D’un auteur sur Substack que j’aime beaucoup, voici un article, fruit de sa recherche personnelle, qui constitue la condamnation la plus accablante possible du communisme. Son danger mortel – dont je rappelais ici les conséquences, dont le cannibalisme, dans l’histoire récente de l’Ukraine – y est décrit ici dans le cadre de très modestes sociétés pastorales, ce qui ne devrait laisser aucun doute sur le fait qu’il va non seulement à l’encontre de la nature et de la dignité humaine mais qu’il mène aux pires dévoiements.
À enseigner aux enfants, pour ne plus jamais en arriver au point où en sont aujourd’hui les États-Unis et la France, deux pays économiquement détruits par leur États mais où l’on continue à voter à gauche. Voilà ce qui arrive à ceux qui oublient leur Histoire. Voici de quoi la leur rappeler.
Note: pour ne rien vous épargner, j’ai également traduit un extrait de l’article en lien sous la photo.
Une leçon sur le communisme tirée de nos deux premières colonies
Certaines choses ne changent jamais.
04 août 2023

Un problème important à résoudre lorsqu’on dirige un pays est d’inciter les gens à travailler. Il existe un éventail de solutions entre ces deux extrêmes: laisser les gens libres d’agir (libertarianisme) ou les forcer à produire sous la menace d’une arme (communisme):
- Lorsqu’on laisse les gens libres d’agir, ils sont confrontés à la possibilité d’un échec; ils n’auront pas de toit, pas de nourriture et pourraient manquer d’autres produits de première nécessité, à moins qu’ils ne travaillent pour les produire. Cela peut paraître cruel dès lors qu’on les estime incapables de résoudre leurs propres problèmes. En revanche, si on les en croit capables, les laisser libres d’agir leur apportera la plus grande incitation et la plus grande liberté pour survivre par leurs propres moyens.
- L’approche inverse peut sembler plus compassionnelle: fournir aux gens un revenu garanti, un logement, de la nourriture, etc. Mais ce système tue toute motivation à produire, de sorte que toute promesse de sécurité est vaine: le gouvernement ne peut en effet rien garantir si personne ne produit quoi que ce soit. Les sociétés communistes répondent aux échecs de production en forçant les gens à travailler sous peine d’emprisonnement, de torture ou pire.
Les deux premières colonies américaines « permanentes », Jamestown (1607) et Plymouth (1620), illustrent de manière saisissante les vertus de l’incitation. Toutes deux étaient initialement communistes, comme le précisaient les contrats passés avec leurs investisseurs. Tous les actifs étaient détenus par un commonwealth [fonds commun]. Il n’y avait pas de propriété individuelle, de sorte que personne ne pouvait accumuler de richesse personnelle; tout allait dans le magasin commun.
Ainsi, ces premières communautés se sont formées en dehors de toute notion de propriété privée – tout était communautaire, comme il se devait pour des personnes voulant créer leur propre version du Paradis sur Terre. Et pourtant, communauté après communauté, cette grande expérience a échoué.

En décembre 1606, la Virginia Company envoie trois navires vers le Nouveau Monde avec un total de 133 colons, dont seulement 105 débarquent à Jamestown au mois de mai suivant. Parmi eux se trouve le capitaine John Smith, soldat-aventurier et promoteur de la compagnie, qui en devient le principal historien. On dit qu’il a sauvé la colonie de la famine pendant l’hiver 1608-1609 en obtenant du maïs des indigènes avec lesquels il s’était lié d’amitié. Mais la charité ne suffit pas; en 1614, Smith écrit:
« Lorsque notre peuple était nourri à partir de la réserve commune et travaillait ensemble, heureux était celui qui pouvait se reposer de son labeur ou s’assoupir sur sa tâche, peu importe comment; en fait, les plus honnêtes d’entre eux entreprenaient à peine autant de vrais efforts en une semaine que ce qu’ils font aujourd’hui pour eux-mêmes en un jour. Ils ne se souciaient pas non plus d’accroissement, supposant que, quelle que soit la prospérité de la récolte, le magasin général devait les entretenir, de sorte que nous n’avions pas récolté autant de maïs du labeur de trente personnes que trois ou quatre n’en produisent aujourd’hui pour elles-mêmes. Pour éviter cela, Sir Thomas Dale a alloué à chaque homme trois acres de terrain clair, en nature de fermes … qui sont exemptés sauf d’un mois de service dans l’année, qui ne doit être ni le temps des semences ni celui de la récolte, pour lequel ils ne paient aucun autre droit au magasin que deux barils et demi de maïs ».
S’agissait-il d’un hasard, peut-être d’un défaut de caractère des premiers colons européens dans ce qui est aujourd’hui la Virginie? Apparemment, non.

Dix ans plus tard, William Bradford, le principal historien d’une expérience sociale similaire menée dans la colonie des Pèlerins de Plymouth, s’exprimait ainsi au sujet d’un groupe différent de personnes installées dans un lieu différent:
« Ils commencèrent donc à réfléchir à la manière dont ils pourraient récolter autant de maïs qu’ils le pouvaient et obtenir une meilleure récolte que celle qu’ils avaient obtenue, afin de ne pas continuer à croupir dans la misère. Enfin, après avoir longuement discuté, le gouverneur (avec l’avis du chef d’entre eux) décida qu’ils devaient cultiver du maïs, chacun pour ce qui le concernait, et se fier à eux-mêmes à cet égard; pour tout le reste, ils devaient continuer à faire comme avant.
On attribua donc à chaque famille, selon la proportion de leur nombre, une parcelle de terre à cette fin, uniquement pour l’usage présent (mais on ne fit aucun partage pour l’héritage), et l’on rangea tous les garçons et les jeunes gens sous l’autorité d’une famille. Cette mesure eut un grand succès, car elle rendit tout le monde très industrieux, de sorte que l’on planta beaucoup plus de maïs qu’on ne l’aurait fait autrement par n’importe quel moyen que le gouverneur ou n’importe qui d’autre aurait pu utiliser, ce qui lui épargna beaucoup d’ennuis et lui donna un bien meilleur rendement. Les femmes allaient maintenant volontiers dans les champs et emmenaient leurs petits avec elles pour semer le maïs, alors qu’auparavant elles auraient allégué leur faiblesse et leur incapacité, et que les contraindre aurait été considéré comme une grande tyrannie et une grande oppression.
L’expérience que l’on a faite de cette voie commune et de cette condition, pendant plusieurs années, parmi des hommes pieux et sobres, peut bien montrer la vanité de cette idée de Platon et d’autres anciens, applaudie par certains plus tard, selon laquelle le fait d’enlever la propriété et de réunir la communauté dans un fonds commun les rendrait heureux et florissants, comme s’ils étaient plus sages que Dieu. En effet, il s’est avéré que cette communauté (dans la mesure où elle existait) engendrait beaucoup de confusion et de mécontentement, et retardait beaucoup d’emplois qui auraient été à leur avantage et à leur confort.
Les jeunes gens les plus capables et les plus aptes au travail et au service se plaignaient de devoir consacrer leur temps et leurs forces à travailler pour les femmes et les enfants d’autrui sans aucune rétribution. Le fort, ou l’homme de tête, n’avait pas plus à partager les vivres et les vêtements que celui qui était faible et incapable de faire le quart de ce que l’autre pouvait faire; cela était considéré comme une injustice. Les hommes les plus âgés et les plus graves étaient mis sur un pied d’égalité en matière de travail, de nourriture, de vêtements, etc. avec les plus jeunes et les plus méchants, ce qui était considéré comme une indignité et un manque de respect à leur égard. Quant à l’obligation faite aux femmes des hommes de rendre des services à d’autres hommes, de préparer leur viande, de laver leurs vêtements, etc., elles y voyaient une sorte d’esclavage, ce que beaucoup de maris ne pouvaient pas non plus tolérer.
Quant au fait que tous doivent avoir la même chose et que tous doivent faire la même chose, ils se considéraient comme étant dans la même condition et comme étant aussi bons les uns que les autres; et ainsi, si cela ne rompait pas les relations que Dieu a établies entre les hommes, cela diminuait et supprimait au moins beaucoup les égards mutuels qui devraient être réservés entre eux. Et cela était pire s’il s’agissait d’hommes d’une autre condition. Qu’on ne m’objecte pas qu’il s’agit là de la corruption des hommes, et qu’il n’y a rien à voir avec la voie elle-même. Je réponds que, tous les hommes ayant cette corruption en eux, Dieu, dans sa sagesse, a vu une autre voie plus convenable pour eux ».
Les résultats furent frappants: sans incitations individuelles, les gens mourront littéralement de faim plutôt que d’accomplir le travail nécessaire pour produire une quantité suffisante de nourriture commune. Les deux colonies ne survécurent que parce qu’elles abandonnèrent leur « magasin commun » et permirent à chaque famille de conserver la majeure partie de la nourriture qu’elle produisait, ce qui entraîna d’énormes changements de comportement bien documentés. Ainsi, alors que l’approche communiste/socialiste semble toujours bonne sur le papier, elle est en fait l’option la plus cruelle, mais parce que tant de gens (en particulier les jeunes) ignorent le rôle des incitations dans la stimulation de la production, nos sociétés finissent par s’engager sur la voie de l’autodestruction « compatissante ».
Ce qui est encore plus étonnant (pour moi), c’est que je n’ai finalement découvert les écrits de Smith et de Bradford que par hasard.1 Pour l’essentiel, tous les récits concernant Jamestown et Plymouth voudraient vous faire croire que les souffrances des colons étaient dues à des conditions incontrôlables du Nouveau Monde, telles que:
- une végétation inconnue,
- la cruauté du climat,
- et les hostilités occasionnelles des indigènes.
Bien que ces facteurs aient pu contribuer à la situation, la réalité était tout autre. Dans une société communiste, les gens se rendent rapidement compte que les résultats de tout effort supplémentaire qu’ils déploient sont dilués dans l’ensemble de la communauté, ce qui réduit tellement leur motivation qu’ils travaillent très peu et produisent par conséquent très peu.
Cela soulève deux questions intéressantes:
- Pourquoi nos livres d’histoire fournissent-ils généralement leurs propres récits sur les causes de la famine des colons plutôt que de citer les explications des historiens qui étaient réellement présents sur place?
- Si des personnes très motivées ayant déjà survécu à des saisons de quasi-famine ne peuvent être incitées à produire suffisamment de nourriture dans le cadre d’un système communautaire pour éviter encore plus de pauvreté (bien qu’elles aient la capacité de produire tout ce qui est nécessaire), quelles sont les perspectives pour les autres?

Divisons un pays en deux, avec une moitié capitaliste et une moitié socialiste pour voir ce qui fonctionne le mieux
… Oh, attendez
Corée du Sud / Corée du Nord
- En 1992, un vendeur à domicile m’a convaincu d’acquérir un jeu complet de l’Encyclopedia Britannica, qui occupe toujours la majeure partie d’une de mes bibliothèques. En prime, elle était accompagnée d’un ensemble de 21 volumes intitulé Annals of America (Annales de l’Amérique). Les Annales contiennent des écrits originaux de personnes associées à ce qui allait devenir les États-Unis, à commencer par le rapport de Christophe Colomb de 1493 détaillant son premier voyage aux « Indes », qui étaient en fait ce que nous appelons aujourd’hui les Bahamas. Mon coffret est resté intouché pendant des années avant que je ne commence à le lire intégralement à ma femme, point par point, à l’heure du coucher. Les Annales m’ont appris à ne pas nécessairement faire confiance aux livres d’histoire, qui ont tendance à contenir les opinions de leurs auteurs plutôt que les textes originaux des personnes qui ont réellement vécu l’expérience. Par exemple, on peut lire de nombreux récits sur Jamestown et Plymouth, à la fois sur papier et en ligne, sans rencontrer une seule mention du fait que les hommes qui ont documenté les deux colonies ont attribué leurs quasi-échecs à leur contrat social communiste, ou que les deux colonies se sont redressées de manière spectaculaire après être revenues à un système d’incitations personnelles. Se peut-il que nos historiens modernes omettent intentionnellement ce qui est sans doute la leçon la plus importante que l’on puisse tirer de la lecture de la véritable histoire? ↩︎
Les colons affamés de la colonie de Jamestown ont eu recours au cannibalisme
De nouvelles preuves archéologiques et analyses médico-légales révèlent qu’une jeune fille de 14 ans a été cannibalisée par désespoir
30 avril 2013

Le rude hiver de 1609 dans la colonie de Jamestown, en Virginie, a contraint les habitants à faire l’impensable. Des fouilles récentes sur le site historique ont permis de découvrir des carcasses de chiens, de chats et de chevaux consommées pendant la saison communément appelée « période de famine ». Mais quelques autres ossements récemment découverts racontent une histoire bien plus effroyable: le démembrement et la cannibalisation d’une jeune Anglaise de 14 ans.
« Les entailles au front sont très hésitantes, très incomplètes », explique Douglas Owsley, l’anthropologue judiciaire du Smithsonian qui a analysé les ossements après leur découverte par des archéologues de Preservation Virginia. « Le corps a ensuite été retourné et quatre coups ont été portés à l’arrière de la tête, dont l’un, le plus fort, a fendu le crâne en deux. Une blessure pénétrante a ensuite été faite à la tempe gauche, probablement par un couteau à une face, qui a été utilisé pour ouvrir la tête et retirer le cerveau ».
On ignore encore beaucoup de choses sur les circonstances de ce repas macabre: qui était exactement la jeune fille que les chercheurs appellent « Jane », si elle a été assassinée ou si elle est morte de causes naturelles, si plusieurs personnes ont participé au dépeçage ou s’il s’agissait d’un acte isolé. Mais comme l’ont révélé Owsley et l’archéologue principal William Kelso aujourd’hui lors d’une conférence de presse au Musée National d’Histoire Naturelle, nous disposons désormais de la première preuve directe de cannibalisme à Jamestown, la plus ancienne colonie anglaise permanente des Amériques. « Les historiens n’ont pas toujours été d’accord sur la question de savoir si ce genre de choses s’est réellement produit à Jamestown », explique Owsley. « Si l’on examine ces os retrouvés dans une fosse à ordures, taillés et dépecés, il est clair que ce corps a été démembré pour être consommé ».
On a longtemps supposé que les conditions difficiles auxquelles étaient confrontés les colons de Jamestown les avaient poussés en désespoir de cause à manger d’autres humains – et peut-être même à commettre des meurtres pour ce faire. La colonie a été fondée en 1607 par 104 colons à bord de trois navires, le Susan Constant, le Discovery et le Godspeed, mais seuls 38 d’entre eux ont survécu aux neuf premiers mois de vie à Jamestown, la plupart succombant à la famine et à la maladie (certains chercheurs supposent que l’eau potable empoisonnée par l’arsenic et les déchets humains a également joué un rôle). En raison des difficultés rencontrées pour cultiver les terres – ils sont arrivés au milieu de l’une des pires sécheresses régionales depuis des siècles et de nombreux colons n’étaient pas habitués aux durs travaux agricoles [NdT. bel exemple d’omission dont David Ziffer parle ci-dessus] – les survivants sont restés dépendants des approvisionnements apportés par les missions suivantes, ainsi que du commerce avec les Amérindiens.
Au cours de l’hiver 1609, la sécheresse extrême, les relations hostiles avec les membres de la confédération locale Powhatan et la perte en mer d’un navire de ravitaillement placèrent les colons dans une situation véritablement désespérée [NdT. rebelote]. Seize ans plus tard, en 1625, George Percy, qui avait été président de Jamestown pendant la période de famine, écrivit une lettre décrivant le régime alimentaire des colons pendant ce terrible hiver. « Après nous être nourris de nos chevaux et d’autres bêtes aussi longtemps qu’ils ont duré, nous fûmes heureux de nous accommoder de vermines comme les chiens, les chats, les rats et les souris… ainsi que de manger des chaussures de bottes ou tout autre cuir », écrivit-il. « Et maintenant que la famine commence à paraître affreuse et pâle sur tous les visages, rien n’a été épargné pour maintenir la vie et faire ces choses qui paraissent incroyables, comme déterrer des cadavres hors des tombes et les manger. Et certains ont léché le sang qui était tombé de leurs compagnons d’infortune ».
Malgré ces références textuelles au cannibalisme et d’autres, il n’y avait jamais eu de preuves physiques tangibles que cela s’était produit – jusqu’à aujourd’hui. L’équipe de Kelso a découvert les restes de la jeune fille au cours de l’été 2012. « Nous avons trouvé un dépôt de déchets contenant des os de cheval et de chien dépecés. Cela ne se faisait qu’en période de famine extrême. En creusant, nous avons trouvé des dents humaines, puis un crâne humain incomplet », explique Kelso.
Kelso les a apportés à Owsley pour une batterie de tests médico-légaux, y compris des analyses microscopiques et isotopiques. « Nous avons effectué un CT scan des os, puis nous les avons reproduits sous forme de modèles virtuels en 3D avant de les assembler, pièce par pièce, pour reconstituer le crâne », explique Owsley. En reproduisant numériquement les fragments pour combler les lacunes, l’équipe a pu réaliser une reconstitution faciale en 3D bien qu’elle n’ait disposé que de 66% du crâne.
Les chercheurs ont utilisé cette reconstruction, ainsi que d’autres données, pour déterminer que le spécimen était une femme, âgée d’environ 14 ans (d’après le développement de ses molaires) et d’origine britannique. Selon Owsley, les marques de coupure sur la mâchoire, la face et le front du crâne, ainsi que celles sur le tibia [NdT. voir les autres photos sur la page source], sont des signes révélateurs de cannibalisme. « L’intention était clairement de prélever le tissu facial et le cerveau pour les consommer. Ces personnes étaient dans une situation désespérée. Toute chair disponible aurait donc été utilisée », explique Owsley. « La personne qui a fait cela était inexpérimentée et ne savait pas comment dépecer un animal. Au lieu de cela, on constate des hésitations, des essais, des tentatives et un manque total d’expérience ».
[…]
Owsley suppose que le corps de Jamestown en question appartenait à un enfant probablement arrivé dans la colonie en 1609 à bord de l’un des navires de ravitaillement. Il s’agissait soit d’une servante, soit de l’enfant d’un gentleman et, compte tenu du régime alimentaire riche en protéines indiqué par l’analyse isotopique des os de l’enfant réalisée par son équipe, il penche pour cette dernière hypothèse. L’identité de celui qui l’a consommée est totalement inconnue, et Owsley suppose que plusieurs cannibales ont pu être impliqués, car les marques de coupure sur son tibia indiquent un boucher plus habile que celui qui a démembré sa tête.
Il semble que son cerveau, sa langue, ses joues et les muscles de ses jambes aient été mangés, le cerveau ayant probablement été mangé en premier, car il se décompose très rapidement après la mort. Il n’y a aucune preuve de meurtre, et Owsley pense qu’il s’agit d’un cas où des colons affamés ont simplement mangé le seul aliment qui leur restait, en dépit des tabous culturels. « Je ne pense pas qu’ils l’aient tuée, loin de là », dit-il. « C’est juste qu’ils étaient si désespérés et si acculés que, par nécessité, ils ont recouru à cette solution ».
L’équipe d’archéologues de Kelso continuera à fouiller le fort, à la recherche d’autres corps qui pourraient nous aider à comprendre les conditions dans lesquelles vivaient certains des premiers colons européens du pays. Il s’agit peut-être du premier spécimen prouvant des actes de cannibalisme, mais Owsley est persuadé qu’il y en aura d’autres. La lettre de Percy décrit également comment, en tant que président de la colonie, il a torturé et brûlé vif un homme qui avait avoué avoir tué, salé et mangé sa femme enceinte – les restes de cette femme, ainsi que d’autres victimes de cannibalisme, attendent peut-être encore d’être découverts sous terre. « Il est assez convaincant, maintenant que nous avons vu celui-ci, que ce n’était pas le seul cas », dit-il. « D’autres exemples sont mentionnés ici et là dans la littérature. La seule question qui se pose est donc: où sont les autres corps?