Ukraine, fascisme et imbécilité.

Source.


Traduction

Ukraine, fascisme et imbécilité

Auteur Timothy Bancroft-Hinchey; 20.03.2022 20:06

Sans battage ni hystérie, ce texte est un hommage à toutes les mères qui perdent leurs enfants et dont les larmes ont un goût de sel

Au bout de trois semaines, je parviens enfin à comprendre la réaction internationale à la situation en Ukraine et plus je la comprends, plus je suis atterré de constater à quel point les gens sont mal informés, voire désinformés. Je suis consterné de voir à quel point l’approche des médias est superficielle et contribue à gaver des audiences et des lecteurs crédules, et je suis étonné de voir à quel point les médias sont partiaux et unilatéraux, diabolisant une partie pendant qu’ils disculpent l’autre.

Microprocesseurs russophobes

C’est à croire que tous les bébés occidentaux naissent avec un microprocesseur russophobe implanté dans le cou, qu’on peut facilement activer par un simple message sonore. J’ai le sentiment de regarder la vidéo d’une famille qui tue un chien à coups de pied parce qu’il a mordu le fils du facteur (lequel avait passé huit ans à le torturer et à lui tirer la queue). Que des gens apparemment éduqués et intelligents réagissent de façon aussi puérile est aussi étonnant que triste.

La réaction collective frise l’hystérie, les personnes érudites haletant des monosyllabes à propos de « Il », de « Poutine » qui « envahit une nation souveraine » et « tue des civils » parce qu' »il veut s’emparer du monde » et « il nous attaquera ensuite ». Où sont passés le bon sens, la logique et la vision équilibrée et informée des événements? Qu’est-il arrivé à ceux qui préfèrent lire et écouter plutôt que de parler ou d’écrire?

Je suis de ceux-là et je n’écris sur un sujet que lorsque je sais de quoi je parle. Je ne suis pas facilement influençable par les médias, qui m’ont malheureusement appris à adopter le principe de Hinchey, qui consiste à prendre une histoire, à la renverser, à la retourner, à la regarder par l’autre côté, à lire les commentaires sous l’article pour finalement espérer s’approcher de la vérité.

Tracer la ligne du temps

Le plus déprimant, dans la situation actuelle, est la réaction pavlovienne consistant à tracer la ligne du temps de manière arbitraire, sans autre logique que celle de tromper les gens. Ce que les médias occidentaux ont réussi à faire, et qui a fonctionné, c’est de faire remonter la ligne du temps au début de 2022, lorsque les premiers missiles russes ont commencé à détruire, en 48 heures, l’équipement militaire d’un milliard de dollars que l’OTAN avait fait payer aux contribuables ukrainiens. Ensuite, censure des médias et des médias sociaux russes, suppression de centaines de pages Facebook, RT réduite au silence, Sputnik réduite au silence et quoi d’autre? Si la censure nie toute légitimité à un flux d’informations, qui peut dire qu’il ne s’agit pas de propagande?

Essayons donc de mener ici une discussion équilibrée, raisonnable et instruite, sans battage, sans hystérie, sans imbécilité collective.

Personne n’aime la guerre

Tout d’abord, personne n’aime la guerre, personne n’aime être envahi, personne n’aime être bombardé. Toutes les larmes ont un goût de sel, la perte d’un être cher est une tragédie, qu’une famille devra à jamais supporter. Ne transformons donc pas les événements en grand spectacle en nous servant des victimes comme de pions dans un vulgaire jeu de cartes politique. L’image du garçon ukrainien fait vibrer les cordes sensibles aujourd’hui à l’Ouest. L’image du garçon ukrainien russophone du Donbass pleurant sur les restes calcinés de sa grand-mère torturée et brûlée à mort après avoir été aspergée d’essence, puis sur laquelle on a uriné après que les porcs du bataillon Azov se soient masturbés et aient ricané pendant qu’elle hurlait à l’agonie n’a jamais atteint l’Ouest et si on le lui dit, la réponse sera un méprisant « prouvez-le ». Bien, allez parler au petit-fils, il va vous adorer, j’en suis sûr.

La Géorgie a attaqué la première

Deuxièmement, parlons faits, pas conneries. On entend souvent parler de la Géorgie (2008) dans ce discours. Quelqu’un connaît-il les faits? Quelqu’un a-t-il été informé? Selon la Troisième Constitution Soviétique, la Géorgie était tenue de régler les questions de nationalité. Elle ne l’a pas fait. Elle a refusé de le faire. Puis, en 2008, ses troupes conseillées par l’Occident ont attaqué la force de maintien de la paix russe en Ossétie du Sud, assassinant certains de ses soldats. Ce sont des faits. La réponse de la Russie a consisté en un raid punitif très limité, après lequel les troupes géorgiennes ont détalé en hurlant, Vladimir Poutine lui-même a déclaré que l’intention n’était pas d’humilier la Géorgie, et hop, l’Ossétie du Sud, l’Akhazie et leurs habitants vivent en paix depuis.

La Crimée a fait l’objet d’un référendum démocratique, comme pour les Malouines

On parle aussi de la Crimée comme d’une annexion. Soyons réalistes, quelle annexion? Qui a raconté ce mensonge aux téléspectateurs et lecteurs occidentaux? En 2014, un coup d’État fasciste a eu lieu à Kiev, au cours duquel des bandes de voyous armés sont descendues dans les rues en criant « Mort aux Russes et aux Juifs! ». Des massacres fascistes ont eu lieu. Le bataillon Azov, arborant des insignes néo-nazis, a massacré des Ukrainiens russophones à Odessa, à Donetsk, à Mariupol, à Slavyansk. Les images de trois d’entre eux ont été retirées du Net, seul Odessa reste et cela suffit. (Les entités occidentales ont pour habitude de retirer du matériel sensible d’Internet, afin de pouvoir nier que les événements se sont produits, puis de dire  » prouvez-le « ).

Ainsi, en l’absence du président démocratiquement élu, M. Ianoukovitch, l’entité habilitée à faire respecter la loi en Crimée était l’Assemblée, qui a dûment organisé un référendum démocratique libre et équitable sur la question de savoir s’il fallait rester en Ukraine ou rejoindre la Russie (la Crimée a toujours été russe jusqu’à ce que Krouchtchev, un secrétaire général ukrainien du Parti communiste de l’Union soviétique, signe en état d’ivresse le rattachement de la république à l’Ukraine, alors que toutes les parties se trouvaient en Union soviétique). L’élection n’a pas seulement été libre et équitable, elle a été observée par des dizaines de pays.

Donc « Poutine » n’a pas « envahi » la Géorgie, c’est la Géorgie qui a envahi « Poutine ». « Poutine » n’a pas annexé la Crimée, la Crimée a exprimé son désir de rejoindre « Poutine ».

L’histoire du Donbass est racontée de façon unilatérale

Venons-en maintenant au Donbass. C’est Kiev qui a créé le problème, d’abord avec les massacres fascistes, puis avec les décrets visant à imposer l’ukrainien comme langue officielle dès l’enseignement élémentaire. Les habitants du Donbass voulaient simplement conserver leur langue, leur culture et leur religion, qui étaient en russe et non en ukrainien. Les habitants, se voyant attaqués, ont dû prendre les armes pour se défendre.

Et là, utilisons une analogie pour faciliter la compréhension de certains. Imaginez que votre pays faisait autrefois partie d’une Union ou d’une Fédération plus vaste et qu’avec le temps, les lignes sur les cartes ont été redessinées, laissant des millions de vos compatriotes de l’autre côté de la frontière. Maintenant, considérez ce qui s’est passé en Ukraine. Un coup d’État a eu lieu dans l’autre pays où se trouvent maintenant vos citoyens, les fascistes sont descendus dans les rues en criant « Mort à (vos citoyens) et aux Juifs! » Des massacres ont eu lieu au cours desquels des hordes de néonazis portant des croix gammées ont assassiné des femmes de ménage, ont aspergé des grands-mères d’essence et se sont masturbés pendant que ces femmes criaient, puis ont uriné sur les cadavres en riant. Vous trouvez ça drôle? Et puis on leur dit: « Non, ces citoyens ne peuvent pas enseigner à leurs enfants en (anglais), tout doit être en (espagnol/français) » et les bombardements commencent. Ça vous fait quoi? Que voudriez-vous que votre gouvernement fasse? Qu’il reste assis comme un lâche? Pendant huit ans?

Pourquoi Kiev n’a pas appliqué Minsk, qu’il a signé?

La Russie, en fait Vladimir Poutine, a élaboré les accords de Minsk en 2015, en essayant de trouver une solution. Il n’a pas reconnu immédiatement l’indépendance de la République Populaire de Lougansk et de la République Populaire de Donetsk, les accords de Minsk prévoyaient qu’elles restent à l’intérieur de l’Ukraine mais avec une autonomie culturelle. Raisonnable? Oui, beaucoup en conviennent. L’Ukraine a-t-elle respecté ces accords, qu’elle a signés?

Jamais. Les bombardements, les attaques, les assauts fascistes contre des hommes, des femmes et des enfants, des personnes âgées sans défense, des familles, des animaux domestiques, se sont poursuivis de ce côté-là pendant 8 ans, soit 96 mois, soit 416 semaines, soit 2.920 jours. Pendant huit ans, ou quatre-vingt-seize mois, ou quatre cent seize semaines ou deux mille neuf cent vingt jours, la Russie a essayé de négocier. Personne n’a écouté, ils n’en ont jamais eu l’intention. L’idée était d’utiliser l’Ukraine comme un pion dans un jeu géopolitique en provoquant la Russie jusqu’au point de rupture, puis en faisant tout ce qui est possible pour briser son économie. Et ensuite? Devinez. Une révolution de couleur, diviser la Russie en une myriade de républiques, puis siphonner ses énormes ressources. Cela s’appelle voler, ils le font avec les comptes bancaires.

Alors comment vous sentiriez-vous si vous étiez de l’autre côté?

Ce que je tente de faire ici, c’est de trouver un certain équilibre. Le public n’a pas été informé par l’Ouest, alors essayons de le faire depuis l’Est. De nos jours, même les gens instruits sont élevés dans le gloussement permanent des médias ponctués de roulements de tambours, d’histoires de BIM BAM BOUM (violons), mais nous veillons à votre sécurité et voici l’histoire d’un chien qui a retrouvé son compagnon humain après dix ans AHHHHHH (la musique s’arrête). Telles sont les « nouvelles » occidentales, appelées « émissions » de nos jours.

Pendant ce temps, un accord énergétique est conclu avec l’Ukraine, faisant d’un milliardaire un multi-milliardaire dans les coulisses. Le public, élevé au rythme des émissions de télé-réalité, braille, trépigne, hurle, gesticule, traite quelqu’un de bâtard, attaque des enfants russes qui vont à l’école, brûle une église orthodoxe russe quelque part et insulte les Russes. L’hystérie a été attisée, il y a un bon cow-boy avec un chapeau blanc et un méchant avec un chapeau noir. Hollywood a fait son travail. On a jeté de la poudre aux yeux. Le contexte a été évacué de l’histoire, la ligne du temps a été tracée au début de 2022, et non en 2014; maintenant, les coupables sont les victimes et les victimes sont les coupables. Personne ne se souvient de la tactique « shock and awe » de l’OTAN en Irak, qui, si elle avait été employée par la Russie en Ukraine, aurait tué des centaines de milliers de civils en trois jours et toute l’affaire serait terminée.

En fait, la Russie évite les centres civils et n’attaque que les bâtiments civils utilisés par des éléments ukrainiens, des mercenaires ou des fascistes qui utilisent des civils comme boucliers humains et, oui, le bataillon Azov a essayé de mettre en scène des événements pour incriminer la Russie pour ses propres atrocités.

Le Bataillon Néo-Nazi Azov. Cherchez-le sur Google

Le Bataillon Azov est une formation néonazie qui arbore des croix gammées. J’ai vu de nombreuses vidéos de ces excréments en action. Ce sont des fascistes et des meurtriers. Et ils ont été intégrés dans les forces armées ukrainiennes sur un signe de tête du Pentagone. Dans quel autre endroit du monde cela est-il acceptable?

Pour conclure, le but de cet article est de trouver un équilibre. Toute pièce de monnaie a deux côtés et pour respecter les deux côtés, nous devons les examiner et retrouver le contexte. Cet article est consacré à la recherche d’une solution par la compréhension des causes et l’analyse de ce qui a mal tourné, à travers des faits. Pas de battage, pas d’hystérie. Cet article ne cherche pas à justifier quoi que ce soit, ni à manquer de respect aux morts ou aux blessés.

Les larmes ont un goût de sel, qu’elles soient russes ou ukrainiennes. Ou qu’elles soient celles des Ukrainiens russophones. Trouvons donc un peu d’équilibre, comprenons le contexte et ce n’est qu’alors que nous pourrons démêler cette chaîne complexe d’événements et trouver un espace de réconciliation.

J’espère que mes lecteurs auront au moins lu et retenu mes arguments, car ils ne les obtiendront certainement pas des médias occidentaux. J’espère que chacun arrivera à se comporter en adulte.

Tout ce que Kiev avait à faire était de mettre en œuvre les accords de Minsk qu’il a signés et empêcher le bataillon Azov d’assassiner des grands-mères. Et d’uriner sur leurs cadavres. Des soldats? Ne me faites pas vomir! Et ce sont eux qui en font payer le prix au petit peuple ukrainien, ce sont eux qui, avec leurs amants américains, sont responsables du fait que l’Ukrainien moyen, qui n’est pas un fasciste et qui veut juste vivre sa vie, soit pris dans cette tempête. Si l’Ukraine veut être traitée comme un pays européen, elle devrait peut-être demander si des gangs de fascistes arborant des croix gammées sont intégrés dans les forces armées d’un quelconque pays européen. À part, bien sûr, l’Ukraine. Cela ne demande pas un grand degré d’intelligence, n’est-ce pas?

Timothy Bancroft-Hinchey peut être contacté à l’adresse timothy.hinchey@gmail.com.


Texte original

Ukraine, Fascism and Imbecility

Author’s name Timothy Bancroft-Hinchey; 20.03.2022 20:06

Devoid of hype and hysteria, this piece is dedicated to respect all mothers who lose children and whose tears all taste of salt

After three weeks I am finally managing to understand the international reaction to the situation in Ukraine and the more I understand it, the more shocked I am at how utterly uninformed, or misinformed, people are. I am appalled at the shallowness of the media’s approach which in turns feeds gullible audiences and readerships and I am astonished at the biased, one-sidedness which demonises one side and exonerates the other.

Russophobic chips

It is almost as if every western baby was born with a Russophobic chip in their neck, easily activated by a single sound bite. It is like watching a video of a family kicking a dog to death because it bit the postman’s son (who had spent eight years torturing it and pulling its tail). The sheer childishness of reactions among seemingly educated and intelligent people is as amazing as it is sad.

The collective reaction borders on hysteria, with erudite people restricted to breathy, breathless monosyllables about “He”, about “Putin” who is “invading a sovereign nation” and “killing civilians” because “he wants to take over the world” and “he’s coming for us next”. What happened to common sense, logic and a balanced and informed approach? What happened to those who like to do a lot more reading and listening than speaking or writing?

I am one of those and I only write about something when I know what I am speaking about. I am not easily influenced by the media, which unfortunately has taught me to adopt the Hinchey Principle, which is to take a story, stand it on its head, turn it inside out, view it back to front, read the comments under the piece and get somewhere near to the truth.

Drawing the time line

What is even more depressing, in this current situation, is the Pavlovian reaction to draw the time line arbitrarily, devoid of any logic other than to pull the wool over people’s eyes. What the western media has managed to do, and it has worked, is to draw the time line at the beginning of 2022 when the first Russian missiles began destroying, in 48 hours, the billion-dollars-worth of military equipment which NATO had saddled the Ukrainian taxpayers with. After that, censorship of Russian media and social media sources, hundreds of Facebook pages deleted, RT silenced, Sputnik silenced and what happens then? Censorship negates any legitimacy of an information flow, who is to say that it is not just propaganda?

So let us have a balanced, sensible and educated discussion here devoid of hype, devoid of hysteria, devoid of collective imbecility.

Nobody likes war

First off, nobody likes war, nobody likes being invaded, nobody likes being shelled. Everybody’s tears taste of salt, the loss of a loved one is a tragedy, which the family has to bear forever. So let us not grandstage events using casualties as pawns in some stupid political tag game. The image of the Ukrainian boy pulls heartstrings today in the west. The image of the Russian-speaking Ukrainian boy in Donbass crying over the charred remains of his grandmother who was tortured and burnt to death after being doused in gasoline, then urinated on after the pigs from Azov Battalion stood around masturbating and giggling while she was screaming in agony never reached the west and if told, the reply is a callous “prove it”. OK go and speak to the grandson, he will love you I am sure.

Georgia attacked first

Secondly, let us speak facts, not stupidity. Georgia (2008) is frequently mentioned in this discourse. Does anyone know the facts? Has anyone been told? Under the Third Soviet Constitution Georgia was obliged to settle nationality issues. It didn’t. It refused to. Then in 2008 its western-advised troops attacked the Russian peacekeeping force in South Ossetia, murdering some of the soldiers. These are facts. Russia’s response was a very limited punitive raid, after which the Georgian troops fled screaming, Vladimir Putin himself said the intention was not to humiliate Georgia, and hey presto, South Ossetia, Akhazia and their residents have lived in peace since.

Crimea had a democratic referendum, as per The Falklands

Crimea is also referred to as an annexation. Get real, what annexation? Who told the western viewers and readers that lie? In 2014 there was a fascist coup d’état in Kiev, in which gangs of armed thugs took to the streets shouting “Death to Russians and Jews!” Fascist massacres took place. The Azov Battalion, sporting neo-Nazi insignia, massacred Russian-speaking Ukrainians in Odessa, in Donetsk, in Mariupol, in Slavyansk. The footage of three of these has been pulled from the Net, only Odessa remains and that is enough. (Western entities traditionally pull sensitive material from the Internet, so that they can deny the events happened then they say “prove it!”).

So in the absence of the democratically elected President, Yanukovich, the entity with power to enforce the law in Crimea was the Assembly, which duly organised a free and fair democratic referendum on whether to remain in Ukraine or rejoin Russia (Crimea was always Russian until Kruschev, a Ukrainian General Secretary of the Communist Party of the Soviet Union, drunkenly signed the republic to Ukraine when all parties were inside the Soviet Union). The election was not only free and fair, it was witnessed by dozens of countries. 

So “Putin” did not ”invade” Georgia, Georgia invaded “Putin”. “Putin” did not annex Crimea, Crimea expressed its desire to join “Putin”.

The Donbass story is one-sided

Now for Donbass. It was Kiev that started the problem with the fascist massacres, then the edicts to impose Ukrainian as the official language from basic education upwards. The residents of Donbass simply wanted to practise their language, culture and religion, which were in Russian and not Ukrainian. The residents, being attacked, had to take up arms to defend themselves.

And here, let us use an analogy to make it easier for some people to understand. Imagine your country was once part of a larger Union or Federation and imagine that with time the lines on maps were redrawn leaving millions of your compatriots on the other side of the frontier. Now factor in what happened in Ukraine. There was a coup in the other country where your citizens now find themselves, fascists took to the streets shouting Death to (your citizens) and Jews! Massacres took place in which marauding hordes of Neo-Nazis complete with swastikas murdered cleaning ladies, doused grandmothers with gasoline and stood around masturbating while the ladies were screaming, then urinated on the corpses, laughing? Do you think that is funny? And then they say No, these citizens cannot teach their kids in (English), everything has to be in (Spanish/French) and the shelling starts. How do you feel? What do you expect your government to do? Sit back like a coward? For eight years?

Why didn’t Kiev implement Minsk, which it signed?

Russia, actually Vladimir Putin, drew up the Minsk Agreements in 2015, trying to find a solution. He did not immediately recognise the independence of Lugansk People’s Republic and Donetsk People’s Republic, the Minsk agreements catered for them to remain inside Ukraine but with cultural autonomy. Reasonable? Yes, many would agree. Did Ukraine comply with these agreements, which it signed?

Never. The shelling, the attacks, the Fascist onslaught against men, women and children defenceless old folk, families, family pets continued from that side for 8 years, that is 96 months, that is 416 weeks that is 2,920 days. For eight years, or ninety-six months, or four hundred and sixteen weeks or two thousand, nine hundred and twenty days, Russia tried the negotiating table. Nobody listened, they never intended to. The idea was to use Ukraine as a pawn in a geopolitical game provoking Russia to snapping point and then doing everything possible to break her economy. Then what? Guess. A colour revolution, splitting Russia up into a myriad of republics and then syphon off her massive resources. It is called stealing, they do that with bank accounts.

So how would you feel if you were on the other side?

What I am trying to do here is to find some balance. The public has not been informed by the west so let us try doing so from the east. Even educated people these days are brought up on a tidy media chortle of drums rolling, BANG CRASH WALLOP stories (violins) but hey we’re keeping you safe and look here’s a story about a dog who found its human companion after ten years AHHHHHHH (music stops). Such is the western “news”, called “shows” these days.

Meanwhile an energy deal is done with Ukraine making a billionaire a multi-billionaire behind the scenes. The public, brought up on reality shows, brays and stamps and screams and gesticulates and calls someone a bastard and attacks Russian children going to school and burns down a Russian Orthodox Church somewhere and calls Russians names. The hysteria has been whipped up, there is one good cowboy with the white hat and the baddie with the black hat. Hollywood has done its job. The wool has been pulled over the eyes. The context has been diluted out of the story, the time line has been drawn in early 2022, not 2014; the culprits are the victims now and the victims are the culprits. Nobody remembers NATO’s shock and awe tactics in Iraq, which if employed by Russia in Ukraine, would have killed hundreds of thousands of civilians in three days and the entire thing would be over.

Russia in fact is avoiding civilian centers and is only attacking civilian buildings being used by Ukrainian elements or by mercenaries or by Fascists using civilians as human shields and yes, Azov Battalion has been trying to stage events to incriminate Russia for its own atrocities.

The Neo-Nazi Azov Battalion. Google it up

The Azov Battalion is a Neo-Nazi outfit which sports swastikas. I have seen many videos of these pieces of excrement in action. They are fascists and murderers. And they have been integrated in Ukraine’s Armed Forces at the nod of the Pentagon. Now where else in the world is that acceptable?

To conclude, this article is trying to find balance. Every coin has two sides and to respect both sides we have to examine both sides and find the context. This article is dedicated to finding a solution through understanding the causes and analysing where things went wrong, through facts. No hype, no hysteria. This article is not attempting to justify anything, nor to disrespect any deaths or casualties. 

Tears taste of salt, be they Russian or Ukrainian. Or Russian-speaking Ukrainians. So let us find some balance, let us understand the context and only then can we unravel this complicated chain of events and find some space for reconciliation.

Hopefully my readers will at least have read and taken in my points because they sure aren’t getting them from the western media. Hopefully people can begin to behave as adults.

All Kiev had to do was implement the Minsk Agreements which it signed and stop the Azov Battalion murdering grandmothers. And urinating on the corpses. Soldiers? Don’t make me sick! And these are the ones making ordinary Ukrainians pay for this, these are the ones together with their US bedmasters, responsible for getting the average Ukrainian, not a Fascist, wanting to get on with their lives, get caught up in this storm. Maybe if Ukraine wants to be treated like a European country it should ask whether gangs of Fascists wearing Swastikas are integrated in the armed forces of any European country. Except of course Ukraine. It doesn’t require a great degree of intelligence, does it?

Timothy Bancroft-Hinchey can be contacted at timothy.hinchey@gmail.com



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