Un haut responsable du renseignement américain qualifie la modification génétique d’arme potentielle de destruction massive.

Pas la peine de passer son temps à éplucher la littérature conspirationniste puisque tout est clairement annoncé par les autorités. Ici ce n’est rien moins que le Directeur du Renseignement , qui nous expliquait en 2016 ce qui allait/va nous tomber dessus.

Heureusement, les experts réunis à Varsovie cette année-là conclurent que « dans un avenir prévisible, de telles applications ne sont à la portée que des États ». Nous voilà rassurés, nous qui craignions que ça puisse tomber dans de mauvaises mains… Les mêmes experts conclurent à ce sujet que « la menace de groupes terroristes [est] encore lointaine ». Je vous renvoie à cet très instructif article de John Paul, qui dit exactement le contraire: ce n’est pas tellement difficile.

Ceux qui s’émeuvent aujourd’hui des possibles effets génétiques des injections Covid à ARNm (qui n’ont pas fait l’objet d’une évaluation sur ce plan lors des « essais », comme le rappelait ici le Dr Malone) liront utilement mes trois prochains articles. Les deux premiers aborderont le sujet a contrario sous l’angle des effets post-vaccinaux sur les facultés reproductices masculines, puisque après tout, pourquoi se donner du mal à trafiquer l’ADN des futures générations là où la bonne vieille méthode éprouvée de stérilisation forcée donne un résultat immédiat: pas de futures générations, problème réglé.

Le troisième parlera de la prochaine génération de plateforme vaccinale, en cours d’essai jusqu’à avril 2023, c’est-à-dire demain: l’ARN auto-amplifiant. Dont les effets sont potentiellement pires.

Tout va très vite en ce moment, vous ne trouvez pas?

Source.


Un haut responsable du renseignement américain qualifie la modification génétique d’arme potentielle de destruction massive.

Facile à utiliser. Difficile à contrôler. La communauté du renseignement considère désormais CRISPR comme une menace pour la sécurité nationale.

Par Antonio Regalado

9 février 2016

L’édition du génome est une arme de destruction massive.

C’est ce qu’affirme James Clapper, directeur du renseignement national des États-Unis, qui, mardi, dans le rapport annuel d’évaluation des menaces mondiales rédigé par la communauté du renseignement américaine, a ajouté l’édition de gènes à la liste des menaces posées par les « armes de destruction massive et de prolifération ».

L’édition de gènes fait référence à plusieurs façons nouvelles de modifier l’ADN à l’intérieur des cellules vivantes. La méthode la plus populaire, CRISPR, a révolutionné la recherche scientifique en donnant naissance à de nouveaux animaux et à de nouvelles cultures, et elle est susceptible de donner lieu à une nouvelle génération de traitements génétiques pour des maladies graves (voir « Tout ce que vous devez savoir sur l’année faste du CRISPR« ).

Selon cette évaluation, c’est la relative facilité d’utilisation de l’édition de gènes qui inquiète les services de renseignement américains. « Compte tenu de la large diffusion, du faible coût et du rythme de développement accéléré de cette technologie à double usage, son utilisation abusive, délibérée ou non, pourrait avoir des répercussions considérables sur l’économie et la sécurité nationale », indique le rapport.

Le choix du chef de l’espionnage américain de qualifier l’édition de gènes d’arme potentielle de destruction massive (ADM) a surpris certains experts. C’est la seule biotechnologie à figurer dans une liste de six menaces plus conventionnelles, comme la détonation nucléaire présumée de la Corée du Nord le 6 janvier, les armes chimiques non déclarées de la Syrie et les nouveaux missiles de croisière russes, qui pourraient être en violation d’un traité international.

James Clapper, le directeur du renseignement national américain, supervise des agences d’espionnage dont le budget combiné s’élève à plus de 50 milliards de dollars.

Le rapport est une version non confidentielle des  » réflexions collectives  » de la Central Intelligence Agency, de la National Security Agency et d’une demi-douzaine d’autres organes d’espionnage et de collecte de données des États-Unis.

Bien que le rapport ne mentionne pas nommément le CRISPR, il est clair que c’est bien le plus récent et le plus polyvalent des systèmes d’édition de gènes que Clapper avait à l’esprit. Le faible coût et la relative facilité d’utilisation de la technique CRISPR – les ingrédients de base peuvent être achetés en ligne pour 60 dollars – semblent effrayer les agences de renseignement.

« La recherche sur la modification du génome menée par des pays dont les normes réglementaires ou éthiques diffèrent de celles des pays occidentaux augmente probablement le risque de création d’agents ou de produits biologiques potentiellement dangereux », indique le rapport.

L’inquiétude vient du fait que la biotechnologie est une technologie « à double usage » – ce qui signifie que des développements scientifiques normaux pourraient également être utilisés comme armes. Le rapport note que les nouvelles avancées « circulent facilement dans l’économie mondialisée, tout comme le personnel possédant l’expertise scientifique pour les concevoir et les utiliser « .

M. Clapper n’a pas défini de scénarios particuliers impliquant des armes biologiques, mais les scientifiques ont déjà spéculé sur la possibilité d’utiliser le CRISPR pour fabriquer des « moustiques tueurs » [NdT. voir l’article – en anglais – en lien dans cet article sur Gates – que j’ai traduit], des fléaux qui détruisent les cultures essentielles, ou même un virus qui découpe l’ADN des êtres humains.

« La biotechnologie, plus que tout autre domaine, offre un potentiel important en termes de bienfaits pour l’homme, mais elle peut également être utilisée à mauvais escient », déclare Daniel Gerstein, analyste politique principal à la RAND [NdT. voir sur Wiki] et ancien sous-secrétaire au Ministère de la Défense Intérieure. « Notre crainte est que des personnes développent un type d’agent pathogène hautement efficace, mais nous nous inquiétons également d’un risque de mauvaise utilisation. L’édition de gènes pourrait donner lieu à un accident catastrophique, car le génome est l’essence même de la vie. »

Piers Millet, expert en armes biologiques au Woodrow Wilson Center de Washington, D.C., estime que le fait que Clapper ait inscrit l’édition génétique sur la liste des ADM est « surprenant », car la fabrication d’une arme biologique – par exemple, une forme extrêmement virulente d’anthrax – nécessite encore aujourd’hui la maîtrise d’un « large éventail de technologies ».

La mise au point d’armes biologiques est interdite par la Convention sur l’interdiction des Armes Biologiques [NdT. Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction, voir sur Wiki], un traité datant de la guerre froide qui rendait illégaux les programmes de guerre biologique. Les États-Unis, la Chine, la Russie et 172 autres pays l’ont signé. Selon M. Millet, les experts qui se sont réunis à Varsovie en septembre dernier pour discuter du traité ont estimé que la menace de groupes terroristes était encore lointaine, étant donné la complexité de la production d’une arme biologique. Selon M. Millet, le groupe a conclu que « dans un avenir prévisible, de telles applications ne sont à la portée que des États ».

Ce rapport du renseignement souligne en particulier la possibilité d’utiliser CRISPR pour modifier l’ADN d’embryons humains afin de produire des changements génétiques dans la prochaine génération, par exemple pour éliminer les risques de maladie. Elle note que les progrès rapides de l’édition du génome en 2015 ont contraint « des groupes de biologistes américains et européens de haut niveau à s’interroger sur l’édition non réglementée de la lignée germinale humaine (cellules utiles à la reproduction), qui pourrait créer des modifications génétiques héréditaires. »

Jusqu’à présent, le débat sur la modification des gènes de la prochaine génération est resté centré sur l’aspect éthique, et le rapport ne précise pas comment un tel développement pourrait être considéré comme une ADM, bien qu’il soit possible d’imaginer un virus conçu pour tuer ou léser les individus par la modification de leur génome.


Texte original

Top U.S. Intelligence Official Calls Gene Editing a WMD Threat

Easy to use. Hard to control. The intelligence community now sees CRISPR as a threat to national safety.

By Antonio Regalado

February 9, 2016

Genome editing is a weapon of mass destruction.

That’s according to James Clapper, U.S. director of national intelligence, who on Tuesday, in the annual worldwide threat assessment report of the U.S. intelligence community, added gene editing to a list of threats posed by “weapons of mass destruction and proliferation.”

Gene editing refers to several novel ways to alter the DNA inside living cells. The most popular method, CRISPR, has been revolutionizing scientific research, leading to novel animals and crops, and is likely to power a new generation of gene treatments for serious diseases (see “Everything You Need to Know About CRISPR’s Monster Year”).

It is gene editing’s relative ease of use that worries the U.S. intelligence community, according to the assessment. “Given the broad distribution, low cost, and accelerated pace of development of this dual-use technology, its deliberate or unintentional misuse might lead to far-reaching economic and national security implications,” the report said.

The choice by the U.S. spy chief to call out gene editing as a potential weapon of mass destruction, or WMD, surprised some experts. It was the only biotechnology appearing in a tally of six more conventional threats, like North Korea’s suspected nuclear detonation on January 6, Syria’s undeclared chemical weapons, and new Russian cruise missiles that might violate an international treaty.

James Clapper, the U.S. director of national intelligence, oversees spying agencies with a combined budget of more than $50 billion.

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