son minerai de fer, 63% de sa production de zinc et 26% de son charbon. L’Allemagne dut également abandonner 8.000 locomotives, 225.000 wagons et toutes ses colonies. Ce fut un jour faste dans l’histoire moderne du pillage.

L’Allemagne n’eut que très peu d’options. Les taxes furent augmentées et les importations drastiquement réduites tandis que les exportations augmentèrent. Cette politique (qui rappelle les techniques d’austérité du FMI en usage aujourd’hui) échoua complètement car les deux chutèrent de 60%. L’Allemagne dut renoncer à la moitié de son stock d’or, ce qui resta pratiquement sans effet sur le paiement de la dette. En juin 1920, la décision fut prise de lancer une nouvelle stratégie: faire tourner la planche à billets. Plutôt que le «remède miracle» que les monétaristes désespérés croyaient bêtement qu’il constituerait, cette solution aboutit à une dévaluation asymptotique de la monnaie qui finit en hyperinflation. De juin 1920 à octobre 1923, la masse monétaire en circulation passa de 68,1 marks-or [NdT. chiffre en cours de vérification par Matthew] à 496,6 quintillions de marks-or. En juin 1922, 300 marks s’échangeaient contre 1$ US et en novembre 1923, il fallait 42 trillions de marks pour obtenir 1$ US! Des images d’Allemands poussant des brouettes d’argent liquide dans la rue sont toujours disponibles, juste pour acheter un bâton de beurre [NdT. 133g] et du pain (1 kg de pain était vendu pour 428 milliards de marks en 1923).

Avec la perte de valeur de la monnaie, la production industrielle chuta de 50%, le chômage passa à plus de 30% et l’apport alimentaire s’effondra de plus de la moitié par rapport aux niveaux d’avant-guerre. Le film de 1922 du réalisateur allemand Fritz Lang, Dr.Mabuse (The Gambler), montre la folie de la population allemande en plein effondrement tourner à la folie spéculative, lorsque ceux qui en avaient encore les moyens se mirent à parier contre le Mark allemand afin de se protéger, contribuant ainsi à faire s’effondrer encore davantage le Mark de l’intérieur. Cela rappelle beaucoup les Américains qui choisissent aujourd’hui de vendre à découvert le dollar américain plutôt que de se battre pour une solution systémique.

Il y eut de la résistance

Les effets délétères de Versailles n’étaient pas inconnus et le destin de l’Allemagne entaché par les Nazis était tout sauf couru d’avance. C’est un fait prouvé, souvent omis des livres d’Histoire, que des forces patriotiques de Russie, d’Amérique et d’Allemagne tentèrent courageusement de changer la fatidique trajectoire de l’hyperinflation et du fascisme, ce qui aurait empêché la montée de Hitler et la Seconde Guerre Mondiale si leurs efforts n’avaient pas été sabotés.

De l’Amérique même, une nouvelle équipe présidentielle sous la direction de William Harding renversa prestement l’agenda pro-Ligue des Nations du président Woodrow Wilson, furieusement anglophile. Un industriel américain de premier plan du nom de Washington Baker Vanderclip, qui avait dirigé le plus grand accord commercial de l’Histoire avec la Russie à hauteur de 3 milliards de dollars en 1920, avait qualifié Wilson d’«autocrate inspiré par le gouvernement britannique». Contrairement à Wilson, le président Harding soutint à la fois l’accord commercial américano-russe et sapa la Ligue des Nations en renforçant la souveraineté américaine, déclarant des traités bilatéraux avec la Russie, la Hongrie et l’Autriche, hors du contrôle de la Ligue en 1921. Le nouvellement formé Mouvement des Tables Rondes Britannique en Amérique (créé sous le nom de Council on Foreign Relations) n’en fut guère satisfait.

Au moment où Harding œuvrait à la reconnaissance de l’Union Soviétique et à l’établissement d’une entente avec Lénine, ce grand Président mangea quelques «mauvaises huîtres» et mourut le 2 août 1923. Bien qu’aucune autopsie ne fût jamais réalisée, sa mort amena une décennie de contrôle anglophile de Wall Street sur l’Amérique et mit fin à toute opposition présidentielle au Gouvernement Mondial. Cette période aboutit à la bulle spéculative des années folles dont le crash du vendredi noir en 1929 faillit déclencher un enfer fasciste en Amérique.

Le traité de Rapallo entre la Russie et l’Allemagne est déraillé

Après des mois d’organisation, les principaux représentants de la Russie et de l’Allemagne acceptèrent une solution alternative au Traité de Versailles, solution qui aurait donné une nouvelle vie aux patriotes allemands et aurait établi une puissante amitié russo-allemande en Europe, ce qui aurait prévenu d’autres projets funestes.

Sous la direction de l’industriel allemand et Ministre des Affaires étrangères Walter Rathenau, et de son homologue le Ministre russe des Affaires étrangères Georgi Chicherin, le traité fut signé à Rapallo, en Italie, le 16 avril 1922 sur base du pardon de toutes les dettes de guerre et du renoncement à toute revendication territoriale de part et d’autre. Le traité stipulait que la Russie et l’Allemagne «coopéreraient dans un esprit de bonne volonté mutuelle pour répondre aux besoins économiques des deux pays».

Lorsque Rathenau fut assassiné par une cellule terroriste appelée Organisation Consul le 24 juin 1922, le succès du Traité de Rapallo perdit de son élan et la nation retomba dans une vague plus profonde de chaos et d’impression d’argent. L’Organisation Consul entreprit l’assassinat de plus de 354 personnalités politiques allemandes entre 1919 et 1923, et lorsqu’elle fut interdite en 1922, le groupe changea simplement de nom et se mua en divers groupes paramilitaires allemands (tels que le Freikorps) qui devinrent le bras militaire du nouveau Parti National-Socialiste.

1923: La solution de la City de Londres est imposée

Lorsque l’explosion hyperinflationniste de l’Allemagne aboutit à la totale ingouvernabilité de l’Etat, une solution fut calquée sur le «Plan Dawes» de Wall Street, qui nécessita l’utilisation d’un golem formé à Londres, du nom de Hjalmar Schacht. Instauré initialement à la fonction de Commissaire à la Monnaie en novembre 1923 et bientôt Président de la Reichsbank, le premier acte de Schacht fut de rendre visite au gouverneur de la Banque d’Angleterre, Montagu Norman, à Londres, qui lui présenta un plan de restructuration de l’Allemagne. Schacht en revint pour «résoudre» la crise avec le même poison qui l’avait provoquée.

Sa première proclamation fut l’établissement d’une nouvelle devise appelée «Rentenmark» fixée sur une valeur d’échange fixe de 1 trillion de Reichsmarks pour 1 nouveau Rentenmark, et les Allemands se virent à nouveau pillés. Cette nouvelle monnaie fonctionnerait selon de «nouvelles règles» jamais vues auparavant dans l’histoire de l’Allemagne: les privatisations massives permirent aux conglomérats anglo-américains d’acheter des entreprises d’État. IG Farben, Thyssen, Union Banking, Brown Brothers Harriman, Standard Oil et JP Morgan prirent le contrôle des finances, des mines et des intérêts industriels de l’Allemagne sous la supervision de John Foster Dulles, Montagu Norman, Averill Harriman et d’autres acteurs de l’Etat profond. Cela est exposé dans le film de 1961 Jugement à Nuremberg de Stanley Kramer.

Schacht réduit ensuite le crédit aux industries, augmenta les impôts et imposa une austérité massive sur les «dépenses inutiles». 390.000 fonctionnaires furent licenciés, les syndicats et la négociation collective furent abrogés et les salaires furent réduits de 15%.

Comme on peut l’imaginer, cette destruction de la vie après l’enfer de Versailles fut intolérable et les troubles civils commencèrent à déborder à tel point que même les puissants banquiers de Londres-Wall Street (et leurs mercenaires) ne purent pas les contrôler. Un exécuteur était nécessaire sans que les institutions démocratiques de la République ne soient entravées dans l’imposition de l’économie de Schacht au peuple. Un peintre raté qui avait fait des vagues dans le putsch du Beerhall le 8 novembre 1923 était le candidat idéal.

Une dernière tentative pour sauver l’Allemagne

Bien qu’Hitler parvienne à prendre le pouvoir au cours de la décennie suivante de l’économie schachtienne, on assista à un dernier effort républicain pour éviter à l’Allemagne de plonger dans un enfer fasciste lors de la victoire électorale du Général Kurt von Schleicher à la Chancellerie Allemande en novembre 1932. Schleicher avait été co-architecte de Rapallo aux côtés de Rathenau une décennie auparavant et était un fervent partisan du programme de travaux publics et d’améliorations internes de la Friedrich List Society promu par l’industriel Wilhelm Lautenbach. Le soutien public du parti Nazi s’effondra et celui-ci se retrouva en situation de faillite. Hitler sombra dans la dépression et envisagea même de se suicider quand «un coup d’État légal» fut déclenché par l’élite anglo-américaine, entraînant un afflux de fonds de Wall Street dans les caisses nazies.

Le 30 janvier 1933, Hitler accéda à la chancellerie où il s’arrogea rapidement des pouvoirs dictatoriaux en vertu de «l’état d’urgence» provoqué par l’incendie du Reichstag en mars 1933. En 1934, la Nuit des Longs Couteaux vit le général Schleicher et des centaines d’autres patriotes allemands assassinés et il ne fallut que quelques années pour que le monstre Frankenstein de la City de Londres-Wall Street déboule sur le monde.

Germany’s Nazi leader Adolf Hitler is seen with Hjalmar Schacht, right, President of the Reichsbank, during the laying of the foundation stone ceremony for the new building of the German Reichsbank in Berlin, Germany, on May 5, 1934. (AP Photo)

Comment le crash de 1929 fut fabriqué

Même si tout le monde sait que le krach boursier de 1929 a déclenché quatre années d’enfer en Amérique, qui se sont rapidement étendues à toute l’Europe lors de la grande dépression, peu de gens réalisent que ce n’était pas un fait inévitable, mais plutôt une démolition contrôlée.

Les bulles des années 1920 purent émerger après la mort prématurée du président William Harding en 1923 et se développer sous l’égide bienveillante du Président Coolidge, marionnette de JP Morgan, et du financier Andrew Mellon (Secrétaire au Trésor) qui déréglementèrent les banques, imposèrent l’austérité au pays et concoctèrent un programme de prêts aux courtiers permettant aux spéculateurs d’emprunter 90% sur leurs actions. Wall Street fut déréglementé, les investissements dans l’économie réelle furent interrompus dans les années 1920 et la folie devint la norme. En 1925, les prêts aux courtiers totalisaient 1,5 milliard de dollars et passérent à 2,6 milliards de dollars en 1926 pour atteindre 5,7 milliards de dollars à la fin de 1927. En 1928, le marché boursier était surévalué au quadruple!

Lorsque la bulle fut suffisamment gonflée, il fut décidé un moment pour coordonner un «appel» en masse des prêts aux courtiers. Comme on pouvait s’y attendre, personne ne fut en mesure de les payer, ce qui entraîna un effondrement des marchés. Ceux qui étaient «au courant» s’entendirent avec les «clients privilégiés» de JP Morgan et d’autres géants de la finance, vendant avant le krach puis achetant les actifs physiques de l’Amérique pour une bouchée de pain. Une personne de premier plan qui amassa ainsi une fortune fut Prescott Bush de Brown Brothers Harriman, qui renfloua en 1932 un parti Nazi en faillite. Ces financiers entretenaient des liens étroits avec la City de Londres et coordonnèrent leurs opérations par le biais du système de banque centrale privée de la Réserve Fédérale américaine et de la Banque des Règlements Internationaux.

L’enfer vivant que fut la grande dépression

Tout au long de la Grande Dépression, la population fut poussée à ses limites, rendant l’Amérique très vulnérable au fascisme dès lors que le chômage fut monté en flèche à 25%, que la capacité industrielle se fut effondrée de 70% et que les prix agricoles se furent effondrés bien en dessous des coûts de production, accélérant les saisies et les suicides. Des économies de vies entières furent perdues lors de la faillite de 4.000 banques.

Cette vague de désespoir se répandit dans toute l’Europe et au Canada, les fascistes épris d’eugénisme gagnant en popularité dans tous les domaines. L’Angleterre vit la montée de l’Union Britannique des Fascistes de Sir Oswald Mosley en 1932, le Canada anglais vit sa propre solution fasciste dans la Ligue de Reconstruction Sociale «Fabian Society» de Rhodes Scholar (qui s’empara ensuite du Parti Libéral) appelant à la «gestion scientifique de la société ». Le magazine Time publia plus de 6 articles sur El Duce en 1932 et on expliqua au peuple que le fascisme corporatiste était la solution économique à tous les malheurs économiques de l’Amérique.

En plein crise, la City de Londres se détacha de l’étalon-or en 1931, ce qui constitua un coup paralysant pour les Etats-Unis, provoquant une fuite de l’or américain, qui eut pour effet une contraction encore plus sévère de la masse monétaire et donc l’incapacité de répondre à la dépression. Parallèlement, les produits britanniques envahirent les États-Unis, écrasant le peu de production restante.

C’est dans cette atmosphère que se déroula en 1933 l’une des batailles les moins bien comprises.

1932: Tentative de dictature des banquiers

En Allemagne, une victoire surprise du général Kurt Schleicher provoqua la défaite du parti Nazi dirigé par Londres en décembre 1932, menaçant de libérer l’Allemagne de la tyrannie de la Banque Centrale. Quelques semaines avant la victoire de Schleicher, Franklin Roosevelt avait remporté la présidence américaine en menaçant de réglementer les banques privées et d’affirmer la prééminence de la souveraineté nationale sur la finance.

Voyant leur projet de fascisme mondial s’évanouir, la City de Londres annonça qu’un nouveau système mondial contrôlé par les Banques Centrales devait être créé à la hâte. Leur objectif était d’utiliser la crise économique comme excuse pour retirer aux Etats-nations tout pouvoir sur la politique monétaire, tout en renforçant le pouvoir des Banques Centrales indépendantes en tant qu’exécutants de «budgets mondiaux équilibrés».

En décembre 1932, une conférence économique «pour stabiliser l’économie mondiale» fut organisée par la Société des Nations sous la direction de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) et de la Banque d’Angleterre. La BRI avait été créée en tant que «Banque Centrale des Banques Centrales» en 1930 afin de faciliter les remboursements de la dette de la Première Guerre Mondiale et constitua un instrument vital pour le financement de l’Allemagne nazie – bien après le début de la Seconde Guerre Mondiale. La Conférence Economique de Londres réunit 64 nations du monde dans un environnement contrôlé présidé par le Premier Ministre britannique et inauguré par le Roi lui-même.

Une résolution adoptée par le Comité Monétaire de la Conférence statuait:

«La conférence considère qu’il est essentiel, afin de fournir à un étalon-or international le mécanisme nécessaire à un fonctionnement satisfaisant, que des Banques Centrales indépendantes, dotées des pouvoirs et de la liberté nécessaires pour mener une politique monétaire et de crédit appropriée, soient créées dans les pays développés qui n’ont pas à l’heure actuelle une institution bancaire centrale adéquate» et que «la conférence souhaite réaffirmer la grande utilité d’une coopération étroite et continue entre les Banques Centrales. La Banque des Règlements Internationaux devrait jouer un rôle de plus en plus important non seulement en améliorant les contacts, mais aussi en tant qu’instrument d’action commune.»

Faisant écho à la fixation moderne de la Banque d’Angleterre sur «l’équilibre mathématique», les résolutions établirent qu’un nouvel étalon-or mondial sous contrôle des Banques Centrales était nécessaire «pour maintenir un équilibre fondamental de la balance des paiements» des pays. L’idée était de priver les Etats-nations de leur pouvoir de générer et de diriger le crédit pour leur propre développement.

FDR torpille la conférence de Londres

La résistance du chancelier Schleicher à la dictature des banquiers fut résolue par un «coup d’Etat en douceur», évincant le chef patriotique en faveur d’Adolph Hitler (sous le contrôle d’un pion de la Banque d’Angleterre nommé Hjalmar Schacht) en janvier 1933, Schleicher étant assassiné l’année suivante. En Amérique, une tentative d’assassinat sur Roosevelt fut déjouée le 15 février 1933 quand une femme fit tomber l’arme de la main d’un anarchiste-franc-maçon à Miami, entraînant la mort du maire de Chicago, Cermak.

Ne pouvant s’asseoir sur le cadavre de FDR, la conférence de Londres buta sur un obstacle insurmontable, puisque FDR refusa toute coopération américaine. Roosevelt reconnut la nécessité d’un nouveau système international, mais il savait aussi qu’il devait être organisé par des Etats-nations souverains subordonnés au bien-être général du peuple et non par des banques centrales dédiées au bien-être de l’oligarchie. Avant que des changements internationaux puissent survenir, les Etats-nations castrés par les effets de la dépression devaient d’abord se remettre économiquement afin de se maintenir au-dessus du pouvoir des financiers.

En mai 1933, la Conférence de Londres s’effondra lorsque le FDR se plaignit que l’incapacité de la conférence à aborder les véritables problèmes de la crise était «une catastrophe équivalant à une tragédie mondiale» et que la fixation sur la stabilité à court terme était «de vieux fétiches de soi-disant banquiers internationaux». FDR poursuivit: «Les Etats-Unis veulent un dollar qui, dans une génération, aura le même pouvoir d’achat et de remboursement de la dette que la valeur du dollar que nous espérons atteindre dans un proche avenir. Cet objectif signifie plus pour le bien des autres nations qu’un ratio fixe pour un mois ou deux. La fixation du taux de change n’est pas la vraie réponse.»

Les Britanniques rédigèrent une déclaration officielle disant que «la déclaration américaine sur la stabilisation rendait totalement inutile la poursuite de la conférence.« 

La guerre de FDR contre Wall Street

Le nouveau Président jeta le gant dans son discours inaugural du 4 mars en déclarant: «Les changeurs de monnaie ont déserté leur haut siège dans le temple de notre civilisation. Nous pouvons maintenant restaurer ce temple aux anciennes vérités. La mesure de cette restauration sera déterminée par notre capacité à appliquer des valeurs sociales plus nobles que le simple profit monétaire».

FDR déclara à Wall Street une guerre à plusieurs niveaux, à commencer par son soutien à la Commission Pecorra qui envoya des milliers de banquiers en prison et dénonça les activités criminelles au plus haut niveau de la structure du pouvoir de Wall Street, qui orchestra la dépression par l’achat de bureaux politiques et la promotion du fascisme. Ferdinand Pecorra, qui dirigeait la Commission, accusa l’Etat profond lorsqu’il déclara que «ce petit groupe de financiers haut placés, qui contrôle les ressorts-mêmes de l’activité économique, détient plus de pouvoir réel que tout autre groupe similaire aux États-Unis».

Le succès très médiatisé de Pecorra permit à FDR d’imposer une réglementation de grande portée sous la forme 1) de l’acte de séparation des banques Glass-Steagall, 2) de la réorganisation de la faillite et 3) de la création de la Security Exchange Commission pour superviser Wall Street. Plus important encore, FDR réduisit le pouvoir de la Réserve Fédérale, contrôlée par Londres, en y installant son propre homme au poste de Président (l’industriel Mariner Eccles), qui la contraignit à obéir aux directives nationales pour la première fois depuis 1913, tout en créant un mécanisme de prêt «alternatif» hors du contrôle de la Fed appelé la Reconstruction Finance Corporation (RFC) qui devint le premier prêteur dans le domaine des infrastructures en Amérique au cours des années 1930.

L’une des politiques les plus controversées, pour lesquelles FDR est diabolisé aujourd’hui, fut son abolition de l’étalon-or. L’étalon-or lui-même restreignait la masse monétaire par un strict mécanisme d’échange or/dollar papier, empêchant ainsi la construction d’améliorations internes nécessaires à la relance de la capacité industrielle et à la remise au travail de millions de chômeurs pour lesquels aucune ressource financière n’existait. Sa manipulation par les financiers internationaux en avait fait à cette époque une arme de destruction plutôt que de création. Étant donné que les prix des produits de base étaient tombés en-dessous des coûts de production, il était vital d’augmenter le prix des produits sous forme d ’«inflation maîtrisée» afin que les usines et les exploitations agricoles puissent devenir solvables et malheureusement, l’étalon-or l’empêchait. FDR imposa des tarifs protecteurs pour favoriser la reprise agro-industrielle sur tous les fronts, mettant fin à des années de libre-échange prédateur.

FDR décrivit sa philosophie politico-économique en 1934: «La vieille idée fallacieuse des banquiers d’un côté et du gouvernement de l’autre, comme étant des entités plus ou moins égales et indépendantes, est morte. Le gouvernement, par la nécessité des choses, doit être le chef, doit être le juge des intérêts conflictuels de tous les groupes de la communauté, y compris les banquiers.« 

Le vrai New Deal

Une fois libérés des entraves des banques centrales, FDR et ses alliés purent amorcer une véritable reprise en rétablissant la confiance dans le secteur bancaire. Dans les 31 jours qui suivirent son Bank Holiday [NdT. Après son action de régulation bancaire, Franklin Delano Roosevelt proclama une semaine de fermeture des banques, à partir du 6 mars 1933. Lorsque les banques rouvrirent le 13 mars, les déposants firent la queue pour y redéposer leur argent] , 75% des banques étaient opérationnelles et la FDIC fut créé pour assurer les dépôts. Quatre millions de personnes trouvèrent immédiatement un travail et des centaines de bibliothèques, d’écoles et d’hôpitaux furent construits et dotés de personnel – le tout financé par le RFC. La première conversation au coin du feu de FDR fut vitale pour rétablir la confiance dans le gouvernement et les banques, et constitue encore aujourd’hui une solide leçon sur le fonctionnement bancaire, que les banquiers centraux préfèreraient que vous ne compreniez pas.

De 1933 à 1939, 45.000 projets d’infrastructure furent mis en oeuvre. Les nombreux projets «locaux» étaient régis, tout comme l’initiative de la Nouvelle Route de la Soie chinoise [Belt and Road Initiative] aujourd’hui, dans le cadre d’un «grand projet» que FDR nomma les «Quatre Quarts» [Four Quarters] comprenant des zones de mégaprojets tels la zone de la Tennessee Valley Authority au sud-est, la zone du Columbia River Treaty au nord-ouest, la zone de la St Laurence Seaway au nord-est et la zone Hoover Dam/Colorado au sud-ouest. Ces projets furent facteurs de transformations à un point que l’argent ne peut pas mesurer, car le taux d’alphabétisation de la région du Tennessee est passé de 20% en 1932 à 80% en 1950, et les trous racistes du Sud sont devenus le fondement de l’industrie aérospatiale américaine grâce à leur énergie hydroélectrique abondante et bon marché. Comme je l’avais déjà rapporté sur le Saker, FDR n’était pas un keynésien (bien que l’on ne puisse pas nier que les nuées de gens issus des Rhodes Scholars et des Fabians infiltrés dans son administration l’étaient certainement).

Wall Street sabote le New Deal

Ceux qui critiquent le New Deal aujourd’hui ignorent le fait que ses échecs sont plus liés à son sabotage par Wall Street qu’à ce qui était intrinsèque au programme. Par exemple, Lewis Douglass (Directeur du Budget américain), un outil de JP Morgan, forca la fermeture de l’Administration des Travaux Civils en 1934, entraînant le licenciement de 4 millions de travailleurs. [NdT. L’administration Biden entend priver des millions d’Américains de leur emploi dans le secteur pétrolier et gazier, un des très nombreux parallèles entre les sujets de cet article et la situation présente]

Wall Street fit tout pour étouffer l’économie à chaque tournant. En 1931, les prêts des banques de New York à l’économie réelle s’élevaient à 38,1 milliards de dollars, et tombèrent à seulement 20,3 milliards de dollars en 1935. Là où les banques de New York détenaient 29% de leurs fonds en obligations et titres américains en 1929, ce chiffre était passé à 58%, ce qui empêcha le gouvernement d’octroyer des crédits productifs à l’économie réelle.

Quand, en 1937, le Secrétaire au Trésor de FDR le persuada d’annuler les travaux publics pour voir si l’économie «pouvait se débrouiller seule», Wall Street retira le crédit de l’économie, faisant passer l’indice de la production industrielle de 110 à 85, effaçant l’équivalent de sept ans de gain, tandis que l’acier passa de 80% de sa capacité à 19%, niveau de l’époque de la dépression. Deux millions d’emplois furent perdus et le Dow Jones perdit 39% de sa valeur. Cela revenait à asséner des coups de pied dans les béquilles d’un patient en rééducation et il n’échappa à personne que ceux qui donnaient ces coups de pied soutenaient ouvertement le fascisme en Europe. Le patriarche de la famille Bush, Prescott Bush, alors représentant de Brown Brothers Harriman, fut reconnu coupable de commerce avec l’ennemi en 1942!

Tentative déjouée de coup d’État en Amérique

Les banquiers ne se limitèrent pas au sabotage financier au cours de cette période, mais tentèrent également un coup d’Etat militaire fasciste, que le major général Smedley Butler révéla dans son témoignage devant le Congrès du 20 novembre 1934. Butler témoigna que le projet avait été lancé en été 1933 et organisé par des financiers de Wall Street qui tentèrent de l’employer dans le rôle de dictateur fantoche menant 500.000 membres de la Légion américaine à l’assaut de la Maison Blanche. Au moment-même où Butler parlait, ces mêmes financiers venaient de créer une organisation anti-New Deal appelée American Liberty League, qui lutta pour empêcher l’Amérique de participer à la guerre dans le but de défendre un gouvernement mondial fasciste anglo-Nazi avec lequel ils souhaitaient s’associer.

L’American Liberty League ne changea de ton que lorsqu’il devint évident qu’Hitler était devenu un monstre de Frankenstein désobéissant, qui ne se contenterait pas d’une position subordonnée à l’idée britannique d’un Nouvel Ordre Mondial. En réponse au programme de la Liberty League, FDR déclara que «certains parlent d’un Nouvel Ordre Mondial, mais il n’est pas nouveau et ce n’est pas un ordre».

La vision anti-coloniale d’après-guerre de FDR

L’un des plus grands témoignages vivants de la vision anti-coloniale de FDR est contenu dans un livre peu connu de 1946 écrit par son fils Elliot Roosevelt qui, en tant que confident et aide de son père, était au courant de certaines des réunions les plus sensibles auxquelles son père participa tout au long de la guerre. Devant l’effondrement de la vision de FDR de l’après-guerre à sa mort le 12 avril 1945 et l’émergence d’une présidence pro-Churchill en la personne de Harry Truman, qui n’a pas perdu de temps à larguer des bombes nucléaires sur un Japon vaincu, inaugurant une chasse aux sorcières soviétiques dans son pays et initiant une guerre froide à l’étranger, Elliot écrivit «As He Saw It» (1946) afin de créer un témoignage vivant du potentiel perdu lors du décès de son père.

Comme Elliot l’a dit à propos de son motif d’écrire son livre:

«La décision d’écrire ce livre a été prise plus récemment et motivée par des événements urgents. Le discours de Winston Churchill à Fulton, Missouri, a contribué à cette décision,… le stock croissant de bombes atomiques américaines est un facteur convaincant; tous les signes de désunion croissante parmi les principales nations du monde, toutes les promesses non tenues, toutes les politiques de puissance renaissantes d’un impérialisme avide et désespéré ont constitué pour moi des encouragements à me lancer dans cette entreprise… Et j’ai vu les promesses violées, et les conditions sommairement et cyniquement ignorées, et la structure de la paix désavouée… J’écris ceci, alors, à vous qui êtes d’accord avec moi que… le chemin qu’il a tracé a été le plus gravement – et délibérément – abandonné.« 

Les Quatre Libertés

Même avant que l’Amérique n’entre en guerre, les principes d’harmonie internationale énoncés par FDR dans son discours du 6 janvier 1941 sur les Quatre Libertés devant le Congrès Américain servirent de phare à chaque bataille au cours des 4,5 années suivantes. Dans ce discours, FDR déclara:

«Dans les jours à venir, que nous cherchons à garantir, nous espérons voir un monde fondé sur quatre libertés humaines essentielles.

«La première est la liberté de parole et d’expression – partout dans le monde.

«La deuxième est la liberté de chaque personne de vénérer Dieu à sa manière – partout dans le monde.

«La troisième est la libération du besoin – ce qui, traduit en termes mondiaux, signifie des accords économiques qui garantiront à chaque nation une vie saine en temps de paix pour ses habitants – partout dans le monde.

«La quatrième est l’absence de peur – ce qui, traduit en termes mondiaux, signifie une réduction mondiale des armements à un tel point et de manière si complète qu’aucune nation ne sera en mesure de commettre un acte d’agression physique contre un voisin quelconque, partout dans le monde.

«Ce n’est pas la vision d’un millénaire lointain. C’est la base précise d’un monde réalisable dans cette époque et pour cette génération. Ce genre de monde est l’antithèse même du soi-disant nouvel ordre de tyrannie que les dictateurs cherchent à instaurer par l’explosion d’une bombe.

«À ce nouvel ordre, nous opposons le concept supérieur – l’ordre moral. Une bonne société est capable d’affronter sans crainte les schémas de domination mondiale et les révolutions étrangères.

«Depuis le début de l’histoire américaine, nous sommes engagés dans le changement – dans une révolution pacifique perpétuelle – une révolution qui se poursuit régulièrement, tranquillement, s’adaptant aux conditions changeantes – sans camp de concentration ni chaux vive dans un fossé. L’ordre mondial que nous recherchons est la coopération de pays libres, travaillant ensemble dans une société amicale et civilisée.

«Cette nation a placé son destin dans les mains, la tête et le cœur de millions d’hommes et de femmes libres; et sa foi en la liberté sous la direction de Dieu. La liberté signifie la suprématie des droits de l’homme partout. Notre soutien va à ceux qui luttent pour obtenir ces droits ou pour les garder. Notre force réside dans l’unité de notre objectif.»

Entendre décrire ces libertés fournit au peintre américain Norman Rockwell l’inspiration pour peindre quatre chefs-d’œuvre qui ont été exposés dans toute l’Amérique et ont transmis la beauté de l’esprit de FDR à tous les citoyens.

Le vice-président patriotique de FDR (et l’homme qui DEVAIT être président en 1948) Henry Wallace décrivit la vision de FDR dans un discours vidéo passionné au peuple en 1942, qui devrait également être regardé par tous les citoyens du monde aujourd’hui:

Churchill contre FDR: le choc de deux paradigmes

Le récit d’Elliot sur le choc des paradigmes de 1941-1945 entre son père et Churchill est inestimable à la fois pour sa capacité à faire la lumière sur l’authentique et noble caractère constitutionnel de l’Amérique personnifié dans la personne de Roosevelt mais aussi pour démontrer le beau potentiel d’un monde qui AURAIT DU ETRE si certains événements contre nature n’étaient pas intervenus pour faire dérailler l’évolution de notre espèce vers une ère de coopération gagnant-gagnant, de raison créative et d’harmonie.

Dans As He Saw It, Elliot documente une conversation qu’il a eue avec son père au début de l’entrée de l’Amérique dans la Seconde Guerre Mondiale, où étaient clairement exprimées ses intentions anti-coloniales quand il dit:

«Je parle d’une autre guerre, Elliott. Je parle de ce qui arrivera à notre monde, si après cette guerre nous laissons des millions de personnes retomber dans le même semi-esclavage!

«Ne pense pas un seul instant, Elliott, que des Américains mourraient dans le Pacifique ce soir, s’il n’y avait pas eu la cupidité myope des Français, des Britanniques et des Néerlandais. Pouvons-nous leur permettre de recommencer, encore une fois? Ton fils aura à peu près le bon âge, dans quinze ou vingt ans.

«Une phrase, Elliott. Ensuite, je te mets dehors. Je suis fatigué. Voici la phrase: lorsque nous aurons gagné la guerre, je travaillerai de toutes mes forces et de tout mon courage pour veiller à ce que les Etats-Unis ne soient pas poussés à accepter un plan qui favorisera les ambitions impérialistes de la France, ou qui aidera ou encouragera l’Empire britannique dans ses ambitions impériales.»

Cet affrontement culmina lors d’un face-à-face majeur entre FDR et Churchill lors de la Conférence de Casablanca du 24 janvier 1943 au Maroc. Elliot documente comment, lors de cet événement, son père confronta d’abord la croyance de Churchill dans le maintien des accords commerciaux préférentiels de l’Empire Britannique sur lesquels son système de pillage était fondé:

« Bien sûr« , fit-il (FDR) remarquer avec une sorte d’assurance sournoise, « bien sûr, après la guerre, l’une des conditions préalables à toute paix durable devra être la plus grande liberté de commerce possible.« 

Il fit une pause. Le Premier Ministre avait baissé la tête; il regardait mon père fixement, un sourcil levé.

«Pas de barrières artificielles», poursuivit mon père. «Le moins possible d’accords économiques préférentiels. Des possibilités d’expansion. Des marchés ouverts à une saine concurrence.» Son regard errait innocemment dans la pièce.

Churchill s’agita dans son fauteuil. «Les accords commerciaux de l’Empire Britannique», commença-t-il fortement, «sont…»

Mon père l’interrompit. «Oui. Ces accords commerciaux de l’Empire sont un bon exemple. C’est à cause d’eux que les peuples de l’Inde et de l’Afrique, de tout le Proche-Orient et de l’Extrême-Orient coloniaux, sont toujours aussi sous-développés.»

Le cou de Churchill rougit et il se pencha en avant. « Monsieur le Président, l’Angleterre n’envisage pas un seul instant de perdre sa position privilégiée parmi les territoires britanniques. Le commerce qui a fait la grande Angleterre se poursuivra, et dans les conditions prescrites par les Ministres d’Angleterre.»

«Vous voyez,» dit lentement mon père, «c’est là-dessus qu’il y aura probablement désaccord entre vous, Winston, et moi.

«Je suis fermement convaincu que si nous voulons parvenir à une paix durable, cela doit impliquer le développement de pays sous-développés. Des peuples sous-développés. Comment cela peut-il être accompli? Cela ne peut évidemment pas être accompli par des méthodes du XVIIIe siècle. Maintenant –« 

«Qui parle de méthodes du XVIIIe siècle?»

«Qui que soit votre Ministre, celui qui recommande une politique qui fait sortir d’un pays colonial sa richesse en matières premières, mais qui ne rend rien à la population de ce pays en considération. Les méthodes du XXe siècle impliquent d’apporter l’industrie dans ces colonies. Les méthodes du XXe siècle incluent l’augmentation de la richesse d’un peuple en augmentant son niveau de vie, en l’éduquant, en lui apportant des installations sanitaires – en veillant à ce qu’il reçoive en retour une rétribution pour la richesse brute de sa communauté.« 

Autour de la pièce, nous nous penchâmes tous pour écouter plus attentivement. Hopkins souriait. Le commandant Thompson, l’assistant de Churchill, semblait sombre et inquiet. Le Premier Ministre lui-même avait l’air de friser l’apoplexie.

«Vous avez mentionné l’Inde», grogna-t-il.

« Oui. J’ai du mal à croire que nous puissions mener une guerre contre l’esclavage fasciste, et en même temps ne pas travailler à libérer les peuples du monde entier d’une politique coloniale arriérée.»

«Et les Philippines?»

«Je suis content que vous les mentionnez. Ils obtiendront leur indépendance, vous le savez, en 1946. Et ils ont reçu des installations sanitaires modernes, une éducation moderne; leur taux d’analphabétisme est en baisse constante…»

«Il ne peut y avoir d’intervention dans les accords économiques de l’Empire.»

«Ils sont artificiels…»

«Ils sont le fondement de notre grandeur.»

«La paix», dit fermement mon père, «ne peut tolérer aucun despotisme permanent. La structure de la paix exige et obtiendra l’égalité des peuples. L’égalité des peuples implique la plus grande liberté de commerce compétitif. Qui pourrait affirmer que la tentative de l’Allemagne de dominer le commerce en Europe Centrale n’a pas été un facteur majeur de la guerre?« 

C’était un débat sans résolution possible entre ces deux hommes…

Le jour suivant, Elliot décrit comment la conversation s’était poursuivie entre les deux hommes, Churchill déclarant:

« Monsieur le Président, » cria-t-il, « je crois que vous essayez de détruire l’Empire Britannique. Toutes vos notions de la structure du monde d’après-guerre le démontrent. Mais malgré cela » – il le pointa de l’index – «malgré cela, nous savons que vous êtes notre seul espoir. Et » – il prit un ton dramatique – « vous savez que nous le savons. Vous savez que nous savons que sans l’Amérique, l’Empire ne résistera pas.»

Churchill admit, à ce moment-là, qu’il savait que la paix ne pouvait être gagnée que selon les préceptes que définiraient les États-Unis d’Amérique. Et en prononçant ces paroles, il reconnaissait que la politique coloniale britannique serait un fiasco, et que les tentatives britanniques de dominer le commerce mondial seraient un fiasco, et que les ambitions britanniques de jouer l’URSS contre les États-Unis seraient un fiasco. Ou l’auraient été, si mon père avait vécu.

Cette histoire a été racontée dans son intégralité lors d’une conférence de l’auteur le 15 août:

La vision d’après-guerre de FDR détruite

Alors que le combat de FDR a changé le cours de l’Histoire, sa mort prématurée au cours des premiers mois de son quatrième mandat entraîna une perversion fasciste de sa vision de l’après-guerre.

Plutôt que de voir le FMI, la Banque Mondiale ou l’ONU utilisés comme instruments de l’internationalisation des principes du New Deal par la mise en oeuvre de prêts à long terme à faible taux d’intérêt en soutien au développement industriel des anciennes colonies, les alliés de FDR furent évincés du pouvoir à sa mort, et ils [le FMI, la Banque Mondiale et l’ONU] furent confisqués par les mêmes forces qui tentèrent de mener le monde vers une dictature des Banques Centrales en 1933.

L’American Liberty League a essaimé en diverses organisations anticommunistes «patriotiques» qui prirent le pouvoir avec le FBI et le Maccarthysme dans le contexte flou de la Guerre Froide. C’est la structure contre laquelle Eisenhower prononça sa mise en garde en désignant «le complexe militaro-industriel» en 1960 et contre laquelle John Kennedy s’est battu pendant ses 900 jours de présidence.

C’est cette structure qui vise à détruire le président Donald Trump et à annuler les élections de novembre par un coup d’Etat militaire et une guerre civile, de crainte de voir un mouvement inspiré par FDR reprendre vie en Amérique, qui pourrait s’aligner sur un New Deal international émergeant au XXIe siècle de l’initiative chinoise de Nouvelle Route de la Soie et de l’alliance Eurasienne. Le Ministre français des Finances, Bruno LeMaire et Marc Carney, ont exprimé leur crainte que si le Green New Deal n’est pas imposé par l’Occident, la Nouvelle Route de la Soie et le yuan deviendront la base du nouveau système mondial.

Le Green New Deal, rédigé par la Banque d’Angleterre, actuellement promu sous couvert du Great Green Global Reset du COVID-19, qui promet d’imposer aux capacités humaines dans le domaine du transport des contraintes draconiennes sous prétexte de sauver la Nature de l’Humanité, n’a rien à voir avec le New Deal de Franklin Roosevelt et encore moins à voir avec la conférence de Bretton Woods de 1944. Ce ne sont que les rêves humides de dépeuplement et de fascisme «à visage démocratique» des banquiers centraux, que leurs tentatives de 1923 et 1933 n’ont pas réussi à réaliser et qui ne pourront être imposés que si les peuples restent aveugles à leur propre histoire récente.

Matthew Ehret est le rédacteur en chef de la Canadian Patriot Review, un expert de la BRI en discours tactique, et est l’auteur de 3 volumes de la série de livres «Untold History of Canada». En 2019, il a cofondé la Fondation montréalaise Rising Tide.


Texte original

Hyperinflation, Fascism and War: How the New World Order May Be Defeated Once More

By mattehret, posted on

While the world’s attention is absorbed by tectonic shifts unfolding across America as “a perfect storm” of civil war, and military coup threatens to undo both the elections and the very foundations of the republic itself, something very ominous has appeared “off of the radar” of most onlookers. This something is a financial collapse of the trans-Atlantic banks that threatens to unleash chaos upon the world. It is this collapse that underlies the desperate efforts being made by the neo-con drive for total war with Russia, China and other members of the growing Mutlipolar Alliance today.

In recent articles, I have mentioned that the Bank of England-led “solution” to this oncoming financial blowout of the $1.5 quadrillion derivatives bubble is being pushed under the cover of a “Great Global Reset” which is an ugly and desperate effort to use COVID-19 as a cover for the imposition of a new post-covid world order operating system. Since the new “rules” of this new system are very similar to the 1923 Bank of England “solution” to Germany’s economic chaos which eventually required a fascist governance mechanism to impose it onto the masses, I wish to take a deeper look at the causes and effects of Weimar Germany’s completely un-necessary collapse into hyperinflation and chaos during the period of 1919-1923.

In this essay, I will go further to examine how those same architects of hyperfinflation came close to establishing a global bankers’ dictatorship in 1933 and how that early attempt at a New World Order was fortunately derailed through a bold fight which has been written out of popular history books.

We will investigate in depth how a major war broke out within America led by anti-imperial patriots in opposition to the forces of Wall Street and London’s Deep State and we will examine how this clash of paradigms came to a head in 1943-1945.

This historical study is not being conducted for entertainment, nor should this be seen as a purely academic exercise, but is being created for the simple fact that the world is coming to a total systemic meltdown and unless certain suppressed facts of 20th century history are brought to light, then those forces who have destroyed our collective memory of what we once were will remain in the drivers seat as society is carried into a new age of fascism and world war.

Versailles and the Destruction of Germany

Britain had been the leading hand behind the orchestration of WWI and the destruction of the potential German-Russian-American-Ottoman alliance that had begun to take form by the late 19th century as foolish Kaiser Wilhelm discovered (though sadly too late) when he said: “the world will be engulfed in the most terrible of wars, the ultimate aim of which is the ruin of Germany. England, France and Russia have conspired for our annihilation… that is the naked truth of the situation which was slowly but surely created by Edward VII”.

Just as the British oligarchy managed the war, so too did they organize the reparations conference in France which, among other things, imposed impossible debt repayments upon a defeated Germany and created the League of Nations which was meant to become the instrument for a “post-nation state world order”. Lloyd George led the British delegation alongside his assistant Philip Kerr (Lord Lothian), Leo Amery, Lord Robert Cecil and Lord John Maynard Keynes who have a long term agenda to bring about a global dictatorship. All of these figures were members of the newly emerging Round Table Movement, that had taken full control of Britain by ousting Asquith in 1916, and which is at the heart of today’s “deep state”.

After the 1918 Armistice dismantled Germany’s army and navy, the once powerful nation was now forced to pay the impossible sum of 132 billion gold marks to the victors and had to give up territories representing 10% of its population (Alsace-Loraine, Ruhr, and North Silesia) which made up 15% of its arable land, 12% of its livestock, 74% of its iron ore, 63% of its zinc production, and 26% of its coal. Germany also had to give up 8000 locomotives, 225 000 railcars and all of its colonies. It was a field day of modern pillage.

Germany was left with very few options. Taxes were increased and imports were cut entirely while exports were increased. This policy (reminiscent of the IMF austerity techniques in use today) failed entirely as both fell 60%. Germany gave up half of its gold supply and still barely a dent was made in the debt payments. By June 1920 the decision was made to begin a new strategy: increase the printing press. Rather than the “miracle cure” which desperate monetarists foolishly believed it would be, this solution resulted in an asymptotic devaluation of the currency into hyperinflation. From June 1920 to October 1923 the money supply in circulation skyrocketed from 68.1 gold marks to 496.6 quintillion gold marks. In June 1922, 300 marks exchanged $1 US and in November 1923, it took 42 trillion marks to get $1 US! Images are still available of Germans pushing wheelbarrows of cash down the street, just to buy a stick of butter and bread (1Kg of Bread sold for $428 billion marks in 1923).

With the currency’s loss of value, industrial output fell by 50%, unemployment rose to over 30% and food intake collapsed by over half of pre-war levels. German director Fritz Lang’s 1922 film Dr. Mabuse (The Gambler) exposed the insanity of German population’s collapse into speculative insanity as those who had the means began betting against the German mark in order to protect themselves thus only helping to collapse the mark from within. This is very reminiscent of those Americans today short selling the US dollar rather than fighting for a systemic solution.

There was resistance.

The dark effects of Versailles were not unknown and Germany’s Nazi-stained destiny was anything but pre-determined. It is a provable fact often left out of history books that patriotic forces from Russia, America and Germany attempted courageously to change the tragic trajectory of hyperinflation and fascism which WOULD HAVE prevented the rise of Hitler and WWII had their efforts not been sabotaged.

From America itself, a new Presidential team under the leadership of William Harding quickly reversed the pro-League of Nations agenda of the rabidly anglophile President Woodrow Wilson. A leading US industrialist named Washington Baker Vanderclip who had led in the world’s largest trade agreement in history with Russia to the tune of $3 billion in 1920 had called Wilson “an autocrat at the inspiration of the British government.” Unlike Wilson, President Harding both supported the US-Russia trade deal and undermined the League of Nations by re-enforcing America’s sovereignty, declaring bi-lateral treaties with Russia, Hungary and Austria outside of the league’s control in 1921. The newly-formed British Roundtable Movement in America (set up as the Council on Foreign Relations) were not pleased.

Just as Harding was maneuvering to recognize the Soviet Union and establish an entente with Lenin, the great president ate some “bad oysters” and died on August 2, 1923. While no autopsy was ever conducted, his death brought a decade of Anglophile Wall Street control into America and ended all opposition to World Government from the Presidency. This period resulted in the speculation-driven bubble of the roaring 20s whose crash on black Friday in 1929 nearly unleashed a fascist hell in America.

The Russia-Germany Rapallo Treaty is De-Railed

After months of organizing, leading representatives of Russia and Germany agreed to an alternative solution to the Versailles Treaty which would have given new life to Germany’s patriots and established a powerful Russia-German friendship in Europe that would have upset other nefarious agendas.

Under the leadership of German Industrialist and Foreign Minster Walter Rathenau, and his counterpart Russian Foreign Minister Georgi Chicherin, the treaty was signed in Rapallo, Italy on April 16, 1922 premised upon the forgiveness of all war debts and a renouncement of all territorial claims from either side. The treaty said Russia and Germany would “co-operate in a spirit of mutual goodwill in meeting the economic needs of both countries.”

When Rathenau was assassinated by a terrorist cell called the Organization Consul on June 24, 1922 the success of the Rapallo Treaty lost its steam and the nation fell into a deeper wave of chaos and money printing. The Organization Consul had taken the lead in the murder of over 354 German political figures between 1919-1923, and when they were banned in 1922, the group merely changed its name and morphed into other German paramilitary groups (such as the Freikorps) becoming the military arm of the new National Socialist Party.

1923: City of London’s Solution is imposed

When the hyperinflationary blowout of Germany resulted in total un-governability of the state, a solution took the form of the Wall Street authored “Dawes Plan” which necessitated the use of a London-trained golem by the name of Hjalmar Schacht. First introduced as Currency Commissioner in November 1923 and soon President of the Reichsbank, Schacht’s first act was to visit Bank of England’s governor Montagu Norman in London who provided Schacht a blueprint for proceeding with Germany’s restructuring. Schacht returned to “solve” the crisis with the very same poison that caused it.

First announcing a new currency called the “rentenmark” set on a fixed value exchanging 1 trillion reichsmarks for 1 new rentenmark, Germans were robbed yet again. This new currency would operate under “new rules” never before seen in Germany’s history: Mass privatizations resulted in Anglo-American conglomerates purchasing state enterprises. IG Farben, Thyssen, Union Banking, Brown Brothers Harriman, Standard Oil, JP Morgan and Union Banking took control Germany’s finances, mining and industrial interests under the supervision of John Foster Dulles, Montagu Norman, Averill Harriman and other deep state actors. This was famously exposed in the 1961 film Judgement at Nuremburg by Stanley Kramer.

Schacht next cut credit to industries, raised taxes and imposed mass austerity on “useless spending”. 390 000 civil servants were fired, unions and collective bargaining was destroyed and wages were slashed by 15%.

As one can imagine, this destruction of life after the hell of Versailles was intolerable and civil unrest began to boil over in ways that even the powerful London-Wall Street bankers (and their mercenaries) couldn’t control. An enforcer was needed unhindered by the republic’s democratic institutions to force Schacht’s economics onto the people. An up-and-coming rabble rousing failed painter who had made waves in a Beerhall Putsch on November 8, 1923 was perfect.

One Last Attempt to Save Germany

Though Hitler grew in power over the coming decade of Schachtian economics, one last republican effort was made to prevent Germany from plunging into a fascist hell in the form of the November 1932 election victory of General Kurt von Schleicher as Chancellor of Germany. Schleicher had been a co-architect of Rapallo alongside Rathenau a decade earlier and was a strong proponent of the Friedrich List Society’s program of public works and internal improvements promoted by industrialist Wilhelm Lautenbach. The Nazi party’s public support collapsed and it found itself bankrupt. Hitler had fallen into depression and was even contemplating suicide when “a legal coup” was unleashed by the Anglo-American elite resulting in Wall Street funds pouring into Nazi coffers.

By January 30, 1933 Hitler gained Chancellorship where he quickly took dictatorial powers under the “state of emergency” caused by the burning of the Reichstag in March 1933. By 1934 the Night of the Long Knives saw General Schleicher and hundreds of other German patriots assassinated and it was only a few years until the City of London-Wall Street Frankenstein monster stormed across the world.

Germany’s Nazi leader Adolf Hitler is seen with Hjalmar Schacht, right, President of the Reichsbank, during the laying of the foundation stone ceremony for the new building of the German Reichsbank in Berlin, Germany, on May 5, 1934. (AP Photo)

How the 1929 Crash was Manufactured

While everyone knows that the 1929 market crash unleashed four years of hell in America which quickly spread across Europe under the great depression, not many people have realized that this was not inevitable, but rather a controlled blowout.

The bubbles of the 1920s were unleashed with the early death of President William Harding in 1923 and grew under the careful guidance of JP Morgan’s President Coolidge and financier Andrew Mellon (Treasury Secretary) who de-regulated the banks, imposed austerity onto the country, and cooked up a scheme for Broker loans allowing speculators to borrow 90% on their stock. Wall Street was deregulated, investments into the real economy were halted during the 1920s and insanity became the norm. In 1925 broker loans totalled $1.5 billion and grew to $2.6 billion in 1926 and hit $5.7 billion by the end of 1927. By 1928, the stock market was overvalued fourfold!

When the bubble was sufficiently inflated, a moment was decided upon to coordinate a mass “calling in” of the broker loans. Predictably, no one could pay them resulting in a collapse of the markets. Those “in the know” cleaned up with JP Morgan’s “preferred clients”, and other financial behemoths selling before the crash and then buying up the physical assets of America for pennies on the dollar. One notable person who made his fortune in this manner was Prescott Bush of Brown Brothers Harriman, who went onto bailout a bankrupt Nazi party in 1932. These financiers had a tight allegiance with the City of London and coordinated their operations through the private central banking system of America’s Federal Reserve and Bank of International Settlements.

The Living Hell that was the Great Depression

Throughout the Great depression, the population was pushed to its limits making America highly susceptible to fascism as unemployment skyrocketed to 25%, industrial capacity collapsed by 70%, and agricultural prices collapsed far below the cost of production accelerating foreclosures and suicide. Life savings were lost as 4000 banks failed.

This despair was replicated across Europe and Canada with eugenics-loving fascists gaining popularity across the board. England saw the rise of Sir Oswald Mosley’s British Union of Fascists in 1932, English Canada had its own fascist solution with the Rhodes Scholar “Fabian Society” League of Social Reconstruction (which later took over the Liberal Party) calling for the “scientific management of society”. Time magazine had featured Il Duce over 6 times by 1932 and people were being told by that corporate fascism was the economic solution to all of America’s economic woes.

In the midst of the crisis, the City of London removed itself from the gold standard in 1931 which was a crippling blow to the USA, as it resulted in a flight of gold from America causing a deeper contraction of the money supply and thus inability to respond to the depression. British goods simultaneously swamped the USA crushing what little production was left.

It was in this atmosphere that one of the least understood battles unfolded in 1933.

1932: A Bankers’ Dictatorship is Attempted

In Germany, a surprise victory of Gen. Kurt Schleicher caused the defeat of the London-directed Nazi party in December 1932 threatening to break Germany free of Central Bank tyranny. A few weeks before Schleicher’s victory, Franklin Roosevelt won the presidency in America threatening to regulate the private banks and assert national sovereignty over finance.

Seeing their plans for global fascism slipping away, the City of London announced that a new global system controlled by Central Banks had to be created post haste. Their objective was to use the economic crisis as an excuse to remove from nation states any power over monetary policy, while enhancing the power of Independent Central Banks as enforcers of “balanced global budgets”. elaborate

In December 1932, an economic conference “to stabilize the world economy” was organized by the League of Nations under the guidance of the Bank of International Settlements (BIS) and Bank of England. The BIS was set up as “the Central Bank of Central Banks” in 1930 in order to facilitate WWI debt repayments and was a vital instrument for funding Nazi Germany- long after WWII began. The London Economic Conference brought together 64 nations of the world under a controlled environment chaired by the British Prime Minister and opened by the King himself.

A resolution passed by the Conference’s Monetary Committee stated:

“The conference considers it to be essential, in order to provide an international gold standard with the necessary mechanism for satisfactory working, that independent Central Banks, with requisite powers and freedom to carry out an appropriate currency and credit policy, should be created in such developed countries as have not at present an adequate central banking institution” and that “the conference wish to reaffirm the great utility of close and continuous cooperation between Central Banks. The Bank of International Settlements should play an increasingly important part not only by improving contact, but also as an instrument for common action.”

Echoing the Bank of England’s modern fixation with “mathematical equilibrium”, the resolutions stated that the new global gold standard controlled by central banks was needed “to maintain a fundamental equilibrium in the balance of payments” of countries. The idea was to deprive nation states of their power to generate and direct credit for their own development.

FDR Torpedoes the London Conference

Chancellor Schleicher’s resistance to a bankers’ dictatorship was resolved by a “soft coup” ousting the patriotic leader in favor of Adolph Hitler (under the control of a Bank of England toy named Hjalmar Schacht) in January 1933 with Schleicher assassinated the following year. In America, an assassination attempt on Roosevelt was thwarted on February 15, 1933 when a woman knocked the gun out of the hand of an anarchist-freemason in Miami resulting in the death of Chicago’s Mayor Cermak.

Without FDR’s dead body, the London conference met an insurmountable barrier, as FDR refused to permit any American cooperation. Roosevelt recognized the necessity for a new international system, but he also knew that it had to be organized by sovereign nation states subservient to the general welfare of the people and not central banks dedicated to the welfare of the oligarchy. Before any international changes could occur, nation states castrated from the effects of the depression had to first recover economically in order to stay above the power of the financiers.

By May 1933, the London Conference crumbled when FDR complained that the conference’s inability to address the real issues of the crisis is “a catastrophe amounting to a world tragedy” and that fixation with short term stability were “old fetishes of so-called international bankers”. FDR continued “The United States seeks the kind of dollar which a generation hence will have the same purchasing and debt paying power as the dollar value we hope to attain in the near future. That objective means more to the good of other nations than a fixed ratio for a month or two. Exchange rate fixing is not the true answer.”

The British drafted an official statement saying “the American statement on stabilization rendered it entirely useless to continue the conference.”

FDR’s War on Wall Street

The new president laid down the gauntlet in his inaugural speech on March 4th saying: “The money-changers have fled from their high seats in the temple of our civilization. We may now restore that temple to the ancient truths. The measure of the restoration lies in the extent to which we apply social values more noble than mere monetary profit”.

FDR declared a war on Wall Street on several levels, beginning with his support of the Pecorra Commission which sent thousands of bankers to prison, and exposed the criminal activities of the top tier of Wall Street’s power structure who manipulated the depression, buying political offices and pushing fascism. Ferdinand Pecorra who ran the commission called out the deep state when he said “this small group of highly placed financiers, controlling the very springs of economic activity, holds more real power than any similar group in the United States.”

Pecorra’s highly publicized success empowered FDR to impose sweeping regulation in the form of 1) Glass-Steagall bank separation, 2) bankruptcy re-organization and 3) the creation of the Security Exchange Commission to oversee Wall Street. Most importantly, FDR disempowered the London-controlled Federal Reserve by installing his own man as Chair (Industrialist Mariner Eccles) who forced it to obey national commands for the first time since 1913, while creating an “alternative” lending mechanism outside of Fed control called the Reconstruction Finance Corporation (RFC) which became the number one lender to infrastructure in America throughout the 1930s.

One of the most controversial policies for which FDR is demonized today was his abolishment of the gold standard. The gold standard itself constricted the money supply to a strict exchange of gold per paper dollar, thus preventing the construction of internal improvements needed to revive industrial capacity and put the millions of unemployed back to work for which no financial resources existed. It’s manipulation by international financiers made it a weapon of destruction rather than creation at this time. Since commodity prices had fallen lower than the costs of production, it was vital to increase the price of goods under a form of “controlled inflation” so that factories and farms could become solvent and unfortunately the gold standard held that back. FDR imposed protective tariffs to favor agro-industrial recovery on all fronts ending years of rapacious free trade.

FDR stated his political-economic philosophy in 1934: “the old fallacious notion of the bankers on the one side and the government on the other side, as being more or less equal and independent units, has passed away. Government by the necessity of things must be the leader, must be the judge, of the conflicting interests of all groups in the community, including bankers.”

The Real New Deal

Once liberated from the shackles of the central banks, FDR and his allies were able to start a genuine recovery by restoring confidence in banking. Within 31 days of his bank holiday, 75% of banks were operational and the FDIC was created to insure deposits. Four million people were given immediate work, and hundreds of libraries, schools and hospitals were built and staffed- All funded through the RFC. FDR’s first fireside chat was vital in rebuilding confidence in the government and banks, serving even today as a strong lesson in banking which central bankers don’t want you to learn about.

From 1933-1939, 45 000 infrastructure projects were built. The many “local” projects were governed, like China’s Belt and Road Initiative today, under a “grand design” which FDR termed the “Four Quarters” featuring zones of megaprojects such as the Tennessee Valley Authority area in the south east, the Columbia River Treaty zone on the northwest, the St Laurence Seaway zone on the North east, and Hoover Dam/Colorado zone on the Southwest. These projects were transformative in ways money could never measure as the Tennessee area’s literacy rose from 20% in 1932 to 80% in 1950, and racist backwater holes of the south became the bedrock for America’s aerospace industry due to the abundant and cheap hydropower. As I had already reported on the Saker, FDR was not a Keynesian (although it cannot be argued that hives of Rhodes Scholars and Fabians penetrating his administration certainly were).

Wall Street Sabotages the New Deal

Those who criticize the New Deal today ignore the fact that its failures have more to do with Wall Street sabotage than anything intrinsic to the program. For example, JP Morgan tool Lewis Douglass (U.S. Budget Director) forced the closure of the Civil Works Administration in 1934 resulting in the firing of all 4 million workers.

Wall Street did everything it could to choke the economy at every turn. In 1931, NY banks loans to the real economy amounted to $38.1 billion which dropped to only $20.3 billion by 1935. Where NY banks had 29% of their funds in US bonds and securities in 1929, this had risen to 58% which cut off the government from being able to issue productive credit to the real economy.

When, in 1937, FDR’s Treasury Secretary persuaded him to cancel public works to see if the economy “could stand on its own two feet”, Wall Street pulled credit out of the economy collapsing the Industrial production index from 110 to 85 erasing seven years’ worth of gain, while steel fell from 80% capacity back to depression levels of 19%. Two million jobs were lost and the Dow Jones lost 39% of its value. This was no different from kicking the crutches out from a patient in rehabilitation and it was not lost on anyone that those doing the kicking were openly supporting Fascism in Europe. Bush patriarch Prescott Bush, then representing Brown Brothers Harriman was found guilty for trading with the enemy in 1942!

Coup Attempt in America Thwarted

The bankers didn’t limit themselves to financial sabotage during this time, but also attempted a fascist military coup which was exposed by Maj. Gen. Smedley Butler in his congressional testimony of November 20, 1934. Butler had testified that the plan was begun in the Summer of 1933 and organized by Wall Street financiers who tried to use him as a puppet dictator leading 500 000 American Legion members to storm the White House. As Butler spoke, those same financiers had just set up an anti-New Deal organization called the American Liberty League which fought to keep America out of the war in defense of an Anglo-Nazi fascist global government which they wished to partner with.

The American Liberty league only changed tune when it became evident that Hitler had become a disobedient Frankenstein monster who wasn’t content in a subservient position to Britain’s idea of a New World Order. In response to the Liberty League’s agenda, FDR said “some speak of a New World Order, but it is not new and it is not order”.

FDR’s Anti-Colonial Post-War Vision

One of the greatest living testimonies to FDR’s anti-colonial vision is contained in a little known 1946 book authored by his son Elliot Roosevelt who, as his father’s confidante and aide, was privy to some of the most sensitive meetings his father participated in throughout the war. Seeing the collapse of the post-war vision upon FDR’s April 12, 1945 death and the emergence of a pro-Churchill presidency under Harry Truman, who lost no time in dropping nuclear bombs on a defeated Japan, ushering in a Soviet witch hunt at home and launching a Cold War abroad, Elliot authored ‘As He Saw It’ (1946) in order to create a living testimony to the potential that was lost upon his father’s passing.

As Elliot said of his motive to write his book:

“The decision to write this book was taken more recently and impelled by urgent events. Winston Churchill’s speech at Fulton, Missouri, had a hand in this decision,… the growing stockpile of American atom bombs is a compelling factor; all the signs of growing disunity among the leading nations of the world, all the broken promises, all the renascent power politics of greedy and desperate imperialism were my spurs in this undertaking… And I have seen the promises violated, and the conditions summarily and cynically disregarded, and the structure of peace disavowed… I am writing this, then, to you who agree with me that… the path he charted has been most grievously—and deliberately—forsaken.”

The Four Freedoms

Even before America had entered the war, the principles of international harmony which FDR enunciated in his January 6, 1941 Four Freedoms speech to the U.S. Congress served as the guiding light through every battle for the next 4.5 years. In this speech FDR said:

“In future days, which we seek to secure, we look forward to a world founded upon four essential human freedoms.

“The first is the freedom of speech and expression–everywhere in the world.

“The second is the freedom of every person to worship God in his own way–everywhere in the world.

“The third is the freedom from want–which, translated into world terms, means economic understandings which will secure to every nation a healthy peacetime life for its inhabitants–everywhere in the world.

“The fourth is freedom from fear–which, translated into world terms, means a worldwide reduction of armaments to such a point and in such a thorough fashion that no nation will be in a position to commit an act of physical aggression against any neighbor–anywhere in the world.

“That is no vision of a distant millennium. It is a definite basis for a kind of world attainable in our time and generation. That kind of world is the very antithesis of the so-called new order of tyranny which dictators seek to create with the crash of a bomb.

“To that new order, we oppose the greater conception–the moral order. A good society is able to face schemes of world domination and foreign revolutions alike without fear.

“Since the beginning of American history, we have been engaged in change–in a perpetual peaceful revolution–a revolution which goes on steadily, quietly, adjusting itself to changing conditions–without the concentration camp or the quicklime in the ditch. The world order which we seek is the cooperation of free countries, working together in a friendly, civilized society.

“This nation has placed its destiny in the hands and heads and hearts of millions of free men and women; and its faith in freedom under the guidance of God. Freedom means the supremacy of human rights everywhere. Our support goes to those who struggle to gain those rights or to keep them. Our strength is our unity of purpose.”

Upon hearing these Freedoms outlined, American painter Norman Rockwell was inspired to paint four masterpieces that were displayed across America and conveyed the beauty of FDR’s spirit to all citizens.

FDR’s patriotic Vice President (and the man who SHOULD have been president in 1948) Henry Wallace outlined FDR’s vision in a passionate video address to the people in 1942 which should also be watched by all world citizens today:

Churchill vs FDR: The Clash of Two Paradigms

Elliot’s account of the 1941-1945 clash of paradigms between his father and Churchill are invaluable both for their ability to shed light into the true noble constitutional character of America personified in the person of Roosevelt but also in demonstrating the beautiful potential of a world that SHOULD HAVE BEEN had certain unnatural events not intervened to derail the evolution of our species into an age of win-win cooperation, creative reason and harmony.

In As He Saw It, Elliot documents a conversation he had with his father at the beginning of America’s entry into WWII, who made his anti-colonial intentions clear as day saying:

“I’m talking about another war, Elliott. I’m talking about what will happen to our world, if after this war we allow millions of people to slide back into the same semi-slavery!

“Don’t think for a moment, Elliott, that Americans would be dying in the Pacific tonight, if it hadn’t been for the shortsighted greed of the French and the British and the Dutch. Shall we allow them to do it all, all over again? Your son will be about the right age, fifteen or twenty years from now.

“One sentence, Elliott. Then I’m going to kick you out of here. I’m tired. This is the sentence: When we’ve won the war, I will work with all my might and main to see to it that the United States is not wheedled into the position of accepting any plan that will further France’s imperialistic ambitions, or that will aid or abet the British Empire in its imperial ambitions.”

This clash came to a head during a major confrontation between FDR and Churchill during the January 24, 1943 Casablanca Conference in Morocco. At this event, Elliot documents how his father first confronted Churchill’s belief in the maintenance of the British Empire’s preferential trade agreements upon which it’s looting system was founded:

“Of course,” he [FDR] remarked, with a sly sort of assurance, “of course, after the war, one of the preconditions of any lasting peace will have to be the greatest possible freedom of trade.”

He paused. The P.M.’s head was lowered; he was watching Father steadily, from under one eyebrow.

“No artificial barriers,” Father pursued. “As few favored economic agreements as possible. Opportunities for expansion. Markets open for healthy competition.” His eye wandered innocently around the room.

Churchill shifted in his armchair. “The British Empire trade agreements” he began heavily, “are—”

Father broke in. “Yes. Those Empire trade agreements are a case in point. It’s because of them that the people of India and Africa, of all the colonial Near East and Far East, are still as backward as they are.”

Churchill’s neck reddened and he crouched forward. “Mr. President, England does not propose for a moment to lose its favored position among the British Dominions. The trade that has made England great shall continue, and under conditions prescribed by England’s ministers.”

“You see,” said Father slowly, “it is along in here somewhere that there is likely to be some disagreement between you, Winston, and me.

“I am firmly of the belief that if we are to arrive at a stable peace it must involve the development of backward countries. Backward peoples. How can this be done? It can’t be done, obviously, by eighteenth-century methods. Now—”

“Who’s talking eighteenth-century methods?”

“Whichever of your ministers recommends a policy which takes wealth in raw materials out of a colonial country, but which returns nothing to the people of that country in consideration. Twentieth-century methods involve bringing industry to these colonies. Twentieth-century methods include increasing the wealth of a people by increasing their standard of living, by educating them, by bringing them sanitation—by making sure that they get a return for the raw wealth of their community.”

Around the room, all of us were leaning forward attentively. Hopkins was grinning. Commander Thompson, Churchill’s aide, was looking glum and alarmed. The P.M. himself was beginning to look apoplectic.

“You mentioned India,” he growled.

“Yes. I can’t believe that we can fight a war against fascist slavery, and at the same time not work to free people all over the world from a backward colonial policy.”

“What about the Philippines?”

“I’m glad you mentioned them. They get their independence, you know, in 1946. And they’ve gotten modern sanitation, modern education; their rate of illiteracy has gone steadily down…”

“There can be no tampering with the Empire’s economic agreements.”

“They’re artificial…”

“They’re the foundation of our greatness.”

“The peace,” said Father firmly, “cannot include any continued despotism. The structure of the peace demands and will get equality of peoples. Equality of peoples involves the utmost freedom of competitive trade. Will anyone suggest that Germany’s attempt to dominate trade in central Europe was not a major contributing factor to war?”

It was an argument that could have no resolution between these two men…

The following day, Elliot describes how the conversation continued between the two men with Churchill stating:

“Mr. President,” he cried, “I believe you are trying to do away with the British Empire. Every idea you entertain about the structure of the postwar world demonstrates it. But in spite of that”—and his forefinger waved—”in spite of that, we know that you constitute our only hope. And”—his voice sank dramatically—”you know that we know it. You know that we know that without America, the Empire won’t stand.”

Churchill admitted, in that moment, that he knew the peace could only be won according to precepts which the United States of America would lay down. And in saying what he did, he was acknowledging that British colonial policy would be a dead duck, and British attempts to dominate world trade would be a dead duck, and British ambitions to play off the U.S.S.R. against the U.S.A. would be a dead duck. Or would have been, if Father had lived.”

This story was delivered in full during an August 15 lecture by the author:

FDR’s Post-War Vision Destroyed

While FDR’s struggle did change the course of history, his early death during the first months of his fourth term resulted in a fascist perversion of his post-war vision.

Rather than see the IMF, World Bank or UN used as instruments for the internationalization of the New Deal principles to promote long term, low interest loans for the industrial development of former colonies, FDR’s allies were ousted from power over his dead body, and they were recaptured by the same forces who attempted to steer the world towards a Central Banking Dictatorship in 1933.

The American Liberty League spawned into various “patriotic” anti-communist organizations which took power with the FBI and McCarthyism under the fog of the Cold War. This is the structure that Eisenhower warned about when he called out “the Military Industrial Complex” in 1960 and which John Kennedy did battle with during his 900 days as president.

This is the structure which is out to destroy President Donald Trump and undo the November elections under a military coup and Civil War out of fear that a new FDR impulse is beginning to be revived in America which may align with the 21st Century international New Deal emerging from China’s Belt and Road Initiative and Eurasian alliance. French Finance Minister Bruno LeMaire and Marc Carney have stated their fear that if the Green New Deal isn’t imposed by the west, then the New Silk Road and yuan will become the basis for the new world system.

The Bank of England-authored Green New Deal being pushed under the fog of COVID-19’s Great Green Global Reset which promise to impose draconian constraints on humanity’s carrying capacity in defense of saving nature from humanity have nothing to do with Franklin Roosevelt’s New Deal and they have less to do with the Bretton Woods conference of 1944. These are merely central bankers’ wet dreams for depopulation and fascism “with a democratic face” which their 1923 and 1933 efforts failed to achieve and can only be imposed if people remain blind to their own recent history.


Matthew Ehret is the Editor-in-Chief of the Canadian Patriot Review , a BRI Expert on Tactical talk, and has authored 3 volumes of ‘Untold History of Canada’ book series. In 2019 he co-founded the Montreal-based Rising Tide Foundation

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