Le chaos à venir, première partie – par John Paul.

Comme promis. La deuxième partie est publiée juste après.

Source.


Traduction

Le chaos à venir

Première partie

John Paul

20 juillet

Les points de données et l’analyse de nombre de mes observations et opinions figurant ici ont été largement couverts dans la plupart des articles intitulés Beyond Mathematical Odds. Je vais écrire un nouvel article de la série Beyond Mathematical Odds qui couvrira une grande partie de ce que je « prévois » et discute ici dans les prochains jours.

Au cas où vous l’ignoreriez, le titre fait référence à l’essai intemporel et génial de Robert Kaplan, The Coming Anarchy.

La démocratie est une bête capricieuse et fragile, soumise aux caprices de la population, et les personnes menacées de pauvreté échangeront la démocratie contre ce que l’adversaire appellera démocratie, qu’il s’agisse d’autocratie ou de « progressisme » (du communisme sous d’autres formes). La majeure partie de la population mondiale n’a pas la capacité cognitive fondamentale de sacrifier ses avantages pour maintenir sa liberté. Plus rares sont ceux qui ont la clairvoyance de penser quelques semaines à l’avance, sans parler des effets de deuxième et troisième ordre, et au-delà. Mais les gens affamés? Ils donneront le pouvoir à quiconque leur fera des promesses vides, car lorsqu’on est affamé, on n’est pas rationnel. La démocratie meurt souvent non pas par idéologie, mais par des estomacs vides.

Les mots « impossible » et « se produire » ont probablement traversé votre esprit et ont été prononcés. Il en est allé de même à d’autres moments de l’histoire. Pour comprendre où je veux en venir, il nous faut d’abord établir quelques repères.

Peu de gens comprennent la complexité en dehors du domaine de la théorie, la complexité est souvent reléguée aux recherches académiques, aussi une partie des objectifs de ce Substack était de rendre progressivement les gens plus attentifs à la façon dont les systèmes complexes fonctionnent, même si vous n’en êtes pas conscient, inconsciemment vous accordez maintenant plus d’attention à l’intrication du système qu’aux événements singuliers. À ce stade, de nombreux lecteurs comprennent comment certains événements peuvent avoir un effet disproportionné sur le système.

Comme dans la nature, où la disparition d’une espèce spécifique d’insecte peut entraîner l’effondrement d’un (petit) écosystème, appelé cascade de coextinction, notre système mondialisé ressemble à un niveau simpliste aux réseaux naturels.

L’un des événements qui a eu un effet disproportionné sur l’ensemble de la planète a été l’interdiction par la Chine des exportations de phosphate, l’un des engrais les plus utilisés sur la planète, à laquelle s’est ajoutée la crainte d’une action similaire de la part de la Russie, qui a également interdit les principales exportations d’engrais l’année dernière, et qui a continué à répondre aux manœuvres géopolitiques occidentales en étendant cette interdiction.

Les gouvernements sont souvent réactifs, et non proactifs, et encore moins capables d’une quelconque forme de prévision. Une planification médiocre, marquée par des modélisations erronées de la part de petites organisations, et des relations incestueuses avec des groupes de réflexion et d’autres organisations, nous ont conduits à la situation actuelle, où les gouvernements, sous l’emprise des entreprises, tentent d’interdire dans la précipitation l’utilisation des engrais. Le gouvernement canadien fait pression dans ce sens depuis des mois, et le gouvernement néerlandais a imposé à la hâte une législation similaire et a récolté en retour la réponse qui convenait. Une révolte populaire.

Accidents, révoltes et soupçons d’écoterrorisme [NdT. ma traduction ici]

Comme je l’ai couvert récemment dans plusieurs articles, de nombreux gouvernements suivant des politiques Vertes et des exigences ESG, que je m’abstiendrai de commenter ici, se sont retrouvés dans des difficultés économiques croissantes, voire se sont même carrément effondrés (Sri Lanka). En l’espace de trois semaines, nous sommes passés de quelques manifestations à près de deux douzaines.

Il n’y a pas si longtemps, le Sri Lanka a reçu l’un des meilleurs scores ESG =)
Des étiquettes antivol allemandes sur le beurre.

La Chine fait face à des paniques bancaires depuis des semaines et lutte contre l’effondrement de son marché immobilier depuis des mois (il s’agit du moteur de la « fausse » économie chinoise, et une grande partie de l’Occident y a fortement investi). L’Europe est maintenant confrontée à une pénurie d’énergie, à des coupures de courant et à la menace d’un hiver rigoureux, ce qui ne devrait pas être un scoop.

Au-delà des probabilités mathématiques – Les ondes de Weimar [Ndt. non traduit]

Dans nombre de mes articles les plus analytiques, j’ai prédit les événements à venir, j’ai dit que l’Europe connaîtrait un rationnement de l’énergie, et peut-être de la nourriture, et cela s’est produit, il y a une grande pénurie d’huile de cuisson dans de nombreux pays, l’inflation se poursuit sans relâche. Et la Russie a complètement arrêté le flux de gaz vers l’Europe pour « maintenance programmée », ce que l’UE considère comme une menace de non-reprise [NdT. il a repris]. En fait, voici un point de référence pour mon argumentaire suivant.

Ça date de début janvier 2022

Les événements de cette semaine ont déjà cimenté le premier et peut-être le deuxième trimestre de l’année. Les effets en cascade sont faciles à suivre rien qu’en lisant ce qui est exposé ici.

D’une part, les difficultés énergétiques de l’Europe, comme nous l’avons souligné précédemment, s’aggravent, et même si l’Europe connaît un hiver plus chaud qui profite à une partie des stocks de GNL [gaz naturel liquide], la pression financière et les politiques de confinement malavisées viennent chercher leur dû.

Les pays européens commencent à décliner sous la lourde pression du sort inévitable de l’EROI [NdT. L’Energy Return On Investment (Eroi) est le ratio entre l’énergie utilisable et celle consommée pour l’obtenir]. Rien ne survit à une énergie coûteuse ou inefficace.

Les événements des quatre dernières semaines ont confirmé ce qui se passera très probablement dans les six à dix prochains mois. À court terme, de nombreux Européens seront confrontés à de nombreuses difficultés, à des pannes d’électricité, à des coupures de courant, à des mesures d’économie d’énergie (euphémisme pour rationnement), l’industrie sera une nouvelle fois touchée, Yara, l’un des plus grands producteurs d’engrais d’Europe, réduira probablement sa production (une nouvelle fois) en raison de la disponibilité et du prix du gaz. La simple exécution du rationnement, qui vise généralement les gros consommateurs (l’industrie), aura un impact important sur l’industrie manufacturière, affectant à la fois l’approvisionnement et d’autres parties de l’industrie elle-même. Le rationnement de l’énergie explique en grande partie pourquoi les problèmes survenus en Chine l’année dernière ont entraîné une cascade d’événements affectant l’industrie mondiale des mois plus tard. Le rationnement en Europe aura un impact similaire, même si ce n’est que pour quelques semaines « seulement ».

Plus tôt cette année, dans mes articles plus longs, j’ai averti que la dynamique non linéaire et les tendances de cette période allaient créer un problème de famine massive dans la région MENA (Middle East Northern Africa – Moyen-Orient et Afrique du Nord), et ce point a été confirmé plus tard par les analyses et les données de l’ONU, et peu après, même des chefs d’État comme Macron ont mis en garde contre cette tendance inquiétante. Aujourd’hui, on attend au moins 20 millions de migrants rien que dans les prochains mois, en raison des politiques désastreuses, des dommages causés par les confinements et des problèmes énergétiques mondiaux.

Dans des circonstances normales, l’Europe serait à peine capable de gérer, d’accueillir et de se permettre 5 millions de migrants, mais sous la pression systémique actuelle, l’Europe ne serait pas capable de gérer 5, et encore moins 20 millions de migrants affamés. Mais 20 millions est une estimation assez prudente, le nombre pourrait être de 50 millions. L’Europe pourrait sombrer dans le chaos le plus total, ou devenir l’otage des pays limitrophes de la région MENA, qui seront eux aussi confrontés à une pénurie de ressources et exigeront des paiements astronomiques sous de nombreuses formes pour ne pas laisser les hordes entrer en Europe. Cela deviendra une question politique mondiale, et c’est une menace continentale, étant donné les circonstances virologiques actuelles…

Il y a maintenant un point de discussion parmi les médias et certaines institutions politiques que « la démocratie est attaquée », précisément à cause de tout ce que j’ai décrit ici, et dans le premier paragraphe de ce texte. La démocratie ne dure que tant que l’on peut se permettre de se nourrir et d’avoir un approvisionnement énergétique suffisant, et à mesure que les perturbations augmentent en intensité et en quantité, les démocraties plient sous leur propre poids bureaucratique. Confrontée à la réalité d’une population privée de nourriture et disposant de peu d’argent, l’UE revient sur certaines de ses sanctions à l’encontre de la Russie, pour tenter d’acheter du carburant et des engrais. Pourtant, les rendements sont déjà compromis (nous en parlerons dans le prochain numéro, ne vous inquiétez pas).

Ai-je mentionné qu’il y a des discussions entre les propriétaires d’usines chinoises qui reçoivent l’ordre du gouvernement de convertir leurs usines pour produire des équipements de guerre? Comme je l’ai dit dans l’article sur les révoltes ci-dessus, la Chine est susceptible d’envahir Taïwan cette année, et tout ce qui précède les points de données dans cet article l’indique, la fuite des données d’identification de plus d’un milliard de personnes ne fait que le confirmer.

Les tendances actuelles du climat, quelle qu’en soit la source, alimentent les discussions sur le « tout climat » dans de nombreux pays, et comme je l’ai couvert plus tôt et superficiellement sur mon Twitter, l’écoterrorisme n’est pas seulement une réalité, mais un problème croissant depuis une décennie, et vous pouvez vous attendre à ce que des incendies plus importants et de très grande ampleur commencent à se produire dans le monde industrialisé au cours des prochains mois lorsque tout sera sec, parmi d’autres formes de perturbation, car des activistes détraqués pensent que les choses n’avancent pas « assez vite ».

Tout cela pour dire qu’à court terme, il n’y aura pas de stabilité, les tendances inflationnistes persistent même avec la destruction de la demande, et les tendances perturbatrices continues ne garantissent qu’un faible répit pour le bon fonctionnement de notre système mondialisé. Si le monde s’arrêtait maintenant, et si les gouvernements devenaient totalement compétents ou cessaient d’exister, les événements se dérouleraient à peu près de la même manière.

La deuxième partie contiendra suffisamment de données et de sources pour que vous compreniez mes opinions et mon analyse/prévision partielle sur ce sujet. Je recommande vivement à mes lecteurs européens d’envisager sérieusement de penser à l’avenir et d’adopter une « mentalité de préparation », dans le seul but d’être prêts lorsque « l’impensable » se produira. Il n’y aura pas assez de nourriture pour nourrir la planète entière, l’inflation alimentaire n’est PAS aussi grave maintenant qu’elle le deviendra, les problèmes énergétiques sont loin d’être terminés, ils font l’objet d’un énorme conflit politique entre différentes factions de la haute société, l’Europe rationne déjà l’énergie et le carburant se fait rare.

Dans une moindre mesure, la même chose s’applique aux Américains, aux Canadiens et aux autres pays, car plus les systèmes complexes commencent inévitablement à tomber en panne, plus ils deviennent chaotiques – pas étonnant que la complexité en tant que domaine universitaire ait commencé avec la « théorie du chaos ». La guerre ukrainienne ne sera pas la dernière guerre que nous verrons, et si certains pays sont suffisamment désespérés, ils pourraient déclencher un conflit pour de multiples raisons, toutes basées sur la seule réponse émotionnelle humaine.

Un certain nombre de mes articles précédents contiennent le cadre nécessaire pour vous permettre de comprendre ce qui va se passer, et comment les choses pourraient (vont) se dérouler. Après avoir lu celui-là, dites-moi, qu’est-ce qui a changé? C’était il y a 4 mois, et si quelque chose, la dynamique actuelle est en passe de rendre les choses bien pires.

Comme je vous en avais averti plus tôt cette année. Il y avait une nuée de cygnes noirs en route, et ils nous bombardent maintenant en piqué.

Au-delà des probabilités mathématiques VIII – Plein pot et vers l’abîme

Vous devriez également prêter une attention toute particulière à mes remarques finales qui figurent ici… [NdT. que je traduis juste sous le lien]

Au-delà de la probabilité mathématique – La guerre hybride

L’Occident tout entier, le Tiers-Monde et l’OTAN, ses alliés, sont incroyablement mal préparés à mener des guerres telles qu’elles sont menées actuellement et depuis 18 mois. Je ne commenterai même pas le chemin actuel et suicidaire que prend l’armée américaine, et je ne parle pas de politique identitaire.

S’il y a un conflit en Ukraine, vous feriez mieux de prier Dieu pour que les Russes ou d’autres acteurs étatiques aient plus de moralité que moi. Compte tenu de la campagne de vaccination actuelle, il est facile, rapide et bon marché d’anéantir toute force active dans un conflit. Il suffit de prendre quelques bidons de… quelque chose. Et ce ne serait pas considéré comme une attaque biologique, car il y a une législation à ce sujet. La guerre du futur n’est-elle pas magnifique?

Je vous laisse avec deux citations.

un « tourbillon de violence », une dévastation surprise et gratuite qui est plus motivée par la rage que par un plan précis.

Vous savez ce qui est cool avec la technologie, la guerre hybride et le monde post-pandémique? Tout le monde peut s’y engager, et les joueurs fantômes sont, littéralement, partout. Décentralisés.

Je vais faire écrouler tout ce putain de temple malade sur ta tête. Ça va être Biblique.

Un très grand merci à tous mes soutiens ici et à ceux qui utilisent KoFi =) !


Texte original

The Coming Chaos

Part 1

John Paul

Jul 20

Data points and analysis of many of my observations and opinions here have been covered extensively in most of the pieces titled Beyond Mathematical Odds. I will write a new Beyond Mathematical Odds that cover much of what I am “forecasting” and discussing here in the next few days.

If by any chance you are not aware, the title is a reference to the timeless, amazing essay The Coming Anarchy by Robert Kaplan.

Democracy is a fickle and fragile beast, at the whims of the population, and people under the threat of poverty will trade democracy, for whatever the adversary labels as democracy, be it autocracy, “progressivism” (communism by other means). Most of the world lacks the basic cognitive capacity to sacrifice amenities to maintain freedom. Fewer even the foresight to think a few weeks ahead, let alone second, third order effects, and beyond. Starving people though ? They will give power to anyone who feeds them empty promises because when you are starving, you are not rational. Democracy often dies not by ideology, but by empty stomachs.


The words impossible and happen probably crossed your mind and were spoken. The same happened other times in history. To understand where I am going, first, we need a few points.

Few people understand complexity outside the realm of theory, complexity is often relegated to academic pursuit, so part of the efforts of this Substack was to slowly make people more observant of how complex systems works, even if you were not aware, subconsciously you now pay more attention to the intricacy of the system, than to singular events. At this point, many of the readers understand how certain events can have a disproportional effect on the system.

Like in nature, where the loss of specific species of insect can lead to the collapse of a (small) ecosystem, named coextinction cascade, our globalized system resembles natural networks at a simplistic level.

One of the events that had a disproportional effect on the whole planet was China’s ban on phosphate exports, one of the most used fertilizers on the planet, compounded by a similar fear from Russia, which also banned major fertilizer exports last year, and kept responding to Western geopolitical moves by extending said ban.

Governments are often reactive, not proactive, let alone attempting any form of foreseeing, poor planning riddled with wrong modeling by small organizations, and incestuous relationships with think tanks and other organizations got us to our current predicament. Where governments, let by corporate capture attempt to rush the ban of fertilizer use. The Canadian government has been pushing this one for months, and the Dutch government rushed similar legislation and got a proper response in return. Popular Revolt.

Accidents, revolts and hints of ecoterror

As I covered recently in quite a few pieces, many governments following Green policies and ESG demands, which I will abstain from commenting on here, found themselves in growing economic difficulties, or outright collapse (Sri Lanka). In the span of 3 weeks, we went from a few protests to almost 2 dozen.

Sri Lanka was given one of the highest ESG scores not long ago =)
German antitheft tags on Butter.

China has been facing bank runs for weeks and fighting the collapse of its real estate market for months (it is the engine of China’s “fake” economy », and a lot of the West is heavily invested in it). Europe is now facing energy shortage, blackouts, and the threat of a severe winter, and this should not be news.

Beyond Mathematical Odds – The Weimar vibes

In many of my more analytical pieces, I forecasted events coming down now, I did say Europe would experience rationing of energy, and possibly of food, and this came to pass, there is a big shortage of cooking oil in many countries, inflation runs unabated. And Russia completely stopped gas flows to Europe for “programmed maintenance”, which the EU sees as a threat of never coming back. In fact, here, is a reference point for my following argument.

From early January, 2022.

Events over the last 4 weeks cemented what will most likely happen in the next 6 to 10 months. In the short-term, many Europeans will be faced with a lot of hardships, brownouts, blackouts, measures to conserve (semantics for rationing) energy, the industry will be affected once again, Yara one of Europe’s biggest fertilizer producers will probably cut production (again) because of gas supply and prices. Merely executing rationing, usually aimed at big consumers (industry) will have a big impact on manufacturing, affecting both supply and other parts of the industry itself. Rationing energy is another big part of why the problems in China last year led to a cascade of events affecting the global industry months later, rationing in Europe will have a similar impact, even if it is for a few weeks “only”.

Earlier this year, in my longer pieces, I warned that the non-linear dynamics and the trends back then would create a massive famine problem in MENA (Middle East Northern Africa), and this point was later confirmed by UN analysis, data, and soon after even head of states such as Macron was warning of this concerning trend. Now they expect at least 20 million migrants in the next months alone because of disastrous policies, damage from lockdowns, and the global energy woes.

Under normal circumstances, Europe would barely be able to deal with, accommodate, and afford 5 million migrants, but under the current systemic pressure, Europe would not be able to deal with 5, let alone 20 million starving migrants. But 20 million is a fairly conservative estimation, the number could be as high as 50 million. Europe could fall into complete chaos, or become a hostage of bordering countries with MENA, as they will too face resource scarcity, and demand astronomical payments in many forms over not letting the hordes get into Europe. This will become a global political issue, and it is a continental threat, given the current virological circumstances…

There is now a talking point among the media and certain political institutions that “democracy is under attack”, precisely because of everything I described here, and in the first paragraph of this text. Democracy only last as long as you can afford food and have a sufficient energy supply, as disruptions grow in intensity and quantity, democracies will buckle under their own bureaucratic weight. Faced with the reality of a population without food, with little money won’t go down easy, the EU is now reverting some of its sanctions on Russia, to attempt to buy fuel and fertilizers. Still, yields are already compromised (will cover in the next one don’t worry).

Did I mention there are talks among Chinese factory owners on orders from the government that they must convert their factories to produce items of war ? As I said in the revolts piece above, China is likely to invade Taiwan this year, and everything before the data points in that piece pointed towards it, the ID leak of over a billion people just solidified it.

Current trends in climate, regardless of where its source is are fueling talks of Climate everything in many countries, and as I covered earlier and superficially on my Twitter, Ecoterrorism is not only a thing, but a decade-old growing problem, and you can expect bigger, massive fires to start happening in the first world the next months when everything gets dry, among other forms of disruption as unhinged activists don’t think things are moving “fast enough”

All this to say, short-term there will be no stability, the inflationary trends persist even with demand destruction, and the continuous disruptive trends do all but guarantee little reprieve of proper functioning of our globalized system. If the world stopped right now, and governments achieved complete competency or ceased to exist, events would pretty much happen in almost the same manner.

Part II will have enough data points, and sources so you understand my opinions and partial analysis/forecast on this one. I highly recommend my European readers to seriously consider thinking way ahead, and adopting a “prepping mindset”, for the sole purpose of being ready when the “unthinkable” happens. There will not be enough food to feed the entire planet, food inflation is NOT as bad as it will get, the energy woes are far from over, are a huge political dispute between different factions of upper society, Europe is already rationing energy and fuel is getting scarce.

To a lesser degree, the same applies to Americans, Canadian, and elsewhere, as complex systems inevitably begin cascading into failure, the more chaotic they become, no wonder Complexity as an academic field started with “Chaos Theory”. The Ukrainian war won’t be the last war we see, and if certain countries get desperate enough, they might instigate conflict for multiple reasons, all based on nothing but human emotional response.

Quite a few of my earlier pieces, have the necessary framework for you to understand what is about to happen, and how things might (will) play out. After reading that one, tell me, what changed ? That was from 4 months ago, if anything the current dynamics are about to make that look good.

As I warned earlier this year. There was a flock of black swans coming, and they are dive bombing us.

Beyond Mathematical Odds VIII – Full-bore and Into the Abyss

You should also play very close attention to my closing remarks here…

Beyond mathematical probability – Hybrid war

A very big thank you to all supporters here and those who use KoFi =) !

Non-essentiels.

[revu et augmenté le 17/08]

Préambule

Je vais écrire sur l’ajustement structurel et sur le retour sur investissement.

Je n’y connais rien, bien sûr. Je ne suis pas un expert, je suis ouvrier. Quoique pour avoir autrefois travaillé sur des projets internationaux j’en sais quand même assez sur l’ajustement structurel pour en être dégoûté.

Contrairement à un mythe qu’il faudrait dissiper, ces domaines ne nécessitent pas de grande expertise. Une fois leur logique comprise, on saisit vite quand un de leurs experts nous mène en bateau. Comme l’expliquait Miles dans l’article juste avant, un peu d’entraînement suffit pour développer un mal de mer salutaire. On réalise vite que c’est en presque en permanence qu’on se paie notre tête.

Quand on vous montre un artefact en métal de l’Egypte ancienne – alors qu’ils ne connaissaient pas la métallurgie – et qu’on vous explique que c’est fabriqué avec des métaux trouvés dans des météorites, un brin de curiosité vous ménera aux écrits d’Anatoly Fomenko – ou sur l’excellent site de Cédric-Michel Leclerc – qui ont fait le boulot, donnent leur méthodologie et le fruit de leur recherche: l’Egypte ancienne n’a jamais existé. Pourtant, il y a des égyptologues. Ce sont des experts.

Quand je repère des trous de forage modernes dans des colonnes ou des blocs à tailler sur des photos de ruines de la Grèce antique, imaginez ma surprise. Un peu de recherche suffit à découvrir que la Grèce antique n’a jamais existé non plus. Pourtant il y a des hélennistes. Ce sont des experts. Il y a également des experts en armes atomiques, ce qui devrait vous faire doucement rigoler après que vous aurez lu l’article suivant.

Des experts, vous avez vu défiler depuis deux ans et demi sur les plateaux de télévision – si vous détenez chez vous ce genre d’arme de destruction massive. Vous aurez eu l’occasion de déterminer si oui ou non on vous prend pour des pommes. Aujourd’hui, place aux experts en géostratégie, qui vont eux aussi vous mener en bateau pour vous vendre le conflit Chine/USA et/ou Russie/Europe. Prévoyez un sac en papier.

En y consacrant assez de temps, on acquiert une certaine expertise en matière de complots. Mais je le répète, méfiez-vous des experts. Prenez un peu de temps pour faire le boulot vous-mêmes – mais pas trop de temps. Investissez aussi dans l’observation de la Nature. Ça ouvre l’esprit, ça permet éventuellement de manger sainement, moyennant un peu d’effort, et ça peut même vous aider à comprendre le sens de la vie et la place de l’Homme sur Terre.

C’est ce qu’on est en train de vous confisquer.

Deux ans de blog

Pour les nouveaux qui voudraient lire mes précédents écrits (ou les anciens qui voudraient les relire) et ne se sentent pas de les rechercher dans deux cent nonante neuf titres, il y a ceci, ceci, ceci, ceci, ceci, ceci, ceci, ceci et surtout ceci et ceci et ce témoignage.

Ceci est donc le trois-centième. J’y reviens sur des sujets j’ai relayés ou traités jusqu’à présent et je relie les points. Je n’interviendrai plus désormais sur l’actualité que ponctuellement. L’objectif de l’actualité est de verrouiller l’esprit sur des arcs de pensée très courts et de faire écran, c’est le cas de le dire, à toute perspective historique. Un autre problème est qu’elle est le plus souvent fabriquée: soit un narratif frauduleux qui s’appuie sur des événements tangibles – le Covid en est un cas d’école – soit des événements purement fictifs élaborés dans tel ou tel think tank ou officine du Renseignement. J’ai déjà consacré pas mal de temps à traiter l’actualité au détriment d’articles de fond que je reporte sans cesse. Celui-ci en est un.

Je m’acharnerai aussi moins à publier des articles qui me prennent plus de temps à rédiger ou à traduire (quatre heures en moyenne) qu’il en faut à l’ensemble de mes lecteurs pour les lire. Quelqu’un m’a dit qu’il trouvait dommage que ce blog ne reçoive pas davantage de visites, ce à quoi je lui ai répondu que s’il attirait plus de monde, ça impliquerait que je n’aurais jamais eu besoin de le créer au départ. Le bon peuple qui vit dans l’insouciance ne se met à consommer des informations « alternatives » que dans l’urgence – pour souvent tomber dans le panneau des figures de proue de la « résistance ».

J’ai déjà souvent exposé l’opposition contrôlée, celle payée par le Renseignement pour ce travail. On trouve aussi un grand nombre d’idiots utiles (généralement plus idiots qu’utiles), qui n’ont eux pas besoin d’être contrôlés. Les uns comme les autres se focalisent sur les éternels suspects, de Gates à Soros, sans aller beaucoup plus loin. Leur point commun est de s’adresser au « comment » et au « qui », pas tellement au « pourquoi » – que nous aborderons en fin d’article. Leurs superhéros sont des « media darlings« , qui font partie de l’opération: des cartes joker du Renseignement comme Julian Assange, Edward Snowden et consorts, des personnages politiques sous contrôle, comme Donald Trump, Thierry Baudet et un paquet d’autres, des « patriotes » de droite sélectionnés pour leur innocuité et des gauchistes professionnels recyclés en défenseurs de la liberté. Leur discours s’articule autour des notions de liberté, de crime contre l’humanité, de génocide et d’eugénisme. Certains accusent la Chine (Naomi Wolf), d’autres la défendent (Matthew Ehret), ce qui fournit deux versions du même narratif simpliste, bâti sur la vision binaire du grand public, qui n’a pas conscience qu’il existe un monde au-dessus de leur monde, et qu’il n’y a qu’une élite aux commandes de tout le reste.

Pour maintenir le status quo, la communication est confiée à des animateurs-vedettes du Net surgis de nulle part – aux Etats-Unis des Alex Jones ou des Stew Peters et leurs équipages de faux enquêteurs – qui contrôlent les révélations, leur timing, chaperonnent les quelques professionnels sérieux trop visibles, les discréditent par association à des fantaisistes et enfin polluent l’information par des annonces exotiques ou apocalyptiques en tout genre. Leur incessante complainte est la censure de l’information sur les media mainstream, ce qui est un leurre. Internet est aujourd’hui le media mainstream, ils en sont les stars et leurs vidéos font des millions de vues. La télévision, comme la médecine, a déjà été sacrifiée dans le cadre de l’opération et n’attire plus que des hallucinés qui n’ont aucun poids dans les événements, si ce n’est celui de poids mort. Certains réseaux sociaux font tièdement semblant de censurer mais, pour rappel, Facebook, Twitter et consorts ne sont pas Internet. Au mieux, ils sont des outils d’abrutissement et de surveillance destinés à quart-mondiser la toile, ce qu’ils ont brillamment réussi. L’Internet, la plus grande invention depuis l’aspirateur sans sac, pouvait potentiellement engendrer un gigantesque bond en avant de la connaissance humaine. On attend toujours.

Covid

Les articles sur le Covid et sa version injectable commencent à fatiguer tout le monde – moi le premier. Franchement, à moins que vous débarquiez, passez directement au titre suivant. C’est du rabâché, ressassé, rebattu. J’en ai publié au moins deux cent sur le sujet. Aucune surprise dès lors qu’on a compris le principe, qui va du contrôle à la « dépopulation ». Je fais donc cette courte synthèse, non-exhaustive, basée sur cette interview du Dr Richard Fleming et de son résumé par Joel Smalley, auquel j’ajoute quelques points à partir du n°8.

  1. Le SARS-CoV-2 est une arme biologique fabriquée en laboratoire, financée par le gouvernement américain, qui résulte d’une recherche de gain de fonction sur la protéine de pointe, la rendant plus infectieuse.
  2. Les traitements sûrs et efficaces contre le virus ont été bloqués par les organismes de réglementation sanitaire américains.
  3. La mise en quarantaine des personnes en bonne santé est totalement inefficace.
  4. Les « vaccins » ARNm/ARN produits par Pfizer, Moderna et Janssen sont des armes biologiques qui délivrent la même protéine de pointe toxique que le virus, mais à des charges jusqu’à 5 millions de fois supérieures.
  5. Les vaccinés sont responsables de la sélection par pression des variants (alpha, delta, omicron, etc.), prolongeant ainsi l’épidémie.
  6. Le « vaccin » perturbe le système immunitaire naturel, rendant les vaccinés plus sensibles aux infections et aux maladies. [NdT. dont la flambée de cancers fulgurants observée actuellement]
  7. Le « vaccin » par lui-même endommage les globules rouges et provoque une hyperinflammation et une coagulation qui entraînent la maladie et la mort.
  8. Les « vaccins » déployés ont été déclinés en de nombreuses versions différentes en termes de dosage et de nanotechnologie embarquée.
  9. Les particules nanolipidiques qu’ils contiennent ont également un rôle pathogène.
  10. Outre leurs effets « secondaires », les injections ont comme conséquence de réduire la réponse immunitaire à la protéine de pointe (d’où les formes « moins graves »), qui se multiplie sans limite et fait potentiellement des injectés des super-épandeurs tandis que leurs organes sont attaqués par leur charge de protéine de pointe.
  11. Tous les organes sont touchés mais les dommages au système reproducteur se reflètent dans la chute spectaculaire de la natalité, apparemment temporaire, dans les pays injectés.
  12. Les nombreuses pathologies précitées sont déjà en hausse et attribuées à des causes surréalistes (réchauffement climatique, etc).
  13. Le SARS-CoV-2 et les injections font partie d’une opération militaire, que l’on peut qualifier, en se basant sur ses conséquences, de Guerre Mondiale de cinquième génération – une forme élaborée de « black op« .
  14. Cette guerre n’est manifestement pas le fait d’un pays en particulier mais d’un réseau supranational qui contrôle les gouvernements acteurs du projet et leurs services de Renseignement.
  15. Elle s’adresse en priorité aux économies industrielles ou post-industrielles du Premier Monde, grands consommateurs d’énergie et de matières premières, dont elles dépendent entièrement pour leur survie.
  16. A ce titre, elle fait partie d’un projet de contrôle sociétal, partiellement articulé dans diverses officines du pouvoir mondialiste – de l’Agenda 2030 de l’ONU au Grand Reset du Forum Economique Mondial – et implémenté sous forme « sanitaire » par l’OMS.
  17. La même offensive continue sous forme de nouvelles « crises » organisées destinées à accélérer la faillite du système actuel: conflit en Ukraine, destruction des économies nationales, de l’industrie agro-alimentaire, des réseaux d’approvisionnement et du réseau énergie, et vraisemblablement d’autres à venir.
  18. Les instigateurs et les exécutants de ce projet ont organisé depuis des décennies le cadre législatif pour ne jamais être tenus responsables de leurs actes dans le cadre de ce type d’opération, dont la liste est longue.

Tout ça est très instructif mais il y manque le point le plus important: l’immense majorité de ceux qui se sont fait injecter l’ont fait volontairement.

Energie

L’énergie est la mesure mathématique de l’existence humaine et de l’ensemble de la société. Nous sommes de l’énergie sous forme physique, le Soleil, la Terre et tout le système solaire est connecté comme système d’échange d’énergie émetteur/capaciteur, le premier canalisant la charge cosmique vers le second, et ainsi de suite. Pour les plus curieux, le Thunderbolt Project a ébauché la description de ce mécanisme, que Miles Mathis a continué à brillament théoriser et démontrer dans ses travaux sur la charge. C’est de la vraie science, pour une fois.

Tout comme les mitochondries touchées par le Sars-Cov-2, la société humaine commence à montrer des symptômes d’affaiblissement assez inquiétants. Elle plafonne depuis au moins trente ans tout en continuant à consommer la même quantité d’énergie, qui se dissipe aussitôt sans générer d’évolution ni d’effet sur son organisation interne. De plus, l’apport d’énergie qui alimente le système risque à moyen terme de diminuer ou de se tarir. Cette société atteint donc son point d’entropie, à partir duquel tout tend vers le chaos et la désintégration.

Côté agriculture, l’urbanisation indispensable à la révolution industrielle d’une part, et l’extermination de la classe paysanne lors de la Première Guerre mondiale d’autre part, ont justifié et consolidé la mise en place du modèle agricole de monoculture et celle de son complément, l’élevage intensif. La destruction écologique sans précédent qu’elle engendre par son usage intensif de pesticides et par l’épuisement des sols causé par les engrais chimiques garantissaient son échec dans le long terme. Du point de vue économique, l’agriculture industrielle n’est plus aujourd’hui que le maillon pauvre d’un coûteux réseau d’intermédiaires industriels (transformation) et commerciaux (distribution), et de financiers qui la phagocytent par le biais d’un marché truqué et tuent sa rentabilité. Elle n’est donc plus viable dans sa forme actuelle et, comme dans le secteur de l’énergie, aucune transition réaliste à l’horizon.

Dans le secteur bancaire, les banques commerciales européennes sont en situation de faillite effective depuis 2008, camouflée par des jeux d’écritures totalement illégaux, qui ne peuvent durer encore longtemps. La seule transition prévue est la monnaie digitale des banques centrales, qui n’est pas un système monétaire mais une ligne de crédit auprés de multinationales, dont la vertu annoncée sera l’égalitarisme et l’effacement de la dette, et l’effet concret de court-circuiter le dernier vestige du contrôle étatique de la monnaie et de l’inflation. En clair, la Banque supprime ouvertement un intermédiaire qui n’était déjà plus que symbolique. Au niveau individuel, la dernière liberté accordée au citoyen de choisir son mode de consommation disparaîtra dès lors que son crédit carbone, social, « vert », son statut vaccinal et d’autres critères liés à son portefeuille numérique seront jugés par des entités supranationales.

Les créateurs de ce système connaissaient dès le début sa forte entropie. Après l’avoir ponctionné sous toutes les formes possibles par des outils de manipulation monétaire, financière, sociale, comportementalistes, etc., ils ont aujourd’hui décidé d’accélérer sa destruction et ainsi rester maîtres de son remplacement par le suivant, le « technocratique ».

L’ancien Monde doit disparaître. Pour ce faire, rien de mieux qu’une catastrophe.

La catastrophe

[Pour s’instruire en s’amusant, Raymond Devos parlait en 1979 assez bien de la catastrophe.]

Chaque fois que la doctrine, qu’elle soit « communiste », « capitaliste », « libérale », s’empare de la gestion de la société, elle aménage la machine étatique pour atteindre le niveau de corruption visé que permet l’excès ou le manque de contrôle (régulation/dérégulation), et la catastrophe n’est ensuite plus qu’une question de temps. On peut se rappeler les bienfaits de l’étatisme communiste dans l’Ukraine de 1932-1933 (souvenir collectif sur lequel capitalise l’OTAN dans ses manoeuvres anti-Russes), maintenant que les Etats prétendent proposer des solutions à la sur-industrialisation du secteur agricole, mesures qui auront le même genre d’effet – voir notamment le pur délire qu’on tente de mettre en place aux Pays-Bas et ce qui vient de se produire au Sri Lanka. Si ce dernier pays se retrouve dans une merde noire, c’est pour s’être laissé entraîner dans une course à la conformité au cahier des charges de l’ESG – les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance – qui seront le clou final dans le cercueil de l’industrie et de l’agriculture.

En réalité, l’ESG est le faux nez du problème du rétrécissement du marché de l’énergie, qu’une partie de la « résistance » – les anti-Mathusiens – s’obstine à traiter comme temporaire. Leur discours récurrent est que, quelle que soit la croissance démographique, la créativité et le génie humains trouveront toujours les ressources technologiques et scientifiques nécessaires à assurer la survie et le bien-être de la masse. A ce titre, ils se battent sur le même terrain que les gens qu’ils dénoncent, c’est-à-dire en plaçant les solutions au niveau du système. C’est de la pure doctrine, pas meilleure que les promesses du communisme. Un modèle qui prétend ne pas avoir de limites quant au nombre d’êtres humains qu’il peut gérer est une utopie aussi dangereuse que l’eugénisme auquel il est censé représenter une alternative.

Comme dans l’adage du poisson, l’être humain ne doit pas être géré mais éduqué. Le problème n’est donc pas le nombre d’ếtres humains mais leur capacité individuelle d’autonomie. Encore une fois, c’est un problème de dépense d’énergie par rapport au résultat. Le résultat du système actuel est catastrophique. En l’absence de solution énergétique de rechange, il n’y a rien pour soutenir le mode de vie d’une population entièrement dépendante, qui n’a donc pas d’autre choix que d’apprendre à assurer cette autonomie. La solution n’est pas de changer de système mais de changer de mode de vie.

Pas comme on veut nous l’imposer.

L’ancien Monde

On va faire un pause dans cet article, avant qu’il devienne vraiment chiant. Je ne vais pas vous faire le portrait de l’ancien Monde. Même si 2019 semble aujourd’hui appartenir à la préhistoire, j’ose espérer que vous vous en souvenez encore un peu. Je vais plutôt vous conter une anecdote.

Ma grand-mère maternelle est née en 1920. Enfant, elle habitait avec sa famille dans la commune de St-Nicolas, en province de Liège. La rue des Grands Champs se nommait ainsi parce qu’elle était vraiment entourée de grands champs – à présent disparus, remplacés par des habitations périurbaines sans âme – dans lesquels elle allait, hors période scolaire, jouer des jours entiers avec ses frères et soeurs, leur mère les rappelant uniquement pour le repas du midi et du soir. Rien que cette partie de l’histoire semblera très exotique à la plupart de mes lecteurs les plus jeunes. La suite les fera peut-être réfléchir. J’espère…

Quand un des enfants entendait le premier un bruit de moteur, il ameutait les autres, qui le suivaient tous jusqu’au talus de la rue des Grands Champs. C’était le moteur d’une automobile. Les enfants attendaient le passage de la voiture, comme un événement rare. Les seuls autres véhicules qui passaient par là étaient des charrois agricoles, tirés par des chevaux. Quand ma grand-mère m’a raconté cette histoire, il y a une trentaine d’années, c’était pour me faire comprendre à quel point et à quelle vitesse le monde avait changé. Il ne vient désormais plus à l’idée de personne de contempler le passage d’une automobile. Il y a trente ans, les enfants s’arrêtaient pour voir encore passer une – rare – voiture tirée par des chevaux. Aujourd’hui, les seuls qui passent parfois sur la route sont montés par des cavaliers. Je vis à la campagne et les chevaux – magnifiques – que je vois sont au pré ou dans un manège. Je dois parfois attendre plus d’une minute pour m’engager en scooter dans la rue principale du village, et ce n’est pas toujours à l’heure de pointe. Une minute de circulation, dans les deux sens, ça fait beaucoup de voitures.

Ma grand-mère n’est pas née sous Napoléon. Elle est née il y a un peu plus d’un siècle. Il y avait alors sur Terre 1.811 millions d’êtres humains.

Le nouveau Monde

Le premier grand malentendu est donc qu’il est possible que rien ne change. Le pouvoir cultive cette illusion tant qu’elle lui est utile, tout en contenant l’évolution naturelle de la société – une excellente recette de la catastrophe. Quand il devient inévitable et urgent d’opérer un changement, il met en oeuvre des stratagèmes pour vendre sa propre version de ce changement aux peuples. Le dernier en date s’appelle « Nouveau Normal », « Build Back Better« , « Grand Reset », au choix.

L’autre malentendu est qu’il est possible – voire souhaitable – de tout contrôler. Encore une fois, le pouvoir a inventé cette notion absurde, dans son propre intérêt, en évacuant le fait que quasiment tout dans ce monde – y compris l’être humain – fonctionne seul et sans intervention. C’est ainsi qu’il parvient à vendre ses armes de destruction massive censées contrôler le climat – ou le Covid – à un peuple oublieux du fait que le réchauffement climatique s’appelait autrefois « été » et qu’il existe une chose nommée système immunitaire, qui a l’air de fonctionner plutôt bien, même contre des armes biologiques.

On nous présente la situation actuelle comme problématique mais elle est le résultat de choix opérés par la même caste que ceux qui les dénoncent aujourd’hui. Comme très bien expliqué dans cet article de Gail Tverberg – et comme développé dans mon préambule – le pétrole aurait dû être vendu beaucoup plus cher dès le départ, ce qui aurait temporisé son utilisation intensive, contenu l’explosion de la croissance démographique et de l’urbanisation (43% de la population mondiale), deux excès qu’il faut maintenant affronter.

Sous l’impulsion des familles du pétrole et de la finance, suffisamment influentes pour court-circuiter la régulation politique, fut établi le modèle d’industrialisation de quasiment tout, de l’agriculture à la pharmacopée, malgré que le modèle précédent était suffisant et durable. Le modèle « capitaliste » qui l’a remplacé n’est en fait qu’une étiquette apposée sur le modèle de croissance infinie et du mythe de l’énergie inépuisable, qui alimente un marché financier appuyé sur la dette et ses intérêts. En URSS, zone richissime en matières premières, il fut décidé – par les mêmes – d’organiser la croissance industrielle sous planification d’Etat. Le résultat fut épouvantable, notamment en raison de la profonde corruption de ses gestionnaires. Le XXème siècle fut ainsi le laboratoire du pouvoir grandeur nature et la préparation à l’application de ses méthodes les plus efficaces. Nous entrons maintenant dans un modèle actualisé d’étatisme de façade, téléguidé par les mêmes familles et potentialisé par la technocratie. Il est donc sérieusement temps de s’en inquiéter. L’Occident montre aujourd’hui – notamment – des symptômes de soviétisation, tels que des délais extravagants pour l’obtention d’une automobile, des menaces de pénuries alimentaires, la perte de la propriété privée, etc.

Contrairement à ce qui est annoncé partout, le prochain modèle ne sera pas multipolaire. Le nouveau pôle de pouvoir sera la Russie, associée à la Chine. Pour y parvenir, l’Occident est systématiquement détruit par une élite mondialiste – qui désigne la Russie comme coupable de nos maux – à l’arme sanitaire, alimentaire, énergétique, économique et probablement climatique, pendant que la Russie connaît une récolte de blé historique, que le rouble se stabilise par son rôle de nouvelle monnaie d’échange sur le marché de l’énergie, que le bloc BRICS établit sa propre réserve monétaire, que ces deux pays contrôlent le marché des engrais, etc.

Plusieurs raisons à ce changement de pilotage. D’abord, ce sont des zones où l’Etat a joué un rôle autoritaire sur plusieurs générations, ce qui lui confère le savoir-faire nécessaire pour contenir ou discipliner les « démocraties » à l’occidentale. Ensuite, ce sont des pays où le niveau moyen d’apprentissage est plus élevé qu’en Europe. Le jeune Russe typique, me dit-on, se lève tôt le matin, travaille toute la journée et fréquente ensuite un lieu d’enseignement pour rentrer tard le soir. La comparaison avec l’état du système éducatif en Europe de l’Ouest est vite faite. Les outils de lavage de cerveau tels que l’égalitarisme, la théorie du genre, le changement climatique, etc. ont fait de ce secteur, avec la complicité du monde enseignant, une fabrique de diplômés déboussolés, analphabètes, inemployables, geignards et indisciplinés, une cure permanente d’antidépresseurs et de smartphone dernier cri servant à calmer l’angoisse existentielle de ceux trop inertes pour devenir délinquants. Peu en réchappent. Ils sont l’avenir.

Quant au rôle de pôle industriel de la Chine, comme chacun l’aura constaté, il est déjà plus ou moins effectif (28% de la production mondiale). Les Chinois – les Asiatiques en général – sont réputés, à juste titre, pour leur très haut niveau d’adaptabilité, de détermination et de résilience. Dans l’ensemble de cette redéfinition planétaire, la place de la Chine est depuis le début la volonté de la Banque, qui comprend l’intérêt de ne pas placer ses billes dans un Occident nettement moins opiniâtre et plus rétif à l’obéissance. Ce serait un placement à haut risque, et la Banque ne prend pas ce genre de risque.

La Banque

« Si mes fils ne voulaient pas de guerres, il n’y en aurait pas. »

Gutle Schnaper Rothschild

C’est évidemment un terme très général, que j’emploie ici pour représenter le réseau qui contrôle les banques commerciales, les banques d’investissement, les bourses, la haute finance et les organismes de régulation bancaires, dont la Banque des Règlements Internationaux est le sommet hiérarchique. Derrière ce réseau agissent depuis des siècles les mêmes familles, qui l’utilisent pour faire et défaire les civilisations et régir la destinée de la société humaine.

La Banque est maîtresse de l’argent qu’on lui confie, a fortiori depuis la dérégulation qui a permis aux banques commerciales de pratiquer l’investissement. L’investissement contrôle la dynamique des économies nationales et oriente l’évolution de la société. Que celle-ci prenne la forme d’une démocratie, d’une dictature, d’une technocratie, d’une dystopie, d’un coup d’état communiste, ou de n’importe quoi d’autre a peu d’importance. En temps de paix, le secteur politique sera soumis aux diktats des investisseurs. Si nécessaire, une guerre fera l’affaire. Ce qui intéresse la Banque, c’est son retour sur investissement. Si la Banque investit dans un secteur, il faut qu’il soit rentable, ou au minimum stable. Pour garantir cette rentabilité/stabilité, il faut contrôler le système social, contrôle que des outils de mesure comme le NAIRU – le taux de chômage non générateur d’inflation – permettent de quantifier. Elle est également maîtresse de l’argent qu’elle crée par le biais des Banques Centrales, émanation du secteur bancaire privé, à qui a été confiée la création monétaire, autre moyen de contrôle de l’inflation à la baisse ou, comme c’est le cas en ce moment, à la hausse. L’inflation est l’outil modulable d’appauvrissement des peuples. Quand le système devient trop instable et ne garantit plus un retour sur investissement à long terme, il y a l’outil de l’ajustement structurel.

L’ajustement structurel est un terme creux pour désigner la refonte d’un système, en général vers un niveau de technicité supérieur. Il peut s’adresser à un réseau de distribution d’eau, à un tissu industriel ou à d’autres sous-systèmes. Aujourd’hui, il s’adresse à l’ensemble du système.

Je prends l’exemple de la distribution d’eau parce que j’ai travaillé sur un projet de ce type. Je vous explique. La qualité de l’eau dans tel pays – traditionnellement pauvre – est médiocre pour cause de vétusté, incompétence, corruption, manque de moyens, etc. Le prix de l’eau est toutefois suffisamment bas pour que les familles les plus humbles y aient accès. Intervient l’ajustement structurel, généreusement financé par une organisation internationale, qui effectue un upgrade du réseau, sous-traîté à diverses compagnies privées après appel d’offres. La qualité de l’eau est améliorée. Les prix aussi, qui sont multipliés par deux, dix, ou vingt. Les familles humbles n’y ont plus accès. Si vous avez suivi ce qui est dans le pipe-line des projets destinés au monde industrialisé, vous aurez noté une certaine similitude, sauf qu’il ne s’agit pas d’améliorer la qualité mais la conformité au cahier des charges ESG (voir plus haut), ou au Green New Deal, ou au Grand Reset, qui mènera à la confiscation de tout pour quasiment tout le monde. Le Grand Reset est un projet d’ajustement structurel qui ne dit pas son nom. Je défie quiconque de me prouver le contraire. C’est le cadre nécessaire pour un investissement dont on attend un retour, rien d’autre.

Dans la sphère du pouvoir, le monde politique ne sert plus que d’interface entre la Banque et les peuples: il accomplit ses directives économiques en les présentant comme doctrine politique, environnementale, sociale, peu importe, à un peuple ignorant des mécanismes financiers. Il se contente de règlementer – ou dérèglementer – le cadre économique et de prendre les mesures qui maintiendront ou non, en fonction des besoins du moment, un semblant de paix sociale ou militaire. Si le politique est insuffisant pour ce rôle, on engage des seconds couteaux tels que Bill Gates ou Klaus Schwab pour vendre la doctrine de la dictature biosécuritaire, pendant que les investisseurs rachètent tout ce qui peut être racheté sous le soleil.

Historiquement, c’est la Banque qui a autrefois financé, grâce au système de réserve fractionnelle, la conquête des colonies et la présence tentaculaire de l’Europe dans le monde, que le développement des transports a fini par rendre obsolète. C’est la Banque qui a ensuite donné les rènes du pouvoir mondial aux Etats-Unis, dont la présence militaire et le contrôle de l’exploitation pétrolière via pétro-dollar lui ont assuré le retour sur investissement dans le système issu de l’or noir. C’est la Banque qui cède aujourd’hui cette place à la Russie. La Russie s’unit avec la Chine, remet à jour ses alliances avec la Syrie, l’Iran, la Turquie et utilise celles de ses satellites « communistes » comme le Vénézuela. Ces alliances formeront le bloc qui remplacera sur la scène internationale la zone d’influence américaine, qui va considérablement rétrécir dans les prochains mois, avant de s’éteindre complètement. La prochaine destitution de l’administration Biden se profile de plus en plus clairement – la divulgation sur 4chan des vidéos compromettantes du fils Hunter est évidemment une opération du Renseignement, sans qui rien ne pourrait jamais filtrer. Le scénario probable est que le Vice-Président Harris ne reprendra pas la fonction, ce qui devrait laisser le champ libre au rétablissement, en 2024 au plus tard, du héros fabriqué du nationalisme, Trump, dont l’image sortira indemne de l’opération Covid, l’intérim programmé de Biden lui ayant permis de préserver son image pendant le massacre sanitaire. Le boulot de Trump sera de démanteler l’influence extérieure des Etats-Unis, au nom de la priorité nationale, thème bien connu de la droite patriote.

Dans un autre registre et pour l’anecdote, le rôle d’Elon Musk est évidemment la destruction organisée de Twitter, mais aussi de Telsa. Outre l’absence d’une politique énergétique de remplacement réaliste, quasiment rien n’est fait pour la mise en place d’un nombre suffisant de stations de rechargement ni pour la production ou le recyclage des batteries électriques. Du mirobolant futur parc de véhicules électriques restera d’ici quelques années un privilège (en leasing, avec services payants) réservé à une petite classe de citoyens conformes, parqués dans des « villes intelligentes », à qui on pourra tout infliger et qui trouveront ça normal – comme dans « Nouveau Normal ». Tout comme pour l’agriculture et l’énergie, il n’y aura aucune transition dans le secteur des transports de masse tels qu’ils existent aujourd’hui. Ceux-là disparaîtront purement et simplement.

Ce ne seront pas les seuls.

Nous sommes tous foutus. La société ne survivra pas à ça. Il faut moins de morts qu’on ne le pense pour que tout s’effondre. Une mortalité de 10% mettrait fin à la bulle de la dette qui alimente ce merdier, et ce n’est pas le seul problème.

On se sera bien amusés le temps que ça aura duré.

We are all screwed. Society will not survive this. It takes fewer deaths for a collapse then one might think. A 10 percent die off would end the debt bubble that props this shit show up, just one issue.

It was fun while it lasted.

https://sagehana.substack.com/p/turbo-cancer-it-feels-like-im-watching/comment/8111050

Pourquoi?

L’élite en est arrivée à la conclusion, tout à fait correcte, qu’elle peut faire tout ce qu’elle veut et que nous le tolérerons. Et si cette conclusion est correcte, elle est probablement justifiée. Si nous le tolérons, nous le méritons.

The elite have come to the conclusion, correctly so, that they can do anything they want and we will tolerate it. And if it’s correctly so, it’s probably justifiably so. If we will put up with it, we deserve it.

https://off-guardian.org/2022/03/25/two-weeks-to-flatten-the-world/#comment-494956

La majorité des peuples ne tolèrent pas ce que leur inflige le pouvoir, ils le demandent. Ils veulent être guidés, même si c’est jusqu’à l’abattoir. Ils veulent des leaders, dans tous les domaines – que ce soient des usurpateurs est sans importance. Le peuple a depuis longtemps renoncé à la maîtrise de son destin, et même au choix de ses maîtres. Il veut juste qu’on lui raconte une belle histoire. Malheureusement, cette histoire est une imposture complète et c’est tout ce qu’elle peut être. Elle a servi de fondation à tout le reste. C’est ainsi qu’ont pu naître les concepts de nation, de patriotisme, et de cent autres que les peuples défendent même et surtout contre leur propre intérêt. On ment en permanence aux peuples, exactement comme on ment aux enfants, dont on considère qu’ils n’ont pas la maturité pour connaître la vérité. L’ennemi du peuple, c’est le peuple lui-même. Ses maîtres pervers ne sont que le poison qu’il s’inflige à lui-même. Il s’en plaint mais ne commence jamais le travail nécessaire pour s’en passer.

Si j’encourage mes lecteurs à observer la Nature, ce n’est pas pour rien. Au minimum, ça leur permettra d’échapper au spectaculaire effet « mémoire de poisson rouge » et à l’encore plus impressionnant effet de déni de réalité. J’entends des gens du coin se plaindre du climat de plus en plus sec. Ils confondent le climat et le temps qu’il fait et ils ont apparemment déjà oublié les inondations de l’été dernier – je pourrais leur rappeller les 200 tonnes d’eau que j’ai dû pomper de ma cave. Je les entends aussi répéter que les récoltes de cette année sont très mauvaises alors qu’ils passent tous les jours devant des champs de blé et de maïs prêts pour la récolte un bon mois à l’avance. Mais bon, les récoltes sont mauvaises, ils l’ont entendu à la télévision.

Ils ont aussi entendu depuis toujours que la vie sur Terre est le fruit de l’évolution. Depuis l’imposture de Darwin, le fil conducteur de la science est le mépris de l’intelligence, une intelligence qu’il est urgent de défendre, ou de retrouver. D’après moi, la théorie de l’évolution est l’obstacle majeur sur ce chemin. Elle est d’une stupidité tellement anachronique que sa survie est plus que suspecte. Elle aurait dû être abandonnée mille fois, vu les moyens dont on dispose depuis presque un siècle, en particulier depuis la découverte de l’ADN – il y aurait un article entier à écrire sur ce sujet . Si elle est donc maintenue avec autant d’énergie et de duplicité c’est pour une raison: elle a pour effet un genre d’erreur récursive de la pensée, qui pollue tous les domaines de la connaissance. Tant qu’on ne s’en sera pas débarrassés, tous les problèmes humains ne seront résolus que temporairement, et reviendront inévitablement sous une forme ou une autre. Les diverses doctrines politiques ou économiques ne seront d’aucun secours.

C’est une des manières de coincer l’Homme dans sa bulle sociétale et de lui faire perdre son contact avec la Création, tout sens et toute joie de sa simple existence. Il naît pourtant avec en lui le besoin d’obéir à quelque chose de plus grand, avec les facultés de perception nécessaires pour le comprendre et le développer. C’est pour cette raison, et pour aucune autre, que la place vacante du sacré a pu être investie par un gang de faux technocrates – et vrais psychopathes – que leur anathème lié à leur profonde incompétence rend particulièrement dangereux. Ils veulent gérer le peuple, à condition qu’il ne soit pas trop nombreux. Ces gens se prennent littéralement pour des dieux. Pour cela, ils ont renoncé à être des hommes, depuis très longtemps.

Et ils veulent nous emmener avec eux dans cet Enfer.

Conclusion

Je trouve beaucoup de commentaires éclairés sur Substack, souvent plus intéressants que l’article lui-même. J’en ai cité dans cet article, je vous en livre un autre en guise de conclusion, que je trouve au moment de mettre sous presse.

Les gens qui sont contre cette opération et qui observent ce qui se passe ont tendance à ne penser qu’en termes de batailles, de tactiques et de jeux de dames.

Ces psychopathes pensent en termes de guerres séculaires, de stratégie et d’échecs.

C’est pourquoi ils sont toujours gagnants. Ils transmettent leur projet de génération en génération, et ils sont très patients. Ça ne les dérange pas de sacrifier même leurs pièces les plus précieuses. Ça ne les dérange pas de paraître faibles. Ça fait partie de leur stratégie.

Pendant ce temps, la « résistance » à courte vue pense que parce que le château de cartes s’écroule, ça veut dire quelque chose. Mais le château de cartes a été conçu pour s’écrouler. Ça s’appelle un sacrifice.

Les personnes moyennes ne regardent pas au-delà de leur horizon. Ils se contentent d’étudier quelques arbres et pensent avoir compris. Mais ils ne réalisent pas que la forêt est en fait un laboratoire.

Les rituels ne font que commencer.

Mais je conviens que le combat est spirituel. Je ne fais que décrire la partie séculaire.

Au Canada et en Europe, on exige que les gens se fassent injecter pour avoir accès au suicide médicalement assisté.

C’est du vampirisme spirituel. La récolte des âmes.

[…]

Maintenant, faites un zoom arrière et regardez le monde et sa machinerie globale. Pensez aux bribes de nouvelles qui nous parviennent. Songez au peu que nous savons réellement, et pourquoi nous savons si peu, et pourquoi on nous le montre.

Ils ont retourné les vices de l’humanité contre nous. Et globalement, nous sommes devenus plus faibles au fil des générations. Par notre propre volonté. La plupart des gens sont incapables de survivre sans le système. Mais ce n’est pas notre système, c’est le leur. Nous ne le comprenons même pas. Il est trop immense. C’est le système de la bête.

Donc, en fait, ils ne font que ranger leurs propres jouets dans leur boîte à jouets. Ils considèrent que c’est leur droit de renégocier les conditions de service. Tout est dans les clauses en petits caractères.

Ils vont nous laisser nous détruire et nous détruire les uns les autres. Et ils se délecteront de tout ça.

Mais nous n’avons jamais été créés pour faire partie de leur système. C’est pour cette raison que la plupart des gens ne se sentent pas à leur place.

Nous sommes confrontés à des choix difficiles. Le chemin de moindre résistance est généralement un piège. Seul le chemin difficile mène à la victoire.

Ils vont achever la démolition contrôlée de l’économie, pour commencer.

Je dis « contrôlée » parce que les gens au sommet du système pyramidal ne se soucient pas de l’argent. Ce sont eux qui ont tout inventé à la base, et ils possèdent ce qu’ils pensent avoir de la valeur. Seuls leurs sous-fifres ont soif d’argent, et parce que les sous-fifres croient à tort qu’ils sont au courant de tout le projet et qu’ils sont extrêmement avides, ces idiots utiles continueront à jouer leur rôle jusqu’à la fin. Ils sont trop arrogants pour imaginer qu’ils puissent être trompés et jetés comme le seront ceux qu’ils regardent de haut.

Si les banques centrales lancent leurs monnaies numériques, les « super banquiers » ne seront plus nécessaires. Toutes leurs années de malfaisance seront réduites à néant. Leur seul espoir sera de jouer un rôle de concierge ou de relations publiques. Ceux qui ne mourront pas sous le choc ou par injection se suicideront.

Une fois l’économie et les chaînes d’approvisionnement démolies, peu importe ce que nous serons en mesure de prouver.

Je pense qu’il vaut mieux être préparé. Si les gens ne comprennent pas ce qui va se passer et qu’ils acceptent l’aide sociale et le revenu de base universel (pour autant qu’ils survivent aux retombées de l’effondrement, au chaos social, etc), ils se retrouveront complètement asservis. Pour des générations.

[…]

Pensez-vous qu’un bon parent empêche ses enfants d’apprendre? Il y a une leçon inestimable à tirer de tout cela. Lorsque les humains ne subissent pas de conséquences, ils n’apprennent pas. Lorsque les parents empêchent leurs enfants de faire l’expérience des conséquences, ces derniers ne grandissent jamais.

Cela fait partie de notre éducation. Ce n’est pas « mauvais », pas « injuste », c’est merveilleux. Nous comprendrons tout lorsque les écailles tomberont de nos yeux.

[…]

Seul Dieu est réel. L’univers est une pensée dans l’esprit de Dieu. Je suis un personnage dans un roman écrit par Dieu. Dieu connaissait la fin avant le commencement. Nous disposons du libre arbitre. Seul l’amour est réel, mais nous avons été placés dans un monde d’illusion pour que nous puissions découvrir ce que signifie l’amour. L’amour est bon. L’amour est Dieu.

Le mal fait partie de notre éducation. Comme la gravité. La gravité peut paraître oppressante, mais elle nous rend plus forts. Sans gravité, nous n’aurions pas de muscles, pas de densité osseuse, notre système cardiovasculaire ne fonctionnerait pas… Mais si on se jette d’une falaise, on aura l’impression que la gravité veut nous tuer. Ce n’est pas vrai pour autant. C’est une perception.

C’est pourquoi nous avons des traditions spirituelles et des enseignants, et la capacité de dépasser les rouages du monde matériel pour nous rappeler qui nous sommes, ce qui est réel.

L’amour ne disparaît pas en présence de l’illusion ou du mal. L’amour est constant, éternel, omniprésent. Notre défi est de nous en souvenir au cœur de l’illusion, de la douleur et de la souffrance.

Quelle est la durée d’une vie humaine? Toute douleur et toute souffrance sont temporaires. Regardez les grands maîtres spirituels. Ils n’étaient pas coincés ici, ils étaient simplement ici. Mais ils étaient aussi ailleurs.

Lorsque les gens pensent qu’ils ne sont pas traités équitablement, ils souffrent. Quand les gens pensent qu’ils vivent une mauvaise expérience, ils souffrent.

Il est possible de maintenir une connexion et une immersion dans l’amour à travers n’importe quelle épreuve. Il est possible pour le corps d’endurer un grand traumatisme sans que l’esprit ne souffre. Il est possible d’éprouver une grande douleur et de ne pas souffrir.

Je pense que tout ce que nous vivons a un but. L’amour en est le but.

Les enfants comprennent rarement « pourquoi ». Nous sommes des enfants. Mais nous finirons par grandir.

Si nous sommes attachés à ce système contre-nature et maléfique, nous périrons en même temps que lui.

Nous devons le laisser mourir. Les personnes qui ne veulent pas être sauvées ne le seront pas. Ils ne sauteront jamais dans le radeau de sauvetage. Ils pensent qu’ils font partie du navire.

Vous voyez pourquoi il est utile d’avoir le mal de mer.

A bientôt.

Les Russes arrivent (encore)!

La suite de cette passionnante nouvelle (voir sous le titre « Les Russes arrivent »).

Deux sujets d’actualité de notre ami Jeff Childers, qui écrit Coffee and Covid sur Substack, après quoi je reviens sur le propos de Gail Tverberg, dont j’ai déjà publié ceci, et je vous emballe le tout.

A noter en passant que les peuples de Russie, d’Iran et de la Chine ont des gènes dominants, c’est-à-dire que leur profil génétique constitue une cible idéale pour des armes bactériologiques sélectives, comme l’explique le Pr Perrone dans cette intéressante émission radiophonique.


Source.

🔥 L’ Express britannnique a publié la semaine dernière un article sous-titré « L’Iran, la Chine et la Russie s’associent pour une opération militaire visant à défier le ‘monde unipolaire' ».[NdT. ici]

L’alliance RICe – Russie, Iran et Chine – est en soi une nouvelle assez significative. Les chrétiens y réagissent vivement parce qu’ils identifient cet axe à une prophétie de fin des temps d’Ezéchiel 38. Quoi qu’il en soit, ces sous-entendus apocalyptiques ne font que souligner les sombres implications d’un axe militaire incroyablement dangereux qui ne fait pas bon ménage avec l’Occident et qui n’a rien à faire à notre porte sud.

C’est exact, notre porte sud. Le sous-titre de l’article explique que les trois pays du RICe se sont joints à « 10 autres nations au Venezuela pour prendre part à des opérations militaires conjointes dans un message de défi à l’ordre mondial unipolaire ». Au VENEZUELA.

En voilà autant pour la campagne de Joe Biden visant à obtenir du pétrole de cet enfer communiste sud-américain. En d’autres termes, la Russie, la Chine et l’Iran déplacent d’importants moyens militaires au Venezuela, à deux heures à peine de la frontière américaine. C’est un  » exercice « . Et le Venezuela est aussi l’un des plus gros producteurs de pétrole non-arabe du monde [NdT. c’est en fait là que se situent les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, soit plus de 18%]. Cette alliance, le VRIC [Venezuela, Russie, Iran and Chine], ne présage rien de bon pour le prix du gaz. Mais il y a un plus gros problème.

Pensez-y. Alors que nous sommes occupés à repositionner tous nos principaux dispositifs militaires à l’Est – vers l’Ukraine – les nations de l’Est déplacent leurs principaux dispositifs militaires à l’Ouest – vers nous. Est-ce que cela déclenche un quelconque signal d’alarme? Les généraux y prêtent-ils attention? Ou, sont-ils occupés à planifier le prochain spectacle de drag queens sur leur base?

Que disent les médias sur cette histoire? Le sujet pourrait pourtant être exploité en tant que nouvelle orgie de terreur. On pourrait comparer ce déploiement à la crise des missiles cubains. Qu’en dit Joe Biden? Pour l’instant, silence radio. Nous sommes obligés de lire l’article sur l' »exercice » sud-américain dans l’Express britannique, juste à côté d’un article intitulé « Kim Kardashian affiche ses vastes atouts en bikini argenté à la fête de la plage ».

Il est littéralement impossible d’inventer ce genre de choses.


Source.

🔥 L’histoire suivante est littéralement incroyable mais je vous promets que je ne l’invente pas. Apparemment, un peu désemparée de voir que les gens ne sont plus aussi terrifiés par le covid qu’avant, la ville de New York a diffusé hier un message d’intérêt public complètement délirant sur COMMENT SURVIVRE À UNE ATTAQUE NUCLÉAIRE.

Le message d’intérêt public dure environ une minute et donne des conseils utiles tels que: rentrez à l’intérieur, fermez les fenêtres, enlevez tous les débris radioactifs et, je n’invente rien, vérifiez les mises à jour en ligne. Parce que l’internet continuera de fonctionner ou quelque chose dans le genre.

Outre son inutilité absolue, j’ai quelques autres réserves à l’égard de ce conseil. Qu’en est-il des masques? Est-ce que ça veut dire qu’après tout ce cinéma, ils ont raté ici l’occasion de dire aux gens de porter leurs masques de protection pour filtrer les poussières radioactives et autres? Enfin, New York, réfléchis deux minutes!

Le plus drôle est à la fin. « Vous maîtrisez la situation », promet avec enjouement la porte-parole. Les bombes nucléaires, peuh! Donnez-nous soixante secondes et on sera fin prêts pour l’holocauste nucléaire.

Je sais qu’il est tentant de se dire que Joe Biden est en train de monter toutes les puissances nucléaires contre nous, comme s’il le faisait exprès. Et les Russes et les Chinois semblent se masser juste en dessous de notre frontière sud, comme s’ils se préparaient à nous envahir après nous avoir affaiblis après quelques premières frappes stratégiques. Peut-on faire confiance à Biden pour se rappeler où il a mis les codes nucléaires? Il n’arrive même pas à se tenir assis sur un vélo d’appartement.

Mais ne mordez pas à l’hameçon! Malgré toutes les nouvelles de guerres et de rumeurs de guerres, nous ne sommes même pas PRES de connaître ce que nous avons vécu au cours du dernier millénaire.

Voici une image tirée d’un message d’intérêt public des années 1960 sur le nucléaire, à l’époque où nous savions VRAIMENT comment survivre à la bombe. Je me souviens vaguement avoir fait certains de ces exercices dans les années 1970, lorsque j’étais à l’école primaire, et avoir regardé des films de propagande sur les tactiques de survie après une attaque. La ville de New York fait ici un travail d’amateur. Ils oublient même de dire aux gens qu’il faut éviter de regarder l’explosion, parce que ça leur grillera la rétine et qu’ils se retrouveront à tâtonner à l’aveugle après l’apocalypse.

Selon le Washington Times, « en 1960, près de 70% des adultes américains pensaient que la guerre nucléaire était imminente. En 1965, on estime que 200.000 abris ont été construits – mais ce n’est qu’une estimation. Il est difficile de savoir exactement, car les gens n’en parlaient pas. »

Nous sommes encore loin de ce stade.

Et depuis, les gens ont tranquillement continué à construire des bunkers. Ça ne s’est jamais arrêté. Le truc, c’est que si on POSSÈDE un bunker, on a pas envie que quelqu’un d’autre le sache. On a pas trop envie de visiteurs ou d’invités. Il existe même une entreprise en Europe qui peut vous installer discrètement un bunker nucléaire dans votre jardin en moins de 45 jours après passage de commande: https://nuclearbunkercompany.com.

Alors, s’il vous plaît, ne tombez pas dans le panneau de la peur. Il est vrai que nous avons bénéficié d’un répit pendant quelques décennies – non pas de la réalité de la guerre nucléaire mais de la peur constante qu’elle suscite. Aujourd’hui, la ville de New York essaie soit de relancer l’alarmisme nucléaire, pour une raison quelconque, en diffusant soixante secondes de recommandations insipides dépourvues de toute valeur pratique, soit de normaliser à nouveau la notion de guerre nucléaire imminente parce que le très combatif Joe Biden nous mène au bord du gouffre.

Dans tous les cas, ce sont des conneries. Je devrais dire, ENCORE des conneries.


Personne ne gagnera le conflit Russie-Ukraine (extrait)

Publié le 28 mars, 2022 par Gail Tverberg.

Source.

Le président américain Joseph Biden prévient de la probabilité de pénuries alimentaires dans de nombreuses régions du monde en raison des sanctions imposées à la Russie.

Selon une vidéo diffusée sur Zerohedge,

 » Ce sera bien réel. Le prix des sanctions n’est pas seulement infligé à la Russie. Il est également infligé à un très grand nombre de pays, y compris les pays européens et le nôtre. »

Si l’économie mondiale se portait bien, et si la Russie ne représentait qu’une infime partie de l’économie mondiale, peut-être les sanctions pourraient-elles être tolérées par l’économie mondiale. En l’état actuel des choses, le conflit Russie-Ukraine sert à masquer le problème sous-jacent de la pénurie de ressources. Cela est rendu possible par le fait que, dans le cadre de ce conflit, les pénuries de ressources peuvent être décrites comme « temporaires » et « nécessaires » dans le contexte des choses épouvantables que commettent les Russes. La façon dont l’Occident formule le problème fournit un bouc émissaire sur lequel dévier sa colère, mais elle ne résout pas le problème.

La Russie est fortement désavantagée depuis le départ parce que les prix des matières premières, ces dernières années, n’ont pas augmenté suffisamment pour assurer un niveau de vie suffisant aux citoyens russes et des recettes fiscales assez élevées pour le gouvernement russe. L’ajout de sanctions contre la Russie ne fera qu’aggraver les problèmes de la Russie.

[8] Il y a peu de raisons de croire que la Russie  » abandonnera  » en réponse aux sanctions imposées par les États-Unis et d’autres pays.

Les attaques de la Russie contre des sites ukrainiens semblent avoir lieu pour de nombreuses raisons connexes. La Russie ne peut plus tolérer d’être insuffisamment rémunérée pour les ressources qu’elle extrait et vend à l’Ukraine et au reste du monde. Elle en a assez d’être « baladée » par les économies riches, en particulier les États-Unis, pendant que l’OTAN intègre de nouveaux pays. Elle en a également assez que l’OTAN forme les soldats ukrainiens. La Russie ne semble pas avoir l’intention de gagner l’ensemble du territoire ukrainien; il s’agit plutôt d’une action de police temporaire.

Le problème sous-jacent de la Russie est qu’elle ne peut plus produire les produits de base que le monde désire à un prix aussi bas que ce dernier lui demande. La construction de toutes les infrastructures nécessaires pour extraire et expédier davantage de ressources en combustibles fossiles nécessiterait des dépenses en capital supérieures à ce que la Russie peut se permettre. Le prix de vente ne montera jamais assez haut pour justifier ces investissements, y compris le coût du gazoduc Nord Stream 2. La Russie n’a rien à perdre à ce stade. La situation actuelle n’est pas viable; y revenir ne constitue pas une incitation à mettre fin au conflit actuel.

La Russie est en quelque sorte comme un vieil homme suicidaire, lourdement armé, qui ne peut plus gagner sa vie correctement. Le système économique de la Russie ne fonctionne plus comme il le devrait. La Russie est incroyablement bien armée. La situation rappelle l’histoire de Samson qui, dans sa vieillesse, a détruit le temple des Philistins tout en y laissant sa vie. La Russie n’a aucune raison de reculer en réponse aux sanctions.


L’analyse de Gail Tverberg des motifs du conflit Russie/Ukraine n’est pas éloignée de la mienne: comme je le disais ici (voir « Ce n’est pas une guerre »), il s’agit bel et bien d’une action policière sous forme d’action militaire.

Pour ce qui concerne le « conflit », la Russie se sent chez elle en Ukraine, elle agit en conséquence, l’OTAN le sait et sait que la résistance militaire qu’elle prétend soutenir est dérisoire, une mise en scène dans laquelle, comme dans toutes les autres guerres, beaucoup de gens sont tués pour rien. Le fait que Kissinger lui-même invite à laisser les territoires ukrainiens conquis à la Russie ne devrait laisser aucun doute sur le modèle voulu par la Kommandantur mondialiste.

Une fois le rideau tombé sur cette meurtière comédie géopolitique, les Russes redeviendront soudain des gens très compréhensifs et amicaux. Le pipeline Nord Stream 2 finira par ouvrir, sur base de prix du marché considérablement revus à la hausse grâce à la manoeuvre des « sanctions », la pénurie servant toujours à faire grimper les prix, qui ne redescendent jamais ensuite. Dans ce cas, il s’agit de vendre le pétrole et le gaz à un prix réaliste, ce qui aurait dû être le cas depuis le début de son exploitation – voir mon préambule à cet article susmentionné. Nous remplirons l’économie russe de torrents de pétro-roubles, qui commencent déjà à remplacer le dollar, achevant ainsi de ruiner nos économies coincées dans le tout-pétrole. La flambée de notre sur-endettement déjà faramineux se verra épongée par le toujours serviable cartel bancaire, sous réserve de contrôle absolu des pays acheteurs par le FMI et la World Bank, selon contrat supranational rédigé par la Banque des Règlements Internationaux – même tactique que celle utilisée traditionnellement dans le Tiers-Monde. Rien de très étonnant sur ce point, l’Europe étant essentiellement devenue un cadavre en sursis qui consomme trop d’énergie par rapport à sa contribution au système, un peuple à la traîne géré par une classe politique qui navigue les eaux de sa propre corruption entre incompétence totale et folie dangereuse.


Je termine par une anecdote.

Je ne regardais quasiment jamais la télé quand j’étais petit. Par contre, j’écoutais régulièrement la radio, à l’époque où les interviews n’étaient pas encore filtrées en termes de « politiquement correct ». Imaginez ma surprise quand le gamin que j’étais entendit un analyste interrogé sur les tensions entre l’Occident et l’URSS expliquer que, malgré les menaces de conflit brandies à l’époque, les deux camps étaient d’accord sur 95% des points en géopolitique, économie, etc.

Comme on dit en anglais, « Let that sink in for a minute« . C’était l’époque de la Guerre Froide.

95%?

Maintenant voyons le graphique qui figure sous l’extrait de l’article de Gail Tverberg et dites-moi si vous trouvez ça cohérent pour des blocs qui sont d’accord sur 95% des sujets clé:

Figure 9. Graphique indiquant que la Russie possède un inventaire d’ogives nucléaires plus important que les États-Unis. Figure réalisée par la Fédération des Scientifiques Américains. Source

Enfin, reconsidérez le narratif de toutes ces histoires de « conflit » à la lumière du fait que rien de ce qui figure sur ce graphique n’existe (voir titre correspondant ici, où je mentionne un article de Miles qu’il faudra bien que je traduise tôt ou tard) et qu’il s’agit d’une représentation symbolique de la hiérarchie du pouvoir. Vous comprenez? Très bien, nous sommes d’accord.

A 100%.

Accidents, révoltes et soupçons d’écoterrorisme – par John Paul.

C’est le bordel, et il est voulu.

Les secteurs que le Forum Economique Mondial (FEM) a désigné comme cibles du Grand Reset – agricole, transport, bancaire, enseignement, médical et surtout énergie – sombrent dans le chaos, et, comme vous en aurez un bref aperçu ici, la révolte. Selon les textes du précité FEM, elle était attendue et, comme toutes les « révolutions », indispensable à la mise en place du Projet.

Je rejoins donc l’auteur quand il recommande de ne participer à aucun de ces événements, à quoi j’ajouterai: évitez les rassemblements, les déplacements inutiles (surtout en avion), n’achetez que l’essentiel, en quantité suffisante pour plusieurs mois, n’investissez que dans votre infrastructure privée et surtout boycottez autant que possible tous les secteurs précités. L’idée est de provoquer un énorme goulot d’étranglement dans la consommation, qui désamorcerait la présente tactique de pénuries et troubles civils – et le contrôle qui s’ensuivra immanquablement.

L’idée est que ce ne sont pas les peuples qui sont non-essentiels, mais eux et leur système. Il serait temps de l’acter et d’apprendre à se passer de leurs services. C’est la seule révolte utile.

Sinon, le bordel ne fait que commencer.

Source.


Traduction

Accidents, révoltes et soupçons d’écoterrorisme

Et des mèmes.

John Paul

11 juillet

Cet article a été rédigé sous l’impulsion du moment, j’avais en tête d’écrire aujourd’hui, mais les événements se succèdent à une vitesse à laquelle je ne m’attendais pas. Vous êtes probablement déjà au courant de certains d’entre eux, que je couvrirai néanmoins, et il y en a d’autres que vous ne connaissez probablement pas. J’aborderai également certaines des raisons de ces événements.

La colère gronde chez les agriculteurs néerlandais opposés aux mesures anti-pollution

Les agriculteurs néerlandais sont engagés dans un été de mécontentement qui ne semble pas vouloir s’apaiser.

Des agriculteurs manifestants bloquent un pont-levis aux écluses du canal Princess Margriet, empêchant tout trafic maritime de passer à Gaarkeuken, dans le nord des Pays-Bas, lundi 4 juillet 2022. Les agriculteurs néerlandais en colère contre les projets du gouvernement visant à réduire les émissions ont également utilisé lundi des tracteurs et des camions pour bloquer les centres de distribution des supermarchés, les dernières actions en date d’un été de mécontentement dans le lucratif secteur agricole du pays. (AP Photo/Peter Dejong)

MAASLAND, Pays-Bas – Des balles de foin brûlent le long des autoroutes néerlandaises. Les rayons des supermarchés restent vides car les centres de distribution sont bloqués par les agriculteurs. Puis, au crépuscule, un policier sort son pistolet et tire sur un tracteur.

Les agriculteurs néerlandais sont en proie à un été de mécontentement qui ne semble pas vouloir s’apaiser. Leur cible? Les plans du gouvernement visant à réduire les émissions d’oxyde d’azote et d’ammoniac qui, selon lui, menacent de détruire leur mode de vie agricole et de les mettre en faillite.

Les objectifs de réduction pourraient modifier radicalement le lucratif secteur agricole des Pays-Bas, connu pour son agriculture intensive, et pourraient également préfigurer des réformes similaires – et des manifestations – dans d’autres nations européennes où les agriculteurs rejettent également des polluants.

Comme beaucoup d’entre vous le savent probablement déjà, les Néerlandais ont  » manifesté  » (j’utiliserai le mot révolte dans la suite du texte) contre la décision du gouvernement de modifier les règles relatives aux émissions. La réduction prévue est de nature et de taux assez similaires à ceux de certains autres pays (je parlerai des autres ici aussi), une diminution de 30% des émissions des sous-produits de l’agriculture.

Les exploitations agricoles qui ne se conformeront pas ou n’atteindront pas les objectifs fixés seront confisquées par le gouvernement. Après quelques recherches dans les documents juridiques, les gens ont découvert que les terres seraient vendues à des intérêts privés pour construire un projet lié au FEM.

L’ESG [NdT. critères environnementaux, sociaux et de gouvernance], le cadre permettant de pousser ces politiques vertes et ces changements drastiques, est la création de Klaus Schwab, qui l’appelle le « capitalisme des parties prenantes ».

Cela a entraîné l’Allemagne et l’Italie sur la même voie de la révolte.

De la ferme à la route: La vague de protestations des agriculteurs s’étend à travers l’Europe.

L’Allemagne est solidaire, la Pologne se joint à elle depuis l’autre côté du pays.

Peu après, les agriculteurs allemands ont rejoint les manifestants néerlandais pour bloquer la route à leur frontière commune.

L’Allemagne elle-même a vu ses associations d’agriculteurs contester un amendement à la loi sur les énergies renouvelables récemment adopté par le parlement du pays. Alors qu’il vise à accélérer l’expansion des énergies renouvelables à Berlin, le groupe déplore que l’amendement n’apporte pas un soutien suffisant à la production de biogaz.

« Il est totalement incompréhensible qu’au milieu de cette crise énergétique de grande ampleur, une source d’énergie domestique durable comme le biogaz se voit limitée en matière de production d’électricité, de chaleur et de biométhane », a déclaré Bernhard Krüsken, secrétaire général de l’Association des Agriculteurs Allemands.

L’Italie en chaleur

En plus de la sécheresse à laquelle l’Italie est actuellement confrontée, la chaleur des manifestations grandissantes des agriculteurs s’accumule sur les routes des zones rurales. Les tracteurs qui bloquent les routes principales menacent de « venir à Rome » si l’inaction du gouvernement se poursuit.

Ces révoltes ne sont pas les seules. L’économie sri-lankaise s’est totalement effondrée, et les gens se sont révoltés. Comme je l’ai écrit il y a plusieurs mois (ce sont des captures d’écran…lol)

Si je mentionne le Sri Lanka dans quelques messages, ce n’est pas simplement pour vous faire remarquer une tendance, mais pour quelque chose de bien plus important. Parce que la dynamique d’échec en cascade qui s’y produit se jouera également ailleurs, principalement dans les pays les plus pauvres. Ils ont connu des troubles civils majeurs.

Ce qui se passe actuellement au Sri Lanka se produira dans d’autres pays, comme je l’ai dit plusieurs fois, d’abord dans les pays pauvres, puis dans les pays « riches », et peut-être pas, peut-être des troubles localisés dans différents pays, indépendamment du statut économique mondial. Le lecteur devrait porter son attention sur la réaction des gouvernements, et surtout sur le comportement de la population. Historiquement, c’est partout la même chose. Ce qui nous amène aux nouvelles suivantes.

Comme je l’ai également écrit à propos de la Chine dans le dernier billet, voici les signes croissants des problèmes logistiques de Shanghai. Vous pouvez lire le fil entier ici.

Je vais me répéter une fois de plus, observez la dynamique qui se joue au Sri Lanka, elle se jouera aussi ailleurs, et il y aura un effort massif des médias grand public pour effacer tout cela des mémoires, sur ordre de nombreux gouvernements. Je l’ai mentionné une fois ou deux, mais les mèmes (en tant que gènes de la culture) sont comme des virus de l’esprit.

Et le virus de la révolte en temps difficiles est le plus virulent de tous, il infecte tout le monde à part les riches. Nous vivons un moment important parce que cela va se répéter dans de nombreux pays, d’abord dans les plus menacés, mais je m’attends à ce que même les pays les plus riches connaissent des variations de ce phénomène.

Passons maintenant aux autres révoltes et à leurs raisons.

Kenya: des centaines de Kenyans descendent dans les rues de Nairobi pour protester contre le coût élevé de la vie

Nairobi – Des centaines de Kényans sont descendus jeudi dans les rues de Nairobi pour protester contre le coût élevé de la vie, affirmant que les prix des produits de base, notamment l’huile de cuisson, la farine de maïs, la farine de blé et le sucre, ont doublé ces dernières semaines, mettant sous pression les ménages qui ont du mal à joindre les deux bouts.

Actuellement, un litre d’huile de cuisson coûte en moyenne 407 shillings, contre 350 shillings en avril, tandis que le prix de la farine de blé et de maïs est maintenant de 230 shillings pour un paquet de 2kg.

Des milliers de personnes manifestent à Tirana, en Albanie,
contre la flambée du coût de la vie et la corruption du gouvernement.
Voyez plutôt:
L’Argentine, le prochain domino? Des manifestants anti-gouvernement,
devant la Casa Rosada, chantent: »Démissionnez et partez à Cuba »

Et pour finir, sujet que je n’ai pratiquement couvert nulle part, la Chine connaît des problèmes bancaires depuis maintenant des mois, et certains analystes avancent que la raison du confinement sévère dans des régions qui n’avaient guère de sens était celle-ci. Tenter d’éviter une ruée vers les banques.

Ci-dessous, un gigantesque fil de discussion couvrant l’affrontement actuel entre les manifestants et le gouvernement, qui remonte également à longtemps.

Les déposants crient « 黑社会 » (mafia ou gangsters) aux centaines de flics qui défilent.

Il y a d’autres dynamiques en jeu en Chine que j’essaierai de couvrir plus tard, comme la montée en flèche du prix du porc, source principale et préférée de protéines en Chine, les mauvaises récoltes, la ruée bancaire susmentionnée et la fuite suspecte de données d’un milliard de citoyens chinois il y a quelques jours. Celle-ci a une portée énorme.

Les données sur la population chinoise qui ont récemment fait l’objet de fuites confirment mes estimations:
les naissances ont commencé à diminuer en 1991, sans pic en 2004 ou 2011;
la population est désormais inférieure à 1,28 milliard d’habitants, et non pas le 1,41 milliard officiel;
la population a commencé à diminuer en 2018, et non en 2031 comme officiellement prévu.

La Chine connaît un effondrement démographique beaucoup plus tôt que ne le soupçonnaient la plupart des experts, ce qui constitue un problème non seulement pour le PCC, mais pour le monde entier. La Chine est un mastodonte. Une bête colossale, et lorsqu’une chose de cette taille meurt, elle peut en entraîner avec elle beaucoup d’autres. Compte tenu de tous les défis actuels auxquels elle est confrontée, je m’attends à ce que la Chine envahisse bientôt Taïwan.

Bientôt, comme dans « avant la fin de l’année »… et pendant que la plupart des gens regardent la main droite, la main gauche du magicien fait autre chose.

Incendie éteint après l’explosion d’une conduite de gaz naturel dans le comté de Fort Bend

Publié le 7 juillet

Les autorités déclarent qu’un incendie à présent éteint est survenu après l’explosion d’une conduite de gaz naturel qui a fait jaillir une colonne de flammes d’un champ dans le comté de Fort Bend jeudi.

Selon le bureau du gendarme de Fort Bend County Pct. 1, l’explosion s’est produite avant 11 heures dans le bloc 15400 de JoAnn près de la route FM 1952, à l’ouest de Orchard.

L’ordre d’évacuation de Medford prend fin à la suite de l’incendie de l’usine à gaz.

Dimanche 10 juillet 2022, 18 h 57

MEDFORD, Oklahoma –

MISE À JOUR du 10/7/22 à 18h50: L’ordre d’évacuation de la ville de Medford suite à l’explosion et à l’incendie de samedi à l’usine de gaz ONEOK a été levé.

On ne sait toujours pas ce qui a provoqué l’explosion, mais ONEOK a déclaré à News 9 qu’elle se concentrait sur l’évaluation des dommages.

La société a déclaré dans un communiqué que personne n’avait été blessé.

Cette explosion est plus significative que les autres, l’étendue des dégâts est inconnue, mais l’explosion a été assez forte pour provoquer un tremblement de terre suffisamment fort pour être détecté (1,56 je pense). Si la structure du tuyau a été touchée, d’après les commentaires d’un des ouvriers, le délai pour l’achat de nouveaux tuyaux peut atteindre 52 semaines.

Je plaisante souvent sur le nombre de « coïncidences » qui se produisent partout, bien sûr, de la destruction des infrastructures critiques, visible pour quiconque fait preuve d’un minimum d’attention, mais c’est un sujet que j’ai abordé il y a quelques semaines sur Twitter. Cela ne relève pas de la simple défaillance, car chaque industrie du secteur de l’énergie fonctionne à pleine capacité ou manque de main-d’œuvre et de maintenance.

À ce stade, je dois soulever la question légitime de l’écoterrorisme, qui a joué un rôle important au cours de la dernière décennie, et sur lequel de nombreux articles scientifiques ont été écrits. Si vous ne prêtiez pas attention, ce que je ne reprocherais pas au lecteur, de riches enfants issus de la classe supérieure, membres de Stop Oil, se sont collés à de vieux chefs-d’œuvre artistiques. Si vous voulez vous plonger dans le sujet de l’écoterrorisme, une brève recherche avec les termes « rail » ou « feu » et « éco-terrorisme » vous procurera quelques heures de lecture.

L’écoterrorisme est également lié à la révolte et à la révolution. Comment?

Passons maintenant de l’observation et de l’analyse à mon domaine de prédilection, celui qui fut littéralement mon métier. La Théorie Mimétique Appliquée.

Tout d’abord, il convient de comprendre les mèmes, au sens où l’entendait le mot à l’origine.

Un mème est une idée, un comportement ou un style qui se propage par imitation d’une personne à l’autre au sein d’une culture et qui est souvent porteur d’une signification symbolique représentant un phénomène ou un thème particulier[4]. Un mème agit comme une unité porteuse d’idées, de symboles ou de pratiques culturelles, qui peut être transmise d’un esprit à l’autre par l’écriture, la parole, les gestes, les rituels ou d’autres phénomènes imitables ayant un thème mimé. Les partisans de ce concept considèrent les mèmes comme des analogues culturels des gènes, dans la mesure où ils s’auto-répliquent, mutent et répondent à des pressions sélectives[5].

Les mèmes, tels qu’ils ont été décrits à l’origine, sont littéralement les gènes de la culture. Certains gènes présentent un avantage évolutif par rapport à d’autres, et certains contribuent à leur propre survie et à celle de l’espèce. La révolte est l’un de ces mèmes, et c’est l’un des mèmes les plus contagieux de l’histoire de l’humanité, dont on peut facilement vérifier et suivre la trace en utilisant simplement un outil de recherche.

Un mème aussi contagieux, sous la puissante influence des réseaux, se répand loin, vite et facilement. À ce stade, compte tenu des dynamiques actuelles telles que l’inflation, la pénurie potentielle de biens, la maladie et tout le reste, il va « infecter » et se répandre avec ou sans effort ou perturbation.

Si vous voulez comprendre les mèmes et la manière dont ils vous affectent, vous et les autres, ainsi que le comportement humain, il vous suffit de faire une recherche sur René Girard ou la Théorie du Mimétisme et de vous mettre à lire. L’approfondissement de ces sujets vous sera d’une aide précieuse, notamment en ce qui concerne votre perspective et votre façon de voir le monde.

Ne participez à aucun de ces événements, même si votre cerveau vous dit que vous devez le faire. Je sais que cela semble contradictoire, mais ce n’est pas le moment, et ce n’est pas comme ça qu’il faut procéder. Mais vous êtes libre de faire ce que vous voulez, alors si vous le voulez vraiment, faites-le.

Vous devez vous attendre maintenant à ce que les choses s’accélèrent, davantage de perturbations, davantage de tout. Edwin, auteur de la Lettre d’Information d’Edwin, a écrit ceci en guise de commentaire dans un article assez récent.

Des pipelines endommagés, un assassinat de (très) haut niveau, des scandales révélés de manière encore plus explicite, une fuite de plus d’un milliard de données personnelles en Chine, il est temps de redoubler d’attention, nous pourrions voir arriver un ou plusieurs événements « majeurs »!

Cela ressemble davantage à ce à quoi on pourrait s’attendre avant une « frappe » majeure, quelle qu’elle soit, mais pas nécessairement au nom du véritable agresseur.

Nous nous dirigeons vers la possibilité réelle d’une terreur ouverte, peut-être combinée à des  » faux drapeaux  » créés par notre propre communauté du Renseignement.

N’écartez pas la possibilité d’une coopération entre des agents étrangers et des agents du renseignement de gouvernements nationaux pour déclencher la prochaine crise, avec tout le « déni plausible »qu’ils puissent espérer.

Je suis à ce point d’accord que j’ai reproduit le commentaire ici.

En ce qui concerne la situation de Hunter [NdT. Biden], elle est maintenant tellement publique, tellement virale, que vous trouverez des vidéos, des photos, et bien d’autres choses littéralement partout, donc si vous voulez assouvir votre curiosité et voir à quel point cet homme est dépravé, faites-vous plaisir, c’est facile à trouver, et ce n’est pas fini.

Un grand merci à tous ceux qui me soutiennent!


Texte original

Accidents, revolts and hints of ecoterror

And memes.

John Paul

Jul 11

This was a spur-of-the-moment one, I had in my mind to write today, but events are cascading at a velocity I didn’t expect. Some of these you are probably aware of already, I will cover nonetheless, others you probably are not. I will also dabble in some of the reasons these are happening.

Anger simmers for Dutch farmers who oppose pollution cuts

Dutch farmers are embroiled in a summer of discontent that shows no sign of abating

Protesting farmers block a drawbridge at locks in the Princess Margriet canal, preventing all ship traffic from passing in Gaarkeuken, northern Netherlands, Monday, July 4, 2022. Dutch farmers angry at government plans to slash emissions also used tractors and trucks Monday to blockade supermarket distribution centers, the latest actions in a summer of discontent in the country’s lucrative agricultural sector. (AP Photo/Peter Dejong)

MAASLAND, Netherlands — Bales of hay lie burning along Dutch highways. Supermarket shelves stand empty because distribution centers are blocked by farmers. Then, at dusk, a police officer pulls his pistol and shoots at a tractor.

Dutch farmers are embroiled in a summer of discontent that shows no sign of abating. Their target? Government plans to rein in emissions of nitrogen oxide and ammonia that they say threatens to wreck their agricultural way of life and put them out of business.

The reduction targets could radically alter the Netherlands’ lucrative agriculture sector, which is known for its intensive farming, and may also foreshadow similar reforms — and protests — in other European nations whose farmers also pump out pollutants.

As many of you are probably aware by now, the Dutch have been “protesting” (I will use the word revolting from here on out) the government’s decision on changing emissions rules. The cut is fairly similar in nature and amounts to some other countries (will cover the others here too), cutting 30% of the emission of the byproducts of farming.

Farms that don’t comply or achieve the targets, get confiscated by the government, and after some digging on legal documents, people found the land would be sold to private interest to build a project linked to the WEF.

ESG, which is the framework pushing these green policies and drastic changes is the creation of Klaus Schwab, what he calls “Stakeholder Capitalism”.

This led both Germany and Italy to follow a similar path of revolt.

Farm-To-Road: Wave Of Farmer Protests Spreads Across Europe

Germany in solidarity; Poland joins from across the land

Soon after, German farmers joined the Dutch protesters in blocking the road on their shared border.

Germany itself has seen its farmers’ associations contesting a recently passed renewable energy act amendment by the country’s parliament. While it aims to accelerate Berlin’s renewable energy expansion, the group is lamenting that the amendment does not provide enough support for biogas production.

“It is completely incomprehensible that in the middle of this far-reaching energy crisis, a sustainable domestic energy source such as biogas is being curbed in the production of electricity, heat, and biomethane,” said Bernhard Krüsken, secretary-general of the German Farmers’ Association.

Italy in heat

Adding to the drought Italy is currently facing, the heat of mounting farmers’ protests is building up on roads in rural areas. The tractors holding up main roads are threatening to “come to Rome” should the government’s inaction continues.

These are not the only revolts. The Sri Lankan economy totally collapsed, and people went into full revolt. As I wrote months ago (these are screen captures…lol)

Now to the other revolts and their reasons.

Kenya: Hundreds of Kenyans Take to Nairobi Streets to Protest High Cost of Living

Nairobi — Hundreds of Kenyans on Thursday took to the streets of Nairobi to protest the high cost of living, saying the Prices of basic commodities including cooking oil, maize flour, wheat flour and sugar has doubled in recent weeks, putting pressure on households struggling to make ends meet.

Currently, a litre of cooking oil costs an average of Sh407, up from Sh350 in April, while maize and wheat flour prices are now retailing from Sh230 per 2kg packet.

And for last, I didn’t cover much of this anywhere, but China has been experiencing banking problems for months by now, and some analysts argue the reason for harsh lockdown in regions that did little sense was this one. Attempting to avoid a bank run.

The following is a gigantic thread covering the current clash between protestors and the government, and it also goes back a long time.

There are other dynamics at play in China that I will try to cover later on, like the price of pork, China’s main and favorite source of protein skyrocketing, crops failing, the aforementioned bank run, and the suspicious data leak a few days ago of 1 billion Chinese citizens. Which has massive implications.

China is experiencing a demographic collapse much earlier than most experts suspected, which is a problem not only for the CCP, but for the world. China is a behemoth. A colossal beast, and when something of such size is dying, it can take a lot with it. Given all the current challenges they are facing, I would expect China to invade Taiwan soon.

Soon as in before this year’s end soon… and while most people are looking at the right hand, the left hand of the magician is doing something else.

Fire out after natural gas line explosion in Fort Bend County

Published July 7

Authorities say a fire is now out after an explosion along a natural gas line sent up a column of flames from a field in Fort Bend County on Thursday.

According to the Fort Bend County Pct. 1 Constable’s Office, the explosion occurred before 11 a.m. in the 15400 block of JoAnn near FM 1952, west of Orchard.

Medford Evacuation Order Ends In Wake Of Gas Plant Fire

Sunday, July 10th 2022, 6:57 pm

MEDFORD, Oklahoma –

UPDATE 7/10/22 6:50PM: An evacuation order for the town of Medford has ended following Saturday’s explosion and fire at the ONEOK gas plant.

It’s still unclear what sparked it, but ONEOK told News 9 it is focusing on damage assessment.

The company said it a statement no one was hurt.


This one is more meaningful than the other ones, the extension of the damage is unknown, but the explosion was strong enough to cause an earthquake strong enough to be picked up (1.56 I think). If the pipe’s structure was affected, according to one of the worker’s comments, the lead time to buy new pipes is up to 52 weeks.


I often joke about the amount of “coincidences” around, of course, the destruction of critical infrastructure is visible to anyone paying any modicum of attention, but as a point, I raised a couple of weeks ago on Twitter. This goes beyond mere failure because every single industry in the energy sector is running at capacity or lack of labor and maintenance.

At this point, I have to raise the legitimate point of Eco-Terrorism, which has played a big part in the last decade, with many scientific papers written about it. If you were not paying attention, which I wouldn’t blame the reader for, rich upper-class kids from Stop Oil have been gluing themselves to old artistic masterpieces. If you want to look into eco-terrorism, a quick search with the terms rail or fire and ecoterrorism will give you a couple of hours of reading material.

Ecoterrorism also ties with revolt and revolution. How ?

Now we go from observation and analysis to my preferred field and one that was literally my job. Applied Mimetic Theory.

First, you need to understand memes, as the word was originally meant to be.

A meme is an idea, behavior, or style that spreads by means of imitation from person to person within a culture and often carries symbolic meaning representing a particular phenomenon or theme.[4] A meme acts as a unit for carrying cultural ideas, symbols, or practices, that can be transmitted from one mind to another through writing, speech, gestures, rituals, or other imitable phenomena with a mimicked theme. Supporters of the concept regard memes as cultural analogues to genes in that they self-replicate, mutate, and respond to selective pressures.[5]

Memes as they were originally described are quite literally the genes of culture. Some genes have an evolutionary advantage over others, and some are instrumental in the survival of themselves and the species. Revolt is one of these memes, and it is one of the most contagious memes in human history, easily verifiable and trackable merely by using some searching service.

Such a contagious meme, under the powerful effect of networks, spreads far, fast, and easily. At this point, given the current dynamics such as inflation, the potential scarcity of goods, sickness, and everything else, it will “infect” and spread with or without effort or disruption.

If you want to understand memes and how they affect you, everyone else, and human behavior, just search for Rene Girard or Mimetic Theory and start reading. Delving into these subjects will help you tremendously, especially your perspective and how you see the world.

Do not participate in any of these events, no matter how much your brain tells you that you need to. I know it seems contradictory, but now is not the time, and this isn’t how we do it. You are free to do whatever you wish, so if you really want, do it.

You should expect things to pick up pace now, more disruption, more everything. Edwin, Author of Edwin’s Newsletter wrote this as a commentary in a fairly recent piece.

Pipeline(s) damaged, a (very) high level assassination, scandals revealed even more explicitly, even a billion plus individual’s data leaked from China, time to pay particular attention, we may have one or more ‘major’ events inbound!

This is more like what we would expect prior to a major ‘strike’ of some kind, not necessarily in the name of the true attacker.

We are drifting toward overt terror as a distinct possibility, perhaps combined with ‘false flags’ of our own Intel Community’s making.

Do not discount the possibility of cooperation between foreign operatives and domestic government Intel Agents to trigger the next crisis, with all the ‘plausible deniability’ they could want baked in.


I am inclined to agree to such a degree, I replicated the comment here.

On the Hunter situation, it is now so public, so viral, you can find videos, pictures, and anything else literally everywhere, so if you want to kill your curiosity and see how depraved that man is, indulge yourself, it is easy to find, and more is coming.

Deep appreciation for all the supporters!

Au-delà des probabilités mathématiques – « Le feu s’embrase » – par John Paul.

Comme très bien détaillé dans mon article précédent, le système (particulièrement en Occident) est en train de se vautrer. Voici la mise à jour, signée John Paul, qui n’écrit toujours pas tellement mieux mais qui bosse vraiment bien, dans plusieurs domaines à la fois – ses papiers sur le Covid sont assez solides. Il nous fait ici un tour d’horizon du chaos des chaînes d’approvisionnement.

J’ai d’autres articles de Gail Tverberg – l’auteur de l’article précédent – sur le sujet économie et énergie qui pourraient intéresser le lecteur, et un à moi en préparation, dans le même registre.

Source.


Traduction

Au-delà des probabilités mathématiques – « Le feu s’embrase ».

C’est la saison des révoltes!

John Paul

7 juillet

Cet article était imprévu à bien des égards. Alors que je recherchais d’autres pistes sur le SARS-CoV-2 et que j’écrivais mon article d’opinion, beaucoup de choses ont changé au cours des 72 dernières heures. Assez pour me pousser à écrire cet article.

Depuis le début de ce Substack, j’ai couvert les aspects énergétiques de la cascade actuelle d’événements, que je suis et à laquelle je prête attention depuis 2020.

Les signes d’une pénurie d’énergie sont apparus depuis des mois, se sont accumulés et le moindre point de basculement ferait littéralement s’effondrer la situation. Le fait que la Russie ait coupé le flux de gaz dans une large mesure a constitué un tel point de basculement. Mes deux articles sur la crise énergétique vous donneront suffisamment d’informations et d’analyses pour le comprendre.

L’industrie allemande est en gros au bord de l’effondrement, ce qui entraînera le reste du continent par contagion.

L’Allemagne a déclaré jeudi qu’elle allait relever le niveau d’alerte de son plan d’urgence pour le gaz afin de sécuriser l’approvisionnement, suite à la récente réduction des livraisons par gazoduc en provenance de Russie.

« Le gaz est désormais une denrée rare en Allemagne », a déclaré aux journalistes le ministre de l’économie Robert Habeck.

Le déclenchement de la deuxième phase rapproche l’Allemagne de la troisième et dernière étape, qui pourrait entraîner un rationnement du gaz dans la première économie d’Europe.

La Russie utilise le gaz « comme une arme » contre l’Allemagne en représailles au soutien apporté par l’Occident à l’Ukraine après l’invasion de Moscou, a déclaré M. Habeck.

Le chef du syndicat allemand met en garde contre l’effondrement d’industries entières

Les principales industries allemandes risquent de s’effondrer en raison des coupures dans l’approvisionnement en gaz naturel russe, a averti le principal responsable syndical du pays avant les discussions de crise avec le chancelier Olaf Scholz qui débutent lundi.

« En raison des goulots d’étranglement dans le secteur du gaz, des industries entières risquent de s’effondrer définitivement: l’aluminium, le verre, l’industrie chimique », a déclaré Yasmin Fahimi, le chef de la Fédération allemande des syndicats (DGB), dans une interview accordée au journal Bild am Sonntag. « Un tel effondrement aurait des conséquences énormes pour l’ensemble de l’économie et des emplois en Allemagne ».

Même la troisième plus grande ville de Bavière, Augsbourg, veut éteindre les feux de circulation et procéder à d’autres changements pour réduire la consommation d’énergie.

À Augsbourg, on a fait des calculs fébriles ces derniers jours. Et le résultat est effrayant pour les dirigeants de la ville: Selon l’état actuel, les coûts annuels pour l’électricité, le gaz naturel, le chauffage urbain et d’autres services énergétiques passeraient d’environ 15,9 millions d’euros à environ 28,3 millions d’euros pour l’année en cours. « Cela correspond à une augmentation de près de 80%! »

Si vous lisez ma série intitulée « Beyond Mathematical Odds » (Au-delà des probabilités mathématiques) ou si vous suivez mon Substack/Twitter depuis un certain temps, vous ne serez pas surpris de ce qui se produit, mais vous serez nombreux à être surpris, comme je l’ai été moi-même, par la vitesse à laquelle cela s’est produit. Avant d’aborder la correction de trajectoire que les gouvernements ont décidée, je continue à me pencher sur l’aspect énergétique de cette cascade. Alors que le monde est confronté à une pénurie massive de carburant et que la plupart des pays producteurs et raffineurs de pétrole ont presque atteint leur production maximale, la Chine a bien entendu choisi de passer à l’étape suivante.

La Chine autorise les raffineurs à exporter 40% de carburant en moins qu’il y a un an

  • Un quota de cinq millions de tonnes a été accordé aux raffineurs dans le dernier lot.
  • Pékin ne souhaite pas augmenter ses exportations pour répondre à la demande.

La Chine a publié son dernier lot de quotas d’exportation de carburant pour l’année, mais le total des quotas est toujours inférieur d’environ 40% à celui de la même période en 2021.

Quelque 5 millions de tonnes de quotas de diesel, d’essence et de kérosène ont été attribués, selon les dirigeants de raffineries qui ont reçu des avis préliminaires du Ministère du Commerce et une note du consultant local OilChem.

Il y a peu de temps, M. Macron a déclaré publiquement à M. Biden, entouré de journalistes, que les pays producteurs de pétrole ne pouvaient pas répondre à la demande parce qu’ils étaient déjà proches de la production maximale. Bien sûr, la Chine entend exploiter cette situation. La Chine est l’un des plus grands raffineurs au monde, donc freiner les exportations alors que l’ensemble du système est mis à rude épreuve aura un impact, en maintenant les prix des carburants plus élevés pendant plus longtemps.

Autre fait à prendre en considération, le confinement en Chine qui a duré plus de 8 semaines a eu des effets à peine mesurables sur les stocks mondiaux de carburant, maintenant qu’ils sont remis en service, la demande va augmenter, c’est donc une autre raison pour laquelle ils réduiraient les exportations. Le premier gazoduc transnational de la Chine avec le Turkménistan est désormais opérationnel, tandis que le reste du monde est confronté à la dure réalité des prix exorbitants du gaz en raison de la décision de l’un des plus grands producteurs et exportateurs de fermer les vannes.

Avec des prix du carburant qui ne cessent d’augmenter pour la population mondiale, nous nous retrouvons avec ceci.

Une importante route commerciale sud-africaine bloquée en raison de la flambée des prix du carburant

  • L’Afrique du Sud a augmenté les prix du carburant pour atteindre un niveau record cette semaine.
  • Ce blocage nuit aux exportations de chrome et de charbon via le port de Maputo.

Dans une ville du nord-est de l’Afrique du Sud, des manifestants ont bloqué des routes, y compris une route clé reliant le pays au Mozambique avec des camions, mercredi, alors qu’ils protestaient contre la hausse des prix à la pompe qui a atteint un nouveau record.

Ces manifestations dans des secteurs spécifiques ont un impact sévère sur les perspectives globales de la reprise mondiale et peuvent avoir un effet de levier sur le mauvais côté de la bascule, entraînant ainsi une défaillance progressive. Les pays importent du charbon d’Afrique à un rythme plus élevé que jamais, ce qui a un impact sur le prix mondial du charbon, qui a déjà atteint des niveaux historiques en Europe (et qui va encore augmenter à court terme).

Je me répète, lorsque les pays sont confrontés à de telles dynamiques, ils reviennent à la géopolitique de base du 18e siècle et tentent d’acquérir tout type de ressource significative en période d’incertitude.

La région autonome du Karakalpakstan, en Ouzbékistan, fait l’objet d’une révolte populaire, car le gouvernement ouzbek veut lui retirer son statut d’autonomie et l’intégrer au pays. La région est riche en ressources naturelles.

L’Équateur est confronté à des manifestations depuis deux semaines en raison de la pénurie de nourriture et de carburant et de l’inflation des coûts, que les pays du tiers monde ne peuvent pas supporter autant que les pays du premier monde. La route de Mbombela (Afrique du Sud) est fermée à cause du prix du carburant.

La moitié des bateaux de pêche du Viêt Nam sont en rade à cause de la hausse des prix du carburant. Lagos, la capitale commerciale du Nigeria, est submergée par de longues files d’attente pour le carburant ces dernières semaines. Dans la capitale Abuja, les files d’attente sont constantes depuis février.
En Éthiopie, on a vu des automobilistes faire la queue pendant huit heures à Addis-Abeba, la capitale du pays, pour avoir accès au carburant, une situation qui pourrait se détériorer dans le courant du mois, selon un rapport de Bloomberg.
Au Royaume-Uni, Driver a organisé une manifestation pour protester contre la hausse des prix du carburant. Selon les informations du BusinessDay, les manifestants ont bloqué les principales routes britanniques, provoquant un embouteillage prolongé, pour demander au gouvernement d’agir contre la flambée des prix du carburant.
Au Ghana, les gens manifestent et se déchaînent en raison de la flambée des prix du carburant, de la nourriture et du coût élevé de la vie, alors que l’inflation atteint 27%.
Lundi, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Maputo, la capitale du Mozambique, pour protester contre la hausse des prix du carburant.
D’après plusieurs commentaires sur Twitter avec #Fuelprotest, de l’Espagne aux Pays-Bas, les gens manifestent contre la flambée des prix du carburant. Les agriculteurs espagnols commencent à bloquer les autoroutes, pour protester contre la hausse des prix du carburant. Aux Pays-Bas, les agriculteurs et les pêcheurs ont manifesté et des forces armées et de police ont été envoyées pour faire face aux manifestants. Les Néerlandais protestent contre la hausse du prix du carburant, du gaz, la pénurie d’engrais en provenance de Russie et la forte inflation.
Source de ce qui précède.

L’histoire des Pays-Bas ne s’arrête pas là, mais je ne l’aborderai pas ici. Vous pouvez vous rendre sur mon compte Twitter et en voir une partie, elle a trait au Forum économique mondial (WEF), je la commenterai dans le prochain article (d’opinion).

Des signes clairs indiquaient où tout cela allait mener, du moins à court terme. Les pays et les gouvernements continueront à faire face à des protestations et à des manifestations de ce genre à cause du coût du carburant et de la nourriture. Les coûts et la perte de pouvoir d’achat suscitent de nombreuses grèves dans le monde. Je n’en ai couvert qu’une demi-douzaine ici, et entre celles-ci et cet article, beaucoup d’autres se sont produites.

Grève des chemins de fer français, les pilotes au Danemark, en Norvège et en Suède sont maintenant en grève, les mécaniciens vont se joindre à eux. Les cheminots britanniques ont décidé de se mettre en grève eux aussi, Coal India (l’un des plus gros producteurs de charbon) est également sur le point de déclencher une grève monstre pour obtenir des augmentations de salaire de plus de 5 milliards de dollars et il y a de nombreuses autres grèves locales. Comme je l’ai écrit il y a quelque temps, lorsque le coût de politiques malavisées rattrapera les gouvernements du monde entier et qu’ils devront faire face à la situation, ils se retrouveront entre le marteau et l’enclume, et ceci en est une composante.

Beaucoup de ces gouvernements choisissent l’option à courte échéance pour faire face à cette situation, en imprimant de l’argent et en garantissant une tendance inflationniste pour le futur. Ce qui, ironiquement, va dans le même sens.

Il existe désormais quatre #CBDC de détail actives dans le monde, et des projets pilotes dans 29 juridictions. 72 banques centrales ont communiqué publiquement sur leur travail avec les CBDC et le ton des discours est plus positif. Consultez la dernière mise à jour de notre base de données mondiale.

Maintenant, je voudrais vous rappeler cet article.

Puisque les élites du monde entier sont obsédées par l’énergie verte pour quelque motif à la con, ésotérique et mal inspiré, les membres feront pression et obtiendront ce que le bon sens dicte à l’homme ordinaire. Ils incluront le nucléaire et certaines formes de gaz comme options vertes, tout en essayant de résoudre le gâchis des ressources et de la production.

Il est essentiel de garantir ces deux options si l’on veut avoir une réelle chance de passer au vert au cours de la prochaine décennie, et le nucléaire est la meilleure option, suivi du gaz qui est une excellente option rentable. Vous trouverez de nombreux articles sur la façon dont cet engouement pour les investissements dans les énergies vertes a partiellement créé le problème actuel du pétrole. Votre pays souhaite-t-il un avenir vert? Des investissements pétroliers à court terme seront nécessaires.

Pourquoi est-ce que je cite un article datant de 6 mois? À cause de ceci.

Le Parlement européen soutient l’étiquetage « vert » des investissements dans le gaz et le nucléaire

  • Les législateurs soutiennent le label européen d’investissement « vert » pour les combustibles.
  • Le texte devrait avoir force de loi, à moins qu’une super-majorité d’États n’y oppose son veto.
  • Les règles sur le gaz et le nucléaire divisent les pays de l’UE et les législateurs.
  • Le Luxembourg et l’Autriche vont contester la loi devant les tribunaux

Comme je l’avais prévu, et comme toute personne dotée d’un peu de bon sens pouvait le constater, et comme certains des meilleurs experts l’avaient également désigné comme seule solution, l’UE fait pression pour que le gaz et le nucléaire soient qualifiés de verts. Ce n’est guère surprenant et cela arrive bien après le moment optimal, hélas, l’instinct de conservation est une sacrée motivation.

C’est un bon indice qu’au moins une partie de la classe politique et des élites est consciente de la dynamique en cours et prête une attention particulière à la situation des pays plus pauvres et à la rapidité avec laquelle les gens se révoltent. La douleur à court terme, les tendances inflationnistes et les niveaux de récession sont presque inévitables, mais c’est au moins un bon indice que les choses pourraient se stabiliser. L’énergie est l’aspect le plus important du fonctionnement d’un système complexe.

Les choses peuvent sembler désastreuses, surtout à court terme, mais à long terme, la dynamique semble s’améliorer si ce niveau de bon sens se maintient, ce qui ne sera pas facile car les élites continueront à s’opposer à toute décision empreinte de bon sens.

Une chose que j’avais légèrement mal comprise était le tsunami de conteneurs qui allait frapper les États-Unis. Compte tenu de nombreuses variables (l’économie américaine, le fait que certains des plus grands détaillants ont surstocké, le confinement continu de la Chine et les perturbations apportées par la guerre, entre autres), il n’y a pas eu de tsunami massif ni de blocage des porte-conteneurs dans les ports américains.

Parce que des milliers de conteneurs sont empilés en Europe (ce que j’avais prévu), les navires accusent des retards considérables pour décharger leur cargaison.

Les exportations de voitures et de meubles à destination des États-Unis s’accumulent et le phénomène se généralise dans les ports européens

  • Des meubles Ikea, des pièces détachées et des automobiles sont retardés dans les principaux ports européens.
  • Des ralentissements de travail et des grèves paralysent le commerce des conteneurs dans les ports allemands et néerlandais.
  • Il faudra des mois pour résorber l’arriéré de conteneurs.

Les ralentissements du travail et les grèves dans les ports allemands et néerlandais créent une accumulation massive de conteneurs d’exportation à destination des États-Unis qui prendra des mois à se résorber.

Selon les connaissements trouvés par ImportGenius, certains des articles exportés depuis ces ports sont des composants essentiels au secteur automobile, tels que des batteries au lithium, des automobiles entièrement assemblées, ainsi qu’une grande variété de pièces automobiles et de châssis. Mercedes, BMW et Ford ont été cités dans des déclarations récentes des douanes américaines.

« Les importateurs américains doivent se renseigner quatre à cinq semaines à l’avance pour savoir si un navire est disponible », a déclaré Andreas Braun, directeur des produits maritimes pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Crane Worldwide Logistics. « Ce n’est pas normal. De plus, si vous avez la chance de réserver un créneau sur un navire, vous devez ensuite trouver un conteneur vide, qui peut se trouver dans l’arrière-pays. »

La décoration intérieure, les revêtements de sol et les meubles d’Ikea figuraient également sur la liste.

« La congestion de ces ports s’étend à d’autres grands ports d’Europe », a déclaré Braun.

Les ralentissements dans l’arrivée des navires, le traitement des conteneurs et la disponibilité des conteneurs ainsi que le camionnage sont des problèmes courants.

« Il n’y a actuellement aucune fin en vue à la congestion du transport maritime par conteneurs », a déclaré Vincent Stamer d’IfW, ajoutant que les embouteillages se multipliaient également en dehors des ports chinois.

« Pour l’Allemagne et l’UE, cela affecte particulièrement le commerce d’outre-mer, notamment avec l’Asie, d’où sont expédiés les produits électroniques de consommation, les meubles et les textiles, par exemple. » via GCaptain.

Différents pays, retour à une dynamique similaire, et maintenant l’arriéré est énorme et il faudra des mois pour régulariser si ces satanés travailleurs voulaient bien cesser de faire grève à cause de leurs maigres salaires et de leurs longues heures de travail.

Heureusement, l’esprit américain a pris le dessus et le sang-froid l’a emporté. La grève que je craignais le plus, celle des dockers en Californie et dans d’autres ports des États-Unis, dont le nombre incroyable s’élève à 22.000 travailleurs, n’a pas eu lieu pour l’instant.

Le monde de la logistique et la chaîne d’approvisionnement continuent de se heurter à des obstacles après chaque signe de reprise…

Alors que les expéditions se poursuivent à un rythme soutenu pendant que les deux parties tentent d’élaborer un nouveau contrat, un arrêt de travail toucherait les ports de la Californie à l’Oregon et à l’État de Washington – des ports qui traitent près de 40 % de toutes les importations américaines – à un moment où les problèmes de chaîne d’approvisionnement exacerbent déjà l’inflation la plus élevée du pays depuis la quatrième saison de Taxi.

« Bien qu’il n’y ait pas de prolongation de contrat, le fret continuera de circuler et les opérations normales se poursuivront dans les ports jusqu’à ce qu’un accord puisse être trouvé », peut-on lire dans une déclaration commune de la Pacific Maritime Association et de l’International Longshore and Warehouse Union.

« Les deux parties comprennent l’importance stratégique des ports pour les économies locale, régionale et américaine, et sont conscientes de la nécessité de finaliser un nouveau contrat à l’échelle de la côte dès que possible afin de maintenir la confiance dans la côte Ouest », ont déclaré l’ILWU et la PMA.

Source

En fin de compte, à court terme, rien n’a changé, les pays connaîtront encore des coupures et des rationnements d’électricité, et les prix de l’énergie continueront à monter et à descendre, et à flamber allègrement, mais les perspectives à long terme sont désormais meilleures.

La situation peut réellement s’améliorer si nous ne laissons pas les élites tout faire foirer (plus d’informations à ce sujet dans l’article d’opinion).


Texte original

Beyond Mathematical Odds – « The fire rises »

It is revolt season!

John Paul

Jul 7

Well, this piece was unexpected in many ways. While researching other leads on SARS-CoV-2, and writing my opinion piece, among life “stuff” a lot of things change within the last 72 hours. Enough to push me to write this one.

Since the inception of this Substack, I have covered the energy aspects of the current cascade of events, and have covered and paid attention since 2020.

The signs of an energy crunch have been out there for months, building up and any minor tipping point would send things into literal collapse. Russia cutting the flow of gas by a large margin was such a tipping point. Both my Energy Crunch posts will give you enough background information and analysis to understand this.

Germany’s industry is basically on the verge of a literal collapse, which will lead the rest of the entire continent to one, via contagion.

Germany said Thursday it would raise the alert level under its emergency gas plan to secure supply following the recent reduction of pipeline supplies from Russia.

“Gas is now a scarce commodity in Germany,” Economy Minister Robert Habeck told reporters.

Triggering phase two brings Germany a step closer to the third and final stage that could see gas rationing in Europe’s top economy.

Russia was using gas “as a weapon” against Germany in retaliation for the West’s support for Ukraine following Moscow’s invasion, Habeck said.

Germany’s Union Head Warns of Collapse of Entire Industries

Top German industries could face collapse because of cuts in the supplies of Russian natural gas, the country’s top union official warned before crisis talks with Chancellor Olaf Scholz starting Monday. 

“Because of the gas bottlenecks, entire industries are in danger of permanently collapsing: aluminum, glass, the chemical industry,” said Yasmin Fahimi, the head of the German Federation of Trade Unions (DGB), in an interview with the newspaper Bild am Sonntag. “Such a collapse would have massive consequences for the entire economy and jobs in Germany.”

Even the third-largest city in Bavaria, Augsburg wants to switch off traffic lights and other changes to curb energy consumption.

In Augsburg they have been calculating feverishly in the last few days. And the result was frightening for the city leaders: According to the current status, the annual costs for electricity, natural gas, district heating and other energy services would increase from around 15.9 million euros to around 28.3 million euros for the current year. « That corresponds to an increase of almost 80 percent! »

If you have been reading my Beyond Mathematical Odds series or following my Substack/Twitter for a while you won’t be surprised by this coming to be, but it will surprise many, as it did it myself, the speed which it came. Before I touch on course correction governments decided to do, I will keep delving into the energy aspect of the cascade. While the world faces a massive fuel crunch with most oil-producing and refining countries almost at maximum output, of course, China would choose to do the next move.

China Allows Refiners to Export 40% Less Fuel Than a Year Ago

  • Five million tons of quota awarded to refiners in latest batch
  • Beijing not interested in ramping up exports to meet demand

China issued its latest batch of fuel export quota for the year, but total allowances are still around 40% less than the same point in 2021.

Some 5 million tons of diesel, gasoline and jet fuel quotas were awarded, according to refinery executives who received preliminary notices from the Ministry of Commerce and a note from local consultant OilChem.


A short while ago, Macron publicly told Biden, surrounded by reporters, that Oil-producing countries could not meet demand because there were already close to maximum output, and self-preservation will dominate anyone when they are faced with the hardship of reality, and politicians are no different. Of course, China would exploit this. China is among the world’s largest refiners in the world, so curbing exports while the entire system is strained will have an impact, maintaining fuel prices higher for longer.

Another fact to take into consideration, the lockdown in China that lasted over 8 weeks barely had measurable effects on the global fuel stocks, now that they are coming back online, demand will grow, so this is another reason why would they curb exports. China’s first transnational gas pipeline with Turkmenistan is now operation, while the rest of the world faces the harsh reality of massive gas prices when one of the biggest producers and exporters decided to shut it off.

With fuel prices at a ever-increasing cost for the global population, we get ourselves this.

Key South African Trade Route Blocked as Fuel Costs Surge

  • South Africa increased fuel prices to a record this week
  • Blockage is hurting chrome and coal exports via Maputo por

Protesters in a city in South Africa’s north east blocked roads including a key route linking the country to Mozambique with trucks Wednesday as they demonstrated against pump prices rising to a new record.


These protests at specific sectors have a severe impact on the overall global recovery outlook and can leverage the cascade into the wrong tipping side, cascading into progressive failure. Countries are importing coal from Africa at a larger pace than ever before, and this impact the global price of coal, already at historical levels in Europe (and will go ever higher in the short term).

Repeating myself, when countries are faced with such dynamics, they will revert to basic 18-century geopolitics and attempt to acquire any type of meaningful resource in uncertain times.

The Karakalpakstan autonomous region, in Uzbekistan is under a popular revolt, because the Uzkeb government wants to remove its autonomous status from it and integrate into the country. The region is rich in natural resources.

Ecuador has faced protests for the last 2 weeks because of food and fuel shortages and the inflating costs, which third-world countries can’t cope with as much as first-world countries can. Closed road is Mbombela (South Africa) over fuel prices.

Half of Vietnam’s fishing boats are stranded ashore due to rising fuel costs. Nigeria’s commercial capital Lagos has been bogged down with long fuel queues in recent weeks. The capital city Abuja has consistently seen traffic queues since February.
In Ethiopia, motorists in Addis Ababa, the country’s capital, were seen queuing for eight hours to access fuel, a situation that could deteriorate later in the month, according to a Bloomberg report.
In the UK, Driver staged a go-slow protest over the hike in fuel prices. According to BusinessDay checks, protesters snarled up major UK roads causing a prolonged traffic jam, to demand government action against rocketing fuel prices.
In Ghana, people are protesting, breaking out due to soaring prices of fuel, food and high cost of living, as inflation surges to 27 percent.
Thousands of people took to the streets of Maputo, Mozambique’s capital, on Monday to protest against the rise in fuel prices.
From several comments on Twitter with #Fuelprotest, from Spain to the Netherlands, people protest against the surge in fuel prices. Spanish farmers begin to block motorways, protesting against the fuel price increase. In Netherland, farmers and fishers protested, getting intense Army/Police sent to deal with protesters. The Dutch protested high fuel, gas, food shortage of fertilizers from Russia, and high inflation.
Source for the above.

There is more to the Netherlands story, but I won’t get to it here, you can go to my Twitter account and see some of it, it has to do with the WEF, I will comment about this in the next (opinion) piece.

Clear signs were this is all headed for the short term at least. Countries and governments will continue to face protests and demonstrations like this over the cost of fuel and food. The costs and loss of purchasing power are leading to many strikes around the world, I have covered but half a dozen here, and between those and this piece, many others came to be.

French rail strike, pilots in Denmark, Norway and Sweden are now on strike, mechanics will join them too. UK rail workers decided to go on strike too, Coal India (one of its biggest producers) is also on the verge of a mass strike for over $5 billion in salary increases and many other local strikes. As I wrote a while back as a forecast when the cost of misguided policies caught up with governments around the world, and they had to face the dance, they would find themselves between a rock, and a hard place, and this is part of it.

Many of these governments are choosing the shortsighted option to deal with this, by printing money and assuring the inflationary trend in the future. Which ironically enough aligns with this.

Now I want to remind you of this piece.

Since elites around the world are hellbent on green energy for whatever esoteric, misguided bullshit reason, members will pressure, and will achieve what common sense tells the ordinary man. Including nuclear and some forms of gas as green options, while they try to solve the resource and manufacturing mess.

Securing both is paramount for a real chance at going green in the next decade, and nuclear is the best option, followed by gas which is a very good cost-effective option, yet. You can find quite a few articles about how this craze about green energy investment, partially created the current oil conundrum too. Does your country want a green future ? Short-term oil investment will be needed.


Why am I citing something from 6 months ago ? Because of this.

EU parliament backs labelling gas and nuclear investments as green

  • Lawmakers back ‘green’ EU investment label for the fuels
  • Likely to become law unless super-majority of states veto
  • Gas, nuclear rules have split EU countries and lawmakers
  • Luxembourg, Austria to challenge law in court

As I forecasted, and anyone with some common sense could tell, and some of the better experts also stated it would be the only way out, the EU is pushing hard to label gas and nuclear as green. Not surprising and a lot later than the optimal time, alas self-preservation is one hell of a motivator.

This is a good sign that at least parts of the political class and elites are aware of the dynamics going on, and paying close attention to the situations in poorer countries, and how fast people go into full revolt. The short-term pain, inflationary trends, and levels of recession are almost inevitable, but at least this is a good sign that things might get more stable. Energy is the most important aspect of the function of a complex system.

Things might look dire, especially short-term, but long term the dynamics are looking somewhat better if this level of common sense keeps going on, which won’t be easy because the elites will keep opposing any modicum of common-sense decision.

One thing that I got slightly wrong was the Container Tsunami that would hit the US. Given numerous variables (the American economy, the fact that some of the biggest retailers overstocked, the continuous lockdown on China, and the disruptions the war brought, among others) there was no massive tsunami and clog of containerships in the American ports.

Because thousands of containers are piled up in Europe (which I got right), ships have massive delays to unload the cargo.

There’s a massive pile-up of car, furniture exports bound for U.S. and it’s spreading across European ports

  • Ikea furniture, auto parts, and automobiles are delayed at major European ports.
  • Labor slowdowns and strikes are crippling container trade at both German and Netherland ports.
  • The backlog of containers will take months to clear out.

Labor slowdowns and strikes at the German and Netherland ports are creating a massive pile-up of export containers bound for the U.S. that will take months to clear out.

According to the bills of lading found through ImportGenius, some of the items that are exported out of these ports are critical components to the auto sector like lithium batteries, fully assembled automobiles, as well as a wide variety of auto parts, and chassis. Mercedes, BMW, and Ford were listed in recent U.S. Customs filings.

“U.S. importers need to look four to five weeks in advance to see if there is a vessel available,” said Andreas Braun, Europe, Middle East, and Africa ocean product director of Crane Worldwide Logistics. “This is not normal. Also, if you are lucky to book a slot on a vessel you then have to locate an empty container which can be in the hinterland.”

Home decor, flooring, and furniture from Ikea were also listed.

“The congestion from these ports is spreading to other major ports in Europe,” Braun said.

Slowdowns in vessel arrival, container processing, and container availability as well as trucking are common problems.

“There is currently no end in sight to the congestion in container shipping,” said IfW’s Vincent Stamer, adding that traffic jams were also growing outside Chinese ports. 

“For Germany and the EU, this affects overseas trade in particular, especially with Asia, where consumer electronics, furniture and textiles, for example, are shipped from.” via GCaptain


Different countries, back at similar dynamics, and now the backlog is enormous and it will take months to regularize if those pesky workers stop striking over their meager salaries and extensive work hours.

Thankfully the American spirit has a hold and cooler heads prevailed and my most feared strike of dockworkers in California and elsewhere in ports in the US, at an incredible number of 22.000 workers, didn’t come to pass for now.

The logistics world and the supply chain keep hitting snags after every sign of recover…

While shipping continues apace as the sides try to hammer out a new contract, a work stoppage would hit ports from California to Oregon and Washington State—ports that handle nearly 40 percent of all U.S. imports a time when supply chain issues are already exacerbating the nation’s highest inflation since about the fourth season of Taxi.

“While there will be no contract extension, cargo will keep moving, and normal operations will continue at the ports until an agreement can be reached,” read a joint statement from the Pacific Maritime Association and the International Longshore and Warehouse Union.

“Both sides understand the strategic importance of the ports to the local, regional and US economies, and are mindful of the need to finalize a new coast-wide contract as soon as possible to ensure continuing confidence in the West Coast,” the ILWU and PMA said.

Source


In the end, short-term, nothing changed, countries will still experience blackouts, brownouts, rationing, and energy prices will keep going up and down, and rally like crazy, but the outlook long-term is better now.

Things can actually improve if we don’t let the elites fuck this up (more on this in the opinion piece).

Notre situation critique en matière d’énergie fossile, et les raisons pour lesquelles l’histoire réelle est rarement racontée – par Gail Tverberg.

Préambule

Cet article est très didactique. C’est un résumé écrit d’une présentation publique de l’auteur, diapositives à l’appui. Nous voilà pour un moment de retour à l’école.

Vous noterez qu’il précède de plusieurs mois l’invasion de l’Ukraine. Son contenu est non seulement toujours d’actualité, mais éclaire le fait que la situation actuelle du réseau énergie n’est pas la conséquence d’un récent bouleversement (encore assez relatif pour l’instant) causé par ce conflit. On peut considérer que cette « crise » couve depuis le début de l’exploitation des produits pétroliers, dont on savait/supposait/prétendait (je reviendrai sur ce point) qu’ils constituaient un ressource limitée. Nous avons ici affaire à un cas typique d’entropie applicable à un modèle économique. Selon la définition de ce mot, « l’entropie d’un système rend compte du degré de dispersion de l’énergie (thermique, chimique, etc.) au sein même du système. Et selon le deuxième principe de la thermodynamique, l’énergie d’un système isolé a tendance à se disperser le plus possible. Son entropie a donc, de même, tendance à augmenter. » En effet…

Nous nous retrouvons maintenant captifs d’un système qui, après avoir gaspillé ses atouts énergétiques, se retrouve privé d’un pétrole dont il est entièrement dépendant dans quasiment tous les domaines industrialisés, y compris le transport et – beaucoup plus grave – l’agriculture intensive. Voir cet article (en anglais, mais je peux le traduire) sur la catastrophe agricole au Sri-Lanka suite à leur tentative de transition vers le bio, ce qui illustre clairement qu’il est illusoire de vouloir se passer dans un modèle industrialisé des produits qui ont permis de le créer.

Il est tout aussi vain de déplorer la flambée actuelle des prix, qui n’est qu’une conséquence, sans s’adresser à la cause. Si je poursuis l’analyse de l’auteur, il fallait, plutôt que de se jeter sans réfléchir dans une frénésie industrielle tout azimut, vendre les produits pétroliers beaucoup plus cher dès le début de leur exploitation, modérer leur usage en tant que source d’énergie, trouver et utiliser parallèlement de nouvelles sources alternatives et conserver les sources traditionnelles et décentralisées encore opérationnelles. Comme je l’expliquais à mes enfants – bien avant que la question énergétique actuelle soit posée – le pire usage qu’on puisse faire du pétrole, c’est de le brûler. Comme me le rappelle régulièrement mon épouse, le problème majeur de ce système est que quasiment rien n’est vendu à son juste prix – qui est trop haut ou trop bas. Il faudrait consacrer un long article à ce vaste sujet, mais celui-ci en couvre une partie.

Côté relations publiques, on assiste aujourd’hui au spectacle surréaliste d’un Macron qui interpelle un Biden sur le fait qu’il n’a pas réussi à obtenir l’augmentation espérée de production du pétrole saoudien, et qui voudrait contrôler des prix incontrôlables et compenser le manque à gagner du gaz russe en relançant la construction de centrales nucléaires par la re-nationalisation d’EDF et en remettant en fonction une centrale à charbon. Les pays européens qui disposent encore de gisements de charbon rouvrent leurs mines. Le politique, après avoir été un rouage majeur du problème pendant des décennies, sort péniblement de son ivresse de gaspillage consumériste et tente de faire passer la gueule de bois générale par une pincée de realpolitik énergétique – du « trop tard, trop peu » – sur cocktail toxique de confinements, identité numérique, crédit social, décarbonisation (enfin, un jour), reprogrammation génétique, stérilisation et intelligence artificielle. Mais une erreur n’en réparant pas une autre, ce nouveau système malade de naissance ne nous sauvera pas de la mort du précédent – je l’écrivais ici il y a deux ans.

Nous avons mis – enfin, on a mis pour nous – tous nos oeufs dans le même panier, ce panier est en passe de tomber et les oeufs de se briser. Et ceux qui en ont besoin n’ont pas de poulailler.

Note: j’ai bien entendu traduit le texte qui figure sur les diapositives de l’auteur et l’ai ajouté sous chacune de celles-ci en les séparant du reste par des lignes comme celle ci-dessous.

Source.


Traduction

Notre situation critique en matière d’énergie fossile, et les raisons pour lesquelles l’histoire réelle est rarement racontée.

Posté le 10 novembre, 2021 par Gail Tverberg

Le problème de l’énergie fossile est plus complexe que ce que l’on entend habituellement.

Ça peut sembler étrange mais la confusion à propos de la nature de notre problème énergétique provient en grande partie du fait que pratiquement tout le monde espère entendre de bonnes nouvelles, même quand celles-ci ne sont pas très bonnes. Les informations diffusées par les médias grand public finissent par être présentées du point de vue de ce que les gens veulent entendre, plutôt que du point de vue de la réalité de l’histoire. Dans cet article, j’explique les raisons de ce phénomène. J’explique également pourquoi notre situation énergétique actuelle prend de plus en plus l’allure d’une situation de pénurie d’énergie susceptible de provoquer un effondrement économique.

Cet article est le résumé d’une présentation que j’ai donnée récemment. Un PDF de ma présentation peut être trouvé à ce lien. Une vidéo mp4 de ma présentation peut être trouvée à ce lien: Gail Tverberg’s Nov. 9 présentation-Our Fossil Fuel Energy Predicament.

Figure 1.

Notre problème en matière d’énergie fossile

Gail Tverberg, OurFiniteWorld.com, retraités de KSU, 9 novembre 2021

Figure 2.

Question: Où sur cette ligne se situe votre perception de notre problème en matière d’énergie fossile?

Trop peu de combustibles fossiles facilement extractibles: Attendez-vous à un déclin rapide des possibilités d’emploi et des biens et services disponibles.

Trop de combustibles fossiles: Le changement climatique est notre principal problème


La plupart des personnes qui ont assisté à mon exposé ont répondu qu’elles avaient surtout entendu parler de la question figurant à la droite de la diapositive 2: le problème de l’utilisation excessive de combustibles fossiles et du changement climatique qui en découle.

Je pense que le véritable problème est celui qui figure à gauche de la diapositive 2. Cette question relève de la physique. Sans les combustibles fossiles, nous serions obligés de revenir à l’utilisation d’anciennes énergies renouvelables, comme les bœufs ou les chevaux pour le labour, la combustion du bois et d’autres biomasses pour le chauffage, et les bateaux à voile propulsés par le vent pour le transport international.

Inutile de dire que ces anciennes énergies renouvelables ne sont disponibles qu’en quantités infimes aujourd’hui, si tant est qu’elles le soient. Elles ne fourniraient pas beaucoup d’emplois autres que ceux qui dépendent du travail manuel, comme l’agriculture de subsistance. Le nucléaire et les énergies renouvelables modernes ne seraient pas disponibles car ils dépendent des combustibles fossiles pour leur production, leur entretien et les lignes de transmission longue distance.

Figure 3.

Les avertissements énergétiques du passé

Figure 4.

Le physicien M. King Hubbert prévoyait que la durée de vie des combustibles fossiles serait courte, dans son article de 1956 intitulé Nuclear Energy and the Fossil Fuels


Sur la diapositive 4, notez que M. King Hubbert était un physicien. Il semble que ce soit la seule spécialité universitaire capable de trouver des failles dans les vœux pieux des autres.

Il faut aussi noter le choix de Hubbert de miser sur l’avenir de l’énergie nucléaire. Il semblait croire que l’énergie nucléaire pourrait prendre le relais, lorsque les autres énergies auraient échoué. Inutile de dire que cela ne s’est pas produit. Aujourd’hui, l’énergie nucléaire ne représente que 4% de l’approvisionnement total en énergie dans le monde.

Figure 5.

En 1957, le contre-amiral Hyman Rickover (père des sous-marins nucléaires) a prononcé un discours dans lequel il a déclaré:

  • Une forte consommation d’énergie s’accompagne d’un niveau de vie élevé.
  • La poursuite de cet âge d’or dépend entièrement de notre capacité à maintenir les approvisionnements en énergie en équilibre avec les besoins de notre population croissante.
  • Par le passé, une réduction de la consommation d’énergie par habitant a toujours conduit à un déclin de la civilisation et à un retour à un mode de vie plus primitif.
  • En effet, il est désagréable de constater que, selon nos meilleures estimations, les réserves totales de combustibles fossiles récupérables à un coût unitaire qui ne dépasse pas le double de celui d’aujourd’hui risquent de s’épuiser à un moment donné entre les années 2000 et 2050, si l’on tient compte des niveaux de vie actuels et des taux de croissance démographique.
  • Je suggère qu’il serait temps de réfléchir sobrement à nos responsabilités envers nos descendants – ceux qui verront la fin l’ère des combustibles fossiles.

Source: https://ourfiniteworld.com/2007/07/02/speech-from-1957-predicting-peak-oil/


La transcription de l’intégralité du discours du contre-amiral Hyman Rickover vaut la peine d’être lue. J’ai extrait quelques phrases de son discours. Ce discours a été prononcé un an seulement après la publication des recherches de Hubbert.

Rickover a clairement compris le rôle important que les combustibles fossiles jouaient dans l’économie. Déjà à cette époque, il semblait que les combustibles fossiles deviendraient trop coûteux à extraire entre 2000 et 2050. Un doublement des coûts unitaires de l’énergie peut sembler anodin, mais c’est pourtant loin d’être le cas, si l’on pense à ce que les habitants des pays pauvres dépensent en nourriture et autres produits énergétiques. Si le prix de ces produits passe de 25% à 50% de leur revenu, il ne leur reste plus assez pour se procurer d’autres biens et services.

Figure 6.

En 1972, est paru le livre « Les limites de la croissance », qui présentait des modèles informatiques du moment où les limites risquaient d’être atteintes

  • Dans son scénario de base, le monde atteindrait les limites des ressources (y compris les combustibles fossiles) à peu près maintenant

Graphique d’Ugo Bardi. Lucius Annaeus Seneca, en 91 de notre ère, a écrit: « Les augmentations croissent lentement, mais le chemin qui mène à la ruine est rapide. »


A propos de la diapositive 6, le livre The Limits to Growth de Donella Meadows, entre autres, a été le premier à produire une modélisation informatique du déroulement de la croissance démographique et de l’extraction des ressources. Le modèle de base semblait indiquer que le déclin économique commencerait à peu près maintenant. Divers autres scénarios ont été envisagés, notamment un doublement des ressources. Hors hypothèses très irréalistes, l’économie a toujours été vouée au déclin avant 2100.

Figure 7.

Peter Turchin et Surgey Nefedov ont analysé huit économies agricoles dans leur livre, Secular Societies. Voici le tableau que je dresse de leurs observations.

Croissance: 100 ans ou plus. Stagnation [stagflation]: 50 à 60 ans. Crise: 20 à 50 ans. Période intercycles.


Une autre façon d’aborder le problème consiste à analyser les civilisations historiques qui ont fini par s’effondrer. Dans leur livre Secular Cycles, Peter Turchin et Sergey Nefedov ont analysé huit économies qui se sont effondrées. Il existe de nombreux exemples d’économies qui découvrent une nouvelle source d’énergie (conquête d’un nouveau territoire ou développement d’un nouveau moyen de produire plus d’énergie), se développent pendant un certain temps, atteignent une période où la croissance devient plus limitée et découvrent finalement que l’économie qui s’était construite ne peut être soutenue par les seules ressources disponibles. Tant la population que la production de biens et de services ont eu tendance à s’effondrer.

Il est permis de penser que l’économie actuelle, fondée sur l’utilisation de combustibles fossiles, suit probablement un chemin similaire. On a commencé à utiliser le charbon en quantité il y a environ 200 ans, en 1820. L’économie s’est développée, à mesure que s’ajoutait la production de pétrole et de gaz naturel. Il semble que nous ayons atteint une période de « stagflation », vers 1970, soit il y a 50 ans. Nous sommes probablement sur le point d’entrer aujourd’hui dans la période de « crise ».

Mais cette fois, nous ne savons pas combien pourrait durer cette période de crise. Les premières économies étaient très différentes de celles d’aujourd’hui. Elles ne dépendaient ni de l’électricité, ni du commerce international, ni de la finance internationale, comme c’est le cas de l’économie mondiale actuelle. Il est possible (en fait, assez probable) que la pente descendante soit plus rapide cette fois-ci.

Les périodes de crise du passé semblent se caractériser par un niveau élevé de conflit, car l’augmentation de la population conduit à une situation où les biens et les services ne sont plus suffisants pour tous. Selon Turchin et Nefedov, les périodes de crise se caractérisent notamment par une disparité accrue des salaires, l’effondrement ou le renversement des gouvernements, le défaut de paiement de la dette, des recettes fiscales insuffisantes et des épidémies. Les économistes nous disent qu’il existe une raison physique qui fait que les riches s’enrichissent et que les pauvres s’appauvrissent pendant les périodes de crise; d’une certaine manière, les pauvres sont « gelés » et la richesse monte au sommet, comme de la vapeur.

Figure 8.

La hausse rapide de la consommation d’énergie correspond effectivement à une période de prospérité

Figure 9.

Consommation d’énergie globale de 1820 à 2010 (en exajoules par année)


La diapositive 9 est un tableau que j’ai élaboré il y a plusieurs années, qui illustre la croissance de la production mondiale de divers types de carburants. Le peu d’énergie éolienne et solaire disponible à l’époque est inclus dans la catégorie des biocarburants, en bas. Les premiers biocarburants étaient essentiellement constitués de bois et de charbon de bois utilisés pour le chauffage.

Figure 10.

Augmentation moyenne annuelle de la consommation d’énergie globale


La diapositive 10 montre les augmentations annuelles moyennes par décennie correspondant aux périodes indiquées dans la diapositive 9. Ce graphique va jusqu’en 2020, il couvre donc une période de deux cents ans. Notez que les augmentations de la consommation d’énergie indiquées sont particulièrement élevées au cours des périodes 1951-1960 et 1961-1970. Ces périodes correspondent aux années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, alors que l’économie connaissait une croissance particulièrement rapide.

Figure 11.

Croissance de la consommation en énergie
Croissance démographique vs amélioration du niveau de vie


La diapositive 11 est similaire à la diapositive 10, sauf que je divise les barres en deux parties. La partie inférieure, bleue, correspond à la croissance de la population, en moyenne, au cours de cette période de dix ans. Le reste, que j’ai appelé le montant disponible pour l’amélioration du niveau de vie, apparaît en rouge. On peut constater qu’en période de haute croissance globale de la consommation d’énergie, la population a tendance à augmenter rapidement. Avec davantage d’énergie, il est possible de nourrir et d’habiller des familles plus nombreuses.

Figure 12.

La diapositive 12 est analogue à la diapositive 11, sauf qu’il s’agit d’un graphique par zone. J’ai également ajouté quelques annotations décrivant les événements des périodes où la croissance de la consommation d’énergie était faible ou négative. Un premier creux s’est produit au moment de la guerre civile américaine. Ensuite, on voit une très longue période de creux qui correspond à la période de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale et de la Dépression. L’effondrement du gouvernement central de l’Union Soviétique a eu lieu en 1991, et fait donc partie de la période de 10 ans se terminant en 2000. Plus récemment, nous avons été confrontés aux confinements du COVID.

Les pics, en revanche, ont tendance à correspondre à des périodes fastes. La période précédant 1910 correspondait à l’époque des débuts de l’électrification. La période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale a été une période de croissance et de reconstruction. Plus récemment, la Chine et ses importantes ressources en charbon ont contribué à faire progresser l’économie mondiale. L’approvisionnement en charbon venant de Chine a cessé de croître vers 2013. J’ai écrit que nous ne pouvions plus compter sur l’économie chinoise pour faire progresser l’économie mondiale. Les récentes pannes d’électricité en Chine (mentionnées dans la section suivante) en sont la preuve.

En raison d’un apport en énergie insuffisant, la période actuelle commence à ressembler de plus en plus à la période qui inclut la Première et la Deuxième Guerre mondiale et la Grande Dépression. Le manque de ressources largement disponibles peut avoir des conséquences inattendues.

Figure 13.

Le monde est depuis peu confronté à de nombreux problèmes énergétiques

Figure 14.

L’augmentation des énergies renouvelables intermittentes s’est faite très lentement. Les confinements en 2020 ont fait office de rationnement temporaire en pétrole.


La diapositive 14 présente la production récente d’énergie. On peut voir sur cette diapositive que la progression de l’éolien et le solaire n’est pas vraiment significative. Une des raisons majeures de ce problème est que l’éolien et le solaire bénéficient de subventions pour « passer en premier » et que les prix payés aux autres producteurs d’électricité sont ajustés à la baisse, puisque le réseau n’a plus besoin de leur électricité. Cette politique menace le nucléaire, car les tarifs de vente sur le marché de l’électricité ont tendance à descendre à des niveaux très bas, voire à devenir négatifs, lorsque viennent s’y ajouter des apports d’énergie éolienne et solaire inutiles. Il est difficile d’interrompre une centrale nucléaire en service. Partant, des prix trop bas ont tendance à conduire les centrales nucléaires à la faillite. C’est bien triste, car l’électricité d’origine nucléaire est bien plus stable, et donc plus utile au réseau, que l’électricité d’origine éolienne ou solaire.

Figure 15.

Les prix de l’énergie sont trop bas pour les producteurs depuis longtemps.
Les confinements ont aggravé le problème. Les producteurs ont arrêté de forer.

Comparaison des prix du pétrole et du gaz naturel (en $ américains par baril de pétrole, sur base d’équivalence calorique)


Les producteurs de combustibles fossiles ont besoin de prix de vente de l’énergie assez élevés pour diverses raisons. L’une de ces raisons est tout simplement que les ressources les plus faciles à extraire ont été prélevées en premier. Ces dernières années, les producteurs ont dû se tourner vers des ressources dont le coût d’extraction est plus élevé, ce qui a entraîné la hausse des prix de vente requis. Les salaires des citoyens ordinaires n’ayant pas suivi, il est difficile d’augmenter suffisamment les prix de vente pour compenser ces nouveaux coûts.

Les prix de l’énergie fossile doivent aussi couvrir bien davantage que le coût du forage des puits actuels. Les producteurs doivent entreprendre la prospection de nouvelles zones à forer, plusieurs années avant que ces sites ne soient effectivement exploités. Pour leur permettre de travailler sur ces nouveaux sites, ils ont besoin de fonds supplémentaires.

Par ailleurs, les compagnies pétrolières en particulier, ont toujours payé des impôts élevés. Outre l’impôt normal sur le revenu, les compagnies pétrolières paient des impôts d’État et des redevances. Ces taxes sont un moyen de répercuter le « surplus d’énergie » produit sur le reste de l’économie, sous forme de taxes. C’est exactement l’inverse de l’éolien et du solaire qui ont besoin de subventions de toutes sortes, en particulier des subventions pour « passer en premier », ce qui pousse les autres fournisseurs d’électricité à la faillite.

Les prix du pétrole, du charbon et du gaz naturel sont très insuffisants pour couvrir les besoins des producteurs, et ce depuis longtemps. Les confinements du COVID en 2020 n’ont fait qu’aggraver le problème. Aujourd’hui, alors que les producteurs cessent leurs activités au moment même où l’économie tente de redémarrer, il n’est pas surprenant de voir certains prix s’envoler.

Figure 16.

Tenter de rouvrir l’économie provoque des pics énormes dans les prix du gaz naturel, du charbon et de l’électricité.

Le prix du gaz a monté en flèche partout dans le monde


La plupart des journaux locaux américains ne traitent pas beaucoup les prix mondiaux de l’énergie, alors que ceux-ci constituent un problème de plus en plus grave. Le gaz naturel est coûteux à transporter et à stocker, de sorte que les prix varient considérablement dans le monde. Les prix du gaz naturel aux États-Unis ont à peu près doublé par rapport à l’année dernière, mais il s’agit d’une augmentation bien inférieure à celle que connaissent de nombreuses autres régions du monde. En fait, les factures que recevront la plupart des clients résidentiels américains consommateurs de gaz naturel augmenteront de beaucoup moins de 100%, car lorsque le prix est historiquement au plus bas, plus de la moitié du prix du service résidentiel correspond aux frais de distribution, et ces frais ne varient pas beaucoup.

Figure 17.

La part des sources d’énergie « vertes » est minime par rapport à celle des combustibles fossiles. Ces énergies nécessitent en outre pour leur production l’utilisation de combustibles fossiles .

Consommation mondiale d’énergie par habitant par catégorie


La diapositive 17 montre une autre façon de visualiser les données de la diapositive 14. Cette diapositive montre les montants par habitant, selon des regroupements que j’ai choisis. Je pense que le charbon et le pétrole sont à peu près les seules ressources énergétiques qui peuvent « se suffire à elles-mêmes ». Le pic récent du charbon et du pétrole combinés, par habitant, a été atteint en 2008.

Le gaz naturel, le nucléaire et l’hydroélectricité ont constitué les premières énergies de complément. En y regardant de plus près, on peut constater que le taux de croissance de ce groupe a ralenti, au moins en partie à cause des problèmes de prix causés par l’éolien et le solaire.

Les sources « vertes » en bas de l’échelle sont en croissance, mais en partant d’une base très faible. La principale raison de leur croissance tient aux subventions qu’elles reçoivent. Si les combustibles fossiles connaissent un déclin important, cela aura un impact négatif sur la croissance de l’éolien et du solaire. Des articles font déjà état de problèmes de chaîne d’approvisionnement pour les grandes éoliennes. Toute réduction de leur subventions est également préjudiciable à leur production.

Figure 18.

Il y a beaucoup de problèmes d’énergie dans le monde actuellement

  • Coupures de courant en Chine
    • Baisse de la production industrielle
    • Arrêt des exportations d’engrais
    • Une partie du problème est due à une faible production d’électricité par des sources renouvelables.
    • Les citoyens sont invités à stocker de la nourriture
  • L’Europe a du mal à acheter suffisamment de gaz naturel pour l’hiver.
    • La production éolienne a été faible; l’hiver dernier a été froid, ce qui a épuisé les stocks de gaz
    • Les citoyens craignent de ne pas avoir assez de chauffage cet hiver
  • L’Inde est confrontée à une grave pénurie de charbon
  • Les prix du charbon, du gaz naturel et de l’électricité ont augmenté aux États-Unis, mais à partir d’un niveau beaucoup plus bas.

Les journaux américains ne traitent pas beaucoup ces problèmes, mais ceux-ci commencent à se poser avec acuité dans d’autres parties du monde. Les pays qui connaissent les plus gros problèmes sont ceux qui essaient d’importer du gaz naturel ou du charbon. Si un pays exportateur constate que sa propre production est insuffisante, il est probable qu’il s’assurera d’abord que ses propres citoyens sont correctement approvisionnés, avant de fournir des exportations aux autres. Ainsi, les pays importateurs risquent de se retrouver face à des prix très élevés ou à des approvisionnements tout simplement inexistants.

Figure 19.

Quelle histoire les gouvernements, les dirigeants d’université, et les journaux désirent-ils raconter au monde?

Figure 20.

Est-ce que l’université d’État de Kennesaw dirait à ses étudiants, « Nous pensons que la plupart d’entre vous devraient apprendre l’agriculture de subsistance? »

  • Probablement pas!
  • Les étudiants veulent croire que le monde continuera indéfiniment à tourner tel qu’il est.
    • Ils partiraient ailleurs, avec une vision plus heureuse de l’avenir.

Cette diapositive a suscité beaucoup de rires. L’université possède bien un genre de parcelle agricole, mais l’enseignement de l’agriculture de subsistance ne fait pas partie de sa mission.

Figure 21.

Les journaux oseront-ils parler à leurs lecteurs des problèmes qui semblent se profiler?

  • Les annonceurs seraient très mécontents
    • Les nouvelles voitures doivent disposer de carburant pendant de nombreuses années
    • Il faut souligner la nature temporaire de tout problème
  • Les politiciens n’avoueraient jamais que les limites semblent imminentes.
    • Ils veulent être réélus
Figure 22.

Une histoire beaucoup plus acceptable: « Nous réduisons volontairement notre utilisation de combustibles fossiles pour prévenir le changement climatique. »

  • Si la réduction de l’utilisation des combustibles fossiles est volontaire, ça semble tout de suite moins grave
    • ll pourrait y avoir beaucoup d’emplois dans les énergies renouvelables
  • Cette histoire est particulièrement populaire en Europe
    • La région manque cruellement de combustibles fossiles
  • Les modèles climatiques supposent qu’une grande quantité de combustibles fossiles sera brûlée à l’avenir
    • Si les prix des combustibles fossiles continuent à augmenter indéfiniment, la modélisation a peut-être un sens
    • Si le vrai problème est la faiblesse chronique des prix, les combustibles fossiles resteront dans le sol
      • La population humaine diminuera avec la baisse des approvisionnements en énergie
Figure 23.

La quasi-totalité des lecteurs souhaitant des solutions « où tout est bien qui finit bien », il devient impossible de publier la véritable histoire

  • Personne ne veut entendre: « De nombreuses économies se sont effondrées; la nôtre suivra peut-être bientôt »
  • Au lieu de cela, les agences de prévision élaborent des histoires aussi plausibles que possibles
    • Peut-être que la transition vers les énergies renouvelables fonctionnera
    • Peut-être que les voitures électriques fonctionneront avec les énergies renouvelables
    • Peut-être que l’homme peut empêcher le changement climatique
  • Les politiciens distribuent de l’argent qui ne s’adresse qu’à d’infimes parties du problème
  • Ce n’est que plus tard (maintenant!) qu’il devient évident que le plan ne fonctionne pas vraiment
    • Il semble que nous soyons confrontés à un problème à court terme auquel peu de gens s’attendent.
Figure 24.

Différents points de vue sur ce qui peut être raconté de l’histoire inadéquate des combustibles fossiles

Ceux qui disent la vérité, autant que possible

  • Les scientifiques qui ne sont pas poussés par la nécessité d’obtenir des subventions de recherche ou l’acceptation d’articles écrits
  • Les militaires
  • Les blogueurs, s’ils comprennent l’histoire

Ceux qui racontent une version aussi favorable que possible de la vérité

  • Les politiciens
  • Les économistes
  • Les administrateurs d’université
  • Les éditeurs de livres académiques
  • Les médias grand public
  • Les scientifiques qui veulent des subventions ou qui veulent être publiés
  • Les entreprises productrices de combustibles fossiles
  • Facebook

Mon commentaire sur le fait que « les scientifiques qui ne sont pas contraints par la nécessité d’obtenir des subventions de recherche ou l’acceptation d’articles écrits sont ceux qui essaient de dire toute la vérité » a suscité quelques rires. En pratique, cela signifie que les scientifiques à la retraite ont tendance à contribuer de manière disproportionnée à la recherche de la vérité.

Les militaires ayant compris la nécessité de contourner les limites énergétiques, on a notamment cessé de se préparer aux « guerres chaudes » pour s’intéresser davantage aux armes biologiques, telles que les virus. Ainsi, les gouvernements de nombreux pays, dont les États-Unis, le Canada, la France, l’Italie, l’Australie et la Chine, ont financé des recherches visant à rendre les virus plus virulents. L’industrie de la fabrication de vaccins a également soutenu ces initiatives, car elles pourraient lui permettre de fabriquer et de vendre davantage de vaccins. On pense que de nouvelles techniques pourraient même être développées à partir de cette nouvelle technologie, ce qui augmenterait les revenus globaux générés par l’industrie des soins de santé.

On m’a posé des questions, pendant et après mon exposé, sur les autres changements survenus en raison du fait qu’une grande partie de l’auditoire avait envie d’entendre une histoire qui se termine bien, et en raison du déclin manifeste de l’économie pour des raisons physiques. Il est clair que les entrepreneurs qui réussissent, comme Elon Musk, orientent leur production vers des secteurs où des subventions seront disponibles. La production de combustibles fossiles n’étant pas rentable, les producteurs de combustibles fossiles sont même prêts à se lancer dans des projets de production d’énergie renouvelable si les subventions leur semblent suffisamment généreuses. La question n’est pas vraiment de savoir « Qu’est-ce qui est durable? ». Il s’agit plutôt de savoir « Où seront les profits, compte tenu des secteurs où les subventions seront disponibles et de ce que l’on inculque à la population sur la façon de percevoir les problèmes d’aujourd’hui? »

Figure 25.

Ma conclusion:

  • Attendez-vous à ce que tout ce que les médias dominants publient soit fortement « filtré »
    • Même la « science » semble mettre en avant les meilleurs résultats possibles.
    • Les manuels scolaires seront écrits en se concentrant sur les carrières à long terme.
  • La blogosphère pourrait fournir davantage d’informations réelles
Figure 26.

Une zone de confusion majeure: Peut-on s’attendre à ce que les prix de l’énergie augmentent à mesure que les réserves s’épuisent?

Figure 27.

Selon la pensée dominante, « les prix vont augmenter; nous pourrons extraire tout le combustible fossile qui peut être techniquement extrait ».

  • L’expérience montre que ce n’est pas le cas
  • Les prix chutent trop bas pour les producteurs
    • Les producteurs font faillite
    • Ils mettent fin à leurs activités
  • Une grande partie du combustible fossile censé alimenter le changement climatique ne peut tout simplement pas être extraite
    • Le charbon sous la mer du Nord, par exemple
    • Le pétrole de schiste, sous la ville de Paris
Figure 28.

Le point de vue des économistes sur l’économie est un point de vue obsolète qui ne tient pas compte de la physique du système

  • Les économistes pensent que ce sont les humains qui sont aux commandes, et non les lois de la physique
  • L’économie n’a pas besoin d’énergie
    • Tout ce dont elle a besoin, c’est d’une « demande » croissante
    • La demande peut être créée en augmentant la dette
      • Cette dette entraîne une augmentation des dépenses
      • La dette supplémentaire permet d’augmenter les prix
      • Ainsi, les prix de l’énergie augmenteront indéfiniment
  • Leur graphique favori est celui de l’offre et de la demande
    • Ce graphique n’est pas valable pour l’énergie
    • L’énergie affecte à la fois l’offre et la demande
      • L’énergie est nécessaire aux emplois et aux biens et services

En fait, on a vu ces dernières années une grande quantité de dettes s’ajouter à l’économie mondiale. Cette dette supplémentaire semble principalement créer une inflation supplémentaire. Elle ne conduit certainement pas à l’extraction rapide de volumes supplémentaires de combustibles fossiles, qui permettraient de produire davantage de biens et de services. Si l’inflation entraîne une hausse des taux d’intérêt, cela pourrait, en soi, déstabiliser le système financier.

Figure 29.

L’économie basée sur la physique: l’économie est construite en couches, comme un jeu de construction d’enfant. Le centre est creux.

L’économie est un système auto-organisant basé sur la physique (Y Shiozawa, 1996; Chaisson, 2001; Roddier, 2017)


J’ai essayé d’expliquer, comme je l’ai fait par le passé, comment fonctionne une économie auto-organisante. De nouveaux citoyens naissent, et les anciens décèdent. De nouvelles entreprises sont créées, et elles ajoutent de nouveaux produits, en gardant à l’esprit les produits que les citoyens désirent et peuvent se permettre. Les gouvernements créent de nouvelles lois et de nouvelles taxes, en fonction de l’évolution de la situation. L’énergie étant nécessaire à chaque étape de la production, la disponibilité d’une énergie bon marché est également importante pour le fonctionnement de l’économie. Il existe des équivalences, comme le fait que les employés ont tendance à être aussi des clients. Si les salaires des employés sont élevés, ils peuvent se permettre d’acheter de nombreux biens et services; si les salaires sont bas, les employés seront très limités dans ce qu’ils peuvent se permettre.

Dans un certain sens, l’économie est en creux, car elle cesse de fabriquer les produits inutiles. Si une économie se lance dans la fabrication de voitures, par exemple, elle éliminera progressivement les produits associés au transport qui utilisent cheval et charrette.

Figure 30.

Dans une économie basée sur la physique, de nombreux équilibres sont nécessaires

  • Les prix doivent être suffisamment élevés pour les producteurs et suffisamment bas pour les consommateurs
  • Les salaires des consommateurs doivent être suffisamment élevés pour leur permettre de se payer les produits qu’ils achètent.
    • Il existe une tendance à la disparité des salaires; une disparité trop importante entraîne l’effondrement du système.
  • Les producteurs doivent réaliser des bénéfices suffisants pour réinvestir, sinon le système s’effondre
  • Les gouvernements ont besoin de ressources suffisantes pour remplir leurs engagements
  • Les réseaux d’approvisionnement doivent tenir le coup
  • La dette doit être remboursée avec intérêts
  • Aucun domaine (par exemple, les soins de santé) ne peut devenir trop important
  • La pollution ne peut pas constituer un problème trop important
  • L’énergie est la nourriture de l’économie; une économie qui ne dispose pas de suffisamment d’énergie se contractera ou s’effondrera

Une économie auto-organisante ne fonctionne manifestement pas aussi simplement qu’ont tendance à modéliser les économistes. Les prix bas peuvent poser un problème tout aussi important que les prix élevés, par exemple.

Par ailleurs, les besoins énergétiques d’une économie semblent dépendre de sa population et du niveau de développement de cette économie. Par exemple, les routes, les ponts, les canalisations de distribution d’eau et les infrastructures de transport d’électricité doivent tous être entretenus, même si la population diminue. Nous savons que les humains ont besoin d’environ 2000 calories par jour de nourriture. Les économies semblent avoir un besoin analogue d’énergie constante, en fonction du nombre d’habitants et de la quantité d’infrastructures mises en place. Il est impossible de réduire de façon substantielle la consommation d’énergie sans que l’économie ne s’effondre.

Figure 31.

Il ne faut pas croire les prévisions des économistes

  • Le fait que l’économie est un système auto-organisant, alimenté par l’énergie, est connu depuis 25 ans
    • La population aura tendance à augmenter; l’extraction d’énergie et d’autres ressources ne suivra pas
    • La physique nous apprend que les économies ne peuvent pas durer éternellement
  • Cette histoire n’est jamais parvenue aux oreilles du département de l’économie
    • L’examen par les pairs se pratique sur base de publications antérieures en économie
  • La bulle de la dette à croissance infinie ne fonctionne pas non plus
    • La dette est indirectement une promesse de biens et services futurs, produits avec de l’énergie
    • Les biens et services promis ne seront pas disponibles

Je ne sais pas exactement de quand date la première discussion de l’économie considérée comme structure dissipative (système auto-organisé alimenté par l’énergie). Lors de la préparation de cette diapositive, je pensais que ça pouvait être en 1996, lorsque Yoshinori Shizoawa a écrit un article intitulé Economy as a Dissipative Structure. Cependant, après une nouvelle recherche aujourd’hui, j’ai trouvé un article plus ancien de Robert Ayres, écrit en 1988, qui traitait également de l’économie en tant que structure dissipative. L’idée existe donc depuis très longtemps. Mais la transmission des idées d’un secteur universitaire à un autre semble être un processus très lent.

La dette ne peut pas non plus croître indéfiniment, car elle doit pouvoir être remboursée de manière à produire des biens et des services réels. Sans un approvisionnement énergétique adéquat, il devient impossible de produire les biens et services dont les consommateurs ont besoin.

Figure 32.

Les effondrements ne se produisent pas du jour au lendemain

  • Mais les changements suggérant un approvisionnement énergétique inadéquat ne devraient surprendre personne.
    • Ne soyez pas surpris de voir davantage de rayons vides dans les magasins
    • Ne soyez pas surpris de voir davantage de réunions Zoom

Les participants m’ont interrogée à propos d’articles antérieurs qui pourraient être utiles à la compréhension de notre situation actuelle. Voici la liste que j’ai fournie:

Les humains ont abandonné la durabilité du temps où ils étaient chasseurs-cueilleurs  – Dec. 2, 2020
Comment le problème de l’énergie au niveau mondial a été occulté – June 21, 2021
L’énergie c’est l’économie; la diminution de l’offre d’énergie entraîne des conflits – Nov. 9, 2020
Pourquoi une Grande Réinitialisation basée sur l’énergie verte n’est pas possible – July 17, 2020
« L’énergie éolienne et solaire nous sauvera » est un leurre – Jan. 30, 2017

À propos de Gail Tverberg

Je m’appelle Gail Tverberg. Je suis une actuaire qui s’intéresse aux problèmes d’un monde limité – épuisement du pétrole, épuisement du gaz naturel, pénurie d’eau et changement climatique. Les limites du pétrole sont très différentes de ce à quoi la plupart des gens s’attendent, les prix élevés entraînant une récession, et les prix bas entraînant des problèmes financiers pour les producteurs et les pays exportateurs de pétrole. Nous avons en réalité affaire à un problème physique qui touche simultanément de nombreux pans de l’économie, notamment les salaires et le système financier. Je tente de considérer le problème dans son ensemble.


Texte original

Our fossil fuel energy predicament, including why the correct story is rarely told

Posted on November 10, 2021 by Gail Tverberg

There is more to the fossil fuel energy predicament than we usually hear about.

Strangely enough, a big part of the confusion regarding the nature of our energy problem comes from the fact that virtually everyone wants to hear good news, even when the news isn’t very good. We end up seeing information in the Mainstream Media mostly from the perspective of what people want to hear, rather than from the perspective of what the story really is. In this post, I explain why this situation tends to occur. I also explain why our current energy situation is starting to look more and more like an energy shortage situation that could lead to economic collapse.

This post is a write-up of a presentation I gave recently. A PDF of my talk can be found at this link. An mp4 video of my talk can be found at this link: Gail Tverberg’s Nov. 9 presentation–Our Fossil Fuel Energy Predicament.

Most people attending my talk reported that they had mostly heard about the issue on the right end of Slide 2: the problem of using too much fossil fuel and related climate change.

I think the real issue is the one shown on the left side of Slide 2. This is a physics issue. Without fossil fuels, we would find it necessary to go back to using older renewables, such as oxen or horses for plowing, burned wood and other biomass for heat, and wind-powered sail boats for international transport.

Needless to say, these older renewables are only available in tiny quantities today, if they are available at all. They wouldn’t provide many jobs other than those depending on manual labor, such as subsistence agriculture. Nuclear and modern renewables would not be available because they depend on fossil fuels for their production, maintenance and long distance transmission lines.

On Slide 4, note that M. King Hubbert was a physicist. This seems to be the academic specialty that finds holes in other people’s wishful thinking.

Another thing to note is Hubbert’s willingness to speculate about the future of nuclear energy. He seemed to believe that nuclear energy could take over, when other energy fails. Needless to say, this hasn’t happened. Today, nuclear energy comprises only 4% of the world’s total energy supply.

The transcript of the entire talk by Rear Admiral Hyman Rickover is worth reading. I have excerpted a few sentences from his talk. His talk took place only a year after Hubbert published his research.

Rickover clearly understood the important role that fossil fuels played in the economy. At that early date, it looked as if fossil fuels would become too expensive to extract between 2000 and 2050. A doubling of unit costs for energy may not sound like much, but it is, if a person thinks about how much poor people in poor countries spend on food and other energy products. If the price of these goods rises from 25% of their income to 50% of their income, there is not enough left over for other goods and services.

Regarding Slide 6, the book The Limits to Growth by Donella Meadows and others provided early computer modeling of how population growth and extraction of resources might play out. The base model seemed to indicate that economic decline would start about now. Various other scenarios were considered, including a doubling of the resources. Without very unrealistic assumptions, the economy always headed downward before 2100.

Another way of approaching the problem is to analyze historical civilizations that have collapsed. Peter Turchin and Sergey Nefedov analyzed eight economies that collapsed in their book Secular Cycles. There have been many examples of economies encountering a new source of energy (conquering a new land, or developing a new way of producing more energy), growing for a time, reaching a time where growth is more limited, and finally discovering that the economy that had been built up could no longer be supported by the resources available. Both population and production of goods and services tended to crash.

We can think of the current economy, based on the use of fossil fuels, as likely following a similar path. Coal began to be used in quantity about 200 years ago, in 1820. The economy grew, as oil and natural gas production was added. We seem to have hit a period of “Stagflation,” about 1970, which is 50 years ago. The timing might be right to enter the “Crisis” period, about now.

We don’t know how long such a Crisis Period might last this time. Early economies were very different from today’s economy. They didn’t depend on electricity, international trade or international finance in the same way that today’s world economy does. It is possible (in fact, fairly likely) that the downslope might occur more rapidly this time.

Past Crisis Periods seem to feature a high level of conflict because rising population leads to a situation where there are no longer enough goods and services to go around. According to Turchin and Nefedov, some features of the Crisis Periods included increased wage disparity, collapsing or overturned governments, debt defaults, inadequate tax revenue and epidemics. Economists tell us that there is a physics reason for the rich to get richer and the poor to get poorer during Crisis Periods; in some sense, the poor get “frozen out” and the wealth rises to the top, like steam.

Slide 9 is a chart I prepared several years ago, showing the growth in the world production of fuels of various types. What little wind and solar was available at that time was included in the biofuels section at the bottom. Early biofuels consisted largely of wood and charcoal used for heat.

Slide 10 shows average annual increases for 10-year periods corresponding to the periods shown on Slide 9. This chart goes to 2020, so it covers a full 200-year period. Note that the increases in energy consumption shown are especially high in the 1951-1960 and 1961-1970 periods. These periods occurred after World War II when the economy was growing especially rapidly.

Slide 11 is similar to Slide 10, except I divide the bars into two pieces. The bottom, blue part corresponds to the amount that population grew, on average, during this ten-year period. Whatever is left over I have referred to as the amount available to increase the standard of living, shown in red. A person can see that when the overall growth in energy consumption is high, population tends to rise rapidly. With more energy, it is possible to feed and clothe larger families.

Slide 12 is like Slide 11, except that it is an area chart. I have also added some notes regarding what went wrong when energy consumption growth was low or negative. An early dip occurred at the time of the US Civil War. There was a very long, low period later that corresponded to the period of World War I, World War II and the Depression. The collapse of the central government of the Soviet Union occurred in 1991, so it is part of the 10-year period ended 2000. Most recently, we have encountered COVID shutdowns.

The peaks, on the other hand, tended to be good times. The period leading up to 1910 corresponded to the time of early electrification. The period after World War II was a period of growth and rebuilding. Most recently, China and its large coal resources helped pull the world economy forward. China’s coal supply stopped growing about 2013. I have written that we can no longer depend on China’s economy to pull the world economy forward. With recent rolling blackouts in China (mentioned in the next section), this is becoming more evident.

Without enough energy, the current period is beginning to look more and more like the period that included World War I and II and the Great Depression. Strange outcomes can occur when there basically are not enough resources to go around.

Slide 14 shows recent energy production. A person can see from this slide that wind and solar aren’t really ramping up very much. A major problem is caused by the fact that wind and solar are given the subsidy of “going first” and prices paid to other electricity producers are adjusted downward, to reflect the fact that their electricity is no longer needed by the grid. This approach tends to drive nuclear out of business because wholesale electricity rates tend to fall to very low levels, or become negative, when unneeded wind and solar are added. Nuclear power plants cannot easily shut down. Instead, the low prices tend to drive the nuclear power plants out of business. This is sad, because electricity from nuclear is far more stable, and thus more helpful to the grid, than electricity from wind or solar.

Fossil fuel producers need quite high energy prices for a variety of reasons. One of these reasons is simply because the easiest-to-extract resources were removed first. In recent years, producers have needed to move on to resources with a higher cost of extraction, thus raising their required selling prices. Wages of ordinary citizens haven’t kept up, making it hard for selling prices to rise sufficiently to cover the new higher costs.

Another issue is that fossil fuel energy prices need to cover far more than the cost of drilling the current well. Producers need to start to develop new areas to drill, years in advance of actually getting production from those sites. They need extra funds to work on these new sites.

Also, oil companies, especially, have historically paid high taxes. Besides regular income taxes, oil companies pay state taxes and royalty taxes. These taxes are a way of passing the “surplus energy” that is produced back to the rest of the economy, in the form of taxes. This is exactly the opposite of wind and solar that need subsidies of many kinds, especially the subsidy of “going first,” that drives other electricity providers out of business.

Prices for oil, coal and natural gas have been far lower than producers need, for a long time. The COVID shutdowns in 2020 made the problem worse. Now, with producers quitting at the same time the economy is trying to reopen, it is not surprising that some prices are spiking.

Most local US papers don’t tell much about world energy prices, but these are increasingly becoming a big problem. Natural gas is expensive to ship and store, so prices vary greatly around the world. US natural gas prices have roughly doubled from a year ago, but this is a far lower increase than many other parts of the world are experiencing. In fact, the bills that most US natural gas residential customers will receive will increase by far less than 100% because at the historic low price, over half of the price for residential service is distribution expenses, and such expenses don’t change very much.

Slide 17 shows another way of looking at data that is similar to that in Slide 14. This slide shows amounts on a per capita basis, with groupings I have chosen. I think of coal and oil as being pretty much the only energy resources that can “stand on their own.” The recent peak year for combined coal and oil, on a per capita basis, was 2008.

Natural gas, nuclear, and hydroelectric were the first add-ons. If a person looks closely, it can be seen that the growth rate of this group has slowed, at least in part because of the pricing problems caused by wind and solar.

The “green” sources at the bottom are growing, but from a very low base. The main reason for their growth is the subsidies they receive. If fossil fuels falter in any major way, it will adversely affect the growth of wind and solar. Already, there are articles about supply chain problems for the big wind turbines. Any cutback in subsidies is also harmful to their production.

US papers don’t tell us much about these problems, but they are getting to be very serious problems in other parts of the world. The countries with the biggest problems are the ones trying to import natural gas or coal. If an exporting country finds its own production falling short, it is likely to make certain that its own citizens are adequately supplied first, before providing exports to others. Thus, importing countries may find very high prices, or supplies simply not available.

This slide got a lot of laughs. The university does have some sort of agricultural plot, but teaching subsistence farming is not its goal.

My point about “scientists who are not pressured by the need for research grants or acceptance of written papers are the ones trying to tell the whole truth” got quite a few laughs. As a practical matter, this means that retired scientists tend to be disproportionately involved in trying to discern the truth.

With the military understanding the need to work around energy limits, one change has been to move away from preparation for “hot wars” to more interest in biological weapons, such as viruses. Thus, governments of many countries, including the United States, Canada, France, Italy, Australia and China, have funded research on making viruses more virulent. The vaccine-making industry also supported this effort because it might enhance the industry’s ability to make and sell more vaccines. It was believed that there might even be new techniques that would develop from this new technology that would increase the overall revenue generated by the healthcare industry.

Questions came up, both during the talk and later, about what other changes have taken place because of the need for much of the audience to hear a story with a happily ever after ending, and because of the known likely decline of the economy for physics reasons. Clearly one thing that happens is successful entrepreneurs, such as Elon Musk, aim their production in areas where subsidies will be available. With fossil fuel production not making money, fossil fuel producers are even willing to undertake renewable projects if subsidies seem to be high enough. The issue isn’t really, “What is sustainable?” It is much more, “Where will the profits be, given where subsidies will be, and what people are being taught about how to perceive today’s problems?”

In fact, what has been happening in recent years is that a great deal of debt has been added to the world economy. Mostly, this added debt seems to be creating added inflation. It definitely is not leading to the rapid extraction of a great deal more fossil fuels, which is what really would allow the production of more goods and services. If inflation leads to higher interest rates, this, by itself, could destabilize the financial system.

I tried to explain, as I have in the past, how a self-organizing economy works. New citizens are born, and old ones pass away. New businesses are formed, and they add new products, keeping in mind what products citizens want and can afford. Governments add laws and taxes, as situations change. Energy is needed at every step in production, so availability of inexpensive energy is important in the operation of the economy, as well. There are equivalences, such as employees tend also to be customers. If the wages of employees are high, they can afford to buy many goods and services; if wages are low, employees will be very restricted in what they can afford.

In some sense, the economy is hollow inside, because the economy will stop manufacturing unneeded products. If an economy starts making cars, for example, it will phase out products associated with transportation using horse and buggy.

A self-organizing economy clearly does not operate in the simple way economists seem to model the economy. Low prices can be just as big a problem as high prices, for example.

Another issue is that the energy needs of an economy seem to depend on its population and how far it has already been built up. For example, roads, bridges, water distribution pipelines and electricity transmission infrastructure must all be maintained, even if the population falls. We know humans need something like 2000 calories a day of food. Economies seem to have a similar constant need for energy, based on both the number of people in the economy and the amount of infrastructure that has been built up. There is no way to cut back very much, without the economy collapsing.

I am not exactly certain when the first discussion of the economy as a dissipative structure (self-organizing system powered by energy) started. When I prepared this slide, I was thinking that perhaps it was in 1996, when Yoshinori Shizoawa wrote a paper called Economy as a Dissipative Structure. However, when I did a search today, I encountered an earlier paper by Robert Ayres, written in 1988, also discussing the economy as a dissipative structure. So, the idea has been around for a very long time. But getting ideas from one part of academia to other parts of academia seems to be a very slow process.

Debt cannot grow indefinitely, either, because there needs to be a way for it to be paid back in a way that produces real goods and services. Without adequate energy supplies, it becomes impossible to produce the goods and services that consumers need.

Attendees asked about earlier posts that might be helpful in understanding our current predicament. This is the list I provided:

Humans Left Sustainability Behind as Hunter Gatherers  – Dec. 2, 2020
How the World’s Energy Problem Has Been Hidden – June 21, 2021
Energy Is the Economy; Shrinkage in Energy Supply Leads to Conflict – Nov. 9, 2020
Why a Great Reset Based on Green Energy Isn’t Possible – July 17, 2020
The “Wind and Solar Will Save Us” Delusion – Jan. 30, 2017

About Gail Tverberg

My name is Gail Tverberg. I am an actuary interested in finite world issues – oil depletion, natural gas depletion, water shortages, and climate change. Oil limits look very different from what most expect, with high prices leading to recession, and low prices leading to financial problems for oil producers and for oil exporting countries. We are really dealing with a physics problem that affects many parts of the economy at once, including wages and the financial system. I try to look at the overall problem.

Notre économie en quelques mots – par Charles Hugh Smith.

« Les gens avaient plus que ce dont ils avaient besoin, les gens ne savaient pas ce qui était précieux et ce qui ne l’était pas, les gens jetaient des choses pour lesquelles ils s’entretuent maintenant. »

The Book of Eli

Et voici le deuxième article de Charles Hugh Smith, qui se conclut par un conseil très judicieux – sur lequel je vous invite à vous pencher. J’ai trouvé par ailleurs quelques ressources intéressantes sur la question de l’énergie. Si j’ai le temps…

Source.


Traduction

Notre économie en quelques mots

17 juin 2022

L’économie a atteint un point d’inflexion où tout ce qui n’est pas durable commence finalement à s’effondrer.

Notre économie subit une crise qui couve depuis des décennies. Les caractères chinois du mot français « crise » sont notoirement – et incorrectement – traduits par « danger et opportunité ». La traduction la plus exacte est « précaire », plus « point critique » ou « point d’inflexion ».

Sous sa stabilité de surface, notre économie est précaire car le fondement de l’économie mondiale – l’énergie bon marché – a atteint un point d’inflexion: à partir de maintenant, l’énergie va devenir plus chère.

Son coût sera trop faible pour que les producteurs d’énergie gagnent suffisamment d’argent pour investir dans la production future d’énergie, et trop élevé pour que les consommateurs disposent encore de suffisamment d’argent à dépenser librement après avoir payé l’essentiel (énergie, nourriture, logement, etc.).

Pendant les cent dernières années où les ressources étaient bon marché et abondantes, nous pouvions tout gaspiller et appeler cela de la croissance : lorsqu’un appareil ménager était mis à la décharge parce qu’il était conçu pour tomber en panne (obsolescence planifiée) et qu’il fallait donc en acheter un nouveau, ce gaspillage était appelé croissance parce que le produit intérieur brut (PIB) augmentait lorsque le remplacement était acheté.

Un million de véhicules qui tournent au ralenti dans un embouteillage étaient aussi appelés croissance parce que davantage d’essence était consommée, même si cette essence était gaspillée.

C’est pourquoi l’économie mondiale est une Economie de Décharge où « gaspillage égale croissance ». Plus vite quelque chose finit à la décharge, plus la croissance est élevée.

Maintenant que nous avons consommé toutes les ressources faciles à obtenir, tout ce qui reste est difficile à obtenir et coûteux. Par exemple, les minerais enfouis dans des montagnes à des centaines de kilomètres des routes goudronnées et des ports nécessitent d’énormes investissements en infrastructures rien que pour atteindre les gisements, les extraire, les traiter et les expédier vers des usines et des raffineries éloignées. L’exploitation des gisements de pétrole situés dans les profondeurs de l’océan n’est pas bon marché.

Est-il vraiment raisonnable de penser que la population humaine peut tripler et que notre consommation d’énergie peut être multipliée par dix et qu’il y aura toujours suffisamment de ressources pour que les réserves restent abondantes et que les prix restent bas? Certainement pas.

De nombreuses personnes pensent que l’énergie nucléaire (fusion, réacteurs au thorium, mini-réacteurs, etc.) fournira une électricité bon marché et sûre qui remplacera les hydrocarbures (pétrole et gaz naturel). Mais l’énergie nucléaire est intrinsèquement coûteuse et il n’existe actuellement aucun réacteur à fusion ou au thorium à grande échelle capable de fournir de l’électricité bon marché à des milliers de foyers.

La construction des réacteurs prend de nombreuses années et leur construction et leur maintenance sont coûteuses. Les dépassements de coûts sont fréquents. Un nouveau réacteur en Finlande, par exemple, a pris neuf ans de retard et les coûts ont triplé.

Les États-Unis n’ont construit que deux nouveaux réacteurs au cours des 25 dernières années.

Les 440 réacteurs répartis sur la planète fournissent environ 10% de l’électricité mondiale. Il y a actuellement 55 nouveaux réacteurs en construction dans 19 pays, mais il faudra de nombreuses années avant qu’ils ne produisent de l’électricité. Il faudrait construire de nouveaux réacteurs au rythme d’un par semaine pendant de nombreuses années pour remplacer l’électricité produite par les hydrocarbures. Une construction de cette ampleur n’est tout simplement pas envisageable.

Pour fournir toute l’énergie consommée dans le monde (pour tous les transports, le chauffage des bâtiments, etc.), il faudrait plus de 10.000 réacteurs selon certaines estimations, soit plus de 20 fois le nombre actuel de réacteurs en service.

Beaucoup pensent que les énergies dites renouvelables, comme le solaire et l’éolien, remplaceront les hydrocarbures. Mais comme l’a expliqué l’analyste Nate Hagens, ces sources ne sont pas vraiment renouvelables, elles sont remplaçables; tous les panneaux solaires et les éoliennes doivent être remplacés à grands frais tous les 20 à 25 ans. Ces sources représentent moins de 5% de toute l’énergie que nous consommons, et il faudra plusieurs décennies en termes d’expansion pour remplacer ne serait-ce que la moitié des hydrocarbures que nous consommons actuellement.

Pour doubler l’énergie produite par l’énergie éolienne/solaire en 25 ans, il faudra en construire trois pour chaque éolienne en service aujourd’hui: une pour remplacer l’éolienne existante et deux autres pour doubler l’énergie produite.

Toutes ces solutions de remplacement des hydrocarbures nécessitent de grandes quantités de ressources: du carburant diesel pour le transport, des matériaux pour la fabrication des turbines, des panneaux, des fondations en béton, etc.

Les êtres humains sont conditionnés à croire que ce qui leur appartient aujourd’hui leur appartiendra encore à l’avenir. Ils n’aiment pas s’entendre dire qu’ils disposeront de moins de quoi que ce soit à l’avenir.

La solution actuelle consiste à créer de l’argent à partir de rien, dans l’idée que si l’on crée plus d’argent, on trouvera et extraira plus de pétrole, de cuivre, de fer, etc.

Mais ce n’est pas vraiment une solution. Que se passe-t-il si on ajoute un zéro à toutes nos devises? Si on ajoute un zéro à un billet de 10 dollars pour qu’il devienne 100 dollars, est-ce qu’on obtient soudainement dix fois plus de nourriture, d’essence, etc. avec le nouveau billet? Non.

Les prix sont rapidement multipliés par dix, de sorte que le nouveau billet de 100 dollars achète la même quantité que l’ancien billet de 10 dollars.

Le fait d’ajouter des zéros à notre argent (hyper-financiarisation) ne rend pas soudainement bon marché tout ce qui est rare, cher et difficile à obtenir. Les choses restent rares, chères et difficiles à obtenir, quel que soit le nombre de zéros ajoutés à notre monnaie.

Beaucoup de gens sont rassurés par le fait de recycler une petite partie de ce que nous consommons. Mais le recyclage n’est pas gratuit, et la majorité de ce que nous consommons n’est pas recyclée.

Le pourcentage de batteries au lithium qui sont recyclées, par exemple, est très faible, moins de 5%. Nous devons extraire de grandes quantités de lithium parce que nous jetons 95% des batteries au lithium-ion dans les décharges. Il y a de nombreuses raisons à cela, l’une d’entre elles étant que les batteries ne sont pas conçues pour être recyclées car cela coûterait plus cher.

La majorité des produits manufacturés – des produits dont la fabrication a nécessité d’immenses quantités d’hydrocarbures – sont jetés dans les décharges.

Les biens et services sont banalisés et importés du monde entier via de longues chaînes de dépendance (hypermondialisation): si un maillon casse, c’est toute la chaîne d’approvisionnement qui se brise.

Notre économie est précaire parce qu’elle se trouve dans un dilemme perdant-perdant: les prix des ressources ne peuvent pas rester suffisamment élevés pour que les producteurs fassent des bénéfices sans appauvrir les consommateurs. Les prix ne peuvent pas rester suffisamment bas pour permettre aux consommateurs de dépenser librement sans que les producteurs ne perdent de l’argent et ne ferment leurs portes, privant ainsi l’économie de ressources essentielles.

Jouer à des jeux hyper-financiarisés – créer de l’argent à partir de rien, emprunter pour dépenser plus aujourd’hui et gonfler des bulles spéculatives dans les actions, le logement, etc. ne permettront pas de créer davantage de ce qui est rare. Tous ces jeux aggravent l’inégalité des richesses (hyperinégalité), sapant ainsi la stabilité sociale.

L’économie a atteint un point d’inflexion où tout ce qui n’est pas durable commence finalement à s’effondrer. Chacun de ces systèmes dépend de tous les autres (ce que nous appelons un système étroitement lié), de sorte que lorsqu’un système critique s’effondre, la crise se propage rapidement à l’ensemble du système économique : la chute d’un domino fait tomber tous les dominos qui serpentent dans l’économie mondiale.

Ceux qui comprennent comment des systèmes non durables et étroitement interconnectés sont fondamentalement destinés à s’effondrer peuvent se préparer en devenant antifragiles: flexibles, adaptables et ouverts aux opportunités qui se présentent lorsque tout devient désordonné et imprévisible.


Texte original

Our Economy In a Nutshell

June 17, 2022

The economy has reached an inflection point where everything that is unsustainable finally starts unraveling.

Our economy is in a crisis that’s been brewing for decades. The Chinese characters for the English word crisis are famously–and incorrectly–translated as danger and opportunity. The more accurate translation is precarious plus critical juncture or inflection point.

Beneath its surface stability, our economy is precarious because the foundation of the global economy– cheap energy–has reached an inflection point: from now on, energy will become more expensive.

The cost will be too low for energy producers to make enough money to invest in future energy production, and too high for consumers to have enough money left after paying for the essentials of energy, food, shelter, etc., to spend freely.

For the hundred years that resources were cheap and abundant, we could waste everything and call it growth: when an appliance went to the landfill because it was designed to fail (planned obsolescence) so a new one would have to be purchased, that waste was called growth because the Gross Domestic Product (GDP) went up when the replacement was purchased.

A million vehicles idling in a traffic jam was also called growth because more gasoline was consumed, even though the gasoline was wasted.

This is why the global economy is a « waste is growth » Landfill Economy. The faster something ends up in the landfill, the higher the growth.

Now that we’ve consumed all the easy-to-get resources, all that’s left is hard to get and expensive. For example, minerals buried in mountains hundreds of miles from paved roads and harbors require enormous investments in infrastructure just to reach the deposits, extract, process and ship them to distant mills and refineries. Oil deposits that are deep beneath the ocean floor are not cheap to get.

Does it really make sense to expect that the human population can triple and our consumption of energy increase ten-fold and there will always be enough resources to keep supplies abundant and prices low? No, it doesn’t.

Many people believe that nuclear power (fusion, thorium reactors, mini-reactors, etc.) will provide cheap, safe electricity that will replace hydrocarbons (oil and natural gas). But nuclear power is inherently costly, and there are presently no full-scale fusion or thorium reactors providing cheap electricity to thousands of households.

Reactors take many years to construct and are costly to build and maintain. Cost over-runs are common. A new reactor in Finland, for example, is nine years behind schedule and costs have tripled.

The U.S. has built only two new reactors in the past 25 years.

The world’s 440 reactors supply about 10% of global electricity. There are currently 55 new reactors under construction in 19 countries, but it will take many years before they produce electricity. We would have to build a new reactor a week for many years to replace hydrocarbon-generated electricity. This scale of construction simply isn’t practical.

Supplying all energy consumption globally–for all transportation, heating of buildings, etc.) would require over 10,000 reactors by some estimates–over 20 times the current number of reactors in service.

Many believe so-called renewable energy such as solar and wind will replace hydrocarbons. But as analysts Nate Hagens has explained, these sources are not truly renewable, they are replaceable; all solar panels and wind turbines must be replaced at great expense every 20 to 25 years. These sources are less than 5% of all energy we consume, and it will take many decades of expansion to replace even half of the hydrocarbon fuels we currently consume.

To double the energy generated by wind/solar in 25 years, we’ll need to build three for each one in service today: one to replace the existing one and two more to double the energy being produced.

All these replacements for hydrocarbons require vast amounts of resources: diesel fuel for transport, materials for fabricating turbines, panels, concrete foundations, and so on.

Humans are wired to want to believe that whatever we have now will still be ours in the future. We don’t like being told we’ll have less of anything in the future.

The current solution is to create more money out of thin air in the belief that if we create more money, then more oil, copper, iron, etc. will be found and extracted.

But this isn’t really a solution. What happens if we add a zero to all our currency? If we add a zero to a $10 bill so it becomes $100, do we suddenly get ten times more food, gasoline, etc. with the new bill? No.

Prices quickly rise ten-fold so the new $100 bill buys the same amount as the old $10.

Adding zeroes to our money (hyper-financialization) doesn’t make everything that’s scarce, expensive and hard to get suddenly cheap. It’s still scarce, expensive and hard to get no matter how many zeroes we add to our money.

Many people feel good about recycling a small part of what we consume. But recycling is not cost-free, and the majority of what we consume is not recycled.

The percentage of lithium batteries that are recycled, for example, is very low, less than 5%. We have to mine vast quantities of lithium because we dump 95% of lithium-ion batteries in the landfill. There are many reasons for this, one being that the batteries aren’t designed to be recycled because this would cost more money.

The majority of all manufactured goods–goods that required immense amounts of hydrocarbons to make–are tossed in the landfill.

Goods and services are commoditized and sourced from all over the world in long dependency chains (hyper-globalization): if one link breaks, the entire supply chain breaks.

Our economy is precarious because it’s in a lose-lose dilemma: resource prices can’t stay high enough for producers to make a profit without impoverishing consumers. Prices can’t stay low enough to allow consumers to spend freely without producers losing money and shutting down, depriving the economy of essential resources.

Playing hyper-financialized games–creating money out of thin air, borrowing from tomorrow to spend more today and inflating speculative bubbles in stocks, housing, etc.–won’t actually create more of what’s scarce. All these games make wealth inequality worse (hyper-inequality), undermining social stability.

The economy has reached an inflection point where everything that is unsustainable finally starts unraveling. Each of these systems is dependent on all the other systems (what we call a tightly bound system), so when one critical system unravels, the crisis quickly spreads to the entire economic system: one domino falling knocks down all the dominoes snaking through the global economy.

Those who understand how tightly interconnected, unsustainable systems are basically designed to unravel can prepare themselves by becoming antifragile: flexible, adaptable and open to the opportunities that arise when things are disorderly and unpredictable.

Que se passe-t-il lorsque la complexité s’effondre? – par Charles Hugh Smith.

Deux articles récents de Charles Hugh Smith, auteur déjà abondamment publié sur ce blog. Voici le premier, qui traite des systèmes complexes – et de leur échec. Le deuxième traitera de l’impasse dans laquelle s’est fourvoyée l’économie.

Source.


Traduction

Que se passe-t-il lorsque la complexité s’effondre?

4 mai 2022

Ceux qui ont les yeux rivés sur les apparences se feront croire que tout va bien et que tout va s’arranger tout seul. Ceux qui jettent un coup d’œil derrière le rideau fuiront à toute vitesse.

Lorsque les finances se contractent, il y a deux options: réduire les dépenses ou augmenter les revenus. Les monopoles, les cartels et les gouvernements ont la possibilité d’augmenter leurs revenus en augmentant les taxes ou le prix des biens et des services, car les utilisateurs/clients/contribuables n’ont pas d’autre choix. Pour tous les autres, il faut réduire les dépenses.

La façon durable de réduire les dépenses exige en général de réduire les sources de dépenses, et la complexité qu’on trouve dans les institutions et les entreprises est une source systémique de dépenses. Mais comme il est difficile de diminuer la complexité, cet objectif est rarement poursuivi, sauf si la seule option restante est la faillite ou l’effondrement.

Le problème est que la complexité est défendue par de nombreux groupes d’intérêt et qu’aucun d’entre eux ne souhaite la réduire de façon radicale. En conséquence, c’est la complexité qui est protégée tandis que les fonctions essentielles de l’institution sont sacrifiées.

J’ai publié les graphiques ci-dessous, qui illustrent l’expansion extraordinaire du nombre d’administrateurs dans l’enseignement supérieur et les soins de santé, dans le contexte de l’effet de cliquet [NdT. voir ici] et du surdimensionnement bureaucratique.

L’effet de cliquet se présente comme suit: les coûts et la complexité ne font qu’augmenter, ils ne diminuent jamais, car les organisations sont optimisées pour s’étendre, et non pour rétrécir, et il n’existe donc aucune voie institutionnalisée pour réduire la complexité et les coûts.

Tout le monde réclame un budget plus important et un assistant supplémentaire. Personne ne réclame une réduction radicale du budget et du personnel.

Cela soulève une question que peu de gens semblent poser: que se passe-t-il lorsque la complexité s’effondre?

Pourquoi la complexité s’effondre-t-elle? La réponse est simple : elle coûte trop cher, et les coûts de l’offre et de la main-d’œuvre augmentent. Il faut que quelque chose casse, et ce quelque chose c’est la complexité.

La complexité nous est utile lorsqu’elle augmente radicalement la productivité. Mais ce type de complexité est rare. La plupart des complexités sont des éléments de gaspillage et de friction qui ne servent qu’à eux-mêmes et réduisent la productivité du travail et du capital.

Le secteur du travail se voit comprimé depuis 45 ans, il faut augmenter aujourd’hui le coût du travail pour permettre aux travailleurs de faire face à un coût de la vie plus élevé.

Les coûts continueront à augmenter inexorablement pour une autre raison: les chaînes d’approvisionnement ont été optimisées pour un monde idéal d’expansion sans fin. Barry Lynn, directeur exécutif de l’Open Markets Institute, a bien résumé cette dynamique : « Les entreprises ont construit le système de production le plus efficace que le monde ait jamais vu, parfaitement calibré pour un monde dans lequel rien de fâcheux n’arrive jamais. »

Ça coûtera une fortune de recalibrer toutes les chaînes d’approvisionnement des entreprises pour faire face à tous les problèmes qui surgissent.

Ces coûts seront répercutés sur les consommateurs, mais comme le pouvoir d’achat des salaires diminue, il y aura des limites à ce que les consommateurs seront en mesure de payer.

Ces coûts plus élevés feront baisser les bénéfices, ce qui aura pour effet de réduire l’emploi et les recettes fiscales.

Les entreprises ont deux possibilités: s’accrocher à l’ancien modèle et faire faillite (ou sombrer dans l’insignifiance) ou diminuer radicalement les coûts en réduisant la complexité improductive.

Les entreprises ont toujours été en mesure d’emprunter des sommes considérables pour masquer leur insolvabilité, mais maintenant que le coût du crédit explose, cette porte vers le paradis des entreprises-zombies s’est fermée.

Privées de la possibilité d’emprunter à bas prix, les entreprises devront s’adapter ou périr. Oui, ce sera vraiment aussi simple que ça. Les entreprises qui brûlent leur capital finissent sans argent et disparaissent.

Les organismes publics sont depuis longtemps optimisés pour accroître leurs recettes et leur complexité, car une économie en expansion accroît également les recettes fiscales. Rien ne booste mieux les recettes fiscales locales qu’une bulle immobilière, et rien ne booste mieux les impôts sur le revenu des États qu’une bulle spéculative sur les actions, les crypto-monnaies, etc.

Mais toutes les bulles éclatent, et les organismes publics sont incapables de réduire leurs budgets, leur personnel et leur complexité, car telle ou telle faction politiquement influente soutient tel ou tel programme. Il n’y a donc aucun moyen de réduire quoi que ce soit sans déclencher une tempête politique, car toute réduction d’un programme considéré comme vache sacrée soulève les passions de ceux qui s’engagent à préserver cette vache sacrée.

Mais sous la surface, les administrateurs protègent leur fief en réduisant le personnel qui effectue le travail réel.

Ainsi, les universités ont supprimé des postes d’enseignants permanents afin de maintenir les postes d’administrateurs.

Les services de santé licencient des médecins et des infirmières afin de maintenir les postes d’administrateurs.

Les services de construction sacrifient les inspecteurs du bâtiment sur site afin de maintenir les postes d’administrateurs.

Et ainsi de suite. Les postes de surveillants de baignade sont supprimés, les heures d’ouverture des bibliothèques sont réduites, etc., tandis que les postes administratifs restent (derrière l’écran des relations publiques) largement intacts pour gérer toute cette complexité et ces batailles politiques.

Le résultat final est que les systèmes critiques seront vidés de leur substance et cesseront de fonctionner. Ceux d’entre nous qui dépendent de ces systèmes devront trouver des solutions de rechange.

Lorsqu’il faut six mois pour obtenir une inspection du bâtiment avant de pouvoir couler une dalle de fondation, le moyen de contourner le problème est de construire la maison: inutile de demander la permission, il suffira de demander de l’indulgence. Ce processus prendra probablement des années.

Lorsqu’il y a six mois d’attente pour voir un médecin, le moyen de contourner le problème sera de payer en liquide.

En d’autres termes, toute la complexité restera fermement en place parce que quelqu’un, quelque part, mènera une guerre politique sans merci pour la conserver, rendant impossible le redimensionnement du système en fonction des ressources disponibles.

Ceux qui ont le pouvoir de protéger leurs emplois feront, afin de se sauver eux-mêmes, le choix non avoué de jeter par-dessus bord tous ceux qui n’ont pas le pouvoir de protéger leurs revenus.

Parallèlement, pour les administrateurs, la solution est évidente: augmenter les impôts et les taxes pour soutirer davantage d’argent à tous ces riches, c’est-à-dire à tous ceux qui possèdent une maison, ont un bon emploi, etc.

Mais de rien, chers ânes fiscaux. Nous avons dû doubler vos impôts fonciers, vos taxes de vente et vos impôts sur le revenu pour financer nos programmes indispensables.

Tout s’écroulera derrière une façade de normalité. Les villes doublent leurs frais de licence commerciale, et elles augmentent d’autres frais (pour le ramassage des ordures, etc.) de 20% par an, année après année. Les vraies crises budgétaires sont encore à venir. Les ânes fiscaux qui en ont assez voteront avec leurs pieds, s’en iront, forçant les villes et les comtés à augmenter les impôts et les taxes des ânes fiscaux restants.

C’est ainsi que la complexité s’effondre. La capacité des services à gérer leurs budgets et leurs employés se dégrade, occultant le fait qu’ils n’ont ni la structure ni la volonté de réduire leur complexité et leurs coûts pour protéger leurs fonctions essentielles.

La conformité et la comptabilité seront concoctées pour maintenir l’apparence désirée, c’est-à-dire donner une illusion de précision dans des rapports financiers épais comme la main.

Les apparences du respect de toutes les exigences de la complexité seront maintenues. Les groupes d’intérêt qui protègent chaque vache sacrée seront apaisés, alors même que le système qui soutient tous ces programmes-vache-sacrée s’effondrera derrière l’écran des relations publiques.

Ceux qui ont les yeux rivés sur les apparences se feront croire que tout va bien et que tout va s’arranger tout seul. Ceux qui jettent un coup d’œil derrière le rideau fuiront à toute vitesse.

Administration.
Enseignement.
Augmentation des postes de médecins et d’administrateurs de 1970 à 2009.
Augmentation des salaires de médecins et d’administrateurs de 1970 à 2009.
Le modèle de rupture en biseau ascendant.
En vertu de l’effet de cliquet, l’organisation ne sait que s’étendre.
Sitôt que les recettes descendent sous ce grand minimum, le système s’écroule.
Tandis que le budget et le personnel augmentent, le minimum nécessaire pour maintenir le système augmente, ainsi que son inefficacité.
Le cycle de vie de la bureaucratie.
Budget du programme (en bleu) / Coûts administratifs (en rouge)
Expansion
Lancement: budget serré, salaires réduits, bénéfices minimaux, grand esprit de camaraderie.
Croissance: croissance rapide du programme et du personnel; moral au plus haut.
Maturité: « dérive de la mission », syndicats et administrateurs acquièrent le pouvoir politique; les dettes s’accumulent, rivalités.
Contraction
Gonflement: le budget stagne mais les coûts administratifs augmentent; beaucoup de profiteurs et de fraude dans le système.
Coupes budgétaires: abandon du programme tandis que l’objectif devient la protection du budget et les salaires du personnel/compensations.
Echec/implosion: les gens compétents partent à la pension, laissant les incompétents aux commandes; le moral est au plus bas, le chaos et l’échec sont la norme; implosion organisationnelle.

Texte original

What Happens When Complexity Unravels?

May 4, 2022

Those glancing at the appearances will be assured all is well and it will all sort itself out. Those who look behind the screen will move away as fast as they can.

When finances tighten, there are two choices: cut expenses or increase revenues. Monopolies, cartels and governments can increase revenues by increasing taxes or the price of goods and services because users / customers / taxpayers have no alternative. The rest of us have to cut expenses.

Making lasting cuts in expenses generally requires reducing sources of expense, and within institutions and enterprises, complexity is one systemic source of expense. But reducing complexity is difficult, so it’s rarely pursued unless the only remaining choice is bankruptcy / collapse.

The problem is there are many constituencies defending complexity and none favoring slash-and-burn reductions of complexity. As a result, complexity is defended and the core functions of the institution are sacrificed instead.

I’ve posted the charts below reflecting the extraordinary expansion of administrators in higher education and healthcare in the context of the Ratchet Effect and bureaucratic bloat.

The Ratchet Effect is: costs and complexity only increase, they never decrease because organizations are optimized to expand, not shrink, and so there are no institutionalized pathways to reducing complexity and costs.

Everybody clamors for a larger budget and another assistant. Nobody clamors for a radically reduced budget and staff.

This raises a question few seem to ask: what happens when complexity unravels?

Why will complexity unravel? The answer is simple: it costs too much, and supply-side and labor costs are rising. Something’s gotta give, and that something will be complexity.

Complexity serves us well when it radically increases productivity. But this type of complexity is rare. Most complexity is self-serving waste and friction that reduces the productivity of labor and capital.

Labor has been suppressed for 45 years, and now labor costs must rise so workers can afford a higher cost of living.

Costs will rise inexorably for another reason: supply chains have been optimized for a perfect world of endless expansion. Barry Lynn, executive director of the Open Markets Institute, summarized the dynamic nicely: « Corporations have built the most efficient system of production the world has ever seen, perfectly calibrated to a world in which nothing bad ever happens. »

Recalibrating every corporate supply chain for all the bad things that are happening will cost a fortune.

These costs will be passed on to consumers, but as the purchasing power of wages declines, there will be limits on how much consumers will be able to pay.

These higher costs will depress profits which will depress employment and tax revenues.

Corporations have two pathways: one is to cling to the old model and go bankrupt (or decay to irrelevance) or radically reduce costs by reducing unproductive complexity.

Corporations have been able to borrow vast sums to mask their insolvency but now that the cost of credit is soaring, that door to zombie-corporate-Nirvana has closed.

Stripped of the option of cheap borrowing, corporations will have to adapt or perish. Yes, it really will be that simple. Enterprises that burn through their capital run out of money and vanish.

Public organizations have long been optimized to increase their revenues and complexity because an expanding economy also expands tax revenues. Nothing boosts local tax revenues like a real estate bubble, and nothing boosts state income taxes like a speculative bubble in stocks, cryptocurrencies, etc.

But all bubbles pop, and public agencies are incapable of reducing their budgets, staff and complexity, because one politically influential constituency or another favors every program. So there’s no way to trim anything without igniting a political firestorm as whatever sacred-cow program that gets trimmed arouses the constituency committed to preserving that sacred-cow.

But beneath the surface, the administrators protect their fiefdom by slashing staff that actually does the real work.

So universities cut tenured teaching positions in order to maintain administrator positions.

Healthcare cut physicians and nurses to maintain administrator positions.

Building departments cut onsite building inspectors to maintain administrator positions.

And so on. Lifeguards will be cut, library hours slashed, etc., while administrative positions remain (behind the screen of public-relations) largely untouched because all the complexity and political battles must be managed.

The net result is critical systems will be hollowed out and cease functioning. Those of us who depend on these systems will have to find workarounds.

When it takes six months to get a building inspection before you can pour a foundation slab, the workaround will be to just build the house: forget getting permission, just ask for forgiveness. That process will probably take years.

When there’s a six month wait to see a physician, the workaround will be to pay cash.

In other words, all the complexity will remain firmly in place because somebody somewhere will wage ruthless political warfare to keep it, making it impossible to resize the system to fit available resources.

Those with the power to protect their jobs will make the unstated choice to throw everyone without the power to protect their income overboard to save themselves.

Meanwhile, the solution is obvious to administrators: raise taxes and fees to get more money out of all those rich folks, i.e. anyone who owns a house, has a good job, etc.

You’re welcome, Tax Donkeys. We had to double your property, sales and income taxes to fund essential programs.

Things will fall apart behind the screen of normalcy. Cities double their business license fees, raise other fees (for trash collection. etc.) by 20% a year, year after year. The real budget crises are still ahead. The tax donkeys who’ve had enough will vote with their feet, moving away, forcing cities and counties to raise taxes and fees on the remaining tax donkeys.

This is how complexity unravels. Agencies’ ability to manage their budgets and employees decays, hiding the reality they lack the structure or the will to downsize their complexity and costs to protect the agency’s core functions.

All the compliance and reporting will be cobbled together to maintain the desired appearance, i.e. the illusion of precision in two-inch thick financial statements.

The appearances of fulfilling all the requirements of complexity will be maintained. The constituencies defending each sacred-cow will be placated, even as the system supporting all the sacred-cow programs collapses behind the PR screen.

Those glancing at the appearances will be assured all is well and it will all sort itself out. Those who look behind the screen will move away as fast as they can.

Nos ancêtres ont voté pour que vous ayez le droit de mourir – par Monica Hughes.

Comme Monica Hughes, je trouve aussi un tsunami de textes bien écrits sur Substack, ce qui me met aussi en retard pour écrire les miens. Voici un de ses articles récents, qu’elle a tout de même réussi à finir. Vous comprendrez pourquoi je tenais à le traduire quand vous le lirez. Il reprend quelques points essentiels déjà évoqués sur ce blog, par moi ou par d’autres, et reflète assez fidèlement ce que pas mal de « résistants » (je n’ai pas trouvé d’autre terme) vivent et ressentent aujourd’hui.

Accessoirement (enfin, presque), j’y trouve – enfin! – une réponse plausible à la question que je posais ici, protéine de pointe ou oxyde de graphène? Les deux, mon capitaine.

Extrait du texte: « … les colloïdes du vaccin Covid fusionnent en l’espace d’une heure environ pour former des composants de plus en plus grands, et […] ces structures finissent par dépasser largement les 15 um, pour devenir extrêmement plates et fines, avec des bords tranchants. […] on constate également qu’elles réagissent à un champ magnétique. » (c’est moi qui souligne)

Et voilà.

Source.


Traduction

Nos ancêtres ont voté pour que vous ayez le droit de mourir

Quelques réflexions sur l’avenir à court et moyen terme

Monica Hughes, PhD

24 avril

Je trouve parfois un vrai tsunami de textes bien écrits sur Substack, que je lis et auxquels je répond, ce qui me met en retard pour écrire les miens. Ça a été le cas cette semaine. Mon TDA [NdT. trouble déficitaire de l’attention] ne facilite pas les choses.

J’ai découvert les interviews de Byram Bridle sur les vaccins Covid début 2021, bien avant ses interviews sur la bio-distribution en mai 2021. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à susciter une réaction extrêmement négative chez ses détracteurs.

Son récent article se concentre sur la biodistribution des PNL [particules nano-lipidiques] et la considère comme une raison à elle seule justifiant le retrait de ces vaccins. Il existe de nombreuses autres raisons justifiant le retrait de ces vaccins, mais la question de la biodistribution des PNL en particulier constitue une approche pertinente et complète du problème.

Un moratoire sur les « vaccins » à ARNm est nécessaire

J’ai énormément de respect pour Bridle. Voici un commentaire que j’ai laissé sous son article:

Merci de faire la lumière sur ces questions. À court terme, cela ne changera rien. La bataille sera longue et devra être menée sur de multiples fronts. Essayez de ne pas vous décourager.

C’est intéressant de suivre les découvertes des uns et des autres. Découvrir votre travail et celui d’autres personnes au long de l’année dernière a été un des facteurs décisifs qui m’a convaincue de quitter la Nouvelle-Zélande.

La quantité d’informations présentement à passer au crible est phénoménale, mais un fait que je trouve particulièrement inquiétant est que, alors que les vaccins ne devraient rien contenir de plus grand que 15 um, il semble que ça fasse partie des possibilités.

Je ne connais personne d’autre qui se soit penché sur ce problème, mais je l’ai moi-même relevé parce que, à l’époque où je dirigeais mon entreprise de fabrication de toxines de Coley (pour une utilisation limitée en tant que médicament non approuvé, autorisé dans diverses juridictions à travers le monde), je passais mon produit dans un filtre en polyester à pores de 15 um pour réduire le risque de réaction allergique, de sarcoïdose, etc.

Des équipes néo-zélandaises ont effectué des travaux qui démontrent que les colloïdes du vaccin Covid fusionnent en l’espace d’une heure environ pour former des composants de plus en plus grands, et que ces structures finissent par dépasser largement les 15 um, pour devenir extrêmement plates et fines, avec des bords tranchants. L’ensemble du processus a été répété plusieurs fois. À un stade précoce donné du développement de ces structures, on constate également qu’elles réagissent à un champ magnétique.

Ce qui se produit sur une lame de microscope n’est pas nécessairement identique à ce qui se produit dans le corps. Néanmoins, c’est inquiétant.

S’il me reste de l’argent après cette débâcle (je n’en ai pas), j’en parierais une bonne partie sur l’idée que les vaccins contiennent du graphène, utilisé comme vecteur génétique, et que sa présence débouche sur l’assemblage de ces structures (que ce soit voulu ou non).

Un point assez ironique. Mon entreprise individuelle, qui a sauvé quelques vies au cours de son activité, a été fermée sans même la moindre visite d’un régulateur. Pendant ce temps, Pfizer reste en activité.

Le monde tourne à l’envers.

Je suis désolée de le dire mais il est devenu impossible de faire machine arrière à ce stade. Cependant, si votre article touche davantage de personnes lambda et les amène à s’interroger sur la poursuite de l’utilisation des vaccins Covid, sûrs et efficaces, ça aura servi à quelque chose. Nous avons tous notre rôle à jouer.

D’un point de vue plus large, je pense que de nombreux scientifiques apolitiques – j’entends par là des personnes qui se disaient plutôt apolitiques avant la pandémie de Covid, qui sont d’éminents experts dans leur domaine et fournissent des informations précieuses et pointues – traversent actuellement un processus de deuil, pour ainsi dire: ils pensaient vivre dans un monde donné, et découvrent qu’ils vivent en fait dans un monde complètement différent.

Ça ne se limite pas au seul monde scientifique, je pense que ça se manifeste chez beaucoup d’autres, qui passent en alternance par les différentes phases du modèle de deuil de Kubler-Ross. Par ailleurs, les modes marchandage/colère/déni/dépression/acceptation ne se déroulent pas selon un continuum de progression linéaire.

Pour ma part, je suis principalement en phase d’acceptation depuis huit ans, en passant parfois brièvement par les autres phases. Lorsque l’on perd sa maison, sa carrière, sa famille et son pays (dans mon cas, j’ai perdu certains de ces éléments deux fois), l’esprit se libère et se met à envisager des perspectives moins agréables sur la nature du monde, parce qu’après avoir plus que la plupart des gens fait l’expérience des limites du supportable, on comprend que l’on est probablement capable de survivre à de futurs chocs physiques et émotionnels.

J’ai vraiment pensé qu’en m' »échappant » en Nouvelle-Zélande en 2015, sa culture moins corrompue et sa gouvernance plus transparente me mettraient mieux à l’abri des prédations d’Etat.

J’avais tort.

Malgré la tyrannie médicale que j’avais subie aux États-Unis, il ne m’était tout simplement pas venu à l’esprit qu’une secte pharmaceutique mondiale tenterait de s’emparer de toute la planète.

Quelle idiote j’étais.

Conway Judge: Quelle histoire fascinante. Comment et pourquoi vous êtes-vous intéressée aux toxines de Coley et lancée dans leur production?

Monica Hughes, PhD: C’est une longue histoire! Pour soigner son cancer, mon mari a reçu ce traitement au Mexique en 2014. Elles sont produites depuis des décennies par différentes sociétés en Amérique Latine et étaient produites par une firme canadienne jusqu’à ce que son PDG prenne sa retraite en 2015. Je m’y intéresse depuis 2014 mais quand personne ne s’est proposé de prendre la relève pour remplacer MBVax, j’ai décidé de me lancer et j’ai créé ma propre firme fin 2018.

Conway Judge: Et vous dites que les bureaucrates vous en ont empêchée avant même qu’elle se mette en route? Désolé d’etre aussi curieux mais tout ça m’intrigue. Quel genre de bureaucrates?

Monica Hughes, PhD: Un avocat américain très insistant, en phase terminale, m’en a réclamé en tentant de me faire croire qu’il était légal d’en envoyer là-bas. Il a ensuite fait pression à plusieurs reprises sur Medsafe [NdT. l’autorité de règlementation des médicaments en Nouvelle-Zélande] pour y avoir accès. Il était très déterminé et souffrait très probablement de maladie mentale (c’est une longue histoire). Le fait que je n’acceptais d’en fournir qu’à des médecins dans les pays où il était légal de le faire était une façon détournée de les faire classer sans ambiguïté comme médicament. L’ironie de l’histoire c’est que si j’en avais fourni sans restriction à n’importe quel client dans le monde, on m’aurait laissée tranquille pendant un certain temps. Mais Medsafe est montée d’un cran et, me semble-t-il, a outrepassé ses limites en voulant règlementer hors de sa juridiction. Je n’en avais jamais fourni à aucun médecin néo-zélandais mais ils m’ont signifié que je n’avais pas non plus le droit d’en exporter. Je pense que j’aurais pu m’opposer en justice à leur décision mais je ne disposais ni des ressources financières ou sociales ni de l’énergie psychologique pour le faire, et j’étais particulièrement découragée par tout ce qui se passait autour du Covid, et j’ai donc décidé de tout simplement quitter la Nouvelle-Zélande.

Le statut légal des toxines de Coley est très ambigu. Tout le monde pense qu’elles sont illégales mais ce n’est pas mon avis. J’écrirai davantage à ce propos à un autre moment.

Conway Judge: C’est très dommage de voir que votre entreprise a capoté avant même de commencer, surtout pour des raisons bassement bureaucratiques. Il ne doit pas y avoir beaucoup d’autres personnes qui ont fait l’expérience d’avoir tenté un tel projet. Ça doit probablement vous donner une bonne compréhension de ce qui se passe en ce moment.

Monica Hughes, PhD: Oui. Je dois avouer que ça m’avait surpris mais c’est exactement ce que le Covid nous a démontré. On devrait dire merci au Covid. Lol.

En fait j’avais déjà pris ma « pilule rouge » [NdT. expression des anglophones, qui signifie « affronter les faits choquants », contraire de « blue pill », ceux qui refusent de le faire] en voyant le comportement de l’industrie de la santé face à la maladie de mon mari et j’ai décidé de l’emmener directement au Mexique plutôt que de le faire soigner aux Etats-Unis.

Je pensais que la Nouvelle-Zélande serait un peu plus honnéte, comme le Canada, qui en produisait auparavant.

Non.

Contrairement à de nombreux scientifiques, j’ai refusé de me spécialiser après mon doctorat en 2008. Politiquement, je suis dans le camp libertaire depuis vingt ans, et anarchiste depuis six ans.

J’étais plutôt radicale avant 2016, mais après avoir observé une foule de gens à un rassemblement de soutien à Gary Johnson en 2016 scander « JE CROIS QUE NOUS POUVONS GAGNER!!! », j’ai refermé mon ordinateur portable et décidé que j’en avais fini avec la politique. Si la politique pouvait changer une bande de tièdes supporters libertariens de Johnson en une foule enragée, je ne voulais plus rien avoir à faire avec la politique.

J’ai juré de ne plus jamais voter.

En relation avec tout ce qui précède, être une veuve sans enfant qui a dépassé l’âge de procréer et a abandonné l’université pour le secteur privé fait clairement de moi quelqu’un de totalement décalé par rapport à la masse.

J’aime les principes de motivation des Hashashin: assassiner le roi, et assassiner ensuite chaque nouveau roi, jusqu’à ce que la seule personne prête à porter la couronne soit l’idiot du village. J’aime attaquer les vaches sacrées de la plupart des gens, y compris la CONstitution [NdT. jeu de mots sur base de « con », qui signifie en anglais escroquerie], la religion, l’État, le dernier régime à la mode (qu’il s’agisse de végétalisme ou de carnisme), etc. Pas parce que je suis intrinsèquement nihiliste. Mais parce que je me suis déjà délibérément confrontée à toutes les idées délirantes possibles au cours des 30-35 dernières années, et que la plupart d’entre elles m’ennuient à mourir.

Ce n’est pas que je n’ai plus rien à apprendre. Je suis sûre que si, mais j’en suis à un stade de ma vie où je suis prête à dépenser le peu d’argent qu’il me reste dans une Toyota MR2, à passer l’été à rouler à fond, et quand l’inflation, la dépression, les Russes, la crise du pétrole et les voyous qui se déchaînent dans les rues seront devenus intolérables, je déciderai si je suis vraiment capable de subsister avec le riz et les haricots que j’ai achetés l’été dernier, et les produits du jardin que je prendrai plaisir à cultiver cet été, tout en me demandant si je suis prête à tuer les lapins qui les grignotent dans la cour.

Ou s’il ne serait pas plus facile de conduire le runabout à moteur central [NdT. référence à la Toyota MR2, gamme de voitures de sport à deux places, à moteur central et à propulsion arrière] à travers le pays d’est en ouest, puis de sauter de la falaise la plus proche, avec mon dernier chocolat et mon dernier verre de vin de luxe à la main, en criant, comme dans Thelma et Louise, « WOO HOO! Quel voyage! »

Mouais. Je ne suis pas vraiment Howard Beale, mais il est parfois intéressant d’observer comment l’histoire se répète, et comment ceux qui parmi nous s’agitent contre le réseau de contrôle sont peut-être eux aussi cyniquement utilisés par les Diana Christensen du monde [NdT. référence au film « Network », que vous devriez avoir vu].

Sommes-nous en train de jouer leur jeu?

Mon message à tous, pour ce qu’il vaut, est de se prémunir de la désillusion. Il n’y aura jamais de redevabilité, ni de  » Nuremberg 2 « , ni de  » pendez-les tous à un réverbère « , ni rien de tout cela. Nuremberg Un n’a pas marché. Les nazis ont été intégrés au gouvernement américain dans le cadre de l’opération Paperclip, et ont dirigé le monde au cours des 70 dernières années. [NdT. ce que je vous rappelais ici]

Je crois que le meilleur scénario envisageable est simplement que le peuple reconquière son pouvoir financier, tout comme l’information a été reconquise lors de la révolution Internet il y a 20 ans. Peut-être le bitcoin est-il une création du Renseignement. Je pense bien que c’est le cas, en fait. Est-ce important? L’internet est une création de l’Armée.

Cela prendra du temps, après quoi la civilisation entamera un nouveau cycle dans lequel les psychopathes qui voudront manipuler le nouveau système passeront les 50 années suivantes à trouver le moyen d’y parvenir. Le Quatrième Tournant et tout le bordel [NdT. « Le Quatrième Tournant » (1997) est un livre de William Strauss et Neil Howe qui postule qu’une révolution sanglante a lieu une fois par siècle aux Etats-Unis].

Si cela devait arriver, il se pourrait que les humains soient plus libres qu’ils ne l’ont jamais été depuis le paléolithique.

Et bien que je sois anarchiste, je ne m’engagerai pas, pour l’instant, dans ce qui ne sera probablement rien de plus une nouvelle forme de rêverie collectiviste, car je sais qu’en fin de compte, l’homme moderne ne surmontera pas sa passion pour la contrainte et les ordres. Nous ne sommes pas si nombreux à aspirer à une véritable liberté.

Je n’ai aucune idée du temps que ça mettra ou des retombées que ça aura. Je ne sais pas non plus si la chose est certaine. Les États-nations vont-ils complètement disparaître? Je n’en ai aucune idée. Combien de personnes mourront? Aucune idée non plus.

Difficile de savoir comment ça finira. Il y a plusieurs issues possibles.

J’aime bien prendre le Vénézuéla comme exemple potentiel. Leur population à diminué de 5% ces 5 dernières années. C’est beaucoup mais on est loin des 95% que les Cassandre se plaisent à prédire. Où sont-ils passés? Ils sont tous morts? Ils ont franchi la frontière? Il n’y a pas eu assez de naissances pour compenser les décès? Je ne sais pas.

Est-ce que ce qui arrive au Vénézuéla pourrait arriver aux Etats-Unis? Oui, évidemment. Est-ce que ça pourrait être pire qu’au Vénézuéla et combien de temps ça durerait dans ce cas?

Difficile de comprendre ce qui se passe réellement. Il y a une grosse pénurie de main d’oeuvre aux Etats-Unis. Est-ce parce que les gens n’ont plus envie de travailler après avoir reçu leur chèque de 1.200$ d’aide sociale ou est-ce parce qu’on a déjà tué un certain nombre de millenials [NdT. personne devenue adulte aux environs de l’an 2000] à coup de vaccins et qu’on tente de le cacher? Je ne sais pas. Probablement un peu des deux.

L’issue de tout ça dépend de plusieurs choses. La population américaine est loin d’être aussi résiliente que celle du Vénézuéla ou de la Russie. Donc pour la majorité des Américains, oui, comme vous le dites, survivre à un plan quinquennal staliniste ou maoïste sera une rude épreuve.

Ceci dit, un grand nombre de personnes ont six mois de nourriture stockés dans leur graisse corporelle. Ils ont aussi des animaux de compagnie. Ils ne mourront pas instantanément. Ils pourraient bien mourir de froid en premier.

L’incertitude vient du fait que les régimes très oppresseurs (l’ex-Union Soviétique, la Corée du Nord, le Vénézuéla) dépendaient des importations de l’Occident pour se maintenir et c’est ainsi qu’ils ont tenu le coup aussi longtemps.

Que se passera-t-il si personne n’est là pour maintenir l’Occident? Voilà la vraie question, dont la réponse nous dira à quelle vitesse et jusqu’où nous allons sombrer.

Un grand nombre de gens – peu importe s’ils sont dans les villes, les banlieues ou les campagnes – seront contraints à accepter le revenu universel, la tyrannie digitale, la monnaie numérique des banques centrales, comme vous préférerez l’appeler… mais ça aussi finira par s’effondrer. Parce qu’ils gonfleront aussi la masse monétaire numérique (c’est ce qu’a fait le Vénézuéla!)

Tout ce que nous lisons semble sortir directement de Atlas Shrugged [NdT. le bouquin dystopique de Ayn Rand, traduit en français par « La grève »].

Mais la question à laquelle je n’ai pas de réponse, c’est combien de gens mourront et combien de temps ça durera. Et je me suis déjà souvent trompée dans mes prédictions.

Pour les enfants un peu lents du fond de la classe, le problème ne se limite pas aux masques et aux obligations d’injection. Ils vont bientôt créer délibérément des crises telles que des pénuries de nourriture et d’énergie. Si ça ne marche pas, ils tenteront de vous prendre tout votre argent.

Mais il est absolument certain qu’ils n’admettront jamais que les conjabs [NdT. les injections frauduleuses] sûres et efficaces tuent des gens. Allons donc! Le CDC fait maintenant des pubs grotesques qui expliquent comment « arrêter les caillots sanguins ».

Même Trump refuse de faire marche arrière sur les merveilleux vaccins, ces stupéfiants vaccins, les plus rapides et les meilleurs de tous les vaccins de l’histoire, croyez-moi:

Trump persiste à vouloir s’attribuer le mérite des vaccins de son projet Warp Speed, en tant que « père du vaccin ». Il tellement narcissique qu’il refuse d’admettre que les vaccins tuent. Et il attribue à la propagande des Démocrates le fait que nombre de ses adeptes refusent le vaccin.

Alors oui. Que Trump aille se faire foutre, lui aussi. Il n’en a rien à caler de vous.

S’il ressort un seul point positif de cette pandémie, c’est la destruction complète de l’arnaque qu’est la médecine moderne, et de TOUS les politiciens. Peut-être qu’après un siècle de toute cette merde incroyablement destructrice, on va enfin pouvoir revenir à la réalité.

https://rumble.com/v11vnhh-trump-on-vaccines-i-think-the-other-side-actually-poisoned-people-on-it.html

Au mieux, ils reformuleront les vaccins et tenteront de  » vendre  » ceux-ci aux gens. Si la « prochaine pandémie », dont ce bon vieux Billy Boy parle sans cesse, est le H5N1, de nombreuses personnes feront effectivement la queue pour les recevoir:

Et à part le vaccin contre la variole, les vaccins contre la grippe sont les plus dangereux de tous. Pourtant les gens les prennent depuis des décennies. Si nous en arrivons aujourd’hui à un moment propice, c’est parce que les vaccins Covid sont BEAUCOUP plus dangereux. Quoiqu’il en soit, ça ne s’arrêtera que si les Américains les refusent en masse. Impossible de prédire quand ça aura lieu. Mais ce petit jeu pourrait encore durer longtemps. Je prédis qu’après ça, ils sortiront des vaccins à ARN messager auto-réplicatif « mis à jour » qu’ils présenteront comme plus sûrs.

Cette escroquerie peut durer encore très longtemps.

Ce qu’ils visent c’est le contrôle total. Comment le savons-nous? Par leur volonté de censurer tout le monde à un niveau jamais atteint de mémoire récente. Ça a commencé avec Trump, qui comptait des dizaines de millions d’abonnés. Maintenant, après à peine plus d’un an, ils en sont à jouer à Wack-a-mole [NdT. ce jeu très intellectuel où on tape avec un marteau sur des taupes] avec des comptes Twitter qui n’ont que quelques centaines d’abonnés. Ça suffit pour comprendre tout ce qu’il y a à comprendre.

Alors faites-vous à l’idée et préparez-vous à l’affronter:

« On ne mène pas d’étude randomisée pour déterminer la gamme de températures auxquelles il faut cuire les bébés avant de les consommer. »

Ce n’est peut-être pas aussi manifeste, mais on ne mène pas d’étude randomisée pour déterminer la gamme de dosage « sûre » des nouvelles immunothérapies pour les cancéreux en phase terminale après qu’ils aient reçu de force les thérapies standard qui ont détruit leur système immunitaire.

L’interdiction du droit des cancéreux en phase terminale de recevoir des thérapies expérimentales est en place depuis la fin des années 1960 aux Etats-Unis et environ 600.000 cancéreux en phase terminale meurent chaque année rien qu’aux Etats-Unis.

Le peuple tolère son statut d’esclave de l’Etat depuis de nombreuses décennies.

On entend beaucoup de gens clamer sur un ton moralisateur: « Nos ancètres sont morts pour que vous ayez le droit de voter! »

Ce qui signifie en réalité « Nos ancètres ont voté pour que vous ayez le droit de mourir! »

Voilà le monde à l’envers que ces malades ont créé. Interdiction d’interventions médicales utiles, et obligation d’interventions inutiles et non désirées.

J’espère que nous déciderons tous que ça vaut la peine de continuer à vivre, comme Kaylee. Mais je n’ai pas particulièrement peur de mourir. C’est la façon dont je continue à « vivre » ou à me battre qui m’importe le plus.


Texte original

Our Ancestors Voted for Your Right to Die

Some Thoughts About the Near- to Medium-Term Future

Monica Hughes, PhD

Apr 24

Sometimes there’s just an overwhelming tsunami of good writing on Substack, and my own gets delayed as I enjoy reading and responding to it all. This has been one of those weeks. My ADD doesn’t help.

I discovered Byram Bridle’s interviews about the covid vaccines sometime in early 2021, well before his bio-distribution interviews in May 2021. That’s when he started to attract extremely negative attention from his detractors.

His recent article tackles the biodistribution of the LNPs as a particular reason why the vaccines should be stopped. There are many other reasons they should be stopped, too, but this particular LNP angle is quite a good and comprehensive take on the issue.

A Moratorium on mRNA ‘Vaccines’ is Needed

I have a tremendous amount of respect for Bridle. Here’s a comment that I left on his article:

To segue into a broader observation, I think many non-political scientists — by that I mean people who have admitted to being rather un-political before the covid pandemic, and are deep experts in their field and the source of much valuable, specialized information — are going through a sort of grief process in which they thought they were living in a particular world, but it turns out they are living in quite another.

Even more broadly than scientists, I think this is resulting in a rotation between the various phases of the Kubler-Ross model of grief among many. The bargaining/anger/denial/depression/acceptance modes are not a linear continuum of progression, either.

I’ve been in the acceptance phase for most of the past 8 years but I briefly come in and out of others. When you lose your house, your career, your family, and your country (in my case, I lost some of those twice) it frees your mind up to consider some less pleasant possibilities about the nature of the world, because you’ve already tested the limits of what you can endure more than most, and you know you’re likely to survive the physical and emotional blows again.

I did think that in “escaping” to New Zealand in 2015, I would be safer from the predations of the state in a less corrupt culture with more transparent governance.

I was wrong.

Despite the medical tyranny I’d been through in the US, it just didn’t really occur to me that a global pharmaceutical cult would try to take over the entire globe.

Silly me.

Unlike many scientists, I resisted specialization after the PhD in 2008. Politically, I’ve also been on the libertarian side of things for 20 years, and an anarchist for six of those.

I was pretty radical before 2016, but when I saw a mob of people at a Gary Johnson rally in 2016 shout, over and over again, “I BELIEVE THAT WE CAN WIN!!!” I slapped my laptop shut and decided I was done with politics. If politics could turn a bunch of lukewarm libertarian-lite Johnson supporters into a crazed mob, then I wanted nothing to do with politics.

I vowed never to vote again.

In combination with all of the above, as a childless widow now past childbearing age who abandoned academia for the private sector, this honestly makes me just plain weird in comparison to most people.

I’m fond of the motivating principles of the Hashashin: assassinate the king, and keep on assassinating each new king, until the only person willing to wear the crown is the village idiot. I enjoy attacking most peoples’ sacred cows, including the CONstitution, religion, the state, the latest fad diet (whether it’s veganism or carnism), etc. This isn’t because I’m inherently nihilistic. It’s because I’ve already deliberately exposed myself to every possible fruitcake idea over the past 30-35 years, and most of it bores me to tears.

It’s not that I’ve got nothing left to learn. I’m sure that I do, but I’m at the stage in life where I’m ready to blow my remaining wad of cash on a Toyota MR2, spend the summer driving the hell out of it, and when the inflation and the depression and the Russians and the oil crisis and the punks running wild in the streets become too much, I can decide whether I’m really up for subsisting on the rice and the beans I bought *last* summer, and the garden produce I’ll enjoy tending *this* summer, all as I contemplate whether I’m willing to shoot the bunnies in the yard who are snacking on it.

Or, whether it would be easier to just drive the mid-engine runabout across the country from east to west coast, and then off the nearest cliff, the last of my luxurious chocolate and wine in hand, screaming, Thelma and Louise-style, “WOO HOO! What a ride!”

Yeah. I’m not really Howard Beale but sometimes it’s interesting to observe how history repeats, and how perhaps those of us who are agitating against the control grid are also perhaps being cynically used by the Diana Christensen’s of the world.

Are we playing into their hand?

My message to everyone, for what it’s worth, is to guard yourself against disappointment. There’s never going to be any accountability, any “Nuremberg Two”, any “lampposts through and through”, or any of the rest of it. Nuremberg One didn’t work. The Nazis were brought into the US government under Operation Paperclip, and have been running the world for the last 70 years.

I believe the best possible scenario is that the people will simply take their power back at the financial level, just as information was taken back in the internet revolution 20 years ago. Maybe Bitcoin is a spook creation. I suspect it might be, actually. Does it matter? The internet was a military one.

It will take time, and then civilization will begin a new cycle where the psychopaths who want to game the new system will spend the next 50 years figuring out how to do it. Fourth Turnings and all that.

If this can happen, humans might actually be more free than at any previous time since the paleolithic.

And while I am an anarchist, I will, for the time being, not engage in what is only likely to be a new type of collectivist daydreaming, because I know that at the end of the day, modern humans aren’t going to get over their love affair with being pushed around and told what to do. There aren’t that many of us who actually yearn to be truly free.

I have no idea how long this will take or what the fallout is going to be. I also don’t know whether it’s certain. Will we lose nation states altogether? I have no idea. How many people will die? Also no idea.

For the slow kids in the back, this isn’t just about masks and injection mandates. Next they will deliberately create crises like food and energy shortages. If that doesn’t work, they’ll try to take all your money.

But for damned sure they are not going to ever admit that the safe and effective conjabs are killing people. Come on! The CDC is running ridiculous ads now on how to “Stop the Clot.”

Not even Trump is backing down from the beautiful vaccines, the amazing vaccines that were faster and better than any other vaccines in history, believe me:

At best, they’ll reformulate the vaccines and attempt to “sell” people on those. If the “next pandemic” that good ole Billy Boy is always talking about is H5N1, then many people will indeed line up for them:

They’re gunning for total control. How do we know? Because they are trying to censor the hell out of everyone to an extent that has never been done before in recent memory. It started with Trump who had tens of millions of followers. Now in just over a year, they’re down to playing whack a mole with Twitter accounts that only have a few hundred followers. This really tells you everything you need to know.

So just come to terms with it and get ready for it:

That’s the upside-down world these sickos have created. Denial of useful medical interventions, and forcing of useless, unwanted ones.

I hope we will all decide that life is worth continuing to pursue, just like Kaylee. But I’m not particularly afraid to die. It’s how I continue to “live” or kick the can that I care more about.

Des pénuries alimentaires en conséquence de l’aggravation de la crise énergétique et de la rupture des chaînes d’approvisionnement? – par energyskeptic.

On va revenir à des sujets un peu plus techniques – qui pèsent nettement plus dans la balance que les aléas politiques – en commençant par l’énergie, pour la simple raison qu’elle est la condition première du fonctionnement de tout le système.

Vous noterez que cet article date de juste avant l’action militaire russe en Ukraine et les confinements complètement surréalistes en cours en Chine, qui ont tous deux exarcerbé et accéléré tous les problèmes décrits. En bref, on passe de la crise à la catastrophe.

Source.


Traduction

Des pénuries alimentaires en conséquence de la crise énergétique et de la rupture des chaînes d’approvisionnement?

Posté le 21 mars 2022 par energyskeptic

Préface. Ceci est une longue préface, suivie de deux articles qui abordent la façon dont les chaînes d’approvisionnement et les tracteurs à commande complexe [informatisée] pourraient être affectés à l’avenir par les pénuries d’énergie et les défaillances de la chaîne d’approvisionnement, ce qui se constate déjà à l’heure actuelle, où on voit un grand nombre de navires attendre au large d’être déchargés et où on voit une pénurie de camionneurs pour assurer la livraison des marchandises lorsqu’elles finissent par arriver.

Les défaillances de la chaîne d’approvisionnement ne feront qu’empirer, ce qui affectera l’approvisionnement alimentaire et remet maintenant en question la croissance démographique prévue de 3 milliards de personnes d’ici 2050. Le temps nous est compté pour le remplacement des combustibles fossiles par une autre source, encore inconnue et clairement non commerciale, dans les domaines du transport, de la fabrication et d’autres services et produits essentiels. Même le réseau électrique a besoin de gaz naturel pour rester opérationnel, quel que soit le nombre d’éoliennes ou de panneaux solaires construits (Friedemann 2016).

La raison pour laquelle le temps nous est compté est qu’au niveau mondial, le pétrole conventionnel, source de 90% de notre pétrole, a atteint son pic en 2008 (EIA 2018 page 45), et la production mondiale de pétrole conventionnel et non conventionnel a atteint le sien en 2018 (EIA 2020).

Dans le cas improbable où vous ne saisiriez pas ce que ça a de terrifiant, considérez que nous sommes actuellement en vie grâce aux transports lourds, qui fonctionnent presque exclusivement au diesel, que quatre milliards d’entre nous sont en vie grâce à des engrais issus du gaz naturel non renouvelable, que 500.000 produits sont fabriqués à partir de combustibles fossiles et qu’une grande partie de notre production essentielle (ciment, acier, métaux, céramique, verre, puces électroniques) nécessite la forte chaleur générée par les combustibles fossiles. Nous disposons de peu de temps pour mettre au point des procédés d’électrification ou d’utilisation de l’hydrogène, qui n’existent pas encore, en remplacement des combustibles fossiles, sans parler de la reconstruction d’infrastructures de plusieurs trillions de dollars et d’un nouveau système de distribution d’énergie encore inconnu, du triplement du système de transmission du réseau électrique et du remplacement de centaines de millions de véhicules et d’équipements pour qu’ils fonctionnent avec « autre chose » (Friedemann 2021).

Alors comment fabrique-t-on de nouvelles éoliennes et de nouveaux panneaux solaires? A chaque étape de leur cycle de vie, ils sont entièrement dépendants d’industries qui dépendent des combustibles fossiles. Ce n’est pas l’électricité qu’ils [l’éolien et le solaire] produisent, ni celle du nucléaire, qui alimente les poids lourds (tracteurs, moissonneuses, transporteurs longue distance, mines, exploitation forestière), ni les locomotives, ni les navires, ni les avions, ni l’industrie du ciment, ni celle de l’acier, etc.

Au moment où j’écris ces lignes, en octobre 2021, l’économie fait un retour en force. Mais pour combien de temps? Une crise énergétique imminente est probable, car les prix de l’essence et du gaz naturel ne cessent d’augmenter. Dans ma région, l’essence coûte aujourd’hui 4,69$. Mais cela ne durera pas – 11 des 12 dernières récessions ont été causées par des prix élevés de l’énergie (Hamilton 2013). Il ne semble pas non plus que l’Arabie saoudite soit en mesure d’augmenter suffisamment sa production pour faire baisser les prix du pétrole (Watkins 2021).

Une récession risque à son tour de mener les entreprises à la faillite, en brisant des chaînes d’approvisionnement essentielles. Pour ma part, je pense que les microprocesseurs seront les premiers à manquer. Ils sont également très vulnérables à une crise énergétique car les usines de fabrication sont tributaires de centaines de chaînes d’approvisionnement très longues, d’un degré de pureté incroyablement élevé de l’air, de l’eau, des gaz et des produits chimiques [utilisés] – ce qui nécessite de grandes quantités d’énergie, et les fabricants de microprocesseurs ne peuvent pas se permettre de subir de coupures de courant car leur approvisionnement en électricité doit rester fiable durant des mois, 24 heures sur 24.

Si la production de microprocesseurs est compromise, il en ira de même du reste de la civilisation, en allant des équipements de forage du pétrole et du gaz naturel, des panneaux solaires, des éoliennes, des ordinateurs et des véhicules, jusqu’aux gadgets aussi simples que les grille-pain. Pour vous donner une idée de leur vulnérabilité, voici un résumé de « La fragilité des microprocesseurs« :

La création d’une puce commence par la découpe d’une fine tranche de 12 pouces, appelée wafer, dans un cristal de silicium pur à 99,9999999 %, l’un des matériaux les plus purs au monde. Les wafers exigent un tel degré de perfection – des particules 500 fois plus petites qu’un cheveu humain peuvent y causer des défauts – qu’un seul atome manquant peut y provoquer des déperditions de courant imprévues ainsi que d’autres problèmes ultérieurs dans la chaîne de fabrication. Par conséquent, il est courant que seuls 20% d’entre eux arrivent jusqu’en bout de chaîne. Les insidieuses particules en suspension peuvent provoquer un dysfonctionnement de la puce, des performances médiocres, un ralentissement ou au final, une panne totale. Étant donné que l’air urbain standard contient 5 millions de particules par pied cube, mais que ces processus exigent un seuil maximum d’une seule particule par pied cube carré, la construction d’usines de fabrication de puces coûte cher, 10 milliards de dollars ou plus. L’eau, les produits chimiques et les gaz de ville doivent être purs à 99,999999% ou plus, ce qui nécessite des traitements complexes et énergivores.

Mais c’est encore plus complexe que cela, comme il est expliqué dans la partie « Comment les puces sont-elles fabriquées?« 

Et leur exigence d’une électricité fiable (la production de puces peut prendre jusqu’à quatre mois) ne sera pas envisageable dans le cas d’un réseau électrique tributaire d’une énergie éolienne et solaire peu fiable, sans les réserves de secours que garantissent actuellement le gaz naturel et le charbon. Les seules batteries de stockage d’énergie pour lesquelles on dispose dans le monde de suffisamment de matières premières, qui n’assureraient que 12 heures d’électricité au niveau planétaire, sont les batteries sodium-soufre (NaS) (Barnhart 2013), là où il faudrait un stockage qui assurerait au moins quatre semaines de consommation en raison de la saisonnalité de l’énergie éolienne et solaire. Cependant, les seules batteries de stockage d’énergie fabriquées commercialement sont celles au lithium, qui entrent en concurrence avec les véhicules électriques par rapport aux quantités limitées de lithium disponible. Il n’est pas non plus possible de développer à un niveau suffisant le stockage d’énergie par pompage hydraulique ou par air comprimé pour stocker l’électricité (voir les articles sur le stockage d’énergie pour plus de détails).

La fabrication d’un wafer pour puce peut comporter plusieurs milliers d’étapes impliquant de nombreux types de machines. Si l’une de celles-ci nécessite une nouvelle pièce introuvable ou une pièce de rechange indisponible, la fabrication s’arrête. Voici quelques exemples d’équipements nécessaires: fours de diffusion à haute température, stations de nettoyage par voie humide, appareils de gravure par plasma sec, implanteurs d’ions, processeurs thermiques rapides, pompes à vide, régulateurs de débit rapides, analyseurs de gaz résiduels, déchargeurs plasma à effluves, fours verticaux, pyromètres optiques, etc.

Le TRE [NdT. le taux de retour énergétique – ou en anglais, EROI, Energy Return On Investment – est le ratio entre l’énergie utilisable et celle consommée pour l’obtenir. Voir sur Wiki] de l’éolien et du solaire est sans importance puisque ces énergies dépendent des combustibles fossiles à chaque étape de leur cycle de vie, notamment pour leur transport, leur fabrication et leurs éléments fabriqués à partir de matières premières fossiles.

En outre, les chaînes d’approvisionnement dont dépendent ces technologies et d’autres se briseront. En fait, elles sont déjà brisées depuis des décennies, mais nous ne l’avons pas remarqué. Prenez par exemple les tracteurs fournis par les ONG aux agriculteurs des pays pauvres. Après quelques années, le tracteur tombe en panne et rouille dans un champ, faute de pièces ou de savoir-faire mécanique.

Le monde développé est lui aussi sur le point de connaître ces problèmes. Prenons l’exemple des tracteurs. Les agriculteurs des États-Unis et d’ailleurs sont fiers de leur autonomie. Ils ont toujours pu se procurer des pièces et réparer leurs tracteurs sans aide. Mais ce n’est plus le cas. Sur les tracteurs modernes, les logiciels qui permettent de réaliser davantage de profits grâce à la planification précise de la plantation et de la récolte, de l’apport d’eau, d’engrais et de pesticides, sont propriétaires. Et les pièces qui doivent être remplacées sont si difficiles à obtenir que les agriculteurs achètent des semoirs et d’autres équipements en double uniquement pour s’équiper en pièces de rechange.

La loi de Liebig sur le minimum [NdT. voir sur Wiki] s’amplifiera à mesure que l’énergie diminuera, que les chaînes d’approvisionnement se briseront et finiront par provoquer des pannes généralisées, comme l’avait très bien dit Ben Franklin: « faute d’un clou, un royaume a été perdu »:

« Faute d’un clou, le fer à cheval fut perdu,
faute de fer à cheval, le cheval fut perdu,
faute de cheval, le cavalier fut perdu,
faute de cavalier, la bataille fut perdue,
faute de bataille, le royaume fut perdu,
Et tout cela faute d’un clou de fer à cheval. »

Alice Friedemann  http://www.energyskeptic.com  Auteur de Life After Fossil Fuels: A Reality Check on Alternative Energy; When Trucks Stop Running: Energy and the Future of Transportation”, Barriers to Making Algal Biofuels, & “Crunch! Whole Grain Artisan Chips and Crackers”.  Women in ecology  Podcasts: WGBH, Planet: Critical, Crazy Town, Collapse Chronicles, Derrick Jensen, Practical Prepping, Kunstler 253 &278, Peak Prosperity,  Index of best energyskeptic posts

Waldman P, Mulvany L (2021) Les fermiers se battent contre John Deere pour savoir qui aura le droit de réparer un tracteur de 800.000$. Bloomberg.com

Une campagne populaire est actuellement menée par les agriculteurs pour rétablir un droit fondamental que la plupart des gens ne réalisent pas avoir perdu: le droit de réparer leur propre matériel agricole.

Mais les fabricants de tracteurs comme John-Deere, dont le chiffre d’affaires s’élève à 68 milliards de dollars, qui vendent plus de la moitié de toutes les machines agricoles aux États-Unis et un tiers de celles-ci dans le monde, affirment que les agriculteurs n’ont pas le droit d’accéder aux logiciels protégés par des droits d’auteur qui contrôlent toutes les facettes des équipements actuels, même pour réparer leurs propres machines. C’est le domaine exclusif des concessionnaires agréés, ce qui crée un monopole et détruit la culture séculaire de l’autonomie.

Les tracteurs d’aujourd’hui sont incroyablement complexes. Lorsque la porte de la cabine est ouverte, l’ordinateur de bord envoie une notification au nuage à l’aide d’un émetteur cellulaire. Il transmet en continu les niveaux d’humidité et d’azote dans le sol, et calcule précisément où épandre les graines, les engrais et les pesticides. Grâce à ces données en temps réel, les agriculteurs peuvent optimiser le moment où ils doivent planter et récolter les cultures et utiliser moins d’engrais et de pesticides.

Dans le même temps, ces tracteurs complexes se mettent parfois en panne en raison d’un problème informatique, et il faut parfois plusieurs heures aux techniciens pour venir réparer le logiciel. De plus, ces tracteurs sont vulnérables aux cyberattaques. Un ennemi pourrait par exemple immobiliser des milliers de tracteurs au moment de la récolte. Ou encore, un orage géomagnétique pourrait causer suffisamment de dégâts pour immobiliser le tracteur. Pourtant, laisser les agriculteurs mettre à jour le logiciel est risqué, une erreur pourrait envoyer un tracteur de 20 tonnes percuter leur ferme.

Weinraub M (2021) Un besoin désespéré de pneus – La pénurie de composants perturbe la récolte aux États-Unis. Reuters.

L’effondrement du secteur de la production frappe le cœur des États-Unis, car la pénurie de semi-conducteurs qui frappe les fabricants d’équipements depuis des mois s’est étendue à d’autres composants. Les déboires de la chaîne d’approvisionnement menacent désormais l’approvisionnement alimentaire des États-Unis et la capacité des agriculteurs à sortir les récoltes des champs.

« Au terme de la récolte, nous verrons des agriculteurs assister à des ventes aux enchères d’équipements, non pas pour les machines, mais pour les pièces », a déclaré M. Peterson. « Nous entendons déjà des gars parler d’acheter une deuxième planteuse ou un deuxième pulvérisateur, juste pour les pièces. »

Les pénuries les obligent certains agriculteurs à réutiliser – ou à réparer – de vieilles pièces. L’accès à l’acier, au plastique, au caoutchouc et à d’autres matières premières a été limité pendant la pandémie, et les fabricants se préparent à des chocs encore plus importants après que des pénuries d’électricité ont contraint plusieurs fonderies chinoises à réduire leur production ces dernières semaines.

L’une des difficultés rencontrées par les concessionnaires est la pénurie de récepteurs GPS, qui sont utilisés pour faire fonctionner les systèmes de guidage et de données des tracteurs.

Chez Ag-Pro, le plus grand concessionnaire privé de Deere & Co en Amérique du Nord, le personnel de l’Ohio a récupéré des unités GPS datant de 2004. Jusqu’à présent, ils étaient pratiquement sans valeur.

Les fabricants d’équipements sont confrontés à un choix douloureux en cette saison de récolte: envoyer des pièces aux usines pour construire de nouveaux tracteurs et moissonneuses-batteuses à vendre aux agriculteurs ou rediriger ces pièces sur le terrain pour réparer les équipements cassés des clients existants?

CNH [NdT. constructeur néerlandais de machines agricoles] estime que les contraintes de la chaîne d’approvisionnement, allant de l’augmentation du fret à la hausse des prix des matières premières, ont coûté à l’entreprise un milliard de dollars. Ce retard a contraint la société à transformer certains parkings d’usine en aires de stockage. Dans l’usine de moissonneuses-batteuses de CNH à Grand Island, dans le Nebraska, des centaines de moissonneuses-batteuses inachevées attendent des pièces.

[NdT. Pour les références de cet article, voir à la fin du texte original ci-dessous]


Texte original

Food shortages as the energy crisis grows and supply chains break?

Posted on March 21, 2022 by energyskeptic

Preface. This is a long preface followed by two articles about how supply chains and complex tractors may be affected by energy shortages and consequent supply chain failures in the future.Which we’re already seeing as massive numbers of ships sit offshore waiting to be unloaded, and a shortage of truckers to deliver goods when they do arrive.

Supply chain failures will only get worse, affecting food supply and making the prediction of 3 billion more people by 2050 unlikely.  We are running out of time to replace fossil fuels with something else that is unknown and definitely not commercial for transportation, manufacturing and other essential services and products. Even the electric grid needs natural gas to stay up, no matter how many wind turbines or solar panels are built (Friedemann 2016).

The reason time is running out is that global conventional oil, where 90% of our petroleum comes from, peaked in 2008 (EIA 2018 page 45), and world oil production of both conventional and unconventional oil in 2018 (EIA 2020).

In the unlikely event you don’t know why this is scary, consider that we are alive today thanks to heavy-duty transportation, which runs almost exclusively on diesel, four billion of us are alive due to finite natural gas derived fertilizer, 500,000 products are made out of fossil fuels, and much of our essential manufacturing (cement, steel, metals, ceramics, glass, microchips) depend on the high heat of fossil fuels. There is not much time to come up with processes to electrify or use hydrogen to replace fossil fuels, which don’t exist yet, let alone rebuild trillions of dollars of infrastructure and a new unknown energy distribution system, triple the electric grid transmission system, and replace hundreds of millions of vehicles and equipment to run on “something else” (Friedemann 2021).

So how can new wind turbines and solar panels be made? They are entirely dependent on these industries which depend on fossil fuels for every step of their life cycle.  The electricity they and nuclear generate doesn’t power heavy-duty trucks (tractors, harvesters, long-haul, mining, logging), locomotives, ships, airplanes, cement, steel, and so on.

As I write this in October of 2021, the economy has come rip-roaring back. But for how long? A looming energy crisis is likely as gasoline and natural gas prices keep increasing. Gasoline in my area is $4.69 today. But that won’t last — 11 of the past 12 recessions have been due to high energy prices (Hamilton 2013). Nor does it appear that Saudi Arabia will be able to increase production enough to lower oil prices (Watkins 2021).

A recession in turn is likely to drive businesses bankrupt, breaking essential supply chains. I’d nominate microchips to be the first to fail.   They are also very vulnerable to an energy crisis since fabrication plants have hundreds of long supply chains, an incredibly high amount of purity required for air, water, gases, and chemicals — which is highly energy intensive to accomplish, and chip makers can’t afford to have power outages because they need reliable electricity for months around the clock.

As microchip production fails, there goes the rest of civilization, of oil and natural gas drilling equipment, solar panels, wind turbines, computers, and vehicles, and even as really simple gadgets like toasters. To give you an idea of how vulnerable they are, here’s a summary of “The Fragility of Microchips“:

Creating a chip begins by cutting a thin 12-inch slice, called a wafer, from a 99.9999999% pure silicon crystal, one of the purest materials on earth. Wafers require such a high degree of perfection — particles 500 times smaller than a human hair can cause defects — that even a missing atom can cause unwanted current leakage and other problems in manufacturing later on. Consequently, sometimes only 20% make it to the end.  Traveling particles are insidious, and can cause a chip to malfunction, perform poorly, more slowly, or die later on. Since typical city air has 5 million particles per cubic foot but these  processes require a maximum of 1 particle per square cubic foot, building chip fabrication plants is expensive, $10 billion dollars or more. City water, chemicals, and gases need to be 99.999999% or more pure, requiring energy intense and extensive complex treatments.

It’s even more complex than that though, as shown in “How are Microchips Made?”.

And their need for reliable electricity (chips can take 4 months to make) is not going to be possible in an electric grid dependent on unreliable wind and solar power without the backup storage that natural gas and coal provide now. The only energy storage battery for which there are enough materials on earth for just 12 hours of world electricity are Sodium Sulfur (NaS) batteries (Barnhart 2013), and you’d need at least four weeks of storage due to the seasonality of wind and solar. Yet only lithium energy storage batteries are being made commercially, competing with electric vehicles for limited amounts of lithium. Nor can we scale up pumped hydro or compressed air energy storage enough to store electricity (see energy storage posts for details).

Wafer fabrication for a chip can require several thousand steps using many kinds of machines, and if any of these need a new part that can’t be obtained, or a replacement bought, then then manufacturing stops. Here are just a few of the kinds of equipment needed:  high-temperature diffusion furnaces, wet cleaning stations, dry plasma etchers, ion implanters, rapid thermal processors, vacuum pumps, fast flow controllers, residual gas analyzers, plasma glow dischargers, vertical furnaces, optical pyrometers, and many more.

The EROI of wind and solar don’t matter since they depend on fossil fuels for every step of their life cycle, especially for transportation, manufacturing, and products made out of fossil feedstocks.

On top of which the supply chains they and other technology depend on will break.  In fact they have been for decades, we just haven’t noticed. Take for example the tractors provided by NGOs to farmers in poor nations.  Years later the tractor breaks and rusts in the field due to lack of a part or mechanical know how.

The developed world is on the verge of these problems as well. Take tractors for instance.  Farmers in the U.S. and elsewhere take pride in their self-reliance. The can get parts and fix their own tractors without help.  But not any longer. On modern tractors the computer software that squeezes a bit more profit by precise planting, harvesting, and application of water, fertilizer and pesticides is proprietary. And parts that can be replaced are so hard to get that farmers are buying second planters and other equipment just to get replacement parts.

Liebig’s law of the minimum will grow as energy declines, supply chains break and eventually cause widespread failures, much as Ben Franklin put it: “for want of a nail a kingdom was lost”:

“For the want of a nail the shoe was lost,
For the want of a shoe the horse was lost,
For the want of a horse the rider was lost,
For the want of a rider the battle was lost,
For the want of a battle the kingdom was lost,
And all for the want of a horseshoe-nail.”

Waldman P, Mulvany L (2021) Farmers Fight John Deere Over Who Gets to Fix an $800,000 Tractor. Bloomberg.com

There’s a grassroots campaign being waged by farmers to restore a fundamental right most people don’t realize they’ve lost—the right to repair their own farm equipment.

But tractor makers like $68 billion John-Deer, who sell over half of all farm machinery in the U.S. and a third sold world-wide, say farmers have no right to access the copyrighted software that controls every facet of today’s equipment, even to repair their own machines. That’s the exclusive domain of authorized dealerships, creating a monopoly and destroying the age-old culture self-reliance.

Tractors are insanely complex today. When the cab door is opened the computer onboard sends notice to the cloud using a cellular transmitter. It continues to transmit moisture and nitrogen levels in the soil, precisely calculate where to pout seeds, fertilizer, and pesticides.  With such real-time data, farmers can optimize when to plant and harvest crops and use less fertilizer and pesticides.

Meanwhile, these complicated tractors shut down at times due to a computer fault, and it can take technicians many hours to show up to do a software fix. On top of that, these tractors are vulnerable to cyberattacks – an enemy could shut down thousands of tractors right at harvest time for example.  Or a geomagnetic storm could do enough damage to shut the tractor down. Yet letting farmers update the software is risky, a mistake could send a 20 ton tractor to careen into the farmhouse.

Weinraub M (2021) ‘Desperate for tires’ – Components shortage roils U.S. harvest. Reuters.

Manufacturing meltdowns are hitting the U.S. heartland, as the semiconductor shortages that have plagued equipment makers for months expand into other components. Supply chain woes now pose a threat to the U.S. food supply and farmers’ ability to get crops out of fields.

As harvest ends, we will see farmers at equipment auctions not for the machinery – but for parts,” Peterson said. “We’re already hearing from guys talking about buying a second planter or sprayer, just for parts.”

For some farmers, the shortages are forcing them to reuse – or repair – old parts. Access to steel, plastic, rubber and other raw materials has been scarce during the pandemic, and manufacturers are preparing for even more shocks after power shortages forced several Chinese smelters to cut production in recent weeks.

One pain point for dealerships is an industry-wide shortage of GPS receivers, which are used to run tractor guidance and data systems.

At Ag-Pro, the largest privately-owned Deere & Co dealership in North America, staff in Ohio have been digging out GPS units that date back to 2004. Until now, they were essentially worthless.

Equipment manufacturers are faced with a painful choice this harvest season: Send parts to factories to build new tractors and combines to sell to farmers or redirect those parts into the field to repair broken equipment for existing customers?

CNH estimates that supply chain constraints ranging from increases in freight to higher raw materials prices have cost the company $1 billion. That lag has forced the company to turn some factory parking lots into storage lots. At CNH’s combine plant in Grand Island, Nebraska, hundreds of unfinished combines sit outside, waiting for parts.

References

Barnhart C et al (2013) On the importance of reducing the energetic and material demands of electrical energy storage. Energy Environment Science 2013: 1083–1092

EIA (2020) International Energy Statistics. Petroleum and other liquids. Data Options. U.S. Energy Information Administration. Select crude oil including lease condensate to see data past 2017

Friedemann A (2016) When Trucks Stop Running: Energy and the Future of Transportation. Springer.

Friedemann A (2021) Life After Fossil Fuels: A Reality Check on Alternative Energy. Springer.

Hamilton, J.D. 2013. Historical Oil Shocks in Routledge handbook of major events of economic history. Routledge.

IEA (2018) International Energy Agency World Energy Outlook 2018, page 45, International Energy Agency.

Watkins S (2021) The Facts Behind Saudi Arabia’s Outrageous Oil Claims. oilprice.com

Responsables.

Le problème du pouvoir est toujours et partout le même: gérer le troupeau. A cet effet, il dispose d’un arsenal d’outils. Economiques, technologiques, médicaux, culturels… On peut y inclure quasiment toutes les disciplines sociétales. Il suffit au pouvoir de savoir s’en servir. C’est leur métier.

Tous ces outils permettent d’opérer in fine l’enjeu profond de toutes les civilisations: l’eugénisme. La pauvreté, la détresse, l’incertitude, la peur, l’ignorance sont extrêmement efficaces pour faire baisser le taux de natalité. Quand ils ne suffisent plus, il y a des moyens plus radicaux.

Injectables.

Ou militaires.

Ces outils, que le pouvoir a confisqués pour assurer sa propre pérennité, appartiennent au peuple. Pour éviter les conséquences tragiques de ce qu’on veut lui imposer de force, la solution serait que le peuple recommence à les mettre en oeuvre lui-même.

L’eugénisme et la génétique ne sont pas l’apanage du Diable, ils sont l’affaire des familles. Quand on choisit la mère ou le père de ses enfants, quand on le/la choisit de sa propre ethnie ou non, on fait de la génétique. Quand on décide du nombre de ses enfants, on fait de l’eugénisme. On les pratique surtout à leur juste mesure. Tout comme la santé, ce sont des affaires individuelles. L’Etat n’a pas à y fourrer son nez. Bill Gates non plus.


Vous aviez le choix en 2017. Les Français avaient à portée de main un candidat humble, bienveillant, politiquement cultivé et parfaitement capable de gérer le pays. Un candidat qui avait sacrifié son petit confort personnel au service de son pays. Il s’appelait François Asselineau.

Aujourd’hui, ce candidat n’a même pas pu se présenter. Comme en 2017, vous avez le choix entre un petit dictateur et une rombière incompétente.

Le premier a fait depuis cinq ans – au moins – la preuve cinglante de sa nocivité et de sa malveillance. Le nombre de victimes des injections est, à dessein, impossible à évaluer mais si on se base sur les chiffres américains, il doit être considérable. La stérilité va devenir un problème majeur pour l’ensemble de la société, pendant que l’obligation vaccinale déjà revue à la hausse avant le Covid continuera à handicaper les enfants – encore une fois, voir les chiffres américains, qui montrent qu’un enfant sur dix est dans la sphère autistique et 54% souffrent de maladie chronique. Voilà le vrai visage de l’eugénisme d’Etat.

On peut également prédire que Macron appliquera, dès la diffusion du prochain mutant de laboratoire – on nous annonce le H1N1, probablement cette année – l’équivalent des mesures de confinement délirantes actuellement en phase d’essai à Shanghaï – sur lesquelles je reviens dans un article en cours de traduction – qui contiendra l’inflation par l’immobilisation de la circulation monétaire, le temps d’offrir à ses supérieurs de la haute finance une nouvelle opportunité de juteuses opérations avant le crash final.

Le même vous promet des tickets de rationnement alimentaire pour soutenir l’effort militaire du front Nazi contre la Russie, voire d’y envoyer des troupes, ce qui, après la destruction économique du pays, laisse augurer sa destruction physique à court terme, le tout justifié par la comédie de son alter ego et condisciple des Young Global Fascists Leaders, acteur cocaïnomane coupable de « purification ethnique » (13.000 morts), subventionnée par les Etats-Unis. Si vous avez le moindre sens de l’Histoire, tout ça devrait vous rappeler quelque chose. Quelque chose qui a coûté la vie à plus de vingt millions de Russes.

Le peuple russe est l’ami du peuple français. Du moins du peuple français dont ils ont gardé le souvenir, celui d’il y a trois générations, qui bossait dur, respectait son pays et votait à droite, parce qu’ils n’avaient pas peur qu’on attende d’eux qu’ils se comportent en Français et en chrétiens. Les russes d’aujourd’hui bossent toujours aussi dur, respectent toujours leur pays et votent à droite plus que jamais. Ce sont des gens intelligents et courageux. On a pas besoin de leur rappeler qu’ils sont russes et orthodoxes. Le fait que ça puisse effrayer un bon nombre de Français en dit long sur la chute libre de leur courage et de leur perception de leur propre identité.

La deuxième candidate est payée pour ne pas dire ce qu’elle sait et ne rien savoir du reste. Comme son père, son boulot est essentiellement d’occuper la chaise qui fait face au vainqueur désigné d’avance et donner l’illusion d’un débat. Un chien avec un chapeau ferait le boulot.

Le RN, anciennement FN, est une plaisanterie. Un faux parti, repoussoir politique mis en selle par la gauche de Mitterand, dont la seule raison d’être est de ne jamais assumer le pouvoir. S’il l’avait voulu, le FN disposait dans ses rangs des deux seules personnalités politiques présidentiables en France depuis trente ans – excepté Asselineau – capables de balayer toutes les autres. Le premier était Bruno Gollnisch, soigneusement évincé par le père Le Pen lors de sa succession et mis sur la voie de garage de la députation européenne. Gollnisch avait le niveau, la culture et la carrure. Je pense encore aujourd’hui qu’il aurait fait un excellent Président, peut-être le meilleur de l’Histoire. Encore aurait-il fallu que le peuple le comprenne.

La deuxième était Marion Auque-LePen. Je la désigne sous le nom auquel elle pourrait prétendre – c’est juste mon avis personnel – parce qu’elle est, avant d’être une Le Pen, la digne fille de son vrai père, un de ceux qui font une différence dans le cours de l’Histoire – les agents secrets. Elle est même plus que ça, en fait.

Marion, c’est Marianne.

Mais voilà, elle n’a pas voulu. On peut la comprendre. Elle aussi a le niveau, la culture et la carrure d’une Présidente. Mais honnêtement, qui voudrait présider à la destinée de 70 millions d’enfants, dont autant se sont égarés sur la route du « progrès »?

Avant de vouloir changer de pouvoir, il faut changer les électeurs. Il doivent commencer par digèrer leur vieux syndrome de Stockholm, et cesser d’imaginer que leur bourreau cessera tôt ou tard d’être ce pour quoi il est payé. « Si on est gentils avec lui, il sera peut-être gentil avec nous. » Non, ça ne marchera pas.

Ce qui pourrait marcher, c’est que le peuple trouve lui-même des solutions. La France a perdu une grande partie de son autonomie, et on ne la lui rendra pas. C’est donc à partir de la base – donc, du citoyen – qu’il faut la réinstaurer. Des coopératives, des potagers familiaux, villageois ou urbains, des sources d’énergie locales, et mille autres choses à créer ou à retrouver. Bref, des initiatives. Tout ce qui aurait dû être fait depuis des décennies – Reiser en parlait il y a quarante ans – et qui est maintenant particulièrement urgent, avant que l’Enfer se déchaîne.

A force que le peuple se retienne du choix difficile de l’autonomie et du travail qu’elle implique, quelqu’un s’est glissé dans le créneau pour vendre sa camelote. Si vous votez pour le Grand Reset, vous aurez leur version de l’autonomie: ne rien posséder, et être heureux. C’est-à-dire possèder un code QR et être obéissants.

Je ne sais pas si mettre à l’Elysée Machin-chose Le Pen changera le cours de l’Histoire. Probablement pas. Elle recevra les mêmes feuilles de route des mêmes treize familles. Ce qui changerait vraiment serait de lui signifier, à elle et à ses commanditaires, que le peuple se chargera de tout, merci bien, et qu’elle s’occuperait utilement à choisir de nouvelles tentures pour les fenêtres de son palais temporaire, à y passer un coup d’aspirateur et un coup de chiffon sur le dessus des portes.

Ou bien c’est trop tard. La tâche est impossible. Le courage n’est plus là. Mieux vaut tout laisser détruire et choisir l’homme de confiance de Davos, dont c’est la mission. Mieux vaut se réfugier dans sa cellule urbaine et le Metaverse, sans rien savoir de la beauté magique de ce magnifique pays.

Je ne sais pas et de toute manière, comme je ne suis pas Français, on ne me demande pas mon avis.

Mais on vous le demande, à vous.

Rupert Darwall évoque les sombres origines de l’environnementalisme.

En plus d’être auteur de deux bouquins, The Age of Global Warming: A History (2013) et Green Tyranny: Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex (2017) dont il est question ici, Rupert Darwall est consultant en stratégie pour diverses organisations et analyste politique. Il a écrit de nombreux articles pour des journaux comme The Spectator, le Wall Street Journal, National Review, le Daily Telegraph, le New York Post, Prospect, et Financial Times. Il fait partie de la CO² Coalition, dont l’objectif est d' »éduquer les leaders d’opinion, les décideurs et le public sur l’importante contribution du dioxyde de carbone et des combustibles fossiles à nos vies et à l’économie. »

Son point de vue est un peu biaisé lorsqu’il s’agit de défendre le modèle du tout-pétrole: je doute que le fracking soit plus qu’un dernier recours ou qu’il soit écologiquement anodin. Je publierai à ce sujet l’analyse très différente de Elliott Freed sur le sujet du pétrole et de l’énergie [Addendum 24/04: la peste soit de mon incroyable distraction, je l’ai déjà publié]. Je publie ici Rupert Darwall pour son historique du mouvement « vert » ou, comme il le désigne, du complexe industriel du climat. Je n’ai pas lu le bouquin mais il ne mentionne pas dans l’interview la motivation première de l’Allemagne, d’ordre plus pratique qu’idéologique, puisqu’ils ne disposent évidemment d’aucune ressource pétrolière nationale et que leur agriculture et leur élevage sont largement insuffisants pour leur permettre l’autonomie – excellente raison pour vouloir annexer la France.

Voici une interview, qui date de début 2018, avant qu’on ne parle (plus que) du Forum Economique Mondial, du Grand Reset et du Green New Deal – et avant la présente redistribution des cartes sous formes de « sanctions économiques ». Il y fait le lien entre la célèbre doctrine eugéniste et l’environnementalisme ainsi qu’un bref historique de ses incarnations politiques ultérieures.

On comprendra en (re)lisant cet article sur le greenwashing que si leurs successeurs actuels s’inscrivent également dans la tradition eugéniste, il est aussi judicieux de leur confier la préservation de la Nature que de confier ses enfants à Michel Fourniret ou pire, la France à Emmanuel Macron – qui veut, notez au passage, un premier ministre « écologique ».

On fera aussi et surtout un lien utile entre le suicide énergétique occidental voulu par ses élites et leur vieille ambition malthusienne de dépopulation – en bon français, de génocide.

Source.


Traduction

Rupert Darwall évoque les origines inquiétantes de l’environnementalisme

RENCONTRES PRIVÉES: ÉPISODE II

Par Ben Weingarten | 31 janvier 2018

Rupert Darwall présente son nouveau livre, Green Tyranny : Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex [La tyrannie verte : les racines totalitaires du complexe industriel du climat dénoncées], à Ben Weingarten. Vous pouvez regarder leur interview ci-dessous et lire la transcription complète de leur discussion, légèrement modifiée pour plus de clarté.

Ben Weingarten: Rupert, dans Green Tyranny, vous écrivez « Pratiquement tous les thèmes du mouvement environnemental moderne sont préfigurés » dans le soutien des nazis à l’énergie éolienne dans les années 1930. Expliquez-nous cela.

Rupert Darwall: Si on examine les actions des nazis dans les années 1930 et leur politique environnementale, on constate que pratiquement tous les thèmes que l’on retrouve dans le mouvement environnemental moderne sont ceux des nazis. Il se trouve que, historiquement, les nazis ont été le premier parti politique au monde à avoir un programme d’énergie éolienne. Il se trouve également qu’ils étaient contre la consommation de viande [NdT. à propos] et qu’ils considéraient comme un énorme gaspillage le fait que tant de céréales servaient à nourrir le bétail plutôt qu’à faire du pain. Il se trouve aussi qu’ils avaient l’équivalent de règles d’économie de carburant parce que leur essence était la plus chère d’Europe et que très peu de gens conduisaient des voitures… Le fait le plus remarquable que j’ai trouvé est cette citation d’Adolf Hitler, qui a dit un jour à un assistant: « La politique ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est de changer le mode de vie des gens. » Ça pourrait être… C’est extraordinairement contemporain. Ça résume le mouvement environnemental moderne. Il s’agit de changer le mode de vie des gens.

Ben Weingarten: Le sous-titre de votre livre est « Les racines totalitaires du complexe industriel du climat dénoncées ». Vous parlez des pratiques nazies axées sur l’environnementalisme, et vous étudiez comment les socialistes se sont mêlés au fil du temps à ces anciens nazis. Expliquez-nous le lien entre le nazisme et le communisme, et le parcours depuis cette union [initiale] jusqu’au mouvement climatique actuel.

Rupert Darwall: Ce lien est profondément ancré dans l’histoire de l’Allemagne, dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre, parce que au cours des 30 premières années après 1945, l’Allemagne… l’Allemagne de l’Ouest, en fait, était un modèle de démocratie occidentale. Je cite dans le livre un écrivain de gauche qui se plaint que le SPD (Parti Social Démocrate d’Allemagne), le parti de gauche, l’équivalent des Démocrates, a délaissé la lutte des classes pour adopter le mode de vie américain. L’Allemagne est devenue  » une Amérique intégrée à l’Europe « . Cela s’est mis à changer dans les années 1970. Dans aucun autre pays d’Europe occidentale ni en Amérique, on n’a vu un tel afflux de radicaux d’extrême gauche – la Nouvelle Gauche, l’Ecole de Francfort – accéder au pouvoir dans les années 1980 et 1990. Ce qui est très significatif, c’est la façon dont la Nouvelle Gauche, ces radicaux extrémistes, ont embrassé les prises de position environnementales des nazis.

Ben Weingarten: Expliquez-nous la logique tordue et perverse qui mène de l’anticapitalisme à l’environnementalisme. Où ces points de vue se croisent-ils?

Rupert Darwall : Ben, vous avez mis le doigt dessus… l’anticapitalisme est le trait d’union, de même que l’anti-liberté individuelle. Et que l’on désigne ces idéologies comme étant d’extrême gauche ou d’extrême droite, ce sont ces éléments qui les unissent. Pour l’extrême droite, les catégories de base sont liées à la biologie et à la race. Pour l’extrême gauche, c’était autrefois les classes sociales. Mais l’extrême gauche a abandonné la classe ouvrière, lorsque celle-ci ne s’est pas révoltée comme Marx et Engels l’avaient prédit. Elle a en fait abandonné la rationalité et la classe ouvrière, et a déclaré : « La classe ouvrière a été ensorcelée par le consumérisme », etc. [NdT. voir mon petit article sur Reiser – j’insiste] Elle a ensuite adhéré à la politique irrationnelle que pratiquait l’extrême droite. Ce fut donc l’une des façons dont l’extrême-gauche se tourna vers… les attitudes antirationnelles et nihilistes des nazis.

Ben Weingarten: C’est fascinant. Dans votre livre, vous passez en revue diverses idéologies et vous montrez qu’elles construisent une coalition autour de plusieurs facteurs, l’anticapitalisme en tant que tel… et aussi l’environnementalisme et le mouvement anti-guerre. Et pourtant, lorsqu’il est question de changement climatique, il s’agit théoriquement de science, et non d’idéologie politique. N’est-ce pas là par définition un point critique?

Rupert Darwall: Ce qu’il faut comprendre et ce que j’ai appris, en fait, en écrivant ce livre, c’est qu’il faut regarder les actes plutôt que les paroles. Face au changement climatique, nous sommes censés recourir à l’énergie éolienne et solaire. Mais lorsqu’on donne le choix aux Allemands entre la réduction des émissions de carbone et l’abandon de l’énergie nucléaire, ils choisissent d’abandonner l’énergie nucléaire. De tous les pays d’Europe occidentale, l’Allemagne est traditionnellement la plus hostile à l’énergie nucléaire. Le mouvement pacifiste des années 1970 est en fait né d’une manifestation anti-nucléaire – le nucléaire civil. Et il s’est très vite mué en mouvement – lorsque Reagan [a été élu] et [a encouragé] le développement des armements et ainsi de suite, les Pershing et les missiles de croisière – il est passé de l’anti-nucléaire civil à l’anti-développement des armements occidentaux en réponse aux [missiles] SS-20 soviétiques. Tous ces éléments se rejoignent donc. Mais comme je le dis dans mon livre, le réchauffement climatique sert de prétexte à un programme environnemental radical. Leur objectif premier n’est pas là… Il faut le chercher ailleurs.

Ben Weingarten: Vous écrivez, et c’est très pertinent, « Le passage au vert de l’Europe a été le prix payé par l’Occident pour avoir remporté la guerre froide. » Serait-il juste de dire que le mouvement écologiste d’aujourd’hui est en fait une nouvelle phase de la guerre froide?

Rupert Darwall: L’Allemagne de l’Ouest était la cheville ouvrière de l’Alliance Atlantique en Europe. Le Kremlin a décidé d’installer ces SS-20 et a menacé de couper l’Alliance Atlantique en deux, car ces missiles étaient en mesure de frapper l’Europe mais pas les États-Unis. Il y avait donc une grande asymétrie. Et c’est Helmut Schmidt, le leader ouest-allemand du SPD, qui a été le premier à s’en inquiéter en déclarant que cela menaçait l’avenir de l’Alliance Atlantique, [et] que l’OTAN devait se rééquilibrer. Un dirigeant allemand a donc déclaré que nous devions installer des missiles nucléaires à moyenne portée en Allemagne de l’Ouest. Cela a provoqué une énorme réaction négative en Allemagne de l’Ouest, que l’extrême gauche et l’Union Soviétique ont exploitée. Cela a vraiment complètement déstabilisé la politique allemande. Cela l’a fait basculer à gauche. Le SPD ne s’en est jamais remis. Cela a conduit à la montée des Verts, et les Verts, fondés en 1980, sont très rapidement devenus un mouvement pacifiste. Et un grand nombre de personnes dans le mouvement pacifiste étaient aussi des Verts. Tous ces courants se sont donc regroupés.

Ce qui est intéressant, c’est que la guerre froide fut gagnée à la fin des années 80. Qui en est sorti vainqueur? Ce sont les Verts. On connaît la phrase célèbre… « la longue marche à travers les institutions » [NdT. slogan inventé par le militant étudiant communiste Rudi Dutschke vers 1967 pour décrire sa stratégie pour établir les conditions de la révolution]. C’est ce qu’ils ont fait, et ils ont abouti en 1998, à la première coalition  » rouge-vert  » à Berlin. Ils ont pris le contrôle de toutes les institutions, puis ils ont pris le contrôle du gouvernement fédéral grâce à la coalition rouge-vert.

Ben Weingarten: L’influence allemande est essentielle dans votre livre, mais vous soulignez également l’influence de la Suède. On ne pense pas traditionnellement à la Suède comme à une puissance dominante, pourtant vous soulignez qu’elle est critique en matière d’environnementalisme, et vous vous concentrez également sur la personne et l’impact, en particulier, d’Olof Palme. Expliquez-nous en quoi consiste le « soft power » de la Suède en matière d’environnement.

Rupert Darwall: Oui, lorsqu’il s’agit d’exposer les racines totalitaires de ceci [le « complexe industriel climatique »], celles des allemands, des nazis, si vous voulez, sont évidentes. Qu’en est-il de la Suède? La Suède est-elle totalitaire? En fait, la Suède connaît une forme de totalitarisme mou. Ils ont eu un gouvernement social-démocrate. Ça a été le plus long gouvernement à parti unique, qui a duré des années 1920 aux années 1970, donc [il a eu] un impact extraordinaire, extraordinaire sur la Suède. C’est ce parti qui a créé la Suède moderne. Les sociaux-démocrates suédois peuvent revendiquer une descendance en ligne directe de Marx et Engels. Et ils croient en l’ingénierie sociale. Ils ont pratiqué l’ingénierie sociale dans la Suède moderne, et ils ont utilisé des outils de contrôle social pour changer la façon dont les gens pensent, pour changer la façon dont les gens se comportent. Il y a une citation dans le livre d’Olof Palme qui disait alors qu’il était ministre de l’éducation : « Nous n’enseignons pas aux gens l’individualité, nous leur apprenons à être membres d’un groupe. » Et un fonctionnaire de l’éducation a déclaré: « Nous croyons en la liberté de renoncer à la liberté. » Ce n’est pas comme les régimes de l’ancien bloc de l’Est, c’est un régime très… Je pense qu’on l’appelle à juste titre un régime totalitaire mou.

Vous [mentionnez] l’impact de la Suède sur la politique environnementale… [il est] largement sous-estimé. Ce pays de 12 millions d’habitants a donné le coup d’envoi du [mouvement] environnemental moderne, au niveau mondial – ce n’est pas Rachel Carson ni la Journée de la Terre, c’est la Suède qui a lancé la politique de l’environnement à l’échelle mondiale. Elle a convoqué la première conférence des Nations Unies sur l’Environnement en 1972 à Stockholm, celle qui a inauguré la série de conférences des Nations Unies sur le climat, en passant par Rio, Kyoto, Paris, etc. Ils ont également introduit la thématique des pluies acides à l’échelle mondiale. Ils ont lancé la guerre contre le charbon… Dans un premier temps, par rapport aux pluies acides, ils souhaitaient mettre en place un vaste programme d’énergie nucléaire, et ils ont cherché à diaboliser le charbon. Sans énergie nucléaire, il faut du charbon, or le charbon est sale et détruit les forêts et les lacs. Et d’ailleurs, il provoque le changement climatique. La Suède a été le premier pays à parler du changement climatique. Olof Palme parlait déjà de changement climatique en 1974, en novembre 1974. A l’époque, Al Gore était encore étudiant en droit. Sur le sujet du changement climatique, ils ont donc devancé tout le monde.

Ben Weingarten: Vous qualifiez le mouvement des pluies acides de répétition générale du mouvement actuel de réchauffement global et de changement climatique. Quelles sont les implications de cette histoire de pluies acides?

Rupert Darwall: L’histoire des pluies acides est méconnue et elle mérite d’être racontée. Il s’agit d’un véritable scandale scientifique. Ses parallèles avec le réchauffement climatique sont très intéressants. Les pluies acides et le réchauffement climatique ont tous deux été exploités par les Suédois dans le cadre de la guerre contre le charbon. Les deux ont majoritairement impliqué les mêmes personnes. Le premier président du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] était suédois, c’était un proche d’Olof Palme et c’est lui qui a rédigé le premier rapport gouvernemental sur les pluies acides. Les académies scientifiques nationales d’Amérique du Nord et d’Europe occidentale ont unanimement déclaré:  » Les données scientifiques sur les pluies acides sont plus certaines que celles sur le changement climatique « . Il est intéressant de noter que cette affirmation était erronée… Les sols, les forêts, les lacs et les cours d’eau n’étaient pas acidifiés par des pluies acides causées par les émissions des centrales électriques, elles ont été causées par les changements dans la gestion des terres. Si on prend l’exemple des Adirondacks, on voit à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle l’industrie du bois faire son apparition. On a abattu beaucoup d’arbres. On a brûlé les souches. Cela a modifié le sol, qui était auparavant très acide et qui acidifiait les lacs. Ça les a modifiés. Ça a réduit leur acidité. On trouvait à l’époque du poisson sauvage, du saumon. Lorsque le [Président William] McKinley a été assassiné, Theodore Roosevelt passait ses vacances à y pêcher. On y attrapait du poisson.

Puis les écologistes sont intervenus pour dire:  » Il faut laisser ces arbres.  » Le sol s’est ré-acidifié. La réalité scientifique était que l’acidification était causée par la formation des sols et les changements dans les modes de gestion des terres. Le plus intéressant, le vrai scandale, c’est que l’EPA [Agence de Protection de l’Environnement américaine] savait que ces données scientifiques étaient fausses et supprimait ces données au moment où les Clean Air Act Amendments [NdT. lois contre les pluies acides] étaient adoptés. Ils ont ensuite, ce qui est une honte, dénigré le principal scientifique qui avait formulé cette critique. Ils l’ont accusé de ne pas être un véritable scientifique. Ils ont fait machine arrière quand il a menacé de les attaquer en diffamation et de les traîner en justice. Ils lui ont envoyé des excuses par FedEx. Ils ont ensuite continué à mentir en disant: « En fait, ce n’est pas parce qu’il aurait pu se tromper sur le plan scientifique, mais parce que nous n’étions pas d’accord avec ses conclusions, c’est ça qui lui a déplu. » En privé, ils étaient en fait d’accord avec ses conclusions et pourtant, à ce jour, sur le site web de l’EPA, ils soutiennent que ce sont les pluies acides qui provoquent l’acidification des lacs.

Ben Weingarten: Le changement climatique est-il une fraude?

Rupert Darwall: Je n’utiliserais pas le mot fraude. Ma critique est de deux ordres. Tout d’abord, il a été politisé dès le départ, comme le montre très clairement le livre. Le réchauffement climatique a été instrumentalisé – il a en quelque sorte été créé. Ses fondements scientifiques ont été dégagés pour des raisons politiques. Ensuite, il y a la manière dont la science est présentée. Elle est présentée de manière systématiquement biaisée. Les incertitudes, les hypothèses et les professions de foi ne font l’objet d’aucune critique. Il en résulte une vision très unilatérale de la science, ce qui est une piètre version de la science. Le manque d’ouverture à la critique, le fait que les personnes qui remettent les choses en question, les prévisions et ainsi de suite, soient délégitimées et qu’on leur dise qu’elles sont des négationnistes du climat est fondamentalement anti-scientifique. Je n’utiliserais donc pas le mot « fraude ». Ma première critique serait qu’il a toujours été politique. Il a été développé dans un but politique. Ma deuxième critique concerne la façon dont la science est présentée. Dans les chapitres consacrés à la création du GIEC [Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Changement Climatique], il est très clair que [pour obtenir] les politiques visées, [les politiciens favorables au changement climatique] devaient prouver qu’il y aurait une catastrophe, ce qu’ils nomment une « transformation », une sorte de transformation écologique, pour justifier la réduction des émissions. Ils ont donc procédé à une rétro-ingénierie qui remonte de cette conclusion jusqu’à la théorie scientifique, et ainsi de suite.

Ben Weingarten: La théorie du changement climatique, telle qu’elle est communément admise, ressemble à ceci: le climat est en train de changer. En tant qu’êtres humains, nous contribuons à ce changement, qui pourrait se traduire par une hausse des températures. Et nous devons restreindre notre activité afin de contrer tous ces effets potentiellement catastrophiques », ce qui aboutit au final à une redistribution massive des richesses du Premier Monde vers le reste du monde. Comment cette opinion a-t-elle pu s’imposer aux élites du monde universitaire, à la culture populaire et aux médias? L’attribuez-vous aux actions du « complexe industriel du climat », comme vous l’appelez?

Rupert Darwall : Quand on parle du complexe industriel du climat… tout d’abord, on parle de fondations américaines multimilliardaires. On parle des différents fonds Rockefeller, de Pew, de MacArthur. De toutes ces fondations gigantesques qui financent ce genre de choses depuis l’époque où la fondation Rockefeller a financé l’Ecole de Francfort. Lorsque l’Ecole de Francfort, ces universitaires post-marxistes d’extrême-gauche allemands, ont fui l’Allemagne nazie, ils sont venus en Amérique. Leur séjour dans ce pays a été en partie financé par ces fondations. Leur retour a été financé par l’une des fondations Rockefeller. Ils sont impliqués dans ce jeu depuis très longtemps, et à cela s’ajoutent tous les climatologues et les milliards de dollars de financement de la recherche sur le climat. [Les climatologues] dépendent de cet afflux. Ils doivent poursuivre dans cette voie s’ils veulent continuer à recevoir des subventions. Et ensuite, il y a les [mouvements] éoliens et solaires. Et ce ne sont pas des milliards, mais des centaines de milliards [de dollars qui soutiennent les organisations concernées]. C’est colossal.

Et en première ligne, il y a ce que j’appelle les « troupes de choc » du complexe industriel du climat: les ONG. Il [ne] s’agit [pas seulement] des gens du World Resources Institute – qui incarne le côté intellectuel le plus respectable – il y a aussi les gens de terrain, comme Greenpeace et Friends of the Earth, les Bill McKibben de ce monde. Là encore, quand on voit d’où vient leur argent, c’est en grande partie de ces grandes fondations, celles de la côte ouest. Il vient aussi des milliardaires de la Silicon Valley. On a donc affaire à quelque chose de très grand, de très puissant et d’extrêmement bien financé.

Ben Weingarten: Ce complexe industriel du climat a fait adopter des politiques d’énergie verte dans toute l’Europe. Quel en a été l’impact?

Rupert Darwall: L’impact concret a été une énorme augmentation des coûts de l’énergie. Il y a un graphique dans [le livre] que j’appelle le « bâton de hockey des énergies renouvelables » [NdT. la croissance en bâton de hockey est une croissance soudaine et extrêmement rapide après une longue période de croissance linéaire] parce qu’il montre qu’à partir d’un certain niveau, les coûts énergétiques ne cessent d’augmenter. Ainsi, les Allemands et les Danois paient le kilowatt/heure environ 30 centimes d’euro, qui correspondent plus ou moins aux centimes américains. Alors qu’aux États-Unis, le prix est de 10 à 12 cents américains par kilowatt/heure. Lorsque le ministre allemand de l’énergie verte a déclaré que les fournisseurs d’énergie allaient passer à l’énergie éolienne et solaire, il a ajouté que cela ne coûterait pas plus que l’équivalent d’une boule de glace sur la facture mensuelle d’électricité. Cette boule de glace coûtera 1 trillion d’euros jusqu’en 2030. C’est la boule de glace la plus chère de l’Histoire.

Ben Weingarten: Une autre boule de glace très coûteuse nous vient de l’Accord de Paris sur le Climat. Vous écrivez que le débat autour de cet accord est un « combat pour l’âme de l’Amérique ». Expliquez-nous ce que vous entendez par là.

Rupert Darwall: Oui. Il y a deux raisons à cela. La première raison est que pour faire aboutir l’accord de Paris et le mettre en œuvre, Barack Obama a dû fondamentalement subvertir l’esprit de la Constitution des États-Unis. L’Accord de Paris est un traité qui n’a pas été soumis au Sénat, il a été ostensiblement conçu de manière à ce qu’il n’ait pas besoin d’être soumis au Sénat. Dans le même ordre d’idées, le Clean Power Plan a été élaboré par l’EPA. Il n’a été soumis à aucune des deux chambres du Congrès. Alors que lorsqu’il s’agissait des pluies acides, les Amendements à la Loi sur la Pureté de l’Air sont passés par les deux chambres du Congrès. Une question comme celle des pluies acides a donc été traitée correctement, par voie législative, alors qu’avec le dioxyde de carbone et le réchauffement climatique – qui est un problème économique beaucoup plus important – le Congrès a été ignoré. Voilà la première raison.

La deuxième raison est liée au comportement du complexe industriel du climat et à la stratégie qu’il emploie pour gagner la bataille, qui consiste à fermer le débat, à délégitimer la dissidence et à réduire les gens au silence. L’avant-dernier chapitre du livre s’intitule « La spirale du silence ». Il s’agit de la notion qui dit que lorsque les gens n’entendent pas d’arguments s’exprimer sur la place publique, ils cessent de les formuler eux-mêmes. Ils cessent même de savoir ce qu’ils croient… Donc il est possible de supprimer le débat, de supprimer les arguments, non pas en présentant un argument, mais en s’assurant simplement qu’il n’y en a aucun. Et je pense que… en fin de compte, la Constitution des États-Unis s’articule autour du Premier Amendement, le droit à la liberté d’expression, mais c’est là un principe formel. La vraie question est l’essence même de la capacité à s’exprimer librement, et c’est ce qui est en danger.

Selon ma perception, il existe une autre dimension, c’est de tenter de rendre l’Amérique plus semblable à l’Europe. L’Europe est un continent de lassitude. C’est un continent en déclin. C’est un continent où on pense que l’énergie doit être rationnée, que les choses doivent être préservées. L’Amérique, c’est le dynamisme, c’est un avenir meilleur, et cet avenir meilleur – il n’y a rien qui illustre mieux cet avenir meilleur que la révolution du fracking. C’est ce qui s’est produit de plus extraordinaire dans le domaine de l’énergie depuis des décennies, car on nous disait que le pétrole s’épuisait, que nous avions atteint le « pic pétrolier », que la production allait diminuer. Ce pétrole a toujours été là, mais jusqu’à l’arrivée de la fracturation horizontale, il ne pouvait pas être commercialisé. Et regardez ce qui s’est passé, ça a transformé… Il y a une abondance d’énergie. Et l’Amérique dans ce qu’elle a de meilleur est un pays d’abondance. Et les écologistes nous disent: « Non, vous n’avez pas le droit. Vous devez le laisser dans le sol. Vous devez être pauvres. Vos lendemains seront moins riches que votre présent. » Pour moi, c’est fondamentalement anti-américain.

Ben Weingarten: Dans la même veine, il y a la croyance et la tradition américaines profondément ancrées dans le capitalisme de libre marché, en tant que facteur essentiel de l’exploitation de ressources limitées et de la création d’abondance à partir de celles-ci. Il y a une citation dans votre livre que j’aimerais que vous développiez et qui a trait à ce point. Vous écrivez: « Le changement climatique est une éthique pour les riches: Il légitime les grandes accumulations de richesses. En s’engageant à le combattre, les chefs d’entreprise et les milliardaires respectueux du climat ne sont pas considérés comme faisant partie du dixième des 1% les plus riches. Cela signifie un changement profond dans la nature et la moralité du capitalisme. » Pouvez-vous nous donner plus de détails à ce sujet?

Rupert Darwall: Oui. Pour reprendre le dernier point, Adam Smith a dit que ce n’est pas par charité que le boulanger […] produit du pain, c’est en raison de son intérêt personnel – que dans une société de marché capitaliste, les gens font des choses les uns pour les autres, non pas en vertu de bons sentiments, mais parce qu’il est dans leur intérêt de le faire. Lorsque on entend des capitalistes dire: « Je vais faire quelque chose, même si cela me coûte », cela nous interroge. Pourquoi les milliardaires de la Silicon Valley soutiennent-ils l’énergie verte alors que nous savons que cette énergie coûte cher? Ils sont fabuleusement riches, non? Ils sont incroyablement riches et ils sont incroyablement puissants. Comment défendre cette richesse contre les prédateurs? Il suffit de dire, « Nous sommes là pour sauver la planète. Nous combattons ces méchants capitalistes qui détruisent la planète, qui rendent votre air et celui de vos petits-enfants irrespirable… Nous combattons ces gens. Nous sommes du côté du bien et du sauvetage de la planète. » Je pense que leur motivation est en grande partie liée à la préservation de leur richesse et du pouvoir qu’ils ont acquis.

Ben Weingarten: Face à la situation politique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, où il y a un ethos dominant, encore une fois, parmi les élites et les universitaires, dans le gouvernement et la culture, sur le changement climatique, où ils perpétuent et propagent cette perspective en permanence, quels sont les talons d’Achille qui peuvent être exploités pour rivaliser dans cette bataille d’idées?

Rupert Darwall: Le coût le plus élevé pour les partis de gauche, c’est que les partis de gauche étaient censés être les défenseurs des travailleurs. Ils étaient censés dire, « Les intérêts de la classe ouvrière… Nous représentons les intérêts des travailleurs. Ce sont là les intérêts que nous allons défendre. » En fait, ils se sont vendus aux milliardaires verts. Les milliardaires verts ont acheté le Parti Démocrate. Il existe une grande divergence entre ceux qui ont l’argent, les dirigeants, les politiciens, les élites et la base des démocrates. Et c’est là que se situe notre principale opportunité. C’est la principale opportunité au niveau politique. L’opportunité du point de vue économique est simplement que tout ça coûte très cher. Les énergies renouvelables sont incroyablement chères. Les gens veulent-ils payer plus cher leur électricité ou moins cher? C’est clair, ils veulent payer moins.

Tout parti politique… digne de ce nom peut s’attaquer à cela. La gauche est là, assise, en attendant d’être totalement détruite parce qu’elle s’est vendue aux écologistes, qui n’ont nullement à cœur les intérêts des travailleurs. Qui en fait méprisent les travailleurs. Ils méprisent leur goût, ils méprisent leur désir d’une vie meilleure, ils méprisent leur désir de consommation.

BEN WEINGARTEN est Chargé de Recherche au London Center for Policy Research, Collaborateur Principal au Federalist et Fondateur et PDG de ChangeUp Media LLC, une société de conseil en médias et de production dédiée à la promotion des principes conservateurs. Vous pouvez trouver son travail sur benweingarten.com, et le suivre sur Facebook et Twitter.


Texte original

Rupert Darwall on the Alarming Roots of Environmentalism

CLOSE ENCOUNTERS: EPISODE II

By Ben Weingarten | January 31, 2018

Rupert Darwall discussed his new book, Green Tyranny: Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex, with our own Ben Weingarten. Watch their interview below along with a full transcript of their discussion, slightly modified for clarity.

Ben Weingarten: Rupert, in Green Tyranny you write “Virtually all the themes of the modern environmental movement are pre-figured” in the Nazi’s support of wind power in the 1930s. Explain this.

Rupert Darwall: If you look at what the Nazis were doing in the 1930s, in their environmental policies, virtually every theme you see in the modern environmental movement, the Nazis were doing. It happens to be historical fact that the Nazis were the first political party in the world to have a wind power program. It also happens to be a fact that they were against meat eating, and they considered…it…terribly wasteful that so much grain went to feed livestock rather than to make bread. It’s also the case that they had the equivalent of fuel economy rules because they had the most expensive gasoline in Europe and so they basically had very few people driving cars…I think actually the most extraordinary thing that I came across was this quote from Adolf Hitler where he told an aide once, “I’m not interested in politics. I’m interested in changing people’s lifestyles.” Well, that could be…That’s extraordinarily contemporary. That is what the modern environmental movement is all about. It’s about changing people’s lifestyles.

Ben Weingarten: And the subtitle of your book is “Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex.” You have Nazi practices that are focused on environmentalism, and you explore how the socialists have thrown in over time with those former Nazis. Explain the link between Nazism and Communism, and the trajectory from that [initial] union to today’s climate movement.

Rupert Darwall: It’s really embedded in German history, in post-war German history because in the first 30 years after 1945, Germany…West Germany, that is, was a model Western democracy. There’s a left wing writer I quote in the book who complains that the SPD (Social Democratic Party of Germany), the left of center party, the equivalent of the Democrats, gave up the class war and embraced the American way of life. And Germany was like “America embedded in Europe.” That began to change in the 1970s. There is no other country in Western Europe and America that had such an influx of far left radicals — the New Left, the Frankfurt school — rising to power through the 1980s and 1990s. And what is very significant is how the New Left, these extremist radicals, embraced the environmental positions of the Nazis.

Ben Weingarten: Explain the twisted and perverse logic that takes us from anti-capitalism to environmentalism. Where do those views intersect?

Rupert Darwall: Well Ben you absolutely put your finger on it…anti-capitalism is the uniting thing, and anti-freedom of the individual. And whether you care to call it extreme left or extreme right, those are the things that unite those ideologies. Now with…if you like, the extreme right, the basic categories are to do with biology and race. And with the extreme left, it used to be class. But what you had is the extreme left give up on the working class, when the working class didn’t revolt as Marx and Engels predicted. They essentially gave up on rationality, and they gave up on the working class, and they said, “The working class have been bewitched by consumerism,” and so forth. And so they therefore bought into the irrational politics of what had been, if you like, the far right. So that’s another kind of way that the far left twisted itself into…the anti-rational, the nihilistic positions of the Nazis.

Ben Weingarten: And it’s fascinating. In your book, you walk through various ideologies and show them building a coalition around several factors, anti-capitalism in and of itself…environmentalism and the anti-war movement as well. And yet when we talk about climate change, we’re theoretically talking about science, not political ideology. Isn’t that a critical point in and of itself?

Rupert Darwall: The thing to understand and the thing I learned, in fact, in writing this book, is you have to look at what people actually do rather than what they say. With climate change, we are meant to have wind and solar. But when Germans are given a choice…whether they want to cut carbon emissions, or whether they want to close down nuclear power, they choose to close down nuclear power. And of all the countries in Western Europe, Germany has had this tradition of being most hostile to nuclear power. The peace movement of the 1970s actually arose from…an anti-nuclear power — civil nuclear power — protest. And it very quickly morphed into anti – when Reagan [was elected] and [spurred] the arms build-up and so forth, the Pershing and the cruise missiles – it turned from anti-civil nuclear power to anti-the Western arms build-up in response to the Soviet SS-20s [missiles]. So all these things come together. But as I put it in the book, global warming is a pretext for a radical environmental agenda. It is not the primary cause that they’re seeking…You have to look for that elsewhere.

Ben Weingarten: And you write, and this is so pertinent, “The greening of Europe was the price the West paid for winning the Cold War.” Would it be fair to say that the environmentalist movement today is in effect another phase of the Cold War?

Rupert Darwall: West Germany was the linchpin of the Atlantic Alliance in Europe. The Kremlin decided to put in those SS-20s and it threatened to cut the Atlantic Alliance in two, because these missiles could hit Europe but they couldn’t hit the United States. So there was a big asymmetry. And it was Helmut Schmidt, the SPD West German leader, who first raised the concern about this when he said this threatens the future of the Atlantic Alliance, [and] NATO must rebalance. And so you had a German leader saying we need to put these medium range nuclear missiles into West Germany. Now that provoked a tremendous backlash in West Germany which the far left exploited, and which the Soviet Union exploited. And it led to…It really completely destabilized German politics. It took it to the left. The SPD have really never recovered from that. It led to the rise of The Greens, and The Greens, founded in 1980, very quickly became the peace movement. And a huge proportion of people in the peace movement were also greens. So all these strands came together.

Now the interesting thing is…the Cold War is won at the end of the 1980s. Who are the people who came out on top? It was people like The Greens. And there’s the famous phrase…about the “long march through the institutions.” That is what they did, and they ended up in 1998, with the first “red-green” coalition in Berlin. They took over all the institutions, and then they took over the federal government in the red-green coalition.

Ben Weingarten: Now the German influence is critical to your book, but you also emphasize the influence of Sweden. We…don’t traditionally think of Sweden as a dominant power, yet you emphasize that they are critical when it comes to environmentalism, and you also focus on the figure and impact, in particular, of Olof Palme. Walk us through Sweden’s “soft power” when it comes to the environment.

Rupert Darwall: Yeah, when we talk about exposing the totalitarian roots of this [the “climate industrial complex”], the German, the Nazi one, if you like, explains itself. What about Sweden? Is Sweden totalitarian? Well, it’s a form of soft totalitarianism [in Sweden]. They’ve had a social democratic government. It was the longest one-party rule from about the 1920s into the 1970s, so [it had an] extraordinary, extraordinary impact on Sweden. This is the party that created modern Sweden. The Swedish Social Democrats can claim direct lineal descent from Marx and Engels. And they believe in social engineering. They have socially engineered modern Sweden, and they used tools of social control to change the way people think, to change the way people behave. There’s a quote in the book from Olof Palme when he was education minister saying, “We don’t teach people individuality, we teach them to be members of a group.” And then there’s an education bureaucrat who says, “We believe in the freedom to give up freedom.” So this is…It’s not like the regimes of the former Eastern Bloc but it’s a very…It’s I think rightly called a soft totalitarian regime.

Now you…[mention] the impact of Sweden on environmental politics…[it is] enormously underestimated. This country of 12 million people, it kicked off the modern environmental [movement], at a global level — not Rachel Carson and Earth Day, but the global politics of the environment was started by Sweden. They called for the first UN Environment Conference in 1972 in Stockholm, which started the string of UN climate conferences going through Rio, Kyoto, Paris and so forth. They also put acid rain on the world. They launched the war on coal…First of all with acid rain, they wanted to have a huge nuclear power program, and they wanted to raise the specter of coals. If you don’t have nukes you have to have coal, and coal is dirty and it destroys the forests and lakes. And by the way, it causes climate change. And so, Sweden is the first country to talk about climate change. Olof Palme was talking about climate change in 1974, in November 1974. That’s when Al Gore was still at law school. This way predates anyone else on climate change.

Ben Weingarten: You characterize the acid rain movement as being the dry run in effect for today’s global warming and climate change movement. What are the implications of the history of acid rain?

Rupert Darwall: The acid rain history is not well known and it needs to be told. It is a genuine scientific scandal. There are very interesting parallels with global warming. Acid rain and global warming were both used by the Swedes for the war on coal. They both involved many of the same people. The first chair of the IPCC happened to…He was a Swede, he was close to Olof Palme and he wrote the first government report on acid rain. The national scientific academies in North America and in Western Europe all said, “The science of acid rain is more certain than any other form of…More certain than climate change.” And the interesting thing is it turned out to be wrong…Soils and forests and lakes and streams weren’t being acidified by acid rain caused by power station emissions, it was to do with changes in land use. So if you take the Adirondacks for example, what had happened there was that in the late 19th century, early 20th century, the lumber industry came along. It cut a lot of trees. It burned the stumps. And that changed the soil from being a very acidic soil where the lakes were acidified. It changed them. It reduced the acidity. So you had game fish, you had salmon. So when [President William] McKinley was assassinated, Theodore Roosevelt was actually on a fishing holiday up there. You could catch fish.

Then the conservationists came and said, “You gotta leave those trees.” The soil re-acidified. The actual science was about acidification being caused by soil creation and changes in land use. Now the truth of this became known just as the Clean Air Act Amendments were being passed by the Congress in the U.S. And what’s really interesting, here’s the real scandal, is the science was known to be untrue by the EPA, as these anti-acid rain laws were being passed and the EPA suppressed the science. They then, quite disgracefully, blackened the name of the leading scientist who developed this critique. They accused him of not being a proper scientist. They backed down when he threatened to libel them, said he’d take them to court. They FedExed an apology to him. They then further lied when they said, “Well actually, he might have got the science wrong, but we disagreed with his conclusions, that was wrong.” In private, they actually agreed with his conclusions and yet to this day you go to the EPA website and they say acid rain causes lakes to acidify.

Ben Weingarten: Is climate change a fraud?

Rupert Darwall: I wouldn’t use the word fraud. What my criticism is, is two-fold. First of all, it was politicized right from the word “go,” as is very clear from the book. Global warming was used — it was kind of created. The science of it was unearthed for political reasons. Secondly is the way that the science is being presented. And the science is being presented in a systematically biased way. There is not criticism of the uncertainties, of the assumptions, of leaps of faith involved. So one’s getting a very one-sided view of the science, and that is bad science. The lack of openness to criticism, the fact that people who question the things, the forecasts and so forth, are delegitimized and told that they’re climate deniers is fundamentally anti-scientific. So I wouldn’t use the word fraud. My criticisms would be, first of all, it has always been political. It has been developed with a political purpose. And secondly, is the way that the science is being presented. And in the chapters on the creation of the IPCC [Intergovernmental Panel on Climate Change], that is very clear, that they had to…[to achieve] the policies they wanted, [climate change-backing politicians] needed to show that there’ll be a catastrophe, what they call a “transformation,” some kind of ecological transformation, to justify emissions cuts. So they back-engineered from that conclusion to the science, and so forth.

Ben Weingarten: Now the theory of climate change as it’s popularly held, goes something like this: The climate is changing. We as human beings are contributing to this change, potentially with temperatures rising. And we have to curb that activity in order to counter all of these potentially catastrophic effects,” ultimately culminating in the mass redistribution of wealth from the First World to the rest of the world. How did that come to be the prevailing opinion held by the elites in academia, pop culture, and media? And do you attribute it to the efforts of the “climate industrial complex” as you term it?

Rupert Darwall: When we’re talking about the climate industrial complex…first of all you’re talking about multi-billion [dollar] American foundations. We’re talking about the various Rockefeller funds, you’re talking about Pew, MacArthur. These huge, huge foundations who’ve been funding some of this stuff really since, well, the Rockefeller Foundation’s been funding [since] the [influx of the] Frankfurt School. When the Frankfurt School, these far-leftist, post-Marxist academics from Germany fled Nazi Germany, they came to America. Part of their time here was financed by these foundations. Their return was financed by one of the Rockefeller Foundations. They’ve been in this game for a very long time, and in addition to which, you then have all the climate scientists and the billions of dollars of climate funding research. They depend on that stream. They’ve got to keep this going to keep the grants coming. And then you’ve got the wind and solar [movements]. And that’s not billions, that’s hundreds of billions [of dollars supporting the relevant organizations]. It’s enormous.

And then out in front of those, you’ve got what I call the “shock troops” of the climate industrial complex: The NGOs. [These include] [n]ot just the people at the World Resources Institute, if you like — they’re the more respectable kind of intellectual end of it — but you’ve got the people who go out there, like Greenpeace and Friends of the Earth, the Bill McKibbens of this world. And again, when you look where they get their money, it comes a lot from these large foundations, West Coast foundations. And it comes from Silicon Valley billionaires. So we are talking about something that is very large, very powerful and extremely well financed.

Ben Weingarten: This climate industrial complex has pushed green energy policies throughout Europe. What’s been the impact?

Rupert Darwall: The actual impact has been a huge increase in energy costs. And there’s a chart in [the book]…which I call…the “Renewable Hockey Stick” because it shows that once you go up above a certain level basically…energy costs just go up and up and up. So if you’re looking at the Germans and Danes, they’re paying around 30 euro cents, which is more or less the same as U.S. cents per kilowatt hour. Whereas in the U.S., you’re paying around 10 to 12 U.S. cents per kilowatt hour. When the German green energy minister said that they were going to have the energy vendor, the transition to wind and solar, he said it would cost no more than the equivalent of a scoop of ice cream on your monthly electricity bill. That scoop of ice cream has turned out to cost 1 trillion euros to the 2030s. It is the most expensive scoop of ice cream you’ll ever see.

Ben Weingarten: Another expensive scoop of ice cream comes in the form of the Paris climate accord. You write that the argument over the accord is a “fight for America’s soul.” Explain what you mean by that.

Rupert Darwall: Yeah. It is for two reasons. The first reason is that to get the Paris agreement done and to have it implemented required Barack Obama essentially to subvert the spirit of the United States Constitution. The Paris Agreement is a treaty which didn’t go to the senate, so it was constructed in a way so ostensibly it didn’t need to go to the senate. Similarly, the Clean Power Plan was constructed by the EPA. It didn’t touch either house of congress. Whereas when they were dealing with acid rain, the Clean Air Act Amendments, they passed through both houses of congress. So something like acid rain was dealt with properly, in a legislative way, whereas with carbon dioxide and global warming — which is economically a much much bigger deal — congress was ignored. That’s the first thing.

But the second thing is to do with the way the climate industrial complex behaves, and how they seek to win the argument, and that is to close down debate; it is to delegitimize dissent; it is to cull people into silence. And the penultimate chapter in the book is called, “The Spiral of Silence,” which is this notion that when people don’t hear arguments in the public square, they cease making those arguments themselves. They stop even knowing what they believe…So you can suppress debate, you can suppress the arguments, not by having an argument but just making sure you don’t have an argument. And I think that…ultimately the United States Constitution depends on the First Amendment, the right to free speech, but that’s a formality. The real thing is the essence of being able to speak freely, and that is what is at risk.

And I think there’s a further dimension to it, in the way I see this is, that this is about trying to make America more like Europe. Europe is a continent of lassitude. It’s a continent in decline. It’s a continent where we believe energy needs to be rationed, we need to preserve things. America is about dynamism, it’s about a better future, and that better future — there’s nothing that shows that better future than the fracking revolution. It is the most extraordinary thing to have happened in energy for decades because we were told the oil was running out, we’d reached “peak oil,” production was going to diminish. This oil was always there, but until fracking, horizontal fracturing came along, it couldn’t be commercial. And look what’s happened, it has transformed…There is energy abundance. And America at its best is a country of abundance. And what the environmentalists are saying is, “No you can’t have it. You have to leave it in the ground. You have to be poor. Your tomorrows will be less rich than your todays.” That to me is fundamentally anti-American.

Ben Weingarten: Relating to that point is the deeply held American belief in and tradition of free market capitalism as essential to leveraging finite resources and creating abundance out of them. And there’s a quote in your book that I’d like you to elaborate on that ties into this point. You write, “Climate change is ethics for the wealthy: It legitimizes great accumulations of wealth. Pledging to combat it immunizes climate-friendly corporate leaders and billionaires from being targeted as members of the top one-tenth of the top one percent. This signifies a profound shift in the nature and morality of capitalism.” Elaborate on that for us?

Rupert Darwall: Yeah. To take the last point, Adam Smith said it isn’t through the charity of the baker or whatever, the [production of] bread, it’s because of their self-interest — that in a capitalist market society people do things for each other, not out of, because of good feelings, but because it’s in their self-interest to do it. When you have capitalists saying, “I’m gonna do something that even if it costs me,” that raises a question mark. Why are the Silicon Valley Billionaires behind green energy when we know green energy costs a lot? Well, they’re fabulously rich, aren’t they? They are unbelievably rich and they are incredibly powerful. How to defend that wealth from predators? Well you’re going to say, “We’re in the business of saving the planet. We’re fighting these evil capitalists who are destroying the planet, making the air you and your grandchildren are gonna breathe…We fight these people. We’re on the side of good and saving the planet.” I think a big part of the motivation is simply preservation of their wealth and preservation of the power they’ve accreted.

Ben Weingarten: When faced with the political situation in which we find ourselves today, where there’s a prevailing ethos, again, among the elites and academia, in government and culture, on climate change, and they’re perpetuating and propagating that perspective perpetually, what are the Achilles heels that can be targeted to compete in this battle of ideas?

Rupert Darwall: Well, the big cost to that and the parties of the left, is the parties of the left were meant to be the champions of working people. They were meant to say, “The interests of the working class…We represent the interests of working people. They’re the interest we’re gonna uphold.” What has actually happened is they’ve sold out to the green billionaires. The green billionaires have bought the Democratic Party. There’s a big divergence between where the money is, where the leadership is, where the politicians are, where the elites are, and the Democrats’ base. And that is the big opportunity. That’s the big political opportunity. The economic one is simply, this stuff is very expensive. Renewables are incredibly expensive. Do people want to have to pay more for electricity or less? Clearly, they want to pay less.

Any political party…worth its name can go after this. The left is there sitting, waiting to be absolutely destroyed because they’ve sold themselves out to environmentalists who do not have the interests of working people at heart. In fact, they actually despise working people. They despise their taste, they despise their desire for a better life, they despise their desire for consumption.

L’Enfer va se déchaîner pour l’Humanité – par Egon von Greyerz.

Succombant à ma manie de publier les analyses de conseillers en investissement (Catherine Austin-Fitts, Charles Hugh Smith, Chris McIntosh), je vous livre ce solennel avertissement de Egon von Greyerz, pour les mêmes raisons que d’habitude: de par leur rôle dans la préservation des patrimoines, les conseillers en investissement sont obligés de comprendre toute la gamme des facteurs sociétaux, y compris les plus destructeurs.

A ce moment très décisif de l’Histoire, c’est le moment de les comprendre aussi.

J’ai ajouté quelques liens vers leurs pages Wiki pour les termes économiques spécialisés.

Source.


Traduction

L’ENFER VA SE DÉCHAÎNER POUR L’HUMANITÉ

Par Egon von Greyerz

22 mars 2022

Nous sommes maintenant à la fin d’une ère de décadence économique et morale dans un monde infesté de dettes, construit sur de fausses valeurs, de la fausse monnaie et un leadership abyssal. L’enfer va se déchaîner.

Les conséquences seront fatales pour le monde.

Il y a des époques dans l’histoire qui ont produit de grands leaders et penseurs. Mais malheureusement, l’époque actuelle n’a rien produit de tel. La fin d’un cycle économique ne produit pas de grands dirigeants ou de grands hommes d’État, seulement des dirigeants incompétents.

Si l’on considère le monde occidental, le seul homme d’État notable de ces dernières décennies est, selon moi, Margaret Thatcher, Premier ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990.

Mais les dirigeants politiques sont bien sûr les instruments de leur temps. Malheureusement, les époques comme la nôtre ne produisent pas d’hommes supérieurs.

Comme le disait Confucius :

« L’homme supérieur pense toujours à la vertu, l’homme commun pense au confort. »

C’est l’accumulation d’une énorme montagne de dettes qui a prodigué au monde occidental un faux confort basé sur de fausses valeurs.

Comme je l’ai souligné à plusieurs reprises, les États-Unis ont augmenté leur dette chaque année depuis 1930, avec quelques exceptions mineures dans les années 1950 et 1960. Les excédents de Clinton à la fin des années 1990 étaient fictifs et constituaient en fait des déficits.

Dans l’histoire, lorsqu’il y a une pression économique excessive, l’idée populaire et souvent considérée comme nécessaire est de déclencher une guerre. Il est pratique d’accuser la guerre d’être responsable de l’augmentation des dettes.

L’étalon-or était une excellente méthode pour empêcher les gouvernements de dépenser l’argent qu’ils n’avaient pas. Puisque l’argent ne pouvait pas être imprimé à volonté, les déficits devaient alors être financés en réglant les dettes en or physique.

LA FENÊTRE DE L’OR A ÉTÉ « TEMPORAIREMENT » FERMÉE DEPUIS 50 ANS

Comme Nixon, à la fin des années 1960, devait régler en or les dettes américaines envers la France, il a décidé en 1971 de fermer temporairement la fenêtre de l’or. Il ne voulait manifestement pas céder tout l’or américain à de Gaulle. Plus de 50 ans plus tard, cette fenêtre de l’or est toujours temporairement fermée, avec des conséquences fatales pour les États-Unis et le monde entier.

Le graphique ci-dessous montre la croissance exponentielle de la dette américaine depuis 1971. Alors que nous approchons les dernières étapes, la courbe de la dette explose depuis 2019.

Créer des dettes de cette ampleur n’est possible que grâce à l’absence de la discipline des monnaies fondées sur l’or.

LA GROSSE DAME N’A PAS ENCORE CHANTÉ

Mais comme je l’ai déjà expliqué, l’explosion de la dette ne s’arrêtera pas tant que la grosse dame n’aura pas chanté. Et malheureusement, il se passera beaucoup de choses avant qu’elle ne chante enfin.

Car comme la plupart des ères économiques, celle-ci se terminera par un certain nombre d’événements spectaculaires, dont beaucoup auront lieu simultanément.

Il y a quelques mois à peine, Powell et Lagarde chantaient la même rengaine sur l’inflation transitoire.

Mais comme ces chefs de Banque Centrale le prouvent constamment, ils ont toujours tort. Pendant des années, ils essaient de ramener l’inflation à deux pour cent et puis, tout d’un coup, elle approche les 10% sans qu’ils comprennent ce qui les a frappés.

Ils n’ont même pas compris que le keynésianisme [NdT. voir ici] était mort avant d’avoir commencé.

Même un singe comprendrait que si on imprime des trillions de dollars et qu’on maintient les taux d’intérêt à zéro ou négatifs pendant des années, le résultat final sera une inflation spectaculaire.

Au départ, nous avons assisté à une inflation sans précédent des actifs (actions, obligations et biens immobiliers), mais il a toujours été clair que l’augmentation exponentielle de la masse monétaire finirait par atteindre les prix à la consommation.

LA TEMPÊTE PARFAITE

Ce qui suivra est une inévitable tempête parfaite.

Une tempête parfaite signifie que tout ce qui peut mal tourner tournera mal. Et il ne s’agit pas seulement d’échecs patents dans de nombreux secteurs de la société, mais aussi de conséquences totalement imprévues.

Examinons simplement certains des événements patents qui se produiront au cours des prochaines années:

Les marchés financiers

Les actions ont atteint des sommets dans le monde entier. La correction qui a lieu actuellement risque de se terminer très bientôt par une baisse dévastatrice.

Tout le monde se fera massacrer lorsque l’enfer se déchaînera. Que les investisseurs achètent à la baisse ou s’accrochent à leurs actions, ils ne comprendront pas ce qui leur arrive.

Il suffit de regarder le graphique ci-dessous et les chutes majeures qui ont débuté en 1973, 1987, 1999, 2007 et 2020. À l’époque, toutes ces baisses ont été dures à avaler, mais aujourd’hui, il est difficile d’en discerner beaucoup sur le graphique.

Depuis des décennies, chaque correction a été suivie d’une reprise et de nouveaux pics.

Mais cette fois-ci, CE SERA DIFFÉRENT, même si personne ne s’y attend!

Les actions sont susceptibles de baisser de 75 à 95% en termes réels et de ne pas se redresser avant des années, voire des décennies.

Rappelez-vous qu’en 1929, le Dow Jones a chuté de 90% et qu’il a fallu 25 ans pour qu’il se redresse à sa valeur nominale. Et cette fois, les circonstances économiques sont exponentiellement pires.

Les obligations ont augmenté pendant plus de 40 ans et les taux ont été nuls ou négatifs. Les taux ont maintenant augmenté et nous sommes susceptibles de voir les taux d’intérêt atteindre au moins les niveaux de 1980, soit 15 à 20%, et probablement plus, dans un effondrement hyperinflationniste de la dette. De nombreuses obligations n’auront plus aucune valeur et tout ce qu’on pourra en faire sera de les encadrer et de les accrocher au mur des toilettes comme souvenir pour les générations futures.

Les marchés du crédit subiront la même pression que les marchés obligataires avec des emprunteurs défaillants, qui ne seront pas en mesure d’assurer le service de la dette ni de la rembourser.

Les marchés immobiliers ont également atteint des extrêmes, alimentés par de l’argent bon marché ou gratuit et un crédit illimité avec un effet de levier très élevé. En Europe, les taux hypothécaires avoisinent 1%. Ces coûts de financement négligeables et irresponsables ont poussé les prix de l’immobilier à des niveaux ridicules et insoutenables.

J’ai contracté ma première hypothèque au Royaume-Uni. En 1973, le taux est monté à 21% dans un contexte de forte inflation!

Aujourd’hui, peu d’emprunteurs pourraient se permettre une augmentation de 3%, et encore moins de 10 ou 20% comme dans les années 1970.

Avec la hausse des taux, il est absolument certain que la bulle des marchés de l’immobilier résidentiel et commercial va imploser, entraînant d’importants défauts de paiement, des taux d’inoccupation très élevés et des sans-abri.

Dans un premier temps, les gouvernements subventionneront ces marchés en imprimant de l’argent à l’infini, mais cela finira par échouer également lorsque l’argent périra.

Les produits dérivés [NdT. voir ici] sont une bombe nucléaire financière majeure qui risque de sonner le glas des marchés financiers. Comme je l’ai écrit dans un article récent intitulé « Le chaos et le triomphe de la survie« , les produits dérivés mondiaux LINK, principalement de gré à gré, représentent très probablement plus de 2 quadrillions de dollars.

Chaque instrument financier contient un élément dérivé avec un effet de levier massif.

En raison de la volatilité actuelle des marchés des matières premières, la plupart des grandes sociétés de négoce de matières premières ainsi que les fonds spéculatifs sont désormais exposés à des appels de marge [NdT. voir ici].

Par exemple, de nombreux clients de JP Morgan sont actuellement soumis à un stress énorme sur un marché à fort effet de levier [NdT. voir ici].

Donc, si les clients de JP Morgan sont sous pression, cela signifie que JPM et d’autres banques le seront également.

N’oubliez pas que ce n’est que le début de la crise et que d’autres mauvaises nouvelles surgissent chaque jour.

Alors que le marché des produits dérivés explose avec la défaillance des contreparties, les banques centrales devront imprimer des quadrillions de dollars sans valeur, ouvrant la voie à une hyperinflation massive.

Les banques et le système financier seront évidemment soumis à une pression énorme au départ et finiront par faire totalement ou partiellement faillite à mesure que les problèmes susmentionnés apparaîtront.

Les gouvernements et les banques centrales seront évidemment impuissants dans ce scénario. Le sauvetage du système en 2008 n’était qu’un sursis temporaire. La dette mondiale a triplé depuis le début du siècle, passant de 100.000 à 300.000 milliards de dollars. Mais n’oubliez pas qu’il s’agit principalement de fausse monnaie qui a créé de fausses valeurs d’actifs reposant sur des sables mouvants.

Tout cela est maintenant sur le point de s’effondrer.

UNE TEMPÊTE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE, MAIS AUSSI UN ENFER HUMAIN

La crise économique et financière à venir aura des effets dévastateurs sur le monde entier. Voici quelques zones affectées:

L’inflation des matières premières est une certitude. Depuis des années, il était clair que le cycle à long terme des matières premières atteignait son point le plus bas et qu’une flambée massive des prix des matières premières allait commencer. Le cycle avait déjà commencé à monter bien avant la crise ukrainienne, mais il est fascinant de voir comment les événements se mettent en place pour créer la tempête parfaite. J’ai abordé une partie de ce sujet dans mon précédent article intitulé « Un enfer monétaire mondial aux proportions nucléaires« .

L’effondrement du dollar, ainsi que de la plupart des autres devises, est une certitude. Alors que l’impression monétaire et l’inflation augmentront de manière incontrôlée, le dollar atteindra rapidement sa valeur intrinsèque de ZERO. La plupart des monnaies suivront, mais à tour de rôle.

La monnaie numérique sera probablement lancée dans les années à venir. Mais je ne pense pas que les crypto monnaies joueront un rôle majeur sauf en tant qu’investissement très spéculatif. Plus importante sera la MNBC [NdT. Monnaie Numérique des Banques Centrales – MNBC ou Central Bank Digital Currency – CBDC] qui sera une autre forme de monnaie fiduciaire, mais désormais numérique. Comme toute monnaie fiduciaire, les MNBC seront rapidement dévaluées par une impression électronique sans fin.

Le WEF et Klaus Schwab occupent une place plus importante qu’ils ne le méritent. À mon avis, ils perdront tout le pouvoir qu’ils ont actuellement, à mesure que la valeur des actifs financiers et leur richesse imploseront. Ainsi, je ne crois pas que leur reset se produira ou réussira. Les gouvernements peuvent tenter des resets mais ils échoueront. Le seul véritable reset sera désordonné et tel que décrit ci-dessus.

Le chômage augmentera de façon spectaculaire avec le déclin du commerce mondial et la pression exercée sur le système financier. De nombreuses entreprises périront.

Les systèmes de retraite feront défaut, car la valeur des fonds de pension s’effondrera.

Les systèmes de sécurité sociale ne fonctionneront pas, car les gouvernements seront à court d’argent réel.

L’enfer humain qui se déchaînera sera malheureusement ressenti par la plupart des gens sur Terre comme une conséquence des problèmes décrits ci-dessus. Et ce, sans une guerre nucléaire plus importante, qui serait évidemment fatale pour le monde.

Les augmentations massives des prix, notamment des denrées alimentaires et de l’énergie, combinées aux pénuries, toucheront tout le monde, tant les pays en développement que le monde industrialisé.

Les conséquences des pénuries alimentaires et de la misère économique, associées à l’incapacité des gouvernements à fonctionner correctement, conduiront clairement à des troubles sociaux dans de nombreux endroits, voire à une guerre civile!

LA GUERRE N’EST PAS LA CAUSE MAIS UN TRÈS DANGEREUX CATALYSEUR

La crise financière et économique actuelle n’a été causée ni par le Covid, ni par ce qui se passe actuellement en Ukraine.

La crise actuelle a commencé avec les problèmes du système bancaire et du marché Repo [NdT. voir ici] en août-septembre 2019, puis a été aggravée par le Covid début 2020.

L’origine de la crise bancaire de 2019 est évidemment le gonflement de la dette depuis 1971 et surtout depuis 2006.

De même, les problèmes sur les marchés des matières premières, notamment alimentaires et énergétiques, avaient déjà commencé avant la guerre en Ukraine.

Mais dans une tempête parfaite, un certain nombre de catalyseurs très pervers se produiront toujours au pire moment possible afin de déclencher une crise pire que la précédente.

Personne ne sait comment cette guerre va se terminer. Le monde occidental est très mal informé de l’état de la guerre, car les médias sont biaisés en faveur de l’Occident et contre Poutine. Mais il est peu probable que Poutine abandonne facilement. Par conséquent, malheureusement, la guerre sera, au mieux, locale et prolongée, et, au pire, entraînera des conséquences sur lesquelles je ne spéculerai pas pour l’instant.

PRÉSERVATION DE LA RICHESSE ET OR

Depuis plus de 20 ans, j’écris sur les problèmes financiers et économiques qui sont sur le point de frapper le monde. La plupart de ces événements sont en train de se produire, même si j’admets volontiers que les choses ont pris plus de temps que prévu. Le système financier a été miraculeusement sauvé en 2008, qui n’était donc qu’une répétition générale. Ce qui se passera ensuite sera bien réel.

Ce que j’ai appris, c’est qu’il faut être patient, car la fin d’une époque et d’un cycle économique ne se produit pas simplement parce qu’on en voit tous les signes. Le processus est long et ardu.

Les gouvernements et les banques centrales se battent avec tous les outils limités dont ils disposent. Mais comme la monnaie fiduciaire a perdu 97-99% de sa valeur depuis 1971, cette fois-ci le système monétaire actuel mourra comme ça a toujours été le cas à travers l’histoire.

Nous avons investi dans l’or physique et l’avons recommandé depuis début 2002. À l’époque, il valait 300$. À 1.920$, l’or a été multiplié par 6,4 depuis lors, ce qui est mieux que la plupart des classes d’actifs.

Mais nous n’avons jamais acheté d’or à des fins d’investissement pur, mais principalement pour préserver le patrimoine. Malgré tout, l’or a été un très bon investissement au cours des 20 dernières années.

Comme le montre le graphique ci-dessous, l’or est aujourd’hui aussi mal aimé et sous-évalué qu’il l’était en 1971 à 35$ ou en 2000 à 290$.

L’inflation et l’hyperinflation sont susceptibles de détruire la plupart des valeurs d’actifs dans les années à venir et les monnaies chuteront jusqu’à atteindre ZERO.

Le prix de l’or reflétera évidemment ces mouvements et atteindra, mesuré en monnaie fiduciaire, des niveaux que personne ne peut imaginer. En raison de la gravité de la situation économique et géopolitique actuelle, il est probable que l’or fera mieux que simplement maintenir son pouvoir d’achat.

Il est donc aujourd’hui essentiel de préserver la richesse sous forme d’or physique. Le pourcentage des actifs financiers à placer dans l’or est à la discrétion de chacun. En 2002, je recommandais jusqu’à 50% et aujourd’hui les risques dans le monde sont exponentiellement plus élevés.

Enfin, ce qui frappera le monde dans les années à venir entraînera d’immenses souffrances lorsque l’enfer se déchaînera. Il est donc extrêmement important d’aider sa famille, ses amis et les autres.

___________________________

Egon von Greyerz
Fondateur et associé gérant
Matterhorn Asset Management
Zurich, Suisse
Téléphone : +41 44 213 62 45

La clientèle internationale de Matterhorn Asset Management stocke stratégiquement en Suisse une part importante de son patrimoine en or et en argent physiques, en dehors du système bancaire. Matterhorn Asset Management est heureux de fournir un service unique et exceptionnel à sa clientèle très estimée de préservation du patrimoine dans plus de 80 pays.
GoldSwitzerland.com
Contactez nous


Texte original

ALL HELL WILL BREAK LOOSE FOR HUMANITY

By Egon von Greyerz
March 22, 2022

We are now at the end of an era of economic and moral decadence in a debt infested world built on false values, fake money and abysmal leadership. All hell will break loose.

The consequences will be fatal for the world.

There are eras in history which have produced great leaders and thinkers. But sadly, the current era has produced nothing of that kind. The end of an economic cycle produces  no great leadership or statesmanship but only incompetent leaders.

Looking at the Western world, the only notable statesman in the last few decades in my view is Margaret Thatcher, prime minister of the United Kingdom from 1979 to 1990. 

But political leaders are of course instruments of their time. Sadly times as the current don’t produce Superior Men.

As Confucius said:

“The Superior Man thinks always of virtue, the common man thinks of comfort.”

It is the buildup of a massive debt mountain which has given the Western world a false comfort based on false values.

As I have pointed out many times, the US has increased its debt every year since 1930, with a couple of minor exceptions in the 1950s and 1960s. The Clinton surpluses in the late 1990s were fake and in fact deficits.

In history, when there is undue economic pressure, starting wars is popular and often felt necessary. It is convenient to blame the war for the increasing debts.

The Gold Standard was an excellent method for preventing governments to spend money they didn’t have. Since money couldn’t be printed at will, deficits then had to be financed by settling debts in physical gold.

THE GOLD WINDOW HAS BEEN “TEMPORARILY” CLOSED FOR 50 YEARS

As Nixon in the late 1960s had to meet the US debts to France in gold, he decided in 1971 to close the gold window temporarily. He clearly didn’t want to hand all the US gold  to de Gaulle. Over 50 years later that gold window is still temporarily closed with fatal consequences for the US and the world.

The chart below shows the exponential growth of US debt since 1971. As we reach the final stages, the debt curve is explosive since 2019.

Creating debts of this magnitude is only possible without the discipline of gold backed currencies.

THE FAT LADY HASN’T SUNG YET

But as I have explained before, the debt explosion is not finished until the fat lady sings. And sadly a lot will happen before she finally sings.

Because like most economic eras, this one will finish with a number of spectacular events, many of which will take place concurrently.

Only a few months ago, Powell and Lagarde were singing from the same hymn sheet about transitory inflation.

But as these Central Bank chiefs prove consistently, they are always wrong. For years they are trying to get inflation to two percent and then, all of a sudden, it is approaching 10% and they don’t understand what has hit them.

They haven’t even understood that Keynesianism was dead before it started.

Even a monkey would understand that if you print $10s of trillions and keep interest rates at zero or negative for years, the end result will be spectacular inflation.

Initially we saw unprecedented asset inflation in stocks, bonds and property but it was always clear that the exponential increase in money supply would eventually reach consumer prices.

THE PERFECT STORM

What is coming next is the inevitable perfect storm.

A perfect storm means that everything that can go wrong will go wrong. And that is not just obvious failures in many parts of society but also totally unforeseen consequences.

Let’s just look at some of the obvious events that will take place in the next few years:

Financial Markets

Stocks have topped worldwide. The correction currently taking place is likely to end very soon in a devastating decline.

Everyone will get slaughtered when hell breaks loose. Whether investors buy the dip or just hold on to their stocks, they won’t understand what has hit them.

Just look at the chart below and the major falls starting in 1973, 1987, 1999, 2007 and 2020. They were all nail biters at the time, but today you can hardly discern many of them on the chart.

For decades every correction has recovered and reached new highs.

But this time WILL BE DIFFERENT, although no one expects it!

Stocks are likely to decline by 75-95% in real terms and not recover for years or maybe decades.

Remember that in 1929, the Dow declined by 90% and that it took 25 years before it recovered in nominal terms. And this time the economic circumstances are exponentially worse.

Bonds have gone up for over 40 years and rates reached zero or negative. Rates have now turned up and we are likely to see interest rates reach at least the 1980 levels of 15-20% and probably higher in a hyperinflationary debt collapse. Many bonds will become worthless and more suitable for framing and hanging on the toilet wall as a reminder for future generations.

Credit markets will come under that same pressure as bond markets with defaulting borrowers, neither in a position to service the debt nor repay it.

Property markets have also reached extremes, fueled by cheap or free money and unlimited credit at very high leverage. In Europe mortgage rates are around 1%. These negligible and irresponsible financing costs have driven property prices to ridiculous and unsustainable levels.

My first mortgage was in the UK. In 1973 the rate went up to 21% in a high inflation environment!

Today, few borrowers could afford an increase to 3%, never mind 10% or 20% like in the 1970s.

As rates rise, it is absolutely certain that the residential and commercial property markets bubble will implode, leading to major defaults, very high vacancy rates and homelessness.

Governments will initially subsidise these markets by endless money printing, but in the end that will fail too as money dies.

Derivatives are a major financial nuclear bomb that is likely to be a death knell for financial markets. As I wrote in a recent article “Chaos and the triumph of survival”, LINK global derivatives, primarily OTC (over the counter), are most likely in the $2+ quadrillion range.

Every single financial instrument contains a derivative element with massive leverage.

Due to the current volatility in commodity markets, most large commodity trading firms as well as hedge funds are now exposed to margin calls.

For example, many JP Morgan clients are currently under enormous stress in a massively over leveraged market.

So if JP Morgan clients are under stress, this means that JPM and other banks will also be under pressure.

Remember that this is just the beginning of the crisis with more bad news unravelling on a daily basis.

As the derivatives market blows up with counterparties failing, central banks will have to print quadrillions of worthless dollars, paving the way for massive hyperinflation.

Banks & Financial System will clearly be under tremendous pressure initially and eventually totally or partly fail as the above problems unravel.

Governments and central banks will obviously be powerless in this scenario. The rescue of the system in 2008 was just a temporary stay of execution. Global debt has trebled since early this century from $100 trillion to $300 trillion. But remember this is mostly fake money which has created false asset values standing on a foundation of quicksand.

All this is now about to collapse.

NOT JUST AN ECONOMIC & FINANCIAL STORM, BUT ALSO HUMAN HELL

The coming economic and financial crisis will have devastating effects on the world. Here are a few affected areas:

Commodity inflation is guaranteed. For years it has been clear that the long-term commodity cycle was bottoming and a massive surge in commodity prices would start. The cycle had already started to go up well before the Ukraine crisis, but it is fascinating how events fall into place in order to create the perfect storm. I covered some of this in my previous article “A Global Monetary & Monetary Inferno of Nuclear Proportions”.

Dollar collapse, together with most other currencies, is guaranteed. As money printing and inflation rises in an uncontrolled fashion, the dollar will quickly reach its intrinsic value of ZERO. Most currencies will follow but they will take turns.

Digital money is likely to be launched in coming years. But I don’t think that crypto currencies will play a major role except as a very speculative investment. More important will be CBDC (Central Bank Digital Currency) which will be another form of fiat money, but now digital. As all fiat money, CBDCs will be quickly debased by endless electronic printing.

WEF & Claus Schwab have got more prominence than they deserve. In my view they will lose whatever power they now have as financial asset values and their wealth implode. Thus, I don’t believe that their reset will happen or succeed. Governments might try resets but they will fail. The only real reset will be disorderly and as outlined above.

Unemployment will increase dramatically as world trade declines and the financial system comes under pressure. Many companies will perish.

Pension systems will fail, as the values of pension funds collapse.

Social security systems will not function as the governments run out of real money.

Human Hell breaking loose will sadly be felt by most people on earth as a consequence of the problems outlined above. And that is without a bigger nuclear war, which obviously would be fatal for the world.

Massive price increases, especially in food and energy combined with shortages, will hit everyone, both developing countries and the industrialised world.

The consequences of food shortages and economic misery, combined with the failure of governments to function properly, will clearly lead to social unrest in many places, even civil war!

THE WAR IS NOT THE CAUSE BUT A VERY GRAVE CATALYST

The current financial and economic crisis was neither caused by Covid, nor by what is happening in Ukraine currently.

The current crisis started with the problems in the banking system and the Repo market in Aug-Sep 2019 and then exacerbated by Covid in early 2020.

The origin of the 2019 banking crisis is obviously the debt bonanza since 1971 and especially since 2006.

Also, the problems in commodity, especially food and energy markets, had already started before the war in Ukraine.

But in a perfect storm, a number of very ugly catalysts will always occur at the worst possible time in order to trigger one worse crisis after the next.

No one knows how this war will end. The Western world is very badly informed about the state of the war since the media is biased pro West and anti Putin. But Putin is not likely to give up easily. Therefore, sadly the war will at best be local and protracted, and at worst lead to consequences which I won’t speculate on at this point.

WEALTH PRESERVATION AND GOLD

For over 20 years I have written about the financial and economic problems that are about to hit the world. Most of the things are happening although I will willingly admit that matters have taken longer than I expected. The financial system was miraculously saved in 2008 which thus was a rehearsal. What will happen next will definitely be for real.

What I have learnt is that we need to be patient since the end of an era and economic cycle doesn’t just happen because you can see all the signs. The process is long and arduous.

Governments and central banks are fighting with all the limited tools they have. But as fiat money has lost 97-99% of its value since 1971, this next time the current monetary system will die like it always has throughout history.

We have invested in and recommended physical gold since early 2002. At the time it was $300. So at $1,920, gold is up 6.4X since then which is better than most asset classes.

But we never bought gold purely for investment purposes, but primarily to preserve wealth. Still, it has been a very good investment for the last 20 years.

As the graph below shows, gold is today is as unloved and undervalued as it was in 1971 at $35 or in 2000 at $290.

Inflation and hyperinflation are likely to destroy most asset values in coming years and currencies will make that final move to ZERO.

The gold price will obviously reflect these moves and will, measured in fiat money, reach levels that no one can imagine. Due to the severity of the current economic and geopolitical situation, gold is likely to do better than just maintain purchasing power.

So preserving wealth in physical gold is today critical. The percentage of financial assets to put into gold is up to everyone to decide for himself. In 2002 I recommended up to 50% and today the risks in the world are exponentially higher.

Finally, what will hit the world in coming years will lead to tremendous suffering as all hell breaks loose, so helping family, friends and others is of extreme importance.

_____________________________

Egon von Greyerz
Founder and Managing Partner
Matterhorn Asset Management
Zurich, Switzerland
Phone: +41 44 213 62 45

Matterhorn Asset Management’s global client base strategically stores an important part of their wealth in Switzerland in physical gold and silver outside the banking system. Matterhorn Asset Management is pleased to deliver a unique and exceptional service to our highly esteemed wealth preservation clientele in over 80 countries.
GoldSwitzerland.com
Contact Us

L’effondrement des pollinisateurs sauvages: un drame silencieux.

Voici un article préliminaire à mon analyse globale de la situation, en préparation.

Source.


L’effondrement des pollinisateurs sauvages: un drame silencieux

Tout aussi grave que le déclin des abeilles domestiques, l’effondrement des pollinisateurs sauvages est pourtant peu médiatisé. Ces précieux insectes, indispensables à l’équilibre des écosystèmes, s’éteignent dans le plus grand silence. L’une des premières causes de leur dépérissement est l’agriculture intensive et son usage immodéré de pesticides.

Chaque année, à la sortie de l’hiver, les apiculteurs inspectent leurs ruches et décomptent les colonies qui n’ont pas survécu. Selon les enquêtes nationales lancées depuis 2018 auprès des professionnels, le taux de pertes se situe autour de 20 à 30 % par an. Ce chiffre, qui reflète la situation inquiétante des butineuses, n’est cependant que la partie visible d’un drame bien plus vaste.

Car si l’état des populations d’abeilles domestiques, au coeur de la filière de production de miel, est scrutée de près, celui de l’immense famille des pollinisateurs sauvages, abeilles solitaires, bourdons, papillons, coléoptères, etc., commence à peine être mis en lumière. Malgré le manque criant de recherche, les données disponibles dessinent un tableau glaçant : la chute des populations sauvages est vertigineuse.

En Belgique, plus de la moitié des espèces d’abeilles sont menacées d’extinction, et 12 % ont déjà disparu. Pour les bourdons, c’est encore pire : 80 % des espèces sont menacées d’extinction, déjà éteintes ou en passe d’être menacées. En Bavière, les ¾ des espèces d’abeilles sauvages ont disparu en seulement 10 ans. Dans la région protégée du Nord-Rhin-Westphalie, les populations syrphides ont diminué de 84 %. A l’échelle européenne, plus du tiers des espèces de papillons sont en déclin, avec une chute de près de 40 % en trente ans…

Les pollinisateurs sauvages sont un maillon essentiel des écosystèmes ©Adobestock

Un taux d’extinction vertigineux

Une recherche menée sur trois décennies en Allemagne a relevé des taux de déclin spectaculaires dans des zones naturelles pourtant protégées. En analysant les données recueillies sur une période de 27 ans, les scientifiques ont constaté une diminution de la biomasse des insectes volants de 76 % en moyenne, et de 82 % au milieu de l’été. Des taux qui, selon les auteurs de l’étude, sont généralisables à l’ensemble de l’Europe.

À l’échelle mondiale, le tableau est tout aussi sombre. Un rapport de l’IPBES, l’équivalent du GIEC pour la biodiversité, indiquait, en 2016, que 40 % des espèces pollinisatrices invertébrées étaient actuellement menacées, et 16 % en voie d’extinction. Selon une méta-analyse publiée en 2019, le taux d’extinction des insectes serait huit fois plus rapide que celui des mammifères, des oiseaux et des reptiles. Les insectes pollinisateurs, comme les lépidoptères et les hyménoptères, sont en première ligne de cette catastrophe.

Le déclin accéléré de ces insectes indispensables fait désormais planer une menace sur l’ensemble des écosystèmes. Car ce sont elles principalement, les innombrables espèces sauvages, qui pollinisent les plantes à fleurs, et près de 80 % des variétés que nous cultivons pour nous nourrir, pas uniquement Apis mellifera, notre abeille à miel.

Abeilles maçonnes, abeilles sauvages terricoles, comme les andrènes ou les halictes qui creusent des galeries dans le sol, abeilles tapissières, comme Megachile rotundata, qui découpe des petits morceaux de feuilles, ou comme l’anthocope du pavot, qui revêt de pétales de coquelicot les parois de son nid, abeilles cotonnières telle Anthidium manicatum, récoltant des fibres végétales, osmies, éristales, bourdons, papillons et syrphes… ces milliers d’insectes sauvages se complètent, formant ensemble un maillon essentiel de la biodiversité.

Coévoluant avec les plantes à fleurs depuis des millions d’années, ces animaux de taille et de morphologie variées, équipés de poils soyeux, de brosses à pollen, de trompe ou de langue, participent à la reproduction de fleurs de toutes formes, et couvrent toutes les périodes de floraison.

L’environnement contaminé

Les scientifiques qui se sont penchés sur leur déclin vertigineux pointent la responsabilité particulière de l’agriculture intensive. Mise en place depuis les années 60, ce modèle agricole entraine la destruction des habitats et la contamination des mi-lieux par les pesticides de synthèse. En collectant le pollen et le nectar des fleurs, les pollinisateurs sont particulièrement exposés à ces molécules chimiques.

Mais les pesticides déversés massivement dans les cultures contaminent également l’air, les eaux, les sols, et persistent parfois durant des décennies. Les lieux de vie et de nidification des butineurs sont ainsi durablement empoisonnés par nombre de substances, qui s’accumulent en formant des cocktails toxiques, et imprègnent leur environnement.

Malgré le déclin catastrophique des pollinisateurs sauvages, l’épandage dans les champs de substances dévastatrices pour ces insectes se poursuit, sans aucune régulation adéquate. Le système d’homologation des pesticides instauré au niveau européen est une véritable passoire, et permet toujours la mise sur le marché de pesticides toxiques pour les butineurs. Les tests règlementaires requis pour évaluer l’effet des pesticides sur les abeilles domestiques sont superficiels et obsolètes, notamment pour détecter la toxicité insidieuse des nouvelles générations de pesticides.

Quant aux pollinisateurs sauvages, ils restent dans l’angle mort de l’évaluation. La toxicité des pesticides n’est tout simplement pas évaluée pour eux. Si le processus d’homologation, en cours de révision, prévoit bien d’inclure prochainement des tests sur les bourdons et une espèce au moins d’abeille solitaire, il faudrait encore prendre en compte la sensibilité spécifique de chacune des espèces aux pesticides.

Une étude parue cet été, comparant la toxicité de plusieurs pesticides pour les abeilles domestiques et pour neuf espèces sauvages (bourdons, abeilles solitaires), a montré que ces dernières peuvent se montrer plus vulnérables aux molécules chimiques, les voies d’exposition et le potentiel de rétablissement des populations n’étant pas similaires entre les espèces.

L’écotoxicologue Céleste Azpiazu a fait le même constat en examinant la toxicité d’un fongicide et d’un insecticide sur trois espèces, abeilles domestiques, bourdons et osmies. Ses résultats ont mis en lumière la fragilité particulière des abeilles solitaires. Les pesticides peuvent donc avoir des effets qui diffèrent selon les espèces de butineurs. Et si chez les abeilles sociales, la mort d’individus peut être atténuée par la survie des autres membres de la colonie, une telle résilience n’existe pas chez les abeilles solitaires.

Une transition agricole urgente

Profitant de l’absence de cadres protecteurs pour ces insectes sauvages, l’agrochimie poursuit sans entrave son commerce mortifère. En décimant les pollinisateurs, le modèle agricole conventionnel détruit ses indispensables auxiliaires des cultures, et menace ainsi notre sécurité alimentaire.

Plutôt que de maintenir à tout prix une agriculture toxique et à bout de souffle, il est urgent de remplacer les pesticides de synthèse par l’intelligence du vivant, et d’instaurer des systèmes plus résilients et autonomes. Pour enrayer le déclin vertigineux des butineurs sauvages, la seule réponse adéquate aujourd’hui est de mettre en place un plan de transition agricole ambitieux, sur un modèle agroécologique respectueux de la nature. Un modèle qui permette de s’affranchir de l’agrochimie et de produire sans détruire les pollinisateurs sauvages.

Cet article a été rédigé par POLLINIS pour le magazine Abeilles en liberté, une revue consacrée aux abeilles et pollinisateurs, pour initier et accompagner des solutions nouvelles et alternatives. CLIQUEZ ICI POUR DÉCOUVRIR CETTE REVUE.

Votre guide de la Guerre de Cinquième Génération – par James Corbett.

J’ai mentionné James Corbett dans l’intro de mon article précédent, et j’ai aussi publié un de ses récents articles ici (enfin récent, c’était en novembre dernier).

James arrive un peu en retard sur le champ de bataille – la Guerre de Cinquième Génération, le Dr Lee Merritt en parlait ici en janvier de l’année dernière – mais c’est un bon auteur et un bon orateur, qui travaille ses sujets avec rigueur – ses vidéos sont bien produites et faciles à suivre. Je publie donc en dernière minute, avant ma propre analyse, cet article paru hier soir. Il résume assez bien la perception de la plupart des auteurs « alternatifs », un peu anars de gauche (comme Miles Mathis et Ernst Wolff que j’ai déjà abondamment publiés ici) ainsi que les solutions qu’ils proposent. Comme vous le lirez bientôt ici, les miennes sont légèrement différentes.


Traduction

Votre guide de la Guerre de Cinquième Génération

The Corbett Report

27 mars

par James Corbett
corbettreport.com
27 mars 2022

Nous sommes en ce moment au cœur d’une guerre qui changera le monde.

Oh, je ne parle pas de la guerre en Ukraine, celle sur laquelle tous les médias vous demandent de porter votre attention. Oui, ce conflit ne cesse de s’intensifier. Et chaque jour, il y a de nouvelles histoires de provocations et de menaces qui pourraient mener à un échange nucléaire… mais ce n’est pas la guerre à laquelle je fais référence.

Et je ne parle pas de la guerre au Yémen ou des autres conflits militaires que les médias ignorent complètement. Oui, ces guerres sont tout aussi sanglantes, horribles et dévastatrices que l’invasion russe de l’Ukraine (si ce n’est plus) et elles risquent également de dégénérer en une crise géopolitique et géoéconomique plus large… mais ce ne sont pas les guerres auxquelles je fais référence non plus.

Non, la guerre dont je parle est une guerre encore plus vaste. Une guerre qui se livre sur toute la planète, au moment même où je rédige ces lignes, et qui implique pratiquement tous les habitants de la planète, jeunes et vieux, hommes et femmes, militaires et civils. C’est la guerre de chaque gouvernement contre sa propre population et de chaque institution internationale contre l’humanité libre.

Mais ce n’est pas une guerre ordinaire. La plupart des victimes de cette guerre ne sont même pas en mesure de l’identifier comme une guerre, et ne comprennent pas qu’elles y sont combattantes.

Il s’agit de la guerre de cinquième génération, et je vais vous en parler.

C’EST QUOI, LA GUERRE DE CINQUIÈME GÉNÉRATION?

C’est quoi la guerre de cinquième génération, d’ailleurs? Et, à la réflexion, c’étaient quoi les quatre premières générations de guerre?

Bonnes questions. Pour une réponse approfondie à la dernière question, vous pourrez lire « The Changing Face of War: Into the Fourth Generation«  – un article de 1989 de la Marine Corps Gazette co-écrit par William S. Lind – et vous pourrez regarder « William S. Lind & Philip Giraldi – Fourth Generation Warfare & The Deep State« , en particulier la présentation de Lind à partir de la 13ème minute.

En résumé, la thèse de Lind et al. est que l’« âge moderne » de la guerre a commencé avec le traité de Westphalie en 1648, qui, selon Lind, « a donné à l’État le monopole de la guerre ». À partir de ce moment, la guerre moderne a connu trois générations, à savoir:

  • La guerre de première génération: la tactique de la ligne et de la colonne, développée à l’époque du mousquet à âme lisse;
  • La guerre de deuxième génération: les tactiques de tir indirect et de mouvement de masse, développées à l’époque du mousquet rayé, des chargeurs par la culasse, du fil barbelé et de la mitrailleuse; et
  • La guerre de troisième génération: les tactiques de mouvement non linéaire, y compris la manœuvre et l’infiltration, développées en réponse à l’augmentation de la puissance de feu sur le champ de bataille lors de la Première Guerre mondiale.

Selon Lind et ses co-auteurs, cela a perduré jusqu’à la fin du XXème siècle, lorsque l’État-nation a commencé à perdre son monopole sur la guerre et que le combat militaire est revenu à une forme décentralisée. Dans cette ère – l’ère de la guerre de quatrième génération – les lignes entre « civil » et « militaire » deviennent floues, les armées ont tendance à s’engager dans des opérations de contre-insurrection plutôt que dans des batailles militaires, et les ennemis sont souvent motivés par l’idéologie et la religion, ce qui rend les opérations psychologiques plus importantes que jamais.

Mais, selon certains, nous sommes maintenant entrés dans une nouvelle ère de la guerre, à savoir la guerre de cinquième génération. La définition de la guerre de cinquième génération, la façon de déterminer si on y est engagé, ou même si elle existe (Lind, pour sa part, rejette le concept) fait encore l’objet de nombreux débats. Plusieurs universitaires ont tenté de définir la guerre de cinquième génération [5th Generation Warfare – 5GW], comme le Dr Waseem Ahmad Qureshi, qui l’identifie comme « la bataille des perceptions et de l’information », ou Qiao Liang et Wang Xiangsui, de l’Armée Populaire de Libération, qui parlent d’une ère de « Guerre sans Restriction » dans laquelle « une réduction relative de la violence militaire » a conduit à « une augmentation de la violence politique, économique et technologique ».

Si les débats académiques sur la nature changeante de la guerre vous intéressent, vous pouvez lire de nombreux ouvrages sur le sujet, du « Handbook of 5GW: A Fifth Generation of War? » à une multitude d’articles universitaires.

Mais pour les besoins de cet éditorial, je ne m’intéresserai pas à ce débat. En fait, nous allons utiliser comme point de départ une définition résolument non académique de la guerre de cinquième génération, tirée d’un article d’Al Jazeera: « L’idée de base derrière ce terme [guerre de cinquième génération] est qu’à l’ère moderne, les guerres ne sont pas menées par des armées ou des guérillas, mais dans l’esprit des citoyens ordinaires. »

Il y a deux choses importantes à noter dans cette définition. La première est que la guerre de cinquième génération n’est pas menée contre les armées permanentes des États-nations ou les insurgés de la guérilla, mais contre des citoyens ordinaires. La deuxième est que cette guerre ne se déroule pas quelque part sur un champ de bataille, mais dans l’esprit.

J’élargirai quelque peu la définition pour inclure le fait que cette guerre se déroule à tous les niveaux, pas seulement au niveau mental. L’essentiel étant ceci: la guerre de cinquième génération est une guerre totale menée contre nous tous par nos gouvernements et les organisations internationales auxquelles ils appartiennent. Elle est menée contre chacun d’entre nous en ce moment même, et c’est une bataille pour la domination de tous les aspects de notre vie: nos mouvements et interactions, nos transactions, et même nos pensées, sentiments et désirs les plus intimes. Les gouvernements du monde entier collaborent avec les entreprises pour exploiter la technologie qui permettra de nous contrôler jusqu’au niveau génomique, et ils ne s’arrêteront pas tant que chaque personne qui leur résiste ne sera pas soumise ou éliminée.

Le plus incroyable dans tout cela, c’est que très peu de gens savent que cette guerre a lieu, et encore moins qu’ils en sont les combattants.

La meilleure façon de comprendre cette guerre est d’examiner certaines des façons dont elle est menée contre nous.

GUERRE DE L’INFORMATION

Arrêtez-moi si vous avez déjà entendu ça quelque part, mais il s’agit d’une « infoguerre » [NdT. je traduis ainsi « infowar » de l’anglais, explication du terme au paragraphe suivant], et les pouvoirs (il)légitimes en place sont engagés dans « une guerre pour notre esprit ».

Bien sûr, tout qui fréquente l’espace médiatique alternatif depuis un certain temps a entendu parler d’« Infowars » [NdT. tête de gondole de l’opposition contrôlée aux Etats-Unis, menée par « Alex Jones », personnage fictif interprété par un comédien nommé Bill Hicks]. Et pour cause: la guerre de l’information est un élément absolument essentiel de la guerre contre tous, qui définit la guerre de cinquième génération.

La façon la plus évidente de le comprendre est de constater que les forces militaires actuelles se livrent à des opérations psychologiques contre leurs propres citoyens. Vous vous souviendrez, par exemple, qu’il y a moins de deux ans, les Forces Armées Canadiennes avaient lancé leur audacieuse opération psychologique de fausse invasion de loups sur le public canadien [NdT. des membres des Forces Armées Canadiennes avaient distribué des toutes-boîtes prévenant que des loups gris avaient été lâchés dans la province de la Nouvelle-Ecosse], déclarant que la fausse pandémie leur offrait une « occasion unique de tester des techniques de propagande sur les Canadiens ». Ou peut-être vous souvenez-vous qu’il y a dix ans, l’armée américaine avait déployé une unité d’opérations d’information contre le Sénat américain pour « manipuler les sénateurs américains en visite afin qu’ils fournissent davantage de troupes et de fonds pour la guerre ».

Mais cette infoguerre de cinquième génération ne se limite pas aux opérations militaires menées par des soldats en tenue de camouflage. Dans la guerre contre tous, l’establishment utilise tous les moyens à sa disposition pour manipuler la perception du public.

Ainsi, Richard Stengel – l’ancien rédacteur en chef du Time qui a attribué l'(e dés)honneur du titre de personne de l’année à Vous! en 2006 – a été ravi de présider une conversation du Council on Foreign Relations dans laquelle il défend l’utilisation de la propagande par le gouvernement américain contre ses propres citoyens. Ou bien Hill & Knowlton – le cabinet de relations publiques engagé par le gouvernement koweïtien pour créer la tromperie de Nayirah lors de la première guerre du Golfe – a été engagé par l’OMS en 2020 pour identifier des « influenceurs » célèbres susceptibles d’être utilisés pour amplifier le message de la fausse pandémie. Ou encore, le Scientific Pandemic Influenza Group on Behaviours du gouvernement britannique a ouvertement admis qu’il utilise des techniques psychologiques pour manipuler le public et l’amener à craindre la fausse pandémie, une démarche que certains membres du groupe ont qualifiée de « totalitaire »… ce qui ne fait sourciller personne.

L’aspect le plus insidieux de l’infoguerre de cinquième génération est peut-être qu’elle s’est tellement normalisée que tout le monde sait qu’elle existe, mais personne ne la considère comme une guerre. Bien sûr que tout est « publicité » et « propagande ». Et bien sûr que c’est utilisé pour manipuler notre comportement. Mais c’est ainsi que va le monde, non?

Mais nous ignorons la véritable nature de l’infoguerre à nos risques et périls. Après tout, j’ai souvent fait remarquer qu’il s’agit d’une guerre pour notre esprit et que l’espace de combat le plus disputé au monde est celui qui se trouve entre nos oreilles. Vous pensiez peut-être que je parlais métaphoriquement, mais en fait je le pense littéralement. Ce qui nous amène à…

LA GUERRE NEUROLOGIQUE

Si on écoute parler le Dr James Giordano sans prêter attention à ce qu’il dit, on a l’impression qu’il n’est qu’un scientifique éloquent, bien informé et passionné par ses recherches. Cependant, si on écoute ce qu’il dit – ou même si on regarde simplement ses diapositives PowerPoint, comme la diapositive « NeuroS/T for NSID » ci-dessus – on réalisere qu’on a affaire au Dr Folamour. Ou, si pas au Dr Folamour lui-même, au moins à son porte-parole.

Mais ce qui motive Giordano n’est pas l’armageddon nucléaire mais ce qu’il appelle les « armes de perturbation massive » – les diverses technologies d’intervention neurologique que l’armée américaine et les armées du monde entier sont en train de développer. Il s’agit notamment (selon la formule bien rodée de Giordano) des « médicaments, insectes, toxines et dispositifs » qui peuvent soit améliorer soit perturber les fonctions cognitives de leur cible, comme les nanoparticules à « forte agrégation dans le SNC » [système nerveux central] qui, selon Giordano, « s’agglutinent dans le cerveau ou dans le système vasculaire » et « créent essentiellement ce qui ressemble à une diathèse hémorragique ». Même si cela semble de la science-fiction, il insiste sur le fait que ces nanoparticules (et bien d’autres armes neurologiques épouvantables) font déjà l’objet de travaux:

En fait, cela fait partie des choses qui ont été envisagées et examinées dans une certaine mesure par mes collègues de l’OTAN et [par] ceux qui travaillent sur la pire utilisation des sciences neurobiologiques pour créer une perturbation dans les populations. [Ils] sont très, très inquiets de la possibilité que ces agents nanoparticulaires soient des agents d’agrégation dans le SNC et provoquent des perturbations neurales, soit en tant que perturbateurs hémorragiques et vasculaires, soit en tant que perturbateurs réels du réseau neuronal, parce qu’ils interfèrent avec les propriétés de réseau de divers nœuds et systèmes neuraux dans le cerveau.

Et au cas où vous n’auriez pas compris, vous remarquerez qu’il illustre sa diapositive par l’image d’un cerveau humain dans la ligne de mire de l’une de ces armes neurologiques. Il n’y a rien de difficile à comprendre dans le tableau ici dépeint: nous sommes en guerre contre un ennemi qui cible littéralement nos cerveaux.

Mais une fois de plus, ce n’est pas seulement l’utilisation littérale d’armes neurologiques par des militaires conventionnels dans des contextes de guerre conventionnelle qui doit nous inquiéter, nous, les combattants largement involontaires de la guerre de cinquième génération contre tous. Comme mes auditeurs le savent déjà, le technocrate avoué Elon Musk essaie de vendre sa technologie de puce cérébrale Neuralink à la foule des branchés comme un moyen cool et sexy d’améliorer ses facultés cognitives… ou pour que la future divinité de l’IA ait pitié de nous. Ou quelque chose comme ça. Quoi qu’il en soit, il faut absolument nous implanter le Neuralink dans la tête dès que possible! Et surtout ne poser aucune question sur la raison pour laquelle 15 des 23 singes macaques que Neuralink utilisait comme animaux de test dans son expérience d’« interface cerveau-machine » sont morts.

Pour quiconque n’est pas encore victime de l’opération de guerre de l’information destinée à préparer l’humanité à la dystopie transhumaine à venir, tout cela semble insensé. Mais pour ceux qui se sont laissés prendre au piège de l’ennemi par l’opération psychologique d’infoguerre, ces types de technologies de modification de l’esprit sont exactement ce qui est annoncé: des opportunités exaltantes d’« améliorer » le piètre matériel biologique que nous appelons notre cerveau.

Pour ceux qui penseraient qu’on peut échapper à l’aspect biologique de la guerre de cinquième génération simplement en évitant la puce cérébrale, pas de chance. Il va aussi devoir faire face à…

LA GUERRE BIOLOGIQUE

Le narratif de la guerre biologique est, à juste titre, revenu au premier plan de la conscience publique ces dernières années, non seulement à cause de la fausse pandémie, mais aussi en raison des questions soulevées à propos des laboratoires biologiques ukrainiens soutenus par les États-Unis et du rôle qu’ils peuvent ou non jouer aux portes de la Russie.

L’image ci-dessus, par exemple, provient directement de Army.mil, qui n’était que trop heureux de se vanter, pas plus tard qu’en juillet dernier, que les soldats américains menaient « une formation pratique et des exercices d’entraînement sur le terrain avec les troupes ukrainiennes dans des environnements de laboratoire et de terrain », notamment pour assurer la préparation des « laboratoires mobiles déployables ». Rien à voir ici, les amis. (La seule chose surprenante est sans doute qu’ils n’ont pas retiré cet article de leur site web… pour l’instant).

Pourtant, une fois de plus, si on ne pense à la guerre biologique qu’en termes militaires conventionnels, on néglige l’opération beaucoup, beaucoup plus vaste de manipulation, de contrôle et de militarisation de tous les aspects de notre environnement, de notre approvisionnement alimentaire et même de notre génome lui-même au bénéfice des oligarques au pouvoir. Cette guerre biologique de cinquième génération menée contre nous comprend:

  • L’ARNm, l’ADN et les « vaccins » à vecteur adénovirus génétiquement modifiés qui ont été « normalisés » au cours des deux dernières années et qui, comme aiment à s’en vanter les entreprises miraculeusement « chanceuses » qui ont tout misé sur cette technologie, reprogramment le « logiciel de la vie ».
  • Les organismes génétiquement modifiés, qu’il s’agisse de cultures ou d’animaux génétiquement modifiés, sont maintenant lâchés sur le monde dans le cadre d’une expérience incontrôlée qui met en péril notre santé et l’avenir même de la biosphère.
  • La promotion de la « nourriture » synthétique, produite en laboratoire, financée par les milliardaires eugénistes habituels, menace de couper l’humanité de l’abondance naturelle de la terre, de nous rendre dépendants d’un nombre de plus en plus réduit d’entreprises pour notre approvisionnement alimentaire et, en fin de compte, de nous conduire vers un avenir de type Soylent Green.

Je suis sûr qu’on peut complèter la liste avec une myriade d’autres exemples d’attaques contre l’air, l’eau et le biome de la planète qui constituent cette guerre biologique sans limite de cinquième génération menée contre nous.

Quand et si on rassemble les pièces de ce puzzle et qu’on cherche à avertir la masse des gens qu’ils sont attaqués, leur capacité à résister à ce programme dépendra de leur capacité à utiliser leurs ressources accumulées (leur richesse) pour soutenir les communautés de résistance. Mais ne vous inquiétez pas, l’ennemi s’occupe aussi de ce domaine. . .

GUERRE ÉCONOMIQUE

Au vu des événements de ces dernières semaines, même les plus endormis des endormis réalisent maintenant que nous sommes dans une période de guerre économique.

Cette guerre, elle aussi, a ses aspects conventionnels. Sur le tableau 2D, nous avons vu l’empire de l’OTAN lancer ses Armes de Destruction Financière sur la Russie ces dernières semaines et, exactement comme prévu, cela a abouti à la consolidation d’un bloc de croquemitaine géopolitique bien commode et à une gigantesque perte de confiance dans le système monétaire international lui-même. Et, toujours comme prévu, cela a fourni le « problème » et la « réaction » nécessaires aux technocrates pour présenter leur « solution » prédéterminée des Monnaies Numériques des Banques Centrales (Central Bank Digital Currencies – CBDC). Il suffit de demander à Larry Fink, PDG de BlackRock:

« La guerre va inciter les pays à réévaluer leurs dépendances monétaires. Même avant la guerre, plusieurs gouvernements cherchaient à jouer un rôle plus actif dans les monnaies numériques et à définir les cadres réglementaires dans lesquels elles opèrent. »

Il ne s’agit pas simplement d’une bataille entre États-nations ou même entre blocs de pouvoir concurrents. Il s’agit d’une bataille menée par chaque structure de pouvoir autoritaire et chaque gouvernement (mais je me répète) contre leurs propres citoyens pour le contrôle de la ressource la plus importante de toutes: leur portefeuille.

Oui, nous assistons au début d’un moment véritablement historique: l’effondrement de la Pax Americana, la mort du système de réserve du dollar, et le début d’un paradigme monétaire entièrement nouveau, le système de monnaie programmable de « Monnaie Numérique des Banques Centrales » qui sera capable de contrôler algorithmiquement quand, comment et si vous êtes autorisé à effectuer des transactions dans l’économie. Il suffit de regarder les récents événements au Canada pour comprendre à quoi cela ressemblera.

Ce contrôle parfait de l’humanité qui va jusqu’à la capacité d’assister et, en fin de compte, d’autoriser ou d’interdire toute transaction entre individus à tout moment, représente l’apothéose de la technocratie et l’un des objectifs clés de la guerre de cinquième génération elle-même. Alors que ce cauchemar se rapproche de plus en plus de la réalité, tout semble désespéré.

Mais là encore, c’est exactement le but recherché. . .

LA VRAIE GUERRE

Je pourrais continuer. Et encore, et encore, et encore. Mais j’espère que vous avez maintenant compris l’essentiel: une guerre mondiale est en cours en ce moment même. C’est une guerre de cinquième génération (ou quel que soit le nom qu’on lui donne). Elle se déroule simultanément dans tous les domaines. C’est une guerre pour la domination intégrale de chaque champ de bataille et de chaque terrain, des confins du globe (et au-delà) aux espaces intérieurs de votre corps et même à vos pensées les plus intimes. Et c’est une guerre contre vous.

Sachant cela, la tâche qui nous attend semble presque insurmontable. Comment pouvons-nous riposter dans une guerre dont la majorité des gens ne connaissent même pas l’existence? Comment riposter contre un ennemi qui a passé des décennies à affiner ses armes de contrôle économique, militaire, technologique et biologique? Comment riposter dans une guerre qui ne se déroule pas sur deux fronts ou même trois fronts, mais dans tous les domaines et espaces de combat simultanément?

Vues sous cet angle, nos perspectives semblent en effet désespérées. Mais c’est là que réside la clé: notre perception qu’il est de notre devoir de « riposter » à l’ennemi dans sa guerre sur son champ de bataille et selon ses conditions d’engagement est elle-même une trame narrative. Et ce récit est lui-même une arme qui est utilisée contre nous dans la bataille pour nos esprits.

Vous me permettrez ici de me citer longuement, car c’est un point que j’ai déjà soulevé à de nombreuses reprises, notamment dans la conversation sur « L’anatomie du nouvel ordre mondial » que j’ai eue avec Julian Charles sur le podcast The Mind Renewed il y a neuf ans:

Je suis intrigué par l’idée que l’on nous a donné de faux modèles à suivre pour résoudre nos problèmes, l’un d’entre eux étant de « combattre nos ennemis » – des modèles qui nous sont fournis par le biais de quantité de conditionnement social et des médias. L’idée est ici que nous devons trouver le cœur ou la tête de l’organisation et, d’une manière ou d’une autre, tuer cette personne ou ce groupe, ou quoi que ce soit d’autre; éliminons-le, et tout s’améliorera comme par magie!

De manière générale, ce faux modèle apparaît dans pratiquement toutes les dystopies de science-fiction que vous avez pu voir: si tout se passe bien à la fin, c’est uniquement parce qu’ils ont réussi à décapiter la tête de la bête, qu’il s’agisse du Seigneur des Anneaux ou de Tron, ou de tout autre film de ce genre. Je pense que cette façon de voir les choses est fondamentalement et complètement erronée, parce qu’au bout du compte, les individus qui détiennent ou non l’« Anneau de pouvoir » sont remplaçables. En effet, il y a de très nombreuses personnes qui seraient prêtes à tout pour accéder à cette position de pouvoir si la vieille garde devait être balayée pour une raison quelconque.

Je pense que ce qu’il faut, c’est une révolution plus fondamentale: non pas le renversement d’une instanciation spécifique de cette idée, mais le renversement de l’idée tout court. Et cela ne peut venir, je pense, que de la construction d’un système alternatif auquel les gens veulent réellement se consacrer. Je pense que nous devons nous détacher de ce système dans lequel nous avons été intégrés. Malheureusement, c’est probablement aussi difficile à faire que cette analogie le laisse entendre, car nous sommes à ce point intégrés dans le tissu de la société qu’il est difficile d’imaginer nous extraire de tous ces processus.

Nous dépendons pour tant de nos besoins quotidiens de ce vaste et rigide système corporatif lui-même lié à ces mêmes organisations qui tirent les ficelles des institutions gouvernementales, que cela peut sembler insurmontable. Comment un seul individu pourrait-il influencer tout cela? Mais je pense que nous devons nous mettre à la recherche de tous les aspects possibles qui nous permettront de nous affranchir de ces systèmes de contrôle et de commencer à rétablir une certaine indépendance. Il peut s’agir de tout petits gestes, comme par exemple: au lieu d’acheter vos produits à l’épicerie, achetez-les dans un marché de producteurs, ou du moins une partie de vos produits. Ou peut-être pourriez-vous les faire pousser vous-même dans un potager. Une telle initiative est minuscule à l’échelle individuelle, mais je pense que c’est le seul moyen de parvenir, à long terme, au type de société que nous souhaitons mettre en place. Encore une fois, je pense que ce sont ces petits gestes, si nous nous appliquons avec diligence et persévérance, qui permettront de renverser la situation. Mais hélas, comme je l’ai dit, nous sommes à l’aube de cette révolution scientifique qui permet la mise en place d’une dictature scientifique, et malheureusement, nous n’avons pas nécessairement devant nous le temps de plusieurs générations. Cela nous donne une perspective temporelle – je ne dirai pas que c’est une bombe à retardement – mais vous comprenez l’idée. Nous n’avons pas beaucoup de temps à perdre.

Nous avons le choix. Soit nous restons engagés dans cette matrice technologique et corporative – qui implique même des choses comme l’achat de la prochaine génération d’iPhone, dont on dit déjà qu’elle aura sa propre technologie de scan d’empreintes digitales, et tous ces éléments corporatifs, militaires et de Big Brother auxquels nous adhérons volontairement chaque jour de notre vie, et pour lesquels nous dépensons de l’argent – soit nous commençons à créer des structures alternatives qui ne dépendent pas de ce système. C’est un choix que nous devons faire dans nos vies, je dirais plus rapidement qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire humaine.

Mes lecteurs réguliers comprendront ce que je propose ici: la création d’une société parallèle. Nous n’y parviendrons pas en quémandant davantage de miettes à la table des maîtres, ni en nous conformant gentiment à un enfermement dans des enclos technologiques toujours plus étroits, ni en pensant que nous pouvons gagner cette guerre en engageant l’ennemi dans son domaine contrôlé. Nous ne pouvons y parvenir qu’en créant notre propre table, notre propre économie et nos propres communautés d’intérêts. Cela nécessitera la longue et difficile tâche d’accroître notre indépendance vis-à-vis des systèmes autoritaires dans tous les domaines: le domaine de l’information, le domaine de l’alimentation, le domaine de la santé, le domaine monétaire, le domaine mental et tous les autres espaces de combat en jeu dans cette guerre totale de cinquième génération.

Plus facile à dire qu’à faire, bien sûr. Mais il n’y a pas d’alternative.

Certains diront « Mais ne vont-ils pas s’en prendre à cette société parallèle? » comme si c’était une réfutation de ce que j’ai exposé ici. Le fait est que vous êtes déjà la cible de l’ennemi dans une guerre dont la plupart des gens ne comprennent que vaguement l’existence. Oui, l’ennemi s’en prendra à vous. Mais il vous domine déjà à bien des égards, plus que personne ne peut le comprendre. Cette domination ne cessera pas uniquement parce que vous accepterez de vous plier à leurs exigences ou de participer à leur système.

Nous devons cesser de jouer leur jeu. Nous devons cesser de participer à leur guerre. Nous devons cesser de consacrer notre pouvoir, notre autorité, notre temps, notre attention, notre énergie et nos ressources à engager l’ennemi dans ses propres termes, sur son champ de bataille.

Nous devons créer notre propre société parallèle, selon nos propres termes.

Et ainsi nous redécouvrons une sagesse ancienne. Pour paraphraser: « La guerre de cinquième génération est un jeu étrange. Le seul coup gagnant est de ne pas jouer. »

La guerre est terminée… si nous le voulons.

Cet éditorial hebdomadaire fait partie de la lettre d’information The Corbett Report Subscriber.

Pour soutenir The Corbett Report et accéder à l’intégralité de la lettre d’information, veuillez vous inscrire pour devenir membre du site.


Texte original

Your Guide to Fifth-Generation Warfare

The Corbett Report

Mar 27

by James Corbett
corbettreport.com
March 27, 2022

We’re in the middle of a world-changing war right now.

Oh, I don’t mean the war in Ukraine, the one that all the media are asking you to focus your attention on. Yes, that conflict continues to escalate. and every day there are new stories about provocations and threats that could lead to a nuclear exchange . . . but that’s not the war I’m referring to.

And I don’t mean the war in Yemen or the other military conflicts that the media are ignoring entirely. Yes, these wars are every bit as bloody, gruesome and devastating as the Russian invasion of Ukraine (if not more so). and they also risk an escalation into a broader geopolitical and geoeconomic crisis . . . but they’re not the wars I’m referring to, either.

No, the war I’m talking about is an even broader war. A war that is taking place everywhere on the globe, even as I write, and that involves virtually everyone on the planet, young and old, male and female, military and civilian. It is the war of every government against its own population and every international institution against free humanity.

This is no ordinary war, however. Most of the victims of this warfare aren’t even able to identify it as war, nor do they understand that they are combatants in it.

It’s called fifth-generation warfare, and I’m here to tell you all about it.

WHAT IS FIFTH-GENERATION WARFARE?

What is fifth-generation warfare, anyway? And, come to think of it, what were the first four generations of warfare?

Good questions. For an in-depth answer to the latter question, you’ll want to read « The Changing Face of War: Into the Fourth Generation« —a 1989 article from the Marine Corps Gazette co-authored by William S. Lind—and you’ll want to watch « William S. Lind & Philip Giraldi – Fourth Generation Warfare & The Deep State, » especially the presentation by Lind from 13 minutes onward.

In a nutshell, Lind et al.’s thesis is that the « modern age » of warfare began with the Treaty of Westphalia in 1648, which, Lind opines, « gave the state a monopoly on war. » From that point on, modern warfare went through three generations, namely:

  • First-generation warfare: the tactics of line and column, developed in the era of the smoothbore musket;
  • Second-generation warfare: the tactics of indirect fire and mass movement, developed in the era of the rifled musket, breechloaders, barbed wire and the machine gun; and
  • Third-generation warfare: the tactics of nonlinear movement, including maneuver and infiltration, developed in response to the increase in battlefield firepower in WWI.

This, according to Lind and his co-authors, brought us to the late-20th century, when the nation-state began to lose its monopoly on war and military combat returned to a decentralized form. In this era—the era of fourth-generation warfare—the lines between « civilian » and « military » become blurred, armies tend to engage in counter-insurgency operations rather than military battles, and enemies are often motivated by ideology and religion, making psychological operations more important than ever.

But, some argue, we have now entered a new era of warfare, namely fifth-generation warfare. There is still much debate about what defines fifth-generation warfare, how we know we are engaged in it, or even if it exists at all (Lind, for one, rejects the concept). Various scholars have made their own attempts at defining fifth-generation warfare (5GW), like Dr. Waseem Ahmad Qureshi, who identifies it as « the battle of perceptions and information, » or Qiao Liang and Wang Xiangsui of the People’s Liberation Army, who write of the era of « Unrestricted Warfare » in which « a relative reduction in military violence » has led to « an increase in political, economic, and technological violence. »

If academic debates about the changing nature of warfare are your thing, then there’s plenty of reading for you to do on the subject, from The Handbook of 5GW: A Fifth Generation of War? to a slew of academic articles.

But for the purposes of this editorial, I’m not interested in that debate. In fact, we’re going to use a decidedly non-academic definition of fifth-generation warfare from an Al Jazeera article as our starting point: « The basic idea behind this term [fifth-generation warfare] is that in the modern era, wars are not fought by armies or guerrillas, but in the minds of common citizens. »

There are two important things to note about this definition. The first is that fifth-generation warfare is not waged against either standing armies of nation-states or guerrilla insurgents but against everyday citizens. The second is that this war is not being fought in a battlefield somewhere, but in the mind.

I will expand the definition somewhat to include the fact that this war is being waged at all levels, not just the mental. The gist of it is this: Fifth-generation warfare is an all-out war that is being waged against all of us by our governments and the international organizations to which they belong. It is being waged against each and every one of us right now, and it is a battle for full-spectrum dominance over every single aspect of your life: your movements and interactions, your transactions, even your innermost thoughts and feelings and desires. Governments the world over are working with corporations to leverage technology to control you down to the genomic level, and they will not stop until each and every person who resists them is subdued or eliminated.

The most incredible part of all of this is that so few know that the war is even taking place, let alone that they are a combatant in it.

The best way to understand this war is to look at some of the ways that it is being waged against us.

INFORMATION WARFARE

Stop me if you’ve heard this before, but this is an infowar and the powers-that-shouldn’t-be are engaged in « a war for your mind. »

Of course, you have heard of « Infowars » if you’ve been in the alternative media space for any length of time. And for good reason: information warfare is an absolutely essential part of the war on everyone that defines fifth-generation warfare.

The most obvious way to understand this is to look at the actual military forces that are engaging in psychological operations against their own citizens. You’ll remember, for instance, less than two years ago, when the Canadian Armed Forces launched their brazen fake wolves psyop on the Canadian public, declaring that the scamdemic presented them with a « unique opportunity to test propaganda techniques on Canadians. » Or you might recall a decade ago when the US Army deployed an Information Operations unit against the US Senate to « manipulate visiting American senators into providing more troops and funding for the war. »

But it’s not just out-and-out military operations by soldiers dressed up in camo fatigues that are part of this fifth-generation infowar. In the war on everyone, the establishment uses every means at its disposal to manipulate the public’s perception.

Thus, Richard Stengel—the former editor of Time who bestowed Time‘s person of the year (dis)honour on You! back in 2006—is happy to chair a Council on Foreign Relations conversation in which he defends the US government’s use of propaganda against its own citizens. Or Hill & Knowlton—the PR firm hired by the Kuwaiti government to create the Nayirah deception in the First Gulf War—is retained by the WHO in 2020 to identify celebrity « influencers » who could be used to amplify the scamdemic messaging. Or the UK government’s Scientific Pandemic Influenza Group on Behaviours outright admits that they use psychological techniques to manipulate the public into fearing the scamdemic, a move that some of the panel members called « totalitarian » . . . and no one bats an eyelid.

Perhaps the most insidious part of the fifth-generation infowar is that it has become so normalized that everyone knows it is happening, but no one thinks of it as warfare. Of course everything is « advertising » and « propaganda. » And of course it’s being used to manipulate our behaviour. That’s just how the world works, isn’t it?

But we ignore the real nature of the infowar at our own peril. After all, I have often observed that this is a war for your mind and that the most contested battlespace in the world is the space between your ears. You might have thought I meant that metaphorically, but actually I mean it quite literally. Which brings us to . . .

NEUROLOGICAL WARFARE

If you listen to Dr. James Giordano speak without listening to what he’s saying, you get the impression he is merely an articulate, well-informed scientist who is passionate about his research. When you do listen to what he’s saying, however—or even just look at his PowerPoint slides, like the « NeuroS/T for NSID » slide above—you realize that he is Dr. Strangelove. Or, if not Dr. Strangelove himself, then at least Dr. Strangelove’s spokesman.

But it’s not nuclear armageddon that motivates Giordano, it’s what he calls « weapons of mass disruption »—the various technologies for neurological intervention that the US military and militaries around the world are developing. These include (in Giordano’s well-rehearsed patter) the « drugs, bugs, toxins and devices » that can either enhance or disrupt the cognitive functions of their target, like the « high CNS aggregation » nanoparticulates that, according to Giordano, « clump in the brain or in the vasculature » and « create essentially what looks like a hemorrhagic diathesis. » As sci-fi as this sounds, he insists these nanoparticulates (and many, many other horrific neurological weapons) are already being worked on:

In fact, this is one of the things that has been entertained and examined to some extent by my colleagues in NATO and [by] those who are working on the worst use of neurobiological sciences to create populational disruption. [They’re] very, very worried about the potential for these nanoparticulate agents to be CNS aggregating agents to cause neural disruption, either as hemorrhagic and vascular disruptors or as actual neural network disruptors, because they interfere with the network properties of various neural nodes and systems within the brain.

And just in case you didn’t get the point, you’ll notice he illustrates his slide with an image of a human brain in the crosshairs of one of these neurological weapons. There’s nothing hard to understand about the picture that is being painted here: we are at war with an enemy who is literally targeting our brains.

But yet again, it isn’t just the literal use of neurological weapons by conventional militaries in conventional warfare settings that we—the largely unwitting combatants of the fifth-generation war on everyone—have to worry about. As my listeners already know, avowed technocrat Elon Musk is trying to sell his Neuralink brain chip technology to the hipster crowd as a cool and sexy way to upgrade your cognition . . . or so that the coming AI godhead will have mercy on us. Or something like that. Anyway, you should totally stick the Neuralink in your head at your earliest opportunity! And definitely don’t ask any questions about why 15 of the 23 macaque monkeys that Neuralink was using as test animals in their « brain-machine interface » experiment have dropped dead.

To anyone not yet a victim of the information warfare operation designed to prepare humanity for the coming transhuman dystopia, all of this sounds insane. But for those who have fallen for the infowars psyop of the enemy enemy, these types of mind-altering technologies are exactly as advertised: exciting opportunities to « upgrade » the feeble biological wetware we call our brain.

But if you think you can avoid the biological aspect of the fifth-generation war by simply avoiding the brain chip, you’re out of luck. You’re also going to have to deal with . . .

BIOLOGICAL WARFARE

The biowarfare narrative is, understandably, back at the forefront of the public consciousness in recent years, not just because of the scamdemic but also because of the questions being raised about the US-backed Ukrainian biolabs and whatever work they may or may not be doing on Russia’s doorstep.

The picture above, for example, comes straight from Army.mil, which was only too happy to brag as recently as last July that US soldiers were conducting « hands-on training and field training exercises with Ukrainian troops in laboratory and field environments » that included ensuring the readiness of « deployable mobile laboratories. » Nothing to see here, folks. (Perhaps the only surprising thing about the article is that they haven’t scrubbed it from their website . . . yet.)

Yet, once again, if we are only thinking of biowarfare in conventional military terms, we neglect the much, much wider operation to manipulate, control and weaponize all aspects of our environment, our food supply and even our genome itself for the purposes of the ruling oligarchs. This fifth-generation biological warfare being waged against us includes:

  • The mRNA and DNA and genetically-modified adenovirus vector « vaccines » that have been « normalized » over the past two years and which, as the miraculously « lucky » companies that bet it all on this technology like to brag, is re-programming the « software of life. »
  • The genetically-modified organisms—both gmo crops and gmo animals—that are now being unleashed upon the world in an uncontrolled experiment that puts our health and the very future of the biosphere in jeopardy.
  • The push toward synthetic, lab-based « food » that is being funded by the usual eugenicist billionaires and which threatens to sever humanity from the natural abundance of the earth, make us dependent on an increasingly shrinking number of companies for our food supply, and, ultimately, to drive us toward a Soylent Green-style future.

I’m sure you can fill in the blanks with myriad other examples of the attacks upon the world’s air, water and biome that constitute this unconstrained fifth-generation biological war being waged against us.

When and if you do put the pieces of this puzzle together and seek to warn people en masse that they are under attack, your ability to resist this agenda will be predicated on your ability to use your accumulated resources (your wealth) to foster communities of resistance. Don’t worry, though; the enemy has that domain covered, too. . . .

ECONOMIC WARFARE

Given the events of recent weeks, even the sleepiest of the sleepy now realize that we are in a period of economic warfare.

This war, too, has its conventional aspects. On the 2D board, we’ve seen the NATO empire launch its Weapons of Financial Destruction at Russia in recent weeks, and, exactly as predicted, it has resulted in the consolidation of a convenient geopolitical bogeyman bloc and a gigantic loss of faith in the international monetary system itself. And, also as predicted, it has supplied the « Problem » and « Reaction » needed for the technocrats to present their pre-determined « Solution » of Central Bank Digital Currencies (CBDCs). Just ask Larry Fink, CEO of BlackRock:

“The war will prompt countries to re-evaluate their currency dependencies. Even before the war, several governments were looking to play a more active role in digital currencies and define the regulatory frameworks under which they operate. »

This is not merely a battle between nation states or even competing power blocs. This is a battle being waged by every authoritarian power structure and every government (but I repeat myself) against their own citizens for control of the most important resource of all: their wallets.

Yes, we are seeing the beginning of a truly world-historic moment: the collapse of Pax Americana, the death of the dollar reserve system, and the beginning of an entirely new monetary paradigm, the « Central Bank Digital Currency » system of programmable money that will be able to algorithmically control when, how and if you are allowed to transact in the economy at all. We only have to look to recent events in Canada to understand what this will look like.

This perfect control of humanity down to the level of being able to witness and, ultimately, to allow or disallow any transaction between any individuals at any time, represents the apotheosis of technocracy and one of the key objectives of the fifth-generation war itself. As this nightmare comes closer and closer to reality, all seems hopeless.

But then again, that’s exactly the point. . . .

THE REAL WAR

I could go on. And on and on and on. But hopefully you get the point by now: There is a world war happening right now. It is a fifth-generation war (or whatever you want to call it). It is being waged across every domain simultaneously. It is a war for full-spectrum dominance of every battlefield and every terrain, from the farthest reaches of the globe (and beyond) to the inner spaces of your body and even to your innermost thoughts. And it is a war on you.

Recognizing this, the task we face seems nearly insurmountable. How are we to fight back in a war that the majority of people don’t even recognize is taking place? How do we fight back against an enemy that has spent decades refining its weapons of economic and military and technological and biological control? How do we fight back in a war that is not taking place on two fronts or even three fronts, but in every domain and battlespace simultaneously?

Framed like this, our prospects do indeed appear hopeless. But therein lies the key: our perception that it is our duty to « fight back » against the enemy in their war on their battlefield on their terms of engagement is itself a narrative frame. And that narrative itself is a weapon that is being wielded against us in the battle for our minds.

You’ll allow me space here to quote myself at length because this is a point I have made many times before, perhaps most notably in my conversation on « The Anatomy of the New World Order » that I had with Julian Charles on The Mind Renewed podcast nine years ago:

I’m intrigued by the idea that we’ve been given false templates to follow in terms of solving our problems—one being to « fight our enemies »—templates provided for us through so much social conditioning and the media. Here, the idea is that we must find the heart or the head of the organization and somehow kill that person or that group, or whatever it is; eliminate that, and everything will magically turn to the better!

Thinking in broad terms, that false template appears in virtually every science fiction dystopia you’ve ever seen: if it turns out well in the end, it’s only because they have managed to decapitate the Head of the Beast, whether it be The Lord of the Rings or Tron, or any such movie. I think that’s fundamentally and completely the wrong way to look at it, because at the end of the day the particular individuals who may or may not be holding the ‘Ring of Power’ are replaceable. Indeed, there are very many people who would be chomping at the bit to get into that position of power should that old guard be swept away for whatever reason.

I think what’s needed is a more fundamental revolution: not of overthrowing a specific instantiation of this idea, but of overthrowing the idea altogether. And that can only come, I think, from building up an alternative system to which people actually want to apply themselves. I think we have to detach ourselves from this system that we’ve been woven into. Unfortunately that’s probably as difficult to do as that analogy would make it sound, because we are so woven into the fabric of society that it’s difficult to imagine extricating ourselves from all these processes.

We rely for so many of our daily needs on this vast, unwieldy corporate system that ties into these very organizations that pull the strings of governmental institutions, that it can seem quite overwhelming. How can a single individual affect this? But I think we have to look for any and every possible point at which we can start to detach ourselves from those systems of control, and to start to reassert some kind of independence. That can be an extremely small thing like, just for example: instead of buying groceries at the grocery store, perhaps buy them at a farmers’ market, or at least some of your groceries. Or perhaps you could grow them yourself in a vegetable garden. Something of that sort is a tiny thing on the individual level, but I think it’s the only thing in the long run that can lead to the type of society we want to bring to fruition. Again, I think it’s small things like that, if we start to apply ourselves with diligence and perseverance, that will eventually be able to overthrow this. But, unfortunately, as I say, we are on the cusp of this scientific revolution which makes scientific dictatorship possible, so unfortunately we don’t necessarily have generations of time. That gives a time perspective to all this—I won’t say it’s a time bomb—but you get the idea. We don’t have a lot of time to waste.

We have a choice. Either we continue going into this technological, corporate matrix—which involves even things like buying the next generation of iPhone, which they’re already saying is going to have its own fingerprint scanning technology, and all of these corporate, military, Big Brother elements to it that we’re willingly signing up to every day of our lives, and actually paying money for—or we start to create alternative structures which don’t rely on that system. It’s a choice that we have to make in our lives, I would say more quickly than has been apparent at any other time in human history.

My regular readers will understand what I am proposing here: the creation of a parallel society. We will not achieve this by asking for more scraps from the masters table, or by gently complying as we are herded into ever more constrictive technological pens, or by thinking that we can win this war by engaging the enemy in their controlled domain. We can only achieve this by creating our own table, our own economy and our own communities of interest. This will require the long and difficult task of increasing our independence from the authoritarian systems in every domain: the information domain, the food domain, the health domain, the monetary domain, the mental domain and every other contested battlespace in this all-out, fifth-generation war.

Easier said than done, of course. But there is no alternative.

Some will say « But won’t they come after that parallel society? » as if that is a rebuttal to what I have laid out here. The point is that you are already the target of the enemy in a war that most people but dimly understand is happening. Yes, the enemy will come after you. But they are already dominating you in more ways than any one person can fully understand. That does not stop just because you comply with their demands or take part in their system.

We must stop playing their game. We must stop fighting their war. We must stop ceding our power, our authority, our time, our attention, our energy and our resources to engaging the enemy in their terms in their battlefield.

We must create our own parallel society on our own terms.

And so we rediscover an old piece of wisdom. To paraphrase: « Fifth-generation warfare is a strange game. The only winning move is not to play. »

War is over . . . if we want it.

This weekly editorial is part of The Corbett Report Subscriber newsletter.

To support The Corbett Report and to access the full newsletter, please sign up to become a member of the website.

Le projet – par Elliott Freed.

Voici donc l’analyse bien documentée de la situation actuelle selon Elliott Freed, sur base de données techniquement concrètes, telles que l’énergie disponible, le fonctionnement de la finance et le lien qui les unit. Il pose ensuite la question du brevetage du génome humain, que James Corbett abordait déjà en juillet 2020 ici. On peut juste regretter qu’Elliott Freed n’aborde pas la profonde corruption de la finance que constituent ses produits dérivés, qui représentent plus d’un quadrillion de dollars en investissements virtuels et potentiellement toxiques, tumeur cancéreuse qui se développe sur un produit global brut – censé chiffrer l’économie « réelle »- de 80 trillions de dollars et qui l’a donc dépassé d’au moins un ordre de grandeur.

En tant que simple observateur, n’ayant ni l’esprit révolutionnaire d’un Miles Mathis (voir son analyse ici), ni la vision globale d’un analyste comme Elliott Freed, j’évoquerai prochainement dans ma propre analyse un autre élément, pourtant flagrant, que ni l’un ni l’autre ne semblent considèrer comme majeur.

Source.


Le projet

Qu’est-ce qu’ils préparent?

Elliott Freed

15 mars

J’ai entendu parler de ce projet pour la première fois en 2008. Les personnes qui m’en ont parlé prétendaient le connaître depuis 1996. J’ai pris conscience de la nécessité d’un projet pour la première fois en 2004.

Comment cela s’est-il traduit pour moi?

En 2004, j’ai réalisé que non seulement l’approvisionnement en pétrole avait une limite, mais que cette limite surviendrait bien avant la fin du pétrole. La limite était le point médian, le pic, comme on dit. Une fois la moitié du pétrole extraite, l’extraction décline progressivement. Cela s’est déjà vérifié pour des champs et des régions spécifiques, et cela se vérifiera pour la planète dans son ensemble.

Il n’y a qu’une quantité X de pétrole dans le sol. Bien que j’admette que nous ne sachions pas à quoi correspond X, nous pouvons chercher des indicateurs pour savoir où nous nous situons dans la courbe de l’essor et du déclin de l’ère du pétrole. Par exemple, nous savons que nous avons atteint le pic du brut léger et non corrosif entre 2004 et 2006. C’est-à-dire que la moitié du pétrole brut léger et non corrosif, le pétrole facile à trouver, à extraire et à raffiner, avait été utilisé. De plus, la quantité de pétrole que nous pouvons extraire du sol chaque année a diminué. Déjà à l’époque où j’ai commencé à m’intéresser à la question, on comblait ce déficit avec des liquides de gaz naturel et des sables bitumineux. Depuis lors, on a accéléré l’extraction et l’utilisation de ces sources et on y a ajouté le pétrole de schiste, le brut lourd, le pétrole obtenu par fracturation hydraulique et d’autres sources. Tous ces produits sont beaucoup plus difficiles à extraire et leur raffinage est complexe et consomme beaucoup d’énergie. Nous utilisons ce pétrole difficile à utiliser uniquement parce qu’il n’y a plus assez de pétrole facile à utiliser.

Quelle quantité totale de pétrole reste-t-il? Sommes-nous proches du pic? L’avons-nous dépassé? Des estimations prudentes et bien informées de la situation suggèrent que le pic total pourrait déja avoir été atteint en 2016, voire en 2018. Des estimations plus libérales et optimistes indiquent que le pic sera atteint au milieu de cette décennie, peut-être en 2024, et que la quantité de pétrole que nous pouvons extraire diminuera ensuite chaque année jusqu’à ce que nous n’en utilisions plus du tout. Quelle que soit la date exacte, nous voyons autour de nous des signes de tension entre l’offre et la demande.

Quand on considére cette situation d’un point de vue purement matériel, on réalise qu’il y a un défi majeur à relever. Notre principale source d’énergie pour le secteur du transport est limitée, et le devient chaque année davantage. Nous pouvons en voir les résultats en termes de prix du pétrole et du gaz, ainsi que toutes les autres hausse de prix dont nous sommes témoins en ce début d’année 2022. Tous ces biens et services incluent le prix du transport et des autres utilisations d’hydrocarbures dans les prix de détail que nous payons. Bien que d’autres forces soient également en jeu, le resserrement de l’offre de pétrole et d’essence est une force majeure qui échappe au contrôle humain.

Beaucoup de gens pointeront du doigt les restrictions mises en place par le président actuel comme cause de l’augmentation actuelle des prix. Là encore, elles ont un certain effet, mais il ne faut pas oublier que, même si la phase IV de l’oléoduc Keystone aurait pu rendre le transport du pétrole plus pratique, tout ce pétrole provenant des sables bitumineux canadiens et des gisements de schiste de Bakken est quand même extrait et utilisé. Le reste de l’oléoduc est en service. Le pétrole que le président actuel a déclaré hors limites pourrait atténuer la hausse actuelle des prix, mais pas de beaucoup. Qui plus est, cela ne modifierait pas la courbe globale de la hausse et de la baisse de façon appréciable. Les personnes qui établissent des prévisions sur cinquante ou cent ans reconnaissent qu’il n’y a pas grand-chose à faire pour modifier la courbe de cette hausse et de cette baisse, si ce n’est un peu de bricolage politique. Je ne puis aborder tous les mensonges racontés au sujet de l’approvisionnement en pétrole par les investisseurs précoces qui espèrent écouler leur investissement sur des personnes sans méfiance. Si vous croyez que les États-Unis ont des centaines d’années de réserves de pétrole, tout ce que je peux dire, c’est caveat emptor. Vous n’avez rien appris sur la façon dont les médias manipulent les gens à la demande de leurs riches propriétaires.

Si on considére la question de l’approvisionnement en pétrole d’un point de vue financier, on voit une image plus complexe. Il n’est pas technologiquement complexe de remplacer le pétrole et le gaz par d’autres formes d’énergie. Nous disposons d’autres sources d’énergie et de la technologie pour les exploiter. Il y a bien quelques obstacles, mais les ingénieurs sont créatifs et les étudient en permanence, et améliorent et étendent les possibilités.

Ce qui est beaucoup plus problématique, c’est l’ordre social et les institutions sociales qui ont vu le jour pendant l’ère du pétrole. Je ne prétends pas qu’ils ont été exactement conçus pour l’ère du pétrole, mais d’une certaine manière, c’est le cas. Au minimum, ils se sont développés parallèlement au pétrole et sont intimement liés à celui-ci. Il est facile de les critiquer pour les nombreux défauts qu’ils présentent d’un point de vue humain. Quelle que soit notre opinion sur la moralité d’un tel ordre social, il constitue la manière dont nous avons organisé notre société pendant des siècles. Or, ce qui a soutenu cet ordre social disparaît à un rythme croissant. Nous pouvons imaginer deux lignes sur un graphique, notre ordre social et le pétrole qui l’alimente. De 1859 à 2006, elles ont progressé en parallèle. De 2006 à aujourd’hui, elles se sont mises à diverger. Alors que la ligne représentant l’ordre social continue de grimper, la ligne représentant l’approvisionnement en pétrole s’est aplatie. D’un jour à l’autre, elle se mettra à descendre. C’est peut-être déjà chose faite.

Quel est cet ordre social? De toute évidence, il est très complexe. Pour tenter d’en faire ressortir la forme, je vais en décrire ici une structure majeure, celle qui, selon moi, joue un rôle central dans ce qui se passe dans le monde actuellement, la finance.

L’origine de notre système financier mondial actuel remonte au début du XVIIe siècle. La première banque moderne était la Banque d’Amsterdam. Alors que les explorations outre-mer se multipliaient, les marchands et les investisseurs devaient trouver le moyen de générer la fluidité nécessaire pour financer la colonisation européenne du reste du monde, la création de l’empire euro-américain moderne. Fondée sur des principes bancaires plus anciens, établis au cours des cinq mille ans d’histoire de la monnaie, affrétée par des banques dont l’histoire remonte au moins au début de la Renaissance et dont les origines se perdent dans la nuit des temps pour tous ceux qui n’ont pas accès à leurs anciens coffres, la Banque d’Amsterdam a jeté les bases de l’expansion européenne, et nous pouvons constater tout autour de nous à quel point ce système a réussi.

Le problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est que ce système nécessite une croissance continue du total des actifs. Il a été conçu très intentionnellement dans ce but. Alors qu’un individu peut vivre d’argent liquide, ou au moins de dépôts positifs sur son compte, le système dans son ensemble nécessite d’emprunter continuellement, et cet emprunt doit se faire contre un actif. C’est-à-dire qu’il doit y avoir une sorte de richesse tangible offerte à la banque pour que celle-ci génère de l’argent, et cet argent doit être remboursé avec des intérêts. Cela signifie que chaque année, de nouveaux actifs doivent être ajoutés afin que le système dans son ensemble dispose d’une quantité suffisante d’argent frais pour assurer le service des dettes existantes et stimuler l’économie. Dans ce système, il y aura toujours plus de dette totale que d’argent et cet écart ne cessera de croître.

Mis en place à l’origine pour faciliter la colonisation et la construction d’empire, le système a reçu un coup de pouce énorme et inattendu. L’ère du pétrole, dont le coup d’envoi a été donné officiellement en 1859 en Pennsylvanie, a fourni une source inimaginable de nouveaux actifs, à savoir l’énergie elle-même ainsi que tout ce qui pouvait être fait avec cette énergie. Cette vaste richesse énergétique a permis une explosion démographique qui, à son tour, est devenue un autre atout.

En 1950, il était clair pour quiconque se trouvait à ces échelons que l’approvisionnement en pétrole était limité. Le roi Abdullah ibn Saud, fondateur de l’Arabie Saoudite, était bien conscient de ces limites lorsqu’il a déclaré: « J’ai chevauché un chameau. Mes enfants volent en avion à réaction. Leurs enfants voleront dans des avions à réaction. Leurs enfants chevaucheront des chameaux. » Ses petits-enfants sont vieux et leurs enfants prennent maintenant le contrôle du pays.

Bien qu’aucun commentaire public et officiel n’ait été fait par les personnes occupant ces échelons, nous pouvons supposer qu’elles n’ont pas simplement fermé les yeux sur les menaces pesant sur leur richesse et leur hégémonie. Sans avoir connaissance des conversations qu’ils ont eues, nous pouvons imaginer que ces conversations ont eu lieu et qu’il est probable qu’ils aient élaboré un projet pour faire face à la situation. Si les entreprises de bois d’œuvre plantent des forêts qu’elles savent qu’elles ne récolteront pas avant soixante ans, nous pouvons imaginer que d’autres types d’entreprises font également des projets à long terme.

Quels sont ces projets? Encore une fois, je n’ai pas de connaissances privilégiées. Pour des raisons que je ne conçois pas, je n’ai pas été invité à ces réunions. Je dois donc observer les actions des personnes qui élaborent ces projets pour voir comment elles les mettent en œuvre. Je dois également formuler des hypothèses. Si j’étais invité à de telles réunions, que suggérerait-on? De quoi discuterions-nous?

L’un de mes exemples préférés d’une telle réunion et des projets qui en ont découlé sont les réunions que le nouveau vice-président, Dick Cheney, a tenues à la Maison Blanche peu après son entrée en fonction, à l’hiver 2001. Au milieu des années 90, Haliburton, une société avec laquelle il a entretenu des liens étroits, s’était rendue en Afghanistan pour négocier le tracé d’un gazoduc qui traverserait la région jusqu’à l’océan Indien pour être acheminé dans le monde entier vers des raffineries. Lorsque les talibans ont pris le contrôle du pays, ils ont mis un terme à ces négociations et ont chassé les sociétés du pays. En réponse, Cheney et d’autres personnes qui deviendraient plus tard des figures centrales de l’administration Bush ont fondé le Project for a New American Century en 1996. À l’époque, leur site Web appelait ouvertement à une opération sous faux drapeau qui susciterait le soutien du public aux guerres en Afghanistan et en Irak. Après avoir été élu vice-président, Cheney a invité les chefs de toutes les grandes sociétés pétrolières à des réunions secrètes à huis clos à la Maison Blanche. Nous pouvions voir qui y entrait et qui en sortait. Nous pouvons voir ce qui s’est passé ensuite. Mais nous ne pouvons qu’émettre des hypothèses sur ce qui a été réellement discuté et décidé dans la pièce elle-même.

Encore une fois, indépendamment de ces réunions particulières, nous devons supposer que les personnes qui dirigent des sociétés de plusieurs milliards de dollars dans des industries de plusieurs trillions de dollars savent ce que nous savons sur leurs propres industries, et planifient en conséquence.

Quels sont ces projets? Qu’est-ce que les sociétés bancaires prévoient d’utiliser comme nouveaux actifs lorsque le pétrole se tarira? Que prévoient-elles d’utiliser comme énergie?

À l’université, au début des années 1990, j’ai étudié la génétique. Lorsque j’ai étudié la finance et le droit commercial en 2008, j’ai fait le rapprochement entre deux et deux. Ce n’était pas difficile. La somme est égale à quatre. C’était évident. La prochaine frontière de la colonisation était le génome, la vie elle-même. L’espace est envisagé, mais la capacité de coloniser l’espace est trop éloignée. En attendant, ils avaient besoin de quelque chose de plus accessible. Il y a beaucoup de petites classes d’actifs, mais quelle sera la prochaine colonisation mondiale, le prochain âge du pétrole? Quelle est la prochaine grande classe d’actifs qui permettra au système de rester en vie pendant des générations, voire des siècles?

Comme l’a dit récemment le PDG de Bayer lors d’un discours public, le covid leur a fourni l’opportunité dont ils avaient besoin. Si on avait demandé aux gens avant le covid s’ils voulaient qu’on leur injecte des gènes fabriqués, brevetés et appartenant à des entreprises, 95% d’entre eux auraient été horrifiés. Maintenant, ils font la queue et se considèrent comme des héros, et veulent exiler ceux qui ne participent pas.

Encore une fois, je n’étais pas dans le secret des réunions privées de planification, mais nous pouvons voir ce qui a été fait et voir comment cela s’aligne sur ce qui est logique du point de vue des besoins purement mécaniques du système. Et nous pouvons lire les documents et écouter les discours des personnes impliquées [NdT. cf. la critique du bouquin de Klaus Schwab ici].

Pour que le système financier tel que nous le connaissons survive, ils ont besoin des gènes. Ils ne peuvent pas s’approprier les gènes naturels, ils doivent donc les remplacer par des gènes fabriqués et brevetés qui sont la propriété des entreprises. C’est pourquoi il est important d’injecter ces gènes aux gens à une échelle massive. Ce que nous avons vu avec le covid n’est que le début. C’est la première étape, la première expérience publique à grande échelle.

Du point de vue d’un manifestant ou d’un défenseur de la liberté de la santé, il peut sembler que nous sommes en train de gagner, car la vérité éclate et les gens réagissent selon leur nature. D’un point de vue plus large, nous devons réaliser qu’ils ne peuvent pas s’arrêter. S’ils le font, le système financier s’effondre. Il ne s’agit pas seulement de savoir si les personnes en position d’autorité apparente veulent s’arrêter ou non. S’arrêter ou continuer est une question existentielle pour l’ensemble du système financier et pour toute la société dont il constitue le cadre spirituel et à travers lequel nous organisons notre subsistance matérielle (voir mon essai sur la façon dont le système financier constitue le cadre spirituel de la société moderne).

Plus la pression sur le système augmente et plus il devient intenable et inhumain, plus les personnes humaines seront évincées et remplacées par des personnes inhumaines capables de faire l’inimaginable. Nous observons déjà ce schéma, et il ne fera que s’intensifier au fil du temps, alors que la pression et l’inhumanité augmentent. Nous pouvons déjà voir comment ce qu’ils font, en essayant de remplacer notre génome naturel par leur génome breveté et en essayant de nous forcer à nous y conformer en utilisant des mesures effroyables et traumatisantes qui ont brutalisé une génération d’enfants et causé d’innombrables autres dommages, est un mal qui dépasse ce que la plupart des humains peuvent imaginer. Déjà, un grand nombre de personnes ont suivi le mouvement, soit en soutenant et en mettant en œuvre cette horreur de manière véhémente et vigoureuse, soit en s’y conformant discrètement afin de ne pas causer de problèmes pour elles-mêmes.

Jusqu’à quel point la situation va-t-elle empirer avant de s’effondrer complètement? Combien d’inhumanité l’humanité peut-elle supporter?

Existe-t-il une autre voie?


Texte original

The Plan

What are they up to?

Elliott Freed

Mar 15

I first heard about the plan in 2008. The people who told me of it claimed to have known since 1996. I first realized the need for a plan in 2004.

How did this come about for me?

In 2004, I realized that not only was the oil supply limited, but that the limit was far closer than the end of oil. The limit was the mid point, the peak, as they say. Once half the oil is taken out, extraction will begin to decline. This has already proven true for individual fields and regions, and will prove true for the planet as a whole.

There is only X amount of oil in the ground. While I will concede that we do not know what X is, we can look for indicators of where we are within the rise and fall of the age of oil. For example, we know we hit the light, sweet crude peak between 2004 and 2006. That is, half the light, sweet crude, the easy to find, extract and refine oil, had been used. Forever more, the amount we can get out of the ground each year has declined. Already at the time that I began looking into the issue, they were making up the shortfall with natural gas liquids and tar sands. Since then, they have ramped up extraction and use of those sources and added the shale oil, heavy crude, the oil they get from hydraulic fracturing, aka fracking, and other sources. All of this is much more difficult to extract and complex and energy intensive to refine. We are only using the difficult to use oil because there is no longer enough of the easy to use stuff.

How much total oil remains? How close are we to the peak? Have we gone over it? Well informed, conservative estimates of the situation suggest that the total peak could have been as early as 2016, possibly as late as 2018. More liberal, optimistic estimates point towards the middle of this decade, possibly 2024 as the moment that we will hit that peak and the amount of oil we can extract will decline every year after that until we no longer use any at all. Whatever the exact date, we can see all around us the proof that supply and demand are tight.

If we consider this from a purely material perspective, we realize we have a major challenge on our hands. Our primary source of transportation energy is limited, and is becoming more severely limited each year. We can see the results of that in terms of oil and gas prices, as well as all the other rising prices we are witnessing here in early 2022. All those goods and services include the price of transportation and other hydrocarbon use in the retail prices we pay. While there are other forces also at play, the tightening oil and gasoline supply are major ones that are beyond the scope of human control.

Many people will point to restrictions put in place by the current president as the cause of the current price increases. Again, they do have some effect, but we have to remember, while phase IV of the Keystone pipeline would have made shipping the oil more convenient, all that oil from the Canadian tar sands and the Bakken shale fields is still being extracted and used. The rest of the pipeline is in use. The oil that has been declared off limits by the current president may take the edge off the current price increases, but not by much. What is more, it will not change the overall shape of the rise and fall by any appreciable amount. People making fifty to hundred year plans recognize that not much can be done to change the shape of that rise and fall beyond a little political tinkering. I cannot address all the lies being told about the oil supply by early investors who are hoping to dump their investment on the unsuspecting. If you believe the U.S. has hundreds of years worth of oil, all I can say is, caveat emptor. You have learned nothing about how the media manipulates people at the behest of their wealthy owners.

If we consider the issue of the oil supply from the financial perspective, we see a more complex picture. To make the simple, material shift to replace oil and gas with other forms of energy is not technologically complex. We have other sources of energy and the technology to harvest them. There are some hurdles, but the engineers are creative, and are constantly addressing them, and improving and expanding the possibilities.

What is far more problematic is the social order and the social institutions that have arisen during the age of oil. I do not want to say they were exactly designed for the age of oil, but in a way they have been. At the least, they have grown up alongside of and intertwined with oil. It is easy to criticize them for their many faults from a humane standpoint. However we feel about the morality of such a social order, it is how we have organized our society for centuries. Now, that which sustained that social order is disappearing at an increasing rate. We can imagine two lines on a graph, our social order and the oil that fuels it. From 1859 to 2006, they rose alongside each other. From 2006 until now, they have begun to diverge. As the line representing the social order continues to climb, the line representing the oil supply has flattened out. Any day now, it will begin to descend. It may already have.

What is that social order? Obviously, it is very complex. In an attempt to bring its shape into greater relief, I will outline a major structure of it here, one that I feel plays a central role in what is happening in the world now, finance.

Our current worldwide financial system can be traced to the early seventeenth century. The first modern bank was the Bank of Amsterdam. As overseas exploration was increasing, merchants and investors had to figure out how to generate the fluidity necessary to finance European colonization of the rest of the world, the creation of the modern Euro American empire. Based on older banking principles established over the previous five thousand year history of money, chartered by banks whose history goes back at least to the early renaissance, and whose origins are lost in the mists of time to all who do not have access to their ancient vaults, the Bank of Amsterdam laid the groundwork for European expansion, and we can see all around us just how successful that system has been.

The issue we are facing now is, that system requires continual growth in total assets. It was designed very intentionally for that purpose. While any one individual can live on cash, or at least positive deposits in their account, the system as a whole requires continual borrowing, and that borrowing has to be against an asset. That is, there has to be some kind of tangible wealth offered to the bank in order for the bank to generate the money, and that money has to be paid back with interest. This means that each year more assets have to be added so that within the system as a whole, there is sufficient new money to service the existing debts and lubricate the economy. In this system, there will always be more total debt than money and that gap will always grow.

Originally put in place to facilitate colonization and empire building, the system got a huge, unexpected boost. The age of oil, officially kicking off in 1859 in Pennsylvania, provided a previously unimaginable source of new assets, namely, the energy itself as well as all that could be done with that energy. That vast wealth of energy allowed for an exploding population which in turn became another asset.

By 1950, it was clear to anybody in those echelons that the oil supply was limited. King Abdullah ibn Saud, the founder of Saudi Arabia, was well aware of its limitations when he said, “I rode a camel. My children fly in jets. Their children will fly in jets. Their children will ride camels.” His grandchildren are old and their children are now taking over the country.

While no public, official noise has been made by the people in such echelons, we can assume that they did not just turn a blind eye to the threats to their wealth and hegemony. Without any specific knowledge of the conversations they’ve had, we can imagine they had some, and it seems likely they came up with some kind of plan to address the situation. If lumber corporations plant forests they know they will not harvest for sixty years, we can imagine that other types of corporations also make long term plans.

Nos dirigeants ont conclu un pacte avec le Diable, et le Diable vient maintenant réclamer son dû – Charles Hugh Smith.

Deuxième (nouvel) article de Charles Hugh Smith. Pour faire la trilogie, je conclurai juste après par une analyse cinglante de Miles Mathis sur le même sujet et sur la manoeuvre Ukraine.

Vous aurez compris que même si c’est des Etats-Unis qu’il est question, ça concerne l’Europe au premier plan.

Source.


Traduction

Nos dirigeants ont conclu un pacte avec le Diable, et le Diable vient maintenant réclamer son dû

Charles Hugh Smith

21 février 2022

À l’insu de la plupart des gens, les dirigeants américains ont conclu un pacte avec le Diable: plutôt que d’affronter directement les contraintes et les injustices de notre système économico-financier, ce qui exigeait des choix difficiles et des sacrifices de la part des élites politico-financières au pouvoir, nos dirigeants ont choisi de pactiser avec le Diable: en substituant à une prospérité généralisée la création d’une « richesse » sous forme de bulle d’actifs entre les mains d’une minorité.

La promesse du Diable: qu’un mince filet des trillions de dollars accordés à une minorité finirait comme par magie par dégouliner sur le plus grand nombre. Une promesse aussi manifestement ridicule que celle de l’immortalité sur Terre, mais nos dirigeants, lâches et avides, se sont empressés de conclure le marché avec le Diable et ont ensuite prestement gonflé la plus grande bulle de crédit de l’histoire de l’humanité.

Plutôt que de vendre leur âme, les dirigeants américains ont vendu la sécurité et la stabilité futures de la nation. En refusant de s’attaquer aux vrais problèmes tels que révélés par l’effondrement des escroqueries financières en 2008-2009, nos dirigeants – tant la Réserve Fédérale non élue que le « meilleur gouvernement que l’argent puisse acheter » élu – ont choisi de renflouer les escrocs qui leur avaient si généreusement graissé la patte et sacrifié la prospérité du plus grand nombre pour y parvenir.

Cela équivaut plus ou moins à sacrifier des innocents sur l’autel des dieux pour assurer la pérennité du pouvoir des dirigeants.

Le Diable était ravi de procurer à nos dirigeants corrompus et cupides l’illusion de pouvoirs divins. L’accord semblait mutuellement profitable: nous enrichissons les quelques pour cent les plus riches et nous nous déchargeons des coûts et des sacrifices sur la multitude impuissante, à qui l’on a dit qu’elle bénéficierait du filet d’argent qui s’échapperait des poches pleines à craquer des super riches.

Mais aujourd’hui, le Diable réclame son dû: les bulles sans précédent, issues du crédit, des actions, des obligations et de l’immobilier sont en train d’éclater, et tout ce qui reste aux dirigeants corrompus de l’Amérique est de balbutier et débiter des excuses et des promesses vides. Ce qui revient à supplier le Diable de renégocier l’accord, car maintenant, les effets négatifs ne sont pas seulement visibles mais inévitables. Désolé, chers dirigeants américains, le Diable ne répond ni aux supplications ni aux menaces. Désolé, l’accord reste valide comme convenu. Tous vos gains et pouvoirs fictifs vont s’évaporer, et là, la vraie destruction commencera.

Comment tout cela va-t-il finir? Par la ruine, bien sûr. Les lâches et les égoïstes qui nous dirigent peuvent bien se lamenter et dire que c’est le Diable qui les a contraints, mais c’est faux: ils se sont rués pour vendre la stabilité et la sécurité futures de la nation en échange des richesses faciles des bulles et de la corruption.

Coucou, qui c’est?

Texte original

Our Leaders Made a Pact with the Devil, and Now the Devil Wants His Due

Charles Hugh Smith

Feb 22, 2022

Unbeknownst to most people, America’s leadership made a pact with the Devil: rather than face the constraints and injustices of our economic-financial system directly, a reckoning that would require difficult choices and some sacrifice by the ruling financial-political elites, our leaders chose the Devil’s Pact: substitute the creation of asset-bubble « wealth » in the hands of the few for widespread prosperity.

The Devil’s promise: that some thin trickle of the trillions of dollars bestowed on the few would magically trickle down to the many. This was as visibly foolish as the promise of immortality on Planet Earth, but our craven, greedy leadership quickly sealed the deal with the Devil and promptly inflated the greatest credit-asset bubble in human history.

Rather than trade away one’s soul, America’s leaders traded away the future security and stability of the nation. By refusing to deal with the real problems exposed by the collapsing financial scams in 2008-09, our leaders–both the unelected Federal Reserve and the elected « best government money can buy »–chose to bail out the scammers who had greased their palms so generously and sacrificed the prosperity of the many to do so.

This is more or less the equivalent of sacrificing innocents at the altar of the gods to ensure the leaders’ rule will continue to be successful.

The Devil was delighted to serve up the illusion of godlike powers to our corrupt, greedy leaders. The deal looked oh-so win-win: we enrich the top few percent and offload the costs and sacrifices on the powerless many, who were told that they would benefit from the trickle of cash leaking out of the super-wealthy’s bulging pockets.

But now the Devil is demanding his due: the unprecedented credit-fueled bubbles in stocks, bonds and real estate are popping, and America’s corrupt leaders can only stammer and spew excuses and empty promises. All this amounts to begging the Devil to renegotiate the deal because now the downside is not just visible but inevitable. So sorry, America’s leadership–the Devil doesn’t respond to pleas or threats. Sorry about that; the deal stands as agreed. All your bogus gains and powers will evaporate, and then the destruction really begins.

How does all this end? In ruin, of course. Our craven, self-serving leadership may well bleat, « the Devil made us do it! » but that is not true: they fell all over themselves to sell the future stability and security of the nation for the quick-fix riches of bubbles and corruption.

Et si ça casse? – par Charles Hugh Smith.

J’aimerais vraiment vous donner de bonnes nouvelles. Si mes articles vous dépriment, imaginez que j’en lis cinquante de la même eau pour en publier un seul. Il y a encore du doom and gloom dans l’air, notamment à propos de notre vieille amie la protéine de pointe, et c’est encore mille fois pire que tout ce qu’on pouvait imaginer. Chouette époque.

On va commencer par parler systèmes, notamment économiques, de leur corruption et de leur fragilité. Voici un récent article de Charles Hugh Smith, auteur déjà publié sur ce blog. Il y en a un autre du même en préparation, plus un autre de Elliott Freed – sur l’effondrement système, pas uniquement économique – et j’avais promis un petit mot d’encouragement de Miles Mathis, qui pense qu’on peut toujours s’en sortir. Et puis j’ai deux ou trois articles à écrire moi-même. Après tout ça, sauf erreur ou omission de ma part, je tente de boucler (avec seulement un an de retard) le sous-titrage de la conférence de Nikki Florio.

Enfin bref, tout va se vautrer, c’est le printemps, profitez de la vie et du soleil. Ça soigne.

Source.


Et si ça casse?

Charles Hugh Smith

7 mars 2022

Très peu de gens se demandent: et si ça casse? Voilà une question que l’on peut poser à propos de beaucoup de choses: écrans tactiles, cartes mères, outils, véhicules, chaînes d’approvisionnement et systèmes entiers: et si ça casse?

La première chose qu’on remarquera, c’est la quantité de choses qui ne peuvent pas être réparées, juste être remplacées. Bonne chance pour réparer l’écran tactile ou la carte mère de votre véhicule. Oups, la crevaison de votre pneu se situe dans le flanc, aucune réparation possible, achetez un nouveau pneu.

L’ensemble du système économique suppose deux choses: 1) il y aura toujours des rechanges pour tout ce qui ne peut pas être réparé et 2) il y aura toujours des substituts pour tout ce dont nous avons besoin. Le bœuf est trop cher? Alors achetez de la fausse viande. Si elle est trop chère, remplacez-la par du poulet. Et ainsi de suite: il y aura toujours un substitut qu’on pourra développer à l’échelle mondiale et dont le prix diminuera à mesure qu’il se développera.

Malheureusement, ces deux hypothèses sont fausses. Il n’existe aucun substitut au pétrole et aux engrais. Tout ce qu’on a, ce sont des « si« : si on construit 1.000 réacteurs nucléaires, on pourra convertir cette électricité en hydrogène, qui sera le carburant de l’avenir. Et ainsi de suite. Si, si, si. C’est bien, mais ce n’est pas évident de dépasser le stade du « si »: oups, on a besoin d’hydrocarbures pour construire les 1.000 réacteurs nucléaires et tous les équipements complexes nécessaires à la conversion de l’eau de mer en hydrogène à une échelle significative.

Non seulement il y a un tas de choses pour lesquelles il n’existe aucun substitut, mais pour lesquelles il n’y a pas non plus de pièces de rechange. C’est bien dommage que tout votre système de maison intelligente soit tombé en panne. Le vendeur du gadget connecté à votre hub a fait faillite et il n’y a donc pas de pièces de rechange ni de mises à jour logicielles. Il semble bien que vous deviez remplacer l’ensemble du système. Mais comme le logiciel était de toute façon obsolète, il était temps de le mettre à jour.

Le problème est qu’on ne peut pas remplacer des systèmes entiers une fois qu’ils tombent en panne. Le traitement des eaux usées, la livraison de nourriture, la fabrication de fournitures médicales et de médicaments, la livraison de matières premières pour la fabrication de plastiques – l’ensemble de l’économie mondiale est maintenant un système étroitement lié avec peu de rechanges […] et zéro substitut pour l’ensemble des choses qui comptent.

L’un des rares mouvements positifs de ces dernières années est le droit à la réparation. L’idée est de bannir la ruse préférée des entreprises pour envoyer rapidement votre vieux produit à la Décharge en scellant l’appareil pour le rendre impossible à ouvrir et en annulant la garantie si quelqu’un tente de réparer ce qui a été conçu pour être irréparable.

Le fondement de l’Economie de la Décharge est de fabriquer des produits qui ne peuvent pas être réparés et qui sont conçus pour tomber en panne pour vous obliger à en acheter un nouveau – et vite. Mais la réparation n’est pas assurée. Si votre véhicule a été fabriqué à des millions d’exemplaires, il sera possible de trouver des fournisseurs tiers pour les pièces. Mais le temps et le coût jouent contre la disponibilité des pièces de rechange. Il n’y a aucune garantie que les pièces de rechange resteront disponibles. Oui, certaines peuvent être extrudées dans des imprimantes 3D, mais il existe un grand nombre de choses qui ne peuvent pas être fabriquées sur des imprimantes 3D: fils spéciaux, puces informatiques, alliages, etc.

Passons maintenant aux systèmes à plus grande échelle: où sont les pièces de rechange lorsque la démocratie ne fonctionne plus? Qu’en est-il des systèmes qui acheminent le pétrole et les aliments frais sur des milliers de kilomètres?

La fiabilité de ces systèmes non réparables a créé une confiance infondée dans leur permanence et leur durabilité. Alors que de plus en plus de choses sont produites par des fournisseurs uniques, que les chaînes d’approvisionnement s’étendent et intègrent de nouveaux points de défaillance, que les chaînes de dépendance deviennent de plus en plus complexes, tous ces systèmes – politiques, technologiques, logistiques – deviennent plus fragiles – le contraire de durables.

La foi dans les pouvoirs infinis de la substitution, qui se résume à « acheter un nouveau produit », a privé l’économie de sa résilience et de sa capacité à trouver des solutions de rechange. Plus rien n’est réparable, par conséquent plus personne ne sait comment réparer quoi que ce soit. Tout est scellé, par conséquent plus personne ne sait même ce qui se trouve à l’intérieur du système. Puisque nous sommes assurés qu’il existe un substitut ou une rechange à tout, nous avons oublié comment les choses fonctionnent concrètement. Les personnes les plus compétentes et les plus brillantes n’ont jamais vu un haricot vert pousser sur une tige ou réfléchi à la manière dont toutes les marchandises qui font que leur « argent » est utile – dans le sens où cet « argent » peut acheter des choses – ont été fabriquées ou cultivées, nettoyées, emballées, expédiées et livrées.

Comme je l’explique dans mon livre Global Crisis, National Renewal: A (Revolutionary) Grand Strategy for the United States, les systèmes étroitement liés et les systèmes centralisés sont destinés à échouer. Truffez le système de chaînes de dépendance étranglées par des points de défaillance pour lesquels il n’existe aucune solution ni aucun substitut, puis étendez ces chaînes sur l’ensemble de la planète et vous obtenez un système optimisé pour la fragilité et la défaillance.

Et si ça casse? Quel est le plan B, la solution de rechange, la réparation? Que se passe-t-il si on ne peut pas acheter un nouveau système de livraison de nourriture en rayon, ou une nouvelle démocratie qu’il suffit de déballer et de brancher? Où sont les substituts abondants et bon marché pour tout ce qui est devenu chroniquement rare parce qu’il n’y a pas de substituts?

Faire de l’ensemble de l’économie une Economie de Décharge qui s’appuie sur un fantasme de rechanges et de substitutions infinis est le summum de l’orgueil et de la sottise, tout comme l’est le concept de la guerre comme solution pour réparer tout ce qui est cassé.


Texte original

What If It Breaks?

Charles Hugh Smith

March 07, 2022

Very few people ask: what if it breaks? It’s a question we can ask of a great many things: touchscreens, motherboards, tools, vehicles, supply chains and entire systems: what if it breaks?

The first thing we notice is the great number of things which can’t be repaired, they can only be replaced. Good luck repairing the touchscreen or motherboard in your vehicle. Oops, the puncture in your tire is in the sidewall, no repair possible, buy a new tire.

The entire economic system assumes two things: 1) there will always be replacements for everything that can’t be repaired and 2) there will always be substitutes for everything we want. Beef too expensive? Then buy fake-meat. If that’s too expensive, substitute chicken. And so on: there will always be a substitute that can scale globally that will get cheaper as it scales.

Unfortunately, both assumptions are false. There are no replacements for oil and fertilizers. What we have are ifs: if we build 1,000 nuclear reactors, then we can convert this electricity into hydrogen which will be the fuel of the future. And so on. If, if, if. Nice, but getting beyond if is non-trivial: oops, we need hydrocarbon energy to build the 1,000 nuclear reactors and all the complex equipment to convert seawater into hydrogen on a scale large enough to matter.

Not only are there no substitutes for many things, there are no replacement parts, either. Too bad about your entire Smart Home system going down. The vendor of the do-hickey that’s connected to your hub went out of business and so there’s no replacement parts or software upgrades. Looks like you’ll have to replace the entire system. But since the software was out of date anyway, it was time to upgrade anyway.

The problem is we can’t replace entire systems when they break down. Sewage treatment, delivery of food, manufacture of medical supplies and medications, delivery of feedstock for plastics manufacturing–the entire global economy is now a tightly bound system with few replacements for anything that matters and no substitutions for all the things that matter.

One of the few positive movements of the past few years is right to repair. The idea here is to outlaw corporation’s favorite trick to speed your old product’s pathway to the Landfill by sealing the device to make it impossible to open and voiding the warranty should anyone attempt to repair what was designed to be unrepairable.

The foundation of the Landfill Economy is to make stuff that can’t be repaired and is designed to fail so you have to buy a new one–and soon. But repair is not guaranteed. If you happen to own a vehicle which was manufactured in the millions, there will likely be third-party suppliers for parts. But time and cost both erode the availability of replacement parts. There is no guarantee replacement parts will be available. Yes, some can be extruded in 3D printers, but there are a great many things that can’t be fabbed on 3D printers: specialty wires, computer chips, alloys, etc.

Moving on to larger scale systems: where’s the replacement parts when democracy breaks? How about the systems that deliver oil and fresh food over thousands of miles?

The dependability of these unrepairable systems has given us a false confidence in their permanence and durability. As more things become sole-source, as supply chains stretch and add additional points of failure, as the dependency chains increase in complexity, all these systems–political, technological, logistics–become more fragile–the opposite of durable.

The « buy a new one » faith in the infinite powers of substitution has stripped the economy of resilience and the ability to fashion workarounds. Since things can no longer be repaired, nobody knows how to repair anything. Since everything is sealed, nobody even knows what’s inside the system. Since we’re assured everything can be substituted and replaced, we no longer know how anything actually works. The best and the brightest have never seen a green bean growing on the plant or considered how all the goodies that make their « money » useful– as in, there are things available for your « money » to buy–were fabricated or grown, cleaned, packaged, shipped and delivered.

As I explain in my book Global Crisis, National Renewal: A (Revolutionary) Grand Strategy for the United States, tightly bound systems and centralized systems are essentially designed to fail. Load the system with dependency chains choked with points of failure for which there are no fixes or substitutes and then stretch those chains across the globe and you get a system optimized for fragility and failure.

What if it breaks? What’s your Plan B, your workaround, your fix? What if you can’t buy a new food delivery system off the shelf, or a new democracy that all you have to do is unwrap and plug it in? Where are the cheap, abundant substitutions for everything that’s now chronically scarce because there are no substitutes?

Making your entire economy a Landfill Economy dependent on the fantasy of infinite replacements and substitutions is the height of hubris and folly, right up there with war is a solution that will fix everything that’s broken.

Jeux de guerre.

Ce qui se déroule aujourd’hui est un jeu à trois niveaux.

Les deux premiers sont le piège taillé sur mesure pour créer des « pro » est des « anti » et empêcher l’accès au troisième niveau – schéma que j’ai déjà souvent abordé, notamment ici. Dans les deux cas, l’objectif majeur est de valider ou non la légitimité d’un problème créé de toutes pièces, une guerre à la demande, préparée lors de la délimitation des frontières à la fin de l’URSS et par la destruction de l’économie russe, tout comme la Deuxième Guerre Mondiale fut préparée par le tracé des frontières de l’Allemagne et la République de Weimar à l’issue de la Première, avec comme objectif l’établissement d’un nouveau modèle économique axé sur le dollar et la mise sous tutelle américaine de l’Europe et d’une large part de la planète.

Ce rôle précédemment joué par les Etats-Unis au niveau international est aujourd’hui voué à disparaître. Les « sanctions » sont essentiellement une opération de sabordage de leur zone d’influence, qui entraînera celle-ci dans leur naufrage programmé.

Les objectifs de cette guerre sont donc clairement différents de ce qui est colporté par les médias et les gouvernements occidentaux, qui en sont les complices. Comme je l’ai déjà expliqué, les sanctions n’auront aucun effet durable sur une Russie qui a de quoi tenir au moins deux ans là où l’Europe tiendra deux mois (voir interview de Charles Gave) et en profitera pour établir une nouvelle structure d’échange commercial avec la Chine. Ces sanctions dévasteront ce qui reste des économies occidentales et de leurs infrastructures industrielles, notamment dans le secteur clé de l’énergie, comme l’explique l’article suivant:

Qui risque d’être affecté par les restrictions d’approvisionnement?

Les grands importateurs de brut russe, comme les raffineries néerlandaises et britanniques, peuvent passer à d’autres mélanges, mais c’est moins facile pour les raffineries méditerranéennes, notamment l’Italie. Elles sont configurées pour des qualités telles que le brut léger de l’Oural, le brut léger iranien et le brut léger arabe. Elles sont déjà privées de pétrole léger iranien en raison des sanctions et la perte de brut russe leur poserait un problème supplémentaire.

Les raffineries domestiques dans des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la République tchèque seront également touchées. Elles ont été littéralement construites sur des oléoducs en provenance de Russie, et n’ont donc pas une grande capacité de stockage. Elles reçoivent également du pétrole par des oléoducs en provenance de lieux tels que Wilhelmshaven, Rotterdam et Anvers, mais pour elles, la perte potentielle de brut russe poserait tout de même un sérieux problème. Lorsque les raffineries ne raffinent pas, elles perdent de l’argent et le prix des produits tels que l’essence et le diesel augmente pour tout le monde.

Pour aider les raffineries de ce type à fonctionner, il serait très judicieux que Joe Biden lève les sanctions contre l’Iran afin de détendre un peu le marché. Bien que la production iranienne ne remonterait pas tout de suite, l’Iran dispose de quelque 80 millions de barils de pétrole stockés dans des navires, ce qui pourrait faire une grande différence sur le marché.

Outre le brut russe, la perte de produits pétroliers serait également très douloureuse pour certains clients. Outre le Royaume-Uni et la France, l’Allemagne est un gros acheteur de diesel russe. Une grande partie du fioul lourd est en fait acheminée vers les États-Unis pour être mélangée à des types de fioul domestique plus légers, en remplacement de la perte des importations vénézuéliennes due aux sanctions. De nombreux produits russes (des composants tels que le naphte) sont également mélangés à l’essence et vendus sur le continent américain.

Pour parachever l’oeuvre, on nous promet deux choses. D’une part, une nouvelle invasion migratoire d’un million d’ukrainiens, perspective très douteuse à ce stade vu que les femmes et les enfants autorisés à quitter le territoire pour venir s’intaller dans une UE – qui leur accorde un visa de deux ans – pourraient changer d’avis assez rapidement devant le contraste entre la politique nationale de zéro immigration de leur pays d’origine et l’environnement « multiculturel » de leur pays d’accueil.

D’autre part, on nous annonce à grands cris que la Russie est censée préparer et lancer des cyber-attaques, ce qui n’a strictement aucun sens, puisque la sécurité informatique occidentale découle directement d’un programme conçu en partenariat avec divers acteurs russes, comme l’explique cet article:

En termes de partenariats G3P [Global Public-Private Partnership ou Partenariat Public-Privé Mondial], celui de la Russie est peut-être l’un des plus proches du FEM [Forum Economique Mondial]. L’exercice mondial annuel de formation à la cybersécurité Cyber-Polygon du FEM est orchestré par Bi.Zone, une filiale de la Sberbank

Bi.Zone est responsable de la conception et de l’exécution des scénarios et exercices du Cyber Polygon. Sberbank est une banque russe détenue majoritairement par l’État et fait partie des membres fondateurs du Centre pour la Cybersécurité [Center for Cybersecurity] (CCS) du FEM.

Parmi les autres partenaires du CCS figurent le Carnegie Endowment for International Peace (CEIP) [Fondation Carnegie pour la Paix Internationale], un groupe de réflexion américain sur la politique étrangère, Europol (qui représente les gouvernements de l’UE), INTERPOL, l’Organisation des États américains (qui représente les gouvernements des sous-continents nord et sud-américains), ainsi que les centres nationaux de cybersécurité d’Israël, du Royaume-Uni, de la Corée, de l’Arabie saoudite et de la Suisse (siège de la BRI) [Banque des Règlements Internationaux].

Parmi les nombreuses sociétés impliquées dans le Cyber Polygon 2021, ce sont les sociétés russes qui constituaient le plus grand contingent national. En outre, le FEM est partenaire du Forum Economique International de Saint-Pétersbourg (SPIEF) [St Petersburg International Economic Forum]. 

La Fondation Internationale SPIEF a été créée à St Petersbourg en 1998 sous la direction de Herman Gref. Il était à l’époque vice-gouverneur de la ville. 

En 1993, Gref était également un proche associé d’Anotoly Sobchak à Saint-Pétersbourg, où Poutine était le conseiller principal de Sobchak. M. Gref est actuellement PDG et Président de la Sberbank.

En 2017, Schwab a reconnu que la SPIEF et la Russie étaient des leaders mondiaux en matière de réglementation internationale et a déclaré:

« Dans le nouvel environnement économique et en tenant compte des dernières avancées technologiques, nous sommes confrontés à la nécessité de nouveaux formats de coopération. [. . .] Je suis absolument certain que la Russie, qui est l’un des leaders en matière de régulation mondiale responsable, doit jouer un rôle central dans la détermination de nouvelles formes de coexistence à l’ère de la quatrième révolution industrielle. »

La Russie et le SPIEF font partie du réseau G3P et sont fortement impliqués dans la cybersécurité mondiale et, en particulier, dans la réglementation de la technologie. Il est clair que, grâce à des partenaires tels que le CFR [Council on Foreign Relations] , la BMGF [Bill and Melinda Gates Foundation] et le FEM, le Partenariat Public-Privé Mondial promeut un programme politique mondial soutenu par les deux côtés du fossé Est-Ouest.

Les actifs du FEM, tels que Trudeau et d’autres officiels compromis, sont positionnés pour faire en sorte que la mise en place des politiques se fasse avec le moins de friction possible. Le gouvernement russe et, comme nous le verrons, le gouvernement chinois sont des parties prenantes tout aussi actives dans les efforts de gouvernance mondiale du G3P.

Si l’on en croit les médias occidentaux, il s’agit d’une énigme apparemment insondable. Alors que ces États-nations sont des partenaires du G3P, on nous dit qu’ils sapent également l’IRBO [International Rules-Based Order ou Ordre International fondé sur le Droit]. Quelque chose ne colle pas.

Selon Reuters, les banques européennes doivent se préparer à subir des cyberattaques russes. CBS affirme que le DHS [Department of Homeland Security] est en état d’alerte maximale en prévision de la cyber-guerre qui s’annonce, tandis que les médias britanniques ont diffusé le même genre d’histoires d’épouvante. Forbes a rapporté que la Russie mène une cyber-guerre contre l’Occident depuis 20 ans et le Guardian a affirmé qu’il s’agissait d’une pratique typique de la Fédération de Russie.

Tout cela semble extrêmement étrange étant donné que des entreprises mondiales occidentales telles qu’IBM, Deutsche Bank et Santander ont participé à des exercices de préparation du Cyber Polygon, en grande partie dirigés par une banque d’État russe. Si toutes les affirmations des médias sont un tant soit peu plausibles, le seul risque d’espionnage industriel aurait été considérable.

Des gouvernements de tous les pays occidentaux participent au Centre de Cybersécurité du FEM, qui a été fondé, en partie, par la Sberbank. Dans le même temps, ils ne cessent de mettre en garde leurs populations contre le danger des cyberattaques russes.

Ces histoires de cybermenaces russes sont franchement puériles. Les gouvernements et les entreprises occidentaux, qui semblent suivre à la lettre les ordres du G3P, sont apparemment satisfaits de se laisser guider par l’évaluation et les recommandations d’une banque d’État russe en matière de cybersécurité. 

Une raison bien plus crédible à ces histoires racontées par les médias et à l’alarmisme des gouvernements est qu’elles sont conçues pour nous préparer, et à justifier, la transformation numérique du secteur financier [NdT. que le Secrétaire Général de l’ONU Guterres cite comme deuxième priorité mondiale]. Dans son rapport de 2020 sur les cybermenaces, le Carnegie Endowment for International Peace (CEIP) a déclaré que la pseudopandémie avait rendu ce changement nécessaire.

Dans une référence à peine dissimulée à la Russie et à la Chine, le CEIP a affirmé que les cyberattaques dirigées contre des États-nations étaient inévitables. Il a ensuite prédit que la réponse à cette attaque prétendument inévitable serait de fusionner les activités des banques, des autorités financières et de l’appareil de sécurité nationale des États-nations. 

La centralisation de l’autorité, en particulier sur les systèmes financiers, est toujours la solution aux yeux des G3P. Principalement parce qu’ils s’arrogent le droit d’exercer cette autorité.

Pour une meilleure compréhension de la guerre permanente livrée aux peuples, on lira avec intérêt (et une calculette, c’est assez matheux) « Silent Weapons for Quiet Wars » (version originale anglaise et version française, sans les formules), dont la paternité a en définitive été revendiquée par un certain Hartford Van Dyke (vidéo ici). C’est un document à l’histoire mouvementée – prétendument trouvé par hasard – ce qui rappelle l’autre fausse révélation des « Protocoles de Sion ». On trouvera toutefois dans l’un comme dans l’autre quelques infos intéressantes et le principe fondamental que c’est le système entier qui constitue un outil de guerre contre les peuples.

Ça devient difficile d’en douter.

Bientôt une crise alimentaire mondiale? – par Edward Slavsquat.

Je vous l’annonce depuis plus d’un an (voir un exemple ici). Je n’avais juste pas prévu que la seule attaque biologique – enfin, surtout les « mesures » qui l’ont entourée – ne suffiraient pas à suffisamment compromettre le secteur agro-alimentaire et les réseaux de distribution. Il fallait rejouer la bonne vieille carte de la guerre chaude – et des « mesures » qui l’entourent – pour nous mettre dans la merde noire qui se profile.

Vous aurez compris, chers lecteurs, qu’il devient urgent de faire du stock alimentaire – et d’espérer qu’ils ne sera pas confisqué pour le « bien commun », voir article en lien ci-dessus. Je recommande également de prévoir de quoi « tenir » au niveau énergie, surtout au niveau domestique. J’ai déjà pris pas mal de précautions mais, pour l’anecdote, ça fait plusieurs mois que j’attends un simple devis pour l’installation de panneaux solaires et de batteries. Je me demandais, à moitié sérieusement, s’il ne fallait tout simplement pas un piston politique pour qu’on s’occupe un peu de nous. Quand on ajoute à ça les listes d’attente de plusieurs mois pour l’achat d’un véhicule neuf (il y a pénurie de microprocesseurs, voyez-vous), le tableau évoque de plus en plus la vie dans les Républiques Soviétiques. Il ne manque plus que les files d’attente devant les magasins. Vous aurez compris qu’elles arrivent…

Vous noterez à ce propos une petite ironie (en apparence) de l’Histoire: les textes qui figurent dans le premier lien ci-dessus parlent de la famine de 1932-1933… en Ukraine.

Je me fais depuis pas mal de temps exactement la même réflexion que Riley, et sans doute que vous: ces connards ne nous foutront jamais la paix.

Source.


Traduction

Bientôt une crise alimentaire mondiale?

Il se trouve que la Russie et l’Ukraine revêtent une certaine importance si on aime manger.

Edward Slavsquat

5 mars

Ces connards ne nous foutront jamais la paix.

Par Riley Waggaman, écrivain basé à Moscou et ancien  » éditeur principal  » de RT.

Avec la botte de la biosécurité qui leur écrase le cou, les sacs à viande [NdT. nous] du monde entier ont été divisés en deux camps qui affirment vouloir la même chose: la libération des opprimés… en Ukraine.

Mais là n’est pas la question.

Parlons de nourriture, ou plus précisément: de son manque à venir.

Alors que la plèbe s’échange des platitudes sans signification sur les médias sociaux, une crise alimentaire mondiale nous guette. Ne pourrions-nous pas tous nous entendre, et manger? Ca pourrait être un bon compromis en ces temps de polarisation croissante.

Il s’avère que la Russie et l’Ukraine ont une certaine importance dans le Département de la Prévention de la Famine. A moins d’un revirement rapide sur la scène mondiale, les prix des aliments vont augmenter. Beaucoup. Et c’est presque le meilleur scénario possible.

Commençons par quelques chiffres:

Environ un tiers des exportations mondiales d’orge proviennent de la Russie et de l’Ukraine cumulées, 29% du blé, 19% du maïs, ainsi que 80% de l’huile de tournesol. Une grande partie de ces produits est généralement expédiée par les ports de Odessa ou de Kherson, sur la mer Noire.

Imaginez maintenant qu’une guerre – pardon, une « non-guerre » – et une liste interminable de sanctions compliquent l’exportation de ces produits agricoles. Y compris les engrais et les nutriments pour les cultures – que la Russie envoie aux agriculteurs du monde entier.

En prime, imaginez qu’il devienne plus coûteux de transporter toutes ces marchandises russes et ukrainiennes – et celles de tous les autres – en raison de la flambée des prix du carburant.

Pas besoin d’imaginer quoi que ce soit, bien sûr. Bienvenue en 2022. Comme l’a noté le 4 mars le Ministère Russe de l’Industrie et du Commerce:

En raison de la croissance rapide des prix mondiaux du gaz, les usines ont réduit la production d’engrais, ce qui n’a fait qu’augmenter la demande de produits russes sur le marché mondial…

Actuellement, on assiste à une situation où, en raison du sabotage des livraisons par un certain nombre de sociétés de logistique étrangères, les agriculteurs d’Europe et d’autres pays ne peuvent pas recevoir les volumes d’engrais prévus dans les contrats. Cela crée des risques évidents de mauvaises récoltes et, par conséquent, de pénuries alimentaires pour les pays d’Europe occidentale et orientale, d’Amérique latine, d’Asie du Sud et du Sud-Est.

Passons brièvement en revue certains des dégâts.

Des bastions de stabilité comme l’Égypte, le Liban et la Libye dépendent des importations de blé russe et ukrainien. Les stocks de blé empêcheront probablement une pénurie catastrophique à court terme, mais une augmentation même modeste du prix du pain pourrait suffire à déclencher un Mad Max Moyen-Oriental.

Mais ne vous sentez pas mis à l’écart si vous vivez en Europe.

« Tout est en train de montrer une croissance verticale. L’ensemble de la chaîne de production alimentaire subit des pressions de toutes parts », a déclaré au Sydney Morning Herald Abdolreza Abbassian, ancien responsable des agro-marchés à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. « Je n’ai jamais rien vu de tel en 30 ans et je crains que les prix ne soient beaucoup plus élevés pour la saison 2022-2023. La situation est tout simplement catastrophique et, à un moment donné, les gens vont se rendre compte de ce qui peut se produire. Nous allons tous devoir nous serrer la ceinture, et l’ambiance pourrait devenir très désagréable même dans les pays de l’OCDE comme la Grande-Bretagne », a-t-il déclaré.

La Russie est-elle autosuffisante?

Le passe-temps favori de Washington est de bombarder par drone des pays lointains sans aucune raison ; sa deuxième activité favorite est de sanctionner la Russie. Également sans aucune raison.

Il n’est donc pas vraiment surprenant que les États-Unis menacent Moscou de nouvelles restrictions économiques, prétendument pour dissuader les Russes de faire n’importe quoi en Ukraine. Ok, peu importe.

[Lien vers l’article complet (en anglais)]

Et n’oublions pas Hamburgerland.

En début de semaine, un producteur de maïs et de soja a déclaré à Tucker Carlson que « la flambée des prix des engrais risque de faire grimper les prix des aliments » et a prédit que les factures des courses alimentaires atteindront 1000 dollars par mois. Il a également mis en garde contre le « syndrome du rayon vide ».

Bloomberg décrit littéralement la situation à laquelle nous sommes confrontés comme une sorte de dilemme (ou d’opportunité?) malthusien:

Il est difficile de surestimer l’importance des engrais. L’arrivée des engrais synthétiques à base d’ammoniac, il y a environ un siècle, est largement reconnue comme ayant aidé la production alimentaire à suivre le rythme de la croissance démographique mondiale, libérant ainsi l’humanité de sa contrainte malthusienne. Au cours de cette période, la population de la planète est passée de 1,7 milliard à 7,7 milliards, en grande partie grâce à l’énorme croissance des rendements agricoles. Certains experts ont estimé que la population mondiale pourrait être la moitié de ce qu’elle est aujourd’hui sans les engrais azotés.

Hmmmm.

Il y a aussi des problèmes à venir pour les Russes (et votre humble correspondant à Moscou).

La substitution des importations était censée protéger la Russie des manigances économiques. Cette politique a donné un énorme coup de pouce à l’agriculture russe, mais il y a un problème.

Outre les céréales, la Russie importe la quasi-totalité de ses semences. Oui, même les semences de pommes de terre.

« Nous n’avons pas nos propres semences »: les agriculteurs ont mis en garde contre une hausse du prix des légumes à Volgograd et dans la région.
Selon les agriculteurs, toutes les semences sont achetées à l’étranger – en devises étrangères.

Comme l’explique un agriculteur russe:

 » Aujourd’hui, nous achetons des semences à l’étranger, car pendant l’ère Eltsine, tous les stocks de semences ont été détruits, et les stations de semences ont été fermées, explique Arkady Dudov, agriculteur. « Il faut des décennies pour faire revivre tout cela… Par conséquent, toutes nos semences sont maintenant néerlandaises et américaines. Ils nous vendent des hybrides que nous cultivons.

Le 1er février, un législateur russe de haut rang a qualifié la dépendance de son pays à l’égard des semences importées de quasi-catastrophique:

Le Conseil de la Fédération a qualifié la situation d’autosuffisance en semences de pommes de terre de quasi-catastrophique.

Cela s’ajoute à une inflation galopante (qui n’est pas propre à la Russie, bien sûr). Avant même que la non-guerre ne commence, les prix des produits de base comme le sarrasin explosaient.

Le sarrasin, les saucisses et les boulettes ont connu la plus forte hausse de prix dans les magasins russes

Entre-temps, l’agriculture russe dépend presque entièrement des équipements importés, ce qui crée des problèmes supplémentaires pour les agriculteurs:

L’interdiction des transactions avec les non-résidents de la Fédération de Russie, ainsi que les sanctions américaines et européennes concernant l’arrêt des livraisons d’équipements sur le marché russe, vont créer des problèmes importants pour les producteurs agricoles nationaux. Les acteurs du marché signalent un degré extrêmement élevé de dépendance à l’égard des équipements, des consommables et des composants importés, qui ne peuvent pas actuellement être remplacés par des analogues russes. Les experts notent que si la Russie est en mesure de satisfaire ses propres besoins en produits de base, toutefois, compte tenu de la structure actuelle de la production, des problèmes pourraient survenir à moyen terme.

C’est un peu la pagaille.

Comme l’a fait remarquer l’autre jour le principal rabat-joie de Russie:

On comprend déjà la tournure des événements – le terrain est aménagé pour la perturbation de la campagne de semis de cette année. Voici les actions militaires en Ukraine, voici les restrictions imposées à la hâte sur l’approvisionnement en engrais, voici les interdictions hystériques sur les exportations alimentaires. Elles ne font que commencer, mais selon la logique des choses, elles se transformeront en un véritable éboulement dans un mois à peine.

La crise (et après elle la catastrophe à retardement) peut toucher plusieurs régions à la fois, dont les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord sont les plus importantes et les plus vastes. Les déséquilibres entraîneront une flambée des prix, la panique et la spéculation sur le marché alimentaire. Le prix du blé augmente déjà à un rythme rapide. Tout cela se traduira par une forte hausse des prix des produits alimentaires de base socialement importants, et un paradoxe bien connu apparaîtra : malgré l’excès de denrées alimentaires, leur consommation sera fortement réduite. Selon diverses estimations, la catastrophe concernera des macro-régions comptant au total 2 milliards d’habitants.

C’est pourquoi l' »opération spéciale » est un épisode mineur de peu d’importance dans le contexte des cataclysmes imminents. Pour ceux qui meurent aujourd’hui sur le territoire de l’Ukraine, cela constitue bien sûr une maigre consolation, mais la position de l’Occident semble extrêmement pragmatique. Et, bien sûr, cynique. Le processus est lancé, ces neuf jours ont lancé la transition d’une phase « épidémie » à une autre phase – la  » faim « .

Le fait que l’Ukraine et la Russie aient été utilisées comme un outil ne parle pas tant de l’esprit de l’Occident, mais de la stupidité impénétrable des participants directs à la compétition actuelle.

Voilà qui résume bien la situation.


Texte original

Up next: Global food crisis?

Turns out Russia and Ukraine are sort of important if you like eating food

Edward Slavsquat

March 5

These jerks will never leave us alone

By Riley Waggaman, a Moscow-based writer and former “senior editor” at RT

With the biosecurity jackboot pressed against their necks, the meatshields of the world have been divided into two camps claiming to want the same thing: the liberation of the oppressed… in Ukraine.

But that’s neither here nor there.

Let’s talk about food, or more specifically: the soon-to-be lack of it.

As the plebes sling meaningless platitudes at each other on social media, a global food crisis is sneaking up on us. Can’t we all get along, and eat? This seems like a good compromise during these increasingly polarizing times.

Turns out Russia and Ukraine are sort of important in the Famine-Prevention Department. Unless there is a rapid U-turn on the world stage, food prices are going to go up. Way up. And that’s almost the best case scenario.

Let’s start with some numbers:

Roughly a third of world exports of barley come from Russia and Ukraine combined, 29 per cent of wheat, 19 per cent of maize, as well as 80 per cent of sunflower oil. Much of this is usually shipped through the Black Sea ports of Odesa, or Kherson.

Now imagine if a war—sorry, “not-war”—and an endless list of sanctions complicated the export of these agricultural products. Including fertilizers and crop nutrients—which Russia sends to farmers all over the world.

As an added bonus, imagine if it becomes more expensive to transport all this Russian and Ukrainian stuff—and everyone else’s stuff—because of soaring fuel prices.

No need to imagine anything, of course. Welcome to 2022. As the Russian Ministry of Industry and Trade noted on March 4:

Due to the rapid growth of world gas prices, plants have reduced the production of fertilizers, which only increased the demand for Russian products on the global market…

Currently, a situation is emerging where, due to sabotage of deliveries by a number of foreign logistics companies, farmers in Europe and other countries cannot receive the contracted volumes of fertilizers. This creates obvious risks of crop failure and, as a result, food shortages for the countries of Western and Eastern Europe, Latin America, South and Southeast Asia.

Let’s briefly survey some of the damage.

Bastions of stability such as Egypt, Lebanon and Libya rely on Russian and Ukrainian wheat imports. Wheat stockpiles will likely prevent a catastrophic shortage in the short-term, but even a modest increase in the price of bread could be enough to trigger Mad Max Middle East.

But don’t feel left out if you live in Europe.

“Everything is going up vertically. The whole production chain for food is under pressure from every side,” Abdolreza Abbassian, the ex-head of agro-markets at the UN’s Food and Agriculture Organisation, told the Sydney Morning Herald. “I have never seen anything like it in 30 years and I fear that prices are going to go much higher in the 2022-2023 season. The situation is just awful and at some point people are going to realise what may be coming. We’re all going to have to tighten our belts, and the mood could get very nasty even in OECD countries like Britain,” he said.

Is Russia self-sufficient?

Washington’s favorite hobby is drone-bombing faraway lands for no reason whatsoever; its second-favorite activity is sanctioning Russia. Also for no reason at all.

So it’s not exactly surprising that the United States is threatening Moscow with new economic restrictions, allegedly to dissuade the Russians from any monkey business in Ukraine. Okay, whatever.

[Link to full article]

And let’s not forget Hamburgerland.

Earlier this week, a corn and soybean farmer told Tucker Carlson that “soaring fertilizer prices are likely to spike food prices” and predicted grocery bills will reach $1000 a month. He also warned of “empty shelf syndrome.”

Bloomberg literally describes the situation we’re facing as some sort of Malthusian dilemma (or opportunity?):

It’s hard to overstate the importance of fertilizer. The advent of synthetic ammonia fertilizers about a century ago is widely credited for helping food production keep pace with global population growth, freeing humankind from its Malthusian constraint. In that time, the planet’s population has gone from 1.7 billion to 7.7 billion, largely thanks to enormous growth in crop yields. Some experts have estimated that the global population might be half of what it is today without nitrogen fertilizer.

Ummmm.

There’s also trouble up ahead for the Russians (and your humble Moscow correspondent).

Import substitution was supposed to shield Russia from economic shenanigans. The policy has given a huge boost to Russian agriculture—but there’s a problem.

Apart from grains, Russia imports nearly all of its seeds. Yes, even potato seeds.

Sigh.

As one Russian farmer explained:

Today we buy seeds abroad, because during the Yeltsin era all seed funds were destroyed, and seed stations were closed,” said farmer Arkady Dudov. “It takes decades to revive all this… As a result, all our seeds are now Dutch and American. They sell us hybrids that we grow.

On February 1—ah, simpler times!—a senior Russian lawmaker described his country’s reliance on imported seeds as close to catastrophic:

5D potato seed chess.

This is on top of soaring inflation (not unique to Russia of course). Even before the non-war began, the prices of basic staples like buckwheat were exploding.

Truly painful for many Russians, especially pensioners.

Meanwhile, Russian agriculture is almost entirely dependent on imported equipment, creating further problems for farmers:

The ban on transactions with non-residents of the Russian Federation, as well as US and European sanctions regarding the termination of supplies of equipment to the Russian market, will create significant problems for domestic agricultural producers. Market participants declare an extremely high degree of dependence on imported equipment, consumables and components, which cannot be replaced by Russian analogues now. Experts note that while Russia is able to meet its own needs for basic products, however, given the current structure of production, problems may arise in the medium term.

It’s a bit of a mess.

As Russia’s top party-pooper noted the other day:

It is already clear how events are unfolding—the ground is being prepared for the disruption of this year’s sowing campaign. Here are military actions in Ukraine, here are hastily imposed restrictions on the supply of fertilizers, here are convulsive bans on food exports. They are just beginning, but according to the logic of things, they will become a landslide in just a month.

The crisis (and after it the delayed catastrophe) can affect several regions at once, with the Middle East and North Africa becoming the most significant and large-scale. Imbalances will lead to price spikes, panic and speculation in the food market. The price of wheat is already rising at a rapid pace. All this will result in a sharp rise in prices for basic socially important food products, and a well-known paradox will arise—with an excess of food, its consumption will be sharply reduced. According to various estimates, the catastrophe will cover macro-regions with a total population of 2 billion people.

That is why the “special operation” is a minor episode of little importance against the background of impending cataclysms. For those who are dying today on the territory of Ukraine, this, of course, is little consolation, but the position of the West looks extremely pragmatic. And, of course, cynical. The process has been launched, these nine days have launched the transition from one phase “epidemic” to another— “hunger”.

The fact that Ukraine and Russia have been used as a tool speaks not so much about the mind of the West, but about the impenetrable stupidity of the direct participants in the current competition.

Pretty much sums it up.

Les milliardaires ont engagé les millionnaires pour écrire une nouvelle version de Das Kapital – par Toby Rogers.

Dimanche. La tradition veut que pendant que les femmes font la cuisine en parlant layettes, les hommes débattent politique dans le salon. Pour alimenter la conversation, voici un premier article, écrit par Toby Rogers. Sa seule faiblesse est de considérer les dégâts sociétaux actuels comme une conséquence et non comme un objectif – j’y reviendrai.

Toby, de par sa formation, son expérience professionnelle et sa brillante intelligence est un des auteurs les plus pointus sur Substack, plateforme qui relaye la voix de gens comme Steve Kirsch, Jessica Rose, Robert Malone, Ashmedai et d’autres que je publie ici, assez éclairés, compétents et courageux – notion sur laquelle je reviens aussi dans un court article prochain – pour décrypter la guerre en cours. Par sa très grande résilience, le modèle américain est une cible majeure de cette guerre – ce dont ne se cachent d’ailleurs absolument pas les instigateurs du basculement civilisationnel, ceux qui veulent « reconstruire en mieux ». Le Canada est au moins autant dans le viseur, et bien entendu la France, qui en est le pendant européen, d’où le haut niveau de violence – économique, sanitaire et répressif – auxquels sont confrontés ces peuples. Notre vieil ami Klaus Schwab en revendique ici la responsabilité.

Toby propose ici une solution, incidemment la même que j’évoquais il y a plus d’un an et demi.

Bon courage à tous.

Source.


Traduction

Les milliardaires ont engagé les millionnaires pour écrire une nouvelle version de Das Kapital.

Oh bon sang, tout ça va mal finir.

Toby Rogers

20 février

Lire cet article, c’est comme écouter quelqu’un décrire des projets de création d’un Jurassic Park. Je suppose que c’est possible, mais tout le monde sait que ça finira mal.

Qu’est-ce qui peut remplacer les marchés libres? Des groupes consacrent 41 millions de dollars à cette question.

Deux fondations se sont engagées à financer des recherches économiques et politiques centrées sur des alternatives à la pensée économique traditionnelle.

Examinons les faits, après quoi j’expliquerai pourquoi je pense que c’est une mauvaise idée.

La Fondation William et Flora Hewlett et le Réseau Omidyar ont annoncé mercredi qu’ils consacreraient plus de 41 millions de dollars à la recherche économique et politique centrée sur les alternatives [à l’économie néolibérale].

« Le néolibéralisme est mort, mais nous n’avons pas encore élaboré de solution pour le remplacer », a déclaré Larry Kramer, président de la Fondation Hewlett.

Les premiers bénéficiaires de subventions pour la mise en place de programmes de recherche sont la Kennedy School de la Harvard University, la Howard University, la Johns Hopkins University, le Massachusetts Institute of Technology et le Santa Fe Institute.

La Fondation Ford et les Open Society Foundations ont promis de se joindre à ce programme et d’accorder des subventions dans le courant de l’année à des centres de recherche à l’étranger, a déclaré M. Kramer.

Il est vrai que nous avons désespérément besoin d’alternatives à l’économie néolibérale – fait que j’ai souligné à plusieurs reprises sur mon Substack. Mais ces institutions ne sont pas les plus compétentes pour développer ces nouvelles approches.

Le monde est actuellement dirigé par des technocrates – le Forum Economique Mondial, Davos, la Fondation Gates, l’Organisation Mondiale de la Santé, et les partis Verts/Démocrates/Libéraux/Travaillistes agissent tous en fonction d’une croyance qui veut qu’une classe dirigeante d’élites hautement qualifiées est en droit de gouverner puisque ce sont elles qui prendront les meilleures décisions. Et ils ont complètement foiré. Le monde est aujourd’hui confronté à des inégalités exponentiellement croissantes, à la corruption et à la confiscation, à la polarisation politique, aux maladies chroniques, aux pandémies et à la mort, ainsi qu’à une tendance de toutes les économies développées à imiter la Chine en matière de surveillance numérique, de censure et de contrôle étatique totalitaire. Toutes ces conséquences désastreuses sont le résultat direct de la prise de pouvoir par des technocrates incapables de cerner la philosophie politique et les besoins/intérêts des citoyens.

Ce qui sortira de ce nouveau projet de 41 millions de dollars sera un Das Kapital pour Technocrates. Et nous en voyons déjà des signes dans la façon dont ces institutions abordent la question de la recherche. Par exemple:

Le projet du M.I.T. étudiera les défis auxquels sont confrontés les travailleurs qui ne disposent pas de quatre ans de formation universitaire – qui représentent près des deux tiers de la main-d’œuvre nationale – et les mesures qui pourraient améliorer leurs emplois ou les faire accéder à des professions mieux rémunérées.

Le groupe du M.I.T. étudiera également les politiques et les incitations visant à orienter le développement technologique de manière à améliorer la productivité des travailleurs plutôt qu’à les remplacer.

Ok, donc le MIT va recevoir 8 millions de dollars pour recommander davantage de formation professionnelle!? Sérieusement? C’est la même vieille idée, brandie depuis le mandat de Bill Clinton par le Parti Démocrate (comme prétexte à instaurer encore plus de mondialisation). Absolument personne, à l’exception des bougiecrates [NdT. néologisme et jeu de mots sur « bougie cats« , pour décrire les technocrates issus d’une classe de nantis, désignés par le terme d’argot « bougie« ], ne croit que ça puisse constituer une solution aux problèmes de la société.

J’irai droit au but. Ces institutions – les bailleurs de fonds: la William and Flora Hewlett Foundation, Le Réseau Omidyar, la Fondation Ford, les Open Society Foundations, et les universitaires: la Harvard Kennedy School, la Howard University (qui a accepté l’argent du sang pour participer à la dernière version de l’expérience Tuskegee) [NdT. voir ici, la version dont parle Toby est évidemment la gestion du Corona par les gouvernements], Johns Hopkins, le MIT, et le Santa Fe Institute (fondé par des physiciens qui ont participé aux recherches sur les armes nucléaires à Los Alamos) sont tous si profondément ancrés dans la mentalité technocrate et la bulle d’information technocrate qu’ils sont totalement incapables de comprendre le problème et n’ont aucune idée des alternatives possibles.

Ce projet confie aux renards la tâche de réaménager le poulailler dans le but de réduire les inégalités entre les poules.

Ce dont nous avons désespérément besoin, c’est d’une révolution à même de pulvériser la technocratie. C’est ce que les bougiecrates craignent plus que tout (raison pour laquelle Trudeau utilise des stormtroopers pour écrabouiller les camionneurs pour le compte de ses patrons du Forum Economique Mondial). Ceux qui se soucient réellement du fait que le monde est sur la mauvaise voie pourraient y remédier en libérant 8 milliards de personnes, en les laissant s’exprimer, en leur laissant le champ libre et en leur permettant d’être créatifs selon leurs propres sens intuitifs du merveilleux et du devoir. Le remède aux problèmes auxquels le monde est actuellement confronté impliquerait de laisser 8 milliards de personnes mettre en oeuvre leur propre capacité d’action. Et ce que ces technocrates proposent à la place, c’est de microgérer la population mondiale par le biais de l’économie comportementale et du bio-fascisme.

J’irai même un peu plus loin. On veut dégager un trillion de dollars par an pour stimuler l’économie mondiale? Alors il faut abandonner immédiatement et définitivement le programme de vaccination, dans le monde entier. Par le biais des programmes de vaccination, l’industrie pharmaceutique occasionne des lésions iatrogènes qui coûtent au niveau global un trillion de dollars par an. L’industrie pharmaceutique perçoit des centaines de milliards de dollars pour ses vaccins toxiques et 5 à 10 fois plus pour les traitements brevetés des maladies chroniques causées par ces vaccins. C’est le modèle commercial le plus corrompu depuis le Passage du milieu [NdT. voir ici]. Lorsque les gouvernements du monde entier tomberont à court d’argent dans les années à venir et qu’ils ne pourront plus en imprimer sans déclencher une hyperinflation (comme c’est déjà le cas aux États-Unis), l’abandon du programme de vaccination sera le SEUL moyen d’injecter un stimulus économique dans l’économie.

Certains ne sont pas encore prêts à l’entendre. Mais au fur et à mesure que nos systèmes économiques et politiques s’effondreront dans les années à venir sous le poids du fascisme pharmaceutique, ce que je viens de décrire finira par devenir une évidence.

Bénédictions aux guerriers! 🙌

Prières pour les camionneurs! 🙏

Renversez les bougiecrates! ✊

Faites-moi savoir dans les commentaires: si vous aviez un souhait pour le monde, dont vous sauriez qu’il serait exaucé, quel serait-il ?


Texte original

The billionaires have hired the millionaires to write a new version of Das Kapital

Oh dear, this does not end well

Toby Rogers

Feb 20

Reading this article felt like hearing someone describe plans to create a Jurassic Park. I suppose ya could but everyone knows that this does not end well.

What Can Replace Free Markets? Groups Pledge $41 Million to Find Out.

Two foundations committed funding for economic and policy research focused on alternatives to traditional economic thinking.

Let’s walk through the facts and then I’ll explain why I think that this is a bad idea.

The William and Flora Hewlett Foundation and Omidyar Network announced on Wednesday that they were committing more than $41 million to economic and policy research focused on alternatives [to neoliberal economics].

“Neoliberalism is dead, but we haven’t developed a replacement,” said Larry Kramer, president of the Hewlett Foundation.

The initial recipients of grants to set up research programs are Harvard University’s Kennedy School, Howard University, Johns Hopkins University, the Massachusetts Institute of Technology and the Santa Fe Institute.

The Ford Foundation and the Open Society Foundations have pledged to join the initiative and make grants later this year for research centers abroad, Mr. Kramer said.

It is true that we desperately need alternatives to neoliberal economics — something I have pointed out repeatedly on my Substack. But these are not the proper institutions to foster these new ideas.

The world right now is run by technocrats — the World Economic Forum, Davos, the Gates Foundation, W.H.O., and Greens/Democrats/Liberal/Labor Parties all operate from the belief that a ruling class of highly educated elites is entitled to govern because they will make the best decisions. And they have made a total mess of things. The world is now beset with skyrocketing inequality; corruption and capture; political polarization; chronic illness, pandemics, and death; and a move by all developed economies to emulate China with digital surveillance, censorship, and totalitarian state control. All of these horrible outcomes are a direct result of the technocrats taking power and not understanding either political philosophy nor the needs/interests of citizens.

What we will get from this new $41 million project is Das Kapital for Technocrats. And we already see hints of this in the descriptions of how these institutions will approach the research question. For example:

The M.I.T. project will research the challenges faced by workers without four-year college degrees — nearly two-thirds of the nation’s work force — and steps that could improve their jobs or lift them into higher-paying occupations.

The M.I.T. group will also explore policies and incentives to steer technological development in ways that enhance the productivity of workers instead of replace them.

Okay so MIT is going to get $8 million to recommend more job training!? Really!? This is the same idea that Democrats have been flogging (as a cover to push for more globalization) since Bill Clinton. Literally no one believes that this is the remedy for what is ailing society — except the bougiecrats.

I’ll cut to the chase. These institutions — the funders: the William and Flora Hewlett Foundation, Omidyar Nework, Ford Foundation, the Open Society Foundations, and the academics: Harvard Kennedy School, Howard University (that accepted blood money to participate in the latest version of the Tuskegee experiment), Johns Hopkins, MIT, and the Santa Fe Institute (founded by physicists who did nuclear weapons research at Los Alamos) are all so deeply ensconced in the technocrat mindset and the technocrat information bubble that they are completely incapable of understanding the problem and have no idea what the alternatives might be.

This project is asking the foxes to redesign the hen house in the name of reducing inequality amongst chickens.

What we desperately need is a revolution to smash the technocracy into dust. The bougiecrats fear this more than anything else (which is why Trudeau is using storm troopers to crush the truckers on behalf of his bosses at the World Economic Forum). If one cares about the fact that the world is on the wrong track, the remedy is to set 8 billion people free, let them use their voice, get out of their way, and let them create from their own intuitive sense of wonder and purpose. The remedy for the problems the world is facing right now is to allow 8 billion people to experience their own personal sense of agency. And what these technocrats will propose instead is to micromanage the global population through behavioral economics and bio-fascism.

I’ll even go one step further. You want a trillion dollars a year in global economic stimulus? Abandon the vaccine program worldwide immediately and permanently. Pharma is inflicting a trillion dollars a year in iatrogenic injury worldwide via vaccine programs. Pharma gets paid hundreds of billions of dollars for toxic vaccines and 5x to 10x more for patented treatments for the chronic conditions caused by vaccines. It’s the most corrupt business model since the Middle Passage. As governments around the world run out of money in the coming years and cannot print more without triggering hyperinflation (as is already happening in the U.S.), abandoning the vaccine program will be the ONLY way of injecting economic stimulus into the economy.

Some people are not able to hear this yet. But as our economic and political systems collapse over the coming years under the weight of Pharma fascism, what I’ve just described will eventually become common sense.


Blessings to the warriors! 🙌

Prayers for the truckers! 🙏

Overthrow the bougiecrats! ✊

In the comments, please let me know — if you had one wish for the world, that you knew would be granted, what would it be?

Pénétration dans les cabinets.

Pour ceux qui viendraient d’arriver, les Young Global Leaders sont ces jeunes talents prometteurs que le Forum Economique Mondial forme à ses objectifs – c’est à dire majoritairement des crapules psychopathes à qui on tend les clés du pouvoir mondial.

Pour la liste complète, voir ici.

Pour un article (en anglais) à ce sujet sur Swiss Policy Research, voir ici.

Traduction

Schwab: « Et je dois dire, quand je mentionne nos noms comme ceux de Mme Merkel, et même Vladimir Poutine et ainsi de suite, ils ont tous été Young Global Leaders du Forum Economique Mondial. Mais ce dont nous sommes très fiers aujourd’hui, c’est que la jeune génération comme le Premier Ministre Trudeau, le Président de l’Argentine et ainsi de suite, c’est que nous pénétrons les cabinets. Hier, j’étais à une réception pour le Premier Ministre Trudeau et je sais que la moitié de son cabinet, voire plus, est composée de Young Global Leaders du Forum Economique Mondial. »

Gergen: « Et c’est vrai aussi en Argentine. »

Schwab: « C’est vrai en Argentine et c’est vrai en France maintenant, je veux dire avec le président, avec les Young Global Leaders. »


Transcription originale

Schwab: “And I have to say, when I mention our names like Mrs Merkel, even Vladimir Putin and so on, they all have been Young Global Leaders of the World Economic Forum. But what we are very proud of now is the young generation like Prime Minister Trudeau, President of Argentina and so on, is that we penetrate the cabinets. So yesterday I was at a reception for Prime Minister Trudeau and I know that half of this cabinet or even more than half of this cabinet are actually Young Global Leaders of the World Economic Forum.”

Gergen: “And that’s true in Argentina as well.”

Schwab: “It’s true in Argentina and it’s true in France now, I mean with the President, with Young Global Leaders.”

Nouvelles en vrac, troisième édition.

Plutôt que l’amour, que l’argent, que la gloire, donnez-moi la vérité. – Henry David Thoreau

Décès du Pr Luc Montagnier

C’est France-Soir qui l’a annoncé mercredi. Nous perdons un courageux scientifique.

Matthew Ehret – un brillant auteur qui travaille un peu trop pour la Chine à mon goût – a publié cet excellent article sur la recherche menée par le Professeur, ses découvertes et leurs implications. Je vais tenter de trouver le temps de le traduire. Si vous parlez la langue, n’hésitez pas à aller le lire. Vous pouvez éventuellement utiliser ce traducteur automatique.

GoFuckYourself

Long article du 5 février sur ZeroHedge, mis à jour, que je tente de résumer.

La plateforme GoFundMe avait récolté 9 millions de dollars de dons pour le Freedom Convoy canadien, somme qui leur permettrait de tenir le siège pendant quatre ans. Après avoir refusé d’obtempérer aux ordres du gouvernement canadien qui leur demandait de bloquer cette somme, GoFundMe en a initialement distribué un million aux bénéficiaires, les camionneurs, dont la revendication unique – contrairement à ce qui est relaté dans les médias – est la fin de l’obligation vaccinale, pour ensuite revenir sur sa décision.

Après le blocage de la ville d’Ottawa, de nombreuse villes canadiennes sont aujourd’hui paralysées. Exemple:

GoFundMe a ensuite aimablement proposé aux donateurs de réclamer un remboursement, faute de quoi les dons seraient distribués à des « oeuvres » de leur choix, possiblement des organes tels que BlackLivesMatter ou Antifa, pour qui ils ont déjà levé des fonds sans rechigner. Devant le risque de se voir réclamer 15$ par remboursement, GoFundMe a finalement procédé à un remboursement automatique.

Au moins deux nouvelles levées de fonds ont été faites depuis, une via GiveSendGo, qui a levé plus de neuf millions de dollars et via la plateforme Tallycoin, qui avait déjà levé 700.000$ le lendemain de l’annonce de GoFundMe – et plus de 900.000$ à l’heure ou j’écris ces lignes.

La police d’Ottawa menace de représailles en justice les participants au Freedom Convoy et les donateurs, décrits comme des agitateurs violents d’extrême-droite dans des médias qui font semblant de ne pas comprendre le sens réel des croix gammées taguées sur les bâtiments gouvernementaux.

Un Freedom Convoy (ou Convoi de la Liberté) européen se déroule en ce moment à Paris, où la police et l’armée ont été déployés. La police a d’ores et déjà exercé des violences sur la foule.

Pour plus d’infos, vous pouvez suivre ce fil sur Twitter. J’ai passé la soirée à le parcourir, ainsi que les fils connexes qui renvoient vers d’autres Convois et soulèvements populaires dans de nombreux autres pays. Ce convoi se rendra lundi à Bruxelles.

Nous vivons des moments historiques.

Mise à jour 27/02: un nouveau convoi parcourt les Etats-Unis et se dirige vers Washington, ici, ici et ici. En Europe, plus rien pour l’instant. On est trop occupés à avoir peur de la Russie, apparemment.

Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable. – JFK

Athlètes morts: mise à jour

Selon l’article mentionné sur cette page publiée le 27 décembre, les chiffres des arrêts cardiaques et des morts soudaines chez les sportifs injectés étaient alors respectivement de 383 et 220. Ils sont aujourd’hui de 642 et 398. Ils ont donc presque doublé en un mois et demi.

Gary Dempsey: Je suis joueur professionnel depuis presque 20 ans. Depuis 1996 [alors ça fait 25 ans, non?]. J’ai joué près de 500 matches. Dans des clubs et en international. Je n’y ai absolument jamais vu d’arrêt cardiaque. Ni dans le public, ni chez les joueurs. C’est vraiment très inquiétant.

A propos de ces chiffres, le Washington Post – donc la CIA – vous expliquera ceci:

« L’histoire d’athlètes morts à cause de vaccins contre le coronavirus trouve son origine dans de mystérieux sites Internet autrichiens liés au parti populiste d’extrême droite de ce pays, le Parti de la Liberté. »

Je suppose qu’il faut donc aussi considérer ce simple montage vidéo comme un pamphlet néo-nazi.

Récapitulons.

Vous êtes contre l’obligation vaccinale? Vous êtes d’extrême-droite.

Vous comptez les athlètes morts? Vous êtes d’extrême-droite.

Il fut un temps où il fallait au moins afficher une vague tendance politique – par exemple, ne pas être complètement de gauche – pour mériter cette étiquette. C’est désormais superflu, même si vous êtes de gauche: il suffit de vouloir rester en vie. Les seuls gauchistes autorisés sont ceux qui souhaitent la mort des non-injectés.

Attendez, il y a mieux.

Terroristes

La Maison Blanche lance un assaut sans précédent contre la liberté d’expression en Amérique. Elle ne se contente plus de contraindre les entreprises de médias sociaux à effacer les opinions dissidentes. Elle semble préparer le terrain pour recourir aux pouvoirs de la police fédérale.

Comment lire autrement le « National Terrorism Advisory System Bulletin » publié mardi par le Département de la Sécurité Intérieure? Sa première phrase:

SYNTHÈSE DE LA MENACE TERRORISTE POUR LES ÉTATS-UNIS: Les États-Unis demeurent dans un environnement de menace accrue alimenté par plusieurs facteurs, notamment un environnement en ligne qui abonde en récits faux ou trompeurs et en théories du complot… [c’est moi qui souligne]

Vous avez bien lu.

Le gouvernement affirme maintenant que les « récits trompeurs » sont le vecteur le plus dangereux du terrorisme contre les États-Unis.

La phrase suivante du bulletin:

Ces acteurs de la menace visent à exacerber les frictions sociétales dans le but de semer la discorde et de saper la confiance du public dans les institutions gouvernementales afin d’encourager une agitation qui pourrait potentiellement inspirer des actes de violence. [c’est moi qui souligne]

Vous avez encore bien lu.

Une agence fédérale déclare que le fait de « saper la confiance du public dans les institutions gouvernementales » est désormais considéré comme terrorisme. Le propos ne doit même pas inciter à la rébellion ou à la violence en général, et encore moins contre quelqu’un en particulier. Il doit juste « potentiellement inspirer » la violence.

Merci à Alex Berenson pour cet extrait de son article.

Psychopathes

Pour un point de vue intéressant sur ce genre de folie furieuse, voir également cet article.

Kylie Whiting: Quel est le meilleur endroit pour faire vacciner une enfant de 8 ans effrayée? J’aimerais qu’ils en fassent un événement important. Elle m’a vu m’effondrer après ma deuxième dose et elle a peur.

Cass Duncan: J’ai vécu la même situation et mes trois enfants (8 ans, 6 ans et 4 ans) ont vu qu’on a dû m’emmener en ambulance aux urgences après la deuxième dose. Je les ai emmenés à la clinique pour enfants Your GP Crace. C’était fantastique, des ballons et des sucettes et pas d’attente donc pas de risque d’anxiété.

Merci à Toby Rogers pour cette info complètement surréaliste, et pour ce qui suit.

Victoire!

Pfizer est contraint de retirer sa demande d’autorisation d’utilisation d’urgence d’injections destinées aux enfants de moins de 5 ans devant la vive réaction de l’opinion publique.

Wow! Première page, au-dessus du pli, du NY Times:

Revirement, la FDA retarde sa décision sur les vaccins pour les enfants de moins de 5 ans.

« L’agence et Pfizer-BioNTech ont déclaré qu’ils attendraient des données sur l’efficacité de trois doses du vaccin Covid de la société dans ce groupe d’âge avant de décider si l’on autorise un vaccin à deux doses. »

Que ce soit bien clair – C’EST GRACE A NOUS !!!

Grâce à mon Substack, j’ai lancé le premier appel à l’action pour s’opposer à la demande d’autorisation d’utilisation d’urgence de Pfizer pour les enfants de moins de 5 ans – dans les 24 heures suivant son annonce.

Tous les grands groupes de défense des libertés médicales ont rapidement suivi le mouvement.

Notre message était simple: « La FDA ne doit pas approuver pour les enfants un médicament qui a échoué lors de l’essai clinique ».

Nous avons envoyé des dizaines de milliers de courriels, d’appels, de télécopies et de lettres aux responsables de la FDA. Nous avons soumis des milliers de commentaires officiels via le site web de la FDA. Notre campagne était en train de toucher le grand public et la position de la FDA était scientifiquement indéfendable. Pfizer et la FDA ont donc été contraints de retirer cette demande illégale.

NOTRE APPEL À L’ACTION A FONCTIONNÉ !!!!!!!!!

L’article complet est ici.

Crises cardiaques

La science progresse à grands pas, comme on l’a vu ces derniers mois. Le montage ci-dessus nous informe de quelques facteurs de risque de crise cardiaque nouvellement découverts:

Nous avons aussi:

Et le meilleur pour la fin:

Les NHS (National Health Services) anglais ont donc lancé une campagne nationale pour inciter les gens à appeler les services d’urgence dès les premiers signes – c’est délicat de leur part.

Curieusement – excepté celui sur les fans de foot – tous ces articles datent de fin 2021, début 2022. Ils ont pourtant omis un facteur de risque dans cette liste.

Vous voyez lequel?

Ukraine, avant, après et au-delà

J’ai déjà fait le tour de la question mais j’y reviens néanmoins parce que ce que je lis sur le sujet est d’un niveau atterrant – et c’est écrit par des spécialistes.

La question est: Poutine va-t-il envahir l’Ukraine?

Si on ouvre un livre d’Histoire – ou si on fait appel à sa mémoire – il y a un lien à faire avec un autre pays intialement anéanti économiquement, qui s’est ensuite redressé sous l’influence d’un chef d’Etat déterminé, par une politique nationaliste et un investissement massif dans son arsenal militaire, et qui, face à une pression économique et militaire organisée au niveau international et à une menace directe sur la vie de ses concitoyens isolés derrière la frontière d’un pays voisin – tracée en dépit du sens commun – décida l’invasion dudit pays voisin.

C’était en 1939, ce pays était l’Allemagne et la question était: Hitler va-t-il envahir la Pologne?

Combien de fois faudra-t-il que ce scénario soit rejoué avant d’être dénoncé pour ce qu’il est? Une redistribution des cartes planifiée, avec des gagnants et des perdants connus à l’avance. Et dont nous serons encore les perdants.

L’Europe dévastée fut colonisée dès 1945 par le nouveau pôle de domination: les Etats-Unis, qui disposaient de la capacité de production nécessaire à travers leur empire mondial et de leur force militaire nationale pour imposer leur modèle économique et leur monnaie, consolidée par les accords de Bretton Woods. Comme l’écrivait Thomas Friedmann,

« McDonald’s ne pourrait pas prospérer sans McDonnell Douglas ».

Le nouveau paradigme global fera cette fois de la Chine la nouvelle zone de production (ce qu’elle est déjà de facto) et de la Russie la nouvelle force de dissuasion militaire. Alexandre Dougine, l’intellectuel russe va-t-en-guerre remplit ici le rôle des neocons américains. Tout ça est assez transparent.

A l’attention des lecteurs obtus, je ne compare pas la personne de Poutine à celle de « Hitler », à savoir, l’agent dépéché par la finance internationale, Adolf Jacob Hiller, dont la mission fut la mise à genoux de l’Europe suivie par celle de l’Allemagne après sa défaite programmée. Je trouve en fait la gouvernance de Poutine assez convaincante, et je pense exactement la même chose de celle de Trump – et en passant, j’apprécie aussi beaucoup leur sens de l’humour. Là n’est pas la question.

La question est que tous ces gens nous maintiennent en état de subjugation en nous mentant en permanence sur beaucoup trop de sujets et surtout sur le seul sujet essentiel: nous n’avons pas besoin d’eux. Nous n’avons besoin ni de leur protection, ni de leur autorisation et encore moins de leur libération. Le seul pouvoir qu’ils détiennent est celui que nous leur accordons, et nous leur en avons accordé beaucoup trop.

Nous sommes, et nous avons toujours été libres. C’est ce moment dans l’Histoire où il est urgent pour tous d’avoir le courage de le voir, pour qu’au moins nos enfants le soient.

Des hommes et des femmes qui conduisent des camions l’ont vu.

La désobéissance est le véritable fondement de la liberté. Les obéissants seront esclaves. – Henry David Thoreau

Brock Hobb
Katie Hepburn
Nabil Yaghi
Odia Jean-Pierre
Randy
Sébastien Fortin

La guerre, en bref.

Je cours après le temps pour rédiger mes articles, traduire et publier ceux des autres avant qu’ils se fassent rattraper par une actualité lancée au galop. Pour y arriver, vous aurez peut-être remarqué que je filtre autant que possible les sujets secondaires, sans intérêt ou entièrement fabriqués, qui n’existent que pour vous faire perdre votre temps. En voici un.


Donc, la Russie menace d’envahir l’Ukraine.

Poutine, dangereux nationaliste nostalgique de l’Union Soviétique, veut retrouver la grandeur passée de son empire. Révélation-choc du renseignement américain: la Russie se préparerait à une opération sous faux drapeau, à savoir le sabotage d’une de ses propres installations, comme prétexte à une invasion militaire. Source d’angoisse supplémentaire, si la réponse des Etats-Unis de Biden n’est pas suffisamment ferme, Xi Jinping, après avoir reconquis Hong Kong, pourrait profiter de cette faiblesse pour envahir Taiwan.

Soyons sérieux.

L’action concertée qui se cache derrière cette comédie est le chapitre suivant d’un programme scénarisé depuis des décennies: l’implosion organisée du pôle de pouvoir étatsunien, qui laissera la place au nouveau modèle civilisationnel, le bloc Chine/Russie (j’en parlais notamment ici il y a un an et demi), que les trois susnommés interprètes sont chargés de vendre comme jeu d’échec géostratégique.

La reconquête de Taiwan est probablement déjà programmée et minutée, tout comme l’était la farce du retrait américain d’Afghanistan – avec abandon de matériel militaire en ordre de marche – comme cadeau à la Chine et à sa Nouvelle Route de la Soie. Biden menace à présent la Russie de nouvelles sanctions économiques, qui consisteront essentiellement au découplage de l’économie russe du dollar, « sanctions » impatiemment attendues par la Russie – ce que vous expliquera ici Xavier Moreau – les précédentes lui ayant permis de retrouver une nouvelle autonomie agricole tout en mettant à genoux ce secteur en Europe – un hasard. Côté américain, le résultat de ces nouvelles sanctions – donc leur objectif – sera évidemment d’accélerer la destruction du dollar, de l’hégémonie américaine en externe et de l’état fédéral en interne. Pour vendre le narratif de la Guerre Froide 2.0 ou plutôt de la Guerre Tiède, on remobilise le spokeshole attitré du hoax ukrainien, Victoria Nuland, qui en profite pour glisser quelques pathétiques accroches de Build Back Better à l’adresse d’un peuple russe peu enclin à une révolution colorée. Les lecteurs attentifs auront peut-être repéré le gag de « l’opération sous faux drapeau », gros clin d’oeil interne des scénaristes des services secrets qui tendent leur script à ces acteurs médiatiques – un genre de private joke et une occasion supplémentaire de se payer notre tête.

Quant au « hara-kiri énergétique » de l’occident, expliqué ici par F. William Engdahl, l’objectif est de préparer le terrain qui permettra à la Russie grâce à son pipeline de gaz naturel flambant neuf, qui court-circuitera celui de l’Ukraine à l’abandon depuis trente ans, de tenir par les burnes – encore un hasard – une Europe totalement exsangue. Après des décennies d’érosion par migration incontrôlée, désindustrialisation et faillite économique planifiée – une Troisième Guerre Mondiale qui ne dit pas son nom – les pays d’Europe sont en état de mort clinique. Dans l’Union Européenne, qui leur sert à la fois d’assassin et de fosse commune, la cible prioritaire est, comme on l’aura remarqué, la France, avec Emmanuel Macron en petit sergent agité chargé de lui tirer la nécessaire balle dans la nuque et de liquider les biens de la pauvre vieille – pas nécessairement dans cet ordre.

Pour conclure sur cette histoire d’invasion, prétendre qu’une nation peut en envahir une autre est en soi une imposture. Si ce n’est qu’en tant qu’élément du narratif médiatique, les nations n’existent plus. Elles sont remplacées par des zones sous tutelle bancaire, administrées par des fonctionnaires peints aux couleurs politiques adéquates qui remplissent le rôle de « chefs d’Etat ». D’un côté, de notoires petits apparatchiks sans envergure comme Biden ou Jinping, de l’autre, Poutine, ex-KGB donc hyper-formé dans les meilleurs services de renseignement de l’Histoire, et Trump, ex-homme d’affaires maintes fois repêché par la Banque et excellent baratineur, qui remettra le couvert en 2024 pour, si jugé nécessaire, amener le conflit final avec la Chine (il ne doit rester que 69 millions d’américains en 2025), en héros « nationalistes » en lutte contre « l’Etat profond », personnages créés sur mesure pour berner les naïfs de la « résistance », fournir un narratif à l’opposition contrôlée et le cas échéant envoyer leurs militaires au casse-pipe voulu par le suspect habituel, le réseau finance/gestion d’actifs et leur outil de rentabilisation, les multinationales pharmaceutiques et agroalimentaires.

C’est ce réseau, dont le porte-parole s’appelle Schwab et les employés « chefs d’Etat », qui constitue, à tout point de vue, « l’Etat profond » – plus si profond que ça puisqu’il agit aujourd’hui en plein jour.

Ceux qui vous diront autre chose sont soit dans le déni, soit payés pour. Vous voilà prévenus.

PS: vous pouvez lire ici le texte entier de la lettre dont est extraite la citation ci-dessus.

Pourquoi les États de l’OTAN commettent-ils un Hara Kiri énergétique? – par F. William Engdahl.

Source.

Pourquoi les États de l’OTAN commettent-ils un Hara Kiri énergétique?

12/01/2022, Auteur: F. William Engdahl

Le paradoxe est grand dans la position militaire de plus en plus agressive des États-Unis et de l’OTAN à l’égard de la Russie et de la Chine, si on la compare aux politiques économiques clairement suicidaires de l’Agenda vert des États-Unis et des États de l’UE et de l’OTAN. On assiste à une transformation étonnante des économies des pays industriels les plus avancés du monde, qui prend de l’ampleur. Le point central de cette transformation est l’énergie, et l’exigence absurde d’une énergie « zéro carbone » d’ici 2050 ou même avant. Il est impossible, à l’heure actuelle et peut-être même jamais, d’éliminer le carbone de l’industrie énergétique. Mais cette exigence signifie la destruction des économies les plus productives du monde. Sans base énergétique industrielle viable, les pays de l’OTAN ne sont plus qu’une farce militaire. On ne peut pas parler d’énergie « renouvelable » dans le cas du solaire, de l’éolien et du stockage sur batterie. Il faut plutôt parler d’énergie non fiable. C’est là l’un des délires scientifiques les plus colossaux de l’histoire.

Le 31 décembre, le nouveau gouvernement de coalition allemand a fermé définitivement trois des six centrales nucléaires restantes. Cette décision a été prise à un moment où les réserves de gaz naturel sont extrêmement faibles, à l’aube d’un hiver difficile, et où toute vague de froid intense peut entraîner des pannes d’électricité. En raison du refus allemand d’autoriser l’importation d’un deuxième gazoduc russe, Nord Stream 2, l’Allemagne est confrontée à une augmentation de 500% du prix au comptant de l’électricité par rapport à janvier 2021.

La crise énergétique de l’UE était prévue

En 2011, lorsque la chancelière Merkel a annoncé la fin anticipée de la production d’énergie nucléaire, sa fameuse Energiewende, pour sortir du nucléaire et passer aux sources renouvelables, 17 centrales nucléaires fournissaient de manière fiable 25 % de toute l’énergie électrique du pays. Les trois centrales restantes doivent maintenant fermer d’ici fin 2022. Dans le même temps, le programme d’énergie verte du gouvernement depuis 2016 a entraîné la suppression de 15,8 GigaWatts de production de charbon à partir de janvier 2022. Pour compenser le fait que le solaire et l’éolien, malgré une propagande élogieuse, ne comblent pas le vide, le réseau électrique allemand doit importer une quantité importante d’électricité des voisins de l’UE, la France et la République tchèque, ironiquement issue en grande partie de leurs centrales nucléaires. L’Allemagne enregistre aujourd’hui le coût de l’électricité le plus élevé de tous les pays industrialisés en raison de l’Energiewende.

L’approvisionnement en électricité nucléaire en provenance de France pose désormais un problème. En décembre, EDF, l’agence nucléaire publique française, a annoncé la fermeture de quatre réacteurs pour inspection et réparation, suite à la découverte de dommages dus à la corrosion. Le président Macron, confronté aux élections d’avril, tente de jouer les champions du nucléaire dans l’UE en s’opposant à la forte position antinucléaire de l’Allemagne. Mais le pont nucléaire est vulnérable et il est peu probable que la France fasse de nouveaux investissements majeurs dans le nucléaire, malgré les déclarations récentes, alors qu’elle prévoit de fermer douze réacteurs dans les prochaines années, en même temps que des centrales au charbon, laissant la France et l’Allemagne vulnérables aux futures pénuries d’énergie. Le programme France 2030 de Macron prévoit d’investir un maigre 1,2 milliard de dollars dans la technologie nucléaire des petites centrales.

Mais la question du nucléaire n’est pas la seule mouche dans la soupe énergétique de l’UE. Tous les éléments du plan énergétique actuel de l’UE sont conçus pour ruiner une économie industrielle moderne, et les architectes qui financent généreusement les groupes de réflexion verts comme l’Institut de Potsdam en Allemagne le savent. Amener l’éolien et le solaire, les deux seules options sérieuses mises en œuvre, à remplacer le charbon, le gaz et le nucléaire, est tout simplement dit, impossible.

Moulins à vent et folie des foules

Pour l’Allemagne, un pays dont l’ensoleillement est loin d’être optimal, l’éolien est la principale alternative. Le problème de l’éolien, comme l’hiver 2021 l’a montré de façon spectaculaire, est que le vent ne souffle pas sans arrêt, et de façon imprévisible. Cela implique des coupures de courant ou un appoint fiable, ce qui implique le charbon ou le gaz naturel puisque le nucléaire est éliminé. Les éoliennes sont évaluées de manière trompeuse en termes de capacité théorique brute lorsque des États comme l’Allemagne se félicitent des progrès réalisés dans le domaine des énergies renouvelables.

En réalité, ce qui compte, c’est l’électricité effectivement produite sur une période donnée ou ce que l’on appelle le facteur de capacité ou le facteur de charge. Pour le solaire, le facteur de capacité n’est généralement que de 25% environ. Le soleil en Europe du Nord ou en Amérique du Nord ne brille pas 24 heures sur 24. Le ciel n’est pas non plus toujours sans nuages. De même, le vent ne souffle pas toujours et n’est guère fiable. L’Allemagne se targue de produire 45 % d’énergie renouvelable brute, mais cette affirmation occulte la réalité. Dans une étude réalisée en 2021, l’Institut Frauenhofer estime que l’Allemagne doit multiplier par six à huit son parc solaire actuel pour atteindre l’objectif de 100% de réduction des émissions de carbone en 2045. Le rapport indique que les 54 GW bruts actuels de capacité solaire devraient atteindre 544 GW d’ici 2045. Cela signifierait une superficie de 3.568.000 acres ou 1,4 million d’hectares, soit plus de 16.000 kilomètres carrés de panneaux solaires fixes répartis dans tout le pays. Ajoutez à cela de grandes stations éoliennes. C’est la recette du suicide.

On commence à reconnaître l’imposture de l’éolien et du solaire en tant qu’option raisonnable et sans carbone. Le 5 janvier dernier, en Alberta (Canada), où le gouvernement construit frénétiquement des sites éoliens et solaires, par une journée de grand froid avec des températures avoisinant les -45° C, les 13 installations solaires de l’Alberta connectées au réseau, d’une capacité de 736 mégawatts, fournissaient 58 mégawatts à celui-ci. Les 26 parcs éoliens, d’une capacité nominale combinée de 2.269 mégawatts, fournissaient 18 mégawatts au réseau. Le total des énergies renouvelables atteignait un misérable 76 mégawatts sur un total théorique de 3.005 mégawatts d’énergie supposée verte et renouvelable. Le Texas, lors des fortes chutes de neige de février 2021, a connu les mêmes problèmes avec l’énergie solaire et éolienne que l’Allemagne. De plus, lorsqu’il neige, les fermes solaires ne servent à rien.

De même, pour atteindre le niveau zéro de carbone à partir de sources renouvelables, d’énormes surfaces de terre doivent être recouvertes de réflecteurs solaires ou consacrées à des parcs éoliens. Selon une estimation, la superficie nécessaire pour accueillir les 46 480 centrales solaires photovoltaïques envisagées aux États-Unis est de 650 720 miles carrés, soit près de 20 % des 48 premiers territoires américains. Cela correspond à la superficie du Texas, de la Californie, de l’Arizona et du Nevada réunis. Rien que dans l’État américain de Virginie, une nouvelle loi verte, la Virginia Clean Economy Act (VCEA), a entraîné une augmentation considérable des demandes de projets solaires, pour un total de 780 miles carrés de dalles solaires à ce jour. Comme le souligne David Wojick, cela représente environ 500 000 acres de campagne, de terres agricoles ou de forêts détruites et pavées, avec quelque 500 projets distincts couvrant une grande partie de la Virginie rurale, qui nécessiteront un nombre stupéfiant de 160 millions de panneaux solaires, provenant pour la plupart de Chine et tous destinés à se transformer en centaines de tonnes de déchets toxiques.

Des millions d’emplois?

L’administration Biden et le tsar des énergies renouvelables John Kerry ont faussement prétendu que leur programme vert ou « Build Back Better » se traduirait par des millions de nouveaux emplois. Ils omettent de dire que ces emplois seront créés en Chine, de loin premier producteur de panneaux solaires et en situation de quasi-monopole après avoir détruit la concurrence américaine et européenne il y a dix ans avec des panneaux bon marché subventionnés fabriqués en Chine. De même, la majeure partie de l’énergie éolienne est produite en Chine par des entreprises chinoises. Pendant ce temps, la Chine utilise des volumes records de charbon et reporte à 2060 sa promesse d’atteindre l’objectif « zéro carbone », dix ans plus tard que l’UE et les États-Unis. Elle refuse de mettre en péril sa domination industrielle au profit d’une théorie climatique fondée sur des données fausses et des mensonges alléguant que le CO2 est sur le point de détruire la planète. La fédération syndicale allemande DGB a récemment estimé que depuis 2011, ce pays avait perdu quelque 150 000 emplois dans le seul secteur des énergies renouvelables, principalement parce que les panneaux solaires fabriqués en Chine ont anéanti les principales entreprises solaires allemandes. Et l’Allemagne est le pays de l’UE le plus écolo. Parce que, par définition, les énergies renouvelables moins denses en énergie que sont l’éolien et le solaire font grimper les coûts de base de l’électricité, elles suppriment plus d’emplois dans l’économie globale qu’elles n’en créent.

L’effondrement industriel de l’OTAN

Parce que l’énergie solaire et l’énergie éolienne sont en réalité beaucoup plus coûteuses que les hydrocarbures conventionnels ou l’électricité nucléaire, elles font augmenter le coût global de l’énergie électrique pour l’industrie, ce qui oblige de nombreuses entreprises à fermer ou à déménager. Les fraudes statistiques officielles sont le seul moyen de le cacher. L’Europe et l’Amérique du Nord auront besoin d’énormes volumes d’acier et de béton pour construire les millions de panneaux solaires ou de parcs éoliens attendus. Cela nécessite d’énormes quantités de charbon conventionnel ou d’énergie nucléaire. Combien de stations de recharge de voitures électriques seront nécessaires pour recharger à domicile 47 millions de voitures électriques allemandes? Combien de demande électrique supplémentaire?

Un des plus importants groupes de réflexion sur l’énergie verte aux États-Unis, RethinkX, a publié en 2021 une étude de propagande sur les énergies renouvelables intitulée Rethinking Energy 2020-2030: 100% Solar, Wind, and Batteries is Just the Beginning [Repenser l’énergie 2020-2030: 100% de solaire, d’éolien et de batteries n’est que le début]. Leur réponse aux problèmes de faible capacité de l’éolien et du solaire est de construire 500% ou même 1000% de plus que prévu pour compenser le faible facteur de capacité de 25%. Ils déclarent de manière absurde, sans aucune preuve concrète, « Notre analyse montre que l’électricité 100% propre issue de la combinaison du solaire, de l’éolien et des batteries (SEB) est à la fois physiquement possible et économiquement abordable sur l’ensemble du territoire continental des États-Unis ainsi que dans l’écrasante majorité des autres régions peuplées du monde d’ici 2030… cette surabondance de production d’énergie propre – que nous appelons super puissance – sera disponible à un coût marginal proche de zéro pendant la majeure partie de l’année… ». Cette déclaration est présentée sans un iota de données ou d’analyse concrète de faisabilité scientifique, simplement sous forme d’affirmation dogmatique.

Le défunt architecte canadien de l’Agenda 21 des Nations unies, Maurice Strong, un ami pétrolier milliardaire de David Rockefeller, était Sous-Secrétaire des Nations unies et Secrétaire Général de la conférence du Jour de la Terre à Stockholm en juin 1972. Il était également membre du conseil d’administration de la Fondation Rockefeller. Plus que quiconque, il est responsable de l’agenda de désindustrialisation de l' »économie durable » sans carbone. Lors du Sommet de la Terre de l’ONU à Rio en 1992, il a ouvertement énoncé le programme brutal des partisans de l’eugénisme radical tels que Gates et Schwab: « Le seul espoir pour la planète n’est-il pas que les civilisations industrialisées s’effondrent? N’est-il pas de notre responsabilité de le provoquer? » Ce programme est dans une large mesure la Grande Réinitialisation d’aujourd’hui.

La guerre maintenant?

Si les économies autrefois avancées et à forte densité énergétique des pays membres de l’OTAN en Europe et aux États-Unis continuent sur cette voie suicidaire, leur capacité à organiser une défense ou une attaque militaire convaincante se transformera en mirage. Récemment, la présidente corrompue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que l’industrie high-tech de la défense allemande et ses fournisseurs ne devraient pas recevoir de financement bancaire parce qu’ils ne sont pas assez « verts » ou « durables ». Il semblerait que les banques aient déjà compris le message. Au même titre que le pétrole et le gaz, la production de défense est désormais visée. Von der Leyen, lorsque elle était Ministre de la Défense allemande, a été sévèrement critiquée pour avoir permis à la défense allemande de sombrer dans des proportions catastrophiques.

Dans leur poursuite unilatérale de l’Agenda 2030 et du programme « zéro carbone », l’administration Biden et l’UE mettent leur industrie sur le chemin de la destruction bien avant la fin de cette décennie. Est-ce que cela détermine également l’agenda actuel de l’OTAN envers la Russie en Ukraine, au Belarus, en Arménie et maintenant au Kazakhstan? Si les puissances de l’OTAN savent qu’elles ne disposeront pas de l’infrastructure industrielle militaire de base dans un avenir proche, pensent-elles qu’il est préférable de provoquer une éventuelle guerre avec la Russie maintenant, afin d’éliminer une résistance potentielle à leur programme de désindustrialisation? Outre la Chine, la Russie est le seul pays capable de porter un coup dévastateur à l’OTAN en cas de provocation.

Psychose de la formation des masses ou folie des foules

En 1852, l’historien anglais Charles Mackay a écrit un classique intitulé Memoirs of Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds [Mémoires sur les délires populaires extraordinaires et la folie des foules], qui donne un éclairage inédit sur l’hystérie de masse à l’origine des Grandes Croisades religieuses du 12e siècle, de la Chasse aux Sorcières ou de la Tulipomanie hollandaise et de nombreux autres délires populaires. Il permet de mieux comprendre la ruée irrationnelle mondiale vers le suicide économique et politique.

Les mêmes acteurs clés à l’origine des obligations de vaccination de masse COVID pour un vaccin expérimental non prouvé modifiant les caractéristiques génétiques et des confinements qui s’ensuivent dans le monde entier, notamment Bill Gates et le pape François, sont à l’origine de la Grande Réinitialisation du Forum Economique Mondial de Klaus Schwab et de sa folie verte zéro carbone de l’Agenda 2030 des Nations Unies, afin de faire accepter au monde des mesures économiques draconiennes sans précédent.

Pour ce faire, il faut une population assez docile et physiquement faible pour être embrigadée, ce que le professeur de psychologie belge, le Dr Mattias Desmet, et le Dr Robert Malone appellent la psychose de formation des masses, une psychose des foules, une sorte d’hypnose de masse qui fait fi de la raison. Il est clair que le mythe du Réchauffement Climatique et l’agenda de la pandémie de corona nécessitent tous deux une telle hypnose de masse – un « délire populaire extraordinaire ». Sans l’hystérie de peur du COVID, nous n’aurions jamais permis à l’agenda vert d’aller tellement loin que nos réseaux électriques sont au bord du black-out et nos économies au bord de l’effondrement. Le but ultime de la pandémie de COVID-OMS et de l’Agenda Vert est une marche vers la Grande Réinitialisation dystopique de Schwab de l’ensemble de l’économie mondiale au profit d’une dictature d’une poignée de sociétés mondiales comme BlackRock ou Google-Alphabet.

F. William Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, il est diplômé en politique de l’Université de Princeton et est un auteur à succès sur le pétrole et la géopolitique, exclusivement pour le magazine en ligne « New Eastern Outlook« .


Texte original

Why Do NATO States Commit Energy Hara Kiri?

12.01.2022 Author: F. William Engdahl

There is a great paradox in the increasingly aggressive US and NATO military stance towards Russia, and China, when measured against the clearly suicidal national Green Agenda economic policies of the USA as well as the EU NATO states. An astonishing transformation of the economies of the world’s most advanced industrial economies is underway and gaining momentum. The heart of the transformation is energy, and the absurd demand for “zero carbon” energy by 2050 or before. To eliminate carbon from the energy industry is not at this time, or perhaps ever, possible. But the push for it will mean tearing apart the world’s most productive economies. Without a viable industrial energy base, NATO countries become a military joke. We cannot speak of “renewable” energy for solar, wind and battery storage. We must speak of Unreliable Energy. It is one of the most colossal scientific delusions in history.

On December 31 the new German coalition government shut down three of the remaining six nuclear power plants permanently. They did so at a point where natural gas in reserves were extremely low entering hard winter, and when any severe cold front could lead to power blackouts. Because of the German refusal to allow import of a second Russian gas pipeline, Nord Stream 2, Germany is facing a 500% increase in the spot price of electricity compared with January 2021.

EU Energy Crisis Preplanned

In 2011 when Chancellor Merkel declared an early end to nuclear power, her infamous Energiewende, to phase out nuclear and go to renewable sources, 17 nuclear plants reliably supplied 25% of all electric power to the country. Now the remaining 3 plants must close by end 2022. At the same time the Green Energy agenda of the government since 2016 has closed 15.8 GigaWatts of coal generation as of January 2022. To make up for the fact that solar and wind, despite glowing propaganda, do not fill the gap, Germany’s electric grid must import significant electricity from EU neighbors France and Czech Republic, ironically much of it from their nuclear plants. Germany today has the highest electricity cost of any industrial nation as a result of the Energiewende.

There is now a problem with the supply of nuclear electricity from France. In December EDF the French state nuclear agency announced a total of four reactors would shut for inspection and repairs following discovery of corrosion damage. President Macron facing April elections is trying to play the nuclear champ in the EU opposing Germany’s strong anti-nuclear position. But the nuclear bridge is vulnerable and France is unlikely to make any major new investment in nuclear, despite recent claims, with plans to shut down twelve reactors in the next few years, along with coal, leaving both France and Germany vulnerable to future energy shortages. Macron’s France 2030 program calls for investing a pitiful $1.2 billion in small plant nuclear technology.

But the nuclear issue is not the only fly in the EU energy soup. Every aspect of the current EU energy plan is designed to wreck a modern industrial economy, and the architects who generously fund green think tanks like the Potsdam Institute in Germany know it. To bring wind and solar, the only two serious options being implemented, to replace coal, gas and nuclear, is simply said, not possible.

Wind Mills and Madness of Crowds

For Germany, a country with less than optimal sunshine, wind is the leading alternative. One problem with wind as the winter of 2021 dramatically showed, is that it does not always blow, and unpredictably so. That means blackouts or reliable backup, which means coal or natural gas as nuclear is being forced out. Wind mills are misleadingly rated in terms of gross theoretical capacity when states like Germany want to boast of renewable progress.

In reality what counts is actual electricity produced over time or what is called capacity factor or load factor. For solar, capacity factor is typically only about 25%. The sun in northern Europe or North America doesn’t shine 24 hours a day. Nor are skies always cloudless. Similarly wind doesn’t always blow and is hardly reliable. Germany boasts of 45% gross renewable energy but that hides the reality. Frauenhofer Institute in a 2021 study estimated Germany must install at least six to eight times present solar to reach 2045 100% carbon free goals, something the government refuses to estimate costs for, but private estimates are in the trillions. The report says from the present gross 54 GW solar capacity as much as 544 GW by 2045 is needed. That would mean a land space of 3,568,000 acres or 1.4 million hectares, more than 16,000 square kilometers of solid solar panels across the country. Add major wind stations to that. It is a suicide recipe.

The fraud of wind and solar as a sensible carbon free option is beginning to be realized. This January 5, Alberta Canada where the government is furiously building wind and solar sites, a severe cold day with temperatures near 45 F minus, Alberta’s 13 grid-connected solar facilities, rated at 736 megawatts, were contributing 58 megawatts to the grid. The 26 wind farms, with a combined rated capacity of 2,269 megawatts, was feeding the grid 18 megawatts. The total from renewables was a piddly 76 megawatts out of a theoretical 3,005 megawatts of supposedly green, renewable energy. Texas during the severe snow of February 2021 had similar problems with solar and wind as did Germany. Also when it snows solar farms are worthless.

As well to reach zero carbon from renewable sources huge acreages of land must be paved with solar reflectors or dedicated to wind farms. By one estimate, the amount of land needed to accommodate the 46,480 solar PV plants envisioned for the US is 650,720 square miles, almost 20% of the US lower 48 territories. This is the areas of Texas, California, Arizona and Nevada combined. Alone in the US state of Virginia a new green law, the Virginia Clean Economy Act (VCEA) has created an enormous rise in solar project applications to date for 780 square miles of solar slabs so far. As David Wojick points out, that is about 500,000 acres of countryside, farmland or forests destroyed and paved over with some 500 separate projects blanketing much of rural Virginia that will need a staggering 160 million solar panels, mostly from China and all destined to become hundreds of tons of toxic waste.

Millions of Jobs?

The Biden administration and Renewables czar John Kerry have falsely claimed their Green Agenda or Build Back Better will mean millions of new jobs. They omit to say the jobs will be in China which produces far the most solar panels, a near monopoly after they destroyed the USA and EU competition a decade ago with cheap subsidized panels Made in China. Similarly most of wind power is made in China by Chinese companies. Meanwhile China uses record volumes of coal and postpones its pledge for zero carbon a full decade after the EU and USA to 2060. They are not willing to jeopardize their industrial dominance to a climate theory based on fake data and lies that CO2 is about to destroy the planet. The German trade union federation DGB recently estimated that since 2011 that country had lost some 150,000 jobs in the renewable sector alone, mainly as China-made solar panels destroyed leading German solar companies. And Germany is the most green-crazy EU country. Because by definition the less energy-dense renewables of wind or solar drive basic electricity costs far higher, they kill more jobs in the overall economy than they ever add.

NATO Industrial Collapse

Because solar and wind are in reality far more costly than conventional hydrocarbon or nuclear electricity, they drive up overall cost of electric power to industry forcing many companies to close or move elsewhere. Only official statistical fraud hides this. Europe and North America will need huge volumes of steel and concrete to build the expected millions of solar panels or wind parks. That needs huge amounts of conventional coal or nuclear energy. How many E-car electric charging stations will be needed to home-charge 47 million German E-cars? How much more electric demand?

A significant Green Energy think tank in the US, RethinkX ,issued a propaganda study for renewables in 2021 titled Rethinking Energy 2020-2030: 100% Solar, Wind, and Batteries is Just the Beginning. Their answer to the problems of low capacity for wind and solar is to build 500% or even 1000% more than envisioned to make up for the low 25% capacity factor. They make the absurd claim, with no concrete proof that, “Our analysis shows that 100% clean electricity from the combination of solar, wind, and batteries (SWB) is both physically possible and economically affordable across the entire continental United States as well as the overwhelming majority of other populated regions of the world by 2030… this superabundance of clean energy output – which we call super power – will be available at near-zero marginal cost throughout much of the year .” That statement is presented without an iota of data or concrete scientific feasibility analysis, merely dogmatic assertion.

The late Canadian architect of the UN Agenda 21, Maurice Strong, a billionaire oil chum of David Rockefeller was Undersecretary of the United Nations and Secretary General of the June 1972 Stockholm Earth Day conference. He was also a trustee of the Rockefeller Foundation. He more than perhaps anyone else, is responsible for the de-industrialization agenda of the zero carbon “sustainable economy.” At the UN Rio Earth Summit in 1992 he openly stated the blunt agenda of the radical eugenics advocates such as Gates and Schwab: “Isn’t the only hope for the planet that the industrialized civilizations collapse? Isn’t it our responsibility to bring that about?” That agenda is very much the Great Reset today.

War Now?

If the once-advanced, energy-intensive economies of NATO member countries in Europe and the USA continue on this suicidal journey, their ability to mount a convincing military defense or offense will become a mirage. Recently the corrupt German EU Commission President, Ursula von der Leyen, declared that the high-tech German defense industry and its suppliers should not receive bank credit because they were not “green” or “sustainable” enough. Reportedly banks have already gotten the message. Along with oil and gas now defense production is targeted. Von der Leyen as German Defense Minister was widely blamed for allowing German defense to collapse to a catastrophic state.

In their now one-sided pursuit of their insane Agenda 2030 and Zero Carbon agenda, the Biden Administration and the EU are putting their industry on a deliberate road to destruction well before the end of this decade. Is this in turn driving the current NATO agenda towards Russia in Ukraine, Belarus, Armenia and now Kazakhstan? If the NATO Powers that Be know they will lack the basic in depth military industrial infrastructure in the near future, do they think it better to provoke a possible war with Russia now, to eliminate a potential resistor to their de-industrial agenda? Other than China, Russia holds the only potential to deal a devastating blow to NATO if provoked.

Mass Formation Psychosis or Madness of Crowds

In 1852 English historian Charles Mackay wrote a classic titled Memoirs of Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds, giving a little-known insight to the mass hysteria behind the religious Great Crusades of the 12th Century, the Witch Mania or the Dutch Tulip Mania and numerous other popular delusions. It is relevant to understand the global irrational rush to economic and political suicide.

The same key actors behind the mass COVID vaccine mandates for an unproven experimental genetic-altering vaccine and the ensuing lockdowns globally, including Bill Gates and Pope Francis, are behind the Klaus Schwab World Economic Forum Great Reset and its UN Agenda 2030 green zero carbon madness, to get the world to accept unprecedented draconian economic measures.

This will require a docile and physically weak population to be railroaded, what Belgian psychology professor Dr. Mattias Desmet and Dr Robert Malone call Mass Formation Psychosis, a crowd psychosis, a kind of mass hypnosis that ignores reason. It is clear that both the myth of Global Warming and the corona pandemic agenda require such a mass hypnosis—an “extraordinary popular delusion.” Without the COVID fear hysteria we would never allow the Green Agenda to get so far that our very electric grids are on the verge of blackouts and our economies on verge of breakdown. The ultimate goal of both the COVID WHO pandemic and the Green Agenda is a march to Schwab’s dystopian Great Reset of the entire world economy to the benefit of a corporate dictatorship by a handful of global corporations like BlackRock or Google-Alphabet.

F. William Engdahl is strategic risk consultant and lecturer, he holds a degree in politics from Princeton University and is a best-selling author on oil and geopolitics, exclusively for the online magazine “New Eastern Outlook”.

Klaus Schwab et sa Grande Réinitialisation fasciste – par Winter Oak.

2021 est passé très vite.

Il y a un an – presque hier – paraissait cet excellent article. Où en est le programme annoncé?

Depuis sont venues les injections et leurs divers effets, très documentés sur ce blog et ailleurs. La colère gronde chez les peuples, et pas qu’un peu, dans une proportion plus significative que celle mensongèrement rapportée par la propagande officielle. Cette colère était prévue par les instigateurs du coup d’Etat mondial – lire ci-dessous et dans le document publié en 2010 par la Fondation Rockefeller – mais peut-être pas son ampleur. Je m’étais à ce sujet adressé à Klaus, qui a malgré tout commis l’erreur de ne pas en tenir compte et s’en est pris aux enfants. Comme je l’explique ici, c’est très risqué.

C’est à mon avis la conséquence d’un point rarement évoqué sur la toile – sauf par Lucien Cerise ici et par Chris MacIntosh ici – qui est la profonde incompétence de cette pseudo-élite. J’en ai un peu assez de lire ou entendre encore et encore à quel point ces gens sont d’une intelligence diabolique. Diabolique, certes mais intelligents? Certainement pas. Ces gens sont d’une médiocrité profonde et leur projet d’une vulgarité repoussante. Les gens intelligents font autre chose de leur vie que de tenter de s’approprier celle des autres. Leur seul atout, quand ils arrivent à leurs fins, est d’avoir affaire à une population hallucinée par sa propre ignorance. Chaque lecteur que je gagne est un point de moins pour eux.

Autre point qui demande, à mon avis, un léger recadrage: le recours à une forme de bureaucratie, digitale dans ce cas, apparente davantage ces milliardaires aux vieilles badernes communistes qu’aux fringants assassins fascistes. Je devine que l’auteur est probablement « d’une sensibilité de gauche », ce qui expliquerait son réflexe, archi-classique, de qualifier tout ce qui lui déplaît de « fasciste » – je reviens sur ce sujet dans mon prochain article – à commencer par l’éternel malentendu autour du fait que le NSDAP était réellement un parti d’extrême-gauche. L’ouvrage qu’il critique ici n’est pourtant rien moins qu’un manifeste de normalisation du nouveau mode de pouvoir, même s’il s’exerce dans une économie de marché – plus pour longtemps, d’ailleurs, et j’y reviens aussi prochainement.

Au-delà des couleurs politiques, en définitive très circonstancielles, les chrétiens les plus acharnés voient dans les événements actuels la réalisation d’une prophétie, qui dit qu’à la Fin des Temps, celui-ci s’accélère – un peu comme l’année écoulée – et que le Mal n’aura pas le temps matériel de tuer tout le monde. Enfin une bonne nouvelle.

Si c’est le cas, une des options les plus raisonnables du cartel serait alors de cesser les menaces, de plier boutique et de venir chercher leur poulain Manu et son vieux mari, avant qu’un peuple passablement irrité et peu enclin à la réthorique, à la politique ou au manichéisme biblique leur fasse un mauvais sort en leur infligeant leur propre version d’une grande réinitialisation: un Ceaușescu 2.0.

Note: Il existe une autre traduction de cet article ici, je vous propose ici la mienne. Je n’ai pas reproduit les photos, que vous pouvez voir dans l’article source. Les références bibliographiques figurent à la fin du texte original sur cette page. J’ai fait de mon mieux pour conserver toute la poésie de la prose de Schwab, parce que c’est beau comme du Attali.

Source.


Traduction

Klaus Schwab et sa Grande Réinitialisation fasciste

winter oak, il y a un an

Né à Ravensburg en 1938, Klaus Schwab est un enfant de l’Allemagne d’Adolf Hitler, un régime d’État policier fondé sur la peur et la violence, sur le lavage de cerveau et le contrôle, sur la propagande et le mensonge, sur l’industrialisation et l’eugénisme, sur la déshumanisation et la « désinfection », sur la vision glaçante et grandiose d’un « nouvel ordre » qui durerait mille ans.

Schwab semble avoir consacré sa vie à réinventer ce cauchemar et à essayer d’en faire une réalité, non seulement pour l’Allemagne mais pour le monde entier.

Pire, comme ses propres termes le confirment encore et encore, sa vision technocratique fasciste est aussi une vision transhumaniste retorse, qui fusionnera les humains avec les machines dans de « curieux mélanges de vie numérique et analogique », qui contaminera nos corps par de la « poussière intelligente » et dans laquelle la police sera apparemment capable de lire nos cerveaux.

Et, comme nous le verrons, lui et ses complices utilisent la crise du Covid-19 pour court-circuiter toute redevabilité démocratique, pour passer outre l’opposition, pour accélérer leur agenda et l’imposer au reste de l’humanité contre notre volonté dans ce qu’il appelle une « Grande Réinitialisation« .

Bien entendu, Schwab n’est pas un nazi au sens classique du terme, n’étant ni nationaliste ni antisémite, comme en témoigne le prix Dan David d’un million de dollars qui lui a été décerné par Israël en 2004 [bien qu’étrangement, en octobre 2021, toute référence à Schwab semblait avoir été supprimée du site web du prix Dan David].

Mais le fascisme du XXIe siècle s’est trouvé d’autres voies politiques à travers lesquelles il peut poursuivre son projet central de remodelage de l’humanité pour l’adapter au capitalisme par des moyens ouvertement autoritaires.

Ce nouveau fascisme apparaît aujourd’hui sous les traits de la gouvernance mondiale, de la biosécurité, du « Nouveau normal », du « Nouveau Pacte pour la Nature » et de la « Quatrième Révolution Industrielle ».

Schwab, fondateur octogénaire et président exécutif du Forum Economique Mondial, trône au milieu de cette matrice, telle une araignée sur une toile géante.

Le projet fasciste initial, en Italie et en Allemagne, consistait à fusionner l’État et les entreprises.

Alors que le communisme prévoit la prise de contrôle des entreprises et de l’industrie par le gouvernement, qui – théoriquement! – agit dans l’intérêt du peuple, le fascisme a pour but d’utiliser l’État pour protéger et promouvoir les intérêts de son élite fortunée.

Schwab perpétuait cette approche dans le contexte dénazifié de l’après-guerre, lorsqu’il fondait en 1971 l’European Management Forum, qui tenait ses réunions annuelles à Davos, en Suisse.

Il y promeut son idéologie du « capitalisme partenaire », dans lequel les entreprises sont amenées à coopérer plus étroitement avec les gouvernements.

Le magazine économique Forbes décrit le « capitalisme partenaire » comme « la notion selon laquelle une entreprise s’attache à répondre aux besoins de toutes ses parties prenantes: clients, employés, associés, communauté et société dans son ensemble ».

Même dans le cas d’une entreprise spécifique, il s’agit invariablement d’une étiquette dénuée de sens. Comme le note l’article de Forbes, cela signifie seulement que « les entreprises peuvent continuer à distribuer de l’argent à la pelle à leurs actionnaires et à leurs dirigeants, tout en maintenant une image publique d’exquise sensibilité sociale et d’altruisme exemplaire ».

Mais dans un contexte social général, le concept de capitalisme partenaire apparaît encore plus néfaste, car il écarte toute idée de démocratie, de gouvernement par le peuple, au profit d’un gouvernement axé sur les intérêts des entreprises.

La société n’est plus considérée comme une communauté vivante mais comme une entreprise, dont la rentabilité est le seul objectif valable de l’activité humaine.

Schwab définit ce programme dès 1971, dans son livre Moderne Unternehmensführung im Maschinenbau (Gestion moderne des entreprises dans l’ingénierie mécanique), où son utilisation du terme « parties prenantes » (die Interessenten) redéfinit concrètement les êtres humains non comme des citoyens, des individus libres ou des membres de communautés, mais comme des participants secondaires à une entreprise commerciale de masse.

Chacun doit avoir comme projet de vie « d’assurer croissance et prospérité à long terme » à cette entreprise – en d’autres termes, de protéger et d’accroître la richesse de l’élite capitaliste.

Le tout devient encore plus explicite en 1987, lorsque Schwab rebaptise son European Management Forum en World Economic Forum.

Le WEF se décrit sur son propre site web comme « la plate-forme mondiale pour la coopération public-privé », ses admirateurs décrivant comment il crée « des partenariats entre hommes d’affaires, politiciens, intellectuels et autres leaders de la société pour ‘définir, discuter et faire avancer les questions clés de l’agenda mondialiste' ».

Les « partenariats » que le WEF établit visent à remplacer la démocratie par un leadership mondial composé d’individus triés sur le volet et non élus, dont le devoir n’est pas de servir le public, mais d’imposer la règle des 1% à ce public avec le moins d’interférence possible de la part du reste de la société.

Dans les livres que Schwab écrit pour le grand public, il s’exprime en recourant aux clichés à double sens de la propagande d’entreprise et de l’écoblanchiment.

Ce sont toujours les mêmes termes creux qui reviennent. Dans Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: A Guide to Building a Better World, Schwab parle de « l’inclusion des parties prenantes et la distribution des bénéfices » et de « partenariats durables et inclusifs » qui nous mèneront tous vers un « avenir inclusif, durable et prospère »! (1)

Derrière cette esbroufe, la véritable motivation de son « capitalisme partenaire », qu’il promouvait encore avec acharnement lors de la conférence du WEF à Davos de 2020, est le profit et l’exploitation.

Par exemple, dans son ouvrage de 2016 intitulé The Fourth Industrial Revolution, Schwab évoque l’Uberisation du travail et les avantages qui en découlent pour les entreprises, notamment les start-ups à croissance rapide de l’économie numérique: « Comme les plateformes de nuages humains classent les travailleurs dans la catégorie des indépendants, ils sont – pour le moment – libérés de l’obligation de payer le salaire minimum, les taxes patronales et les prestations sociales ». (2)

La même insensibilité capitaliste transparaît dans son attitude à l’égard des personnes qui arrivent en fin de vie active et qui ont besoin d’un repos bien mérité: « Le vieillissement est un défi économique car, à moins que l’on ne relève radicalement l’âge de la retraite pour que les membres les plus âgés de la société puissent continuer à contribuer à la main-d’œuvre (un impératif économique qui présente de nombreux avantages économiques), la population en âge de travailler diminue en même temps que le pourcentage de personnes âgées dépendantes augmente ». (3)

Tout dans ce monde se réduit à des défis économiques, des impératifs économiques et des avantages économiques pour la classe capitaliste dirigeante.

Le mythe du Progrès a longtemps été utilisé par les 1% pour persuader les gens d’accepter les technologies conçues pour nous exploiter et nous contrôler et Schwab en joue lorsqu’il déclare que « la Quatrième Révolution Industrielle représente une source d’espoir significative pour poursuivre l’ascension du développement humain qui s’est traduit par des augmentations spectaculaires de la qualité de vie de milliards de personnes depuis 1800 ». (4)

Il s’enthousiasme : « La Quatrième Révolution Industrielle est un nouveau chapitre du développement humain, au même titre que les première, deuxième et troisième révolutions industrielles, et une fois de plus, elle est guidée par la disponibilité et l’interaction croissantes d’un ensemble de technologies extraordinaires ». (5)

Mais il est bien conscient que la technologie n’est pas idéologiquement neutre, comme certains aiment à le prétendre. Selon lui, les technologies et les sociétés se façonnent mutuellement. « Après tout, les technologies sont liées à notre façon de comprendre les choses, de prendre des décisions et de réfléchir sur nous-mêmes et sur les autres. Elles sont liées à nos identités, à nos visions du monde et à nos futurs potentiels. Des technologies nucléaires à la course à l’espace, en passant par les smartphones, les médias sociaux, les voitures, la médecine et les infrastructures, la signification des technologies les rend politiques. Même le concept de nation « développée » repose implicitement sur l’adoption de technologies et sur ce qu’elles signifient pour nous, économiquement et socialement ». (6)

La technologie, pour les capitalistes qui en sont à l’origine, n’a jamais été une question de bien social, mais purement de profit, et Schwab indique clairement qu’il en va de même pour sa Quatrième Révolution Industrielle.

Il explique: « Les technologies de la Quatrième Révolution Industrielle sont véritablement perturbatrices – elles bouleversent les méthodes existantes de détection, de calcul, d’organisation, d’action et de livraison. Elles représentent des moyens entièrement nouveaux de créer de la valeur pour les organisations et les citoyens ». (7)

Au cas où le sens de « créer de la valeur » ne serait pas clair, il donne quelques exemples : « Les drones représentent un nouveau type d’employés à coûts réduits qui travaillent parmi nous et effectuent des tâches qui nécessitaient autrefois l’intervention de personnes réelles » (8) et « l’utilisation d’algorithmes toujours plus intelligents accroît rapidement la productivité des employés – par exemple, dans l’utilisation de bots de chat pour augmenter (et, de plus en plus, remplacer) l’assistance par chat en direct dans les interactions avec les clients ». (9)

Dans son ouvrage The Fourth Industrial Revolution, Schwab décrit en détail les merveilles de son meilleur des mondes qui permettent de réduire les coûts et d’augmenter les profits.

Il explique: « Plus tôt que ne le prévoient la plupart des gens, le travail de professions aussi différentes que les avocats, les analystes financiers, les médecins, les journalistes, les comptables, les souscripteurs d’assurance ou les bibliothécaires pourrait être partiellement ou totalement automatisé… ».

« La technologie progresse si vite que Kristian Hammond, cofondateur de Narrative Science, une société spécialisée dans la génération automatique de récits, prévoit que d’ici le milieu des années 2020, 90% des nouvelles pourraient être générées par un algorithme, la plupart sans aucune sorte d’intervention humaine (à part la conception de l’algorithme, bien sûr) ». (10)

C’est cet impératif économique qui explique l’enthousiasme de Schwab pour « une révolution qui change fondamentalement la façon dont nous vivons, travaillons et entrons en relation les uns avec les autres ». (11)

Schwab s’exprime avec lyrisme sur la 4RI, qui, selon lui, « ne ressemble à rien de ce que l’humanité a connu auparavant ». (12)

Il s’extasie: « Pensez aux possibilités illimitées offertes par des milliards de personnes connectées par des appareils mobiles, donnant lieu à une puissance de traitement, à des capacités de stockage et à un accès aux connaissances sans précédent. Ou pensez à la confluence stupéfiante des percées technologiques émergentes, couvrant des domaines très variés tels que l’intelligence artificielle (IA), la robotique, l’internet des objets (IoT), les véhicules autonomes, l’impression 3D, la nanotechnologie, la biotechnologie, la science des matériaux, le stockage de l’énergie et l’informatique quantique, pour n’en citer que quelques-uns. Beaucoup de ces innovations n’en sont qu’à leurs débuts, mais elles atteignent déjà un point d’inflexion dans leur développement, car elles s’appuient les unes sur les autres et s’amplifient mutuellement dans une fusion de technologies à travers les mondes physique, numérique et biologique. » (13)

Il envisage également une augmentation de l’enseignement en ligne, impliquant « l’utilisation de la réalité virtuelle et augmentée » pour « améliorer considérablement les résultats scolaires » (14), des capteurs « installés dans les maisons, les vêtements et les accessoires, les villes, les réseaux de transport et d’énergie » (15) et des villes intelligentes, avec leurs indispensables « plateformes de données ». (16)

« Toutes les choses seront intelligentes et connectées à l’internet », affirme Schwab, et cela s’étendra aux animaux, car « les capteurs câblés dans le bétail pourront communiquer entre eux grâce à un réseau de téléphonie mobile ». (17)

Il aime l’idée des « usines cellulaires intelligentes » qui pourraient permettre « la génération accélérée de vaccins » (18) et les « technologies de big data ». (19)

Ces dernières, nous assure-t-il, « offriront des moyens nouveaux et innovants de servir les citoyens et les clients » (20) et nous devrons cesser de nous opposer à ce que les entreprises profitent de l’exploitation et de la vente d’informations relatives à chaque aspect de notre vie personnelle.

 » Il sera vital d’établir la confiance dans les données et les algorithmes utilisés pour prendre des décisions « , insiste Schwab. « Les craintes des citoyens en matière de vie privée et l’établissement du principe de responsabilité dans les structures commerciales et juridiques nécessiteront des ajustements dans les modes de pensée ». (21)

En fin de compte, il est clair que toute cette exaltation pour la technologie tourne purement autour du profit, ou de la « valeur » comme Schwab aime la nommer dans son newspeak d’entreprise du XXIe siècle.

Ainsi, la fabuleuse technologie blockchain provoquera « une explosion des actifs négociables, car toutes sortes d’échanges de valeur peuvent être hébergés sur la blockchain ». (22)

L’utilisation de la technologie du Grand Livre partagé, ajoute Schwab, « pourrait être le moteur de flux massifs de valeur dans les produits et services numériques, fournissant des identités numériques sécurisées qui pourront rendre de nouveaux marchés accessibles à toute personne connectée à Internet ». (23)

D’une manière générale, l’intérêt de la 4RI pour l’élite dirigeante du monde des affaires est qu’elle permettra de « créer des sources de valeur entièrement nouvelles » (24) et « donner naissance à des écosystèmes de création de valeur impossibles à imaginer dans une mentalité ancrée dans la Troisième Révolution Industrielle ». (25)

Les technologies de la 4RI, déployées via la 5G, représentent des menaces sans précédent pour notre liberté, comme le concède Schwab: « Les outils de la Quatrième Révolution Industrielle permettent de nouvelles formes de surveillance et d’autres moyens de contrôle qui vont à l’encontre de sociétés saines et ouvertes ». (26)

Mais cela ne l’empêche pas de les présenter sous un jour positif, comme lorsqu’il déclare que « la criminalité publique est susceptible de diminuer en raison de la convergence des capteurs, des caméras, de l’IA et des logiciels de reconnaissance faciale ». (27)

Il décrit avec une certaine délectation comment ces technologies « peuvent s’immiscer dans l’espace jusqu’ici privé de nos esprits, lire nos pensées et influencer notre comportement ». (28)

Schwab prédit: « Au fur et à mesure que les capacités dans ce domaine s’améliorent, les organismes chargés de l’application de la loi et les tribunaux seront de plus en plus tentés d’utiliser des techniques pour déterminer la probabilité d’une activité criminelle, évaluer la culpabilité ou même éventuellement extraire des souvenirs directement du cerveau des gens. Même le passage d’une frontière nationale pourrait un jour impliquer un scanner cérébral détaillé pour évaluer le risque de sécurité d’un individu ». (29)

Il arrive que le chef du WEF se laisse emporter par sa passion pour un futur de science-fiction dans lequel « les voyages humains dans l’espace sur de longues distances et la fusion nucléaire sont monnaie courante » (30) et dans lequel « le prochain modèle commercial à la mode » pourrait impliquer qu’une personne « échange l’accès à ses pensées contre la possibilité de gagner du temps en tapant un message sur les médias sociaux par la seule pensée ». (31)

Evoquer le « tourisme spatial » sous le titre « La Quatrième Révolution Industrielle et la dernière frontière » (32) est presque comique, tout comme sa suggestion qu' »un monde plein de drones ouvre un monde plein de possibilités ». (33)

Mais plus le lecteur progresse dans le monde dépeint dans les livres de Schwab, moins tout cela semble comique.

La vérité est que cette personnalité très influente, qui occupe une place centrale dans le nouvel ordre mondial en cours d’établissement, est un transhumaniste pur et dur qui rêve de la fin d’une vie humaine et d’une communauté saine et naturelle.

Schwab répète ce message constamment, comme pour s’assurer que nous avons été dûment avertis.

« Les innovations époustouflantes déclenchées par la Quatrième Révolution Industrielle, de la biotechnologie à l’IA, redéfinissent ce que signifie être humain » (34), écrit-il.

« L’avenir remettra en question notre compréhension de ce que signifie être humain, tant d’un point de vue biologique que social ». (35)

« Déjà, les progrès des neurotechnologies et des biotechnologies nous obligent à nous interroger sur ce que signifie être humain ». (36)

Il l’explique plus en détail dans Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: « Les technologies de la Quatrième Révolution Industrielle ne se limiteront pas à faire partie intégrante du monde physique qui nous entoure – elles deviendront partie intégrante de nous. En effet, certains d’entre nous ont déjà l’impression que leurs smartphones sont devenus une extension de leur personne. Les dispositifs externes d’aujourd’hui – des ordinateurs portables aux casques de réalité virtuelle – deviendront presque certainement implantables dans nos corps et nos cerveaux. Les exosquelettes et les prothèses augmenteront notre puissance physique, tandis que les progrès de la neurotechnologie amélioreront nos capacités cognitives. Nous serons mieux à même de manipuler nos propres gènes et ceux de nos enfants. Ces évolutions soulèvent de profondes questions: où se situe la limite entre l’homme et la machine? Qu’est-ce qu’être humain signifie » (37)

Une section entière de ce livre est consacrée au thème « Modifier l’être humain ». Il s’y extasie devant « la capacité des nouvelles technologies à faire littéralement partie de nous » et évoque un avenir cyborg impliquant « de curieux mélanges de vie numérique et analogique qui redéfiniront nos natures mêmes ». (38)

Il écrit: « Le fonctionnement de ces technologies sera intégré à notre propre biologie et changeront la façon dont nous interagissons avec le monde. Elles sont capables de franchir les frontières du corps et de l’esprit, d’améliorer nos capacités physiques et même d’avoir un impact durable sur la vie elle-même « . (39)

Aucune transgression ne semble excessive pour Schwab, qui rêve de « puces implantables actives qui brisent la barrière cutanée de notre corps », de « tatouages intelligents », d' »informatique biologique » et d' »organismes conçus sur mesure ». (40)

Il est enchanté d’annoncer que « des capteurs, des interrupteurs de mémoire et des circuits peuvent être encodés dans des bactéries intestinales humaines communes » (41), que « les poussières intelligentes, des réseaux d’ordinateurs complets avec des antennes, chacun beaucoup plus petit qu’un grain de sable, peuvent maintenant s’auto-organiser à l’intérieur du corps » [NdT. technologies dont il est beaucoup question par rapport aux « vaccins »] et que « les dispositifs implantés aideront probablement aussi à communiquer des pensées normalement exprimées verbalement par un smartphone « intégré », et des pensées ou humeurs potentiellement inexprimées en lisant les ondes cérébrales et d’autres signaux ». (42)

« La biologie synthétique » est à l’horizon du monde de la 4RI de Schwab, donnant aux dirigeants capitalistes technocrates du monde « la capacité de personnaliser les organismes en écrivant l’ADN ». (43)

L’idée des neurotechnologies, dans lesquelles les humains auront des mémoires entièrement artificielles implantées dans le cerveau, suffit à donner la nausée à certains d’entre nous, tout comme « la perspective de connecter nos cerveaux à la réalité virtuelle par des modems corticaux, des implants ou des nanorobots ». (44)

C’est une maigre consolation d’apprendre que tout cela est – bien sûr! – dans l’intérêt supérieur du profit capitaliste puisque cela « augure de nouvelles industries et de nouveaux systèmes de création de valeur » et « représente une opportunité de créer des systèmes de valeur entièrement nouveaux dans la Quatrième Révolution Industrielle ». (45)

Et que dire de « la bio-impression de tissus organiques » (46) ou de la suggestion que « les animaux pourraient potentiellement être modifiés pour produire des produits pharmaceutiques et d’autres formes de traitement » ? (47)

Quelqu’un aurait-il des objections éthiques à formuler?

Tout cela ne pose manifestement aucun problème à Schwab, qui annoncer avec satisfaction: « Le jour où les vaches seront modifiées pour produire dans leur lait un élément de coagulation du sang, dont les hémophiles sont dépourvus, n’est pas loin. Les chercheurs ont déjà commencé à modifier le génome de porcs dans le but de produire des organes adaptés à la transplantation humaine ». (48)

Il y a plus inquiétant encore. Depuis la mise en œuvre du sinistre programme eugénique de l’Allemagne nazie dans laquelle Schwab est né, cette science a été jugée inacceptable par la société humaine.

Mais aujourd’hui, il pense manifestement que l’eugénisme a droit à un renouveau, annonçant à propos de l’édition génétique: « Le fait qu’il soit désormais beaucoup plus facile de manipuler avec précision le génome humain au sein d’embryons viables signifie que nous sommes susceptibles d’assister à l’avenir à l’avènement de bébés sur mesure qui possèderont des traits particuliers ou qui seront résistants à une maladie spécifique ». (49)

Dans le célèbre traité transhumaniste de 2002, I, Cyborg, Kevin Warwick prédit : « Les humains seront capables d’évoluer grâce à la maîtrise de la super-intelligence et des capacités supplémentaires offertes par les machines du futur, en s’unissant à elles. Tout ceci laisse présager le développement d’une nouvelle espèce humaine, connue dans le monde de la science-fiction sous le nom de « cyborgs ». Cela ne signifie pas que tout le monde doive devenir un cyborg. Si vous êtes satisfait de votre statut d’humain, vous pourrez rester tel que vous êtes. Mais attention, tout comme les humains se sont séparés de leurs cousins chimpanzés il y a bien des années, les cyborgs se sépareront des humains. Ceux qui resteront des humains deviendront probablement une sous-espèce. Ils seront, en fait, les chimpanzés du futur ». (50)

Schwab semble faire allusion au même avenir d’une élite transhumaine « supérieure » artificiellement améliorée, se démarquant de la populace naturelle, dans ce passage particulièrement accablant de The Fourth Industrial Revolution: « Nous sommes au seuil d’un changement systémique radical qui exige des êtres humains une adaptation permanente. En conséquence, nous pourrions assister à un degré croissant de polarisation dans le monde, marqué par ceux qui embrassent le changement contre ceux qui y résistent. »

« Cela engendre une inégalité qui va au-delà de l’inégalité sociétale décrite précédemment. Cette inégalité ontologique séparera ceux qui s’adaptent de ceux qui résistent – les gagnants et les perdants matériels dans tous les sens du terme. Les gagnants pourront même bénéficier d’une forme d’amélioration humaine radicale, générée par certains segments de la Quatrième Révolution Industrielle (comme le génie génétique) dont les perdants seront privés. Cela risque de créer des conflits de classe et d’autres affrontements tels que jamais vus auparavant ». (51)

Schwab parlait déjà d’une grande « transformation » en 2016 (52) et il est clairement déterminé à faire tout ce qui est en son pouvoir non négligeable pour faire advenir son monde transhumaniste d’inspiration eugéniste, fait d’artifices, de surveillance, de contrôle et de profits exponentiels.

Mais, comme le révèle sa référence ci-dessus aux « conflits de classe », il s’inquiète clairement de la possibilité d’une « résistance sociétale » (53) et des possibilités d’aller de l’avant « si les technologies rencontrent une grande résistance de la part du public. » (54)

Les rencontres annuelles du WEF de Schwab à Davos ont depuis longtemps été accueillies par des maniifestations anticapitalistes et, malgré la paralysie actuelle de la gauche radicale, il est bien conscient de la possibilité d’une nouvelle opposition, peut-être plus massive, à son projet, et des risques de « ressentiment, de peur et de retour de bâton politique ». (55)

Dans son livre le plus récent, il aborde la question dans un contexte historique, notant que « l’antimondialisation était forte à l’approche de 1914 et jusqu’en 1918, puis moins forte pendant les années 1920, mais elle s’est ravivée dans les années 1930 à la suite de la Grande Dépression ». (56)

Il note qu’au début des années 2000, « le retour de bâton politique et sociétal contre la mondialisation n’a cessé de se renforcer », (57) affirme que « l’agitation sociale » s’est répandue dans le monde entier au cours des deux dernières années, citant notamment les Gilets Jaunes en France, et évoque le « sombre scénario » qui verrait « la même chose se reproduire ». (58)

Alors, comment un honnête technocrate est-il censé vendre l’avenir qu’il espère pour le monde sans l’accord de l’opinion publique mondiale? Comment Schwab et ses amis milliardaires peuvent-ils imposer leur société préférée au reste d’entre nous?

Une des réponses se trouve dans la propagande incessante de lavage de cerveau diffusée par les médias et les universités aux mains des 1% de l’élite – ce qu’ils se plaisent à appeler « un narratif ».

Pour Schwab, la réticence de la majorité de l’humanité à monter à bord de son express 4RI illustre la tragédie du fait que « le monde manque d’un narratif cohérent, positif et commun qui souligne les opportunités et les défis de la Quatrième Révolution Industrielle, un narratif essentiel si nous voulons responsabiliser un large éventail d’individus et de communautés et éviter un retour de bâton populaire contre les changements fondamentaux en cours ». (59)

Il ajoute: « Il est donc essentiel que nous consacrions de l’attention et de l’énergie à la coopération multipartite au-delà des frontières universitaires, sociales, politiques, nationales et industrielles. Ces interactions et collaborations sont nécessaires pour créer des narratifs positifs, communs et remplis d’espoir, qui permettront aux individus et aux groupes de toutes les parties du monde de participer aux transformations en cours et d’en tirer profit ». (60)

L’un de ces « narratifs » tente de justifier les raisons pour lesquelles la technologie 4RI doit être installée partout dans le monde le plus rapidement possible.

Schwab est frustré par le fait que « plus de la moitié de la population mondiale – environ 3,9 milliards de personnes – n’a toujours pas accès à Internet » (61), 85% de la population des pays en développement demeurant hors ligne et donc hors de portée, contre 22% dans les pays développés.

L’objectif réel de la 4RI est d’exploiter ces populations à des fins lucratives par le biais d’un techno-impérialisme mondial, mais on ne peut évidemment pas le mentionner dans le « narratif » de propagande nécessaire pour vendre le projet.

Au lieu de cela, leur mission doit être présentée, comme Schwab le fait lui-même, comme une tentative de « développer des technologies et des systèmes qui servent à distribuer des valeurs économiques et sociales telles que le revenu, les opportunités et la liberté à toutes les parties prenantes ». (62)

Il se pose en pieux gardien des valeurs libérales éveillées, déclarant: « Penser de manière inclusive va au-delà de la simple considération de la pauvreté ou des communautés marginalisées comme une simple aberration – un problème que nous pouvons résoudre. Elle nous oblige à réaliser que ‘nos privilèges sont inscrits sur la même page que leur souffrance’. Cela va au-delà des revenus et des droits, même si ceux-ci restent importants. Au contraire, l’inclusion des parties prenantes et la distribution des bénéfices étendent les libertés de tous ». (63)

La même technique, celle d’un faux « narratif » conçu pour tromper les citoyens de bonne volonté pour obtenir leur soutien à un projet capitaliste impérialiste, a été largement utilisée dans le domaine du changement climatique.

Schwab est un grand fan de Greta Thunberg, bien sûr, qui, à peine relevée du trottoir après sa manifestation en solo à Stockholm, fut expédiée au WEF à Davos pour y prendre la parole.

Il est également partisan de la proposition de Nouveau Pacte Mondial pour la Nature, en particulier via Voice for the Planet, lancé au WEF de Davos en 2019 par les Global Shapers, une organisation de conditionnement des jeunes créée par Schwab en 2011 et décrite avec justesse par le journaliste d’investigation Cory Morningstar comme « un étalage grotesque de malfaisance corporative déguisée en bienfait ».

Dans son livre de 2020, Schwab relate en fait la manière dont ce faux « activisme des jeunes » est instrumentalisé pour faire avancer ses objectifs capitalistes.

Il écrit, dans un passage d’une étonnante franchise: « Le militantisme des jeunes est en hausse dans le monde entier, révolutionné par les médias sociaux qui renforcent la mobilisation dans une mesure auparavant impossible. Il prend de multiples formes, de la participation politique non institutionnalisée aux manifestations et protestations, et aborde des questions aussi diverses que le changement climatique, les réformes économiques, l’égalité des sexes et les droits LGBTQ. La jeune génération est résolument à l’avant-garde du changement social. Il ne fait guère de doute qu’elle sera le catalyseur du changement et une source d’élan critique à la Grande Réinitialisation ». (64)

En fait, évidemment, le futur ultra-industriel proposé par Schwab est tout sauf vert. Ce n’est pas la nature qui l’intéresse, mais le « capital naturel » et « l’incitation à l’investissement dans les marchés verts et sociaux de pointe ». (65)

La pollution est synonyme de profit et la crise environnementale n’est qu’une nouvelle opportunité commerciale, comme il le détaille dans The Fourth Industrial Revolution: « Dans ce nouveau système industriel révolutionnaire, le dioxyde de carbone passe du statut de polluant à effet de serre à celui d’actif, et l’économie de la capture et du stockage du carbone passe du statut de coût pour diminuer la pollution à celui d’installations rentables de capture et de production intégrant l’utilisation du carbone. Plus important encore, cela aidera les entreprises, les gouvernements et les citoyens à une prise de conscience et à un engagement dans des stratégies visant à régénérer activement le capital naturel, permettant des utilisations intelligentes et régénératrices du capital naturel pour guider la production et la consommation durables et donner de l’espace à la biodiversité pour leur permettre de se rétablir dans les zones menacées ». (66)

Les « solutions » de Schwab aux dommages poignants infligés à notre monde naturel par le capitalisme industriel signifient davantage du même poison, en pire.

La géo-ingénierie est un de ses projets favoris: « Les propositions incluent l’installation de miroirs géants dans la stratosphère pour dévier les rayons du soleil, l’épandage chimique de l’atmosphère pour augmenter les précipitations et le déploiement de grandes machines pour éliminer le dioxyde de carbone de l’air ». (67)

Il ajoute: « De nouvelles approches sont actuellement conçues qui combineront des technologies de la Quatrième Révolution Industrielle, telles que les nanoparticules et autres matériaux de pointe ». (68)

Comme toutes les entreprises et les ONG pro-capitalistes qui soutiennent l’abominable Nouveau Pacte pour la Nature, Schwab est totalement et profondément anti-nature.

Pour lui, la « possibilité ultime » d’une énergie « propre » et « durable » inclut la fusion nucléaire (69) et il attend avec impatience le jour où les satellites « couvriront la planète de voies de communication qui pourraient aider à connecter les plus de 4 milliards de personnes qui n’ont toujours pas accès à Internet ». (70)

Le nouvel ordre envisagé par Schwab englobera le monde entier et une gouvernance mondiale est donc nécessaire pour l’imposer, comme il le déclare à plusieurs reprises.

L’avenir qu’il chérit « ne se réalisera que par une meilleure gouvernance mondiale » (72), insiste-t-il. « Une forme efficace de gouvernance mondiale » (73) est nécessaire.

Le problème que nous rencontrons aujourd’hui est celui d’un supposé « déficit de l’ordre mondial » (74), affirme-t-il, ajoutant de façon improbable que l’Organisation Mondiale de la Santé « est accablée par des ressources limitées et décroissantes ». (75)

Ce qu’il veut réellement dire, c’est que sa société 4RI/Grande Réinitialisation ne fonctionnera que si elle est imposée simultanément partout sur la planète, sinon « nous serons paralysés dans nos tentatives d’aborder et de répondre aux défis mondiaux ». (76)

Il admet: « En un mot, la gouvernance mondiale est au cœur de toutes ces autres problématiques ». (77)

Cet empire ubiquitaire voit d’un très mauvais œil l’idée qu’une population donnée puisse décider démocratiquement de suivre une autre voie. Celles-ci « risquent de s’isoler des normes mondiales, ce qui ferait de ces nations les retardataires de la nouvelle économie numérique », (78) avertit Schwab.

Tout sentiment d’autonomie et d’appartenance locale est considéré comme une menace dans la perspective impérialiste de Schwab et doit être éradiqué dans le cadre de la 4RI.

Il écrit: « Les individus ont longtemps défini leur vie en fonction d’un lieu précis, d’un groupe ethnique, d’une culture particulière ou même d’une langue. L’avènement de la participation en ligne et l’exposition accrue aux idées d’autres cultures signifient que les identités sont désormais plus fongibles qu’auparavant… Grâce à la combinaison des modèles de migration historiques et de la connectivité à faible coût, les structures familiales sont en passe d’être redéfinies ». (79)

Pour Schwab, la démocratie authentique relève essentiellement de la même catégorie. Il sait que la plupart des gens n’accepteront pas de leur plein gré des projets qui visent à détruire leur vie et à les asservir à un système d’exploitation techno-fasciste mondial, de sorte que leur donner la parole n’est tout simplement pas envisageable.

C’est pourquoi le concept de « partie prenante » revêt une telle importance dans le projet de Schwab. Comme nous l’avons vu plus haut, il s’agit de la négation de la démocratie, l’accent étant mis sur « la réalisation de solutions par les groupes de parties prenantes ». (80)

Si le public, les gens, sont inclus dans ce processus, c’est seulement à un niveau superficiel. L’agenda est déjà prédéterminé et les décisions sont prises en coulisses.

Schwab l’admet d’ailleurs lorsqu’il écrit: « Nous devons rétablir un dialogue entre toutes les parties prenantes afin de garantir une compréhension mutuelle qui permette d’instaurer une culture de la confiance entre les régulateurs, les organisations non-gouvernementales, les professionnels et les scientifiques. Le public doit aussi être pris en compte, car il doit participer à la mise en forme démocratique des développements biotechnologiques qui affectent la société, les individus et les cultures ». (81)

Le public doit donc « aussi » être pris en compte, après coup. Il n’est même pas directement consulté, juste « pris en compte »! Et le rôle du peuple, du demos, sera simplement de « participer » à la « mise en forme » des développements biotechnologiques. La possibilité que le public rejette en fait l’idée même des développements biotechnologiques est totalement écartée, en vertu des hypothèses délibérément intégrées dans la formule des parties prenantes.

Le même message est implicite dans le titre de la conclusion de Schwab à Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: « Ce que vous pouvez faire pour façonner la Quatrième Révolution Industrielle ». (82) La techno-tyrannie ne peut être ni contestée ni arrêtée, mais simplement « façonnée ».

Schwab utilise le terme « leadership systémique » pour décrire la manière profondément antidémocratique dont les 1% nous imposent à tous leur programme, sans nous donner la possibilité de dire « non ».

Il écrit: « Le leadership systémique consiste à cultiver une vision commune du changement – en travaillant avec toutes les parties prenantes de la société mondiale – puis à agir en fonction de celle-ci pour changer la manière dont le système fournit ses avantages, et à qui. Le leadership systémique requiert l’action de toutes les parties prenantes, y compris les individus, les dirigeants d’entreprise, les influenceurs sociaux et les décideurs politiques ». (83)

Il qualifie ce contrôle descendant d’un bout à l’autre du spectre de « gestion systémique de l’existence humaine » (84), bien que d’autres puissent préférer le terme « totalitarisme ».

L’un des traits distinctifs du fascisme historique en Italie et en Allemagne était son impatience devant les contraintes gênantes imposées à la classe dirigeante (« la Nation » dans le langage fasciste) par la démocratie et le libéralisme politique.

Tout cela devait être balayé pour permettre une Blitzkrieg de « modernisation » accélérée.

Nous voyons ressurgir ce même état d’esprit dans les appels de Schwab en faveur d’une « gouvernance agile », dans lesquels il affirme que « le rythme du développement technologique et un certain nombre de caractéristiques des technologies rendent inadéquats les cycles et processus d’élaboration des politiques antérieurs ». (85)

Il écrit: « L’idée de réformer les modèles de gouvernance pour faire face aux nouvelles technologies n’est pas nouvelle, mais l’urgence de le faire est bien plus grande à la lumière de la puissance des technologies émergentes d’aujourd’hui… le concept de gouvernance agile cherche à correspondre à l’agilité, la fluidité, la flexibilité et la capacité d’adaptation des technologies elles-mêmes et des acteurs du secteur privé qui les adoptent ». (86)

L’expression « réformer les modèles de gouvernance pour faire face aux nouvelles technologies » donne vraiment le ton ici. Comme sous le fascisme, les structures sociales doivent être réinventées afin de répondre aux exigences du capitalisme et de ses technologies d’accroissement du profit.

Schwab explique que sa « gouvernance agile » impliquerait la création de laboratoires politiques – « des espaces protégés au sein du gouvernement avec un mandat explicite pour expérimenter de nouvelles méthodes de développement politique en utilisant des principes agiles » – et « encouragerait les collaborations entre les gouvernements et les entreprises pour créer des « bacs à sable de développement » et des « bancs d’essai expérimentaux » pour développer des réglementations en utilisant des approches itératives, intersectorielles et flexibles ». (87)

Pour Schwab, le rôle de l’État est de faire avancer les objectifs capitalistes, et non de les soumettre à une quelconque forme d’examen. S’il est tout à fait favorable au rôle de l’État dans la prise de contrôle de nos vies par les entreprises, il est moins enthousiaste à l’égard de sa fonction de réglementation, qui pourrait ralentir l’afflux de profits dans les mains du secteur privé, et il envisage donc « le développement d’écosystèmes de régulateurs privés, en concurrence sur les marchés ». (88)

Dans son livre de 2018, Schwab aborde le problème des réglementations encombrantes et la meilleure façon de « surmonter ces limites » dans le contexte des données et de la vie privée.

Il avance la suggestion d' »accords de partage de données public-privé qui « brisent le verre en cas d’urgence ». Ces accords n’entrent en jeu que dans des circonstances d’urgence convenues à l’avance (comme une pandémie) et peuvent contribuer à réduire les délais et à améliorer la coordination des premiers intervenants, en autorisant temporairement un partage de données qui serait illégal dans des circonstances normales ». (89)

Curieusement, deux ans plus tard, il y a eu une « pandémie » et ces « circonstances d’urgence convenues à l’avance » sont devenues une réalité.

Cela ne devrait pas être une trop grande surprise pour Schwab, puisque son WEF avait co-organisé la tristement célèbre conférence Event 201 en octobre 2019, qui modélisait une pandémie fictive de coronavirus.

Et il n’a pas perdu de temps pour sortir un nouveau livre, Covid-19: The Great Reset, coécrit avec Thierry Malleret, qui dirige ce qu’on appelle le Baromètre Mensuel, « une analyse prédictive succincte fournie aux investisseurs privés, aux PDG mondiaux et aux décideurs d’opinion ». (90)

Publié en juillet 2020, le livre se propose d’avancer « des conjectures et des idées sur ce à quoi le monde post-pandémique pourrait, et devrait, peut-être, ressembler ». (91)

Schwab et Malleret admettent que le Covid-19 est « l’une des pandémies les moins meurtrières que le monde ait connues au cours des 2.000 dernières années », ajoutant que « les conséquences du Covid-19 en termes de santé et de mortalité seront légères par rapport aux pandémies précédentes ». (92)

Ils ajoutent: « [La pandémie] ne constitue pas une menace existentielle, ni un choc qui laissera son empreinte sur la population mondiale pendant des décennies ». (93)

Pourtant, de façon incroyable, cette maladie « bénigne » est simultanément présentée comme prétexte d’un changement social sans précédent sous la bannière de la « Grande Réinitialisation »!

Et bien qu’ils affirment explicitement que le Covid-19 ne constitue pas un « choc » majeur, les auteurs emploient à plusieurs reprises ce même vocable pour décrire l’impact plus large de la crise.

Schwab et Malleret situent le Covid-19 dans une longue tradition d’événements qui ont facilité des changements soudains et significatifs de nos sociétés.

Ils invoquent spécifiquement la Seconde Guerre mondiale: « La Seconde Guerre mondiale a été la quintessence de la guerre transformationnelle, déclenchant non seulement des changements fondamentaux de l’ordre mondial et de l’économie mondiale, mais entraînant également des changements radicaux dans les attitudes et les croyances sociales qui ont finalement ouvert la voie à des politiques et des dispositions du contrat social radicalement nouvelles (comme le fait que les femmes ont rejoint la population active avant de devenir électrices). Il existe évidemment des dissemblances fondamentales entre une pandémie et une guerre (que nous examinerons en détail dans les pages suivantes), mais l’ampleur de leur pouvoir de transformation est comparable. Toutes deux ont le potentiel d’être une crise transformatrice aux proportions jusqu’alors inimaginables ». (94)

Ils rejoignent également de nombreux « théoriciens du complot » contemporains en établissant une comparaison directe entre le Covid-19 et le 11 septembre: « C’est ce qui se produisit après les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Partout dans le monde, de nouvelles mesures de sécurité, telles que l’utilisation généralisée de caméras, l’exigence de cartes d’identité électroniques et l’enregistrement des entrées et sorties des employés ou des visiteurs, sont devenues la norme. À l’époque, ces mesures étaient jugées extrêmes, mais aujourd’hui elles sont utilisées partout et considérées comme ‘normales' ». (95)

Lorsqu’un tyran s’arroge le droit de régner sur une population sans tenir compte de ses opinions, il aime justifier sa dictature en affirmant qu’il est moralement habilité à le faire parce qu’il est « éclairé ».

Il en va de même pour la tyrannie appuyée sur le Covid, la Grande Réinitialisation de Schwab, que le livre qualifie de « leadership éclairé », ajoutant: « Certains dirigeants et décideurs qui étaient déjà à la pointe de la lutte contre le changement climatique voudront peut-être profiter du choc infligé par la pandémie pour mettre en œuvre des changements environnementaux durables et plus vastes. Ils feront ainsi un « bon usage » de la pandémie en ne laissant pas la crise se perdre ». (96)

L’élite dirigeante capitaliste mondiale a certainement fait de son mieux pour « tirer parti du choc infligé par la panique », en nous assurant à tous, depuis les tout premiers jours de l’épidémie, que, pour une raison insondable, rien ne serait plus jamais pareil dans nos vies.

Schwab et Malleret, inévitablement, s’en donnent à cœur joie dans leur recours au concept du Nouveau Normal, même s’ils admettent que le virus n’a jamais été que « léger ».

« C’est notre moment décisif », claironnent-ils. « Beaucoup de choses vont changer pour toujours ». « Un nouveau monde va émerger ». « Le bouleversement sociétal déclenché par le COVID-19 durera des années, voire des générations ». « Beaucoup d’entre nous se demandent quand les choses reviendront à la normale. Pour faire court : jamais ». (97)

Ils vont même jusqu’à proposer une nouvelle séparation historique entre « l’ère pré-pandémique » et « le monde post-pandémique ». (98)

Ils écrivent: « Des changements radicaux sont à venir, d’une telle portée que certains experts ont parlé d’une ère « avant coronavirus » (BC) et « après coronavirus » (AC). Nous ne cesserons d’être surpris par la rapidité et la nature inattendue de ces changements. Au fur et à mesure qu’ils s’imbriqueront les uns dans les autres, ils provoqueront des conséquences de deuxième, troisième, quatrième ordre et plus, des effets en cascade et des résultats imprévus. Ce faisant, ils façonneront un « nouveau normal » radicalement différent de celui que nous abandonnerons progressivement. Nombre de nos croyances et de nos postulats sur ce à quoi le monde pourrait ou devrait ressembler s’effondreront dans le processus ». (99)

En 2016, Schwab envisageait déjà « de nouvelles façons d’utiliser la technologie pour changer les comportements » (100) et prédisait : « L’ampleur et la portée de la révolution technologique en cours entraîneront des changements économiques, sociaux et culturels d’une ampleur si phénoménale qu’il est presque impossible de les envisager ». (101)

L’un des moyens par lesquels il avait espéré faire avancer son programme technocratique était, comme nous l’avons noté, les « solutions » bidon au changement climatique proposées par de pseudo-capitalistes verts.

Sous le titre « réinitialisation environnementale », Schwab et Malleret affirment: « À première vue, la pandémie et l’environnement pourraient sembler n’être que des cousins éloignés; mais ils sont beaucoup plus proches et imbriqués que nous le pensons ». (102)

L’un des liens est que les « crises » climatique et virale ont été utilisées par le WEF et ses semblables pour la promotion de leur programme de gouvernance mondiale. Comme le disent Schwab et son co-auteur, « elles sont mondiales par nature et ne peuvent donc être correctement traitées que de manière coordonnée au niveau mondial ». (103)

Un autre lien est la manière dont « l’économie post-pandémique » et « l’économie verte » (104) génèrent des profits massifs pour la plupart des mêmes secteurs des grandes entreprises.

Le Covid-19 fut manifestement une excellente nouvelle pour les capitalistes désireux de tirer profit de la destruction de l’environnement, comme le rapportent Schwab et Malleret: « La conviction que les stratégies ESG [Environnementales, Sociales et de Gouvernance] ont bénéficié de la pandémie et sont les plus susceptibles d’en bénéficier davantage est corroborée par diverses enquêtes et rapports. Les premières données montrent que le secteur de la durabilité a surperformé les fonds conventionnels au cours du premier trimestre de 2020 ». (105)

Les requins capitalistes du prétendu « secteur de la durabilité » se frottent joyeusement les mains à l’idée de tout l’argent qu’ils vont gagner grâce à la Grande Réinitialisation fasciste sous prétexte de Covid, dans laquelle l’État est instrumentalisé pour financer leurs profits hypocrites.

Schwab et Malleret notent: « La clé pour attirer les capitaux privés vers de nouvelles sources de valeur économique positive pour la nature sera de déplacer les principaux leviers politiques et les incitations financières publiques dans le cadre d’une réinitialisation économique plus large ». (106)

« Un document d’orientation préparé par Systemiq en collaboration avec le Forum Economique Mondial estime que la mise en place d’une économie positive pour la nature pourrait représenter plus de 10.000 milliards de dollars par an d’ici 2030… La remise à niveau de l’environnement ne doit pas être considérée comme un coût, mais plutôt comme un investissement qui générera une activité économique et des opportunités d’emploi ». (107)

Étant donné l’imbrication des crises climatiques et du Covid présentée par Schwab, nous pourrions supposer que le plan initial était de faire passer la réinitialisation vers le Nouveau Normal sur le dos de la crise climatique.

Mais de toute évidence, toute la publicité faite autour de Greta Thunberg et de Extinction Rebellion, soutenue par les grandes entreprises, n’a pas suscité une panique publique suffisante pour justifier de telles mesures.

Le projet Covid-19 sert parfaitement les objectifs de Schwab, car l’urgence immédiate qu’il présente permet d’accélérer l’ensemble du processus et de le faire passer sans examen préalable.

« Cette différence cruciale entre les horizons temporels respectifs d’une pandémie et ceux du changement climatique et de la dégradation de la nature implique qu’un risque de pandémie exige une action immédiate qui sera suivie d’un résultat rapide, tandis que le changement climatique et la dégradation de la nature exigent également une action immédiate, mais le résultat (ou ‘récompense future’, dans le jargon des économistes) ne suivra qu’avec un certain décalage ». (108)

Pour Schwab et ses amis, le Covid-19 est le grand accélérateur de tout ce qu’ils souhaitent nous imposer depuis des années.

Comme lui et Malleret le disent: « La pandémie exacerbe et accélère clairement les tendances géopolitiques déjà apparentes avant l’éclatement de la crise ». (109)

« La pandémie marquera un tournant en accélérant cette transition. Elle a cristallisé la question et rendu impossible un retour au statu quo d’avant la pandémie ». (110)

Ils dissimulent à peine leur joie devant la direction que prend désormais la société: « La pandémie accélérera encore plus l’innovation, catalysant les changements technologiques déjà en cours (comparable à l’effet d’exacerbation qu’elle a eu sur d’autres problèmes mondiaux et nationaux sous-jacents) et « turbochargeant » toute entreprise numérique ou la dimension numérique de toute entreprise ». (111)

« Avec la pandémie, la ‘transformation numérique’ à laquelle tant d’analystes font référence depuis des années, sans être exactement sûrs de ce qu’elle signifie, a trouvé son catalyseur. Un effet majeur des confinements sera l’expansion et la progression du monde numérique de manière décisive et souvent permanente.

« En avril 2020, plusieurs leaders de la tech ont observé avec quelle rapidité et quelle radicalité les nécessités créées par la crise sanitaire avaient précipité l’adoption d’un large éventail de technologies. En l’espace d’un mois seulement, il est apparu que de nombreuses entreprises, en termes d’adoption des technologies, ont a fait un bond en avant de plusieurs années ». (112)

Le destin sourit manifestement à Klaus Schwab, car cette crise du Covid-19 a miraculeusement réussi à faire avancer à peu près tous les aspects du programme qu’il promeut depuis des décennies.

Ainsi, lui et Malleret rapportent avec satisfaction que « la pandémie va accélérer l’adoption de l’automatisation sur le lieu de travail et l’introduction de davantage de robots dans nos vies personnelles et professionnelles ». (113)

Les confinements survenus dans le monde entier ont, il va sans dire, donné un grand coup de pouce financier aux entreprises proposant des achats en ligne.

Les auteurs racontent: « Les consommateurs ont besoin de produits et, s’ils ne peuvent pas faire de shopping, ils auront inévitablement recours à l’achat en ligne. Au fur et à mesure que l’habitude s’installe, les personnes qui n’avaient jamais fait d’achats en ligne auparavant deviennent plus confiantes, tandis que les personnes qui faisaient déjà des achats en ligne occasionnels s’y fient vraisemblablement davantage. Ce phénomène a été mis en évidence lors des confinements. Aux États-Unis, Amazon et Walmart ont embauché à eux deux 250.000 travailleurs pour faire face à l’augmentation de la demande et ont élaboré une infrastructure massive pour assurer les livraisons en ligne. Cette croissance accélérée du commerce électronique signifie que les géants du secteur de la vente au détail en ligne sont susceptibles de sortir de la crise encore plus forts qu’ils ne l’étaient dans l’ère pré-pandémique ». (114)

Ils ajoutent: « À mesure que des biens et des services de plus en plus nombreux et divers nous sont offerts via nos mobiles et nos ordinateurs, les entreprises de secteurs aussi disparates que le commerce électronique, les opérations sans contact, le contenu numérique, les robots et les livraisons par drones (pour n’en citer que quelques-uns) prospéreront. Ce n’est pas par hasard que des entreprises comme Alibaba, Amazon, Netflix ou Zoom sont apparues comme des ‘gagnants’ des confinements ». (115)

En guise de corollaire, nous pourrions suggérer que ce n’est « pas par hasard » que les gouvernements capturés et contrôlés par les grandes entreprises, grâce à des organisations comme le WEF, ont imposé une « nouvelle réalité » dans laquelle les grandes entreprises sont les « gagnants »…

Les bonnes nouvelles amenées par le Covid ne cessent de s’accumuler pour tous les secteurs d’activité susceptibles de bénéficier de la Quatrième Répression Industrielle.

« La pandémie pourrait s’avérer être une aubaine pour l’enseignement en ligne », rapportent Schwab et Malleret. « En Asie, le passage à l’éducation en ligne a été particulièrement notable, avec une forte augmentation des inscriptions numériques des étudiants, une valorisation bien plus élevée des entreprises d’éducation en ligne et davantage de capitaux disponibles pour les start-ups ‘ed-tech’… À l’été 2020, le sens de la tendance semble clair: le monde de l’éducation, comme pour tant d’autres industries, deviendra en partie virtuel ». (116)

Les sports en ligne ont également pris leur essor: « Pendant un temps, la distanciation sociale pourrait empêcher la pratique de certains sports, ce qui profitera en retour à l’expansion toujours plus puissante des e-sports. La technologie et le numérique ne sont jamais loin! ». (117)

Les nouvelles sont similaires dans le secteur bancaire: « Les interactions bancaires en ligne sont passées de 10 % à 90 % pendant la crise, sans baisse de qualité et avec une augmentation de la conformité ». (118)

Le passage à l’activité en ligne inspiré par le Covid profite évidemment à Big Tech, qui tire d’énormes profits de la crise, comme le décrivent les auteurs: « La valeur marchande combinée des principales entreprises technologiques a atteint record sur record pendant les confinements, dépassant même les niveaux d’avant le début de l’épidémie… il est peu probable que ce phénomène s’atténue de sitôt, bien au contraire ». (119)

Mais c’est aussi une bonne nouvelle pour toutes les entreprises concernées, qui ne doivent plus payer d’êtres humains pour travailler à leur service. L’automatisation est, et a toujours été, un moyen de réduire les coûts et donc d’augmenter les profits de l’élite capitaliste.

La culture du Nouveau Normal fasciste fournira également des retombées lucratives pour des secteurs d’activité particuliers, comme l’industrie de l’emballage, expliquent Schwab et Malleret.

« La pandémie intensifiera certainement notre préoccupation pour l’hygiène. Une nouvelle obsession de la propreté entraînera notamment la création de nouvelles formes d’emballage. Nous serons encouragés à ne pas toucher les produits que nous achetons. Des plaisirs simples comme sentir un melon ou presser un fruit seront mal vus et pourraient même devenir obsolètes ». (120)

Les auteurs décrivent également ce qui ressemble beaucoup à un programme technocratique orienté profit derrière la « distanciation sociale » qui a été un élément clé de la « réinitialisation » Covid.

Ils écrivent: « Sous une forme ou une autre, les mesures de distanciation sociale et physique sont susceptibles de persister après la disparition de la pandémie elle-même, justifiant la décision de nombreuses entreprises de différents secteurs d’activité d’accélérer l’automatisation. Au bout d’un certain temps, les inquiétudes persistantes concernant le chômage technologique s’estomperont à mesure que les sociétés souligneront la nécessité de restructurer le lieu de travail de manière à réduire au minimum les contacts humains étroits. En effet, les technologies d’automatisation sont particulièrement bien adaptées à un monde dans lequel les êtres humains ne peuvent pas être trop proches les uns des autres ou sont prêts à réduire leurs interactions. Notre crainte persistante et peut-être durable d’être infecté par un virus (COVID-19 ou autre) accélérera donc la marche implacable de l’automatisation, en particulier dans les domaines les plus susceptibles d’être automatisés ». (121)

Comme mentionné précédemment, Schwab est depuis longtemps frustré par toutes les réglementations fastidieuses qui empêchent les capitalistes de faire autant d’argent qu’ils le souhaiteraient, en se concentrant sur des préoccupations économiquement non pertinentes telles que la sécurité et le bien-être des êtres humains.

Mais – hourra! – la crise du Covid a fourni l’excuse parfaite pour se débarrasser d’une grande partie de ces obstacles démodés à la prospérité et à la croissance.

La santé est l’un des domaines dans lesquels la bureaucratie envahissante est abandonnée. Pourquoi une partie prenante saine d’esprit imaginerait-elle qu’une obligation particulière de soin et de diligence puisse empiéter sur la rentabilité de ce secteur d’activité spécifique?

Schwab et Malleret se réjouissent de constater que la télémédecine va « bénéficier considérablement » de l’urgence du Covid: « La nécessité de faire face à la pandémie avec tous les moyens disponibles (plus, pendant l’épidémie, la nécessité de protéger les travailleurs de la santé en leur permettant de travailler à distance) a levé certains des obstacles réglementaires et législatifs liés à l’adoption de la télémédecine ». (122)

La suppression des réglementations est un phénomène général dans le cadre du régime mondial du Nouveau Normal, comme l’expliquent Schwab et Malleret:

« Jusqu’à présent, les gouvernements ont souvent freiné le rythme d’adoption des nouvelles technologies en prenant le temps de réfléchir à un cadre réglementaire idéal, mais, comme le montre l’exemple de la télémédecine et de la livraison par drone, une accélération spectaculaire née de la nécessité est possible. Pendant les confinements, un assouplissement quasi-mondial des réglementations auparavant dans le chemin du progrès dans des domaines où la technologie était disponible depuis des années s’est soudainement produit parce qu’il n’y avait pas de meilleur choix ou d’autre choix possible. Ce qui était jusqu’à récemment impensable est soudainement devenu possible… Les nouvelles réglementations resteront en place ». (123)

Ils ajoutent: « L’impératif actuel de propulser, coûte que coûte, l' »économie sans contact » et la volonté subséquente des régulateurs de l’accélérer signifient que tous les coups sont permis ». (124)

« Tous les coups sont permis ». Ne vous y trompez pas: c’est le langage adopté par le capitalisme lorsqu’il abandonne ses prétentions à la démocratie libérale et passe en mode fasciste intégral.

Il ressort clairement des travaux de Schwab et Malleret qu’une fusion fasciste de l’État et des entreprises, à l’avantage de ces dernières, sous-tend leur Grande Réinitialisation.

Des sommes phénoménales ont été transférées des fonds publics vers les poches bien remplies des 1% depuis le tout début de la crise Covid, comme ils le reconnaissent: « En avril 2020, au moment où la pandémie commençait à envahir le monde, les gouvernements du monde entier avaient annoncé des programmes de relance de plusieurs milliers de milliards de dollars, comme si huit ou neuf plans Marshall avaient été mis en place presque simultanément ». (125)

Ils poursuivent: « Le COVID-19 a réécrit bon nombre des règles du jeu entre les secteurs public et privé. … Une plus grande ingérence, bienveillante (ou non), des gouvernements dans la vie des entreprises et la conduite de leurs affaires dépendra de chaque pays et de son industrie, et prendra donc de nombreuses formes différentes ». (126)

« Des mesures qui auraient semblé inconcevables avant la pandémie pourraient bien devenir la norme dans le monde entier, les gouvernements essayant d’empêcher la récession économique de se transformer en une dépression catastrophique.

« De plus en plus, on demandera au gouvernement d’agir en tant que ‘payeur de dernier recours’ pour prévenir ou endiguer la vague de licenciements massifs et de destruction d’entreprises déclenchée par la pandémie. Tous ces changements modifient les règles du ‘jeu’ de la politique économique et monétaire. » (127)

Schwab et son co-auteur se réjouissent à la perspective de voir les pouvoirs accrus de l’État être utilisés pour soutenir le profit des grandes entreprises.

Ils écrivent: « L’une des grandes leçons des cinq derniers siècles en Europe et en Amérique est la suivante: les crises aiguës contribuent à renforcer le pouvoir de l’État. Cela a toujours été le cas et il n’y a aucune raison qu’il en soit autrement avec la pandémie de COVID-19 ». (128)

Et ils ajoutent: « En regardant vers l’avenir, les gouvernements décideront très probablement, mais à des degrés d’intensité différents, qu’il est dans le meilleur intérêt de la société de réécrire certaines des règles du jeu et d’accroître de façon permanente leur rôle ». (129)

L’idée de réécrire les règles du jeu est, une fois de plus, très réminiscente du langage fasciste, tout comme, bien sûr, l’idée d’accroître de façon permanente le rôle de l’État en aidant le secteur privé.

En effet, il est intéressant de comparer la position de Schwab sur cette question avec celle du dictateur fasciste italien Benito Mussolini, qui répondit à la crise économique de 1931 en lançant un organe spécial d’urgence, l’Istituto mobiliare italiano, pour aider les entreprises.

Il déclara que c’était « un moyen de conduire énergiquement l’économie italienne vers sa phase corporative, c’est-à-dire un système qui respecte fondamentalement la propriété et l’initiative privées, mais les lie étroitement à l’État, qui seul peut les protéger, les contrôler et les nourrir ». (130)

Les soupçons sur la nature fasciste de la Grande Réinitialisation de Schwab sont confirmés, bien sûr, par les mesures d’État policier déployées à travers le monde pour assurer le respect des mesures « d’urgence » Covid.

La force brute qui n’est jamais loin de la surface du système capitaliste devient de plus en plus visible lorsqu’il entre dans sa phase fasciste, ce qui est tout à fait évident dans le livre de Schwab et Malleret.

Le mot « force » est utilisé à maintes reprises dans le contexte du Covid-19. Parfois, dans un contexte commercial, comme dans les déclarations selon lesquelles  » le COVID-19 a forcé toutes les banques à accélérer une transformation numérique désormais acquise  » ou que  » la micro-réinitialisation va forcer toutes les entreprises de tous les secteurs à expérimenter de nouvelles façons de faire des affaires, de travailler et de fonctionner « . (131)

Mais parfois, elle s’applique directement aux êtres humains, ou aux « consommateurs » comme Schwab et ses semblables se plaisent à nous considérer.

« Pendant les confinements, de nombreux consommateurs, auparavant réticents à accorder une trop grande confiance aux applications et services numériques, ont été contraints de changer leurs habitudes presque du jour au lendemain: regarder des films en ligne au lieu d’aller au cinéma, se faire livrer des repas au lieu d’aller au restaurant, parler à des amis à distance au lieu de les rencontrer en personne, parler à des collègues sur un écran au lieu de bavarder à la machine à café, faire de l’exercice en ligne au lieu d’aller à la salle de sport, etc…

« Nombre des comportements technologiques que nous avons été contraints d’adopter pendant le confinement nous deviendront plus familiers donc plus naturels. À mesure que la distance sociale et physique persiste, le fait de s’appuyer davantage sur les plateformes numériques pour communiquer, travailler, demander conseil ou commander quelque chose va, petit à petit, gagner du terrain sur les habitudes autrefois ancrées. » (132)

Dans un système fasciste, les individus n’ont pas le choix de se conformer ou non à ses exigences, comme Schwab et Malleret l’expliquent très clairement à propos de ce qu’on appelle le traçage des contacts: « Aucune application de traçage des contacts volontaire ne fonctionnera si les gens ne sont pas disposés à fournir leurs propres données personnelles à l’agence gouvernementale qui surveille le système; si un individu refuse de télécharger l’application (et donc refuse de fournir des informations sur une éventuelle infection, ses mouvements et ses contacts), tout le monde en pâtira ». (133)

Ceci, pensent-ils, est un autre grand avantage de la crise Covid par rapport à la crise environnementale et son utilisation potentielle pour imposer leur Nouveau Normal: « Alors que dans le cas d’une pandémie, une majorité de citoyens aura tendance à être d’accord avec la nécessité d’imposer des mesures coercitives, ils résisteront à des politiques contraignantes dans le cas de risques environnementaux où les preuves peuvent être contestées ». (134)

Ces « mesures coercitives », que nous sommes tous censés accepter, impliqueront bien sûr des niveaux inimaginables de surveillance fasciste de nos vies, en particulier dans notre rôle d’esclaves salariés.

Schwab et Malleret écrivent: « L’évolution des entreprises ira dans le sens d’une plus grande surveillance; pour le meilleur ou pour le pire, les entreprises observeront et parfois enregistreront ce que fait leur personnel. Cette tendance pourrait prendre de nombreuses formes différentes, de la mesure de la température corporelle à l’aide de caméras thermiques à la surveillance via une application de la manière dont les employés se conforment à la distanciation sociale ». (135)

Des mesures coercitives sous une forme ou une autre sont également susceptibles d’être utilisées pour forcer les gens à accepter les vaccins Covid actuellement en attente.

Schwab est profondément lié à ce monde, puisqu’il « tutoie » Bill Gates et qu’il a été salué par le pilier de Big Pharma, Henry McKinnell, président et PDG de Pfizer Inc, comme « une personne vraiment dévouée à une cause vraiment noble ».

Il n’est donc pas surprenant qu’il insiste, avec Malleret, sur le fait qu' »un retour complet à la ‘normale’ ne peut être envisagé avant qu’un vaccin soit disponible ». (136)

Il ajoute: « Le prochain obstacle est le défi politique consistant à vacciner suffisamment de personnes dans le monde (nous sommes collectivement aussi forts que le maillon le plus faible) avec un taux de conformité suffisamment élevé malgré la montée des anti-vaxxers ». (137)

 » Les « anti-vaxxers » figurent donc dans la liste des menaces de Schwab pour son projet, au même titre que les manifestants altermondialistes et anticapitalistes, les Gilets Jaunes et tous ceux qui sont engagés dans les « conflits de classe », la « résistance sociétale » et le « retour de bâton politique ».

La majorité de la population mondiale a déjà été exclue des processus décisionnels par le manque de démocratie que Schwab veut accentuer à travers sa domination corporative articulée sur les parties prenantes, sa « gouvernance agile », sa « gestion systémique de l’existence humaine » totalitaire.

Mais comment envisage-t-il de gérer le « sombre scénario » d’un soulèvement des populations contre sa grande réinitialisation néo-normaliste et sa Quatrième Révolution Industrielle transhumaniste?

Quel degré de « force » et de « mesures coercitives » serait-il prêt à accepter pour garantir l’avènement de son nouvel âge technocratique?

La question fait froid dans le dos, mais nous devons également garder à l’esprit l’exemple historique du régime du XXe siècle dans lequel Schwab est né.

Le Nouveau Normal Nazi d’Hitler était censé durer mille ans, mais il s’est effondré 988 ans plus tôt que prévu.

Ce n’est pas parce que Hitler a dit, avec toute la confiance que confère le pouvoir, que son Reich durerait un millénaire, que ce fut le cas.

Ce n’est pas parce que Klaus Schwab, Thierry Malleret et leurs amis disent que nous entrons dans la Quatrième Révolution Industrielle et que notre monde va changer pour toujours, que ce sera le cas.

Nous ne sommes pas tenus d’accepter leur Nouveau Normal. Nous ne sommes pas tenus de suivre leurs discours alarmistes. Nous ne sommes pas tenus de recevoir leurs vaccins. Nous n’avons pas à les laisser nous implanter des smartphones ou modifier notre ADN. Nous ne sommes pas tenus de marcher, muselés et soumis, tout droit dans leur enfer transhumaniste.

Nous pouvons dénoncer leurs mensonges! Exposer leur programme! Refuser leur récit! Rejeter leur idéologie toxique! Résister à leur fascisme!


Texte original

Klaus Schwab and his great fascist reset

winter oak, one year ago

Born in Ravensburg in 1938, Klaus Schwab is a child of Adolf Hitler’s Germany, a police-state regime built on fear and violence, on brainwashing and control, on propaganda and lies, on industrialism and eugenics, on dehumanisation and “disinfection”, on a chilling and grandiose vision of a “new order” that would last a thousand years.

Schwab seems to have dedicated his life to reinventing that nightmare and to trying to turn it into a reality not just for Germany but for the whole world.

Worse still, as his own words confirm time and time again, his technocratic fascist vision is also a twisted transhumanist one, which will merge humans with machines in “curious mixes of digital-and-analog life”, which will infect our bodies with “Smart Dust” and in which the police will apparently be able to read our brains.

And, as we will see, he and his accomplices are using the Covid-19 crisis to bypass democratic accountability, to override opposition, to accelerate their agenda and to impose it on the rest of humankind against our will in what he terms a “Great Reset“.

Schwab is not, of course, a Nazi in the classic sense, being neither a nationalist nor an anti-semite, as testified by the $1 million Dan David Prize he was awarded by Israel in 2004 [although strangely by October 2021 all reference to Schwab appeared to have been removed from the Dan David Prize website!].

But 21st century fascism has found different political forms through which to continue its core project of reshaping humanity to suit capitalism through blatantly authoritarian means.

This new fascism is today being advanced in the guise of global governance, biosecurity, the “New Normal”, the “New Deal for Nature” and the “Fourth Industrial Revolution”.

Schwab, the octogenarian founder and executive chairman of the World Economic Forum, sits at the centre of this matrix like a spider on a giant web.

The original fascist project, in Italy and Germany, was all about a merger of state and business.

While communism envisages the take-over of business and industry by the government, which – theoretically! – acts in the interests of the people, fascism was all about using the state to protect and advance the interests of the wealthy elite.

Schwab was continuing this approach in a denazified post-WW2 context, when in 1971 he founded the European Management Forum, which held annual meetings at Davos in Switzerland.

Here he promoted his ideology of “stakeholder” capitalism in which businesses were brought into closer co-operation with government.

“Stakeholder capitalism” is described by Forbes business magazine as “the notion that a firm focuses on meeting the needs of all its stakeholders: customers, employees, partners, the community, and society as a whole”.

Even in the context of a particular business, it is invariably an empty label. As the Forbes article notes, it actually only means that “firms can go on privately shoveling money to their shareholders and executives, while maintaining a public front of exquisite social sensitivity and exemplary altruism”.

But in a general social context, the stakeholder concept is even more nefarious, discarding any idea of democracy, rule by the people, in favour of rule by corporate interests.

Society is no longer regarded as a living community but as a business, whose profitability is the sole valid aim of human activity.

Schwab set out this agenda back in 1971, in his book Moderne Unternehmensführung im Maschinenbau (Modern Enterprise Management in Mechanical Engineering), where his use of the term “stakeholders” (die Interessenten) effectively redefined human beings not as citizens, free individuals or members of communities, but as secondary participants in a massive commercial enterprise.

The aim of each and every person’s life was “to achieve long-term growth and prosperity” for this enterprise – in other words, to protect and increase the wealth of the capitalist elite.

This all became even clearer in 1987, when Schwab renamed his European Management Forum the World Economic Forum.

The WEF describes itself on its own website as “the global platform for public-private cooperation”, with admirers describing how it creates “partnerships between businessmen, politicians, intellectuals and other leaders of society to ‘define, discuss and advance key issues on the global agenda’.”

The “partnerships” which the WEF creates are aimed at replacing democracy with a global leadership of hand-picked and unelected individuals whose duty is not to serve the public, but to impose the rule of the 1% on that public with as little interference from the rest of us as possible.

In the books Schwab writes for public consumption, he expresses himself in the two-faced clichés of corporate spin and greenwashing.

The same empty terms are dished up time and time again. In Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: A Guide to Building a Better World Schwab talks of “the inclusion of stakeholders and the distribution of benefits” and of “sustainable and inclusive partnerships” which will lead us all to an “inclusive, sustainable and prosperous future”! (1)

Behind this bluster, the real motivation driving his “stakeholder capitalism”, which he was still relentlessly promoting at the WEF’s 2020 Davos conference, is profit and exploitation.

For instance, in his 2016 book The Fourth Industrial Revolution, Schwab writes about the Uberisation of work and the consequent advantages for companies, particularly fast-growing start-ups in the digital economy: “As human cloud platforms classify workers as self-employed, they are—for the moment—free of the requirement to pay minimum wages, employer taxes and social benefits”. (2)

The same capitalist callousness shines through in his attitude towards people nearing the end of their working lives and in need of a well-deserved rest: “Aging is an economic challenge because unless retirement ages are drastically increased so that older members of society can continue to contribute to the workforce (an economic imperative that has many economic benefits), the working-age population falls at the same time as the percentage of dependent elders increases”. (3)

Everything in this world is reduced to economic challenges, economic imperatives and economic benefits for the ruling capitalist class.

The myth of Progress has long been used by the 1% to persuade people to accept the technologies designed to exploit and control us and Schwab plays on this when he declares that “the Fourth Industrial Revolution represents a significant source of hope for continuing the climb in human development that has resulted in dramatic increases in quality of life for billions of people since 1800”. (4)

He enthuses: “While it may not feel momentous to those of us experiencing a series of small but significant adjustments to life on a daily basis, it is not a minor change—the Fourth Industrial Revolution is a new chapter in human development, on a par with the first, second and third Industrial Revolutions, and once again driven by the increasing availability and interaction of a set of extraordinary technologies”. (5)

But he is well aware that technology is not ideologically neutral, as some like to claim. Technologies and societies shape each other, he says. “After all, technologies are tied up in how we know things, how we make decisions, and how we think about ourselves and each other. They are connected to our identities, worldviews and potential futures. From nuclear technologies to the space race, smartphones, social media, cars, medicine and infrastructure—the meaning of technologies makes them political. Even the concept of a ‘developed’ nation implicitly rests on the adoption of technologies and what they mean for us, economically and socially”. (6)

Technology, for the capitalists behind it, has never been about social good but purely about profit, and Schwab makes it quite clear that the same remains true of his Fourth Industrial Revolution.

He explains: “Fourth Industrial Revolution technologies are truly disruptive—they upend existing ways of sensing, calculating, organizing, acting and delivering. They represent entirely new ways of creating value for organizations and citizens”. (7)

In case the meaning of “creating value” was not clear, he gives some examples: “Drones represent a new type of cost-cutting employee working among us and performing jobs that once involved real people” (8) and “the use of ever-smarter algorithms is rapidly extending employee productivity—for example, in the use of chat bots to augment (and, increasingly, replace) ‘live chat’ support for customer interactions”. (9)

Schwab goes into some detail about the cost-cutting, profit-boosting marvels of his brave new world in The Fourth Industrial Revolution.

He explains: “Sooner than most anticipate, the work of professions as different as lawyers, financial analysts, doctors, journalists, accountants, insurance underwriters or librarians may be partly or completely automated…

“The technology is progressing so fast that Kristian Hammond, cofounder of Narrative Science, a company specializing in automated narrative generation, forecasts that by the mid-2020s, 90% of news could be generated by an algorithm, most of it without any kind of human intervention (apart from the design of the algorithm, of course)”. (10)

It is this economic imperative that informs Schwab’s enthusiasm for “a revolution that is fundamentally changing the way we live, work, and relate to one another”. (11)

Schwab waxes lyrical about the 4IR, which he insists is “unlike anything humankind has experienced before”. (12)

He gushes: “Consider the unlimited possibilities of having billions of people connected by mobile devices, giving rise to unprecedented processing power, storage capabilities and knowledge access. Or think about the staggering confluence of emerging technology breakthroughs, covering wide-ranging fields such as artificial intelligence (AI), robotics, the internet of things (IoT), autonomous vehicles, 3D printing, nanotechnology, biotechnology, materials science, energy storage and quantum computing, to name a few. Many of these innovations are in their infancy, but they are already reaching an inflection point in their development as they build on and amplify each other in a fusion of technologies across the physical, digital and biological worlds”. (13)

He also looks forward to more online education, involving “the use of virtual and augmented reality” to “dramatically improve educational outcomes” (14), to sensors “installed in homes, clothes and accessories, cities, transport and energy networks” (15) and to smart cities, with their all-important “data platforms”. (16)

“All things will be smart and connected to the internet”, says Schwab, and this will extend to animals, as “sensors wired in cattle can communicate to each other through a mobile phone network”. (17)

He loves the idea of “smart cell factories” which could enable “the accelerated generation of vaccines” (18) and “big-data technologies”. (19)

These, he assures us, will “deliver new and innovative ways to service citizens and customers” (20) and we will have to stop objecting to businesses profiting from harnessing and selling information about every aspect of our personal lives.

“Establishing trust in the data and algorithms used to make decisions will be vital,” insists Schwab. “Citizen concerns over privacy and establishing accountability in business and legal structures will require adjustments in thinking”. (21)

At the end of the day it is clear that all this technological excitement revolves purely around profit, or “value” as Schwab prefers to term it in his 21st century corporate newspeak.

Thus blockchain technology will be fantastic and provoke “an explosion in tradable assets, as all kinds of value exchange can be hosted on the blockchain”. (22)

The use of distributed ledger technology, adds Schwab, “could be the driving force behind massive flows of value in digital products and services, providing secure digital identities that can make new markets accessible to anyone connected to the internet”. (23)

In general, the interest of the 4IR for the ruling business elite is that it will “create entirely new sources of value” (24) and “give rise to ecosystems of value creation that are impossible to imagine with a mindset stuck in the third Industrial Revolution”. (25)

The technologies of the 4IR, rolled out via 5G, pose unprecedented threats to our freedom, as Schwab concedes: “The tools of the fourth industrial revolution enable new forms of surveillance and other means of control that run counter to healthy, open societies”. (26)

But this does not stop him presenting them in a positive light, as when he declares that “public crime is likely to decrease due to the convergence of sensors, cameras, AI and facial recognition software”. (27)

He describes with some relish how these technologies “can intrude into the hitherto private space of our minds, reading our thoughts and influencing our behavior”. (28)

Schwab predicts: “As capabilities in this area improve, the temptation for law enforcement agencies and courts to use techniques to determine the likelihood of criminal activity, assess guilt or even possibly retrieve memories directly from people’s brains will increase. Even crossing a national border might one day involve a detailed brain scan to assess an individual’s security risk”. (29)

There are times when the WEF chief gets carried away by his passion for a sci-fi future in which “long-distance human space travel and nuclear fusion are commonplace” (30) and in which “the next trending business model” might involve someone “trading access to his or her thoughts for the time-saving option of typing a social media post by thought alone”. (31)

Talk of “space tourism” under the title “The Fourth Industrial Revolution and the final frontier” (32) is almost funny, as is his suggestion that “a world full of drones offers a world full of possibilities”. (33)

But the further the reader progresses into the world depicted in Schwab’s books, the less of a laughing matter it all seems.

The truth is that this highly influential figure, at the centre of the new global order currently being established, is an out-and-out transhumanist who dreams of an end to natural healthy human life and community.

Schwab repeats this message time and time again, as if to be sure we have been duly warned.

“The mind-boggling innovations triggered by the fourth industrial revolution, from biotechnology to AI, are redefining what it means to be human,” (34) he writes.

“The future will challenge our understanding of what it means to be human, from both a biological and a social standpoint”. (35)

“Already, advances in neurotechnologies and biotechnologies are forcing us to question what it means to be human”. (36)

He spells it out in more detail in Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: “Fourth Industrial Revolution technologies will not stop at becoming part of the physical world around us—they will become part of us. Indeed, some of us already feel that our smartphones have become an extension of ourselves. Today’s external devices—from wearable computers to virtual reality headsets—will almost certainly become implantable in our bodies and brains. Exoskeletons and prosthetics will increase our physical power, while advances in neurotechnology enhance our cognitive abilities. We will become better able to manipulate our own genes, and those of our children. These developments raise profound questions: Where do we draw the line between human and machine? What does it mean to be human?” (37)

A whole section of this book is devoted to the theme “Altering the Human Being”. Here he drools over “the ability of new technologies to literally become part of us” and invokes a cyborg future involving “curious mixes of digital-and-analog life that will redefine our very natures”. (38)

He writes: “These technologies will operate within our own biology and change how we interface with the world. They are capable of crossing the boundaries of body and mind, enhancing our physical abilities, and even having a lasting impact on life itself “. (39)

No violation seems to go too far for Schwab, who dreams of “active implantable microchips that break the skin barrier of our bodies”, “smart tattoos”, “biological computing” and “custom-designed organisms”. (40)

He is delighted to report that “sensors, memory switches and circuits can be encoded in common human gut bacteria”, (41) that “Smart Dust, arrays of full computers with antennas, each much smaller than a grain of sand, can now organize themselves inside the body” and that “implanted devices will likely also help to communicate thoughts normally expressed verbally through a ‘built-in’ smartphone, and potentially unexpressed thoughts or moods by reading brain waves and other signals”. (42)

“Synthetic biology” is on the horizon in Schwab’s 4IR world, giving the technocratic capitalist rulers of the world “the ability to customize organisms by writing DNA”. (43)

The idea of neurotechnologies, in which humans will have fully artificial memories implanted in the brain, is enough to make some of us feel faintly sick, as is “the prospect of connecting our brains to VR through cortical modems, implants or nanobots”. (44)

It is of little comfort to learn that this is all – of course! – in the greater interests of capitalist profiteering since it “heralds new industries and systems for value creation” and “represents an opportunity to create entire new systems of value in the Fourth Industrial Revolution”. (45)

And what about “the bioprinting of organic tissues” (46) or the suggestion that “animals could potentially be engineered to produce pharmaceuticals and other forms of treatment”? (47)

Ethical objections, anyone?

It’s all evidently good for Schwab, who is happy to announce: “The day when cows are engineered to produce in its [sic] milk a blood-clotting element, which hemophiliacs lack, is not far off. Researchers have already started to engineer the genomes of pigs with the goal of growing organs suitable for human transplantation”. (48)

It gets even more disturbing. Ever since the sinister eugenics programme of the Nazi Germany into which Schwab was born, this science has been deemed beyond the pale by human society.

But now, however, he evidently feels eugenics is due a revival, announcing with regard to genetic editing: “That it is now far easier to manipulate with precision the human genome within viable embryos means that we are likely to see the advent of designer babies in the future who possess particular traits or who are resistant to a specific disease”. (49)

In the notorious 2002 transhumanist treatise I, Cyborg, Kevin Warwick predicts: “Humans will be able to evolve by harnessing the super-intelligence and extra abilities offered by the machines of the future, by joining with them. All this points to the development of a new human species, known in the science-fiction world as ‘cyborgs’. It doesn’t mean that everyone has to become a cyborg. If you are happy with your state as a human then so be it, you can remain as you are. But be warned – just as we humans split from our chimpanzee cousins years ago, so cyborgs will split from humans. Those who remain as humans are likely to become a sub-species. They will, effectively, be the chimpanzees of the future”. (50)

Schwab seems to be hinting at the same future of a “superior” enhanced artificial transhuman elite separating from the natural-born rabble, in this particularly damning passage from The Fourth Industrial Revolution: “We are at the threshold of a radical systemic change that requires human beings to adapt continuously. As a result, we may witness an increasing degree of polarization in the world, marked by those who embrace change versus those who resist it.

“This gives rise to an inequality that goes beyond the societal one described earlier. This ontological inequality will separate those who adapt from those who resist—the material winners and losers in all senses of the words. The winners may even benefit from some form of radical human improvement generated by certain segments of the fourth industrial revolution (such as genetic engineering) from which the losers will be deprived. This risks creating class conflicts and other clashes unlike anything we have seen before”. (51)

Schwab was already talking about a great “transformation” back in 2016 (52) and is clearly determined to do everything in his not inconsiderable power to bring about his eugenics-inspired transhumanist world of artifice, surveillance, control and exponential profit.

But, as revealed by his reference above to “class conflicts”, he is clearly worried by the possibility of “societal resistance” (53) and how to advance “if technologies receive a great deal of resistance from the public”. (54)

Schwab’s annual WEF shindigs at Davos have long been met by anti-capitalist protests and, despite the current paralysis of the radical left, he is well aware of the possibility of renewed and perhaps broader opposition to his project, with the risk of “resentment, fear and political backlash”. (55)

In his most recent book he provides a historical context, noting that “antiglobalization was strong in the run-up to 1914 and up to 1918, then less so during the 1920s, but it reignited in the 1930s as a result of the Great Depression”. (56)

He notes that in the early 2000s “the political and societal backlash against globalization relentlessly gained strength”, (57) says that “social unrest” has been widespread across the world in the past two years, citing the Gilets Jaunes in France among other movements, and invokes the “sombre scenario” that “the same could happen again”. (58)

So how is an honest technocrat supposed to roll out his preferred future for the world without the agreement of the global public? How can Schwab and his billionaire friends impose their favoured society on the rest of us?

One answer is relentless brainwashing propaganda churned out by the mass media and academia owned by the 1% elite – what they like to call “a narrative”.

For Schwab, the reluctance of the majority of humankind to leap aboard his 4IR express reflects the tragedy that “the world lacks a consistent, positive and common narrative that outlines the opportunities and challenges of the fourth industrial revolution, a narrative that is essential if we are to empower a diverse set of individuals and communities and avoid a popular backlash against the fundamental changes under way”. (59)

He adds: “It is, therefore, critical that we invest attention and energy in multistakeholder cooperation across academic, social, political, national and industry boundaries. These interactions and collaborations are needed to create positive, common and hope-filled narratives, enabling individuals and groups from all parts of the world to participate in, and benefit from, the ongoing transformations”. (60)

One of these “narratives” whitewashes the reasons for which 4IR technology needs to be installed everywhere in the world as soon as possible.

Schwab is frustrated that “more than half of the world’s population—around 3.9 billion people—still cannot access the internet”, (61) with 85% of the population of developing countries remaining offline and therefore out of reach, as compared to 22% in the developed world.

The actual aim of the 4IR is to exploit these populations for profit via global techno-imperialism, but of course that cannot be stated in the propaganda “narrative” required to sell the plan.

Instead, their mission has to be presented, as Schwab himself does, as a bid to “develop technologies and systems that serve to distribute economic and social values such as income, opportunity and liberty to all stakeholders”. (62)

He piously postures as a guardian of woke liberal values, declaring: “Thinking inclusively goes beyond thinking about poverty or marginalized communities simply as an aberration—something that we can solve. It forces us to realize that ‘our privileges are located on the same map as their suffering’. It moves beyond income and entitlements, though these remain important. Instead, the inclusion of stakeholders and the distribution of benefits expand freedoms for all”. (63)

The same technique, of a fake “narrative” designed to fool good-thinking citizens into supporting an imperialist capitalist scheme, has been used extensively with regard to climate change.

Schwab is a great fan of Greta Thunberg, of course, who had barely stood up from the pavement after her one-girl protest in Stockholm before being whisked off to address the WEF at Davos.

He is also a supporter of the proposed global New Deal for Nature, particularly via Voice for the Planet, which was launched at the WEF in Davos in 2019 by the Global Shapers, a youth-grooming organisation created by Schwab in 2011 and aptly described by investigative journalist Cory Morningstar as “a grotesque display of corporate malfeasance disguised as good”.

In his 2020 book, Schwab actually lays out the way that fake “youth activism” is being used to advance his capitalist aims.

He writes, in a remarkably frank passage: “Youth activism is increasing worldwide, being revolutionized by social media that increases mobilization to an extent that would have been impossible before. It takes many different forms, ranging from non-institutionalized political participation to demonstrations and protests, and addresses issues as diverse as climate change, economic reforms, gender equality and LGBTQ rights. The young generation is firmly at the vanguard of social change. There is little doubt that it will be the catalyst for change and a source of critical momentum for the Great Reset”. (64)

In fact, of course, the ultra-industrial future proposed by Schwab is anything other than green. It’s not nature he’s interested in, but “natural capital” and “incentivizing investment in green and social frontier markets”. (65)

Pollution means profit and environmental crisis is just another business opportunity, as he details in The Fourth Industrial Revolution: “In this revolutionary new industrial system, carbon dioxide turns from a greenhouse pollutant into an asset, and the economics of carbon capture and storage move from being cost as well as pollution sinks to becoming profitable carbon-capture and use-production facilities. Even more important, it will help companies, governments and citizens become more aware of and engaged with strategies to actively regenerate natural capital, allowing intelligent and regenerative uses of natural capital to guide sustainable production and consumption and give space for biodiversity to recover in threatened areas”. (66)

Schwab’s “solutions” to the heart-breaking damage inflicted on our natural world by industrial capitalism involve more of the same poison, except worse.

Geoengineering is one of his favourites: “Proposals include installing giant mirrors in the stratosphere to deflect the sun’s rays, chemically seeding the atmosphere to increase rainfall and the deployment of large machines to remove carbon dioxide from the air”. (67)

And he adds: “New approaches are currently being imagined through the combination of Fourth Industrial Revolution technologies, such as nanoparticles and other advanced materials”. (68)

Like all the businesses and pro-capitalist NGOs backing the horrendous New Deal for Nature, Schwab is utterly and profoundly ungreen.

For him, the “ultimate possibility” of “clean” and “sustainable” energy includes nuclear fusion (69) and he looks forward to the day when satellites will “blanket the planet with communications pathways that could help connect the more than 4 billion people still lacking online access”. (70)

Schwab also very much regrets all that red tape preventing the unhindered onward march of GM food, warning that “global food security will only be achieved, however, if regulations on genetically modified foods are adapted to reflect the reality that gene editing offers a precise, efficient and safe method of improving crops”. (71)

The new order envisaged by Schwab will embrace the entire world and so global governance is required in order to impose it, as he repeatedly states.

His preferred future “will only come about through improved global governance” (72) he insists. “Some form of effective global governance” (73) is needed.

The problem we have today is that of a possible “global order deficit”, (74) he claims, adding improbably that the World Health Organization “is saddled with limited and dwindling resources”. (75)

What he is really saying is that his 4IR/great reset society will only function if imposed simultaneously everywhere on the planet, otherwise “we will become paralysed in our attempts to address and respond to global challenges”. (76)

He admits: “In a nutshell, global governance is at the nexus of all these other issues”. (77)

This all-englobing empire very much frowns on the idea of any particular population democratically deciding to take another path. These “risk becoming isolated from global norms, putting these nations at risk of becoming the laggards of the new digital economy”, (78) warns Schwab.

Any sense of autonomy and grassroots belonging is regarded as a threat from Schwab’s imperialist perspective and is due to be eradicated under the 4IR.

He writes: “Individuals used to identify their lives most closely with a place, an ethnic group, a particular culture or even a language. The advent of online engagement and increased exposure to ideas from other cultures means that identities are now more fungible than previously… Thanks to the combination of historical migration patterns and low-cost connectivity, family structures are being redefined”. (79)

Genuine democracy essentially falls into the same category for Schwab. He knows that most people will not willingly go along with plans to destroy their lives and enslave them to a global techno-fascist system of exploitation, so giving them a say in the matter is simply not an option.

This is why the “stakeholder” concept has been so important for Schwab’s project. As discussed above, this is the negation of democracy, with its emphasis instead on “reaching out across stakeholder groups for solution building”. (80)

If the public, the people, are included in this process it is only at a superficial level. The agenda has already been pre-supposed and the decisions pre-made behind the scenes.

Schwab effectively admits as much when he writes: “We must re-establish a dialogue among all stakeholders to ensure mutual understanding that further builds a culture of trust among regulators, non-governmental organizations, professionals and scientists. The public must also be considered, because it must participate in the democratic shaping of biotechnological developments that affect society, individuals and cultures”. (81)

So the public must “also” be considered, as an afterthought. Not even directly consulted, just “considered”! And the role of the people, the demos, will merely be to “participate” in the “shaping” of biotechnological developments. The possibility of the public actually rejecting the very idea of biotechnological developments has been entirely removed, thanks to the deliberately in-built assumptions of the stakeholder formula.

The same message is implied in the heading of Schwab’s conclusion to Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: “What You Can Do to Shape the Fourth Industrial Revolution”. (82) The techno-tyranny cannot be challenged or stopped, merely “shaped”.

Schwab uses the term “systems leadership” to describe the profoundly anti-democratic way in which the 1% imposes its agenda on us all, without giving us the chance to say ‘no’.

He writes: “Systems leadership is about cultivating a shared vision for change—working together with all stakeholders of global society—and then acting on it to change how the system delivers its benefits, and to whom. Systems leadership requires action from all stakeholders, including individuals, business executives, social influencers and policy-makers”. (83)

He refers to this full-spectrum top-down control as “the system management of human existence” (84) although others might prefer the term “totalitarianism”.

One of the distinguishing features of historical fascism in Italy and Germany was its impatience with the inconvenient restraints imposed on the ruling class (“the Nation” in fascist language) by democracy and political liberalism.

All of this had to be swept out of the way to allow a Blitzkrieg of accelerated “modernisation”.

We see the same spirit resurging in Schwab’s calls for “agile governance” in which he claims that “the pace of technological development and a number of characteristics of technologies render previous policy-making cycles and processes inadequate”. (85)

He writes: “The idea of reforming governance models to cope with new technologies is not new, but the urgency of doing so is far greater in light of the power of today’s emerging technologies… the concept of agile governance seeks to match the nimbleness, fluidity, flexibility and adaptiveness of the technologies themselves and the private-sector actors adopting them”. (86)

The phrase “reforming governance models to cope with new technologies” really gives the game away here. As under fascism, social structures must be reinvented so as to accommodate the requirements of capitalism and its profit-increasing technologies.

Schwab explains that his “agile governance” would involve creating so-called policy labs – “protected spaces within government with an explicit mandate to experiment with new methods of policy development by using agile principles” – and “encouraging collaborations between governments and businesses to create ‘developtory sandboxes’ and ‘experimental testbeds’ to develop regulations using iterative, cross-sectoral and flexible approaches”. (87)

For Schwab, the role of the state is to advance capitalist aims, not to hold them up to any form of scrutiny. While he is all in favour of the state’s role in enabling a corporate take-over of our lives, he is less keen about its regulatory function, which might slow down the inflow of profit into private hands, and so he envisages “the development of ecosystems of private regulators, competing in markets”. (88)

In his 2018 book, Schwab discusses the problem of pesky regulations and how best to “overcome these limits” in the context of data and privacy.

He comes up with the suggestion of “public-private data-sharing agreements that ‘break glass in case of emergency’. These come into play only under pre-agreed emergency circumstances (such as a pandemic) and can help reduce delays and improve the coordination of first responders, temporarily allowing data sharing that would be illegal under normal circumstances”. (89)

Funnily enough, two years later there was indeed a “pandemic” and these “pre-agreed emergency circumstances” became a reality.

This shouldn’t have been too much of a surprise for Schwab, since his WEF had co-hosted the infamous Event 201 conference in October 2019, which modelled a fictional coronavirus pandemic.

And he wasted little time in bringing out a new book, Covid-19: The Great Reset, co-authored with Thierry Malleret, who runs something called the Monthly Barometer, “a succinct predictive analysis provided to private investors, global CEOs and opinion- and decision-makers”. (90)

Published in July 2020, the book sets out to advance “conjectures and ideas about what the post-pandemic world might, and perhaps should, look like”. (91)

Schwab and Malleret admit that Covid-19 is “one of the least deadly pandemics the world has experienced over the last 2000 years”, adding that “the consequences of COVID-19 in terms of health and mortality will be mild compared to previous pandemics”. (92)

They add: “It does not constitute an existential threat, or a shock that will leave its imprint on the world’s population for decades”. (93)

Yet, incredibly, this “mild” illness is simultaneously presented as the excuse for unprecedented social change under the banner of “The Great Reset”!

And although they explicitly declare that Covid-19 does not constitute a major “shock”, the authors repeatedly deploy the same term to describe the broader impact of the crisis.

Schwab and Malleret place Covid-19 in a long tradition of events which have facilitated sudden and significant changes to our societies.

They specifically invoke the Second World War: “World War II was the quintessential transformational war, triggering not only fundamental changes to the global order and the global economy, but also entailing radical shifts in social attitudes and beliefs that eventually paved the way for radically new policies and social contract provisions (like women joining the workforce before becoming voters). There are obviously fundamental dissimilarities between a pandemic and a war (that we will consider in some detail in the following pages), but the magnitude of their transformative power is comparable. Both have the potential to be a transformative crisis of previously unimaginable proportions”. (94)

They also join many contemporary “conspiracy theorists” in making a direct comparison between Covid-19 and 9/11: “This is what happened after the terrorist attacks of 11 September 2001. All around the world, new security measures like employing widespread cameras, requiring electronic ID cards and logging employees or visitors in and out became the norm. At that time, these measures were deemed extreme, but today they are used everywhere and considered ‘normal’”. (95)

When any tyrant declares the right to rule over a population without taking their views into account, they like to justify their dictatorship with the claim that they are morally entitled to do so because they are “enlightened”.

The same is true of the Covid-fuelled tyranny of Schwab’s great reset, which the book categorises as “enlightened leadership”, adding: “Some leaders and decision-makers who were already at the forefront of the fight against climate change may want to take advantage of the shock inflicted by the pandemic to implement long-lasting and wider environmental changes. They will, in effect, make ‘good use’ of the pandemic by not letting the crisis go to waste”. (96)

The global capitalist ruling elite have certainly been doing their best to “take advantage of the shock inflicted by the panic”, assuring us all since the very earliest days of the outbreak that, for some unfathomable reason, nothing in our lives could ever be the same again.

Schwab and Malleret are, inevitably, enthusiastic in their use of the New Normal framing, despite their admission that the virus was only ever “mild”.

“It is our defining moment”, they crow. “Many things will change forever”. “A new world will emerge”. “The societal upheaval unleashed by COVID-19 will last for years, and possibly generations”. “Many of us are pondering when things will return to normal. The short response is: never”. (97)

They even go as far as proposing a new historical separation between “the pre-pandemic era” and “the post-pandemic world”. (98)

They write: “Radical changes of such consequence are coming that some pundits have referred to a ‘before coronavirus’ (BC) and ‘after coronavirus’ (AC) era. We will continue to be surprised by both the rapidity and unexpected nature of these changes – as they conflate with each other, they will provoke second-, third-, fourth- and more-order consequences, cascading effects and unforeseen outcomes. In so doing, they will shape a ‘new normal’ radically different from the one we will be progressively leaving behind. Many of our beliefs and assumptions about what the world could or should look like will be shattered in the process”. (99)

Back in 2016, Schwab was looking ahead to “new ways of using technology to change behavior” (100) and predicting: “The scale and breadth of the unfolding technological revolution will usher in economic, social and cultural changes of such phenomenal proportions that they are almost impossible to envisage”. (101)

One way in which he had hoped his technocratic agenda would be advanced was, as we have noted, through the phoney “solutions” to climate change proposed by fake green capitalists.

Under the title “environmental reset”, Schwab and Malleret state: “At first glance, the pandemic and the environment might seem to be only distantly related cousins; but they are much closer and more intertwined than we think”. (102)

One of the connections is that both the climate and virus “crises” have been used by the WEF and their like to push their agenda of global governance. As Schwab and his co-author put it, “they are global in nature and therefore can only be properly addressed in a globally coordinated fashion”. (103)

Another link is the way that the “the post-pandemic economy” and “the green economy” (104) involve massive profits for largely the same sectors of big business.

Covid-19 has evidently been great news for those capitalists hoping to cash in on environmental destruction, with Schwab and Malleret reporting: “The conviction that ESG strategies benefited from the pandemic and are most likely to benefit further is corroborated by various surveys and reports. Early data shows that the sustainability sector outperformed conventional funds during the first quarter of 2020”. (105)

The capitalist sharks of the so-called “sustainability sector” are rubbing their hands together with glee at the prospect of all the money they stand to make from the Covid-pretexted great fascist reset, in which the state is instrumentalised to fund their hypocritical profiteering.

Note Schwab and Malleret: “The key to crowding private capital into new sources of nature-positive economic value will be to shift key policy levers and public finance incentives as part of a wider economic reset”. (106)

“A policy paper prepared by Systemiq in collaboration with the World Economic Forum estimates that building the nature-positive economy could represent more than $10 trillion per year by 2030… Resetting the environment should not be seen as a cost, but rather as an investment that will generate economic activity and employment opportunities”. (107)

Given the intertwining of climate and Covid crises set out by Schwab, we might speculate that the original plan was to push through the New Normal reset on the back of the climate crisis.

But evidently, all that publicity for Greta Thunberg and big business-backed Extinction Rebellion did not whip up enough public panic to justify such measures.

Covid-19 serves Schwab’s purposes perfectly, as the immediate urgency it presents allows the whole process to be speeded up and rushed through without due scrutiny.

“This crucial difference between the respective time-horizons of a pandemic and that of climate change and nature loss means that a pandemic risk requires immediate action that will be followed by a rapid result, while climate change and nature loss also require immediate action, but the result (or ‘future reward’, in the jargon of economists) will only follow with a certain time lag”. (108)

For Schwab and his friends, Covid-19 is the great accelerator of everything they have been wanting to foist upon us for years.

As he and Malleret say: “The pandemic is clearly exacerbating and accelerating geopolitical trends that were already apparent before the crisis erupted”. (109)

“The pandemic will mark a turning point by accelerating this transition. It has crystallized the issue and made a return to the pre-pandemic status quo impossible”. (110)

They can barely conceal their delight at the direction society is now taking: “The pandemic will accelerate innovation even more, catalysing technological changes already under way (comparable to the exacerbation effect it has had on other underlying global and domestic issues) and ‘turbocharging’ any digital business or the digital dimension of any business”. (111)

“With the pandemic, the ‘digital transformation’ that so many analysts have been referring to for years, without being exactly sure what it meant, has found its catalyst. One major effect of confinement will be the expansion and progression of the digital world in a decisive and often permanent manner.

“In April 2020, several tech leaders observed how quickly and radically the necessities created by the health crisis had precipitated the adoption of a wide range of technologies. In the space of just one month, it appeared that many companies in terms of tech take-up fast-forwarded by several years”. (112)

Fate is obviously smiling on Klaus Schwab as this Covid-19 crisis has, happily, succeeded in advancing pretty much every aspect of the agenda he has been promoting over the decades.

Thus he and Malleret report with satisfaction that “the pandemic will fast-forward the adoption of automation in the workplace and the introduction of more robots in our personal and professional lives”. (113)

Lockdowns across the world have, needless to say, provided a big financial boost to those businesses offering online shopping.

The authors recount: “Consumers need products and, if they can’t shop, they will inevitably resort to purchasing them online. As the habit kicks in, people who had never shopped online before will become comfortable with doing so, while people who were part-time online shoppers before will presumably rely on it more. This was made evident during the lockdowns. In the US, Amazon and Walmart hired a combined 250,000 workers to keep up with the increase in demand and built massive infrastructure to deliver online. This accelerating growth of e-commerce means that the giants of the online retail industry are likely to emerge from the crisis even stronger than they were in the pre-pandemic era”. (114)

They add: “As more and diverse things and services are brought to us via our mobiles and computers, companies in sectors as disparate as e-commerce, contactless operations, digital content, robots and drone deliveries (to name just a few) will thrive. It is not by accident that firms like Alibaba, Amazon, Netflix or Zoom emerged as ‘winners’ from the lockdowns”. (115)

By way of corollary, we might suggest that it is “not by accident” that governments which have been captured and controlled by big business, thanks to the likes of the WEF, have imposed a “new reality” under which big businesses are the “winners”…

The Covid-inspired good news never stops for all the business sectors which stand to benefit from the Fourth Industrial Repression.

“The pandemic may prove to be a boon for online education,” Schwab and Malleret report. “In Asia, the shift to online education has been particularly notable, with a sharp increase in students’ digital enrolments, much higher valuation for online education businesses and more capital available for ‘ed-tech’ start-ups… In the summer of 2020, the direction of the trend seems clear: the world of education, like for so many other industries, will become partly virtual”. (116)

Online sports have also taken off: “For a while, social distancing may constrain the practice of certain sports, which will in turn benefit the ever-more powerful expansion of e-sports. Tech and digital are never far away!”. (117)

There is similar news from the banking sector: “Online banking interactions have risen to 90 percent during the crisis, from 10 percent, with no drop-off in quality and an increase in compliance”. (118)

The Covid-inspired move into online activity obviously benefits Big Tech, who are making enormous profits out of the crisis, as the authors describe: “The combined market value of the leading tech companies hit record after record during the lockdowns, even rising back above levels before the outbreak started… this phenomenon is unlikely to abate any time soon, quite the opposite”. (119)

But it is also good news for all the businesses involved, who no longer have to pay human beings to work for them. Automation is, and has always been, about saving costs and thus boosting profits for the capitalist elite.

The culture of the fascist New Normal will also provide lucrative spin-off benefits for particular business sectors, such as the packaging industry, explain Schwab and Malleret.

“The pandemic will certainly heighten our focus on hygiene. A new obsession with cleanliness will particularly entail the creation of new forms of packaging. We will be encouraged not to touch the products we buy. Simple pleasures like smelling a melon or squeezing a fruit will be frowned upon and may even become a thing of the past”. (120)

The authors also describe what sounds very much like a technocratic profit-related agenda behind the “social distancing” which has been such a key element of the Covid “reset”.

They write: “In one form or another, social- and physical-distancing measures are likely to persist after the pandemic itself subsides, justifying the decision in many companies from different industries to accelerate automation. After a while, the enduring concerns about technological unemployment will recede as societies emphasize the need to restructure the workplace in a way that minimizes close human contact. Indeed, automation technologies are particularly well suited to a world in which human beings can’t get too close to each other or are willing to reduce their interactions. Our lingering and possibly lasting fear of being infected with a virus (COVID-19 or another) will thus speed the relentless march of automation, particularly in the fields most susceptible to automation”. (121)

As previously mentioned, Schwab has long been frustrated by all those tiresome regulations which stop capitalists from making as much money as they would like to, by focusing on economically irrelevant concerns such as the safety and well being of human beings.

But – hooray! – the Covid crisis has provided the perfect excuse for doing away with great swathes of these outmoded impediments to prosperity and growth.

One area in which meddlesome red tape is being abandoned is health. Why would any right-minded stakeholder imagine that any particular obligation for care and diligence should be allowed to impinge on the profitability of this particular business sector?

Schwab and Malleret are overjoyed to note that telemedicine will “benefit considerably” from the Covid emergency: “The necessity to address the pandemic with any means available (plus, during the outbreak, the need to protect health workers by allowing them to work remotely) removed some of the regulatory and legislative impediments related to the adoption of telemedicine”. (122)

The ditching of regulations is a general phenomenon under the New Normal global regime, as Schwab and Malleret relate:

“To date governments have often slowed the pace of adoption of new technologies by lengthy ponderings about what the best regulatory framework should look like but, as the example of telemedicine and drone delivery is now showing, a dramatic acceleration forced by necessity is possible. During the lockdowns, a quasi-global relaxation of regulations that had previously hampered progress in domains where the technology had been available for years suddenly happened because there was no better or other choice available. What was until recently unthinkable suddenly became possible… New regulations will stay in place”. (123)

They add: “The current imperative to propel, no matter what, the ‘contactless economy’ and the subsequent willingness of regulators to speed it up means that there are no holds barred”. (124)

“No holds barred”. Make no mistake: this is the language adopted by capitalism when it abandons its pretence at liberal democracy and switches into full-on fascist mode.

It is clear from Schwab and Malleret’s work that a fascistic merging of state and business, to the advantage of the latter, underpins their great reset.

Phenomenal sums of money have been transferred from the public purse into the bulging pockets of the 1% since the very start of the Covid crisis, as they acknowledge: “In April 2020, just as the pandemic began to engulf the world, governments across the globe had announced stimulus programmes amounting to several trillion dollars, as if eight or nine Marshall Plans had been put into place almost simultaneously”. (125)

They continue: “COVID-19 has rewritten many of the rules of the game between the public and private sectors. … The benevolent (or otherwise) greater intrusion of governments in the life of companies and the conduct of their business will be country- and industry-dependent, therefore taking many different guises”. (126)

“Measures that would have seemed inconceivable prior to the pandemic may well become standard around the world as governments try to prevent the economic recession from turning into a catastrophic depression.

“Increasingly, there will be calls for government to act as a ‘payer of last resort’ to prevent or stem the spate of mass layoffs and business destruction triggered by the pandemic. All these changes are altering the rules of the economic and monetary policy ‘game’.” (127)

Schwab and his fellow author welcome the prospect of increased state powers being used to prop up big business profiteering.

They write: “One of the great lessons of the past five centuries in Europe and America is this: acute crises contribute to boosting the power of the state. It’s always been the case and there is no reason why it should be different with the COVID-19 pandemic”. (128)

And they add: “Looking to the future, governments will most likely, but with different degrees of intensity, decide that it’s in the best interest of society to rewrite some of the rules of the game and permanently increase their role”. (129)

The idea of rewriting the rules of the game is, again, very reminiscent of fascist language, as of course is the idea of permanently increasing the role of the state in helping the private sector.

Indeed, it is worth comparing Schwab’s position on this issue with that of Italian fascist dictator Benito Mussolini, who responded to economic crisis in 1931 by launching a special emergency body, L’Istituto mobiliare italiano, to aid businesses.

He declared this was “a means of energetically driving the Italian economy towards its corporative phase, which is to say a system which fundamentally respects private property and initiative, but ties them tightly to the State, which alone can protect, control and nourish them”. (130)

Suspicions about the fascistic nature of Schwab’s great reset are confirmed, of course, by the police-state measures that have been rolled out across the world to ensure compliance with “emergency” Covid measures.

The sheer brute force that never lies far beneath the surface of the capitalist system becomes increasingly visible when it enters its fascist stage and this is very much in evidence in Schwab and Malleret’s book.

The word “force” is deployed time and time again in the context of Covid-19. Sometimes this is in a business context, as with the statements that “COVID-19 has forced all the banks to accelerate a digital transformation that is now here to stay” or that “the micro reset will force every company in every industry to experiment new ways of doing business, working and operating”. (131)

But sometimes it is applied directly to human beings, or “consumers” as Schwab and his ilk prefer to think of us.

“During the lockdowns, many consumers previously reluctant to rely too heavily on digital applications and services were forced to change their habits almost overnight: watching movies online instead of going to the cinema, having meals delivered instead of going out to restaurants, talking to friends remotely instead of meeting them in the flesh, talking to colleagues on a screen instead of chit-chatting at the coffee machine, exercising online instead of going to the gym, and so on…

“Many of the tech behaviours that we were forced to adopt during confinement will through familiarity become more natural. As social and physical distancing persist, relying more on digital platforms to communicate, or work, or seek advice, or order something will, little by little, gain ground on formerly ingrained habits”. (132)

Under a fascist system, individuals are not offered the choice as to whether they want to comply with its demands or not, as Schwab and Malleret make quite clear regarding so-called contact-tracing: “No voluntary contact-tracing app will work if people are unwilling to provide their own personal data to the governmental agency that monitors the system; if any individual refuses to download the app (and therefore to withhold information about a possible infection, movements and contacts), everyone will be adversely affected”. (133)

This, they reflect, is another great advantage of the Covid crisis over the environmental one which might have been used to impose their New Normal: “While for a pandemic, a majority of citizens will tend to agree with the necessity to impose coercive measures, they will resist constraining policies in the case of environmental risks where the evidence can be disputed”. (134)

These “coercive measures”, which we are all expected to go along with, will of course involve unimaginable levels of fascistic surveillance of our lives, particularly in our role as wage slaves.

Write Schwab and Malleret: “The corporate move will be towards greater surveillance; for better or for worse, companies will be watching and sometimes recording what their workforce does. The trend could take many different forms, from measuring body temperatures with thermal cameras to monitoring via an app how employees comply with social distancing”. (135)

Coercive measures of one kind or another are also likely to be used to force people to take the Covid vaccines currently being lined up.

Schwab is deeply connected to that world, being on a “first-name basis” with Bill Gates and having been hailed by Big Pharma mainstay Henry McKinnell, chairman and CEO of Pfizer Inc, as “a person truly dedicated to a truly noble cause”.

So it is not surprising that he insists, with Malleret, that “a full return to ‘normal’ cannot be envisaged before a vaccine is available”. (136)

He adds: “The next hurdle is the political challenge of vaccinating enough people worldwide (we are collectively as strong as the weakest link) with a high enough compliance rate despite the rise of anti-vaxxers”. (137)

“Anti-vaxxers” thus join Schwab’s list of threats to his project, along with anti-globalization and anti-capitalist protesters, Gilets Jaunes and all those engaged in “class conflicts”, “societal resistance” and “political backlash”.

The majority of the world’s population have already been excluded from decision-making processes by the lack of democracy which Schwab wants to accentuate through his stakeholderist corporate domination, his “agile governance”, his totalitarian “system management of human existence”.

But how does he envisage dealing with the “sombre scenario” of people rising up against his great newnormalist reset and his transhumanist Fourth Industrial Revolution?

What degree of “force” and “coercive measures” would he be prepared to accept in order to ensure the dawning of his technocratic new age?

The question is a chilling one, but we should also bear in mind the historical example of the 20th century regime into which Schwab was born.

Hitler’s new Nazi normal was meant to last for a thousand years, but came crashing down 988 years ahead of target.

Just because Hitler said, with all the confidence of power, that his Reich would last for a millennium, this didn’t mean that it was so.

Just because Klaus Schwab and Thierry Malleret and their friends say that we are now entering the Fourth Industrial Revolution and our world will be changed for ever, this doesn’t mean that it is so.

We don’t have to accept their New Normal. We don’t have to go along with their fearmongering. We don’t have to take their vaccines. We don’t have to let them implant us with smartphones or edit our DNA. We don’t have to walk, muzzled and submissive, straight into their transhumanist hell.

We can denounce their lies! Expose their agenda! Refuse their narrative! Reject their toxic ideology! Resist their fascism!

Klaus Schwab is not a god, but a human being. Just one elderly man. And those he works with, the global capitalist elite, are few in number. Their aims are not the aims of the vast majority of humankind. Their transhumanist vision is repulsive to nearly everyone outside of their little circle and they do not have consent for the technocratic dictatorship they are trying to impose on us.

That, after all, is why they have had to go to such lengths to force it upon us under the false flag of fighting a virus. They understood that without the “emergency” justification, we were never going to go along with their warped scheme.

They are scared of our potential power because they know that if we stand up, we will defeat them. We can bring their project crashing down before it has even properly started.

We are the people, we are the 99%, and together we can grab back our freedom from the deadly jaws of the fascist machine!

RESOURCE

We don’t want their Great Fascist Reset! Printable A4 leaflet

FURTHER READING

Ronald Cohen, impact capitalism and the Great Reset

Shapers of slavery: the plan

Shapers of slavery: the leadership

Shapers of slavery: the empire

Shapers of slavery: the virus

Shapers of slavery: the awakening

Resist the Fourth Industrial Repression!

Fascism, newnormalism and the left

Liberalism: the two-faced tyranny of wealth

Organic radicalism: bringing down the fascist machine

The Great Reset

NOTES

(All references are from e-books, which do not have numbered pages. We have now provided % references.)

1. Klaus Schwab with Nicholas Davis, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: A Guide to Building a Better World (Geneva: WEF, 2018), e-book. 20%, 19%, 3%
2. Klaus Schwab, The Fourth Industrial Revolution (Geneva: WEF, 2016), e-book. 28%
3. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 18%
4. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 3%
5. Ibid. 3%
6. Ibid. 13%
7. Ibid. 1%
8. Ibid. 54%
9. Ibid. 9%
10. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 22%, 24%
11. Ibid. 3%
12. Ibid. 3%
13. Ibid. 3%
14. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 20%
15. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 12%
16. Ibid. 79%
17. Ibid. 76%
18. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 56%
19. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 79%
20. Ibid. 79%
21. Ibid. 80%
22. Ibid. 85%
23. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 6%
24. Ibid. 8%
25. Ibid. 9%
26. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 56%
27. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 35% 
28. Ibid. 6%
29. Ibid. 61%
30. Ibid. 49%
31. Ibid. 59%
32. Ibid. 74-75%
33. Ibid. 54%
34. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 57%
35. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 55%
36. Ibid. 2%
37. Ibid. 9%
38. Ibid. 27%
39. Ibid. 27%
40. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution, 30%, Schwab, The Fourth Industrial Revolution, 68%, Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 30%, 30%
41. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 30%
42. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 68%.
43. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 8%, 14%
44. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 63%
45. Ibid. 59%
46. Ibid. 51%
47. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 14%
48. Ibid. 14%
49. Ibid. 15%
50. Kevin Warwick, I, Cyborg (London: Century, 2002), p. 4. See also Paul Cudenec, Nature, Essence and Anarchy (Sussex: Winter Oak, 2016).
51. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 57%
52. Ibid. 3%
53. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 17%
54. Ibid. 17%
55. Ibid. 24%
56. Klaus Schwab, Thierry Malleret, Covid-19: The Great Reset (Geneva: WEF, 2020), e-book. Edition 1.0. 39%
57. Ibid. 37%
58. Ibid. 30%, 39%
59. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 7%
60. Ibid. 5%
61. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 20%
62. Ibid. 20%
63. Ibid. 20%
64. Schwab, Malleret, Covid-19: The Great Reset. 36%
65. Ibid. 54%, 22%
66. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 39%
67. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 71%
68. Ibid. 72%
69. Ibid. 69%
70. Ibid. 75%
71. Ibid. 56%
72. Schwab, Malleret, Covid-19: The Great Reset. 40%
73. Ibid. 40%
74. Ibid. 37%
75. Ibid. 42%
76. Ibid. 41%
77. Ibid. 41%
78. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 44%
79. Ibid. 48%
80. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 84%
81. Ibid. 57%
82. Ibid. 78%
83. Ibid. 79%
84. Ibid. 60%
85. Ibid. 82%
86. Ibid. 82%
87. Ibid. 82%
88. Ibid. 82%
89. Ibid. 83%
90. Schwab, Malleret, Covid-19: The Great Reset. 1%
91. Ibid. 1%
92. Ibid. 89%
93. Ibid. 90%
94. Ibid. 5%
95. Ibid. 60%
96. Ibid. 52%
97. Ibid. 2%, 26%, 2%
98. Ibid. 89%, 90%
99. Ibid. 3%
100. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 3%
101. Ibid. 17%
102. Schwab, Malleret, Covid-19: The Great Reset. 48%
103. Ibid. 48%
104. Ibid. 21%
105. Ibid. 67%
106. Ibid. 54%
107. Ibid. 54%
108. Ibid. 48%
109. Ibid. 36%
110. Ibid. 34%
111. Ibid. 55%
112. Ibid. 55%
113. Ibid. 57%
114. Ibid. 64%
115. Ibid. 63%
116. Ibid. 73%
117. Ibid. 74%
118. Ibid. 64%
119. Ibid. 73%
120. Ibid. 71%
121. Ibid. 55%
122. Ibid. 64%
123. Ibid. 56%
124. Ibid. 56%
125. Ibid. 32%
126. Ibid. 65%
127. Ibid. 23%
128. Ibid. 31%
129. Ibid. 33%
130. Benito Mussolini, cit. Pierre Milza and Serge Berstein, Le fascisme italien 1919-1945 (Paris: Editions de Seuil, 1980), p. 246.
131. Schwab, Malleret, Covid-19: The Great Reset. 75%, 76%
132. Ibid. 55%
133. Ibid. 59%
134. Ibid. 49%
135. Ibid. 59%
136. Ibid. 16%
137. Ibid. 16%

Reposts and translations of this article on other websites:

Wrong Kind of Green

Off-Guardian

325

Deutsch

Italiano

Español

Slovenščina

Français

Interview de Ernst Wolff – Traduction (français).

Après la longue interview de Robert Malone, en voici une de Ernst Wolff (déjà publié ici, ici et ici) qui vous dira, selon son angle d’économiste, à peu près la même chose que Malone et que quelques autres personnes relayées sur ce blog, dont Catherine Austin-Fitts, qui annonçait déjà tout en août de l’année dernière. Pour les anglophones, l’analyste économique le plus pointu sur le monde des banques centrales est John Titus dont je vous recommande vivement la chaîne YouTube – mais dont je n’ai absolument pas le temps de transcrire/traduire les vidéos, ce qui représente un travail énorme. Je rappelle que je tiens ce blog seul et sur le temps libre que me laisse mon boulot, souvent la nuit, et j’en profite pour remercier mon épouse pour sa patience.

Il nous manque encore deux angles essentiels dans l’approche des enjeux de cette guerre: l’écologique et le spirituel. J’y travaille, ainsi qu’à la mise en perspective de l’ensemble. En attendant je vous laisse avec M. Wolff, qui se plante sur quelques points (de un, nous sommes plus que 1 % à comprendre ce qui se passe, surtout si mes lecteurs aident à diffuser le message et de deux, il y encore des pays qui résistent au grand projet) mais dont la bonne humeur est communicative et dont vous pouvez franchement suivre les conseils.

Source de la vidéo sur la chaîne Odysee de Jerm Warfare.

Fichier audio:

… parce que le plus gros problème à notre époque, c’est de ne pas savoir ce qui se passe. Il faut se préparer à des temps très difficiles. Tout le monde devrait avoir des provisions à la maison, tout le monde devrait avoir de l’argent liquide à la maison, tout le monde devrait se méfier des banques, ne pas laisser son argent dans les banques, tout le monde devrait protéger sa famille. Tout le monde devrait prendre certaines mesures dès maintenant. Mais on ne peut prendre ces mesures que si on sait ce qui se passe.


Jerm : Je m’appelle Jerm, voici Jerm Warfare, la bataille des idées. Ernst Wolff, merci de vous joindre à moi dans les tranchées.

Ernst Wolff : Merci de me recevoir.

Jerm : Je dis les tranchées parce que j’ai l’impression que nous sommes en guerre. Êtes-vous d’accord?

Ernst Wolff : Oh oui, certainement. Nous sommes vraiment en guerre. Une guerre due à différentes raisons, pour différentes raisons. Nous sommes dans la quatrième révolution industrielle et nous avons un système financier complètement brisé, qui ne peut plus être maintenu en vie. Nous sommes actuellement confrontés à de graves problèmes.

Jerm : Graves à quel point?

Ernst Wolff : Plus graves que tout ce que l’humanité a jamais connu du fait que les problèmes sont devenus vraiment insurmontables, c’est tout bonnement incroyable. Nous vivons des moments historiques car le système financier ne peut plus être renfloué. Nous vivons sous le joug d’un système financier qui a déjà failli faire défaut à quatre reprises.

Je vais vous expliquer. Notre système financier a été créé en 1944, lorsqu’il était évident que les États-Unis deviendraient la principale superpuissance de la planète. Les États-Unis disposaient alors de la plus grande économie, de la plus puissante armée, étaient les seuls à posséder l’arme nucléaire, mais ils avaient un problème: leur industrie produisait plus de biens que ce que leur marché intérieur ne pouvait en absorber. Ils cherchaient donc de nouveaux marchés et, vu leur puissance, ils ont accompli ce que nul autre pays n’avait jamais accompli auparavant. Ils ont fait de leur propre monnaie, le dollar américain, la monnaie dominante du monde. Ils ont arrimé toutes les autres monnaies au dollar et de cette façon, ils ont acquis un pouvoir financier sur le monde entier. Ils ont en fait inondé le monde de dollars pendant plusieurs décennies et à cette époque, c’était le boom de l’après-guerre où tout se passait bien.

Mais ce boom d’après-guerre a pris fin au milieu des années 70. Et les grands gagnants du boom d’après-guerre ont été les banques et les banques ont alors demandé aux politiciens de leur donner de nouvelles possibilités de gagner de l’argent. Les politiciens ont alors commencé à déréglementer, ils ont aboli toutes sortes de réglementations qui restreignaient les banques et leur ont ainsi permis d’ouvrir des fonds spéculatifs, de racheter des actions et de faire de la vente à découvert, c’est-à-dire de parier sur les pertes d’autres personnes. Ces mesures ont rendu possible diverses choses, qui ont fait du système financier un système très risqué, mais qui ont également permis au secteur financier d’exploser. Ainsi, à la fin du siècle dernier, le secteur financier était beaucoup plus important que l’économie réelle, mais il était très risqué. Ces risques ont failli provoquer l’effondrement du système une première fois en 1998, lorsqu’un fonds spéculatif de New York a failli s’effondrer et a dû être sauvé par les banques, qui auraient perdu environ mille milliards de dollars si ce fonds spéculatif avait fait faillite. Les banques sont donc intervenues et ont déboursé environ quatre milliards de dollars pour sauver le fonds spéculatif.

Ensuite, tout s’est bien passé pendant une dizaine d’années, puis nous avons connu la crise financière mondiale. La situation est alors devenue vraiment incontrôlable, car il a fallu sauver les grandes banques et les grandes compagnies d’assurance en renflouant avec l’argent des contribuables. La crise suivante est survenue trois ans plus tard, la crise de l’euro. Et là, ce n’était plus les banques ou les compagnies d’assurance qu’il a fallu sauver, mais des pays entiers, comme la Grèce. La quantité d’argent dont ils disposaient alors était insuffisante, les banques centrales sont donc intervenues et ont imprimé de plus en plus d’argent et c’est ce à quoi nous assistons depuis dix ans, une incroyable orgie d’impression monétaire.

Il faut savoir que les banques centrales ont deux moyens de soutenir le système ou de le manipuler. L’un est de créer de l’argent à partir de rien et l’autre est de baisser les taux d’intérêt afin d’augmenter la vélocité de l’argent, ce qui est également très important. Mais le système bancaire ne peut pas survivre avec des taux négatifs et nous sommes arrivés à un point, l’année dernière en mars, où le système a failli à nouveau s’effondrer et a dû à nouveau être sauvé, et c’est à ce moment-là que nous avons atteint le seuil des taux d’intérêt nuls.

Donc pour sauver le système financier une nouvelle fois dans le futur, il faudrait que les taux d’intérêt deviennent négatifs, ce qui détruirait le système bancaire. Ce moyen de soutenir le système n’existe donc plus. Tout ce qu’on peut faire dorénavant, c’est imprimer davantage d’argent, créer de l’argent à partir de rien. Ce qui bien sûr crée de l’inflation, ce que nous observons en ce moment. Nous assistons à une inflation galopante et elle n’est pas transitoire comme M. Powell ou Mme Yellen veulent nous le faire croire. Elle n’est pas transitoire, elle va empirer et elle va continuer à empirer.

Jerm : Pourquoi le taux d’inflation ne peut-il pas descendre en dessous de zéro ?

Ernst Wolff : Parce que lorsque les banques accordent des prêts, elles doivent recevoir plus d’argent en retour, car si elles en reçoivent moins, elles seront perdantes.

Jerm : Ok, désolé, continuez.

Ernst Wolff : Si je vous donne 10 $ et que vous ne me rendez que 9 $ la semaine suivante, je cours à la faillite.

Jerm : Pourquoi alors les taux d’intérêt baissent-ils? Vous faites référence aux Etats-Unis?

Ernst Wolff : À toutes les banques centrales dans le monde, le système financier mondial ne se limite pas aux États-Unis. Elles sont tous interconnectées, elles travaillent toutes ensemble. Et ce sont toutes les banques centrales qui ont baissé leurs taux. La Banque Centrale Européenne est au taux zéro, la Banque d’Angleterre, le taux d’intérêt est à zéro, la Banque du Japon, partout.

Jerm : Mais pourquoi ne peuvent-ils pas faire monter le taux d’inflation?

Ernst Wolff : En fait elles ont essayé de le faire en 2018. La Réserve Fédérale, la banque centrale américaine, est la plus importante parce que les États-Unis sont toujours la plus grande et la plus puissante économie du monde. Et ils disposent également des plus grands marchés financiers. En 2018, ils ont augmenté les taux d’intérêt très prudemment, de seulement 0,25 % quatre fois sur l’année, et à la fin de l’année, on a vu le plus grand effondrement du prix des actions depuis environ 80 ans. Voilà donc ce qui se passe quand on augmente les taux d’intérêt. Le problème est qu’il y a énormément de dette dans le monde et que cette dette doit être servie. Et si on augmente les intérêts, il devient plus problématique de servir cette dette, donc cette option n’est plus jouable.

Jerm : L’éléphant dans la pièce est que tout cela se passe en ce moment même, depuis 18 ou 20 mois.

Ernst Wolff : Oui, car la crise sanitaire a été utilisée pour promouvoir un programme totalement différent. Ils savaient très exactement que le système était en phase terminale et qu’il fallait le sauver une dernière fois. Et pour fournir aux gens un alibi, ils ont créé ces verrouillages, et ils ont dit  » C’est un virus qui est responsable de tout ça « . Mais ce n’est pas le virus le responsable, c’est le système financier en phase terminale. En réalité, ils l’ont sauvé une fois de plus et ce que nous voyons maintenant, c’est que comme ils savent qu’il ne pourra plus être sauvé, ils pillent l’ancien système. Les riches s’enrichissent à un rythme jamais vu, l’argent est imprimé dans des proportions jamais vues, les dettes augmentent à un rythme jamais vu. Tout ceci est donc totalement insoutenable.

Et ils le savent parce qu’ils prévoient un nouveau système dont personne ne parle. Ce nouveau système c’est les CBDC [Central Banking Digital Currency], c’est-à-dire les monnaies numériques des banques centrales. Elles seront introduites dans un avenir proche. Je ne sais pas quand elles seront introduites, mais ils y travaillent.

Jerm : En ce moment, en Afrique du Sud, j’ai vu il y a quelques semaines que notre banque centrale de réserve se penche sur la monnaie numériques de la banque centrale et qu’elle va réétudier la question en février, donc ce que vous dites est tout à fait exact.

Ernst Wolff : Oui, et ce n’est pas seulement votre banque centrale, il y a une quarantaine de banques centrales dans le monde qui testent les CBDC en ce moment. Les Etats-Unis disposent d’un grand terrain d’expérimentation aux Bahamas. La population y est d’environ 380.000 habitants, tous possèdent des portefeuilles sur leurs téléphones portables et d’un compte en monnaie numérique auprès de la banque centrale. Même chose pour la Chine. En Chine, ils en ont plusieurs aujourd’hui, ils les ont testées dans certaines grandes villes. Et il y a certaines banques centrales en Europe qui sont déjà prêtes à se lancer dans les monnaies numériques, comme la Banque Centrale de Suède qui pourrait le faire demain. Et la Banque Centrale Suisse pourrait le faire demain.

Mais bien sûr, elles ne le feront pas, elles attendront les gros joueurs. Et les gros joueurs, ce sont les États-Unis, d’une part et bien sûr la Chine, d’autre part. Et la Chine mène la course en ce moment. La Chine est très en avance dans ce domaine et je crois que ce qui est arrivé en Afghanistan est lié au chantage exercé par les Chinois sur les Américains du fait qu’ils pourraient lancer le Yuan électronique avant que les Américains ne soient prêts à lancer le dollar électronique.

Jerm : Qu’est-ce qui vous donne cette idée?

Ernst Wolff : Parce que les Américains ont abandonné toutes leurs armes. C’est complètement dingue. Faire la guerre pendant 20 ans, puis tout donner à son ennemi de 20 ans, tout abandonner, lui donner tout l’armement du monde. C’est complètement dingue. Personne ne peut même imaginer une chose pareille.

Jerm : Un très beau cadeau.

Ernst Wolff : Pourquoi les Américains auraient-ils fait ça? Les Chinois ne sont pas stupides. Les Chinois travaillent sur cette Nouvelle Route de la Soie et ils travaillent sur la Route Numérique de la Soie depuis 2017. S’ils introduisent un Yuan électronique, contrairement aux États-Unis, ils pourraient l’introduire dans plusieurs pays – dans tout le Proche-Orient, toute l’Asie et certaines régions d’Afrique. Ils auraient donc clairement une longueur d’avance dans cette course.

Jerm : Revenons un peu en arrière. Il y a quelques années, un peu plus de deux ans, il y a eu un problème dans le système bancaire central, n’est-ce pas?

Ernst Wolff : Oui.

Jerm : Et que toute cette histoire soit planifiée ou non – je suis d’avis qu’elle l’est probablement – mais cela n’a pas vraiment d’importance que ce soit planifié ou non, ça a été un moment charnière pour les banques centrales, exact?

Ernst Wolff : Absolument, et je ne peux plus croire que ce n’était pas planifié, car il y a trop de choses qui indiquent que ça l’était. Il y a ce document de la Fondation Rockefeller qui date de plusieurs années et qui décrit l’ensemble du projet. Il y a de nombreux éléments et tout est arrivé au moment opportun, avec les personnes appropriées, donc je ne peux pas croire que ce n’était pas planifié. Je me souviens toujours des paroles de Franklin Delano Roosevelt qui disait que rien de ce qui se passe en politique dans ce monde n’est pas planifié. En y regardant de plus près, on s’aperçoit toujours que c’était planifié.

Ce qui me semble très important, et ce que tout le monde devrait savoir, c’est que nous ne sommes plus gouvernés par nos gouvernements. Il y a une force bien plus puissante que les gouvernements qui agit derrière tous les gouvernements. Ce qui est étrange, c’est ce que nous avons vu l’année dernière, qui n’arrive qu’une fois dans une vie, à savoir que près de 200 gouvernements agissent de concert et font tous la même chose. Ils ont tous imposé un verrouillage, ils ont tous imposé des obligations de port de masque, ils ont tous insisté sur la distanciation sociale, c’est complètement dingue. Pour moi, ça signifie qu’il y a une puissance en coulisses qui les contraint à appliquer ces mesures. Et cette puissance en coulisses est, selon moi, le complexe financier numérique.

Dans les années 1960, Eisenhower parlait du complexe militaro-industriel. C’est une chose du passé. De nos jours, il y a le complexe financier numérique, c’est-à-dire les grandes entreprises informatiques et en fait, il n’y a que sept entreprises au sommet de ce complexe. Il y a Apple, Alphabet, Amazon, Microsoft et Facebook du côté informatique, et du côté financier, il y a les grandes sociétés de gestion d’actifs, dont les principales sont Blackrock et Vanguard. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur Blackrock et Vanguard. Elles gèrent des actifs d’une valeur de seize mille milliards de dollars. Pour mettre cela en perspective, le PIB allemand est de quatre mille milliards de dollars. Le PIB allemand – c’est-à-dire l’ensemble des biens produits et des services fournis en un an par 35 millions de personnes – est de 4.000 milliards de dollars. Blackrock et Vanguard emploient 35.000 personnes et gèrent quatre fois plus que ce que 35 millions de personnes produisent en un an en Allemagne. C’est complètement dingue.

Jerm : Mais est-ce une mauvaise chose que ces entreprises deviennent plus grandes? Elles emploient plus de gens. C’est sûrement une bonne chose.

Ernst Wolff : Oui, mais elles contrôlent nos vies, c’est ça le problème. Avant, c’était l’argent qui parlait, l’argent était le premier déterminant de qui avait le pouvoir et qui ne l’avait pas. Mais à notre époque, les choses ont changé. A notre époque, ce sont les données. Les données sont tout aussi importantes que l’argent. Et ces grandes entreprises contrôlent toutes les données au niveau global. Et contrôler les données signifie contrôler nos vies.

Nous sommes entrés dans la quatrième révolution industrielle et ces gens ont commencé à travailler sur des choses que personne n’aurait imaginées il y a dix ou quinze ans. L’internet des objets est une chose horrible en elle-même. Toutes ces visions de villes intelligentes, de maisons intelligentes, etc. sont assez effroyables. Mais le plus terrible, c’est l’internet des corps. C’est quand ils se mettent à connecter notre corps à la sphère numérique. Quand ils se mettent à implanter des choses telles que des pilules intelligentes, par exemple, en médecine. La médecine du futur est effroyable.

Dans le secteur médical, on peut également constater l’importance du rôle de ces données, car nous avons assisté au cours des dix-huit derniers mois à la plus grande collecte de données médicales jamais réalisée dans le monde. Les grandes entreprises pharmaceutiques ont recueilli une quantité phénoménale de données grâce à cette crise sanitaire, c’est absolument incroyable et cela représente pour elles une mine d’or.

Jerm : Il y a beaucoup de ces groupes dans le monde qui semblent être interconnectés. Vous avez parlé du Forum Economique Mondial, par exemple. Comment sont-ils liés aux banques centrales?

Ernst Wolff : Le fait est que les banques centrales ne sont rien. Elles ont été prises en otage par le complexe financier numérique. Le complexe financier numérique utilise les banques centrales pour mettre en œuvre les mesures qu’il souhaite. Mais le complexe financier numérique a aussi beaucoup de soutiens. Et ses principaux soutiens sont les grandes fondations. Il y a une grande fondation, c’est la fondation Bill et Melinda Gates. C’est la fondation la plus puissante du monde, elle a des actifs d’environ cinquante mille milliards – pardon, cinquante milliards, pas cinquante mille milliards – mais c’est une énorme somme d’argent et elle peut corrompre à peu près n’importe quel politicien dans le monde ou n’importe qui dans les médias et c’est ce qu’elle fait.

Et il y a d’autres fondations. Il y a par exemple le Forum Economique Mondial de Davos qui est devenu très, très important, et qui a démarré en 1971 sous l’impulsion d’un professeur allemand. Il était l’un des élèves de Henry Kissinger à Harvard et il a lancé une Conférence Européenne du Management en 1971. Cette conférence s’est perpétuée pendant 30 ans et a en quelque sorte dépassé ses objectifs initiaux car, au départ, elle visait à introduire les méthodes de management américaines auprès des managers européens. Mais ensuite, ils ont commencé à recruter des politiciens et des représentants des médias.

Et le plus intéressant, c’est qu’ils ont créé leurs propres cours en 1992, où ils rassemblaient de jeunes dirigeants. Ces classes s’appelaient Global Leaders for Tomorrow. Et dans la première promotion, celle de 1993, on trouve des noms comme Angela Merkel, Tony Blair, Gordon Brown et Bill Gates. Il s’agit donc de personnes qui avaient moins de 40 ans à l’époque et ont été réunies par le Forum Economique Mondial. Ils ont assisté à certaines conférences sur une période d’un an et se sont interconnectés. Ils ont tous leur numéro de téléphone portable, ils peuvent se parler tous les jours. Et ils ont continué à suivre ces cours et les cours qui ont eu lieu depuis lors ne s’appellent plus Global Leaders for Tomorrow, mais Young Global Leaders et on y trouve des noms comme Emmanuel Macron, Viktor Orban et Vladimir Poutine. Tous les dirigeants du monde sont passés par cette école.

Jerm : Jacinda Arden aussi, je crois. Jacinda Arden de Nouvelle-Zélande.

Ernst Wolff : Jacinda Arden en faisait également partie, oui, exactement, oui. Il y a donc de nombreuses personnes qui occupent des positions de pouvoir aujourd’hui et qui sont passées par cette école. Aujourd’hui, nous avons appris que nous avons un nouveau gouvernement en Allemagne et notre nouveau Ministre des Affaires Etrangères est également issu de cette école. C’est dingue, ils continuent. Ils ont également créé un nouveau cours, les Global Shapers of Tomorrow. Il s’agit de jeunes de moins de 30 ans dont 10.000 ont déjà été recrutés. Ils élargissent donc leur champ d’action en orientant les leaders mondiaux dans la direction qu’ils souhaitent.

Jerm : Comment parviennent-ils à asseoir une telle influence?

Ernst Wolff : Je ne peux pas vous dire comment ça fonctionne en détail mais toutes ces personnes sont interconnectées. Notre chancelière Angela Merkel peut téléphoner à Bill Gates parce qu’elle était dans la même classe que lui et elle peut téléphoner à Tony Blair, qui était dans sa classe. Et bien sûr, ils tiennent des réunions dans le monde entier, ils sont tous étroitement liés et bien sûr, ils ont un programme dont personne ne veut nous parler. Ils feront ce qu’ils pensent être nécessaire et, pour l’instant, je pense qu’ils savent tous qu’il est nécessaire de construire un nouveau système financier. Ils veulent tous cette monnaie numérique de banque centrale et ils savent tous que nous sommes dans la quatrième révolution industrielle. Et la quatrième révolution industrielle signifiera que des centaines de millions d’emplois dans le monde seront perdus dans les prochaines années. Et bien sûr, ils doivent s’y préparer et c’est ce qu’ils font en ce moment.

Jerm : Pourriez-vous m’expliquer comment le système bancaire central va mettre en place ce nouvel actif/cette nouvelle monnaie. Est-ce même de l’argent? Peut-on appeler ça de l’argent?

Ernst Wolff : C’est une monnaie programmable, voilà ce que c’est. Elle sera assortie d’une date d’expiration. Le fait est qu’ils ne savent pas vraiment comment la mettre en œuvre pour le moment. C’est un peu ça leur problème, car ça n’a jamais été fait auparavant et ils ne savent pas comment y arriver. Et je pense qu’ils savent que les gens résisteront, car une fois que les gens sauront que cet argent est assorti d’une date d’expiration, ils auront du mal à l’accepter.

De plus, ils peuvent instaurer des taxes différentes selon les personnes, ils peuvent les sanctionner en prenant leur argent, ils peuvent même les sanctionner en fermant leur compte. Les gens seront donc dépendants à 100 % des banques centrales, c’est-à-dire de l’État, et les gens n’accepteront pas ça en période de prospérité. C’est pourquoi je pense qu’ils font ce qu’ils font en ce moment: ils détruisent l’économie, ils détruisent les sociétés afin de mettre les gens à genoux pour qu’ils mendient de l’aide, puis ils proposeront le revenu de base universel. Et ils le présenteront comme un acte humanitaire, la mise en place de la CBDC. Ils le présenteront comme un acte humanitaire et peut-être que les gens s’en contenteront mais ça ne durera pas car ce n’est pas un système durable. Il ne fonctionnera pas. Une fois cette CBDC en place, on aura les mêmes problèmes d’inflation, on aura même un problème d’inflation plus important, et ça ne fonctionnera pas sur une longue période.

Jerm : Qu’est-ce qu’une CBDC exactement? Qu’est-ce qu’une monnaie numérique de banque centrale?

Ernst Wolff : Eh bien, le fait est qu’ils vont devoir abolir le système bancaire dans sa forme actuelle. Par le passé, la principale activité des banques consistait à accorder des prêts – c’est ainsi que les banques gagnent leur argent. Mais à présent que le secteur financier est devenu tellement important que ce n’est plus leur principale source de revenus. Leur principale source de revenus est la spéculation sur les marchés financiers et c’est ce qu’ils permettront aux banques de faire à l’avenir. Ils veulent qu’elles se retirent de la création monétaire, car lorsqu’une banque accorde un prêt, elle crée de l’argent à partir de rien. Ils veulent mettre toute la création monétaire entre les mains de la banque centrale afin qu’elle puisse la contrôler.

Un autre fait très important est que la CBDC, la monnaie numérique de la banque centrale, n’a rien à voir avec le bitcoin ou d’autres crypto-monnaies. Celles-ci sont des monnaies décentralisées. Ce dont nous parlons ici, c’est de finance centralisée. La banque centrale contrôlera totalement toutes les transactions effectuées par les habitants d’un pays. Le bitcoin et les crypto-monnaies sont des choses totalement différentes.

Jerm : Wolfgang veut savoir, s’ils sont si puissants, pourquoi ne peuvent-ils pas régler le problème?

Ernst Wolff : Eh bien, le problème, c’est le peuple. Ils ont un coup d’avance sur le peuple et le peuple va résister. Nous le voyons en ce moment, les gens résistent à toutes ces mesures sanitaires. Ce n’est pas si facile de tromper le peuple. Nous assisterons à des soulèvements sociaux à une échelle inimaginable dans un avenir proche. J’en suis convaincu.

Jerm : Vous avez déjà évoqué ce sujet par le passé, vous avez mentionné que la guerre civile est une possibilité très réelle.

Ernst Wolff : Je pense que c’est ce qu’ils essaient de provoquer, ils essaient de provoquer des guerres civiles dans le monde entier, pour présenter ce revenu de base universel comme un remède à tous les problèmes, pour que les gens l’acceptent. Imaginez un peu votre pays, imaginez 4 ou 5 millions de personnes au chômage, sans emploi et devant lutter contre une inflation galopante, ne pouvant plus nourrir leurs enfants. Ces gens seront désespérés et seront prêts à accepter n’importe quelle somme d’argent qui leur sera donnée par le gouvernement. Et c’est la façon la plus simple de mettre en œuvre cette CBDC, en distribuant un revenu de base universel.

Jerm : Est-ce que les acteurs ou les joueurs – j’utilise ces termes parce que c’est ainsi que je les vois – dirigent le spectacle? Est-ce à dessein, est-ce une émergence du cartel de banques centrales? Y a-t-il des acteurs au-dessus d’eux?

Ernst Wolff : Non, non, je ne le pense pas. Je pense que les problèmes sont inhérents au système. Le système évolue et certains problèmes surgissent. Et si on examine le développement de ce système, il y a eu le boom d’après-guerre dont j’ai parlé, puis l’ère de la déréglementation où tout allait bien pour les banques. Mais il y a certaines lois, comme celle de la gravité, qu’elles ne peuvent contourner. Et il y a certaines lois au sein du système financier qui font que l’on ne peut pas imprimer de l’argent dans des proportions toujours plus grandes sans que l’argent perde sa valeur. C’est un problème qu’ils ne peuvent pas abolir et ils tentent d’abolir ce problème en introduisant les CBDC parce qu’ils pensent qu’ils peuvent tromper le monde de cette façon mais ils ne le peuvent pas. Ils se retrouvent dans une position où ils ne peuvent pas agir librement. Ils sont forcés de faire ce qu’ils font par le système.

Jerm : Pourquoi alors les gouvernements acceptent-ils cela?

Ernst Wolff : Parce que les politiciens et les gouvernements ne sont rien d’autre que les marionnettes de plus gros joueurs et que ça a toujours été le cas. Ça a toujours été l’économie le facteur le plus important et ça a toujours été l’économie qui a mené la politique. Il est impossible pour les politiciens de ne pas agir en accord avec les banques et les grandes entreprises. Cela dure depuis 50 ou 70 ans, depuis la Seconde Guerre mondiale, et même avant.

Mais aujourd’hui, ce complexe financier numérique est devenu si puissant que si un politicien s’oppose à lui, il perdra son emploi très, très rapidement. Il existe un exemple qui le prouve. Je pense que c’était en 2014 ou 2015 que Syriza a accédé au pouvoir en Grèce. Syriza était un parti opposé aux mesures d’austérité. Je pense qu’ils ont été élus par le peuple grec parce qu’ils voulaient abolir toutes les mesures d’austérité. Et qu’a fait la Banque Centrale Européenne? Elle les a coupés de tous les actifs financiers. Elle leur a totalement coupé les vivres pendant deux semaines, puis le mouvement grec Syriza a fait exactement le contraire de ce qu’il avait promis au peuple pendant la campagne électorale. De cette manière, on peut forcer n’importe qui à faire ce qu’on veut.

Ces gens possèdent tout l’argent du monde et ils contrôlent les données. Et contrôler les données aujourd’hui signifie pouvoir éteindre quelqu’un d’un simple clic de souris. Enfin, imaginez ce qu’ils ont fait en janvier dernier, ce qu’ils ont fait à Donald Trump. Donald Trump était considéré comme l’homme le plus puissant de la planète et une plateforme sociale de second ordre comme Twitter l’a tout simplement bloqué pour l’empêcher de communiquer avec ses 58 millions de partisans. Ça vous montre qui est le véritable pouvoir. Ce n’est pas le Président américain, c’est l’industrie numérique.

Jerm : Les technocrates.

Ernst Wolff : Les technocrates, oui. Les technocrates et bien sûr les gens du secteur financier. Et dans le secteur financier, nous avons également assisté à un changement de la structure du pouvoir. Pendant quatre ou cinq cents ans, les banques ont été les institutions les plus puissantes, les banques commerciales. Puis, pendant la période de déréglementation et de financiarisation, ce sont tout à coup les banques d’investissement qui sont devenues les institutions les plus puissantes. Et ensuite, au tournant du siècle, ce furent les fonds spéculatifs. Puis ce furent les gestionnaires d’actifs des grandes fortunes qui devinrent les institutions les plus puissantes, et ils sont aujourd’hui plus puissants que quiconque dans le monde. Blackrock et Vanguard sont actionnaires de toutes les grandes entreprises du monde et peuvent orienter n’importe quel marché dans la direction qu’ils souhaitent.

Jerm : Donc ils tirent les ficelles ?

Ernst Wolff : Absolument. Ces sept sociétés – les cinq sociétés informatiques et les deux sociétés de gestion d’actifs. Mettez ces sept PDG dans une pièce et vous avez plus de pouvoir que si vous mettez Xi Jinping, Joe Biden, Angela Merkel et M. Macron dans une pièce. Sans aucun doute.

Jerm : Alors sont-ils la vraie menace?

Ernst Wolff : La menace, c’est le système. La menace est un système devenu totalement incontrôlable, ces gens sont remplaçables. On peut remplacer Donald Trump, Joe Biden ou même Bill Gates, Elon Musk ou Jeff Bezos. On peut remplacer ces personnes, mais on ne peut pas remplacer le système. Donc, en fait, le gros problème est le système, qui est dans sa phase terminale et devrait être remplacé par un meilleur système.

Mais le problème est que la plupart des gens ne comprennent pas ce qui se passe en ce moment. La plupart des gens sont en état de choc à cause des problèmes sanitaires. Et ils sont maintenus en état de choc, ce qui est fait très délibérément afin de pouvoir mettre en œuvre toutes les mesures que les gens n’accepteraient pas normalement. Qui aurait accepté un confinement? Les gens auraient dit : « Vous êtes fous, vous avez complètement perdu la tête. » Mais ils l’ont accepté parce qu’on leur a dit que c’était dû à des considérations sanitaires.

Jerm : Quand vos sonnettes d’alarme ont-elles commencé à sonner ?

Ernst Wolff : Très rapidement, vers la fin du mois de février de l’année dernière. Au tout début, je me suis dit que c’était peut-être vrai, qu’il y avait une sorte de maladie et qu’elle était aussi dangereuse qu’elle le semblait. Mais ensuite, j’ai commencé à faire des recherches et j’ai découvert les crises sanitaires que nous avions subies en 2004, 2009, la grippe aviaire et la grippe porcine et un schéma évolutif s’est dessiné. J’ai ensuite jeté un coup d’œil à l’Organisation Mondiale de la Santé et j’ai découvert qu’elle avait été fondée dans les années 1940, qu’elle était alors financée par les États et qu’aujourd’hui elle est principalement financée par des donateurs privés. Et j’ai voulu savoir qui sont ces donateurs privés et j’ai découvert qu’il s’agit de l’industrie pharmaceutique et de la Fondation Bill et Melinda Gates.

Ça m’a mis la puce à l’oreille, j’ai donc approfondi la question et j’ai cherché à savoir dans l’intérêt de qui toutes ces mesures pouvaient être prises, qui en profitait réellement. Et il est vite apparu que la débâcle financière était aussi une débâcle mise en scène. Je ne pense pas que c’est arrivé par hasard, mais que c’était une mise en scène. Elle a été mise en scène par le biais de ces confinements. Ils ont été mis en place en mars et, à la fin du mois, le système financier s’est effondré et les grandes entreprises ont dû être sauvées. En fait, ce sont elles qui ont été les grandes gagnantes, car elles ont reçu tout l’argent des États, alors que la classe moyenne n’a rien reçu, ou seulement une très petite somme d’argent. Tout ce que nous voyons, c’est une énorme attaque contre la classe moyenne, car nous avons vu que les entreprises informatiques… Un des éléments les plus importants de l’économie d’aujourd’hui, c’est l’économie de plateforme, c’est-à-dire des entreprises comme Uber, ou Booking com ou…

Jerm : Amazon.

Ernst Wolff : … Airbnb, toutes ces entreprises gagnent d’énormes sommes d’argent. Et si vous étudiez de près les confinements, ça a été très, très rentable pour elles parce qu’elles ont d’énormes quantités d’argent derrière eux. Elles ont de gros investisseurs. Uber, par exemple, a l’Arabie Saoudite comme investisseur derrière elle et elles peuvent supporter ces 2, 3, 4 ans de pertes. Parce qu’elles visent tous le marché mondial, elles veulent être les maîtres du marché mondial, elles veulent tout contrôler. C’est une des possibilités que l’internet a apporté. Avant, on créait une entreprise au niveau local, puis au niveau régional, puis au niveau national, puis au niveau international. Mais aujourd’hui, quand on regarde certaines des jeunes entreprises, on constate qu’elles visent le marché mondial dès le début et qu’elles y réussissent très bien. Regardez Uber, regardez Airbnb, c’est incroyable, ou Take Away en Europe. Et Amazon.

Jerm : Amazon.

Ernst Wolff : Amazon, 1.200.000 personnes employées à l’heure actuelle, c’est absolument incroyable.

Jerm : Jeff Bezos est devenu très riche.

Ernst Wolff : Oui, je pense qu’il est le deuxième ou troisième homme le plus riche de la planète maintenant. L’homme le plus riche, c’est Elon Musk, il a un patrimoine privé d’une valeur de 290 milliards de dollars, ce qui est incroyable.

Jerm : Faites-vous confiance à Elon ?

Ernst Wolff : Non. Pas le moins du monde. Non, non, il est fou, c’est un psychopathe, c’est un sociopathe. Il veut résoudre le problème de la surpopulation en transférant les gens sur d’autres planètes. Ce type est fou. Ce type a donné à son propre fils un nom composé de lettres et de chiffres. Ce type est complètement fou. Il en a fait beaucoup et en tant qu’entrepreneur, il a très bien réussi, mais il a très bien réussi parce qu’il en savait plus sur la sphère numérique que la plupart. En fait, j’appelle toujours ce siècle le siècle des nerds, regardez Bill Gates, c’est un de ces nerds, et Musk est un de ces nerds, Jeff Bezos aussi. Ce sont des gens qui ont passé leur enfance à regarder des écrans d’ordinateur et à travailler sur des trucs programmables, sans jamais jouer avec d’autres enfants. Ce sont des dingues.

Jerm : Qu’est-ce que les deux dernières années ont fait à l’économie mondiale ?

Ernst Wolff : Elles l’ont détruite. Elles l’ont totalement détruite. Nous ne voyons pas l’ampleur de la destruction à l’heure actuelle, car une partie ne fera surface que dans les mois à venir et peut-être dans les années à venir – mais je pense plutôt dans les semaines à venir que dans les mois à venir. Ce qu’ils font maintenant, c’est qu’ils essaient de mettre en scène la prochaine crise, car la crise énergétique est une crise délibérément provoquée. En ce moment, nous voyons qu’ils y travaillent activement et c’est pourquoi je suppose qu’ils veulent une guerre civile. Parce que nous assistons à une inflation galopante qui rendra impossible la survie des personnes situées au niveau inférieur de l’échelle sociale. Nous aurons la famine, nous aurons la famine ici en Europe, vous l’aurez dans votre pays et nous aurons aussi une pénurie d’énergie qui provoquera de gros problèmes et fera descendre les gens dans la rue. Et je pense que nous devrons faire face à des temps très, très difficiles pour toutes ces raisons.

Jerm : Je dois évidemment vous poser la question suivante :  » Devons-nous participer à ces luttes? ».

Ernst Wolff : Que pouvons-nous faire? Ce que j’essaie de faire, c’est de dire aux gens ce qui se passe dans les coulisses pour qu’ils comprennent les événements. Parce que le plus gros problème à notre époque, c’est de ne pas savoir ce qui se passe. Il faut se préparer à des temps très difficiles. Tout le monde devrait avoir des provisions à la maison, tout le monde devrait avoir de l’argent liquide à la maison, tout le monde devrait se méfier des banques, ne pas laisser son argent dans les banques, tout le monde devrait protéger sa famille. Tout le monde devrait prendre certaines mesures dès maintenant.

Mais on ne peut prendre ces mesures que si on sait ce qui se passe. Et 99 % des gens ne savent pas ce qui se passe. Ils croient le récit officiel, ils croient que nous traversons une grande crise sanitaire, ce qui est complètement absurde. Il n’y a pas de crise sanitaire. Je ne nie pas l’existence de cette maladie, mais elle n’est pas aussi grave que tout le monde le dit. Les mesures qui sont prises en ce moment vous feraient croire que c’est la peste, mais ce n’est pas la peste. Nous ne combattons pas la peste, mais une maladie mise au service d’un programme différent, qui ne peut être compris que si l’on considère le secteur financier, le secteur numérique et la quatrième révolution industrielle.

Jerm : On pourrait dire que la pandémie c’est en fait les élites. Nous les combattons.

Ernst Wolff : Oui, sans aucun doute. Oui.

Jerm : Ok, que pouvons-nous faire ? Ça semble trop énorme.

Ernst Wolff : C’est énorme, c’est énorme, c’est très, très difficile parce que c’est pire que tout ce qui s’est jamais produit dans l’histoire. Parce que ça se produit dans 200 pays en même temps. Et qu’il n’y a pas d’endroit où aller. On ne peut pas fuir son pays et on ne peut plus trouver un endroit sûr sur cette planète. Il suffit de regarder où on est obligé de porter des masques. Que ce soit en Nouvelle-Guinée, en Tasmanie, au Pays de Galles ou ailleurs dans le monde, on est obligé de porter des masques et peut-être de recevoir une injection. C’est fou, c’est complètement fou. Ces temps sont complètement, ridiculement fous.

Jerm : Donc par extension – et nous ne nous lancerons pas dans cette conversation – mais évidemment l’injection fait partie d’un processus de contrôle. C’est une partie d’un jeu de manipulation contrôlée.

Ernst Wolff : C’est ce que veut le secteur numérique. Ils veulent que les gens soient identifiés de manière biométrique. A l’heure actuelle, nous nous baladons tous avec nos téléphones portables et ils veulent nous introduire quelque chose dans le corps pour que nous ne soyons plus dépendants de nos téléphones portables. Je ne sais pas vraiment pourquoi ils ne sont pas satisfaits de la reconnaissance faciale, car cela devrait, à mon avis, suffire. Mais en fait, ils veulent plus. Voyez ce qu’ils font en médecine en ce moment. Depuis 2017, je crois, ils ont autorisé ces pilules aux États-Unis. Ce sont des pilules qui se dissolvent dans le corps et qui donnent toutes sortes d’informations à votre réseau sans fil ou à votre téléphone portable ou à votre médecin. Et toute autre personne peut obtenir ces informations sur notre corps, c’est complètement fou. Je pense que c’est une histoire d’identification biométrique.

Jerm : Les deux dernières années ont-elles stimulé l’économie numérique?

Ernst Wolff : Certainement. Ils ont gagné plus d’argent que jamais, ils ont gagné plus de pouvoir que jamais et nous sommes plus dépendants d’eux que jamais. Il suffit de regarder ce qui se passe avec l’argent liquide. Le liquide a été réduit à un niveau jamais, jamais anticipé. Ils travaillent aussi sur l’abolition de l’argent liquide. Ils veulent que nous n’utilisions que de l’argent numérique afin de nous préparer à accepter l’argent numérique des banques centrales.

Jerm : J’ai une question. Quelle tactique ou approche les gens comme nous devraient-ils essayer de mettre en œuvre dans les mois et années à venir?

Ernst Wolff : La chose la plus importante est, je pense, qu’ils devraient essayer de se connecter. Vous devez trouver d’autres personnes qui pensent comme vous, et vous devez trouver d’autres personnes qui sont prêtes à se battre, parce que c’est un combat assez difficile qui nous attend. Et vous devez informer les gens, c’est très important. Je pense que l’information est la clé de tout. Si les gens savent ce qui se passe en coulisses, ils comprendront et ils seront alors prêts à agir adéquatement. S’ils ne comprennent pas ça, tant qu’ils croient le récit officiel, ils sont perdus.

Jerm : Qu’en est-il, quelqu’un demande ici, de continuer à utiliser de l’argent liquide? De l’or, de l’argent, des lingots.

Ernst Wolff : Oui, les actifs physiques, pour moi, ce sont les actifs de l’avenir, parce que lorsque tout s’effondrera, en particulier lorsque surviendra l’inflation galopante qui se profile actuellement, les personnes qui auront de l’or ou de l’argent seront les mieux loties. Mais l’or n’est pas tout, parce que l’or a un problème inhérent. Il peut être confisqué par les gouvernements. C’est ce qui est arrivé dans les années 30 aux États-Unis. On n’avait plus le droit de posséder de l’or à titre privé et on ne pouvait donc plus utiliser l’or comme moyen d’échange.

Je pense que la meilleure solution pour remplacer l’argent liquide à l’heure actuelle est l’argent. On peut toujours utiliser l’argent comme moyen de paiement où que l’on aille et l’argent ne perdra pas sa valeur. L’argent est totalement sous-évalué en ce moment, tout comme l’or, mais l’argent est encore plus sous-évalué. Et quand tout le système s’effondrera, je pense que l’argent deviendra vraiment précieux. Je pense que l’argent est un bon moyen de protéger sa famille contre les pires éventualités.

Jerm : Bien sûr, ce n’est que l’aspect financier, mais je suppose que le prolongement de cette idée est d’essayer de trouver des approvisionnements moins globaux. Etes-vous un adepte des produits locaux?

Ernst Wolff : Oui, certainement, certainement. Il faut rencontrer des gens, trouver des fournisseurs de nourriture locaux, tout ce qui est local est bon par les temps qui courent. Les gens ne doivent pas croire que la situation va s’améliorer une fois la pandémie terminée, car ils ont un autre narratif. Le nouveau narratif est celui du changement climatique et je pense qu’ils utiliseront le changement climatique pour mettre en œuvre les mêmes mesures qu’ils ont mises en œuvre en utilisant la menace sanitaire. Les gens doivent donc se préparer à une longue période au cours de laquelle les droits fondamentaux seront bafoués et ne nous seront pas rendus.

Jerm : C’est quoi le récit sur le changement climatique?

Ernst Wolff : Tout le monde sait que le monde a des problèmes écologiques mais les grands acteurs veulent résoudre ce problème à leur manière. Ils veulent introduire cette taxe carbone. Et la taxe carbone, c’est une autre attaque contre la classe moyenne. La classe moyenne devra payer cette taxe et les grandes entreprises, en particulier les grandes entreprises informatiques, seront en mesure de la supporter. Mais pas la classe moyenne. Tout ce que nous voyons, toutes ces mesures, nous sont vendues comme un moyen de sauver la planète. Mais premièrement, je ne crois pas que la planète court un danger absolu. Et ce sont les mêmes personnes qui nous ont menés depuis 50 ans là où nous sommes qui prétendent maintenant que nous faisons face à un désastre et que nous devons faire certaines choses ou ne pas en faire d’autres.

Jerm : C’est une absurdité.

Ernst Wolff : C’est complètement fou. La crise, c’est le Forum Economique Mondial. Cela fait maintenant 50 ans qu’ils réunissent les dirigeants du monde. Ils ont toujours décidé ce que les dirigeants feraient l’année suivante et ils nous disent maintenant que nous sommes dans une situation si terrible que nous devons tous arrêter de respirer pour sauver la planète.

Jerm : Je ne peux pas m’empêcher de penser – et je sais que c’est très mineur et insignifiant maintenant – que quand Trump a retiré les États-Unis de l’accord de Paris, je me suis dit que c’était une bonne chose.

Ernst Wolff : Oui, parce que ce ne sont que des mensonges, que des mensonges. Mais Trump n’était pas beaucoup mieux que les autres.

Jerm : Non.

Ernst Wolff : Il n’est qu’une marionnette. Il a été utilisé par le complexe financier numérique et il a été utilisé de manière très intelligente parce qu’ils ont créé une sorte de rupture entre lui et les Jeff Bezos et les Bill Gates, ce qui a détourné l’attention des gens sur un champ de bataille mineur pendant qu’ils accomplissaient tout ce qu’ils avaient prévu sans que personne ne s’en aperçoive.

Jerm : Vous parlez du complexe financier numérique et j’ai envie d’y ajouter le complexe pharmaceutique.

Ernst Wolff : Oui, ils sont un élément majeur de ce complexe car l’industrie pharmaceutique est devenue très, très importante, surtout au cours des 20 derniers mois, car je pense qu’ils ont gagné plus d’argent et qu’ils ont collecté plus de données que jamais auparavant. Ils étaient très, très puissants avant la crise et ils le sont encore plus aujourd’hui. Et comme je l’ai dit, une grande partie de la quatrième révolution industrielle est l’internet des corps et c’est le prochain enjeu – ces pilules intelligentes et puis il y a les pacemakers connectés aux téléphones portables qui peuvent transmettre des informations à votre médecin, mais bien sûr, toutes ces informations peuvent aussi être transmises à des services secrets et ils peuvent aussi faire tomber en panne votre appareil. Le fait est que ces personnes qui contrôlent les données et qui contrôlent le complexe numérique ont un pouvoir sur nous absolument incroyable. C’est une situation très difficile et il n’y a pas de solution facile pour s’en sortir.

Jerm : Nous avons beaucoup parlé du Forum Economique Mondial et il y a quelque chose que je dois vous demander. Quel est leur but? Pourquoi existent-ils?

Ernst Wolff : Je pense qu’ils ont été créés par ceux qui sont au pouvoir. Prenez le siècle dernier. Une des personnes les plus puissantes était Henry Kissinger. Il était connecté à tous les autres puissants du monde et il était la grande entité dans les coulisses. Et Klaus Schwab, le fondateur du Forum Economique Mondial était son élève. Jetez simplement un coup d’oeil à la première conférence qu’ils ont tenue. Klaus Schwab avait alors 33 ans et il a rassemblé 440 leaders majeurs du monde entier. Les plus puissants banquiers sont soudainement apparus à Davos parce qu’un jeune type de 33 ans les a appelés, c’est tout simplement ridicule. C’est juste une marionnette. Il existe des organisations dans ce monde, des groupes de réflexion, des ONG qui travaillent ensemble. Il existe un cercle de personnes, je ne sais pas, 100, 200, 300 personnes [NdT. je vous renvoie vers l’ouvrage « L’Histoire du Comité des 300« , version originale sur le site de la CIA (ça ne s’invente pas)] qui établissent les règles et élaborent ces programmes et manifestement, ils ne sont pas si stupides. Ce qu’ils font semble complètement délirant mais en fait ça marche.

Jerm : Vous avez mentionné la Fondation Gates et le Forum Economique Mondial en tant que groupes de réflexion très puissants. Y en a-t-il d’autres? Je pense à la Fondation Rockefeller, peut-être à Chatham House?

Ernst Wolff : Oui, très, très important. La Fondation Rockefeller est très importante, la Fondation Kellogg est importante, la Fondation Soros est importante. Il y a beaucoup de fondations et elles sont toutes interconnectées. Et puis il y avait Atlantic Bridge en Europe. Elles sont différentes mais ce sont toujours les mêmes personnes qui sont impliquées. Je dois également mentionner qu’il existe un organisme semblable au Forum Economique Mondial, dont le siège est en Chine. C’est le Forum Financier International. Il est dirigé par des officiels communistes chinois. Le directeur de ce Forum Financier International à Pékin est membre du Parti Communiste, ses six adjoints sont membres du Parti Communiste.

Mais ce qui est intéressant, c’est que dans le conseil d’administration, vous trouverez des gens comme Christine Lagarde, vous trouverez des gens comme Klaus Koehler, qui a été le chef du FMI pendant un certain temps, un Allemand, et vous trouverez des gens comme l’ancien chef de la BCE, vous y trouverez toutes ces personnes. En fait, il y a un lien entre le Parti Communiste Chinois et le secteur financier numérique en Occident, parce que nous assistons actuellement en Chine à la lutte entre le Parti Communiste et le complexe financier numérique chinois. Et ce qui est amusant – ce n’est pas vraiment amusant mais plutôt intelligent ou assez malin – c’est que le complexe financier numérique de l’Occident s’associe maintenant au Parti Communiste en Chine. Ils ont formé une sorte d’alliance contre le complexe financier chinois parce que, bien sûr, c’est leur concurrent et ils veulent être en tête et faire mieux que leurs concurrents.

Jerm : Philosophiquement parlant, y a-t-il une relation entre la technocratie et le communisme?

Ernst Wolff : Il y a des similitudes. Klaus Schwab a dit que nous approchions d’une époque où personne ne posséderait rien et où tout le monde serait heureux. C’est exactement ce que Lénine a dit au peuple. Parce que dans la Révolution russe, les révolutionnaires ont dit au peuple que désormais tous les moyens de production seraient en sa possession. Mais ce n’était pas vrai, c’était le Parti qui a pris possession de tout et ils n’ont pas appelé ça propriété. Ils ont simplement fait ce qu’ils voulaient avec les moyens de production. Il y a donc des similitudes, mais je ne pense pas que les gens qui sont au pouvoir aujourd’hui rêvent d’une société sans classes. Au contraire. Ils veulent encore plus de pouvoir, ils veulent une société encore plus concentrée, donc je pense que ce n’est pas vraiment du communisme, même s’il y a des parallèles.

Jerm : Une grande partie de cette conversation porte sur la numérisation de la société. Devons-nous en avoir peur ou y a-t-il des aspects positifs?

Ernst Wolff : Je pense que le problème n’est pas la numérisation, c’est la numérisation dans l’intérêt d’une très petite minorité. C’est le gros problème auquel nous sommes confrontés actuellement, car la numérisation est utilisée à mauvais escient par ces personnes afin de maintenir leur richesse et leur pouvoir. Je pense que la numérisation elle-même pourrait être un avantage pour l’humanité. Il y a tellement de choses dans la vie de tous les jours qui nous font dire :  » Eh bien, c’est vraiment un grand progrès.  » Quand je prends le train aujourd’hui, j’obtiens mon billet sur mon téléphone portable, je n’ai plus besoin d’attendre à la gare centrale, je n’ai plus besoin d’attendre à un guichet. Ce sont des avantages. Mais le problème est qu’à l’heure actuelle, tout cela est géré par quelques personnes dont les intérêts ne sont pas les miens. C’est là le gros problème. Je pense donc que l’une des grandes revendications à inscrire dans notre agenda politique est la décommercialisation de l’internet et je pense que toutes les licences devraient être libres de droit sur l’internet. Tout devrait devenir open source et ainsi être utilisé au bénéfice de tous et non au bénéfice d’Apple ou de Microsoft.

Jerm : Je voudrais vous poser une question sur la résistance. A quoi ou comment devrions-nous résister? Ces codes QR, ces identifications numériques, ces injections… On a le sentiment d’un train de marchandises qui nous fonce dessus à toute vitesse. Toute résistance est-elle futile ?

Ernst Wolff : Non, je pense que la résistance est à l’ordre du jour. Nous devons résister, nous devons insister pour payer en liquide pour régler nos achats. Mais nous devons établir des liens avec d’autres personnes, nous devons informer les autres que la situation dans laquelle nous nous trouvons est très difficile. Mais je pense que l’autre camp a aussi de gros, gros problèmes. Vu la façon dont ils opèrent en ce moment, les conditions de vie des gens ne s’améliorent pas. Elles empirent et une fois que les gens comprennent pourquoi leurs conditions de vie empirent, ils sont prêts à écouter. Et ils sont prêts à écouter les gens qui leur disent ce qui se passe dans les coulisses. Et c’est le bon côté de la médaille pour l’instant. Je ne sais pas si nous allons réussir, mais pour moi, il n’y a pas d’autre option.

Jerm : Je ris parce que je ne pensais pas que j’irais un jour sur Internet pour voir comment vivent les Amish.

Ernst Wolff : [Rires] Oui. J’envie ma sœur qui vit dans les bois.

Jerm : Et soudain, je suis jaloux d’eux.

Ernst Wolff : Exactement, oui. Je rêve de posséder une petite cabane quelque part, d’être entouré par des Amish. C’est mon rêve en ce moment.

Jerm : Devant vous, il y a une boule de cristal. Que voyez-vous ?

Ernst Wolff : Je ne sais pas. Je suis un cas pathologique d’optimisme, donc je vois un monde meilleur que celui dans lequel nous vivons actuellement. Les portes d’un monde meilleur sont si grandes ouvertes. Il serait si facile de changer la vie et de la rendre meilleure. Mais il y a tous ces obstacles à surmonter. […]

Je pensais à cette phrase d’Henry Ford, le fondateur de la Ford Motor Company. Il a dit un jour: « Si les gens comprenaient notre système financier ou notre système monétaire, il y aurait une révolution demain matin. » Je pense qu’il est très important que cette révolution ait lieu, mais je pense que cette révolution ne devrait pas avoir lieu dans les rues, mais dans la tête des gens. Ils devraient réfléchir à ces choses, ils devraient être éclairés d’une manière ou d’une autre et je suis heureux que nous ayons cette conversation parce que peut-être quelqu’un en tirera des informations qui pourraient lui être utiles. C’est tout ce que nous pouvons faire pour le moment et il faut voir ses propres limites de nos jours.

Jerm : Vous dites que tout commence ici, dans la tête.

Ernst Wolff : Oui, exactement, exactement. L’arme la plus puissante de l’élite n’est pas son argent, ni les données, c’est l’ignorance des masses.

Jerm : Mais les masses sont nombreuses.

Ernst Wolff : Certainement. Mais c’est notre tâche de faire quelque chose pour y remédier.

Jerm : Où peut-on en savoir plus sur vous ou sur ce que vous écrivez?

Ernst Wolff : J’ai ma propre chaîne YouTube et je vais publier quelques articles en anglais dans les prochains mois. L’un de mes livres est également sorti en anglais, il s’agit de « Pillageing the World, the history of the IMF ». Ce livre est sorti en anglais.

Jerm : Oui, c’est assez difficile de trouver vos ouvrages en anglais. Mais j’ai un compte à régler avec vous. S’il vous plaît, quittez YouTube et migrez vers une plateforme moins sujette à la censure.

Ernst Wolff : Oui, mes collaborateurs y travaillent actuellement. Je suis trop vieux pour comprendre tout ça.

Jerm : Ernst Wolff, merci beaucoup de nous avoir rejoint dans les tranchées.

Ernst Wolff : Merci beaucoup de m’avoir reçu.

Jerm : Je m’appelle Jerm, c’était Jerm Warfare, la bataille des idées.

Interview de Ernst Wolff – Transcription (anglais).

La traduction française est ici.

Source from Jerm Warfare’s channel on Odysee.

Audio file:

… because the biggest problem that you can have in our time is not knowing what’s going on. I mean, you have to prepare for real bad times. Everybody should have some food at home, everybody should have some cash at home, everybody should mistrust the banks, not leave their money in the banks, everybody should kind of protect their family. I mean, there’s certain measures everybody should take right now. But you can only take these measures if you know what’s going on.


Jerm : My name is Jerm, this is Jerm Warfare, the battle of ideas. Ernst Wolff, thank you for joining me in the trenches.

Ernst Wolff : Thanks for having me.

Jerm : I call it the trenches because it feels like we’re in a war. Do you agree?

Ernst Wolff : Oh yes, definitely. We’re definitely in a war. A war caused by different reasons, for different reasons. We’re into the fourth industrial revolution and we have a financial system that is absolutely broken and that can no longer be kept alive. So we’re into deep trouble right now.

Jerm : How deep?

Ernst Wolff : Deeper than anything that humanity has ever experienced because the problems have become so insurmountable, it’s just absolutely incredible. We’re living in historic times because actually the financial system cannot be propped up anymore. We’re living under a financial system that almost failed already four times.

Let me just explain that. Our financial system where was created in 1944 when it was clear that the United States would become the first superpower on Earth. The United States then had the biggest economy, the strongest army, were the only ones with a nuclear weapon but they had one problem: their industry produced more goods than their home market could absorb. So they were looking for markets at that point and because they were so powerful, they did something that no other country had ever done before. They made their own currency, the US dollar, the leading currency in the world. They pegged all other currencies to the dollar and that way they gained financial power over the whole world. And they actually flooded the world with dollars for several decades and what we saw then was like the post-war boom where everything went well.

But this post-war boom came to an end in the mid seventies. And the big winner of the post-war boom were the banks and the banks then asked the politicians to give them new possibilities of making money. So the politicians started to deregulate, they abolished all sorts of regulations that kind of constricted the banks and they made it possible for them to open up hedge funds, to buy back shares and to do short selling – which is bets on on other people’s losses. They made all sorts of things possible that made the financial system very risky but that also led to the fact that the financial sector absolutely exploded. So by the end of the last century we had a financial sector that was much bigger than the real economy but that was very risky. And these risks actually almost brought the system down for the first time in 1998 when a hedge fund in New York almost collapsed and had to be saved by the banks because the banks would have lost about a trillion dollars if this hedge fund had gone bankrupt. So the banks stepped in they paid about four billion dollars in order to save the hedge fund.

And then things went well for about ten years and then we have the world financial crisis. And then things got really out of hand because they had to save the big banks, they had to save big insurance companies and they did that by bailouts using taxpayers money. And then we had the next crisis three years later that was the Euro crisis. And then it was no longer banks or insurance companies that had to be rescued, it was whole countries, like Greece had to be rescued. The amount of money that they had then did not suffice so the central banks stepped in and the central banks printed ever more money and that’s what we’ve been seeing for the past ten years, an incredible orgy of money printing.

Now you have to know that central banks have two means of propping up the system or manipulating the system. One is creating money out of thin air and the other is a lowering interest rates in order to step up the velocity of money which is also very important. But the the banking system cannot exist with negative rates and now we’re at a point, last year in March, the system almost broke down again and had to be rescued again and that was the point where we reached the point of zero interest rates.

So in order to rescue the financial system once more in the future they would have to go into negative territory with the interest rates and that would destroy the banking system. So they don’t have that means of propping the system up anymore. All they can do from now on is print more money, is create money out of thin air. And of course that creates inflation and that’s what we’re seeing right now. We’re seeing rampant inflation and it’s not transitory as Mr Powell or Mrs Yellen want us to believe. It’s not transitory but it’s going to get worse and it’s going to get keep getting worse.

Jerm : Why can’t the inflation rate go below zero?

Ernst Wolff : Because when banks hand out loans they have to receive more money afterwards because if they receive less money afterwards they’re going to lose.

Jerm : Okay, sorry, go on.

Ernst Wolff : If I give you like $10 and you get you give me $9 back a week later, I’m going to be bankrupt pretty soon.

Jerm : Why then do the interest rates drop? And you are referring to the United States?

Ernst Wolff : To all the central banks in the world because we have a global financial system that does not only lie within the United States. I mean, they’re all interconnected, they’re all working together. And it’s all the central banks that have lowered their rates. It might be the European Central Bank is at zero interest rate, the Bank of England, the interest rate is at zero, the bank of Japan, it’s everywhere.

Jerm : But why can’t they push up the inflation rate?

Ernst Wolff : Well, they tried that, they tried that in 2018. Actually the Federal Reserve, the American central bank, is the most important bank because the United States is still the biggest and the most powerful economy in the world. And they have the biggest financial markets, too. So what they did in 2018 was they started to raise interest rates very carefully, four times during that year for only 0.25 percent and what happened at the end of the year was that we had the biggest dump in share prices for about 80 years. So that’s what happens when you raise interest rates. Because the problem is, we have so much debt in the world and this debt has to be serviced. And if you raise interests it becomes more problematic to serve this debt so that’s an option they don’t have any longer.

Jerm : The elephant in the room is that this is all happening right now over the last 18, 20 months.

Ernst Wolff : Yeah, because they’ve used the health crisis in order to promote a totally different agenda. I mean, they knew very exactly that the system was in its final stage and they knew that it had to be saved one last time. And in order to give people a reason for that they created these lockdowns, you know, and they said « Well, it’s a virus that is to be blamed for all of this. » But it’s not the virus that is to be blamed it’s the financial system that was in its final stages. And actually they saved it one more time and right now, what we’re seeing now is, they know it cannot be saved any longer. So what they’re doing, they’re pillaging the old system. I mean, the rich are getting richer at a rate never seen before and they’re printing money at rates never seen before, debts are rising at rates never seen before. So this is totally unsustainable.

And they know that because actually they’re planning for a new system that nobody’s talking about. The new system is the CBDC, that is central bank digital currencies. They will be introduced sometime in the future. I don’t know when they will be introduced but they’re working on this plan.

Jerm : Right now in South Africa I saw a few weeks ago the news that our central reserve bank is currently reviewing central bank digital currencies and they’re gonna look at it again in February so what you’re saying is exactly correct.

Ernst Wolff : Yep, and it’s not only your central bank it’s, I mean, about 40 central banks in the world testing CBDC’s right now. I mean, the US have a big testing ground in the Bahamas. There, the population’s about 380.000, they all have wallets on their mobile phones and they have a digital currency account with the central bank. And the same is valid for China. In China they have several today, they tested it in some of the big cities. And there are some of the central banks in Europe that are already ready to hand out to digital currencies like the Swedish Central Bank can come up with it tomorrow. The Swiss Central Bank could come forward with it tomorrow.

But of course they won’t, they will wait for the big players. And the big players in the room, that’s the United States on one hand and of course China on the other hand. And China is leading the race at the moment. China is far in front with this and I believe that whatever we saw in Afghanistan has to do with the Chinese blackmailing the Americans that they might come out with the electronic Yuan before the Americans are ready to come out with the electronic dollar.

Jerm : What gives you that idea?

Ernst Wolff : Because the Americans left all their weaponry behind. That was so crazy. I mean, you wage your war for 20 years and then you give your enemy of 20 years everything and you leave it all behind, give them all the weaponry in the world. That is just absolutely crazy. Nobody would even think of something like that.

Jerm : A very nice gift.

Ernst Wolff : Why would the Americans do that? And I mean, the Chinese, they’re not stupid. I mean, the Chinese they’re working on this silk and belt road and they’re working on the digital silk and belt road since 2017. And if they usher an electronic Yuan, contrary to the United States they could usher it in several countries – I mean, all over the Near East, all over Asia and parts of Africa. So they would certainly be far in front of that race.

Jerm : Let’s go back a few steps. So just a few years ago, slightly more than two years ago, there was a problem in the central banking system, am I correct?

Ernst Wolff : Yes.

Jerm : And whether or not this whole story is planned – I am of the opinion that it probably is planned – but it doesn’t really matter whether or not it is planned or not this has been a pivotal moment for central banks, yes?

Ernst Wolff : Absolutely, and I just can no longer believe that it was not planned because there are so many things that point to the fact that it was planned. I mean, you have this paper of the Rockefeller Foundation which dates back several years where the whole plan is laid out. I mean, there’s so many things and it just came at the right moment to the right people so I don’t believe that it was not planned. I mean, I always have to think of Franklin Delano Roosevelt’s words that nothing in this world that happens in politics is not planned. If you take a closer look at it, you will always find out that it was planned.

And what’s very important to me and what I think everybody should know is that we are no longer governed by our governments. There’s a force that is much stronger than the governments that is behind all governments. Because the strange fact is that what we’ve seen last year is once in a lifetime thing, that to almost 200 governments go straight into the same direction, they all do the same things. You know, they all imposed lockdowns, they all impose mask mandates, they all insist on social distancing and that is absolutely crazy. To me that means that there is some force behind them that forces them to enforce these measures. And that force behind them to me is the digital financial complex.

Eisenhower in the 1960’s talked of the military industrial complex. That’s a thing of the past. In our days, we have the digital financial complex, that is the big IT companies and actually it’s only seven companies at the top of this complex. It’s Apple, it’s Alphabet, it’s Amazon, it’s Microsoft and it’s Facebook on the IT side, and on the financial side it’s the big asset management corporations – the major ones are Blackrock and Vanguard. I mean, just take a look at Blackrock and Vanguard. They manage assets worth sixteen trillion dollars. Just to put that into perspective, the German GDP is four trillion dollars. I mean the German GDP – that is all the goods produced and all the services delivered within one year by thirty five million people – is four trillion dollars and Blackrock and Vanguard have 35.000 employees and they manage four times as much as thirty five million people in Germany produce within a year. That’s just absolutely crazy.

Jerm : But is it a bad thing that these companies are getting bigger? I mean, they’re employing more people. Surely that’s a good thing.

Ernst Wolff : Yeah but they’re controlling our lives, that’s the problem. Because it used to be that money talks, money was the number one thing in the world that decided who would have power and wouldn’t have power. But in our times things have changed. In our time it’s data. Data are just as important as money. And these big corporations, they control all the data in the world. And controlling the data means controlling our lives.

I mean, we’re into the fourth industrial revolution and these people are starting to work on things that nobody would have imagined about ten or fifteen years ago. I mean, the internet of things is a horrible thing in itself. I mean, all these visions of smart cities, smart homes and so are pretty terrible. But the most terrible thing is the internet of bodies. That is when they start connecting your body to the digital sphere. When they start implanting things like smart pills, for example, in medicine. I mean, the future of medicine is terrible.

In the medical sector you can also see how important these data are because what we’ve seen during the past eighteen months is the biggest collection of medical data ever in this world. I mean, the big pharmaceutical companies have gained so many data through this health crisis, it’s absolutely incredible and that is pure gold from them.

Jerm : Now there are a lot of these groups around the world that seem to be interconnected. You’ve spoken about the World Economic Forum, for example. How do they link to to the central banks?

Ernst Wolff : The thing is that the central banks are nothing. They have been taken hostage by the digital financial complex. I mean, the digital financial complex is using the central banks to implement the measures that they want implemented. But the digital financial complex also has a lot of helpers. And the main helpers are the big foundations. We have one big foundation, that’s the Bill and Melinda Gates Foundation. That’s the most powerful foundation in the world, they have assets of about fifty trillion – sorry fifty billion not fifty trillion – but that is a huge amount of money and they can bribe just about any politician in this world or anybody in the media and that’s what they’re doing.

And there are more foundations than that. There’s for example the World Economic Forum in Davos and they have become very, very important because they started in 1971 as there was a German professor who started it. He was one of that Henry Kissinger’s pupils at Harvard and he started a European Management Conference in 1971. And this conference kept going for 30 years and it sort of a exceeded its initial aims because in the beginning they wanted to introduce American management methods to European managers. But then they started turning to politicians and turning to media people.

And the most interesting thing is that they started their own classes in 1992 where they collected young leaders. The classes were called Global Leaders for Tomorrow. And in the first class, the class of 1993, you will find names like Angela Merkel, you will find Tony Blair, you will find Gordon Brown and you will find Bill Gates. So these are people that were under 40 then and they were like assembled by the World Economic Forum. They visited certain lectures over the time period of one year and also they interconnected. I mean, they all have their mobile phone numbers, they can talk to each other every day. And they kept doing these classes and in the classes that were held since then, nowadays it’s no longer called Global Leaders for Tomorrow, it’s now called Young Global Leaders and you’ll find names in there like Emmanuel Macron, you will find Viktor Orban and Vladimir Putin. I mean, all the leaders of the world have gone through this school.

Jerm : Jacinda Arden also, I think. Jacinda Arden from New Zealand.

Ernst Wolff : Jacinda Arden was also one of them, yeah, exactly, yes. So there’s so many people that are in powerful positions in our time now that went through their school. I mean, today we’ve heard in Germany that we have a new a new government and our new Foreign Secretary is also one out of this school. So it’s crazy, they’re still doing that. And also they created a new class, they created the Global Shapers of Tomorrow. Those are young people under the age of 30 and they’ve already gathered 10.000 of them. So they’re really expanding their work on working and directing the global leaders into the direction that they want them to go into.

Jerm : How do they wield such influence?

Ernst Wolff : I can’t tell you how it works in detail but, I mean, they’re all interconnected, these people. I mean, our Chancellor Angela Merkel, she can call Bill Gates because she was in the same class with him and she can call Tony Blair who was in her class. And of course they have meetings all over the world and they’re all closely interconnected and of course they have an agenda that nobody will speak about to us. They will do whatever they think is necessary and right now I think that they all know that it’s necessary to build up a new financial system. They all want this central bank digital currency and they all know that we’re into the fourth industrial revolution. And the fourth industrial revolution will mean that hundreds of millions of jobs worldwide will get lost in the next few years. And of course they have to prepare for that and that’s what they’re doing right now.

Jerm : Would you mind explaining to me how the central banking system is going to implement this new asset/currency. Is it even money? Can you call it money?

Ernst Wolff : It’s a programmable money, that’s what it is. It will come with an expiration date. I mean, the thing is they don’t really know how to implement it right now. That’s sort of their their problem right now because it’s never been done before and they don’t know how to do it. And I think they know that people will resist it because once people know that this money is tied to an expiration date, people will have a hard time accepting that.

And also they can implement certain different taxes for different people, they can punish people by taking their money, they can even punish people by closing their account. So people will be 100 % dependent on the central banks, that is on the state, and people will not accept that during good times and I that’s why I think they’re doing what they’re doing right now : crashing the economy, they’re destroying societies in order to get people on their knees in order to beg for help and then they will come with the universal basic income. And they will present it as a humanitarian act, the implementation of CBDC’s. They will impose it as a humanitarian act and maybe people will be happy with that but it’s not gonna last because that it’s not a sustainable system. It won’t work. Once you have this this CBDC you will have the same problems with inflation, you will even have a stronger problem with inflation, and it won’t work over a long period of time.

Jerm : What exactly is a CBDC? What is a central bank digital currency?

Ernst Wolff : Well, the thing is that they will have to abolish the banking system in its present state. I mean, the major business of banks in the past used to be handing out loans – that’s the way how banks make their money. But now that the financial sector has become so important that is no longer their major source of making money. Their major source of making money is speculating in the financial markets and that’s what they will allow the banks to do in the future. They want them to just take their hands off money creation because when a bank hands out a loan, it creates money out of thin air. They want to put all money creation into the hands of the central bank so that they can control it.

And also very important fact is that CBDC’s, central bank digital currency, has nothing to do with like bitcoin or other cryptocurrency. Those are decentralized finance. What we’re talking about is centralized finance. The central bank has total control over every transaction that anybody in one country will be doing. Bitcoin and and cryptocurrencies are something to entirely different.

Jerm : Wolfgang wants to know, if they are this powerful why can’t they just fix it?

Ernst Wolff : Well, the problem is the people. They’re at the head of all the people and the people will resist it. We can see it right now, I mean, the people resisting all these health measures right now. It’s not as easy as that to fool the people. We will see social upheaval at an unknown rate in the near future. I’m pretty sure of that.

Jerm : You have actually spoken about this in the past, you’ve mentioned that civil war is a very real possibility.

Ernst Wolff : I think that’s what they’re trying to create, they’re trying to create civil wars all over the world and in order to come up with this universal basic income as a remedy for all the problems, in order to make people accept it. I mean, just think about your country, just think about like 4 or 5 million people being unemployed, having no jobs then having to fight with rampant inflation, not being able to feed their kids anymore. I mean, these people will be desperate and they will be ready to accept any kind of money if it’s given to them by the government. And that’s the easiest way to implement this as CBDC by handing out a universal basic income.

Jerm : Are the actors or players – I use those terms because that’s how I see them – running the show? Is it by design, is it emergent in terms of the central banking cartel? Are there players above them?

Ernst Wolff : No, no I don’t think so. I think that the problems are within the system. I mean the system evolves and there are certain problems that come up. And if you see the development of this system, we have the post-war boom that I’ve talked about, then we had the era of deregulation and everything went well for the banks. But I mean, there are certain laws, like the law of gravity, that they don’t get around. And there are certain laws within the financial system that you cannot print money at ever higher rates without the money losing its value. That’s a problem they cannot abolish and they’re trying to abolish this problem by introducing CBDC’s because they think they can fool the world that way but they can’t. They’re in a position not to act freely. They are forced to do what they’re doing by the system.

Jerm : Why then do the governments go along with this?

Ernst Wolff : Because the governments or politicians are nothing but puppets of bigger players and that was always like that. I mean, it was always the economy that was important and it was always the economy that drove politics. It’s impossible for politicians not to act going along with the banks and the big corporations. I mean, we’ve seen that for about 50, 70 years ever since the Second World War, even before that.

But now this digital financial complex has become so immensely powerful that if you as a politician go against them you will be out of job very, very quickly. I mean, there’s an example for that. I think it was in 2014 to 2015 when in Greece Syriza came to power. Syriza was a party that was against the austerity measures. I think they were elected by the Greek people because they wants to abolish all austerity measures. And what did the European Central Bank do? They cut them off from all financial assets. They just cut them totally off for two weeks and then the Greek Syriza a movement did exactly the opposite of what they had promised the people during the election campaign. So that way you can you can force anybody to do what you want.

I mean, these people they have all the money in the world and they control the data. And controlling the data today means that you can turn somebody off by a mouse click. I mean, just imagine what they did last January, what they did to Donald Trump. Donald Trump was considered the most powerful man on earth and a second rate social platform like Twitter just shut him off so he couldn’t communicate with this 58.000.000 followers anymore. So that shows you who’s really powerful. It’s not the American President, it’s the digital industry.

Jerm : The technocrats.

Ernst Wolff : The technocrats, yep. The technocrats and of course the people in the money business. And in the money business we’ve also seen a change in the structure of power. It used to be the banks for four, five hundred years, it was the commercial banks that were the most powerful institutions. Then during the period of deregulation and financialization, all of a sudden it was the investment banks that were the most powerful institutions. And then after that, at the turn of the century, it was the hedge funds. But then after that it was the big wealth asset managers that became the most powerful institutions and they’re more powerful than anybody else in the world nowadays. I mean, Blackrock and Vanguard, they are shareholders of every major company in the world and they can direct any market in the world in any direction they want to.

Jerm : So they’re basically pulling the strings?

Ernst Wolff : Absolutely. Those seven corporation – the five IT corporations and the two asset management corporations. Put these seven CEO’s into one room and you have more power than if you put Xi Jinping and Joe Biden and Angela Merkel and Mr Macron in one room. Definitely.

Jerm : So are they the real threat?

Ernst Wolff : I mean, the threat is the system. The threat is the system that has gotten totally out of control because these people are replaceable. You can replace Donald Trump, Joe Biden or even Bill Gates and Elon Musk or Jeff Bezos. You can replace these people but you cannot replace the system. So actually the big problem is the system, the system that is in its final stages and should be followed by a better system.

But the thing is that most people do not understand what’s happening right now. Most people are in a state of shock because of the health issues. And they’re kept in a state of shock and that is very deliberately done so in order to be able to implement all the measures that people wouldn’t normally accept. Who would have accepted a lockdown? People would have said « You’re crazy, you’re absolutely out of your mind. » But they accepted it because they were told that it’s due to some health concepts.

Jerm : When did your alarm bells start ringing?

Ernst Wolff : Very quickly, about the end of the February last year. In the very beginning I thought maybe that’s true that there is some kind of disease and that it is as dangerous as it is. But then I started to look into things and I found out about the health crises that we’ve had in 2004, 2009, the bird flu and the swine flu and there was a kind of pattern that evolves. And then I took a look at the World Health Organization and I found out that the World Health Organization was founded in the 1940’s and that was then financed by the states and that now it is financed mainly by private donors. And I took a look at who these private donors are and that’s the pharmaceutical industry and that’s the Bill and Melinda Gates Foundation.

And that rang a few bells in my head so I took a deeper look at things and I found in whose interest might all these measures be, who was was really profiting from them. And it soon became clear that the financial breakdown was also staged breakdown. I don’t think that it was something that happened by chance but it was staged. It was staged through these lockdowns. The lockdowns were implemented in March and at the end of March the financial system went down and the big corporations and all the big companies had to be rescued. Actually they were the big winners because they got all the money from the states whereas the middle class didn’t get anything or just a very small amounts of money. I mean, all what we’re seeing is also has huge attack on the middle class because we’ve seen that the IT companies… I mean, one of the most important parts in the economy nowadays, that’s the platform economy, that is the companies like Uber, or Booking com or…

Jerm : Amazon.

Ernst Wolff : Airbnb, all these companies they make huge amounts of money. And if you take a close look at the lockdowns it was very, very profitable for them because they have a huge a huge amounts of money behind them. I mean, they have big investors. Uber, for example, has Saudi Arabia as an investor behind it and they can live with that 2, 3, 4 years of losses. Because they all aim for the world market, they want the world market, they want to control everything. And that’s the one thing that the internet has brought about. It used to be that you start a company and you started locally, then you go regional, then you go national, then you go international. But nowadays if you take a look at some of the start-up enterprises, I mean they aim for the global market right from the very beginning and they’re very successful. Take a look at Uber, take a look at Airbnb, I mean, that’s incredible, or Take Away in Europe. And Amazon.

Jerm : Amazon.

Ernst Wolff : Amazon, 1.200.000 people on the payroll right now, it’s absolutely incredible.

Jerm : Jeff Bezos got very rich.

Ernst Wolff : Yeah, I think is the second or third richest man on earth now. I mean, the richest man is Elon Musk right now, he’s got a private assets worth about $290.000.000.000 which is incredible.

Jerm : Do you trust Elon?

Ernst Wolff : No. Not in the slightest bit. No, no he’s crazy, he’s a psychopath, he’s a sociopath. I mean, he wants to solve the problem of overpopulation by transferring people to other planets. I mean, that guy’s crazy. That guy gave his own son a name which is composed of letters and number figures. I mean, that guy is absolutely crazy. He’s done a lot, I mean, as an entrepreneur he was very successful but he was a very successful because he knew more about the digital sphere than most other people did. Actually I always call this the century of nerds because take a look at Bill Gates, he’s one of these nerds, you know, Musk is one of these nerds, Jeff Bezos is. I mean, those are the people that spent their childhood looking at computer screens and working on some programmable stuff and never played with other kids. I mean, they’re kind of crazy.

Jerm : What have the last two years done to the global economy?

Ernst Wolff : They’ve destroyed it. They’ve absolutely destroyed it. We don’t see all the destruction right now because some of it will only come to surface in the coming months and maybe the coming years – but I think more in the coming weeks than the coming months. I mean, what they’re doing now is they are trying to stage the next crisis because the energy crisis, that is a deliberately provoked crisis. Right now we’re seeing that they’re really working on that and that’s why I suppose that they want civil war. Because, I mean, we have this rampant inflation that’s going to make it impossible for people on the lower level of the the social scalar to survive. We will have hunger, we will have hunger here in Europe, you will have it in your country and also we will have this energy shortage and that will cause real big problems and that will make people go into the streets. And I think that we’re facing some very, very difficult times because of that.

Jerm : I obviously have to ask you the follow up question then, is « Do we participate in that unrest? »

Ernst Wolff : Well, what can we do? I mean, what I’m trying to do is I’m trying to tell people what’s happening behind the scenes so they can understand what’s going on. Because the biggest problem that you can have in our time is not knowing what’s going on. I mean, you have to prepare for real bad times. Everybody should have some food at home, everybody should have some cash at home, everybody should mistrust the banks, not leave their money in the banks, everybody should kind of protect their family. I mean, there’s certain measures everybody should take right now.

But you can only take these measures if you know what’s going on. And 99 % of the people do not know what’s going on. They believe the official narrative, they believe that we are in a big health crisis which is absolutely absurd. There is no health crisis. I mean, this disease, I’m not denying the disease but it’s not as bad as everybody says it is. I mean, the measures they’re undertaking right now let you believe that it’s the plague but it’s not the plague. We’re not fighting the plague here but it’s a disease that has been used for a different agenda and that agenda can only be understood if you take a look at the financial sector and the digital sector and the fourth industrial revolution.

Jerm : Well, you could argue that the pandemic is actually the elites. We are fighting them.

Ernst Wolff : Yeah, definitely. Yeah.

Jerm : Okay, what can we do? It seems too big.

Ernst Wolff : It is big, it is big, it’s very, very difficult because it’s worse than anything that has happened in history. Because it happens in 200 countries at the same time. I mean, there’s no place to go. You can’t flee your country and you can’t find a safe place on this planet anymore. Because just take a look at where you have to wear masks. You go to New Guinea or you go to Tasmania or you go to South Wales or somewhere in this world and you will have to wear masks and you might have to get an injection. It’s crazy, it’s absolutely crazy. These times are absolutely, ridiculously crazy.

Jerm : So by extension, I mean – and we won’t get into that conversation – but obviously the injection then is part of a control. It’s part of a controlled manipulation game.

Ernst Wolff : That is what the digital sector wants. They want people to be biometrically identified. Right now we all running around with our mobile phones and they want to put something into our bodies so that we’re not dependent on our mobile phones anymore. I’m not quite sure why they’re not satisfied with facial recognition because that should actually, in my opinion, that should suffice. But actually they want more. I mean, take a look at what they’re doing in medicine right now. Ever since, I think 2017, they’ve allowed just pills in the US. Those are pills that dissolve when they get into your body and they give all sorts of information to your wireless lan or to your mobile phone or to your doctor. And also everybody else can get these informations about your body and that’s absolutely crazy. But I think it’s all about biometric identification.

Jerm : Have the last two years boosted the digital economy?

Ernst Wolff : Definitely, definitely. They’ve gained more money than ever before, they’ve gained more power than ever before and we’re more dependent on them than ever before. I mean, also just take a look at cash. Cash has been reduced at a level never, never expected. I mean, that’s another thing that they’re working on, the abolition of cash. They want us all to only use digital money in order to get us ready to accept central bank digital money.

Jerm : I’ve got a question here. What tactics or approach should then people like us try to implement in the coming months and years?

Ernst Wolff : The most important thing is, I think, they should try to connect. You have to find other people who think like you do and you have to find other people who are ready to take up a fight because it’s going to be a pretty bad fight that’s lying ahead of us. And you have to inform people, that’s very important. I think information, that is the key to everything. If people know what’s happening behind the scenes, they will understand and then they will be ready to act properly. If they don’t understand that, as long as they believe the official narrative, they’re lost.

Jerm : What about, I mean someone saying here, using cash? Gold, silver, bullion.

Ernst Wolff : Yes, physical assets, to me those are the assets of the future because when everything breaks down, especially when you have this rampant inflation that we’re facing right now, I mean, then those people that have the gold or silver, they will be the lucky ones. But, I mean, gold is one thing because gold has a problem that comes with it. It might be confiscated by the governments. I mean, that’s what they did in the 1930’s in the United States. You were no longer allowed to privately own gold and so you couldn’t use gold as a means of exchange.

But I think the best answer for the replacement of cash right now is silver.You can always use silver as a means of payment wherever you go and silver will not lose its value. Silver is totally undervalued at the moment, just like gold, but silver is even more undervalued. And the moment that the whole system breaks apart I think silver will really thrive. And I think silver is a good means to protect your family against the worst things that are to come.

Jerm : I mean, obviously that’s just financial but I’m guessing the extension of that is to try to find less global supplies of things. Are you a fan of more local?

Ernst Wolff : Yes, definitely, definitely. You will have to get together with people, you have to find local food suppliers, I mean, anything local is good in these times. Also people should not believe that things are going to get better once this pandemic is over because they have a new narrative. The new narrative is that of climate change and I think they will use climate change to implement the same measures that they implemented using the health threat. So people should be ready for a long period during which the basic rights will be denied and we will not be given back our basic rights.

Jerm : What is this climate change narrative?

Ernst Wolff : Everybody knows that the world has some ecological problems but the big players, they want to solve this problem their way. They want to introduce this carbon tax. And carbon taxes, that’s another attack on the middle class. The middle class will have to pay for it and the big companies and the big IT companies particularly, they will be able to handle that. But the middle class will not be able to handle it. So whatever we’re seeing, all these measures, they’re sold to us as something to save the planet. But first of all I do not believe that the planet is in such an absolute danger. And also it’s the same people that led us into this situation during the past 50 years that now claim that we’re in this disaster and that we have to do all these things or not to do all these things.

Jerm : It’s nonsense.

Ernst Wolff : It’s absolutely crazy. The crisis is the World Economic Forum. They have assembled the leaders of the world for 50 years now. They have always decided what the leaders will do next year and they’re telling us now that we’re in a situation that is so terrible that we all have to stop breathing in order to save the planet.

Jerm : I can’t help but think – and I know it’s very small and insignificant now – but when Trump left the United States from the Paris accord, I see that as a great thing.

Ernst Wolff : Yeah, because it’s just lies, it’s all lies. But Trump was not much better than the other guys.

Jerm : No.

Ernst Wolff : I mean, he’s just a puppet. He was used by the digital financial complex and he was used in a very intelligent ways because they created some kind of rupture between him and the like Jeff Bezos and Bill Gates and that kind of detracted people’s attention to a minor battlefield so that they could do all the other things they wanted to do without people noticing.

Jerm : You speak about the digital financial complex and I keep wanting to add in the wood pharmaceutical somewhere there.

Ernst Wolff : Yeah, they’re a big part of this complex because the pharmaceutical industry has become very, very important especially during the past 20 months because I think they’ve made more money and they’ve collected more data than ever before. And, I mean, they were very, very powerful before this crisis and they’re even more powerful now. And as I said a big part of the fourth industrial revolution is the internet of bodies and that’s the next thing – these smart pills and then you have pacemakers that are collected to mobile phones and can pass on information to your doctor but of course that information can all be also be passed on to some secret service and they can also make your device fail. I mean, the thing is that these people who control the data and who control the digital complex, they have so much power over us it’s absolutely unbelievable. And it’s a very difficult situation and there’s no easy way out of this.

Jerm : We’ve spoken a lot about the World Economic Forum but there’s something I need to ask you. What the hell is their purpose? Why do they exist?

Ernst Wolff : I think they were created by those that are in power. I mean, take a look at the last century. One of the most powerful people was Henry Kissinger. He was connected to every powerful other person in the world and he was the big entity behind the scenes. And Klaus Schwab, the founder of the World Economic Forum was his pupil. Just take a look at the first conference they held. Klaus Schwab then was 33 years old and he actually assembled 440 major leaders does all of all over the world. I mean, the most powerful bankers all of a sudden appeared in Davos because a 33 year old called them, it’s just ridiculous. He’s just a puppet. I mean, there are some organizations in this world, there are think tanks also, there are NGOs that work together. I mean, there’s a circle of people, I don’t know, 100, 200, 300 people who set out the rules and make these plans and obviously they’re not that stupid. I mean, what they’re doing right is incredibly crazy but actually it works.

Jerm : You’ve mentioned the Gates Foundation and the Word Economic Forum as very powerful think tanks. Are there others? I’m considering the Rockefeller Foundation, perhaps Chatham House?

Ernst Wolff : Yeah, very, very important. Rockefeller Foundation is very important, Kellogg Foundation is important, Soros Foundation is important. There are a lots of foundations and also they’re all interconnected. And then you had this Atlantic Bridge in Europe here. They’re different but it’s always the same people behind them. One thing that I have to mention too is also there’s something like the World Economic Forum that has its headquarters in China. It’s the International Finance Forum. It’s led by Chinese communist officials. I mean, the head of that International Finance Forum in Beijing is from the Communist Party, his six deputies are from the Communist Party.

But the interesting thing is that in the board of directors you will find people like Christine Lagarde, you will find people like Klaus Koehler, who was the chief of the IMF for a while, from Germany, and you will find all the people like the former head of the ECB, you will find all these people in there. Actually there is a connection between the Chinese Communist Party and the digital financial sector in the West because what we’re seeing right now in China is the struggle between the Communist Party and the Chinese digital financial complex. And the funny thing is – it’s not even funny but it’s rather intelligent or it’s kind of clever – the digital financial complex of the West is now going together with the Communist Party in China. And they have formed some kind of alliance against the Chinese financial complex because of course that’s their competitor and they want to be at the top and do better than their competitors.

Jerm : Philosophically speaking, is there a relationship between technocracy and communism?

Ernst Wolff : There are some things that are very similar. I mean, Klaus Schwab said we’re approaching an age when nobody will possess anything and everybody will be happy. I mean, that’s exactly what Lenin told the people. Because in the Russian Revolution the revolutionaries, they told the people that from now on all the means of production are in the possession of the people. But actually that was not true, it was the Party that owned everything afterwards and they didn’t call it ownership. I mean, they were just able to do whatever they want with the means of production. So there are some similarities to it but I don’t think that these people that are in power now that their dream is a classless society. On the contrary. I mean, they want even more power, they want a society that is even more concentrated so I think it’s not really communism although there are some parallels.

Jerm : A lot of this conversation is about digitization of society. Should we fear that or are there positives?

Ernst Wolff : I think the problem is not digitization, it’s digitization in the interest of a very tiny minority. That’s the big problem that we’re facing right now because digitization is being misused by these people in order to maintain their wealth and their power. I think digitisation itself could be a benefit for humanity. I mean, there are so many things that we experience in everyday life where we’d say « Well, this is really a big advancement. » I mean, when I take a train these days I just get my ticket on my mobile phone, I don’t have to wait at the central station, I don’t have to wait at a ticket counter anymore. Those things are okay. But the problem is that right now all this is being managed by some few people whose interests are not my interests. That’s the big problem. So I think one of the big demands that we should all put in our political agenda is either the decommercialization of the internet and I think they should free all licenses in the internet. Everything should become open source and that way should be used for the benefit of everybody and not for the benefit of Apple or Microsoft.

Jerm : I want to ask you a question about resisting. What or how should we resist? I mean things like these QR codes, these digital ID’s, these injections… It all seems like it’s a a freight train coming at us at high speed. Is resistance futile?

Ernst Wolff : No, I think resistance is the order of the day right now. I mean, we have to resist, we have to insist on paying cash when we go and pay for things that we buy. But we have to connect with other people, we have to inform other people that it’s a very difficult situation that we’re in. But I think that the other side also has big, big problems. I mean, the way they’re working right now, the living conditions of people are not getting better. They’re getting worse and once people understand why their living conditions are getting worse they’re ready to listen. And they’re ready to listen to people who tell them what’s happening behind the scenes. And that’s the good part of the story right now. I don’t know if we will succeed but to me there’s no other option.

Jerm : I’m laughing because I didn’t think that I would ever go on to the internet and look up how the Amish people live.

Ernst Wolff : [Laughter] Yes. I envy my sister who lives out in the woods.

Jerm : And suddenly I’m jealous of them.

Ernst Wolff : Exactly yeah. I’m dreaming of a owning some little hut somewhere outside, being surrounded by some Amish people. That’s my dream right now.

Jerm : In front of you there’s a crystal ball. What do you see?

Ernst Wolff : I don’t know. I’m a pathological case of optimism so I see a world that is better than the world that we’re living in right now. I mean the doors to a better world are so wide open. It would be so easy to change life and make life better. But there are all these obstacles to be overcome. […]

I was thinking of this saying of of Henry Ford, the founder of the Ford Motor Company. He once said « If people understood our financial system or our money system, we’d have a revolution tomorrow morning. » I think it’s very important to have that revolution but I think we shouldn’t have that revolution in the streets, we should have that revolution in the heads of people. They should think these things through, they should be enlightened in some way and I’m glad that we have this conversation because maybe somebody has taken some information from it that might be valuable for him. So that’s all we can do at the moment and one has to see one’s own limitations in these days.

Jerm : You’re saying that it all starts up here in the head.

Ernst Wolff : Yeah, exactly, exactly. The most powerful weapon of the elite is not their money, it’s not data, it’s the ignorance of the masses.

Jerm : But there are lots of masses.

Ernst Wolff : Surely are. But it’s our task to do something about that.

Jerm : Where can people find more about you or the stuff that you write?

Ernst Wolff : I have my own YouTube channel and I’ll be doing some stuff in English also in the next few months. One of my books is also out in English it’s « Pillaging the World, the history of the IMF ». That book is out in English.

Jerm : Yes, it’s quite difficult to find English work of yours. But I’ve got a bone to pick with you. Please migrate away from YouTube and onto a less censorship-prone platform.

Ernst Wolff : Yeah, my people are doing that right now. I’m too old to understand all this stuff.

Jerm : Ernst Wolff, thank you so much for joining me in the trenches.

Ernst Wolff : Thank you so much for having me.

Jerm : My name is Jerm, this is Jerm Warfare, the battle of ideas.

Nouvelles en vrac, deuxième.

Vieillissement prématuré

Quelques commentaires trouvés sur la même page que cet article :

Une dame âgée de mon immeuble était encore très agile il y a environ dix-huit mois. Il y a six mois, j’ai remarqué qu’elle se traînait avec un déambulateur. Il y a deux mois, je l’ai vue se déplacer à petits pas jusqu’à sa voiture. Elle se traînait à une vitesse glaciale. J’ai eu l’occasion de lui parler : … Elle souffrait d’une forme légère de SEP. Aujourd’hui, elle devrait être en maison de retraite et ne devrait certainement pas conduire. Cela m’a laissé perplexe. Pourquoi cette rapide et impressionnante détérioration? Puis, ça m’a frappé: je parie qu’elle a reçu l’injection. Le timing est clairement suspect. De plus, elle a beaucoup de mal à effectuer les mouvements physiques de base (s’étirer/se pencher/etc.) Très pénible à regarder.

L’autre jour, j’ai parlé avec un type dans notre immeuble. Je ne l’avais pas vu depuis quelques mois. C’est étrange, ai-je pensé. Il a l’air beaucoup plus vieux. Un vieillissement manifeste. Aujourd’hui, je l’ai vu promener son chien. Même de loin, son vieillissement était perceptible. Après avoir lu la remarque de Truthbird sur le « vieillissement accéléré », je me demande si cet homme a aussi reçu la toxine du diable? C’est fort probable. Les gens de ma région semblent être assez dociles. En toute honnêteté, peut-être qu’il a été contraint (ou peut-être que je me trompe au sujet de ces deux personnes). Quoi qu’il en soit, ce poison fait d’énormes dégâts, et les personnes malveillantes qui le poussent sont implacables. Cette « pandémie » frauduleuse est hautement organisée. Les politiciens invoquent constamment le terme bidon de « racisme systémique ». En fait, il s’agit d’un mal systémique mondial, à tous les niveaux du gouvernement. Mars 2020 a été un pas de géant vers un gouvernement totalitaire mondial.

– Il me semble que ce vaccin précipite les problèmes sous-jacents…

– En exacerbant les problèmes de santé antérieurs, oui. Mais il accélère aussi le vieillissement. Je le constate chez tous ceux que je connais qui ont été vaccinés – c’est-à-dire tout le monde, hélas. Nous avons tous l’air d’avoir dix à vingt ans de plus qu’il y a quelques mois. Nous avons tous eu des événements indésirables, bien que je sois la seule à réaliser que c’est le vaccin qui a provoqué ma catastrophe sanitaire. Ils nient que leurs nouveaux problèmes ou leurs crises de santé soient liés au vaccin.

– Nous avons remarqué la même chose. Les personnes vaccinées vieillissent rapidement. C’est triste à voir…

– En quoi ont-ils l’air plus âgés ?

– De diverses manières. Par exemple, nous nous déplaçons tous plus lentement qu’auparavant; la plupart d’entre nous ont pris un peu de poids; certains semblent avoir vu leur posture se détériorer de façon spectaculaire; telle personne a l’air hagarde et malade, a perdu beaucoup de poids et boite très visiblement lorsqu’elle promène son chien; tous ont beaucoup plus de cheveux gris qu’auparavant (bien que certains aient peut-être renoncé à les teindre ou ne consacrent tout simplement plus autant de temps et d’énergie à le faire); beaucoup plus de personnes âgées marchent maintenant avec des cannes ou des bâtons de randonnée (le genre que les personnes plus athlétiques utilisent pour les randonnées en montagne, mais ce sont des personnes âgées qui les utilisent simplement pour leur permettre de faire lentement le tour du pâté de maisons); beaucoup d’autres personnes âgées utilisent maintenant des déambulateurs pour se promener dehors: je n’ai jamais vu autant de personnes âgées avoir apparemment toutes besoin d’une forme d’assistance pour faire une simple promenade! L’une de mes voisines âgées est décédée récemment – je ne sais pas si sa mort est liée à l’une des injections Covid, mais je suppose que c’est le cas, car à ce stade, je considère tout décès dont je suis informée comme lié au vaccin, jusqu’à preuve du contraire.

Surveillance

Deux anecdotes pour illustrer le sujet: il y a quelques mois, j’explique à mon épouse un truc que j’ai vu sur YouTube, il y a plusieurs années. En Sibérie par grand froid, on voit quelqu’un lancer en l’air le contenu d’une casserole d’eau bouillante, qui gèle instantanément et retombe sous forme de glaçons. Le lendemain du jour où j’en ai parlé (en présence d’un smartphone), j’ai dans mes vidéos suggérées par YouTube une autre vidéo d’un type qui fait la même expérience…

La semaine dernière, un collègue me demande si je vais bientôt recevoir mon nouveau scooter. Entre parenthèses, je l’ai acheté suite à un accident qui laisse mon scooter actuel en attente de réparation jusqu’au mois de janvier. La dame qui s’est engagée sur la file de gauche et m’a percuté alors que j’effectuais une manoeuvre de dépassement parfaitement menée ne m’a tout simplement pas vu. Il paraît que ce serait un problème d’angle mort – donc pas forcément un « vaccident ». Quoiqu’il en soit, soyez extrêmement prudents sur la route comme je vous l’ai recommandé dans les nouvelles précédentes et considérez les autres usagers de la route comme susceptibles de comportements inattendus. La chute de l’histoire, c’est que le collègue précité a reçu sur son Facebook une publicité pour exactement le même scooter que celui que j’ai commandé, alors qu’il n’a aucune intention d’en acheter un, qu’il n’en a fait aucune recherche sur le Net (donc zéro cookie sur le sujet) et que ce modèle se vend très peu en Belgique.

Nous sommes surveillés à un point difficilement imaginable et ce depuis très longtemps – dans mon cas, ce n’est vraiment pas la peine, il suffit de lire mon blog. Le « capitalisme de surveillance » – annoncé notamment ici – est déjà bien en place. C’est une vieille tactique: prévenir d’un danger imminent seulement quand il est trop tard pour l’empêcher.

Mayday, mayday!

Le lieutenant-colonel Theresa Long a rédigé ce rapport, dans le but d’alerter sa hiérarchie des dangers inhérents aux vols militaires depuis que les pilotes montrent des signaux alarmants d’atteintes neurologiques, cardiaques et circulatoires suite à leurs injections. Enfin, alarmants pour elle, vu qu’on l’a essentiellement empêchée d’examiner les pilotes qui montrent ce genre de signes – je dois encore transcrire/traduire son témoignage devant le Sénateur texan Ron Johnson, un type assez courageux – mais j’ai cinquante trucs sur le feu et je procède par priorités.

Ça n’aura pas traîné: apparemment, il y a déjà eu deux événements liés à des crises cardiaques dans l’aviation civile. Un pilote et un co-pilote sont morts en plein vol. Heureusement, pas le même vol.

Rafles en Australie

Rappelons en préambule qu’une partie du don fait en mai 2020 de cinq millions de doses d’hydroxychloroquine par le millionnaire Clive Palmer a été détruit en avril de cette année parce que le gouvernement australien l’a refusé, après en avoir accepté 22 millions de doses, toujours détenues dans son stock sans intention de les distribuer. Leur date de péremption est en 2023.

Concernant les « mesures » actuellement en place, un extrait traduit de cet article sur The Covid World:

« Un internaute anonyme décrit en détail son vécu dans un camp de quarantaine australien. Cette personne affirme avoir été confinée après avoir pris un vol pour l’Australie depuis Singapour.

Bien qu’il soit vacciné et qu’il ait passé trois tests au cours de son voyage, tous négatifs, il a été contraint de séjourner dans le camp.

Dans son message, l’auteur raconte qu’il a été contraint de monter dans un bus aux vitres occultées par des gardes armés pour un trajet de deux heures jusqu’au camp de quarantaine. Les détenus seraient contraints de se faire vacciner, mais aussi de subir des tests réguliers et sont surveillés par des caméras et des gardes armés. Les détenus doivent payer 2 500 dollars pour leur séjour involontaire d’une durée de deux semaines.

Bien que les détenus disposent d’Internet, qui est vraisemblablement surveillé, le GPS est bloqué, ce qui les empêche de déterminer exactement où ils se trouvent. Cependant, d’autres internautes ont suggéré qu’il était emprisonné au « National Resilience Center » de Howard Springs. »


Un autre extrait traduit de cet article sur Natural News:

« Le gouvernement australien des Territoires du Nord-Ouest a désormais recours à des soldats et à des camions de l’armée pour rassembler de force les autochtones qui ont simplement côtoyé une personne dont le test de dépistage du covid est « positif ». Maintenant que les familles sont séparées sous la menace des armes, l’une des prédictions les plus horribles que nous avions faites s’est réalisée: la loi martiale militaire/médicale qui permet de rassembler des civils innocents sous la menace d’une arme et de les emmener dans ce qui est essentiellement un camp de concentration de covidés.

Ces victimes sont relogées de force dans le camp de quarantaine de Howard Springs à Darwin, en Australie. Michael Gunner, le chef du territoire, admet l’enlèvement par l’armée et la relocalisation forcée des indigènes australiens, au mépris de leurs structures familiales et en suggérant que ce sont des sauvages puisque de nombreux membres de la communauté interagissent entre eux comme des membres d’une même famille. »

Au cas où vous penseriez que l’auteur emploie ce vocabulaire superlatif pour exagèrer la gravité des événements, voici des liens vers des vidéos:

  • celle-ci, où on montre un autre campement à Queensland (vide pour l’instant), qui rappelera des installations similaires dans l’Histoire récente;
  • celle-ci, où on voit l’enlèvement par l’armée d’un vieillard aborigène;
  • celle-ci, où on voit un appel à l’aide très poignant d’une vieille aborigène qui n’a plus de nouvelles de ses proches enlevés;
  • celle-ci, où on voit le témoignage d’un soldat qui explique qu’on les entraîne à faire la tournée des maisons pour injecter tout le monde de force et à poursuivre les fugitifs;
  • celle-ci, où on voit le susnommé Gunner, physique d’assassin, regard et comportement de psychopathe.

Le parallèle avec le nazisme – ou les dictatures communistes, ou les invasions coloniales – est évident et il n’est pas accidentel de la part de ceux qui le mettent en place. Derrick Jensen explique très bien dans cet article pourquoi cette civilisation (la nôtre, donc) doit anéantir les peuples indigènes: pour bien vous convaincre qu’il n’y a pas de porte de sortie.

C’est faux, il y en a une.

Avantages et inconvénients d’une catastrophe

Comme je dois le faire depuis plusieurs mois, je vous parle de l’inondation qui a frappé notre région et de ce qui s’est passé dans notre village. Il y aurait des pages à écrire, je vous fais un très bref résumé. La rivière a débordé à un niveau que les plus vieux du canton n’avaient jamais vu de leur vie. Nous avons eu de l’eau jusqu’à la taille dans notre rue (qui est à une centaine de mètres du rivage) et nous sommes loin d’être les plus touchés. Dans certaines communes, l’eau est montée à plus de trois mètres dans les habitations et n’a commencé à redescendre que vingt-quatre heures plus tard. Dans les endroits pentus l’eau est arrivée en torrents, ce qui a été charrié a causé des dommages irréparables. Des centaines de maisons sont encore inhabitables et beaucoup seront démolies. Des centaines de personnes se sont retrouvées avec ce qu’elles avaient sur le dos, tout le reste a été détruit. Grâce à la diligence de notre bourgmestre (intérimaire, l’autre était en vacances), on a pu évacuer tout ce qui était irrécupérable – et malheureusement d’autres choses qui auraient pu être sauvées. Mon épouse et moi-même avons passé des centaines d’heures (toutes nos vacances et au-delà) à trier, nettoyer, sècher, refaire entièrement les murs de la cave, tout ranger. Les containers se sont succédés pendant une semaine et ont déversé leurs contenus sur une route désaffectée, ce qui a créé un tas de huit kilomètres de long.

La leçon majeure à en tirer est l’incroyable solidarité qui s’est créée instantanément, souvent entre des gens qui se parlaient à peine auparavant. J’ai aidé des personnes que je ne connaissais pas et ils nous ont aidés aussi. Maintenant relisez cette simple phrase dans la capsule précédente :

 » [L]e chef du territoire [suggère] que ce sont des sauvages puisque de nombreux membres de la communauté interagissent entre eux comme des membres d’une même famille. »

Ce que nous avons vu, c’est que nous sommes capables d’interagir entre nous comme des membres d’une même famille. Et nous allons devoir le faire. Si on décide de nous couper vivres, gaz, essence, électricité et – pire! – Internet, il faudra trouver mieux que de crever de faim chacun de son côté, en grelottant dans nos maisons éteintes.

Voilà pour les conséquences. En ce qui concerne les causes de cette inondation, nous y reviendrons en détail avec la conférence de Nikki Florio, grâce à laquelle vous comprendrez qu’il est très facile de créer des catastrophes climatiques. Evidemment, vous n’en entendrez jamais parler dans les médias. Selon ceux-ci, la cause majeure serait l’inanité de la gestion des barrages en aval des cours d’eau qui ont débordé en amont: seulement deux vannes sur sept ouvertes, et encore, seulement à un tiers, alors que les autorités ont incessamment exigé qu’elles soient ouvertes. Incompétence? Si on était complotistes, on pourrait penser qu’il s’agit de malveillance organisée, de façon à aggraver l’ampleur des dégâts. Il paraît qu’il y aura une enquête sur les responsabilités. Si ça se déroule comme la commission parlementaire sur l’affaire Dutroux, ça promet d’être une nouvelle farce dans une longue série de farces. D’ailleurs, à ce propos…

Plainte contre Bill Gates

« La Haute Cour de l’Inde saisie de l’affaire du premier meurtre commis à l’aide d’un vaccin contre Bill Gates et Adar Poonawalla. » Article ici. Pour davantage de détails sur ce M. Poonwalla et ses liens avec Gates, j’avais publié ceci sur ce blog. Entretemps, l’Inde a réhabilité l’ivermectine et l’épidémie est essentiellement terminée chez eux.

Donc, une action en justice contre Gates. J’ai pleinement confiance dans l’avenir de cette plainte. A ce niveau, ces personnages ne sont jamais inquiétés et les rares exceptions à cette règle sont de complètes mises en scène. Mais si quelqu’un veut tenter sa chance, bon courage.

De toute manière, ça n’a guère d’importance. Les Gates, Soros, Bezos, Zuckerberg, Musk et autres têtes de gondole servent avant tout de supports pour effets d’annonce dans les médias d’une part, et d’os à mâcher pour l’opposition contrôlée d’autre part, couvrant ainsi tout le spectre du récit pour les naïfs qui gobent l’une ou l’autre version de ce spectacle de guignols. Les méchants précités sont essentiellement des photos avec un chiffre à côté, celui de leurs prétendues centaines de milliards, qu’ils sont manifestement incapables d’avoir gagnés tout seuls au vu de leur têtes d’abrutis congénitaux. Quand on fait autant de bruit autour de l’une ou l’autre de ces entités, ça doit déclencher votre système d’alarme: c’est trop facile. Les meneurs du jeu sont bien mieux cachés que ça. Dans la liste de ces faux-semblants, on pourrait aussi citer Trump, créature des banques et traître par excellence, engagé pour discréditer toute idée de nationalisme tout en développant la phase finale du double programme injections/5g après avoir joué la comédie de l’anti-vax pendant sa campagne de 2016.

Ces gens sont généralement les arrière-cousins un peu lents des grandes familles, qui leur confient un rôle à leur mesure dans le jeu de Monopoly qu’est l’économie mondiale, jeu dont ils possèdent déjà toutes les cartes et les dés truqués et dans lequel l’argent, créé par leurs ancètres dans ce seul but, ne représente qu’une fiction utile à leur pouvoir séculaire.

Le grand hold-up actuel est imputé à des pantins milliardaires pour occulter le fait que le but de l’opération n’est pas de les enrichir mais de vous priver officiellement des moyens qu’ils vous ont déjà pillés depuis longtemps. Si l’analyse du narratif qui leur est confié n’est pas inutile, il est parfaitement vain de se focaliser sur l’une ou l’autre de ces entités. Je ne cherche ici à les affranchir de rien. Ce sont des crapules. Mais ils sont de simples rouages et seront remplacés par d’autres rouages. C’est le système qui est pourri. Le seul enjeu serait d’en créer un plus sain que le précédent et que celui destiné à le remplacer, systèmes amoraux dans lesquels tout le monde exploite ceux d’en-dessous, voir figure 1.

Ceci conclut notre édition du dimanche.

Bienvenue dans la nouvelle économie – par James Corbett.

Source (article complet). Source (partielle, sur Corbett Report).


Traduction

Bienvenue dans la nouvelle économie

par James Corbett
corbettreport.com
14 novembre 2021

Nous plongeons à corps perdu dans la plus grande transition économique de l’histoire. Nous n’avons même pas à spéculer sur ce point. En 2015, Christina Figueres – à l’époque la principale responsable du dossier du changement climatique à l’ONU – nous a carrément dit que c’était l’objectif final des Grands Réinitialisateurs et de leur culte du changement climatique:

« C’est probablement la tâche la plus difficile que nous nous soyons jamais donnée, qui consiste à transformer intentionnellement le modèle de développement économique, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que nous nous donnons pour tâche – dans un laps de temps défini – [de tenter] de changer intentionnellement le modèle de développement économique qui prévaut depuis au moins 150 ans, depuis la révolution industrielle. »

À part Patrick Wood (et The Corbett Report, bien sûr), peu de gens ont relevé ou se sont interrogés sur ces mots. Il ne pouvait s’agir que d’un énième cancan des baratineurs incompétents du quartier général de l’alarmisme climatique, non?

Avance rapide jusqu’en 2021 et nous entendons le Prince Charles répéter cette menace de transformer l’économie mondiale en termes encore plus vifs. Passant de l’alarmisme du COVID à l’alarmisme climatique (exactement comme prévu), Sa Bassesse Royale nous avertit que la « menace existentielle » du changement climatique exigerait que les pays non seulement transforment leurs économies mais se mettent sur un « pied de guerre » et montent une « campagne de style militaire » contre l’Homme-ours-porc:

 » Nous devons ici mener une vaste campagne de style militaire pour fédérer la force du secteur privé au niveau mondial. Avec des trillions à sa disposition, bien au-delà du PIB mondial et avec le plus grand respect au-delà même des gouvernements des dirigeants du monde, ce secteur incarne la seule perspective réelle de réaliser une transition économique fondamentale. »

Je sais que tout le monde préférerait fermer les yeux, laisser le biais de normalité reprendre le dessus et faire comme si ce n’étaient que des déclarations rhétoriques vides de sens. Mais c’est la vérité: Christina Figueres et le Prince Charles, individuellement, ne dirigent rien. Le monde ne tourne pas autour de leurs discours. Mais depuis plusieurs années, et avec une intensité croissante ces derniers mois, les individus réellement aux commandes du monde de la finance internationale ont entrepris de construire le réseau d’organisations, d’instruments et de mécanismes permettant d’accomplir cette « transition économique fondamentale ».

Et, malheureusement, pas un individu sur mille ne prête attention à cette refonte complète de la finance internationale. Rectifions cela tout de suite, voulez vous?

Le contexte

J’espère que vous avez déjà saisi l’arnaque climatique, mais si ce n’est pas le cas, voici un résumé de la situation : Les Nations Unies, le Forum Économique Mondial et l’oligarchie bancaire internationale n’essaient pas de sauver notre Mère la Terre, et ils ne comptent pas non plus vous protéger des dieux de la météo. Comme toute personne attentive devrait l’avoir compris, ils ne font que détourner vos inquiétudes saines et naturelles pour l’environnement et de vous manipuler pour vous faire adhérer à leur programme politique.

Si vous avez gobé le battage médiatique sur le changement climatique et que vous pensez que le CO2 produit par l’homme est le thermostat magique qui fait monter ou descendre la « température moyenne mondiale » (quoi que cela veuille dire), très bien.

… Enfin, vous avez tort, bien sûr. En réalité, les criminels du climategate ont recours à une pseudoscience infalsifiable pour vous duper et vous faire adhérer à leur culte du cargo. Ils trafiquent les historiques de température pour refroidir le passé et réchauffer le présent. Ils s’appuient sur des modèles bancals et font mentir les statistiques pour vous faire gober leur histoire de « ciel qui nous tombe sur la tête ». Et ils font des prédictions alarmistes grotesques sur l’apocalypse climatique à venir, tout en admettant ouvertement que leur mouvement n’a rien à voir avec la protection de l’environnement et tout à voir avec l’économie.

Pire encore, ils ont convaincu leur culte de fidèles que tous ceux qui remettent en question ces mensonges (comme votre serviteur) sont des complices des grandes compagnies pétrolières et se fichent de l’environnement. La vérité, bien sûr, est que – comme je me suis échiné à l’expliquer dans mon travail, encore et encore et encore – ce sont les grands milliardaires du pétrole et leurs copains banksters qui dirigent ce programme d’écoblanchiment [NdT. « greenwashing, voir ici] et détournent le public des VRAIS problèmes environnementaux que les milliardaires provoquent eux-mêmes, ce qui entrave la véritable science environnementale.

… Mais bon. Je comprends. Vous vous souciez de la protection de l’environnement naturel et vous avez été convaincu qu’Al Gore et ses compagnons du climategate sont super sincères quant à la menace existentielle que représente le dioxyde de carbone. OK.

Quelle que soit votre opinion quant au réchauffement climatique d’origine humaine, il y a quelque chose que tout le monde doit comprendre: les banksters et les oligarques internationaux de la superclasse ne brandissent pas la menace du changement climatique parce qu’ils se préoccupent de notre Mère la Terre. Ils exploitent cyniquement cette peur pour concrétiser leur objectif centenaire de mise en place d’un système technocratique de contrôle total de notre vie quotidienne. Ceci nous mènera vers un système de rationnement du carbone dans lequel chacune de nos actions, chacune de nos transactions et chacun de nos mouvements seront mesurés en termes d' »empreinte carbone » (ou « empreinte alimentaire carbone« ) et seront réduits si nécessaire, selon le bon vouloir des technocrates.

Et, oh oui, au fait, ces mêmes contrôleurs technocrates en herbe élaborent une structure financière et bancaire internationale complète pour placer le contrôle de la Terre entre leurs mains. J’allais presque omettre ce détail.

Bien sûr, si vous avez suivi mon travail sur le front de la finance climatique au fil des ans, vous savez déjà tout de l’escroquerie climatique de 100 trillions de dollars, à savoir :

Et vous connaissez le Fonds pour Environnement Mondial (FEM), qui se présente comme « le plus grand fonds fiduciaire multilatéral visant à permettre aux pays en développement d’investir dans la nature » et qui se targue d’avoir cofinancé des programmes sur le changement climatique et la biodiversité à hauteur de 117 milliards de dollars. Vous savez également que le FEM a été conçu comme une « Banque Mondiale de la Conservation » et a été lancé par Edmund de Rothschild lors d’un « Congrès Mondial de la Nature » où d’autres orateurs se sont plaints de « la chair à canon qui, malheureusement, peuple la terre ».

Mais ce que vous ne savez peut-être pas (parce que je n’en ai pas encore parlé), c’est qu’un autre mécanisme international de financement du climat de plusieurs milliards de dollars a été créé dans le sillage de l’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique : le Fonds Vert pour le Climat. Ce fonds avait l’objectif ambitieux de faire aboutir les 100 milliards de dollars de financement climatique que les nations développées du monde se sont engagées à verser pour apaiser les dieux de la météo chaque année d’ici 2020.

Eh bien, nous sommes en 2021. Engrangent-ils déjà 100 milliards par an? Pas vraiment. Jusqu’à présent, le total des promesses de contribution au fonds s’élève à seulement 10 milliards de dollars, dont 2 milliards seulement ont été versés.

Il suffira de dire que le Fonds Vert pour le Climat a été un flop colossal pour les banquiers jusqu’à présent. Mais ne vous inquiétez pas pour eux. Ils sont de retour avec une nouvelle arnaque: GFANZ!

Les dernières nouvelles

Il est possible de se faire une idée de la direction que prendra la finance internationale dans les années 2020 à partir des bribes de « nouvelles » décousues et fragmentées qui se glissent dans les bulletins financiers des médias de masse :

La Nouvelle-Zélande va obliger les banques à rendre compte de leur impact sur le climat.

Janet Yellen admet que le prix de la grande réinitialisation « Net Zero » sera de 150 trillions de dollars.

La nouvelle norme de reporting climatique des entreprises « change la donne ».

Mais pour vraiment comprendre ce qui se passe en réalité, nous devons nous en remettre directement à la bouche du cheval. Et dans ce cas, les chevaux sont le supergophère des banquiers Mark Carney et le gardien de la finance Michael Bloomberg. Ils ont récemment uni leurs forces pour déclarer dans les pages de (où d’autre?) Bloomberg que « [Pour] lutter contre le changement climatique, [nous devrons] mettre les marchés au travail« .

Parmi l’air brassé habituel et les paroles creuses qui forment inévitablement la trame de tels articles, vous trouverez une référence à un autre véhicule de financement climatique, la Glasgow Financial Alliance for Net Zero, ou GFANZ. Lancé lors de la récente « Conférence des Parties » de l’ONU à Glasgow (COP26), ce groupe se targue de l’objectif le plus ambitieux à ce jour: organiser les actifs de 450 grandes institutions financières dans 45 pays et les engager à atteindre une économie « à zéro émission ». Et la valeur de ces actifs? 130 trillions de dollars.

Whitney Webb fait un excellent travail de décorticage de ce nouvel organisme dans son dernier rapport intitulé « UN-Backed Banker Alliance Announces « Green » Plan to Transform the Global Financial System » [Une alliance de banquiers soutenue par l’ONU annonce un plan « vert » pour transformer le système financier mondial]. Comme l’observe Webb :

« Dans le cadre de la COP26, GFANZ – un groupe clé de cette conférence – publie un plan visant à augmenter « les flux de capitaux privés vers les économies émergentes et en développement ». D’après le communiqué de presse de l’alliance, ce plan se concentre sur « le développement de plates-formes nationales pour connecter les énormes capitaux privés engagés dans le programme zéro émission avec les projets nationaux, l’augmentation des financements mixtes par le biais des BMD [banques multilatérales de développement] et le développement de marchés mondiaux du carbone crédibles et de haute intégrité ». Le communiqué de presse note que cet « énorme capital privé » est l’argent que les membres de l’alliance cherchent à investir dans les pays émergents et en développement, estimé à plus de 130 trillions de dollars, et que – afin de déployer ces trillions d’investissement – « le système financier mondial est en voie de transformation » par cette même alliance en coordination avec le groupe qui les a convoqués, les Nations Unies ».

Pour comprendre ce que cela signifie, il faut se tourner vers le dernier rapport d’étape du GFANZ, dans lequel Carney (qui préside cette alliance bancaire) écrit :

« Seule la finance privée classique peut être à la hauteur de l’ampleur de l’action climatique nécessaire à la transition vers l’objectif zéro émission, y compris dans les marchés émergents et les pays en développement. Nous ne pouvons pas atteindre le niveau zéro émission dans une niche. Nous devons au contraire assurer la transition de l’ensemble du système financier, parallèlement à chaque secteur de nos économies. Pour mobiliser les capitaux nécessaires, GFANZ développe les outils et les méthodologies des meilleures pratiques afin que le climat soit au cœur de chaque décision financière. Il s’agit notamment de favoriser une convergence vers le haut autour des plans de transition zéro émission des entreprises et des institutions financières, de soutenir les cadres et les paramètres permettant de mesurer l’alignement sur le zéro émission des portefeuilles et des secteurs, de créer de nouveaux cadres pour liquider les actifs bloqués de manière responsable, transparente et conforme à l’Accord de Paris, et de mobiliser les énormes capitaux nécessaires à la transition zéro émission dans les marchés émergents et les pays en développement. »

Bien que cela ressemble à un charabia surfait et rempli de mots à la mode, ces termes ont des références concrètes dans le monde financier. Les « cadres et paramètres permettant de mesurer l’alignement sur le zéro émission des portefeuilles et des secteurs », par exemple, renvoient à des initiatives telles que la Task Force on Climate-related Financial Disclosures [Groupe de travail sur les informations financières relatives au climat], une entité du Conseil de Stabilité Financière qui élabore des normes internationales pour la communication des risques liés au climat. Dans le cadre de ces nouvelles normes, les multinationales et les organismes financiers devront consacrer des ressources considérables pour se conformer à des exigences de rapports spécifiques sur les intrants et les extrants énergétiques de tous leurs produits et services et s’engager dans des mesures d’atténuation des risques climatiques qui impliquent (naturellement) une dîme obligatoire aux dieux de la météo (c’est-à-dire à des organismes comme le GFANZ).

Pour le dire clairement, nous nous dirigeons vers un monde dans lequel les banksters seront en mesure d’utiliser la façade du changement climatique pour « éliminer la souveraineté nationale, privatiser les « actifs naturels » (par exemple, les écosystèmes, les processus écologiques) du monde en développement, et imposer des politiques de plus en plus technocratiques conçues par les institutions de gouvernance mondiale et les groupes de réflexion à des populations de plus en plus privées de leurs droits ».

C’est là tout le sens de la « menace » du changement climatique actuellement mise en avant par tous les gouvernements, toutes les grandes organisations internationales et toutes les grandes entreprises. Cela a autant à voir avec la sauvegarde de l’environnement que le battage médiatique autour de l’escroquerie sanitaire a à voir avec la santé des gens. Il s’agit en réalité de prendre le plus grand contrôle possible sur le monde naturel et d’extraire le maximum de capital de chaque centimètre carré de la planète.

Nous ferions mieux de prendre conscience rapidement de ce stratagème, ou de nous habituer à vivre dans l’économie cauchemardesque néo-féodale et rationnée en carbone que ces banksters sont en train de mettre en place au nom du réchauffement climatique.

Cet éditorial hebdomadaire fait partie de la lettre d’information The Corbett Report Subscriber.

Pour soutenir The Corbett Report et accéder à l’intégralité de la newsletter, veuillez vous inscrire pour devenir membre du site.


Texte original

Welcome to the New Economy

by James Corbett
corbettreport.com
November 14, 2021

We are plunging headlong into the greatest economic transition in history. We don’t have to speculate about that, either. Back in 2015, Christina Figueres—at that time the UN’s top climate change official—straight up told us that this was the end goal of the Great Resetters and their climate change cult:

« This is  probably the most difficult task we have ever given ourselves, which is to intentionally transform the economic development model, for the first time in human history. This is the first time in the history of mankind that we are setting ourselves the task of intentionally—within a defined period of time—[attempting] to change the economic development model that has been reigning for at least 150 years, since the industrial revolution. »

Other than Patrick Wood (and The Corbett Report, of course), few noted or wondered at these words. Surely it was just more hot air from the bumbling bloviators at climate alarmism headquarters, right?

Fast forward to 2021 and we can listen to Prince Charles repeating this threat to transform the global economy in even stronger terms. Pivoting from the COVID scaremongering to climate scaremongering (exactly as predicted), His Royal Lowness warned that the « existential threat » of climate change would require that countries not only transform their economies but put themselves on a « war-like footing » and mount a « military-style campaign » against ManBearPig:

« Here we need a vast military-style campaign to marshal the strength of the global private sector. With trillions at its disposal, far beyond global GDP and with the greatest respect beyond even the governments of the world’s leaders, it offers the only real prospect of achieving fundamental economic transition. »

I know people would like to close their eyes, let the normalcy bias kick in, and pretend that these are just empty rhetorical statements. It’s true: Christina Figueres and Prince Charles, individually, run nothing. The world does not run on their pronouncements. But for the last several years, and with increasing intensity in recent months, the people who do control the world of international finance have begun constructing the web of organizations, instruments and mechanisms for accomplishing this « fundamental economic transition. »

And, sadly, not one person in a thousand is paying attention to this complete overhaul of international finance. Let’s rectify that right now, shall we?

The Background

I hope that you’ve figured out the climate swindle by now, but if not, here it is in a nutshell: The UN, the WEF and the international banking oligarchy are not trying to save Mother Earth, nor are they going to protect you from the weather gods. As anyone who has been paying attention should know by now, they are simply using your healthy, natural concern for the environment as a handy tool to manipulate you into supporting their politial agenda.

If you have bought into the climate change hype and you think that man-made CO2 is the magical thermostat that is dialing the « global average temperature » (whatever that means) up or down, fine.

. . . I mean, you’re wrong, of course. In reality, the climategate criminals are using unfalsifiable pseudoscience to deceive you into joining their cargo cult. They are manipulating the temperature record to cool the past and warm the present. They are relying on flawed models and lying with statistics to trick you into believing their sky-is-falling narrative. And they are making ridiculous alarmist predictions about the coming climate apocalypse, all the while openly admitting that their movement has nothing to do with environmental protection and everything to do with economics.

Worse yet, they have convinced their cult of true believers that anyone who questions these lies (like yours truly) is a shill for Big Oil and doesn’t care about the environment. The truth, of course, is that—as I’ve been at pains to explain in my work over and over and over—it is the big oil billionaires and their bankster cronies who are steering this greenwashing agenda and misdirecting the public away from the REAL environmental problems that the billionaires themselves are causing, hindering real environmental science in the process.

. . . But fine. I get it. You care about protecting the natural environment and you’ve been convinced that Al Gore and his cadre of climategate companions are super cereal about the existential threat of carbon dioxide. OK.

Regardless of your position on manmade global warming, one thing that everyone needs to understand is that the banksters and the international oligarchs of the superclass are not pushing the climate change threat because they care about Mother Earth. They are cynically using this scare to achieve their century-old quest to implement a technocratic system of total control over our daily lives. This is leading toward the carbon ration system where every single action you take, every transaction you undertake and every move you make will be measured for its « carbon footprint » (or « carbon foodprint« ) and reduced as necessary at the whim of the technocrats.

And, oh yeah, by the way, these same would-be technocratic controllers are constructing an entire international financial and banking structure to consolidate control of the earth in their hands. Almost forgot that part.

Of course, if you’ve been following my work on the climate finance front over the years you’ll already know all about the $100 trillion climate swindle, namely:

And you’ll know about the the Global Environment Facility (GEF), which bills itself as « the largest multilateral trust fund focused on enabling developing countries to invest in nature » and boasts of its support in co-financing over $117 billion in climate change and biodiversity programs. You’ll also know that the GEF was envisioned as a « World Conservation Bank » and was launched by Edmund de Rothschild at a « World Wilderness Congress » where other speakers complained about « the cannon fodder, unfortunately, that populates the earth. »

But what you might not know (because I haven’t covered it yet) is that yet another multi-billion dollar international climate finance facility was created in the wake of the 2015 Paris Agreement on climate change: the Green Climate Fund. This fund had the ambitious goal of facilitating the $100 billion of climate financing that the developed nations of the world pledged to contribute to appeasing the weather gods every single year by 2020.

Well, it’s 2021. Are they raking in a hundred billion a year by now? Hardly. So far, total pledges to the fund amount to a mere $10 billion, and only $2 billion of that has actually been disbursed.

Suffice it to say the Green Climate Fund has been a colossal flop for the banksters so far. But don’t worry about them. They’re back with a fresh new scam: GFANZ!

The Latest

You can garner a sense of where international finance is heading in the 2020s from the disjointed, fragmented bits of « news » that slither into the MSM finance feeds:

New Zealand to make banks report climate impact

Janet Yellen Admits The « Net Zero » Grand Reset Price Tag Will Be $150 Trillion

New corporate climate reporting standard ‘a game-changer’

But in order to really understand what’s going on here we have to go straight to the horse’s mouth. And in this case, the horses are bankster supergopher Mark Carney and financial gatekeeper Michael Bloomberg. The two recently joined forces to opine in the pages of (where else) Bloomberg that « [In Order] To Fight Climate Change, [We Will Have To] Put Markets to Work. »

Amongst the usual hot air and empty rhetoric that inevitably form the fabric of such pieces, you’ll find reference to yet another climate financing vehicle, the Glasgow Financial Alliance for Net Zero, or GFANZ. Launched at the recent UN « Conference of the Parties » in Glasgow (COP26), this group boasts the most ambitious goal yet: to organize the assets of 450 major financial institutions across 45 countries and commit them toward achieving a « net zero » economy. And the value of those assets? A cool $130 trillion.

Whitney Webb does a great job breaking down this new body in her latest report, « UN-Backed Banker Alliance Announces “Green” Plan to Transform the Global Financial System. » As Webb observes:

« As part of COP26, GFANZ— a key group at that conference—is publishing a plan aimed at scaling “private capital flows to emerging and developing economies.” Per the alliance’s press release, this plan focuses on “the development of country platforms to connect the now enormous private capital committed to net zero with country projects, scaling blended finance through MDBs [multilateral development banks] and developing high integrity, credible global carbon markets.” The press release notes that this “enormous private capital” is money that alliance members seek to invest in emerging and developing countries, estimated at over $130 trillion, and that—in order to deploy these trillions in investment—“the global financial system is being transformed” by this very alliance in coordination with the group that convened them, the United Nations. »

In order to understand what this means, we have to turn to the latest GFANZ progress report, in which Carney (who is chairing this banking alliance) writes:

« Only mainstream private finance can match the scale of climate action needed for the net-zero transition, including in emerging markets and developing countries. We cannot get to net zero in a niche. Rather, we must transition the entire financial system, alongside every sector of our economies. To mobilise the capital needed, GFANZ is developing the best practice tools and methodologies so that the climate is at the heart of every financial decision. These include driving upward convergence around corporate and financial institution net-zero transition plans, supporting frameworks and metrics to measure portfolio and sectoral net-zero alignment, creating new frameworks to wind down stranded assets responsibly in a way that is transparent and Paris-aligned, and mobilising the enormous capital required for the net-zero transition in emerging markets and developing countries. »

While this certainly sounds like a bunch of overheated, buzzword-laden gobbledegook, these terms do have actual referents in the financial world. The « frameworks and metrics to measure portfolio and sectoral net-zero alignment, » for instance, refers to initiatives like the Task Force on Climate-related Financial Disclosures, a creature of the Financial Stability Board that is developing international standards for reporting of climate-related risks. Under these new standards, multinational corporations and financial bodies would have to devote considerable resources to complying with mandates for specific reporting on the energy inputs and outputs of all of their products and services and engage in climate risk mitigation that (naturally) involves obligatory tithes to the weather gods (i.e. bodies like GFANZ).

To cut to the chase, this is heading toward a world in which the banksters will be able to use the cover of climate change to « eliminate national sovereignty, privatize the ‘natural assets’ (e.g., ecosystems, ecological processes) of the developing world, and force increasingly technocratic policies designed by global governance institutions and think tanks on ever more disenfranchised populations. »

This is the point of the climate change « threat » that is being pushed by every government, every major international body and every major corporation right now. It has as much to do with saving the environment as the hype about the scamdemic has to do with keeping people healthy. Instead, it is all about seizing as much control over the natural world as possible and squeezing every ounce of capital out of every square inch of the planet.

We better wise up to this scheme quickly, or get used to living in the carbon-rationed, neofeudal nightmare economy that these banksters are bringing about in the name of global warming.

This weekly editorial is part of The Corbett Report Subscriber newsletter.

To support The Corbett Report and to access the full newsletter, please sign up to become a member of the website.

Nouvelles en vrac.

Etant donné que j’ai des traductions à terminer, des articles à rédiger, trois cent onglets ouverts sur FireFox en permanence et un sous-titrage d’une conférence de Nikki Florio qui n’avance pas, je vous présente les quelques nouvelles ci-dessous sous forme résumée.

Vaccidents

Le comportement des automobilistes, qui n’était déjà pas parfait avant, s’est considérablement dégradé depuis le début de la campagne d’injection, selon les témoignages assez éloquents de chauffeurs de poids lourds et de policiers que j’ai lus récemment. Des conducteurs qui dérivent sans raison d’une file à l’autre, des crashes inexplicables dans des lignes droites sur des routes parfaitement sûres, etc.

Soyez prudents.

Pénurie organisée

En Belgique, les institutions telles que les maisons d’hébergement, centres pour sans-abri reçoivent depuis des semaines de la part de la Banque Alimentaire des dons de nourriture en quantité astronomique, avec des dates de péremption très éloignées. Ces dons proviennent des grandes chaînes de distribution et ne sont pas des invendus : beaucoup de ces articles sont manquants dans les rayons des grandes surfaces, notamment les pâtes alimentaires.

Au même moment, toutes les enseignes font des promotions extraordinaires sur une très large gamme d’articles (moins x%, 1+1 gratuit…), même les plus coûteux comme la télé/hifi, gros électroménager, etc. A titre d’exemple, on offre une télé gratuite (valeur 500€) à l’achat d’un téléphone de moins de 300€. Parallèlement, on annonce une grève générale du personnel dans ce secteur, qui n’a obtenu qu’une indexation de 0,2% de son salaire – contre 2% dans les autres secteurs – et en est légitimement mécontent.

De ces simples observations, on peut dégager deux tendances concomitantes.

D’une part, un déstockage massif et une offre sur-stimulée par des prix artificiellement bas en bout de chaîne. En Chine et au Royaume-Uni, le gouvernement va même jusqu’à créer une ruée artificielle des consommateurs en menaçant des centaines de milliers de citoyens de confinement imminent par des avertissements sur leur smartphones leur recommandant également de stocker les denrées nécessaires.

D’autre part, on sait qu’il existe des goulots d’étranglement dans la production (manque de pièces et de matière première) et la distribution (coûts exorbitants et manque de personnel dans le transport, situation de fermeture des détaillants).

On crée donc de toute pièce une situation de surconsommation dans un contexte de sous-production qui ne peut qu’aboutir à une pénurie et à une flambée des prix.

Faut-il rappeler que le même genre de procédé a été utilisé pour créer la crise Covid: pseudo-situation épidémique aggravée par l’interdiction des traitements, pseudo-crise hospitalière aggravée par la non-utilisation des cliniques privées et la fermeture des services non-Covid, pseudo-létalité du virus aggravée par des protocoles dangereux et inefficaces, etc.

C’est signé.

Facebook et censure

Grande mascarade autour des pratiques malsaines de l’annexe de la CIA la célèbre plateforme sociale : ses algorithmes sèmeraient les graines de la discorde chez ses utilisateurs, en leur suggérant des liens haineux/de désinformation, à tel point que le non-événement du 6 janvier – « l’attaque » du Capitole – serait en partie de leur faute.

C’est une agente du renseignement ancienne employée de la firme qui se pose en lanceuse d’alerte, et vient témoigner de ce scandale (10.000 copies de documents internes à l’appui) devant un Congrès américain qui, dûment indigné devant le danger pour la « démocratie » américaine (je rappelle que les Etats-Unis sont une République Constitutionnelle, c’est-à-dire l’opposé d’une démocratie), propose de réguler l’activité du site, clause de responsabilité incluse, l’objectif de cette mise en scène étant in fine de « réguler » tout le Web, évidemment.

Soins intensifs à Anvers

Interview du Dr Kristiaan Deckers de l’hôpital GZA à St-Augustinus, diffusée sur une chaîne flamande:

En ce moment, ils pensent de manière beaucoup plus radicale à l’Hôpital Universitaire de Gand (?). Ceux qui pensent que l’unité de soins intensifs est pleine de patients vaccinés n’ont plus raison. « En ce moment, ici, nous voyons qu’une majorité de patients sont des cas de percées infectieuses (« breakthrough cases »). C’est très différent de ce qui se passait il y a quelques semaines, lorsque la majorité des patients de l’unité de soins intensifs n’étaient pas encore vaccinés, mais ce n’est plus le cas. Les patients de l’USI de nos hôpitaux à GZA, je l’ai vérifié hier, sont tous vaccinés. »

Une infirmière qui travaille au service Covid d’un grand hôpital de la ville de Liège me confirme la même chose: 100% de patients injectés dans son service.

Hors milieu hospitalier, j’ai reçu le récit de cas de Covid récents qui permettent de faire une comparaison. Personne non-injectée: cinq jours d’infection; personne injectée: cinq semaines.

Le fait que l’infection soit plus sévère et plus durable chez les personnes injectées indiquent vraisemblablement le résultat de la facilitation de l’infection par anticorps, ou antibody-dependent enhancement, que plusieurs médecins décrivaient il y a des mois au fil des nombreux articles publiés sur ce blog et sur lequel on colle maintenant la nouvelle étiquette « percées infectieuses » ou breakthrough cases.

Ne les croyez pas.

Grippe cardiaque et AVC des enfants

On annonce dans les médias que la grippe de cet hiver risque d’être très meurtrière puisque son absence lors de la saison dernière (attribuée au port du masque, au lavage des mains et à la distanciation sociale) provoquerait un relatif déficit immunitaire dans la population. Bien entendu, on recommande la vaccination anti-grippale.

On rappelle aussi dans ces mêmes médias que la grippe multiplie par six (ancienne étude) le risque de crise cardiaque.

L’aggravation des infections de type grippal et l’augmentation du nombre de crises cardiaques sont donc imputées à l’avance à ces deux facteurs, ce qui permettrai d’exclure d’emblée la possibilité qu’elles soient dues à des effets secondaires des injections Covid.

Dans la même veine, on voit sur le Net des photos de placards sur des autobus canadiens (neuf affiches en tout, ce n’est pas une campagne massive) qui informent que « Les enfants aussi ont des AVC ». Ces affichages sont l’initiative d’une organisation nommée Achieving Beyond Brain Injury, créée par deux parents dont les enfants de 10 et 14 ans ont souffert d’AVC. Il s’agirait donc d’une pure coïncidence si ces affiches, qui préviennent d’un phénomène atypique et rarissime, sont apparues parallèlement à l’injection des adolescents, et à présent des 5-11 ans.

Nous verrons bientôt s’ils sont rarissimes.

Fauci et les Beagles

Le Dr Fauci est éclaboussé par le scandale des Beagles de laboratoire. Pour rendre quelqu’un vraiment antipathique, quoi de mieux que d’en faire un tueur de chiens? Ça semble en tout cas beaucoup plus émouvant auprès du grand public que la mort de quelques centaines de milliers de vieux – au Rivotril dans leur home ou au respirateur et/ou au Remdesivir à l’hôpital. Sans même évoquer l’hécatombe de centaines de milliers de séropositifs, à doses massives d’AZT, il y a quarante ans.

Ce pseudo-scandale canin pourrait fournir à Fauci une meilleure porte de sortie qu’un procès pour crime contre l’Humanité. Le même procédé vient d’être employé pour le gouverneur de New-York, Andrew Cuomo, qui se retire la tête haute suite à des accusations de harcèlement sexuel, après avoir organisé dans son Etat, comme le rappelle le Dr Zelenko, la mort de milliers de ses administrés.

Rappelons les paroles du Dr Zelenko à son sujet: « Qu’il brûle en Enfer. »

Liberté

Ben McClintock, de Defending Utah, explique parfaitement dans cette conférence (en anglais) le fait que la liberté d’un peuple est fonction de sa moralité. La liberté étant la principale revendication du moment, je me pencherai dans un article prochain sur ce qui se passe actuellement sur le front de la moralité.

Hackers, un

Rien de nouveau mais au cas où vous l’auriez loupé : un hacker russe rentre dans le système informatique qui liste les personnes injectées (qui ont toutes une adresse Mac) et y consulte les données sur un de ses camarades en temps réel.

Le système l’informe que son camarade est endormi.

[MàJ. 29/05/22: un de mes lecteurs calé en informatique m’informe que c’est un fake total]

Hackers, deux

Voici un truc rigolo. Adolf Hitler, Bob l’Éponge, même combat.

Lien

Pour le reste de l’actualité, je vous recommande Covidémence, qui fait le boulot – sans oublier de rester rigolo également.

Reiser.

Voici un scan (mal fait) d’une double planche de Jean-Marc Reiser, extraites du recueil « Vive les vacances » publié en 1982. La planche a probablement été publiée un peu plus tôt, ce qui nous fait donc quarante ans.

Outre le fait qu’il dessinait les femmes comme personne, Reiser était un type prodigieusement intelligent. Il a montré dans son oeuvre dessinée une lucidité sans équivalent, avant ou après lui. Il s’intéressait aussi à l’énergie solaire et beaucoup de ses idées étaient assez réalistes pour changer la face du monde, si on l’avait un peu mieux écouté – mais comme je l’ai déjà expliqué, ça ne sert à rien d’être trop compétent dans ce monde de médiocrité. On voudra bien vous écouter un peu, trouver ça intéressant ou amusant, et puis on fera comme d’habitude. Il y a des intérêts en jeu.

Reiser n’était pas le seul esprit brillant issu de cette époque. Je me souviens aussi de Romain Bouteille, qui nous a quittés cette année, de son courage et son intégrité intellectuelle qui faisaient tache dans une France un peu trop douillettement sûre de ses certitudes. Et de Coluche. Et de Gébé et de son An 1, il y a cinquante ans – « On arrête tout et on réfléchit », si ça vous rappelle quelque chose. Cinquante ans plus tard, à force de ne pas arrêter et de ne pas réfléchir, quelqu’un le fait à notre place. Quand les meilleurs intellectuels du pays sont ses clowns, il est temps de se poser des questions. Du côté de l’humour bourgeois, vous pouvez aussi aller voir Raymond Devos, qui parlait déjà très bien de la catastrophe.

Mes fidèles lecteurs savent que je ne suis ni un vieux soixante-huitard ni un anarchiste, et encore moins un révolutionnaire. Je me fous complètement des doctrines. La doctrine ne fait pas l’homme. Elle en fait même souvent un assassin. Je regarde l’Histoire, récente ou ancienne, pour voir qui s’en sort mieux en tant qu’homme. Reiser y a gagné sa place.

Lisez attentivement « La pétanque dans la poussière ». Il vous y explique de façon cinglante ce qu’une clique de criminels sans états d’âme tente aujourd’hui de vous vendre comme un Grand Reset. Tout y était déjà.

Il y a quarante ans.

La suite des événements – par Chris McIntosh.

Note : j’ai finalement traduit ce long rapport de Chris McIntosh. J’ai un peu traîné pour le faire – presque un an!

Ok, j’ai honte.

Je l’avais trouvé en janvier 2021 mais il date d’août 2020 donc de bien avant les élections présidentielles américaines de novembre 2020.

Son point de vue est celui d’un conseiller en investissement. J’ai aussi publié sur ce blog quelques articles de Catherine Austin-Fitts, également conseillère en investissement et anciennement membre du gouvernement américain. Parce que le boulot des conseillers en investissement est de saisir les tendances sociétales et de faire des prévisions sur leurs développement, il est très instructif de les écouter.

Les prévisions de Chris McIntosh étaient claires, précises et surtout justes : elles sont en train de se réaliser très précisément l’une après l’autre – en pire, pour certaines. Ce qui donne à mon avis une force supplémentaire à son analyse et un intérêt à la lire même plus d’un an plus tard. Vous pouvez aussi lire un autre article de Chris ici, que j’avais publié en janvier de cette année.

J’en profite pour le remercier vivement de m’avoir donné accès au document original et pour tout son travail, évidemment.

Bonne lecture.

Source.


La suite des événements

LE TEMPS PRESSE

Le capital économique, social et politique est en pleine mutation. La vitesse de cette transition a pu s’accélére grâce aux verrouillages et à la révolution culturelle néo-marxiste radicale woke [NdT. Le mot woke est un terme apparu durant les années 2010 aux États-Unis, pour décrire un état d’esprit militant et combatif en faveur de la protection des minorités et contre le racisme. Il dérive du verbe wake (« réveiller »), pour décrire un état d’éveil face à l’injustice – Wikipedia] qui se déroule actuellement.

Dans le présent rapport spécial, nous nous tournerons vers l’Histoire pour mieux comprendre où nous nous situons actuellement, quels dangers nous courons et quelles en seront les conséquences pour notre bien-être physique et, naturellement, pour notre capital.

Je mentionne ici de nombreux liens vers des articles et des vidéos et je vous encourage à faire de ce rapport un point de référence. N’hésitez pas à le lire en plusieurs fois si ça vous convient mieux, mais idéalement consultez toutes ces références, même si ça doit vous prendre quelques jours ou quelques semaines en fonction de votre temps disponible. Je pense que nous vivons un moment d’une telle importance qu’il est absolument essentiel d’en comprendre le plus d’éléments possible. Eu égard à ce fait, vous êtes libre de partager ce rapport avec tous vos proches. Avant de rejeter quoi que ce soit de ce rapport, je vous exhorte à respirer un bon coup et à simplement considérer les preuves présentées, puis à en évaluer les probabilités. Si je me trompe, il n’y aura aucun souci à se faire ni aucun tort subi. Mais si je n’ai même qu’à moitié raison, toutes les actions que vous pourriez entreprendre en conséquence pourraient favorablement changer le cours de votre vie, littéralement.

En avant…

Il existe actuellement deux types de personnes dans le monde.

  1. Ceux qui s’inquiètent de ce qui se passe, et
  2. Ceux qui n’ont pas lu ou ne comprennent pas l’Histoire.

J’ai remarqué que mes collègues de l’espace financier, les gestionnaires de fonds, les analystes et compagnie, sont restés silencieux sur les troubles qui agitent le monde occidental. Ils n’y ont prêté attention que dans la mesure où ils ont exprimé leur opinion sur ce que les banques centrales peuvent ou ne peuvent pas faire, ou pour discuter de l’impact qu’auront les émeutes et les pillages sur l’économie tout en préférant «jouer la sécurité» et s’abstenir de parler des tendances sous-jacentes.

Ces tendances sont malheureusement de plus en plus taboues. On en discute à ses risques et périls. On risque d’être déplateformé, humilié et vilipendé. C’est la nouvelle religion du «woke». Elle est de nature marxiste et arrive plus vite qu’on l’imagine.

Un exemple anecdotique. Un de mes collègues, que j’apprécie beaucoup et qui n’a à coeur que mon intérêt, l’a résumé. « Chris, t’aventurer là-dedans ne mérite pas de sacrifier ta carrière, ni l’entreprise que tu as créée, cantonne-toi juste au côté financier, ne prends pas le risque de te lancer dans ce genre de trucs.« 

Et ça m’a fait réfléchir. À aucun autre moment de ma carrière n’ai-je entendu quelqu’un suggérer que dans le cadre d’une analyse de l’environnement macroéconomique mondial, il serait sage de négliger et d’ignorer ce qui se passe ici et maintenant. L’investissement macroéconomique a toujours compté un puissant aspect politique. Parfois, il est plutôt bénin et d’autres fois, il est la SEULE chose qui compte. Il semble totalement absurde en ce moment, où c’est tellement important, de fermer les yeux et de faire comme si ce n’était pas en train de se produire… et pourtant c’est exactement ce que fait toute la communauté financière… et bien d’autres. Je sais pourquoi… au fond, c’est ce que nous faisons tous.

Le silence qui règne ne se limite pas au secteur de la gestion d’actifs et des services financiers. Le monde universitaire et le monde de l’entreprise sont tous réduits au silence par une autocensure endémique. C’est le reflet fidèle de la situation actuelle de la société occidentale dans son ensemble. Trop peur de parler de crainte de perdre nos emplois, de voir nos carrières détruites, nos entreprises et nos personnes interdites sur les plateformes de médias sociaux, mises à l’index du monde des affaires et de voir nos vies ruinées simplement pour avoir déclaré des choses qui, il y a dix ans, auraient été jugées évidentes, et n’auraient suscité aucun intérêt, et bien qu’elles soient manifestement toujours vraies, c’est la vérité qui n’a plus d’importance car le troupeau furieux ne veut pas la vérité mais seulement le dogme du woke.

Je traiterai dans le présent rapport de cette guerre culturelle, de son probable développement et de ses ramifications économiques et sociales, puis nous examinerons les endroits du monde encore éclairés afin de nous permettre de nous positionner en conséquence. Mais le temps presse et les décisions prises aujourd’hui seront, je crois, parmi les plus importantes de notre vie.

La civilisation occidentale est engagée dans une guerre culturelle. Les enjeux sont extraordinairement élevés et si ceux qui prônent les valeurs de la démocratie libérale continuent de céder du terrain aux récits postmodernistes et radicaux de gauche, alors les libertés fondamentales, déjà dangereusement érodées, disparaîtront – et rapidement. Le tissu social de la société se déchire et les ramifications sont profondes.

En tant que gestionnaire d’actifs axé sur la macro et professionnel de l’investissement qui, certes, se fout complètement de ce que les autres pensent, l’idée que nous, chez Insider, ou dans notre société de gestion d’actifs Glenorchy Capital, devrions fermer les yeux sur l’éléphant dans la pièce – tout simplement parce que c’est source de litige – serait à la fois une abdication absolue de nos devoirs envers vous, nos clients, et serait moralement et éthiquement inacceptable. Je refuse de le faire.

Maintenant, ceci étant dit, permettez-moi de vous poser quelques questions.

  • Lorsque les Bolchéviques ont pris le pouvoir en 1917, était-ce un événement économique qui méritait d’être compris?
  • Lorsque le «Grand bond en avant» et la révolution culturelle qui a suivi ont commencé en 1966, était-ce un important événement économique mondial qui méritait d’être compris?
  • Cela aurait-il valu la peine d’identifier à l’avance le danger des Khmers Rouges de Pol Pot qui ont mené l’un des pires mouvements folie génocidaire dans leur détermination à l’édification sociale d’une société sans classes?
  • La Bulgarie, la Roumanie, la Yougoslavie, le Mozambique et tant d’autres… aurait-il été intéressant de voir les risques venir?

Bon Dieu, quelle question évidente, Chris. Oui, je sais!

LES CYCLES HISTORIQUES – SOUVENT MAL IDENTIFIÉS

Pourquoi les gens n’ont-ils pas vu venir la Première ou la Deuxième Guerre Mondiale?

Pourquoi tant de millions de gens n’ont-ils pas vu venir les Bolchéviques, la Révolution Culturelle de Mao ou la campagne meurtrière de Pol Pot?

Les réponses sont en partie dues au fait que les humains sont affligés :

  • d’un manque de connaissance de l’Histoire
  • de l’idée que nous savons des choses que nos ancêtres ignoraient. Par exemple, certains diront… «Oh si j’avais été allemand en 1940, j’aurais vu Hitler arriver et je me serais tiré.» Ah bon? Non, on dit ça parce qu’on connaît aujourd’hui l’issue et le vainqueur.
  • de l’adoption d’idéaux mal compris par ceux qui les adoptent. Tout comme un jeune adolescent peut être mené à prendre de la drogue lors d’une fête où les dangers de la drogue ne sont pas encore apparents, les idéaux marxistes sont également présentés en tant qu’idée utopique. Ils ne sont pas compris ou vus pour ce qu’ils sont réellement – meurtriers. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard et que la main de fer du contrôle les étrangle.

Nous imaginons que cela n’arrivera plus dans le futur, ni de notre vivant. Ce qui se produit régulièrement (comme les saisons) est assez facile à comprendre. Les cycles économiques sont faciles à comprendre. Tous les adultes en ont traversé donc ils sont indentifiables. Le cycles du crédit – qui durent environ 30 ans – sont plus difficiles à comprendre, car leur fréquence est bien moindre. Par conséquent, le supercycle de la dette à long terme surprend toujours les gens, car personne en vie à l’époque ne s’en souvient.

Pensée marxiste

On trouve dans l’idéologie marxiste un thème qui revient de façon récurrente. Les marxistes croient que le monde n’est pas constitué d’employeurs et d’employés, pas d’une personne faisant volontairement du commerce avec une autre, ou d’un collectif (comme une entreprise) faisant du commerce avec un autre, mais d’un oppresseur et d’un opprimé. Il n’y a pas de relation gagnant-gagnant, seulement une oppression avec un résultat binaire en fonction de quel côté de la transaction chaque partie se trouve. Le marxisme fait exactement le contraire de ce sur quoi les démocraties occidentales ont été construites. Il rend le collectif plus important que l’individu.

Ça peut sembler anodin. Ça ne l’est pas.

Lorsque l’individu est priorisé, l’individu a la capacité de former des groupes et d’entrer et de quitter n’importe quel groupe sans perdre ses droits personnels. Lorsque le groupe est la forme supérieure, alors on peut infliger les choses les plus inimaginables à l’individu… au nom du groupe. Toujours au nom du groupe.

C’est une manière nihiliste de voir l’Humanité, à l’origine de beaucoup des pires atrocités et entreprises génocidaires jamais commises.

C’est malheureusement ce qui arrive ici aujourd’hui. De cela, j’ai mis en garde depuis plusieurs années, mais pour être honnête, je pensais que nous aurions beaucoup plus de temps devant nous, et j’avais nourri l’espoir que nous entrerions simplement dans une sorte de lente agonie, où le socialisme finirait par succomber d’un krach obligataire et d’une évaporation de toutes les politiques sociales existantes. Douloureux oui, mais nécessaire. Mais pas quelque chose qui finirait dans le chaos, la tyrannie et le meurtre. Ce que nous voyons maintenant devenir réalité dépasse mes pires craintes.

Les fanatiques sectaires sont parmi nous depuis un certain temps… grandissant en puissance, en véhémence, en intolérance et en insistance. Ils ont pris de nombreuses initiatives sous leur aile. Il s’agit notamment du changement climatique, de l’éducation, du NHS, des droits des homosexuels, des droits des trans, de l’Union Européenne, des frontières ouvertes, du multiculturalisme, du mouvement ESG et maintenant des mouvements ANTIFA et Black Lives Matter.

Plus récemment, le coronavirus et les verrouillages sont devenus sacro-saints. Du moins jusqu’à ce que les émeutes contre le «racisme systémique» deviennent plus importantes. L’hypocrisie est époustouflante et éhontée. Vous aurez noté dans tout ce qui précède que le groupe est proclamé comme plus important que l’individu.

Prenez 12 minutes pour écouter la description la plus éloquente que j’ai trouvée de ce à quoi nous sommes confrontés. Professeur Jordan Peterson.

BLM

Le mouvement Black Lives Matter ne concerne PAS la vie des Noirs. Black Lives Matter est un mouvement révolutionnaire marxiste visant à transformer les États-Unis en une dystopie communiste.

BLM déclare vouloir abolir le noyau familial, l’hétéronormativité, la police, les prisons et le capitalisme lui-même. Les dirigeants du BLM ont menacé de «brûler le système» si leurs demandes ne sont pas satisfaites. Ils entraînent également ouvertement des milices. BLM et les groupes qui lui sont associés demandent un moratoire sur le loyer, les hypothèques et les services publics, et des réparations pour une longue liste de griefs.

Maintenant, avant de considérer que ces guerriers de la justice sociale ne sont qu’un groupe minoritaire aux idées loufoques et sans pouvoir réel, considérez que le Pew Research Center a révélé que plus des deux tiers des Américains soutiennent le mouvement BLM.

Les fondateurs de BLM admettent ouvertement être des idéologues marxistes. Leurs mentors avoués comprennent d’anciens membres du Weather Underground, un groupe terroriste radical de «gauche» qui cherchait à amener une révolution communiste aux États-Unis dans les années 1960 et 1970. Le BLM est ouvertement ami et partisan du dictateur vénézuélien Nicolas Maduro, dont les politiques socialistes ont entraîné une destruction presque totale des libertés civiles et un effondrement économique absolu et total et une pauvreté écrasante pour ses citoyens. Ceux qui ont compris ce qui allait arriver ont fui depuis longtemps, d’autres qui n’imaginaient pas l’étendue de l’enfer à venir, se sont accrochés pour se voir ensuite privés de la possibilité de partir. Après tout, impossible de fuir si on a bloqué les frontières et volé votre patrimoine tout en détruisant votre capacité à gagner votre vie. Cela se fait toujours au nom de la cause/du mouvement… toujours. Rappelez-vous: l’identité de groupe au-dessus de l’identité individuelle.

LA CAMPAGNE DE COLLECTE DE FONDS POLITIQUE LA PLUS RÉUSSIE DE L’HISTOIRE RÉCENTE?

Black Lives Matter a maintenant recueilli plus de 100 millions de dollars en dons, apparemment pour «lutter contre le racisme».

Ceci est le site Web pour les dons BLM: veuillez noter que les dons sont traités par «ActBlue.com». Voici le site Web d’ActBlue.com. Si vous faites défiler vers le bas, vous arriverez aux deux déclarations suivantes:

  • Propulser les candidats démocrates, les comités, les partis, les organisations et les c4 à travers le pays.
  • ActBlue est un outil inestimable non seulement pour le DCCC (c’est-à-dire le Comité de Campagne du Congrès Démocrate), mais pour l’ensemble du parti.

BLM est, de fait, une branche de collecte de fonds pour les Démocrates.

Vous comprendrez maintenant pourquoi les politiciens démocrates sont en faveur à la fois des confinements et des manifestations violentes. À première vue, cela semblerait être une incohérence logique jusqu’à ce qu’on comprenne les flux de capitaux.

Alors, que veut BLM?

Afin de comprendre leurs buts, regardons ce qu’ils déclarent eux-mêmes comme objectifs.

Voici 10 exigences, directement de la chef de BLM, Chanelle Helm. Je vous préviens, ils sont à la fois mal exprimés et mal pensés.

  • Les Blancs, si vous n’avez pas de descendants, léguez votre propriété à une famille noire ou brune. De préférence une qui vit dans la pauvreté générationnelle
  • Les Blancs, si vous héritez d’une propriété que vous avez l’intention de vendre après acceptation, donnez-la à une famille noire ou brune. Vous êtes obligé de gagner cet argent d’une autre manière blanche privilégiée.
  • Si vous êtes un promoteur ou un propriétaire immobilier de logements multifamiliaux, construisez un complexe durable dans un quartier noir ou brun et laissez les Noirs et les Bruns y vivre gratuitement.
  • Les Blancs, si vous pouvez vous permettre de réduire vos effectifs, abandonnez la maison dans laquelle vous vous trouvez à une famille noire ou brune.
  • Les Blancs, si l’une des personnes à qui vous avez l’intention de laisser votre propriété est un connard raciste, changez votre testament et léguez votre propriété à une famille noire ou brune.
  • Les Blancs, re-budgétisez votre budget mensuel afin de faire un don aux fonds noirs pour l’achat de terres.
  • Les Blancs, en particulier les femmes blanches (parce que c’est vot’ spécialité – Jenny la Curieuse et Kathy la Mèle-tout), faites virer un raciste. Vous savez ce qu’ils racontent, putain. Vous êtes complice si vous les ignorez. Faites virer votre patron parce qu’il est aussi raciste.
  • Tout ça devrait être facile, mais tous ces trouillards du Klan, ces Nazis et ces autres blancs à petit pénis retourneront au travail. Faites-les virer. Appelez la police, même s’ils ont que l’air suspect.
  • Si une personne blanche à votre travail ou lorsque vous entrez dans des espaces et que vous entendez une personne blanche louant les actions d’hier, prenez d’abord une photo. Obtenez leur nom et plus d’informations. Découvrez où ils travaillent, bordel – faites-les virer. Mais pour sûr vous les abordez et si au besoin, vous avez des mains – vous vous en servez.
  • Les Blancs vont s’engager à combattre la suprématie blanche où et comme ils peuvent (ça ne veut pas dire se mettre à tricoter, à moins que qu’ils fassent des écharpes pour les enfants noirs et bruns dans le besoin) et à financer des personnes noires et brunes dans leur travail.

Vous remarquerez que, aussi absurdes que soient ces demandes, un nombre effroyable d’entre elles ont déjà été mises en œuvre ou sont en cours de mise en œuvre. En outre, ce type de pensée fait son chemin dans le système éducatif occidental depuis maintenant des décennies. Nous ne devrions pas être surpris de le voir s’étaler en première page.

LA CHUTE DE L’ENSEIGNEMENT

La civilisation occidentale était fondée sur la science. La capacité de tenir une vue ou une thèse et de la tester afin de valider ou d’invalider la thèse.

Le monde démocratique occidental est attaqué par l’extrême gauche et la chose importante à comprendre est que les faits n’ont pas d’importance pour une idéologie.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous voyons des appels à annuler le financement des STEM. STEM étant la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques [science, technology, engineering and mathematics]. Pourquoi? Tout ce qui va à l’encontre de leurs croyances est maudit et attaqué. Quand on tance un enfant irascible, l’enfant ne veut pas – et n’est pas prêt à – découvrir la vérité quelle qu’elle soit.

Ils ne veulent que ce qu’ils veulent.

C’est ainsi que la civilisation occidentale était si puissante, car elle permettait un système par lequel, malgré les préjugés ou les croyances, les idées pouvaient être testées et validées… ou invalidées. Cela a conduit à la plus grande et la plus spectaculaire création de richesse de l’Histoire.

Cette méthode… le processus objectif, fondé sur des preuves et des éléments concrets, entre en conflit avec cette nouvelle religion… et selon ses fidèles, elle doit être abolie en tant que telle.

Lui laisser son rôle de pilier de la raison et de l’autorité reviendrait à laisser cet enfant irascible hurler et à refuser de céder à ses exigences hystériques. Naturellement, cela provoquera un accès de rage. Le problème est le suivant: ce sont des enfants irascibles qui n’ont jamais été autorisés à prendre leurs responsabilités et à grandir. Ils ont été choyés et «protégés» de tout ce qui pourrait les blesser.

Grimper dans les arbres? Non – trop dangereux.

Des gagnants et des perdants dans le sport? Non, non, pas acceptable. Tout le monde reçoit un trophée.

Vous dites quelque chose avec lequel ils ne sont pas d’accord? Non, ça non plus. Vous êtes un monstre.

Ils n’ont pas ce que quelqu’un d’autre a? C’est la faute au sexisme, au racisme ou à un autre «isme». La responsabilité personnelle n’existe pas dans ce pays.

Le problème est que ces enfants occupent désormais des postes de pouvoir. Ce sont des adultes. Pas des personnes matures, n’est-ce-pas… juste des enfants irascibles, indignes, arrogants, nihilistes, vengeurs, dans un corps adulte, et malheureusement pour nous, maintenant en position de pouvoir. C’est un cocktail empoisonné et nous entrons maintenant dans une tempête qui ne se dissipera pas toute seule.

Cela a mis du temps à se mettre en place, l’alerte a été sonnée par de nombreux intellectuels dont moi-même sur le blog gratuit.

Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous recommande vivement le documentaire sur Bret Weinstein et l’Université Evergreen. Bret est un biologiste et théoricien de l’évolution qui a été attaqué verbalement et physiquement par la gauche radicale en refusant «d’obéir» aux demandes des étudiants pour la «journée pour les gens de couleur seulement» à l’Université.

Voici Bret qui nous avertit tous, après que l’université Evergreen ait succombé à la nouvelle religion du woke. Il nous prévenait que les problèmes à Evergreen en 2017 ne resteraient PAS cantonnés au campus. Il avait bien sûr raison.

«Il ne s’agit pas de liberté d’expression, et ça ne concerne que de manière indirecte les campus universitaires. Il s’agit d’une rupture dans la logique de base de la civilisation, et elle gagne du terrain. Les campus universitaires peuvent constituer une première ligne de front importante, mais bien sûr, le problème finira par se présenter dans les tribunaux. Il a déjà trouvé sa place dans le secteur de la technologie. Il fera son chemin vers le plus haut niveau du gouvernement si nous ne faisons pas attention, et il met en fait en péril la capacité de la civilisation de continuer à fonctionner. « 
Bret Weinstein, dans la troisième partie du documentaire de Mike Nayna sur Evergreen.


Aux yeux des marxistes, tout ce qui peut être considéré comme un produit ou un fondement de la civilisation occidentale doit être détruit. Rien ne sera épargné, s’ils réussissent.

C’est là que la «culture de l’annulation» [NdT. traduction approximative de « cancel culture »] entre en jeu. Quand on ne parvient pas à gagner la discussion avec des arguments logiques et des preuves, la seule flèche qui reste dans le carquois c’est de crier plus fort que l’opposant et lorsque ça échoue, il reste la violence physique, un peu comme pour l’enfant irascible qui jette ses jouets ou qui casse des objets.

Pour montrer jusqu’où ils vont, en restant dans le milieu universitaire, les mathématiques ont été jugées racistes.

Vous pouvez rire, mais le fait est que c’est vraiment enseigné dans les universités du monde occidental, et aux États-Unis et au Canada en particulier. Il y a maintenant trop d’exemples, je vais donc vous en donner un seul (vous pouvez faire vos propres recherches si vous le souhaitez).

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est 7PoOQcsIQYSS5hm3xaJZ-7lo_WpI0ZD_WwuDdeDke2HxXUz3FVIUZTVaLlY4Ax0O0wbp1cqFIl2td4IugV51qX-6vwS5I1kRG7zEWaxXnOS0XaQaL-OYF2TAHT8RvJLJRzmHlfrv

La science a été remplacée par la pseudo-science. Lorsque les faits et les preuves ne soutiennent pas leur point de vue, ils les falsifient. Et pour ne pas se fatiguer à les falsifier, ils étiquettent simplement ces outils comme racistes, sexistes ou ce genre de connerie tirée par les cheveux.

Le mouvement #DefundSTEM est l’attaque la plus récente et la plus agressive à cet égard. Si vous regardez qui réussit dans les STEM, ce sont majoritairement des Asiatiques. C’est pourquoi nous voyons la débâcle de Harvard contre l’Asie et c’est pourquoi les appels à la lutte contre le racisme ne s’étendent généralement pas aux Asiatiques.

Les Asiatiques, voyez-vous, ne se posent en victimes.

Une fois détruites la raison et la logique, il ne reste plus qu’une idéologie et on ne peut pas plus argumenter avec une idéologie qu’avec un chien. C’est ce qu’ils recherchent.

Il y a quelques semaines, j’ai fortement suggéré de lire un certain nombre de livres de notre liste de lecture recommandée. L’un d’eux est 1984 par George Orwell.

Cette citation particulière du livre est révélatrice.

La liberté est la liberté de dire que deux plus deux font quatre. Si cela est accordé, tout le reste suit.

Comme l’a fait remarquer l’un de vos collègues de Insider et gestionnaire de fonds spéculatifs Lyall Tailor:

«J’attendais le jour où les constructeurs sociaux, qui croient que la vérité objective est une valeur uniquement occidentale, essaieraient d’argumenter que 2 + 2 = 4 est culturel. C’est arrivé.

Si on a deux pommes et qu’on en trouve deux autres, seul un suprémaciste blanc croirait qu’on en a maintenant quatre.

Il est symptomatique du paradigme idéologique bien accepté parmi les universités des «sciences» sociales que la réalité est socialement construite et reflète la culture dominante.

Cette idéologie n’est ni marginale ni sans conséquence. C’est le fondement d’une grande partie de la «formation à la diversité» sur le «racisme systémique» que nous voyons actuellement déployée dans de nombreuses entreprises et institutions. Ils soutiennent que l’individualisme, l’objectivité, etc. sont des valeurs racistes et suprémacistes blanches. »

Bien dit, Lyall.

Ce à quoi nous assistons est le produit de ce que les Universités enseignent depuis des décennies. Que le racisme et le sexisme sont répandus dans tous les domaines de la société, et que la société elle-même est une construction patriarcale masculine blanche oppressive qui asservit les minorités.

C’est une ineptie pseudo-intellectuelle, mais – et c’est le plus important – on ne peut pas argumenter sur ce point.

Les preuves et les faits eux-mêmes ne sont pas autorisés à être présentés parce qu’ils sont, comme les mathématiques, le produit de cette oppression. Ils sont considérés comme des outils utilisés par la classe oppressive pour continuer leur oppression, et en tant que tels, ils doivent être détruits… et non, il ne sert à rien d’essayer de se demander comment diable ils vont construire un pont sans utiliser les mathématiques pour calculer la charge ou tout autre mesure absolument cruciale. C’est futile. Les sentiments priment sur les faits.

Folie? Bien sûr et pas sans rappeler la doctrine à laquelle la Chine maoïste s’est livrée, ou celle du Cambodge de Pol Pot.

Ce qui m’amène à…

L’HUMILIATION – LA CULTURE DE L’ANNULATION

Le professeur, spécialiste du comportement évolutif et auteur Gad Saad a récemment déclaré ce qui suit, qui résume assez bien ma pensée.

«Il semble intenable que dans une société libre, les seules personnes qui peuvent désormais véritablement exprimer leur liberté d’expression soient celles qui seront à jamais au chômage. Si vous êtes actuellement employé par une entité, vous ne pouvez plus exprimer le plus d’opinions BANALES qui soient contraires au récit attendu, car votre employeur peut vous licencier pour vos opinions erronées. Si vous êtes au chômage, mais que vous prévoyez être employé à l’avenir, vous feriez mieux de ne rien dire que certains futurs employeurs pourraient trouver répréhensible. Bien sûr, via l’archéologie du scandale, tout ce que vous auriez pu dire dans le passé peut être déterré et utilisé contre vous. Si vous êtes indépendant, vous ne pouvez pas exprimer d’opinions car si cela va à l’encontre de l’orthodoxie du PC [politiquement correct], vous pourriez être annulé via un boycott de masse.

Par conséquent, il est LITTÉRALEMENT un fait que nous créons un environnement où tout le monde (même les plus courageux d’entre nous) est abattu en silence. Je suis vraiment fatigué. Je perds espoir et cela en dit long car peu de gens ont mon amour tenace pour la liberté et mon optimisme inébranlable.« 

C’est bien sûr une méthode éprouvée des marxistes à travers l’histoire. Si nous regardons la révolution culturelle de la Chine.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est noxKXdrfSV31fU6mJwpHmRTf4rR__R0eNYy25mK0UMrP4i7ir5uftwJB-coeSORrfR7tUpgnL9jLSW4xBPeBn1mL3B_LXbaYiyb7tmOIZyGdAluwS4fzaodL7k7lJ3HNBJ0DxiiO

Ou les bolcheviks et les goulags ultérieurs.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est mBKZCLcyNLJ80mkzGXPwkGLiM9BX0O6c5O3LFvYDFuh8IjWAh92uCf9yGGOLKE6RW-_WDQX0QqfdY4BRcls23ovvNw8vYZbzabfq8khIS9iilcQGq423veYK2s34sVrQ2sXO28uX

Ou n’importe lequel de la myriade d’autres enfers marxistes, le chemin est le même.

À l’heure actuelle, la culture d’annulation se produit plus rapidement que ce que nous pouvons en suivre. Les étudiants en histoire russe trouveront familier qu’aujourd’hui des accusateurs commencent à apparaître aux côtés des accusés et qu’une pression est exercée sur les accusés pour qu’ils dénoncent les autres. L’histoire se répète.

Le journaliste Mat Taibbi le décrit:

Il est libérateur de le dire après des années à tourner autour du pot, mais la gauche américaine a perdu la raison. C’est devenu une foule lâche de drogués des médias sociaux de la classe supérieure, des Robespierre sur Twitter qui passent de discipline en discipline, incendiant les réputations et les emplois avec une désinvolture à couper le souffle. Les dirigeants de ce nouveau mouvement remplacent les croyances libérales traditionnelles sur la tolérance, la recherche libre et même l’harmonie raciale par des idées si toxiques et si peu attrayantes qu’ils évitent le débat, passant directement à l’humiliation, aux menaces et à l’intimidation. Ils comptent sur la tendance à la culpabilité et à l’auto-flagellation des progressistes américains traditionnels, qui ne se défendront pas et iront volontairement au sacrifice. Ils ont escroqué organisation après organisation pour habiliter des panels à traquer le crime de pensée, et il est maintenant établi que tout peut constituer une infraction, d’un professeur de l’UCLA placé sous enquête pour avoir lu à haute voix la «Lettre d’une prison de Birmingham» de Martin Luther King à un scientifique des données licencié * d’une entreprise de recherche pour avoir retweeté une étude universitaire suggérant que les manifestations non violentes pourraient être plus efficaces politiquement que les violentes!


Vous remarquerez que la terminologie utilisée, telle que « privilège blanc », est extrêmement liée à cette question. Le privilège est un péché. Qui décide de l’existence d’un privilège? La foule, bien sûr. Et les péchés, vous le remarquerez, doivent être repentis. Ainsi, le passage de la diabolisation d’un groupe ethnique à sa dénonciation est rapide, mais l’étape suivante est tout aussi rapide – et c’est ce qui va arriver – et l’histoire indique que cette étape implique une purge.

Le célèbre professeur Steven Pinker, de Harvard, a récemment vu la foule s’abattre sur lui et tenter d’obliger Harvard à le licencier. Son crime? Avoir révélé la preuve que les flics ne tirent pas sur les Noirs de manière disproportionnée. La foule, comme cet enfant irascible, ne peut pas argumenter sur les faits parce qu’ils ne sont pas de son côté, alors elle hurle et se déchaîne. Ils prennent l’homme, pas la balle.

Même lorsque cela est expliqué en utilisant une raison et une logique simples, il est difficile de changer l’esprit endoctriné, comme le montre cette interview entre Dave Rubin et Larry Elder.

Et nous sommes déjà passés du stade où la foule attaque sur la base de quelque chose de dit, de quelque geste ou… et c’est maintenant de plus en plus la tactique… quand rien n’est dit.

Le silence de la part de la classe ciblée n’est pas toléré.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est bU5hxIiAsN7sXE5zBU-g1LhkK99fuVCmF3KX4LCEhzfMF3hbMRANIXCXyyR1qFQYC5avKeqG97S5ZmpvfBRKDnE-w9vqynihpxNXnTWSr59zXuUhojnzqvd_QTF8jIFwzvwgaVLd

Il y a maintenant plus de cas d’autocensure que je ne peux en énumérer (et je dois bien finir à un moment donné de mettre ces pensées par écrit pour vous). Nous le savons. Nous faisons tous beaucoup plus attention à qui nous parlons et à ce que nous disons. La liberté se perd. Et nous sommes passés si rapidement à l’étape suivante, qui va au-delà de l’autocensure. Celle où on attend des gens qu’ils dénoncent les autres. Ils sont poussés à le faire.

Et vous savez ce qui se passe ?

Quand les gens sont appelés à passer à l’acte, ils finiront (même s’ils ne le pensent pas) par professer et par s’engager pour la cause, cédant à la pression d’une foule intolérante et violente. Cela prend de l’ampleur, chaque individu ayant trop peur de s’exprimer contre le cauchemar cancéreux d’intolérance qui s’étend. Ils savent quelles en seront les répercussions. En fait, ils regardent autour d’eux tranquillement, en espérant que quelqu’un de plus fort se lèvera et arrêtera cette folie. Mais personne ne le fait… et donc ils commencent à justifier leur action dans leur propre esprit. C’est la seule façon de vivre avec la culpabilité. Une vraie culpabilité, pas une ridicule « culpabilité de classe » d’être blanc, asiatique, intelligent ou issue du fait que des Blancs que vous n’avez jamais connus ont eu des esclaves noirs.

C’est ainsi que les régimes totalitaires prennent le pouvoir. Ouvrez les yeux. Nous sommes en plein dedans en ce moment.

Croyez-moi quand je dis ceci. Ils ne s’arrêteront pas tant qu’ils n’auront pas ce qu’ils veulent… tout ce qu’ils veulent… ou tant qu’ils ne seront pas arrêtés, et j’ai bien peur que cela ne se produise que par la force brutale et écrasante.

Ce qui signifie un bain de sang.

Toute dissidence intellectuelle est combattue par la censure, la persécution via ce qui est maintenant une révolution marxiste sponsorisée par les entreprises. L’histoire indique que la prochaine étape inévitable est bien plus grave.

Le Dr Jordan Peterson (une fois de plus) explique le raisonnement qui permet de passer de la situation actuelle… à l’étape suivante, celle de la violence la plus horrible.

«Quand la victimisation mène au génocide»

Et juste au cas où vous pensez que je dramatise…. La violence générale a bien sûr entraîné des décès, mais ce dont je parle ici, c’est d’une idéologie qui est prête à tuer pour sa cause. Le 5 juillet, une jeune mère de 24 ans (Jessica Whitaker) a été abattue après avoir déclaré aux manifestants du mouvement BLM que « toutes les vies comptent ». Elle n’a jamais dit que les vies des Noirs n’avaient pas d’importance, ni que les vies des Russes ou des Polonais n’avaient pas d’importance, ce qui, bien sûr, devrait être parfaitement raisonnable dans un monde rationnel. Elle a dit que « toutes » les vies comptent, et pour cela elle a été assassinée. Ce ne sera pas la première, ni la dernière.

Voici Illar Omar, membre démocrate du Congrès américain, qui appelle au « démantèlement » de l’économie et des systèmes politiques américains.

En d’autres termes, plus de démocratie, et plus de capitalisme.

Et ainsi de suite, jusqu’au génocide. Considérez une fois de plus ce que les fondateurs de BLM croient ardemment. Yusra Khogali est l’une des fondatrices de BLM au Canada. Elle a récemment déclaré que « les blancs sont des défauts génétiques ».

En 2015, elle a tweeté

«S’il-te-plaît Allah me donne la force de ne pas injurier/tuer ces hommes et ces blancs ici aujourd’hui. S’il-te-plaît.»

Khogali insiste sur le fait que les blancs sont des « défauts génétiques récessifs » qui devraient être « éliminés« , et que « la blancheur n’est pas l’humxnité« , et que « la peau blanche est sous-humxne ». Tout cela, elle l’a affiché dans des messages sur Facebook.

Il est intéressant de noter que tout cela était parfaitement conforme aux directives de Facebook (?).

Que lui est-il arrivé suite à ces odieux appels au génocide des Blancs? Eh bien, le gouvernement canadien lui a décerné le « Young Woman in Leaderships Award » [Prix de la jeune femme leader] en 2018.

Le problème, mes amis, est le suivant :

Vos gouvernements sont des idiots utiles, sans envergure, qui prônent la vertu, qui se détestent eux-mêmes et qui sont aux prises avec quelque chose qu’ils approuvent entièrement ou qu’ils ne comprennent tout simplement pas. Attendre d’eux qu’ils vous défendent et fassent respecter les lois du pays dans lequel vous vivez et qu’ils dirigent est, malheureusement, à ce stade, dangereusement insensé.

Le fait que vous ne puissiez pas imaginer le pire ne change rien aux probabilités, c’est dû au fait que vos expériences de vie collectives sont largement divergentes de ce qui va arriver.

Nous pensons que les 5 à 10 prochaines années seront extraordinairement chaotiques. Nous croyons aussi que nous pouvons faire un paquet d’argent. Nous sommes certainement plus confiants que jamais dans nos allocations, mais, et c’est là le problème, si vous n’êtes pas prêts à vous protéger, vous et votre capital, contre les vols à venir – parce qu’ils viendront tout vous prendre – alors à quoi cela servira-t-il?

ENDOCTRINEMENT ET «REDISTRIBUTION»

J’ai quitté définitivement l’Afrique du Sud il y a maintenant plus de 20 ans pour de nombreuses raisons. L’une d’entre elles était que je pouvais voir de mes propres yeux et que je n’étais pas naïf face à l’Histoire et l’autre était due à une rencontre fortuite. Je m’explique.

En 2003, j’ai rencontré par hasard un gestionnaire d’actifs allemand d’âge moyen lors d’une randonnée sur la montagne de la Table. Il avait au moins deux décennies de plus que moi, avait réussi et était extrêmement généreux de son temps et de ses connaissances. Nous avons passé toute la journée ensemble, puis nous avons dîné le soir-même. Inutile de dire qu’il était très attachant et intelligent. Il m’a dit (et cela ne m’a vraiment frappé que des années plus tard) que si on veut savoir vers quoi une société se dirige le plus probablement, on ne doit pas prêter attention à ce que le système juridique, économique ou social est aujourd’hui. Ceux-ci peuvent tous être modifiés. Ce qu’il faut comprendre, c’est l’esprit du temps dans les universités.

Qu’est-ce qu’on leur enseigne? Que croient-ils?

C’est parce que ces enfants, dans les deux prochaines décennies, seront ceux qui occuperont les postes de pouvoir. Ils dirigeront des entreprises, ils seront les juges, les jurés, la classe politique.

Les démocraties occidentales ont, depuis près de deux décennies, enseigné une idéologie de plus en plus marxiste. Nous payons maintenant le prix de cet endoctrinement cancéreux. De plus, l’histoire montre qu’il est presque impossible de changer leur façon de penser. Cela correspond au 4e tournant de Strauss et Howe.

Les confinements affectent de manière disproportionnée les personnes des classes moyennes et inférieures. Raison pour laquelle les célébrités et les représentants du gouvernement pouvaient se permettre une certaine désinvolture et affirmer: « C’est une bonne chose! Restez chez vous. » Je l’ai d’ailleurs constaté dans mon propre secteur. En tant que gestionnaire de fonds, je n’ai pas vraiment besoin de quitter mon bureau à domicile et c’est aussi le cas pour mes analystes, traders et toute mon équipe. Le travail continue. Pour la plupart des gens, ce n’est pas le cas.

Ce que les confinements ont créé, c’est un fossé encore plus grand entre les riches et les pauvres.

Attendez-vous à ce que cela accélère les demandes de « redistribution des richesses ». « Mangez les riches » deviendra un slogan. Et c’est là que le marxisme devient un tel chant de sirène pour les désenchantés, ce qui m’amène à…

La formation du capital

La donnée essentielle à comprendre du capitalisme est la suivante.

L’un de ses fondements est la liberté d’expression.

Sans la liberté de dire ce qu’on pense, il n’y a pas de liberté de pensée. Le partage des pensées, des opinions, des données et la recherche de la vérité sur leur signification profonde sont essentiels aux relations, au bonheur et à la vie. Imaginez maintenant qu’on ait peur de le faire.

Tout s’arrête.

C’est tellement important que je ne peux pas trop insister sur ce point. Si je le pouvais, je le clamerais debout sur un toit, en agitant les mains et en faisant voler ma salive. Comprenez que cette agression a lieu dans tout le monde occidental. Actuellement, il y a de la richesse… parce qu’elle a été construite, mais la richesse réside, et a toujours résidé, dans l’ingéniosité humaine, ce que nous appelons le capital humain. C’est ce que les marxistes ne comprennent pas. Ils voient les grandes maisons et les voitures… les « choses » et pensent que c’est la richesse. Ce n’est pas le cas. Mais c’est ce dont ils veulent s’emparer.

C’est en fait bien pire que cela. Ils ne se contenteront pas de voler, pas plus que les gardes rouges de Mao ne se sont contentés de détruire les emplois des intellectuels. Ils voulaient au contraire les voir souffrir, saigner et mourir. Alors ils les ont battus à mort.

Considérez la déclaration suivante du député travailliste britannique Naz Shah, par rapport aux gangs de jeunes filles musulmanes au Royaume-Uni, que la police britannique a refusé de poursuivre par crainte d’être taxée de racisme. Les auteurs de ces actes, voyez-vous, étaient des gangs musulmans.

Interrogée sur les enfants blancs violés par des musulmans, elle a répondu qu’ils « doivent se taire pour le bien de la diversité« . Je suis sûr que vous trouvez cela choquant. Moi pas. C’est consternant, mais pas choquant. Il existe différentes sortes de psychopathes. Ce qui est à la fois consternant ET choquant, c’est que presque rien n’a été dit sur cette déclaration scandaleuse. Et les seuls médias prêts à en parler ont été qualifiés de « nazis d’extrême droite » qui diffusent des « discours de haine ». Vous n’avez pas besoin que je vous dise ce qui se passerait si nous supprimions simplement les mots « blanc » et les remplacions par « musulman » ou « noir ». Et pour être clair, nous devrions traiter toutes les personnes de toutes les races de la même manière.

Donc la civilisation occidentale est littéralement en train de se suicider.

Ce que cela signifie, c’est qu’économiquement, la capacité à former du capital, ou du moins l’incitation à former du capital, est littéralement détruite. Non seulement tout s’arrête, mais tout peut même s’inverser… c’est certainement ce qui va se passer lorsque les marxistes commenceront leurs politiques de « redistribution » afin d’établir « l’égalité ».

La redistribution prendra la forme de taxes, de prises de contrôle directes – pensez à l’actionnariat conjoint de votre entreprise avec une coalition de « groupes minoritaires » prenant un certain pourcentage de votre entreprise, au nom de l' »équité ». Vous ne pensez pas que cela va se produire? Vous verrez.

Nous savons qui sont les cibles.

Le Smithsonian Museum le souligne pour nous dans sa couverture de la « blancheur ».

« Puisque les Blancs en Amérique détiennent la majeure partie du pouvoir politique, institutionnel et économique, ils bénéficient d’avantages que les groupes non-blancs n’ont pas. Ces avantages et bénéfices, à des degrés divers, sont connus sous le nom de privilège blanc. Pour de nombreux Blancs, cela peut être difficile à entendre, à comprendre ou à accepter, mais c’est pourtant vrai. Si vous êtes blanc en Amérique, vous avez bénéficié de la couleur de votre peau. »

Donc voilà, directement du Musée national de l’Histoire et de la Culture Afro-américaine.

J’ai pris la liberté de faire une capture d’écran de leur présentation de la « culture blanche ». Quelque chose qui est considéré comme un péché et qui a besoin d’être « réparé ».

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est DexiKJznUQM1oT9pD3n94fCdLdW-ihdp8OsC3YAu_bAn-g0BM3Y_3qi9BLlv7K7q7iwSEdKLoFlpFC76zbKXw04Y8LRsDBavgHHDDy-MiJUDWJAqbt2c_74hrwiMyzMiQrM7peCr

Ces bolcheviks ont l’intention de détruire tout ce qui touche à la civilisation occidentale, et ils le justifieront comme ils le voudront. Sachez que ce n’est pas de la théorie, ce n’est pas un gloubiboulga de conspiration sauvage. C’est ici et ça se passe MAINTENANT!

POINTS À RETENIR ET SOLUTIONS PRATIQUES

Troubles civils

Nous avons parlé du risque croissant de ce phénomène en Occident depuis maintenant plus de deux ans. Nous n’avons jamais pris en compte les blocages COVID dans cette analyse. Faisons-le donc brièvement.

Une grande partie du monde est pratiquement fermée aux affaires, laissant les citoyens à court d’argent, au chômage et à court d’options. Des restrictions continuent d’être mises en place, comme celles auxquelles seuls les Nord-Coréens ont été habitués. Ce n’est qu’une question de temps avant que ces problèmes n’explosent en crimes violents et troubles civils. Il ne s’agit pas d’un problème exclusif aux les États-Unis.

Élections américaines

Si Trump gagne : La gauche va péter les plombs. Avec la montée de la violence et du chaos, Trump invoquera la loi sur l’insurrection et fera intervenir l’armée. Et les gens ne seront pas contre. En fait, ils le demanderont. Pourquoi? Parce qu’ils auront l’impression d’être attaqués. Et ils le seront. Mais ils demanderont et obtiendront… un état policier.

Si Biden gagne : Le pays deviendra marxiste si vite que vous en aurez le vertige. Le revenu de base universel, une nouvelle « initiative verte » qui ignore la science et l’économie et qui plongera le pays dans une profonde spirale de dépression pendant que ceux qui sont au pouvoir poursuivent leurs objectifs en toute ignorance et arrogance malgré les preuves croissantes de leur caractère destructeur.

  • Fermer les principaux centres énergétiques au nom de la « sauvegarde du climat »? Bien sûr, pourquoi pas.
  • Appliquer des règles sur l’embauche de personnes « défavorisées », quelle que soit la nouvelle catégorie qu’ils peuvent imaginer (ce sera tout un commerce de recherche de pots-de-vin)? C’est une bonne idée.
  • Emprisonner quiconque prononce un « discours de haine », notion de plus en plus définie par une foule en délire? Absolument.
  • Taxer ceux qui bénéficient d’un « privilège blanc »? Bien sûr que oui.

Ça a l’air dingue, non? Regardez autour de vous, et dites-moi que j’ai tort. Le niveau de vie descendra en chute libre.

Réparations et autoritarisme

L’idée de la repentance n’est pas affreuse si, par exemple, on a fait quelque chose de mal. Si on a agressé une autre personne, il n’est que juste de régler ce problème. C’est ce que le système judiciaire est censé faire. Je vole vos choux, et je suis obligé de payer une amende et de les rendre… ou une punition de ce genre.

L’idée que quiconque devrait être tenu responsable des actes non seulement de nos ancêtres, mais aussi des ancêtres de personnes avec lesquelles vous partagez la même couleur de peau, est complètement folle.

Si nous punissons quelqu’un pour des choses faites par quelqu’un d’autre – mes ancêtres, vos ancêtres, ont tous commis des actes répréhensibles – nous retournons rapidement au désastre absolu qu’était le Moyen-Âge. C’est vrai pour chaque personne sur cette planète (sans exception). Et pourtant, c’est ce qui est suggéré. Et juste un petit rappel. L’âge des ténèbres a duré 400 ans, ce qui est incroyable. [NdT. en fait non, mais ceci est – littéralement – une autre Histoire. Lisez Fomenko]

Les exemples sont nombreux et n’ont cessé de croître en intensité et en volume. Les appels aux blancs à dédommager des « personnes de couleur ». Ce qui est remarquable, c’est que les « personnes de couleur » n’incluent PAS les Asiatiques. En effet, les Asiatiques sont mis dans le même sac que les Blancs. C’est parce qu’ils n’adhèrent pas au principe de la victimisation comme moyen d’obtenir ce qu’ils veulent. C’est pourquoi ils sont surreprésentés dans les universités et les entreprises. Dans l’ensemble, ils réussissent et sont donc eux-mêmes diabolisés. Vous voyez, reconnaître que les Asiatiques ne bénéficient d’aucun « privilège » alors qu’ils obtiennent de meilleurs résultats que la plupart des autres groupes ethniques, à l’exception peut-être des Juifs, détruit complètement le récit et, au lieu de cela, ils sont diabolisés et perdent leur « couleur » comme par magie.

Et donc, des réparations. Des Blancs en particulier (ce qui inclut les Asiatiques) aux Noirs.

Il y a autre chose au sujet des réparations qui est souvent oublié mais qui est d’une importance cruciale. Les réparations que l’Allemagne a dû payer après avoir perdu la Première Guerre Mondiale ont jeté les bases économiques et politiques de la République de Weimar, qui ont permis au parti Nazi de prendre le pouvoir. Le déclin économique (dans lequel nous sommes à 100% aujourd’hui) a toujours été un ingrédient-clé de la montée de l’autoritarisme.

Si vous possédez de la richesse et que vous êtes « blanc », la foule hurlante et haletante vous qualifiera de « privilégié » et cela suffira pour « redistribuer » votre richesse.

Si vous possédez de la richesse et que vous êtes noir, à terme, vous serez identifié comme un « sympathisant » et ils viendront vous chercher aussi.

De nombreux PDG et célébrités qui prônent la vertu essaient de « devancer » la tendance en signalant qu’ils sont « dans le mouvement ».

Premièrement… ce sont des lâches, et deuxièmement… ça ne marchera pas.

Exemple concret. Deux grandes entreprises britanniques (Lloyds of London et Green King) ont promis de payer des « réparations » pour l’esclavage. Un esclavage mené dans les années 1800. Ces clowns sont tout simplement des idiots utiles. En haut de la liste des idiots utiles se trouve Jeff Bezos qui a soutenu massivement les deux confinements ainsi que Black Lives Matter. Pourquoi ? Eh bien, ces deux mouvements ont fait plus pour annihiler complètement sa concurrence (le commerce de détail) que tout ce dont il aurait pu rêver. Si vous avez le courage de le faire, lisez le Washington Post, dont il est propriétaire, et vous y verrez le parti pris inhérent.

Il y aura probablement une taxe de « rétribution » ou de « réparation ». Si vous n’êtes pas dans le groupe ethnique choisi, vous serez ciblé. Le fait que ce soit insensé et raciste en soi n’aura aucune importance.

Des impôts plus élevés… surtout si vous êtes « blanc ».

Comme mon ami Dylan Grice l’a récemment fait remarquer dans un article « Ça vient ! C’est pour bientôt ! Le MMT (ou quelque chose comme ça) arrive. » [NdT. La théorie monétaire moderne (souvent abréviée TMM, ou en anglais Modern monetary theory) se fonde sur le monopole de la violence de l’État qui lui donne la possibilité de taxer, ainsi que de choisir le moyen de paiement de ses taxes]

« Pour certains (comme moi), la MMT et ses cousins ne sont que les dernières métastases d’une branche de l’économie théorique depuis longtemps dévoyée (c’est-à-dire la macroéconomie). Pour d’autres, c’est la solution évidente pour une économie mondiale qui a désespérément besoin de relance, d’investissements dans les infrastructures publiques, de réduction des inégalités et de pratiquement tout ce qu’un politicien pourrait avoir envie d’ajouter à sa liste de souhaits. Je pense que les « autres » vont gagner. Les roulements de tambour se font plus intenses. Le chant qui l’accompagne, « Donnez une chance à la MMT », finira par être entendu. Changement de régime politique. »

Je pense que Dylan a mis le doigt sur le problème. Le MMT et l’UBI (Universal Basic Income – revenu de base universel) ont le vent en poupe. C’est vrai en Europe occidentale comme aux États-Unis, bien que cela puisse être retardé aux États-Unis en fonction des prochaines élections.

L’UBI est une idée si catastrophiquement mauvaise que je ne sais pas par où commencer. Lorsqu’on enlève aux gens la motivation de se lever le matin et d’aller travailler et donc d’avoir un but dans la vie, on détruit absolument ce qu’est l’être humain. S’attendre à ce que cela se termine de manière positive est au-delà de la stupidité. La destruction économique que cela entraînera est difficile à saisir, sans parler de la destruction du tissu social de la société.

Ce que cela va apporter, ce sont des pénuries, surtout de nourriture. C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles nous sommes actuellement optimistes quant à l’agriculture. Voici Mosaic, un excellent proxy pour le secteur.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est kIqont-Gkhi7x43ga5OdeLGW8wP-njWWGbchO3QqLUNpwH2BDVwyDhldAxIOSvkDTxm_ATzGJxRdKs6K9AFfw7zAxbkgN2vN2TSOEoxsvW8T16pVlGjSZH64J8xOCtQdqI9JobvN

Meurtre/génocide

Je ne veux pas être alarmiste et ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas mon genre. Cela dit, nous examinons de très près les exemples historiques. Ignorer cette possibilité serait imprudent.

Dans le passé, des personnes ont reçu une balle dans la nuque, ont été enterrées vives dans des fosses communes, gazées et, dans le cas des goulags, mises au travail jusqu’à la mort.

Comment une telle chose serait-elle menée à l’époque moderne?

Je déteste dire cela, mais un vaccin obligatoire accomplirait la tâche très efficacement, surtout s’il est administré par des gens qui ne sont pas conscients et qui croient plutôt faire un travail honnête. [NdT. gardez bien à l’esprit que ce texte a été rédigé plusieurs mois avant le début de la campagne de « vaccination » Covid] Je me rends compte que cela peut sembler farfelu, mais considérez que le Parti Communiste Chinois fait déjà cela avec la population musulmane de Chine.

Plutôt que de les assassiner en masse, il a mis en place un programme de stérilisation obligatoire. Bien entendu, ils ne disent pas aux Ouïgours qu’on leur injecte des médicaments qui les rendront stériles, mais c’est ce qu’ils font. Et c’est extraordinairement efficace.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est MqDyqgbgtg1L5Dx803OpglYVlFc9X_cu9ZipeCQ_jK6r_fsp4eKy47WFNXjbD_OKbF_SeSWjjQD_arqDR4Wo2B4a1g65y44whaEzbAA3fyVmnooi-T86735iJeC-pxf0MfcMOZJg

Vous pouvez lire ici tout ce qui concerne ce sujet.

L’un des principaux problèmes liés à la perpétration d’un génocide, quelle qu’en soit la forme, réside dans le fait que les victimes courront se mettre à l’abri ou se battront pour leur vie. Il est bien plus facile de les faire marcher de leur plein gré vers l’abattoir. Aujourd’hui, nous disposons d’un ensemble de conditions qui permettraient d’y arriver avec une facilité étonnante. Si les victimes ne sont pas pleinement conscientes de ce qu’elles prennent, elles s’empresseront de prendre quelque chose qui n’est pas ce qu’elles pensent. Il y a des précédents à cela aussi.

« En 1993, l’OMS a annoncé un « vaccin contraceptif » servant au « planning familial ». Les recherches publiées montrent qu’en 1976, les chercheurs de l’OMS avaient conjugué l’anatoxine tétanique (TT) avec la gonadotrophine chorionique humaine (hCG) pour produire un vaccin « contraceptif ». La conjugaison de l’anatoxine tétanique avec l’hCG provoque l’attaque des hormones de grossesse par le système immunitaire. Les résultats attendus sont des avortements chez les femmes déjà enceintes et/ou l’infertilité chez les receveuses non encore fécondées. Des inoculations répétées prolongent l’infertilité. Actuellement, les chercheurs de l’OMS travaillent sur des vaccins anti-fertilité plus puissants qui utilisent l’ADN recombinant. Les publications de l’OMS montrent un objectif à long terme de réduction de la croissance démographique dans les « pays moins développés » instables. En novembre 1993, des publications catholiques ont affirmé qu’un vaccin abortif était utilisé en tant que prophylactique contre le tétanos. En novembre 2014, l’Église Catholique a affirmé qu’un tel programme était en cours au Kenya. Trois laboratoires de biochimie indépendants accrédités par Nairobi ont testé des échantillons provenant de flacons du vaccin antitétanique de l’OMS utilisé en mars 2014 et ont trouvé du hCG là où il ne devrait pas y en avoir. En octobre 2014, 6 flacons supplémentaires ont été obtenus par des médecins catholiques et ont été testés dans 6 laboratoires accrédités. Là encore, de l’hCG a été trouvée dans la moitié des échantillons. Par la suite, le laboratoire AgriQ Quest de Nairobi, dans deux séries d’analyses, a de nouveau trouvé de l’hCG dans les mêmes flacons de vaccin qui avaient été testés positifs précédemment, mais n’a pas trouvé d’hCG dans 52 échantillons supposés par l’OMS être des flacons du vaccin utilisé dans la campagne du Kenya 40 avec les mêmes numéros de lot d’identification que les flacons qui ont été testés positifs pour l’hCG. Étant donné que l’on a trouvé de l’hCG dans au moins la moitié des échantillons de vaccins de l’OMS dont les médecins impliqués dans l’administration des vaccins savent qu’ils ont été utilisés au Kenya, notre opinion est que la campagne « antitétanique » du Kenya a été raisonnablement remise en question par l’Association des Médecins Catholiques du Kenya comme étant une façade pour la réduction de la croissance démographique. »

Pour être franc, le fait même d’écrire sur ce sujet me semble surréaliste et étrange. L’une des raisons pour lesquelles je le fais est que je vous demande de réfléchir à ce que vous avez vu se produire rien que ces derniers mois. Des choses que, si on vous avait dit l’année dernière à la même époque qu’elles se produiraient, vous auriez probablement rejetées en bloc et jugées ridicules.

Que se passera-t-il si vous ne vous conformez pas?

Eh bien, ils vous excluront du système. Essayez d’obtenir un prêt bancaire sans preuve de votre vaccin. Désolé, je ne peux pas vous aider. Essayez d’obtenir une assurance. Désolé, vous représentez un risque pour la santé. Essayez de prendre l’avion. Vous êtes un danger pour les autres passagers, donc pas de voyage pour vous. Essayez de vous déplacer dans un « espace public » et vous serez arrêté pour « mise en danger du public ». Ils ont déjà commencé à le faire avec les masques. Pourquoi ne pas passer à l’étape suivante?

Une chose que l’Histoire nous enseigne est la suivante. Si vous inculquez la peur de Dieu aux gens, ils abandonneront volontiers leurs libertés pour la « sécurité ».

Et quoi d’autre?

Les biens immobiliers

Aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans les pays d’Europe occidentale, l’immobilier dans les centres-villes va poser problème. L’immobilier commercial encore plus. La poussée migratoire vers l’extérieur des centres-villes, où la vie est chère, ne fera qu’accélérer l’effondrement de l’immobilier commercial de détail, qui a été frappé de plein fouet par les fermetures gouvernementales. Lorsque les confinements ont été décrétés, les gens s’attendaient à rester chez eux pendant quelques semaines, puis à revenir à la normale. Si les confinements n’avaient duré que ces quelques semaines, je suis sûr que c’est ce qui se serait passé.

Je l’ai observé depuis chez moi, ici, avec mes enfants et leur scolarité. La première semaine a été un foutoir fait d’incompétence et de chaos. Les enseignants essayaient – vraisemblablement – de comprendre comment utiliser un ordinateur, et j’imagine sans peine que beaucoup d’entre eux ont cherché sur Google des « applications d’enseignement », suite à quoi on les a vus utiliser une foultitude de logiciels incompatibles. C’était la pagaille. Par exemple, j’ai eu deux conversations téléphoniques avec des enseignants où je comprenais bien ce qu’ils essayaient de faire, tout en sachant que cela ne marcherait pas (uniquement parce que j’avais déjà utilisé le logiciel et que je voyais bien que ce qu’ils en attendaient ne fonctionnerait pas). Par exemple, on ne peut pas donner à une classe de 25 enfants un document partagé dans le cloud pour les faire tous travailler dessus. Quoi qu’il en soit, la situation s’est un peu améliorée au cours de la deuxième semaine, et ça a avancé à partir de là. Au bout de la sixième semaine, presque tous les problèmes avaient été résolus et mes enfants eux-mêmes trouvaient que le travail à domicile était en fait très agréable. Ils pouvaient faire beaucoup de choses par eux-mêmes, avec une aide numérique ça et là.

Aujourd’hui, la même histoire vient de se jouer, non seulement dans les écoles du monde entier, mais aussi dans les entreprises. Nombre de ces entreprises ne reviendront PAS à la situation antérieure.

Deux choses :

  1. elles ont compris comment travailler à distance de manière beaucoup plus efficace – parce qu’elles le devaient.
  2. leurs revenus ont été affectés, et ces coûteux bureaux ont semblé être une babiole pas strictement nécessaire et inabordable en raison de leur impact sur les flux de trésorerie.

Il est clair qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème d’immobilier commercial. Si on travaille dans une entreprise située dans une grande zone métropolitaine et qu’on travaille régulièrement à domicile, quel sens cela a-t-il de vivre dans un petit appartement ou une maison coûteuse alors qu’on peut facilement déménager dans une banlieue ou une zone rurale où on pourra échanger son appartement de trois chambres contre quatre hectares de terrain, un cheval et une maison de six chambres. Ce phénomène a été accéléré par la violence et les émeutes.

Le fait que la police soit privée de subsides et n’ait plus aucune autorité réelle aux États-Unis et, dans une moindre mesure, en Grande-Bretagne signifie que vivre dans les zones urbaines alors que le chômage monte en flèche deviendra une très mauvaise idée. Ceux qui ont les moyens quitteront les villes.

Cela créera une boucle de rétroaction. Les villes tirent la majorité de leurs revenus des impôts fonciers. Les villes, en particulier celles qui ont pris fait et cause pour les manifestations, comme New York, Chicago et Seattle, vont tout simplement augmenter les impôts (parce qu’elles sont dirigées par des Démocrates). Cela fera fuir de plus en plus de personnes et fera baisser la valeur des propriétés, ce qui entraînera d’autres hausses d’impôts, ce qui accélérera l’effondrement des recettes fiscales nettes. La faillite suivra. Ces quartiers deviendront rapidement des endroits dangereux où règne la criminalité et, comme la police a été dépouillée de ses pouvoirs et qu’elle a maintenant trop peur d’intervenir et de – eh bien, policer – de peur d’être dénoncée par la nouvelle religion, les bandes criminelles combleront le vide laissé par le pouvoir. Si vous possédez des biens immobiliers dans les grandes villes américaines, le moment de vous en délester, c’était hier. Il n’y aura pas de « retour en arrière ».

Ce qui m’amène aux marchés des obligations d’État. Les recettes fiscales du gouvernement se sont effondrées après la fermeture de l’économie. La montée des marxistes et les émeutes qui ont suivi ont porté un nouveau coup à ces recettes, et la guerre civile à venir va complètement détruire les impôts sur le revenu.

Ces recettes fiscales sont ce qui finance les marchés obligataires.

À l’heure actuelle, les gestionnaires d’actifs macroéconomiques n’y prêtent pas attention (c’est trop politique, vous vous souvenez? et personne ne veut en parler de peur d’être « annulé » par un crétin et par la meute de justiciers sociaux) et, en tant que tels, ils voient une économie moribonde et se disent… « aha! tendance déflationniste » et achètent des obligations.

Ils font erreur… une erreur tragique.

Les marchés obligataires se tiennent sur des jambes plus vacillantes que jamais, et lorsqu’ils s’effondreront, le déplacement de capitaux qui en résultera sera vraiment époustouflant.

Dette du gouvernement américain par rapport au PIB

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est 0F89maP_48gshmqUCBittBKvabrzUfO-iyYLQr0esXFVObTMPg5o8JUp1fPJg5W5s1RVS6yOJF9NMjLwQ3MeHuJr87GgqNUvFr1fAMPF3_FrJOVjay3LC_UHb09ckhzpBBpMvvfx

Le PIB s’effondre sous les verrouillages institués par le gouvernement.

Les troubles civils continus exercent une pression accrue sur le PIB et donc sur les recettes fiscales du gouvernement.

Voyez la courbe des demandes de chômage aux États-Unis.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est l5_XM1-xdFGYjj9RjC2s81Y92mf5Btx_XY0THhlRNPEU23KG4H3Q4hkw4Imv551ZkDI1TtWVlrAa-RWgbeNMv9_HMejPhlfqpnu7cCK1zsgmsYXv2iDCDGjUEa-xeMthXCDh9Bxq

L’agitation sociale est fortement corrélée au chômage des jeunes. Il est clair que nous n’avons pas que le chômage des jeunes à craindre… mais vous pouvez l’ajouter à la liste. C’est à la fois haussier pour les actions d’armes à feu et baissier pour les obligations.

Les universités

C’est la même chose.

Quel sens cela a-t-il d’avoir des bâtiments et des campus tentaculaires et élaborés, dont l’entretien est incroyablement coûteux, alors que personne n’est présent et que les étudiants suivent des cours à distance?

Pensez maintenant aux villes universitaires et à l’immobilier dans ces villes. Les impacts et les conséquences de second ordre de ce phénomène vont fondamentalement changer les marchés de bien plus de façons que quiconque ne l’envisage actuellement.

Ramifications internationales

La culture de l’annulation est absolument destructive pour la formation de capital. Qui veut créer une entreprise dans l’Ouest aujourd’hui? Qui engagez-vous… La femme noire de service? Une personne trans? Un végétalien? Une personne handicapée? Tous ces éléments combinés? Si tout ça vous semble loufoque, c’est parce que ça l’est. Mais comment faire pour décider? Bien entendu, rien de tout ça n’a de rapport avec ce que fait réellement votre entreprise. Alors non, vous ne vous lancez tout simplement pas. Les risques sont trop importants. C’est ainsi que meurt la formation de capital. C’est ainsi que meurt l’innovation. Et tandis que les démocraties occidentales souffrent de cette situation, l’Est comble le vide.

D’Ouest en Est

Si vous voulez savoir où le capital va se déplacer, jetez un œil aux pays qui ne se rallient PAS au mouvement Black Lives Matter. Sachez que ce que nous examinons ici n’a rien à voir avec le racisme réel.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est 3hnsbkJ6wnQPfvrefrgMCPfpCXAeYt-QkJX8hG5XHnfXwe_5ttADQoXZxVtpJagEywTL7kYsnNKvirzUwiWMtSKU9efXOB0KhTaL1H91EVlVO-8cXUKaMQ-uTMgtuaSpcFPwPhqD

Cette anomalie est confirmée en Asie où il n’y a pas non plus de manifestations. Les raisons sont dues à ce que j’appellerais l’ADN de toute société à un moment donné.

J’ai expliqué cette dynamique et explicitement [décrit] comment elle concerne l’Europe occidentale et orientale dans un article du blog publié il y a maintenant deux ans. Vous pouvez le lire ici.

Viktor Orban, le leader hongrois non libéral et provocateur, a récemment déclaré dans une interview :

« Je vois aussi que les forces de l’ordre et la police sont dans les rues et pourtant il y a une vague de violence. Des statues sont renversées, les conditions sont déplorables et il y a des guerres de gangs dans les belles rues des petites villes des pays civilisés d’Europe occidentale », a déclaré M. Orbán.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est fZGFYl8HEGiu3XRgfecRZY66NAGxvMVEvbYsJJNG-U2pOPSBgIoDtjMTfstfS_ntX3VGlSy3pSNCwPWbu560rCNJOkTOH448b4jvxciIksfnnUJo9DGJ6sgqjmRb_oqSmPYaMkRs

« Je regarde les pays de ceux qui nous conseillent sur la façon de mener notre vie correctement et sur la bonne gouvernance, le bon fonctionnement de la démocratie, et je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. »

Après la chute du mur de Berlin, les Européens de l’Est ont cherché une vie meilleure en Europe occidentale. La fuite des cerveaux s’est faite dans un sens. De l’Est vers l’Ouest. Mais depuis plus d’une décennie maintenant, les Européens de l’Est retournent de plus en plus chez eux, préférant leur propre pays et leur propre culture. Leurs pays d’origine sont devenus de plus en plus riches et franchement plus agréables à vivre, le niveau de vie n’ayant cessé d’augmenter.

La prochaine étape – et c’est là que se trouvent les opportunités – est que les Européens de l’Ouest les plus brillants vont commencer à s’installer dans certains pays d’Europe de l’Est où les opportunités sont meilleures. Le seul problème, c’est qu’il sera beaucoup plus difficile de passer d’un pays à l’autre que par le passé.

Asie

Je n’ai pas trouvé de joli graphique montrant le manque d’intérêt pour les manifestations BLM en Asie… en grande partie parce que personne ne s’intéresse aux mouvements populaires de justice sociale ou de climat là-bas.

Pour comprendre pourquoi l’Est va gagner, il faut considérer la formation de capital.

La formation de capital est au cœur de toute économie qui fonctionne bien. Pour former du capital, les conditions sous-jacentes doivent être présentes. Il s’agit, entre autres, des éléments suivants:

  • Un système juridique qui protège les intérêts des participants et offre une réparation des griefs tels que le vol. A souligner… PAS des griefs basés sur la victimisation ou la « justice sociale ».
  • Un système économique qui permet la propriété. La propriété étant à la fois intellectuelle et physique.

La situation géopolitique mondiale devenant de plus en plus fragile et fracturée, les pays vont réorganiser leurs chaînes d’approvisionnement, leurs accords commerciaux et leurs alliances militaires. Les pays asiatiques – qui considèrent tous leurs voisins comme des ploucs! – continueront à commercer avec ces pays voisins, renforçant leurs liens à la fois par nécessité et en raison d’objectifs communs partagés et d’une profonde compréhension de leurs cultures respectives.

Au cours des deux prochaines décennies, je reste convaincu que l’Asie deviendra la région économique mondiale dominante dans le monde.

Voici la distribution du capital mondial aujourd’hui.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est mj6CCXX3lparhCULYTB8Xu4ojOTxm21ig6kUlDtBtseZV2aFCQuQkwLkIKPHJfXTUt-M7gD0Q7WNa16aLbJZzOgAYs0kXEQxvL-Q_UM7EetgzIAQa2Q4P2W5_aRPGcDIyhJms5g4

Et voici les plus grandes bourses de produits dérivés au monde.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est 5Ykx5wvQDCu_cOfARR3HIxLVDlPD4pOHc62rpMotXtmhKt2R1zGm8qPl_fw54pHPtUezpZxdR5JO3YTrK8Er1innnzF1E3VCZi6DykhM4uYLsdjuTaKlGNg3HCEqVDgSfqw17Kok

Nous verrons de plus en plus d’entreprises se re-domicilier en Asie et lorsqu’il s’agira de lever des capitaux, elles le feront en Asie.

Cela peut sembler être une opinion extrême aujourd’hui. Je le comprends.

Mais c’est exactement ce qui s’est déjà produit en termes de capitaux et d’entreprises qui l’ont fait dans d’autres pays. Mon pays natal, l’Afrique du Sud, l’a fait lorsque les lois BEE (Black Economic Empowerment) [NdT. Le Black Economic Empowerment ou BEE (signifiant à peu près « développement économique des Noirs »), est un programme à base raciale, lancé par le gouvernement sud-africain pour rectifier les inégalités créées par l’apartheid] ont été adoptées, obligeant les entreprises à renoncer à leurs structures de propriété afin d’atteindre l' »égalité ». De nombreuses entreprises se sont alors redomiciliées, ont retiré les actifs « nationaux », puis ont créé une nouvelle société en y intégrant les actifs non sud-africains. Anglo American, Richmont, Biliton, British American Tobacco, Old Mutual, South African Breweries et Investec ne sont que quelques exemples. Il y en a beaucoup d’autres. Tout cela a déjà été essayé et testé auparavant, et pas seulement en Afrique du Sud. C’est ce qui va se passer pour de nombreuses entreprises actuellement domiciliées et cotées sur les bourses américaines.

D’Ouest en Est sur le plan académique

Consumé par un faux récit articulé sur la justice sociale, l’Occident se jette à corps perdu dans le marxisme. Nous sommes le produit de notre pensée, et lorsque notre pensée est torturée et déformée, alors nos résultats sont torturés et déformés. L’âge des ténèbres a été nommé ainsi parce que la pensée y était très torturée. Les gens s’intéressent rarement aux causes d’une situation, de la même manière qu’ils s’intéressent aux effets de premier ordre des événements en négligeant totalement les conséquences de second ordre (les confinements en sont un excellent exemple, avec leur longue liste des effets de second ordre de destruction économique, d’augmentation de la pauvreté, d’augmentation des suicides, de santé mentale, et bien plus encore).

La tendance vers un monde politiquement correct, propre aux démocraties occidentales développées, s’accélère depuis plus d’une décennie maintenant. Je l’ai signalé à de multiples occasions, souvent sous le coup de critiques. Aujourd’hui, on est passés en mode complètement débile.

L’université de Princeton, par exemple, cherche à mettre en place une police de la pensée et à « punir les disciplines insuffisamment diversifiées« .

L’université d’État de Californie veut « réparer le racisme systémique » et a exigé la gratuité de l’enseignement pour les étudiants non-blancs et la ségrégation pour que les étudiants non-blancs n’aient pas à subir la proximité offensante des Blancs. Ce qui est hilarant, c’est que cette mesure est présentée comme un moyen de réduire le racisme. À ce rythme, The Onion [NdT. The Onion (« L’Oignon ») est un média d’informations parodiques américain] va faire faillite.

Ils ont même trouvé un nom accrocheur pour décrire le fonctionnement de ce nouveau monde utopique. Du moins en ce qui concerne les mathématiques. ETHNOMATHÉMATIQUES. Non, sérieusement. Dans ce nouveau monde progressiste, 2+2=oppression et la « réussite » est une construction suprématiste blanche. Les deux doivent être abolis.

Selon Tracy Castro-Gill, professeur d’études ethniques à Seattle, la seule façon de « décoloniser » la classe est que les enseignants se débarrassent des « notions suprématistes blanches de réussite et d’opportunité« .

L’objectif ici est de « combler le fossé des opportunités ». En d’autres termes, il s’agit de forcer les enfants intelligents à devenir aussi médiocres que les enfants stupides. Bingo, on a enfin l’égalité.

« Combler les écarts entre les « réalisations et les opportunités » est une façon occidentale de penser l’éducation. Elle est linéaire et considère les étudiants comme manquant de quelque chose et devant être transformés en un idéal, qui est défini par la suprématie blanche. »

Les gens et le capital récompenseront cette façon de penser comme ils l’ont toujours fait. Ils la fuiront. Et tandis qu’ils fuiront, le gouvernement leur mettra des bâtons dans les roues. Les contrôles de capitaux, les contrôles physiques aux frontières (oui, maintenant ils ont le virus comme excuse) et les menaces physiques viendront naturellement. En même temps, ceux qui le voient et agissent avant qu’il ne soit trop tard iront là où ils sont le mieux traités. Inversion de la diaspora.

Considérez ceci: si vous êtes un entrepreneur confronté à la perspective de créer une entreprise en Californie, par exemple, où la loi vous oblige à embaucher en fonction d’une certaine « équité entre genres » ou de l’une des myriades de directives basées sur l' »équité » à venir, déterminées par un crétin dans un bureau… que faites-vous ? Vous réalisez qu’après avoir rempli toutes leurs exigences débiles, ils vous voleront tous vos profits alors que vous devez nourrir votre famille et quand vous regardez dans les yeux de vos enfants et pensez à leur avenir, à moins que vous ne vous mentiez à vous-même, vous saurez ce que vous devez faire.

Comme Tacite l’a dit il y a 2000 ans,

« Plus les lois sont nombreuses, plus la société est corrompue. »

Continuons…

La ville de Seattle, qui semble mener le monde dans sa course incessante vers une utopie « woke », a récemment convoqué ses employés blancs (uniquement les employés blancs) à une réunion spéciale où ils ont été informés que leur couleur de peau était offensante et inacceptable. Le programme s’intitule « Interrompre la supériorité raciale et la blancheur intériorisées« . Les travailleurs ont reçu l’ordre d’entreprendre un travail consistant à « défaire leur blancheur ».

S’il y a jamais eu un moyen de générer le genre d’hostilité raciale qui conduit à des résultats aussi abominables qu’un génocide, voilà, mes amis, comment on s’y prend.

D’un autre côté, quiconque connaît l’Asie en général ou même la diaspora asiatique connaît probablement leur incroyable éthique du travail et la valeur qu’ils accordent à l’éducation. Pensez-vous vraiment que les parents asiatiques vont envoyer leurs enfants chéris dans ce repaire d’ineptie et d’incompétence?

La réponse est non, aucune chance. Étude après étude, il s’avère que non seulement les Asiatiques dominent complètement en mathématiques, en sciences et en ingénierie, mais que l’Occident prend de plus en plus de retard, l’écart se creusant à un rythme accéléré.

Ainsi, pendant que l’Occident se suicide intellectuellement en se concentrant sur les études de genre et autres foutaises du même acabit, tout en permettant aux étudiants de réussir en maths à condition que les réponses soient sanctionnées en fonction de la race… la productivité de l’Occident connaîtra un déclin brutal. Comment pourrait-il en être autrement? Je veux dire, vivriez-vous dans une tour conçue et construite par un de ces étudiants dont les mathématiques et l’ingénierie disent que 2+2 est égal à autre chose que 4 ?

Donc non, le transfert du capital intellectuel sera soudain et rapide. Ce que les marxistes ne comprennent pas, c’est que la richesse n’est pas « matérielle ». C’est du capital intellectuel. La marchandise est le résultat de l’exploitation de ce capital intellectuel. Enlevez-le et tout ce que vous avez, c’est la décadence. C’est ce qui nous attend malheureusement.

Mais sur le terrain de jeu international, il y a autre chose à considérer.

Le vide du pouvoir

Alors que l’Amérique est aux prises avec une révolution marxiste et une guerre civile imminente, comprenez que cela crée un vide de pouvoir dans la politique internationale. Vous pouvez être sûr que d’autres observent et attendent patiemment que les opportunités se présentent. Nous avons déjà vu le Parti Communiste Chinois profiter de la crise actuelle créée par les confinements et l’agitation politique aux États-Unis pour prendre Hong Kong. Ils ont les yeux rivés sur Taiwan. Mais vous pouvez vous attendre à ce que de nombreux autres acteurs soient plus agressifs. La Turquie montre ses muscles en cherchant à se réaffirmer en tant que puissance régionale.

Chronologie

La prochaine décennie sera extraordinairement bonne pour les biens durables. Le problème, c’est que pour celui qui se trouve dans un pays occidental, il y a de fortes chances pour que l’on cherche à lui voler tout ou partie de ces bénéfices.

Cela signifie qu’il faut se préparer MAINTENANT à cette inévitabilité.

CE QUE JE FAIS

Deux choses pour le moment. Pas encore implémentées mais je suis en train de régler les détails.

Flûte. Trois choses, en fait. La première est évidente. Tous les membres d’Insider ainsi que nos clients de Glenorchy Capital le savent. Je pense que nous sommes actuellement aussi bien positionnés par rapport au chaos qui menace notre portefeuille que nous pouvons l’être. Il y a deux autres choses sur lesquelles j’ai travaillé un peu plus silencieusement. En voici une très brève introduction.

La première. Pour la spéculation, le cashflow et le profit, je chercherai à acheter des biens immobiliers en difficulté à Dubaï au cours des 12 à 24 prochains mois. L’énergie va représenter un investissement vraiment spectaculaire et le complexe énergétique vient d’être sérieusement concentré au Moyen-Orient et en Russie. Le pouvoir de fixation des prix qui est en train de se construire n’est rien moins qu’époustouflant. Dubaï, qui n’est qu’un exportateur minime de pétrole (environ 4 % du PIB), a toujours été la Suisse du Moyen-Orient. C’est là que les affaires se concluent, que les riches vont en vacances, se divertissent et stockent leurs richesses. C’est le centre financier du Moyen-Orient. Il a été décimé à la fois par l’effondrement des prix du pétrole et par les autres secteurs d’affaires dont Dubaï tire des revenus. Et ce sont le tourisme et les conférences. Ces deux secteurs sont récemment tombés à zéro. Actuellement, je peux acheter des biens immobiliers haut de gamme (ridiculement haut de gamme, décorés par Versace) pour moins cher que le coût de leur construction. Comme je l’ai dit… J’en dirai plus à ce sujet, car à l’origine, j’avais l’intention de m’y lancer avec quelques amis et d’acheter via un syndicat. J’ai reçu des tonnes de messages d’intérêt de la part de clients depuis que je l’ai mentionné une première fois et je vais donc mettre en place un véhicule dédié pour le faire.

Deux. Pour le plan B, j’ai l’oeil sur la Thaïlande. L’Asie va gagner, et je pense que ce sera consommé dans les 10 à 15 prochaines années. A ce moment, ce sera très clair, mais les prix seront fixés en conséquence. Ça arrive beaucoup plus rapidement que ce que j’avais prévu. Il y aura de nombreuses opportunités. Pour l’instant, je me concentre sur la Thaïlande, qui est bien placée pour devenir la « Suisse » de l’Asie.

Cette tendance est en place depuis la crise asiatique, mais elle va maintenant s’accélérer. Je vais vous donner un exemple et laisser les détails de côté pour le moment, car, soyons honnêtes, ce rapport est déjà assez long.

Les candidats au programme de résidence Elite thaïlandais pour les trois premiers mois de cette année représentent déjà plus de 50 % des demandes pour toute l’année 2019. Cette demande provient en grande partie de citoyens américains déjà en Thaïlande qui regardent les États-Unis et se disent « Non merci… Ça m’intéresse autant d’y retourner que de subir une coloscopie ».

Les demandes américaines provenant de l’extérieur de la Thaïlande ont augmenté de plus de 100 % si l’on compare le premier trimestre de 2020 au premier trimestre de 2019… et en fait si l’on compare le premier trimestre de 2020 à n’importe quel trimestre de 2019.

Nos amis américains ne sont pas les seuls à voir le train arriver et à considérer la Thaïlande comme un excellent havre de paix pour les entrepreneurs et les entreprises. Le nombre d’Australiens qui ont demandé à quitter le « pays de la chance » au cours du premier trimestre de cette année a augmenté de 228 % par rapport au premier trimestre de 2019, et les Européens se sont montrés très actifs, les demandes britanniques et françaises ayant augmenté respectivement de 75 % et 73 %.

Le fait est que les nations asiatiques n’ont tout simplement rien à foutre du seau de vomi de virtue-signalling néo-marxiste. Ils vont, en combinant nécessité économique, proximité géographique, facilité culturelle et compréhension mutuelle, renforcer le commerce avec les pays voisins, ce qui soutiendra l’ensemble de la région et accélérera leur croissance. Qu’ils continuent unilatéralement à se détester et à penser que leurs voisins respectifs sont une bande d’arriérés est une évidence. Le racisme entre les pays asiatiques est considéré comme une évidence, bien que personne ne soit intéressé par la destruction de tout ce pour quoi ils ont travaillé afin de « réparer ce tort ».

C’est dans cette direction que le capital intellectuel s’orientera de plus en plus. Au siècle dernier, les nations asiatiques en développement ont vu leurs meilleurs éléments se diriger vers les universités occidentales et, pour beaucoup, le but ultime était de quitter leur pays pour l’Occident… pour de bon. Cette tendance a commencé à s’estomper au début des années 90 et n’a cessé de ralentir depuis. Elle s’est à nouveau accélérée en 2008 et va maintenant passer à la vitesse supérieure. Non seulement elle va ralentir, mais elle va maintenant s’orienter rapidement dans l’autre sens. Les Occidentaux intelligents vont d’abord commencer à mettre leurs capitaux hors de danger… vers l’Asie et ensuite ils feront de même avec leurs personnes. A mesure que cela se produira, la facilité de le faire diminuera naturellement (offre et demande).

Je veux être en avance sur cette courbe car elle sera multi-générationnelle, et même si je déteste le dire, c’est là que se trouve l’avenir de mes enfants.

Pour moi, c’est plus important que tout le reste. Si vous souhaitez participer à l’un ou l’autre de ces projets, ou aux deux, allez ICI pour obtenir plus d’informations et je vous tiendrai au courant.

Je vous laisse avec cette célèbre citation. Il est malheureux qu’elle soit si appropriée à notre époque et à ce à quoi nous sommes tous confrontés.

« Ils sont d’abord venus chercher les communistes, et je n’ai rien dit parce que je n’étais pas communiste. Ensuite, ils sont venus chercher les Juifs, et je n’ai rien dit parce que je n’étais pas juif. Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n’ai rien dit parce que je n’étais pas syndicaliste. Puis ils sont venus chercher les catholiques, et je n’ai rien dit parce que j’étais protestant. Puis ils sont venus me chercher, et à ce moment-là, il ne restait plus personne pour rien dire. » Martin Niemöller (pasteur luthérien allemand)

Comme toujours, merci d’avoir lu et de faire partie d’Insider.

Sincèrement,

Chris MacIntosh
Fondateur et rédacteur en chef, Capitalist Exploits Independent Investment Research
Fondateur et associé directeur, Glenorchy Capital

Avis de non-responsabilité

Le site Web de Capitalist Exploits, Insider et tout contenu publié par Capitalist Exploits sont obtenus à partir de sources considérées comme fiables, mais leur exactitude ne peut être garantie. Les informations contenues dans ces publications ne sont pas destinées à constituer des conseils d’investissement individuels et ne sont pas conçues pour répondre à votre situation financière personnelle. Les opinions exprimées dans ces publications sont celles de l’éditeur et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les informations contenues dans ces publications peuvent devenir obsolètes et il n’y a aucune obligation de mettre à jour ces informations. Il vous est conseillé de discuter avec vos conseillers financiers de vos options d’investissement et de savoir si un investissement est adapté à vos besoins spécifiques avant d’effectuer des investissements.

Capitalist Exploits et autres entités dans lesquelles il a un intérêt, les employés, les dirigeants, la famille et les associés peuvent de temps à autre avoir des positions dans les titres ou les produits couverts dans les publications ou le site Web. Les politiques d’entreprise visent en effet à éviter les conflits d’intérêts potentiels et à résoudre les conflits d’intérêts s’ils surviennent, en temps opportun.

© Copyright 2020 par Capitalist Exploits


Pourquoi les pénuries seront permanentes: les pénuries d’approvisionnement mondiales présentent un intérêt financier fantastique – par Charles Hugh Smith.

Source.

Traduction

Pourquoi les pénuries seront permanentes: les pénuries d’approvisionnement mondiales présentent un intérêt financier fantastique.

L’ère de l’abondance n’a été qu’un artefact éphémère de la phase initiale d’impulsion de la mondialisation et de la financiarisation.

Les entreprises mondiales n’ont pas déployé tous les efforts nécessaires pour établir des quasi-monopoles et des cartels pour notre confort – elles l’ont fait pour s’assurer des profits importants et fiables grâce au contrôle et à la rareté. Toutes les pénuries ne sont pas artificielles, c’est-à-dire le résultat de cartels limitant l’offre pour maintenir les prix élevés ; de nombreuses pénuries sont réelles, et l’origine de beaucoup de ces pénuries peut être trouvée dans la suppression de la redondance/des multiples fournisseurs de produits industriels essentiels dans le but de rationaliser l’efficacité et d’éliminer la concurrence.

Rappelons que la concurrence et l’abondance sont incompatibles avec les profits. Une concurrence largement ouverte et une abondance structurelle sont les conditions les moins propices à la réalisation de profits importants et fiables, tandis que les quasi-monopoles et les cartels qui contrôlent les produits rares sont les mécanismens idéaux pour générer des profits.

Les incitations à élargir le nombre de fournisseurs, c’est-à-dire à accroître la concurrence, sont effectivement nulles. Les entreprises américaines ont dépensé 11.000 milliards de dollars pour racheter leurs propres actions au cours de la dernière décennie, soit l’équivalent du PIB combiné du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie. Si l’ajout de nouveaux fournisseurs à la chaîne d’approvisionnement mondiale était rentable, une partie de ces 11.000 milliards de dollars aurait permis d’exploiter ces vastes bénéfices.

La réalité financière est que tenter de concurrencer un cartel établi qui s’est emparé des mécanismes réglementaires et politiques est un gaspillage téméraire de capital. Si la création d’un nouveau fournisseur de solvants essentiels, etc. était si attirante, pourquoi Google et Apple ne consacreraient-ils pas une part de leurs milliards de dollars en liquide à faire de l’argent facile ?

Les barrières à l’entrée sont élevées et les marchés sont limités. Un grand nombre de lubrifiants, de solvants, d’alliages, de câbles spécialisés, etc. sont essentiels à la fabrication de tous les produits de consommation et les produits industriels achetés dans le monde entier, mais les marchés sont limités : les fabricants ont besoin d’une quantité X d’un solvant spécialisé, pas de 10X.

Au bon vieux temps, avant que la mondialisation et la financiarisation ne conquièrent le monde, les entreprises alignaient [les offres de] trois fournisseurs fiables pour chaque composant critique, car cette redondance permettait d’éviter l’étranglement de la chaîne d’approvisionnement. Mais pour maintenir ces trois fournisseurs en activité, il faut répartir le carnet de commandes entre les trois. Personne ne gardera ouverte une installation si elle n’est utilisée qu’occasionnellement lorsque le fournisseur principal rencontre un problème.

Et maintenant, nous subissons l’ensemble des conséquences de la suppression de la redondance et de la concurrence, et de la cession du contrôle des chaînes d’approvisionnement aux quasi-monopoles et aux cartels. La rareté est leur source de profits, et puisqu’il n’y a aucun sens financier à dépenser une fortune pour construire une usine pour fabriquer des solvants, des lubrifiants, des alliages, etc. en quantités limitées sur des marchés dominés par des quasi-monopoles et des cartels, les pénuries seront une caractéristique permanente de l’économie mondiale du XXIéme siècle.

L’ère de l’abondance n’a été qu’un artefact éphémère de la phase initiale d’accélération de la mondialisation et de la financiarisation ; maintenant que la consolidation est terminée, les pénuries présentent un intérêt financier fantastique.

Il faut remercier les entreprises américaines d’avoir gaspillé 11.000 milliards de dollars pour enrichir encore davantage les 0,1 % du capital et les initiés. Hélas, il n’y avait pas de meilleur usage pour tous ces milliards que d’enrichir encore plus les déjà super-riches.

Désolés! Le mode de vie que vous avez commandé est actuellement hors-stock.

Texte original

Why Shortages Are Permanent: Global Supply Shortages Make Fantastic Financial Sense

The era of abundance was only a short-lived artifact of the initial boost phase of globalization and financialization.

Global corporations didn’t go to all the effort to establish quasi-monopolies and cartels for our convenience–they did it to ensure reliably large profits from control and scarcity. Not all scarcities are artificial, i.e. the result of cartels limiting supply to keep prices high; many scarcities are real, and many of these scarcities can be traced back to the stripping out of redundancy / multiple suppliers of industrial essentials to streamline efficiency and eliminate competition.

Recall that competition and abundance are anathema to profits. Wide open competition and structural abundance are the least conducive setting for generating reliably ample profits, while quasi-monopolies and cartels that control scarce supplies are the ideal profit-generating machines.

The incentives to expand the number of suppliers, i.e. increase competition, are effectively zero. America’s corporations spent $11 trillion buying back their own stocks over the past decade; that’s equal to the combined GDP of Japan, Germany and Italy. If adding new suppliers to the global supply chain were profitable, some of that $11 trillion would have exploited those vast profits.

The financial reality is attempting to compete with an established cartel that has captured regulatory and political mechanisms is a foolhardy waste of capital. If firing up a new supplier of essential solvents, etc. was so captivatingly profitable, the why wouldn’t Google and Apple take a slice of their billions in cash and go make some easy money?

The barriers to entry are high and the markets are limited. A great many specialty lubricants, solvents, alloys, wires, etc. are essential to the manufacture of all the consumer and industrial products that are sourced globally, but the markets are narrow: manufacturers need X amount of a specialty solvent, not 10X.

Back in the good old days before globalization and financialization conquered the world, corporations lined up three reliable suppliers for every critical component, as this redundancy alleviated supply chain chokeholds. But to keep those three suppliers in business, you need to spread the order book among all three. Nobody will keep a facility open if it’s only used occasionally when the primary supplier runs into a spot of bother.

And so now we’re all seated at the banquet of consequences flowing from stripping out redundancy and competition, and ceding control of supply chains to quasi-monopolies and cartels. Scarcities are their source of profits, and since it makes zero financial sense to spend a fortune building a plant to make solvents, lubricants, alloys, etc. in limited quantities in markets dominated by quasi-monopolies and cartels, shortages are a permanent feature of the 21st century global economy.

The era of abundance was only a short-lived artifact of the initial boost phase of globalization and financialization; now that the consolidation is complete, shortages make fantastic financial sense.

By all means thank Corporate America for squandering $11 trillion to further enrich the top 0.1% and insiders. Alas, there was no better use for all those trillions than further enriching the already-super-rich.

Ce qui se passe réellement en Chine – par Charles Hugh Smith.

Deuxième article de Charles.

Source.


Traduction

Ce qui se passe réellement en Chine

23 septembre 2021

Des pertes seront subies et des sacrifices imposés à ceux qui ne comprennent pas que l’État chinois ne pourra plus absorber les pertes liées aux excès spéculatifs.

Commençons par stipuler que personne en dehors du cercle restreint du président Xi ne sait vraiment ce qui se passe en Chine, et donc mes commentaires ici sont des observations systémiques, et non des revendications de connaissances d’initiés.

De nombreux observateurs occidentaux ont noté la centralité de la doctrine marxiste-léniniste-maoïste dans les écrits du président Xi. Cela revient un peu à invoquer les Pères fondateurs de l’Amérique pour soutenir les politiques actuelles [américaines]: si vous essayez de modifier la politique de l’État en Chine, vous devez l’expliquer dans le contexte de l’histoire et des doctrines du Parti Communiste chinois. Peu importe si les idéaux ne sont pas atteints ; ce qui importe, c’est d’établir une continuité et une résonance avec l’histoire de la Chine, les doctrines fondamentales du communisme chinois et le leadership du PCC fondé sur ces doctrines.

Cela dit, nous devons veiller à ne pas trop lire dans les évocations doctrinales telles que la prospérité commune, qui sont des ancrages conceptuels et des slogans utiles, mais ne donnent pas l’histoire complète.

Ce qui se passe réellement en Chine n’est ni marxiste ni capitaliste – c’est tout simplement la cupidité humaine non idéologique, l’orgueil démesuré et la pensée magique qui se manifestent sous la forme d’un aléa moral incontrôlé. L’aléa moral [NdT. Un effet pervers qui peut apparaître dans ce type de situations est qu’un agent, isolé d’un risque, se comporte différemment que s’il était totalement lui-même exposé au risque] – la séparation du risque et des conséquences, lorsque les spéculateurs font des paris de plus en plus risqués parce qu’ils savent que les pertes seront couvertes par l’État – est effectivement la nouvelle Religion d’État en Chine : tout le monde est absolument convaincu que chaque parieur, en particulier tous les spéculateurs riches, puissants et bien connectés, sera renfloué par le gouvernement central.

La cupidité ne connaît aucune limite lorsqu’un spéculateur est protégé du risque [NdT. voir aussi les firmes pharmaceutiques, même cas de figure], car les gens ont un appétit insatiable pour les paris risqués lorsque les gains leur reviennent et que les pertes sont couvertes par le gouvernement.

C’est l’histoire fondamentale d’Evergrande : la garantie implicite du gouvernement chinois a permis un aléa moral quasi illimité qui a ensuite alimenté une explosion de la spéculation financée par la dette, sans aucun lien avec les risques réels, les ventes, le rendement du capital, etc.

Les États-Unis et la Chine ont tous deux été un paradis utopique de l’aléa moral au cours des 30 dernières années. Aux États-Unis, la Réserve Fédérale renflouait toute perte ou baisse dans l’orgie de la bulle de la dette et des actifs.

En Chine, la politique implicite était que les pertes structurelles des entreprises d’État et les excès spéculatifs du développement rapide seraient tolérés tant que la croissance réelle de l’emploi, des salaires, des bénéfices et des modes de vie serait forte. La création de grandes quantités de monnaie d’emprunt était nécessaire pour soutenir la croissance, et le fait qu’elle soutienne également les excès spéculatifs était accepté comme faisant partie du prix d’un progrès explosif, tout comme les dommages environnementaux.

Après 30 ans, l’équation a changé en Chine : la dette dans le secteur bancaire officiel et dans le secteur bancaire parallèle informel a explosé, de même que les excès purement spéculatifs, tandis que la « bonne croissance » a stagné. C’est le problème de l’incitation à l’aléa moral : les bénéfices de la spéculation, de la corruption et de la fraude dépassent de loin les maigres profits des entreprises légitimes. Alors où mettre les milliards empruntés? Dans Evergrande et d’autres conglomérats de spéculation.

Quelque chose d’autre a changé au cours de ces 30 années de développement rapide: les inégalités sont montées en flèche, et comme les inégalités et la corruption se renforcent mutuellement, la corruption a également atteint de nouveaux sommets avec la montée en flèche des inégalités.

Un troisième facteur est apparu après 30 ans de promotion de la technologie et de la spéculation : le pouvoir des grandes entreprises technologiques et des financiers chinois a commencé à empiéter sur le contrôle du Parti Communiste.

Ces trois facteurs ont gonflé une bulle de dettes, d’actifs et de spéculation d’une ampleur considérable. Le président Xi a compris ce que la Réserve Fédérale et les autres banques centrales occidentales n’ont pas compris : Soit vous éclatez la bulle lorsque vous avez encore un certain contrôle sur elle, soit vous la laissez se développer et éclater lorsque vous avez perdu tout contrôle.

En termes systémiques, lorsque le risque et la fragilité atteignent des niveaux instables dans des systèmes étroitement liés, il est impossible de contrôler une implosion du système de l’ampleur d’une supernova.

Xi a observé la montée en flèche du pouvoir des Big Tech, des financiers incités par l’aléa moral et des crypto-monnaies et a conclu que l’État devait agir de manière décisive pour écraser ces rivaux, quel qu’en soit le coût. Cela fait la différence entre la Chine et l’État américain, qui est incapable d’imposer des sacrifices, des limites ou des coûts à l’élite parasitaire qui domine son économie et son ordre politique.

Xi a vu le danger que représentait le fait que les grandes entreprises technologiques et les financiers puissent acheter toute l’influence dont ils avaient besoin auprès des fonctionnaires corrompus du PCC et de l’État, et il a compris que c’était le moment crucial de l’histoire : soit il écrasait les grandes entreprises technologiques et les financiers/spéculateurs, soit il risquait de perdre le contrôle au profit de leurs intérêts.

Le PCC et Xi veulent conserver le contrôle, quel qu’en soit le coût pour les nouveaux riches, les élites parasites, la classe moyenne ambitieuse et même les fidèles du Parti qui ont trop souvent et trop glorieusement profité de la corruption et de l’aléa moral.

Des pertes seront subies et des sacrifices seront imposés à ceux qui ne comprennent pas que l’État chinois ne pourra plus absorber les pertes liées aux excès spéculatifs. Ceux qui ne comprennent pas que le règne des élites parasites du secteur privé et des fonctionnaires du Parti corrompus à l’excès en Chine est terminé pourraient méditer avec profit ce proverbe chinois : « Celui qui se mêle aux ordures sera mangé par les cochons ».


Texte original

What’s Really Going On in China

September 23, 2021

Losses will be taken and sacrifices enforced on those who don’t understand the Chinese state will no longer absorb the losses of speculative excess.

Let’s start by stipulating that no one outside President Xi’s inner circle really knows what’s going on in China, and so my comments here are systemic observations, not claims of insider knowledge.

Many western observers have noted the centrality of Marxist-Leninist-Maoist doctrine in President Xi’s writings. This is somewhat akin to invoking America’s Founding Fathers to support one’s current policies: if you’re trying to modify state policy in China, you have to explain it in the context of the Chinese Communist Party’s history and doctrines. Never mind if the ideals were not met; what’s important is establishing continuity and resonance with the history of China, the core doctrines of Chinese Communism and the CCP’s leadership based on those doctrines.

That said, we should be careful not to read too much into doctrinal evocations such as common prosperity, which are useful conceptual anchors and slogans but not the full story.

What’s actually happening in China isn’t Marxist or Capitalist–it’s plain old non-ideological human greed, hubris and magical thinking manifesting as moral hazard running amok.. Moral hazard— the separation of risk and consequence, as speculators make increasingly risky bets because they know any losses will be covered by the state–is effectively the new State Religion in China: everyone is absolutely confident that every punter, especially all the rich, powerful, well-connected speculators–will be bailed out by the central government.

Greed knows no bounds when a speculator is insulated from risk, for people have an insatiable appetite for risky bets when the gains will be theirs to keep but any losses will be covered by the government.

This is the fundamental story of Evergrande: the implicit backstop of the Chinese government enabled near-infinite moral hazard which then fueled an explosion of debt-funded speculation with essentially zero connection to real-world risks, sales, return on capital, etc.

Both the U.S. and China have been a utopian Paradises of moral hazard for the past 30 years. In the U.S., the Federal Reserve would bail out any losses / declines in the debt-asset bubble orgy.

In China, the implicit policy was that the structural losses in state-owned enterprises (SOEs) and the speculative excesses of rapid development would be tolerated as long as real growth in employment, wages, profits and lifestyles was strong. Creating vast amounts of debt-money was necessary to support growth, and that it also supported speculative excesses was accepted as part of the price of explosive progress, much like environmental damage.

After 30 years, the equation in China has changed: debt in the official banking sector and in the informal shadow-banking sector has soared along with purely speculative excesses while « good growth » has stagnated. That’s the problem with incentivizing moral hazard: the profits from speculation, corruption and fraud far outweigh the puny profits earned by legitimate enterprises. So where do you put the borrowed billions? In Evergrande and other conglomerates of speculation.

Something else changed in 30 years of rapid development: inequality skyrocketed, and since inequality and corruption are mutually-reinforcing, corruption also reached new heights as inequality skyrocketed.

A third factor emerged after 30 years of touting technology and speculation: the power of Chinese Big Tech and financiers began encroaching on the control of the Communist Party.

All three factors inflated a debt-asset-speculative bubble of profound proportions, and President Xi grasped what the clueless Federal Reserve and other western central banks have not: Either pop the bubble when you still have some control over it or let it expand and pop when you’ve lost all control.

In systems terms, when risk and fragility reach unstable levels in tightly-bound systems, there’s no controlling the supernova-like implosion of the system.

Xi observed the skyrocketing power of Big Tech, moral-hazard-incentivized financiers and cryptocurrencies and concluded that the state must move decisively to crush these rivals, regardless of cost. This separates China from the American state, which is incapable of enforcing any sacrifices, limits or costs on the parasitic elite which dominates its economy and political order.

Xi saw the danger of Big Tech and financiers being able to buy whatever influence they needed from corrupt CCP and state officials, and he realized that this is the crucial moment in history: either crush Big Tech and the financiers / speculators or risk losing control to their interests.

Control is something the CCP and Xi want to retain, regardless of the cost to the nouveaux riche, the parasitic elites, the aspirational middle class and even the Party regulars who have supped too often and too gloriously at the corruption / moral hazard trough.

Losses will be taken and sacrifices enforced on those who don’t understand the Chinese state will no longer absorb the losses of speculative excess. Those who don’t understand the reign of parasitic private-sector elites and excessively corrupt party officials in China is over might profitably ponder this Chinese proverb: « Whoever gets mixed up with garbage will be eaten by pigs. »

Sommes-nous vraiment assez fous pour croire que ça va marcher? – par Charles Hugh Smith.

Un récent article de Charles Hugh Smith sur son blog oftwominds.com.

J’en traduirai d’autres mais vous pouvez déjà aller le visiter en attendant. Le gars est votre meilleur allié pour comprendre ce qui se passe dans le secteur économique et surtout les conséquences que ça aura.

Un truc amusant, c’est que j’avais publié ceci en décembre et que ça ne fait que prendre davantage de sens chaque jour. Les humoristes sont parfois des visionnaires.

Source.


Traduction

Sommes-nous vraiment assez fous pour croire que ça va marcher ?

15 octobre 2021

Sans que les participants grisés s’en rendent compte, ils ne se contentent pas de parier sur l’omnipotence du Politburo de la Fed, ils font également le pari, avec un effet de levier maximal, que « la folie des foules » ne prendra jamais fin.

Imaginez une économie tellement dominée par sa banque centrale que tous les marchés sont suspendus à chaque mot de son sacerdoce comme si c’était une question de vie ou de mort. Vous savez, comme la Réserve Fédérale et l’économie américaine.

Maintenant, imaginez que cette banque centrale émette d’énormes sommes d’argent frais qui suralimentent l’activité spéculative, comme des centaines de milliards de dollars en rachats d’actions, des casinos, oups, je veux dire des sociétés d’acquisition à but spécial, etc. Vous savez, comme les milliers de milliards de la Réserve Fédérale en argent presque gratuit pour les financiers.

Ensuite, imaginez que la banque centrale fasse des promesses à peine voilées que si un gros joueur perd de l’argent au casino, la banque inondera le système financier avec encore plus d’argent presque gratuit pour les financiers et renflouera le perdant.

Puisque l’inondation du système avec de l’argent presque gratuit pour les financiers maintient la frénésie spéculative, la banque a implicitement promis que les actifs poussés à la hausse par la frénésie spéculative ne seront jamais autorisés à baisser. Cette promesse incite naturellement à encore plus d’emprunts, d’effets de levier et de risques spéculatifs, générant une bulle titanesque dans laquelle les actifs risqués passent de quelques centimes à des dollars et de dollars à des fortunes.

Imaginez maintenant que cette frénésie spéculative se propage dans tous les coins et recoins de l’économie, de sorte que tout le monde est attiré dans un casino ou un autre, et que des personnes auparavant sobres et prudentes sont saisies d’une ferveur quasi-religieuse dans laquelle elles deviennent convaincues que leurs jetons de jeu sur les NFT [NdT. non-fungible token ou jetons non fongibles », sont des éléments cryptographiques et virtuels sur la blockchain avec des codes d’identification uniques et des métadonnées (auteur, signature, date, type…) qui les distinguent les uns des autres], les SPAC [NdT. Un SPAC (Special Purpose Acquisition Company, en français « société d’acquisition à vocation spécifique ») est une société sans activité opérationnelle (une sorte de coffre rempli d’un argent dont on ignore encore à quoi il sera utilisé) et dont les titres sont émis sur un marché boursier en vue d’une acquisition ou d’une fusion future dans un secteur particulier et avant une échéance déterminée], les meme-stocks [NdT. Un stock meme est un stock qui a connu une augmentation de volume non pas en raison des performances de l’entreprise, mais plutôt en raison du battage médiatique sur les médias sociaux], les obscurs alt-coins [NdT. Les altcoins désignent toute monnaie numérique – ou crypto-monnaie – qui s’inspire de Bitcoin], les maisons, les objets de collection et à peu près tout ce qui se retrouve dans le tourbillon maniaque de la frénésie spéculative est maintenant une voie incontournable vers une richesse permanente sans souci parce que la banque centrale le garantit et que quiconque remet cela en question est de mèche avec le Diable (ou pire).

Ensuite, imaginez qu’à la suite de cette vaste expansion de la « richesse » dans la Bulle du Tout, l’ensemble de l’économie dépend maintenant de cette bulle qui ne doit jamais éclater, car la spéculation génère des revenus et un effet de richesse sans précédent, chaque participant se sentant nouvellement habilité à emprunter et à dépenser davantage parce que sa richesse dans la bulle ne cesse d’augmenter.

Le problème ici, c’est que toutes les bulles spéculatives éclatent et que le gonflement par la banque centrale d’une Bulle du Tout spéculative a coincé l’ensemble de l’économie dans un endroit d’où il n’y a pas d’issue : soit la bulle doit continuer à gonfler vers des sommets toujours plus vertigineux d’illusion et de risque, soit la bulle éclate et détruit toute la richesse fantôme.

Enfin, imaginez que les participants enthousiastes à l’orgie spéculative croient vraiment que la banque centrale a le pouvoir de maintenir l’expansion de la Bulle du Tout pour toujours, ou au moins, de la maintenir à un niveau élevé permanent qui garantit que la richesse fantôme de chacun sera toujours disponible pour être exploitée et dépensée.

Voilà où nous en sommes, et cela soulève une question : sommes-nous vraiment assez fous pour croire que cela va fonctionner ? Que la Réserve Fédérale peut maintenir la Bulle du Tout en expansion pour toujours, ou qu’elle peut en maintenir un niveau élevé permanent ?

Sommes-nous vraiment assez fous pour croire que le fait de faire apparaître des milliers de milliards de dollars, de les transformer en dizaines de milliers de milliards de dollars et d’injecter tout cet argent dans des actifs dont l’utilité n’augmente pas, de sorte que leur « valeur » est multipliée par dix alors que leur utilité reste inchangée, est durable et constitue une base solide pour notre économie ?

Sans que les participants grisés s’en rendent compte, ils ne se contentent pas de parier sur l’omnipotence du Politburo de la Fed, ils font également le pari, avec un effet de levier maximal, que la folie des foules ne prendra jamais fin.

Sommes-nous vraiment assez fous pour croire que cela va fonctionner ? La réponse semble être un « oui » retentissant, car tout le monde sait que la Fed nous soutient et que l’expansion permanente de la richesse est donc garantie. (Et si ce n’est pas le cas, pas de problème, je sauterai du manège avant que la musique ne s’arrête. Et bien sûr, 99,9 % de tous les parieurs y parviennent).

En ce moment béat de confiance spéculative dans le fait que a) la musique ne s’arrêtera jamais ou b) je sauterai juste avant que la musique ne s’arrête, ma fortune intacte, régalez vos yeux sur ces graphiques de niveaux élevés permanents garantis.


Texte original

Are We Really Crazy Enough to Believe This Is Going to Work?

October 15, 2021

Unbeknownst to the giddy participants, they’re not just betting on the omnipotence of the Fed Politburo, they’re also making a max-leverage bet that « the madness of crowds » will never end.

Imagine an economy so dominated by its central bank that all markets hang on every word of its priesthood as life or death. You know, like the Federal Reserve and the American economy.

Now imagine this central bank issues enormous sums of new money which supercharges speculative activity such as hundreds of billions of dollars in stock buybacks, special purpose acquisition casinos, oops, I mean companies, and so on. You know, like the Federal Reserve’s trillions in nearly free money for financiers.

Next, imagine that the central bank makes barely concealed promises that should any big gambler lose money in the casino, the bank will flood the financial system with even more nearly free money for financiers and bail out the loser.

Since flooding the system with nearly free money for financiers keeps the speculative frenzy going, the bank has implicitly promised that assets driven higher by speculative frenzy will never be allowed to drop. This promise naturally incentivizes even more speculative borrowing, leverage and risk, generating a titanic Everything Bubble in which risky assets skyrocket from pennies into dollars and dollars into fortunes.

Now imagine that this speculative frenzy spreads into every nook and cranny of the economy such that everyone is drawn into one casino or another, and previously sober, cautious people are seized by a quasi-religious fervor in which they become convinced that their gambling chips on NFTs, SPACs, meme-stocks, obscure alt-coins, homes, collectables and pretty much anything within the manic swirl of speculative frenzy is now a can’t lose path to carefree permanent wealth because the central bank guarantees it and anyone who questions this is in league with the Devil (or worse).

Next, imagine that as a result of this vast expansion of « wealth » in the Everything Bubble, the entire economy is now dependent on this bubble never popping as speculation is driving incomes and a wealth effect without precedent as every participant feels newly empowered to borrow and spend more because their bubble-wealth just keeps rocketing higher.

The problem here is all speculative bubbles pop and so the central bank’s inflation of a speculative Everything Bubble has backed the entire economy into a corner from which there is no escape: either the bubble must keep inflating to ever dizzier heights of delusion and risk or the bubble pops and lays waste to all the phantom wealth.

Lastly, imagine that the enthralled participants in the speculative orgy truly believe the central bank has the power to keep the Everything Bubble expanding forever, or at a minimum, bubbling along at a permanently high plateau that guarantees everyone’s phantom wealth will be forever available for tapping and spending.

This is where we are, and it raises one question: are we really crazy enough to believe this is going to work? That the Federal Reserve can keep the Everything Bubble expanding essentially forever, or bubbling along at a permanently high plateau?

Are we really crazy enough to believe that conjuring trillions of dollars out of thin air and then leveraging this into tens of trillions of dollars and dumping all this money into assets which don’t increase in utility so that their « value » rises 10-fold even as their utility remains unchanged is sustainable and a solid foundation for our economy?

Unbeknownst to the giddy participants, they’re not just betting on the omnipotence of the Fed Politburo, they’re also making a max-leverage bet that the madness of crowds will never end.

Are we really crazy enough to believe this is going to work? The answer appears to be a resounding « yes » because everyone knows the Fed has our backs and so permanently expanding wealth is guaranteed. (And if it isn’t, no problem, I’ll jump off the merry-go-round before the music stops. And of course, 99.9% of all punters succeed in doing so.)

In this blissful moment of speculative confidence in a) the music will never stop or b) I’ll jump off just before the music stops, fortune fully intact, feast your eyes on these charts of guaranteed permanently high plateaus.

La lettre de Spartacus : tout ce que vous devriez savoir sur la « crise » Covid.

SOMMAIRE

  • Physiopathologie et traitements du COVID-19
  • Transmission du COVID-19
  • Dangers des vaccins COVID-19
  • Conspiration criminelle autour du COVID-19
  • Développement des vaccins COVID-19 et liens avec le transhumanisme
  • Conclusions

Attention : quelques détails assez curieux (par exemple la notion que les « vaccins » éviteraient de faire une forme grave de la maladie alors que c’est exactement le contraire) pourraient indiquer une opération de limited hangout, comme à peu près tout ce qui est publié sur le sujet. Sinon, la majorité des infos semble solide. A vous de faire le tri.

Source.

Lisez, diffusez, résistez.


Traduction

Bonjour,

Je m’appelle Spartacus, et j’en ai assez.

Nous avons été forcés de regarder l’Amérique et le monde libre s’enfoncer dans un déclin inexorable à cause d’une attaque de guerre biologique. Nous, ainsi que d’innombrables autres personnes, avons été victimisés et désorientés par des opérations de propagande et de guerre psychologique menées par une élite non-élue et non-responsable contre le peuple américain et nos alliés.

Notre santé mentale et physique a énormément souffert au cours de la dernière année et demie. Nous avons ressenti la morsure de l’isolement, du verrouillage, du masquage, des quarantaines, et d’autres actes complètement absurdes d’un théâtre sanitaire qui n’ont absolument rien fait pour protéger la santé ou le bien-être du public de la pandémie actuelle de COVID-19.

Maintenant, nous regardons l’establishment médical injecter un véritable poison à des millions de nos concitoyens Américains sans la moindre résistance.

On nous a dit que nous serions licenciés et privés de nos moyens de subsistance si nous refusions de nous faire vacciner. Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Nous avons passé des milliers d’heures à analyser les images qui fuitaient de Wuhan, les documents scientifiques de sources primaires ainsi que les traces écrites laissées par l’establishment médical.

Ce que nous avons découvert choquerait n’importe qui.

Nous allons d’abord résumer nos découvertes, puis nous les expliquerons en détail. Les références seront placées à la fin.

Résumé :

  • Le COVID-19 est une maladie du sang et des vaisseaux sanguins. Le SRAS-CoV-2 infecte la paroi des vaisseaux sanguins humains, ce qui provoque un épanchement pulmonaire.
  • Les protocoles de traitement actuels (par exemple, la ventilation invasive) sont activement nuisibles aux patients, ils accélèrent le stress oxydatif et provoquent de graves lésions pulmonaires induites par le respirateur (ventilator-induced lung injuries – VILI). L’utilisation continue de respirateurs en l’absence de tout bénéfice médical prouvé constitue un meurtre de masse.
  • Les contre-mesures existantes sont inadéquates pour ralentir la propagation de ce qui est un virus aérosolisé et potentiellement transmis par les eaux usées et constituent une forme de théâtre médical.
  • Diverses interventions non-vaccinales ont été supprimées à la fois par les médias et par l’establishment médical en faveur des vaccins et des médicaments brevetés coûteux.
  • Les autorités ont nié l’utilité de l’immunité naturelle contre le COVID-19, malgré le fait que l’immunité naturelle confère une protection contre toutes les protéines du virus, et pas seulement contre une.
  • Les vaccins feront plus de mal que de bien. L’antigène sur lequel ces vaccins sont basés, SRAS-CoV- 2, est une protéine toxique. Le SRAS-CoV-2 peut présenter un ADE, ou facilitation de l’infection par anticorps (antibody-dependent enhancement) ; les anticorps actuels pourraient ne pas neutraliser les futures souches, mais au contraire les aider à infecter les cellules immunitaires. De plus, le fait de vacciner pendant une pandémie avec un vaccin qui fuit [NdT. qui permet une fuite immunitaire] supprime la pression évolutive qui pousse un virus à devenir moins mortel.
  • Il existe une vaste et effroyable conspiration criminelle qui lie directement Anthony Fauci et Moderna à l’Institut de Virologie de Wuhan.
  • Les chercheurs du vaccin COVID-19 sont directement liés à des scientifiques impliqués dans la technologie de l’interface cerveau-ordinateur (« lacet neuronal »). L’un d’entre eux a été inculpé pour avoir reçu des subventions de la Chine.
  • Des chercheurs indépendants ont découvert de mystérieuses nanoparticules à l’intérieur des vaccins qui ne sont pas censées s’y trouver.
  • L’ensemble de la pandémie est utilisé comme une excuse pour une vaste transformation politique et économique de la société occidentale qui enrichira les déjà riches et transformera le reste d’entre nous en serfs et en intouchables.

Physiopathologie et traitements du COVID-19 :

Le COVID-19 n’est pas une pneumonie virale. Il s’agit d’une endothélite vasculaire virale qui s’attaque à la paroi des vaisseaux sanguins, en particulier aux petits capillaires alvéolaires pulmonaires, entraînant l’activation et la destruction des cellules endothéliales, une coagulopathie, une septicémie, un œdème pulmonaire et des symptômes de type SDRA. Il s’agit d’une maladie du sang et des vaisseaux sanguins. Du système circulatoire. Toute pneumonie qu’elle provoque en est une conséquence secondaire.

Dans les cas graves, cela entraîne une septicémie, des caillots sanguins et une défaillance de plusieurs organes, y compris des lésions hypoxiques et inflammatoires de divers organes vitaux, comme le cerveau, le cœur, le foie, le pancréas, les reins et les intestins.

Parmi les résultats de laboratoire les plus courants dans le COVID-19, on trouve une élévation du taux de D-dimères, un temps de prothrombine élevé, une protéine C-réactive élevée et un taux d’hémoglobine élevé, une neutrophilie, une lymphopénie, une hypocalcémie et une hyperferritinémie, correspondant essentiellement à un profil de coagulopathie et d’hyperactivation du système immunitaire/épuisement des cellules immunitaires.

Le COVID-19 peut se présenter sous presque n’importe quelle forme, en raison du tropisme important du SRAS-CoV-2 pour divers tissus dans les organes vitaux de l’organisme. Bien que sa présentation initiale la plus courante soit une maladie respiratoire et des symptômes de type grippal, il peut se présenter sous la forme d’une inflammation cérébrale, d’une maladie gastro-intestinale, voire d’une crise cardiaque ou d’une embolie pulmonaire.

Le COVID-19 est plus grave chez les personnes présentant des comorbidités spécifiques, telles que l’obésité, le diabète et l’hypertension. Cela est dû au fait que ces conditions impliquent un dysfonctionnement endothélial, qui rend le système circulatoire plus sensible à l’infection et aux lésions par ce virus particulier.

La grande majorité des cas de COVID-19 sont bénins et ne provoquent pas de maladie significative. Dans les cas connus, il existe une règle dite des 80/20, selon laquelle 80 % des cas sont bénins et 20 % sont graves ou critiques.

Cependant, ce ratio n’est correct que pour les cas connus, et non pour toutes les infections. Le nombre d’infections réelles est beaucoup, beaucoup plus élevé. Par conséquent, le taux de mortalité et de morbidité est plus faible. Cependant, le COVID-19 se propage très rapidement, ce qui signifie qu’un nombre important de patients gravement malades et en état critique apparaissent dans un court laps de temps.

Chez ceux qui présentent une septicémie critique induite par le COVID-19, une hypoxie, une coagulopathie et un SDRA, les traitements les plus courants sont l’intubation, l’injection de corticoïdes et les anticoagulants. Ce n’est pas le traitement approprié pour le COVID-19. En cas d’hypoxie sévère, les changements métaboliques cellulaires provoquent la décomposition de l’ATP en hypoxanthine, qui, lors de la réintroduction de l’oxygène, fait que la xanthine oxydase produit des tonnes de radicaux très nocifs qui attaquent les tissus. C’est ce qu’on appelle une lésion d’ischémie-reperfusion, et c’est pourquoi la majorité des gens qui sont mis sous respirateur meurent. Dans la mitochondrie, l’accumulation de succinate due à la septicémie fait exactement la même chose ; quand l’oxygène est réintroduit, il produit des radicaux superoxyde. N’en doutez pas, l’intubation tue les gens qui ont le COVID-19.

Le stade final du COVID-19 est une peroxydation lipidique sévère, où les graisses dans le corps commencent à « rouiller » à cause des dommages causés par le stress oxydatif. Cela entraîne une auto-immunité. Les lipides oxydés apparaissent comme des corps étrangers pour le système immunitaire, qui reconnaît et forme des anticorps contre les OSE, ou épitopes spécifiques de l’oxydation (oxidation-specific epitopes). De plus, les lipides oxydés alimentent directement les récepteurs de reconnaissance des formes, déclenchant encore plus d’inflammation et en appelant encore plus de cellules du système immunitaire inné qui libèrent encore plus d’enzymes destructeurs. Ce phénomène est similaire à la pathophysiologie du lupus.

La décomposition de la pathologie est la suivante :

La protéine de pointe du SRAS-CoV-2 se lie à l’ACE2. L’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 est une enzyme qui fait partie du système rénine-angiotensine-aldostérone, ou SRAA. Le SRAA est un système de contrôle hormonal qui modère volume de liquide dans le corps et dans la circulation sanguine (c’est-à-dire l’osmolarité) en contrôlant la rétention et l’excrétion du sel. Cette protéine, l’ACE2, est omniprésente dans toutes les parties du corps qui sont en relation avec le système circulatoire, en particulier dans les cellules endothéliales vasculaires et les péricytes, les astrocytes du cerveau, les tubules rénaux et les podocytes, les cellules des îlots pancréatiques, les cellules épithéliales du canal biliaire et de l’intestin, ainsi que les canaux séminifères des testicules, toutes ces cellules pouvant être infectées par le SRAS-CoV-2, et pas seulement les poumons.

Le SRAS-CoV-2 infecte une cellule de la manière suivante : la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 subit un changement de conformation au cours duquel les trimères du S1 se retournent et s’étendent, se verrouillant sur l’ACE2 lié à la surface d’une cellule. La TMPRSS2, ou protéase transmembranaire sérine 2 (transmembrane protease serine 2), arrive et coupe les têtes de la protéine de pointe, exposant la sous-unité S2 en forme de tige à l’intérieur. Le reste de la protéine de pointe subit un changement de conformation qui fait qu’elle se déplie comme une échelle à coulisse, s’encastrant dans la membrane cellulaire. Puis, elle se replie sur elle-même, rapprochant la membrane virale et la membrane cellulaire. Les deux membranes fusionnent, et les protéines du virus migrent à la surface de la cellule. La nucléocapside du SRAS-CoV-2 entre dans la cellule, dégorgeant son matériel génétique et commençant le processus de réplication virale, détournant les structures de la cellule pour produire plus de virus.

Les protéines de pointe du SRAS-CoV-2 incorporées dans une cellule peuvent en fait provoquer la fusion des cellules humaines, formant ainsi des syncytia/CGM (cellules géantes multinucléaires). Elles ont également d’autres effets pathogènes et nocifs. Le SRAS-CoV- 2, comme la protéine d’enveloppe, agissent comme des canaux ioniques calciques, introduisant du calcium dans les cellules infectées. Le virus supprime la réponse naturelle à l’interféron, ce qui entraîne une inflammation retardée. La protéine N du SRAS-CoV-2 peut également activer directement l’inflammasome NLRP3. Elle supprime également la voie antioxydante Nrf2. La suppression de l’ACE2 par la liaison avec la protéine de pointe entraîne une accumulation de bradykinine qui serait autrement décomposée par l’ACE2.

Cet influx constant de calcium dans les cellules entraîne (ou s’accompagne) d’une hypocalcémie notable, ou faible taux de calcium dans le sang, en particulier chez les personnes présentant des carences en vitamine D et un dysfonctionnement endothélial préexistant. La bradykinine régule à la hausse l’activité de l’AMPc, du GMPc, de la COX et de la phospholipase C. Il en résulte une sécrétion de prostaglandine et une augmentation considérable de la signalisation calcique intracellulaire, ce qui favorise une libération très agressive de ERO (espèces réactives de l’oxygène) et une diminution de l’ATP. La NADPH oxydase libère du superoxyde dans l’espace extracellulaire. Les radicaux superoxydes réagissent avec l’oxyde nitrique pour former du peroxynitrite. Le peroxynitrite réagit avec la tétrahydrobioptérine nécessaire à la synthase d’oxyde nitrique endothéliale, le détruisant et « découplant » les enzymes, ce qui amène la synthase de l’oxyde nitrique (NOS) à synthétiser davantage de superoxyde à la place. Ce processus se déroule dans une boucle de rétroaction positive jusqu’à ce que la biodisponibilité de l’oxyde nitrique dans le système circulatoire soit épuisée.

L’oxyde nitrique gazeux produit en permanence par la eNOS remplit de nombreuses fonctions importantes, mais il est aussi antiviral contre les coronavirus de type SRAS, en empêchant la palmitoylation de la protéine de pointe virale et en rendant plus difficile sa liaison aux récepteurs de l’hôte. La perte de NO permet au virus de commencer à se répliquer en toute impunité dans l’organisme. Les personnes qui présentent un dysfonctionnement endothélial (c’est-à-dire hypertension, diabète, obésité, vieillesse, race afro-américaine) ont des problèmes d’équilibre redox au départ, ce qui donne un avantage au virus.

En raison de la libération extrême de cytokines déclenchée par ces processus, le corps convoque une grande quantité de neutrophiles et de macrophages alvéolaires dérivés de monocytes dans les poumons. Les cellules du système immunitaire inné sont les défenseurs de première ligne contre les agents pathogènes. Elles agissent en engloutissant les envahisseurs et en essayant de les attaquer avec des enzymes qui produisent de puissants oxydants, comme la SOD (superoxyde dismutase) et la MPO (myéloperoxydase). La superoxyde dismutase prend du superoxyde et produit du peroxyde d’hydrogène, et la myéloperoxydase prend du peroxyde d’hydrogène et des ions de chlore et produit de l’hypochlorite, qui est beaucoup, beaucoup plus réactif que l’hypochlorite de sodium de l’eau de Javel.

Les neutrophiles peuvent jouer un sale tour. Ils peuvent aussi éjecter ces enzymes dans l’espace extracellulaire, où ils vont continuellement cracher du peroxyde et de l’hypochlorite dans le sang. C’est ce qu’on appelle la formation de pièges extracellulaires pour les neutrophiles (NET), ou, lorsqu’elle devient pathogène et contre-productive, la NETose. Dans les cas graves et critiques du COVID-19, il y a en fait une NETose assez sévère.

L’acide hypochloreux qui s’accumule dans la circulation sanguine commence à réagir avec le fer de l’hème et à le concurrencer comme site de fixation de l’oxygène. Les globules rouges perdent leur capacité à transporter l’oxygène, et le visage de la personne atteinte devient bleu. Le fer, le peroxyde d’hydrogène et le superoxyde non libérés dans la circulation sanguine subissent les réactions de Haber-Weiss et de Fenton, produisant des radicaux hydroxyles extrêmement réactifs qui arrachent violemment les électrons des graisses et de l’ADN environnants, les oxydant sévèrement.

Cet état n’est pas inconnu de la science médicale. Son nom exact est septicémie aiguë.

Nous savons que c’est ce qui se passe dans le COVID-19 parce que les gens qui sont morts de cette maladie ont des signatures de ferroptose dans leurs tissus, ainsi que d’autres marqueurs de stress oxydatif tels que la nitrotyrosine, le 4-HNE, et le malondialdéhyde.

Lorsque vous intubez une personne atteinte de cette maladie, vous déclenchez une bombe à radicaux libres en alimentant les cellules en O2. C’est un cercle vicieux, car nous avons besoin d’oxygène pour fabriquer de l’adénosine triphosphate (c’est-à-dire pour vivre), mais l’O2 est aussi le précurseur de tous ces radicaux nuisibles qui conduisent à la peroxydation des lipides.

Le traitement correct de la septicémie grave liée au COVID-19 est la ventilation non invasive, les stéroïdes et les perfusions d’antioxydants. La plupart des médicaments réadaptés pour le COVID-19 qui présentent un quelconque avantage pour le sauvetage des patients gravement malades sont des antioxydants. La N-acétylcystéine, la mélatonine, la fluvoxamine, le budésonide, la famotidine, la cimétidine et la ranitidine sont tous des antioxydants. L’indométhacine empêche l’oxydation par le fer de l’acide arachidonique en isoprostanes. Il existe de puissants antioxydants, comme l’apocynine, qui n’ont même pas encore été testés sur les patients COVID-19 et qui pourraient défaire les neutrophiles, prévenir la peroxydation lipidique, rétablir la santé endothéliale et restaurer l’oxygénation des tissus.

Les scientifiques qui connaissent un tant soit peu la neutrophilie pulmonaire, le SDRA et la biologie redox ont compris ou supposé beaucoup de tout cela depuis mars 2020. En avril 2020, des scientifiques suisses ont confirmé que le COVID-19 était une endothélite vasculaire. A la fin de 2020, les experts avaient déjà conclu que le COVID-19 provoque une forme de septicémie virale. Ils savent également que la septicémie peut être traitée efficacement avec des antioxydants. Aucune de ces informations n’est particulièrement nouvelle, et pourtant, dans la plupart des cas, elle n’a pas été prise en compte. Les médecins continuent à utiliser techniques d’intubation préjudiciables avec des réglages PEEP élevés malgré une compliance pulmonaire élevée et une mauvaise oxygénation, tuant un nombre incalculable de patients gravement malades par faute médicale.

En raison de la manière dont ils sont construits, les essais contrôlés randomisés ne montreront jamais aucun avantage pour aucun antiviral contre le COVID-19. Ni le Remdesivir, ni le Kaletra, ni la HCQ, ni l’Ivermectine. La raison en est simple : pour les patients qu’ils ont recrutés pour ces études, comme la ridicule étude RECOVERY d’Oxford, l’intervention est trop tardive pour avoir un quelconque effet positif.

L’évolution clinique du COVID-19 est telle qu’au moment où la plupart des personnes consultent un médecin pour hypoxie, leur charge virale a déjà diminué au point de devenir presque nulle. Si quelqu’un a été exposé depuis environ 10 jours et qu’elle est déjà symptomatique depuis cinq jours, il ne reste pratiquement plus de virus dans son organisme, mais seulement des lésions et des dérèglements cellulaires qui ont déclenché une réponse hyperinflammatoire. C’est dans ce groupe que les essais cliniques pour les antiviraux ont recruté, presque exclusivement.

Dans ces essais, on donne des antiviraux à des patients gravement malades qui n’ont pas de virus dans leur corps, mais seulement une réponse hyperinflammatoire retardée, puis on affirme de manière absurde que les antiviraux n’ont aucune utilité dans le traitement ou la prévention du COVID-19. Ces essais cliniques ne recrutent pas de personnes pré-symptomatiques. Ils ne ne testent pas la prophylaxie pré-exposition ou post-exposition.

C’est comme si on utilisait un défibrillateur pour choquer uniquement les personnes en arrêt cardiaque, et qu’on prétendait ensuite de manière absurde que les défibrillateurs n’ont aucune utilité médicale lorsque les patients refusent de se relever d’entre les morts. L’intervention est trop tardive. Ces essais d’antiviraux montrent un biais de sélection systématique et flagrant. Ils fournissent un traitement qui est futile pour la cohorte spécifique qu’ils enrôlent.

L’Inde est allée à l’encontre des instructions de l’OMS et a rendu obligatoire l’utilisation prophylactique de l’Ivermectine. Ils ont presque complètement éradiqué le COVID-19. L’Association du Barreau Indien de Mumbai a porté des accusations criminelles contre le scientifique en chef de l’OMS, le Dr Soumya Swaminathan, pour avoir recommandé de ne pas utiliser l’Ivermectine.

L’ivermectine n’est pas un « vermifuge pour chevaux ». Oui, elle est vendue sous forme de pâte vétérinaire comme vermifuge pour les animaux. Elle est également disponible sous forme de pilule pour les humains depuis des décennies, en tant que médicament antiparasitaire.

Les médias ont prétendu de façon fallacieuse que parce que l’Ivermectine est un médicament antiparasitaire, elle n’a aucune utilité en tant qu’antivirus. Cette affirmation est inexacte. L’Ivermectine a une utilité en tant qu’antiviral. Elle bloque l’importine, empêchant l’importation nucléaire, inhibant efficacement l’accès viral aux noyaux cellulaires. De nombreux médicaments actuellement sur le marché ont plusieurs modes d’action. L’ivermectine est l’un de ces médicaments. Elle est à la fois antiparasitaire et antivirale.

Au Bangladesh, l’ivermectine coûte 1,80 $ pour un traitement complet de 5 jours. Le Remdesivir, qui est toxique pour le foie, coûte 3.120 $ pour un traitement de 5 jours. Des milliards de dollars de Remdesivir totalement inutile ont été vendus à nos gouvernements aux frais du contribuable, et il s’est avéré totalement inutile pour traiter l’hyperinflammation du COVID-19. Les médias ont à peine couvert cette affaire.

L’opposition à l’utilisation de l’Ivermectine générique n’est pas fondée sur la science. Elle est purement motivée par des raisons financières et politiquement motivée. Une intervention non-vaccinale efficace mettrait en danger l’approbation précipitée de la FDA de vaccins et de médicaments brevetés pour lesquels l’industrie pharmaceutique s’apprête à rafler des milliards et des milliards de dollars de ventes sur une base continue.

La majorité du public est scientifiquement analphabète et ne peut pas comprendre ce que tout cela signifie, à cause d’un système éducatif pathétique qui les a mal éduqués. Vous seriez chanceux de trouver 1 personne sur 100 qui ait la moindre idée de ce que tout cela signifie.

Transmission du COVID-19 :

Le COVID-19 est transmis par voie aérienne. L’OMS a soutenu la Chine en affirmant que le virus n’était transmis que par gouttelettes. Notre propre CDC a affirmé de manière absurde qu’il était principalement transmis par contact de personne à personne, ce qui, étant donné sa propagation rapide de Wuhan au reste du monde, aurait été physiquement impossible.

La croyance ridicule que le contact fomite-à-visage est un mode de transmission primaire a conduit à l’utilisation de protocoles de désinfection des surfaces qui ont entraîné une perte de temps, d’énergie, de productivité et de désinfectant.

Les directives de distanciation sociale de six pieds [NdT. environ 1,80m] sont absolument inutiles. La distance minimale de sécurité pour se protéger d’un virus aérosolisé est de plus de 6 mètres d’une personne infectée, pas moins. En réalité, aucun transport public n’est sûr.

Les masques chirurgicaux ne protègent pas des aérosols. Le virus est trop petit et le média filtrant a des mailles trop larges pour le filtrer. Ils peuvent capter les gouttelettes respiratoires et empêcher le virus d’être expulsé par une personne malade, mais ils ne filtrent pas un nuage d’aérosols infectieux si quelqu’un entre dans ce nuage.

Le niveau minimum de protection contre ce virus est littéralement un respirateur P100, un PAPR/CAPR, ou un respirateur 40 mm de l’OTAN, idéalement associé à une combinaison intégrale en Tyvek ou Tychem, des gants et des chaussons, dont tous les trous et interstices ont été scotchés.

Le SRAS-CoV-2 vivant peut être détecté dans les écoulements d’eaux usées et il peut y avoir une transmission oro-fécale. Au cours de l’épidémie de SRAS en 2003, lors de l’incident d’Amoy Gardens, des centaines de personnes ont été infectées par des matières fécales en aérosol provenant des siphons de sol de leurs appartements.

Dangers des vaccins COVID-19 :

Les vaccins contre le COVID-19 ne sont pas stérilisants et ne préviennent pas l’infection ou la transmission. Ce sont des vaccins « fuyants ». Cela signifie qu’ils suppriment la pression évolutive exercée sur le virus pour qu’il devienne moins mortel. Cela signifie également que les vaccinés sont des porteurs parfaits. En d’autres termes, ceux qui sont vaccinés sont une menace pour les non-vaccinés, et non l’inverse.

Tous les vaccins COVID-19 actuellement utilisés ont subi un minimum de tests, avec des essais cliniques. Bien qu’ils semblent limiter les maladies graves, le profil de sécurité à long terme de ces vaccins reste inconnu.

Certains de ces soi-disant « vaccins » font appel à une nouvelle technologie non testée qui n’a jamais été utilisée dans des vaccins auparavant. Les vaccins traditionnels utilisent des virus affaiblis ou tués pour stimuler une réponse immunitaire. Ce n’est pas le cas des vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech. Ils sont censés consister en une injection intramusculaire contenant une suspension de nanoparticules lipidiques remplies d’ARN messager. Ces nanoparticules génèrent une réponse immunitaire en fusionnant avec les cellules de l’épaule du sujet vacciné, en subissant une endocytose, en libérant leur ARNm dans ces cellules, puis en utilisant les ribosomes de ces cellules pour synthétiser in situ des protéines de pointe modifiées du SRAS-CoV-2.

Ces protéines de pointe modifiées migrent ensuite vers la surface de la cellule, où elles sont ancrées en place par un domaine transmembranaire. Le système immunitaire adaptatif détecte la protéine virale non humaine exprimée par ces cellules, puis forme des anticorps contre cette protéine. Cela est censé conférer une protection contre le virus, en entraînant le système immunitaire adaptatif à reconnaître et à produire des anticorps contre la protéine de pointe du virus réel. Les vaccins de J&J et d’AstraZeneca ont une action similaire, mais utilisent un vecteur adénoviral pour la transmission du matériel génétique au lieu d’une nanoparticule lipidique. Ces vaccins ont été produits ou validés à l’aide de lignées cellulaires fœtales HEK-293 et PER.C6, ce à quoi les personnes ayant certaines convictions religieuses peuvent fortement s’opposer.

La protéine de pointe du SRARS-CoV-2 est une protéine hautement pathogène en elle-même. Il est impossible de surestimer le danger que représente l’introduction de cette protéine dans le corps humain.

Les fabricants de vaccins prétendent que le vaccin reste dans les cellules de l’épaule et que la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 produite et exprimée par ces cellules à partir du matériel génétique du vaccin est inoffensif et inerte, grâce à l’insertion de prolines dans la séquence de la protéine de pointe pour la stabiliser dans la conformation de préfusion, empêchant la protéine de pointe de devenir active et de fusionner avec d’autres cellules. Cependant, une étude pharmacocinétique réalisée au Japon a montré que les nanoparticules lipidiques et l’ARNm du vaccin Pfizer ne sont pas restées dans l’épaule et se sont en fait bioaccumulées dans de nombreux organes différents, y compris les organes reproducteurs et les glandes surrénales, ce qui signifie que la protéine de pointe modifiée est exprimée littéralement partout. Ces nanoparticules lipidiques peuvent déclencher une anaphylaxie chez quelques malchanceux, mais ce qui est bien plus inquiétant, c’est l’expression non régulée de la protéine de pointe dans diverses lignées de cellules somatiques éloignées du site d’injection et les conséquences inconnues qui en découlent.

L’ARN messager est normalement consommé juste après sa production dans l’organisme, étant traduit en protéine par un ribosome. L’ARNm du vaccin COVID-19 est produit en dehors du corps, bien avant qu’un ribosome ne le traduise. Entre-temps, il peut accumuler des dommages s’il est mal conservé. Lorsqu’un ribosome tente de traduire un brin d’ARNm endommagé, il peut se bloquer. Lorsque cela se produit, le ribosome devient inutile pour la traduction des protéines car il a maintenant un morceau d’ARNm coincé en lui, comme une carte de dentelle [NdT. Une carte de dentelle est une carte avec tous les trous perforés, principalement utilisées comme blagues pour perturber les lecteurs de cartes] dans un vieux lecteur de cartes perforées. Le tout doit être nettoyé et de nouveaux ribosomes doivent être synthétisés pour le remplacer. Dans les cellules dont la rotation des ribosomes est faible, comme les cellules nerveuses, cela peut entraîner une réduction de la synthèse des protéines, des effets cytopathiques et des neuropathies.

Certaines protéines, y compris la protéine de pointe du SRAS-CoV-2, ont des sites de clivage protéolytique qui ressemblent à de petites lignes en pointillé indiquant « coupez ici », qui attirent les protéases d’un organisme vivant (essentiellement des ciseaux moléculaires) pour les couper. Il est possible que la S1 soit clivée protéolytiquement de la S2, ce qui fait que la S1 active s’échappe dans la circulation sanguine tout en laissant la « tige » de la S2 intégrée dans la membrane de la cellule qui a exprimé la protéine.

La protéine de pointe du SRAS-CoV-2 possède une région superantigénique (SAg), qui peut favoriser une inflammation extrême.

Une étude a montré que les anticorps anti-protéine de pointe fonctionnent comme des auto-anticorps et attaquent les cellules de l’organisme. Les personnes qui ont été vaccinées avec les vaccins COVID-19 ont développé des caillots sanguins, une myocardite, le syndrome de Guillain-Barré, la paralysie de Bell et des poussées de sclérose en plaques, ce qui indique que le vaccin favorise les réactions auto-immunes contre les tissus sains.

La protéine de pointe du SRAS-CoV-2 ne se lie pas seulement à l’ACE2. On soupçonne qu’elle possède des régions qui se lient à la basigine, aux intégrines, à la neuropiline-1 et aux lipopolysaccharides bactériens. La protéine de pointe du SRAS-CoV-2, par elle-même, peut potentiellement se lier à n’importe lequel de ces éléments et agir comme un ligand pour eux, déclenchant une activité cellulaire non spécifiée et probablement très inflammatoire.

La protéine de pointe du SRAS-CoV-2 contient un insert d’ERAR inhabituel qui forme un site de clivage de la furine. La furine est une protéase humaine omniprésente, ce qui en fait une propriété idéale pour la protéine de pointe, lui conférant un degré élevé de tropisme cellulaire. Aucun coronavirus sauvage de type SRAS apparenté au SRAS-CoV-2 ne possède cette caractéristique, ce qui le rend très suspect, et pourrait être un signe de manipulation humaine.

La protéine de pointe du SRAS-CoV-2 possède un domaine de type prion qui accroît son pouvoir infectieux.

Le RBD S1 de la protéine de pointe peut se lier aux protéines de liaison à l’héparine et favoriser l’agrégation amyloïde. Chez l’homme, cela pourrait conduire à la maladie de Parkinson, à la démence à corps de Lewy, à la maladie d’Alzheimer prématurée, ou à diverses autres maladies neurodégénératives. Ceci est très préoccupant car la protéine de pointe S1 du SRAS-CoV-2 est capable de causer des dommages et de traverser la barrière hémato-encéphalique et de pénétrer dans le cerveau. Elle est également capable d’augmenter la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique à d’autres molécules.

Le SRAS-CoV-2, comme d’autres bêtacoronavirus, peut présenter un ADE de type Dengue, ou une facilitation de l’infection par anticorps. Pour ceux qui l’ignorent, certains virus, dont les bêta-coronavirus, présentent une caractéristique appelée ADE. Il existe aussi ce qu’on appelle le péché antigénique originel (Original Antigenic Sin), dans lequel on observe que l’organisme préfère produire des anticorps basés sur des souches virales déjà rencontrées plutôt que sur des souches nouvellement rencontrées.

Dans le cas de l’ADE, les anticorps d’une infection antérieure deviennent non-neutralisants en raison de mutations dans les protéines du virus. Ces anticorps non-neutralisants agissent alors comme des chevaux de Troie, permettant au virus vivant et actif d’être d’être attiré dans les macrophages par l’intermédiaire de leurs récepteurs Fc, ce qui permet au virus d’infecter des cellules immunitaires qu’il n’aurait pas été capable d’infecter auparavant. C’est ce qui s’est produit avec la dengue ; lorsqu’une personne est atteinte de la dengue, qu’elle se rétablit et qu’elle contracte une autre souche, elle peut devenir très, très malade.

Si quelqu’un est vacciné avec un ARNm basé sur la protéine de pointe de la souche initiale de Wuhan du SRAS-CoV-2, et qu’elle est ensuite infectée par une nouvelle souche mutée du virus, elle peut tomber gravement malade. En d’autres termes, il est possible que les vaccins sensibilisent une personne à la maladie.

Il existe un précédent dans l’histoire récente. Le vaccin Dengvaxia de Sanofi contre la dengue a échoué parce qu’il a provoqué une sensibilisation immunitaire chez des personnes dont le système immunitaire n’avait jamais été exposé à la dengue.

Chez les souris immunisées contre le SRAS-CoV et exposées au virus, un proche parent du SRAS-CoV-2, elles ont ont développé une immunosensibilisation, une immunopathologie Th2 et une infiltration d’éosinophiles dans leurs poumons.

On nous a dit que les vaccins à ARNm du SRAS-CoV-2 ne peuvent pas être intégrés dans le génome humain, car l’ARN messager ne peut pas être retransformé en ADN. Cette affirmation est fausse. Il existe des éléments dans les cellules humaines humains appelés rétrotransposons LINE-1, qui peuvent effectivement intégrer l’ARNm dans un génome humain par transcription inverse endogène. Comme l’ARNm utilisé dans les vaccins est stabilisé, il reste dans les cellules plus longtemps, ce qui augmente les chances que cela se produise. Si le gène de la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 est intégré dans une partie du génome qui n’est pas silencieuse et qui exprime une protéine, il est possible que les personnes qui reçoivent ce vaccin puissent exprimer continuellement la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 à partir de leurs cellules somatiques pour le reste de leur vie.

En inoculant aux gens un vaccin qui amène leur organisme à produire la protéine de pointe in situ, on leur inocule une protéine pathogène. Une toxine qui peut causer des inflammations à long terme, des problèmes cardiaques, et un risque accru de cancers. A long terme, elle peut aussi potentiellement mener à une maladie neurodégénérative.

Absolument personne ne devrait être obligé de recevoir ce vaccin, en aucune circonstance, et en fait, la campagne de vaccination doit être arrêtée immédiatement.

Conspiration criminelle autour du COVID-19 :

Le vaccin et le virus ont été fabriqués par les mêmes personnes.

En 2014, il y a eu un moratoire sur la recherche sur le gain de fonction du SRAS qui a duré jusqu’en 2017. Cette recherche n’a pas été arrêtée. Au contraire, elle a été externalisée, les subventions fédérales étant blanchies par des ONG.

Ralph Baric est un virologue et un expert du SRAS à l’UNC Chapel Hill en Caroline du Nord.

C’est à lui qu’Anthony Fauci faisait référence lorsqu’il a insisté, devant le Congrès, sur le fait que si des recherches sur les gains de fonction étaient menées, elles étaient menées en Caroline du Nord.

C’était un mensonge. Anthony Fauci a menti devant le Congrès. C’est un crime.

Ralph Baric et Shi Zhengli sont collègues et ont co-écrit des articles ensemble. Ralph Baric a encadré Shi Zhengli dans ses techniques de manipulation de gain de fonction, particulièrement le passage en série, qui résulte en un virus qui semble être d’origine naturelle. En d’autres termes, des armes biologiques indéniables. Le passage en série dans souris humanisées hACE2 a pu produire quelque chose comme le SRAS-CoV-2.

Le financement de la recherche sur le gain de fonction menée à l’Institut de Virologie de Wuhan provient de Peter Daszak. Peter Daszak dirige une ONG appelée EcoHealth Alliance. EcoHealth Alliance a reçu des millions de dollars de subventions du National Institutes of Health/National Institute of Allergy and Infectious Diseases (c’est-à-dire Anthony Fauci), de la Defense Threat Reduction Agency (qui fait partie du Département de la Défense des États-Unis), et de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID). Les NIH/NIAID ont contribué à hauteur de quelques millions de dollars, et la DTRA et l’USAID ont chacune contribué à hauteur de dizaines de millions de dollars à cette recherche. Au total, cela représente plus de cent millions de dollars.

EcoHealth Alliance a sous-traité ces subventions à l’Institut de virologie de Wuhan, un laboratoire chinois avec des antécédents très douteux en matière de sécurité et un personnel mal formé, afin qu’il puisse mener des recherches sur le gain de fonction, non pas dans leur luxueux laboratoire P4, mais dans un laboratoire de niveau 2 où les techniciens ne portaient rien de plus sophistiqué qu’un filet à cheveux, des gants en latex et un masque chirurgical, au lieu des combinaisons à bulles utilisées pour travailler avec des virus dangereux. Les scientifiques chinois de Wuhan ont rapporté s’être régulièrement fait mordre et uriner dessus par des animaux de laboratoire. La raison pour laquelle quiconque voudrait externaliser ce travail dangereux et délicat vers la République Populaire de Chine, un pays tristement célèbre pour les accidents industriels et les explosions massives qui ont coûté des centaines de vies, me dépasse complètement, à moins que le but ne soit de déclencher une pandémie intentionnellement.

En novembre 2019, trois techniciens de l’Institut de Virologie de Wuhan ont développé des symptômes correspondant à une maladie de type grippal. Anthony Fauci, Peter Daszak, et Ralph Baric ont su immédiatement ce qui s’était passé, car des canaux de retour existent entre ce laboratoire et nos scientifiques et officiels.

Le 12 décembre 2019, Ralph Baric a signé un accord de transfert de matériel (essentiellement, un NDA) pour recevoir du matériel lié au vaccin à ARNm du coronavirus dont Moderna et les NIH sont copropriétaires. Ce n’est qu’un mois plus tard mois plus tard, le 11 janvier 2020, que la Chine nous a prétendument envoyé la séquence de ce qui allait devenir connu sous le nom de SRAS-CoV-2. Moderna prétend, de manière plutôt absurde, avoir développé un vaccin fonctionnel à partir de cette séquence en moins de 48 heures.

Stéphane Bancel, l’actuel PDG de Moderna, était auparavant PDG de bioMérieux, une multinationale française spécialisée dans les technologies de diagnostic médical, fondée par un certain Alain Mérieux. Alain Mérieux a joué un rôle déterminant dans la construction du laboratoire P4 de l’Institut de Virologie de Wuhan.

La séquence présentée comme la plus proche parente du SRAS-CoV-2, RaTG13, n’est pas un vrai virus. Il s’agit d’une contrefaçon. Elle a été créée en entrant une séquence génétique à la main dans une base de données, afin de créer une histoire de couverture pour l’existence du SRAS-CoV-2, qui est très probablement une chimère à gain de fonction produite à l’Institut de Virologie de Wuhan et qui a fait l’objet d’une fuite accidentelle ou d’une diffusion intentionnelle.

Le réservoir animal du SRAS-CoV-2 n’a jamais été découvert.

Il ne s’agit pas d’une « théorie » de la conspiration. Il s’agit d’une véritable conspiration criminelle, dans laquelle des personnes liées au développement du mRNA-1273 de Moderna sont directement liées à l’Institut de Virologie de Wuhan et à et leur recherche sur le gain de fonction, avec très peu de degrés de séparation, voire aucun. La trace écrite est bien établie.

La théorie de la fuite en laboratoire a été supprimée parce qu’en tirant sur ce fil, on en conclut inévitablement qu’il y a suffisamment de preuves circonstancielles pour lier Moderna, les NIH, l’Institut de Virologie de Wuhan, et à la fois le vaccin et la création du virus. Dans un pays sain d’esprit, cela aurait immédiatement conduit à la plus grande affaire RICO et de meurtre de masse au monde. Anthony Fauci, Peter Daszak, Ralph Baric, Shi Zhengli et Stéphane Bancel, ainsi que leurs complices, auraient été inculpés et poursuivis dans toute la mesure de la loi. Au lieu de cela, des milliards de dollars de nos impôts ont été attribués aux coupables.

Le FBI a fait une descente chez Allure Medical à Shelby Township au nord de Detroit pour avoir facturé à l’assurance des « cures frauduleuses de COVID-19 ». Le traitement qu’ils utilisaient ? De la vitamine C en intraveineuse. Un antioxydant. Ce qui, comme décrit ci-dessus, est un traitement tout à fait valable pour la septicémie induite par le COVID-19, et fait d’ailleurs maintenant partie du protocole MATH+ proposé par le Dr Paul E. Marik.

La FDA a interdit la ranitidine (Zantac) en raison d’une supposée contamination par la NDMA (N-nitrosodiméthylamine). La ranitidine n’est pas seulement un bloqueur de H2 utilisé comme antiacide, mais elle a également un puissant effet antioxydant, éliminant les radicaux hydroxyles. Cela lui confère une utilité dans le traitement du COVID-19.

La FDA a également tenté de retirer des rayons la N-acétylcystéine, un complément d’acide aminé inoffensif et un antioxydant, en obligeant Amazon à le retirer de sa vitrine en ligne.

Cela nous laisse avec une question effrayante : est-ce que la FDA a sciemment supprimé les antioxydants utiles pour traiter la septicémie due au COVID-19 dans le cadre d’une conspiration criminelle contre le public américain ?

L’establishment coopère avec les pires criminels de l’histoire de l’humanité et leur facilite la tâche, suppriment activement les traitements et thérapies non-vaccinales afin de nous contraindre à nous faire injecter les produits de ces criminels dans nos corps. C’est absolument inacceptable.

Développement des vaccins COVID-19 et liens avec le transhumanisme :

Cette section traite de certains aspects plus spéculatifs de la pandémie et de la réaction de l’establishment médical et scientifique à celle-ci, ainsi que les liens troublants entre les scientifiques impliqués dans la recherche de vaccins et les scientifiques dont les travaux impliquent la fusion de la nanotechnologie et des cellules vivantes.

Le 9 juin 2020, Charles Lieber, un chercheur en nanotechnologie de Harvard ayant des décennies d’expérience, a été inculpé par le DOJ (Département de la Justice) pour fraude. Charles Lieber a reçu des millions de dollars de subventions de la part du Département de la Défense des États-Unis, plus précisément des groupes de réflexion militaires DARPA, AFOSR et ONR, ainsi que des NIH et du MITRE. Sa spécialité est l’utilisation de nanofils de silicium à la place d’électrodes de type patch clamp pour surveiller et moduler l’activité intracellulaire, un sujet sur lequel il travaille à Harvard depuis vingt ans. On a prétendu qu’il travaillait sur des batteries à nanofils de silicium en Chine, mais aucun de ses collègues ne se souvient qu’il ait jamais travaillé sur la technologie des batteries; toutes ses recherches portent sur la bionanotechnologie, ou le mélange des nanotechnologies avec les cellules vivantes.

L’accusation porte sur sa collaboration avec l’Université de Technologie de Wuhan. Il avait fait coup double, contre les termes de ses subventions du Ministère de la Défense, et pris de l’argent du plan « Mille talents » de la RPC, un programme que le gouvernement chinois utilise pour corrompre les scientifiques occidentaux afin qu’ils partagent des informations exclusives sur la R&D qui peuvent être exploitées par l’APL pour obtenir un avantage stratégique.

Les articles de Charles Lieber décrivent l’utilisation de nanofils de silicium pour les interfaces cerveau-ordinateur, ou la technologie du « lacet neuronal ». Ses articles décrivent comment les neurones peuvent endocytoser des nanofils de silicium entiers ou des parties de ceux-ci, surveillant et même modulant l’activité neuronale.

Charles Lieber était un collègue de Robert Langer. Ensemble, avec Daniel S. Kohane, ils ont travaillé sur un article décrivant des échafaudages de tissus artificiels qui pourraient être implantés dans un cœur humain pour surveiller son activité à distance.

Robert Langer, ancien élève du MIT et expert en nanotechnologies d’administration de médicaments, est l’un des cofondateurs de la société Moderna. Sa valeur nette s’élève aujourd’hui à 5,1 milliards de dollars américains grâce aux ventes du vaccin mRNA-1273 de Moderna.

Les bibliographies de Charles Lieber et de Robert Langer décrivent essentiellement des techniques d’amélioration de l’homme, c’est-à-dire le transhumanisme. Klaus Schwab, fondateur du Forum Economique Mondial et l’architecte de ce que l’on appelle le « Great Reset », parle depuis longtemps, dans ses livres, du « mélange de la biologie et des machines ».

Depuis ces révélations, des chercheurs indépendants ont découvert que les vaccins COVID-19 pouvaient contenir des nanoparticules d’oxyde de graphène réduit. Des chercheurs japonais ont également trouvé des contaminants inexpliqués dans les vaccins COVID-19.

L’oxyde de graphène est un anxiolytique. Il a été démontré qu’il réduit l’anxiété des souris de laboratoire lorsqu’il est injecté dans leur cerveau. En effet, étant donné la propension de la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 à compromettre la barrière hémato-encéphalique et à augmenter sa perméabilité, il s’agit de la protéine parfaite pour préparer le tissu cérébral à l’extravasation de nanoparticules de la circulation sanguine vers le cerveau. Le graphène est également hautement conducteur et, dans certaines circonstances, paramagnétique.

En 2013, sous l’administration Obama, la DARPA a lancé l’initiative BRAIN ; BRAIN est un acronyme pour Brain Research Through Advancing Innovative Neurotechnologies®. Ce programme implique le développement de technologies d’interface cerveau-ordinateur (brain-computer interface – BCI) pour l’armée, notamment des systèmes non invasifs et injectables qui causent des dommages minimes au tissu cérébral lorsqu’ils sont retirés. En principe, cette technologie serait utilisée pour soigner les soldats blessés souffrant de lésions cérébrales traumatiques, pour le contrôle direct par le cerveau de membres prosthétiques, et même de nouvelles capacités telles que le contrôle des drones par l’esprit.

Plusieurs méthodes ont été proposées pour y parvenir, notamment l’optogénétique, la magnétogénétique, les ultrasons, les électrodes implantées et la stimulation électromagnétique transcrânienne. Dans tous les cas, l’objectif est d’obtenir une capacité de lecture ou de lecture-écriture sur les neurones, soit en les stimulant et en les sondant, soit en les rendant particulièrement sensibles à la stimulation et au sondage.

Cependant, l’idée d’une utilisation généralisée de la technologie BCI, comme le dispositif Neuralink d’Elon Musk, soulève de nombreuses inquiétudes quant au respect de la vie privée et à l’autonomie personnelle. La lecture des neurones est déjà problématique en soi. Les interfaces cerveau-ordinateur sans fil peuvent interagir avec l’infrastructure GSM sans fil actuelle ou future, ce qui pose des problèmes de sécurité des données neurologiques. Un pirate informatique ou un autre acteur malveillant pourrait compromettre ces réseaux pour obtenir des données sur le cerveau des gens, puis les exploiter à des fins malveillantes.

Cependant, un dispositif capable d’écrire dans les neurones humains, et pas seulement de les lire, présente une autre série de problèmes éthiques encore plus graves. Une BCI capable d’altérer le contenu de l’esprit d’une personne à des fins inoffensives, comme la projection d’un affichage « tête haute » sur le centre visuel du cerveau ou l’envoi de sons dans le cortex auditif, serait aussi théoriquement capable de modifier l’humeur et la personnalité, ou peut-être même de subjuguer la volonté d’une personne, la rendant totalement obéissante à l’autorité. Cette technologie serait le rêve éveillé d’un tyran. Imaginez des soldats qui tireraient sur leurs propres compatriotes sans hésiter, ou des serfs impuissants qui se contentent de vivre dans de véritables niches à chiens.

Les BCI pourraient être utilisées pour modifier sans scrupule la perception de choses aussi fondamentales que les émotions et les valeurs, changer les seuils de satiété, de bonheur, de colère, de dégoût, etc. des gens. Ce n’est pas sans conséquence. L’ensemble des comportements d’une personne pourrait être modifié par une BCI, y compris des choses telles que supprimer son appétit ou son désir pour pratiquement tout ce qui figure dans la hiérarchie des besoins de Maslow.

Tout est possible lorsqu’on dispose d’un accès direct au cerveau d’une personne et à son contenu. Une personne obèse pourrait être dégoûtée à la vue de la nourriture. Quelqu’un qui est involontairement célibataire pourrait avoir sa libido désactivée pour qu’elle ne désire même pas de sexe du tout. Quelqu’un qui est raciste pourrait être forcé à se réjouir de cohabiter avec des personnes d’autres races. Quelqu’un de violent pourrait être forcé à être doux et soumis. Ces choses peuvent sembler bonnes à un tyran, mais pour les gens normaux, l’idée d’un tel dépassement de l’autonomie personnelle est consternante.

Pour les riches, les lacets neuronaux seraient une aubaine inégalée, leur donnant la possibilité d’augmenter leur intelligence avec des neuroprothèses (c’est-à-dire un « exocortex »), et de donner des ordres irrésistibles directement dans l’esprit de leurs serviteurs dotés d’un BCI, même s’il s’agit d’ordres physiques ou sexuels abusifs qu’ils auraient normalement refusés.

Si le vaccin est une méthode pour introduire subrepticement une BCI injectable dans le corps de millions de personnes à leur insu ou sans leur consentement, alors nous assistons à la montée en puissance d’un régime tyrannique sans équivalent, jamais vu auparavant sur cette planète, un régime qui a l’intention de priver chaque homme, femme, et enfant de son libre arbitre.

Nos défauts sont ce qui nous rend humains. Une utopie obtenue en supprimant le libre arbitre des gens n’est pas une utopie du tout. C’est un cauchemar monomaniaque. En outre, les gens qui nous gouvernent sont des types de la Triade noire à qui on ne peut confier un tel pouvoir. Imaginez être battu et agressé sexuellement par un riche et puissant psychopathe et être forcé de sourire et d’en rire parce que votre lacet neural ne vous donne pas d’autre choix que d’obéir à votre maître.

Les élites vont de l’avant avec cette technologie sans laisser aux gens la possibilité de s’interroger sur les ramifications sociales ou éthiques, ou d’établir des cadres réglementaires qui garantissent que nos choix personnells et notre autonomie ne seront pas supplantés par ces dispositifs. Ils font cela parce qu’ils rêvent secrètement d’un avenir où ils pourront vous traiter pire qu’un animal et où vous ne pourrez même pas vous défendre. Si ce plan diabolique est autorisé à se poursuivre, cela signifiera la fin de l’humanité telle que nous la connaissons.

Conclusions :

La pandémie actuelle a été produite et perpétuée par l’establishment, par l’utilisation d’un virus conçu dans un laboratoire de guerre biologique chinois lié à l’APL, avec l’aide de l’argent des contribuables américains et de l’expertise française.

Cette recherche a été menée sous l’euphémisme absolument ridicule de recherche à « gain de fonction », qui est censée être effectuée afin de déterminer quels virus ont le plus grand potentiel de propagation zoonotique et de vacciner ou de protéger de manière préventive.

La recherche à « gain de fonction/gain de menace », aussi appelée Dual-Use Research of Concern ou DURC, est une recherche sur les armes biologiques sous un autre nom, à consonance plus agréable, simplement pour éviter le tabou de l’appeler par son nom réel. Il s’agit depuis toujours de recherche sur les armes biologiques. Les personnes qui mènent cette recherche comprennent parfaitement qu’ils prennent des agents pathogènes sauvages qui ne sont pas infectieux pour les humains et les rendent plus infectieux, souvent grâce à des subventions de groupes de réflexion militaires qui les encouragent à le faire.

Les virologues qui mènent ce type de recherche sont des ennemis de leurs semblables, comme les pompiers pyromanes. La recherche sur le gain de fonction n’a jamais protégé personne d’une quelconque pandémie. En fait, elle en a maintenant déclenché une, ce qui signifie que son utilité pour la prévention des pandémies est en fait négative. Elle aurait dû être interdite mondialement, et les fous qui l’exécutent auraient dû être mis dans des camisoles de force depuis longtemps.

Que ce soit à cause d’une fuite ou d’une diffusion intentionnelle de l’Institut de Virologie de Wuhan, une souche mortelle de SRAS est maintenant endémique à travers le monde, après que l’OMS, le CDC et les fonctionnaires aient d’abord minimisé les risques, puis aient intentionnellement provoqué une panique et des blocages qui ont mis en danger la santé des gens et leurs moyens de subsistance.

Cela a ensuite été utilisé par la classe aristocratique complètement dépravée et psychopathe qui nous gouverne comme excuse pour forcer les gens à accepter un poison injecté qui peut être un agent de dépeuplement, un agent de contrôle/pacification de l’esprit sous forme de « poussière intelligente » injectable, ou les deux à la fois. Ils pensent qu’ils peuvent s’en tirer en utilisant la stigmatisation sociale du refus du vaccin. Ils ont tort.

Leurs motivations sont claires et évidentes pour quiconque y a prêté attention. Ces mégalomanes ont pillé les fonds de pension du monde libre. Wall Street est insolvable et a connu une crise de liquidités depuis la fin de l’année 2019. L’objectif est maintenant d’exercer un contrôle physique, mental et financier total sur l’humanité avant que nous réalisions à quel point nous avons été extorqués par ces maniaques.

La pandémie et sa réponse ont servi de multiples objectifs pour l’élite :

  • Dissimuler une dépression provoquée par le pillage usuraire de nos économies mené par des capitalistes rentiers et des propriétaires absents qui ne produisent absolument rien qui ait une quelconque valeur pour la société. Au lieu d’avoir un Occupy Wall Street Part II très prévisible, les Elites et leurs laquais ont pu se montrer à la télévision et se présenter comme des sauveurs sages et tout-puissants au lieu de la cabale maraudeuse de méprisables pirates terrestres qu’ils sont.
  • Détruire les petites entreprises et éroder la classe moyenne.
  • Transférer des milliers de milliards de dollars de richesses du public américain dans les poches des milliardaires et d’intérêts particuliers.
  • S’engager dans des délits d’initiés, acheter des actions dans des sociétés de biotechnologie et ruiner les commerces de détail et les agences de voyage, dans le but de faire disparaître le commerce et le tourisme en face-à-face et de les remplacer par le commerce électronique et la servitisation.
  • Créer un casus belli pour une guerre avec la Chine, nous encourager à l’attaquer, gaspiller les vies et l’argent américains et nous conduire au bord de l’armageddon nucléaire.
  • Établir des cadres technologiques et de biosécurité pour le contrôle des populations et des « villes intelligentes » technocratiques-socialistes où les mouvements de chacun sont suivis de façon despotique, tout cela en prévision l’automatisation généralisée, le chômage, et les pénuries alimentaires, en utilisant le faux prétexte d’un vaccin pour forcer la coopération.

Chacune de ces choses constituerait un viol vicieux de la société occidentale. Prises ensemble, elles dépassent l’entendement ; elles sont une inversion complète de nos valeurs les plus précieuses.

Quel est le but de tout cela ? On ne peut que spéculer sur les motivations des auteurs, cependant, nous avons quelques théories.

Les élites tentent de tirer l’échelle vers le haut, d’effacer la mobilité ascendante pour de larges segments de la population, d’éliminer les opposants politiques et autres « indésirables », et de tenir en laisse le reste de l’humanité, en rationnant notre accès à certains biens et services qu’ils ont jugé « à fort impact », tels que l’utilisation de l’automobile, le tourisme, la consommation de viande, etc. Naturellement, ils continueront à avoir leurs propres luxes, dans le cadre d’un système de castes strict, semblable au féodalisme.

Pourquoi font-ils cela ? C’est simple. Les élites sont néo-malthusiennes et croient que nous sommes surpeuplés et que l’épuisement des ressources fera s’effondrer la civilisation en quelques décennies. Ils ne sont pas nécessairement erronés dans cette croyance. Nous sommes surpeuplés et nous consommons trop de ressources. Cependant, orchestrer une prise de pouvoir aussi horrible et meurtrière en réponse à une crise imminente démontre qu’ils n’ont que le plus grand mépris pour leurs semblables.

À ceux qui participent à cette farce dégoûtante sans comprendre ce qu’ils font, nous n’avons qu’un mot à dire. Arrêtez. Vous causez un tort irréparable à votre pays et à vos concitoyens.

À ceux qui lisent cet avertissement et qui ont une connaissance et une compréhension totales de ce qu’ils font et de la façon dont cela va injustement nuire à des millions d’innocents, nous avons encore quelques mots.

Allez en enfer. Vous ne détruirez pas l’Amérique et le monde libre, et vous n’aurez pas votre Nouvel Ordre Mondial. Nous nous en assurerons.

[voir la liste des références bibliographiques dans le document original]


Texte original

Hello,

My name is Spartacus, and I’ve had enough.

We have been forced to watch America and the Free World spin into inexorable decline due to a biowarfare attack. We, along with countless others, have been victimized and gaslit by propaganda and psychological warfare operations being conducted by an unelected, unaccountable Elite against the American people and our allies.

Our mental and physical health have suffered immensely over the course of the past year and a half. We have felt the sting of isolation, lockdown, masking, quarantines, and other completely nonsensical acts of healthcare theater that have done absolutely nothing to protect the health or wellbeing of the public from the ongoing COVID-19 pandemic.

Now, we are watching the medical establishment inject literal poison into millions of our fellow Americans without so much as a fight.

We have been told that we will be fired and denied our livelihoods if we refuse to vaccinate. This was the last straw.

We have spent thousands of hours analyzing leaked footage from Wuhan, scientific papers from primary sources, as well as the paper trails left by the medical establishment.

What we have discovered would shock anyone to their core.

First, we will summarize our findings, and then, we will explain them in detail. References will be placed at the end.

Summary:

  • COVID-19 is a blood and blood vessel disease. SARS-CoV-2 infects the lining of human blood vessels, causing them to leak into the lungs.
  • Current treatment protocols (e.g. invasive ventilation) are actively harmful to patients, accelerating oxidative stress and causing severe VILI (ventilator-induced lung injuries). The continued use of ventilators in the absence of any proven medical benefit constitutes mass murder.
  • Existing countermeasures are inadequate to slow the spread of what is an aerosolized and potentially wastewater-borne virus, and constitute a form of medical theater.
  • Various non-vaccine interventions have been suppressed by both the media and the medical establishment in favor of vaccines and expensive patented drugs.
  • The authorities have denied the usefulness of natural immunity against COVID-19, despite the fact that natural immunity confers protection against all of the virus’s proteins, and not just one.
  • Vaccines will do more harm than good. The antigen that these vaccines are based on, SARS-CoV-2 Spike, is a toxic protein. SARS-CoV-2 may have ADE, or antibody-dependent enhancement; current antibodies may not neutralize future strains, but instead help them infect immune cells. Also, vaccinating during a pandemic with a leaky vaccine removes the evolutionary pressure for a virus to become less lethal.
  • There is a vast and appalling criminal conspiracy that directly links both Anthony Fauci and Moderna to the Wuhan Institute of Virology.
  • COVID-19 vaccine researchers are directly linked to scientists involved in brain-computer interface (“neural lace”) tech, one of whom was indicted for taking grant money from China.
  • Independent researchers have discovered mysterious nanoparticles inside the vaccines that are not supposed to be present.
  • The entire pandemic is being used as an excuse for a vast political and economic transformation of Western society that will enrich the already rich and turn the rest of us into serfs and untouchables.

COVID-19 Pathophysiology and Treatments:

COVID-19 is not a viral pneumonia. It is a viral vascular endotheliitis and attacks the lining of blood vessels, particularly the small pulmonary alveolar capillaries, leading to endothelial cell activation and sloughing, coagulopathy, sepsis, pulmonary edema, and ARDS-like symptoms. This is a disease of the blood and blood vessels. The circulatory system. Any pneumonia that it causes is secondary to that.

In severe cases, this leads to sepsis, blood clots, and multiple organ failure, including hypoxic and inflammatory damage to various vital organs, such as the brain, heart, liver, pancreas, kidneys, and intestines.

Some of the most common laboratory findings in COVID-19 are elevated D-dimer, elevated prothrombin time, elevated C-reactive protein, neutrophilia, lymphopenia, hypocalcemia, and hyperferritinemia, essentially matching a profile of coagulopathy and immune system hyperactivation/immune cell exhaustion.

COVID-19 can present as almost anything, due to the wide tropism of SARS-CoV-2 for various tissues in the body’s vital organs. While its most common initial presentation is respiratory illness and flu-like symptoms, it can present as brain inflammation, gastrointestinal disease, or even heart attack or pulmonary embolism.

COVID-19 is more severe in those with specific comorbidities, such as obesity, diabetes, and hypertension. This is because these conditions involve endothelial dysfunction, which renders the circulatory system more susceptible to infection and injury by this particular virus.

The vast majority of COVID-19 cases are mild and do not cause significant disease. In known cases, there is something known as the 80/20 rule, where 80% of cases are mild and 20% are severe or critical.

However, this ratio is only correct for known cases, not all infections. The number of actual infections is much, much higher. Consequently, the mortality and morbidity rate is lower. However, COVID-19 spreads very quickly, meaning that there are a significant number of severely-ill and critically-ill patients appearing in a short time frame.

In those who have critical COVID-19-induced sepsis, hypoxia, coagulopathy, and ARDS, the most common treatments are intubation, injected corticosteroids, and blood thinners. This is not the correct treatment for COVID-19. In severe hypoxia, cellular metabolic shifts cause ATP to break down into hypoxanthine, which, upon the reintroduction of oxygen, causes xanthine oxidase to produce tons of highly damaging radicals that attack tissue. This is called ischemia-reperfusion injury, and it’s why the
majority of people who go on a ventilator are dying. In the mitochondria, succinate buildup due to sepsis does the same exact thing; when oxygen is reintroduced, it makes superoxide radicals. Make no mistake, intubation will kill people who have COVID-19.

The end-stage of COVID-19 is severe lipid peroxidation, where fats in the body start to “rust” due to damage by oxidative stress. This drives autoimmunity. Oxidized lipids appear as foreign objects to the immune system, which recognizes and forms antibodies against OSEs, or oxidation-specific epitopes. Also, oxidized lipids feed directly into pattern recognition receptors, triggering even more inflammation and summoning even more cells of the innate immune system that release even more destructive enzymes. This is similar to the pathophysiology of Lupus.

The breakdown of the pathology is as follows:

SARS-CoV-2 Spike binds to ACE2. Angiotensin Converting Enzyme 2 is an enzyme that is part of the renin-angiotensin-aldosterone system, or RAAS. The RAAS is a hormone control system that moderates fluid volume in the body and in the bloodstream (i.e. osmolarity) by controlling salt retention and excretion. This protein, ACE2, is ubiquitous in every part of the body that interfaces with the circulatory
system, particularly in vascular endothelial cells and pericytes, brain astrocytes, renal tubules and podocytes, pancreatic islet cells, bile duct and intestinal epithelial cells, and the seminiferous ducts of the testis, all of which SARS-CoV-2 can infect, not just the lungs.

SARS-CoV-2 infects a cell as follows: SARS-CoV-2 Spike undergoes a conformational change where the S1 trimers flip up and extend, locking onto ACE2 bound to the surface of a cell. TMPRSS2, or transmembrane protease serine 2, comes along and cuts off the heads of the Spike, exposing the S2 stalk-shaped subunit inside. The remainder of the Spike undergoes a conformational change that causes it to unfold like an extension ladder, embedding itself in the cell membrane. Then, it folds back upon itself, pulling the viral membrane and the cell membrane together. The two membranes fuse, with the virus’s proteins migrating out onto the surface of the cell. The SARS-CoV-2 nucleocapsid enters the cell, disgorging its genetic material and beginning the viral replication process, hijacking the cell’s own structures to produce more virus.

SARS-CoV-2 Spike proteins embedded in a cell can actually cause human cells to fuse together, forming syncytia/MGCs (multinuclear giant cells). They also have other pathogenic, harmful effects. SARS-CoV-2’s viroporins, such as its Envelope protein, act as calcium ion channels, introducing calcium into infected cells. The virus suppresses the natural interferon response, resulting in delayed inflammation.
SARS-CoV-2 N protein can also directly activate the NLRP3 inflammasome. Also, it suppresses the Nrf2 antioxidant pathway. The suppression of ACE2 by binding with Spike causes a buildup of bradykinin that would otherwise be broken down by ACE2.

This constant calcium influx into the cells results in (or is accompanied by) noticeable hypocalcemia, or low blood calcium, especially in people with Vitamin D deficiencies and pre-existing endothelial dysfunction. Bradykinin upregulates cAMP, cGMP, COX, and Phospholipase C activity. This results in prostaglandin release and vastly increased intracellular calcium signaling, which promotes highly aggressive ROS release and ATP depletion. NADPH oxidase releases superoxide into the extracellular
space. Superoxide radicals react with nitric oxide to form peroxynitrite. Peroxynitrite reacts with the tetrahydrobiopterin cofactor needed by endothelial nitric oxide synthase, destroying it and “uncoupling” the enzymes, causing nitric oxide synthase to synthesize more superoxide instead. This proceeds in a positive feedback loop until nitric oxide bioavailability in the circulatory system is depleted.

Dissolved nitric oxide gas produced constantly by eNOS serves many important functions, but it is also antiviral against SARS-like coronaviruses, preventing the palmitoylation of the viral Spike protein and making it harder for it to bind to host receptors. The loss of NO allows the virus to begin replicating with impunity in the body. Those with endothelial dysfunction (i.e. hypertension, diabetes, obesity, old age, African-American race) have redox equilibrium issues to begin with, giving the virus an advantage.

Due to the extreme cytokine release triggered by these processes, the body summons a great deal of neutrophils and monocyte-derived alveolar macrophages to the lungs. Cells of the innate immune system are the first-line defenders against pathogens. They work by engulfing invaders and trying to attack them with enzymes that produce powerful oxidants, like SOD and MPO. Superoxide dismutase takes superoxide and makes hydrogen peroxide, and myeloperoxidase takes hydrogen peroxide and chlorine ions and makes hypochlorous acid, which is many, many times more reactive than sodium hypochlorite bleach.

Neutrophils have a nasty trick. They can also eject these enzymes into the extracellular space, where they will continuously spit out peroxide and bleach into the bloodstream. This is called neutrophil extracellular trap formation, or, when it becomes pathogenic and counterproductive, NETosis. In severe and critical COVID-19, there is actually rather severe NETosis.

Hypochlorous acid building up in the bloodstream begins to bleach the iron out of heme and compete for O2 binding sites. Red blood cells lose the ability to transport oxygen, causing the sufferer to turn blue in the face. Unliganded iron, hydrogen peroxide, and superoxide in the bloodstream undergo the Haber-Weiss and Fenton reactions, producing extremely reactive hydroxyl radicals that violently strip electrons from surrounding fats and DNA, oxidizing them severely.

This condition is not unknown to medical science. The actual name for all of this is acute sepsis.

We know this is happening in COVID-19 because people who have died of the disease have noticeable ferroptosis signatures in their tissues, as well as various other oxidative stress markers such as nitrotyrosine, 4-HNE, and malondialdehyde.

When you intubate someone with this condition, you are setting off a free radical bomb by supplying the cells with O2. It’s a catch-22, because we need oxygen to make Adenosine Triphosphate (that is, to live), but O2 is also the precursor of all these damaging radicals that lead to lipid peroxidation.

The correct treatment for severe COVID-19 related sepsis is non-invasive ventilation, steroids, and antioxidant infusions. Most of the drugs repurposed for COVID-19 that show any benefit whatsoever in rescuing critically-ill COVID-19 patients are antioxidants. N-acetylcysteine, melatonin, fluvoxamine, budesonide, famotidine, cimetidine, and ranitidine are all antioxidants. Indomethacin prevents iron-driven oxidation of arachidonic acid to isoprostanes. There are powerful antioxidants such as apocynin that have not even been tested on COVID-19 patients yet which could defang neutrophils, prevent lipid peroxidation, restore endothelial health, and restore oxygenation to the tissues.

Scientists who know anything about pulmonary neutrophilia, ARDS, and redox biology have known or surmised much of this since March 2020. In April 2020, Swiss scientists confirmed that COVID-19 was a vascular endotheliitis. By late 2020, experts had already concluded that COVID-19 causes a form of viral sepsis. They also know that sepsis can be effectively treated with antioxidants. None of this information is particularly new, and yet, for the most part, it has not been acted upon. Doctors continue to use damaging intubation techniques with high PEEP settings despite high lung compliance and poor oxygenation, killing an untold number of critically ill patients with medical malpractice.

Because of the way they are constructed, Randomized Control Trials will never show any benefit for any antiviral against COVID-19. Not Remdesivir, not Kaletra, not HCQ, and not Ivermectin. The reason for this is simple; for the patients that they have recruited for these studies, such as Oxford’s ludicrous RECOVERY study, the intervention is too late to have any positive effect.

The clinical course of COVID-19 is such that by the time most people seek medical attention for hypoxia, their viral load has already tapered off to almost nothing. If someone is about 10 days post-exposure and has already been symptomatic for five days, there is hardly any virus left in their bodies, only cellular damage and derangement that has initiated a hyperinflammatory response. It is from this group that the clinical trials for antivirals have recruited, pretty much exclusively.

In these trials, they give antivirals to severely ill patients who have no virus in their bodies, only a delayed hyperinflammatory response, and then absurdly claim that antivirals have no utility in treating or preventing COVID-19. These clinical trials do not recruit people who are pre-symptomatic. They do not test pre-exposure or post-exposure prophylaxis.

This is like using a defibrillator to shock only flatline, and then absurdly claiming that defibrillators have no medical utility whatsoever when the patients refuse to rise from the dead. The intervention is too late. These trials for antivirals show systematic, egregious selection bias. They are providing a treatment that is futile to the specific cohort they are enrolling.

India went against the instructions of the WHO and mandated the prophylactic usage of Ivermectin. They have almost completely eradicated COVID-19. The Indian Bar Association of Mumbai has brought criminal charges against WHO Chief Scientist Dr. Soumya Swaminathan for recommending against the use of Ivermectin.

Ivermectin is not “horse dewormer”. Yes, it is sold in veterinary paste form as a dewormer for animals. It has also been available in pill form for humans for decades, as an antiparasitic drug.

The media have disingenuously claimed that because Ivermectin is an antiparasitic drug, it has no utility as an antivirus. This is incorrect. Ivermectin has utility as an antiviral. It blocks importin, preventing nuclear import, effectively inhibiting viral access to cell nuclei. Many drugs currently on the market have multiple modes of action. Ivermectin is one such drug. It is both antiparasitic and antiviral.

In Bangladesh, Ivermectin costs $1.80 for an entire 5-day course. Remdesivir, which is toxic to the liver, costs $3,120 for a 5-day course of the drug. Billions of dollars of utterly useless Remdesivir were sold to our governments on the taxpayer’s dime, and it ended up being totally useless for treating hyperinflammatory COVID-19. The media has hardly even covered this at all.

The opposition to the use of generic Ivermectin is not based in science. It is purely financially and politically-motivated. An effective non-vaccine intervention would jeopardize the rushed FDA approval of patented vaccines and medicines for which the pharmaceutical industry stands to rake in billions upon billions of dollars in sales on an ongoing basis.

The majority of the public are scientifically illiterate and cannot grasp what any of this even means, thanks to a pathetic educational system that has miseducated them. You would be lucky to find 1 in 100 people who have even the faintest clue what any of this actually means.

COVID-19 Transmission:

COVID-19 is airborne. The WHO carried water for China by claiming that the virus was only droplet-borne. Our own CDC absurdly claimed that it was mostly transmitted by fomite-to-face contact, which, given its rapid spread from Wuhan to the rest of the world, would have been physically impossible.

The ridiculous belief in fomite-to-face being a primary mode of transmission led to the use of surface disinfection protocols that wasted time, energy, productivity, and disinfectant.

The 6-foot guidelines are absolutely useless. The minimum safe distance to protect oneself from an aerosolized virus is to be 15+ feet away from an infected person, no closer. Realistically, no public transit is safe.

Surgical masks do not protect you from aerosols. The virus is too small and the filter media has too large of gaps to filter it out. They may catch respiratory droplets and keep the virus from being expelled by someone who is sick, but they do not filter a cloud of infectious aerosols if someone were to walk into said cloud.

The minimum level of protection against this virus is quite literally a P100 respirator, a PAPR/CAPR, or a 40mm NATO CBRN respirator, ideally paired with a full-body tyvek or tychem suit, gloves, and booties, with all the holes and gaps taped.

Live SARS-CoV-2 may potentially be detected in sewage outflows, and there may be oral-fecal transmission. During the SARS outbreak in 2003, in the Amoy Gardens incident, hundreds of people were infected by aerosolized fecal matter rising from floor drains in their apartments.

COVID-19 Vaccine Dangers:

The vaccines for COVID-19 are not sterilizing and do not prevent infection or transmission. They are “leaky” vaccines. This means they remove the evolutionary pressure on the virus to become less lethal. It also means that the vaccinated are perfect carriers. In other words, those who are vaccinated are a threat to the unvaccinated, not the other way around.

All of the COVID-19 vaccines currently in use have undergone minimal testing, with highly accelerated clinical trials. Though they appear to limit severe illness, the long-term safety profile of these vaccines remains unknown.

Some of these so-called “vaccines” utilize an untested new technology that has never been used in vaccines before. Traditional vaccines use weakened or killed virus to stimulate an immune response. The Moderna and Pfizer-BioNTech vaccines do not. They are purported to consist of an intramuscular shot containing a suspension of lipid nanoparticles filled with messenger RNA. The way they generate an immune response is by fusing with cells in a vaccine recipient’s shoulder, undergoing endocytosis, releasing their mRNA cargo into those cells, and then utilizing the ribosomes in those cells to synthesize modified SARS-CoV-2 Spike proteins in-situ.

These modified Spike proteins then migrate to the surface of the cell, where they are anchored in place by a transmembrane domain. The adaptive immune system detects the non-human viral protein being expressed by these cells, and then forms antibodies against that protein. This is purported to confer protection against the virus, by training the adaptive immune system to recognize and produce antibodies against the Spike on the actual virus. The J&J and AstraZeneca vaccines do something similar, but use an adenovirus vector for genetic material delivery instead of a lipid nanoparticle. These vaccines were produced or validated with the aid of fetal cell lines HEK-293 and PER.C6, which people with certain religious convictions may object strongly to.

SARS-CoV-2 Spike is a highly pathogenic protein on its own. It is impossible to overstate the danger presented by introducing this protein into the human body.

It is claimed by vaccine manufacturers that the vaccine remains in cells in the shoulder, and that SARS-CoV-2 Spike produced and expressed by these cells from the vaccine’s genetic material is harmless and inert, thanks to the insertion of prolines in the Spike sequence to stabilize it in the prefusion conformation, preventing the Spike from becoming active and fusing with other cells. However, a pharmacokinetic study from Japan showed that the lipid nanoparticles and mRNA from the Pfizer vaccine did not stay in the shoulder, and in fact bioaccumulated in many different organs, including the reproductive organs and adrenal glands, meaning that modified Spike is being expressed quite literally all over the place. These lipid nanoparticles may trigger anaphylaxis in an unlucky few, but far more concerning is the unregulated expression of Spike in various somatic cell lines far from the injection site and the unknown consequences of that.

Messenger RNA is normally consumed right after it is produced in the body, being translated into a protein by a ribosome. COVID-19 vaccine mRNA is produced outside the body, long before a ribosome translates it. In the meantime, it could accumulate damage if inadequately preserved. When a ribosome attempts to translate a damaged strand of mRNA, it can become stalled. When this happens, the ribosome becomes useless for translating proteins because it now has a piece of mRNA stuck in it, like a lace card in an old punch card reader. The whole thing has to be cleaned up and new ribosomes synthesized to replace it. In cells with low ribosome turnover, like nerve cells, this can lead to reduced protein synthesis, cytopathic effects, and neuropathies.

Certain proteins, including SARS-CoV-2 Spike, have proteolytic cleavage sites that are basically like little dotted lines that say “cut here”, which attract a living organism’s own proteases (essentially, molecular scissors) to cut them. There is a possibility that S1 may be proteolytically cleaved from S2, causing active S1 to float away into the bloodstream while leaving the S2 “stalk” embedded in the membrane of the
cell that expressed the protein.

SARS-CoV-2 Spike has a Superantigenic region (SAg), which may promote extreme inflammation.

Anti-Spike antibodies were found in one study to function as autoantibodies and attack the body’s own cells. Those who have been immunized with COVID-19 vaccines have developed blood clots, myocarditis, Guillain-Barre Syndrome, Bell’s Palsy, and multiple sclerosis flares, indicating that the vaccine promotes autoimmune reactions against healthy tissue.

SARS-CoV-2 Spike does not only bind to ACE2. It was suspected to have regions that bind to basigin, integrins, neuropilin-1, and bacterial lipopolysaccharides as well. SARS-CoV-2 Spike, on its own, can potentially bind any of these things and act as a ligand for them, triggering unspecified and likely highly inflammatory cellular activity.

SARS-CoV-2 Spike contains an unusual PRRA insert that forms a furin cleavage site. Furin is a ubiquitous human protease, making this an ideal property for the Spike to have, giving it a high degree of cell tropism. No wild-type SARS-like coronaviruses related to SARS-CoV-2 possess this feature, making it highly suspicious, and perhaps a sign of human tampering.

SARS-CoV-2 Spike has a prion-like domain that enhances its infectiousness.

The Spike S1 RBD may bind to heparin-binding proteins and promote amyloid aggregation. In humans, this could lead to Parkinson’s, Lewy Body Dementia, premature Alzheimer’s, or various other neurodegenerative diseases. This is very concerning because SARS-CoV-2 S1 is capable of injuring and penetrating the blood-brain barrier and entering the brain. It is also capable of increasing the permeability of the blood-brain barrier to other molecules.

SARS-CoV-2, like other betacoronaviruses, may have Dengue-like ADE, or antibody-dependent enhancement of disease. For those who aren’t aware, some viruses, including betacoronaviruses, have a feature called ADE. There is also something called Original Antigenic Sin, which is the observation that the body prefers to produce antibodies based on previously-encountered strains of a virus over newly-encountered ones.

In ADE, antibodies from a previous infection become non-neutralizing due to mutations in the virus’s proteins. These non-neutralizing antibodies then act as trojan horses, allowing live, active virus to be pulled into macrophages through their Fc receptor pathways, allowing the virus to infect immune cells that it would not have been able to infect before. This has been known to happen with Dengue Fever; when someone gets sick with Dengue, recovers, and then contracts a different strain, they can get very,
very ill.

If someone is vaccinated with mRNA based on the Spike from the initial Wuhan strain of SARS-CoV-2, and then they become infected with a future, mutated strain of the virus, they may become severely ill. In other words, it is possible for vaccines to sensitize someone to disease.

There is a precedent for this in recent history. Sanofi’s Dengvaxia vaccine for Dengue failed because it caused immune sensitization in people whose immune systems were Dengue-naïve.

In mice immunized against SARS-CoV and challenged with the virus, a close relative of SARS-CoV-2, they developed immune sensitization, Th2 immunopathology, and eosinophil infiltration in their lungs.

We have been told that SARS-CoV-2 mRNA vaccines cannot be integrated into the human genome, because messenger RNA cannot be turned back into DNA. This is false. There are elements in human cells called LINE-1 retrotransposons, which can indeed integrate mRNA into a human genome by endogenous reverse transcription. Because the mRNA used in the vaccines is stabilized, it hangs around in cells longer, increasing the chances for this to happen. If the gene for SARS-CoV-2 Spike is integrated into a portion of the genome that is not silent and actually expresses a protein, it is possible that people who take this vaccine may continuously express SARS-CoV-2 Spike from their somatic cells for the rest of their lives.

By inoculating people with a vaccine that causes their bodies to produce Spike in-situ, they are being inoculated with a pathogenic protein. A toxin that may cause long-term inflammation, heart problems, and a raised risk of cancers. In the long-term, it may also potentially lead to premature neurodegenerative disease.

Absolutely nobody should be compelled to take this vaccine under any circumstances, and in actual fact, the vaccination campaign must be stopped immediately.

COVID-19 Criminal Conspiracy:

The vaccine and the virus were made by the same people.

In 2014, there was a moratorium on SARS gain-of-function research that lasted until 2017. This research was not halted. Instead, it was outsourced, with the federal grants being laundered through NGOs.

Ralph Baric is a virologist and SARS expert at UNC Chapel Hill in North Carolina.

This is who Anthony Fauci was referring to when he insisted, before Congress, that if any gain-of-function research was being conducted, it was being conducted in North Carolina.

This was a lie. Anthony Fauci lied before Congress. A felony.

Ralph Baric and Shi Zhengli are colleagues and have co-written papers together. Ralph Baric mentored Shi Zhengli in his gain-of-function manipulation techniques, particularly serial passage, which results in a virus that appears as if it originated naturally. In other words, deniable bioweapons. Serial passage in humanized hACE2 mice may have produced something like SARS-CoV-2.

The funding for the gain-of-function research being conducted at the Wuhan Institute of Virology came from Peter Daszak. Peter Daszak runs an NGO called EcoHealth Alliance. EcoHealth Alliance received millions of dollars in grant money from the National Institutes of Health/National Institute of Allergy and Infectious Diseases (that is, Anthony Fauci), the Defense Threat Reduction Agency (part of the US Department of Defense), and the United States Agency for International Development. NIH/NIAID contributed a few million dollars, and DTRA and USAID each contributed tens of millions of dollars towards this research. Altogether, it was over a hundred million dollars.

EcoHealth Alliance subcontracted these grants to the Wuhan Institute of Virology, a lab in China with a very questionable safety record and poorly trained staff, so that they could conduct gain-of-function research, not in their fancy P4 lab, but in a level-2 lab where technicians wore nothing more sophisticated than perhaps a hairnet, latex gloves, and a surgical mask, instead of the bubble suits used when working with dangerous viruses. Chinese scientists in Wuhan reported being routinely bitten and urinated on by laboratory animals. Why anyone would outsource this dangerous and delicate work to the People’s Republic of China, a country infamous for industrial accidents and massive explosions that have claimed hundreds of lives, is completely beyond me, unless the aim was to start a pandemic on purpose.

In November of 2019, three technicians at the Wuhan Institute of Virology developed symptoms consistent with a flu-like illness. Anthony Fauci, Peter Daszak, and Ralph Baric knew at once what had happened, because back channels exist between this laboratory and our scientists and officials.

December 12th, 2019, Ralph Baric signed a Material Transfer Agreement (essentially, an NDA) to receive Coronavirus mRNA vaccine-related materials co-owned by Moderna and NIH. It wasn’t until a whole month later, on January 11th, 2020, that China allegedly sent us the sequence to what would become known as SARS-CoV-2. Moderna claims, rather absurdly, that they developed a working vaccine from this sequence in under 48 hours.

Stéphane Bancel, the current CEO of Moderna, was formerly the CEO of bioMérieux, a French multinational corporation specializing in medical diagnostic tech, founded by one Alain Mérieux. Alain Mérieux was one of the individuals who was instrumental in the construction of the Wuhan Institute of Virology’s P4 lab.

The sequence given as the closest relative to SARS-CoV-2, RaTG13, is not a real virus. It is a forgery. It was made by entering a gene sequence by hand into a database, to create a cover story for the existence of SARS-CoV-2, which is very likely a gain-of-function chimera produced at the Wuhan Institute of Virology and was either leaked by accident or intentionally released.

The animal reservoir of SARS-CoV-2 has never been found.

This is not a conspiracy “theory”. It is an actual criminal conspiracy, in which people connected to the development of Moderna’s mRNA-1273 are directly connected to the Wuhan Institute of Virology and their gain-of-function research by very few degrees of separation, if any. The paper trail is well-established.

The lab-leak theory has been suppressed because pulling that thread leads one to inevitably conclude that there is enough circumstantial evidence to link Moderna, the NIH, the WIV, and both the vaccine and the virus’s creation together. In a sane country, this would have immediately led to the world’s biggest RICO and mass murder case. Anthony Fauci, Peter Daszak, Ralph Baric, Shi Zhengli, and Stéphane Bancel, and their accomplices, would have been indicted and prosecuted to the fullest extent of the law. Instead, billions of our tax dollars were awarded to the perpetrators.

The FBI raided Allure Medical in Shelby Township north of Detroit for billing insurance for “fraudulent COVID-19 cures”. The treatment they were using? Intravenous Vitamin C. An antioxidant. Which, as described above, is an entirely valid treatment for COVID-19-induced sepsis, and indeed, is now part of the MATH+ protocol advanced by Dr. Paul E. Marik.

The FDA banned ranitidine (Zantac) due to supposed NDMA (N-nitrosodimethylamine) contamination. Ranitidine is not only an H2 blocker used as antacid, but also has a powerful antioxidant effect, scavenging hydroxyl radicals. This gives it utility in treating COVID-19.

The FDA also attempted to take N-acetylcysteine, a harmless amino acid supplement and antioxidant, off the shelves, compelling Amazon to remove it from their online storefront.

This leaves us with a chilling question: did the FDA knowingly suppress antioxidants useful for treating COVID-19 sepsis as part of a criminal conspiracy against the American public?

The establishment is cooperating with, and facilitating, the worst criminals in human history, and are actively suppressing non-vaccine treatments and therapies in order to compel us to inject these criminals’ products into our bodies. This is absolutely unacceptable.

COVID-19 Vaccine Development and Links to Transhumanism:

This section deals with some more speculative aspects of the pandemic and the medical and scientific establishment’s reaction to it, as well as the disturbing links between scientists involved in vaccine research and scientists whose work involved merging nanotechnology with living cells.

On June 9th, 2020, Charles Lieber, a Harvard nanotechnology researcher with decades of experience, was indicted by the DOJ for fraud. Charles Lieber received millions of dollars in grant money from the US Department of Defense, specifically the military think tanks DARPA, AFOSR, and ONR, as well as NIH and MITRE. His specialty is the use of silicon nanowires in lieu of patch clamp electrodes to monitor and modulate intracellular activity, something he has been working on at Harvard for the past twenty years. He was claimed to have been working on silicon nanowire batteries in China, but none of his colleagues can recall him ever having worked on battery technology in his life; all of his research deals with bionanotechnology, or the blending of nanotech with living cells.

The indictment was over his collaboration with the Wuhan University of Technology. He had double-dipped, against the terms of his DOD grants, and taken money from the PRC’s Thousand Talents plan, a program which the Chinese government uses to bribe Western scientists into sharing proprietary R&D information that can be exploited by the PLA for strategic advantage.

Charles Lieber’s own papers describe the use of silicon nanowires for brain-computer interfaces, or “neural lace” technology. His papers describe how neurons can endocytose whole silicon nanowires or parts of them, monitoring and even modulating neuronal activity.

Charles Lieber was a colleague of Robert Langer. Together, along with Daniel S. Kohane, they worked on a paper describing artificial tissue scaffolds that could be implanted in a human heart to monitor its activity remotely.

Robert Langer, an MIT alumnus and expert in nanotech drug delivery, is one of the co-founders of Moderna. His net worth is now $5.1 billion USD thanks to Moderna’s mRNA-1273 vaccine sales.

Both Charles Lieber and Robert Langer’s bibliographies describe, essentially, techniques for human enhancement, i.e. transhumanism. Klaus Schwab, the founder of the World Economic Forum and the architect behind the so-called “Great Reset”, has long spoken of the “blending of biology and machinery” in his books.

Since these revelations, it has come to the attention of independent researchers that the COVID-19 vaccines may contain reduced graphene oxide nanoparticles. Japanese researchers have also found unexplained contaminants in COVID-19 vaccines.

Graphene oxide is an anxiolytic. It has been shown to reduce the anxiety of laboratory mice when injected into their brains. Indeed, given SARS-CoV-2 Spike’s propensity to compromise the blood-brain barrier and increase its permeability, it is the perfect protein for preparing brain tissue for extravasation of nanoparticles from the bloodstream and into the brain. Graphene is also highly conductive and, in some circumstances, paramagnetic.

In 2013, under the Obama administration, DARPA launched the BRAIN Initiative; BRAIN is an acronym for Brain Research Through Advancing Innovative Neurotechnologies®. This program involves the development of brain-computer interface technologies for the military, particularly non-invasive, injectable systems that cause minimal damage to brain tissue when removed. Supposedly, this technology would be used for healing wounded soldiers with traumatic brain injuries, the direct brain control of prosthetic limbs, and even new abilities such as controlling drones with one’s mind.

Various methods have been proposed for achieving this, including optogenetics, magnetogenetics, ultrasound, implanted electrodes, and transcranial electromagnetic stimulation. In all instances, the goal is to obtain read or read-write capability over neurons, either by stimulating and probing them, or by rendering them especially sensitive to stimulation and probing.

However, the notion of the widespread use of BCI technology, such as Elon Musk’s Neuralink device, raises many concerns over privacy and personal autonomy. Reading from neurons is problematic enough on its own. Wireless brain-computer interfaces may interact with current or future wireless GSM infrastructure, creating neurological data security concerns. A hacker or other malicious actor may compromise such networks to obtain people’s brain data, and then exploit it for nefarious purposes.

However, a device capable of writing to human neurons, not just reading from them, presents another, even more serious set of ethical concerns. A BCI that is capable of altering the contents of one’s mind for innocuous purposes, such as projecting a heads-up display onto their brain’s visual center or sending audio into one’s auditory cortex, would also theoretically be capable of altering mood and personality, or perhaps even subjugating someone’s very will, rendering them utterly obedient to authority. This technology would be a tyrant’s wet dream. Imagine soldiers who would shoot their own countrymen without hesitation, or helpless serfs who are satisfied to live in literal dog kennels.

BCIs could be used to unscrupulously alter perceptions of basic things such as emotions and values, changing people’s thresholds of satiety, happiness, anger, disgust, and so forth. This is not inconsequential. Someone’s entire regime of behaviors could be altered by a BCI, including such things as suppressing their appetite or desire for virtually anything on Maslow’s Hierarchy of Needs.

Anything is possible when you have direct access to someone’s brain and its contents. Someone who is obese could be made to feel disgust at the sight of food. Someone who is involuntarily celibate could have their libido disabled so they don’t even desire sex to begin with. Someone who is racist could be forced to feel delight over cohabiting with people of other races. Someone who is violent could be forced to be meek and submissive. These things might sound good to you if you are a tyrant, but to normal people, the idea of personal autonomy being overridden to such a degree is appalling.

For the wealthy, neural laces would be an unequaled boon, giving them the opportunity to enhance their intelligence with neuroprosthetics (i.e. an “exocortex”), and to deliver irresistible commands directly into the minds of their BCI-augmented servants, even physically or sexually abusive commands that they would normally refuse.

If the vaccine is a method to surreptitiously introduce an injectable BCI into millions of people without their knowledge or consent, then what we are witnessing is the rise of a tyrannical regime unlike anything ever seen before on the face of this planet, one that fully intends to strip every man, woman, and child of our free will.

Our flaws are what make us human. A utopia arrived at by removing people’s free will is not a utopia at all. It is a monomaniacal nightmare. Furthermore, the people who rule over us are Dark Triad types who cannot be trusted with such power. Imagine being beaten and sexually assaulted by a wealthy and powerful psychopath and being forced to smile and laugh over it because your neural lace gives you no choice but to obey your master.

The Elites are forging ahead with this technology without giving people any room to question the social or ethical ramifications, or to establish regulatory frameworks that ensure that our personal agency and autonomy will not be overridden by these devices. They do this because they secretly dream of a future where they can treat you worse than an animal and you cannot even fight back. If this evil plan is allowed to continue, it will spell the end of humanity as we know it.

Conclusions:

The current pandemic was produced and perpetuated by the establishment, through the use of a virus engineered in a PLA-connected Chinese biowarfare laboratory, with the aid of American taxpayer dollars and French expertise.

This research was conducted under the absolutely ridiculous euphemism of “gain-of-function” research, which is supposedly carried out in order to determine which viruses have the highest potential for zoonotic spillover and preemptively vaccinate or guard against them.

Gain-of-function/gain-of-threat research, a.k.a. “Dual-Use Research of Concern”, or DURC, is bioweapon research by another, friendlier-sounding name, simply to avoid the taboo of calling it what it actually is. It has always been bioweapon research. The people who are conducting this research fully understand that they are taking wild pathogens that are not infectious in humans and making them more infectious, often taking grants from military think tanks encouraging them to do so.

These virologists conducting this type of research are enemies of their fellow man, like pyromaniac firefighters. GOF research has never protected anyone from any pandemic. In fact, it has now started one, meaning its utility for preventing pandemics is actually negative. It should have been banned globally, and the lunatics performing it should have been put in straitjackets long ago.

Either through a leak or an intentional release from the Wuhan Institute of Virology, a deadly SARS strain is now endemic across the globe, after the WHO and CDC and public officials first downplayed the risks, and then intentionally incited a panic and lockdowns that jeopardized people’s health and their livelihoods.

This was then used by the utterly depraved and psychopathic aristocratic class who rule over us as an excuse to coerce people into accepting an injected poison which may be a depopulation agent, a mind control/pacification agent in the form of injectable “smart dust”, or both in one. They believe they can get away with this by weaponizing the social stigma of vaccine refusal. They are incorrect.

Their motives are clear and obvious to anyone who has been paying attention. These megalomaniacs have raided the pension funds of the free world. Wall Street is insolvent and has had an ongoing liquidity crisis since the end of 2019. The aim now is to exert total, full-spectrum physical, mental, and financial control over humanity before we realize just how badly we’ve been extorted by these maniacs.

The pandemic and its response served multiple purposes for the Elite:
• Concealing a depression brought on by the usurious plunder of our economies conducted by rentier-capitalists and absentee owners who produce absolutely nothing of any value to society whatsoever. Instead of us having a very predictable Occupy Wall Street Part II, the Elites and their stooges got to stand up on television and paint themselves as wise and all-powerful saviors instead of the marauding cabal of despicable land pirates that they are.
• Destroying small businesses and eroding the middle class.
• Transferring trillions of dollars of wealth from the American public and into the pockets of billionaires and special interests.
• Engaging in insider trading, buying stock in biotech companies and shorting brick-and-mortar businesses and travel companies, with the aim of collapsing face-to-face commerce and tourism and replacing it with e-commerce and servitization.
• Creating a casus belli for war with China, encouraging us to attack them, wasting American lives and treasure and driving us to the brink of nuclear armageddon.
• Establishing technological and biosecurity frameworks for population control and technocratic-socialist “smart cities” where everyone’s movements are despotically tracked, all in anticipation of widespread automation, joblessness, and food shortages, by using the false guise of a vaccine to compel cooperation.

Any one of these things would constitute a vicious rape of Western society. Taken together, they beggar belief; they are a complete inversion of our most treasured values.

What is the purpose of all of this? One can only speculate as to the perpetrators’ motives, however, we have some theories.

The Elites are trying to pull up the ladder, erase upward mobility for large segments of the population, cull political opponents and other “undesirables”, and put the remainder of humanity on a tight leash, rationing our access to certain goods and services that they have deemed “high-impact”, such as automobile use, tourism, meat consumption, and so on. Naturally, they will continue to have their own luxuries, as part of a strict caste system akin to feudalism.

Why are they doing this? Simple. The Elites are Neo-Malthusians and believe that we are overpopulated and that resource depletion will collapse civilization in a matter of a few short decades. They are not necessarily incorrect in this belief. We are overpopulated, and we are consuming too many resources. However, orchestrating such a gruesome and murderous power grab in response to a looming crisis demonstrates that they have nothing but the utmost contempt for their fellow man.

To those who are participating in this disgusting farce without any understanding of what they are doing, we have one word for you. Stop. You are causing irreparable harm to your country and to your fellow citizens.

o those who may be reading this warning and have full knowledge and understanding of what they are doing and how it will unjustly harm millions of innocent people, we have a few more words.

Damn you to hell. You will not destroy America and the Free World, and you will not have your New World Order. We will make certain of that.

[please see the original pdf file for list of bibligraphical links]

Catherine Austin-Fitts chez Del Bigtree (extrait).

Il faut toujours lire et retenir ce que dit Catherine Austin-Fitts. Elle donne des idées pour s’en sortir dans la vidéo complète, en anglais ici.

Source.

Traduction

Catherine Austin-Fitts : […] Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu une maladie grave et je ne dis pas que les gens ne tombent pas malades et je ne dis pas que nous ne devons pas nous en occuper. Mais je vous assure que l’enjeu majeur était la réingénierie financière, qui n’a absolument rien à voir avec les soins de santé. Les soins de santé sont le plan marketing pour opérer la réingénierie de notre gouvernance et de notre système financier. C’est un coup d’État. Rien à voir avec la santé. C’est purement politique. 1995 a vu une initiative pour tenter d’équilibrer le budget fédéral, y compris les obligations en matière de retraite, et lorsque cette initiative a échoué, l’un des plus grands dirigeants de fonds de pension du pays m’a décrit la situation. Il m’a dit : « Vous ne comprenez pas, ils ont abandonné le pays, ils retirent tout l’argent à partir de l’automne », c’est-à-dire à l’automne 1997, lorsque les 21.000 milliards de dollars ont commencé à disparaître (voir mon article ici). C’est la froide réalité : la loi des maths en science actuarielle. Si on ne trouve pas de solution financièrement responsable pour le paiement des retraites, il y a deux choix : augmenter l’âge de la retraite ou réduire l’espérance de vie. C’est de la mathématique pure. Si on ne trouve plus l’argent, il faut réduire l’espérance de vie ou augmenter l’âge de la retraite. Ce qui s’est passé après l’échec de l’accord budgétaire, c’est ce que j’appelle le grand empoisonnement. Nous avons lancé un processus par lequel, en Amérique, nous avons augmenté de manière significative les niveaux de toxicité et nous avons diminué de manière significative la force du système immunitaire par différents moyens. Et l’un des facteurs contribuant à ce que j’appelle le grand empoisonnement, c’est le programme de vaccination intensif. Le plus gros problème qu’on observe avec les injections Covid 19, c’est qu’elles délivrent une toxicité lipidique significative et il semble qu’elles suppriment également le système immunitaire, ce qui contribue à accélérer le grand empoisonnement et à faire baisser l’espérance de vie. Nous voyons l’espérance de vie diminuer régulièrement aux États-Unis, en particulier dans les groupes à faible revenu, et c’est ce que nous continuerons de voir. Et il n’y a pas que ça, c’est un ensemble de choses. Puisque que vous parlez de santé depuis des années, je n’ai pas besoin de vous l’expliquer. […] On réduit l’espérance de vie, volontairement.

Del Bigtree : Donc, pour être clair, ces quelque 21.000 milliards de dollars qui ont disparu, ils étaient là autrefois, non ? Ce n’est pas que ces programmes de retraite et ces pensions n’avaient pas de fonds en banque. Ce que vous dites, c’est qu’ils ont été volés. Mais pourquoi quelqu’un les volerait-il ?

Catherine Austin-Fitts : Pourquoi pas ?

Del Bigtree : Ok.

Catherine Austin-Fitts : On entre dans un autre sujet, celui de la croissance de l’État de sécurité nationale. Parce qu’à partir de 47 et 49, on a commencé à élaborer ce que l’on appelle le budget noir et dans l’État de sécurité nationale, il était tenu secret. Ce qui signifie qu’une partie de notre société s’est mise à développer dans le plus grand secret des technologies très puissantes qui généraient des quantités fantastiques d’argent et qui ont vraiment contribué à créer une civilisation littéralement séparée. Par exemple, lorsque je travaillais à Washington ou à Wall Street, je faisais littéralement l’aller-retour entre la réalité officielle et la réalité. Et la réalité officielle, derrière ce voile de secret, ressemblait de plus en plus à Disneyworld. Si vous êtes déjà allé à Disneyland, Del, et si vous avez visité les combles, vous avez vu ce monde souterrain, avec l’ingénierie et tout, et Disneyworld au-dessus. Et de plus en plus, lorsqu’on travaille au plus haut niveau de Wall Street ou de Washington, on fait l’aller-retour entre Disneyworld et le monde réel. Et ces mondes se sont séparés de plus en plus. Et l’une des raisons pour lesquelles ils se sont séparés de plus en plus est que nous avons un budget fédéral. Il a financé les deux mondes et le monde secret est devenu de plus en plus puissant, de plus en plus cher. Et maintenant, nous voyons avec le Covid 19 qu’ils reviennent en force. Ils disent ouvertement, ok, on arrête de se justifier, on arrête d’entretenir ce merveilleux Disneyworld, on prend le contrôle et maintenant vous ferez ce qu’on vous dit.

Del Bigtree : […] Pour parler du monde réel, pour parler très rapidement des deux mondes, je pense que nous avons une vidéo. Elle est très populaire cette semaine, le président Obama, je suppose, fête encore un anniversaire pendant qu’on verrouille le pays et qu’on demande à tout le monde de se masquer. Je pense que ça donne un aperçu de ces deux mondes différents. C’est tourné à la fête d’Obama, il y a plein de monde. Je pense que c’est le président Obama là, qui fait des câlins, des baisers, personne ne porte de masque, il y a Erykah Badu. Est-ce qu’ils se moquent de nous ? Je veux dire, quand on regarde des vidéos comme ça, on n’a pas l’impression qu’ils se cachent. C’est comme s’ils disaient, oui, nous sommes un groupe d’élite qui vit dans un monde différent de ce qu’on vous dit aux infos, nous vivons dans un monde à part. Est-ce qu’ils nous narguent ?

Catherine Austin-Fitts : Malheureusement, Del, le processus a commencé avec l’assassinat de Kennedy qui fait que plus ils s’en sortent impunis, moins ils respectent la personne moyenne. Et on en est arrivés à un point très dangereux parce que la personne moyenne ne peut pas concevoir que le système gouvernemental ait pu s’éloigner d’elle à ce point. Ils ne le conçoivent pas mais les gens au sommet conçoivent très bien qu’ils peuvent s’en tirer à bon compte. Et ils en sont très heureux parce que nous avons atteint un stade dans l’économie où il est moins cher, plutôt que d’avoir un électorat qui partage le contrôle partiel de la gouvernance et du système financier, de payer tout le monde à ne pas travailler et de fermer toutes les petites entreprises. Les petites entreprises sont le fondement de la démocratie et si on veut éliminer les démocraties, on élimine les petites entreprises. Et la meilleure façon d’éliminer les petites entreprises est de s’assurer que leur main-d’œuvre dispose d’une alternative au travail. Nous pouvons notamment constater une sorte de prototypage différent de la façon dont on achète ceux qui constituent la force de travail des petites entreprises. Et une partie du processus, si on cherche à instituer un nouveau type de transactions numériques tel que je le décris, ce qui est essentiel pour le contrôle – d’abord le dollar était adossé à l’or, il a été adossé sur le pétrole de manière informelle – je pense que ce qu’ils veulent c’est le contrôle de l’approvisionnement alimentaire. Et les restaurants, les petits restaurants fournissent un marché très important pour les petits agriculteurs distinct du grand système alimentaire industriel. Donc il y a clairement un désir d’anéantir l’industrie des petites entreprises s’ils le peuvent. Cela fait partie de la prise de contrôle politique total.

Del Bigtree : Alors que nous voyons que nous commençons à remonter la pente par rapport aux confinements, avez-vous l’impression que l’accaparement des terres n’est pas terminé ? Ils n’en ont pas eu assez ? Ils n’ont pas tué assez d’emplois ? […]

Catherine Austin-Fitts : L’accaparement des terres ne fait que commencer. Parce que la meilleure manière de faire de l’argent avec les nouvelles technologies c’est la plus-value sur les biens immobiliers. Donc l’une des raisons pour lesquelles ils s’évertuent à faire baisser le taux d’accession à la propriété est que Wall Street peut récupérer toutes les propriétés et les utiliser dans des industries de location et des entreprises de location. Rappelez-vous, quand Klaus Schwab dit « En 2030, vous ne possèderez plus rien et vous serez heureux », ce qu’il veut dire, c’est « En 2030, nous aurons volé tous vos biens et nous contrôlerons votre esprit ».


Transcription originale

Catherine Austin-Fitts : […] I’m not saying that there wasn’t a serious disease and I’m not saying people aren’t getting sick and I’m not saying we don’t have to deal with this. But I assure you the bigger play was a financial reengineering that has absolutely nothing to do with healthcare. Health care is the marketing plan for the reengineering of our governance and financial system. This is a coup. Nothing to do with health. This is purely politics. So in 1995 an effort was made to get the federal budget in balance including the retirement obligations and when it failed it was described to me by one of the largest pension fund leaders in the country. He said, you don’t understand, they’ve given up on the country, they’re moving all the money out starting in the fall, which is fall 1997 when the 21 trillion dollars started to disappear. So literally here’s the reality : this is the law of math in actuarial science. If you cannot get a financially responsible solution to your retirement benefits then you have two choices : you can increase the retirement age or you can lower life expectancy. It’s pure math. If you can’t get the money then you have to lower life expectancy or you have to raise the retirement age. And if you look at what happened after the budget deal failed, that’s what I call the great poisoning. We started a process where in America we significantly increased toxicity levels and we significantly lowered immune system strength by many different variations. And if you look at one of the contributing factors of what I call the great poisoning, it is the heavy vaccination schedule. And if you look at the biggest problem that we know with Covid 19 injections, it’s that they deliver significant lipid toxicity and it looks like they also suppress the immune system. So this is just going to continue to accelerate the great poisoning which is how you bring down life expectancy. And we see life expectancy steadily falling in the United States particularly in lower income groups and that’s what we’re going to continue to see. And it’s not just this, it’s a combination of many different things. Because you’ve covered health for years so I don’t need to tell you. […] We’re bringing down life expectancy and it’s engineered.

Del Bigtree : So just to be clear this 21 trillion dollars or so that is really missing, it was once there, right? It’s not that these retirement programs and pensions didn’t have funding in the bank. What you’re saying is essentially it’s been stolen. Why would someone steal that?

Catherine Austin-Fitts : Why not?

Del Bigtree : Okay.

Catherine Austin-Fitts : It’s a whole other conversation to talk about the growth of the national security state. Because starting in 47 and 49 we started to build what’s called the black budget and in the national security state it was secret. And part of that development meant that one part of our society started developing very powerful technology behind walls of secrecy that made fantastic amounts of money and really began to build literally a separate civilization. So for example when I worked in Washington or worked in Wall Street you would literally go back and forth between the official reality and reality. And official reality with those walls of secrecy increasingly became like Disneyworld. If you go to Disneyland, Del, and if you’ve ever been underground, there’s this world underground, with engineering and everything, and then you have Disneyworld above. An increasingly when you worked at the top of Wall Street or at the top of Washington you would have to go back between Disneyworld and the real world. And those worlds have gotten separate further and further apart. And one of the reasons that they got further and further part is we have a federal budget. It’s been financing both worlds and the secret world is getting more and more powerful, more and more expensive. And now what we’re watching with Covid 19 is that they’re breaking back in. I mean they’re basically coming in and saying, okay we’re not gonna explain anymore, we’re not gonna keep this wonderful Disneyworld going, we’re just going to take control and now you’re going to do what we say.

Del Bigtree : […] Speaking of the real world, speaking of the two worlds very quickly, I think we have a video. This was very popular this week of president Obama I guess is celebrating another birthday at a same time we’re locking in the country we’re telling everyone to mask. This is a sense I think of those two different worlds. This is from Obama’s party, packed with people. I think that’s president Obama right there, hugging, kissing, no one wearing mask, Erykah Badu. Are they laughing at us? I mean it feels like we watch videos like that, it doesn’t seem like they’re hiding. It’s like, yeah we are an elite group that live in no world around what you were being told the news, we live in a separate world. Are they smug about it?

Catherine Austin-Fitts : Unfortunately, Del, we’ve had a process that started with the Kennedy assassination where the more they get away with, the less they respect the average person. And it’s reached a very dangerous point because you have the average person can’t fathom that the government system has gone this far away from them. They can’t fathom it and and the people at the top can fathom that they can get away with this. And they’re very pleased that they can because essentially we’ve reached a point in the economy where it is cheaper, rather than have the electorate who shares partial control of the governance and financial system, to basically pay everybody to not work and shut down all the small business. Small business is the bedrock of democracy and if you’re gonna wipe out democracys you want to wipe out small business. And the best way to wipe out small businesses is to make sure that their labor supply has an alternative other than going to work. And so a part of what we’ve been watching is sort of different prototyping on how you’re gonna buy everybody out of the small business labor force. And part of this, if you’re going to institute a new kind of digital transaction just like the one I’m discussing, what is essential for control – first the dollar was on a gold standard, it’s been on an informal oil standard – I think what they want is they want control of food supply. And restaurants, small restaurants provide a very significant market for small farmers away from the big industrial food system. So there is clearly a desire to wipe out the small business industry if they can. It’s all part of taking complete political control.

Del Bigtree : So as we see that we’re starting to leap our way back in the lockdowns are you under the impression that the land grab isn’t over? They didn’t get enough? They didn’t kill enough jobs? […]

Catherine Austin-Fitts : The land grab has just begun. Because the way to make money on new technology is the capital gains on real estate. So one of the reasons they’re pushing so hard to lower the homeownership rate is Wall Street can pick up all the properties and use them in rental industries and rental businesses. So remember when Klaus Schwab says, it’s 2030 and you’ll have no assets and you’ll be happy what he’s saying is, it’s 2030 we will have stolen all your assets and we’re gonna mind control you.

Une conférence d’Ernst Wolff – La logique destructrice qui se cache derrière le “Grand Reset” – Coup d’Etat du système financier numérique.

Troisième conférence de Ernst Wolff sur ce blog. La première est ici, la deuxième ici.

Celle-ci est en deux parties. Première partie : source. Deuxième partie : source.

[Erreur de traduction (classique) dans le texte : le mot « billions » doit être compris comme « trillions », c’est-à-dire mille milliards]

Une Conférence d’Ernst Wolff – La logique destructrice qui se cache derrière le “Grand Reset” (1ère partie)

EXCLU L’ANTIPRESSE/ LE COURRIER DES STRATEGES Notre correspondant en Allemagne, François Stecher, nous a signalé cette conférence du journaliste-enquêteur ERNST WOLFF (né en 1950 et spécialisé dans l’analyse des crises financières) donnée dans le cadre des auditions de l’avocat Reiner Fuellmich en vue du procès des responsables de la crise covidienne. Cet exposé nous a frappé par sa cohérence, sa mesure et sa limpidité. Il propose, loin de tout «complotisme», une «contre-narration» de la crise en cours. Elle corrobore la thèse proposée dès avril-mai 2020 dans L’Antipresse: celle du coup d’État technologique et l’analyse du Great Reset proposée par Eric Verhaeghe dans son ouvrage « Great reset: mythes et réalités » (éditions Culture et racines, 2021) ou celle du « fascisme gris » proposée par Edouard Husson dans ces colonnes. Le schéma proposé par Wolff complète également de manière frappante la stratégie de l’hyper-normalisation exposée dans le documentaire capital d’Adam Curtis produit en 2016 par la BBC. Le nihilisme robotique du projet illustre enfin la thèse du grand sociologue américain Theodore Roszak sur la Secte informatique résumée et commentée dans l’Antipresse durant l’été 2020. Les enquêtes et intuitions de Wolff s’inscrivent ainsi dans un faisceau de tendances et d’indices plus que convaincant, d’autant plus qu’il est assumé et alimenté par les protagonistes eux-mêmes de ce grand renversement, notamment au travers de la mise à jour permanente doctrines resettistes et transhumanistes de Davos. François Stecher a bien voulu traduire la conférence en français et nous la publions en deux parties. Le lecteur pourra se reporter à la vidéo en allemand ainsi qu’à la version sous-titrée en anglais dont nous donnons les liens ci-dessous. A toutes fins utiles, des repères de minutage sont insérés dans le texte. Nous remercions François Stecher pour son remarquable effort.

Vidéo en allemand: go.antipresse.net/wolf

Avec sous-titrages anglais: https://odysee.com/@LongXXvids:c/Ernst-Wolf-speech—summary:3

L’effondrement a-t-il été planifié?

Le président américain Franklin Delano Roosevelt a dit une fois: «rien en politique ne se produit par hasard. Si quelque chose arrive, vous pouvez parier que c’était exactement planifié ainsi». Si l’on regarde tout ce qui s’est passé au cours de l’année et demie qui vient de s’écouler, cette phrase est particulièrement terrifiante. Est-il seulement possible que tout ce que nous avons vécu ait été planifié?

Je voudrais en préambule clarifier un point: je ne peux apporter aucune preuve de l’existence d’un tel plan, par exemple sous la forme de documents authentifiés. Mais après m’être intéressé, depuis dix-huit mois, à ce sujet de manière approfondie, je dois dire qu’il y a un nombre impressionnant de signes et d’indices qui vont dans cette direction. De ceux-ci et de leurs conséquences, je voudrais parler aujourd’hui(1:09). 

D’absurdité en absurdité

La situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui est unique dans l’histoire de l’humanité. Jamais encore le monde entier n’a été soumis à un régime de contraintes comme celui qui règne aujourd’hui. Et jamais encore n’ont été prises autant de mesures qui paraissent à première vue si incompréhensibles, parfois si absurdes et à de nombreux égards si contradictoires (1:42).

Officiellement, nous avons, de mémoire d’homme, affaire à la plus grave crise sanitaire de l’histoire de l’humanité. Pourtant, les mesures qui ont été prises pour y faire face n’ont pas amélioré la situation, mais l’ont au contraire continûment dégradée (1:58). Tout médecin peut aujourd’hui confirmer que l’état de santé des gens, de la majorité des gens est aujourd’hui moins bon [pire] qu’il n’était avant la crise. Et même du point de vue de ceux qui ont ordonné ces mesures, la situation est catastrophique. La quatrième vague qui prétendument nous menace, comme l’annonce de la nécessité des troisième puis quatrième puis cinquième injections, montrent bien que toutes les décisions prises jusqu’ici ont échoué à atteindre leur but, celui de contenir la maladie (2:35).

Mais ce n’est pas tout, loin s’en faut. Nous avons affaire désormais, dans la foulée des confinements, à une crise économique globale. Dans les moindres coins et recoins du monde, la production est comme suspendue, la logistique est à terre, les chaînes d’approvisionnement sont brisées, nous faisons face à de mauvaises récoltes, des pénuries alimentaires, et de surcroît, à un manque cruel de semi-conducteurs, si essentiels à des pans entiers de l’économie (3:12). Mais dans ce domaine également, ce que nous voyons, c’est que l’on ne s’attaque pas aux problèmes pour les résoudre, mais qu’au contraire, par la prise de nouvelles mesures et la menace permanente de nouvelles restrictions, on les multiplie et les amplifie (3:31).

Dernier exemple en date: en Chine, un terminal du troisième plus grand port de fret du monde a été fermé à cause d’un unique cas positif parmi les employés du port (3:47). Ou bien encore la Nouvelle-Zélande: en Nouvelle-Zélande, la semaine dernière, on a confiné le plus sérieusement du monde 5 millions de gens parce qu’une seule personne de 58 ans a eu un résultat de test positif.

Une autre crise concerne les classes moyennes (Mittelstand), qui sont de loin les premiers employeurs à la surface du globe, et supportent en outre le gros de la pression fiscale (4:17). Par une insécurité sans cesse attisée et de nouvelles réglementations qui surgissent en permanence, les classes moyennes se retrouvent acculées, plus fortement de semaine en semaine, et n’ont encore jamais été confrontées à une telle crise.

Mais même cela, ce n’est pas tout. Nous vivons actuellement une violente hausse de l’inflation pour le monde entier, en particulier pour ce qui concerne les matières premières, les prix à la production et les aliments (4:49). Et là encore, bizarrement, on ne fait rien pour contrecarrer cela, bien au contraire. On maintient la surabondance d’argent, et même on la renforce. Les États et les banques centrales ont injecté 20 billions de dollars dans les circuits financiers mondiaux depuis le début la crise, sans qu’on puisse voir la fin de ces agissements. Et le Fonds monétaire international, la plus puissante organisation financière au monde, libérera lundi prochain, pour 650 milliards, la plus grosse somme jamais sortie de sa propre monnaie, des droits de tirage spéciaux (DTS) (5:32).

Et la situation sociale n’est pas meilleure. Un seul exemple: aux États-Unis, la première puissance économique mondiale, près de 4 millions de personnes sont menacées d’expulsion parce qu’elles sont incapables de payer leurs loyers ou de payer les traites de leurs emprunts. Aux États-Unis encore, plus de dix fois autant de personnes – j’insiste, il s’agit du pays le plus riche du monde – ne sont pas en mesure de se nourrir avec leur seul revenu (6:06). Et ce que la destruction délibérée de l’économie et l’aggravation de l’inflation n’ont pas réussi à provoquer, les politiciens y sont parvenus: quel que soit le pays, une division au sein des populations comme nous n’en avons jamais connue.

Il faut encore y ajouter désormais, dans une certaine mesure comme un couronnement de tout cela, le changement de pouvoir, prémédité, provoqué par les États-Unis en Afghanistan. Là-bas, on a abandonné délibérément, pour 20 milliards de dollars US de matériel militaire, une armée de l’air complète et onze bases aériennes, ce qui va déclencher de manière absolument certaine la prochaine vague géante de réfugiés (7:04).

Pourquoi?, se demande-t-on. Pourquoi, à travers le monde entier de telles mesures sont prises, qui provoquent un désastre après l’autre, et poussent vers l’abîme la majorité des gens, au lieu de les tirer de leur misère? Pour répondre à cette question, il convient d’en poser deux autres: qui a un intérêt à cet agenda global, et qui en tire profit (7:38)?

Le complexe financier-numérique

La réponse à ces deux questions est indiscutable: le plus grand profiteur de la crise actuelle et le plus important des instigateurs dans la coulisse est le «complexe financier numérique», c’est-à-dire une sorte de communauté d’intérêts à la pointe de laquelle on trouve les plus grosses entreprises informatiques et les plus gros gestionnaires de fortune de notre temps. Sont comptées au nombre des plus grosses entreprises du numérique Apple, Alphabet, la société mère de Google, Amazon, Microsoft et Facebook. La valeur boursière de ces seules cinq compagnies représente la somme hallucinante de 9,1 billions de dollars US. À titre de comparaison, le produit intérieur brut de l’Allemagne, de la France et de l’Italie réunies pèse 8,6 billions de dollars US (8:39)!

À ces entreprises du numérique, il faut ajouter les grands gestionnaires de fonds: BlackRock, Vanguard, Statestreet et Fidelity. Tous, ils ont des participations massives dans chacune des entreprises du numérique. Mais ce n’est pas tout: à eux seuls, ces quatre-là gèrent actuellement un portefeuille d’un montant de 22,6 billions de dollars US. À titre de comparaison, une fois encore: le produit intérieur brut des 28 pays de l’Union Européenne représentait l’année dernière une valeur de 15,7 billions de dollars US.

Mais ce n’est pas seulement la monstrueuse puissance financière de ces entreprises qui rend le complexe financier numérique si puissant (9:29). Commençons d’abord par les entreprises du numérique: elles n’ont pas seulement par elles-mêmes une écrasante force sur le marché, elles contrôlent également des centaines de milliers d’autres entreprises, parce qu’elles organisent leur numérisation et jouissent ainsi d’une surveillance permanente de leurs flux de données. L’industrie du numérique n’est rien d’autre qu’une tumeur qui, au cours des années, a répandu ses métastases dans toutes les branches de l’économie, les a placées dans sa dépendance, et désormais les domine complètement (10:09).

Il n’en va pas différemment des gestionnaires de fonds. Ils ont des participations dans toutes les grandes entreprises du monde, et sont en situation de pouvoir pousser n’importe quel marché de leur choix dans n’importe quelle direction. Le plus grand d’entre eux, BlackRock, dispose avec un système d’analyse de données sur plus de 40 ans, du plus gros fonds d’informations financières que le monde ait jamais vu. Et BlackRock, sur la base de ce fonds, conseille les plus grandes banques centrales du monde, c’est-à-dire la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne (10:48). Compte tenu de l’avantage considérable dont jouit BlackRock avec son fonds, il devrait être facile de voir qui, ici, dépend de qui.

Nous avons donc affaire à l’association, unique dans l’histoire, d’une puissance financière écrasante et de la jouissance d’une base d’informations géante aux dimensions inimaginables. Depuis le début de la crise, cette combinaison a donné à ces entreprises un essor comme elles n’en avaient jamais connu auparavant. Et ce n’est pas tout: cet essor s’accélère sans cesse (11:29). Pour le seul dernier trimestre, c’est-à-dire aux mois d’avril, de mai et de juin, elles ont enregistré les plus gros gains de leur histoire.

Un immense geste de désespoir

Si l’on considère ces faits, on n’a pas besoin d’une imagination débordante pour arriver à la conclusion que l’on a affaire, avec le complexe financier numérique, au centre global de pouvoir, autour duquel tout gravite (11:57). Le complexe financier numérique se tient largement au-dessus de tous les gouvernements de la planète, il est en situation, à tout instant, de les mettre à genoux et de les soumettre à sa volonté. On s’étonnera d’autant plus des méthodes avec lesquelles le complexe œuvre depuis le début de la crise actuelle: il semblerait presque qu’il sape justement le système dont il profite lui-même (12:28). Quelques exemples de cela: si le complexe financier numérique détruit les classes moyennes, il détruit, de fait, les fondements mêmes de son existence, puisque comme nous l’avons dit, ce sont les classes moyennes qui paient le plus d’impôts et qui créent le plus d’emplois; et s’il attise l’inflation, c’est bien à lui-même qu’il inflige des dommages; et s’il détruit la paix sociale en faisant exploser les déséquilibres sociaux, cela détruit aussi le terrain sur lequel il fait ses affaires (13:02).

Tout cela, ce sont des objections justifiées – mais elles font fi de la réalité. Et voici ce qu’elle est : le complexe financier numérique n’a pas d’autre choix que celui de faire précisément ce qu’il est en train de faire. Ce que nous vivons actuellement, ce n’est pas, par exemple, la mise en œuvre d’un quelconque agenda conçu à une table de travail, par lequel il voudrait s’approprier encore plus d’argent et encore plus de pouvoir, afin de jouir ensuite en paix du fruit de ses efforts (13:42). Ce que nous vivons actuellement, c’est un gigantesque geste de désespoir, sans doute le plus grand qu’il ait jamais été donné de vivre dans l’histoire de l’humanité.

Cet acte désespéré trouve son origine dans le fait que le système auquel le complexe financier numérique doit son existence ne peut plus être maintenu en vie avec les moyens employés jusqu’ici (14:09). Il a déjà frôlé la fin lors de la crise financière mondiale de 2007–2008. Si les gouvernements, alors, n’avaient pas mobilisé en masse l’argent des impôts, et donné aux banques centrales l’instruction de tirer du néant des quantités faramineuses de monnaie, le système se serait alors déjà effondré. De fait, le sauvetage n’était que provisoire. Au cours de ces plus de douze années, il a fallu continuellement accroître la masse monétaire, tandis que les taux d’intérêt étaient réduits pas à pas – rendant ainsi le système toujours plus instable. Cela ne pouvait pas bien se terminer. L’année dernière, on y était: en mars 2020, un nouvel effondrement menaçait déjà. Et cet effondrement a été repoussé une toute dernière fois, par un dernier tour de force, en amenant les taux à zéro et en injectant de la monnaie par billions, non plus par milliards (15:22).

La solution du dernier recours

Cela a fait émerger, qualitativement, une nouvelle situation. Différer l’issue finale nécessiterait désormais de pousser les taux dans le domaine négatif, détruisant ainsi les fondements du système bancaire actuel. Les banques ne peuvent pas durablement vivre avec des taux négatifs. En d’autres termes, il n’y aura pas de nouvelle tentative pour repousser cette issue avec les moyens jusqu’ici utilisés (15:56). On peut tout au plus, dans la situation actuelle, injecter une toute dernière fois des billions et des billions, avec pour conséquence, cependant, que l’on attisera une inflation déjà galopante et qu’on la fera basculer dans le domaine de l’hyperinflation. La situation dans laquelle se trouve donc le complexe financier numérique est celle d’une alternative entre, d’un côté, l’effondrement numérique du système, et de l’autre l’hyperinflation, c’est-à-dire la dévalorisation totale de la monnaie (16:36). Ainsi, historiquement, nous sommes arrivés à un point où le complexe financier numérique n’a plus que le choix entre deux modes d’effondrement.

Que doit-il donc faire? De toute évidence, dans cette situation, on s’est décidé, pour un nouveau système et en vue de son installation, à mettre en œuvre une double stratégie (17:08). D’un côté, on prépare en arrière-plan, à l’abri des regards du public, un nouveau système. De l’autre côté, on exploite en parallèle la phase terminale de l’ancien système désormais voué à la mort pour le piller, selon les meilleures règles de l’art. C’est exactement ce que nous vivons depuis mars de l’année dernière (17:35) : la destruction délibérée et consciente de l’économie mondiale par le complexe financier numérique dans l’unique but de s’enrichir, avec en parallèle la préparation d’un nouveau système par les banques centrales en coopération avec les groupes informatiques. 


Suite et fin de la conférence d’Ernst Wolff (2/2): le coup d’Etat du système financier numérique

La gestion en tous points catastrophique de la crise du Covid-19 est-elle un signe d’abrutissement terminal des élites dirigeantes de la planète, ou correspond-elle à une intention perverse où «le pire est le mieux». Dans une conférence d’une demi-heure, Ernst Wolff documente la piste d’un naufrage délibéré de l’économie mondiale, en d’autres termes de l’accomplissement du «Grand Reset» tel que décrit et voulu en toutes lettres par le WEF de Davos. Mais mis en oeuvre par une caste mondialisée qui est le dos au mur et pratique la fuite dans la radicalisation. De ce constat, Ernst Wolff tire des raisons d’espérer: la révolte des peuples, qui a commencé, peut faire reculer un pouvoir inquiet.

Ceci est la suite et fin de la conférence donnée dans le cadre des auditions de l’avocat Reiner Fuellmich en vue du procès des responsables de la crise covidienne. Cette publication est une exclusivité Antipresse/Le Courrier des Stratèges. Nous remercions François Stecher pour son remarquable effort.

Vers la monnaie programmable

Et à quoi ce système doit-il ressembler, nous le savons déjà. Il s’agit de la disparition complète de l’argent liquide, des banques dans leur forme actuelle, et de l’introduction de monnaie numérique de banque centrale. L’objectif final prévoit que chacun d’entre nous ne détienne plus qu’un unique compte en banque, par lequel s’effectueront toutes les transactions. Ce compte ne sera plus tenu par une banque commerciale, mais par la banque centrale. La raison profonde de ce plan est la suivante: la monnaie numérique de banque centrale est programmable (18:44). Comme une banque centrale peut créer de la monnaie sans limites, on peut ainsi, par le fait, introduire des taux négatifs sans détruire le système. Mais cela n’est pas, loin s’en faut, la seule propriété que possède la monnaie numérique de banque centrale. Elle permettrait à l’État de surveiller toutes les transactions (19:12), de nous appliquer des taux d’imposition différenciés, et de nous infliger individuellement des sanctions pécuniaires. L’État pourrait lier certaines sommes à une date de péremption, nous contraindre à dépenser certaines sommes dans une période déterminée (19:33). Il pourrait également donner cet argent pour un but fixé, et nous imposer d’utiliser certains montants uniquement pour l’achat de certains biens, ou de dépenser seulement dans certaines régions. Mais avant tout, il lui serait possible, d’un simple clic, de nous couper de tous les flux de transactions, et ainsi de nous débrancher financièrement (20:04). La monnaie numérique de banque centrale serait le mécanisme de contrôle social le plus efficace qu’on ait jamais eu dans l’histoire de l’humanité, et par là, ni plus ni moins que l’achèvement d’une dictature universelle obtenue par le moyen de l’argent (20:25).

La tactique du renversement

Tout cela est cependant soumis à une énorme hypothèque: la résistance à laquelle il faut s’attendre de la part de la population. Il faut très sûrement compter avec le fait qu’une grande partie des gens n’accepterait pas cette forme de paiement, et que l’introduction de la monnaie numérique de banque centrale provoquerait de graves troubles sociaux. Et c’est précisément cette difficulté qui a très clairement conduit le complexe financier digital à imaginer de renverser la problématique de l’introduction de cette monnaie (21:07). Plutôt que d’introduire cette monnaie numérique de banque centrale progressivement, et risquer ainsi de provoquer une grosse résistance, procéder à l’inverse, c’est-à-dire faire sombrer la société dans le chaos, afin de faire apparaître la monnaie numérique de banque centrale comme la solution pour régler tous les problèmes, à savoir sous la forme du revenu universel de base (21:35).

Celui qui pense maintenant qu’il s’agit encore d’une théorie du complot tombée de nulle part, je lui recommande de se remémorer très précisément tout ce que nous avons vécu au cours des dix-huit derniers mois. Sous le prétexte de combattre une maladie, on a provoqué des dommages dévastateurs et irréversibles, qu’ils soient sanitaires, économiques ou financiers, dont nous n’avons encore perçu les effets qu’à la marge (22:09). En même temps, on travaille chaque jour à aggraver ces dommages. En parallèle, on s’emploie à creuser de manière systématique les divisions au sein de la société, en enfonçant toujours plus de division entre les gens. Tout cela nous conduit, conformément au but, dans une seule direction: celle des troubles sociaux, jusqu’à la guerre civile, dans le monde entier. Et tout cela, c’est exactement ce qui est voulu, selon toutes les informations dont je dispose (22:46).

Ce que nous vivons actuellement, c’est que l’on essaye, par la mise en œuvre de tous les moyens imaginables, de provoquer le chaos social le plus énorme, d’attendre que le chaos ait atteint son intensité maximale, et, alors à l’aide d’une panacée nommée «revenu universel de base», de passer d’une situation de chaos maximal à celle d’un contrôle total (23:12). Il y a du reste encore une deuxième raison pour laquelle le revenu universel, du point de vue des puissants, doit arriver. Nous sommes en plein dans la quatrième révolution universelle, et nous allons vivre, dans la période qui s’étend devant nous, la perte de millions et de millions d’emplois, par le recours à l’intelligence artificielle. En d’autres termes, des millions de consommateurs vont faire défaut, la demande de biens de consommation va se réduire de plus en plus fortement. Comme le modèle économique actuel repose sur la consommation, il faut, pour le maintenir en vie, bloquer la descente sur cette pente fatale. Et cela ne peut fonctionner que si l’on distribue de l’argent aux chômeurs-consommateurs même s’ils sont sans emploi (24:09).

Une apocalypse préparée et agendée

Nous voyons donc que ce que nous avons vécu ces dix-huit derniers mois, et ce que nous vivons actuellement, suit manifestement un plan; et ce plan peut s’énoncer ainsi: démontage du système actuel au bénéfice de l’élite, instigation d’un chaos économique et social maximal, et établissement d’un nouveau système au bénéfice de l’élite, sous le prétexte de vouloir apporter une assistance humanitaire (24:42). Ce plan, on peut d’ailleurs le trouver dans les deux ouvrages, La Quatrième révolution industrielle et Le Grand Reset de Klaus Schwab, dont le World Economic Forum joue un rôle clef dans l’élaboration et la mise en œuvre de cet agenda. Le WEF a réussi à devenir au cours des 50 dernières années l’une des plus importantes plateformes du complexe financier digital, en mettant en relation, d’abord des dirigeants d’entreprises, ensuite des politiciens, puis des représentants des médias, plus tard encore de la haute aristocratie et du monde du spectacle, et en les soumettant en outre à partir des années 90 à une formation dédiée (25:33).

Nous savons aujourd’hui qu’à partir de 1992 les «Global Leaders of Tomorrow», et depuis 2005 les «Young Global Leaders» ont été soumis à une formation systématique et toujours plus approfondie, et que ce sont précisément ces personnes-là qui se trouvent placées aujourd’hui aux leviers de commande du pouvoir. Qu’il s’agisse de Bill Gates, Jeff Bezos ou Jack Ma, du secteur du numérique, qu’il s’agisse du patron de BlackRock Larry Fink, de la patronne du FMI Kristalina Georgiewa, ou de l’ex-directeur de la Bank of England Mark Carney, pour la finance, ou encore d’Emmanuel Macron, de Sebastian Kurz ou bien d’Angela Merkel pour la politique: tous, ils ont été formés par le WEF ou bien siègent dans ses instances dirigeantes (26:38).

Et ce ne sont pas seulement les 1.300 membres de cette petite élite dirigeante étroitement connectée qui tirent les ficelles à travers le monde. Depuis 1992, ce sont encore 10’000 «Global Shapers» de moins de 30 ans qui ont également été réunis et mis en relation par le WEF, et s’emploient désormais à influer sur la marche du monde dans le sens qui lui convient (27:08). À qui veut savoir à quoi cette marche du monde devrait ressembler, il faut recommander la lecture des œuvres du fondateur du WEF, Klaus Schwab. Et celui qui, parvenu à ce point, ne serait toujours pas convaincu que ce que nous avons vécu et vivons encore suit un plan devrait jeter un œil à la date de publication du «Great Reset» de Schwab: le livre est paru le 9 juillet 2020, soit à peine quatre mois après le confinement mondial, et donne déjà les instructions précises expliquant comment utiliser le COVID-19 afin de, selon les propres mots de Schwab, «détruire le monde de manière créative et construire un nouveau monde», où il laisse transparaître une vision de l’homme qui renvoie aux temps les plus sombres du national-socialisme (28:02).

Je sais, tout cela est terrifiant, comme une apocalypse préparée de manière minutieuse. Et de fait l’agenda qui est poursuivi ici n’est pas seulement planifié, visiblement, mais c’est à peine s’il peut, de surcroît, être dépassé en malignité et en sournoiserie. Qui aurait jamais imaginé que l’on fasse s’effondrer l’économie mondiale sous le prétexte de protéger les gens des effets d’une maladie, que l’on retire aux gens la liberté de voyager, de se rassembler, de parler et d’exprimer librement leurs opinions, et que l’on condamne encore plus de 100 millions d’entre eux à la famine, tout cela soi-disant pour la protection de leur propre santé. Et qui aurait pensé qu’un eugéniste déclaré du nom de Klaus Schwab pourrait se retrouver en situation, non seulement de répandre à travers le monde son infernale vision de la fusion entre l’homme et l’intelligence artificielle, mais encore de trouver 10’000 aides pour la faire avancer (29:18). Tout cela, ce sont des événements bouleversants au plus haut point, avec lesquels nous devons vivre actuellement, dont nous devons souffrir, et dont les détails devraient glacer le sang de tout être humain pensant et sentant normalement.

La déraison conduit à l’échec

Mais – et j’en viens maintenant au message le plus important que je veux délivrer ce soir – tout cela a un autre aspect, un tout autre aspect, un aspect qui doit nous donner une énorme impulsion et des forces à profusion pour les tâches qui nous attendent. Les plans de l’élite, et la vision de Klaus Schwab, sont en effet voués à l’échec, et cela pour plusieurs raisons (30:11). La raison principale réside dans le fait que le narratif d’un virus mortel, qui menacerait l’humanité dans son existence même, ne pourra pas tenir dans la durée. Nous voyons déjà comment l’échafaudage de mensonges s’effondre sous nos yeux, et comment, pour le justifier, on a recours à des argumentations toujours plus absurdes et à des diffamations toujours plus furieuses (30:39).

Arrivée à ce point, il est important de comprendre que la véhémence que les médias mettent en branle n’est pas un signe de force mais bien de faiblesse. Celui qui, avec une insistance toujours plus forte, répand des mensonges toujours plus grotesques tel que celui de «la pandémie des non-vaccinés», celui qui déclare que les personnes en bonne santé représentent le facteur de risque numéro 1 au sein de la société, celui qui à cause d’une poignée de malades ou de testés positifs met un pays tout entier à l’arrêt, celui-là n’agit ainsi que parce qu’il est à bout d’arguments et que, dans son désespoir, il frappe à l’aveugle autour de lui (31:21).

Abraham Lincoln a déclaré: «on peut mentir tout le temps à une partie des gens; on peut mentir à tout le monde une partie du temps; mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde». C’est exactement cela qui se vérifie en notre temps. Et cela a pour nous, naturellement, une immense signification. Car cela ouvre, de manière ironique, ce que Klaus Schwab appelle «a window of opportunity», une fenêtre d’opportunité – à ceci près qu’elle s’ouvre avec une dynamique exactement inverse (32:07). En effet, grâce à la désintégration du narratif, la crédibilité de ceux qui nous ont amenés à cette situation est chaque jour plus profondément sapée, nous ouvrant à tous une fenêtre temporelle pour une campagne d’éclaircissements puissante et de grande envergure. Les conditions objectives pour éclairer les gens sur les véritables faits derrière la soi-disant pandémie, sur les relations de pouvoir réelles dans le monde et sur les vraies menaces auxquelles nous sommes confrontés n’ont jamais été meilleures qu’aujourd’hui (32:51). Et elles s’améliorent de jour en jour, parce que le camp d’en face doit s’empêtrer chaque jour davantage dans des mensonges toujours moins crédibles.

Et même si le complexe financier digital devait parvenir à introduire la nouvelle monnaie, cela ne serait pas encore la fin du monde. En effet, la monnaie numérique de banque centrale ne peut fonctionner qu’adossée à un système de contraintes complet. Il faudra introduire sans cesse de nouveaux contrôles des prix, augmenter constamment le revenu universel de base, et générer avec vigueur une inflation permanente, ce qui conduira en retour à un appauvrissement continu de la population et à un conflit permanent avec l’État et les autorités (33:49).

Ce que nous devons savoir est la chose suivante: nous nous trouvons en toute certitude au seuil d’une période de turbulences et de dangers. Mais nous avons en main un atout historique: il tient au fait que ceux d’en face n’agissent pas conformément aux lois de la raison, mais poussés par des mobiles comme la cupidité et la soif de pouvoir, et ne peuvent, pour cette raison, rien faire d’autre que de se mettre toujours plus inextricablement en difficulté (34:21). De cela, précisément, nous devons profiter, et garder ceci présent à l’esprit: le camp d’en face peut bien disposer de plus d’argent, de plus de biens, et en plus de toutes les armes du monde; son pouvoir ne réside ni dans son argent, ni dans ses biens, ni même dans ses armes, mais repose sur un seul et unique facteur: l’ignorance de la majorité des gens, ou pour le dire autrement, le fait que la majorité ne voit pas clair dans le jeu que la minorité joue avec elle (35:01).

Quelle que soit l’atrocité de ce que le complexe financier digital a commis au cours des dix-huit derniers mois et continue à commettre avec ses suppôts, il s’est enfermé dans une situation dont il ne pourra pas s’extirper, et dans laquelle il doit, dans son désespoir, franchir de plus en plus de lignes rouges (35:25). Pour nous tous, cela signifie que nous devrions dans cette situation exceptionnelle, tout simplement: conserver notre calme, démasquer résolument les mensonges, et montrer ainsi aux gens, pièce par pièce, pourquoi et par qui ils se font berner. Si nous faisons cela, et qu’en le faisant nous nous souvenons de la force de nos arguments, alors nous pourrons, non seulement résoudre les problèmes actuels, mais peut-être réussir quelque chose de beaucoup plus grand, à savoir: utiliser l’une des crises les plus profondes qu’ait affrontées l’humanité pour redresser la barre de l’histoire du monde, et ouvrir ainsi d’un coup la porte sur une ère nouvelle. Je vous remercie.

«Le certificat numérique vert, le coup financier et l’agenda mondial dans l’UE», interview de Catherine Austin Fitts et Valerie Bugault par Senta Depuydt.

Je reporte le compte-rendu de mes vacances aquatiques au prochain article, pour vous soumettre cette excellente interview, que j’avais loupée il y a trois mois.

Plus d’un an après ceci, voici le retour sur ce blog de Catherine Austin-Fitts, entourée des non moins actives et courageuses Valérie Bugault et Senta Depuydt. La transcription originale est un peu bancale, j’ai corrigé dans la traduction.

Source.

Traduction

«Le certificat numérique vert, le coup financier et l’agenda mondial dans l’UE», interview de Catherine Austin Fitts et Valerie Bugault par Senta Depuydt

Senta Depuydt interviewe Catherine Austin Fitts et Valérie Bugault.

Alors que la question de savoir si la pandémie servirait un programme mondialiste était considérée comme hérétique et conspirationniste il y a seulement un an, elle est maintenant ouvertement discutée en tant que «merveilleuse opportunité» pour une «grande réinitialisation» dirigée par une action conjointe des Nations Unies et du Forum Economique Mondial.

Cette réinitialisation, également appelée « Quatriéme Révolution Industrielle » vise à conduire notre monde vers une société centralisée et numérique, contrôlée par l’intelligence artificielle et à atteindre les objectifs de développement durable ou « Agenda 2030 », emballés dans un accord vert « écologique ».

Klaus Schwab, le fondateur du Forum Economique Mondial de Davos, a lui-même déclaré qu’il «  devrait conduire à une fusion de notre identité physique, numérique et biologique », en d’autres termes à accomplir le rêve transhumaniste d’une élite mondiale. Pour atteindre les objectifs de « leur » société meilleure, ils doivent d’abord installer un système de surveillance complet pour contrôler l’humanité. C’est là qu’interviennent le Green Pass vert et la réinitialisation financière.

Senta Depuydt, journaliste indépendante belge et présidente de Children’s Health Defence in Europe, discute du Green Pass ou ‘Digital Health Certificate’ [Certificat de Santé Digital] avec deux femmes extraordinaires: Mme Catherine Austin Fitts et Mme Valerie Bugault.

Catherine Austin Fitts, analyste financière et conseillère en investissement, a cartographié la fraude au niveau américain et international dans les institutions financières et gouvernementales alors qu’elle occupait une fonction publique en tant que secrétaire adjointe [= Vice-Ministre] du Département du Logement du gouvernement américain. Catherine détaille l’agenda de la gouvernance mondiale et de l’argent dans ses célèbres « Solari Reports », sur son site Web et dans de nombreuses vidéos et nous met actuellement en garde contre la dérive totalitaire de cette « pas si grande réinitialisation » [NdT. c’est un jeu de mots en anglais, assez rigolo d’ailleurs].

Mme Valérie Bugault, de France, se joint à la conversation. Valérie a obtenu un Doctorat en Droit de l’Université de la Sorbonne à Paris et a exercé la profession d’avocat fiscaliste avant de se concentrer sur l’analyse géopolitique de notre système monétaire, avec bien sûr une perspective sur les politiques nationales et internationales.

Aujourd’hui, nous discutons des trois questions suivantes.

  1. Comment le programme de réponse à la pandémie est-il lié à une réinitialisation financière opérée par les banques centrales?
  2. En quoi le Green Pass est-il un instrument de prise de contrôle sur les personnes et au niveau individuel et national?
  3. Et que pouvons-nous faire pour changer cela?

Senta Depuydt : Tout d’abord, nous avons toutes les trois quelque chose en commun : nous savions toutes que la grande crise et la « grande réinitialisation » arriveraient en 2020. Loin de la question de la nature ou de l’origine de la maladie, je m’attendais à ce qu’une grande pandémie soit déclarée au début de la campagne électorale américaine. C’était logique, étant donné la pression pour une vaccination mondiale, appuyé sur les arguments du Programme de Sécurité Sanitaire mondiale de « menace pour la santé », qui a servi à outrepasser les droits constitutionnels partout sur la planète. Catherine et Valérie, vous l’avez toutes deux vu venir, devant l’échec total du système économique actuel et de la bulle financière menant à la « fin des devises » et des projets de coup économique international articulés sur un système de crypto-monnaie géré par les banques centrales.

Valérie Bugault : Oui, le système économique actuel basé sur la création de dette a permis aux banquiers centraux de voler l’argent de notre nation avec la complicité de nos gouvernements. Cela a été géré par les banquiers de la City de Londres et également par la Réserve Fédérale des États-Unis. La tendance actuelle est d’instaurer une monnaie numérique centralisée, contrôlée par la Banque Centrale Européenne, et d’imposer encore davantage leurs politiques à nos nations.

La France, l’Allemagne et l’Italie et leurs chefs d’État, en particulier Macron et Merkel, reçoivent leurs ordres directement de cette élite financière mondialiste. Macron a fait précédemment carrière à la Banque Rothschild, et Mario Draghi, le nouveau Premier Ministre italien, est l’ancien Directeur de la Banque Centrale Européenne.

SD : Dans l’UE, différentes mesures ont été prises dans le sens de cette «réinitialisation globale» en réponse à la pandémie. En avril, l’accélérateur ACT [Ndt. voir ici] proposé par l’OMS, l’UE, la France et la fondation Bill et Melinda Gates a été voté par le Parlement Européen et a conféré des «pouvoirs spéciaux» à la Commission Européenne afin d’accélérer la législation et le financement des vaccins Covid-19 et des solutions numériques. Cela leur a permis d’accorder une dérogation à l’évaluation des risques de la réglementation OGM pour les vaccins Covid-19 et de signer des contrats qui accordent zéro responsabilité et zéro transparence aux fabricants de vaccins. Mieux que cela, le Conseil de l’UE a autorisé la Commission à consentir un énorme prêt sur les marchés des capitaux pour un plan de relance d’un montant de 750 milliards d’euros, appelé «Next Generation EU», au nom des États membres. Le prêt est assorti de conditions de politiques numériques et «vertes» et appuie l’intention de l’UE de commencer à obtenir ses propres ressources et un pouvoir d’imposition direct sur les citoyens ou les entreprises de l’Union. Parallèlement, la Banque Centrale Européenne a commencé à se préparer à un euro numérique.

VB : Absolument, mais d’un autre côté, un mouvement de résistance se développe en Allemagne. Beaucoup se souviennent de ce qui s’est passé sous le régime de Weimar, lorsqu’une impression d’argent similaire a provoqué une inflation incontrôlable et un grand effondrement économique, ce qui a finalement mené à la montée du nazisme. Un certain nombre d’industriels allemands ne veulent pas voir l’Histoire se répèter et combattent ce coup mondial au niveau des institutions européennes. Un tribunal de Karlsruhe a bloqué l’approbation du prêt « Next Generation EU » de 750 milliards, le déclarant inconstitutionnel. Et une douzaine d’autres pays ne l’ont pas encore ratifié, il y a donc encore une marge d’action et une possibilité de bloquer, ou du moins de ralentir, ce mouvement. En théorie, ils ont besoin de l’approbation unanime de tous les États membres. Maintenant, ils tardent à payer les vaccins et les programmes de soutien.

Malheureusement, ce n’est pas ce qu’on voit en France, les gens pensent toujours qu’ils vont obtenir des aides du gouvernement et ils discutent aussi de la mise en place d’un système de revenu universel. Ils n’ont pas la même conscience que les Allemands, ils ne réalisent pas qu’ils devront payer cette énorme dette, d’une manière ou d’une autre.

Catherine Austin Fitts : Nous avons vu les mêmes tactiques utilisées aux États-Unis, où le gouvernement fédéral endette les États et inonde le pays de dollars tandis que la Réserve Fédérale s’efforce de mettre en œuvre un système de monnaie numérique.

Le Green Pass, ou Green Digital Certificate, est vraiment un moyen de contrôler le peuple et de créer une gouvernance totalitaire directe de l’Humanité. Bien sûr, l’argent est l’instrument parfait pour imposer tout ça. Un système de contrôle direct n’aurait plus besoin de banques, de forces de police ou de tribunaux. C’est d’ailleurs déjà le cas en Chine, par exemple, avec leur «système de crédit social» dans lequel la manière dont on se comporte ou ce qu’on dit conditionne l’accès au voyage ou à l’achat de certains biens ou à la capacité de faire un emprunt, etc.

Au niveau mondial, c’est l’agenda ID2020 qui relie l’identité, les données de compte [bancaire], les données de santé et un système de traçage permettant une surveillance permanente de chaque individu, 24h/24 et 7j/7.

Remarque: cela est actuellement mis en œuvre en Inde par le système Aadhar, utilisé pour la banque numérique, qui stocke désormais également les dossiers de vaccination. Et tandis que certains politiciens de l’UE ont « mis en garde » contre la perte possible des libertés fondamentales lors de la discussion publique du Green Pass ou sur les réseaux sociaux, ils ont en même temps approuvé sa mise en place accélérée. (Guy Verhofstad, par exemple)

SD : Les informations que nous recevons des lanceurs d’alerte au sein de l’UE confirment nos inquiétudes quant aux implications du Green Pass. Apparemment, le Conseil de l’UE et la Commission visent à imposer les vaccins Covid-19 à l’ensemble de la population européenne d’ici 2023. Après l’acceptation du Green Digital Certificate, les autres «options» telles que le test PCR et la preuve d’immunité, censées «respecter» le droit individuel de ne pas être vacciné, seraient supprimé, probablement par un acte délégué. Tout le monde recevrait des vaccins à ARNm une à deux fois par an, ce qui bien sûr renforcerait l’utilisation du Green Pass.

CAF : Nous devons savoir ce que contiennent ces flacons. Nous aurions besoin d’obtenir des échantillons de vaccins Covid-19 dans le monde entier, de créer un référentiel et de les analyser pour voir ce qu’il y a dedans. Le scientifique en chef de Moderna a ouvertement déclaré que leurs vaccins «pirataient le logiciel de la vie» et il a comparé l’injection de leur technologie à ARNm au téléchargement d’un nouveau système d’exploitation dans un ordinateur. Pour le reste, nous ne savons pas s’ils insèrent une sorte de puce, mais nous n’avons aucune garantie qu’ils ne le fassent pas non plus. Il y a quelques années, une équipe italienne a effectué une analyse indépendante de plusieurs vaccins et y a trouvé de nombreuses nanoparticules qui n’étaient pas censées être là. Ce sont des questions que nous devons nous poser.

SD : C’était le travail de Gatti et Montanari de Nanodiagnostics [ici], effectué avec un puissant microscope électronique. Ils ont identifié des nanoparticules d’origine métallique dans différents vaccins lors d’une enquête lancée après la mort de militaires italiens envoyés en mission à l’étranger. Leurs résultats ont montré la toxicité associée à ces nanoparticules et un risque élevé de cancer et de décès. Elles sont différentes des nanoparticules de PEG ou PolyEthylène Glycol utilisées dans les vaccins Covid-19 comme «plates-formes» pour délivrer les codes génétiques de l’ARNm à l’intérieur des cellules humaines. Les deux peuvent être préjudiciables et nuire à nos cellules, mais les nanoparticules «enduites de lipides» PEG et les vaccins Covid-19 devraient également être analysés avec d’autres instruments qu’un microscope électronique, elles pourraient subir, par exemple,un séquençage génomique profond «Next Generation».

Remarque : dans une édition récente de l’émission «60 minutes» sur NBC, Matt Hepburn, un colonel du programme militaire DARPA à la retraite, a expliqué qu’on envisage d’utiliser une micropuce à insérer sous la peau pour détecter «des réactions chimiques à l’intérieur du corps et signaler les premiers signes de Covid19″. Selon lui, on utiliserait un gel bio-compatible qui surveille et teste en permanence le sang d’un individu. Contrairement à d’autres vaccins, les vaccins Covid-19 ou plutôt les injections de l’opération Warp Speed ont été conçus en tant qu’opération militaire dirigée par la DARPA, en grande partie hors du contrôle des services de santé américains et ne sont pas éligibles pour une demande FOIA – Freedom Of Information Act [NdT. action légale aux Etats-Unis qui permet d’obtenir certains documents confidentiels].

SD : Il est presque impossible d’obtenir une analyse indépendante des vaccins. Le protocole conçu par le Ministère de la Défense et Interpol exige la collecte tous les flacons vides et leur stockage dans un conteneur verrouillé après utilisation. En Belgique, mon pays, les gens ne sont même pas autorisés à demander quel vaccin ils vont recevoir. Alors, comment peut-on même parler de consentement éclairé? Comment déclare-t-on les dommages physiques causés par le vaccin? Comment pourrait-on obtenir quoi que ce soit d’une assurance? C’est incroyable.

VB : Pour le moment, ils ne sont pas encore prêts sur le plan technologique à mettre en œuvre cette surveillance numérique sous forme de système de contrôle centralisé, mais les gens doivent prendre conscience de toutes les différentes expériences menées sur eux à tous les niveaux, niveau corporel, niveau social, niveau économique. La crypto-monnaie est une expérience, les vaccins à ARNm sont une autre expérience et les combiner est aussi une nouvelle expérience.

Remarque : il est frappant de constater qu’IBM travaille avec Moderna à la création d’un pass de santé numérique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, IBM était chargé d’établir des dossiers d’identification individuels, qui regroupaient les données de santé, de race et d’autres données. La compagnie a organisé la discrimination entre les personnes «essentielles» en bonne santé et les individus anormaux et faibles et plus tard les juifs, désignés pour être «neutralisés» (regarder les interviews de Vera Sharav et de Naomi Wolf «Billet de retour pour le fascisme»).

Alphabet, la société qui finance Google, finance également le développement de vaccins. En Israël, Pfizer a négocié un accès à toutes les données de vaccination. En Europe, Microsoft gérera les «centres de données de santé» qui centraliseront les dossiers de santé nationaux. Microsoft a également déposé une demande de brevet [pour un système] reliant les signaux d’activité biologique et physique à un système de crypto-monnaie. Dans un scénario dystopique, un algorithme imposé par Gates et sa clique de «philanthropes» pourrait, par exemple, contrôler la manière de récompenser ou de sanctionner une activité professionnelle, la consommation de drogues ou de médicaments, la fréquence ou la distance ou le type de contact physique avec d’autres personnes et ce 24h/24, 7j/7, même chez soi.

Si le dépeuplement est inscrit à l’ordre du jour, cela faciliterait certainement ce coup d’État mondial car il nécessite actuellement une énorme infrastructure pour être mis en place et tout serait plus facile s’il y avait moins de personnes à contrôler. Là, il faut se demander qui est derrière tout ça. Je pense qu’il faut aller voir du côté de ceux qui règnent sur le transport maritime et sur les grands canaux de flux économique. Encore une fois, on peut penser à la City de Londres. Bien que, comme Catherine l’a également souligné dans ses rapports, cela s’étend maintenant au contrôle de l’espace et aux réseaux satellitaires de communication numérique. Là, la bataille est bien engagée entre les États-Unis et la Chine.

CAF : Lorsqu’on cherche qui est réellement derrière toutes ces initiatives, on voit que ce sont toujours les mêmes acteurs. Il existe une vidéo intéressante sur la grande réinitialisation, intitulée « Monopoly – Follow The Money« , réalisée par une équipe néerlandaise. Ils ont examiné comment une poignée de grandes entreprises dominent tous les aspects de notre vie, l’alimentation, les produits technologiques, l’énergie, la pharmacie, les transports, les sociétés de presse, les banques, etc. Toutes mènent aux mêmes sociétés d’investissement géantes telles que Vanguard, Blackrock, Warren Buffet ou la Fondation Gates. Donc, d’une certaine manière, ils possèdent déjà tout, mais ils veulent maintenant aller plus loin et prendre également le contrôle permanent de nos vies. Alors ils créent des problèmes, ils apportent des solutions et ils changent les règles.

SD : Alors que pouvons-nous faire pour les arrêter? Comment reprendre notre pouvoir?

VB : Je pense qu’il existe une fenêtre d’opportunité en ce moment. Ils ont besoin de tout imposer très rapidement mais ils ont été ralentis par différentes formes de résistance auxquelles ils ne s’attendaient probablement pas. Il y a un sérieux mouvement de recul en Russie et en Chine. Ces gouvernements sont infiltrés par le réseau de l’élite mondialiste et, par exemple, des personnes comme Jack Ma, propriétaire d’Ali Baba, l’Amazon chinois, se joignent à eux, mais il y a également une partie d’entre eux qui résiste. La même bataille entre mondialistes et nationalistes se déroule dans les deux pays. C’est probablement pourquoi l’administration Biden met la pression dans la région du Donbass et pousse à une éventuelle guerre entre l’Ukraine et la Russie.

En Europe, le programme de vaccination échoue, l’adhésion est faible et lente dans plusieurs pays, les gens ne font pas confiance aux vaccins, il y a des problèmes avec Astra Zeneca, etc. Et le fait que la Cour de Karlsruhe s’oppose à la ratification du prêt de l’UE est un élément majeur. Si d’autres pays les suivaient, ce serait un coup dur pour leur projet. Cette décision a été portée par le noyau de l’économie allemande, les industries nationales, les entreprises et les banques locales, qui réalisent tous où cela mène, de plus en plus de dettes. Ils doivent montrer l’exemple. Dans le sud de l’Europe également, la population est dans une situation critique, en Italie ou en Grèce, les gens ne peuvent plus subvenir aux besoins de leur famille. Ils ne peuvent pas attendre plus longtemps, nous sommes au bord des guerres civiles. Les pays et les institutions de l’UE pourraient s’effondrer.

SD : Oui, mais les institutions de l’UE et l’ONU vont tenter d’en profiter pour installer une gouvernance centrale de l’UE. La Commission Européenne discute d’une proposition d’une «Union Européenne de la Santé» afin d’apporter une «réponse commune aux menaces sanitaires». L’ONU, l’OMS et l’UE accusent tous le comportement «égoïste» de différentes nations et le manque de coordination entre les États membres européens pour expliquer la catastrophe actuelle. Ils veulent donc centraliser les recommandations telles que les masques, le confinement, la distanciation sociale, les systèmes de surveillance, les programmes de vaccination et ils veulent que cela soit contraignant pour les États membres. Ils veulent également une nouvelle agence européenne appelée HERA, Health Emergency Response Agency, et la possibilité d’un pouvoir de coercition, peut-être sous la forme d’une «police sanitaire» européenne. L’autre étape du contrôle central est l’appel de Charles Michel, le président du Conseil de l’UE, et des dirigeants mondiaux à élaborer des traités sur les pandémie afin d' »harmoniser les mesures » au niveau international sous la gouvernance des Nations Unies et de l’OMS.

(Charles Michel a commencé sa carrière politique en tant que maire de la petite ville belge de Wavre, siège de «GSK vaccins», l’un des plus grands sites de production de vaccins de la planète).

Et en Allemagne, Angela Merkel essaie maintenant de centraliser le pouvoir entre les mains du gouvernement fédéral en demandant la suppression de l’autonomie des différents lander ou « États ». C’est proche de ce qui s’est passé avant la guerre, mêmes mécanismes. Nous sommes donc vraiment au centre d’une bataille pour la démocratie et contre un pouvoir centralisé.

CAF : Il faut décentraliser. Les gens doivent reprendre leur argent, le retirer des grandes banques. Fuyez les banques mondiales, évitez les banquiers mondiaux. Si vous participez à un dîner avec le PDG de Morgan Chase, levez-vous et quittez la table! J’ai conseillé des investisseurs qui se sont tournés ensemble vers de plus petites banques qui semblent dignes de confiance.

Il est également important d’investir dans une économie qui soutient la vie. Soutenir la production alimentaire locale, l’approvisionnement en eau et en énergie, les restaurants, les entreprises, les technologies innovantes, les soins de santé. Reconstruisez votre communauté et financez les grandes entreprises. Nous devons également continuer à utiliser de l’argent liquide, le cryptosystème n’est pas sûr.

Et un autre gros problème est la fiscalité. Nos impôts sont utilisés pour nous mettre en faillite, nous ne pouvons plus continuer sur cette voie.

VB : J’ai rédigé une toute nouvelle proposition de réforme du système fiscal et je serai ravie de la partager et d’en discuter avec vous. Mais à mon avis, le problème principal est le contrôle de la création monétaire. Nous devons exercer sur elle un contrôle citoyen. Vous savez certainement que J.F. Kennedy a tenté de la réformer et de remettre le contrôle de la création monétaire entre les mains du Congrès en signant l’Executive Order 11110 peu avant son assassinat.

CAF : Bien sûr, retour aux sources. C’est ce dont nous avons également discuté à Bâle, l’autre capitale financière, qui abrite la Banque des Règlements Internationaux, la «banque des banques centrales». Nous avons tenu une réunion avec plusieurs groupes et experts autour de cette question et la World Freedom Alliance a même décidé d’inclure cela dans sa charte des droits de l’Homme en tant que «liberté de systèmes de crédit coercitifs et exploiteurs».

Certains nouveaux partis politiques comme JFK21 au Danemark en font également une question centrale.

VB : À mon avis, les élections et les partis politiques ne fonctionnent pas, ils ne changent rien.

C’est l’absence de véritable contrôle démocratique dans l’organisation politique qui pose problème. La représentation au sein de notre Assemblée parlementaire et la «séparation des pouvoirs» actuelle ne le permettent tout simplement pas. Ça a été conçu comme une fraude dès le départ, en reprenant le pire des systèmes britannique et français pour permettre aux banques de garder le contrôle tout en donnant une illusion de démocratie au peuple.

SD : Vous faites référence au mouvement des Gilets Jaunes et au Référendum d’Initiative Citoyenne qui vise à réécrire la Constitution et à instaurer une vraie forme de démocratie. Il est vrai qu’à l’heure actuelle, il n’y a aucun moyen de sanctionner les élus qui trahissent leurs électeurs et font impunément le contraire de ce qu’ils ont promis. Même chose pour les fonctionnaires.

CAF : Oui, nous discutions justement aujourd’hui de la question de la responsabilité lors d’une réunion précédente. Comment responsabiliser ces décideurs? Pour revenir sur le Green Pass, on voit que citoyens, politiques, médecins, scientifiques (par exemple Covid4ethics), toute une partie de la société civile est désormais prête à confronter les gens aux conséquences de leurs décisions. Ainsi, certains envoient des déclarations de responsabilité par courrier recommandé aux députés européens et à d’autres décideurs politiques pour les avertir que si des personnes meurent des vaccins, elles pourraient en porter la responsabilité personnelle et être poursuivies en réparation civile et pénale.

SD : Cela promet des développements passionnants et cela est lié aux initiatives de Reiner Fuellmich, l’avocat allemand qui dirige le «comité d’enquête sur les questions de Covid-19». Il lance une offensive juridique internationale avec des avocats du monde entier pour engager des poursuites et constituer des dossiers sur les personnes responsables dans l’optique d’un «procès de Nuremberg» post-Covid. Comment réformer notre système politique et responsabiliser les gens? Eh bien, je pense que ce sont des questions idéales pour nos prochaines interviews!

CAF : Oui c’est vraiment la discussion qu’il faut avoir partout en ce moment.

SD : Absolument! Merci beaucoup Catherine et Valérie, j’attends avec impatience nos discussions futures.

Retrouvez Catherine Austin Fitts sur solari.com

Retrouvez Valérie Bugault sur valeriebugault.fr


Texte original

“The Green  Digital Certificate, Financial Coup And Global Agenda In The EU” ITW of Catherine Austin Fitts & Valerie Bugault by Senta Depuydt

on

Senta Depuydt interviews Catherine Austin Fitts and Valérie Bugault.

While the question if the pandemic would serve a global agenda was considered heretic and conspirationist only a year ago, it is now openly discussed as ‘a wonderful opportunity’ for a ‘great reset’ led by a joint effort of the United Nations and the World Economic Forum. 

This reset also called ‘the 4th industrial revolution’ is meant to lead our world into a centralized and digital society, controlled by artificial intelligence and to achieve the goals of sustainable development or ‘Agenda 2030’ packaged in a green ‘eco friendly’ deal.

Klaus Schwab the founder of the World Economic Forum in Davos said it himself ‘this should lead to a fusion of our physical, digital and biological identity’, in other words accomplish the transhumanist dream of a global elite. To achieve the goals of ‘their’ better society they first need to install a full surveillance system to control humanity. This is where the green pass and the financial reset come in.

Senta Depuydt a freelance journalist from Belgium and President of Children’s Health Defense in Europe discusses the Green Pass or ‘Digital Health Certificate’ with 2 extraordinary women: Mrs. Catherine Austin Fitts and Mrs. Valerie Bugault.

Catherine Austin Fitts is a financial analyst and investment advisor who has mapped the American and international fraud in financial and government institutions while she was in public office as assistant secretary of the Housing Department for the US government. Catherine is detailing the world governance and money agenda in her famous ‘Solari Reports’, on her website and in many videos and is currently warning us for the totalitarian drift of this ‘not-so-great reset’.

Joining the conversation is Mrs. Valérie Bugault from France. Valerie is doctor in law from the Sorbonne University in Paris and has worked as a fiscal attorney before focusing on geopolitical analysis of our currency system, of course with a perspective on national and international policies.

Today we are discussing the following three questions.
1. How is the pandemic response agenda tied to a financial reset operated by central banks?

2. How is the Green Pass an instrument to take control over people and at individual and country level?
3. And what can we do to change this?

Senta Depuydt: First of all the three of us have something in common: we all knew that the big crisis and ‘great reset’ was coming for 2020.  Away from the question of the nature or origin of the disease I expected that a big pandemic would be declared at the beginning of the US election campaign.  This was logic looking at the push for global vaccination using the Global Health Security Agenda arguments of the ‘health threat’ to step over constitutional rights all around the planet. Catherine and Valérie you both saw it coming from the total failure of the current economic system and the financial bubble leading to the ‘end of currencies’ and the plans for an international economic coup with a cryptocurrency system run by central banks.

Valérie Bugault: Yes, the current economic system based on the creation of debt has allowed the central bankers to rob our nation’s money with the complicity of our governments. This has been operated by the bankers of ‘the city’ in London and also the Federal Reserve in the US. The current trend is to install a centralized digital currency controlled by the European central Bank and impose their policies even further on our nations.

France, Germany and Italy and their state leaders, especially Macron and Merkel are taking their orders directly from this financial globalist elite. Macron has a former carreer with the Rothschild bank, and Mario Draghi the new prime minister in Italy is the former director of the European Central Bank.

SD: In the EU different steps were taken in the direction of this ‘global reset’ as a response to the pandemic. In April the ACT accelerator proposed by the WHO, the EU, France and the Bill and Melinda Gates foundation was voted by the EU parliament and gave ‘special powers’ to the European commission in order to fast track legislation and financing of the Covid-19 vaccines and of the digital solutions. This allowed them to give a waiver for the risk assessment of the GMO regulation for the Covid-19 vaccines and to sign contracts with zero liability and zero transparency with the the vaccine manufacturers. More than that the EU Council authorized the Commission to make a huge loan on the capital markets for a recovery plan amouting 750 billion euros called ‘Next Generation EU’  on behalf of the members states. The loan comes with conditions of digital and ‘green’ policies and with the intention of the EU to start getting proper resources and direct power of taxation on the Union’s citizens or businesses.  In parallel the European Central Bank has started to prepare for a digital euro.   

VB: Absolutely, but on the other hand there is a resistance movement growing in Germany. Many remember what happened under the Weimar regime when a similar printing of money provoked uncontrollabe inflation and a big economic collapse which finally led to the rise of nazism. A number of German industrialists do not want history to repeat itself and they are fighting this global coup at the level of the EU institutions. A court in Karlsruhe blocked the approval of the ‘Nextgeneration EU’ loan of 750 billion saying it was  unconstitutional. And about a dozen other countries have not ratified it yet, so there is still a margin for action and a possibility to block or at least slow down this move. In theory they need an unanimous approval of all the member states.  Now they are delayed in paying the vaccines and support programmes.

Unfortunately we don’t see the same thing in France, people still think they will get some support money from the government and they also discuss the introduction of a universal income system. They don’t have the same awareness as the Germans, they don’t realize that they will have to pay for this huge debt, one way or another.

Catherine Austin Fitts: We have seen the same tactics used in the US where the Federal Government is creating debt for the states and flooding the country with dollars while the Federal Reserve works to implement a digital currency system.

The Green Pass or Green Digital Certificate, is really all about having a way to control people and create a direct totalitarian governance of humanity. Of course money is a perfect instrument to enforce everything. A system with direct control would not need banks, police force or courts anymore. That’s actually already happening in China for example with their ‘social credit system’ in which the way you behave or what you say conditions your access to travel or to the purchase of certain goods or capacity to make a loan etc.

At global level this is the ID2020 agenda that links identity, account details, health data and a tracking system for a permanent surveillance of every individual 24/7.

Note: That is currently implemented in India with the Aadhar system used for digital banking that is now also storing vaccination records. And while some EU politicians have ‘warned’ against the possible loss of fundamental freedoms when discussing the green pass in public or on social media at the same time they approved its fast tracking. (Guy Verhofstad for example)

SD: The information we have from EU insiders confirms our worries about the implications of the Green Pass. Apparently the EU Council and the Commission aim to impose Covid-19 vaccines on the entire European population by 2023. After acceptance of the Green Digital Certificate the other ‘options’ such as PCR-test and proof of immunity now supposedly ‘respecting’ individual rights not be vaccinated would be removed, probably by a delegated act. Everyone would receive mRNA vaccines once or twice a year and of course that would reinforce the use of the Green pass.

CAF: We need to know what’s in those vials. We would need to get samples from Covid-19 vaccines from all over the world, create a repository and analyze them to see what’s in there. The chief scientist of Moderna has openly declared that their vaccines were ‘hacking the software of life’ and he compared the injection of their mRNA technology to the download of new operating system in a computer. For the rest we don’t know if they are inserting some kind of chip, but we have no guarantee that they’re not doing it either. A few years ago an Italian team performed some independent analysis of several vaccines and found a lot of nanoparticles that were not supposed to be there. We need to ask these questions.

SD: This was the work done by Gatti and Montanari from nanodiagnostics with a powerful electronic microscope.  They identified nanoparticles of metallic origin in different vaccines during an investigation that originated after the death of Italian military personel sent on mission abroad.  Their results showed the toxicity associated to these nanoparticles and an elevated risk for cancer and death.  This is different from the PEG or Poly Ethylene Glycol nanoparticles used in the Covid-19 vaccines as ‘platforms’ to deliver the mRNA genetic codes inside the human cells. Both can be detrimental and harm our cells but PEG ‘lipid coated’ nanoparticles and Covid-19 vaccines should also be analyzed with other instruments than an electronic microscope, for example they could undergo a ‘Next Generation’ deep genomic sequencing.

Note: In a recent NBC broadcast of ’60 minutes’ Matt Hepburn a retired colonel from the DARPA military programme explained that they were thinking of using a microchip to be inserted under the skin to detect ‘chemical reactions inside the body and signal early signs of Covid-19. According to him this uses a tissue-like gel that constantly monitors and tests an individual’s blood. Unlike other vaccines, the Covid-19 vaccines or rather injections of operation warp speed have been designed as military operation ran by DARPA, mostly outside of the control of the American health services and are not eligible for a FOIA Freedom Of Information Act request.

SD: It’s almost impossible to get an independent analysis of the vaccines. The protocol devised by the Department Of Defense and Interpol is requesting to collect all empty vials and store them in a locked container after use. In Belgium, my country, people are not even authorised to ask what vaccine they will receive. So how can you even mention informed consent? How do you report vaccine injury?  How would you get something from an insurance? This is unbelievable.

VB: At the moment they are not ready yet with the technology to implement this digital surveillance in a centralised control system but people need to be aware of all the different experiments that are being done on them at all levels, body level, social level, economic level. Cryptocurrency is an experiment, mRNA vaccines are another experiment and combining them together is again a new experiment.

Note: It’s striking that IBM is working with Moderna to create a digital health pass. During WWII IBM was in charge of establishing individual identification records including health, race and other data.  The company organized the discrimination of healthy ‘essential’ people from abnormal, weak individuals and later jews to be ‘neutralized’ (watch interviews of Vera Sharav and Naomi Wolfe ‘The return ticket to fascism”).

Alphabet the company that funds Google, also funds vaccine development. In Israel Pfizer has negotiated to have access to all the vaccination data.  In Europe Microsoft will run the ‘health data hubs’ centralizing national health records. Microsoft also applied for a patent linking signals of biological and physical activity to a cryptocurrency system. In a dystopian scenario an algorithm imposed by Gates and his ‘philantropist’ clique could for example control how to reward or sanction work activity, the use of drugs or medication, the frequency or distance or type of physical contact with other people and this on a 24/7 basis, even at home.

If depopulation is on the agenda it would certainly facilitate this global coup because it still needs a huge infrastructure to put all of this in place and it would be easier if there are less people to control.  Here you need to question who is doing all of this. I say you need to look at those who rule over maritime transport and the highways of the economic fluxes. Again we can think of the city in London. Although as Catherine also outlined in her reports this is now extending to the control of space and the satellite networks for digital communication. Here we have a though battle going on between the US and China.   

CAF: When you track who is actually behind all these initiatives you can see it’s always the same players. There was an interesting video called ‘Monopoly – Follow The Money’ on the Great Reset done by a Dutch team.  They looked at how a handful of big corporations dominate every aspect of our lives, food, tech products, energy, pharma, transport, news corporations, banks etc. All lead to the same giant investment companies such as Vanguard, Blackrock, Warren Buffet or the Gates Foundation. So in a way they already own everything, but now they want to go a step further and also take permanent control of our lives. So they create problems, they provide solutions, and they change the rules.

Senta: So what can we do to stop them? How can we take back our power?

VB: Well I think there is a window of opportunity at the moment. They need to push everything very fast but they have been slowed down by different forms of resistance that they probably didn’t expect.  There is a serious back push in Russia and China. Those governments are infiltrated by the global elite network and for example people like Jack Ma who owns Ali Baba the Chinese Amazon, are joining them, but a part of them is also resisting. The same battle between globalists and nationalists is happening in both countries. This is probably why the Biden administration is now pushing things in the Donbass area and a possible war between Ukraine and Russia.

In Europe, the vaccination programme is failing, the uptake is low and slow in different countries, people don’t trust the vaccines, you have the issues with Astra Zeneca etc. And the fact that the Court in Karlsruhe is opposing the ratification of the EU loan is huge. If other countries would follow this, it would be a big blow in their plan. That decision was pushed by the core of the German economy, national industries, businesses and local banks who all realize where this is leading to, more and more debt. They need to show the example. Also in the South of Europe the population is in a critical situation, in Italy or Greece people can’t support their families anymore. They can’t wait much longer, we are on the verge of civil wars. EU countries and institutions could collapse.

SD: Yes but the EU institutions and the UN will try to take the opportunity to install a central EU governance. The EU commission is discussing a proposal for a ‘European Health Union’ to have a ‘common response to health threats’. The UN, the WHO and the EU all blame the ‘selfish’ behavior of different nations and the lack of coordination between the European member states to explain the current disaster. So they want to centralize recommendations such as masks, lockdown, social distancing, surveillance systems, vaccination programmes and they want this to be binding for members states. They also want a new European agency called HERA Health Emergency Response Agency and the possibility of enforcement power, perhaps with a sort of European ‘sanitary police’. The other step in the central control is the call of  Charles Michel the President of the EU Council and the world leaders to elaborate pandemic treaties in order to ‘harmonize the measures’ at international level under the governance of the United Nations and the WHO.

(Charles Michel started his political carreer as the mayor of a small Belgian town Wavre the headquarters of ‘GSK vaccines’, one of the biggest vaccine production sites on the planet).

And in Germany Angela Merkel is now trying to centralize the power into the hands of the federal government by asking taking away the autonomy of the different lander or ‘states’.  This is close to what happened before the war, the same mechanisms. So we are really in the middle of this battle for democracy against central power.

CAF  We need to decentralize. People need to take back their money, remove it from the major banks. Shun the global banks, shun the global bankers. If you’re at a dinner with the CEO of Morgan Chase get up and leave the table!  I had some investors checking together into smaller banks that seems trustworthy.

The other important thing is to invest in an economy that supports life. Support local food production, water and energy supply, restaurants, businesses, innovative tech, healthcare. Rebuild your community and defund the big corporations. We also need to keeping using cash, the cryptosystem is not safe.

And another big issue is taxation. Our taxes are being used to bankrupt us, we can’t go on like this any longer.

VB: I’ve written an entire new proposal to reform the fiscal system and I will be happy to share it and discuss it with you. But in my opinion the main issue is the control over money creation. We need to have a citizen control over this. You certainly know that JF Kennedy tried to change this and return the control of money creation into the hands of the Congress  by signing Executive Order 11110 shortly before his assassination.

CAF:  Of course, back to basics. This is what we also discussed in Basel, the other financial capital hosting the Bank of International Settlements, the ‘bank of the Central banks’. We had a meeting with several groups and experts around this issue and the World Freedom Alliance even decided to include this in its human rights charter as the “freedom from coercive and exploitative credit systems”.

Some new political parties like JFK21 in Denmark are also taking this as a central issue.

VB: In my view elections and political parties don’t work, they don’t change anything.

It’s the lack of real democratic oversight in the political organisation that is problematic. The representation in our Parliamentary Assembly and the current ‘separation of power’ is simply not allowing it. It was designed as a fraud from the start, taking the worse of both the British and French systems to allow the banks to keep control over things while giving an illusion of democracy to the people.

SD:  You are referring to the Gilets Jaunes or Yellow Vests movement and the Referendum d’Initiative Citoyenne that aims to rewrite the constitution and have a real form of democracy. It’s true that at present there is no way to sanction elected members who betray their voters and simply get away with doing the opposite of what they promised. It’s the same for people in public office.

CAF: Yes, we were just discussing the question of liability in a previous meeting today. How can we make those decision makers accountable?  To come back on the green pass we see that citizens, politicians, doctors, scientists (for example Covid4ethics) a whole part of civil society is now willing to confront people with the consequences of their decisions. So, some are sending notices of liability by registered post to the MEP’S and other policy makers to warn them that if people die from the vaccines they might have a personal responsibility in it and be prosecuted for civil and criminal tort reparation.

SD: That promises exciting developments and it ties to the initiatives of Reiner Fuellmich the German lawyer who is leading the ‘committee of investigation on Covid-19 issues’.  He is launching an international legal offensive with lawyers around the world to initiate lawsuits and build files on responsible people for the Post-Covid ‘Nuremberg trials’. How to reform our political system and make people accountable? Well I think these are perfect questions for our next interviews!

CAF: Yes this is really the discussion we need to have everywhere at the moment.

SD: Absolutely! Thank you very much Catherine and Valerie, I look forward to our further discussions.

Find Catherine Austin Fitts on the solarireport.com

Find Valérie Bugautl on valeriebugautl.fr

Un conte pour les enfants.

Sérieusement, ne le racontez pas aux enfants. Par contre, vous pouvez partager avec les grandes personnes.


Un conte pour les enfants

Il y a longtemps vivait un homme qui aimait faire le mal.

Il aimait faire mourir les animaux. Il les faisait mourir en leur faisant trés mal. Il aimait voir dans leurs yeux comment ils avaient peur et il aimait entendre dans leurs cris comment ils souffraient. Comme c’était lui qui décidait quand les animaux mouraient, il se disait qu’il avait beaucoup de « pouvoir ».

Mais il n’en avait pas assez. Il voulait aussi avoir du « pouvoir » sur les gens.

Un jour, il eut une idée.

Comme il savait comment faire mourir les animaux, il savait aussi comment faire mourir les gens, parce que les gens c’est comme les animaux. Il avait inventé un poison. Il fallait mettre le poison dans leur corps mais pour ça il fallait que les gens soient d’accord. Alors il leur expliqua que les animaux donnaient la « maladie » et qu’il avait regardé dans le corps des animaux qu’il faisait mourir et qu’il savait comment empêcher les gens de mourir de la « maladie ».

Et les gens pensèrent que c’était un homme bon, parce qu’ils ne voulaient pas mourir et que faire mourir les animaux, ce n’était pas très grave. Et les gens pensèrent qu’il était aussi très intelligent, parce que quand il faisait mourir les animaux, il mettait une blouse blanche et que quelqu’un qui porte une blouse blanche ne ferait pas mourir les animaux sans raison. Il se dirent qu’il savait quelque chose qu’ils ne savaient pas. Ils se dirent qu’il avait beaucoup de « pouvoir » et qu’il était un « héros ».

Alors les gens leur amenèrent leurs enfants pour qu’il leur mette le poison dans le corps, en pensant que ça les empêcherait de mourir. Et quand les enfants mouraient quand même ou qu’ils étaient très malades ou qu’ils souffraient tellement qu’ils ne savaient plus être comme les autres enfants, ils se dirent que ce n’était pas la faute du poison.

Et après lui, les hommes qui voulaient aussi beaucoup de « pouvoir » se dirent que c’est ce qu’il fallait faire. Et eux aussi firent mourir les animaux mais il prirent aussi les bébés dans le ventre des mamans qui ne les voulaient pas, et ils coupaient leur coeur avec un couteau. Il disaient que c’était pour la « recherche » et que la « recherche » empêcherait les gens de mourir.

Et les gens disaient que ce n’était pas trés grave de faire mourir les bébés, parce que eux ne voulaient pas mourir.


Il y avait aussi un homme qui avait beaucoup d’argent qu’il avait volé aux gens. Lui aussi pensait qu’il avait beaucoup de « pouvoir ». Il se disait que les gens c’est comme les animaux et qu’on peut leur faire tout ce qu’on veut.

Et après lui, les hommes qui voulaient beaucoup de « pouvoir » se disaient que c’est ce qu’il fallait faire.

Un jour, l’homme qui faisait mourir les animaux alla voir l’homme qui volait l’argent aux gens et lui demanda de lui donner de l’argent pour sa « recherche ». L’homme lui donna l’argent qu’il demandait mais il lui dit qu’il devrait désormais travailler pour lui.

Et un jour l’homme qui avait beaucoup d’argent vint trouver l’homme en blouse blanche. Il lui expliqua qu’il voulait garder pour lui l’argent qu’il avait volé mais que les gens risquaient de lui demander qu’il leur rende. Il lui dit qu’avant, quand les gens voulaient garder leur argent, il les faisait mourir en les faisant travailler beaucoup et quand ils ne mouraient pas assez, il les envoyait à la « guerre » pour mourir et faire mourir les gens des autres endroits et aussi pour casser leurs maisons avec des jouets qu’il avait fabriqués et qui cassent les maisons. Et quand les gens étaient morts, il pouvait garder leur argent. Et aussi quand beaucoup de maisons étaient cassées, il fallait les réparer et c’était lui qui les réparait contre de l’argent.

Mais l’homme qui avait beaucoup d’argent était inquiet. Les gens ne mouraient plus beaucoup parce qu’ils n’y avait plus assez de « guerres » et qu’ils ne travaillaient plus assez pour mourir. Alors il demanda à l’homme en blouse blanche qui travaillait pour lui s’il pouvait fabriquer du poison pour faire mourir les gens, avant qu’ils lui demandent de rendre leur argent.

L’homme en blouse blanche lui dit qu’il savait comment faire parce qu’il savait comment faire mourir les animaux et que les gens c’est comme les animaux.


L’homme en blouse blanche avait inventé deux nouveaux poisons. Un trés petit, que les gens ne voyaient pas. Mais comme il ne marchait pas bien, il en avait fabriqué un autre, qui ressemblait à celui d’avant, qu’on mettait dans le corps des gens et qui les ferait mourir plus tard et qui ferait aussi mourir ceux qui étaient tout près. Et aussi, les mamans ne pourraient plus avoir de bébés parce qu’il mourraient dans leur ventre.

Pour que les gens donnent leur argent pour des choses dont ils n’avaient pas besoin et aussi pour qu’ils obéissent à l’homme qui avait beaucoup d’argent et à l’homme en blouse blanche, on avait inventé une lampe magique. C’était une lampe qui parlait et comme elle était magique, ceux qui la regardaient croyaient ce qu’elle disait.

Un jour, la lampe leur dit qu’il y avait une « maladie » à cause des animaux qui vivaient à l’endroit où on fabriquait les jouets pour les grands. La lampe leur dit qu’ils allaient mourir de la « maladie » et les gens avaient très peur. Alors la lampe leur dit qu’ils devaient rester dans leur maison pour ne pas l’attraper, et s’ils ne voulaient pas ils seraient punis, on leur prendrait leur argent et des hommes en costume noir leur taperaient sur la tête avec un bâton.

Comme ils restaient dans leur maison, ils n’allaient plus voir leurs papas et leurs mamans qui étaient vieux et qu’on avait mis dans des maisons spéciales pour les vieux papas et les vieilles mamans qu’on ne voulait plus. Alors comme leurs enfants n’étaient pas là pour les protéger, on mit dans le corps des vieux papas et des vieilles mamans l’autre poison qui les faisait mourir. L’homme qui leur avait volé leur argent était très content, parce qu’il ne devait plus leur rendre et qu’il pouvait le garder pour toujours.

La lampe dit aussi aux gens qu’ils ne pouvaient pas se soigner parce que c’était très dangereux et que ça les ferait mourir. Et la lampe leur montra le « héros », qui avait volé beaucoup d’argent et l’avait donné à l’homme en blouse blanche pour faire mourir beaucoup d’enfants avec du poison et pour que les mamans n’aient pas de bébés à des endroits où il disait qu’il y avait trop de gens. Le « héros » leur dit qu’il fallait attendre dans leur maison que l’homme en blouse blanche fabrique un poison pour mettre dans leur corps pour qu’ils n’aient pas la « maladie » et pour qu’ils ne fassent pas mourir leurs vieux papas et leurs vieilles mamans en allant tout près. Il leur dit qu’ils pourraient sortir de leur maison et avoir leurs jouets de grands seulement quand il auraient eu le poison.

Et quand on leur mit le poison dans le corps, il y eut encore beaucoup de vieux papas et de vieilles mamans qui moururent et de bébés qui moururent dans le ventre de leur maman, et plein d’autres gens aussi. Mais la lampe dit que c’était bien alors les gens continuèrent à demander le poison. Mais il y avait des gens qui ne voulaient pas et qui ne croyaient plus ce que disait la lampe parce qu’ils avaient vu qu’on avait fait mourir les vieux papas et les vieilles mamans, et que les bébés mouraient dans le ventre des mamans, et plein d’autres gens aussi. Mais le poison rentra dans leur corps quand même parce qu’ils étaient tout près des gens à qui on l’avait mis, et il y en eut beaucoup qui moururent et beaucoup de bébés qui moururent dans le ventre de leur maman et beaucoup de mamans qui ne pouvaient plus avoir de bébés.

Et un jour l’homme en blouse blanche vit que tous les gens qui vivaient encore avaient le deuxième poison dans leur corps.

Alors il prit un troisième poison, que personne ne voyait, qu’il avait fabriqué et mis dans un tiroir en attendant.

Et il le mit dans l’air.

Et depuis, les animaux sont bien tranquilles parce qu’il n’y a plus personne pour les faire mourir.

Nous, on peut.

Le Forum Economique Mondial a désigné l’ennemi : c’est la richesse.

Je me disais aussi, c’est forcément de notre faute.

La solution, c’est : « vous ne possèderez plus rien ». Et au cas où on en douterait, « et vous serez heureux ».

Je pense plutôt qu’on sera morts, mais ce n’est pas bien grave. Pour eux ça revient probablement au même. Au cimetière ou dans une prison digitale, du moment qu’on rentre dans le rang, c’est bon.

Evidemment il y a un côté irritant pour le petit ouvrier (par exemple, moi) à se faire conspuer par des maîtres auto-proclamés, dont la principale distraction est de dicter la vie (ou la mort) des autres du haut de leurs trillions de dollars, qui ne sont pas du tout un problème. Eux, ils peuvent.

Mais il y a autre chose à comprendre, et à comprendre vite : c’est comment on en est arrivés là.

Et la réponse est, par notre matérialisme égoïste et notre infantilisation. Nous sommes des enfants gâtés. On a joué à moi, je peux. Il faut nous punir.

Est-ce vrai?

On nous a vendu des voitures, et précisant bien qu’il ne fallait ni rouler trop vite ni rouler bourré. Et bien entendu, ce fut exactement l’inverse. Je roule en scooter et je respecte les limites de vitesse – y compris les zones 30, même en pleine nuit, même pendant les vacances, ce genre de con exaspérant. Or, j’ai compté : ça m’arrive deux fois par an de ne pas me faire dépasser par des chauffards automobilistes. J’ai parallèlement consulté les chiffres nationaux de la consommation d’alcool, de drogues illégales et de médicaments psychotropes et ils sont assez hallucinants – sans jeu de mots (je précise au passage que je consomme au pire du café et du tabac à rouler). Même sans faire de calcul de probabilité, j’imagine un nombre assez significatif de gens défoncés au volant. Un médecin urgentiste m’a d’ailleurs dit que plus d’une personne sur trois qui atterrit dans son service est sous l’influence de drogues dures – sur base d’analyse sanguine. Pas mal. En résumé, on ne fait pas très gaffe. On aura donc bientôt droit aux voitures sans chauffeur. Pure logique. A + B = C. [23/04 En fait non. Je viens de lire ça et je vais le traduire. L’intelligence artificielle est un leurre : ça ne fonctionne pas.]

On nous a vendu des téléphones intelligents et des ordinateurs à vil prix sans qu’on entende beaucoup parler de leur coût réel, sur les plans sociaux, environnementaux et géopolitiques – ce qu’on nomme aussi les « coûts cachés », j’aborde la question des prix et de leurs conséquences dans un prochain article – ni de la raison pour laquelle c’était tellement important que tout le monde y ait accès. Eh bien maintenant, on sait. Ce sont des outils de surveillance. Celui qui n’a pas compris ça maintenant vit sous un rocher. Et non, je n’ai pas de smartphone. Pendant que les autres sont le nez dans leur écran – généralement pas pour étudier les mathématiques avancées – je vais écouter le chant des oiseaux. Chant que certains – je suis prêt à le parier – prendraient pour une sonnerie de téléphone. Par réflexe.

On nous a vendu l’énergie pétrolière, qui, selon ce calcul un peu surfait, représente par kilo l’équivalent de la force de travail de vingt personnes à notre service, donc d’esclaves. Une aubaine sans équivalent dans l’Histoire humaine. Nous voilà maîtres d’esclaves, ce que pas mal de monde a compris comme l’occasion d’en foutre encore moins qu’avant, ou d’en faire n’importe quoi. Dans la salle de sport du village, il y a des bobonnes qui habitent à 1km, viennent en voiture, font 2km sur le tapis roulant et rentrent chez elles en voiture. J’invente pas.

On nous a vendu beaucoup de ce genre d’outils technologiques et personne n’a lu les petits caractères en bas de contrat : nous étions responsables de leur bonne utilisation. « En bon père de famille ». En consommateurs avisés, ce que nous ne sommes manifestement même pas capables de faire convenablement.

Et ne parlons même pas de la bouffe.

On me dira que je dramatise. Je dirais que je dé-banalise.

Addendum 21/04 : je vous renvoie à un précédent article, Pourquoi CS Lewis a écrit « L’abolition de l’homme », qui parle de ce sujet et et du « transhumanisme » avec une préscience étonnante.


Jacques Attali (77 ans), « conseiller » au Président de la République Française depuis 1981, explique comment les personnes de plus de 65 ans représentent un fardeau pour la société – du moins, la sienne, il est socialiste – en termes de dépenses de santé, ce qui est de ce point de vue parfaitement exact. Evidemment, pas lui. Lui n’est pas un fardeau. Lui, il peut.

Sa conclusion est que la société du futur ne pourra advenir qu’avec l’option de l’euthanasie : la solution économique à un problème humain. Le nouveau (mais ancien) « conseiller » (encore un) à la Santé de l’administration Biden, Ezekiel Emmanuel, tient exactement les mêmes propos – sauf qu’il fixe la limite à 75 ans, merci quand même. Il a rédigé en personne la loi d’attribution de soins de santé au niveau individuel par des « comités » d’Etat (judicieusement renommés « death panels« ). Cette loi fait partie de ce qu’on a appelé ObamaCare. Il revient aujourd’hui la consolider, entouré d’une équipe d’économistes, encore eux. Vous vous souviendrez du slogan électoral du type qui se fait appeler Obama : Yes, we can. Oui, on peut. Même pas besoin de dénoncer ces crapules, ils le font eux-mêmes.

Vous pouvez lire les détails de ce qui précède dans cet article de Matthew Ehret que j’ai traduit ici, à partir du paragraphe intitulé « L’esprit génocidaire du Dr Ezekiel Emmanuel » – je vous recommande évidemment de lire l’article complet. Vous noterez que dans les deux cas, les arguments sont identiques : normalisation de l’eugénisme sous couvert de collectivisme, ou en langage courant, pour la survie du groupe, il faut sacrifier les faibles. Où ai-je déjà entendu ça?

Ce genre de calcul parfaitement répugnant suscitera chez tout être humain sensé une saine indignation, qui ne devrait toutefois pas occulter un fait crucial : la consommation de médicaments et de soins chez nos aînés a atteint un niveau complètement délirant. Une personne âgée dans mon entourage vient de décéder. On a vidé son armoire à pharmacie et on en a rempli deux sacs-poubelle. Le grand modèle, je précise.

On pourrait parler d’excès mais on me dit que ce n’est pas du tout exceptionnel et je veux bien le croire. Quand un médecin/dentiste me demande quels médicaments je prends et que je réponds « aucun », on me repose la même question, le sourcil levé et le regard inquisiteur. J’ai dû mal comprendre. Mon épouse, qui est dans le même cas, a même eu droit à des remarques un peu agacées. Pour des gens qui approchent la soixantaine, nous ne sommes pas normaux. Nous ne prenons pas notre santé au sérieux. La preuve, nous ne sommes pas malades.

Sur une année, ma consommation maximum en médicaments est : quelques cachets de paracétamol contre la douleur, quelques cuillers de bicarbonate de soude, de la pommade contre les engelures, et de la vitamine D et du gluconate de zinc en prévention (devinez contre quoi). Je ne passe jamais de visite de « contrôle » ni de « test » (suivez mon regard) et nous ne sommes évidemment vaccinés contre rien, ce qui a le don de pas mal énerver le toubib lambda, dont la compétence se limite à rédiger des ordonnances et à s’énerver.


Puisqu’on en arrive aux vaccins, je republie ci-dessous une extrait de mon article publié le 20 novembre 2020. C’est extrait d’une interview du Dr Theresa Deisher par Robert F. Kennedy Jr.

Source francophone. Source originale.

Extrait (10’55-14’46):

(traduction)

Robert F. Kennedy Jr : « Pourquoi est-on passé de l’utilisation exclusive de cellules animales à celle de cellules foetales? »

Dr. Theresa Deisher : « C’est compliqué. Les mouvements de défense animale étaient très actifs à l’époque et, par exemple, le virus de la varicelle pouvait être reproduit dans des cultures de cellules de cobayes mais il existe pas mal d’opposition à l’utilisation d’animaux dans la recherche et les défenseurs des animaux les ont clairement incités à utiliser les corps de bébés avortés. D’un point de vue économique, ils pensaient que ça coûterait moins cher. Ce qui n’est pas le cas, parce que le cadre réglementaire est bien plus contraignant. Et finalement fabriquer du virus coûte moins de 10 cents. C’est le « builing » (NdT. la coupure de la chaîne d’ARN pour stopper la transcriptase) du virus qui coûte cher, donc ça n’a finalement pas été plus rentable pour eux. »

Robert F. Kennedy Jr : « C’est plutôt surprenant de voir que les défenseurs des animaux ont plus d’influence sur l’industrie du vaccin que les mouvements anti-avortement. »

Dr. Theresa Deisher : « C’est le cas. En fait, ce qui est très inquiétant c’est le peu de protestation contre le fait que des bébés humains naissent vivants à cinq ou six mois afin qu’on puisse extraire leur coeur en train de battre. Et il faut qu’il soit en train de battre pour être utilisé dans la recherche actuelle. Si le coeur ne bat plus, il n’est plus utilisable, on ne peut plus s’en servir. Donc ces bébés naissent en vie et leur coeur est découpé sans anesthésie. Je ne ferais pas ça à une souris. »

Robert F. Kennedy Jr : « Vous voulez dire, vous dites cinq mois, vous nous parlez d’un foetus de cinq mois. »

Dr. Theresa Deisher : « Oui. »

Robert F. Kennedy Jr : « Et ils naissent en vie? »

Dr. Theresa Deisher : « Oui. »

Robert F. Kennedy Jr : « Et ils sont tués par chirurgie. »

Dr. Theresa Deisher : « Leurs coeurs sont découpés. Ou on découpe dans leurs visages pour obtenir leur tissu cérébral. »

Robert F. Kennedy Jr : « C’est horrible. »

Dr. Theresa Deisher : « Oui. Et on ne ferait pas ça à une souris. »

Robert F. Kennedy Jr : « [Stanley Plotkin] dit qu’on utilise tout le foetus. Les foetus sont avortés puis découpés en morceaux. On utilise les langues, on utilise les yeux, on utilise toutes les parties du foetus. Est-ce vrai ou n’utilise-t-on que le coeur et le cerveau? »

Dr. Theresa Deisher : « On utilise tout le bébé, certains scientifiques achètent le coeur, un autre scientifique achète le cerveau, on achète les jambes ou les yeux. Les corps sont vendus en morceaux aux chercheurs. J’avais reçu un catalogue il y a une vingtaine d’années. Je n’oublierai jamais les prix. Un bébé de 32 semaines, ça signifie un bébé vivant. […] Les prématurés survivent à partir de 21 semaines maintenant. Donc ce sont des bébés viables. »

Si ce genre d’abomination était commise par un quidam, ça ferait les gros titres de la presse internationale et on en parlerait encore dans un siècle. Ce serait « le tueur de bébés », « le psychopathe sadique », etc. Mais ici, on parle de gens qui se lèvent le matin, embrassent leur femme – ou leur mari, je suis certain qu’il y a des femmes dans cette histoire – conduisent leurs enfants à l’école avant de se rendre à leur boulot et de commettre ça. Parce que eux, ils peuvent. Ils sont même payés pour, et grassement.

Je vous envoie à cet excellent article de Liliane Held-Khawam qui reprend notamment la déposition de Stanley Plotkin, dont fait mention Robert F. Kennedy Jr ci-dessus. Lisez-le.

C’est le quotidien dans le petit monde de la « recherche scientifique » : on a commencé par torturer à mort des animaux, puis on est passé aux bébés. On commence toujours par les animaux. Et ce sont ceux qui les défendent qui demandent qu’on le fasse plutôt aux petits humains, comme vous venez de le lire.

Dans les cliniques d’avortements, le quotidien ce sont des bébés – viables – qui naissent en vie quand on a pas pris la précaution de les tuer avant, et qu’on laisse mourir, ce qui peut prendre des heures, dans la buanderie de linge sale ou dans des pièces appelées « chambres de confort« .

C’était une petite pièce joliment décorée avec une machine « First Foto » au cas où les parents voudraient des photos de leurs bébés avortés, des fournitures de baptême si les parents voulaient que leurs bébés avortés soient baptisés, et une imprimante à pied et des bracelets pour bébé si les parents voulaient des souvenirs de leurs bébés avortés. Il y avait aussi un lit-berceuse en bois pour bercer ces bébés en attendant qu’ils meurent.

This was a small, nicely decorated room complete with a First Foto machine in case parents wanted pictures of their aborted babies, baptismal supplies if parents wanted their aborted babies baptized, and a foot printer and baby bracelets if parents wanted keepsakes of their aborted babies. There was also a wooden rocker to rock these babies to death.

Allez voir le lien, il y a des photos. C’est tout à fait charmant.

Exceptionnellement, certains en réchappent : voici le témoignage de l’une d’entre eux.

Depuis un an les vieux dans les homes subissent le même genre de traitement – ce qui ne devrait pas trop déranger les « conseillers » mentionnés plus haut. Rappelez-vous : les bébés et les vieux, rien à foutre.

Qu’ils crèvent.


Les actes innommables commis à l’abri de salles médicales feutrées en sortent aujourd’hui et viennent déborder sur l’ensemble de la société, qui s’en émeut et défile dans les rues. Le petit peuple semble découvrir un peu tard dans quel système il vit. Il a un peu vite oublié le coût humain de son petit confort : les vieux discrètement parqués dans des mouroirs – loin des yeux, loin du coeur – les dizaines de milliers d’enfants sacrifiés hier à la « révolution industrielle », les enfants esclaves des pays pauvres, les enfants qu’on massacre en silence pour la recherche, pour leurs organes – ou simplement pour ne pas devoir s’en occuper. Finalement, pourquoi pas? On peut.

La valeur d’une société se mesure à la manière dont elle traite les êtres sans défense. Ce n’est pas économiquement, mais moralement et humainement que cette société s’écroule, et je n’ai pas besoin du discours hypocrite et des arguments frauduleux d’un Klaus Schwab pour le savoir. Que ce soit sa clique de milliardaires cyniques qui se charge de nous faire payer la facture, en faisant de cette planète, dans un premier temps, une prison à haute sécurité, est une ironie doublée d’une insulte

Ce monde deviendra bientôt un enfer. Il l’était déjà pour certains, comme vous le voyez. La doctrine égalitaire fera qu’il le devienne pour tous.

L’humanité est devenue un syndicat du crime organisé.

Mais tout finit par se payer.

Tout.


Les nombreuses analyses médicales des « vaccins » Covid que j’ai traduites et publiées ici attirent du monde, nettement plus que mes propres articles. Mais comme on me l’a fait remarquer, on n’attire pas les mouches avec du vinaigre. Beaucoup de gens sont curieux et inquiets de ce qu’on cherche à leur infliger. La réponse est claire, simple et tient en trois mots : rien de bon. Mais la question n’est en définitive qu’une question de consommateur de médecine : est-ce un bon produit?

Même si ce vaccin était parfaitement « sûr et efficace » – ce qu’il n’est manifestement pas – toute personne qui l’accepte se rend complice par association des atrocités décrites plus haut. La plupart des gens peuvent tenter de se disculper en arguant qu’ils ne savaient pas.

Maintenant vous savez.

A vous de voir si vous pouvez.

Hyperinflation, fascisme et guerre: comment le Nouvel Ordre Mondial peut à nouveau être vaincu – Matthew Ehret.

Pour rappel, je ne promeus aucune idéologie – politique ou autre – aucun modéle économique, aucun bloc géopolitique et encore moins leurs leaders. Et Roosevelt était un sale con.

Mais, selon la formule, les opinions de l’auteur ne représentent pas celle de l’éditeur.

Source.


Traduction

Hyperinflation, fascisme et guerre: comment le Nouvel Ordre Mondial peut à nouveau être vaincu

Alors que l’attention du monde est captée par les changements tectoniques qui secouent l’Amérique telle une «tempête parfaite» [NdT. « perfect storm », expression anglophone] de guerre civile et qu’un coup d’État militaire menace d’annuler à la fois les élections et les fondations de la République elle-même, quelque chose de très inquiétant est passé «sous le radar» de la plupart des observateurs. Ce quelque chose est l’effondrement financier des banques transatlantiques qui menace de déclencher un chaos au niveau mondial. C’est cet effondrement qui sous-tend les efforts désespérés déployés par la campagne néo-conservatrice pour entrer en guerre totale avec la Russie, la Chine et d’autres membres de l’Alliance multipolaire en pleine croissance aujourd’hui.

Dans des articles récents, j’ai mentionné que la «solution» dirigée par la Banque d’Angleterre à cette explosion financière imminente de la bulle des dérivés de 1,5 quadrillion de dollars est mise sous le couvert d’une «grande réinitialisation mondiale», ce qui constitue une tentative affreuse et désespérée d’utilisation du COVID-19 comme prétexte pour imposer le système d’exploitation d’un nouvel ordre mondial post-Covid. Puisque les nouvelles «règles» de ce nouveau système sont très similaires à la «solution» créée par la Banque d’Angleterre en 1923 face au chaos économique de l’Allemagne, qui nécessita finalement d’instaurer un mécanisme de gouvernance fasciste pour son imposition aux masses, je souhaite approfondir les causes et les effets de l’effondrement totalement inutile de l’Allemagne de Weimar dans l’hyperinflation et le chaos dans la période comprise entre 1919 et 1923.

Dans cet essai, j’irai plus loin en examinant comment ces mêmes architectes de l’hyperfinflation faillirent établir une dictature mondiale des banquiers en 1933 et comment cette première tentative de Nouvel Ordre Mondial fut heureusement déraillée par un combat audacieux, effacé depuis des livres d’histoire populaires.

Nous étudierons en profondeur comment une guerre majeure éclata en Amérique, menée par des patriotes anti-impériaux en opposition aux forces de Wall Street et du Deep State de Londres et nous examinerons comment ce choc des paradigmes atteignit son paroxysme en 1943-1945.

Cette étude historique n’est pas menée à des fins de divertissement et ne doit pas non plus être considérée comme un exercice purement académique, mais est entreprise pour la simple raison que le monde se dirige vers un effondrement systémique total et, à moins que certains faits effacés de l’histoire du XXe siècle ne soient mis en lumière, ces forces responsables de la destruction de la mémoire collective de ce que nous étions autrefois resteront aux commandes tandis que la société sera menée vers une nouvelle ère de fascisme et de guerre mondiale.

Versailles et la destruction de l’Allemagne

La Grande-Bretagne fut le chef de file dans l’orchestration de la Première Guerre Mondiale et de la destruction de la potentielle alliance germano-russo-américano-ottomane qui avait commencé à prendre forme à la fin du XIXe siècle, ainsi que cet imbécile de Kaiser Wilhelm l’avait découvert (bien que malheureusement trop tard) lorsqu’il déclara : «Le monde sera englouti dans la plus terrible des guerres, dont le but ultime est la ruine de l’Allemagne. L’Angleterre, la France et la Russie ont conspiré pour notre anéantissement… c’est la pure vérité de la situation qui a été lentement mais sûrement créée par Edouard VII».

Tout comme l’oligarchie britannique orchestra la guerre, elle organisa également la conférence des réparations en France qui, entre autres, imposa des remboursements de dette impossibles à honorer à une Allemagne vaincue et créa la Société des Nations qui devait devenir l’instrument d’un «état d’ordre mondial post-national». Lloyd George était à la tête de la délégation britannique aux côtés de son assistant Philip Kerr (Lord Lothian), de Leo Amery, de Lord Robert Cecil et de Lord John Maynard Keynes, porteurs d’un programme à long terme d’instauration d’une dictature mondiale. Toutes ces personnalités étaient membres du nouveau Mouvement des Tables Rondes [Round Table Movement], qui avait pris le contrôle total de la Grande-Bretagne en évincant Asquith en 1916, et qui est le noyau de «l’Etat profond» d’aujourd’hui.

Après le démantèlement de l’Armée et de la Marine allemandes selon les termes de l’Armistice de 1918, cette nation autrefois puissante fut obligée de payer l’impossible somme de 132 milliards de marks-or aux vainqueurs et dut renoncer à des territoires qui représentaient 10% de sa population (Alsace-Lorraine, Ruhr, et Silésie du Nord), 15% de ses terres arables, 12% de son cheptel, 74% de son minerai de fer, 63% de sa production de zinc et 26% de son charbon. L’Allemagne dut également abandonner 8.000 locomotives, 225.000 wagons et toutes ses colonies. Ce fut un jour faste dans l’histoire moderne du pillage.

L’Allemagne n’eut que très peu d’options. Les taxes furent augmentées et les importations drastiquement réduites tandis que les exportations augmentèrent. Cette politique (qui rappelle les techniques d’austérité du FMI en usage aujourd’hui) échoua complètement car les deux chutèrent de 60%. L’Allemagne dut renoncer à la moitié de son stock d’or, ce qui resta pratiquement sans effet sur le paiement de la dette. En juin 1920, la décision fut prise de lancer une nouvelle stratégie: faire tourner la planche à billets. Plutôt que le «remède miracle» que les monétaristes désespérés croyaient bêtement qu’il constituerait, cette solution aboutit à une dévaluation asymptotique de la monnaie qui finit en hyperinflation. De juin 1920 à octobre 1923, la masse monétaire en circulation passa de 68,1 marks-or [NdT. chiffre en cours de vérification par Matthew] à 496,6 quintillions de marks-or. En juin 1922, 300 marks s’échangeaient contre 1$ US et en novembre 1923, il fallait 42 trillions de marks pour obtenir 1$ US! Des images d’Allemands poussant des brouettes d’argent liquide dans la rue sont toujours disponibles, juste pour acheter un bâton de beurre [NdT. 133g] et du pain (1 kg de pain était vendu pour 428 milliards de marks en 1923).

Avec la perte de valeur de la monnaie, la production industrielle chuta de 50%, le chômage passa à plus de 30% et l’apport alimentaire s’effondra de plus de la moitié par rapport aux niveaux d’avant-guerre. Le film de 1922 du réalisateur allemand Fritz Lang, Dr.Mabuse (The Gambler), montre la folie de la population allemande en plein effondrement tourner à la folie spéculative, lorsque ceux qui en avaient encore les moyens se mirent à parier contre le Mark allemand afin de se protéger, contribuant ainsi à faire s’effondrer encore davantage le Mark de l’intérieur. Cela rappelle beaucoup les Américains qui choisissent aujourd’hui de vendre à découvert le dollar américain plutôt que de se battre pour une solution systémique.

Il y eut de la résistance

Les effets délétères de Versailles n’étaient pas inconnus et le destin de l’Allemagne entaché par les Nazis était tout sauf couru d’avance. C’est un fait prouvé, souvent omis des livres d’Histoire, que des forces patriotiques de Russie, d’Amérique et d’Allemagne tentèrent courageusement de changer la fatidique trajectoire de l’hyperinflation et du fascisme, ce qui aurait empêché la montée de Hitler et la Seconde Guerre Mondiale si leurs efforts n’avaient pas été sabotés.

De l’Amérique même, une nouvelle équipe présidentielle sous la direction de William Harding renversa prestement l’agenda pro-Ligue des Nations du président Woodrow Wilson, furieusement anglophile. Un industriel américain de premier plan du nom de Washington Baker Vanderclip, qui avait dirigé le plus grand accord commercial de l’Histoire avec la Russie à hauteur de 3 milliards de dollars en 1920, avait qualifié Wilson d’«autocrate inspiré par le gouvernement britannique». Contrairement à Wilson, le président Harding soutint à la fois l’accord commercial américano-russe et sapa la Ligue des Nations en renforçant la souveraineté américaine, déclarant des traités bilatéraux avec la Russie, la Hongrie et l’Autriche, hors du contrôle de la Ligue en 1921. Le nouvellement formé Mouvement des Tables Rondes Britannique en Amérique (créé sous le nom de Council on Foreign Relations) n’en fut guère satisfait.

Au moment où Harding œuvrait à la reconnaissance de l’Union Soviétique et à l’établissement d’une entente avec Lénine, ce grand Président mangea quelques «mauvaises huîtres» et mourut le 2 août 1923. Bien qu’aucune autopsie ne fût jamais réalisée, sa mort amena une décennie de contrôle anglophile de Wall Street sur l’Amérique et mit fin à toute opposition présidentielle au Gouvernement Mondial. Cette période aboutit à la bulle spéculative des années folles dont le crash du vendredi noir en 1929 faillit déclencher un enfer fasciste en Amérique.

Le traité de Rapallo entre la Russie et l’Allemagne est déraillé

Après des mois d’organisation, les principaux représentants de la Russie et de l’Allemagne acceptèrent une solution alternative au Traité de Versailles, solution qui aurait donné une nouvelle vie aux patriotes allemands et aurait établi une puissante amitié russo-allemande en Europe, ce qui aurait prévenu d’autres projets funestes.

Sous la direction de l’industriel allemand et Ministre des Affaires étrangères Walter Rathenau, et de son homologue le Ministre russe des Affaires étrangères Georgi Chicherin, le traité fut signé à Rapallo, en Italie, le 16 avril 1922 sur base du pardon de toutes les dettes de guerre et du renoncement à toute revendication territoriale de part et d’autre. Le traité stipulait que la Russie et l’Allemagne «coopéreraient dans un esprit de bonne volonté mutuelle pour répondre aux besoins économiques des deux pays».

Lorsque Rathenau fut assassiné par une cellule terroriste appelée Organisation Consul le 24 juin 1922, le succès du Traité de Rapallo perdit de son élan et la nation retomba dans une vague plus profonde de chaos et d’impression d’argent. L’Organisation Consul entreprit l’assassinat de plus de 354 personnalités politiques allemandes entre 1919 et 1923, et lorsqu’elle fut interdite en 1922, le groupe changea simplement de nom et se mua en divers groupes paramilitaires allemands (tels que le Freikorps) qui devinrent le bras militaire du nouveau Parti National-Socialiste.

1923: La solution de la City de Londres est imposée

Lorsque l’explosion hyperinflationniste de l’Allemagne aboutit à la totale ingouvernabilité de l’Etat, une solution fut calquée sur le «Plan Dawes» de Wall Street, qui nécessita l’utilisation d’un golem formé à Londres, du nom de Hjalmar Schacht. Instauré initialement à la fonction de Commissaire à la Monnaie en novembre 1923 et bientôt Président de la Reichsbank, le premier acte de Schacht fut de rendre visite au gouverneur de la Banque d’Angleterre, Montagu Norman, à Londres, qui lui présenta un plan de restructuration de l’Allemagne. Schacht en revint pour «résoudre» la crise avec le même poison qui l’avait provoquée.

Sa première proclamation fut l’établissement d’une nouvelle devise appelée «Rentenmark» fixée sur une valeur d’échange fixe de 1 trillion de Reichsmarks pour 1 nouveau Rentenmark, et les Allemands se virent à nouveau pillés. Cette nouvelle monnaie fonctionnerait selon de «nouvelles règles» jamais vues auparavant dans l’histoire de l’Allemagne: les privatisations massives permirent aux conglomérats anglo-américains d’acheter des entreprises d’État. IG Farben, Thyssen, Union Banking, Brown Brothers Harriman, Standard Oil et JP Morgan prirent le contrôle des finances, des mines et des intérêts industriels de l’Allemagne sous la supervision de John Foster Dulles, Montagu Norman, Averill Harriman et d’autres acteurs de l’Etat profond. Cela est exposé dans le film de 1961 Jugement à Nuremberg de Stanley Kramer.

Schacht réduit ensuite le crédit aux industries, augmenta les impôts et imposa une austérité massive sur les «dépenses inutiles». 390.000 fonctionnaires furent licenciés, les syndicats et la négociation collective furent abrogés et les salaires furent réduits de 15%.

Comme on peut l’imaginer, cette destruction de la vie après l’enfer de Versailles fut intolérable et les troubles civils commencèrent à déborder à tel point que même les puissants banquiers de Londres-Wall Street (et leurs mercenaires) ne purent pas les contrôler. Un exécuteur était nécessaire sans que les institutions démocratiques de la République ne soient entravées dans l’imposition de l’économie de Schacht au peuple. Un peintre raté qui avait fait des vagues dans le putsch du Beerhall le 8 novembre 1923 était le candidat idéal.

Une dernière tentative pour sauver l’Allemagne

Bien qu’Hitler parvienne à prendre le pouvoir au cours de la décennie suivante de l’économie schachtienne, on assista à un dernier effort républicain pour éviter à l’Allemagne de plonger dans un enfer fasciste lors de la victoire électorale du Général Kurt von Schleicher à la Chancellerie Allemande en novembre 1932. Schleicher avait été co-architecte de Rapallo aux côtés de Rathenau une décennie auparavant et était un fervent partisan du programme de travaux publics et d’améliorations internes de la Friedrich List Society promu par l’industriel Wilhelm Lautenbach. Le soutien public du parti Nazi s’effondra et celui-ci se retrouva en situation de faillite. Hitler sombra dans la dépression et envisagea même de se suicider quand «un coup d’État légal» fut déclenché par l’élite anglo-américaine, entraînant un afflux de fonds de Wall Street dans les caisses nazies.

Le 30 janvier 1933, Hitler accéda à la chancellerie où il s’arrogea rapidement des pouvoirs dictatoriaux en vertu de «l’état d’urgence» provoqué par l’incendie du Reichstag en mars 1933. En 1934, la Nuit des Longs Couteaux vit le général Schleicher et des centaines d’autres patriotes allemands assassinés et il ne fallut que quelques années pour que le monstre Frankenstein de la City de Londres-Wall Street déboule sur le monde.

Germany’s Nazi leader Adolf Hitler is seen with Hjalmar Schacht, right, President of the Reichsbank, during the laying of the foundation stone ceremony for the new building of the German Reichsbank in Berlin, Germany, on May 5, 1934. (AP Photo)

Comment le crash de 1929 fut fabriqué

Même si tout le monde sait que le krach boursier de 1929 a déclenché quatre années d’enfer en Amérique, qui se sont rapidement étendues à toute l’Europe lors de la grande dépression, peu de gens réalisent que ce n’était pas un fait inévitable, mais plutôt une démolition contrôlée.

Les bulles des années 1920 purent émerger après la mort prématurée du président William Harding en 1923 et se développer sous l’égide bienveillante du Président Coolidge, marionnette de JP Morgan, et du financier Andrew Mellon (Secrétaire au Trésor) qui déréglementèrent les banques, imposèrent l’austérité au pays et concoctèrent un programme de prêts aux courtiers permettant aux spéculateurs d’emprunter 90% sur leurs actions. Wall Street fut déréglementé, les investissements dans l’économie réelle furent interrompus dans les années 1920 et la folie devint la norme. En 1925, les prêts aux courtiers totalisaient 1,5 milliard de dollars et passérent à 2,6 milliards de dollars en 1926 pour atteindre 5,7 milliards de dollars à la fin de 1927. En 1928, le marché boursier était surévalué au quadruple!

Lorsque la bulle fut suffisamment gonflée, il fut décidé un moment pour coordonner un «appel» en masse des prêts aux courtiers. Comme on pouvait s’y attendre, personne ne fut en mesure de les payer, ce qui entraîna un effondrement des marchés. Ceux qui étaient «au courant» s’entendirent avec les «clients privilégiés» de JP Morgan et d’autres géants de la finance, vendant avant le krach puis achetant les actifs physiques de l’Amérique pour une bouchée de pain. Une personne de premier plan qui amassa ainsi une fortune fut Prescott Bush de Brown Brothers Harriman, qui renfloua en 1932 un parti Nazi en faillite. Ces financiers entretenaient des liens étroits avec la City de Londres et coordonnèrent leurs opérations par le biais du système de banque centrale privée de la Réserve Fédérale américaine et de la Banque des Règlements Internationaux.

L’enfer vivant que fut la grande dépression

Tout au long de la Grande Dépression, la population fut poussée à ses limites, rendant l’Amérique très vulnérable au fascisme dès lors que le chômage fut monté en flèche à 25%, que la capacité industrielle se fut effondrée de 70% et que les prix agricoles se furent effondrés bien en dessous des coûts de production, accélérant les saisies et les suicides. Des économies de vies entières furent perdues lors de la faillite de 4.000 banques.

Cette vague de désespoir se répandit dans toute l’Europe et au Canada, les fascistes épris d’eugénisme gagnant en popularité dans tous les domaines. L’Angleterre vit la montée de l’Union Britannique des Fascistes de Sir Oswald Mosley en 1932, le Canada anglais vit sa propre solution fasciste dans la Ligue de Reconstruction Sociale «Fabian Society» de Rhodes Scholar (qui s’empara ensuite du Parti Libéral) appelant à la «gestion scientifique de la société ». Le magazine Time publia plus de 6 articles sur El Duce en 1932 et on expliqua au peuple que le fascisme corporatiste était la solution économique à tous les malheurs économiques de l’Amérique.

En plein crise, la City de Londres se détacha de l’étalon-or en 1931, ce qui constitua un coup paralysant pour les Etats-Unis, provoquant une fuite de l’or américain, qui eut pour effet une contraction encore plus sévère de la masse monétaire et donc l’incapacité de répondre à la dépression. Parallèlement, les produits britanniques envahirent les États-Unis, écrasant le peu de production restante.

C’est dans cette atmosphère que se déroula en 1933 l’une des batailles les moins bien comprises.

1932: Tentative de dictature des banquiers

En Allemagne, une victoire surprise du général Kurt Schleicher provoqua la défaite du parti Nazi dirigé par Londres en décembre 1932, menaçant de libérer l’Allemagne de la tyrannie de la Banque Centrale. Quelques semaines avant la victoire de Schleicher, Franklin Roosevelt avait remporté la présidence américaine en menaçant de réglementer les banques privées et d’affirmer la prééminence de la souveraineté nationale sur la finance.

Voyant leur projet de fascisme mondial s’évanouir, la City de Londres annonça qu’un nouveau système mondial contrôlé par les Banques Centrales devait être créé à la hâte. Leur objectif était d’utiliser la crise économique comme excuse pour retirer aux Etats-nations tout pouvoir sur la politique monétaire, tout en renforçant le pouvoir des Banques Centrales indépendantes en tant qu’exécutants de «budgets mondiaux équilibrés».

En décembre 1932, une conférence économique «pour stabiliser l’économie mondiale» fut organisée par la Société des Nations sous la direction de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) et de la Banque d’Angleterre. La BRI avait été créée en tant que «Banque Centrale des Banques Centrales» en 1930 afin de faciliter les remboursements de la dette de la Première Guerre Mondiale et constitua un instrument vital pour le financement de l’Allemagne nazie – bien après le début de la Seconde Guerre Mondiale. La Conférence Economique de Londres réunit 64 nations du monde dans un environnement contrôlé présidé par le Premier Ministre britannique et inauguré par le Roi lui-même.

Une résolution adoptée par le Comité Monétaire de la Conférence statuait:

«La conférence considère qu’il est essentiel, afin de fournir à un étalon-or international le mécanisme nécessaire à un fonctionnement satisfaisant, que des Banques Centrales indépendantes, dotées des pouvoirs et de la liberté nécessaires pour mener une politique monétaire et de crédit appropriée, soient créées dans les pays développés qui n’ont pas à l’heure actuelle une institution bancaire centrale adéquate» et que «la conférence souhaite réaffirmer la grande utilité d’une coopération étroite et continue entre les Banques Centrales. La Banque des Règlements Internationaux devrait jouer un rôle de plus en plus important non seulement en améliorant les contacts, mais aussi en tant qu’instrument d’action commune.»

Faisant écho à la fixation moderne de la Banque d’Angleterre sur «l’équilibre mathématique», les résolutions établirent qu’un nouvel étalon-or mondial sous contrôle des Banques Centrales était nécessaire «pour maintenir un équilibre fondamental de la balance des paiements» des pays. L’idée était de priver les Etats-nations de leur pouvoir de générer et de diriger le crédit pour leur propre développement.

FDR torpille la conférence de Londres

La résistance du chancelier Schleicher à la dictature des banquiers fut résolue par un «coup d’Etat en douceur», évincant le chef patriotique en faveur d’Adolph Hitler (sous le contrôle d’un pion de la Banque d’Angleterre nommé Hjalmar Schacht) en janvier 1933, Schleicher étant assassiné l’année suivante. En Amérique, une tentative d’assassinat sur Roosevelt fut déjouée le 15 février 1933 quand une femme fit tomber l’arme de la main d’un anarchiste-franc-maçon à Miami, entraînant la mort du maire de Chicago, Cermak.

Ne pouvant s’asseoir sur le cadavre de FDR, la conférence de Londres buta sur un obstacle insurmontable, puisque FDR refusa toute coopération américaine. Roosevelt reconnut la nécessité d’un nouveau système international, mais il savait aussi qu’il devait être organisé par des Etats-nations souverains subordonnés au bien-être général du peuple et non par des banques centrales dédiées au bien-être de l’oligarchie. Avant que des changements internationaux puissent survenir, les Etats-nations castrés par les effets de la dépression devaient d’abord se remettre économiquement afin de se maintenir au-dessus du pouvoir des financiers.

En mai 1933, la Conférence de Londres s’effondra lorsque le FDR se plaignit que l’incapacité de la conférence à aborder les véritables problèmes de la crise était «une catastrophe équivalant à une tragédie mondiale» et que la fixation sur la stabilité à court terme était «de vieux fétiches de soi-disant banquiers internationaux». FDR poursuivit: «Les Etats-Unis veulent un dollar qui, dans une génération, aura le même pouvoir d’achat et de remboursement de la dette que la valeur du dollar que nous espérons atteindre dans un proche avenir. Cet objectif signifie plus pour le bien des autres nations qu’un ratio fixe pour un mois ou deux. La fixation du taux de change n’est pas la vraie réponse.»

Les Britanniques rédigèrent une déclaration officielle disant que «la déclaration américaine sur la stabilisation rendait totalement inutile la poursuite de la conférence.« 

La guerre de FDR contre Wall Street

Le nouveau Président jeta le gant dans son discours inaugural du 4 mars en déclarant: «Les changeurs de monnaie ont déserté leur haut siège dans le temple de notre civilisation. Nous pouvons maintenant restaurer ce temple aux anciennes vérités. La mesure de cette restauration sera déterminée par notre capacité à appliquer des valeurs sociales plus nobles que le simple profit monétaire».

FDR déclara à Wall Street une guerre à plusieurs niveaux, à commencer par son soutien à la Commission Pecorra qui envoya des milliers de banquiers en prison et dénonça les activités criminelles au plus haut niveau de la structure du pouvoir de Wall Street, qui orchestra la dépression par l’achat de bureaux politiques et la promotion du fascisme. Ferdinand Pecorra, qui dirigeait la Commission, accusa l’Etat profond lorsqu’il déclara que «ce petit groupe de financiers haut placés, qui contrôle les ressorts-mêmes de l’activité économique, détient plus de pouvoir réel que tout autre groupe similaire aux États-Unis».

Le succès très médiatisé de Pecorra permit à FDR d’imposer une réglementation de grande portée sous la forme 1) de l’acte de séparation des banques Glass-Steagall, 2) de la réorganisation de la faillite et 3) de la création de la Security Exchange Commission pour superviser Wall Street. Plus important encore, FDR réduisit le pouvoir de la Réserve Fédérale, contrôlée par Londres, en y installant son propre homme au poste de Président (l’industriel Mariner Eccles), qui la contraignit à obéir aux directives nationales pour la première fois depuis 1913, tout en créant un mécanisme de prêt «alternatif» hors du contrôle de la Fed appelé la Reconstruction Finance Corporation (RFC) qui devint le premier prêteur dans le domaine des infrastructures en Amérique au cours des années 1930.

L’une des politiques les plus controversées, pour lesquelles FDR est diabolisé aujourd’hui, fut son abolition de l’étalon-or. L’étalon-or lui-même restreignait la masse monétaire par un strict mécanisme d’échange or/dollar papier, empêchant ainsi la construction d’améliorations internes nécessaires à la relance de la capacité industrielle et à la remise au travail de millions de chômeurs pour lesquels aucune ressource financière n’existait. Sa manipulation par les financiers internationaux en avait fait à cette époque une arme de destruction plutôt que de création. Étant donné que les prix des produits de base étaient tombés en-dessous des coûts de production, il était vital d’augmenter le prix des produits sous forme d ’«inflation maîtrisée» afin que les usines et les exploitations agricoles puissent devenir solvables et malheureusement, l’étalon-or l’empêchait. FDR imposa des tarifs protecteurs pour favoriser la reprise agro-industrielle sur tous les fronts, mettant fin à des années de libre-échange prédateur.

FDR décrivit sa philosophie politico-économique en 1934: «La vieille idée fallacieuse des banquiers d’un côté et du gouvernement de l’autre, comme étant des entités plus ou moins égales et indépendantes, est morte. Le gouvernement, par la nécessité des choses, doit être le chef, doit être le juge des intérêts conflictuels de tous les groupes de la communauté, y compris les banquiers.« 

Le vrai New Deal

Une fois libérés des entraves des banques centrales, FDR et ses alliés purent amorcer une véritable reprise en rétablissant la confiance dans le secteur bancaire. Dans les 31 jours qui suivirent son Bank Holiday [NdT. Après son action de régulation bancaire, Franklin Delano Roosevelt proclama une semaine de fermeture des banques, à partir du 6 mars 1933. Lorsque les banques rouvrirent le 13 mars, les déposants firent la queue pour y redéposer leur argent] , 75% des banques étaient opérationnelles et la FDIC fut créé pour assurer les dépôts. Quatre millions de personnes trouvèrent immédiatement un travail et des centaines de bibliothèques, d’écoles et d’hôpitaux furent construits et dotés de personnel – le tout financé par le RFC. La première conversation au coin du feu de FDR fut vitale pour rétablir la confiance dans le gouvernement et les banques, et constitue encore aujourd’hui une solide leçon sur le fonctionnement bancaire, que les banquiers centraux préfèreraient que vous ne compreniez pas.

De 1933 à 1939, 45.000 projets d’infrastructure furent mis en oeuvre. Les nombreux projets «locaux» étaient régis, tout comme l’initiative de la Nouvelle Route de la Soie chinoise [Belt and Road Initiative] aujourd’hui, dans le cadre d’un «grand projet» que FDR nomma les «Quatre Quarts» [Four Quarters] comprenant des zones de mégaprojets tels la zone de la Tennessee Valley Authority au sud-est, la zone du Columbia River Treaty au nord-ouest, la zone de la St Laurence Seaway au nord-est et la zone Hoover Dam/Colorado au sud-ouest. Ces projets furent facteurs de transformations à un point que l’argent ne peut pas mesurer, car le taux d’alphabétisation de la région du Tennessee est passé de 20% en 1932 à 80% en 1950, et les trous racistes du Sud sont devenus le fondement de l’industrie aérospatiale américaine grâce à leur énergie hydroélectrique abondante et bon marché. Comme je l’avais déjà rapporté sur le Saker, FDR n’était pas un keynésien (bien que l’on ne puisse pas nier que les nuées de gens issus des Rhodes Scholars et des Fabians infiltrés dans son administration l’étaient certainement).

Wall Street sabote le New Deal

Ceux qui critiquent le New Deal aujourd’hui ignorent le fait que ses échecs sont plus liés à son sabotage par Wall Street qu’à ce qui était intrinsèque au programme. Par exemple, Lewis Douglass (Directeur du Budget américain), un outil de JP Morgan, forca la fermeture de l’Administration des Travaux Civils en 1934, entraînant le licenciement de 4 millions de travailleurs. [NdT. L’administration Biden entend priver des millions d’Américains de leur emploi dans le secteur pétrolier et gazier, un des très nombreux parallèles entre les sujets de cet article et la situation présente]

Wall Street fit tout pour étouffer l’économie à chaque tournant. En 1931, les prêts des banques de New York à l’économie réelle s’élevaient à 38,1 milliards de dollars, et tombèrent à seulement 20,3 milliards de dollars en 1935. Là où les banques de New York détenaient 29% de leurs fonds en obligations et titres américains en 1929, ce chiffre était passé à 58%, ce qui empêcha le gouvernement d’octroyer des crédits productifs à l’économie réelle.

Quand, en 1937, le Secrétaire au Trésor de FDR le persuada d’annuler les travaux publics pour voir si l’économie «pouvait se débrouiller seule», Wall Street retira le crédit de l’économie, faisant passer l’indice de la production industrielle de 110 à 85, effaçant l’équivalent de sept ans de gain, tandis que l’acier passa de 80% de sa capacité à 19%, niveau de l’époque de la dépression. Deux millions d’emplois furent perdus et le Dow Jones perdit 39% de sa valeur. Cela revenait à asséner des coups de pied dans les béquilles d’un patient en rééducation et il n’échappa à personne que ceux qui donnaient ces coups de pied soutenaient ouvertement le fascisme en Europe. Le patriarche de la famille Bush, Prescott Bush, alors représentant de Brown Brothers Harriman, fut reconnu coupable de commerce avec l’ennemi en 1942!

Tentative déjouée de coup d’État en Amérique

Les banquiers ne se limitèrent pas au sabotage financier au cours de cette période, mais tentèrent également un coup d’Etat militaire fasciste, que le major général Smedley Butler révéla dans son témoignage devant le Congrès du 20 novembre 1934. Butler témoigna que le projet avait été lancé en été 1933 et organisé par des financiers de Wall Street qui tentèrent de l’employer dans le rôle de dictateur fantoche menant 500.000 membres de la Légion américaine à l’assaut de la Maison Blanche. Au moment-même où Butler parlait, ces mêmes financiers venaient de créer une organisation anti-New Deal appelée American Liberty League, qui lutta pour empêcher l’Amérique de participer à la guerre dans le but de défendre un gouvernement mondial fasciste anglo-Nazi avec lequel ils souhaitaient s’associer.

L’American Liberty League ne changea de ton que lorsqu’il devint évident qu’Hitler était devenu un monstre de Frankenstein désobéissant, qui ne se contenterait pas d’une position subordonnée à l’idée britannique d’un Nouvel Ordre Mondial. En réponse au programme de la Liberty League, FDR déclara que «certains parlent d’un Nouvel Ordre Mondial, mais il n’est pas nouveau et ce n’est pas un ordre».

La vision anti-coloniale d’après-guerre de FDR

L’un des plus grands témoignages vivants de la vision anti-coloniale de FDR est contenu dans un livre peu connu de 1946 écrit par son fils Elliot Roosevelt qui, en tant que confident et aide de son père, était au courant de certaines des réunions les plus sensibles auxquelles son père participa tout au long de la guerre. Devant l’effondrement de la vision de FDR de l’après-guerre à sa mort le 12 avril 1945 et l’émergence d’une présidence pro-Churchill en la personne de Harry Truman, qui n’a pas perdu de temps à larguer des bombes nucléaires sur un Japon vaincu, inaugurant une chasse aux sorcières soviétiques dans son pays et initiant une guerre froide à l’étranger, Elliot écrivit «As He Saw It» (1946) afin de créer un témoignage vivant du potentiel perdu lors du décès de son père.

Comme Elliot l’a dit à propos de son motif d’écrire son livre:

«La décision d’écrire ce livre a été prise plus récemment et motivée par des événements urgents. Le discours de Winston Churchill à Fulton, Missouri, a contribué à cette décision,… le stock croissant de bombes atomiques américaines est un facteur convaincant; tous les signes de désunion croissante parmi les principales nations du monde, toutes les promesses non tenues, toutes les politiques de puissance renaissantes d’un impérialisme avide et désespéré ont constitué pour moi des encouragements à me lancer dans cette entreprise… Et j’ai vu les promesses violées, et les conditions sommairement et cyniquement ignorées, et la structure de la paix désavouée… J’écris ceci, alors, à vous qui êtes d’accord avec moi que… le chemin qu’il a tracé a été le plus gravement – et délibérément – abandonné.« 

Les Quatre Libertés

Même avant que l’Amérique n’entre en guerre, les principes d’harmonie internationale énoncés par FDR dans son discours du 6 janvier 1941 sur les Quatre Libertés devant le Congrès Américain servirent de phare à chaque bataille au cours des 4,5 années suivantes. Dans ce discours, FDR déclara:

«Dans les jours à venir, que nous cherchons à garantir, nous espérons voir un monde fondé sur quatre libertés humaines essentielles.

«La première est la liberté de parole et d’expression – partout dans le monde.

«La deuxième est la liberté de chaque personne de vénérer Dieu à sa manière – partout dans le monde.

«La troisième est la libération du besoin – ce qui, traduit en termes mondiaux, signifie des accords économiques qui garantiront à chaque nation une vie saine en temps de paix pour ses habitants – partout dans le monde.

«La quatrième est l’absence de peur – ce qui, traduit en termes mondiaux, signifie une réduction mondiale des armements à un tel point et de manière si complète qu’aucune nation ne sera en mesure de commettre un acte d’agression physique contre un voisin quelconque, partout dans le monde.

«Ce n’est pas la vision d’un millénaire lointain. C’est la base précise d’un monde réalisable dans cette époque et pour cette génération. Ce genre de monde est l’antithèse même du soi-disant nouvel ordre de tyrannie que les dictateurs cherchent à instaurer par l’explosion d’une bombe.

«À ce nouvel ordre, nous opposons le concept supérieur – l’ordre moral. Une bonne société est capable d’affronter sans crainte les schémas de domination mondiale et les révolutions étrangères.

«Depuis le début de l’histoire américaine, nous sommes engagés dans le changement – dans une révolution pacifique perpétuelle – une révolution qui se poursuit régulièrement, tranquillement, s’adaptant aux conditions changeantes – sans camp de concentration ni chaux vive dans un fossé. L’ordre mondial que nous recherchons est la coopération de pays libres, travaillant ensemble dans une société amicale et civilisée.

«Cette nation a placé son destin dans les mains, la tête et le cœur de millions d’hommes et de femmes libres; et sa foi en la liberté sous la direction de Dieu. La liberté signifie la suprématie des droits de l’homme partout. Notre soutien va à ceux qui luttent pour obtenir ces droits ou pour les garder. Notre force réside dans l’unité de notre objectif.»

Entendre décrire ces libertés fournit au peintre américain Norman Rockwell l’inspiration pour peindre quatre chefs-d’œuvre qui ont été exposés dans toute l’Amérique et ont transmis la beauté de l’esprit de FDR à tous les citoyens.

Le vice-président patriotique de FDR (et l’homme qui DEVAIT être président en 1948) Henry Wallace décrivit la vision de FDR dans un discours vidéo passionné au peuple en 1942, qui devrait également être regardé par tous les citoyens du monde aujourd’hui:

Churchill contre FDR: le choc de deux paradigmes

Le récit d’Elliot sur le choc des paradigmes de 1941-1945 entre son père et Churchill est inestimable à la fois pour sa capacité à faire la lumière sur l’authentique et noble caractère constitutionnel de l’Amérique personnifié dans la personne de Roosevelt mais aussi pour démontrer le beau potentiel d’un monde qui AURAIT DU ETRE si certains événements contre nature n’étaient pas intervenus pour faire dérailler l’évolution de notre espèce vers une ère de coopération gagnant-gagnant, de raison créative et d’harmonie.

Dans As He Saw It, Elliot documente une conversation qu’il a eue avec son père au début de l’entrée de l’Amérique dans la Seconde Guerre Mondiale, où étaient clairement exprimées ses intentions anti-coloniales quand il dit:

«Je parle d’une autre guerre, Elliott. Je parle de ce qui arrivera à notre monde, si après cette guerre nous laissons des millions de personnes retomber dans le même semi-esclavage!

«Ne pense pas un seul instant, Elliott, que des Américains mourraient dans le Pacifique ce soir, s’il n’y avait pas eu la cupidité myope des Français, des Britanniques et des Néerlandais. Pouvons-nous leur permettre de recommencer, encore une fois? Ton fils aura à peu près le bon âge, dans quinze ou vingt ans.

«Une phrase, Elliott. Ensuite, je te mets dehors. Je suis fatigué. Voici la phrase: lorsque nous aurons gagné la guerre, je travaillerai de toutes mes forces et de tout mon courage pour veiller à ce que les Etats-Unis ne soient pas poussés à accepter un plan qui favorisera les ambitions impérialistes de la France, ou qui aidera ou encouragera l’Empire britannique dans ses ambitions impériales.»

Cet affrontement culmina lors d’un face-à-face majeur entre FDR et Churchill lors de la Conférence de Casablanca du 24 janvier 1943 au Maroc. Elliot documente comment, lors de cet événement, son père confronta d’abord la croyance de Churchill dans le maintien des accords commerciaux préférentiels de l’Empire Britannique sur lesquels son système de pillage était fondé:

« Bien sûr« , fit-il (FDR) remarquer avec une sorte d’assurance sournoise, « bien sûr, après la guerre, l’une des conditions préalables à toute paix durable devra être la plus grande liberté de commerce possible.« 

Il fit une pause. Le Premier Ministre avait baissé la tête; il regardait mon père fixement, un sourcil levé.

«Pas de barrières artificielles», poursuivit mon père. «Le moins possible d’accords économiques préférentiels. Des possibilités d’expansion. Des marchés ouverts à une saine concurrence.» Son regard errait innocemment dans la pièce.

Churchill s’agita dans son fauteuil. «Les accords commerciaux de l’Empire Britannique», commença-t-il fortement, «sont…»

Mon père l’interrompit. «Oui. Ces accords commerciaux de l’Empire sont un bon exemple. C’est à cause d’eux que les peuples de l’Inde et de l’Afrique, de tout le Proche-Orient et de l’Extrême-Orient coloniaux, sont toujours aussi sous-développés.»

Le cou de Churchill rougit et il se pencha en avant. « Monsieur le Président, l’Angleterre n’envisage pas un seul instant de perdre sa position privilégiée parmi les territoires britanniques. Le commerce qui a fait la grande Angleterre se poursuivra, et dans les conditions prescrites par les Ministres d’Angleterre.»

«Vous voyez,» dit lentement mon père, «c’est là-dessus qu’il y aura probablement désaccord entre vous, Winston, et moi.

«Je suis fermement convaincu que si nous voulons parvenir à une paix durable, cela doit impliquer le développement de pays sous-développés. Des peuples sous-développés. Comment cela peut-il être accompli? Cela ne peut évidemment pas être accompli par des méthodes du XVIIIe siècle. Maintenant –« 

«Qui parle de méthodes du XVIIIe siècle?»

«Qui que soit votre Ministre, celui qui recommande une politique qui fait sortir d’un pays colonial sa richesse en matières premières, mais qui ne rend rien à la population de ce pays en considération. Les méthodes du XXe siècle impliquent d’apporter l’industrie dans ces colonies. Les méthodes du XXe siècle incluent l’augmentation de la richesse d’un peuple en augmentant son niveau de vie, en l’éduquant, en lui apportant des installations sanitaires – en veillant à ce qu’il reçoive en retour une rétribution pour la richesse brute de sa communauté.« 

Autour de la pièce, nous nous penchâmes tous pour écouter plus attentivement. Hopkins souriait. Le commandant Thompson, l’assistant de Churchill, semblait sombre et inquiet. Le Premier Ministre lui-même avait l’air de friser l’apoplexie.

«Vous avez mentionné l’Inde», grogna-t-il.

« Oui. J’ai du mal à croire que nous puissions mener une guerre contre l’esclavage fasciste, et en même temps ne pas travailler à libérer les peuples du monde entier d’une politique coloniale arriérée.»

«Et les Philippines?»

«Je suis content que vous les mentionnez. Ils obtiendront leur indépendance, vous le savez, en 1946. Et ils ont reçu des installations sanitaires modernes, une éducation moderne; leur taux d’analphabétisme est en baisse constante…»

«Il ne peut y avoir d’intervention dans les accords économiques de l’Empire.»

«Ils sont artificiels…»

«Ils sont le fondement de notre grandeur.»

«La paix», dit fermement mon père, «ne peut tolérer aucun despotisme permanent. La structure de la paix exige et obtiendra l’égalité des peuples. L’égalité des peuples implique la plus grande liberté de commerce compétitif. Qui pourrait affirmer que la tentative de l’Allemagne de dominer le commerce en Europe Centrale n’a pas été un facteur majeur de la guerre?« 

C’était un débat sans résolution possible entre ces deux hommes…

Le jour suivant, Elliot décrit comment la conversation s’était poursuivie entre les deux hommes, Churchill déclarant:

« Monsieur le Président, » cria-t-il, « je crois que vous essayez de détruire l’Empire Britannique. Toutes vos notions de la structure du monde d’après-guerre le démontrent. Mais malgré cela» – il le pointa de l’index – «malgré cela, nous savons que vous êtes notre seul espoir. Et » – il prit un ton dramatique – « vous savez que nous le savons. Vous savez que nous savons que sans l’Amérique, l’Empire ne résistera pas.»

Churchill admit, à ce moment-là, qu’il savait que la paix ne pouvait être gagnée que selon les préceptes que définiraient les États-Unis d’Amérique. Et en prononçant ces paroles, il reconnaissait que la politique coloniale britannique serait un fiasco, et que les tentatives britanniques de dominer le commerce mondial seraient un fiasco, et que les ambitions britanniques de jouer l’URSS contre les États-Unis seraient un fiasco. Ou l’auraient été, si mon père avait vécu.

Cette histoire a été racontée dans son intégralité lors d’une conférence de l’auteur le 15 août:

La vision d’après-guerre de FDR détruite

Alors que le combat de FDR a changé le cours de l’Histoire, sa mort prématurée au cours des premiers mois de son quatrième mandat entraîna une perversion fasciste de sa vision de l’après-guerre.

Plutôt que de voir le FMI, la Banque Mondiale ou l’ONU utilisés comme instruments de l’internationalisation des principes du New Deal par la mise en oeuvre de prêts à long terme à faible taux d’intérêt en soutien au développement industriel des anciennes colonies, les alliés de FDR furent évincés du pouvoir à sa mort, et ils [le FMI, la Banque Mondiale et l’ONU] furent confisqués par les mêmes forces qui tentèrent de mener le monde vers une dictature des Banques Centrales en 1933.

L’American Liberty League a essaimé en diverses organisations anticommunistes «patriotiques» qui prirent le pouvoir avec le FBI et le Maccarthysme dans le contexte flou de la Guerre Froide. C’est la structure contre laquelle Eisenhower prononça sa mise en garde en désignant «le complexe militaro-industriel» en 1960 et contre laquelle John Kennedy s’est battu pendant ses 900 jours de présidence.

C’est cette structure qui vise à détruire le président Donald Trump et à annuler les élections de novembre par un coup d’Etat militaire et une guerre civile, de crainte de voir un mouvement inspiré par FDR reprendre vie en Amérique, qui pourrait s’aligner sur un New Deal international émergeant au XXIe siècle de l’initiative chinoise de Nouvelle Route de la Soie et de l’alliance Eurasienne. Le Ministre français des Finances, Bruno LeMaire et Marc Carney, ont exprimé leur crainte que si le Green New Deal n’est pas imposé par l’Occident, la Nouvelle Route de la Soie et le yuan deviendront la base du nouveau système mondial.

Le Green New Deal, rédigé par la Banque d’Angleterre, actuellement promu sous couvert du Great Green Global Reset du COVID-19, qui promet d’imposer aux capacités humaines dans le domaine du transport des contraintes draconiennes sous prétexte de sauver la Nature de l’Humanité, n’a rien à voir avec le New Deal de Franklin Roosevelt et encore moins à voir avec la conférence de Bretton Woods de 1944. Ce ne sont que les rêves humides de dépeuplement et de fascisme «à visage démocratique» des banquiers centraux, que leurs tentatives de 1923 et 1933 n’ont pas réussi à réaliser et qui ne pourront être imposés que si les peuples restent aveugles à leur propre histoire récente.

Matthew Ehret est le rédacteur en chef de la Canadian Patriot Review, un expert de la BRI en discours tactique, et est l’auteur de 3 volumes de la série de livres «Untold History of Canada». En 2019, il a cofondé la Fondation montréalaise Rising Tide.


Texte original

Hyperinflation, Fascism and War: How the New World Order May Be Defeated Once More

By mattehret, posted on

While the world’s attention is absorbed by tectonic shifts unfolding across America as “a perfect storm” of civil war, and military coup threatens to undo both the elections and the very foundations of the republic itself, something very ominous has appeared “off of the radar” of most onlookers. This something is a financial collapse of the trans-Atlantic banks that threatens to unleash chaos upon the world. It is this collapse that underlies the desperate efforts being made by the neo-con drive for total war with Russia, China and other members of the growing Mutlipolar Alliance today.

In recent articles, I have mentioned that the Bank of England-led “solution” to this oncoming financial blowout of the $1.5 quadrillion derivatives bubble is being pushed under the cover of a “Great Global Reset” which is an ugly and desperate effort to use COVID-19 as a cover for the imposition of a new post-covid world order operating system. Since the new “rules” of this new system are very similar to the 1923 Bank of England “solution” to Germany’s economic chaos which eventually required a fascist governance mechanism to impose it onto the masses, I wish to take a deeper look at the causes and effects of Weimar Germany’s completely un-necessary collapse into hyperinflation and chaos during the period of 1919-1923.

In this essay, I will go further to examine how those same architects of hyperfinflation came close to establishing a global bankers’ dictatorship in 1933 and how that early attempt at a New World Order was fortunately derailed through a bold fight which has been written out of popular history books.

We will investigate in depth how a major war broke out within America led by anti-imperial patriots in opposition to the forces of Wall Street and London’s Deep State and we will examine how this clash of paradigms came to a head in 1943-1945.

This historical study is not being conducted for entertainment, nor should this be seen as a purely academic exercise, but is being created for the simple fact that the world is coming to a total systemic meltdown and unless certain suppressed facts of 20th century history are brought to light, then those forces who have destroyed our collective memory of what we once were will remain in the drivers seat as society is carried into a new age of fascism and world war.

Versailles and the Destruction of Germany

Britain had been the leading hand behind the orchestration of WWI and the destruction of the potential German-Russian-American-Ottoman alliance that had begun to take form by the late 19th century as foolish Kaiser Wilhelm discovered (though sadly too late) when he said: “the world will be engulfed in the most terrible of wars, the ultimate aim of which is the ruin of Germany. England, France and Russia have conspired for our annihilation… that is the naked truth of the situation which was slowly but surely created by Edward VII”.

Just as the British oligarchy managed the war, so too did they organize the reparations conference in France which, among other things, imposed impossible debt repayments upon a defeated Germany and created the League of Nations which was meant to become the instrument for a “post-nation state world order”. Lloyd George led the British delegation alongside his assistant Philip Kerr (Lord Lothian), Leo Amery, Lord Robert Cecil and Lord John Maynard Keynes who have a long term agenda to bring about a global dictatorship. All of these figures were members of the newly emerging Round Table Movement, that had taken full control of Britain by ousting Asquith in 1916, and which is at the heart of today’s “deep state”.

After the 1918 Armistice dismantled Germany’s army and navy, the once powerful nation was now forced to pay the impossible sum of 132 billion gold marks to the victors and had to give up territories representing 10% of its population (Alsace-Loraine, Ruhr, and North Silesia) which made up 15% of its arable land, 12% of its livestock, 74% of its iron ore, 63% of its zinc production, and 26% of its coal. Germany also had to give up 8000 locomotives, 225 000 railcars and all of its colonies. It was a field day of modern pillage.

Germany was left with very few options. Taxes were increased and imports were cut entirely while exports were increased. This policy (reminiscent of the IMF austerity techniques in use today) failed entirely as both fell 60%. Germany gave up half of its gold supply and still barely a dent was made in the debt payments. By June 1920 the decision was made to begin a new strategy: increase the printing press. Rather than the “miracle cure” which desperate monetarists foolishly believed it would be, this solution resulted in an asymptotic devaluation of the currency into hyperinflation. From June 1920 to October 1923 the money supply in circulation skyrocketed from 68.1 gold marks to 496.6 quintillion gold marks. In June 1922, 300 marks exchanged $1 US and in November 1923, it took 42 trillion marks to get $1 US! Images are still available of Germans pushing wheelbarrows of cash down the street, just to buy a stick of butter and bread (1Kg of Bread sold for $428 billion marks in 1923).

With the currency’s loss of value, industrial output fell by 50%, unemployment rose to over 30% and food intake collapsed by over half of pre-war levels. German director Fritz Lang’s 1922 film Dr. Mabuse (The Gambler) exposed the insanity of German population’s collapse into speculative insanity as those who had the means began betting against the German mark in order to protect themselves thus only helping to collapse the mark from within. This is very reminiscent of those Americans today short selling the US dollar rather than fighting for a systemic solution.

There was resistance.

The dark effects of Versailles were not unknown and Germany’s Nazi-stained destiny was anything but pre-determined. It is a provable fact often left out of history books that patriotic forces from Russia, America and Germany attempted courageously to change the tragic trajectory of hyperinflation and fascism which WOULD HAVE prevented the rise of Hitler and WWII had their efforts not been sabotaged.

From America itself, a new Presidential team under the leadership of William Harding quickly reversed the pro-League of Nations agenda of the rabidly anglophile President Woodrow Wilson. A leading US industrialist named Washington Baker Vanderclip who had led in the world’s largest trade agreement in history with Russia to the tune of $3 billion in 1920 had called Wilson “an autocrat at the inspiration of the British government.” Unlike Wilson, President Harding both supported the US-Russia trade deal and undermined the League of Nations by re-enforcing America’s sovereignty, declaring bi-lateral treaties with Russia, Hungary and Austria outside of the league’s control in 1921. The newly-formed British Roundtable Movement in America (set up as the Council on Foreign Relations) were not pleased.

Just as Harding was maneuvering to recognize the Soviet Union and establish an entente with Lenin, the great president ate some “bad oysters” and died on August 2, 1923. While no autopsy was ever conducted, his death brought a decade of Anglophile Wall Street control into America and ended all opposition to World Government from the Presidency. This period resulted in the speculation-driven bubble of the roaring 20s whose crash on black Friday in 1929 nearly unleashed a fascist hell in America.

The Russia-Germany Rapallo Treaty is De-Railed

After months of organizing, leading representatives of Russia and Germany agreed to an alternative solution to the Versailles Treaty which would have given new life to Germany’s patriots and established a powerful Russia-German friendship in Europe that would have upset other nefarious agendas.

Under the leadership of German Industrialist and Foreign Minster Walter Rathenau, and his counterpart Russian Foreign Minister Georgi Chicherin, the treaty was signed in Rapallo, Italy on April 16, 1922 premised upon the forgiveness of all war debts and a renouncement of all territorial claims from either side. The treaty said Russia and Germany would “co-operate in a spirit of mutual goodwill in meeting the economic needs of both countries.”

When Rathenau was assassinated by a terrorist cell called the Organization Consul on June 24, 1922 the success of the Rapallo Treaty lost its steam and the nation fell into a deeper wave of chaos and money printing. The Organization Consul had taken the lead in the murder of over 354 German political figures between 1919-1923, and when they were banned in 1922, the group merely changed its name and morphed into other German paramilitary groups (such as the Freikorps) becoming the military arm of the new National Socialist Party.

1923: City of London’s Solution is imposed

When the hyperinflationary blowout of Germany resulted in total un-governability of the state, a solution took the form of the Wall Street authored “Dawes Plan” which necessitated the use of a London-trained golem by the name of Hjalmar Schacht. First introduced as Currency Commissioner in November 1923 and soon President of the Reichsbank, Schacht’s first act was to visit Bank of England’s governor Montagu Norman in London who provided Schacht a blueprint for proceeding with Germany’s restructuring. Schacht returned to “solve” the crisis with the very same poison that caused it.

First announcing a new currency called the “rentenmark” set on a fixed value exchanging 1 trillion reichsmarks for 1 new rentenmark, Germans were robbed yet again. This new currency would operate under “new rules” never before seen in Germany’s history: Mass privatizations resulted in Anglo-American conglomerates purchasing state enterprises. IG Farben, Thyssen, Union Banking, Brown Brothers Harriman, Standard Oil, JP Morgan and Union Banking took control Germany’s finances, mining and industrial interests under the supervision of John Foster Dulles, Montagu Norman, Averill Harriman and other deep state actors. This was famously exposed in the 1961 film Judgement at Nuremburg by Stanley Kramer.

Schacht next cut credit to industries, raised taxes and imposed mass austerity on “useless spending”. 390 000 civil servants were fired, unions and collective bargaining was destroyed and wages were slashed by 15%.

As one can imagine, this destruction of life after the hell of Versailles was intolerable and civil unrest began to boil over in ways that even the powerful London-Wall Street bankers (and their mercenaries) couldn’t control. An enforcer was needed unhindered by the republic’s democratic institutions to force Schacht’s economics onto the people. An up-and-coming rabble rousing failed painter who had made waves in a Beerhall Putsch on November 8, 1923 was perfect.

One Last Attempt to Save Germany

Though Hitler grew in power over the coming decade of Schachtian economics, one last republican effort was made to prevent Germany from plunging into a fascist hell in the form of the November 1932 election victory of General Kurt von Schleicher as Chancellor of Germany. Schleicher had been a co-architect of Rapallo alongside Rathenau a decade earlier and was a strong proponent of the Friedrich List Society’s program of public works and internal improvements promoted by industrialist Wilhelm Lautenbach. The Nazi party’s public support collapsed and it found itself bankrupt. Hitler had fallen into depression and was even contemplating suicide when “a legal coup” was unleashed by the Anglo-American elite resulting in Wall Street funds pouring into Nazi coffers.

By January 30, 1933 Hitler gained Chancellorship where he quickly took dictatorial powers under the “state of emergency” caused by the burning of the Reichstag in March 1933. By 1934 the Night of the Long Knives saw General Schleicher and hundreds of other German patriots assassinated and it was only a few years until the City of London-Wall Street Frankenstein monster stormed across the world.

Germany’s Nazi leader Adolf Hitler is seen with Hjalmar Schacht, right, President of the Reichsbank, during the laying of the foundation stone ceremony for the new building of the German Reichsbank in Berlin, Germany, on May 5, 1934. (AP Photo)

How the 1929 Crash was Manufactured

While everyone knows that the 1929 market crash unleashed four years of hell in America which quickly spread across Europe under the great depression, not many people have realized that this was not inevitable, but rather a controlled blowout.

The bubbles of the 1920s were unleashed with the early death of President William Harding in 1923 and grew under the careful guidance of JP Morgan’s President Coolidge and financier Andrew Mellon (Treasury Secretary) who de-regulated the banks, imposed austerity onto the country, and cooked up a scheme for Broker loans allowing speculators to borrow 90% on their stock. Wall Street was deregulated, investments into the real economy were halted during the 1920s and insanity became the norm. In 1925 broker loans totalled $1.5 billion and grew to $2.6 billion in 1926 and hit $5.7 billion by the end of 1927. By 1928, the stock market was overvalued fourfold!

When the bubble was sufficiently inflated, a moment was decided upon to coordinate a mass “calling in” of the broker loans. Predictably, no one could pay them resulting in a collapse of the markets. Those “in the know” cleaned up with JP Morgan’s “preferred clients”, and other financial behemoths selling before the crash and then buying up the physical assets of America for pennies on the dollar. One notable person who made his fortune in this manner was Prescott Bush of Brown Brothers Harriman, who went onto bailout a bankrupt Nazi party in 1932. These financiers had a tight allegiance with the City of London and coordinated their operations through the private central banking system of America’s Federal Reserve and Bank of International Settlements.

The Living Hell that was the Great Depression

Throughout the Great depression, the population was pushed to its limits making America highly susceptible to fascism as unemployment skyrocketed to 25%, industrial capacity collapsed by 70%, and agricultural prices collapsed far below the cost of production accelerating foreclosures and suicide. Life savings were lost as 4000 banks failed.

This despair was replicated across Europe and Canada with eugenics-loving fascists gaining popularity across the board. England saw the rise of Sir Oswald Mosley’s British Union of Fascists in 1932, English Canada had its own fascist solution with the Rhodes Scholar “Fabian Society” League of Social Reconstruction (which later took over the Liberal Party) calling for the “scientific management of society”. Time magazine had featured Il Duce over 6 times by 1932 and people were being told by that corporate fascism was the economic solution to all of America’s economic woes.

In the midst of the crisis, the City of London removed itself from the gold standard in 1931 which was a crippling blow to the USA, as it resulted in a flight of gold from America causing a deeper contraction of the money supply and thus inability to respond to the depression. British goods simultaneously swamped the USA crushing what little production was left.

It was in this atmosphere that one of the least understood battles unfolded in 1933.

1932: A Bankers’ Dictatorship is Attempted

In Germany, a surprise victory of Gen. Kurt Schleicher caused the defeat of the London-directed Nazi party in December 1932 threatening to break Germany free of Central Bank tyranny. A few weeks before Schleicher’s victory, Franklin Roosevelt won the presidency in America threatening to regulate the private banks and assert national sovereignty over finance.

Seeing their plans for global fascism slipping away, the City of London announced that a new global system controlled by Central Banks had to be created post haste. Their objective was to use the economic crisis as an excuse to remove from nation states any power over monetary policy, while enhancing the power of Independent Central Banks as enforcers of “balanced global budgets”. elaborate

In December 1932, an economic conference “to stabilize the world economy” was organized by the League of Nations under the guidance of the Bank of International Settlements (BIS) and Bank of England. The BIS was set up as “the Central Bank of Central Banks” in 1930 in order to facilitate WWI debt repayments and was a vital instrument for funding Nazi Germany- long after WWII began. The London Economic Conference brought together 64 nations of the world under a controlled environment chaired by the British Prime Minister and opened by the King himself.

A resolution passed by the Conference’s Monetary Committee stated:

“The conference considers it to be essential, in order to provide an international gold standard with the necessary mechanism for satisfactory working, that independent Central Banks, with requisite powers and freedom to carry out an appropriate currency and credit policy, should be created in such developed countries as have not at present an adequate central banking institution” and that “the conference wish to reaffirm the great utility of close and continuous cooperation between Central Banks. The Bank of International Settlements should play an increasingly important part not only by improving contact, but also as an instrument for common action.”

Echoing the Bank of England’s modern fixation with “mathematical equilibrium”, the resolutions stated that the new global gold standard controlled by central banks was needed “to maintain a fundamental equilibrium in the balance of payments” of countries. The idea was to deprive nation states of their power to generate and direct credit for their own development.

FDR Torpedoes the London Conference

Chancellor Schleicher’s resistance to a bankers’ dictatorship was resolved by a “soft coup” ousting the patriotic leader in favor of Adolph Hitler (under the control of a Bank of England toy named Hjalmar Schacht) in January 1933 with Schleicher assassinated the following year. In America, an assassination attempt on Roosevelt was thwarted on February 15, 1933 when a woman knocked the gun out of the hand of an anarchist-freemason in Miami resulting in the death of Chicago’s Mayor Cermak.

Without FDR’s dead body, the London conference met an insurmountable barrier, as FDR refused to permit any American cooperation. Roosevelt recognized the necessity for a new international system, but he also knew that it had to be organized by sovereign nation states subservient to the general welfare of the people and not central banks dedicated to the welfare of the oligarchy. Before any international changes could occur, nation states castrated from the effects of the depression had to first recover economically in order to stay above the power of the financiers.

By May 1933, the London Conference crumbled when FDR complained that the conference’s inability to address the real issues of the crisis is “a catastrophe amounting to a world tragedy” and that fixation with short term stability were “old fetishes of so-called international bankers”. FDR continued “The United States seeks the kind of dollar which a generation hence will have the same purchasing and debt paying power as the dollar value we hope to attain in the near future. That objective means more to the good of other nations than a fixed ratio for a month or two. Exchange rate fixing is not the true answer.”

The British drafted an official statement saying “the American statement on stabilization rendered it entirely useless to continue the conference.”

FDR’s War on Wall Street

The new president laid down the gauntlet in his inaugural speech on March 4th saying: “The money-changers have fled from their high seats in the temple of our civilization. We may now restore that temple to the ancient truths. The measure of the restoration lies in the extent to which we apply social values more noble than mere monetary profit”.

FDR declared a war on Wall Street on several levels, beginning with his support of the Pecorra Commission which sent thousands of bankers to prison, and exposed the criminal activities of the top tier of Wall Street’s power structure who manipulated the depression, buying political offices and pushing fascism. Ferdinand Pecorra who ran the commission called out the deep state when he said “this small group of highly placed financiers, controlling the very springs of economic activity, holds more real power than any similar group in the United States.”

Pecorra’s highly publicized success empowered FDR to impose sweeping regulation in the form of 1) Glass-Steagall bank separation, 2) bankruptcy re-organization and 3) the creation of the Security Exchange Commission to oversee Wall Street. Most importantly, FDR disempowered the London-controlled Federal Reserve by installing his own man as Chair (Industrialist Mariner Eccles) who forced it to obey national commands for the first time since 1913, while creating an “alternative” lending mechanism outside of Fed control called the Reconstruction Finance Corporation (RFC) which became the number one lender to infrastructure in America throughout the 1930s.

One of the most controversial policies for which FDR is demonized today was his abolishment of the gold standard. The gold standard itself constricted the money supply to a strict exchange of gold per paper dollar, thus preventing the construction of internal improvements needed to revive industrial capacity and put the millions of unemployed back to work for which no financial resources existed. It’s manipulation by international financiers made it a weapon of destruction rather than creation at this time. Since commodity prices had fallen lower than the costs of production, it was vital to increase the price of goods under a form of “controlled inflation” so that factories and farms could become solvent and unfortunately the gold standard held that back. FDR imposed protective tariffs to favor agro-industrial recovery on all fronts ending years of rapacious free trade.

FDR stated his political-economic philosophy in 1934: “the old fallacious notion of the bankers on the one side and the government on the other side, as being more or less equal and independent units, has passed away. Government by the necessity of things must be the leader, must be the judge, of the conflicting interests of all groups in the community, including bankers.”

The Real New Deal

Once liberated from the shackles of the central banks, FDR and his allies were able to start a genuine recovery by restoring confidence in banking. Within 31 days of his bank holiday, 75% of banks were operational and the FDIC was created to insure deposits. Four million people were given immediate work, and hundreds of libraries, schools and hospitals were built and staffed- All funded through the RFC. FDR’s first fireside chat was vital in rebuilding confidence in the government and banks, serving even today as a strong lesson in banking which central bankers don’t want you to learn about.

From 1933-1939, 45 000 infrastructure projects were built. The many “local” projects were governed, like China’s Belt and Road Initiative today, under a “grand design” which FDR termed the “Four Quarters” featuring zones of megaprojects such as the Tennessee Valley Authority area in the south east, the Columbia River Treaty zone on the northwest, the St Laurence Seaway zone on the North east, and Hoover Dam/Colorado zone on the Southwest. These projects were transformative in ways money could never measure as the Tennessee area’s literacy rose from 20% in 1932 to 80% in 1950, and racist backwater holes of the south became the bedrock for America’s aerospace industry due to the abundant and cheap hydropower. As I had already reported on the Saker, FDR was not a Keynesian (although it cannot be argued that hives of Rhodes Scholars and Fabians penetrating his administration certainly were).

Wall Street Sabotages the New Deal

Those who criticize the New Deal today ignore the fact that its failures have more to do with Wall Street sabotage than anything intrinsic to the program. For example, JP Morgan tool Lewis Douglass (U.S. Budget Director) forced the closure of the Civil Works Administration in 1934 resulting in the firing of all 4 million workers.

Wall Street did everything it could to choke the economy at every turn. In 1931, NY banks loans to the real economy amounted to $38.1 billion which dropped to only $20.3 billion by 1935. Where NY banks had 29% of their funds in US bonds and securities in 1929, this had risen to 58% which cut off the government from being able to issue productive credit to the real economy.

When, in 1937, FDR’s Treasury Secretary persuaded him to cancel public works to see if the economy “could stand on its own two feet”, Wall Street pulled credit out of the economy collapsing the Industrial production index from 110 to 85 erasing seven years’ worth of gain, while steel fell from 80% capacity back to depression levels of 19%. Two million jobs were lost and the Dow Jones lost 39% of its value. This was no different from kicking the crutches out from a patient in rehabilitation and it was not lost on anyone that those doing the kicking were openly supporting Fascism in Europe. Bush patriarch Prescott Bush, then representing Brown Brothers Harriman was found guilty for trading with the enemy in 1942!

Coup Attempt in America Thwarted

The bankers didn’t limit themselves to financial sabotage during this time, but also attempted a fascist military coup which was exposed by Maj. Gen. Smedley Butler in his congressional testimony of November 20, 1934. Butler had testified that the plan was begun in the Summer of 1933 and organized by Wall Street financiers who tried to use him as a puppet dictator leading 500 000 American Legion members to storm the White House. As Butler spoke, those same financiers had just set up an anti-New Deal organization called the American Liberty League which fought to keep America out of the war in defense of an Anglo-Nazi fascist global government which they wished to partner with.

The American Liberty league only changed tune when it became evident that Hitler had become a disobedient Frankenstein monster who wasn’t content in a subservient position to Britain’s idea of a New World Order. In response to the Liberty League’s agenda, FDR said “some speak of a New World Order, but it is not new and it is not order”.

FDR’s Anti-Colonial Post-War Vision

One of the greatest living testimonies to FDR’s anti-colonial vision is contained in a little known 1946 book authored by his son Elliot Roosevelt who, as his father’s confidante and aide, was privy to some of the most sensitive meetings his father participated in throughout the war. Seeing the collapse of the post-war vision upon FDR’s April 12, 1945 death and the emergence of a pro-Churchill presidency under Harry Truman, who lost no time in dropping nuclear bombs on a defeated Japan, ushering in a Soviet witch hunt at home and launching a Cold War abroad, Elliot authored ‘As He Saw It’ (1946) in order to create a living testimony to the potential that was lost upon his father’s passing.

As Elliot said of his motive to write his book:

“The decision to write this book was taken more recently and impelled by urgent events. Winston Churchill’s speech at Fulton, Missouri, had a hand in this decision,… the growing stockpile of American atom bombs is a compelling factor; all the signs of growing disunity among the leading nations of the world, all the broken promises, all the renascent power politics of greedy and desperate imperialism were my spurs in this undertaking… And I have seen the promises violated, and the conditions summarily and cynically disregarded, and the structure of peace disavowed… I am writing this, then, to you who agree with me that… the path he charted has been most grievously—and deliberately—forsaken.”

The Four Freedoms

Even before America had entered the war, the principles of international harmony which FDR enunciated in his January 6, 1941 Four Freedoms speech to the U.S. Congress served as the guiding light through every battle for the next 4.5 years. In this speech FDR said:

“In future days, which we seek to secure, we look forward to a world founded upon four essential human freedoms.

“The first is the freedom of speech and expression–everywhere in the world.

“The second is the freedom of every person to worship God in his own way–everywhere in the world.

“The third is the freedom from want–which, translated into world terms, means economic understandings which will secure to every nation a healthy peacetime life for its inhabitants–everywhere in the world.

“The fourth is freedom from fear–which, translated into world terms, means a worldwide reduction of armaments to such a point and in such a thorough fashion that no nation will be in a position to commit an act of physical aggression against any neighbor–anywhere in the world.

“That is no vision of a distant millennium. It is a definite basis for a kind of world attainable in our time and generation. That kind of world is the very antithesis of the so-called new order of tyranny which dictators seek to create with the crash of a bomb.

“To that new order, we oppose the greater conception–the moral order. A good society is able to face schemes of world domination and foreign revolutions alike without fear.

“Since the beginning of American history, we have been engaged in change–in a perpetual peaceful revolution–a revolution which goes on steadily, quietly, adjusting itself to changing conditions–without the concentration camp or the quicklime in the ditch. The world order which we seek is the cooperation of free countries, working together in a friendly, civilized society.

“This nation has placed its destiny in the hands and heads and hearts of millions of free men and women; and its faith in freedom under the guidance of God. Freedom means the supremacy of human rights everywhere. Our support goes to those who struggle to gain those rights or to keep them. Our strength is our unity of purpose.”

Upon hearing these Freedoms outlined, American painter Norman Rockwell was inspired to paint four masterpieces that were displayed across America and conveyed the beauty of FDR’s spirit to all citizens.

FDR’s patriotic Vice President (and the man who SHOULD have been president in 1948) Henry Wallace outlined FDR’s vision in a passionate video address to the people in 1942 which should also be watched by all world citizens today:

Churchill vs FDR: The Clash of Two Paradigms

Elliot’s account of the 1941-1945 clash of paradigms between his father and Churchill are invaluable both for their ability to shed light into the true noble constitutional character of America personified in the person of Roosevelt but also in demonstrating the beautiful potential of a world that SHOULD HAVE BEEN had certain unnatural events not intervened to derail the evolution of our species into an age of win-win cooperation, creative reason and harmony.

In As He Saw It, Elliot documents a conversation he had with his father at the beginning of America’s entry into WWII, who made his anti-colonial intentions clear as day saying:

“I’m talking about another war, Elliott. I’m talking about what will happen to our world, if after this war we allow millions of people to slide back into the same semi-slavery!

“Don’t think for a moment, Elliott, that Americans would be dying in the Pacific tonight, if it hadn’t been for the shortsighted greed of the French and the British and the Dutch. Shall we allow them to do it all, all over again? Your son will be about the right age, fifteen or twenty years from now.

“One sentence, Elliott. Then I’m going to kick you out of here. I’m tired. This is the sentence: When we’ve won the war, I will work with all my might and main to see to it that the United States is not wheedled into the position of accepting any plan that will further France’s imperialistic ambitions, or that will aid or abet the British Empire in its imperial ambitions.”

This clash came to a head during a major confrontation between FDR and Churchill during the January 24, 1943 Casablanca Conference in Morocco. At this event, Elliot documents how his father first confronted Churchill’s belief in the maintenance of the British Empire’s preferential trade agreements upon which it’s looting system was founded:

“Of course,” he [FDR] remarked, with a sly sort of assurance, “of course, after the war, one of the preconditions of any lasting peace will have to be the greatest possible freedom of trade.”

He paused. The P.M.’s head was lowered; he was watching Father steadily, from under one eyebrow.

“No artificial barriers,” Father pursued. “As few favored economic agreements as possible. Opportunities for expansion. Markets open for healthy competition.” His eye wandered innocently around the room.

Churchill shifted in his armchair. “The British Empire trade agreements” he began heavily, “are—”

Father broke in. “Yes. Those Empire trade agreements are a case in point. It’s because of them that the people of India and Africa, of all the colonial Near East and Far East, are still as backward as they are.”

Churchill’s neck reddened and he crouched forward. “Mr. President, England does not propose for a moment to lose its favored position among the British Dominions. The trade that has made England great shall continue, and under conditions prescribed by England’s ministers.”

“You see,” said Father slowly, “it is along in here somewhere that there is likely to be some disagreement between you, Winston, and me.

“I am firmly of the belief that if we are to arrive at a stable peace it must involve the development of backward countries. Backward peoples. How can this be done? It can’t be done, obviously, by eighteenth-century methods. Now—”

“Who’s talking eighteenth-century methods?”

“Whichever of your ministers recommends a policy which takes wealth in raw materials out of a colonial country, but which returns nothing to the people of that country in consideration. Twentieth-century methods involve bringing industry to these colonies. Twentieth-century methods include increasing the wealth of a people by increasing their standard of living, by educating them, by bringing them sanitation—by making sure that they get a return for the raw wealth of their community.”

Around the room, all of us were leaning forward attentively. Hopkins was grinning. Commander Thompson, Churchill’s aide, was looking glum and alarmed. The P.M. himself was beginning to look apoplectic.

“You mentioned India,” he growled.

“Yes. I can’t believe that we can fight a war against fascist slavery, and at the same time not work to free people all over the world from a backward colonial policy.”

“What about the Philippines?”

“I’m glad you mentioned them. They get their independence, you know, in 1946. And they’ve gotten modern sanitation, modern education; their rate of illiteracy has gone steadily down…”

“There can be no tampering with the Empire’s economic agreements.”

“They’re artificial…”

“They’re the foundation of our greatness.”

“The peace,” said Father firmly, “cannot include any continued despotism. The structure of the peace demands and will get equality of peoples. Equality of peoples involves the utmost freedom of competitive trade. Will anyone suggest that Germany’s attempt to dominate trade in central Europe was not a major contributing factor to war?”

It was an argument that could have no resolution between these two men…

The following day, Elliot describes how the conversation continued between the two men with Churchill stating:

“Mr. President,” he cried, “I believe you are trying to do away with the British Empire. Every idea you entertain about the structure of the postwar world demonstrates it. But in spite of that”—and his forefinger waved—”in spite of that, we know that you constitute our only hope. And”—his voice sank dramatically—”you know that we know it. You know that we know that without America, the Empire won’t stand.”

Churchill admitted, in that moment, that he knew the peace could only be won according to precepts which the United States of America would lay down. And in saying what he did, he was acknowledging that British colonial policy would be a dead duck, and British attempts to dominate world trade would be a dead duck, and British ambitions to play off the U.S.S.R. against the U.S.A. would be a dead duck. Or would have been, if Father had lived.”

This story was delivered in full during an August 15 lecture by the author:

FDR’s Post-War Vision Destroyed

While FDR’s struggle did change the course of history, his early death during the first months of his fourth term resulted in a fascist perversion of his post-war vision.

Rather than see the IMF, World Bank or UN used as instruments for the internationalization of the New Deal principles to promote long term, low interest loans for the industrial development of former colonies, FDR’s allies were ousted from power over his dead body, and they were recaptured by the same forces who attempted to steer the world towards a Central Banking Dictatorship in 1933.

The American Liberty League spawned into various “patriotic” anti-communist organizations which took power with the FBI and McCarthyism under the fog of the Cold War. This is the structure that Eisenhower warned about when he called out “the Military Industrial Complex” in 1960 and which John Kennedy did battle with during his 900 days as president.

This is the structure which is out to destroy President Donald Trump and undo the November elections under a military coup and Civil War out of fear that a new FDR impulse is beginning to be revived in America which may align with the 21st Century international New Deal emerging from China’s Belt and Road Initiative and Eurasian alliance. French Finance Minister Bruno LeMaire and Marc Carney have stated their fear that if the Green New Deal isn’t imposed by the west, then the New Silk Road and yuan will become the basis for the new world system.

The Bank of England-authored Green New Deal being pushed under the fog of COVID-19’s Great Green Global Reset which promise to impose draconian constraints on humanity’s carrying capacity in defense of saving nature from humanity have nothing to do with Franklin Roosevelt’s New Deal and they have less to do with the Bretton Woods conference of 1944. These are merely central bankers’ wet dreams for depopulation and fascism “with a democratic face” which their 1923 and 1933 efforts failed to achieve and can only be imposed if people remain blind to their own recent history.


Matthew Ehret is the Editor-in-Chief of the Canadian Patriot Review , a BRI Expert on Tactical talk, and has authored 3 volumes of ‘Untold History of Canada’ book series. In 2019 he co-founded the Montreal-based Rising Tide Foundation

La politique de soins de santé nazie ressuscitée dans les nations « Five Eyes » : élimination des mangeurs inutiles et projet de loi de secours COVID de Biden – par Matthew Ehret.

[NdT. Five Eyes (littéralement « Cinq yeux », traduit comme Groupe des cinq par la Défense canadienne1), abrégé FVEY pour la classification 2,3, désigne l’alliance des services de renseignement de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis. (Wikipedia)]

Source.

Pour les anglophones, il y a un podcast par le même, sur le même sujet ici.

Traduction

La politique de soins de santé nazie ressuscitée dans les nations « Five Eyes » : élimination des mangeurs inutiles et projet de loi de secours COVID de Biden

«La notion mal pensée de ‘l’amour du prochain’ doit disparaître, surtout lorsqu’elle s’applique à des créatures inférieures ou asociales. Il est du devoir suprême d’un Etat national d’accorder la vie et les moyens de subsistance nécessaires à la seule partie du peuple héréditairement saine afin d’assurer le maintien d’un peuple héréditairement sain et racialement pur pour toute l’éternité… »
Dr Arthur Guett, Directeur Nazi de la Santé Publique, 1935

Ces paroles prononcées par le Dr Guett il y a 85 ans devraient faire frissonner quiconque suit les transformations radicales de la politique de santé en cours dans la zone d’influence Five Eyes.

Comme beaucoup de gens le savent maintenant, le programme de secours COVID chiffré à 1,9 trillion de dollars comprend un programme de 40 milliards de dollars visant à ressusciter et à étendre le fantôme des protocoles d’affiliation du ObamaCare et les pires aspects de l’allocation des ressources médicales sous contrôle d’État pour les plus vulnérables (et les plus lourds financièrement) de la société.

Alors que peu de détails ont été dévoilés au-delà d’une expansion massive des affiliations selon un plan remis à jour de healthcare.gov [NdT. donc du contrôle gouvernemental de l’assurance maladie], plusieurs alertes rouges ont retenti, en commençant par la nomination de l’architecte du ObamaCare, Ezekiel Emmanuel, au groupe de travail COVID de Biden l’année dernière et le retour aux postes de pouvoir de nuées de comportementalistes qui ont pour mission la réduction des coûts.

Avant de continuer, un petit avertissement s’impose.

Même si je m’apprête à critiquer vertement le Biden/ObamaCare et l’expansion accélérée de l’euthanasie dans les pays du Five Eyes, ça n’implique PAS que je soutiens les HMO libéraux ultra-capitalistes mis en ligne par Nixon en 1973 [NdT. Aux États-Unis, un health maintenance organization ou HMO (en français, organisme d’assurance maladie) est un groupe d’assurance médicale qui fournit des services de santé moyennant une cotisation annuelle fixe].

Comme je l’ai écrit dans ma récente trilogie qui dénonce les débats artificiels entre le malthusien «étatiste» John Maynard Keynes et le malthusien «individualiste» Friedrich von Hayek, le schisme entre la pensée économique du haut contre la pensée économique du bas, responsable du lavage de cerveau de plusieurs générations d’Américains, est une chimère sans prise avec la réalité.

Les vraies économies en adéquation avec la protection de la vie et de la dignité humaines ont toujours défendu l’ensemble de la société tout en protégeant les droits et la liberté inaliénables de chaque individu au sein de cette société.

Si vous étiez dans la peau d’un technocrate qui observe depuis sa tour d’ivoire mathématique les crises imminentes qui frappent la civilisation, vous ne croiriez pas un mot de ce que je viens de dire. Vous verriez plutôt un «déséquilibre mathématique» flagrant qui nous fonce dessus tel un tsunami: la population occidentale concentrée dans les pays transatlantiques est confrontée à une bombe à retardement démographique sans précédent dans l’Histoire, appelée par certains «la bombe à retardement démographique des baby-boomers» [NdT. Un baby boomer, ou babyboumeur (orthographe rectifiée de 1990), est une personne née en Occident pendant la période du baby boom, après la Seconde Guerre mondiale (Wikipedia)].

Même avant que le COVID-19 anéantisse une grande partie de l’économie mondiale, le sujet de la bombe à retardement démographique des baby-boomers était déjà discuté au sein des groupes de réflexion et des décideurs politiques du monde entier. Au cours des 25 dernières années, les jeunes ont attendu de plus en plus tard avant d’avoir des enfants (avec un effondrement de 4,4% des taux de natalité au cours de l’année du COVID de décembre 2019 à décembre 2020). Aujourd’hui, les taux de fécondité occidentaux sont tombés à 1,7 enfant/femme, ce qui est bien en-deçà du niveau minimum de 2,1 indispensable au remplacement de la population.

Pendant ce temps, la génération des baby-boomers née entre 1945 et 1960 a accumulé les cheveux gris et les besoins en soins de santé liés à la vieillesse, la première vague ayant atteint l’âge de la retraite en 2010. Alors que les progrès technologiques ont prolongé l’espérance de vie moyenne de 61 ans (en 1935) à 81 ans aujourd’hui, le déséquilibre démographique entre les jeunes et les vieux signifie que la société devient essentiellement incapable de se maintenir selon la dynamique actuelle.

Par exemple:

D’ici 2030, on estime actuellement que le nombre de personnes de plus de 85 ans triplera tandis que celui des personnes âgées de 65 à 85 ans doublera. Les coûts financiers liés au maintien de cette démographie vont monter en flèche à mesure que les services de santé doubleront, passant de la somme déjà énorme de 1,4 trillions de dollars/an actuellement à 3 trillions de dollars/an d’ici 2050 (aux États-Unis).

Lorsque les experts en rentabilité examinent cette tendance affligeante, tout ce qu’ils y voient c’est une simple collection de chiffres.

Ces mêmes experts ne voient pas des êtres humains dotés de pouvoirs cognitifs et d’une âme et ne reconnaissent certainement pas l’existence de notions aussi immatérielles que le «sacré» qui pourraient empêcher l’abattage de vies afin de satisfaire les contraintes monétaires.
Ils ne reconnaissent certainement pas les injustices d’un système qui permet de dépenser des milliards de dollars pour les renflouements de Wall Street et les guerres au Moyen-Orient, mais qui ne parvient pas à fournir les ressources médicales nécessaires pour desservir équitablement sa propre population.

Les experts dont je parle, qui dirigeaient autrefois l’Amérique sous Barack Obama et qui sont revenus au pouvoir sous Biden, ne voient que le simple fait que 80% ou plus des coûts de santé absorbés au cours d’une vie surviennent après l’âge de 65 ans. Ces experts ne pensent qu’en termes d’adaptation à la rareté et aux prétendues «limites fixes», jamais à éliminer la rareté par des changements systémiques qui donneraient priorité à la vie humaine et à la pensée créative par rapport à l’argent.

Avec de moins en moins de jeunes qui entrent sur le marché du travail (et avec le système financier lui-même en train de s’effondrer sous l’hyperinflation), deux options se présentent:

  1. Reconnaître que le système est cassé et le transformer de telle manière que les priorités nationales en matière de dépenses soient réorientées vers la construction d’infrastructures à grande échelle et à long terme et vers la coopération avec d’autres pays de l’alliance multipolaire.
  2. Agir dans les limites des règles du système défectueux et abattre le troupeau humain pour réduire les coûts associés aux «ressources médicales limitées».

L’esprit génocidaire du Dr Ezekiel Emmanuel

Dans l’état actuel des choses, le responsable le plus haut placé de la relance du ObamaCare et de l’«Independent Payment Advisory Board» (IPAB) associé, composé d’«experts» de la rentabilité sous la direction de Joe Biden, est la personne-même qui a rédigé la loi originale sur les soins abordables [Affordable Care Act] (alias ObamaCare) en 2009.

Alors qu’il occupait la fonction de conseiller en santé d’Obama de 2009 à 2011, Ezekiel Emmanuel a publié dans le Lancet une étude à glacer les sangs intitulée «Principes pour l’attribution d’interventions médicales rares».

Dans ce document révélateur, la vision d’Ezekiel d’une nouvelle éthique de la gestion des soins de santé est énoncée dans son «système complet de vie», qui doit servir à justifier qui, parmi les nécessiteux de la société en concurrence pour les miettes d’un gâteau de plus en plus petit, recevra des soins (c.-à-d. dépistage du cancer, traitements, médicaments), et qui on laissera mourir, lorsqu’il écrit:

« Une fois mis en œuvre, le système complet de vie produit une courbe de priorité selon laquelle les individus âgés d’environ 15 à 40 ans reçoivent les chances les plus importantes, tandis que les plus jeunes et les plus âgés reçoivent des chances qui sont atténuées. »

Basculant tout l’édifice des valeurs judéo-chrétiennes qui définissaient la vie humaine comme sacrée ainsi que l’encombrant serment d’Hippocrate qui empêche les médecins de nuire volontairement à leurs patients, Emmanuel décrit exactement ce qu’il entend par sa «courbe de priorité» et ses «chances atténuées » pour les jeunes et les moins jeunes:

« Le système strict d’allocation vers le plus jeune d’abord oriente les maigres ressources principalement vers les nourrissons. Cette approche semble incorrecte. La mort d’une femme de 20 ans est intuitivement pire que celle d’une fillette de 2 mois, même si le bébé a eu moins de vie.

Le jeune de 20 ans a une personnalité beaucoup plus développée que le nourrisson, et a bénéficié de l’investissement des autres pour commencer des projets encore inachevés… les adolescents ont reçu une éducation et des soins parentaux substantiels, investissement qui sera gaspillé sans une vie complète: les nourrissons en revanche, n’ont pas encore reçu ces investissements… c’est terrible quand un bébé meurt, mais pire, pensent la plupart des gens, quand un enfant de trois ans meurt, et pire encore quand un adolescent meurt. »

Vous avez bien lu: la courbe de «rentabilité» d’Emmanuel affirme que la vie d’un jeune de 20 ans est plus digne d’être sauvée que celle d’un enfant de 3 ans ou d’une personne de 75 ans. Dans les deux derniers cas, la société a investi soit trop peu pour que cette jeune vie vaille la peine d’être sauvée, soit a déjà trop investi (par rapport à la valeur financière de la personne âgée à faible QALY).

Dans un article plus récent publié en 2014 dans The Atlantic, intitulé Pourquoi j’espère mourir à 75 ans, Emmanuel explique sa conviction que quiconque tente de prolonger sa vie au-delà de 75 ans est délirant, égoïste et pathétique en déclarant:

« Je pense que ce désespoir maniaque de prolonger indéfiniment la vie est malavisé et potentiellement destructeur. Pour de nombreuses raisons, 75 ans est un assez bon âge pour vouloir arrêter. »

Quand Obama est arrivé au pouvoir en 2008, beaucoup ont été sidérés par sa décision de détruire toute proposition réelle de couverture sanitaire universelle pour laquelle il avait apparemment fait campagne (comme le projet de loi H.R.676 à payeur unique du républicain John Conyers). Au lieu de soutenir le projet de loi de Conyers, Obama et sa nuée de comportementalistes économiques n’ont fait qu’amplifier le pouvoir des HMO privés en forçant les citoyens à acheter une couverture tout en injectant des milliards de fonds des contribuables dans des assureurs privés.

La raison était simple: le projet de loi de Conyers n’imposait pas de réduction des dépenses de santé, mais plutôt une augmentation des dépenses pour les services de santé tout en fournissant des soins de santé à tous les Américains sans aucune condition. Les contrôleurs d’Obama avaient d’autres projets, comme l’ancien président l’a déclaré en 2010:

« Nous pensons que les réformes que nous avons proposées pour renforcer Medicare et Medicaid nous permettront de tenir ces engagements envers nos citoyens tout en nous permettant d’économiser 500 milliards de dollars d’ici 2023, et 1 trillion de dollars supplémentaires dans la décennie suivante. « 

Un paradoxe apparaît: comment Obama prévoyait-il d’étendre la couverture médicale aux 27 millions de personnes non assurées tout en réduisant de 1 trillion de dollars les dépenses de santé sur une décennie?

Années de vie ajustées par qualité et panels de la mort

Ezekiel Emmanuel a souligné dans son rapport de 2009 que la clé de la réduction des coûts des soins de santé se trouverait dans l’application des « années de vie ajustées par qualité » (QALY) [Quality Adjusted Life Years] sous le contrôle de groupes d’experts indépendants.

Le système QALY a lui-même été mis au point par le National Institute of Clinical Excellence (NICE) et le Liverpool Care Pathway System, qui ont été les moteurs de la corruption du National Healthcare System (NHS) [Système de Santé] britannique de 1999 à aujourd’hui. L’ancien chef de NICE (Sir Michael Rawlins) a défini les QALY dans les termes suivants dans une interview de mars 2009 accordée à Time Magazine:

« Il est basé sur le coût d’une mesure appelée «année de vie ajustée en fonction de la qualité». Une QALY évalue votre santé sur une échelle de zéro à un: zéro si vous êtes mort et un si vous êtes en parfaite santé. On détermine le niveau qu’un patient atteindrait dans l’échelle à la suite d’un traitement. Si on effectue une arthroplastie de la hanche, le patient pourrait passer de 0,5 à 0,7, soit une amélioration de 0,2. On suppose que les patients vivent en moyenne 15 ans après une arthroplastie de la hanche. Et .2 fois 15 équivaut à trois années de vie ajustées sur la qualité. Si le remplacement de la hanche coûte 10.000 £, c’est 10.000 divisé par trois, ce qui équivaut à 3.333 £. Ce chiffre correspond au coût par QALY. »

Autre co-architecte du ObamaCare aux côtés d’Emmanuel, un certain Sir Donald Berwick (fait chevalier en 2005) a déclaré franchement que:

« la décision n’est pas de savoir si nous rationnerons les soins ou non – la décision est de savoir si nous rationnerons les yeux ouverts. »

Autre comportementaliste-clé affecté à la création du ObamaCare, Jonathan Gruber, professeur au MIT, a fait scandale lorsqu’il a admis devant caméra avoir employé un langage obscurantiste et le sceau du secret:

« Le manque de transparence est un énorme avantage politique. Et en gros, c’est grâce à la stupidité de l’électeur américain ou à ce que vous voudrez, mais fondamentalement, c’était vraiment, vraiment indispensable pour que la chose passe. »

Autre comportementaliste de l’ère Obama, également revenu au pouvoir sous Biden, Cass Sunstein (le tsar de la réglementation d’Obama) a écrit:

« quand on sait que les gens sont humains et qu’ils ont un Homer Simpson en eux, ça donne beaucoup de possibilités de les manipuler. »

Le Liverpool Care Pathway (LCP), dont Berwick souhaitait faire le modèle de la réforme du système de santé aux États-Unis, nous donne un autre aperçu de la nature génocidaire de cette approche utilitariste des services de santé. Selon le professeur Pullicino, plus de 130.000 décès/an ont été causés par le LCP à travers son influence sur les hôpitaux, les hospices et les maisons de retraite au Royaume-Uni entre 1995 et 2013.

Le LCP a essentiellement fait pression sur des milliers de prestataires de soins de santé pour qu’ils inscrivent des millions de patients malades et âgés (et coûteux) sur des listes de «fin de vie» sans leur consentement, ce qui signifie une déshydratation de force et l’administration de morphine intraveineuse pour hâter le décès en dépit du fait que des traitements salvateurs soient disponibles.

Le scandale causé par ces révélations a abouti à la dissolution du LCP en 2014, bien que le Daily Telegraph ait souligné que le programme a simplement été renommé et se poursuit à ce jour.

Ensemble, Berwick, Gruber et Emmanuel ont veillé à ce que les hôpitaux soient pénalisés pour le sur-traitement de patients et ont annulé la couverture Medicaid pour des pans entiers de médicaments anticancéreux et pour des dépistages pour les patients dont les besoins ont dépassé leurs QALY. Cette logique peut fonctionner lors de la décision de mettre au rebut une vieille voiture, mais crée de graves dilemmes moraux lorsqu’elle est appliquée à grand-mère.

Vous pourriez vous demander: mais pourquoi les médecins doivent-ils se plier aux exigences d’un comité indépendant d’experts en réduction des coûts? Pourquoi les médecins ne rejetteraient-ils pas simplement les demandes qui abrogeaient leur serment hippocratique et leur conscience?

Les 2/3 de tous les médecins étant redevables à d’autres employeurs plus importants (contre 85% des médecins américains qui étaient indépendants en 1963), la pression pour se conformer aux règles de rareté et aux mandats de rentabilité imposés par les technocrates s’est énormément accrue. Alors que les chirurgies, les dépistages du cancer et les services ambulatoires ont été considérablement réduits dans le cadre des protocoles COVID, les hôpitaux qui dépendent du financement du gouvernement ont souffert financièrement et ont perdu 50 milliards de dollars/mois selon Rick Pollack (président de l’American Hospital Association) qui a récemment déclaré:

« Je pense qu’il est juste de dire que les hôpitaux sont peut-être confrontés au plus grand défi qu’ils aient jamais rencontré dans leur histoire. »

L’euthanasie dans les nations Five Eyes

Après des décennies de lobbying financé en grande partie par les Fondations Open Society de George Soros dans le monde, il y a actuellement cinq pays qui ont complètement légalisé l’euthanasie (Canada, Belgique, Pays-Bas, Allemagne et Colombie) tandis que neuf Etats américains ont suivi.

Au Canada, les lois sur l’euthanasie ont été adoptées pour la première fois en 2016 avec des restrictions assez sévères exigeant que les patients soient en phase terminale avec un pronostic de six mois ou moins tout en étant mentalement sains immédiatement avant que la mort ne soit provoquée.

Pourtant, juste après les élections américaines de 2020, et profitant du brouillard du COVID, la Chambre des Communes du Canada a adopté la Medical Assistance in Dying Act (projet de loi C7) [Loi d’Assistance Médicale à la Mort] qui a entièrement supprimé toutes ces barrières, y compris les exigences d’un décès «raisonnablement prévisible», de longues périodes d’attente et les exigences de compétence mentale immédiatement avant le décès.

Si le Sénat adopte le projet de loi dans le courant de ce mois, comme on s’y attend actuellement, toute personne souffrant de dépression (dont le nombre a radicalement monté en flèche parmi les personnes âgées et handicapées, enfermées loin de leurs amis et de leurs proches pendant des mois de verrouillage COVID) peut désormais demander la mort à 9 heures du matin et être tuée à midi. Les longs délais d’attente traditionnels qui donnaient aux personnes déprimées une chance de se pencher sur elles-mêmes sont maintenant révolus.

Des protocoles d’euthanasie similaires se sont multipliés dans toute l’Australie, car plusieurs Etats et territoires ont vu des protocoles de suicide assisté appliqués sous le régime COVID-19. Parmi eux, la Tasmanie a légalisé l’euthanasie le 5 mars de cette année, et le Queensland mettra le «service» en ligne d’ici mai 2021. L’Etat de Victoria a été le premier Etat à inaugurer l’euthanasie en juin 2019 et les lois sur l’euthanasie de l’Australie occidentale entreront en vigueur à la mi-2021.

En Nouvelle-Zélande, le dernier des Etats Five Eyes à l’examen, le vote pour légaliser l’euthanasie a eu lieu en octobre 2020 et sera mis en œuvre cet été.

Plutôt que de se laisser entraîner dans l’abîme des jeux d’esprit bioéthiques entourant le suicide médicalement assisté, il est plus utile de garder à l’esprit les questions suivantes:

  • Pourquoi les ressources médicales sont-elles censées être si rares parmi les régions les plus développées du monde?
  • Pourquoi les pays de l’autre côté de l’Atlantique [NdT. c’est-à-dire ici] sont-ils confrontés à une telle pénurie d’hôpitaux, de médecins et de traitements de dépistage?
  • Pourquoi les hôpitaux se retrouvent-ils continuellement à fermer leurs portes alors que les lits par habitant diminuent chaque année? *
  • Pourquoi les citoyens tolèrent-ils que des milliards de dollars soient dépensés pour des guerres interminables de changement de régime à l’étranger et pour des renflouements des spéculateurs de Wall Street tout en acceptant l’idée que l’argent pour les soins de santé est intrinsèquement limité?

Revisiter les réformes de la santé T4 d’Hitler

Après que le procès de Nuremberg vit 7 des 23 médecins nazis (dont le Dr Guett) mis à mort pour leur rôle dans les réformes de santé du Tiergarten Fier d’Hitler, l’avocat de Nuremberg, le Dr Leo Alexander, écrivit en 1949:

Quelles que soient les proportions que ces crimes ont finalement pris, il est devenu évident pour tous ceux qui ont enquêté sur eux qu’ils eurent des prémices discrets. Initialement, ces prémices n’étaient qu’un léger changement d’emphase dans l’attitude fondamentale, fondamentale dans le mouvement pour l’euthanasie, selon laquelle il y aurait des vies qui ne valent pas la peine d’être vécues. Cette attitude ne concernait à ses débuts que les malades graves et chroniques.

Peu à peu, la sphère de ceux qui devaient être inclus dans cette catégorie s’élargit pour englober les personnes socialement improductives, idéologiquement indésirables, racialement indésirables, puis finalement tous les non-Allemands. Mais il est important de comprendre que l’infiniment petit levier qui fut d’abord logé, à partir duquel toute cette attitude reçut son impulsion, était la manière de considérer les malades non réhabilitables »

Dans son essai, le Dr Alexander décrit la croissance des lois sur l’euthanasie dans l’Allemagne fasciste lorsque le concept de «vies indignes d’être vécues» fut introduit pour la première fois dans la politique de santé. Sous la direction de «groupes d’experts», les codes de santé T4 sont rapidement devenus une force motrice de l’eugénisme qui a vu 270.000 Allemands non-juifs tués, en commençant par des enfants handicapés et des personnes âgées avant que la politique ne soit étendue aux Juifs, aux Tsiganes et à d’autres groupes cibles «inaptes».

Comme l’écrivait la journaliste d’investigation Nancy Spannaus en 2013:

« L’implication était claire. Cependant, Hitler n’a pas donné son ordre général de tuer les fous (et les autres) avant que la guerre commence et que les ressources deviennent encore plus rares. L’ordre fut rédigé à la main par Hitler en octobre 1939 – et antidaté par lui au premier jour de la guerre, en septembre. En le préparant, il avait déclaré qu’il «jugeait approprié que la «vie indigne d’être vécue» des personnes gravement malades mentales soit éliminée par des actions qui entraînent la mort.» De cette manière, «une certaine économie dans les hôpitaux, les médecins et le personnel infirmier pourrait être réalisée». Le titre de l’ordonnance d’Hitler était «La destruction de vies indignes d’être vécues», et la norme était, comme le dit l’ordonnance, que les patients «considérés comme incurables selon le meilleur jugement humain disponible sur leur état de santé, se voient accorder une mort par compassion.»

Le fait que les organisations promouvant la montée de cette politique eugéniste dans toute l’Allemagne nazie et en Amérique du Nord comprenaient des puissances telles que la Fondation Rockefeller, le Wellcome Trust et la Human Sterilization League for Human Betterment (aujourd’hui rebaptisée «Engender Health») qui ont toutes pris un rôle majeur au sein de l’Organisation Mondiale de la Santé au cours des dernières décennies est plus qu’un peu préoccupant.

Le fait que ces organisations eugénistes se soient simplement rebaptisées après la Seconde Guerre Mondiale et soient désormais impliquées dans le développement de vaccins à ARN modernes aux côtés du Galton Institute (anciennement British Eugenics Association), de l’AstraZeneca d’Oxford, de Pfizer et de la Fondation Bill et Melinda Gates devrait donner matière à réflexion à tout penseur sérieux si nous voulons savoir de quel schémas historiques nous serions prêts à tolérer la répétition dans cette précaire époque présente.

Matthew Ehret est le rédacteur en chef de la Canadian Patriot Review, Senior Fellow à l’Université Américaine de Moscou, expert pour la BRI en Tactical Talk, et est l’auteur de 3 volumes de la série de livres «Untold History of Canada». En 2019, il a cofondé la Fondation montréalaise Rising Tide. Cet article a été récemment adapté dans une courte vidéo trouvée ici.

*En 1980, les États-Unis comptaient 5.810 hôpitaux communautaires répartis dans 3.000 comtés avec 6 lits alloués pour 1.000 personnes (987.000 lits au total pour 227 millions de citoyens). En 2013, le nombre total de lits avait diminué de 25% et 15% des hôpitaux avaient disparu, soit 3 lits/1000 personnes malgré le fait que la population avait augmenté de 130 millions.


Texte original

Nazi Healthcare Revived Across the Five Eyes: Killing Useless Eaters and Biden’s COVID Relief Bill

“The ill-conceived `love of thy neighbor’ has to disappear, especially in relation to inferior or asocial creatures. It is the supreme duty of a national state to grant life and livelihood only to the healthy and hereditarily sound portion of the people in order to secure the maintenance of a hereditarily sound and racially pure folk for all eternity…”
Dr. Arthur Guett, Nazi Director of Public Health, 1935

The words spoken by Dr. Guett 85 years ago should send shivers down the spine of anyone following the radical transformations of healthcare policy now underway within the Five Eyes zone of influence.

As many people are now aware, embedded within the $1.9 trillion COVID relief package is a $40 billion program to revive and expand the corpse of Obama Care’s enrollment protocols and the worst aspects of State directed medical resource allocation for the most vulnerable (and financially burdensome) of society.

While few details have been unveiled beyond a mass expansion of enrollment into the plan on a revived healthcare.gov, several red alarms have been raised which began with the appointment of Obama-care architect Ezekiel Emmanuel to Biden’s COVID task force last year and the re-ascendency of hives of cost-cutting behaviorists to positions of power.

Before I proceed, a small disclaimer is in order.

Just because I am about to viciously criticize Biden/Obama-care, and the accelerated expansion of euthanasia across Five Eyes nations, it does NOT mean that I support free-market “greed-is-good” HMOs that were brought online by Nixon in 1973.

As I wrote in my recent trilogy exposing the contrived debates between “statist” Malthusian John Maynard Keynes vs “individualist” Malthusian Friedrich von Hayek, the schism of top down vs bottom up economic thinking which has brainwashed several generations of Americans is a chimera with no bearing in reality.

Real economics that befits human life and dignity has always defended the whole of society while also protecting the unalienable rights and liberty of each individual within society.

If you are a technocrat looking down upon the world from your ivory mathematical tower at the impending crises hitting civilization, you would not believe a word of what I just said. Rather you would be looking at a glaring “mathematical disequilibrium” rushing towards us like a tsunami: The western population concentrated in the Trans Atlantic nations is facing a demographic time bomb the likes of which has never been seen in history called by some “the babyboomer demographic time bomb”.

Even before COVID-19 annihilated much of the world economy, the baby boomer demographic time bomb was discussed by think tanks and policy makers far and wide. During the past 25 years, young people increasingly put off having children (with a 4.4% collapse in birthrates during the Dec. 2019-Dec 2020 year of COVID). Today western fertility levels have fallen to 1.7 children/woman which is far below the 2.1 levels needed to replace the population.

During this time, the baby boomer generation born between 1945-1960 increasingly found themselves beset with grey hair, and increased healthcare needs in their old age with the first wave having hit retirement years in 2010. While technological advances has extended average life expectancies from 61 years (in 1935) to 81 years today, the demographic imbalance of young : old means that society will essentially be incapable of supporting itself under current dynamics.

For example:

By 2030, it is currently estimated people over the age of 85 will triple while seniors between 65-85 will double. The financial costs of sustaining this demographic will skyrocket as healthcare services double from their currently massive $1.4 trillion/year to $3 trillion/year by 2050 (in the USA).

As cost-effectiveness experts look at this dismal trend, all they can see is a cold numbers game.

These experts don’t tend to see humans with cognitive powers and souls and they certainly don’t recognize the existence of such immaterial notions as the “sacred” which might prevent the culling of lives in order to satisfy monetary constraints.
They certainly don’t recognize the injustices of a system that allows trillions of dollars to be spent for Wall Street bailouts and Middle East wars but which fails to provide the medical resources to service its own population fairly.

The experts I am talking about who once ruled America under Barack Obama and who have resurged into power under Biden only see the cold fact that 80% or more of the healthcare costs absorbed throughout one’s life occur after 65 years of age. These experts can only think in terms of adapting to scarcity and supposedly “fixed limits” but never eliminating scarcity through systemic changes that place human life and creative thought on a higher priority than mere money.

With ever fewer young people entering the workforce (and with the financial system itself set to meltdown under hyperinflation), two options present themselves:

  1. Recognize that the system is broken and transform it in such a way that national spending priorities are re-directed towards large-scale, long term infrastructure building and cooperation with other nations among the multipolar alliance.
  2. Work within the rules of the broken system and cull the human herd to diminish costs associated with “scarce medical resources”.

The Genocidal Mind of Dr. Ezekiel Emmanuel

As it stands, the individual most responsible for reviving Obamacare and the associated “Independent Payment Advisory Board” (IPAB) of cost-effectiveness “experts” under Joe Biden is the same figure who crafted the original Affordable Care Act (aka: Obamacare) in 2009.

While acting as Obama’s health advisor from 2009-2011, Ezekiel Emmanuel wrote a bone chilling study called “Principles for allocation of scarce medical interventions” in the Lancet.

In this revealing document, Ezekiel’s vision for a new ethic of healthcare management was enunciated with the “Complete Lives System” that would be used to justify who among the needy of society competing for scraps of the shrinking pie, will receive care (i.e: expensive cancer screenings, treatments, drugs), and who will be left to die when he wrote:

When implemented, the complete lives system produces a priority curve on which individuals aged between roughly 15 to 40 years gets the most substantial chances, whereas the youngest and the oldest people get chances that are attenuated.”

Overthrowing the entire edifice of Judeo-Christian values that defined human life as sacred as well as the pesky Hippocratic oath which prevents physicians from doing any harm willfully to their patients, Emmanuel describes exactly what he intends by his “priority curve” and “attenuated chances” for the young and old saying:

Strict youngest-first allocation directs scarce resources predominantly to infants. This approach seems incorrect. The death of a 20-year-old woman is intuitively worse than that of a 2-month-old girl, even though the baby has had less life.

The 20 year old has a much more developed personality than the infant, and has drawn upon the investment of others to begin as yet-unfulfilled projects… adolescents have received substantial education and parental care, investment that will be wasted without a complete life: infants by contrast, have not yet received these investments… it is terrible when an infant dies, but worse, most people think, when a three year old child dies, and worse still when an adolescent dies.”

That’s right: Emmanuel’s “cost-effective” curve asserts that the life of a 20-year-old is more worthy of life than that of a 3-year-old, or 75 year old. In the latter two cases, society has invested either too little to make that young life worth saving or has invested too much already (relative to the financial worth of the low QALY senior).

In a more recent 2014 article published in the Atlantic, called Why I Hope to Die at 75, Emmanuel explained his belief that anyone attempting to prolong their life beyond 75 is delusional, selfish and pathetic stating:

I think this manic desperation to endlessly extend life is misguided and potentially destructive. For many reasons, 75 is a pretty good age to aim to stop.”

When Obama came to power in 2008, many were confused with his decision to destroy any actual proposals for universal health coverage for which he had apparently campaigned (such as Rep. John Conyers single-payer Bill H.R. 676). Instead of supporting Conyer’s bill, Obama and his hive of Economic Behaviorists only amplified the power of the private HMOs by forcing citizens to purchase coverage while infusing billions of tax payer funds into private insurers.

The reason was simple: Conyers’ bill didn’t mandate cuts to healthcare spending, but rather amplified spending for health services while providing healthcare to all Americans with no strings attached. Obama’s controllers had other ideas, as the former president stated in 2010:

We believe the reforms we’ve proposed to strengthen Medicare and Medicaid will enable us to keep these commitments to our citizens while saving us $500 billion by 2023, and an additional $1 trillion in the decade after that.”

A paradox arises: How was Obama planning to extend medical coverage to the 27 million uninsured while cutting $1 trillion in health expenditures over a decade?

Quality Adjusted Life Years and Death Panels

Ezekiel Emmanuel made the point in his 2009 report that the key to cost-cutting in health care would be found in the application of Quality Adjusted Life Years (QALYs) under the control of independent panels of experts.

The QALY system was itself pioneered under Britain’s National Institute of Clinical Excellence (NICE) and Liverpool Care Pathway System which were driving forces behind the corruption of Britain’s National Healthcare System (NHS) from 1999-present. The former head of NICE (Sir Michael Rawlins) defined QALYs in the following terms in a March 2009 interview with Time Magazine:

It’s based on the cost of a measure called the ‘quality-adjusted life year.’ A QALY scores your health on a scale from zero to one: zero if you’re dead and one if you’re in perfect health. You find out as a result of a treatment where a patient would move up the scale. If you do a hip replacement, the patient might start at 0.5 and go up to 0.7, improving 0.2. You can assume patients live for an average of 15 years following hip replacements. And .2 times 15 equals three quality adjusted life years. If the hip replacement costs £10,000 to do, it’s 10,000 divided by three, which equals £3,333. That figure is the cost per QALY.”

Another co-architect of Obamacare alongside Emmanuel was a fellow named Sir Donald Berwick (knighted in 2005) who stated candidly that:

the decision is not whether or not we will ration care- the decision is whether we will ration with our eyes open.”

Another key behaviorist assigned to create Obamacare was MIT professor Jonathan Gruber who created a scandal when he admitted on camera to using obscurantist language and secrecy when he said:

Lack of transparency is a huge political advantage. And basically, call it the stupidity of the American voter or whatever, but basically that was really, really critical for the thing to pass.”

Another leading Obama-era behaviorist who has also returned to power under Biden is Cass Sunstein (Obama’s regulatory czar) who wrote:

once we know that people are human and have some Homer Simpson in them, then there’s a lot that can be done to manipulate them.”

The Liverpool Care Pathway (LCP) which Berwick wished to guide US health reform gives us another insight into the genocidal nature of this utilitarian approach to health services. According to Professor Pullicino, over 130,000 deaths/year were caused by the LCP which had gained influence over hospitals, hospices, nursing homes in the UK between 1995-2013.

The LCP had essentially pressured thousands of healthcare providers to put millions of sick and elderly (and expensive) patients onto “End of Life” lists without their consent resulting in forced dehydration and morphine drips to accelerate deaths despite the fact that life-saving treatments were still available.

The scandal caused by these revelations resulted in the LCP’s dissolution in 2014 although the Daily Telegraph pointed out that the program was merely rebranded and continues to this day.

Together, Berwick, Gruber and Emmanuel ensured that hospitals would be penalized for overtreating patients, and cancelled Medicaid coverage for swaths of cancer drugs and screenings for patients whose needs outpaced their QALYs. This logic may work when deciding to scrap an old car but creates severe moral dilemmas when applied to grandma.

You might now ask: But why must doctors abide by the demands of an independent board of cost-cutting experts? Why would doctors not simply reject the demands that abrogated their Hippocratic oaths and consciences?

With 2/3rd of all doctors beholden to other larger employers (vs the 85% of US physicians who were self-employed in 1963), the pressure to abide by rules of scarcity and cost-effectiveness mandates imposed by technocrats have grown immensely. As surgeries, cancer screenings and ambulatory services have been drastically cut under COVID protocols, hospitals which rely on government funding have suffered financially and have been losing $50 billion/month according to Rick Pollack (President of the American Hospital Association) who recently stated:

I think it’s fair to say that hospitals are facing perhaps the greatest challenge that they have ever faced in their history.”

Euthanasia Across the Five Eyes

After decades of lobbying funded in large measure by George Soros’ Open Society Foundations globally, there are currently five nations which have completely legalized euthanasia (Canada, Belgium, the Netherlands, Germany and Columbia) while nine states in the USA have followed suite.

In Canada, euthanasia laws were first passed in 2016 with fairly strict restrictions requiring patients be terminally ill with a prognosis of six months or less while also being mentally sound directly before death is induced.

Yet, just after the US elections in 2020, and under the fog of COVID, Canadian House of Commons passed the Medical Assistance in Dying Act (Bill C7) which entirely removed all safeguards including requirements of a “reasonably foreseeable” death, long waiting periods and requirements of mental competency immediately prior to death.

Should the Senate pass the bill later this month as is currently expected, anyone suffering from depression (which has radically skyrocketed among the elderly and incapacitated locked in isolation from their friends and loved ones under months of COVID lockdown) may now request death at 9am in the morning and be killed by noon. The typical long waiting times that gave depressed people a chance to self-reflect is now long gone.

Similar euthanasia protocols have ramped up across Australia as several states and territories have seen assisted suicide protocols applied under COVID-19. Among them Tasmania legalized euthanasia on March 5 of this year, and Queensland will bring the “service” online by May 2021. Victoria was the first state to usher in euthanasia in June 2019 and Western Australia’s euthanasia laws will take effect in mid-2021.

In New Zealand, the last of the Five Eyes states under examination, the vote to legalize euthanasia occurred in October 2020 and will be implemented this summer.

Rather than allowing oneself to get sucked into the abyss of bioethical mind games surrounding medical assisted suicide, it is more useful to keep these following questions in mind:

  • Why are medical resources so supposedly scarce among the most developed sectors of the world?
  • Why do nations in across the trans Atlantic face such shortages of hospitals, doctors, screening treatments?
  • Why do hospitals continuously find themselves closing their doors while per capita beds decrease with every year?*
  • Why do citizens tolerate trillions of dollars spent on never-ending regime change wars abroad and bailouts to Wall Street speculators while accepting the idea that money for healthcare is intrinsically limited?

Revisiting Hitler’s T4 Health Reforms

After the Nuremburg hearings saw 7 of the 23 Nazi doctors (including Dr. Guett) put to death for their role in Hitler’s Tiergarten Fier health reforms, Nuremburg counsel Dr. Leo Alexander wrote in 1949:

Whatever proportions these crimes finally assumed, it became evident to all who investigated them that they had started from small beginnings. The beginnings at first were merely a subtle shift in emphasis in basic attitude, basic in the euthanasia movement, that there is such a thing as life not worthy to be lived. This attitude in its early stages concerned itself merely with the severely and chronically sick.

Gradually, the sphere of those to be included in this category was enlarged to encompass the socially unproductive, the ideologically unwanted, the racially unwanted, then finally all non-Germans. But it is important to realize that the infinitely small wedged-in lever from which this entire trend of mind received its impetus was the attitude toward the non-rehabilitatable sick”

In his essay, Dr. Alexander described the growth of the euthanasia laws in fascist Germany as the concept “lives unworthy of life” was first introduced into health policy. Under the guidance of “expert panels”, the T4 health codes soon became a driving force of eugenics that saw 270,000 non-Jewish Germans killed starting with handicapped children and elderly before the policy was expanded to embrace Jews, Gypsies and other target “unfit” groups.

As investigative journalist Nancy Spannaus wrote in 2013:

The implication was clear. However, Hitler did not give his general order for killing off the insane (and others) until the war began, and resources became even scarcer. The order was written by hand by Hitler in October 1939–and backdated by him to the first day of the war, in September. In preparing it, he had stated that he “considered it to be proper that the `life unworthy of life’ of severely mentally ill persons be eliminated by actions that bring about death.” In this way, “a certain saving in hospitals, doctors, and nursing personnel could be brought about.” The title of Hitler’s order was “The Destruction of Lives Unworthy of Life,” and the standard was, as the order said, that the patients “considered incurable according to the best available human judgment of their state of health, be accorded a mercy death.”

The fact that the organizations promoting the rise of this eugenics policy throughout Nazi Germany and North America included such powerhouses as the Rockefeller Foundation, the Wellcome Trust and the Human Sterilization League for Human Betterment (today renamed “Engender Health”) which have all taken leading roles in the World Health Organization over recent decades is more than a little concerning.

The fact that these eugenics organizations simply re-branded themselves after WWII and are now implicated in modern RNA vaccine development alongside the Galton Institute (formerly British Eugenics Association), Oxford’s AstraZeneca, Pfizer and the Bill and Melinda Gates Foundation should give any serious thinker pause as we consider what patterns of history we are willing to tolerate repeating in our presently precarious age.

Matthew Ehret is the Editor-in-Chief of the Canadian Patriot Review, Senior Fellow at the American University in Moscow, BRI Expert on Tactical talk, and has authored 3 volumes of ‘Untold History of Canada’ book series. In 2019 he co-founded the Montreal-based Rising Tide Foundation. This article was recently adapted into a short video found here.

*In 1980, the USA had 5810 community hospitals spread across 3000 counties with 6 beds allocated per 1000 people (987,000 beds total for 227 million citizens). By 2013, total beds had fallen by 25% and 15% of the hospitals had disappeared resulting in 3 beds/1000 people despite the fact that the population had grown by 130 million.

Ce que les architectes du Grand Reset ne veulent pas que vous compreniez de l’économie – par Matthew Ehret.

Source.

Traduction

Ce que les architectes du Grand Reset ne veulent pas que vous compreniez de l’économie

par mattehret, 26 o

Par Matthew Ehret

Ça ne devrait surprendre personne que la vice-présidente de la Banque Mondiale, Carmen Reinhardt, ait récemment averti le 15 octobre qu’un nouveau désastre financier se profile à l’horizon sous la forme d’un énorme défaut souverain et d’un défaut de dette des entreprises. Au cours des seuls 6 derniers mois de renflouements déclenchés par l’explosion du système induite par le verrouillage du Coronavirus, Reinhardt a noté que la Réserve Fédérale américaine a créé 3,4 trillions de dollars à partir de rien alors qu’il a fallu 40 ans pour créer 14 trillions de dollars. Pendant ce temps, les économistes paniqués crient en tandem que les banques transatlantiques doivent déclencher un assouplissement quantitatif toujours plus hyperinflationniste, qui menace de transformer notre argent en papier toilette, tout en acceptant des verrouillages infinis en réponse à une maladie qui a le niveau de mortalité d’une grippe commune.

Le fait de l’effondrement imminent lui-même ne devrait pas constituer une surprise – surtout quand on se souvient du 1,5 quadrillion de dollars de produits dérivés qui a pris le contrôle d’une économie mondiale qui ne génère que 80 trillions de dollars/an de biens et d’opérations commerciales mesurables. Ces paris nébuleux sur l’assurance sur les paris sur les dettes garanties connues sous le nom de dérivés n’existaient même pas il y a quelques décennies, et le fait est que quoique la Réserve Fédérale et la Banque Centrale Européenne ont entrepris pour stopper une nouvelle rupture de cette bulle de casino hyper-gonflée dans l’économie ces derniers mois, rien n’a fonctionné. Les taux d’intérêt de zéro à négatif n’ont pas fonctionné, l’ouverture de prêts repo [NdT. Un accord de mise en pension, également connu sous le nom de prêt repo, est un instrument permettant de lever des fonds à court terme. Avec un accord de mise en pension, les institutions financières vendent essentiellement des titres de quelqu’un d’autre, généralement un gouvernement, dans une transaction du jour au lendemain et acceptent de les racheter à un prix plus élevé à une date ultérieure] au jour le jour de 100 milliards de dollars/nuit à des banques en faillite n’a pas fonctionné – pas plus que l’émission de 4,5 trillions de dollars de sauvetage depuis mars 2020. Plutôt que de reconnaître ce qui se passe réellement, des boucs émissaires ont été sélectionnés pour leur attribuer des responsabilités fictives au point que la crise actuelle est en fait imputée au Coronavirus!

Cela va bien au-delà du COVID-19

Pour le dire simplement : si le Coronavirus peut être vu comme le catalyseur de l’explosion financière imminente, ce serait le comble de la stupidité de croire qu’il en est la cause, car les germes de la crise sont plus profonds et sont apparus beaucoup plus tôt que ce que la majorité est prête à admettre.

Pour arriver à établir un diagnostic plus véridique, il est utile de penser à l’économie en termes réels (par opposition à purement financiers) – c’est-à-dire: Considérez simplement l’économie comme un système total dans lequel le corps de l’Humanité (toutes les cultures, les nations et les familles du monde) existent.

Cette coexistence repose sur certains pouvoirs nécessaires de production de nourriture, de vêtements, de biens d’équipement (infrastructures matérielles et immatérielles), de transport et de production d’énergie. Une fois les matières premières transformées en produits finis, ces biens et services physiques se déplacent des points A vers B et sont consommés. Cela ressemble beaucoup au métabolisme qui maintient un corps en vie.

Maintenant que les populations ont tendance à croître géométriquement, tandis que les ressources s’épuisent arithmétiquement, des demandes constantes de nouvelles découvertes et d’applications technologiques créatives sont également nécessaires pour répondre et améliorer les besoins d’une humanité croissante. Ce dernier facteur est en fait le plus important car il touche à l’élément de principe qui distingue l’humanité de toutes les autres formes de vie de l’écosystème que Lincoln a merveilleusement bien identifié dans son Discours sur les Découvertes et les Inventions de 1859:

«Toute création est une mine, et chaque homme, un mineur. La Terre entière, et tout ce qu’elle contient, sur elle et autour d’elle, y compris lui-même, dans sa nature physique, morale et intellectuelle, et ses susceptibilités, sont les «guides» infiniment divers d’où l’homme, dès le premier, a dû creuser son destin… L’homme n’est pas le seul animal qui travaille; mais il est le seul à améliorer son savoir-faire. Cette amélioration, il la réalise par des Découvertes et des Inventions. »

Dans un discours prononcé en 2016 par le président Xi Jinping, les principes de la vision de Lincoln furent exposés par l’homme d’État chinois, qui a déclaré:

«Nous devons considérer l’innovation comme le principal moteur de la croissance et le cœur de toute cette entreprise, et les ressources humaines comme la principale source de soutien au développement. Nous devons promouvoir l’innovation dans la théorie, les systèmes, la science et la technologie et la culture, et faire de l’innovation le thème dominant du travail du Parti, du gouvernement et de l’activité quotidienne de la société… Au XVIème siècle, la société humaine est entrée dans une période sans précédent d’innovation active. Les réalisations en innovation scientifique au cours des cinq derniers siècles ont dépassé la somme totale de plusieurs millénaires précédents… Chaque révolution scientifique et industrielle a profondément changé les perspectives et le modèle du développement mondial… Depuis la deuxième révolution industrielle, les États-Unis ont maintenu leur hégémonie mondiale parce qu’ils ont toujours été le chef de file et le plus grand bénéficiaire du progrès scientifique et industriel. »

Ce que Lincoln et Xi ont déclaré avec 150 ans d’écart ne sont pas de simples hypothèses, mais des faits élémentaires de la vie que même le plus ardent adorateur de l’argent ne peut pas contourner.

Bien sûr, l’argent est un outil parfaitement utile pour faciliter le commerce et éviter le problème gênant de devoir trimballer des marchandises troquées sur le dos toute la journée, mais ce qu’il est fondamentalement c’est: un élément de soutien à un processus physique de maintenance et d’amélioration d’existence transgénérationnelle. Lorsque des imbéciles se permettent de perdre de vue ce fait et d’élever l’argent au statut de source de toute valeur (simplement parce que tout le monde le veut), alors nous nous trouvons bien en dehors de la sphère de la réalité et dans le monde d’Alice au Pays des Merveilles d’Alan Greenspan, monde fantastique où le haut est le bas, le bien est le mal, et les humains ne sont guère plus que des singes vicieux.

Gardons cela à l’esprit, et appliquons ce concept dans notre analyse de la crise d’aujourd’hui.

Le «Big Bang» de Londres

La grande «libéralisation» du commerce mondial a commencé en vagues successives tout au long des années 1970 et est passée à la vitesse supérieure avec les hausses des taux d’intérêt instaurées par le Président de la Réserve Fédérale Paul Volcker en 1980-82, dont les effets ont annihilé une grande partie des petits et moyens entrepreneurs, ont ouvert les portes spéculatives de la débâcle sur «l’épargne et le prêt» et ont également aidé à transformer les institutions minières, alimentaires et financières en cartels de plus en plus géants. Volcker lui-même a décrit ce processus comme une «désintégration contrôlée de l’économie américaine» lorsqu’il est devenu Président de la FED en 1978. L’augmentation des taux d’intérêt à 20-21% a non seulement anéanti l’essentiel de la base économique américaine, mais a également jeté le Tiers Monde dans un plus grand esclavage de la dette, car les nations doivent maintenant payer des intérêts usuraires sur les prêts américains.

En 1986, la ville de Londres a annoncé le début d’une nouvelle ère d’irrationalisme économique avec la déréglementation «Big Bang» de Margaret Thatcher. Cette vague de libéralisation a pris d’assaut le monde en balayant la séparation des banques de commerce, de dépôt et d’investissement qui avait été la pierre angulaire de l’après-guerre pour garantir que la volonté de la finance privée ne puisse plus jamais dominer davantage que le pouvoir des États-nations souverains. Pour ceux qui ne sont pas convaincus par le rôle directeur de Londres dans ce processus, je vous encourage à lire l’essai impeccable de Cynthia Chung, «Sugar and Spice, and Everything Vice: The Empire’s Sin City of London».

Greenspan et la désintégration contrôlée de l’économie

Quand Alan Greenspan a affronté la crise financière d’octobre 1987, les marchés s’étaient effondrés de 28,5% et l’économie américaine souffrait déjà d’une dégradation entamée 16 ans plus tôt lorsque le dollar fut retiré du taux de change fixe et mis à «flotter» dans le monde de la spéculation. Cette rupture avec le modèle de croissance industrielle de 1938-1971 a inauguré un nouveau paradigme de «post-industrialisme» (alias: dépouillement de la nation) sous la nouvelle logique de la «mondialisation». Cette décision insensée a été célébrée comme l’émergence de la «société des cols blancs», dirigée par les consommateurs, qui ne se soucierait plus des «choses immatérielles» comme «l’avenir», l’entretien des infrastructures ou la «croissance». Dans ce nouveau paradigme, si quelque chose ne pouvait pas générer de profit monétaire dans les 3 ans, cela ne valait pas la peine de le faire.

Paul Volcker (prédécesseur de Greenspan à la Réserve Fédérale) a illustré ce détachement de la réalité lorsqu’il a appelé à la «désintégration contrôlée de la société» en 1977, et a agi en conséquence en maintenant les taux d’intérêt au-dessus de 20% pendant deux ans, ce qui a détruit les petites et moyennes entreprises agro-industrielles dans toute l’Amérique (et le monde). Greenspan a affronté la crise de 1987 avec tout l’enthousiasme d’un magicien noir, et plutôt que de reconnecter l’économie à la réalité physique et de reconstruire la base industrielle en décomposition, il a plutôt choisi de normaliser les «instruments financiers créatifs» sous forme de dérivés (ou «instruments financiers créatifs»), qui sont rapidement passés de plusieurs milliards en 1988 à 2.000 milliards de dollars en 1992 à 70.000 milliards de dollars en 1999.

«Instruments financiers créatifs» fut le nom orwellien donné aux nouveaux actifs financiers popularisés par Greenspan, autrement connus sous le nom de «dérivés». Les nouvelles technologies de calcul intensif furent de plus en plus utilisées dans cette nouvelle entreprise, non pas comme support de pratiques plus efficaces de construction nationale, ni de programmes d’exploration spatiale tels que conçus par la NASA, mais furent à la place perverties pour s’adapter à la création de nouvelles formules complexes capables d’associer des valeurs à des écarts de prix sur les titres et les dettes assurées, valeurs qui pourraient ensuite être «couvertes» sur des marchés présents et futurs rendus possibles grâce à la destruction du système de Bretton Woods en 1971. Ainsi, alors que fut créé un monstre exponentiellement auto-générateur qui ne pouvait mener qu’à un effondrement, la «confiance du marché» revint en force grâce à ce nouveau flux d’argent facile. Le potentiel physique capable de soutenir la vie humaine continua de chuter.

L’ALENA, l’Euro et la fin de l’Histoire

Ce n’est pas par hasard qu’au cours de cette période, un autre traité meurtrier fut adopté, appelé l’Accord de Libre-Èchange Nord-Américain (ALENA) [NdT. NAFTA]. Avec cet Accord fait loi, les programmes de protection qui avaient maintenu les usines nord-américaines aux États-Unis et au Canada furent annulés, ce qui permit l’exportation de la force vitale d’une main-d’œuvre industrielle hautement qualifiée vers le Mexique où le niveau de compétences était bas, les technologies inférieures et les salaires encore plus inférieurs. Dépouillée de ses actifs productifs, l’Amérique du Nord devint de plus en plus dépendante de l’exportation de ressources et de services bon marché pour assurer ses moyens d’existence. Encore une fois, les pouvoirs physiquement productifs de la société s’effondrèrent, mais les profits monétaires dans le «maintenant» éphémère montèrent en flèche. Cela fut reproduit en Europe avec la création du Traité de Maastricht en 1992 établissant l’Euro en 1994 tandis que le processus de «libéralisation» de la Perestroïka reproduisait cet agenda dans l’ex-Union Soviétique. Certaines personnalités donnèrent à cet agenda le nom de «Fin de l’Histoire» et d’autres de «Nouvel Ordre Mondial», mais l’effet était le même.

La Banque Universelle, l’ALENA, l’intégration de l’Euro et la création de l’économie dérivée en l’espace de quelques années seulement ont induit une cartellisation de la finance par le biais de fusions et acquisitions nouvellement légalisées à un rythme jamais vu auparavant. La multitude d’institutions financières qui existaient au début des années 80 se sont absorbées les unes les autres à vitesse accélérée au cours des années 90, littéralement en mode de «survie du plus apte». Quel que soit le niveau de réglementation tenté dans le cadre de cette nouvelle structure, le degré de conflit d’intérêts et le pouvoir politique privé étaient incontrôlables, comme en témoigne aux États-Unis, l’arrêt de toute tentative de lutte de la part du chef de la Securities and Exchange Commission Brooksley Born contre le cancer des dérivés dès son début.

Lorsque Bill Clinton fit de la dernière action de son mandat en 1999 l’abrogation de l’acte Glass-Steagall qui maintenait la séparation entre les banques commerciales et d’investissement, les spéculateurs gagnèrent un accès illimité à l’épargne et aux pensions qu’ils exploitèrent avec gourmandise en allant jouer en ville avec l’argent des autres. Cette nouvelle bulle se poursuivit pendant quelques années encore jusqu’à ce que la bombe à retardement de 700 trillions de dollars sur les dérivés tombe sur un nouveau déclencheur et que le marché des prêts hypothécaires à risque soit à deux doigts de brûler tout le système. Tout comme en 1987, et l’effondrement de la bulle de l’an 2000 en 2001, les sorciers adorateurs de Mammon de la BCE et de la FED résolurent cette crise en créant un nouveau système de «sauvetage» qui se poursuivit pendant une autre décennie.

La frénésie 2000-2008

Avec la suppression de Glass-Steagall, des capitaux légitimes tels que les fonds de pension pouvaient être utilisés pour créer une couverture qui serait l’apogée de toutes les couvertures précédentes. Des milliards étaient désormais investis dans des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) [NdT. mortgage-backed securities], un marché qui avait été artificiellement plongé à des taux d’intérêt record de 1 à 2% depuis plus d’un an par la Réserve Fédérale américaine, facilitant les emprunts, et donnant des rendements d’investissements dans les MBS obscènes. L’obscénité continua d’enfler quand les valeurs des maisons montèrent en flèche bien au-delà des valeurs réelles, des maisons de cent mille dollars se vendant 5 à 6 fois ce prix en l’espace de quelques années. Tant que personne ne trouvait cette croissance anormale et que la nature impayable du capital sous-jacent aux actifs à effet de levier enfermés dans les désormais tristement célèbres «subprimes» et autres créances illégitimes était ignorée, les bénéfices étaient censés continuer indéfiniment. Quiconque remettait en question cette logique était considéré comme hérétique par la prêtrise des derniers jours [NdT. référence à l’Eglise des Saints des Derniers Jours, qui attribue le pouvoir de miracle aux hommes d’Eglise].

Le «succès» stupéfiant de la titrisation des dettes immobilières provoqua immédiatement l’entrée dans le jeu d’une vague de fonds souverains en appliquant le même modèle que celui utilisé dans le cas des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) et des titres de créance garantis (CDO) [NdT. collateralized debt obligations] aux dettes de nations entières. La titrisation de paquets groupés de dettes souveraines qui pourraient ensuite être mis à profit à l’infini sur les marchés mondiaux déréglementés ne serait plus considérée comme un acte de trahison nationale, mais comme la clé de l’argent facile.

La sale vérité de la crise d’aujourd’hui

De nouvelles bulles «subprime» ont été créées dans le secteur de la dette des entreprises, qui est passé à plus de 13,8 trillions de dollars (en hausse de 16% par rapport à l’année précédente). Dont un quart est considéré comme pourri, et une autre moitié notée BB par Moodies (un cran au-dessus de pourri).

La dette des ménages, la dette des étudiants et celle de l’automobile ont grimpé en flèche et les salaires n’ayant pas suivi l’inflation, cela a entraîné encore plus de dettes impayables, contractées dans le désespoir. Les emplois industriels se sont effondrés de façon constante depuis 1971, et les emplois de services mal rémunérés se sont répandus comme la peste.

Le dernier rapport de l’American Society of Civil Engineers a conclu que l’Amérique a désespérément besoin de dépenser 4,5 trillions de dollars juste pour remettre la sécurité de son infrastructure délabrée à niveau. Les routes, les ponts, les voies ferrées, les barrages, les aéroports, les écoles ont presque tous reçu des notes négatives, l’âge moyen des barrages étant de 56 ans, celui de nombreuses conduites d’eau de plus de 100 ans et celui des lignes de transport/distribution de bien plus de 60 ans. Les usines qui répondaient autrefois à ces besoins en infrastructures sont depuis longtemps externalisées, et une grande partie de la main-d’œuvre productive qui possédait les vivantes connaissances nécessaires pour bâtir une nation est à la retraite ou est morte, laissant à sa place un fossé de connaissances mortel rempli de milléniaux qui n’ont aucune idée d’à quoi ressemble une économie productive.

Les agriculteurs américains ont probablement été les plus dévastés dans tout cela avec des pertes de population dramatiques dans toute la ceinture agricole américaine et l’âge moyen des agriculteurs maintenant de 60 ans. Il a été récemment rapporté que 82% du revenu familial agricole américain provient d’ailleurs que des fermes, car les méga-cartels ont repris tous les aspects de l’agriculture (des équipements/fournitures, de l’emballage et même de l’agriculture réelle entre les deux).

Combiné à la destruction contrôlée des approvisionnements alimentaires mondiaux au niveau international, COVID a veillé à ce que les approvisionnements stratégiques de la chaîne alimentaire soient réduits en miettes, l’ONU annonçant la pire crise alimentaire en plus de 50 ans (sans même tenir compte de l’explosion imminente de la bulle économique).

Pourquoi cela a-t-il été autorisé? Eh bien, outre l’intention évidente d’induire «une désintégration contrôlée de l’économie» comme l’a si froidement déclaré Volcker, l’idée a toujours été de créer les conditions décrites par feu Maurice Strong (sociopathe et vedette en carton de la famille Rothschild) en 1992 quand il a posé cette question rhétorique :

«Et si un petit groupe de dirigeants mondiaux devait conclure que le principal risque pour la Terre vient des actions des pays riches? Et que si le monde veut survivre, ces pays riches devraient signer un accord réduisant leur impact sur l’environnement. Le feraient-ils? La conclusion du groupe est «non». Les pays riches ne le feront pas. Ils ne changeront pas. Alors, pour sauver la planète, le groupe décide: le seul espoir pour la planète n’est-il pas que les civilisations industrialisées s’effondrent? N’est-il pas de notre responsabilité d’y parvenir? »

Comment retrouver la santé?

Comme tout toxicomane qui se réveille un matin au plus bas avec la terreur soudaine que sa mort est proche, la première étape consiste à admettre que nous avons un problème. Cela signifie simplement: reconnaître la vraie nature de la calamité économique actuelle au lieu d’essayer de blâmer le «coronavirus» ou la Chine, ou un autre bouc émissaire.

La prochaine étape est de commencer à agir sur la réalité au lieu de continuer à prendre de l’héroïne (une belle métaphore de la dépendance à la spéculation sur les produits dérivés).

Une première étape évidente vers cette reprise consiste à restaurer l’acte Glass-Steagall afin de 1) briser les banques Too Big to Fail et 2) imposer une norme pour juger ce qui est «fausse» valeur et ce qui est valeur «légitime», actuellement absente du psyché moderne incapable de faire la distinction entre besoins et désirs. Cela permettrait aux nations de recréer une purge de la dette fictive non-remboursable et d’autres créances du système tout en préservant tout ce qui est lié à l’économie réelle (tout ce qui est directement lié à la vie). Ce processus s’apparente à l’opération d’un cancer.

Cet acte ressemblerait beaucoup à ce que Franklin Roosevelt a fait en 1933 que j’ai décrit dans mon récent article Hyperinflation, fascisme et guerre: comment le nouvel ordre mondial peut être vaincu une fois de plus. [NdT. en cours de traduction sur ce blog!]

À ce stade, les États-nations auront réaffirmé leur véritable autorité sur les pirates de la finance privée contrôlant le système financier transatlantique comme les dieux potentiels de l’Olympe (vices pervers illimités et tout).

Il devrait être évident pour tous que les États-Unis doivent sortir la tête de leur proverbial cul avant qu’il ne soit trop tard en imposant ces réformes aux sociopathes meurtriers de Wall Street et de Londres qui préfèrent promouvoir une «grande réinitialisation» de l’économie mondiale sous le brouillard du COVID afin de contrôler les termes de l’explosion mais aussi les règles du nouveau système d’exploitation post-État qu’ils souhaitent voir mis en ligne comme une «solution» (finale).

Matthew Ehret est le rédacteur en chef de la Canadian Patriot Review, un expert de la BRI en discours tactique, et est l’auteur de 3 volumes de la série de livres «Untold History of Canada». En 2019, il a cofondé la Fondation montréalaise Rising Tide. Il peut être contacté à matt.ehret@tutamail.com


Texte original

What the Great Reset Architects Don’t Want You To Understand About Economics

by mattehret,

By Matthew Ehret

It shouldn’t come as a surprise that the Vice President of the World Bank Carmen Reinhardt recently warned on October 15 that a new financial disaster looms ominously over the horizon with a vast sovereign default and a corporate debt default. Just in the past 6 months of bailouts unleashed by the blowout of the system induced by the Coronavirus lockdown, Reinhardt noted that the U.S. Federal Reserve created $3.4 Trillion out of thin air while it took 40 years to create $14 Trillion. Meanwhile panicking economists are screaming in tandem that banks across Trans Atlantic must unleash ever more hyperinflationary quantitative easing which threatens to turn our money into toilet paper while at the same time acquiescing to infinite lockdowns in response to a disease which has the fatality levels of a common flu.

The fact of the oncoming collapse itself should not be a surprise- especially when one is reminded of the $1.5 quadrillion of derivatives which has taken over a world economy which generates a mere $80 trillion/year in measurable goods and trade. These nebulous bets on insurance on bets on collateralized debts known as derivatives didn’t even exist a few decades ago, and the fact is that no matter what the Federal Reserve and European Central Bank have attempted to do to stop a new rupture of this overextended casino bubble of an economy in recent months, nothing has worked. Zero to negative percent interest rates haven’t worked, opening overnight repo loans of $100 billion/night to failing banks hasn’t worked- nor has $4.5 trillion of bailout unleashed since March 2020. No matter what these financial wizards try to do, things just keep getting worse. Rather than acknowledge what is actually happening, scapegoats have been selected to shift the blame away from reality to the point that the current crisis is actually being blamed on the Coronavirus!

This Goes Far Beyond COVID-19

Let me just state outright: That while the coronavirus may in fact be the catalyzer for the oncoming financial blowout, it is the height of stupidity to believe that it is the cause, as the seeds of the crisis goes deeper and originated much earlier than most people are prepared to admit.

To start getting at a more truthful diagnostic, it is useful to think of an economy in real (vs purely financial) terms – That is: Simply think of the economy as total system in which the body of humanity (all cultures, nations and families of the world) exist.

This co-existence is predicated on certain necessary powers of production of food, clothing, capital goods (hard and soft infrastructure), transportation and energy production. After raw materials are transformed into finished goods, these physical goods and services move from points A to B and are consumed. This is very much akin to the metabolism that maintains a living body.

Now since populations tend to grow geometrically, while resources deplete arithmetically, constant demands on new creative discoveries and technological application are also needed to meet and improve upon the needs of a growing humanity. This last factor is actually the most important because it touches on the principled element that distinguishes humanity from all other forms of life in the ecosystem which Lincoln identified wonderfully in his 1859 Discoveries and Inventions Speech:

“All creation is a mine, and every man, a miner. The whole earth, and all within it, upon it, and round about it, including himself, in his physical, moral, and intellectual nature, and his susceptibilities, are the infinitely various “leads” from which, man, from the first, was to dig out his destiny… Man is not the only animal who labors; but he is the only one who improves his workmanship. This improvement, he effects by Discoveries, and Inventions.”

In a 2016 speech by President Xi Jinping, the principles of Lincoln’s understanding were laid out by the Chinese statesman who said:

“We must consider innovation as the primary driving force of growth and the core in this whole undertaking, and human resources as the primary source to support development. We should promote innovation in theory, systems, science and technology, and culture, and make innovation the dominant theme in the work of the Party, and government, and everyday activity in society… In the 16th century, human society entered an unprecedented period of active innovation. Achievements in scientific innovation over the past five centuries have exceeded the sum total of several previous millennia. . . . Each and every scientific and industrial revolution has profoundly changed the outlook and pattern of world development… Since the second Industrial Revolution, the U.S. has maintained global hegemony because it has always been the leader and the largest beneficiary of scientific and industrial progress.”

What Lincoln and Xi laid 150 years apart are not mere hypotheses, but elementary facts of life which even the most ardent money-worshipper cannot get around.

Of course money is a perfectly useful tool to facilitate trade and get around the awkward problem of lugging bartered goods around on your back all day, but it really is just that: a supporting element to a physical process of maintenance and improvement of trans-generational existence. When fools allow themselves to loose sight of that fact and elevate money to the status of a cause of all value (simply because everyone wants it), then we find ourselves far outside the sphere of reality and in the Alice in Wonderland world of Alan Greenspan’s fantasy world where up is down, good is evil, and humans are little more than vicious monkeys.

So with that in mind, let’s take this concept and look back upon today’s crisis.

London’s ‘Big Bang’

The great “liberalization” of world commerce began with a series of waves through the 1970s, and moved into high gear with the interest rate hikes of Federal Reserve Chairman Paul Volcker in 1980-82, the effects of which both annihilated much of the small and medium sized entrepreneurs, opened the speculative gates into the “Savings and Loan” debacle and also helped cartelize mineral, food, and financial institutions into ever greater behemoths. Volcker himself described this process as the “controlled disintegration of the US economy” upon becoming Fed Chairman in 1978. The raising of interest rates to 20-21% not only shut down the life blood of much of the US economic base, but also threw the third world into greater debt slavery, as nations now had to pay usurious interest on US loans.

In 1986, the City of London announced the beginning of a new era of economic irrationalism with Margaret Thatcher’s “Big Bang” deregulation. This wave of liberalization took the world by storm as it swept aside the separation of commercial, deposit and investment banking which had been the post-world war cornerstone in ensuring that the will of private finance would never again hold more sway than the power of sovereign nation-states. For those who are confused about London’s guiding hand in this process, I encourage you to read Cynthia Chung’s impeccable essay “Sugar and Spice, and Everything Vice: The Empire’s Sin City of London”.

Greenspan and the Controlled Disintegration of the Economy

When Alan Greenspan confronted the financial crisis of October1987, markets had collapsed by 28.5% and the American economy was already suffering from a decay begun 16 years earlier when the dollar was removed from the fixed exchange rate and was “floated” into a world of speculation. This departure from the 1938-1971 Industrial growth model ushered in a new paradigm of “post-industrialism” (aka: nation stripping) under the new logic of “globalization”. This foolish decision was celebrated as the consumer-driven, “white collar society” which would no longer worry about “intangible things” like “the future”, infrastructure maintenance, or “growth”. Under this new paradigm, if something couldn’t generate a monetary profit within 3 years, it wasn’t worth doing.

Paul Volcker (Greenspan’s predecessor at the Federal Reserve) exemplified this detachment from reality when he called for the “controlled disintegration of society” in 1977, and acted accordingly by keeping interest rates above 20% for two years which destroyed small and medium agro-industrial enterprises across America (and the world). Greenspan confronted the 1987 crisis with all the gusto of a black magician, and rather than re-connect the economy to physical reality and rebuild the decaying industrial base, he chose instead to normalize “creative financial instruments” in the form of derivatives (aka: “creative financial instruments”), which quickly grew from several billion in 1988 to $2 trillion in 1992 to $70 trillion in 1999.

“Creative financial instruments” was the Orwellian name given to the new financial asset popularized by Greenspan, but otherwise known as “derivatives”. New supercomputing technologies were increasingly used in this new venture, not as the support for higher nation building practices, and space exploration programs as their NASA origins intended, but would rather become perverted to accommodate the creation of new complex formulas which could associate values to price differentials on securities and insured debts that could then be “hedged” on those very spot and futures markets made possible via the destruction of the Bretton Woods system in 1971. So while an exponentially self-generating monster was created that could end nowhere but in a meltdown, “market confidence” rallied back in force with the new flux of easy money. The physical potential to sustain human life continued to plummet.

NAFTA, the Euro and the End of History

It is no coincidence that within this period, another deadly treaty was passed called the North American Free Trade Agreement (NAFTA). With this Agreement made law, protective programs that had kept North American factories in the U.S and Canada were struck down, allowing for the export of the lifeblood of highly skilled industrial workforce to Mexico where skills were low, technologies lower, and salaries lower still. With a stripping of its productive assets, North America became increasingly reliant on exporting cheap resources and services for its means of existence. Again, the physically productive powers of society would collapse, yet monetary profits in the ephemeral “now” would skyrocket. This was replicated in Europe with the creation of the Maastricht Treaty in 1992 establishing the Euro by 1994 while the “liberalization” process of Perestroika replicated this agenda in the former Soviet Union. While some personalities gave this agenda the name “End of History” and others “the New World Order”, the effect was the same.

Universal Banking, NAFTA, Euro integration and the creation of the derivative economy in a space of just several years would induce a cartelization of finance through newly legalized mergers and acquisitions at a rate never before seen. The multitude of financial institutions that had existed in the early 1980s were absorbed into each other at great speed through the 1990s in true “survival of the fittest” fashion. No matter what level of regulation were attempted under this new structure, the degree of conflict of interest, and private political power was uncontrollable, as evidenced in the United States, by the shutdown of any attempt by Securities and Exchange Commission head Brooksley Born to fight the derivative cancer at its early stages.

When Bill Clinton repealed Glass-Steagall bank separation of commercial and investment banks as his last act in office in 1999, speculators had un-bounded access to savings and pensions which they used with relish and went to town gambling with other people’s money. This new bubble continued for a few more years until the $700 trillion derivatives time bomb found a new trigger and the subprime mortgage market nearly burned the system down. Just like in 1987, and the collapse of the Y2K bubble in 2001, the Mammon worshipping wizards in the ECB and Fed solved this crisis by creating a new system of “bailout” which continued for another decade.

The 2000-2008 Frenzy

With Glass-Steagall now removed, legitimate capital such as pension funds could be used to start a hedge to end all hedges. Billions were now poured into mortgage-backed securities (MBS), a market which had been artificially plunged to record-breaking interest rate lows of 1-2% for over a year by the US Federal Reserve making borrowing easy, and the returns on the investments into the MBSs obscene. The obscenity swelled as the values of the houses skyrocketed far beyond the real values to the tune of one hundred thousand dollar homes selling for 5-6 times that price within the span of several years. As long as no one assumed this growth was ab-normal, and the un-payable nature of the capital underlying the leveraged assets locked up in the now infamous “sub-primes” and other illegitimate debt obligations was ignored, then profits were supposed to just continue infinitely. Anyone who questioned this logic was considered a heretic by the latter-day priesthood.

The stunning “success” of securitizing housing debts immediately induced a wave of sovereign wealth funds to come into prominence applying the same model that had been used in the case of mortgage-backed securities (MBS) and collateralized debt obligations (CDO) to the debts of entire nations. The securitizing of bundled packages of sovereign debts that could then be infinitely leveraged on the de-regulated world markets would no longer be considered an act of national treason, but the key to easy money.

The Ugly Truth of Today’s Crisis

New “sub-prime” bubbles have been created in the Corporate Debt sector which has risen to over $13.8 trillion (up 16% from the year earlier). A quarter of which is considered junk, and another half graded at BB by Moodies (a step above junk).

Household debt, student and auto debt has skyrocketed and since wages have not kept up with inflation causing even more unpayable debts have been incurred in desperation. Industrial jobs have collapsed consistently since 1971, and low paying service jobs have taken over like a plague.

The last report from the American Society of Civil Engineers concluded that America desperately needs to spend $4.5 trillion just to bring its decayed infrastructure up to safety levels. Roads, bridges, rail, dams, airports, schools all received near failing grades with the average age of Dams clocking in at 56 years, and many water pipes over 100 years old, and transmission/distribution lines are well over 60 years. The factories which once supplied those infrastructure needs are long outsourced, and much of the productive workforce that had that living knowledge to build a nation are retired or dead leaving a deadly generation knowledge gap in its place filled with millennials who never knew what a productive economy looked like.

American farmers have probably been the most devastated in all this with dramatic population losses across the entire farm belt of America and the average age of farmers now 60 years. It was recently reported that 82% of U.S. Agricultural family income comes from off farms, as mega cartels have taken over all aspects of farming (from equipment/supplies, packaging and the even the actual farming in between).

Combined with the controlled destruction of global food supplies internationally, COVID has ensured that strategic food chain supplies are being ripped to shreds with the UN reporting the worst food crisis in over 50 years (and that is not accounting for the oncoming blowout of the bubble economy).

Why was this permitted to happen? Well besides the obvious intention to induce “a controlled disintegration of the economy” as Volcker so coldly stated, the idea was always to create the conditions described by the late Maurice Strong (sociopath and Rothschild cut-out extraordinaire) in 1992 when he rhetorically asked:

 “What if a small group of world leaders were to conclude that the principal risk to the Earth comes from the actions of the rich countries? And if the world is to survive, those rich countries would have to sign an agreement reducing their impact on the environment. Will they do it? The group’s conclusion is ‘no’. The rich countries won’t do it. They won’t change. So, in order to save the planet, the group decides: Isn’t the only hope for the planet that the industrialized civilizations collapse? Isn’t it our responsibility to bring that about?”

How do we get back to health?

Like any addict who wakes up one morning at rock bottom with the sudden terror that his death is nigh, the first step is admitting we have a problem. This means simply: acknowledging the true nature of the current economic calamity instead of trying to blame “coronavirus” or China, or some other scapegoat.

The next step is begin to act on reality instead of continuing to take heroine (a fine metaphor for the addiction to derivatives speculation).

An obvious first step to this recovery involves restoring Glass-Steagall in order to 1) break up the Too Big to Fail banks and 2) impose a standard of judging “false” value from “legitimate” value which is currently absent from the modern psycho that lost all sense of needs vs wants. This would allow nations to re-create a purge of the unpayable fictitious debt and other claims from the system while preserving whatever is tied to the real economy (whatever is directly connected to life). This process is sort of akin to cutting a cancer.

This act would look very similar to what Franklin Roosevelt did in 1933 which I outlined in my recent paper Hyperinflation, Fascism and War: How the New World Order May be Defeated Once More.

At this point nation states will have re-asserted their true authority over the pirates of private finance controlling the Trans-Atlantic financial system like would-be gods of Olympus (unbounded perverted vices and all).

It should be obvious to all that the United States must get its head out of its proverbial ass before it is too late by imposing these reforms onto the murderous sociopaths on Wall Street and London who would rather promote a “Great Reset” onto the world economy under the fog of COVD in order to control the terms of the blowout and also the rules of the new post-nation state operating system which they wish to see brought online as a (final) “solution”.

Matthew Ehret is the Editor-in-Chief of the Canadian Patriot Review , a BRI Expert on Tactical talk, and has authored 3 volumes of ‘Untold History of Canada’ book series. In 2019 he co-founded the Montreal-based Rising Tide FoundationHe can be reached at matt.ehret@tutamail.com