L’escroquerie de la pandémie de grippe aviaire: des vaccins pour 33 milliards de poulets? Le rationnement numérique de la nourriture? La fin de l’agriculture animale? – par Alexis Baden-Mayer.

Voici un brillantissime article d’un auteur qui publie peu mais toujours à bon escient et qui va toujours droit au but.

L’opération grippe aviaire ne concerne évidemment pas que les États-Unis – pour l’Europe voir notamment ici, ici, ici et ici. Voir aussi, si ce n’est déjà fait, mes traductions précédentes sur l’élevage des poulets ici et ici.

Source.


L’escroquerie de la pandémie de grippe aviaire: des vaccins pour 33 milliards de poulets? Le rationnement numérique de la nourriture? La fin de l’agriculture animale?

La menace exagérée d’une pandémie de grippe aviaire humaine est une mystification destinée à « réinitialiser » notre système alimentaire.

Alexis Baden-Mayer

11 avril 2024

Si la grippe aviaire devenait soudainement transmissible de personne à personne, il y aurait toutes les raisons de soupçonner des recherches sur les armes biologiques à gain de fonction.

Mais tout le battage médiatique autour de la question de savoir si la grippe aviaire se transformera en pandémie humaine pourrait bien n’être qu’une distraction.

Certaines sociétés pharmaceutiques tireraient assurément profit d’une pandémie humaine de grippe aviaire, mais l’industrie pourrait gagner encore plus d’argent en « prévenant » une pandémie humaine par la vaccination des animaux d’élevage, en particulier des 33 milliards de poulets que compte la planète.

Jusqu’à présent, la réponse du gouvernement à la grippe aviaire a consisté à tuer des millions de poulets – 85,87 millions d’oiseaux tués depuis 2022.

Du point de vue du bien-être des animaux, c’est d’une cruauté sans nom. Du point de vue de l’agriculture durable, c’est insensé. Du point de vue de la justice alimentaire, cela se traduit par une hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires, une augmentation du nombre de personnes souffrant de la faim et une détérioration de la qualité des aliments.

On nous expliquera que la seule alternative aux massacres est la vaccination (et probablement uniquement de dangereuses injections expérimentales d’ARNm), mais les défenseurs du bien-être animal, les agriculteurs biologiques régénératifs et les experts en sécurité des vaccins sont plus claivoyants que cela.

Les laboratoires pharmaceutiques seraient-ils prêts à créer une véritable crise alimentaire rien que pour l’opportunité de vacciner 33 milliards de poulets?

Probablement, mais beaucoup de mauvais acteurs verraient une crise alimentaire comme une opportunité.

Les plus grandes entreprises du secteur de la viande aimeraient consolider leur contrôle du système alimentaire en se débarrassant des derniers agriculteurs familiaux indépendants.

Le Forum économique mondial, les milliardaires et les entreprises de biotechnologie aimeraient remplacer les vraies fermes par de faux aliments.

Ces mêmes mondialistes sont constamment à la recherche de bonnes raisons pour amener les pays à abandonner leur souveraineté nationale en matière de politique de santé publique au profit de l’Organisation mondiale de la santé.

Il se peut qu’ils veuillent reprendre leur idée de passeport vaccinal et utiliser des cartes d’identité numériques pour rationner la nourriture, comme l’a fait l’Iran, puis remplacer le dollar par une monnaie numérique de banque centrale qui fonctionnerait comme un système de crédit social.

Seul le temps nous le dira. En attendant, nous devons protéger le monde que nous aimons. Tant que c’est encore possible, achetez votre nourriture directement auprès des exploitations agricoles familiales locales, en espèces!

Pour en savoir plus, lisez la suite.

Si vous êtes prêt à passer à l’action, dites à vos législateurs de s’opposer à la prise de pouvoir de l’Organisation mondiale de la santé.

Sept choses à savoir sur la grippe aviaire

1. Si la grippe aviaire devient soudainement transmissible de personne à personne, il faut soupçonner des recherches sur les armes biologiques à gain de fonction.

Alors même que les responsables de la « santé publique » s’emploient à multiplier les cas humains (il y a fort à parier que n’importe quel ouvrier agricole, après avoir respiré du fumier toute la journée, serait malade et aurait le nez plein de virus), ils insistent actuellement sur le fait qu’il n’y a pas de transmission de personne à personne, que le risque pour la santé publique est faible et que les aliments provenant d’animaux dont le test est positif peuvent être consommés en toute sécurité.

Mais, comme l’a rapporté Christian Westbrook en 2022, l’ancien directeur du CDC, Robert Redfield, a prédit à la télévision nationale que la grippe aviaire se transmettrait à l’homme et serait hautement mortelle, déclenchant une « grande pandémie » face à laquelle le COVID-19 n’était qu’un simple échauffement.

Je soupçonne qu’il ne s’agit là que d’un discours alarmiste utilisé comme excuse pour poursuivre l’abattage massif d’oiseaux asymptomatiques et, à un moment donné, « nécessiter » la vaccination de milliards d’animaux.

Toutefois, je ne serais pas totalement surpris si le message de « faible risque pour la santé publique » émanant actuellement des agences américaines de réglementation passait soudainement à « c’est une urgence » lorsqu’elles décideront que le moment est propice.

Cela ressemblerait au déploiement du COVID, où le message de l’Organisation mondiale de la santé de janvier 2020 « pas de preuve évidente de transmission interhumaine » est passé en mars 2020 à « trouver, isoler, tester et traiter chaque cas et tracer chaque contact », ce qui a conduit à des confinements à l’échelle mondiale et à une course à la vaccination.

Comme dans le cas des attaques sous faux drapeau, une période d’inaction inexplicable, que l’on pourra plus tard accuser d’être à l’origine d’une métastase incontrôlable nécessitant des mesures draconiennes, pourrait très bien faire partie d’un scénario de plandémie réussi.

Si c’est le cas, il y aurait toutes les raisons de mettre en cause la recherche sur les armes biologiques de type « gain de fonction ».

J’ai étudié l’histoire de la recherche sur les armes biologiques à gain de fonction pour la grippe aviaire et, comme je l’ai écrit en 2022 dans « Stop à la pandémie de grippe aviaire », le virus H5N1 adapté à l’homme a une origine très curieuse.

Le premier foyer humain de H5N1 s’est déclaré à Hong Kong en 1997, l’année de ce que les Britanniques appellent la « rétrocession de Hong Kong », lorsque la souveraineté sur Hong Kong a été transférée du Royaume-Uni à la Chine.

C’est au cours de cette année « politiquement sensible » que Kennedy Shortridge, un scientifique australien qui dirigeait le laboratoire de référence de l’Organisation mondiale de la santé à l’université de Hong Kong, a confirmé des cas humains de grippe aviaire hautement pathogène.

Shortridge étudiait depuis 1975 la manière dont les virus de la grippe aviaire pouvaient se propager à l’homme. Avant de découvrir le virus H5N1, il avait déjà dressé le sinistre pronostic de son émergence. Comme l’a rapporté Frank Ching dans « Bird Flu, SARS and Beyond » (La grippe aviaire, le SARS et au-delà):

Dès 1982, Shortridge avait qualifié le sud de la Chine, où les hommes et les animaux domestiques vivent en étroite proximité, d’« épicentre de l’origine des pandémies ». Dix ans plus tard, il qualifiait la Chine méridionale de « soupe de virus » et avertissait que la grippe pandémique était une zoonose, c’est-à-dire qu’elle pouvait être transmise de l’animal à l’homme. En 1995, il avertissait que la grippe en Chine méridionale ne pouvait pas être qualifiée d’infection « émergente », car elle était constamment à l’affût. « Le terme ‘insaisissable’ serait plus approprié », écrivait-il.

Un exemple du penchant de Shortridge pour de telles prédictions se trouve dans son article du Lancet de 1995 intitulé « The next pandemic influenza virus? » (Le prochain virus grippal pandémique?). Curieusement, le virus H5N1 est apparu deux ans plus tard, en 1997, dans la ville où Shortridge travaillait, Hong Kong.

À l’époque, le passage naturel d’un virus de la grippe de la volaille à l’homme était considéré comme tellement improbable que les scientifiques ont d’abord soupçonné une contamination du laboratoire de Shortridge d’être à l’origine du diagnostic hautement improbable du H5N1.

Cette contamination ne pouvait se produire que si Shortridge avait déjà travaillé avec le H5N1 en laboratoire, ce qui était effectivement le cas. Le magazine Time a rapporté que « dans une étude antérieure, menée avec une grande discrétion, son laboratoire avait découvert que les habitants des zones rurales de Hong Kong possédaient des anticorps contre tous les virus connus de la grippe aviaire ».

C’est le collègue de Shortridge, Yuen Kwok-Yung, qui avait pris en charge les patients de Hong Kong atteints du virus H5N1 et qui avait mis au point un test de diagnostic rapide, la RT-PCR, pour analyser les sécrétions respiratoires de ces patients. Comme ils l’ont publié dans le Lancet, c’était la première fois qu’un virus purement aviaire était isolé chez des personnes souffrant d’une maladie respiratoire et la première fois qu’un test PCR était utilisé pour le diagnostic rapide de ces patients dans un contexte clinique.

Le virus H5N1 de Hong Kong de 1997 était unique à tous égards.

Selon le magazine Time, « sur le gène H, à un point appelé site de clivage, on a trouvé une mutation révélatrice, du même type que celle que l’on trouve dans d’autres virus aviaires hautement pathogènes. … Le virus… comportait des régions identiques à certaines parties d’un virus aviaire qui avait frappé les poulets de Pennsylvanie en 1983 ».

Selon le L.A. Times, « la partie H5 provient d’un virus présent chez l’oie. Le fragment N1 provient d’un deuxième virus, celui de la caille. Les autres gènes de la grippe proviennent d’un troisième virus, également présent chez la caille ».

Le virus H5N1 n’avait jamais provoqué de maladie chez l’homme avant que ce potentiel n’ait été étudié en laboratoire pendant plusieurs années.

Anthony Fauci finançait depuis 1990 les travaux de Yoshihiro Kawaoka et de Ron Fouchier visant à faire passer la grippe aviaire à l’homme, et leurs travaux étaient liés à ceux de Shortridge à Hong Kong. Pendant les sept années qui ont précédé la première épidémie humaine de H5N1 en 1997, Fauci a financé les recherches de Kawaoka sur le gain de fonction de la grippe aviaire à l’hôpital de recherche pour enfants St. Jude et le mentor de Kawaoka, Robert G. Webster, travaillait et publiait avec Shortridge. Chaque année, Webster passait trois mois à travailler avec Shortridge à l’université de Hong Kong, selon ce profil de Webster qui mentionne Kawaoka comme son protégé.

Le lien le plus étrange entre Shortridge et les laboratoires de Webster est que Yoshihiro Kawaoka avait étudié le virus aviaire qui a frappé les poulets de Pennsylvanie en 1983 et qui était le plus proche parent connu du H5N1 de Hong Kong de 1997. Selon le magazine Time:

Webster a chargé un jeune scientifique, Yoshihiro Kawaoka, d’essayer de comprendre comment le virus s’est transformé en un pathogène aussi « chaud ». Kawaoka, aujourd’hui professeur de virologie à l’université du Wisconsin, à Madison, a comparé la structure génétique des virus de la première et de la deuxième vague et n’a trouvé qu’un seul changement, extrêmement subtil, dans le gène H. Les deux virus ne différaient que par un seul nucléotide, sur les 1 700 nucléotides qui composent le gène.

En 1997, Fauci a récompensé Shortridge et l’équipe de Webster pour l’épidémie de H5N1 de Hong Kong en créant et en finançant le Centre d’excellence St. Jude pour la recherche et la surveillance de la grippe, qui continue à fonctionner aujourd’hui aux États-Unis, au Canada, au Bangladesh, en Chine, en Colombie et en Égypte.

Webster a été l’un des premiers scientifiques à réaliser des gains de fonction, en publiant la création réussie d’un virus recombinant en 1973. Comme l’écrit Lyle Fearnley dans « Wild Goose Chase »:

Pour qu’une pandémie de grippe se déclare, il faut une nouvelle forme du virus, capable d’échapper aux réponses immunitaires cultivées par les populations humaines lors des précédentes épidémies de grippe. L’Américain Robert Webster avait déjà montré que de tels nouveaux virus pouvaient être produits expérimentalement en laboratoire: en prenant des virus dérivés de différentes espèces, il a co-infecté un seul hôte animal, un processus qui, selon Webster et ses coauteurs, a encouragé les deux virus à échanger du matériel génétique et à créer des formes « recombinantes ».

On trouve également un lien avec Fouchier, par l’intermédiaire de son mentor au Centre médical Erasmus de Rotterdam, aux Pays-Bas, Jan De Jong, également collègue et collaborateur de Shortridge et Webster.

Robert G. Webster, collègue et mentor de Kawaoka, et Jan De Jong, collègue et mentor de Fouchier, ont été les premiers scientifiques en dehors de Hong Kong à recevoir des échantillons de la grippe H5N1 de 1997 du laboratoire de Shortridge.

On attribue souvent à De Jong le mérite d’avoir identifié la grippe de Hong Kong de 1997 comme étant le H5N1, mais il l’a fait à l’aide d’un « panel de réactifs pour tous les types de souches de grippe connus à ce jour » qui avaient été apportés du laboratoire de Webster à Memphis au Centre national de lutte contre la grippe à Rotterdam.

Kawaoka et Fouchier appartiennent à l’ère post-Convention sur les armes biologiques, dans laquelle la militarisation des agents pathogènes est appelée par euphémisme « recherche sur le gain de fonction », mais leurs collègues plus âgés, De Jong, Shortridge et Webster, étaient en âge de travailler avant 1972 et leurs mentors appartenaient à l’ère pré-Convention sur les armes biologiques, où les virologues fabriquaient ouvertement et en toute connaissance de cause des virus à des fins militaires.

Shortridge et Webster ont été formés par Frank Macfarlane Burnet, qui a fait partie du Comité de développement des nouvelles armes et des nouveaux équipements du Ministère australien de la défense dans les années 1940 et 1950. La Fédération des scientifiques américains énumère certaines des recommandations les plus effrayantes de Burnet:

Burnet … a déclaré que l’Australie devrait développer des armes biologiques qui fonctionneraient en Asie tropicale sans se propager aux centres de population plus tempérés de l’Australie.

« En ce qui concerne spécifiquement la situation australienne, la contre-offensive la plus efficace face à une menace d’invasion par des pays asiatiques surpeuplés consisterait à détruire par des moyens biologiques ou chimiques les cultures vivrières tropicales et à disséminer des maladies infectieuses capables de se propager dans les régions tropicales, mais pas dans les conditions australiennes. »

… Selon Burnet, le climat tempéré de l’Australie pourrait lui conférer un avantage militaire significatif.

« La principale contribution de la recherche locale en ce qui concerne l’Australie pourrait être d’étudier de manière intensive les possibilités de guerre biologique sous les tropiques contre des troupes et des populations civiles ayant un niveau d’hygiène relativement faible et une résistance élevée aux maladies infectieuses courantes. »

[Dans] sa Note sur la guerre sous un angle biologique, il suggère que la guerre biologique pourrait être une arme puissante pour aider à défendre une Australie peu peuplée… [il] exhorte le gouvernement à encourager les universités australiennes à mener des recherches dans les domaines de la science biologique en rapport avec les armes biologiques.

« La principale utilisation stratégique de la guerre biologique pourrait bien être d’administrer le coup de grâce à un ennemi virtuellement vaincu et de l’obliger à se rendre, de la même manière que la bombe atomique l’a fait en 1945. Son utilisation présente l’énorme avantage de ne pas détruire le potentiel industriel de l’ennemi, qui peut alors être récupéré intact. La guerre biologique ouverte pourrait être utilisée pour forcer la reddition par des mesures psychologiques plutôt que par des mesures destructrices directes ».

***

Dans un rapport … Burnet a conclu que « dans un pays à faible niveau d’hygiène, l’introduction d’un agent pathogène intestinal exotique, par exemple par contamination de l’eau, pourrait entraîner une diffusion à grande échelle ».

« L’introduction de la fièvre jaune dans un pays où les moustiques vecteurs s’y prêtent pourrait se transformer en une épidémie invalidante avant que des mesures de contrôle ne soient mises en place. »

[ Et] … « les possibilités d’une attaque sur les réserves alimentaires de l’Asie du Sud-Est et de l’Indonésie à l’aide d’agents de la fièvre aviaire devraient être examinées par un petit groupe d’étude ».

Une autre étape importante dans la chronologie de la grippe aviaire s’est produit en février 2009 lorsque la société pharmaceutique Baxter a combiné la grippe H3N2, qui infecte généralement les humains, avec la grippe aviaire hautement pathogène H5N1 dans un « matériel viral expérimental » qui a été accidentellement distribué à des sous-traitants en République tchèque, en Slovénie et en Allemagne. L’erreur a été découverte lorsque le matériel a tué des furets lors d’un test effectué par des chercheurs qui pensaient travailler avec une grippe saisonnière commune. Baxter n’a jamais expliqué ce qui s’est passé.

Une pandémie de grippe porcine H1N1 a débuté le mois suivant, en mars 2009. Le gouvernement américain a passé des contrats avec Baxter pour la production de vaccins contre la grippe porcine, malgré l’incident de contamination par le H5N1. « Par coïncidence », Baxter avait déposé un brevet pour son vaccin H1N1 l’année précédente.

En août 2009, un homme du nom de Joseph Moshe a été violemment arrêté lors d’un événement spectaculaire connu sous le nom de « Westwood standoff ». Tout cela est vrai, mais je n’ai pas été en mesure de confirmer les informations selon lesquelles il s’agirait d’un scientifique israélien spécialisé dans les armes biologiques, ni l’affirmation suivante selon laquelle il aurait été arrêté pour avoir dénoncé la production d’armes biologiques par Baxter en Ukraine:

Deux jours avant son arrestation, le 13 août 2009, Joseph Moshe avait appelé le Dr A. True Ott sur Republic Broadcasting, prétendant être un microbiologiste qui voulait fournir des preuves à un procureur des États-Unis concernant des vaccins contre la grippe porcine H1N1 contaminés produits par Baxter BioPharma Solutions.

Il a déclaré que le laboratoire ukrainien de Baxter produisait en fait une arme biologique déguisée en vaccin. Il a affirmé que le vaccin contenait un adjuvant (additif) conçu pour affaiblir le système immunitaire et répliquait l’ARN du virus responsable de la pandémie de grippe espagnole de 1918, à l’origine d’une maladie et d’une mort massive à l’échelle mondiale, la peste…

Joseph Moshe est un bio-scientifique travaillant pour une unité du Mossad. Il est citoyen israélien.

Lorsqu’une maladie mortelle a frappé l’Ukraine plus tard dans l’année, en octobre 2009, des rumeurs ont circulé selon lesquelles il s’agissait du virus H5N1 propagé par des vaccins ou des pulvérisations aériennes. La version officielle était qu’il s’agissait du même H1N1 que celui dont souffraient d’autres pays, mais que la transmissibilité et les symptômes étaient beaucoup plus graves.

Si la grippe aviaire commençait à se propager d’une personne à l’autre pour la première fois, les observateurs du gain de fonction tourneraient à juste titre leur regard vers les laboratoires de Kawaoaka et Fouchier et scruteraient le code génétique du nouveau virus à la recherche de similitudes avec ceux qu’ils avaient publiés.

Mais, comme le rapporte Dilyana Gaytandzhieva dans « Potential pandemic bird flu modified to be more dangerous in new risky NIH research » (La grippe aviaire pandémique potentielle modifiée pour être plus dangereuse dans de nouvelles recherches risquées des NIH), Anthony Fauci a créé un réseau mondial de grippe aviaire à gain de fonction connu sous le nom de Centre d’excellence pour la recherche et la surveillance de la grippe (Center of Excellence for Influenza Research and Surveillance, CEIRS) et les grippes aviaires militarisées qu’il a commandées peuvent être trouvées dans des laboratoires du monde entier.

2. Dépenser des millions de dollars pour tuer des millions de poulets ne fonctionne pas.

La pandémie de grippe aviaire dure depuis des décennies, mais elle ne touchait que les volailles, de sorte que la cruauté, le gaspillage et l’illogisme de la réponse à la grippe aviaire n’ont guère attiré l’attention.

Dans le cas du COVID, les personnes asymptomatiques dont le test est positif sont censées être mises en quarantaine.

Dans le cas de la grippe aviaire, les troupeaux asymptomatiques mais positifs sont détruits en masse.

Joel Salatin, cité dans un article récent du Dr Joseph Mercola, explique pourquoi c’est si insensé:

« La politique d’extermination massive sans tenir compte de l’immunité, sans même chercher à savoir pourquoi certains oiseaux prospèrent alors que tous les autres meurent, est insensée. Les principes les plus fondamentaux de l’élevage et de la reproduction des animaux exigent que les éleveurs opèrent une sélection en vue d’obtenir des systèmes immunitaires sains ». …

La réponse est relativement simple. Il faut sauver les oiseaux qui survivent à l’infection et les faire se reproduire. Ainsi, les générations futures bénéficieront d’une immunité naturelle. « Si un troupeau est infecté par l’IAHP [influenza aviaire hautement pathogène], il faut laisser celle-ci suivre son cours. Elle tuera ceux qu’elle tuera, mais au bout de quelques jours, on verra clairement qui sont les survivants. Ce sont eux qu’il faut garder et intégrer dans un programme d’élevage », écrit Salatin.

C’est ce qu’a fait Will Harris, de White Oak Pastures. Il élève des animaux sains en plein air. Dans une vidéo récente, il explique que les agriculteurs biologiques régénératifs n’ont aucune raison de craindre la grippe aviaire.

Les massacres n’ont aucun sens, c’est pourtant ce qui se passe depuis 25 ans dans le cadre d’un programme national et depuis les années 1980 au niveau des États.

Depuis 2000, il existe un programme national visant à tester les volailles d’élevage dans le cadre du programme « U.S. Avian Influenza Clean » du National Poultry Improvement Plan (plan national d’amélioration de la volaille). Il existait des programmes de dépistage universel de la grippe aviaire au niveau des États avant la mise en place du programme national.

L’influenza aviaire hautement pathogène était considérée comme une menace pour l’élevage d’œufs, de poulets et de dindes, mais l’influenza aviaire hautement pathogène n’existait pas aux États-Unis, de sorte que le programme testait l’influenza aviaire faiblement pathogène [IAFP], qui ne provoque que peu ou pas de signes cliniques chez les oiseaux infectés.

Même s’ils n’étaient pas malades, les oiseaux dont le test était positif pour l’influenza aviaire faiblement pathogène étaient abattus, car les sous-types H5/H7 de l’influenza aviaire faiblement pathogène pouvaient muter en influenza aviaire hautement pathogène.

Une épidémie survenue en 1983-1984 a entraîné la destruction de plus de 17 millions d’oiseaux pour un coût de près de 56 millions de dollars. L’implication du tristement célèbre Yoshihiro Kawaoka dans cet incident et le fait que celui-ci ait précédé l’épidémie politiquement suspecte de Hong Kong en 1997, au cours de laquelle des cas humains de grippe aviaire ont été recensés, suggèrent que cette histoire est plus complexe que la plupart des gens ne l’imaginent.

En 1996-1997, un certain nombre d’élevages d’œufs de table en Pennsylvanie ont été testés positifs au virus H7N2 de la grippe aviaire, non pathogène pour les poulets, mais le Ministère de l’agriculture de Pennsylvanie a ordonné le dépeuplement de neuf volées.

En 2002, près de 4 millions d’oiseaux ont été abattus sous l’autorité de l’État et du gouvernement fédéral en Virginie et au Texas à la suite de l’apparition de l’IAFP H7 (en Virginie) et de l’IAFP H5 (au Texas). L’APHIS du Ministère américain de l’agriculture a indemnisé les propriétaires de volailles et les éleveurs sous contrat à raison de 10 dollars par oiseau, dépensant ainsi près de 40 millions de dollars pour cette opération.

En 2006, le programme national de test et de destruction a été étendu aux volailles commerciales en plus des volailles de reproduction.

Dépenser des millions de dollars pour tuer des millions d’oiseaux par ailleurs en bonne santé chaque fois qu’un troupeau était testé positif pour l’influenza aviaire faiblement pathogène n’a pas permis de contenir l’influenza aviaire hautement pathogène.

En 2015, des foyers de virus H5 de l’IAHP (y compris les virus H5N2 et H5N8) ont été signalés dans des élevages commerciaux de volailles dans 21 États américains. Selon l’étude mal intitulée « When poultry take a sick leave: Response costs for the 2014-2015 highly pathogenic avian influenza epidemic in the USA«  (Quand les volailles prennent un congé maladie: coûts de la réponse à l’épidémie d’influenza aviaire hautement pathogène de 2014-2015 aux États-Unis), 879 millions de dollars ont été dépensés pour tuer 51 millions d’oiseaux.

En 2016, 414 000 oiseaux ont été abattus après avoir été testés positifs à la grippe aviaire hautement pathogène H7N8 dans l’Indiana.

En 2017, l’IAHP a été détectée dans le Tennessee; 253 000 oiseaux atteints d’IAFP ont été abattus dans quatre États, dont l’Alabama, le Kentucky et la Géorgie.

En 2020, un troupeau de dindes de Caroline du Sud comptant 32 577 oiseaux a été détruit après la détection de l’IAHP.

3. L’abattage d’oiseaux asymptomatiques est cruel.

En 2021, la Humane Society of the United States, Mercy for Animals et Farm Sanctuary ont contesté le plan d’intervention du Ministère de l’agriculture des États-Unis en cas de grippe aviaire et ont obtenu un accord à l’amiable. Selon Farm Sanctuary:

Le programme cruel et irresponsable de l’USDA s’appuie sur le « dépeuplement » (l’abattage massif d’animaux innocents) et encourage son emploi pour contenir les épidémies de grippe aviaire plutôt que de faire quoi que ce soit pour remédier aux conditions stressantes et surpeuplées des élevages industriels qui rendent ces épidémies pratiquement inévitables.

L’USDA a tenté de rejeter l’action en justice, mais un juge fédéral californien a ordonné en mars 2021 que l’affaire suive son cours, et les parties sont finalement parvenues à un accord à l’amiable. Si cette victoire ne mettra pas immédiatement un terme aux massacres d’oiseaux dans les fermes industrielles et n’empêchera pas l’agence de dépenser des centaines de millions de dollars du contribuable pour renflouer l’agro-industrie lorsque les troupeaux sont « dépeuplés », elle obligera l’USDA à produire une étude d’impact environnemental (Environmental Impact Statement – EIS) sur les effets dévastateurs d’un plan qui consiste à tuer des millions d’oiseaux et à se débarrasser de leurs corps dans des fosses non revêtues ou en les brûlant.

Nous espérons que l’agence se rendra compte de l’absurdité de son programme et adoptera une alternative visant à prévenir les épidémies de grippe aviaire en s’attaquant aux horribles conditions de surpeuplement dans les élevages industriels, comme nous le suggérons dans notre action en justice. L’adoption d’une telle solution pourrait mettre un terme au massacre insensé de dizaines de millions d’animaux et permettre aux contribuables d’économiser des centaines de millions de dollars.

En janvier 2023, l’USDA a publié un avis d’intention de préparer une déclaration d’impact environnemental pour la grippe aviaire hautement pathogène, mais n’a encore pris aucune autre mesure.

Entre-temps, nous sommes au cœur de la plus grande destruction de troupeaux de l’histoire, qui dure depuis 2022, avec 85,87 millions d’oiseaux tués au 10 avril 2024.

Ces oiseaux ne meurent pas de la grippe. Ils sont asymptomatiques, ils sont massacrés et plus on tue d’oiseaux, plus il y a de cas d’IAHP.

Le fait que le gouvernement et ses sténographes dans les médias ne mentionnent jamais le nombre d’oiseaux morts de la grippe par rapport au nombre d’oiseaux tués en raison d’un test positif indique qu’il s’agit d’une escroquerie. Comme on n’entend jamais parler d’oiseaux qui meurent de la grippe, on ne peut que supposer que tous les oiseaux abattus sont asymptomatiques.

4. Les éleveurs ne se plaignent pas de l’abattage d’oiseaux asymptomatiques, car ils sont payés pour le faire.

Le gouvernement garantit aux éleveurs et aux entreprises avicoles les prix du marché et les coûts d’élimination lorsqu’ils détruisent leurs volées. Il est difficile de ne pas y voir une incitation perverse dans un secteur qui s’est développé d’une manière qui ne peut que faire chuter les prix.

L’Environmental Working Group indique que les plus grands élevages de poulets ont augmenté de 17%, passant de 6 332 élevages de 500 000 volailles ou plus en 2012 à 7 406 élevages en 2022.

Ces exploitations ont produit 24% de poulets de plus en 2022 qu’en 2012, soit près de 1,4 milliard de plus.

Dans le même temps, le nombre d’exploitations élevant des poulets de chair a diminué entre 2012 et 2022, passant de 32 935 exploitations en 2012 à 31 877 en 2022, soit une baisse de 3%.

Davantage d’oiseaux ont été concentrés dans moins d’élevages de poulets de chair car, alors que le nombre d’élevages a diminué de 3%, le nombre d’animaux a augmenté de 8%, passant de près de 8,5 milliards d’oiseaux en 2012 à près de 9,2 milliards en 2022.

L’élevage est une entreprise notoirement à haut risque et à faible marge, et les éleveurs de volailles sont des serfs sur leurs propres terres, captifs de contrats terriblement abusifs avec les entreprises de production de poulets. Face à un test positif pour l’IAHP, aucun éleveur ne serait en mesure de refuser un rachat en échange de la destruction de sa volée.

C’est la raison pour laquelle on n’entend pas les éleveurs de volailles se plaindre de cette situation.

5. Les entreprises de production d’œufs et de poulets ne se plaignent pas; elles bénéficient de prix plus élevés. Elles se moquent de savoir si les gens ont faim.

Le COVID a fait augmenter la faim. La stratégie cruelle et inutile de la grippe aviaire, qui consiste à tuer les oiseaux asymptomatiques, pourrait provoquer une crise alimentaire encore plus grave. D’ores et déjà, les prix augmentent.

Yahoo rapporte que « les œufs ont grimpé à 3 dollars la douzaine en 2024, soit le double du coût de 1,45 dollar en février 2020. Cependant, les prix sont en baisse par rapport à 2023, lorsqu’une douzaine d’œufs coûtait 4,82 dollars, selon les statistiques de USA Today. »

Fox News précise que « le prix de la poitrine de poulet désossée a augmenté de 26%, passant de 3,26 $ la livre en janvier 2021 à 4,11 $ la livre en février 2024. »

La faiblesse de l’offre se traduit par une hausse des prix et une baisse de la qualité.

Chick-fil-A abandonne un engagement vieux de dix ans, celui de ne jamais utiliser d’antibiotiques, sous prétexte qu’elle ne peut tout simplement pas se procurer suffisamment de poulet sans antibiotiques. Est-ce qu’ils veulent dire « au bon prix »?

6. L’augmentation du prix des œufs et du poulet et la baisse de leur qualité pourraient rendre les aliments Frankenfood plus compétitifs.

Alors que les défenseurs de la cause animale font pression sur l’USDA pour qu’il investisse dans des élevages plus respectueux de l’environnement afin de maintenir les troupeaux en bonne santé, les végétaliens adeptes de Frankenfood [NdT. = aliments Frankenstein, artificiellement produits] se réjouissent de l’IAHP, malgré les massacres, et célèbrent ce qu’ils considèrent comme le triomphe inévitable des organismes synthétiques génétiquement modifiés sur l’élevage des animaux.

L’élevage industriel est horrible et il est difficile d’éprouver de la sympathie pour les personnes travaillant dans ce secteur, mais la biologie synthétique et la viande produite en laboratoire ne valent pas mieux. Ce changement laisserait le contrôle du système alimentaire entre les mains des mêmes entreprises et des mêmes investisseurs milliardaires mal intentionnés – mais avec une emprise plus forte – et je ne m’étonnerais pas qu’ils exagèrent, exacerbent ou même planifient une crise de la grippe aviaire pour atteindre leur objectif, qui est de pousser les derniers agriculteurs indépendants à la faillite et de remplacer les vraies fermes par de la fausse nourriture.

Si cela vous semble impossible, regardez « The Hostile Takeover of Food Production » (La prise de contrôle hostile de la production alimentaire), une interview que Christian Westbrook de Ice Age Farmer a réalisée avec le Dr Frédéric Leroy, un professeur belge de science alimentaire et de biotechnologie. [NdT. exceptionnellement intéressante, que je traduirai (de l’anglais) si j’ai le temps – elle fait deux heures!]

Ils confirment que ce ne sont pas des végétaliens idéalistes qui conduisent la transition des vraies fermes vers les faux aliments, mais un réseau bien coordonné et très puissant de super-riches dont l’objectif n’est rien moins que la domination du monde. C’est à cette même conclusion que je suis arrivé lorsque j’ai passé en revue l’histoire du mouvement de la fausse viande pour ma présentation sur le complot visant à mettre fin à l’agriculture.

En 2019, le Forum économique mondial a prévu qu’un tiers de l’approvisionnement mondial en viande serait remplacé par de la fausse viande dans les 10 ans, que ce chiffre doublerait dans 20 ans pour atteindre 60%, et que « l’effet déstabilisant des nouvelles méthodes biotechnologiques ne se limitera pas à la viande, mais s’étendra au lait, au blanc d’œuf, à la gélatine et aux produits à base de poisson ».

Le Forum économique mondial et la Fondation Bill & Melinda Gates ont coorganisé la répétition de haut niveau du COVID 2019, l’événement 201, organisé par le Centre Johns Hopkins pour la sécurité sanitaire. Cet exercice sur table, tombé à point et sinistrement prédictif, a été financé par l’Open Philanthropy du cofondateur de Facebook, Dustin Moskovitz.

Nous avons donc toutes les raisons de nous inquiéter du fait que, lors de sa réunion annuelle à Davos cette année, le Forum économique mondial s’est « préparé à la maladie X ». [NdT. voir ici]

L’abattage massif d’oiseaux asymptomatiques a lentement réduit l’offre d’œufs et de poulets et fait grimper les prix.

La grippe aviaire pourrait-elle servir de prétexte à l’arrêt total de l’élevage?

Du point de vue de ceux qui y trouvent des intérêts commerciaux et des milliardaires qui soutiennent le Forum économique mondial, ce serait le moyen idéal de forcer le passage de vraies fermes à de faux aliments.

De plus, le rationnement de la nourriture pourrait être le moyen le plus facile pour eux d’amener les gens à adopter l’identification numérique en prévision de l’imposition de la monnaie numérique de banque centrale (MNBC).

Comme l’a rapporté Christian Westbrook en 2022, cela s’est déjà produit en Iran (« IRAN: Digital Food Rationing rolls out using Biometric IDs amid food riots » – IRAN: le rationnement alimentaire numérique mis en place à l’aide de cartes d’identité biométriques dans le cadre d’émeutes provoquées par la faim).

7. Avec 33 milliards de poulets à vacciner dans le monde, les laboratoires pharmaceutiques vont s’enrichir rapidement, mais beaucoup d’autres mauvais acteurs voient des opportunités dans une crise alimentaire.

Il existe un chevauchement important entre les personnes, les entreprises et les institutions impliquées dans la recherche sur les armes biologiques à gain de fonction et celles qui participent à la campagne visant à remplacer les vraies fermes par de la fausse nourriture. Ce qui les lie, c’est la technologie. Les mêmes techniques de génie génétique et de biologie synthétique sont utilisées pour créer les Frankenfoods et les Frankenpathogènes.

Les liens entre ces deux mondes sont bien illustrés par Ginkgo Bioworks, la principale société de génie génétique et de biologie synthétique, et la société d’organismes préférée de Bayer (Monsanto).

Si vous voulez avoir peur, très peur, de ce que cela signifie pour l’humanité, consultez le rapport de risque SEC de Ginkgo [NdT. article très instructif du même auteur, qui s’auto-traduit automatiquement en français si vous êtes dans un pays francophone; SEC = Security Exchange Commission]. On dirait le scénario d’un film catastrophe sur une pandémie.

Lisez ensuite l’étude menée par Ginkgo Bioworks, qui prévoit que les infections entre animaux et humains pourraient causer 12 fois plus de décès d’ici à 2050.

Enfin, pensez au fait que Ginkgo Bioworks est un partenaire du Forum économique mondial, lancé avec le soutien d’Open Philanthropy et dans lequel Bill Gates a investi.

Wow, plutôt curieux. Tout ce qu’il manque, c’est Johns Hopkins, et on se retrouve avec toute l’équipe de l’événement 201.

Oh, attendez… ouaip, toujours en 2019, le Johns Hopkins Center for Health Security et Ginkgo Bioworks ont organisé une réunion à Washington, DC, afin de planifier l’action du gouvernement pour renforcer l’industrie de la biotechnologie. La réunion a été financée par Open Philanthropy.

Le président Joe Biden a donné force de loi aux demandes du groupe par décret en 2022. Le même jour, le président a nommé le Dr Renee Wegrzyn, vice-présidente du développement commercial de Ginkgo, à la tête de la nouvelle Agence des projets de recherche avancée pour la santé (une agence dont Whitney Webb a prévenu qu’elle « pourrait faire des États-Unis une dictature numérique »). Enfin, Jason Kelly, fondateur et PDG de Ginkgo, préside désormais la Commission de sécurité nationale sur les biotechnologies émergentes.

Ginkgo Bioworks est un profiteur de la pandémie qui s’est tourné vers l’argent facile des tests COVID en 2020, mais il est devenu un véritable acteur dans l’histoire du COVID lorsqu’il a acheté Metabiota en 2022.

La fusion Ginkgo-Metabiota ressemblait beaucoup à la fusion Bayer-Monsanto, en ce sens qu’elle constituait un excellent moyen de se défaire d’un nom tristement célèbre.

Le conseiller de Metabiota était Jeffrey Epstein. Ses bailleurs de fonds étaient des milliardaires de la technologie, le Pentagone et la CIA. Son cabinet de lobbying était le Rosemont Seneca de Hunter Biden. Ses projets consistaient à bâcler la réponse à Ebola en 2014, à mettre en place des laboratoires biologiques pour la grippe aviaire en Ukraine et à collecter des coronavirus de chauve-souris en Chine pour Ralph Baric avec EcoHealth Alliance et l’Institut de virologie de Wuhan.

Lorsque Ginkgo a racheté Metabiota, elle n’a pas seulement fait disparaître son nom tristement célèbre, mais aussi son fondateur Nathan Wolfe, un scientifique ami de Jeffrey Epstein et de Ghislaine Maxwell, qui était un Young Global Leader du Forum économique mondial. Wolfe, qui a été impliqué dans tous les pires scandales et photographié avec toutes les pires personnes, n’a peut-être pas obtenu un emploi chez Ginkgo Bioworks après la fusion, contrairement à Nita Madhav, que Wolfe avait embauchée chez Metabiota en 2015 et dont il est devenu le PDG en 2019, qui en a obtenu un.

Aujourd’hui, Nita Madhav dirige Concentric by Ginkgo, désormais connue sous le nom de Ginkgo Biosecurity, qui n’est en fait que Metabiota sous un nouveau nom. Ginkgo Biosecurity gère le système de suivi des épidémies de Metabiota et il existe toujours un lien entre le site web de Metabiota et ce système de suivi.

Chez Ginkgo Biosecurity, Madhav fait ce pour quoi elle a été engagée par Wolfe chez Metabiota: utiliser l’« intelligence artificielle » pour « prédire » les pandémies. Voici la manière Ô combien scientifique dont ils ont procédé, d’après une interview de Madhav accordée à l’émission Marketplace de NPR le 4 février 2020 (!):

« L’entreprise d’IA Metabiota évalue une maladie – ses symptômes, son taux de mortalité et la disponibilité des vaccins – et interroge ensuite les gens pour savoir à quel point cette maladie les effraie. Elle a découvert que ce coronavirus avait un indice ‘d’effroi’ élevé ».

Comme le sait Madhav, Metabiota ne se contentait pas de « prédire » les pandémies, elle contribuait à les créer. L’entreprise était aux côtés d’EcoHealth Alliance et de l’Institut de virologie de Wuhan, dans le sud de la Chine, pour collecter les coronavirus de chauve-souris qu’ils enverraient à Ralph Baric pour ses tristement célèbres expériences de gain de fonction en 2015 et qui seraient plus tard révélés comme les plus proches parents connus du SARS-CoV-2 en 2020.

Parmi les investisseurs de Metabiota figuraient Rosemont Seneca de Hunter Biden, Google et la Fondation Bill et Melinda Gates. L’ordinateur portable de Hunter Biden a révélé qu’il avait fait pression sur l’administration de son père pour que Metabiota obtienne de gros contrats du Pentagone en Ukraine, où l’entreprise mettait en place des laboratoires biologiques de recherche sur la grippe aviaire avec Black & Veatch et travaillait sur un mystérieux « projet scientifique ukrainien » financé par le gouvernement avec la société gazière Burisma, qui payait Hunter plus de 80 000 dollars par mois pour siéger au conseil d’administration de l’entreprise.

C’est lorsque les médias ont enfin commencé à en parler, parce que la Russie ne cessait de l’évoquer dans le contexte de la guerre en Ukraine, que Ginkgo Bioworks a racheté Metabiota et enterré son nom entaché de scandale.

À peu près à la même époque, Ginkgo Bioworks a adopté un système orphelin de dissimulation des origines COVID, géré par l’Agence des projets de recherche avancée sur le renseignement, appelé FELIX (Finding Engineering-Linked Indicators). L’objectif de FELIX était de prouver que le SARS-CoV-2 n’avait pas été génétiquement modifié en laboratoire, mais ses « conclusions » mal référencées ont été publiées prématurément en janvier 2020. Ginkgo a ressuscité le projet sans tambour ni trompette en 2022.

Il est très étrange que Ginkgo ait obtenu une nouvelle subvention gouvernementale importante en 2022, étant donné qu’elle avait fait l’objet d’une enquête cinglante de Scorpion Capital juste l’année précédente. Le rapport de Scorpion citait un ancien employé de Ginkgo qui affirmait que Ginkgo surfacturait et fraudait régulièrement le gouvernement et qu’il avait été témoin de ce qui s’était passé à la Defense Advanced Research Projects Agency du Pentagone: « J’ai eu l’impression que cela se produisait tout le temps. Je les ai vus le faire littéralement. J’ai vu la feuille de calcul. »

Soutenant que les actions de Ginkgo ne valaient rien, le rapport Scorpion indiquait clairement que les capacités techniques de Ginkgo Bioworks n’avaient rien de spécial :

« La biologie synthétique est un terme vide de sens et pourrait tout aussi bien être un synonyme d’escroquerie cotée en bourse. Permettez-nous de proposer une définition plus précise: l’utilisation d’outils de génie génétique répandus depuis 50 ans pour modifier des cellules de levure afin qu’elles excrètent principalement des intrants industriels de faible valeur tels que des arômes, des parfums et des ingrédients médicamenteux. C’est l’essence même de cette mystérieuse usine – Ginkgo n’est rien d’autre qu’un ORC [organisme de recherche sous contrat] spécialisé dans l’ingénierie des souches, et un ORC de mauvaise qualité selon ses propres « clients » apparentés. Avant que les promoteurs d’actions ne revendiquent le terme de « biologie synthétique », il s’agissait et il s’agit toujours d’ingénierie microbienne ou d’ingénierie des souches ».

Il semble que Scorpion avait raison. Initialement proposée à 11,15 dollars en 2021, l’action Ginkgo valait 1,12 dollar à la clôture du marché le 10 avril 2024.

Alors pourquoi Ginkgo Bioworks est-elle la société d’ingénierie microbienne préférée des milliardaires, du Pentagone et de la CIA? Peut-être convient-il à ces derniers de s’associer à une société qui ne craint ni la fraude ni les jeux de passe-passe, qui n’a pas de véritables clients et dont l’action est en chute libre? Si le projet est de lancer une épidémie de grippe aviaire qui entraînera la faillite des exploitations familiales indépendantes et réduira l’offre alimentaire, tout en faisant grimper les prix des denrées et en détournant l’activité des vraies fermes vers la fausse viande, Ginkgo est peut-être le partenaire idéal? Plus ils sont corrompus et vulnérables, moins ils seront susceptibles de s’y opposer, quelle que soit la manière dont le gouvernement décide d’utiliser leurs services.

Une pandémie de grippe aviaire pourrait aider Ginkgo à redresser la barre. L’entreprise pourrait obtenir plus d’argent du gouvernement pour effectuer des tests de dépistage de la grippe aviaire. Ils pourraient même obtenir des projets spéciaux de l’ancienne vice-présidente de Ginkgo, Renee Wegrzyn, à l’ARPA-H.

J’espère que je me trompe, que la synergie entre les OGM et le gain de fonction et la trinité impie de Pharma, Frankenfoods et Pandémies, n’a rien à voir avec le fait que la grippe aviaire devienne une crise ou la façon dont elle sera gérée si c’est le cas.

En attendant, j’observe les acteurs décrits dans cet article à la recherche d’indices sur ce qui pourrait se passer ensuite. Le 8 avril 2024, Concentric by Ginkgo a tweeté cet article de Nature, « Épidémie de grippe aviaire chez les vaches américaines: pourquoi les scientifiques sont inquiets« .

L’arnaque des énergies renouvelables, la menace de sécheresses énergétiques hivernales et l’impossibilité de «décarboniser le réseau» – par Jaime Jessop.

Excellent article de Jaime Jessop, qui exprime très bien l’énervement qu’on peut éprouver devant ce genre de tocard. Le fait qu’ils soient considérés comme des interlocuteurs valables est le signe clair qu’on est déjà bien avancés dans la politique du pire. Simple avertissement…

Note: « sécheresse énergétique », voir ici.

Source.


L’arnaque des énergies renouvelables, la menace de sécheresses énergétiques hivernales et l’impossibilité de « décarboniser le réseau »

Jaime Jessop

24 avril 2024

Nouveau jour, nouvel exercice de propagande sur la « décarbonisation du réseau » par l’industrie des énergies renouvelables, alias les Profiteurs du Désastre:

Les combustibles fossiles ont battu un record minimum de 2,4% en part d’électricité en Grande-Bretagne, pendant une heure, plus tôt ce mois-ci. Jusqu’en 2022, cette part n’était jamais tombée en dessous de 5%…

Evans affirme que le fait que les combustibles fossiles aient contribué à un minimum record de 2,4% de l’énergie du réseau pendant une demi-heure le 15 avril 2024 réfuterait les arguments selon lesquels nous ne serons jamais en mesure de décarboniser complètement le réseau! C’est une affirmation ridicule, qui n’est pas étayée par les preuves tangibles. C’est de la pure propagande et Evans est le genre de parfait crétin vert qui fourre ses sales mains dans nos poches. Car plus nous nous efforcerons de décarboniser le réseau, plus l’impossibilité de ce projet deviendra évidente pour tous, mais en même temps, plus le coût sera élevé pour les contribuables et ceux qui paient leurs factures, et plus les fraudeurs qui construisent et investissent dans la technologie « verte » destructrice de l’environnement, qui ne parviendra jamais à atteindre l’utopie durable promise d’un réseau 100% sans carbone, s’enrichiront.

David Turver souligne ce qu’Evans ignore ostensiblement:

Toutefois, les pics de combustibles fossiles restent virtuellement inchangés depuis 2016.

La raison pour laquelle les pics d’utilisation des combustibles fossiles ne changent pas est simple: les bénéfices les plus faciles à obtenir à partir de 2009 ont tous été récoltés et sans stockage à l’échelle du réseau (une technologie qui n’existe pas et qui serait atrocement chère même si elle était technologiquement réalisable par l’utilisation de batteries super efficaces et à très haute capacité et/ou d’hydrogène « vert »), ils ne seront jamais en mesure d’éliminer le besoin en combustible fossile en raison de la variabilité fondamentale du climat naturel, quelle que soit la capacité qu’ils ajoutent. En effet, lorsque le soleil ne brille pas la nuit ou en hiver, on ne peut pas le faire briller et, malgré les affirmations des conspirationnistes de la géo-ingénierie, lorsque le vent ne souffle pas, il ne souffle pas, et c’est tout. Si nous disposions dès à présent de batteries à l’échelle du réseau ou d’un système de stockage d’hydrogène vert, nous aurions probablement déjà, ou très bientôt, un réseau 100% sans carbone, sans qu’il soit nécessaire de construire de nouvelles turbines et de nouveaux panneaux solaires qui détruisent les oiseaux, les baleines, les paysages naturels et les terres agricoles. Mais ils veulent en construire toujours plus, parce que cela enrichit toujours plus leurs copains capitalistes verts, tandis que nous devenons toujours plus pauvres, en faisant miroiter le mensonge selon lequel une plus grande capacité équivaut à une décarbonisation à 100% qui sauvera la planète. Ce n’est pas le cas. Ce ne sera pas le cas. Jamais. Quelques graphiques simples en illustrent la raison. Tout d’abord, la répartition de la production d’énergie pour le 15 avril:

En effet, le charbon et le gaz n’ont fourni que 6,7% de la journée, l’énergie éolienne 54,1% et l’énergie solaire 7,1%. L’hydroélectricité par pompage (PSH) n’a fourni qu’un maigre 1%. Elle ne fournit jamais beaucoup plus que cela, étant essentiellement limitée par la géographie des îles britanniques. Il n’y a même pas de catégorie pour le stockage par batterie, tant il est minuscule, et le stockage par hydrogène n’est encore qu’une promesse de conte de fées. La majeure partie de notre énergie restante provient des interconnexions et de l’énergie nucléaire. À 13h30, le solaire et l’éolien fournissaient 70,8% de l’énergie au réseau et le gaz seulement 1,8%. On se rapproche à grands pas de la décarbonisation du réseau, n’est-ce pas? Non, pas vraiment. Au cours de l’année 2023, on constate que le gaz et le charbon fournissent toujours un tiers de l’énergie du réseau:

L’éolien et le solaire représentent à peine plus: 33.9%. Il serait réaliste de penser qu’en augmentant la capacité, au prix d’énormes sacrifices pour l’environnement et d’un coût économique considérable, nous pourrons atteindre 50% dans les 5 à 10 prochaines années. Mais après cela, à moins que le stockage par batterie ne devienne magiquement beaucoup plus efficace, très bon marché et ne nécessite pas d’énormes ressources minérales extraites dans des pays lointains, nous aurons toujours besoin, en supposant que les réacteurs nucléaires modulaires ne soient pas développés assez rapidement, d’importantes quantités de gaz d’appoint pour maintenir la lumière allumée. Vous noterez également que le vent faiblit pendant les mois d’été et que le gaz prend le relais. Mais même au cœur de l’hiver, le vent peut tomber à zéro et si nous n’avons pas de capacité de production de gaz pendant ces sécheresses énergétiques, les lumières (et le chauffage) s’éteindront, des milliers de personnes mourront de froid et les retraitées suisses qui se plaignent des canicules estivales ne représenteront finalement pas un si grand problème de droits de l’homme. Prenons par exemple la période du 23 au 25 février. Simon Evans et Carbon Brief ne vous parleront pas de ces journées:

Pendant 48 heures, de la fin de l’après-midi du 23 février à la fin de l’après-midi du 25 février, le vent est tombé à presque zéro et le gaz a dû faire le gros du travail pour que les lumières restent allumées. Au plus fort de cette sécheresse énergétique, heureusement de courte durée, le gaz assurait 50% de la production d’électricité, le vent seulement 1,5% et l’énergie solaire rien du tout. De telles journées sans vent pendant l’hiver peuvent se transformer en semaines, cela s’est déjà produit. Le 2 décembre 2023 est un autre jour dont Evans ne vous parlera pas:

Au petit matin, le gaz fournissait près de 70% de notre production d’électricité, l’éolien un peu plus de 5% et le solaire, comme d’habitude, rien du tout. C’était il y a tout juste 5 mois. Alors dites-moi, quand devrions-nous nous attendre à un réseau 100% décarboné? Pas tout de suite. Pas d’ici 2030. Pas d’ici 2050. Probablement pas dans un avenir prévisible.

18 prédictions spectaculairement erronées faites en 1970 – par Mark J. Perry.

Juste pour s’amuser, on va un peu se foutre de ceux qui se foutent de nous avec tant d’abandon – surtout en ce moment, ils deviennent incontrôlables: les Experts du climat. L’article date de 2022 et reprend une liste publiée en 2000 mais peu importe, les prédictions, elles, datent bien de 1970.

Je signale au passage la sortie de « Climate: the Movie« , le nouveau et excellent film de Martin Durkin, que je vous recommande vivement. Le lien ci-dessus mène à la dernière version avec sous-titres français (ajuster les Paramètres si nécessaire). Profitez-en parce que YouTube fait le shadowbanning du film: à moins d’en entrer le titre exact, il n’apparaît pas dans les résultats 🙂

Présentation du film:

Ce film montre que l’alarme climatique est une peur inventée sans aucun fondement scientifique. Il montre que les études classiques et les données officielles ne confirment pas l’affirmation selon laquelle nous assistons à une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes – ouragans, sécheresses, vagues de chaleur, incendies de forêt et autres. Elles réfutent catégoriquement l’affirmation selon laquelle les températures et les niveaux actuels de CO2 dans l’atmosphère sont anormalement élevés et inquiétants. Au contraire, par rapport au dernier demi-milliard d’années de l’histoire de la Terre, les températures et les niveaux de CO2 actuels sont extrêmement et inhabituellement bas. Nous sommes actuellement dans une période glaciaire. L’étude montre également qu’il n’existe aucune preuve que l’évolution des niveaux de CO2 (qui ont changé à de nombreuses reprises) ait jamais été à l’origine d’un changement climatique dans le passé.

Pourquoi alors nous dit-on, encore et encore, que le « changement climatique catastrophique causé par l’homme » est un fait irréfutable? Pourquoi nous dit-on qu’il n’y a aucune preuve qui le contredise? Pourquoi nous dit-on que quiconque remet en question le « chaos climatique » est un « platiste » et un « négationniste de la science »?

Le film explore la nature du consensus qui sous-tend le changement climatique. Il décrit les origines du financement de la lutte contre le changement climatique et l’essor de l’industrie du climat, qui pèse des trillions de dollars. Il décrit les centaines de milliers d’emplois qui dépendent de la crise climatique. Il explique l’énorme pression exercée sur les scientifiques et autres personnes pour qu’ils ne remettent pas en question l’alarme climatique: retrait des fonds, rejet par les revues scientifiques, ostracisme social.

Mais l’alarme climatique est bien plus qu’une campagne de financement et d’emploi. Le film explore la politique du climat. Dès le début, la peur du climat a été politique. Le coupable était le capitalisme industriel de libre marché. La solution consistait à augmenter les impôts et à renforcer la réglementation. Dès le début, l’alarme climatique a attiré, et a été adoptée et promue par les groupes favorables à un renforcement de l’État.

C’est le clivage politique tacite qui se cache derrière l’alarme climatique. La campagne d’alarmisme climatique est particulièrement attrayante pour tous ceux qui font partie de l’establishment tentaculaire financé par l’État. Cela inclut l’intelligentsia occidentale, largement financée par des fonds publics, pour qui le climat est devenu une cause morale. Dans ces cercles, critiquer ou remettre en question l’alarme climatique est devenu un manquement à l’étiquette sociale.

Le film comprend des entretiens avec un certain nombre d’éminents scientifiques, dont le professeur Steven Koonin (auteur de « Unsettled », ancien doyen et vice-président de Caltech), le professeur Dick Lindzen (ancien professeur de météorologie à Harvard et au MIT), le professeur Will Happer (professeur de physique à Princeton), le Dr John Clauser (lauréat du prix Nobel de physique en 2022), le professeur Nir Shaviv (Racah Institute of Physics), le professeur Ross McKitrick (Université de Guelph), Willie Soon et bien d’autres encore.

Le film a été écrit et réalisé par le cinéaste britannique Martin Durkin et constitue la suite de son excellent documentaire de 2007 intitulé « The Great Global Warming Swindle » (La grande escroquerie du réchauffement climatique). Tom Nelson, un podcasteur qui examine en profondeur les questions liées au débat sur le climat depuis près de vingt ans, est le producteur du film.

Et maintenant, rions un peu de leurs vieilles foutaises.

Source.


18 prédictions spectaculairement erronées ont été faites à l’occasion de la première Journée de la Terre en 1970, et il faut s’attendre à ce qu’il y en ait d’autres cette année

Par Mark J. Perry

21 avril 2022

Demain c’est la Journée de la Terre 2022 et le 52e anniversaire de la Journée de la Terre. C’est donc le moment de publier mon article annuel sur les prédictions spectaculairement erronées qui ont été faites à l’époque de la première Journée de la Terre en 1970…

Dans le numéro de mai 2000 de Reason Magazine, le correspondant scientifique primé Ronald Bailey a écrit un excellent article intitulé “Earth Day, Then and Now: The planet’s future has never looked better. Here’s why” (Journée de la Terre, hier et aujourd’hui: L’avenir de la planète n’a jamais été aussi prometteur. Voici pourquoi) pour donner une perspective historique au 30e anniversaire de la Journée de la Terre. Dans cet article, Bailey note qu’à l’époque de la première Journée de la Terre, en 1970, et dans les années qui ont suivi, il y a eu un « torrent de prédictions apocalyptiques » et nombre de ces prédictions ont été reprises dans son article de Reason. Le 51e anniversaire de la Journée de la Terre est l’occasion de poser à nouveau la question que Bailey a posée il y a 21 ans: dans quelle mesure les prédictions faites à l’époque de la première Journée de la Terre, en 1970, étaient-elles exactes? La réponse: « Les prophètes de malheur ne se sont pas simplement trompés, ils se sont spectaculairement trompés », selon Bailey. Voici 18 exemples de prédictions spectaculairement erronées faites autour de 1970, lorsque la « journée sainte verte » (alias Journée de la Terre) a été lancée:

  1. George Wald, biologiste à Harvard, estimait que « la civilisation s’éteindra d’ici 15 ou 30 ans [d’ici 1985 ou 2000] si des mesures immédiates ne sont pas prises pour résoudre les problèmes auxquels l’humanité est confrontée ».
  2. « Nous traversons une crise environnementale qui menace la survie de cette nation et du monde en tant que lieu d’habitation humaine », écrivait Barry Commoner, biologiste à l’université de Washington, dans le numéro consacré à la Journée de la Terre par la revue scientifique Environment.
  3. Le lendemain de la première Journée de la Terre, la page éditoriale du New York Times avertissait: « L’homme doit cesser de polluer et conserver ses ressources, non seulement pour améliorer son existence, mais aussi pour sauver la race d’une détérioration intolérable et d’une possible extinction ».
  4. « La population dépassera inévitablement et complètement les faibles accroissements de nourriture auxquels nous parviendrons », déclarait avec assurance Paul Ehrlich dans le numéro d’avril 1970 de Mademoiselle. « Le taux de mortalité augmentera jusqu’à ce qu’au moins 100 à 200 millions de personnes par an meurent de faim au cours des dix prochaines années [d’ici 1980]. »
  5. « La plupart des personnes qui vont mourir dans le plus grand cataclysme de l’histoire de l’homme sont déjà nées », écrivait Paul Ehrlich dans un essai de 1969 intitulé Eco-Catastrophe! « D’ici [1975], certains experts estiment que les pénuries alimentaires auront transformé le niveau actuel de faim et de disette dans le monde en famines d’une ampleur incroyable. D’autres experts, plus optimistes, pensent que l’ultime choc nourriture-population ne se produira pas avant la décennie des années 1980. »
  6. Ehrlich esquissait son scénario le plus alarmiste pour le numéro de 1970 de The Progressive consacré à la Journée de la Terre, assurant les lecteurs qu’entre 1980 et 1989, quelque 4 milliards de personnes, dont 65 millions d’Américains, périraient dans le « Grand Dépérissement ».
  7. « Il est déjà trop tard pour éviter une famine massive », déclarait Denis Hayes, le principal organisateur de la Journée de la Terre, dans le numéro du printemps 1970 de The Living Wilderness (La nature sauvage).
  8. Peter Gunter, professeur à la North Texas State University, écrivait en 1970: « Les démographes s’accordent presque unanimement sur le sinistre calendrier suivant: d’ici 1975, des famines généralisées commenceront en Inde; elles s’étendront d’ici 1990 à l’ensemble de l’Inde, du Pakistan, de la Chine, du Proche-Orient et de l’Afrique. D’ici l’an 2000, ou peut-être plus tôt, l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale vivront dans des conditions de famine….En l’an 2000, dans trente ans, le monde entier, à l’exception de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Australie, sera en proie à la famine ».

Note: La prédiction de la famine en Amérique du Sud est en partie vraie, mais seulement au Venezuela et seulement pour cause de socialisme, et non pour des raisons environnementales.

  1. En janvier 1970, Life rapportait: « Les scientifiques disposent de preuves expérimentales et théoriques solides pour étayer […] les prédictions suivantes: dans une décennie, les citadins devront porter des masques à gaz pour survivre à la pollution de l’air… en 1985, la pollution de l’air aura réduit de moitié la quantité de lumière solaire atteignant la terre…. ».
  2. L’écologiste Kenneth Watt déclarait au Time: « Au rythme actuel de l’accumulation d’azote, ce n’est qu’une question de temps avant que la lumière ne soit filtrée de l’atmosphère et qu’aucune de nos terres ne soit utilisable ».
  3. Barry Commoner prévoyait que les polluants organiques en décomposition consommeraient tout l’oxygène des rivières américaines, entraînant l’asphyxie des poissons d’eau douce.
  4. Paul Ehrlich renchérissait en prédisant en 1970 que « la pollution de l’air… coûtera certainement des centaines de milliers de vies rien qu’au cours des prochaines années ». Ehrlich esquissait un scénario dans lequel 200 000 Américains mourraient en 1973 lors de « catastrophes dues au smog » à New York et à Los Angeles.
  5. Dans le numéro de mai 1970 de la revue Audubon, Paul Ehrlich avertissait que le DDT et d’autres hydrocarbures chlorés « pourraient avoir considérablement réduit l’espérance de vie des personnes nées depuis 1945 ». Ehrlich avertissait que les Américains nés depuis 1946… n’avaient plus qu’une espérance de vie de 49 ans, et il prédisait que si les tendances actuelles se poursuivaient, cette espérance atteindrait 42 ans d’ici 1980, date à laquelle elle pourrait se stabiliser. (Note: selon le rapport le plus récent du CDC, l’espérance de vie aux États-Unis est de 78,6 ans).
  6. L’écologiste Kenneth Watt déclarait: « D’ici l’an 2000, si les tendances actuelles se poursuivent, nous consommerons le pétrole brut à un tel rythme… qu’il n’y aura plus de pétrole brut. Lorsque vous irez à la pompe et que vous direz: « Fais le plein, mec », on vous répondra: « Je suis vraiment désolé, il n’y en a plus ».

Note: La production mondiale de pétrole de l’année dernière, d’environ 95 millions de barils par jour (bpj), a doublé par rapport à la production mondiale de pétrole de 48 millions de bpj à l’époque de la première Journée de la Terre en 1970. [NdT. l’année 2023 a vu le record historique de production mondiale de pétrole]

  1. Harrison Brown, un scientifique de l’Académie Nationale des Sciences, publiait dans le Scientific American un tableau qui considérait les réserves de métaux et estimait que l’humanité serait totalement à court de cuivre peu après l’an 2000. Le plomb, le zinc, l’étain, l’or et l’argent disparaîtraient avant 1990.
  2. Le sénateur Gaylord Nelson écrivait dans Look: « Le Dr S. Dillon Ripley, secrétaire de l’Institut Smithsonian, pense que dans 25 ans, entre 75 et 80% de toutes les espèces animales vivantes auront disparu ».
  3. En 1975, Paul Ehrlich prédisait que « puisque plus de neuf dixièmes des forêts tropicales humides primaires seront éliminées dans la plupart des régions au cours des 30 prochaines années environ [d’ici 2005], on peut s’attendre à ce que la moitié des organismes de ces régions disparaissent avec elles ».
  4. Dans un discours, Kenneth Watt annonçait l’imminence d’une ère glaciaire. « Le monde se refroidit fortement depuis une vingtaine d’années », déclarait-il. « Si les tendances actuelles se poursuivent, le monde sera plus froid d’environ quatre degrés pour la température moyenne globale en 1990, mais de onze degrés en l’an 2000. C’est environ le double de ce qu’il faudrait pour que nous entrions dans une ère glaciaire ».

MP: Gardons à l’esprit ces prédictions spectaculairement erronées de la première Journée de la Terre en 1970, au moment où nous sommes à nouveau bombardés cette année par des prédictions catastrophiques de « malheur et désolation » et de  » menaces existentielles  » dues au changement climatique. Pensons également à la question posée par Ronald Bailey en 2000: À quoi ressemblera la Terre lors de la 60e Journée de la Terre, en 2030? Bailey prédit un monde futur beaucoup plus propre et beaucoup plus riche, avec moins de faim et de malnutrition, moins de pauvreté, une espérance de vie plus longue et des prix des minéraux et des métaux plus bas. Mais il fait une dernière prédiction au sujet de la Journée de la Terre 2030: « Il y aura un groupe de catastrophistes à l’influence disproportionnée qui prédiront que l’avenir – et le présent – n’ont jamais semblé aussi sombres ». En d’autres termes, le battage médiatique, l’hystérie et les prédictions apocalyptiques spectaculairement erronées se poursuivront, encouragés par des « chasseurs de revendications environnementales » à l’esprit vertueux comme l’AOC, qui a déclaré il y a plusieurs années qu’il ne nous restait « que 12 ans pour stopper les pires impacts du changement climatique ».

La bêtise deviendra endémique au Royaume-Uni d’ici 2060 – par Jitln.

Juste parce que:

  1. ça m’amuse – l’humour anglais (à part John Cleese) est le seul qui me fasse rire, et
  2. comme l’auteur, j’aime aussi les araignées.

Avec en prime une courte leçon d’écologie et une bonne dose de non-alarmisme climatique.

Source.


La bêtise deviendra endémique au Royaume-Uni d’ici 2060

Je sais, elle est déjà endémique…

Posté le 24 décembre 23 par JitIn

J’ai une théorie – que j’ai peut-être déjà mentionnée dans ces pages – selon laquelle une grande partie de la menace que le changement climatique fait peser sur le monde naturel pourrait être démontrée comme étant une illusion par pure logique, si quelqu’un avait le temps, ou plus important encore, l’envie, de collecter les données.

Il existe un principe bien connu dans la vie humaine selon lequel les apparences ont de l’importance. On peut appeler cela le « préjugé de beauté », ou encore « les personnes laides sont injustement considérées comme malveillantes au premier coup d’œil ». Un phénomène similaire se produit dans la perception des animaux par l’homme. Les choses mignonnes sont vulnérables et les choses horribles sont dangereuses. C’est un instinct que nous avons. Voir ici pour une discussion. Il y a des gens bizarres comme moi qui aiment les araignées. Mais cela signifie simplement que l’horreur que la plupart des gens éprouvent à l’égard des arachnides déteint sur l’arachnologue.

Je prétends que, parce que les scientifiques sont des humains et non des automates désintéressés, ils sont plus enclins à rechercher les menaces qui pèsent sur les animaux mignons et à chercher les raisons pour lesquelles les animaux horribles se répandent. Telle est ma théorie. Et il serait facile de la tester, simplement en consultant la littérature.

La « crise » climatique étant l’alpha et l’oméga des menaces qui pèsent actuellement sur le monde naturel, les créatures horribles pulluleront dans un avenir chaud, tandis que les animaux mignons disparaîtront inévitablement sous l’effet d’une chaleur accablante.

Un exemple de créature qui appartient sans équivoque à la caste des « horribles » est le moustique, qui, compte tenu de ce qui précède, deviendra donc plus abondant et envahira des zones dont il est actuellement absent, apportant avec lui de méchants virus ou protozoaires.

UNE BRÈVE LEÇON D’ÉCOLOGIE (N’HÉSITEZ PAS À FAIRE UNE AVANCE RAPIDE)

On peut décrire les endroits disponibles où une espèce particulière peut vivre en utilisant le concept de « niche ». Il en existe deux types principaux.

Le premier est la niche fondamentale, qui peut être considérée comme un espace à n dimensions, chaque dimension étant définie par l’un ou l’autre paramètre environnemental. Le plus évident est la température maximale et minimale qu’une espèce donnée peut tolérer. Il y a aussi des paramètres comme la salinité et l’humidité, ainsi que des phénomènes météorologiques plus intangibles comme les précipitations. Cette enveloppe englobe l’éventail des environnements que notre espèce peut potentiellement habiter.

Le deuxième type est la niche réalisée. Il s’agit du sous-ensemble de la niche fondamentale qui est effectivement occupé par l’espèce concernée. Par exemple, certaines espèces de plantes sont limitées aux marais salants. Mais la plupart d’entre elles pourraient allègrement pousser à l’intérieur des terres si elles en avaient la possibilité. À l’intérieur des terres, elles sont facilement évincées par des espèces plus vigoureuses; mais sur le marais salant, leur plus grande tolérance à l’environnement leur permet de pousser là où les espèces plus vigoureuses ne peuvent le faire.

FIN DE LA LEÇON D’ÉCOLOGIE

À l’aide de modèles climatiques, si vous croyez à ce genre de choses, il est possible de cartographier la niche fondamentale actuelle et future d’une espèce particulière, à partir d’informations sur ses tolérances environnementales. On peut également cartographier sa niche réalisée à partir des données d’occurrence existantes et donner une idée de ce que sa niche réalisée pourrait être dans le cadre d’un scénario de changement climatique particulier.

Ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Prenons un autre exemple de marais salant : si on estime que le niveau de la mer va s’élever, cela pourrait signifier que la niche réalisée de l’aster de mer se déplacera vers le haut du marais. Mais le fera-t-elle? Les endroits où nous pensons que l’aster de mer va se répandre sont déjà occupés par des graminées grossières. Peut-être seront-elles moins vigoureuses avec une ou deux inondations par an, mais peut-être pas. Il n’est pas facile de déterminer si la communauté changera.

Après ce préambule, vous commencez sans doute à vous demander Mais Bon Sang de Quoi Jit Parle-t-il cette fois? Eh bien, je parle de ça:

Le Star: Les mozzis tueurs s’emparent du pays
Daily Mail: La dengue atteint le Royaume-Uni
The Scotsman: Le changement climatique pourrait apporter la fièvre
Daily Record: Les insectes tropicaux vont frapper le Royaume-Uni
Daily Express: Les moustiques tigres pourraient apporter la dengue au Royaume-Uni à mesure que le climat se réchauffe
The Guardian: Selon l’Agence de la Santé, la crise climatique pourrait provoquer 10 000 décès supplémentaires par an au Royaume-Uni

Il y a quelques semaines, l’Agence britannique de sécurité sanitaire a publié un rapport géant sur les effets du changement climatique sur la santé au Royaume-Uni. Ce rapport peut être consulté ici. Il y a beaucoup de choses dans ce rapport. Mais la plupart des journaux se sont penchés sur la question des moustiques tueurs.

L’histoire est la suivante. Il existe un moustique appelé Aedes albopictus (le tigre asiatique!). Il est rayé, vient d’Asie et pique les humains, vous comprenez? Cependant, il existe d’autres types de moustiques rayés, ce qui peut prêter à confusion pour les non-initiés), connu pour transmettre la dengue, qui s’établira au Royaume-Uni parce que la Crise Climatique rendra le climat britannique propice à son développement, ce qui l’amènera à transmettre la dengue à d’infortunés citoyens britanniques en train de vaquer à leurs occupations.

Il se trouve que le rapport lui-même n’est pas aussi hystérique que les gros titres. Mais il ne se rend pas service.

Voici la chaîne de raisonnement :

A. albopictus n’est pas présent au Royaume-Uni.

Le Royaume-Uni ne fait actuellement pas partie de la niche fondamentale d’A. albopictus, c’est pourquoi il n’est pas là.

A. albopictus est arrivé au Royaume-Uni et y arrivera encore et encore, mais il ne s’y est pas établi parce qu’il y fait trop froid, et il ne s’y établirait pas, sauf que…

Avec le changement climatique, le Royaume-Uni deviendra propice à l’A. albopictus, de sorte que l’un de ces événements de colonisation aboutira à l’établissement du moustique.

Comme A. albopictus est connu pour transmettre la dengue, il transmettra la dengue lorsqu’il s’établira ici.

La dengue s’établira au Royaume-Uni et des personnes mourront inutilement.

Nous devons réduire les émissions de « carbone ».

Il y a là un certain nombre de problèmes. Selon les estimations de Proestus et al 2015, le Royaume-Uni est déjà presque entièrement un habitat approprié pour le Royaume-Uni. Selon ces estimations, le changement climatique n’a aucune incidence sur la probabilité d’établissement du moustique, même en utilisant le scénario RCP8.5 Armageddon (repérez la différence entre les deux cartes ci-dessous). Et s’il est vrai que le Royaume-Uni n’est actuellement pas adapté, il aurait peut-être été préférable que l’UKHSA n’utilise pas le scénario RCP8.5 pour prédire les températures futures.

Adéquation de l’habitat pour A. albopictus selon Proestus et al.
Adéquation de l’habitat pour A. albopictus vers 2050 selon Proestus et al.

Ensuite, même si un habitat est physiquement adapté (rappelons le concept de niche fondamentale), il ne s’ensuit pas nécessairement qu’une espèce s’établira, car des interactions écologiques entrent en jeu (la niche réalisée). Il y a déjà beaucoup de moustiques du genre Aedes au Royaume-Uni, et il est au moins plausible que le nouveau venu ne parvienne pas à s’établir en raison de la concurrence avec les espèces en place, en particulier par la production d’hybrides peu adaptés (ce que l’on appelle la « satyrisation » – discutée en relation avec cette espèce et A. aegypti par Lounibos & Juliano 2018). Si les moustiques s’établissent effectivement, il n’y a aucune raison de supposer que la dengue s’établira à son tour. Un problème particulier est que pour transmettre la dengue, un moustique doit piquer un être humain infecté, puis piquer un être humain non infecté. La seule source de dengue étant les humains importés, ce processus est inévitablement rare et donc peu probable. Au Royaume-Uni, les humains ne se font pas piquer autant que dans certaines parties du monde, car nous disposons de logements de meilleure qualité (pro tem) que dans de nombreuses régions du monde. Il pourrait y avoir de petites poussées de dengue autour d’un individu, mais il semble peu probable que cela persiste. C’est d’autant plus vrai que nous avons cette chose appelée hiver, qui permettrait aux personnes infectées d’éliminer le virus avant que les moustiques ne deviennent actifs au cours de l’été suivant. C’est le cas, que ce soit en enfer, en haute mer ou dans le cadre du RCP8.5.

Selon moi, il n’y a pas la moindre chance que la dengue s’installe au Royaume-Uni. Je ne serais toutefois pas surpris si A. albopictus s’établissait ici. Mais il n’y a pas lieu de paniquer. Dans l’ensemble, les espèces introduites ne sont pas aussi terrifiantes qu’on le prédit. La proportion d’espèces introduites qui se montrent à la hauteur du battage médiatique autour de leur arrivée est un autre sujet intéressant.

Quant à la réduction de l’aptitude des moustiques envahissants par la satyrisation, les satyres ont-ils une faible aptitude? N’oubliez pas, mesdames et messieurs, que cela n’a rien à voir avec leur apparence. Ce qui compte, c’est la façon dont ils jouent de la flûte.

Image en vedette

Extrait de « Mosquito Extermination in New York City » par George A. Soper.

Diagnostics.

Bonne année 2024!

L’année de la redevabilité est terminée. Ô surprise, pas de Nuremberg 2.0, juste quelques plaintes comme celle-ci – le Procureur Général du Texas contre Pfizer. En Europe, quelques rats politiques quittent le navire vaccinal en perdition, maintenant que le mal est fait et qu’ils sont autorisés à jouer officiellement les preux chevaliers avec trois ans de retard. Parfaitement minable.

Voyons ce qu’on nous promet pour l’année qui vient: chaos, guerre civile, guerre mondiale, extrême-droite, et autres signes que le foutage de gueule continue. Encore du minable…

Je vois se former deux tendances, pas strictement alignées sur les divisions qu’on nous vend – gauche/droite, noirs/blancs, Russie/Ukraine – actualisée en Israël/Palestine – et bien entendu injectés/non-injectés.

D’un côté les éternels enfants gâtés qui comptent sur d’autres pour faire le boulot – au choix selon leur « camp », l’État, Pfizer, les politiciens, Donald Trump, Jésus Christ, etc. – et traversent la vie sans rien vouloir savoir ni savoir qu’ils ne savent pas. Inutiles à eux-mêmes et aux autres, personne n’en veut – ni vous, ni moi, encore moins leurs maîtres, qui ne savent plus quoi en faire.

D’autre part, ceux qui (re)prennent leur vie en main, même si ce n’est ni facile ni un cadeau – beaucoup de travail pour peu de récompense – mais réalisent que la seule liberté ne se gagne pas à coups de manifs à la con mais par l’autonomie et la responsabilité individuelle.

En voici la version latine sous forme de proverbes pour assiettes – idée piquée à Chaval:

Labor ipse voluptas: le travail est sa propre récompense.

Flecti non frangi: on nous a pliés mais on ne nous a pas cassés.

… et bonne santé!

J’ai:

  • une crise aigüe de goutte (moi qui ne boit jamais),
  • une allodynie, ou un zona, on ne sait toujours pas (médecins incompétents),
  • des apnées du sommeil (86 par heure, dont une mesurée à deux minutes),

mais pas le Covid!

Ces légères indispositions heureusement sans gravité expliquent le léger retard de ce billet.

Je prends donc de la colchicine, de la vitamine B et je me déguise en éléphant toutes les nuits, sur conseil de mon cardiologue, ce qui me prolongera la vie de plusieurs années, merci Docteur – et implique que le monde devra encore supporter ce vieillard acariâtre, en plus de tout le reste.

Et comment vont les autres?

Covid-19

Je coiffe ma casquette marquée Service Public pour une annonce d’intérêt général.

Si vous souffrez des symptômes suivants:

  • toux sèche persistante,
  • courbatures,
  • fièvre modérée,
  • douleur dorsale extrême localisée au niveau du pancréas/estomac, c’est-à-dire au milieu de la colonne vertébrale,
  • très forte diarrhée, système digestif HS,

… c’est probablement le Covid – peut-être le petit dernier, le JN.1. Vous savez quoi faire.

Je range ma casquette, passons à la suite des événements.

En 2020, n’en déplaise aux négationnistes du SARS-CoV-2, le Covid a fait quelque dégât chez les immunodéprimés et certains malchanceux – assez peu – dont certains ont chopé un Covid long. Avance rapide jusque 2024: le système immunitaire des injectés a été maintenant suffisamment « reprogrammé », c’est-à-dire agressé, pollué et déraillé pour qu’on se retrouve dans la situation de 2020 en mille fois pire, où les injectés sont les nouveaux immunodéprimés. C’est-à-dire que la vraie pandémie de Covid pourrait éventuellement commencer et faire des ravages. Lesquels?

Vous avez tous lu ce que j’ai publié sur les « effets secondaires » de cette merveille technologique – environ le tiers des articles de ce blog, qui en compte bientôt cinq cents – notamment la prolifération des IgG4. Mais il y a du nouveau.

Ce papier émet l’hypothèse que l’épidémie de pneumonie (bactérienne) aux « poumons blancs » (si c’est bien la traduction officielle) qui sévit en Chine, et maintenant en Europe et aux US, est en fait une infection secondaire due au Covid. L’article fait une bonne collection et analyse de données mais rien d’autre, le sujet des dégâts vaccinaux étant totalement glissé sous le tapis.

Autre analyse ici, un peu plus détaillée, de la corrélation Covid/pneumonie par mon très patient et persistant compatriote, le Dr Vanden Bossche. Même si j’ai un doute, je reparle de Geert parce qu’il prévoit qu’on va passer maintenant au variant de l’apocalypse qu’il annonce depuis trois ans, qui sera un cousin de JN.1 – il explique tout ça ici et ici. Ça mériterait d’être traduit (j’y pense), dans la mesure où même si le quart de la moitié de son pronostic se réalise, ça risque d’être épique. La bonne nouvelle, c’est que les non-injectés ne risquent quasiment plus rien du Covid. La moins bonne nouvelle c’est que les injectés tomberaient bientôt comme des mouches – question de jours ou de semaines. Comme ils sont plus de cinq milliards, ça pourrait influencer négativement le cours des choses cette année – un peu plus vite que le scénario de Toby…

D’ailleurs, on sent bien un léger malaise là-haut depuis quelque temps. Ils se mettent à carrément camoufler des « morts soudaines » en accidents de voiture (sorry, j’ai perdu le lien), donc l’inverse de ce qu’ils faisaient en 2020 avec le Covid. Si ÇA c’est pas minable…

Steve Connoly a recensé la progression du nombre de « morts soudaines » (cardiaques?) dans les avis mortuaires américains – très parlant, je traduirai.

Cette étude de septembre dernier donne la proportion des injectés avec séquelles cardiaques: quasiment tous. Il va donc falloir publier des études bidon pour détourner le truc. En voici une.

Épidémie de crises cardiaques

Pour ce titre, je pique à Jeff Childers un extrait de son billet du 28 décembre:

Hier, je suis tombé sur une nouvelle étude iScience prépubliée signalant une nouvelle pandémie potentielle, intitulée « Predicted risk of heart failure pandemic due to persistent SARS-CoV-2 infection using a three-dimensional cardiac model«  (Risque prédit de pandémie d’insuffisance cardiaque due à une infection persistante par le SARS-CoV-2 à l’aide d’un modèle cardiaque tridimensionnel). Cette étude présente des données scientifiques covidiennes farfelues, comme je l’expliquerai dans un instant, mais il convient de noter sa prédiction désastreuse: une pandémie d’insuffisance cardiaque à venir. Ouaip.

Les chercheurs partent de la théorie covidienne d’une l’infection persistante par le covid – un type d’infection crypto-covidienne des plus furtifs, qui est non seulement asymptomatique, mais dont les tests sont également négatifs, même en utilisant la PCR – qui a été critiquée pour sa trop grande sensibilité. En fait, le covid persistant est totalement invisible aux tests. Jusqu’à présent.

C’est donc une sorte de croyance religieuse.

Les chercheurs ont notamment prédit une pandémie d’insuffisance cardiaque qui, selon eux, sera attestée par la présence de la protéine de pointe dans les tissus cardiaques. Même s’ils admettent qu’il n’y a pas de preuve concluante d’une infection persistante par le covid jusqu’à présent, ils estiment que la sonnette d’alarme devrait déjà être tirée en ce qui concerne les crises cardiaques:

L’augmentation explosive du nombre de patients infectés par le virus en raison de la pandémie de COVID-19 pourrait avoir entraîné une augmentation considérable du nombre de patients présentant un risque potentiel d’insuffisance cardiaque. Dans les pratiques cliniques, ces patients à haut risque devraient être identifiés en détectant le virus lui-même ou le génome viral dans le tissu de la biopsie endocardique ou en surveillant les niveaux de troponine dans le sang. Ce rapport peut servir d’avertissement quant à la possibilité d’une pandémie d’insuffisance cardiaque dans l’ère post-Covid-19.

L’étude ne montre pas, et n’avait pas pour but de montrer, une infection persistante par le covid. Les chercheurs ont infecté des cellules cardiaques avec le covid dans une boîte de Pétri et ont observé ce qui se passait. Comme il n’y a pas de système immunitaire dans une boîte de Pétri, l’étude n’a pas pu montrer la persistance du virus dans l’organisme. Mais elle a montré ce qui se passe dans les cellules cardiaques lorsque la protéine de pointe y pénètre par le biais d’une infection virale ou d’une transfection de l’ARNm. C’est-à-dire: rien de bon.

J’ai trouvé que l’illustration de l’auteur (ci-dessus) indiquait en quelque sorte le fond de sa pensée. Le panneau supérieur à l’extrême gauche montre l’augmentation de la protéine de pointe sans virus. Il n’y a qu’une chose qui génère de la protéine de pointe sans virus: les injections.

S’ils peuvent en trouver la preuve quelque part, le « covid persistant » – qui sonne beaucoup plus scientifique que le « covid long » – servirait assurément de bonne couverture pour les dommages causés par les injections.

Opposition contrôlée

Cette année, les américains vont voter. Ils auront le choix entre la vieille harpie « Donald » Trump (voir ici et ici) et l’acteur Arthur Roberts – sous un masque en silicone à la Mission Impossible, vous pouvez vérifier – dans le rôle de « Joe Biden », qui est probablement mort. Le commanditaire du « clot shot » et son représentant de commerce pour sauver le pays, voilà le casting pour le rôle de leader du monde libre, auquel on peut ajouter le héros des anti-vax, Robert Kennedy Jr, en qui j’avais, naïveté touchante, une relative confiance jusqu’à ce qu’il publie son bouquin de « limited hangout », dont je publie incessamment (traduction terminée) la revue par Pete Lincoln.

Il est assez distrayant de suivre les gesticulations verbales de chaque « camp » – l’hystérie anti-Trump atteint des sommets d’imbécilité – articulées autour du sauvetage de la « démocratie » américaine, maintenant que le navire États-Unis fait lui aussi eau de toute part. Minablissime.

Apparemment, ça ne va pas tellement mieux en Chine, puisque son leader maximo Xi Jinping serait venu en novembre dernier faire la manche – t’as pas 900 milliards? – auprès d’Arthur, dont les marionnettistes ont déjà bien du mal à faire suivre la planche à billets. Une comédie minable, dont on connaît déjà la fin – les décors sont de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell.

Du côté des héros de la « résistance » – le Mouvement pour la Liberté Médicale – trois tendances.

La plus délirante est de nier purement et simplement le fait qu’il y ait eu pandémie en 2020, voire l’existence du Sars-CoV-2, représentée entre autres par les statisticiens à la Denis Rancourt, qui ne voient pas de pics dans leurs petites feuilles statistiques, donc il ne s’est rien passé.

D’autre part la tendance Robert Malone, conseiller de RFK Jr, dont l’idée qu’il y a quelque chose à sauver dans les nouvelles technologies médicales, moyennant quelques menues améliorations.

Et la vieille garde incarnée par Peter McCullough, qui s’est maintenant considérablement assagi et parle d’erreurs, de pardon et d’amnisitie. Quelqu’un a passé un coup de téléphone, Peter?

La triste réalité, c’est que le bidouillage génétique des injections a entrouvert les portes de l’Enfer et que ce ne sont pas ces minables qui les refermeront. C’est votre travail.

La fin du pétrole?

Le pétrole est notre ami. Son utilisation nous a affranchi de beaucoup de tâches ingrates, et a permis une croissance démographique gigantesque, qui fait qu’on aurait du mal à s’en passer. Un journaliste estime ici le coût en vies humaines de la fin théorique de l’approvisionnement en produits pétroliers: six milliards de morts en une année. A priori, pas une trop bonne idée.

Il faudrait néanmoins se poser la question de son utilisation. Pas pour une question de CO2, évidemment, qui est le prétexte à une vaste opération financière – le Net Zéro et sa taxe carbone – mais pour ses conséquences réelles sur la vie humaine. L’agriculture industrielle et ses poisons. Le plastique et ses additifs pétrochimiques…

Pour la traduction, vous cliquez sur les sous-titres (CC) et ensuite sur Settings > Auto-translate > Français.

Il y a aussi cette édifiante étude (en anglais) qui montre la présence de microplastiques dans les placentas et les nouveaux-nés humains. Eh oui.

Plus le bordel que ça met au niveau géostratégique, pour permettre à certains de rester maîtres du réseau de distribution énergétique. Par exemple, l’opération de mainmise sur la bande de Gaza, également connue sous le nom de conflit Israël/Hamas.

Israël/Hamas

Voici une citation intéressante de Talal Abu Ghazali, homme d’affaires et homme politique jordano-palestinien:

« Il n’y a aucune raison pour laquelle les Juifs sacrifieraient ne serait-ce qu’une seule personne. Ils ont peur de la mort. La mort est étrange et dégoûtante pour eux. Et nous, nous accueillons la mort. Le Palestinien porte son fils sur ses épaules, et sur le bandeau posé sur le front de l’enfant, il est écrit: « Celui qui cherche le martyre ». L’homme dit: « Je veux que mon fils meure. » La mère palestinienne dit: « J’ai donné naissance à six enfants pour que trois d’entre eux meurent pendant la révolution. J’ai donné naissance à des enfants pour qu’ils deviennent des martyrs. » Cela n’existe pas dans la mentalité sioniste ».

12 octobre 2023, NBN TV

Pour confirmation, le créateur (pas entièrement neutre) de la chaîne Youtube Traveling Israël rappelle ici que 70% des Palestiniens sont d’accord avec le régime du Hamas – attentats inclus.

Vus sous cet angle, considérons la validité de quelques points rapportés dans les médias:

  • le Hamas est une création d’Israël, en particulier de Netanyahu qui s’en est servi pour couper l’herbe sous le pied de l’OLP, nettement moins fanatique;
    • donc une manoeuvre pour marginaliser les Palestiniens?
  • le même Netanyahu a mené la politique la plus proactive d’intégration des arabes dans la société israëlienne, qui représentent 20% de la population;
    • donc une manoeuvre pour intégrer les Palestiniens?
  • c’est toujours Netanyahu qui parlait de « déradicaliser » Gaza;
    • après les avoir radicalisés via le Hamas?
  • les dirigeants du Hamas sont tous milliardaires;
    • donc des membres de l’hyperclasse qui défendraient les droits des pauvres?
  • l’ONU préconise la solution à deux États;
    • donc une idée injouable promue par le noyau dur du mondialisme, également derrière la fraude climatique, qui entrerait dans le cadre de leur agenda, 2030 ou autre?
  • la « faille de sécurité » suscite un sérieux doute chez certains militaires israëliens, la présence de journalistes d’Associated Press, de CNN, du New York Times et de Reuters sur les lieux ne faisant rien pour dissiper ce doute;
    • ce qui signifierait que ce conflit est organisé de A à Z comme le suggère son étiquette de « 11 septembre israëlien »?
  • le peuple Palestinien subit depuis 1945 un génocide de l’autorité israëlienne;
    • ce qui cadrerait comment avec les chiffres de leur démographie galopante?

Bon, on se fout ouvertement de votre gueule. Pour changer. Ce conflit n’est qu’une vitrine.

La vitrine de l’expropriation des « gens qui ne sont rien » c’est-à-dire inutiles au système – vous savez, ceux qui ne possèderont rien et seront heureux (ou morts).

La vitrine d’une lutte des classes fabriquée et entièrement sous contrôle, dans laquelle les Palestiniens incarnent d’un côté la gentille « gauche » victimaire, au culte de mort islamo-marxiste – notamment celle des enfants, comme pour les vaccinés (voir ici et ici) – et de l’autre côté l’armée israëlienne, la « droite » diabolisée qui a l’audace de fermer ses frontières aux pauvres.

En somme, c’est la vitrine du Grand Reset, dans laquelle la bande de Gaza préfigure les villes de 15 minutes, sous perfusion d’argent tombé du ciel (UNRWA, USA, UE, Qatar, etc.) comme bientôt les MNBC sur les nouveaux improductifs occidentaux.

Ça peut sembler caricatural mais le monde est devenu une pure parodie.

Le discours médiatico-politique sur les « crimes de guerre » et sur ses « conventions » est une farce. Les guerres ne sont pas des opérations humanitaires. Elles sont faites pour être « gagnées », donc redistribuer les cartes, à l’international et au national, aux niveaux géostratégique, économique et/ou social en éliminant au passage les gens devenus inutiles ou gênants – hier la paysannerie, aujourd’hui la main d’oeuvre sous-qualifiée. Pour participer au monde technocratique à venir, il deviendra inévitable de faire de bonnes études. Ceci permettrait notamment aux Palestiniens de travailler pour Pfizer, de recevoir un confortable salaire versé par Albert Bourla, la gratitude de Netanyahu et une garantie d’impunité totale pour un bilan bien supérieur à celui du 7 octobre.

Comme l’indiquent les presque deux millions d’arabes intégrés à la société israëlienne, ce conflit n’a que très peu à voir avec la religion, qui n’en est qu’un des instruments militarisés. En avalisant la sauvagerie – réelle ou fictive – du Hamas, les gazaouis fournissent le contre-argument parfait à la solution à deux États. Le message est qu’il n’y a pas assez de place pour la coexistence de la nouvelle hyperclasse et de gueux mal peignés, ni là, ni ailleurs.

Pour les naïfs qui me penseraient partisan, je rappelle le rôle des Black Ops israëliens dans la démolition contrôlée du WTC et le fait qu’aucune figure politique d’aucun bloc n’ait jamais, de près ou de loin, touché ce sujet, ce qui indique une méthode globale de consolidation du pouvoir à laquelle tout le monde participe d’une manière ou d’une autre, au minimum par la loi du silence. En résumé, une entreprise criminelle, avec des conséquences.

À ce sujet, je publierai un de mes articles en retard, la traduction d’une interview de Nadav Yair, instructeur militaire israëlien, très pragmatique, qui soulève la question du « Jour des Comptes ». Il a raison, je pense que 2024 sera « l’année de la facture » et vous aurez compris qui va la payer. Pour l’opération « vaccins », ceux qui ont fait confiance à leur État. La médecine de la classe moyenne – les cabinets privés des médecins – a été écartée pour laisser tout pouvoir au réseau hospitalier sous contrôle étatique, qui a servi de relais au centre mondial de commande financier, bien à l’abri, aux manettes de Big Pharma comme du pouvoir militaire. Ils échapperont ainsi une fois de plus à toute forme de justice, la seule autorisée étant celle qui s’exerce sur les gueux. Les seuls ennemis auxquels le peuple a accès sont soit des hommes de paille, soit ceux de sa propre classe, avec qui il leur faut composer selon leur degré de tolérance, sous menace de conflit familial, social ou national – la guerre civile annoncée.

Comme les injectés, comme les Palestiniens, le destin de ces idiots utiles est de finir dans le grand charnier des poubelles de l’Histoire, tandis que le monde continue son lent chemin de prétendue « prospérité », entre deux guerres fabriquées ou deux « révolutions » programmées.

Je vous laisse avec un chanteur phare de la gauche caviar, dont l’éducation classique lui a sans doute évité d’être dupe de son petit milieu. À l’instar de son mentor à qui il rend hommage, c’est un homme lucide et généreux. Il glisse ici dans la laborieuse présentation télé qu’il faut donner aux enfants le goût des bonnes chansons. Rien n’est plus vrai. Apprenez-leur celle-ci par coeur, ça leur servira.

Trop c’est trop – par Chris Larkin.

Mon éditrice me signale que ce n’est pas le meilleur moment pour publier de mauvaises nouvelles. C’est cette époque de l’année où l’humeur est (ou devrait être) à l’optimisme.

Je suis entièrement d’accord, et je rédige mon propre article qui, une fois n’est pas coutume, va regonfler le moral de tous. Ça fera d’ailleurs, Ô joie, partie de ma ligne nouvelle ligne éditoriale.

En attendant, voici toujours une noble cause à défendre pour l’année nouvelle et les suivantes. C’est mon éditrice qui va être contente, puisqu’elle s’occupe aussi du potager.

Vive le CO2↑!

Source.


Trop c’est trop

par Chris Larkin

10 octobre 2023

Le Mois de la Fierté Carbone
Vive le CO2 !

Les concentrations de CO₂ dans l’atmosphère diminuent depuis le début de la période crétacée. La science nous apprend que le seuil en dessous duquel la vie végétale ne peut plus réaliser la photosynthèse et à partir duquel toute vie végétale cessera se situe à environ 150 parties par million (ppm) de CO₂ atmosphérique.

Il est temps de mettre fin à la famine et d’augmenter le seul composant de l’atmosphère qui soit définitivement « vert ». Sauvez la planète de la « ligne d’extinction » des 150 ppm! Vive le CO₂↑!

Bien que les niveaux de CO₂ se soient légèrement redressés, passant d’environ 280 ppm en 1800 à 420 ppm aujourd’hui, pour représenter un fragile 0,04 % de l’atmosphère, il n’y a pas lieu de se reposer sur ses lauriers. Le cercle vertueux par lequel la vie végétale ancienne fournit une énergie abondante tandis que le CO₂ émis développe une nouvelle vie végétale verte doit maintenant être assuré de façon permanente.

Pourtant, les mesures nécessaires ne seront jamais prises si nous nous contentons juste de recourir à la persuasion publique ou à un débat ouvert. L’urgence de la ligne d’extinction justifie des interventions professionnelles de changement de comportement au niveau de la population et une approche directe des décideurs.

Nous créerons un symposium international sur invitation seulement, le « Club de Miami », qui s’adressera aux personnalités ambitieuses et à tous ceux qui cherchent à donner du piment à leur carrière en leur promettant une fraternité informelle – qui leur donnera les clés du salut mondial. Ils remarqueront peut-être que s’ils ont été invités en tant que leaders à suivre, d’autres contemporains ne l’ont pas été. Avec le temps, le réseau de membres s’élargira pour inclure les laissés-pour-compte – et tous y croiront. Si l’ancien président français François Hollande peut avertir publiquement, comme il l’a fait en 2015, que les tremblements de terre vont augmenter en raison du changement climatique anthropique, la leçon est claire: la charrette de la vérité s’ébranle derrière le cheval de l’opportunité.

Pour un homme politique élu, la douleur du « ça aurait pu être » est profonde mais ne peut se comparer à l’angoisse du « ça a failli être ». Roi de l’autre côté de l’océan, prophète sans honneur, voix criant dans le désert – après s’être présenté comme tout cela dans son chef-d’œuvre de propagande « Une vérité qui dérange », Al « le Pardonneur » Gore a certainement encore une grande cause à défendre. « Au bord du gouffre » sera le film de 2025 et le visage résolu de Gore nous regardera à nouveau sur ses affiches.

D’autres personnalités avunculaires mais non mondaines qui se considèrent comme des gardiens de la nature, telles que Sir David Attenborough, pourraient alors être facilement mises à contribution. Prenons le cas de Bear Grylls, une célébrité de la télévision, qui est passé de la défense du véganisme en 2017 à une campagne en faveur d’un régime exclusivement carné. Sa Majesté le roi d’Angleterre, défenseur de la planète sinon de la foi, peut, à terme, être recruté pour la cause.

Une fois les personnalités influentes en place, des millions de conversations propageront le message: « Regardez ces roses qui n’ont pas fleuri dans mon jardin cette année et l’année dernière – Vive le CO₂↑ »; « Les mauvais rendements du maïs au Zimbabwe, qui se sont aggravés ces dernières années, et voilà… Vive le CO₂↑ ».

Un million de jeunes yeux rouleront vers le ciel à la moindre velléité de dissidence – « Alors vous voulez que les plantes meurent ?? ». Les négationnistes de la photosynthèse seront fermement bannis, et ne pourront plus jamais enseigner ou parler en public. Les professionnels de toutes sortes craindront bientôt d’être considérés comme « photophobes » par leurs pairs. Les célébrités seront taxées de « photophobie », surtout si elles n’ont jamais proféré une telle hérésie, afin d’intimider plus efficacement ceux qui penseraient le faire. Des représentants des régions les plus pauvres du monde, qui dépendent de l’agriculture, défileront au « Club de Miami » pour nous parler de la vie au « bord du gouffre ».

Nous aurons besoin d’un « enfant prophète ». L’un d’entre eux émergera naturellement; une jeune femme qui conseillera à ses contemporains de ne pas avoir d’enfants car le CO₂ nécessaire à leur subsistance sera bientôt épuisé.

Vive le CO₂↑ ne fera jamais passer l’économie avant la vie humaine. Les mesures visant à accélérer les émissions humaines de CO₂ doivent être financées par une dette publique de plus en plus importante. Le passif du gouvernement américain, qui s’élève à 33 trillions de dollars, n’a aucun poids face à l’urgence de la ligne d’extinction.

Le Royaume-Uni deviendra le chef de file mondial grâce à une série d’initiatives politiques audacieuses qui seront cimentées dans la législation. Un programme politique NET 500↑ fera tout le nécessaire pour porter le CO₂ atmosphérique à 500 ppm d’ici à 2027. Les centrales nucléaires devront être déconnectées du réseau et réaffectées à la production de CO₂ jour et nuit, grâce à un processus de conversion qui reste à inventer. Une révolution des emplois verts Vive le CO₂↑ sera proclamée, ainsi qu’une manne d’emplois universitaires pour financer la recherche Vive le CO₂↑ et faire taire les négationnistes de la photosynthèse. Dans le cadre du NET 500↑, toute utilisation de l’énergie éolienne et solaire pour produire de l’électricité pourra être compensée par l’achat de bons de location de jets privés ou de crédits pour brûler du charbon en Allemagne.

140 ppm: en-dessous de la ligne d’extinction

Des générateurs émettant du CO₂ devront être installés sur toutes les éoliennes et les installations solaires d’ici à 2024. Toutes les « énergies renouvelables » devront être totalement supprimées d’ici à 2026. Les maisons devront être chauffées au gaz, au fioul, au bois ou au charbon, et les pompes à chaleur seront interdites. Un moratoire sera imposé sur la recherche en matière de batteries afin de garantir une charge de base énergétique à forte intensité de CO₂, et tous les véhicules électriques, y compris les camions de laitiers, seront interdits d’ici à 2030.

Comme le souligne le philanthrope Bill Gates, l’essence est moins chère que le lait ou le jus d’orange, et pourtant un gallon d’essence contient plus d’énergie qu’un bâton de dynamite. Au niveau mondial, les fonctionnaires locaux en devenir seront invités au « Junior Club de Miami » (JCM) pour planifier le réaménagement de nos villes autour de l’utilisation des moteurs à essence. Des amendes locales sur les véhicules électriques pourront être prélevées pour financer des projets d’émission de CO₂. À l’avenir, les caméras de sécurité pourront écarter les véhicules électriques des zones urbaines à l’aide d’un logiciel dérivé de la technologie du gouvernement chinois.

Février sera le « Mois de la Fierté Carbone », célébrant les avantages des combustibles fossiles pour l’humanité. Lors de la Marche de la Fierté Carbone de juin 2024, les membres de la communauté LGBTQIA2Spirit+ brandiront des accessoires sexuels en plastique fabriqués à partir de produits pétrochimiques et le personnel des soins intensifs du NHS présentera des outils en plastique permettant de sauver des vies. Les dirigeants de la JCM encourageront les initiatives des jeunes dans leur propre pays. Des badges « N’affamez pas Mamie – Vive le CO₂↑ » seront distribués aux enfants.

La flèche ascendante de Vive le CO₂↑ (↑™) pourra être facilement ajoutée à n’importe quel logo d’entreprise pour indiquer, sans frais et sans sacrifice, l’engagement de votre organisation en faveur de l’avenir de la vie sur terre. Encouragez votre équipe des ressources humaines à s’inscrire dès aujourd’hui à l’agenda NET 500↑!

Le monde se trouve au bord de la ligne d’extinction. Nous sommes au bord du gouffre, mais il n’est pas trop tard pour sauver l’avenir de nos enfants. Vive le CO₂↑!

Chris Larkin est titulaire d’un doctorat en sciences cognitives du déni de photosynthèse de l’Université d’Australie centrale, où il a fondé le Centre d’Intervention Comportementale.

COP28: le projet mondialiste n’a jamais été aussi flagrant – par Kit Knightly.

« Le langage politique est conçu pour faire paraître les mensonges véridiques et les meurtres respectables, et pour donner une apparence de solidité à du vent ».

George Orwell

Bon, le COP28… J’étais disposé à écrire mon propre article là-dessus mais, bien que je n’aime pas beaucoup Kit Knightly ni OffGuardian, celui-ci fera l’affaire, moyennant le court préambule qui suit.

Comme on le voit depuis quelques mois – curieusement, depuis la sortie des mesures Covid – le langage « climatique » devient exponentiellement délirant. Il est possible que ces gens soient légitimement fous mais c’est difficile à dire: leur médiocrité est telle que ça passerait inaperçu. Non, ce qui motive leur spectaculaire étalage d’idiotie, c’est qu’ils sont pressés. Et il y a une raison.

Pourquoi l’urgence climatique est-elle urgente, à votre avis? L’actuel cycle de réchauffement – qui a fait augmenter naturellement le taux de CO2 atmosphérique – se termine dans deux ans, après quoi les températures vont se mettre à diminuer, ce qui sera suffisamment perceptible d’ici cinq ans pour que le trucage actuel des chiffres, déjà assez pitoyable, devienne infaisable. Il faut donc imprimer et distribuer quelques trillions d’ici là pour que la magie opère.

Comme vous le savez, le CO2 atmosphérique provenant de l’activité humaine (4% de 0,04%) n’a strictement aucun effet mesurable sur le climat global – j’ai encore un truc à publier sur le sujet. C’est l’aménagement des sols – principalement l’artificialisation et l’urbanisation – qui modifie les sous-climats locaux (voir mes traductions de John Dee), variations dont on se sert pour établir analyses fallacieuses et prévisions grotesques – sur base de « modélisations » – dont aucune ne s’est jamais réalisée. L’objectif de cette opération n’a donc absolument rien à voir avec le climat. Alors, avec quoi?

Eh bien, le pétrole.

L’ordre du jour est que le prix du pétrole doit augmenter, la consommation énergétique doit diminuer et l’élevage industriel doit disparaître – ce qui énerve les auteurs comme Knightly et la plupart de leurs lecteurs.

Désolé, mais je suis entièrement d’accord sur tous ces points.

En fait, je pense même qu’ils sont largement insuffisants et surtout, qu’ils interviennent trop tard. Je l’ai écrit, le prix du pétrole aurait dû être beaucoup plus élevé dès le départ, ce qui aurait freiné l’industrialisation démesurée de tout – surtout de secteurs auxquels il ne fallait pas toucher – et empêché la carte économique et énergétique du monde actuel, la pire configuration de l’Histoire, où la Chine fait fabriquer de la camelote par ses esclaves pour alimenter la consommation globale, où l’agriculture intensive organisée au niveau international a privé les régions de leur autonomie, où les intérêts pétroliers et gaziers foutent le bordel permanent dans la géostratégie globale (cf. Israël/Palestine, Arabie Saoudite/Yemen, Irak/Koweit, Russie/Tchétchénie, etc.) et où l’Occident fait encore semblant d’être riche. Excepté les quelques idiots utiles de « Stop Oil » et consorts, qui en seraient les premières victimes, personne dans la classe improductive occidentale (donc l’immense majorité), n’est prêt à abandonner ce « progrès », qui n’est qu’une émanation de la notion de « croissance », elle-même issue de l’usure bancaire. Le monde contemporain est un projet financier, basé sur l’utilisation du pétrole et incapable de fonctionner sans, comme une Cadillac avec une pile 9V, ce qui est une bonne image de la capacité énergétique du « renouvelable ». Malheureusement, la vieille bagnole va droit dans le mur et ceux qui sont à bord ont oublié comment marcher.

Y a-t-il moyen de sortir de cette course en avant, sans faire huit milliards de victimes? La solution de l’élite mondiale est l’établissement d’un régime communiste global, la destruction de la science, la maîtrise totale de la consommation et l’abrutissement généralisé – le Nouveau Normal. Et vraisemblablement la « dépopulation » des zones les plus énergivores, c’est-à-dire nous – le bilan des injections Covid ne devrait laisser aucun doute à ce sujet. C’est ce contre quoi s’insurgent des auteurs comme Kit Knightly, qui revendiquent qu’on subvienne à leurs besoins juste parce qu’ils l’exigent, et qu’on soit généralement gentil avec eux. Bonne chance…

Une autre solution serait de tout arrêter, c’est-à-dire laisser crever ce système et apprendre à faire sans. Ce n’est évidemment pas l’option la plus séduisante, ni la plus reposante, et encore moins la plus sûre. Mais, sauf erreur ou omission de ma part, je pense que c’est la seule.

Source.


COP28: le projet mondialiste n’a jamais été aussi flagrant

Kit Knightly

4 décembre 2023

Ce matin marque le quatrième jour du sommet sur le changement climatique qui se tient à Dubaï depuis deux semaines.

Oui, comme chacun peut le constater pour la millième fois, de véritables flottes de jets privés se sont posées dans le désert pour permettre aux banquiers et aux milliardaires de discuter des mesures à prendre pour nous empêcher de rouler en voiture ou de manger trop de fromage.

Quel est l’ordre du jour? Le mondialisme, et cela n’a jamais été aussi évident.

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva l’a dit en substance:

La planète en a assez des accords sur le climat non respectés. Les gouvernements ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités. Aucun pays ne résoudra ses problèmes seul. Nous sommes tous obligés d’agir ensemble au-delà de nos frontières ».

Les discours d’ouverture de jeudi ont été, comme on pouvait s’y attendre, empreints de pessimisme, Son Altesse Royale Charles III et le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, se livrant au traditionnel jeu du bon et du mauvais flic.

Charlie a prévenu que nous nous embarquions dans une « expérience gigantesque et effrayante », demandant « à quel point nous sommes prêts à rendre notre monde dangereux ».

Tony, quant à lui, n’a offert qu’une infime parcelle d’espoir aux dirigeants mondiaux:

Il n’est pas trop tard […] Il est possible d’éviter que la planète s’écrase et brûle [NdT. référence à un crash d’avion]. Nous disposons des technologies nécessaires pour éviter le pire du chaos climatique – si nous agissons maintenant ».

Les deux semaines restantes seront sans doute consacrées aux lobbyistes, aux banquiers, aux membres de la famille royale et aux hommes politiques qui décideront exactement comment ils vont « agir ». Ou, plus précisément, comment ils vont vendre leurs actions déjà convenues à leurs populations de bétail.

Ils nous annoncent littéralement leurs projets, il suffit de les écouter.

Par exemple, les journées de vendredi et samedi ont été consacrées au « Sommet Mondial de l’Action pour le Climat », au cours duquel plus de 170 dirigeants mondiaux se sont engagés à soutenir l’Agenda 2030.

Le site web de la COP28 s’en vante fièrement :

Les 1er et 2 décembre, 176 dirigeants mondiaux se sont réunis pour le Sommet Mondial de l’Action pour le Climat (SMAC), signalant une nouvelle ère d’action climatique d’ici à 2030.

Soit 176 dirigeants mondiaux sur environ 195 pays, ce qui couvre plus de 90% de la planète.

Parmi les accords et les engagements signés au sommet jusqu’à présent figure la « Déclaration des Émirats sur l’agriculture durable, les systèmes alimentaires résilients et l’action climatique ». Selon la BBC, cette déclaration s’engage à:

s’attaquer aux aliments qui réchauffent la planète »

Nous assistons tous à cette comédie depuis assez longtemps pour comprendre ce que cela signifie, non?

Cela signifie plus de viande ni de produits laitiers, et beaucoup plus d’insectes et de cubes de soja OGM.

Ils ne le disent jamais, bien sûr. En fait, ils ne mentionnent jamais d’aliments ou de pratiques spécifiques [vous pouvez lire l’intégralité de la déclaration ici].

Au lieu de cela, ils se contentent d’utiliser des phrases comme « orienter les politiques [pour] réduire les émissions de gaz à effet de serre », ou « passer de pratiques plus émettrices de gaz à effet de serre à des approches de production et de consommation plus durables ».

Maintenir un déni plausible par le biais d’un langage vague fait partie du jeu, mais quiconque prête attention sait exactement de quoi ils parlent.

Et ce n’est pas tout. Les dirigeants mondiaux ont également convenu de créer un « fonds pour les pertes et les dommages », une ressource de 430 millions de dollars destinée aux pays en développement qui ont besoin de se « remettre » après avoir été « endommagés » par le changement climatique.

Ajay Banga, directeur de la Banque Mondiale, cette célèbre organisation caritative, est tout à fait favorable à cette idée et soutiendra le projet en acceptant de « mettre en pause » les remboursements de la dette de tout gouvernement touché par le changement climatique.

On sait comment cela fonctionne, on a vu la même chose dans les amendements du RSI à la suite du Covid – c’est une réserve de pots-de-vin. Celle-ci servira à la fois à appuyer le narratif du changement climatique et à édicter des politiques dans le tiers-monde. Tout gouvernement d’un pays en développement désireux d’obtenir une part de ce gâteau devra parler publiquement de tous les impacts négatifs du changement climatique sur son pays.

Dans le même temps, pour avoir accès à l’argent, ils devront très certainement accepter d’« adopter des politiques respectueuses du climat » et/ou de soumettre leurs politiques climatiques à un « groupe d’experts indépendants » nommé par les Nations Unies.

Le président du Kenya s’est déjà exprimé à ce sujet:

En Afrique de l’Est, des inondations catastrophiques ont suivi la sécheresse la plus grave que la région ait connue depuis plus de 40 ans… La tendance à ignorer les besoins de l’Afrique en matière de développement et d’industrie n’est plus une position tenable… Faire de l’Afrique une centrale verte n’est pas seulement essentiel pour le continent, c’est aussi vital pour l’industrialisation mondiale et la décarbonisation. »

…on peut presque voir les signes de dollars dans ses yeux.

Outre l’engagement en matière d’alimentation et le fonds pour les pertes, il y a l’Engagement Mondial pour les Énergies Renouvelables et l’Efficacité Énergétique, qui vise à accroître la dépendance aux « énergies vertes ». Plus de 120 pays l’ont signé.

Enfin, il y a l’Engagement Mondial sur le Méthane, qui a été signé par 155 gouvernements ainsi que par 50 compagnies pétrolières.

Ces dernières représentent environ la moitié de la production mondiale de pétrole et veulent uniquement aider la planète, elles n’ont aucun intérêt financier dans cette situation [NdT. c’est faux mais je suppose que c’est de l’humour].

Il y a aussi la Déclaration sur le Climat, l’Aide, le Relèvement et la Paix, plus modeste, qui a été signée par seulement 70 pays (et 39 ONG). Cette déclaration souligne le lien entre la guerre et les émissions de carbone et vise à « renforcer le soutien financier en faveur de la résilience climatique dans les régions fragiles et déchirées par la guerre », ce que cela signifie concrètement, je ne sais pas trop.

Et, bien sûr, 124 pays (dont l’UE et la Chine) ont signé l’inévitable « Déclaration sur le Climat et la Santé ».

Elle est financée à hauteur d’un MILLIARD de dollars par des donateurs tels que la Fondation Rockefeller, et vise prétendument à

mieux exploiter les synergies à l’intersection du changement climatique et de la santé pour améliorer l’efficacité et l’efficience des flux financiers ».

… ce qui est sans doute la pire phrase jamais écrite.

J’ai suffisamment écrit sur les objectifs qui sous-tendent l’établissement d’un lien entre le changement climatique et la santé publique pour toute une vie. Vous pouvez lire une analyse plus approfondie du sujet ici, ici et ici… et ici et ici et ici.

Tout cela va culminer dans ce qu’ils appellent le « Global Stocktake ». Il s’agit essentiellement d’un rapport à mi-parcours pour les accords de Paris, qui peut être « utilisé pour accélérer l’ambition dans leur prochain cycle de plans d’action climatique prévu pour 2025 ».

Quelle que soit la signification de l’expression « utilisé pour accélérer l’ambition », vous pouvez être sûrs que tous les gouvernements participants s’y conformeront avec plaisir.

Cela inclut tous les gouvernements de l’OTAN, de l’Union européenne et des BRICS, au fait.

Cela inclut les États-Unis et la Chine. Cela inclut la Russie et l’Ukraine.

Cela inclut Israël… et la Palestine.

Bien sûr, on signale un soupçon d’animosité, certaines délégations ayant quitté avec fracas des réunions avec les Israéliens, mais fondamentalement, même les victimes et les auteurs d’un génocide peuvent apparemment surmonter leurs inconciliables divergences pour accepter de faire semblant que le changement climatique est un vrai problème.

En gros, c’est une nouvelle version du Covid.

Nous savons que, comme pour le Covid, le récit officiel du changement climatique est un mensonge.

Nous savons que, comme pour le Covid, le changement climatique est utilisé comme prétexte pour instaurer un contrôle social massif et une gouvernance mondiale.

Et nous savons que, comme pour le Covid, presque tous les gouvernements mondiaux, des deux côtés de tous les clivages, le soutiennent.

Même s’ils ne sont pas toujours d’accord, même s’ils sont heureux de tuer leurs citoyens respectifs en grand nombre, ils sont tous à bord du même train de la prospérité mondialiste, ils vont tous dans la même direction vers la même destination, et cela n’a jamais été aussi évident.


Bonus:

Politique énergétique et climatique – Évaluation des dépenses mondiales en matière de changement climatique 2011-2018.

Voici un article de revue publié en 2020, très méthodique, référencé et complet. J’en ai fait la traduction, excepté pour la section « Références » qui reste en langue anglaise originale. Outre son intérêt en tant que source d’informations très vastes sur le sujet, il sera également d’un usage utile en tant que document de référence pour toute discussion relative aux énergies renouvelables.

Les auteurs ne se prononçant pas ici sur la validité de la théorie de la source anthropogénique du réchauffement climatique, je renvoie sur ce sujet le lecteur à divers articles précédemment publiés sur ce blog, principalement celui-ci.

Source.

La version originale est consultable et téléchargeable en pdf ici:


Politique énergétique et climatique – Évaluation des dépenses mondiales en matière de changement climatique 2011-2018

Coilín ÓhAiseadha 1,*, Gerré Quinn 2 , Ronan Connolly 3,4 , Michael Connolly 3
et Willie Soon 4

1 Department of Public Health, Health Service Executive, Dr Steevens’ Hospital, D08 W2A8 Dublin 8, Irlande;
2 Centre for Molecular Biosciences, Ulster University, Coleraine BT521SA, Irlande du Nord, Royaume-Uni; g.quinn@ulster.ac.uk
3 Independent Scientists, Dublin 8, Irlande; ronan@ceres-science.com (R.C.); michael@ceres-science.com (M.C.)
4 Center for Environmental Research and Earth Sciences (CERES), Salem, MA 01970, États-Unis; willie@ceres-science.com

(*): Correspondance: coilin.ohaiseadha@hse.ie

Reçu: 15 août 2020; Accepté: 12 septembre 2020; Publié: 16 septembre 2020

Résumé

La préoccupation pour le changement climatique est l’un des moteurs des nouvelles politiques énergétiques de transition orientées vers la croissance économique et la sécurité énergétique, ainsi que vers la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et la préservation de la biodiversité. Depuis 2010, la Climate Policy Initiative (CPI) publie des rapports annuels sur le paysage mondial du financement climatique. Selon ces rapports, 3 660 milliards de dollars ont été dépensés pour des projets de lutte contre le changement climatique au cours de la période 2011-2018. Cinquante-cinq pour cent de ces dépenses ont été consacrées à l’énergie éolienne et solaire. Selon les rapports mondiaux sur l’énergie, la contribution de l’énergie éolienne et solaire à la consommation mondiale d’énergie est passée de 0,5% à 3% au cours de cette période. Dans le même temps, le charbon, le pétrole et le gaz continuent de fournir 85% de la consommation mondiale d’énergie, l’hydroélectricité et le nucléaire assurant la majeure partie du reste. Dans ce contexte, nous examinons les défis techniques potentiels et les impacts environnementaux et socio-économiques des principales sources d’énergie (anciennes et nouvelles). Nous constatons que la littérature soulève de nombreuses préoccupations quant à la faisabilité technique et aux incidences environnementales de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire. Cependant, aucune des sources d’énergie actuelles ou proposées n’est une « panacée ». Au contraire, chaque technologie présente des avantages et des inconvénients, et les décideurs politiques doivent être conscients des avantages et des inconvénients lorsqu’ils prennent des décisions en matière de politique énergétique. Nous invitons les décideurs politiques à identifier les priorités les plus importantes pour eux et celles sur lesquelles ils sont prêts à faire des compromis.

Mots-clés: atténuation du changement climatique; adaptation au changement climatique; énergies renouvelables; énergie solaire; énergie éolienne; biomasse; biocarburants; véhicules électriques; pauvreté énergétique; justice énergétique

1. Introduction

Au vu des changements survenus dans le système climatique mondial depuis les années 1950, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies a conclu que la poursuite des émissions de gaz à effet de serre (GES) entraînera « un réchauffement supplémentaire et des changements durables dans toutes les composantes du système climatique, augmentant la probabilité d’impacts graves, généralisés et irréversibles pour les populations et les écosystèmes » (p. 8, Rapport de synthèse du GIEC (2014)) [1]. Cette conclusion, ainsi que celles de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a inspiré les efforts continus de la Conférence des parties des Nations unies (COP) depuis les années 1990 pour coordonner les accords internationaux visant à réduire de manière urgente et substantielle les émissions de gaz à effet de serre, tels que le Protocole de Kyoto de 1996 [2] et l’Accord de Paris de 2015 [3].

Les efforts déployés pour parvenir à un accord sur ces négociations internationales majeures sont un témoignage remarquable de l’intérêt et du soutien de la communauté internationale pour ces objectifs. Cependant, les émissions de gaz à effet de serre ont continué à augmenter [4,5,6]. L’un des principaux problèmes sous-jacents est que la majeure partie de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (principalement le dioxyde de carbone, CO2) depuis le XIXe siècle est due à l’utilisation d’énergie produite à partir de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel et tourbe), qui a été à l’origine de la révolution industrielle [7]. Cette énergie abondante et bon marché a permis une augmentation sans précédent du niveau de vie, de la durée de vie moyenne, des progrès technologiques, de l’agriculture et de la population mondiale, ainsi que de la croissance économique [7,8,9]. Il est clair que, historiquement, elle a été un facteur clé pour permettre le développement des nations à revenu élevé actuelles [7,8,9]. Gupta (2014) a noté qu’il s’agissait d’une source majeure de désaccord entre les pays en développement et les pays développés dans les tentatives internationales de réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre [10]. Plus précisément, si les pays en développement suivent la même voie éprouvée que celle empruntée par les nations pour se développer, les émissions de gaz à effet de serre augmenteront considérablement, ce qui soulève la question de savoir si les traités internationaux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre entravent implicitement le développement des pays en développement [10].

D’un autre côté, plusieurs chercheurs et faiseurs d’opinion ont affirmé qu’une révolution post-industrielle alternative « zéro carbone », impliquant une transition vers l’électricité éolienne et solaire, ainsi que l’électrification généralisée des systèmes de transport et l’amélioration de l’efficacité énergétique (incluant éventuellement la bioénergie), est non seulement faisable, mais souhaitable, par exemple, Gore (2006, 2017) [11,12], Jacobson et al. (2011, 2015, 2017, 2018) [13,14,15,16], Klein (2015) [17] et Goodall (2016) [18]. Bien que ces affirmations aient été contestées dans la littérature scientifique [19,20,21,22,23,24], elles sont ardemment défendues par des groupes de défense de l’environnement tels que Greenpeace [25,26] et des mouvements de protestation tels que « Extinction Rebellion » [27] et « Fridays For Future » [28], qui ont acquis une grande notoriété dans les médias grand public et les médias sociaux. Cela a incité de nombreux groupes politiques et gouvernements à remodeler leurs programmes politiques en conséquence [29,30], par exemple sous la forme d’un « New Deal vert » [31,32,33].

Étant donné la popularité de ce cadre, il n’est pas surprenant que de nombreuses personnes supposent que l’opposition à ces politiques est due à l’ignorance, à un manque d’intérêt pour l’environnement et/ou au lobbying d’intérêts particuliers qui réclament le maintien du statu quo [34,35,36,37]. Cependant, une grande partie de l’opposition est exprimée par des écologistes et des chercheurs qui s’inquiètent des problèmes environnementaux et sociétaux associés à ces politiques, ainsi que de l’absence de discussion critique sur la faisabilité technique et économique de ces politiques [8,20,26,38,39,40,41,42,43,44,45].

De nombreuses critiques à l’encontre de ces propositions « zéro carbone » découlent de simples considérations d’ordre technique et économique. Certains ont mis en doute la capacité des « technologies vertes » proposées à répondre aux besoins énergétiques de la population actuelle, sans parler de l’augmentation de la population [20,38,41,43,44,46,47]. Par exemple, à partir d’une évaluation de 24 études sur l’électricité 100 % renouvelable, Heard et al. (2017) ont constaté que, « sur la base de nos critères, aucune des études sur l’électricité 100% renouvelable que nous avons examinées n’a fourni une démonstration convaincante de la faisabilité » [21]. L’un des principaux problèmes techniques liés à la production d’électricité éolienne, solaire et marémotrice réside dans le fait qu’il s’agit de technologies de production d’électricité « intermittentes » (également appelées « non répartissables » ou « variables »). Si certains ont affirmé que ce problème pouvait en principe être résolu en combinant le stockage de l’énergie [48,49] et/ou une extension majeure des réseaux de transport d’électricité à l’échelle du continent [50], d’autres ont fait remarquer que l’ampleur de ces projets était énorme [19,21,22,23,24,45]. Beaucoup se sont demandé pourquoi, si la réduction des émissions de gaz à effet de serre doit réellement être considérée comme la priorité absolue, les solutions impliquant une augmentation de l’énergie nucléaire et/ou une transition du charbon/pétrole vers le gaz naturel sont continuellement rejetées ou mises de côté [20,21,23,38,39,41,42,43,44,51,52]?

Paradoxalement, étant donné que ces politiques sont présentées comme souhaitables du point de vue de l’environnement, la plupart des critiques portent sur leur impact environnemental. De nombreux chercheurs s’inquiètent des effets négatifs des « énergies vertes » sur la biodiversité [51,53,54,55,56]. Certains ont noté que la transition vers ces technologies nécessiterait une augmentation considérable de l’exploitation de ressources limitées [45,57,58], Mills (2020) affirmant que « par rapport aux hydrocarbures, les machines vertes entraînent, en moyenne, une multiplication par 10 des quantités de matériaux extraits et traités pour produire la même quantité d’énergie » [45]. Certains notent que les parcs éoliens à grande échelle peuvent provoquer un changement climatique local important (distinct du changement climatique mondial dû aux émissions de gaz à effet de serre qu’ils sont censés réduire) [59,60,61,62,63,64,65,66].

Pielke Jr. (2005) note qu’il existe deux approches pour réduire les impacts du futur changement climatique : (i) « l’atténuation du climat » et (ii) « l’adaptation au climat » [67]. La première approche, « l’atténuation du climat », part du principe que les gaz à effet de serre sont le principal moteur du changement climatique et tente de « réduire le changement climatique futur » en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. La seconde approche, « l’adaptation au climat », consiste à développer de meilleurs systèmes et infrastructures pour faire face au changement climatique et aux extrêmes climatiques. Pielke Jr. affirme qu’en mettant trop l’accent sur « l’atténuation du climat », la CCNUCC et les accords de la COP, tels que le Protocole de Kyoto (et plus récemment l’Accord de Paris), ont créé un biais contre les investissements dans l’adaptation au climat. Il note également que les politiques d’atténuation du climat supposent explicitement que le changement climatique est principalement dû aux émissions de gaz à effet de serre, alors que les politiques d’adaptation au climat ont souvent du sens quelles que soient les causes du changement climatique. Dans cette optique, il convient de noter que plusieurs études récentes ont soutenu que les rapports du GIEC ont sous-estimé le rôle des facteurs naturels dans le changement climatique récent (et donc surestimé le rôle des facteurs d’origine humaine) [68,69,70,71].

En outre, dans ce numéro spécial d’Énergies, Connolly et al. (2020) ont noté que, même en supposant que le changement climatique est principalement dû aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, l’ampleur du réchauffement planétaire attendu dans le cadre de politiques de maintien du statu quo est fortement déterminée par une mesure appelée « sensibilité climatique » [6]. La valeur exacte de cette mesure fait l’objet d’un débat scientifique considérable, mais Connolly et al. ont calculé que, si la valeur se situe dans la partie supérieure de la fourchette d’estimations du GIEC, nous pouvons nous attendre à ce que l’objectif déclaré de l’Accord de Paris de maintenir le réchauffement climatique d’origine humaine en dessous de 2°C ne soit pas atteint dans le cadre du statu quo au milieu du XXIe siècle, alors que, si la sensibilité climatique se situe dans la partie inférieure des estimations du GIEC, l’Accord de Paris ne sera pas respecté dans le cadre du statu quo avant au moins le XXIIe siècle. En d’autres termes, ils ont montré que la communauté scientifique n’a pas encore résolu de manière satisfaisante la question de savoir si la réduction des émissions de gaz à effet de serre est un problème pour ce siècle ou pour le suivant. Cette constatation a des conséquences sur l’urgence des transitions proposées vers des politiques « à faible teneur en carbone ». Il s’agit d’un point important car, malgré les inquiétudes concernant le changement climatique que les émissions de gaz à effet de serre associées pourraient provoquer, les politiques énergétiques actuelles basées sur les combustibles fossiles présentent de nombreux avantages [8,9]. En effet, il convient de noter que le principal gaz à effet de serre concerné, le dioxyde de carbone (CO2), est un élément clé de toute vie basée sur le carbone, c’est-à-dire de toute vie connue, et que l’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a contribué à un « verdissement » partiel de la Terre, c’est-à-dire à une croissance accrue des plantes au cours des dernières décennies [9,72].

À la lumière des critiques ci-dessus, le lecteur peut se demander si les politiques de transition énergétique « zéro carbone » proposées actuellement et basées principalement sur l’électricité éolienne et solaire sont vraiment la panacée que les promoteurs de ces technologies indiquent [11,12,13,14,15,16,17,18,25,27,28]. Il s’agit d’une question clé à laquelle nous souhaitons répondre dans cet article de synthèse. Nous espérons qu’à l’issue de cette étude, le lecteur comprendra qu’aucune des sources d’énergie et d’électricité actuellement utilisées par la société n’est une « panacée ». Au contraire, chaque technologie a ses avantages et ses inconvénients, et les décideurs politiques doivent être conscients des avantages et des inconvénients lorsqu’ils prennent des décisions en matière de politique énergétique. Nous invitons les décideurs politiques à identifier les priorités les plus importantes pour eux et celles sur lesquelles ils sont prêts à faire des compromis. Sovacool et Saunders (2014) [73] fournissent un cadre utile à cet égard en comparant et en opposant cinq paquets différents de politiques de sécurité énergétique. Ils ont constaté que les cinq paquets présentent des avantages et des inconvénients, et que  » la sécurité énergétique n’est pas un état absolu, et que sa réalisation ne « fonctionne » qu’en donnant la priorité à certaines dimensions, ou à des objectifs et paquets politiques, plus qu’à d’autres  » [73].

Nous soutenons qu’un élément clé de ce processus est la reconnaissance des problèmes techniques, environnementaux et socio-économiques associés à chaque technologie. Nous insistons sur le fait que l’objectif de cette étude n’est pas de plaider en faveur d’une technologie énergétique particulière, mais plutôt de sensibiliser le lecteur aux avantages et aux inconvénients de chacune des principales technologies et politiques énergétiques actuellement promues. Afin d’identifier ces technologies et politiques énergétiques clés, nous avons tiré parti de l’analyse détaillée réalisée par la Climate Policy Initiative (https://www.climatepolicyinitiative.org/) dans une série de rapports annuels/biennaux intitulés « Global Landscape of Climate Finance », qui ont estimé la répartition des dépenses mondiales totales liées au changement climatique pour chaque année entre 2010/2011 [74] et 2018 [75].

Nous avons compilé les données de ces rapports pour chaque année dans la figure 1 et le tableau 1. Nous notons que la Climate Policy Initiative a également réalisé une estimation pour 2009/2010 dans un premier rapport [76], mais les auteurs indiquent qu’ils ont considérablement modifié leur méthodologie pour les rapports suivants, et nous n’avons donc pas inclus ces estimations antérieures dans notre analyse. Selon son site web, la Climate Policy Initiative est un groupe de réflexion sur la politique climatique qui « a été fondé en 2009 pour aider les nations qui construisent des économies à faible émission de carbone à élaborer et à mettre en œuvre des politiques efficaces en matière de climat, d’énergie et d’utilisation des sols ». Dans leurs rapports, ils reconnaissent explicitement que leurs calculs sous-estiment probablement les dépenses annuelles mondiales,  » en raison de problèmes méthodologiques liés à la couverture et aux limites des données, en particulier les dépenses des gouvernements nationaux en matière de financement climatique et les investissements privés dans l’efficacité énergétique, les transports, l’utilisation des terres et l’adaptation  » (Buchner et al. 2019, p8) [75]. Néanmoins, ils semblent offrir les estimations les plus complètes disponibles au moment de la rédaction du présent document. Par conséquent, nous pensons qu’elles offrent une ventilation relative utile des dépenses mondiales liées au changement climatique sur la période 2011-2018.

Figure 1. Ventilation des dépenses mondiales totales liées au changement climatique sur la période 2011-2018. Données tirées des rapports Global Landscape of Climate Finance de la Climate Policy Initiative, accessibles sur le site https://climatepolicyinitiative.org/, comme détaillé dans le tableau 1.

SecteurDépenses totales, 2011-2018 (période de 8 ans)Dépenses annuelles moyennesPourcentage des dépenses totales
Solaire1220 milliards US$152 milliards US$33%
Éolien810 milliards US$101 milliards US$22%
Biomasse et déchets *75 milliards US$9 milliards US$2%
Hydroelectricité *75 milliards US$9 milliards US$2%
Biocarburants *25 milliards US$3 milliards US$1%
Toutes les autres énergies renouvelables *170 milliards US$21 milliards US$5%
Transport durable375 milliards US$47 milliards US$10%
Efficacité énergétique250 milliards US$31 milliards US$7%
Autres politiques d’atténuation du changement climatique430 milliards US$54 milliards US$12%
Politiques d’adaptation au climat190 milliards US$24 milliards US$5%
Doubles avantages40 milliards US$5 milliards US$1%
Total3 660 milliards US$458 milliards US$100%
* Comme le solaire et l’éolien constituent la majeure partie des énergies renouvelables, la ventilation des « autres énergies renouvelables » n’est pas indiquée dans tous les rapports, de sorte que nous avons estimé les éléments marqués à l’aide des chiffres fournis dans les rapports de 2012 et de 2013.

Tableau 1. Ventilation des dépenses mondiales liées au changement climatique entre 2011 et 2018. Données tirées des rapports annuels et bisannuels Global Landscape of Climate Finance de la Climate Policy Initiative, consultés à l’adresse https://climatepolicyinitiative.org/.

Malgré ces dépenses, qui s’élèvent à 3 660 milliards de dollars sur 8 ans, les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) ont continué à augmenter tout au long de cette période (Figure 2). Cela donne l’occasion d’examiner les dépenses afin de déterminer si la voie actuelle est prometteuse de succès. Une explication pourrait être que les dépenses totales sont encore trop faibles, et Buchner et al. (2019) affirment en effet que les dépenses mondiales annuelles devraient augmenter pour atteindre 1,6 à 3,8 trillions de dollars américains afin de réduire de manière substantielle les émissions de CO2 [75]. Cependant, la Figure 1 et le Tableau 1 montrent que 55% des dépenses au cours de cette période ont été consacrées à des projets solaires et éoliens, 10% supplémentaires à des projets de transport durable et 7% à l’efficacité énergétique. En d’autres termes, la plupart des dépenses ont été consacrées aux types de politiques privilégiées par les propositions « zéro carbone » qui ont été fortement critiquées ci-dessus.

Figure 2. Tendances historiques des émissions mondiales de CO2 et des dépenses mondiales liées au changement climatique sur la période 2011-2018. (a) Les chiffres des dépenses sont ceux de la Figure 1. Données tirées des rapports annuels et bisannuels Global Landscape of Climate Finance de la Climate Policy Initiative, accessibles à l’adresse suivante: https://climatepolicyinitiative.org/. (b) Émissions mondiales de CO2. Données de Boden et al. (2018) [4], https://energy.appstate.edu/CDIAC, mises à jour en 2018 par Friedlingstein et al. (2019) [5], https://www.globalcarbonproject.org/.

Dans cette perspective, nous proposons de décrire tout d’abord l’utilisation actuelle de l’énergie dans le monde (section 2). Ensuite, nous examinerons certains des principaux défis techniques associés à la fois aux transitions énergétiques proposées et aux politiques énergétiques actuelles (section 3). Dans la section 4, nous examinerons certaines des principales préoccupations environnementales associées à ces politiques, tandis que dans la section 5, nous nous pencherons sur certaines préoccupations socio-économiques importantes. Dans la section 6, nous résumons les avantages et les inconvénients de toutes les principales sources d’énergie, qu’il s’agisse de celles prises en compte dans la Figure 1 et le Tableau 1 ou de celles qui ne le sont pas. Dans la section 7, nous formulons quelques recommandations sur la manière d’interpréter ces avantages et inconvénients contradictoires.

2. Politiques énergétiques actuelles

Afin d’évaluer le contexte des politiques de dépenses de la Figure 1 et du Tableau 1, il peut être utile d’examiner la consommation mondiale totale d’énergie actuelle et historique. Dans la Figure 3, nous présentons les tendances de 2008 à 2018 telles qu’estimées par BP dans son « Statistical Review of World Energy 2019 » [77], et dans la Figure 4, nous présentons une ventilation plus détaillée pour l’année la plus récente (2018). Il existe plusieurs autres rapports similaires rédigés par différents groupes, et les estimations sont globalement similaires. Nous avons choisi celui-ci parce qu’il était facilement disponible et qu’il était l’un des plus complets et des plus détaillés. Bien que nous reconnaissions le risque qu’une société énergétique privée disposant d’un portefeuille diversifié puisse être incitée à déformer la contribution relative des différentes sources d’énergie à la consommation mondiale d’énergie, nous notons que l’Administration américaine d’information sur l’énergie (EIA) propose des estimations similaires pour les parts du bouquet énergétique mondial en 2018: combustibles fossiles 80,4%, énergies renouvelables 15,4%, et nucléaire 4,2% [78]. Pour une comparaison des rapports de BP avec les autres rapports mondiaux sur l’énergie, voir Newell et al. (2019) [79].

Figure 3. Consommation mondiale d’énergie par source, tendance décennale (2008-2018). Le terme « renouvelable » désigne toutes les énergies renouvelables autres que l’hydroélectricité. Données de BP (2019) [77].

Figure 4. Consommation mondiale d’énergie par source, 2018. Données de BP (2019) [77].

La Figure 4 montre qu’en 2018, le monde produit encore la majeure partie (85%) de son énergie à partir de combustibles fossiles (pétrole, charbon et gaz). Le nucléaire (4%) et l’une des énergies renouvelables, l’hydroélectricité (7%), représentent également des parts importantes du gâteau. En revanche, l’éolien et le solaire ne représentent que 3%, et les autres sources 1%. Cela dit, la Figure 3 montre que les importantes dépenses mondiales consacrées aux projets éoliens et solaires au cours de la période 2011-2018 ont eu un effet sur le fait que l’éolien et le solaire représentaient moins de 0,5% de la consommation mondiale d’énergie en 2010, de sorte que la contribution de l’éolien et du solaire au bouquet énergétique a augmenté de 2,5 points de pourcentage au cours de cette période.

3. Défis techniques des différentes technologies énergétiques

3.1. Le problème de l’intermittence (de l’électricité éolienne, solaire et marémotrice)

Historiquement, les réseaux électriques nationaux ont été presque exclusivement alimentés par des producteurs d’électricité « de base » (parfois appelés « pilotables »). Alors que la demande d’électricité a tendance à fluctuer à différentes échelles de temps, les fournisseurs d’électricité sont tenus de fournir un approvisionnement régulier en électricité pour répondre aux besoins en électricité de base, définis comme des « demandes minimales basées sur des attentes raisonnables des besoins des clients » [80]. Les technologies de production d’électricité de base les plus courantes sont les suivantes: charbon, gaz naturel, pétrole, tourbe, nucléaire, hydroélectricité, géothermie et biomasse. Comme le montre la figure 4, ces sources d’énergie représentent actuellement plus de 96% de l’énergie mondiale.

D’autre part, comme nous l’avons vu dans l’introduction, bon nombre des transitions énergétiques actuellement proposées dépendent fortement d’une combinaison de trois technologies de production d’électricité « intermittentes » (parfois appelées « non pilotables »), à savoir l’éolien, le solaire et l’hydrolien. Certains ont même affirmé qu’il était possible (et souhaitable) de répondre à 100% des besoins énergétiques de la société en utilisant uniquement des énergies renouvelables, principalement éoliennes et solaires [11,12,13,14,15,16,17,18,25,26,27,28,32]. En effet, Jacobson et al [13,14,15,16] préconisent une transition vers des systèmes énergétiques qui génèrent 100% de leur électricité à partir du vent, de l’eau et de la lumière du soleil (« Wind, Water, Sunlight », WWS), c’est-à-dire l’éolien et le solaire complétés par l’énergie marémotrice et l’hydroélectricité. La Figure 1 et le Tableau 1 montrent que 55% du total des dépenses mondiales liées au changement climatique sur la période 2011-2018 ont été consacrées à deux de ces technologies, à savoir l’énergie solaire et l’énergie éolienne. Il convient donc d’examiner les implications du « problème de l’intermittence ». Nous insistons sur le fait qu’il s’agit d’un problème qui ne concernait pas, dans le passé, les réseaux électriques utilisant exclusivement des centrales pilotables.

Contrairement à la production régulière ou à la demande des centrales de base, les technologies intermittentes ne fournissent de l’énergie que de manière intermittente, c’est-à-dire uniquement lorsque le vent souffle (pour l’éolien) ou uniquement lorsque le soleil brille (pour le solaire) ou en fonction des marées (pour le marémoteur). Cependant, la consommation d’électricité par les consommateurs ne suit pas ces périodes de production. Il en résulte des déséquilibres entre l’offre et la demande d’électricité qui deviennent de plus en plus problématiques au fur et à mesure que le nombre de générateurs d’électricité intermittents connectés au réseau augmente. À certains moments, la production d’électricité est trop importante et doit être « réduite », c’est-à-dire rejetée ou diminuée, tandis qu’à d’autres moments, la production est insuffisante, ce qui entraîne des pannes d’électricité.

Un approvisionnement régulier en énergie 24 heures sur 24 est indispensable au fonctionnement sûr et fiable de systèmes tels que les usines de traitement des eaux, les hôpitaux, les systèmes de chauffage et de climatisation domestiques, les usines de fabrication et les systèmes de transport en commun. En outre, la disponibilité de l’énergie est une condition préalable au fonctionnement des services d’urgence, par exemple les équipements de réanimation médicale. Du point de vue du ménage, une énergie fiable est nécessaire pour faire fonctionner un réfrigérateur 24 heures sur 24, et elle doit être disponible en appuyant sur un interrupteur pour fournir l’éclairage nécessaire à n’importe quelle heure de la nuit. En l’absence d’énergie fiable, le ménage risque de subir des pertes alimentaires dues à des pannes de réfrigération, des accidents dus au manque de lumière et une perte de contrôle de la température due à des pannes de chauffage ou de climatisation [81].

La demande d’électricité de pointe est soumise à une série d’incertitudes, notamment la croissance démographique, l’évolution des technologies, les conditions économiques, les conditions météorologiques et les variations aléatoires de l’utilisation individuelle. Elle suit également des modèles de variation en fonction de l’heure de la journée, du jour de la semaine, de la saison de l’année et des jours fériés [82]. La consommation d’électricité d’un ménage dépend fortement des activités des occupants et de l’utilisation qu’ils font des appareils électriques [83]. La Figure 5 illustre les variations de la consommation d’énergie d’un ménage individuel en fonction de l’heure du jour ou de la nuit. Notez en particulier la très faible consommation nocturne, avec des pics occasionnels lorsque les appareils sont allumés pendant de courtes périodes, et la consommation généralement plus élevée pendant la journée, avec de brefs pics de consommation encore plus élevés à intervalles irréguliers. Bien que ces modèles de demande soient assez confus sur une base individuelle, la moyenne de la demande nationale est relativement prévisible lorsqu’elle est calculée sur l’ensemble du pays.

Figure 5. Exemple de profil de demande quotidienne d’électricité domestique, mesuré par intervalles d’une minute, dans une habitation des East Midlands, au Royaume-Uni. (Adapté de la Figure 5 de Richardson et al. (2010) [83]).

Par exemple, la courbe bleue de la Figure 6 montre les variations hebdomadaires et saisonnières de la demande d’électricité en République d’Irlande sur une année complète (2013). On remarque le schéma régulier d’une demande élevée les jours de semaine et d’une demande plus faible le week-end, avec des variations saisonnières qui viennent s’y ajouter. La demande minimale était d’environ 2500 MW en été et d’environ 3000 MW pendant les mois d’hiver 2013. Comparez cela avec la courbe rouge de la figure 6 qui montre le caractère fluctuant de la production d’énergie éolienne en République d’Irlande pour la même année (2013). Les éoliennes ont produit plus de 1000 MW pendant 14% des jours et moins de 100 MW pendant 10% des jours. On notera en particulier les faibles niveaux d’électricité produite la dernière semaine de février, la deuxième semaine de juillet et les derniers jours de novembre.

Figure 6. Variation annuelle de la demande quotidienne d’électricité (bleu) et de l’électricité produite par l’énergie éolienne (rouge), République d’Irlande, 2013. (Données tirées de: séries temporelles téléchargées sur http://www.eirgrid.com/ en janvier 2014).

L’énergie solaire est un peu plus prévisible dans la mesure où l’essentiel de l’intermittence provient du cycle jour/nuit, bien que la variabilité de la couverture nuageuse crée une composante chaotique supplémentaire. Toutefois, pour les latitudes moyennes à élevées, un problème majeur se pose en raison des variations saisonnières de l’ensoleillement total entre l’hiver et l’été. Par exemple, comme le montre la Figure 7, l’énergie solaire disponible en Irlande varie d’un facteur dix entre décembre (0,46 kWh/jour) et juin (4,66 kWh/jour). En outre, la durée du jour en décembre (~8 h) n’est que la moitié de celle de juin (~16 h).

Figure 7. Moyenne mensuelle du rayonnement solaire journalier par m2 sur une surface horizontale à l’aéroport de Dublin, 1976-1984 (adapté du tableau 36 de Rohan (1986)). [84].

Outre la variabilité à l’échelle des jours et des semaines, décrite ci-dessus, les climats locaux varient également d’une année à l’autre, et le changement climatique peut introduire des tendances climatiques à long terme susceptibles de modifier encore davantage la production d’électricité prévue.

Lorsque le pourcentage d’électricité intermittente est relativement faible, les générateurs de base restants peuvent réduire une partie du problème en augmentant ou en réduisant leur production en fonction de l’intermittence. Toutefois, cela soulève plusieurs problèmes. Tout d’abord, le réseau électrique a désormais besoin d’une capacité totale beaucoup plus élevée, car il doit toujours disposer d’une capacité proche de 100%, comme auparavant, afin d’être en mesure de fournir de l’électricité lorsque les générateurs intermittents ne sont pas en service. En outre, la nécessité de passer d’un générateur à l’autre entraîne un gaspillage considérable (tout en réduisant l’efficacité énergétique). Carnegie et al. (2013) notent que l’équilibrage de la production d’électricité et de la charge à l’aide de centrales de base traditionnelles (combustibles fossiles, hydroélectricité et nucléaire) peut être « coûteux en termes de durée de vie du capital et d’inefficacité opérationnelle ». L’ajustement fréquent de la production augmente l’usure des générateurs, réduit leur durée de vie prévue et augmente les dépenses de maintenance. Ce schéma opérationnel entraîne également des inefficacités en termes de coûts et de productivité » [85]. Par ailleurs, si une turbine à gaz est conçue pour la production d’électricité de base, mais qu’elle est ensuite utilisée pour l’équilibrage de la charge en conjonction avec des sources d’énergie intermittentes, l’accélération et la décélération constantes de l’arbre raccourcissent considérablement la durée de vie de la turbine [20].

Diverses solutions ont été proposées pour résoudre le problème de l’intermittence. Une compagnie d’électricité peut tenter d’équilibrer l’alimentation électrique à partir de sources intermittentes sur de très vastes zones en construisant un réseau de transmission étendu et en coordonnant la production d’énergie à partir des différentes sources, par exemple les installations solaires et éoliennes, mais cela nécessite d’importants investissements en capital [50]. Cette approche augmente la capacité minimale nécessaire et peut donner lieu à des « goulets d’étranglement », c’est-à-dire des retards dans le transport de l’énergie vers les grands centres de demande, souvent éloignés des sites de production d’énergie [80]. En outre, les conditions météorologiques ont tendance à affecter des zones géographiques assez vastes à des moments similaires, par exemple, si le temps est exceptionnellement venteux ou calme en France, il est probable qu’il en sera de même en Allemagne. D’autres options incluent « la gestion de la demande, le stockage de l’électricité et l’amélioration de la coordination ou de la prévision des centrales électriques » [80].

Certains chercheurs ont affirmé qu’en principe, le problème de l’intermittence pourrait être réduit grâce au stockage de l’énergie [48,49]. En d’autres termes, lorsqu’un parc éolien ou solaire produit trop pour la demande, il pourrait stocker l’électricité excédentaire à l’aide d’une technologie de stockage de l’énergie. Ensuite, lorsque la demande dépasse l’offre, l’énergie stockée peut être restituée. Cependant, d’autres ont souligné que la capacité de stockage requise serait irréaliste et que des solutions satisfaisantes à ce problème n’ont pas encore été démontrées avec les technologies disponibles [19,21,22,23,24,45].

Par exemple, van Kooten et al. (2020) notent que, bien que Tesla ait récemment « construit ce qui est considéré comme une gigantesque batterie d’une capacité de 100 MW/129 MWh en Australie-Méridionale pour faire face aux pannes résultant de l’intermittence des énergies renouvelables » [24], ils calculent que, si l’État d’Alberta (Canada) devait s’appuyer uniquement sur des sources d’électricité intermittentes pour produire de l’électricité, il aurait besoin de l’équivalent de 100 batteries de ce type. Shaner et al. (2018) ont calculé que même pour atteindre l’objectif moins ambitieux de 80% d’énergie éolienne/solaire aux États-Unis, il faudrait des investissements énormes et sans précédent dans les infrastructures. Les besoins exacts dépendraient du fait que le réseau soit essentiellement éolien ou essentiellement solaire. Pour un réseau à forte composante solaire, il faudrait suffisamment de stockage d’énergie pour surmonter le cycle solaire quotidien, c’est-à-dire 12 heures de stockage d’énergie (~5,4 TW h). Pour un réseau à forte intensité éolienne, il faudrait un réseau de transport d’électricité à l’échelle du continent « pour exploiter la diversité géographique du vent » [22]. Ils ont également calculé que « pour répondre de manière fiable à 100% de la demande annuelle totale d’électricité, les cycles saisonniers et les événements météorologiques imprévisibles nécessitent plusieurs semaines de stockage d’énergie et/ou l’installation d’une capacité d’énergie solaire et éolienne bien plus importante que ce qui est habituellement nécessaire pour répondre à la demande de pointe […] Aujourd’hui, cela serait très coûteux » [22]. Plus généralement, Heard et al. (2017) critiquent  » l’absence quasi-totale de preuves historiques de la faisabilité technique de systèmes d’électricité 100% renouvelable fonctionnant à l’échelle régionale ou à plus grande échelle. La seule nation industrialisée qui dispose aujourd’hui d’une électricité provenant à 100% de sources renouvelables est l’Islande, grâce à une dotation unique d’aquifères géothermiques peu profonds, à une hydroélectricité abondante et à une population de seulement 0,3 million d’habitants  » [21].

3.2. Le problème de la densité énergétique

Pour comparer les options énergétiques, il est utile de calculer la superficie de terrain nécessaire à chaque technologie énergétique et la quantité d’énergie qu’elle peut fournir. Ce calcul est connu sous le nom de densité énergétique et est défini comme le taux de production d’énergie par temps et par unité de surface au sol (exprimé en W/m2). Smil (2005) souligne que la transition énergétique proposée vers les énergies renouvelables nécessite « un déplacement des ressources dominantes d’un ordre de grandeur plus important que lors de la dernière grande transition énergétique » [86], c’est-à-dire le passage de la combustion de la biomasse aux combustibles fossiles. L’efficacité intrinsèquement faible de la photosynthèse signifie que les récoltes de biomasse ne dépassent pas 1 W/m2, alors que la plupart des extractions de combustibles fossiles se font à des taux supérieurs à 1 000 W/m2. Le remplacement des carburants dérivés du pétrole brut par des biocarburants moins denses en énergie nécessiterait également des surfaces cultivées généralement 1 000 fois et souvent 10 000 fois plus importantes que les surfaces occupées par les infrastructures pétrolières.

La Figure 8 compare les densités énergétiques moyennes pour la plupart des principales sources d’énergie, telles qu’estimées par Zalk et al. (2018) [87]. On constate que les densités énergétiques des sources d’énergie non renouvelables (non ER) sont jusqu’à trois ordres de grandeur supérieures à celles des sources d’énergie renouvelables (ER). En d’autres termes, elles produisent environ mille fois plus d’énergie pour une surface terrestre donnée. Le gaz naturel présente de loin la densité énergétique médiane la plus élevée. Parmi les sources d’énergie renouvelables, l’énergie solaire présente la densité énergétique médiane la plus élevée, mais elle reste inférieure de plusieurs ordres de grandeur à celle du nucléaire ou des combustibles fossiles. Cependant, c’est la biomasse qui présente la densité énergétique la plus faible des neuf technologies.

Figure 8. Densités énergétiques pour la plupart des principales sources de production d’électricité. Les zones hachurées indiquent les valeurs comprises entre les estimations minimales et maximales. (Adapté de van Zalk (2018) [87]).

Dans la section 4.4, nous examinerons les implications négatives de la dépendance accrue à l’égard des sources à faible densité énergétique (en particulier la biomasse/les biocarburants) pour la biodiversité, y compris l’augmentation des taux de déforestation. En outre, dans la section 5, nous examinerons certains des effets socio-économiques négatifs qui y sont associés. Cependant, dans cette sous-section, nous insistons sur les problèmes logistiques simples que cela implique d’un point de vue technique. En effet, il s’agit sans doute du problème d’ingénierie le plus difficile que nous abordons dans ce document en termes de proposition de transition énergétique d’une société qui tire actuellement 89% de son énergie des combustibles fossiles et du nucléaire (85% des seuls combustibles fossiles) à une société qui s’appuie principalement sur les sources d’énergie renouvelables (voir les Figures 3 et 4). Il est vrai qu’avant la révolution industrielle, la société tirait la majeure partie de son énergie de technologies renouvelables à faible densité énergétique similaires à celles de la figure 8 (la majeure partie de l’énergie utilisée provenait du travail humain ou animal, indirectement alimenté par la biomasse, c’est-à-dire la nourriture). Cependant, la population mondiale en 1800 n’était que de ~1 milliard, contre ~7,8 milliards aujourd’hui, et la plupart de ces ~7,8 milliards de personnes ne seraient probablement pas satisfaites d’un retour aux niveaux de vie préindustriels [7,8,9].

Par conséquent, à mesure que les sources d’énergie à haute densité énergétique sont remplacées par des sources d’énergie à faible densité énergétique, la superficie des terres à réserver à la production d’énergie augmente considérablement. En conséquence, l’empreinte énergétique moyenne par habitant (et, comme nous le verrons à la section 4.4, l’empreinte écologique correspondante) [88] augmentera en conséquence. Cela devrait être particulièrement inquiétant pour ceux qui pensent que nous sommes actuellement « surpeuplés » (voir section 3.3.1). Cela devrait également inquiéter les lecteurs qui pensent que les sociétés des pays en développement qui ont actuellement une très faible empreinte énergétique (y compris les quelque 1 milliard de personnes qui n’ont pas accès à l’électricité) devraient être encouragées à augmenter leur empreinte énergétique (voir la section 5).

3.3. Le problème des ressources limitées

3.3.1. Le débat néo-malthusien: « durable » contre « renouvelable »

Malthus (1798) a prévenu que la croissance de la population mondiale (qui était alors d’environ 1 milliard d’habitants) aurait rapidement des conséquences catastrophiques, car la production alimentaire ne pourrait pas suivre le rythme de la croissance démographique. Il a conclu que si les taux de natalité ne diminuaient pas de manière significative et urgente, cela conduirait à la famine et à la dévastation [89]. Bien que la population soit actuellement d’environ 7,8 milliards d’habitants, plus de deux siècles plus tard, ce qui suggère que ses prédictions étaient erronées, sa logique était convaincante pour beaucoup à l’époque.

Une logique équivalente a conduit de nombreux chercheurs à faire des prédictions actualisées dans le même sens au cours des années qui ont suivi [90,91,92]. Essentiellement, la logique suggère que, toutes choses étant égales par ailleurs, si la consommation par habitant d’une ressource limitée est constante ou augmente, mais que la population continue de croître, il arrivera un moment où la demande dépassera l’offre. Si la société est dépendante de cette ressource, cela pourrait avoir des effets dévastateurs. Des analogies avec la population humaine sont parfois faites avec des systèmes écologiques qui connaissent des cycles d’expansion et de ralentissement, par exemple la croissance bactérienne dans une boîte de Pétri contenant une gélose nutritive peut être rapide jusqu’à ce que tous les nutriments soient consommés, stade auquel la colonie peut s’effondrer complètement [90,92]. En raison de la similitude de la logique avec celle qui sous-tend les prédictions de Malthus, cet argument est souvent appelé « argument néo-malthusien ».

Intuitivement, la logique qui sous-tend l’argument néo-malthusien est à première vue convaincante. Cependant, les critiques soulignent invariablement le fait que, empiriquement, les tendances observées sont souvent contraires aux tendances prédites par les théories néo-malthusiennes [44,93,94,95]. Les critiques notent que l’une des principales faiblesses de l’argument néo-malthusien est l’hypothèse selon laquelle la société ne modifie pas son utilisation d’une ressource en réponse aux rapports entre l’offre et la demande. En outre, l’homme peut inventer de nouvelles approches et technologies. Une réponse lapidaire à l’argument néo-malthusien consiste à rappeler que « l’âge de pierre n’a pas pris fin parce que nous n’avions plus de pierre ». Simon, notant que l’ingéniosité humaine nous distingue des bactéries dans une boîte de Petri, est allé jusqu’à qualifier l’humanité de « ressource ultime » [93].

Certains critiques de l’argument néo-malthusien ont même fait valoir que la logique sous-jacente est si défectueuse qu’elle propose le contraire, c’est-à-dire que l’humanité peut continuer à croître dans un avenir prévisible, à condition que nous donnions à nos concitoyens l’occasion de mettre à profit leur ingéniosité. C’est ce qui a conduit certains à qualifier les critiques des arguments néo-malthusiens de « cornucopianisme » [96].

Nous ne nous prononcerons pas ici sur quel côté de ce débat est le plus proche de la vérité, mais nous nous contenterons de noter, tout d’abord, que le débat semble se répéter sous des formes légèrement différentes depuis plus de deux siècles maintenant [94]. Deuxièmement, bien que les néo-malthusiens expriment souvent leurs prédictions sur les tendances futures avec une confiance remarquable [90,91,92], ces prédictions se révèlent souvent rétrospectivement contraires à la réalité [95], en effet la population mondiale est aujourd’hui près de 8 fois plus importante que lors des prédictions initiales de Malthus.

Cela a des conséquences importantes sur ce que nous considérons comme « durable ». Les sociétés diffèrent dans leur conception de la durabilité, telle qu’elle est définie par de nombreuses disciplines et appliquée à une variété de contextes. Cela va du concept de rendement maximal durable dans la gestion des forêts et des pêcheries à la vision d’une société durable dotée d’une économie stable. Brown et al. (1987) [97] ont proposé que la survie indéfinie de l’humanité à l’échelle mondiale nécessite certains systèmes de soutien de base, « qui ne peuvent être maintenus qu’avec un environnement sain et une population humaine stable », ce qui correspond à la perspective néo-malthusienne en incorporant explicitement les tendances de la population humaine dans le tableau. Toutefois, étant donné que l' »empreinte énergétique », l' »empreinte écologique », etc. des individus peut varier dans le temps et d’une région à l’autre [88,98], nous soutenons qu’il est inutile de définir une taille de population « idéale » arbitraire au-delà de laquelle le monde devient « surpeuplé ». Nous suggérons plutôt d’éviter de définir la « durabilité » explicitement ou implicitement en termes de tendances démographiques (c’est-à-dire le paradigme néo-malthusien). Par exemple, Gomiero (2015) affirme que « pour être qualifiée de durable, l’utilisation d’une source d’énergie doit être techniquement réalisable, économiquement abordable, écologiquement et socialement viable, en considérant la société dans son ensemble » [99]. Cette définition ne dépend pas explicitement des tendances démographiques, même s’il est évident que la taille de la population est un facteur important à prendre en compte.

La littérature propose plusieurs définitions de l’approvisionnement en énergies renouvelables (ER). Par exemple, un rapport spécial du GIEC sur les sources d’énergie renouvelables et l’atténuation du changement climatique propose ce qui suit. « L’énergie renouvelable est toute forme d’énergie provenant de sources solaires, géophysiques ou biologiques qui est reconstituée par des processus naturels à un rythme égal ou supérieur à son taux d’utilisation » [100]. Verbruggen et al. (2010) soulignent que cette définition peut être affinée, par exemple en ajoutant la notion que certaines sources renouvelables peuvent être épuisées par la surexploitation. Inversement, ils avertissent que  » la qualification des différentes sources d’énergie renouvelables pour mesurer leur degré de durabilité est une question non résolue  » [101]. En outre, Acosta (2013) met en garde contre le fait que l’extraction intensive des ressources peut brouiller la distinction entre les sources d’énergie renouvelables et non renouvelables: « En raison de l’ampleur de l’extraction, de nombreuses ressources « renouvelables », telles que les forêts ou la fertilité des sols, sont en train de devenir non renouvelables. En effet, la ressource est épuisée lorsque le taux d’extraction est beaucoup plus élevé que le taux auquel l’environnement est capable de la renouveler. Ainsi, au rythme actuel d’extraction, les problèmes liés aux ressources naturelles non renouvelables peuvent affecter toutes les ressources de la même manière » [102].

Ainsi, nous suggérons qu’il peut y avoir une exploitation non durable d’une source d’énergie renouvelable (par exemple, le défrichement d’une forêt pour la fabrication de granulés de bois) et, inversement, une exploitation durable d’une source non renouvelable (par exemple, la gestion programmée d’une réserve finie de gaz naturel pour une période de planification de 10 ou 20 ans). Par conséquent, la durabilité d’une ressource ne se résume pas à la question de savoir si elle est limitée ou renouvelable, mais à la manière dont elle est gérée en fonction de sa durée de vie ou de son cycle de vie. Par exemple, dans l’histoire, nous pouvons constater que l’utilisation des combustibles fossiles (une ressource non renouvelable) pour l’énergie est apparue précisément parce que la combustion continue du bois (une ressource renouvelable) n’était pas durable. L’utilisation du charbon s’est avérée plus durable que la poursuite de la déforestation [8].

3.3.2. Le « pic pétrolier », le « pic gazier » et le « pic charbonnier »

Depuis que M.K. Hubbert a inventé l’expression « pic pétrolier » dans les années 1950, l’argument selon lequel les ressources telles que le pétrole sont limitées est un motif récurrent dans les discussions sur la politique énergétique [103,104,105,106,107]. L’argument est que, si la société dépend trop du pétrole (ou du gaz), il peut y avoir des conséquences catastrophiques si la demande dépasse soudainement l’offre, parce que nous avons atteint le « pic pétrolier » ou le « pic gazier ». Le lecteur remarquera que cet argument recoupe les arguments néo-malthusiens décrits ci-dessus. En effet, les inquiétudes concernant le « pic pétrolier » sont particulièrement présentes dans les analyses néo-malthusiennes depuis les années 1970 [90,91,92]. Cependant, comme nous l’avons noté plus haut à propos du débat néo-malthusien, les prévisions concernant l’imminence du « pic pétrolier », du « pic gazier » et du « pic charbonnier » sont continuellement revues à la baisse au fil du temps.

En effet, Lior (2008) a noté: « Un phénomène mondial intéressant est que, malgré l’augmentation de la consommation de combustibles fossiles, les quantités de réserves prouvées augmentent également avec le temps, où le rapport ressources/production (R/P) est resté presque constant pendant des décennies à R/P = 40 pour le pétrole, 60 pour le gaz et environ 150 pour le charbon » [108]. Cela signifie qu’il y a au moins 40 ans (pétrole), 60 ans (gaz) et 150 ans (charbon) de réserves aux taux de consommation de 2006, mais qu’il ne faut pas s’étonner si, dans plusieurs décennies, les prévisions concernant le pic du pétrole, du gaz et du charbon auront progressé en tandem. Shafiee et Topal (2009) ont contesté le fait que cette observation empirique soit une hypothèse fiable pour les projections et ont estimé que les réserves ne dureraient que 35 ans (pétrole), 37 ans (gaz) et 107 ans (charbon) aux taux de consommation de 2006 [109]. À l’heure actuelle, c’est-à-dire 10 ans plus tard, BP (2019) estime que les ratios réserves mondiales/production (R/P) sont de 50 ans (pétrole), 51 ans (gaz) et 132 ans (charbon) aux taux de consommation de 2019 [77].

Nous ne tenterons pas de résoudre ces estimations contradictoires dans le présent document. Nous ne suggérons pas non plus que le charbon, le pétrole et le gaz doivent être considérés comme des ressources « inépuisables » (bien que nous renvoyions les lecteurs intéressés à Kutcherov et Krayushkin (2010) pour une analyse intéressante de l’hypothèse controversée selon laquelle le pétrole et le gaz pourraient être d’origine « abiotique », ce qui impliquerait cette possibilité [110]). Nous suggérons plutôt que les politiques énergétiques basées sur des prédictions spécifiques de la date du « pic pétrolier/gazier/charbon » soient traitées avec une grande prudence. Par exemple, en partie sur la base des prévisions du « pic pétrolier », de coûteux terminaux de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été construits aux États-Unis au cours de la première décennie des années 2000, afin d’importer de grandes quantités de gaz par des promoteurs anticipant une pénurie imminente de l’offre dans le pays. Cependant, au moment où ces terminaux ont été mis en service, les progrès technologiques dans le domaine de la fracturation hydraulique (« fracking » en abrégé) avaient considérablement augmenté les réserves de gaz accessibles aux États-Unis, faisant du pays un exportateur net de gaz [105,107]. Il a été suggéré que si l’extraction à grande échelle de gaz à partir de réserves sous-marines d’hydrates de méthane devenait économiquement viable à l’avenir, les « réserves de gaz » augmenteraient encore davantage [110,111].

Par conséquent, il existe une incertitude considérable quant à la date exacte du « pic » du pétrole, du gaz ou du charbon, mais il semble que les réserves connues de ces trois types de ressources soient suffisantes pour les quelques décennies à venir au moins. Cela a donné lieu à des perspectives contradictoires de la part des chercheurs préoccupés par le réchauffement climatique anthropique dû aux émissions de CO2, qui se demandent si nous devons continuer à utiliser les combustibles fossiles tant qu’ils sont disponibles en partant du principe qu’il n’en reste plus beaucoup [112] ou si nous devons mener une campagne active pour que les combustibles fossiles restent « inutilisés » en partant du principe qu’il en reste trop [113].

3.3.3. Le problème de la rareté des minéraux

En raison de la multiplication par 10 des quantités de minerais nécessaires aux technologies vertes par rapport aux technologies basées sur les hydrocarbures, Mills (2020) met en garde contre le fait que toute expansion significative de l’énergie verte entraînera « une augmentation sans précédent de l’exploitation minière mondiale », ce qui exacerberait radicalement les problèmes d’environnement et de main-d’œuvre dans les marchés émergents et augmenterait considérablement la vulnérabilité de la chaîne d’approvisionnement en énergie des États-Unis [45]. Capellán-Pérez et al. (2019) soulignent que l’extraction des minéraux nécessaires à la transition proposée vers les énergies renouvelables est susceptible d’intensifier les conflits socio-environnementaux actuels associés à l’extraction des ressources [114]. Comme nous le verrons dans la section suivante, cela suscite des inquiétudes quant à l’incertitude potentielle de l’approvisionnement. Contrairement aux inquiétudes concernant les pics d’hydrocarbures décrites ci-dessus, les besoins prévus en minéraux semblent susceptibles de dépasser les réserves actuelles dans un délai très court, jusqu’à l’année 2030. Cette préoccupation semble particulièrement pressante en ce qui concerne les véhicules électriques, que nous examinons ensuite, puis les préoccupations liées à l’énergie solaire et éolienne.

La production prévue de véhicules électriques (VE) pour remplacer les véhicules alimentés par des combustibles fossiles nécessite la consommation d’une nouvelle gamme de métaux, comme le souligne une lettre d’un groupe de géologues et d’autres spécialistes des sciences de la terre, dirigé par le professeur Richard Herrington, responsable des sciences de la Terre au Musée d’histoire naturelle [58], au Comité sur le changement climatique à Londres, qui avait recommandé d’augmenter le pourcentage de voitures électriques ou hybrides au Royaume-Uni de 0,2% en 2017 à 100% d’ici à 2050.

Herrington et al. préviennent que pour remplacer entièrement le parc automobile du Royaume-Uni (actuellement 31,5 millions) par des VE, il faudrait « un peu moins de deux fois la production mondiale annuelle totale de cobalt, presque toute la production mondiale de néodyme, les trois quarts de la production mondiale de lithium et au moins la moitié de la production mondiale de cuivre en 2018 […] Si nous extrapolons cette analyse à l’estimation actuelle de 2 milliards de voitures dans le monde, sur la base des chiffres de 2018, la production annuelle de cobalt et de néodyme devrait être supérieure à celle de cuivre. Si nous extrapolons cette analyse à l’estimation actuelle de 2 milliards de voitures dans le monde, sur la base des chiffres de 2018, la production annuelle de néodyme et de dysprosium devrait augmenter de 70%, la production de cuivre devrait plus que doubler et la production de cobalt devrait être multipliée au moins par trois et demi pendant toute la période allant d’aujourd’hui à 2050 pour satisfaire la demande » [58]. Ils notent en outre que cette transition proposée pour le Royaume-Uni entraînerait également une augmentation de 20% de la consommation d’électricité dans le pays, en raison de la production supplémentaire d’énergie nécessaire pour recharger les véhicules.

Dans une analyse spatiale de la disponibilité du lithium, Narins (2017) [115] décrit une « ruée contemporaine » pour ce minéral utilisé dans les batteries des véhicules électriques qui est « pleine de contradictions qui peuvent être mieux comprises comme un déséquilibre mondial entre la consommation et la production de lithium. » Si la Bolivie est le pays qui possède les plus grandes réserves connues de ce minéral, elle ne fait pas partie des plus grands producteurs mondiaux et souffre « d’infrastructures peu développées, d’un environnement réglementaire inconstant et d’incertitudes quant à la sécurité des investissements miniers ». Bien qu’il ne pense pas que l’essor de l’industrie sera « en fin de compte » limité par la disponibilité du lithium, parce que de nouvelles réserves et méthodes d’extraction sont en cours de développement, et parce qu’il peut être possible d’utiliser des substituts tels que le zinc, il signale la situation actuelle selon laquelle « la qualité du lithium et le prix sont des facteurs contraignants qui continuent d’apporter de l’incertitude à la croissance et au taux d’expansion de l’industrie mondiale de la voiture électrique » [115].

Même dans le cadre de son modeste « Scénario des Nouvelles Politiques », les projections de l’Agence Internationale de l’Énergie jusqu’en 2030 [116] indiquent que les réserves de cobalt et de lithium sont insuffisantes pour répondre aux besoins des VE (Figure 9).

Figure 9. Augmentation de la demande annuelle de matériaux pour les batteries due au déploiement des véhicules électriques, par scénario, 2018-2030. Les points verts indiquent l’offre actuelle. NPS = Scénario des nouvelles politiques. EV30@30 = 30 % de parts de marché pour les VE d’ici à 2030. (Adapté de la Figure 7 de l’AIE, 2019) [116].

En se basant sur l’hypothèse d’un passage à une électricité 100% renouvelable d’ici 2050, les batteries lithium-ion représentant environ 6% du stockage de l’énergie et 55% de l’énergie pour le transport routier étant fournie par les véhicules électriques, Giurco et al. (2019) [117] considèrent que la demande cumulée de cobalt et de lithium est susceptible de dépasser les réserves actuelles, à moins que les taux de recyclage ne s’améliorent. Ils estiment que la demande annuelle de cobalt pour les VE et le stockage pourrait dépasser les taux de production actuels vers 2023, et que la demande annuelle de lithium pourrait dépasser les taux de production actuels vers 2022. Bien qu’ils considèrent que des taux de recyclage élevés peuvent maintenir la demande cumulée de cobalt et de lithium en dessous des niveaux de ressources actuels, ils avertissent qu’il y aura probablement un délai avant que le recyclage ne puisse compenser la demande, jusqu’à ce qu’il y ait suffisamment de batteries en fin de vie pour être collectées et recyclées.

À partir de recherches approfondies sur le terrain, y compris des entretiens avec des experts, des entretiens communautaires avec des mineurs et des négociants, et des observations dans 21 mines et neuf sites miniers affiliés, Sovacool (2019) [118] a documenté des déplacements de communautés indigènes, des environnements de travail dangereux, le travail des enfants et la violence contre les femmes dans les communautés proches des mines de cobalt. La majeure partie du cobalt mondial étant produite en République démocratique du Congo, les fortes augmentations de la demande liées à l’intérêt mondial pour les VE ont entraîné une hausse du nombre de mines « artisanales » locales qui extraient du cobalt. Plusieurs journalistes ont mis en garde contre le fait que ces mines sont souvent mal réglementées et impliquent parfois le recours au travail des enfants [119,120]. Ces questions socio-environnementales soulèvent d’autres inquiétudes concernant la sécurité de l’approvisionnement.

Capellán-Pérez et al. (2019) identifient les technologies les plus vulnérables à la pénurie de minéraux comme étant les technologies solaires photovoltaïques (tellure, indium, argent et manganèse), les CSP solaires (argent et manganèse) et les batteries Li (lithium et manganèse) [114]. La transition vers des technologies alternatives intensifiera également la demande mondiale de cuivre en exigeant 10 à 25% des réserves mondiales actuelles et 5 à 10% des ressources mondiales actuelles. Les auteurs signalent que « d’autres études envisageant une transition complète vers 100% de SER [sources d’énergie renouvelables] et prenant en compte les besoins en matériaux pour le transport de l’électricité atteignent des niveaux plus élevés, par exemple 60 à 70% des réserves actuelles estimées ».

En modélisant l’hypothèse d’un passage à 100% d’électricité renouvelable d’ici 2050, le solaire photovoltaïque représentant plus d’un tiers de la capacité et le reste étant généré par l’éolien et d’autres énergies renouvelables, Giurco et al. (2019) calculent que pour produire un tiers de l’énergie mondiale à partir de l’énergie solaire d’ici 2050, cela nécessiterait ~50% des réserves actuelles d’argent [117]. Ils considèrent que l’augmentation de l’efficacité de l’utilisation des matériaux a le plus grand potentiel pour compenser la demande de métaux pour le solaire photovoltaïque, tandis que le recyclage a moins de potentiel en raison de la longue durée de vie des métaux du solaire photovoltaïque et de leur plus faible potentiel de recyclage. Ils avertissent également que la baisse des teneurs en minerai peut avoir une influence significative sur la consommation d’énergie dans le secteur minier, associée au traitement des minerais polymétalliques et à l’exploitation de gisements de minerais plus profonds. Ils notent que, bien que l’argent ait un taux de recyclage global de 30 à 50%, il n’y a pratiquement pas de recyclage de l’argent des panneaux photovoltaïques, car la plupart du recyclage des panneaux photovoltaïques se concentre sur le recyclage du verre, de l’aluminium et du cuivre.

Plusieurs types de turbines éoliennes, comme le générateur synchrone à aimant permanent (« Permanent Magnet Synchronous Generator » ou PMSG) [NdT. voir ici], nécessitent des aimants qui orientent les turbines dans le sens du vent. Ces aimants contiennent des métaux rares tels que le néodyme (Nd), le praséodyme (Pr), le terbium (Tb) et le dysprosium (Dy) [121]. La demande estimée de Nd devrait passer de 4 000 à 18 000 tonnes d’ici 2035, et celle de Dy de 200 à 1 200 tonnes [122]. Ces valeurs représentent un quart à la moitié de la production mondiale actuelle [122]. La quantité de déchets toxiques et radioactifs générés par ces activités minières suscite également des inquiétudes. La recherche actuelle se concentre sur la réduction de la dépendance à l’égard de ces matériaux par la réduction et le recyclage [123,124].

La construction de vastes installations d’énergie éolienne et solaire nécessitera de grandes quantités de métaux de base tels que le cuivre, le fer et l’aluminium, qui ne pourront pas être recyclés pendant toute la durée de vie de l’installation, ce qui exacerbera les pénuries (Vidal et al., 2013) [125].

4. Préoccupations environnementales associées aux différentes technologies énergétiques

4.1. Réduction des émissions de gaz à effet de serre

Comme indiqué plus haut, le GIEC définit l’atténuation du climat comme une intervention visant à réduire les sources ou à augmenter les puits de gaz à effet de serre (GES). Cela peut se faire, entre autres, en passant de sources d’énergie à forte intensité de carbone à des sources d’énergie à plus faible intensité de carbone.

Dans la Figure 10, nous avons rassemblé les estimations des émissions moyennes de GES de chacune des principales technologies de production d’électricité à partir de plusieurs sources [126,127,128,129,130]. Les « émissions directes » sont celles qui résultent de l’exploitation des centrales électriques. Les « émissions indirectes » (indiquées par un « * » dans la Figure) comprennent tous les processus et les émissions associées, à l’exception de l’exploitation des centrales électriques, classés comme « en amont » (par exemple, l’extraction et le raffinage du pétrole, l’extraction du charbon et le transport des combustibles) ou « en aval » (par exemple, le démantèlement et l’élimination des déchets). Il convient de noter que, si Weisser (2007) [126] considérait que les éoliennes et l’énergie solaire ne produisaient pas d’émissions, une méta-étude réalisée par Nugent et Sovacool (2014) [127] a mis en évidence toute une série d’émissions opérationnelles. Nous ne tenons pas compte ici de l’augmentation supplémentaire potentielle des émissions biologiques de CO2 provenant des parcs éoliens, qui sera examinée à la section 4.2.4.

Figure 10. Émissions directes et indirectes (*) de gaz à effet de serre des technologies d’approvisionnement en électricité, en grammes de gaz à effet de serre équivalent CO2 par kWh d’électricité produite (gCO2eq/kWhe). Les zones hachurées indiquent les valeurs comprises entre les estimations minimales et maximales. Les données proviennent de diverses sources, comme suit. La plupart des valeurs proviennent de Weisser (2007) [126], mais des estimations supplémentaires pour des technologies individuelles proviennent de Nugent et Sovacool (2014) [127]; Eberle et al. (2017) [128]; Paredes et al. (2019) [129]; Murphy et al. (2015) [130].

La Figure 10 montre clairement que les émissions de CO2 sont fortement corrélées à l’utilisation des combustibles fossiles. Les plus gros émetteurs de CO2 par kWh d’électricité sont le charbon (dont le lignite est une forme qui présente des émissions particulièrement élevées), la tourbe, le pétrole et, dans une moindre mesure, le gaz naturel. Nous incluons la tourbe ici à titre de référence, mais nous notons qu’elle n’est actuellement utilisée que dans quelques pays qui possèdent d’importantes tourbières, par exemple l’Irlande [130].

Comme nous l’avons vu dans la Figure 4, 85% de l’énergie utilisée dans le monde en 2018 provenait du charbon, du pétrole ou du gaz. Par conséquent, l’un des moyens les plus évidents de réduire les émissions mondiales de CO2 serait d’augmenter le pourcentage relatif d’électricité produite par les technologies qui émettent moins de CO2 par kWh. Malheureusement, l’une des principales raisons pour lesquelles 85% de l’énergie utilisée dans le monde provient encore des combustibles fossiles est qu’ils présentent de nombreux avantages en termes de minimisation des problèmes techniques évoqués à la section 3, ainsi que de traitement de nombreux problèmes socio-économiques évoqués à la section 5 [7,8,9]. En tout état de cause, c’est la principale raison d’être de chacune des stratégies suivantes visant à réduire les émissions mondiales de CO2 dues à la production d’électricité.

  1. Du charbon/pétrole au gaz. Passer de l’utilisation du charbon et du pétrole (et de la tourbe), qui émettent le plus de CO2, à l’utilisation d’une plus grande quantité de gaz naturel. Cela permet de conserver de nombreux avantages liés à l’utilisation de combustibles fossiles, tout en réduisant de manière significative les émissions totales de CO2 [131,132,133,134,135,136,137]. Par exemple, de Gouw et al. (2014) ont calculé que « par unité d’énergie produite, les centrales électriques au gaz naturel équipées de la technologie du cycle combiné émettent en moyenne 44% du CO2 par rapport aux centrales électriques au charbon » [131]. Il a également été constaté que la transition vers le gaz réduisait considérablement la pollution de l’air (comme nous le verrons à la section 4.3.1) [131,132,133,134]. Certains ont fait valoir qu’une telle transition pourrait réduire la motivation à abandonner complètement les combustibles fossiles [137,138], et d’autres ont fait valoir que, si une fuite importante de méthane est associée à une telle transition, les émissions nettes de gaz à effet de serre peuvent encore être élevées [139]. Néanmoins, il a été avancé qu’à bien des égards, il s’agit de la transition « à court terme » la plus facile et la plus simple pour réduire immédiatement les émissions mondiales de CO2 (qui continuent d’augmenter, comme le montre la figure 2) [41,131,132,133,134,135,136,137].
  2. Captage et le stockage du carbone (CSC). Pour réduire plus complètement les émissions de CO2, la mise en œuvre de la technologie CSC présente un intérêt considérable. Essentiellement, les émissions provenant de la combustion sont capturées, comprimées dans un fluide dense, puis transportées par des pipelines et injectées dans des installations de stockage souterraines. Les centrales électriques pourraient ainsi continuer à utiliser les combustibles fossiles comme auparavant, avec peu ou pas d’émissions. Sur le papier, cette solution semble presque parfaite pour réduire les émissions mondiales de CO2, et la technologie pour y parvenir existe, mais elle n’a pas encore été mise en œuvre à une échelle suffisamment grande pour réduire de manière substantielle les émissions mondiales [134,140,141,142]. Le principal problème est que le piégeage du carbone consomme 15 à 30% de l’énergie produite par les nouvelles centrales électriques, et l’augmentation des coûts globaux qui en résulte rend actuellement cette option économiquement non viable [142]. En outre, le stockage nécessite des sites géologiques appropriés, tels que des aquifères salins ou des champs pétrolifères abandonnés [142]. C’est pourquoi de nombreuses voix se sont élevées pour dire qu’il fallait intensifier la recherche et le développement afin d’améliorer les technologies de CSC jusqu’à ce qu’elles soient suffisamment viables sur le plan économique pour être mises en œuvre à grande échelle [134,140,141,142].
  3. Amélioration de l’efficacité énergétique. Une autre approche de la réduction des émissions dues à la production d’électricité (et plus généralement à l’utilisation de l’énergie) consiste à réduire la quantité d’électricité (et d’énergie) utilisée par la société, c’est-à-dire à améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’énergie. Le coût de l’énergie étant souvent un élément clé du coût de nombreuses activités, on suppose souvent (à tort) que l’amélioration de l’efficacité énergétique a toujours un sens sur le plan économique. Il est clair que de nombreuses améliorations de l’efficacité énergétique peuvent également avoir un sens économique et/ou être émotionnellement satisfaisantes. Toutefois, la consommation totale d’énergie n’est généralement pas le seul facteur à prendre en compte. Par conséquent, dans une enquête sur le secteur du transport maritime visant à évaluer la mise en œuvre de plus de 30 technologies d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de CO2, Rehmatulla et al. (2017) ont constaté que « les mesures fortement mises en œuvre ont eu tendance à être celles qui présentent de faibles gains d’efficacité énergétique au niveau du navire, et l’adoption de technologies de réduction du CO2, en particulier les carburants de substitution, est faible malgré leur fort potentiel de réduction des émissions de CO2 » [143]. Même lorsque les mesures d’efficacité énergétique peuvent être rentables, il est bien connu qu’elles ne sont souvent adoptées que lentement – un phénomène appelé « paradoxe de l’efficacité énergétique » [144,145].

Nous pouvons faire comprendre les concepts généraux des compromis impliqués dans les politiques d’efficacité énergétique en examinant la question du niveau d’isolation d’une maison dans un pays de latitude moyenne à élevée. Historiquement, de nombreuses maisons ont été construites sans beaucoup d’isolation à l’esprit – en particulier pour les maisons plus anciennes lorsque le chauffage interne était limité ou inexistant. Par conséquent, pour un coût relativement faible, il peut être facile de transformer une maison mal isolée en une maison modérément isolée. Le retour sur investissement (« return on investment » ou ROI) peut être substantiel et facilement justifié. Cependant, une fois que ces « fruits à portée de main » ont été récoltés, le retour sur investissement des efforts supplémentaires pour améliorer l’isolation diminue car les coûts et les efforts nécessaires tendent à augmenter, tandis que les économies tendent à se réduire. À un moment donné, le retour sur investissement de l’amélioration de l’isolation peut devenir trop faible pour être justifié. En outre, il est souvent moins coûteux et plus facile d’intégrer des techniques et des caractéristiques d’isolation améliorées dans un bâtiment neuf que dans un bâtiment ancien. Par conséquent, à un moment donné, le retour sur investissement lié à la « rénovation » d’un ancien bâtiment peut être moins intéressant que la construction d’un bâtiment hautement isolé à partir de zéro. Voir MacKay (2009) pour une discussion très instructive sur ces questions [146].

Par ailleurs, les économistes débattent depuis longtemps d’un autre problème lié à l’efficacité énergétique, connu sous le nom d’« effet de rebond » [147,148]. On l’appelle aussi parfois le « paradoxe de Jevons » [148], W.S. Jevons ayant suggéré en 1865 que cela pourrait conduire à un « pic de charbon » à la fin du 19e siècle (section 3.3.2). Herring (2006) explique l’argument comme suit: « l’amélioration de l’efficacité énergétique abaisse le prix implicite de l’énergie et rend donc son utilisation plus abordable, ce qui conduit à une plus grande utilisation – un effet appelé « effet de rebond » ou « effet de reprise » » [147]. Si les améliorations sont suffisamment importantes, cela peut même conduire à un effet de « retour », où la consommation totale d’énergie augmente en fait en raison de l’amélioration de l’efficacité. Un exemple historique classique de ce type d’effet est celui de l’ampoule électrique. Une série d’améliorations de l’efficacité énergétique dans les méthodes d’éclairage électrique de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle ont été si importantes qu’elles ont conduit à un marché de masse pour l’éclairage électrique [147,148]. Bien que ces « effets de retour » tendent à être rares, de nombreuses améliorations de l’efficacité énergétique semblent entraîner au moins un certain « effet de rebond », qui réduit partiellement la réduction attendue des émissions [147,148].

  1. Augmentation de l’utilisation du nucléaire. Les défenseurs de l’énergie nucléaire notent que la production d’énergie nucléaire présente de nombreux avantages par rapport à l’électricité produite à partir de combustibles fossiles (voir section 3), sans les préoccupations liées au pic pétrolier/gaz/charbon (section 3.3.2) ou aux émissions [20,21,23,39,41,42,43,44,51,52]. En outre, en étudiant les transitions énergétiques vers le nucléaire réalisées par la Suède et la France entre les années 1960 et 1990, Qvist et Brook (2015) affirment que « si le monde construisait de l’énergie nucléaire à un taux par habitant ne dépassant pas celui de ces nations exemplaires pendant leur expansion nationale, l’électricité produite à partir de charbon et de gaz pourrait être remplacée dans le monde entier en moins d’une décennie » [52]. Cependant, même parmi ceux qui appellent à une réduction urgente des émissions de CO2, l’énergie nucléaire semble susciter une résistance considérable de la part de l’opinion publique.

L’inquiétude du public à l’égard de l’énergie nucléaire semble reposer en grande partie sur deux questions distinctes: (i) l’élimination des déchets radioactifs et (ii) le risque d’accidents [149,150]. En ce qui concerne le risque d’accident, Sovacool et al [151,152] ont compilé d’importantes bases de données sur les accidents majeurs associés à tous les principaux secteurs de l’énergie. Après avoir analysé 1 085 accidents majeurs liés à 11 secteurs énergétiques différents sur la période 1874-2014, Sovacool et al. (2015) ont constaté que, bien que les accidents nucléaires aient représenté 69,9% des dommages matériels, ils ne représentaient que 15,9% du total des accidents et 2,3% de tous les décès associés [151]. Le problème de l’élimination des déchets radioactifs peut être atténué d’au moins deux façons: les réacteurs de troisième génération qui recyclent le combustible, et l’utilisation de dépôts géologiques profonds (DGR) [150]. Les réacteurs de génération IV actuellement en cours de développement semblent présenter des avantages supplémentaires en termes de sécurité, de fiabilité et d’économie [150].

Une autre préoccupation est le risque de dépassement de projet dans le développement de nouvelles centrales, bien que ce soit le cas pour tout mégaprojet [153]. Dans ce numéro spécial d’Énergies, Zawalińska et al. (2020) [154] ont modélisé les effets de la construction d’une nouvelle centrale nucléaire dans l’une des quatre régions de Pologne. Ils ont constaté que le projet se justifiait pour l’une de ces régions, mais pas pour les trois autres. En d’autres termes, les nouvelles centrales doivent être soigneusement étudiées au cas par cas [154] (comme pour tous les mégaprojets [153]).

  1. Utilisation accrue de l’hydroélectricité et de la géothermie. L’énergie hydroélectrique est la première source d’énergie renouvelable au monde [155] et elle peut améliorer la sécurité énergétique en fournissant une énergie abondante, bon marché, fiable et répartissable [73]. Par conséquent, l’augmentation du pourcentage d’électricité produite à partir de l’énergie hydroélectrique au lieu des combustibles fossiles est une approche permettant de réduire de manière significative les émissions de CO2. Cependant, il n’y a que certains sites géographiques où des barrages hydroélectriques peuvent être construits. Par conséquent, si des pays comme la Norvège peuvent compter principalement sur cette option pour leur électricité, ce n’est pas le cas de la plupart des pays. En outre, les modifications du paysage qui en découlent sont souvent énormes. Par conséquent, la construction de barrages hydroélectriques soulève souvent des préoccupations écologiques et sociales considérables [73,155,156].

L’énergie géothermique a également le potentiel de produire de l’énergie de base à bon marché, avec de faibles niveaux d’émissions de CO2. L’énergie géothermique peut être utilisée soit pour la production d’électricité, soit pour une utilisation directe, par exemple pour fournir de l’eau chaude pour le chauffage industriel et domestique [157,158]. Dans de nombreuses régions du monde, les sources thermales produisent régulièrement de grandes quantités de chaleur et de fluides depuis des siècles, et ces sources sont renouvelables tant qu’un équilibre est trouvé entre la décharge en surface et la recharge en chaleur/fluide en profondeur [157]. Dans certaines régions géographiques spécifiques, il peut représenter une ressource importante. Par exemple, elle fournit 69% de l’énergie primaire de l’Islande (29% de l’électricité et 90% du chauffage domestique) [158]. Cependant, les sites présentant des taux de production élevés et durables sont limités et, dans de nombreux cas, non rentables [157].

  1. Des combustibles fossiles à la biomasse/aux déchets. La combustion de la biomasse (par exemple, les granulés de bois) et des déchets organiques pour produire de l’électricité libère au moins autant de CO2 que les combustibles fossiles, car les combustibles fossiles sont essentiellement de la « biomasse » fossilisée qui a été enfouie sous terre pendant des millions d’années. Cependant, comme les plantes poussent en absorbant le CO2 de l’atmosphère (par photosynthèse) et que les animaux se développent en consommant des plantes, d’autres animaux ou des matières en décomposition, on affirme que la combustion de la biomasse et des biocarburants est « neutre en carbone ». En d’autres termes, le CO2 libéré lors de la combustion est compensé par le CO2 absorbé lors de la croissance. Par conséquent, les émissions nettes de CO2 par kWh d’électricité sont calculées pour être beaucoup plus faibles que pour les combustibles fossiles (Figure 10).

D’autre part, comme indiqué à la section 3.2, la biomasse et les biocarburants ont une « densité énergétique » très faible et, par conséquent, comme nous le verrons à la section 4.4, l’impact de l’utilisation accrue de la biomasse sur la biodiversité suscite de nombreuses inquiétudes [51,53,54,55], de même que le fait que des terres agricoles qui pourraient être utilisées pour l’alimentation humaine ou animale sont remplacées par de la biomasse destinée à la production de carburant [159].

  1. Utilisation accrue des énergies renouvelables intermittentes (éolienne/solaire/marémotrice). Comme mentionné à la section 3.1, Jacobson et al [13,14,15,16] préconisent une transition énergétique vers la production de 100% de l’électricité à partir du vent, de l’eau et de la lumière du soleil (WWS). La simplicité de ce récit semble convaincre de nombreux chercheurs et auteurs [11,12,17,18,32] et groupes de défense de l’environnement [25,26,27,28]. En conséquence, l’idée que les formes intermittentes de production d’électricité, complétées par des systèmes hydroélectriques ou de stockage de l’énergie, pourraient offrir une alternative viable aux systèmes actuels est devenue très populaire dans le public. Cependant, comme indiqué dans l’introduction, cette idée a été fortement critiquée car elle n’est pas physiquement plausible [8,19,20,21,22,23,24,26,38,39,41,42,43,44,45], pour les raisons exposées dans la section 3.

La Figure 1 et le Tableau 1 montrent que les dépenses consacrées à la lutte contre le changement climatique se sont principalement concentrées sur quelques-unes de ces stratégies. Plus précisément, 55% des dépenses ont été consacrées à la stratégie 7, c’est-à-dire à l’utilisation accrue de l’énergie éolienne et solaire; 7% ont été consacrés à la stratégie 3, c’est-à-dire à l’amélioration de l’efficacité énergétique; et 2% aux stratégies 5 et 6, c’est-à-dire à l’hydroélectricité et aux projets relatifs à la biomasse et aux déchets. Les stratégies 1, 2 et 4 ne semblent pas être incluses, et la stratégie 7 semble être la principale stratégie poursuivie, au moins pour la période 2011-2018.

Une autre source importante d’émissions de CO2 provient du secteur des transports. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, l’essor des machines à vapeur alimentées au charbon a révolutionné le système de transport de nombreux pays et le secteur des transports était largement alimenté par le charbon. Cependant, au milieu du 20e siècle, en particulier avec l’invention des automobiles fonctionnant au pétrole, le secteur est devenu principalement alimenté par le pétrole [7]. De même, les secteurs de l’aviation et du transport maritime sont principalement alimentés par le pétrole. Par conséquent, le secteur des transports est une source majeure d’émissions de CO2. C’est pourquoi plusieurs des principales stratégies de réduction des émissions de CO2 se sont concentrées sur le secteur des transports:

  1. Biocarburants. La logique de cette stratégie est équivalente à la stratégie (6) pour le secteur de l’électricité, c’est-à-dire qu’elle vise à réduire la quantité de pétrole fossile utilisée en ajoutant des biocarburants au diesel ou au pétrole utilisé par les véhicules. En ce qui concerne la biomasse, on affirme que ces carburants sont « neutres en carbone » parce que le CO2 est absorbé dans l’atmosphère pendant leur culture. Cependant, comme pour la biomasse, les biocarburants ont également une très faible densité énergétique, ce qui soulève des inquiétudes quant à leur impact sur la biodiversité [51,53,54,55] et à la concurrence avec la culture de denrées alimentaires [159]. Un autre problème est que le retour sur investissement énergétique (« Energy Return on Investment », EROI) de la plupart des biocarburants est très faible, de l’ordre de 0,8 à 1,6, alors que celui du pétrole est généralement supérieur à 10 [99,160,161]. L’EROI d’un carburant est la quantité d’énergie qu’il fournit divisée par la quantité d’énergie nécessaire à sa production. Par conséquent, il doit être supérieur à 1 pour fournir de l’énergie supplémentaire à la société, mais il a été avancé qu’il devrait être supérieur à au moins 3 pour une société durable [160].
  2. Amélioration des transports publics. Si un plus grand nombre de navetteurs sont en mesure d’effectuer une grande partie ou la totalité de leurs déplacements en partageant les systèmes de transport public, cela devrait en moyenne réduire les émissions totales de CO2 des navetteurs. Cela est d’autant plus vrai si les transports publics en question ont des émissions de CO2 relativement faibles. Encourager les navetteurs à faire du vélo ou à marcher au lieu de conduire pourrait également réduire leur « empreinte carbone » individuelle. Malheureusement, nous constatons que le développement des transports publics peut parfois entrer en conflit avec d’autres intérêts. Par exemple, lorsque le conseil municipal de Dublin (Irlande) a prévu d’élargir les voies sur un certain nombre d’itinéraires radiaux afin d’y aménager des voies réservées aux bus et aux cyclistes, un tollé s’est élevé en raison de l’inquiétude suscitée par les arbres matures situés en bordure de route qui devraient être abattus pour faciliter la réalisation du projet [162,163]. Si les réseaux ferroviaires suburbains peuvent réduire les émissions de carbone tout en économisant de l’énergie et de l’argent, ils sont exposés aux risques de dépassement des coûts, de retard des projets et d’insuffisance des bénéfices qui vont de pair avec les grands projets d’infrastructure [164]. Par ailleurs, les communautés rurales ne peuvent souvent pas être desservies de manière adéquate par ces systèmes de transport public. Par conséquent, les politiques qui favorisent les systèmes de transport public par rapport aux voitures peuvent être biaisées au détriment des habitants des zones rurales.
  3. Utilisation de véhicules électriques (VE). Si l’électricité utilisée pour alimenter un VE est produite par l’énergie éolienne, nucléaire, solaire ou hydraulique, les émissions de CO2 sont nettement inférieures à celles des véhicules à moteur à combustion interne. Par conséquent, dans des pays tels que la Norvège, l’Islande et le Costa Rica, un automobiliste qui passe à la conduite d’un VE peut réduire considérablement son « empreinte carbone » personnelle [165]. Cela dit, si les émissions de CO2 provenant de la production d’électricité sont élevées, la conduite d’un VE pourrait bien augmenter les émissions totales de CO2. Par exemple, Asaithambi et al. (2019) ont calculé que les VE utilisés en Chine produisent des émissions de CO2 plus élevées qu’une voiture ordinaire, bien que pour les États-Unis, l’Allemagne et le Japon, les émissions moyennes d’un VE étaient inférieures à celles d’une voiture ordinaire [166]. D’autre part, Onat et al. (2015) ont calculé, en analysant les mix de production d’électricité à l’échelle de l’État, que les VE sont l’option de véhicule la moins intensive en carbone dans seulement 24 des 50 États-Unis [167]. Néanmoins, nous pouvons comprendre pourquoi la vente de VE est promue comme étant souhaitable d’un point de vue environnemental. Cependant, nous rappelons aux lecteurs la discussion sur la rareté des minéraux à la section 3.3.3.

Ces mesures sont souvent désignées collectivement par l’expression « transport durable ». Comme le montrent la Figure 1 et le Tableau 1, 10% des dépenses mondiales liées au changement climatique sur la période 2011-2018 ont été consacrées au « transport durable », et 1% aux « biocarburants ».

4.2. Changement climatique causé par les parcs éoliens

La principale raison de l’augmentation substantielle du nombre d’installations de parcs éoliens, qui vise à réduire l’impact du réchauffement climatique d’origine humaine dû aux émissions de gaz à effet de serre (comme décrit à la section 4.1), est remise en question par le fait que le changement climatique n’est pas toujours mondial; il peut également y avoir des changements climatiques locaux et régionaux. En outre, le changement climatique ne se résume pas à un simple changement de température, et il existe d’autres facteurs de changement climatique que les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre. Il est largement reconnu que les changements dans l’utilisation et la couverture des sols (« Land Use and Land Cover Changes », LULCC ou en français, Utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie, UTCATF), tels que la déforestation, et les changements dans la gestion des sols (« Land Management Changes », LMC), tels que l’irrigation, peuvent affecter le climat de l’échelle locale à l’échelle mondiale par le biais d’interactions physiques et chimiques entre la terre et l’atmosphère [168]. Il existe donc un risque que toute installation énergétique à grande échelle qui implique des changements dans l’utilisation des terres, la couverture terrestre ou la gestion des terres puisse potentiellement provoquer un changement climatique local, régional et mondial.

En particulier, les recherches menées ces dernières années ont apporté de nombreuses preuves théoriques et empiriques que les éoliennes peuvent avoir des effets locaux ou régionaux significatifs sur le climat. Par exemple, Abbasi et al. (2016) [59] expliquent que « les parcs éoliens à grande échelle avec des éoliennes hautes peuvent avoir une influence sur le temps, éventuellement sur le climat, en raison des effets combinés du déficit de vitesse du vent qu’ils créent, des changements dans le modèle de turbulence atmosphérique qu’ils provoquent, et de la rugosité du paysage qu’ils augmentent ».

Par conséquent, avant de supposer que l’augmentation du déploiement des parcs éoliens « réduira le changement climatique » en ne considérant que la réduction attendue des émissions de dioxyde de carbone par rapport à l’utilisation de combustibles fossiles, il est important de comparer cette réduction attendue du « changement climatique mondial » aux changements climatiques locaux et régionaux supplémentaires qu’elle entraîne. De par leur nature même, les éoliennes ont un impact sur au moins trois aspects de la météo locale, et donc du climat: (1) la température, (2) le vent, et (3) les précipitations. Dans cette sous-section, nous passerons brièvement en revue les connaissances actuelles sur les changements climatiques locaux et régionaux causés par les parcs éoliens. Cependant, nous soulignons qu’il s’agit encore d’un sujet de recherche émergent, en partie parce que l’augmentation du nombre de parcs éoliens au cours des dernières années est sans précédent, et que les impacts environnementaux des parcs éoliens n’ont que récemment commencé à faire l’objet d’une attention particulière de la part de la recherche.

D’autres recherches sont nécessaires pour élargir la base de preuves des impacts d’autres technologies énergétiques telles que les grandes centrales solaires [169] et les barrages hydroélectriques [170] sur le climat par le biais de leurs effets sur l’UTCATC et/ou les LMC.

4.2.1. Changements de température locaux causés par les parcs éoliens

Les parcs éoliens provoquent une augmentation de la température moyenne du sol sous le vent des éoliennes pendant la nuit, par un mécanisme décrit schématiquement dans la Figure 11, adaptée de Armstrong et al. (2014) [171]. Essentiellement, l’augmentation de la turbulence entraîne un mélange accru de la haute et de la basse atmosphère du côté sous le vent des turbines. Cela tend à provoquer un léger refroidissement au niveau du sol pendant la journée et un effet de réchauffement pendant la nuit.

Figure 11. « Schéma des effets potentiels des éoliennes sur le flux d’air, la température et l’évapotranspiration pendant la journée avec une couche limite atmosphérique stable et pendant la nuit avec une couche limite atmosphérique instable. Le fond rose (gris plus clair) représente l’air plus chaud et le fond bleu (gris plus foncé) l’air plus froid. Les flèches roses en pointillé indiquent les tourbillons d’air chaud qui, sous le vent de l’éolienne, se mélangent à l’air plus frais, augmentant ainsi la température de surface nocturne. Inversement, les flèches bleues pleines symbolisent des tourbillons d’air plus frais qui provoquent un refroidissement à la surface pendant la journée. Les flèches horizontales symbolisent la vitesse du vent en amont et en aval des turbines, avec une réduction de la vitesse du vent pendant le jour et la nuit. Les flèches verticales suggèrent des changements hypothétiques dans l’évapotranspiration, avec des augmentations dans des conditions stables et des diminutions dans des conditions instables sous le vent de l’éolienne » – Légende et figure adaptées de la Figure 1a d’Armstrong et al. (2014). Reproduit sous la licence de droit d’auteur Creative Commons CC BY 3.0; https://creativecommons.org/licenses/by/3.0/.

Plusieurs études ont tenté de simuler les changements climatiques causés par les parcs éoliens en comparant une simulation avec un grand parc éolien hypothétique à une simulation de contrôle sans le parc [60,61,64,172,173]. Bien que Fitch (2015) ait affirmé que les effets sur la température moyenne à l’échelle mondiale seraient très faibles et que le réchauffement local moyen annuel serait modeste [173], Wang et Prinn (2010) ont constaté que « l’utilisation d’éoliennes pour répondre à 10% ou plus de la demande énergétique mondiale en 2100 pourrait entraîner un réchauffement de la surface dépassant 1°C sur les installations terrestres » [61]. De même, Miller et Keith (2018) [64] ont constaté que si les États-Unis devaient satisfaire toute leur consommation d’électricité actuelle avec de l’électricité éolienne, cela entraînerait un réchauffement moyen de 0,54°C pour les régions où se trouvent les parcs éoliens, et de 0,24°C en moyenne sur l’ensemble du continent américain. En comparant ces chiffres aux projections de température aux États-Unis selon les modèles climatiques du GIEC, ils ont affirmé que cela impliquerait que « si la demande d’électricité aux États-Unis était satisfaite par de l’énergie éolienne basée aux États-Unis, le réseau de parcs éoliens devrait fonctionner pendant plus d’un siècle avant que l’effet de réchauffement sur le continent américain causé par [les parcs éoliens] ne soit inférieur à l’effet de réchauffement réduit par la diminution des émissions [de CO2] » [64].

Pour compléter ces études basées sur la modélisation, plusieurs études ont tenté ces dernières années d’estimer les changements de température causés par les parcs éoliens de manière expérimentale, par exemple en utilisant des études sur le terrain et/ou des comparaisons par satellite. Nous renvoyons à Abbasi et al. (2016) [59] et Miller et Keith (2018) [64] pour des résumés de la littérature. La figure 12 illustre une étude de cas, adaptée d’une analyse par satellite d’une région de l’ouest du Texas (États-Unis) réalisée par Zhou et al. (2012, 2013) [62,63]. Sur une période de 8 ans, l’installation d’un grand nombre de parcs éoliens dans la région a entraîné un réchauffement nocturne à long terme de ~0,72°C/décennie en été et de ~0,46°C/décennie en hiver, pour les régions des parcs éoliens par rapport aux régions environnantes. Des études équivalentes menées dans l’Iowa (États-Unis) [65] et dans le nord-ouest de la Chine [66] ont donné des résultats similaires.

Figure 12. Résumé de certains résultats clés des études de Zhou et al. (2012) [62]; (2013) [63] sur les effets des parcs éoliens sur les températures régionales à la surface du sol dans le centre-ouest du Texas (États-Unis). Le panneau supérieur montre l’emplacement approximatif de la région étudiée, d’une superficie d’environ 10 005 km2 (~112,8 km × ~88,7 km). Reproduit conformément aux directives d’attribution pour Google Maps et Google Earth, https://www.google.com/permissions/geoguidelines/attr-guide/, Google, 2020. Les panneaux du milieu et du bas montrent l’augmentation des températures nocturnes moyennes du sol dans les régions des parcs éoliens par rapport aux régions environnantes au cours de la période 2003-2011, respectivement en hiver et en été. Adapté de la Figure 1 de Zhou et al. (2012) [62].

4.2.2. Changements dans les régimes de vent induits par les parcs éoliens

Le fait que les parcs éoliens influencent les régimes de vent locaux est, intuitivement, le plus évident. Le « sillage » d’une éolienne, c’est-à-dire le vent du côté sous le vent (c’est-à-dire en aval) de l’éolienne, est généralement associé à une augmentation des turbulences et à une diminution de la vitesse du vent. Bien que la modélisation précise de ces effets soit étonnamment difficile [174,175,176], l’existence de « l’effet de sillage » est maintenant bien établie empiriquement [177,178,179,180,181]. Cet effet de sillage peut couvrir des distances assez longues, en particulier pour les parcs éoliens en mer (dont la rugosité de surface est plus faible que celle des parcs éoliens terrestres). Par exemple, Platis et al. (2018) ont trouvé des preuves d’une réduction significative de la vitesse du vent jusqu’à 70 km sous le vent d’un parc éolien offshore allemand [179]. Cela peut entraîner des problèmes économiques importants lorsque plusieurs parcs éoliens sont construits dans la même région, car les parcs voisins peuvent se retrouver en concurrence pour le même vent [180].

Il a également été suggéré que ces effets de sillage locaux pourraient entraîner des changements à méso-échelle dans les schémas de circulation météorologique, en particulier si les parcs éoliens continuent d’augmenter en taille et en nombre. Par exemple, Barrie et Kirk-Davidoff (2010) [60] ont effectué une simulation à l’aide d’un modèle de circulation générale dans lequel ils ont simulé ce qui pourrait se passer si un parc éolien hypothétique de très grande taille était installé avec une capacité de 2,48 TW. Le parc modélisé occuperait 23% de l’Amérique du Nord et était donc strictement hypothétique. Cependant, ce parc ne couvrirait que 6% de la consommation mondiale d’électricité estimée d’ici 2100 [61], et mérite donc d’être pris en compte si l’idée de fournir une grande partie de l’électricité mondiale à partir de parcs éoliens doit être prise au sérieux. Leurs simulations suggèrent que « les perturbations induites impliquent des changements substantiels dans la trajectoire et le développement des cyclones sur l’Atlantique Nord, et l’ampleur des perturbations dépasse le niveau d’incertitude des prévisions » [60]. En d’autres termes, leur parc éolien hypothétique pourrait potentiellement entraîner des changements substantiels dans les schémas de circulation météorologique. Fiedler et Bukovsky (2011) ont également constaté des effets substantiels dans leur simulation utilisant un parc éolien hypothétique beaucoup plus petit d’une capacité de 0,457 TW [172]. Ils ont même suggéré qu’avec des parcs éoliens de cette taille, il serait possible de modifier la trajectoire des ouragans, mais ont averti que les effets pourraient être quelque peu imprévisibles sans améliorations substantielles des capacités de prévision météorologique.

4.2.3. Modifications des précipitations locales causées par les parcs éoliens

Les effets des éoliennes sur les régimes locaux de précipitations sont moins intuitifs et n’ont pas encore fait l’objet d’autant d’attention de la part des chercheurs. Cependant, nous pouvons avoir une compréhension intuitive de certains des mécanismes en considérant tout d’abord que le but d’une éolienne est d’extraire l’énergie mécanique du vent entrant, pour la convertir en électricité. En d’autres termes, le vent en aval contient moins d’énergie. Par ailleurs, l’humidité relative de l’air est également fonction du contenu énergétique de l’air, c’est-à-dire de sa température. Par conséquent, en extrayant l’énergie mécanique du vent entrant, les turbines peuvent modifier l’humidité relative du vent en aval. La Figure 13 en donne deux exemples visuels, correspondant à deux conditions atmosphériques très différentes au-dessus de la mer du Nord, au large de la côte du Danemark [177,178].

Figure 13. Exemples visuellement frappants de deux versions différentes de « l’effet de sillage » observées à des dates distinctes dans deux parcs éoliens off-shore voisins au large du Danemark, à savoir Horns Rev 1 et 2. (a) Photographie de Christian Steiness d’un exemple d’effet de sillage causé par de l’air froid et humide passant au-dessus d’une surface de mer plus chaude, adaptée de la Figure 2 de Hasager et al. (2013) [177]. Reproduit sous licence de droit d’auteur Creative Commons CC BY 3.0; https://creativecommons.org/licenses/by/3.0/. (b) Photographie de Bel Air Aviation Denmark-Helicopter Services d’un exemple d’effet de sillage causé par de l’air chaud et humide passant au-dessus d’une surface de mer plus froide, adaptée de la figure 2 de Hasager et al. (2017) [178]. Reproduit sous licence de droit d’auteur Creative Commons CC BY 4.0; https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/.

Nous n’avons pas pu identifier beaucoup de recherches dans la littérature quantifiant systématiquement les effets des parcs éoliens sur les précipitations locales. Cependant, de manière anecdotique, nous avons été informés de plusieurs incidents de crues soudaines survenues à proximité de parcs éoliens, qui n’étaient pas caractéristiques des régimes de précipitations dans la région avant la construction des parcs éoliens. Dans leur simulation des effets d’un parc éolien hypothétique à grande échelle de 0,457 TW (mentionné ci-dessus), Fiedler et Bukovsky (2011) [172] ont noté qu’au niveau local, « la présence d’un parc éolien peut générer une différence entre sécheresse et déluge pour la saison », mais ils ont noté que ces effets étaient moins prononcés lorsque la moyenne était calculée sur des zones régionales plus vastes. Néanmoins, ils ont simulé une augmentation moyenne de 1% des précipitations dans une zone couvrant plusieurs États. Par conséquent, les effets des parcs éoliens sur les précipitations locales et régionales pourraient être très importants et méritent d’être étudiés plus en détail sur le terrain.

4.2.4. Augmentation des émissions biologiques de CO2 causée par les parcs éoliens

Bien que les effets de réchauffement des parcs éoliens décrits dans la section 4.2.1 soient principalement localisés et tendent à se limiter aux températures nocturnes, nous notons qu’ils introduisent une complication problématique pour ceux qui proposent d’utiliser les parcs éoliens pour réduire les émissions globales de CO2. Il est vrai que la production d’électricité est actuellement une composante majeure des émissions anthropiques de CO2, et que la réduction de la quantité d’électricité produite à l’aide de combustibles fossiles devrait donc réduire cette composante. Cependant, les émissions biologiques annuelles de CO2 provenant de la respiration du sol sont au moins dix fois plus importantes que les émissions anthropiques annuelles totales de CO2 [6,182,183].

En règle générale, les émissions annuelles dues à la respiration du sol sont à peu près équilibrées par l’absorption de CO2 via la photosynthèse, grâce à la production primaire nette (PPN) des plantes et des arbres terrestres. Toutefois, on sait que les émissions totales dues à la respiration du sol augmentent avec la température. Les estimations des taux exacts d’augmentation varient d’une étude à l’autre, et l’extrapolation des résultats d’une forêt des latitudes moyennes [184] ou d’une région tropicale [185] à des estimations mondiales présente de nombreuses complexités (voir Davidson et Janssens (2006) pour un bon examen des difficultés rencontrées) [186]. Néanmoins, la plupart des études suggèrent que le réchauffement des sols entraîne généralement une augmentation des émissions biologiques de CO2 provenant de la respiration du sol [182,183,184,185,186,187]. Par conséquent, étant donné que les émissions globales de CO2 provenant de la respiration du sol sont d’un ordre de grandeur supérieur aux émissions anthropiques, nous suggérons que l’augmentation des émissions biologiques de CO2 causée par les parcs éoliens qui réchauffent les températures nocturnes du sol pourrait potentiellement être d’une ampleur similaire à la réduction des émissions anthropiques de CO2 provenant des parcs éoliens.

4.3. Réduction de la pollution atmosphérique

La plupart des technologies énergétiques, en particulier celles qui reposent sur des processus de combustion, produisent également de petites quantités de pollution atmosphérique indésirable au cours de leur utilisation. Les principales formes de pollution de l’air sont les suivantes.

  • Les particules (« Particulate matter » ou PM). Elles comprennent les grosses particules de suie et de fumée ainsi que les particules microscopiques qui sont souvent divisées en particules de moins de 10μm (PM10) et en particules de moins de 2,5μm (PM2,5). Le terme « carbone noir » (« black carbon » ou BC) est utilisé pour désigner les particules composées uniquement de carbone.
  • Divers oxydes d’azote, désignés collectivement sous le nom de NOx
  • Le dioxyde de soufre (SO2)
  • Le monoxyde de carbone (CO) – à ne pas confondre avec le CO2
  • L’ozone troposphérique (O3) – à ne pas confondre avec l’ozone stratosphérique qui se trouve dans la « couche d’ozone ».
  • Les composés organiques volatils (COV).

Nous pensons qu’il est important de souligner la différence entre la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre, car dans la culture populaire, ces deux notions sont souvent confondues à tort. Par conséquent, de nombreuses personnes supposent que les politiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre sont synonymes de réduction de la pollution de l’air, et vice versa. En effet, nous constatons que les articles et les reportages des médias sur le changement climatique et/ou les émissions de gaz à effet de serre incluent souvent des images ou des séquences vidéo de scènes de pollution de l’air (ou parfois des séquences d’échappement de vapeur provenant de l’industrie), voir, par exemple, [188]. Cela peut s’expliquer par le fait que les images médiatiques ou les séquences vidéo de dioxyde de carbone (CO2) sont physiquement impossibles, car le CO2 est un gaz invisible, inodore et insipide. Nous soulignons également qu’en raison de son rôle dans le cycle photosynthèse/respiration, le CO2 est une source de fertilisation qui entraîne une augmentation du verdissement mondial [72,189], indépendamment de sa pertinence en tant que moteur du changement climatique. Par conséquent, dans cette sous-section, nous excluons explicitement les gaz à effet de serre discutés dans la section 4.1 de ce que nous considérons comme la « pollution de l’air ».

Il existe une abondante littérature qui soutient collectivement que toutes les formes de pollution de l’air énumérées ci-dessus sont nocives pour la santé humaine [190,191,192,193,194]. Cependant, la fiabilité, la reproductibilité et/ou la robustesse statistique de nombreuses études qui prétendent avoir identifié des liens de causalité avec des conséquences pathologiques ont été remises en question [194,195,196]. Par exemple, à partir d’un examen des méta-analyses visant à élucider les associations entre les polluants de l’air ambiant et divers effets sur la santé, Sheehan et al. (2016) ont dressé une liste de 30 méta-analyses n’indiquant que des augmentations modestes, voire inexistantes, de la mortalité associées à l’exposition aux polluants susmentionnés [194]. Conscients du fait que les tests d’hypothèses et les modélisations multiples, le p-hacking et le biais de publication peuvent conduire à ce que des effets faussement positifs deviennent des faits établis, Young et Kindzierski (2019) ont évalué un article de méta-analyse très cité examinant la question de savoir si l’exposition à la qualité de l’air déclenche des crises cardiaques. Ils ont constaté que les conclusions de cet article ne résistaient pas à un examen critique, car les formes des graphiques des valeurs p correspondaient à une manipulation de l’analyse dans certains des articles de base [196]. À partir d’une analyse de séries chronologiques d’un vaste ensemble de données sur la qualité de l’air et les décès aigus en Californie, Young et al. (2017) n’ont trouvé aucune association entre l’ozone ou les PM2,5 et les décès aigus, et donc aucune preuve d’un effet causal en Californie. Ils ont constaté que la variabilité quotidienne des décès était principalement expliquée par des variables saisonnières ou météorologiques [195]. Par conséquent, nous conseillons au lecteur de traiter avec prudence les nombreuses affirmations selon lesquelles des liens de causalité ont été identifiés entre la pollution de l’air et les conséquences pathologiques chez l’homme.

Étant donné que tous les polluants atmosphériques susmentionnés sont d’origine naturelle, les décideurs politiques devraient se méfier des politiques dites de « tolérance zéro » en matière de pollution atmosphérique. Toutes les formes de « pollution atmosphérique » susmentionnées seraient présentes dans l’atmosphère à un certain degré même en l’absence de l’espèce humaine, de sorte que les mesures visant à éradiquer complètement la « pollution atmosphérique » sont physiquement impossibles à mettre en œuvre.

Néanmoins, la plupart des gens seraient probablement d’accord pour dire qu’une pollution grave est pour le moins désagréable. Pour cette seule raison, les politiques visant à réduire la pollution atmosphérique dans les régions où la qualité de l’air est préoccupante peuvent souvent bénéficier d’un soutien considérable de la part de l’opinion publique. Nous avons identifié trois sources principales de pollution de l’air qui semblent particulièrement pertinentes pour la politique énergétique :

  1. La pollution de l’air due à la production d’électricité (principalement par les centrales au charbon) et à l’industrie
  2. La pollution de l’air due aux transports, en particulier à la circulation
  3. Pollution atmosphérique due à la combustion domestique de combustibles solides (principalement la biomasse, mais aussi le charbon)

Ces trois facteurs peuvent entraîner des problèmes de qualité de l’air dans les zones urbaines, mais le troisième est également une préoccupation majeure pour de nombreuses communautés rurales dans les pays en développement, en raison de la pollution de l’air à l’intérieur des habitations.

4.3.1. Pollution atmosphérique due à la production d’électricité

La production d’électricité est souvent associée à une certaine pollution de l’air provenant des gaz d’échappement des centrales électriques, par exemple les oxydes d’azote (NOx), le dioxyde de soufre (SO2), les particules (PM), y compris la suie, les composés organiques volatils (COV) et l’ozone. Turconi et al. (2013) [197] ont réalisé une méta-analyse détaillée de 167 études afin d’estimer les émissions moyennes sur l’ensemble du cycle de vie des deux premiers éléments (NOx et SO2) provenant de la plupart des principales formes de production d’électricité. Nous avons représenté les résultats dans la Figure 14.

Figure 14. Estimations des émissions (a) de NOx et (b) de SO2 provenant de la production d’électricité en utilisant différents types de production. Données tirées du Tableau 2 de Turconi et al. (2013) [197].

Questions d’ingénierieQuestions environnementales
IntermittenceDensité énergétiqueLimites de la ressourceÉmissions de gaz à effet de serre (GES)Pollution atmosphériqueQuestions liées à la biodiversitéAutres questions environnementales
Électricité
CharbonNonHauteRéserves limitées, mais substantiellesHauteHauteModéréeImpacts miniers
TourbeNonHauteLimitéesHauteHauteHauteBiomes uniques
PétroleNonHauteCf. débat sur le « pic pétrolier »HauteModerateBasseMarées noires possibles
Gaz naturelNonHauteCf. débat sur le « pic gazier »ModéréeBasseBasseImpacts potentiels de la fracturation
NucléaireNonHauteRéserves limitées, mais substantiellesBasseBasseBasseÉlimination des déchets, possibilité de « meltdowns »
HydroélectricitéNonBasseLimitées par la géographieBasseBasseModéréeModifie l’environnement local
BiomasseNonTrès basseNécessite de vastes superficies“Neutre en carbone”HauteTrès hauteEn compétition avec l’agriculture
GéothermiqueNonBasseLimitées par la géographieBasseBasseBasse
SolaireOuiBasseConstruction à haute utilisation de ressourcesBasseBasseModéréeÉlimination des déchets
ÉolienneOuiTrès basseConstruction à haute utilisation de ressourcesBasseBasseModéréeProvoque un changement climatique local
MarémotriceOuiBasseConstruction à haute utilisation de ressourcesBasseBasseBasse
Transport
PétroleNoHauteCf. débat sur le « pic pétrolier »HauteHauteBasseMarées noires possibles
BiocarburantsNoTrès basseNécessite de vastes superficies“Neutre en carbone”ModéréeTrès hauteEn compétition avec l’agriculture
VE**Question majeureTrès basseTrès basseBasseÉlimination des déchets

Tableau 2. Résumé des problèmes techniques et environnementaux associés à chacune des principales sources d’énergie examinées dans cette étude. Ce tableau n’a pas vocation à être exhaustif ou définitif, mais simplement à fournir un aperçu rapide des principaux sujets décrits plus en détail dans le texte. Par souci de concision, les aspects socio-économiques abordés dans l’étude n’ont pas été pris en compte.

Turconi et al. (2013) ont comparé les émissions de NOx et de SO2 de la production d’électricité à partir de combustibles fossiles, du nucléaire et des énergies renouvelables. Selon leurs données, le charbon (qu’il s’agisse de lignite ou de houille) et le pétrole produisent des quantités considérables de NOx et de SO2, tandis que le gaz naturel et la biomasse produisent des quantités considérables de NOx, mais pas autant de SO2. En revanche, l’énergie nucléaire, l’énergie hydraulique et l’énergie éolienne produisent très peu d’émissions de ces deux polluants, et les émissions associées à l’énergie solaire sont modestes.

L’utilisation du charbon, du pétrole, du gaz naturel (c’est-à-dire les combustibles fossiles) et, dans une moindre mesure, de la biomasse (l’une des énergies renouvelables) pour la production d’électricité est associée à la pollution de l’air par les NOx et le SO2. Par conséquent, une approche pour réduire ces émissions pourrait consister à passer à une combinaison d’énergie nucléaire, hydroélectrique, éolienne et, dans une certaine mesure, solaire. Cependant, une autre approche consiste à réduire les polluants émis avant qu’ils ne quittent la centrale [134]. Plusieurs technologies ont été mises au point pour éliminer les polluants atmosphériques des émissions des centrales thermiques au charbon, notamment les laveurs humides, les précipitateurs électrostatiques (PES) et les filtres en tissu pour éliminer les particules, la réduction catalytique sélective (RCS) et la réduction non catalytique sélective (RNCS) pour éliminer les oxydes d’azote (NOx), et la désulfuration des gaz de combustion par voie humide (DGCVH) pour éliminer le dioxyde de soufre [198]. Des systèmes d’épuration destinés aux systèmes de combustion et de gazéification de la biomasse à plus petite échelle ont également été mis au point [199,200].

Par conséquent, la pollution de l’air peut être largement évitée, même lors de l’utilisation de combustibles fossiles ou de biomasse, à condition que ces systèmes de type épurateur soient installés et exploités. Cependant, ces systèmes augmentent le coût de la production d’électricité et ne sont donc pas encore largement mis en œuvre dans les pays en développement qui donnent la priorité à la réduction des coûts plutôt qu’à la réduction de la pollution. Dans cette optique, une méthode alternative pour réduire (mais pas éradiquer) la pollution de l’air pourrait consister à passer du charbon au gaz naturel. Comme le montre la figure 14, cette transition permet de réduire considérablement les émissions de SO2 et peut parfois réduire partiellement les émissions de NOx [131,132]. Il a également été démontré qu’elle réduisait considérablement les émissions de particules, de fumée et de smog [133]. Une autre approche pour réduire les émissions de SO2 consiste à utiliser du charbon à faible teneur en soufre au lieu du charbon à haute teneur en soufre, plus courant (et généralement moins cher) [201].

4.3.2. Pollution atmosphérique urbaine due aux transports

L’une des principales sources de pollution de l’air dans les zones urbaines est celle qui provient du secteur des transports, c’est-à-dire des voitures, des camions et des transports publics [202,203,204,205,206]. Nous notons que la pollution due au trafic a probablement toujours été un problème pour les zones urbaines, bien que sa forme puisse changer. Par exemple, au 19ème siècle, l’accumulation de fumier de cheval provenant du transport hippomobile était une préoccupation croissante, en particulier dans les villes très fréquentées [207]. Par conséquent, bon nombre des principales politiques de réduction de la pollution atmosphérique urbaine se concentrent sur le secteur des transports.

Dans les pays industrialisés, les contrôles réglementaires des gaz d’échappement des véhicules ont permis de réduire les émissions d’oxydes d’azote, de monoxyde de carbone, de composés organiques volatils et de particules [204]. Toutefois, dans de nombreux pays en développement, les émissions de polluants atmosphériques ont fortement augmenté (Uherek et al., 2010) [202]. En outre, même dans les pays développés où il existe des contrôles réglementaires des émissions, la grande quantité de véhicules dans les zones urbaines (en particulier celles qui connaissent des problèmes de circulation) peut réduire la qualité de l’air.

Une approche consiste à encourager les navetteurs et les citadins à se déplacer plus souvent à pied ou à vélo plutôt qu’en voiture. Cela peut également avoir des effets bénéfiques sur la santé en encourageant les personnes qui auraient autrement un mode de vie relativement sédentaire à faire plus d’exercice. Une approche connexe consiste à encourager l’utilisation des transports publics. Comme nous l’avons vu à la section 4.1, si un grand nombre de navetteurs sont en mesure d’effectuer une grande partie de leurs déplacements dans des transports publics partagés (bus, tramways ou trains, par exemple), cela peut réduire les émissions horaires totales de la zone. Cela dit, il convient de rappeler que si, par exemple, trop de routes ou de voies routières sont réservées aux pistes cyclables ou aux couloirs de bus, cela risque d’accroître les embouteillages parmi les automobilistes restants, ce qui pourrait augmenter les émissions, car les émissions de gaz d’échappement par kilomètre parcouru peuvent augmenter lorsque les voitures ou les camions tournent au ralenti et s’arrêtent/redémarrent en raison des embouteillages.

C’est pourquoi l’accent est mis sur la réduction des émissions des véhicules, par exemple en changeant de type de carburant. Cependant, le changement de type de carburant peut souvent réduire une forme de pollution de l’air et en augmenter d’autres [203,204,205,206].

Une autre approche pourrait consister à encourager les automobilistes à utiliser des véhicules électriques ou hybrides [165,166,167]. Cependant, nous rappelons à nouveau aux lecteurs la discussion de la section 3.3.3, et en particulier les observations de Herrington et al. (2019) [58] et Mills (2020) [45], selon lesquelles la quantité de matériaux limités tels que le cobalt et le lithium qui serait nécessaire pour faire passer ne serait-ce qu’une petite fraction des quelque 2 milliards de voitures à des VE est énorme.

4.3.3. Pollution atmosphérique due à la combustion domestique de combustibles solides

Si un grand nombre de maisons dans une zone urbaine utilisent des combustibles solides (par exemple, le charbon) pour se chauffer et/ou cuisiner, cela peut contribuer de manière significative à la pollution de l’air urbain, y compris à la brume sèche et au smog [193,208,209]. Cela peut également entraîner une importante pollution de l’air à l’intérieur des habitations, ce qui constitue un problème majeur pour de nombreuses communautés rurales, en particulier dans les pays en développement. Environ 3 milliards de personnes dans le monde dépendent des combustibles solides pour la plupart de leurs besoins énergétiques domestiques, dont environ 2,4 milliards utilisent la biomasse (principalement le bois, le charbon de bois, les excréments d’animaux ou les déchets de culture), tandis que le reste utilise le charbon [190,191,210,211,212,213]. La majorité de ces personnes vivent dans des communautés rurales des pays en développement.

La dépendance de ces ménages à l’égard de la biomasse pour la plupart de leurs besoins énergétiques signifie qu’ils peuvent apparaître nominalement comme de grands défenseurs des « énergies renouvelables ». Cependant, la réalité est qu’il ne s’agit pas d’un choix délibéré. Environ 1,3 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité [213], et pour de nombreuses personnes vivant dans la pauvreté, l’utilisation de la biomasse comme combustible pour la cuisine, le chauffage et/ou l’éclairage est une nécessité pragmatique [210]. Par exemple, Gupta (2020) note qu’« en Éthiopie, plus de 95% des ménages dépendent de l’énergie de la biomasse pour la cuisine et plus de 70 % n’ont pas accès à une énergie électrique fiable, au moins pour les besoins de base (éclairage et appareils électroménagers) » [210]. L’utilisation du bois et du charbon de bois comme combustible principal contribue de manière significative à la déforestation tropicale, en particulier sur le continent africain [214,215]. Cette dépendance à l’égard de la combustion de combustibles solides à l’intérieur des habitations signifie également que de nombreux ménages ruraux sont exposés quotidiennement à des quantités considérables de pollution de l’air à l’intérieur des habitations [190,191,210,211,212,213].

Une façon de réduire la quantité de cette pollution de l’air à l’intérieur des habitations serait d’aider les ménages qui utilisent des cuisinières et/ou des combustibles de mauvaise qualité à passer à des produits améliorés qui génèrent moins de pollution [210,212,213]. Cependant, de manière générale, le principal problème est celui de la pauvreté et/ou du manque d’accès à l’électricité. Il a été suggéré qu’il existe une échelle de la principale source d’énergie des ménages en fonction de l’augmentation des revenus, à peu près comme suit : résidus de culture/fumier animal → bois → charbon de bois → kérosène → gaz de pétrole liquéfié (GPL) → électricité [213]. Par conséquent, nous suggérons que les politiques les plus simples pour réduire le problème mondial de la pollution de l’air intérieur seraient celles qui aident les nations en développement à sortir de la pauvreté et/ou qui fournissent de l’électricité à ceux qui n’en ont pas encore.

4.4. Protection de la biodiversité

McDonald et al. (2009) [53] soulignent que, si de nombreuses études ont quantifié les impacts probables de la perte d’habitat due au climat sur la biodiversité, relativement peu d’études ont évalué l’impact sur l’habitat de l’étendue spatiale de la production d’énergie, ou « expansion de l’énergie ». La biodiversité est définie comme une contraction du terme « diversité biologique », qui fait référence à l’éventail des variétés parmi et entre les organismes vivants [216]. Les lieux, espaces ou zones où vivent les organismes sont appelés « habitats » [217]. En général, la production d’énergie peut avoir un impact sur la biodiversité par le biais de l’utilisation des terres et de la modification de l’occupation des sols (« Land Use and Land Cover Change », LULCC, en français « Utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie » UTCATF), de la qualité de l’air et de la qualité de l’eau [53]. L’UTCATF tend à donner lieu au remplacement et à la fragmentation de l’habitat, qui tendent à s’étendre en fonction de l’impact surfacique, alors que les impacts sur la qualité de l’air et de l’eau tendent à ne pas s’étendre.

Le mitage énergétique est défini comme le produit de la production annuelle d’énergie (par exemple, TWh/an) et de l’intensité de l’utilisation des terres pour la production d’énergie (par exemple, km2 par TWh/an). L’intensité de l’utilisation des sols étant l’inverse de la densité énergétique, le mitage énergétique est inversement proportionnel à la densité énergétique et varie de trois ordres de grandeur. Ainsi, l’étalement énergétique associé à l’énergie nucléaire et au charbon est le plus faible, tandis que celui associé à l’électricité produite à partir de la biomasse et aux biocarburants est plusieurs centaines de fois supérieur, et que celui associé à l’énergie éolienne, hydroélectrique et solaire est intermédiaire [53].

En outre, McDonald et al. (2009) [53] soulignent que certaines technologies de production d’énergie impliquent la destruction de tous les habitats naturels dans leur zone d’impact. C’est le cas de l’énergie nucléaire, du charbon, de l’énergie solaire, de l’énergie hydraulique et de la croissance de la biomasse ou des cultures de biocarburants. D’autres technologies de production d’énergie ont une empreinte d’infrastructure relativement faible, avec de plus grandes zones affectées par la fragmentation de l’habitat. C’est le cas des techniques qui impliquent des puits, comme la géothermie, le gaz naturel et le pétrole, pour lesquelles environ 5% de la zone d’impact est due au défrichement direct, tandis que 95% est due à la fragmentation de l’habitat et aux comportements d’évitement des espèces. De même, environ 3 à 5% de la zone d’impact des éoliennes est due au défrichement direct, tandis que 95% est due à la fragmentation de l’habitat, aux comportements d’évitement des espèces et à la mortalité des chauves-souris et des oiseaux.

Grâce à un examen approfondi de la littérature concernant les impacts des énergies renouvelables sur les écosystèmes et la biodiversité, citant des centaines d’auteurs antérieurs, Gasparatos et al. (2017) [55] ont identifié les principaux mécanismes de changement des écosystèmes et de perte de biodiversité pour les filières d’énergie renouvelable, y compris le solaire, l’éolien et la bioénergie, ainsi que les interventions visant à atténuer leurs impacts négatifs. Ces mécanismes sont décrits ci-dessous en ce qui concerne la bioénergie, l’hydroélectricité, l’énergie solaire et l’énergie éolienne.

Les changements directs et indirects dans l’utilisation des terres dus à l’expansion des matières premières de la biomasse pour la production d’énergie ont entraîné une perte d’habitat et de biodiversité, en particulier lorsque la conversion des terres à grande échelle utilisant la production de matières premières monoculturales est adoptée [55]. En outre, les auteurs citent plusieurs analyses du cycle de vie (ACV) qui ont démontré que la plupart des filières de production d’énergie à partir de la biomasse émettent des polluants atmosphériques et aquatiques qui peuvent avoir des effets négatifs sur la biodiversité par le biais de l’eutrophisation, de l’acidification et de la toxicité. Les émissions atmosphériques des principales espèces énergétiques de la biomasse, telles que l’eucalyptus, le peuplier et le saule, contribuent à la formation d’ozone troposphérique, qui est nuisible à la vie végétale.

Ils citent plusieurs études qui donnent des exemples de conséquences négatives sur la biodiversité de la perte et du changement d’habitat dus aux biocarburants dans le monde entier. Par exemple, la culture du palmier à huile en Asie du Sud-Est a principalement remplacé des forêts tropicales primaires/secondaires plutôt que des terres agricoles. Aux États-Unis, le soja pour le biodiesel et le maïs/sucre pour le bioéthanol auront un effet systématiquement plus important sur le changement d’affectation des terres que les autres filières d’énergie renouvelable [55]. Fargione et al. (2010) estiment que la biodiversité est réduite d’environ 60% dans les champs de maïs et de soja aux États-Unis, et d’environ 85% dans les plantations d’huile de palme en Asie du Sud-Est, par rapport à un habitat non converti [54].

L’utilisation d’engrais, le ruissellement de produits agrochimiques et les effluents industriels issus de la production de biocarburants sont des sources majeures de pollution de l’eau au Brésil et en Asie du Sud-Est. Les effets écotoxiques dus à l’utilisation de pesticides peuvent également présenter des risques pour la biodiversité [55].

La couverture par le New York Times Magazine en 2018 de l’huile de palme cultivée pour répondre à un mandat américain en matière de biocarburants illustre la controverse qui peut s’abattre sur le décideur politique qui plaide en faveur des biocarburants [218]. L’article est intitulé: « L’huile de palme était censée aider à sauver la planète. Au lieu de cela, elle a déclenché une catastrophe ». Alors que le bureau de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a défendu le mandat, arguant que les biodiesels sont plus propres que les combustibles fossiles, le représentant Henry Waxman affirme que le Congrès était tellement concentré sur la politique climatique nationale qu’il n’a pas vu les répercussions de ses politiques climatiques dans le monde entier. « Nous causons davantage de tort à l’environnement », a déclaré M. Waxman. « C’était une erreur » [218].

Les incidences environnementales de l’énergie hydraulique dépendent de l’échelle et du type d’installation électrique concernée. Les grandes installations hydroélectriques, qui impliquent la création d’un réservoir par la construction d’un barrage sur une rivière, ont un impact beaucoup plus important que les installations « au fil de l’eau » (« Run-of-River », ROR), qui peuvent utiliser un petit barrage pour générer une hauteur d’eau, ou que les installations utilisant la technologie des turbines en cours d’eau, qui ne dépendent pas de la construction d’un barrage sur la rivière [155]. Les barrages fluviaux construits à des fins hydroélectriques ou autres ont un impact sur les variations saisonnières du débit en aval et sur le transport et la transformation des nutriments, notamment le carbone (C), l’azote (N), le phosphore (P) et le silicium (Si), sur toute la longueur du fleuve, du réservoir à l’océan. L’interruption des débits saisonniers peut avoir des effets néfastes sur la flore et la faune aquatiques et estuariennes en raison des modifications de la profondeur, de la salinité et de la température de l’eau. Les modifications des concentrations et des ratios de nutriments peuvent provoquer l’eutrophisation et la prolifération d’algues nuisibles (« Harmful Algal Blooms » ou HAB) dans les zones côtières [219].

Finer et Jenkins (2012) déplorent un manque de planification stratégique en ce qui concerne l’évaluation régionale et à l’échelle du bassin des impacts écologiques potentiels de l’hydroélectricité [156]. À partir d’une analyse de l’impact écologique de 151 barrages de plus de 2 MW dont la construction est prévue au cours des 20 prochaines années, ils ont classé 47% d’entre eux comme ayant un impact élevé et seulement 19% comme ayant un impact faible, et ils ont estimé que 80% d’entre eux entraîneraient une déforestation en raison de nouvelles routes, de lignes de transmission ou de l’inondation des réservoirs. Soixante pour cent des barrages entraîneraient la première rupture majeure de la connectivité entre les sources andines et l’Amazonie de plaine.

Les mesures d’atténuation visant à réduire les impacts des installations hydroélectriques sur les écosystèmes et la biodiversité comprennent (a) la sélection de technologies hydroélectriques ayant des impacts moins graves, (b) l’utilisation d’éléments favorables à la biodiversité tels que les débits de dérivation, et (c) la mise en œuvre de politiques innovantes telles que des mesures réglementaires [55]. Moran et al. (2018) indiquent que les impacts environnementaux des barrages hydroélectriques peuvent être atténués par des installations hydroélectriques qui utilisent la technologie des turbines dans le cours d’eau, également connue sous le nom de « zero-head » (tête zéro), situées dans des rivières dont la vitesse d’écoulement dépasse 1 m/s pour produire une énergie de base régulière et éviter l’intermittence associée à la variation des débits saisonniers [155]. Pour obtenir les meilleurs résultats, ils recommandent que les études d’impact environnemental (EIE) et les études d’impact social (EIS) soient menées par des entreprises indépendantes plutôt que par des entreprises de construction de barrages. Almeida et al. (2019) soulignent qu’une topographie plus abrupte favorise des densités énergétiques plus élevées [220]. Les barrages situés dans les zones montagneuses de Bolivie, d’Équateur et du Pérou ont tendance à avoir des énergétiques plus élevées que les barrages de l’Amazonie brésilienne situés dans les basses terres.

L’énergie solaire à grande échelle (« Utility-scale solar energy », USSE) peut affecter les écosystèmes de multiples façons tout au long de son cycle de vie (c’est-à-dire la construction, l’exploitation et le démantèlement) [55]. La perte d’habitat peut résulter de l’infrastructure de l’énergie solaire, en particulier de l’énergie solaire à grande échelle, car elle occupe des étendues de terre considérables. L’infrastructure de soutien (par exemple, les routes d’accès et l’équipement électrique) et l’espacement entre les panneaux peuvent entraîner un besoin d’espace réel d’environ 2,5 fois la surface totale des panneaux eux-mêmes. Les installations d’énergie solaire ont également été associées à la pollution des sols et de l’eau, car les terres défrichées sont souvent entretenues avec des dépoussiérants et des herbicides [55].

Les mesures d’atténuation proposées pour réduire les impacts du déploiement de l’énergie solaire sur les écosystèmes et la biodiversité comprennent (a) la localisation des installations d’USSE dans des zones à faible biodiversité et (b) le développement de procédures opérationnelles respectueuses de la biodiversité. Les installations d’USSE peuvent parfois être développées dans des zones désertiques qui combinent des niveaux élevés d’ensoleillement avec une couverture nuageuse et une biodiversité relativement faibles. Cependant, certains écosystèmes désertiques abritent des espèces rares et hautement spécialisées qui sont connues pour être particulièrement vulnérables à l’activité humaine [55]. Certains impacts sur les habitats peuvent être réduits en installant des panneaux solaires photovoltaïques sur les toits et les façades des bâtiments, par exemple en milieu urbain, car les panneaux solaires montés sur des structures existantes ne convertissent pas ou ne fragmentent pas les habitats [55].

Les installations d’énergie éolienne peuvent avoir un certain nombre d’impacts écologiques sur les espèces aviaires et aquatiques, selon qu’elles sont situées sur le rivage ou au large [55]. Malgré les nombreuses améliorations apportées à la conception des éoliennes, la mortalité de la faune, en particulier des oiseaux de proie, reste élevée [221,222]. La perte d’habitat sur le littoral peut résulter du fait que les espèces d’oiseaux et de chauves-souris évitent les zones où se trouvent des éoliennes. La modification de l’habitat peut résulter de la collision des oiseaux (en particulier des rapaces) et des chauves-souris avec les éoliennes [221,222,223,224]. On estime à 234 000 le nombre d’oiseaux tués chaque année par les éoliennes rien qu’aux États-Unis [222]. Les chauves-souris souffrent davantage que les oiseaux, l’impact étant estimé à quelques dizaines de chauves-souris tuées par éolienne et par an. La construction de turbines offshore est dangereuse pour les mammifères marins, notamment en raison du bruit généré par le battage des pieux, qui peut être entendu à des distances allant jusqu’à 80 km sous l’eau [225,226]. Les mammifères marins évitent souvent les zones de construction sous-marine et ne reviennent que lentement une fois la construction terminée [225]. Sur une note plus positive, une fois établies, les fondations des turbines peuvent être colonisées par la vie marine, créant ainsi un récif artificiel ou un sanctuaire [227].

Les mesures d’atténuation courantes visant à réduire l’impact de la production d’énergie éolienne sur les écosystèmes et la biodiversité comprennent (a) la localisation des installations éoliennes dans des zones à faible biodiversité et (b) le développement de procédures opérationnelles respectueuses de la biodiversité pour la production d’énergie éolienne. Contrairement à l’énergie solaire, les endroits les plus propices à l’implantation d’éoliennes peuvent également être ceux qui pourraient causer le plus de dommages à la biodiversité aviaire. Par exemple, alors que la plupart des sites proposés pour les parcs éoliens terrestres au Royaume-Uni sont situés dans les hautes terres, ces endroits éloignés et venteux sont également des zones de grande importance pour la conservation des oiseaux. Les procédures opérationnelles respectueuses de la biodiversité consistent notamment à minimiser l’empreinte globale du développement, par exemple en installant les câbles de transmission sous terre, et à minimiser le risque de collision, par exemple en rendant les pales plus visibles ou en les regroupant dans des configurations alignées sur les principales trajectoires de vol [55].

En évaluant l’étendue actuelle et future probable de l’infrastructure de production d’ER associée à l’éolien terrestre, au solaire et à l’hydroélectricité dans les zones de conservation, Rehbein et al. (2020) ont identifié 2206 installations d’ER pleinement opérationnelles situées dans des zones protégées, des zones clés pour la biodiversité et les dernières zones sauvages de la Terre, avec 922 autres installations en cours de développement [228]. Toutefois, Sonter et al. (2020) avertissent que les impacts des activités minières associées aux infrastructures de production d’ER peuvent être plus importants que ceux de leur empreinte spatiale ou d’autres risques environnementaux. En cartographiant l’étendue mondiale des zones potentiellement touchées par l’exploitation minière, ils constatent que les pertes d’habitat associées à l’exploitation minière future des ER pourraient représenter des menaces pour la biodiversité supérieures à celles évitées grâce à l’atténuation du changement climatique [229].

Les combustibles fossiles et l’énergie nucléaire ont également divers impacts sur la biodiversité. Acar et Dincer (2019) ont classé une série de sources d’énergie en fonction d’un certain nombre d’impacts environnementaux, dont la biodiversité [230]. Ils ont constaté que le charbon avait un impact élevé, via ses impacts sur la qualité de l’air, la qualité de l’eau et la contamination des sols, tandis que le gaz avait un impact faible, et le nucléaire un impact modéré à élevé sur la biodiversité. Brook et Bradshaw (2015) [51] s’accordent à dire qu’en raison de sa densité énergétique très élevée et de ses faibles besoins en terrains, l’énergie nucléaire offre de bonnes perspectives de production d’énergie de base avec des impacts modestes sur la biodiversité.

5. Préoccupations socio-économiques associées aux différentes technologies énergétiques

Dans la section 4.3.3, nous avons noté que, dans les pays en développement, environ 1,3 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité. En outre, nous avons noté que ~3 milliards de personnes dépendent de la combustion domestique de combustibles solides pour la plupart de leurs besoins énergétiques (cuisine, chauffage et éclairage), et que pour la plupart d’entre elles (~2,4 milliards), ces combustibles sont généralement constitués de bois, de charbon de bois, de déjections animales ou de déchets de cultures [190,191,210,211,212,213]. Techniquement, ces combustibles « biomasse » sont des « énergies renouvelables », mais comme indiqué à la section 3.3.1, cela n’implique pas que leur utilisation soit « durable ». Techniquement, la biomasse est considérée comme « neutre en carbone », et la promotion de l’utilisation de la biomasse (et des « biocarburants » correspondants) est donc l’une des stratégies de réduction des émissions de gaz à effet de serre (section 4.1). En effet, le Tableau 1 montre qu’au moins 3% des 3,66 trillions de dollars de dépenses mondiales liées au changement climatique sur la période 2011-2018 ont été consacrés à des projets relatifs à la « biomasse et aux déchets » et aux « biocarburants ».

Par conséquent, nominalement, on pourrait affirmer que, pour ce qui est de maintenir les émissions de CO2 à un faible niveau, ces pays en développement sont parmi les plus performants. Comme nous l’avons vu à la section 4.1, nombreux sont ceux qui considèrent actuellement la réduction des émissions de CO2 comme l’une des principales priorités mondiales, notamment en termes de préservation de l’environnement. Cependant, la réalité est que ce « succès » apparent n’a rien à voir avec les politiques de protection de l’environnement, mais résulte principalement de la pauvreté, en particulier dans les communautés rurales. En effet, il a été démontré que l’utilisation de la biomasse comme combustible solide dans les communautés rurales est un facteur important de la déforestation tropicale, en particulier sur le continent africain [214,215].

De manière plus générale, un grand nombre d’ouvrages ont trouvé des preuves empiriques que la « courbe environnementale de Kuznets » (CEK) semble s’appliquer à de nombreux indicateurs environnementaux, mais pas à tous [136,231,232,233,234]. L’hypothèse de la courbe de Kuznets environnementale s’est développée dans les années 1990, en partie à partir de débats antérieurs entre les néo-malthusiens et les cornucopiens dans les années 1970 (section 3.3.1). En 1955, Simon Kuznets a proposé une relation de « courbe en U inversée » entre l’inégalité des revenus et la croissance économique, c’est-à-dire qu’à mesure qu’un pays se développe économiquement, l’inégalité des revenus augmente dans un premier temps, mais qu’après un certain point d’inflexion, la poursuite de la croissance économique commence à réduire à nouveau l’inégalité des revenus. C’est ce que l’on a appelé la courbe de Kuznets.

À partir des années 1990, de nombreuses études ont trouvé des preuves empiriques considérables que pour de nombreux indicateurs environnementaux, en particulier ceux associés à la pollution atmosphérique locale (section 4.3), il semble y avoir une relation similaire entre la croissance économique et les impacts environnementaux [136,231,232,233,234], c’est-à-dire la courbe environnementale de Kuznets (CEK). Cela signifie qu’à court terme, encourager les pays en développement à se développer peut entraîner une dégradation de l’environnement, mais qu’à long terme, une fois qu’ils ont franchi les « points d’inflexion » pertinents, la poursuite du développement réduira la dégradation de l’environnement. Cependant, les mêmes analyses qui révèlent que la CEK s’applique aux formes locales de pollution montrent également qu’elle ne s’applique pas aux problèmes de nature plus globale, par exemple les émissions de CO2 [10,231,232,234].

Au contraire, en moyenne, les émissions de CO2 semblent augmenter avec le développement économique. Cela a conduit ceux qui accordent la priorité à la réduction des émissions mondiales de CO2 à avertir explicitement que nous ne devrions pas compter sur la CEK pour parvenir automatiquement à des réductions d’émissions de CO2. Au lieu de cela, ils affirment qu’il faut concevoir de nouvelles voies de développement qui intègrent explicitement la réduction des émissions de CO2 en tant que priorité supplémentaire [10,232,234].

Nous souhaitons souligner certains corollaires importants de ce qui précède:

  1. L’objectif de réduction des émissions mondiales de CO2 est directement opposé aux voies standard de développement économique qui ont été suivies historiquement.
  2. Nous insistons sur le fait que cela n’exclut pas en soi la possibilité d’autres voies de développement économique qui réduisent également les émissions mondiales de CO2. En effet, comme nous l’avons vu à la section 4.1, la France et la Suède sont deux exemples notables de pays développés qui ont combiné croissance économique et émissions de CO2 relativement faibles en investissant dans le nucléaire [52]. Par conséquent, la recherche sur les possibilités de nouvelles voies de développement économique est justifiable et louable [10,52,232,234]. Toutefois, nous devons reconnaître que les nouvelles voies, de par leur nature même, n’auront pas été testées dans la même mesure que les voies historiques standard.
  3. Hormis les émissions de CO2, et malgré les prédictions néo-malthusiennes évoquées à la section 3.3.1, les études CEK confirment que les voies classiques du développement économique conduisent en fait à des réductions de la dégradation de l’environnement pour de nombreux aspects de l’environnement, en particulier ceux associés à la pollution locale.

En d’autres termes, les voies les plus directes pour aider les nations à se développer et/ou réduire la pauvreté dans le monde sont fondamentalement en contradiction avec l’objectif de réduction des émissions de CO2. Nous pensons que même dans les pays développés, les politiques visant à réduire les émissions de CO2 sont souvent en contradiction avec l’amélioration des moyens de subsistance des personnes les moins aisées de la société.

Par exemple, un outil politique souvent présenté comme potentiellement utile pour réduire les émissions de CO2 est la mise en œuvre de « taxes sur le carbone ». Les taxes sur le carbone peuvent prendre de nombreuses formes, mais elles pénalisent généralement l’utilisation de formes d’énergie associées à des émissions de CO2 relativement élevées. Les chercheurs qui étudient les implications socio-économiques de diverses taxes sur le carbone dans plusieurs pays ont constaté que les taxes sur le carbone « tendent à être régressives », c’est-à-dire que la charge tend à être plus importante pour les ménages les plus pauvres [235,236,237,238,239,240]. En d’autres termes, si la taxe absolue payée par les ménages plus riches est souvent plus élevée, en pourcentage de leur revenu, elle tend à être beaucoup plus faible. Des suggestions ont été faites sur la manière d’atténuer partiellement cette nature régressive, par exemple en associant explicitement la taxe carbone à des allégements fiscaux supplémentaires pour les groupes à faibles revenus pour d’autres taxes, ou en redistribuant une partie des recettes fiscales directement aux groupes à faibles revenus par le biais de suppléments de protection sociale [235,236,237,238,239,240]. Toutefois, cela indique que les taxes sur le carbone ont une tendance sous-jacente à une plus grande inégalité des revenus.

Les taxes sur le carbone peuvent également être défavorables aux habitants des zones rurales [239,240,241,242], par exemple si la taxe sur le carbone est conçue pour encourager l’utilisation de systèmes de transport public qui ne desservent pas correctement les communautés rurales. En effet, le mouvement de protestation des Gilets Jaunes en France, qui a débuté à la fin de l’année 2018, semble avoir été motivé par le ressentiment à l’égard de l’augmentation des taxes carbone sur les carburants, qui étaient perçues comme injustement biaisées contre les communautés rurales qui dépendaient davantage des transports motorisés [241,242]. (Le nom fait référence aux gilets jaunes à haute visibilité que les automobilistes sont obligés de garder dans leur voiture en vertu de réglementations récentes, et qui ont donc été portés comme symbole du mouvement). Prud’homme (2019) note l’ironie du fait que la France se trouve être déjà l’une des nations développées les plus décarbonées, puisque le réseau électrique français est composé à 85% de nucléaire et d’hydroélectricité [242].

Chancel et Piketty (2015) notent que les taxes sur le carbone présentent un caractère régressif supplémentaire lorsqu’elles sont considérées à l’échelle internationale [243]. En d’autres termes, l’introduction d’une même taxe carbone dans plusieurs pays aura tendance à faire peser des charges plus lourdes sur les pays à faible revenu. Dans cette optique, ils ont proposé la possibilité de créer une « taxe carbone » mondiale vers un « fonds d’adaptation au climat » où les taxes seraient plus importantes pour les pays à fortes émissions, et les fonds seraient principalement distribués aux pays en voie de développement [243].

Ce conflit entre les voies classiques du développement économique et la réduction des émissions de CO2 est d’autant plus ironique que les pays en développement sont souvent les moins bien adaptés pour faire face au changement climatique et/ou aux phénomènes météorologiques extrêmes. Par exemple, alors que les ouragans peuvent causer des dégâts considérables lorsqu’ils touchent terre aux États-Unis [244], de nombreux pays voisins dans les Caraïbes ou le long du Golfe du Mexique sont particulièrement vulnérables [245,246]. Bien que des recherches récentes aient confirmé qu’il n’y avait pas de tendance à long terme dans le nombre ou l’intensité des ouragans qui touchent terre dans la région [244,247], la nature destructrice de ces phénomènes météorologiques extrêmes, associée à la rareté avec laquelle ils frappent une région donnée, peut avoir des effets dévastateurs. Par conséquent, les investissements dans les infrastructures « d’adaptation au climat », par exemple une meilleure résilience aux ouragans [245] ainsi que de meilleurs systèmes de réponse aux ouragans, peuvent être des investissements utiles dans les zones à risque d’ouragans [67,248]. Cependant, ces investissements nécessitent souvent des investissements économiques importants qui peuvent être hors de portée des pays à faible revenu. Dans cette optique, il est surprenant que seulement 5% des dépenses mondiales liées au changement climatique sur la période 2011-2018 aient été consacrées à des projets d' »adaptation au climat » ( Figure 1 et Tableau 1).

Nous sommes d’accord avec Pielke Jr [67,248] et Chancel et Piketty (2015) [243] pour dire qu’il est logique d’investir davantage dans « l’adaptation climatique » si la société veut mieux répondre au changement climatique et aux conditions météorologiques extrêmes. Cependant, nous constatons également que l’un des principaux moyens d’aider les pays en développement à améliorer leur résilience aux phénomènes météorologiques extrêmes est d’encourager leur développement économique. En particulier, il est essentiel d’avoir un accès continu à une infrastructure électrique et énergétique abordable et fiable. Dans cette optique, Epstein (2014) a présenté le « cas moral des combustibles fossiles » [8], affirmant que les voies standard du développement économique faisant un usage intensif du charbon, du pétrole et/ou du gaz ont été bien testées et devraient être encouragées. D’autres avertissent que cela conduirait à des augmentations substantielles des émissions de CO2 et favorisent le développement du nucléaire à la place [20,21,23,42,43,44,51,52]. Helm (2018) affirme qu’une transition temporaire du charbon et du pétrole vers le gaz pendant quelques décennies pourrait offrir un compromis entre les deux approches, ce qui laisserait le temps d’une transition énergétique plus lente à long terme [41].

Enfin, nous notons qu’il y a souvent des conflits sociétaux associés aux politiques énergétiques lorsqu’elles ont un impact sur les peuples autochtones sans consultation adéquate. Klein (2015) décrit les luttes menées par les peuples autochtones au Canada et en Australie pour empêcher l’industrie des combustibles fossiles de dégrader leurs terres et leurs eaux [17], mais les matériaux nécessaires à la production d’autres sources d’énergie risquent également d’avoir de graves répercussions sur les peuples autochtones, comme par exemple

  • l’extraction d’argent sur les peuples autochtones Xinca du Guatemala [117]
  • l’extraction du lithium sur les communautés d’Atacama en Argentine [249]
  • l’extraction du cobalt sur les peuples autochtones du Katanga, en République démocratique du Congo [250]
  • l’extraction d’uranium sur le peuple Mirarr du Territoire du Nord de l’Australie [251].

Les barrages hydroélectriques peuvent également avoir de graves répercussions sur les Munduruku [252] et d’autres peuples autochtones du bassin amazonien [156].

En outre, Gilio-Whitaker (2019) [253] et Estes (2019) [254] ont détaillé les impacts d’une série d’industries énergétiques sur les droits fonciers des Amérindiens. Gilio-Whitaker considère la contamination des terres et des eaux indiennes pour l’extraction d’uranium et de combustibles fossiles, ainsi que l’inondation de terres ancestrales pour la construction de barrages hydroélectriques, comme des processus de déplacement et de colonisation des Amérindiens. Estes [254] documente également l’histoire de la construction de barrages hydroélectriques en tant que moteur de la dépossession des Lakota et des déplacements forcés de populations de leurs terres traditionnelles vers les centres urbains. Les deux auteurs ont détaillé la série d’événements par lesquels le Dakota Access Pipeline a été posé à travers les terres amérindiennes du Dakota du Nord, sans le consentement de la tribu sioux de Standing Rock, dont les terres et les eaux risquent d’être contaminées par les fuites de l’oléoduc. Du point de vue de ces universitaires indigènes, il semble que l’État colonisateur s’engage systématiquement dans des pratiques coercitives pour empiéter sur les terres indigènes, quelle que soit la technologie énergétique en cours de développement. Kelly (2016) note que l’absence de consultation est l’une des causes de l’échec de projets ambitieux, ce qui semble pertinent dans ce contexte: quelles que soient les technologies énergétiques choisies, la consultation des peuples autochtones est nécessaire pour sauvegarder les droits fonciers, l’équité sociale et le bien-être [20].

6. Discussion

Dans l’introduction, nous avons affirmé qu’aucune des principales sources d’énergie actuellement disponibles ou utilisées (section 2) ne devait être considérée comme une « panacée ». Au contraire, chaque source d’énergie a ses avantages et ses inconvénients et nous recommandons aux responsables de la politique énergétique de tenir compte des deux. Dans le Tableau 2, nous résumons les principales préoccupations techniques et environnementales que nous avons examinées dans les sections 3 et 4, respectivement, pour chacune des principales sources d’énergie. Par souci de concision, nous n’avons pas inclus les préoccupations socio-économiques qui ont été examinées à la section 5, mais nous recommandons qu’elles soient également prises en compte de manière explicite.

Dans la section 3.1, nous avons noté que les trois sources d’énergie « intermittentes » (ou « non pilotables »), à savoir l’énergie éolienne, solaire et marémotrice, ne conviennent pas du tout aux sociétés qui ont besoin d’un approvisionnement en électricité continu et à la demande. C’est en effet la norme depuis que l’ère de l’électrification a commencé au début du 20e siècle. Nous demandons instamment aux décideurs politiques de reconnaître que les politiques qui s’appuient sur l’une de ces trois sources dans le cadre de leur réseau seront confrontées à des problèmes croissants d’instabilité du réseau avec l’augmentation de la pénétration du réseau. Bien que les défenseurs de ces trois sources laissent entendre que ces problèmes peuvent être partiellement surmontés par l’utilisation de technologies de stockage de l’énergie et/ou de grands réseaux de transmission à l’échelle continentale, cela semble être basé plus sur des vœux pieux que sur le pragmatisme.

Nous notons que les parcs éoliens sont également à l’origine d’un changement climatique local considérable (section 4.2) et peuvent poser des problèmes pour la biodiversité (section 4.4). Bien que les parcs éoliens soient associés à des émissions directes de CO2 relativement faibles (section 4.1), nous suggérons que l’effet local de réchauffement nocturne du sol des parcs éoliens peut conduire à une augmentation des émissions biologiques de CO2, ce qui peut annuler une partie (ou peut-être la totalité) des économies réalisées par rapport à d’autres sources d’énergie (section 4.2.4).

En termes de densité énergétique, les trois principaux combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) et le nucléaire sont de loin supérieurs à toutes les énergies renouvelables (section 3.2). Actuellement, ces quatre technologies représentent 89% de l’utilisation mondiale d’énergie (section 2), de sorte que les politiques qui réduisent considérablement ce pourcentage peuvent potentiellement entraîner des problèmes d’ingénierie en raison de la réduction de la densité énergétique. Nous constatons que la densité énergétique de la biomasse et des biocarburants est de loin la plus faible. Par conséquent, les politiques qui augmentent de manière significative l’utilisation de la biomasse et/ou des biocarburants nécessiteront des superficies particulièrement importantes. Dans la section 4.4, nous notons que cela peut conduire à une augmentation de la déforestation et à des impacts majeurs sur la biodiversité.

Dans la Section 4.4, nous notons également que l’hydroélectricité peut entraîner des menaces pour la biodiversité et contribuer à la déforestation. L’hydroélectricité peut également susciter des préoccupations socio-économiques, en raison du déplacement des populations de la région. Dans la section 5, nous avons noté qu’il s’agit d’une préoccupation particulière pour les peuples indigènes dans certaines régions, comme le bassin du fleuve Amazone.

L’une des principales limites de l’hydroélectricité et de la géothermie est que ces deux technologies dépendent fortement des exigences géographiques locales (section 4.1). La géothermie peut être très efficace dans les régions dotées de sources thermales (par exemple, l’Islande), et l’hydroélectricité peut être très efficace dans certaines régions montagneuses dotées de grandes rivières locales (par exemple, la Norvège). Cependant, les sites appropriés sont assez limités géographiquement.

Les trois principaux combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) ont alimenté collectivement la majeure partie de la révolution industrielle depuis le XIXe siècle et, en 2018, ils fournissent encore 85% de l’énergie mondiale. Comme il s’agit de ressources limitées, on s’inquiète de savoir combien de temps la société pourra continuer à en dépendre. Toutefois, comme indiqué à la section 3.3.2, les réserves connues estimées de charbon, de pétrole et de gaz devraient fournir suffisamment d’énergie aux taux actuels pendant encore plusieurs décennies au moins, et historiquement, les réserves connues ont continué à augmenter au fil du temps, surprenant les commentateurs qui avaient prédit le « pic pétrolier », le « pic gazier » ou le « pic charbonnier ». Par conséquent, bien que nous devions reconnaître qu’il s’agit de ressources limitées, elles sont encore abondantes, du moins pour l’instant.

D’autre part, à la section 4.1, nous avons vu que ces combustibles fossiles sont les plus gros émetteurs nets de CO2 par kWh d’électricité, et à la section 4.3, nous avons noté que leur utilisation est associée à la pollution de l’air, bien que diverses approches aient été proposées pour réduire la quantité de pollution de l’air.

Par ailleurs, nous n’incluons pas la tourbe parmi les trois combustibles fossiles mentionnés ci-dessus, car les ressources en tourbe sont relativement limitées et ne représentent une part importante de l’utilisation de l’énergie que dans quelques endroits, par exemple en Irlande [130], bien que De Decker (2011) ait noté que la tourbe était un combustible important au Moyen-Âge préindustriel aux Pays-Bas [255].

Enfin, l’énergie nucléaire a suscité beaucoup d’inquiétudes de la part du public, principalement en ce qui concerne les accidents potentiels et/ou l’élimination et la gestion sûres des déchets. Cela dit, à la section 4.1, nous avons noté que si les accidents nucléaires ont été en moyenne les plus coûteux, ils n’ont été à l’origine que de 2,3% des décès dus à des accidents liés à l’énergie. En outre, les partisans du nucléaire affirment que la question de l’élimination et de la gestion des déchets peut être résolue de manière satisfaisante, et qu’elle l’est déjà.

7. Conclusions

Étant donné que toutes les sources d’énergie ont leurs avantages et leurs inconvénients, le lecteur peut se demander lesquelles utiliser. Nous suggérons aux décideurs politiques qui tentent de choisir entre plusieurs politiques énergétiques de réfléchir à leurs principales priorités et aux priorités sur lesquelles ils sont prêts à faire des compromis. Ces priorités peuvent varier d’un pays à l’autre et évoluer dans le temps.

Supposons par exemple qu’un gouvernement considère la réduction des émissions de CO2 comme l’une de ses principales priorités. Dans la section 4.1, nous avons suggéré sept approches différentes pour y parvenir, mais nous avons noté que chacune d’entre elles entrait en conflit avec d’autres priorités (également résumées dans la section 6). Si la protection de la biodiversité est également une priorité absolue, l’utilisation de la biomasse doit être évitée et celle de l’hydroélectricité ou de l’énergie éolienne doit être traitée avec circonspection. Parallèlement, si la stabilité et la fiabilité de l’approvisionnement en électricité est également une priorité absolue, l’utilisation de toute source intermittente (éolienne, solaire ou marémotrice) doit être réduite au minimum, et les gouvernements peuvent vouloir donner la priorité à l’utilisation du nucléaire, ou passer du charbon ou du pétrole au gaz, ou investir dans la technologie de captage et de stockage du carbone (CSC).

D’un autre côté, supposons qu’un gouvernement tente d’augmenter la croissance économique et/ou d’améliorer l’équité sociale. Dans ce cas, une électricité bon marché, abordable et fiable est probablement une priorité absolue. Par conséquent, une combinaison de charbon, de pétrole, de gaz et de nucléaire serait probablement judicieuse. Si la géothermie ou l’hydroélectricité sont adaptées à la région, elles peuvent également être envisagées. Si la réduction des émissions de CO2 est également une priorité absolue, les pays concernés pourraient vouloir réduire la quantité de combustibles fossiles qu’ils utilisent et développer le nucléaire (comme l’ont fait la France et la Suède, par exemple), alors que si éviter l’utilisation du nucléaire est une priorité plus importante, ils pourraient envisager d’utiliser davantage de combustibles fossiles à la place.

En examinant la répartition des 3,66 trillions de dollars US qui ont été consacrés aux dépenses liées au changement climatique mondial au cours de la période 2011-2018, comme le montrent la Figure 1 et le Tableau 1, nous constatons que 55% ont été alloués à des projets d’énergie solaire et éolienne. Il s’agit d’une allocation très importante pour deux sources d’énergie qui présentent de nombreux inconvénients, comme le résume la section 6. Parallèlement, seuls 5% ont été consacrés à l’adaptation au climat, alors que l’investissement dans l’adaptation au climat peut améliorer considérablement la capacité des sociétés à faire face au changement climatique et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Cela suggère que les dépenses mondiales liées au changement climatique ne sont pas allouées sur la base d’une évaluation critique des avantages et des inconvénients des principales politiques. Nous espérons que l’analyse présentée dans cette étude permettra de remédier à cette situation à temps.

Contributions des auteurs

Tous les auteurs ont contribué à la conceptualisation, à la rédaction de la version originale, à la révision et à l’édition de ce document. Tous les auteurs ont lu et approuvé la version publiée du manuscrit.

Financement

C.Ó., G.Q. et M.C. n’ont reçu aucun financement externe pour la rédaction de cet article. R.C. et W.S. ont reçu un soutien financier du Centre pour la recherche environnementale et les sciences de la terre (CERES) pendant qu’ils effectuaient les recherches pour cet article. L’objectif du CERES est de promouvoir l’ouverture d’esprit et l’indépendance de la recherche scientifique. C’est pourquoi les donateurs du CERES sont strictement tenus de ne pas tenter d’influencer les orientations de la recherche ou les conclusions du CERES. Les lecteurs désireux de soutenir CERES peuvent trouver des informations détaillées à l’adresse suivante : https://ceres-science.com/.

Remerciements

Nous tenons à féliciter la Climate Policy Initiative pour ses efforts de compilation de ses rapports annuels Global Landscape of Climate Finance, dont nous avons utilisé les résultats pour générer la Figure 1 et le Tableau 1, et pour avoir facilité l’accès à ces rapports sur le site https://www.climatepolicyinitiative.org/.

Conflits d’intérêts

Les auteurs ne déclarent aucun conflit d’intérêts.

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© 2020 par les auteurs. Licencié MDPI, Bâle, Suisse. Cet article est un article en libre accès distribué selon les termes et conditions de la licence Creative Commons Attribution (CC BY) (http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/).

Toutes – mais vraiment toutes – les affirmations du type « le changement climatique a rendu cet événement plus probable » sont fausses – par William M Briggs.

Bon, ça date d’il y a trois semaines mais comme tout ce qu’écrit ce cher Briggs, c’est amusant et instructif. Pour ceux qui auraient déjà oublié, il y a eu une inondation en Lybie, suite à une rupture de barrage pour cause de mauvaise maintenance – c’est le bordel dans ce pays depuis l’assassinat de Khadafi – et pas à cause du « changement climatique ».

Je publie ça parce que c’est un bon article et aussi pour faire suite à ma récente intervention (ce soir-même) dans une réunion d’information sur l’installation de trois p*****n d’éoliennes dans mon beau village, ce qui m’a valu quelques applaudissements et une nouvelle lectrice, je pense, qui devrait lire ceci et ceci, entre autres. Pour vous donner une idée, je suis encore pire à l’oral qu’à l’écrit, d’autant que j’ai sifflé pas mal de café aujourd’hui. J’ai appliqué le conseil de quelques personnes que je suis: agir en local. Je ne sais pas si ça aura de l’effet à long terme mais j’ai vu que ça a fait du bien à certains, et moins à d’autres. Les envoyés de la société ont viré au vert pâle…

Tout ce que j’ai fait, c’est de nommer les choses. Comme depuis bientôt cinquante ans.

Eh, on se refait pas.

¯\_(ツ)_/¯

Source.


Toutes – mais vraiment toutes – les affirmations du type « le changement climatique a rendu cet événement plus probable » sont fausses

William M Briggs

22 sept. 2023

Une étude récente menée par un collectif de 13 chercheurs conclut que le changement climatique anthropocentrique est un des facteurs principaux des inondations catastrophiques en Lybie. [NdT. quand vous avez un truc vraiment con à vendre, vous le faites précéder de « Selon une étude récente »]

Voici un titre récent typique de la propagande: «Le changement climatique a rendu les inondations en Libye 50 fois plus probables: notre dossier».

Ce n’est pas vrai.

Voici un autre titre récent de la chaîne PBS: «Le changement climatique a multiplié par 20 les risques de sécheresse estivale dans le monde».

C’est également faux.

The Guardian, récemment: «La vague de chaleur actuelle dans le sud des États-Unis a été multipliée par cinq en raison de la crise climatique».

Eh non.

AP, récemment: «La vague de chaleur en Asie rendue 30 fois plus probable à cause du changement climatique, selon les scientifiques».

Nan, nan.

Ce ne sont là que quelques titres tirés d’un flot de plus en plus abondant. Le genre est devenu routinier. En fait, des titres de ce type sont désormais publiés chaque fois qu’un événement de type météorologique qualifié de « mauvais », tel qu’une inondation, est identifié. Aussitôt l’événement catalogué, quelqu’un se précipite au micro pour dire que c’est la faute au « changement climatique ».

Non. On ne peut pas le savoir.

Pour expliquer pourquoi ces titres sont systématiquement des inepties majeures, et donc de la propagande, j’ai rédigé deux documents techniques. Et deux billets décrivant leurs grandes lignes: « Les études d’attribution climatique ne sont pas fiables » et « Comment le GIEC voit ce qui n’est pas là« .

Les articles sont quelque peu techniques, mais je pense que la plupart de mes lecteurs réguliers, qui sont manifestement supérieurs à l’homme moyen, peuvent les lire. [NdT. je ne les ai pas traduits, ils ne sont pas strictement nécessaires pour comprendre le présent billet]

Ce billet est destiné à servir de rappel, un rappel que vous pourrez envoyer aux personnes, aux groupes ou aux dirigeants qui promeuvent des titres tels que ceux mentionnés ci-dessus.

Voici un argument simple expliquant pourquoi ces titres sont faux, suivi d’un petit mot pour présenter les autres arguments contre les attributions.

Argument simple

Un modèle climatique prédit la probabilité d’un événement, par exemple une « vague de chaleur », quel que soit le sens de ce terme. Il donne un chiffre, par exemple 10%. (Les chiffres réels sont généralement beaucoup moindres, ce qui est important, mais je les grossis pour faciliter les calculs pour le lecteur).

Un deuxième modèle climatique prédit la probabilité du même événement, mais ce modèle est censé inclure une atmosphère contenant moins de dioxyde de carbone. Il donne également un chiffre, disons 1%.

On annonce alors: « La vague de chaleur actuelle a été rendue dix fois plus probable par la crise climatique ». Parce que dix fois 1% égalent 10%.

Vous me suivez? Alors vous devriez pouvoir me dire maintenant – vous avez toutes les informations nécessaires, même si certaines sont tacites – pourquoi ce titre, comme tous les autres, est une ineptie majeure.

Besoin d’un indice? Les modèles.

Essayez d’y réfléchir avant de poursuivre votre lecture. Ça vous fera du bien.

Ça y est?

Les calculs ne sont pas faux. C’est dix fois plus, comme annoncé. Le problème, ce sont les modèles. Comment diable le modèle peut-il affirmer qu’il y a 10% de chances que cette vague de chaleur se produise? Enfin, il peut l’affirmer, mais comment savoir si le modèle a raison? Pour que toute cette histoire d’attribution fonctionne, il faut non seulement que le modèle soit juste, mais aussi qu’il soit parfait.

Permettez-moi de le répéter. Il faut qu’il soit parfait.

Cela signifie que les 10% doivent être calibrés. Si vous savez déjà ce que ça veut dire, vous le savez. Sinon, il s’agit d’une exigence technique – qui n’est démontrée par aucun des modèles utilisés par les scientifiques du GIEC. Ce qui, d’une certaine manière, n’est pas leur faute, car l’étalonnage de ces modèles sur tous les types d’événements météorologiques imaginables, s’il n’est pas logiquement impossible, l’est pratiquement.

Ça n’a jamais été fait.

Cela signifie qu’il n’existe aucun moyen de savoir si le modèle raconte n’importe quoi lorsqu’il calcule ces 10% initiaux. Aucun. Comme dans « aucun ». C’est-à-dire aucun. Aucun moyen.

Ce qui aggrave encore les choses, c’est que les 10% correspondent généralement à quelque chose de beaucoup plus petit, de plusieurs ordres de grandeur (les détails techniques se trouvent dans les documents). Ce qui rend l’étalonnage encore plus impossible. Et ce qui rend toutes ces affirmations risibles.

Le deuxième problème c’est le deuxième modèle. Il est entièrement contrefactuel. Il prédit, ou prétend prédire, une atmosphère qui n’existe pas. Et qui ne peut pas exister. Nous avons l’atmosphère que nous avons, et non pas celle qui contiendrait beaucoup moins de CO2.

Cela signifie que non seulement l’étalonnage de ce second modèle est impossible, mais que son exactitude ne pourra jamais être vérifiée à l’aide de quelque observation que ce soit.

Il n’est pas logiquement impossible de faire des déclarations de probabilité contrefactuelles. Nous en faisons en permanence. Mais elles ne peuvent jamais être validées, voyez-vous. Jamais vérifiées.

Ce qui signifie que nous nous retrouvons avec deux nombres impossibles, les 10% et les 1%. Et donc le changement résultant de ces deux nombres impossibles, à savoir dix fois plus, est lui-même impossible.

La beauté de tout cela, si vous êtes un propagandiste ou un Expert en mal de preuves pour conserver son emploi, c’est que, si vous ne pouvez prouver par aucune observation que vous avez raison, je ne peux prouver par aucune observation que vous avez tort.

Vous pouvez donc continuer à faire ces prédictions débiles pour l’éternité. Et vous pouvez le faire en toute impunité.

Autres arguments

En ce moment, dans l’extrême nord du plus grand État de l’Union forcée [NdT. les États-Unis], le temps est parfait. Pas seulement beau: parfait. Environ 21 degrés, soleil, brise légère. Magnifique. On ne peut pas faire mieux. Les bêtes et les oiseaux sont de sortie et se réjouissent. L’un d’eux m’a dit à quel point il était heureux.

Vu cette atmosphère idéale, imaginez-vous donc que nous verrons le titre suivant? Et sinon, pourquoi pas? Dans ce pourquoi pas, vous découvrirez pourquoi le « changement climatique » s’inscrit dans une longue série de paniques imbéciles.

Titre: « Le changement climatique multiplie par dix la probabilité d’un climat idéal digne du Paradis ».

Les bricoleurs.

Note: pour ceux que ça intéresse, mon article précédent a été révisé et augmenté – la version qui figure sur le blog (pas le mail).

Note bis: après avoir lu cet excellent debunking, j’ai retiré de cette page la mention de l’effet Hutchison et de son rôle dans la démolition des WTC.


Pendant la Seconde Guerre mondiale, Einstein a été utilisé comme marionnette de propagande pour promouvoir une certaine idée de la science. L’idée que la science n’est possible que par les élites. Et que nous devons écouter ces élites. Et que seules des personnes stupides peuvent penser qu’elles ont tort.

Tout cela n’était que de la propagande, car même dans leurs propres écrits ou paroles, la plupart des soi-disant « scientifiques d’élite » doutaient de leurs propres idées. D’autres ont fait passer leurs idées pour de la « science établie », en utilisant des moyens de propagande, et non de la science.

Je pense qu’un groupe de psychopathes cherche à promouvoir ce genre de discours, pour leur propre orgueil et leur propre profit. Et qu’il est facile à des gens intelligents de les déjouer. Ils ont donc besoin de propagande pour maintenir leur faux statut d’élite. Et pour obtenir de l’argent pour des projets absurdes.

The Science Analyst, 30 mai

Gaulois, le ciel va nous tomber sur la tête.

C’est Ben Davidson qui le dit. Il est le fondateur de la chaîne Suspicious0bservers. Il n’a pas de formation scientifique, il a étudié le Droit – il est donc avocat. Ses détracteurs l’accusent d’être un pseudoscientifique, un escroc, un narcissique et un chef de secte. C’est parfaitement exact. Ok, donc c’est une connerie, pas besoin de s’inquiéter. On passe tout de suite à l’article suivant.

Hep, pas si vite.

Croyez-le ou non, je me méfie du catastrophisme et des annonces de fin du monde – je ne tiens pas à passer pour un témoin de Jehovah – mais je les lis quand même, à tout hasard. J’ai lu celle-ci très attentivement. Commençons déjà par jeter un oeil sur les détracteurs et comparons point par point.

Un point qu’ils partagent tous (notamment potholer54), c’est de marteler systématiquement de la théorie de l’évolution, fleuron de la pseudoscience. Pas de façon très subtile ni originale, d’ailleurs, le bon vieux « strawman argument » qui consiste à valider sa théorie en contrant un argument creux, soigneusement sélectionné, de préférence articulé par un gugusse (dans ce cas précis, un créationniste pas très aiguisé) sans évidemment jamais s’aventurer sur le terrain des phénomènes complexes – par exemple, la coagulation sanguine ou la vision – et encore moins sur celui encore plus casse-pipe de l’ADN. C’est leur vieille tactique, celle qui a permis de maintenir en vie artificielle cette « théorie »: un faux débat entretenu pour faire passer comme scientifique un paquet de spéculations scientifiquement démontables en trois minutes chrono, le seul calcul des probabilités démontrant que même si c’était biologiquement, génétiquement, écologiquement et logiquement possible – ce qui n’est pas le cas, comme on le sait depuis la découverte du fonctionnement de l’ADN – l’évolution ne peut mathématiquement pas fonctionner, même sur une échelle de temps infinie. Donc pseudoscience: check. Pour une vraie réflexion scientifique à ce propos, voir la vidéo de Michael Clarage en lien plus loin sur cette page.

Deuxième point: défendre cette doctrine foireuse moyennant financements publics, privés, emplois officiels ou récolte de fonds constitue de facto une escroquerie. Check.

Troisième point, le narcissisme. Prenons le cas d’un certain Professor Dave, pantin arrogant vaguement diplômé, son sourire autosatisfait ne quittant jamais sa tête à claques de petite frappe de la mafia scientifique ambiante, son ego boursouflé servant d’écran entre la réalité et sa profonde ignorance et absence de toute forme d’humilité intellectuelle – sujet précédemment traité ici. De plus, ce con prétend faire la critique de gens du Thunderbolt Project, dont il est question plus loin, à qui il n’arrive pas à la cheville. Check.

Quant au sectarisme, je vous renvoie vers le tribunal d’inquisition de ces seules trois dernières années et à la persécution par les fact-checkers et autres organes de certification de tout ce qui pourrait menacer l’édifice fragile de leur culte scientiste et de son consensus. Quatrième point, check.

Voilà pour ce qui est de l’intégrité de ces personnages. Côté argumentation, cette page de fact-checking vous expliquera que Davidson a forcément tort puisque les vrais scientifiques n’ont pas trouvé d’influence du soleil sur le climat – donc il n’y en a pas. Et comment ont-ils fait pour ne pas en trouver? Eh bien, en n’en cherchant pas. En fait, cette même page vous explique qu’ils commencent à étudier la question. En 2023, après des milliards claqués pour étudier l’influence des pets de vaches sur le réchauffement climatique – et en conclure que ça va tous nous tuer – les scientifiques (les vrais) lèvent un instant le nez de leurs « études » pour commencer à se poser la question d’une possible influence climatique du soleil – dont la puissance émise est, simple rappel, de 3.86 x 1026 watts, c’est-à-dire 386 000 000 000 000 000 000 000 000 watts. C’est la blague de « L’influence des pets de sardine sur les courants marins », prise au premier degré.

Vous le voyez aussi bien que moi, cette civilisation n’est plus basée sur la science, qui est devenue contraire à ses intérêts. La seule encore vaguement fonctionnelle a essentiellement trait à la conception de systèmes fermés et ne comprend quasiment rien du monde naturel. Elle est donc potentiellement dangereuse, comme nous l’allons voir dans un instant.

Le monde moderne est à tous égards la création d’ingénieurs, la technocratie en étant l’aboutissement ultime et le transhumanisme le signe que, dans le présent modèle fermé – et même hermétique – l’humanité n’est plus gérable qu’en tant qu’objet connecté. Tenter de maintenir ce système avec l’IA est une plaisanterie: d’abord, il n’y a pas plus d’intelligence artificielle que de beurre en broche. On a juste rebaptisé quelques algorithmes – créés par des ingénieurs – d’une appellation ronflante, un gadget qui, abreuvé de la science bancale actuelle, ne pourra que nous mener plus loin dans l’impasse du fantasme et de l’incantation magique. Les délirantes prédictions énergétiques actuelles en sont un exemple spectaculaire, mais quasiment tous les domaines sont touchés. Passons-en quelques uns en revue.

L’ingénierie sociale nous a donné les doctrines délirantes du woke, du transgenre, et plus généralement de la gauche idéologique, menace mortelle pour cette civilisation.

L’ingénierie médicale nous a donné l’IA pourvoyeur de diagnostic et notre nouvelle amie, la plateforme ARNm, qui est de la pure ingénierie biologique – ils le disent eux-même, de la reprogrammation – une daube scientifiquement tellement analphabète que l’intention de nuire n’était même pas utile. Ce n’est évidemment pas un vaccin et ce n’est pas non plus une thérapie génique (puisque celle-ci est destinée à corriger un défaut génétique). C’est une greffe génétique, avec toutes ses conséquences imaginables, dont le rejet. Jusqu’à présent le Dr Chestnut est le seul médecin à l’avoir compris. Voilà le niveau de la communauté médicale…

L’ingénierie financière, après avoir découplé l’économie des besoins humains réels et détruit le système monétaire, aboutit aujourd’hui à la fausse Monnaie Numérique de Banque Centrale.

Quant à l’ingénierie industrielle, elle s’est emparée de tout, y compris des domaines où elle n’avait rien à faire, sans se poser trop de questions sur l’avenir. Le monde paysan a été balayé par l’ingénierie agricole et l’artisanat par les techniques d’usinage – qui représentent aujourd’hui le dernier vrai pouvoir économique. Les deux ont certes permis l’énorme bond en avant de la démographie et du niveau de vie au siècle dernier mais nous ont enfermés dans une bulle artificielle, techniquement brillante, assez ludique mais scientifiquement illettrée. Le vrai progrès du XXème siècle n’est donc pas la connaissance de l’univers mais les Kinder® Surprise®. Au niveau humain, nous avons perdu dans tous les domaines traditionnels des acquis et un savoir-faire irremplaçables, dont nous pourrions bientôt sentir le manque si le système tombe en panne d’essence.

Les financements sélectifs politiquement motivés de la recherche fondamentale en ont fait une doctrine, la « science » du climat en étant l’exemple type et le signe que le système est prêt à s’autodétruire en croyant à ses propres mensonges et en fonçant vers un avenir énergétique reposant sur des fantasmes – fusion nucléaire, énergies renouvelables, et ta soeur? – entretenus par un monde politique engagé sur la route du Lysenkoïsme.

Le vide intergalactique de la science officielle crée ainsi un appel d’air, dans lequel se glissent des gens comme Davidson, et d’autres que je liste ci-dessous. Pour leur infatigable curiosité, leur courage intellectuel, leurs méthodes rigoureuses et souvent ingénieuses, je les appelle les bricoleurs. Ce sont eux les derniers gardiens de la recherche.

Miles Mathis, dont je traduis régulièrement ici les brillants debunkings, produit des papiers scientifiques au moins aussi intéressants. Sa théorie de la charge, accessible aux néophytes moyennant un peu d’effort, règle un nombre impressionnant de contradictions, d’à-peu-près, d’erreurs grossières et tenaces – voire de fraudes pures et simples – de la physique du siècle écoulé. Elle permet notamment de prévoir les événements solaires et leur influence, là où la science officielle pédale dans la choucroute, et de démonter des arnaques telles que la fusion et les réactions thermonucléaires. Ses papiers scientifiques sont aussi parsemés d’idées praticables. De plus, c’est un peintre de haut niveau (comme Sasha) et il est né la même année (du dragon) que Adam Curry et moi-même – une excellente cuvée, donc. Un léger bémol quand même, il en fait vraiment beaucoup pour un seul homme, d’autant qu’il avoue dormir plus que la moyenne. Je ne serais donc pas autrement surpris qu’il reçoive un léger coup de main de la part de gens très doués en maths et en physique, qui auraient aussi intérêt à balancer sur les coulisses du Renseignement américain. Autre détail déplorable, il se voit encore, malgré les années qui ont blanchi ses tempes, comme un « révolutionnaire de gauche » et considére que les gouvernements ont volontairement trahi la « vraie » gauche au détriment des peuples – enfin, l’illusion habituelle des idéalistes qui refusent de voir que, vraie ou fausse, la gauche signifie l’Enfer sur Terre et rien d’autre.

Le Thunderbolt Project de feu Wal Thornhill offre la même solidité que Miles dans le domaine de l’analyse et des prévisions des événements cosmiques, en plus de proposer le modèle le plus recherché sur l’histoire du système solaire et de l’univers en général. Ses membres sont les représentants principaux de ce qu’on appelle couramment l’Univers Électrique, dont toutes les théories sont testées et reproductibles en laboratoire, donc scientifiquement validées. Tout comme Davidson, qui a été leur invité occasionnel, ils tentent de replacer leur théorie dans une perspective historique, en les reliant aux événements décrits dans les textes anciens et/ou sacrés. Leur prédecesseur est Immanuel Velikovski, l’auteur de « Mondes en Collision » – leur ouvrage fondateur, en quelque sorte. Le projet réunit une énorme équipe pluridisciplinaire sous forme d’orateurs invités, comme Stephen Crothers, un des plus brillants mathématiciens contemporains, qui démonte sans appel des inepties telles que le Big Bang et les trous noirs, et Michael Clarage, un autre scientifique brillantissime (et un grand penseur que j’ai déjà publié ici) dont je vous recommande tous les écrits et toutes les vidéos (la plus récente est ici et le sous-titrage en français fonctionne à 99%, comme sur la plupart de celles de la chaîne). Wal nous a quittés cette année. C’est une grande perte mais la relève du projet est d’ores et déjà assurée. Si le sujet vous intéresse, il représente le meilleur investissement en temps possible. Pour une raison qui tient à mon avis de la querelle de clocher et de son légendaire narcissisme, Miles les regarde de haut – une lourde erreur de sa part.

Neal Adams – oui, le dessinateur de comics – était le dernier à défendre la théorie de la Growing Earth (la Terre qui grandit). Il en reste ses vidéos sur sa chaîne YouTube (attention, celles publiées depuis son décès sont de pures conneries), qui montrent sans le moindre doute que la Terre, et toutes les planètes du système solaire, grandissent – la « pangée » étant un modèle partiel, les continents se rejoignant aussi parfaitement, comme un puzzle, du côté de l’Océan Pacifique, sans subduction. Ça exaspère évidemment les « vrais » scientifiques (voir plus haut), qui rappellent que la création de masse est impossible puisqu’ils n’ont « rien trouvé ».

Rappelons un autre bricoleur, le Dr Zelenko, dont le protocole de traitement a sauvé de nombreuses vies pendant que la science officielle créait une véritable hécatombe dans les hôpitaux à coups de protocoles mortels, avant de faire un nombre incalculable de victimes à coups d’injections de la même espèce. Comme vous le voyez, il n’est pas inutile de s’intéresser aux bricoleurs et à leur travail.

Voyons maintenant, avant d’examiner ce qu’il dit, ce qui est reproché à Davidson.

C’est un pseudoscientifique? Check. Mais lui étudie sans relâche depuis quinze ans l’influence du soleil sur le climat, sur base de sources officielles, en y confrontant en permanence ses conclusions – qu’il diffuse sous forme de conférences et vidéos – ce qui est la définition de la science.

C’est un escroc? Check. D’après moi, ceux qui se font payer ce genre de service sont des escrocs. Je ne demande pas un centime pour le boulot que me demande ce blog, et je réserve mes seuls dons aux gens très pauvres. Je ne donnerai donc jamais rien à Davidson, problème réglé. D’autre part, si la catastrophe majeure qu’il annonce se produit, les stages et formations (payants) en survivalisme qu’il organise dans son tout nouveau ranch n’ont pas beaucoup de sens, vu que [spoiler alert] quasiment personne n’y survivra. Notons que sa chaîne YouTube, sur laquelle il publie une vidéo par jour, n’est pas monétisée.

C’est un narcissique? Check. Pour ne rien vous cacher, la majorité de ceux qui font des vidéos ou écrivent des articles finissent par aimer s’écouter parler et se relire. Je ne suis pas une exception, je peaufine mes écrits à l’extrême – tout ce que je publie a été au minimum relu cinquante fois et pas seulement pour l’orthographe. Vu la somme de travail que met Davidson dans ses publications, il n’a évidemment pas échappé à ce travers.

Et c’est incontestablement un chef de secte. Il anime un streaming hebdomadaire pour ses abonnés, qu’il traite en disciples et désigne comme « 0bservers« . C’est putassier au possible, de la relation publique niveau zéro, mais les américains en sont très friands. De plus, il leur fait miroiter la promesse d’une salvation, ce qui est typique des sectes.

Voilà pour le profil du personnage, auquel j’ajouterai le fait qu’il est manifestement très intelligent et comme il le précise lui-même, qu’il est doué de mémoire photographique. Parlons maintenant de ses arguments. Le « livre fondateur » de Suspicious0bservers date de 1963 et s’intitule « The Adam and Eve story« . Il a été écrit par un certain Chan Thomas, un agent la CIA (!) – agence qui a classé secret son bouquin avant de le déclassifier en 2013 dans une version expurgée, disponible sur leur site. Les premières pages décrivent un cataclysme à venir, d’une ampleur biblique tellement impossible à imaginer que je les traduirai dans le cinquième article de cette série – et probablement la suite, dès que je trouve un peu de temps. Vous en serez donc les premiers lecteurs francophones, vu qu’il n’a jamais été traduit en français. C’est de loin le bouquin le plus intéressant que j’ai lu – et j’ai lu beaucoup. Le bagage intellectuel de son auteur le situe à cent coudées au-dessus de ses « critiques », témoignage d’un temps révolu où la CIA disposait d’une réserve de gens extrêmement compétents et érudits – en contraste avec ceux qui sortent aujourd’hui de Harvard ou de Yale. C’est sur l’hypothèse de ce cataclysme que travaille Davidson en tentant d’en lire les signes présents dans les observations astronomiques, planétaires et dans le comportement humain (on y revient plus bas) pour le dater plus précisément.

Il aurait lieu entre 2030 et 2040.

Au plus tard.

Je vous avais promis la raison de la disparition possible des gouvernements dans la décennie, vous voyez maintenant de quoi il s’agit.

Ok, posons d’abord les questions de base. Vu qu’il émane du Renseignement, la première serait: l’ouvrage original est-il une autre opération de démoralisation – du genre que dénonce Miles? Je serais intéressé par son évaluation de la théorie de Davidson, par rapport à la sienne, mais je doute qu’il me réponde vu mes origines « phéniciennes » – on fera donc sans. L’article suivant de cette série est une transcription d’une vidéo récente de Davidson (encore quelqu’un qui ne fait que des vidéos) qui résume sa théorie. Vous en jugerez donc vous-mêmes.

Maintenant, écrivons un peu de science-fiction, en tentant de revoir nous-mêmes les événements récents à la lumière de cette théorie. Imaginons que cette théorie soit solide. Imaginons que le Renseignement soit de cet avis. Ils ont évidemment un accès prioritaire aux recherches et aux écrits d’un de leurs agents, probablement avant même leur publication. Sachant que ceux qui disposent d’informations gagnent un avantage stratégique, ils peuvent ainsi les censurer pendant soixante ans et expurger les passages qu’ils estiment délicats. Pendant ce temps, ils ont tout le loisir de s’organiser pour l’événement. Vu qu’il est impossible de sauver tout le monde et que 99% de toute vie sur Terre disparaitrait en quelques heures, que feriez-vous à leur place? Je réponds en y mettant une bonne dose de cynisme.

J’organiserais un faux événement de menace nucléaire qui justifierait la construction d’un réseau d’abris de survie souterrains. Je préserverais le plus grand nombre possible de semences dans un lieu extrêmement bien protégé. Je mettrais du pognon dans la création de semences modifiées qui pousseraient sur des sols dévastés. J’investirais dans des systèmes de recyclage des déchets permettant de récupérer de l’eau potable. Je mettrais en service des satellites de télécommunication accessibles depuis un valise portable. Je financerais la mise au point de systèmes de production d’énergie sans pétrole (évidemment impossible à exploiter dans un monde bouleversé), systèmes qui ne sont d’aucune utilité pour alimenter le réseau global mais pourraient servir au niveau de petites collectivités. Je conditionnerais les foules à l’idée d’un cataclysme majeur – en produisant des tombereaux de films apocalyptiques. Je lancerais des opérations de contrôle de la population qui permettraient de gérer la panique finale. Je mettrais l’ensemble de la société sous contrôle militaire (j’y reviens dans un prochain article). J’opèrerais une sélection des humains les plus résilients, ceux qui ont le plus de chance de s’en sortir hors système, opération que j’imposerais à tous les gouvernements en échange d’une place dans « l’Arche ».

Et last but not least, je ferais mettre au point un système ultra-portable de création de « vaccin » sur mesure, en un temps record, que je ferais tester sur la moitié de la population terrestre.

Voilà pour la science-fiction – reste maintenant à voir si la réalité est encore plus étrange. Davidson a une explication plus simple au comportement chaotique ambiant. Le bouclier magnétique terrestre allant en s’affaiblissant, les rayonnements solaires et cosmiques moins bien filtrés exercent sur le cerveau humain une influence qui se traduit par une émotionnalité excessive et une diminution des fonctions cognitives – des signes de décadence décrits dans les textes sacrés comme précurseurs de l’apocalypse.

Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre…

Comme écrit plus haut, je descends d’une très ancienne tribu – celle que Miles désigne sous l’appellation « Phéniciens » – dont l’histoire est liée à celle de l’Arche de Noë. Mes ancêtres ont donc eu droit au spectacle d’un événement dont Davidson nous dit qu’il va bientôt se reproduire. Je ne sais pas vous, mais personnellement, je ne voudrais rater ça pour rien au monde.

La question que tout le monde se pose.

Qu’est-ce qui va encore nous tomber dessus?

  • Le Covid (Xiéme vague/variant)?
  • La grippe aviaire?
  • La maladie de Marburg ou une autre fièvre hémorragique?
  • La « contagion catastrophique »?
  • La guerre civile?
  • La guerre chaude en Europe?
  • L’hyperinflation?
  • Les pénuries
    • d’énergie?
    • de matières premières?
    • alimentaires – la famine?
  • La catastrophe climatique?
  • L’invasion migratoire?
  • Une cyber-attaque?
  • Le black-out?
  • Le contrôle total par les monnaies numériques?
  • La fin de l’humanité par l’intelligence artificielle?
  • Une invasion extra-terrestre?
  • Un concert de Francis Lalanne?

Un peu de tout?

Autre chose?

Rien?

Une lectrice sur Substack fait ce commentaire:

L’opération covid n’a jamais été fonction d’une protéine de pointe ou d’une nanoparticule lipidique ou d’un bolus [NdT. injection rapide et brève d’une substance dans un vaisseau sanguin] ou d’un coronavirus ou d’un laboratoire de biologie spécifique ou d’un scientifique ou d’un personnage public en particulier.

Les personnes que nous voyons sur nos écrans, à de rares exceptions près, ne sont ni des supergénies ni des superméchants intentionnels. Et ils sont loin d’avoir sur Mère Nature autant d’emprise qu’ils voudraient nous le faire croire.

La puissance des forces qui se dressent contre l’humanité réside dans leur capacité à collecter et à interpréter des données à une échelle colossale. OODA. Depuis plusieurs décennies, ils ont étudié et analysé les systèmes de la société humaine. Après de nombreux essais, et après avoir déterminé à leur satisfaction qu’ils sont désormais capables de fournir aux différents éléments de la société humaine les informations qui provoqueront l’autodestruction de l’humanité, ils ont mis en œuvre l’opération covid-19 en direct.

Leur opération comporte d’innombrables redondances. Si la première piqûre ne vous tue pas, peut-être que la dixième le fera. Si vous échappez à l’injection, on vous laissera dans la misère et vous mourrez de désespoir. Ou vous serez déclaré fou et hospitalisé de force. Ou vos enfants vous seront enlevés. Ou votre eau en bouteille sera contaminée par du poison. Si vous n’avez pas sur vous le traceur électronique que Big Data vous aura attribué, vous ne pourrez ni acheter ni vendre. Si vous utilisez un système de paiement décentralisé astucieux, il sera réglementé jusqu’à devenir inutile après que l’on vous ait d’abord volé votre argent. Si vous décidez de vous révolter, des algorithmes de pré-crime détecteront vos intentions et la police vous arrêtera. Et ainsi de suite.

Les forces qui se dressent contre l’humanité savent que leur cible est un organisme complexe et vital dont le comportement ne se prête pas toujours à la prédiction. Elles ajustent constamment leur opération.

Sabina Pade, 27 Nov 2022

Très bien, voyons ça.

D’abord, ce n’est pas « l’opération » qui est ajustée mais l’ensemble de la société. Autrement dit, la société est l’opération. Une des manières traditionnelles de l’ajuster est l’alternance de totalitarisme étatique d’un côté et de laisser-faire de l’autre – la « gauche » et la « droite ». La gauche, c’est ce qui déresponsabilise, infantilise et endoctrine l’individu et lui enlève tout pouvoir de décision au nom du « bien commun » – ce que nous avons eu ces trois dernières années en version sanitaire. La droite, c’est ce qui le tient pour seul responsable de son sort, le punit pour la moindre faiblesse (ou pour rien, d’ailleurs), quitte à le laisser crever – on a un échantillon assez violent des deux avec le règne de Macron, qui en a surtout retenu l’aspect Stasi/Tonton macoute – l’idée étant qu’une fois qu’on a été trop loin dans l’un ou l’autre sens, il suffit de passer le relais à l’autre équipe, qui rattrapera la mayonnaise.

La question est de savoir si la mayonnaise est encore rattrapable et quel est l’avenir d’un monde plus stupide, plus laid, plus fou et plus violent à chaque minute – bref, dangereux – où les gouvernements s’en prennent directement à leurs populations de façon aussi peu courtoise.

Reprenons quelques éléments de l’opération:

  • Dépopulation
  • Stérilisation
  • Zombification
  • Destruction de l’enseignement
  • Destruction de l’économie
  • Destruction de la paix sociale
  • Destruction du réseau de production d’énergie
  • Destruction de l’agriculture et de l’élevage
  • Destruction du réseau médical
  • Destruction des moyens de transport
  • Contrôle de la consommation

… ce qui se décline aujourd’hui en mesures sanitaires, monnaies numériques, revenu universel, contre-mesures climatiques, intelligence artificielle et tout ce genre de connerie. Le fait que tout déboule en même temps montre qu’on est dans les mesures d’urgence, des moyens de contrôle de dernier recours justifiés par les catastrophes annoncées, réelles ou fictives: pandémies, réchauffement planétaire, tarissement du pétrole, rarification des ressources, chômage de masse, krach financier, etc. Le Grand Reset étant un livre de science-fiction écrit par des fonctionnaires, infaisable en vrai, il semble que la stratégie est finalement de « brûler le village pour le sauver ». Nous ne sommes donc pas « en transition » mais en plein stage de survie à l’échelle planétaire. Le système est étonnament résilient mais pour combien de temps? Il tiendra le coup jusqu’à son point de bascule, moment auquel il s’effondrera, surtout si on l’aide un peu en coulisses. Y aura-t-il une prise de conscience suivie d’une révolte, comme l’annonce Parrhesia? On en est déjà à des millions de morts et question révolte, à part beaucoup de paroles – le rôle de l’opposition contrôlée – et quelques manifestations complètement inutiles, rien n’est fait. Faisons un rapide tour d’horizon du théatre des opérations avec trois exemples concrets.

Même s’il ne fait plus guère la une, on pourrait se demander combien de temps va encore durer le conflit Russie/Ukraine, qui, en toute logique, aurait dû être bouclé en deux semaines – comme dans « deux semaines pour aplatir la courbe ». Il ne tient encore que par le déstockage (payant) d’armements américains et européens – dont on perd la trace mais dont une partie finit apparemment en Afrique, nouveau théatre des opérations, et en Europe de l’Ouest, dans le cadre de la vaste manoeuvre de déstabilisation/changement de régime en cours. L’Opération Militaire Spéciale russe est ainsi devenue de facto une guerre d’attrition, un Verdun à l’échelle nationale où, comme lors de la Première Guerre mondiale, la classe paysanne est envoyée à une mort lente mais certaine pour préparer le pays, initialement utilisé par les États-Unis comme plaque tournante de corruption, à la mainmise de ces derniers sur les riches terres agricoles de l’Est – comme dit John C Dvorak, « Autant barrer Ukraine tout de suite et inscrire Cargill à la place ». Pour des raisons ethniques, la Russie gardera vraisemblablement les territoires russophones, qu’ils sont sans doute les seuls à pouvoir durablement gérer. Tout ça sent l’opération commerciale entre deux super-puissances, dans laquelle l’Europe se voit une fois nouvelle fois léser, pour rester poli. Mais ne m’écoutez pas, demandez plutôt à Victoria Nuland de vous expliquer.

En Russie même, la plateforme ARNm – en collaboration avec AstraZeneca – semble avoir de beaux jours devant elle. Ça ne risquera pas d’arranger leur problème de déclin démographique mais n’empêche toutefois pas leur président de rappeler à chaque occasion la décadence de l’Occident, pendant que la Fédération s’engage sur la voie des smart cities et que leurs voisins et amis mettent en place des villes de 15 minutes – les solutions « durables » chères au Forum Économique Mondial. Tout ça pour rappeler qu’ils ne sont pas, malgré ce que tentent de vous en faire croire leurs porte-paroles occidentaux (payés), les « résistants » au Nouvel Ordre Mondial: ils en sont l’avant-garde et le futur centre.

Côté États-Unis, que se passera-t-il l’année prochaine? Après la campagne de décérébration intensive de ces trois dernières années à coups de Covid, « transmaoïsme » (sujet extrêmement bien traité par John et Adam depuis le n°1541 de NoAgenda, auquel j’aurais pu consacrer des dizaines d’articles si j’avais eu le temps), wokisme, marxisme idéologique et drogues psychotropes, deux camps inconciliables ont été créés, situation qui pourrait bien sonner le glas de l’American Way of Life. Pour rattraper ladite mayonnaise, on parle aujourd’hui de gouvernance bi-partite Démocrates/Républicains, qui se concrétiserait par la désignation de Robert F Kennedy Jr comme candidat Démocrate à la présidence et par sa « victoire » possible dans son rôle revendiqué de rassembleur. En réalité, à l’instar du rôle d’homme providentiel de Robert Malone dans le « mouvement pour la liberté médicale », RFK a été adoubé en haut lieu pour gérer l’après-Covid en version très soft. Après avoir focalisé – notamment par le biais de son bouquin « The real Anthony Fauci » – la faute des injections sur les seules institutions de régulation (la FDA, les CDC, etc.), son projet politique pour l’avenir est, avec l’aide de Malone, de « rétablir la confiance » envers ces institutions, qui ne seraient tenues qu’à de simples excuses pour ces trois dernières années, en glissant discrètement sur le fait qu’il s’agissait d’une opération militaire (voir les articles de Katherine Watt sur ce blog). Bref, le Grand Pardon. [Edit: je tombe justement aujourd’hui même sur cet article où Malone présente le nouveau bouquin de RFK, consacré aux coulisses militaires/renseignement de la « biodéfense ». En attendant de le lire, je retire temporairement ce que j’ai dit quatre lignes plus haut.]

Pour remplir ce rôle, il cumule quelques atouts électoraux, qui joueront ou non en sa faveur: énorme et précieux travail d’information médicale et travail sur le terrain à travers Children’s Health Defense, Démocrate mais capable de faucher les votes MAGA à Trump (le poulain du Renseignement militaire discrédité par l’Opération Warp Speed), grand défenseur des mesures « climatiques » anti-pétrole et anti-nucléaire (sur lesquelles il a bâti sa carrière d’avant-Covid) et de l’agriculture régénérative (sans engrais ni pesticides), son programme est une mise à jour des grands axes « progressistes » verts à la sauce « libertaire », ce qui le rendra à moitié digeste pour une droite inquiète de son possible avenir sous dictature sanitaire (menace brandie et exacerbée par sa base de soutien), tout en restaurant la ligne traditionnelle d’une gauche qui devra gérer tôt ou tard ses traumatismes idéologiques et accepter qu’il est leur seule option. Son programme très vertueux laisse toutefois un détail mineur à régler: même en les rationnant sévèrement, comment il compte faire pour fournir énergie et nourriture à 360 millions d’américains reste un mystère.

Plus près de nous, est-il encore possible de désamorcer la poudrière de la France, sa déstabilisation télécommandée depuis Washington et Langley, sa politique énergétique sabotée par l’Allemagne, et surtout qui est encore capable? Le récent « coup d’État » au Niger scellera encore un peu plus la fin de la Françafrique, que la Chine, la Russie – en position de force par son contrôle militaire des exportations de céréales ukrainiennes – et dans une moindre mesure, les États-Unis sont en train de se partager, grâce à l’ineptie du caractériel Macron, qui aura ainsi achevé sa tâche de transformer, à coups corruption institutionnelle, le pays qui lui a été « confié » en république bananière, soumise à un pillage comparable à ce qu’a subi la Russie après la fin de l’ère soviétique.

Tout ceci indique que nous ne sommes pas (ou plus) dans un scénario de guerre économique. L’élite financière sait pertinemment que le système monétaire et la taxation qui le soutient sont totalement morts. Elle est donc engagée dans une guerre des ressources – une des raisons pour lesquelles elle tente de réduire la consommation par crises artificielles, inflation, prétexte « climatique », contrôle par MNBC et score social. La Russie et la Chine – et le bloc BRICS en général – partent gagnantes dans cette guerre, en jouant la carte du bon sens énergétique, et celle de la diplomatie « win-win » en Afrique et ailleurs – dans le cas de la Chine, dans tous les territoires traversés par sa Nouvelle Route de la Soie.

Pendant ce temps, ce ne sont pas seulement les Français qui ont perdu leur pays mais tout l’Occident qui est au bord de l’implosion. Le nombre de gens à la rue ne cesse de croître et rien n’est fait pour eux – autre méthode de réduction de l’espérance de vie (la moyenne de survie pour un sans-abri est de dix ans). Au Canada, on leur propose le suicide médicalement assisté. Même phénomène en Belgique, où la crise du logement prend des proportions bibliques, le réseau d’hébergement des enfants étant saturé au point où des bébés sont pris en charge dans des services hospitaliers psychiatriques. À part cette masse sans cesse grandissante d’exclus, tout va bien ici pour l’instant pour le citoyen lambda, toujours très bien payé et donc encore très taxable, le pays étant (bien) géré par une bureaucratie indéboulonnable et relativement imperméable aux possibles délires de la caste politique – relativement rares dans un pays où la médiocrité est élevée au rang de vertu et protégé par son statut de conciergerie des institutions atlantistes et européennes.

Voilà un bref aperçu de la situation dans ses grands axes, telle qu’elle est visible aujourd’hui, en gardant à l’esprit que d’autres éléments, dont nous n’avons pas la moindre idée, agissent probablement en coulisses. Quoiqu’il advienne ensuite, vu l’impasse dans laquelle est engagé le système, les réponses finiront tôt ou tard par s’articuler sur le même type de contrôle démographique que celui employé pour le Tiers-Monde, dont le Covid et ses produits dérivés en sont une première salve, comme l’a expliqué Catherine Austin Fitts: une dépopulation, quel que soit le nouveau nom qu’on lui donne – guerre de cinquième génération, iatrogénocide, etc.

Ce qui amène la question que j’ai déjà évoquée ici: y a-t-il encore moyen de faire autrement? Cette société est conçue pour fonctionner selon des paramètres économiques, industriels et démographiques assez rigides – la variable d’ajustement à laquelle « ils » semblent tenir le plus étant la démographie, celle qui se décide en haut lieu pour préserver le modèle. La solution serait bien entendu de changer de modèle – d’urgence – mais est-il encore temps et quels peuples sont-ils prêts à en faire l’effort physique et moral? C’est-à-dire, refuser de s’enfoncer dans la décadence dont nous parle Vladimir – qui n’est pas, et de loin, l’exclusivité de l’Occident mais un problème de civilisation, dont la fragilité a été bien mise en avant par la crise Covid.

La médecine, qui n’a jamais cessé de faire reculer les limites de l’acceptable (voir notamment ici et tous mes articles sur les injections et thérapies géniques) et torturé les animaux pour des questions « de sécurité », a maintenant complètement basculé dans la monstruosité sénécide, fratricide et, signe de fin des temps, infanticide (ici, ici, ici, ici, liste non-exhaustive). Le Dr Hodkinson mentionne ici le sacrifice d’enfants chez les Aztèques, pour apaiser la colère des dieux. Je pense que c’est exactement là où nous en sommes, ce qui devrait nous rappeler que la civilisation n’est jamais qu’un arrangement temporaire, jamais loin de la barbarie, et que les civilisations ont une curieuse tendance à disparaître. La question serait de comprendre comment, ce que nous allons tenter en creusant un peu l’Histoire dans la suite à cet article. Apparemment, il existerait un phénomène récurrent qui remettrait les pendules à zéro, ferait table rase des mensonges, fausses excuses, ambitions de demi-dieux, décadence et tutti quanti. Un « Build Back Better« , un « Grand Reset » et une dépopulation à une échelle inimaginable, qui donneraient une autre raison aux mesures d’urgence.

Je pense que c’est ça qui va nous tomber dessus.

Le bilan environnemental destructeur de RFK Jr – par Fox Green.

Comme mes lecteurs le savent, je tente de dénoncer systématiquement l’opposition contrôlée. Ils savent aussi que, contrairement à Miles Mathis, autre pourfendeur de spooks (agents), je me sers quand même de certaines de leur publications – Whitney Webb, Matthew Ehret, Robert Malone, etc. – selon le principe des 80/20 (80% de faits, 20% d’enfumage ou en plus imagé, bullshit). C’est donc dans les 80% que je puise et je stoppe net quand je vois poindre les autres 20%.

Question « vaccins », RFK Jr a fourni un énorme boulot, et donné une tribune à pas mal de gens intéressants – notamment Sasha Latypova, Catherine Austin Fitts et JJ Couey – sur sa plateforme de Children’s Health Defense. Je l’ai publié plusieurs fois, transcrit et traduit ses discours, ce que je ne regrette aucunement. Mais…

Il se présente maintenant aux élections présidentielles américaines de 2024 et certains pensent qu’il pourrait bien les gagner. RFK Jr a commencé sa carrière comme avocat « environnementaliste », premier « drapeau rouge » majeur brièvement abordé ci-dessous. J’avais prédit un retour des Républicains (Trump ou un autre, DeSantis) pour achever le repli américain de la scène internationale, mais la réthorique de RFK Jr sur la « Paix » ferait aussi bien le boulot, tout en mettant officiellement le pays sous tutelle « environnementaliste » financière, un business qui représente des centaines de trillions de dollars – et la faillite assurée. Voir l’Allemagne

Je publierai sur le bonhomme un deuxième article également (très) à charge, de Sage Hana, ainsi qu’un autre du même auteur (qui est en fait un mec) sur Robert Malone (qui envisage également de se lancer en politique), ainsi qu’un à moi – si j’arrive à le boucler – qui devrait rhabiller tout ce petit monde pour l’hiver. Me voilà donc tenu de continuer ce blog.

Et pour que ce soit bien clair, je boycotte à la fois les entreprises « neutres en carbone » et l’agriculture industrielle – en résumé, je boycotte à peu près tout. J’y reviendrai.

Source.


Le bilan environnemental destructeur de RFK Jr.

Fox Green

21 avril

Je me suis réveillé ce matin avec une alerte de découvert de ma banque: 295$ de paiement automatique pour ma facture d’électricité de Central Hudson. Nous remboursons lentement la facture de 1 000 dollars que nous avons reçue en février 2022. Et nous avons été parmi les plus chanceux. De nombreux habitants de la région de la vallée du Mid-Hudson à New York ont reçu des factures de plus de 5 000 dollars. Central Hudson a systématiquement cité la fermeture de la centrale nucléaire d’Indian Point comme l’une des principales raisons de la montée en flèche de nos factures d’électricité.

Les factures d’énergie élevées semblent être le nouveau normal pour les New-Yorkais. Dans un communiqué de presse datant d’octobre 2022, Central Hudson a énuméré « plusieurs facteurs internationaux, nationaux et régionaux » contribuant à l’augmentation des factures d’électricité:

  • Au niveau local, la fermeture d’Indian Point l’année dernière a accru la dépendance de la région à l’égard du gaz naturel pour la production d’électricité.
  • Les contraintes liées à l’approvisionnement et aux gazoducs de transport dans le nord-est continuent de faire grimper les prix en période de forte demande.
  • Les troubles en Europe de l’Est continuent d’avoir un impact significatif sur les marchés de l’énergie dans le monde entier.

Alors que les pays occidentaux de l’OTAN continuent de mener une guerre par procuration contre la Russie en Ukraine, l’Américain moyen est contraint de payer la facture. Non seulement Biden donne des millions de dollars [NdT. des dizaines de milliards d’argent « blanchi »] de nos impôts durement gagnés aux néo-nazis ukrainiens, mais les sanctions, les troubles et la destruction manifeste des infrastructures des gazoducs [NdT. ma traduction ici] ont créé un scénario de fausse pénurie et, en conséquence, une hausse des prix des carburants et de l’électricité. Il devient moins risqué pour les voix traditionnelles de s’opposer au conflit et d’appeler à la paix. L’une de ces voix est celle de Robert Kennedy Jr. qui vient d’annoncer sa candidature à la 47e présidence des États-Unis.

L’une des priorités de son site web est la Paix:

Robert F. Kennedy renouera avec un courant perdu de la politique étrangère américaine, celui défendu par son oncle, John F. Kennedy, qui, au cours de ses 1000 jours au pouvoir, était devenu un anti-impérialiste convaincu… Il voulait faire revivre l’impulsion de Roosevelt de dissoudre l’empire britannique plutôt que de s’en emparer.

[…]

Notre priorité ne sera rien de moins que de restaurer notre leadership moral. Nous donnerons l’exemple. Lorsqu’une nation impériale belliqueuse désarme de son propre chef, elle établit un modèle pour la paix partout dans le monde. Il n’est pas trop tard pour que nous abandonnions volontairement l’empire et que nous servions la paix, en tant que nation forte et saine.

C’est ça le type de politique qu’un véritable dirigeant américain devrait mettre en avant et, à juste titre, Kennedy gagne rapidement un grand soutien populaire. Malgré cela, j’ai toujours très, très peur de ce à quoi ressemblerait une présidence de Robert Kennedy Jr. RFK n’a jamais exercé de fonction, mais son influence est indéniable. Ses actions, ses plaidoyers et sa rhétorique, ainsi que leurs résultats, méritent d’être réexaminés.

Zélote de l’environnement

RFK Jr. a joué un rôle majeur dans la fermeture du complexe nucléaire d’Indian Point.

« Personne n’a été plus important pour Riverkeeper que Bobby Kennedy », a déclaré Paul Gallay, président de Riverkeeper. En 2017, Spectrum News rapportait que « Kennedy a joué un rôle influent dans le travail visant à fermer Indian Point d’ici 2021″.

« L’accord sur la fermeture d’Indian Point est en quelque sorte le point culminant de sa carrière ici à Riverkeeper », a déclaré Gallay. « Il a déployé des efforts considérables pour fermer Indian Point et soutenir Riverkeeper. Je pense qu’après avoir obtenu ce résultat, il s’est dit que c’était peut-être le bon moment pour se concentrer sur d’autres sujets ».

M. Kennedy a déclaré que la fermeture d’Indian Point constituait une étape importante dans sa carrière. Les responsables de Riverkeeper ont déclaré qu’ils poursuivraient leur travail et feraient de leur mieux pour aller de l’avant sans M. Kennedy.

Pendant plus de 30 ans, M. Kennedy a servi le Natural Resources Defense Council (NRDC) et Hudson Riverkeeper en tant qu’avocat principal et membre du conseil d’administration. Ces organisations sont connues pour être deux des organisations environnementales les plus procédurières et les plus destructrices sur le plan industriel de tout le pays. En 1999, Kennedy a fondé sa propre ONG, Waterkeeper Alliance, et Keeper Springs, une société d’embouteillage d’eau dont les bénéfices sont reversés à Riverkeeper et à ses organisations affiliées.

Kennedy, qui s’est rendu tristement célèbre par ses coups de gueule, a déclaré à plusieurs reprises que les « négationnistes du climat » et les « climato-sceptiques » devraient être envoyés en prison.

En 2014, il a abordé et défendu ses déclarations controversées dans un article pour EcoWatch intitulé Jailing Climate Deniers (emprisonner les négationnistes du climat), dans lequel il a clarifié les choses, affirmant qu’il pensait que les entreprises, et non les individus, devaient être punies, « la peine de mort pour les entreprises » comme il l’appelle:

Je soutiens le Premier Amendement, qui permet à tout citoyen de proférer, même sciemment, des mensonges bien plus ignobles sans conséquence juridique.

Je pense toutefois que les entreprises qui soutiennent délibérément, intentionnellement, malicieusement et systématiquement les mensonges sur le climat devraient être condamnées à la peine de mort. Cela peut se faire par le biais d’une procédure juridique existante connue sous le nom de « révocation de la charte ». Les procureurs généraux des États peuvent invoquer ce recours chaque fois qu’une entreprise fait passer ses profits avant le « bien-être public ».

Cela donne un tour beaucoup plus noble à sa rhétorique, mais que se passerait-il si nous appliquions cette notion de punition aux entités qui promeuvent des « mensonges climatiques »? Dans le communiqué de presse de 2017 qui annonçait la fin de la bataille de plusieurs décennies pour la fermeture d’Indian Point, Paul Gallay, président de Riverkeeper, déclarait: « Une fois Indian Point fermé, nous n’aurons plus besoin de compter sur les combustibles fossiles pour compenser son énergie. » Le communiqué indiquait également que les réacteurs devaient cesser leurs activités dans les quatre ans à venir. Quatre ans plus tard, en 2021, le New York Times titrait sans ambages: « Indian Point ferme. Cela signifie davantage de combustibles fossiles« . Aux yeux de M. Kennedy, s’agit-il d’un « mensonge climatique » passible d’une mort organisationnelle?

Curriculum vitae politique

Bien que RFK Jr. n’ait jamais exercé de fonctions officielles, il n’est pas étranger à la machine politique. En 1999, avec Lawrence Rockefeller [Ndt. !!!], Kennedy a soutenu Al Gore pour sa candidature à l’élection présidentielle de 2000. « Il est notre dernière chance de sauver la planète », a déclaré Kennedy.

Clip d’Al Gore acceptant un prix lors du gala « Ripple of Hope » 2011

Kennedy a également entretenu des relations étroites avec le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo [NdT. responsable de la contamination au Covid de milliers de résidents de maisons de repos dans son État], tout au long de la procédure de fermeture d’Indian Point. Theresa Knickerbocker, maire de Buchanan, dans l’État de New York, a parlé de « trois hommes dans une pièce » lors d’un entretien avec Robert Bryce.

« Trois personnes ont pris la décision de fermer Indian Point: le gouverneur Cuomo, Riverkeeper et Entergy. L’ancien gouverneur Andrew Cuomo a été marié pendant 15 ans à Kerry, la sœur de Kennedy, ce qui signifie qu’ils étaient beaux-frères. Cette relation étroite explique également pourquoi M. Kennedy a fait partie de la commission de M. Cuomo sur la fracturation, ce qui a conduit à l’interdiction de la fracturation dans l’État de New York en 2013, et pourquoi il a décidé de ne pas se présenter contre son beau-frère en 2005 pour le poste de Procureur général de l’État de New York.

En 2008, le président élu Barack Obama a inscrit M. Kennedy sur sa liste de candidats présélectionnés pour diriger l’Agence de Protection de l’Environnement. Il n’a finalement pas été retenu, probablement en raison de ses déclarations controversées, de son casier judiciaire pour possession d’héroïne et de sa position hypocrite de « NIMBY » des énergies renouvelables [NdT. NIMBY, également orthographié Nimby, en anglais Not in My Backyard, une expression familière signifiant l’opposition d’une personne à l’implantation d’un objet considéré comme indésirable dans son quartier]. M. Kennedy s’est autrefois opposé à la construction d’un parc éolien au large de la côte de Cape Cod, qui aurait gâché la vue depuis sa maison de vacances.

Programme environnemental malthusien

En 2021, sur les conseils de l’écologiste indienne Vandana Shiva, le Sri Lanka a interdit tous les engrais chimiques au profit de méthodes « biologiques », avec des résultats désastreux. Le faible rendement des récoltes a entraîné une hausse des prix et des pressions économiques qui se sont traduites par un « effondrement » et des manifestations. Shiva est régulièrement qualifiée de vendeuse de pseudo-science et de rabatteuse d’ONG. Elle qualifie les engrais pétrochimiques de « poison ».

Le #SriLanka a déjà banni tous les produits chimiques et annoncé une transition vers un Sri Lanka 100% biologique.
Joignons-nous au Sri Lanka, à la Suisse et à toutes les communautés qui prennent des mesures en faveur d’un monde sans poison et sans cartel du poison, pour notre santé et celle de la planète.

« C’est mon héroïne, Vandana Shiva, que je connais depuis de très nombreuses années et qui a été un modèle pour moi, vraiment », dit Kennedy en présentant Shiva en tant que toute première invitée de son podcast en 2021. Shiva a participé trois fois au podcast de Kennedy depuis sa création, et chaque épisode fait référence à la longue et étroite amitié que les deux entretiennent. En effet, Kennedy soutient la croisade de Shiva pour une « agriculture sans poison et sans énergie fossile », et a participé à un panel lors d’un événement portant ce titre en 2019.

Capture d’écran d’un livre hébergé sur le site de l’organisation de Shiva, Navdanya International.

Si l’on examine de plus près la politique environnementale sur le site Internet de la campagne présidentielle actuelle de Kennedy, on peut lire ce qui suit:

Tout d’abord, nous modifierons les subventions agricoles afin d’encourager les pratiques régénératrices. Aujourd’hui, une nouvelle génération d’agriculteurs et d’éleveurs reconstitue les sols, réalimente les nappes phréatiques et détoxifie les terres, tout en produisant autant de nourriture que les agriculteurs traditionnels et en gagnant décemment leur vie.

Soit M. Kennedy n’a pas lu les nouvelles concernant le Sri Lanka, soit il est conscient de l’effet des méthodes agricoles biologiques, anti-scientifiques et à faible rendement de Shiva, et il soutient ces méthodes délibérément pour leurs faibles résultats.

Pour en savoir plus sur l'importance des combustibles fossiles pour l'agriculture, écoutez notre dernier entretien podcast avec Jusper Machogu, ingénieur agronome et agriculteur au Kenya - épisode 031 Africa Needs Fossil Fuel.

Bien que Kennedy n’ait jamais parlé ouvertement de la surpopulation, il ne faut pas chercher bien loin pour trouver dans son camp des personnes puissantes qui sont des malthusiens. Fred Stanback Jr, héritier de l’entreprise d’aspirine de son père et de son oncle, a eu la chance d’investir très tôt dans Berkshire Hathaway parce qu’il était le colocataire de Warren Buffett à Harvard. Stanback a utilisé sa fortune pour faire des dons à des organisations de contrôle de la population telles que Population Connection – l’organisation anciennement connue sous le nom de « Zero Population Growth » fondée en 1968 par Paul Ehrlich, néo-malthusien tristement célèbre et auteur de The Population Bomb (La bombe démographique). Stanback a donné des millions de dollars à la Waterkeeper Alliance de Kennedy, ce qui fait de lui l’un des principaux donateurs de l’organisation, si ce n’est le plus important.

Les rapports annuels de la Waterkeeper Alliance de 2012 à 2022 mentionnent Stanback comme donateur dans la fourchette de 499 999 à 200 000 dollars en 2012, 500 000 dollars et plus en 2013, 1 000 000 dollars et plus en 2014 et 2015. Chaque année depuis 2016, la Foundation for the Carolines figure dans la catégorie supérieure des 1 000 000 $ et plus. La Foundation for the Carolines est bien connue en tant que fondation de passage pour les dons philanthropiques de Fred Stanback, Jr.

Anti-impérialiste ou impérialiste vert?

Kennedy diffuse un message anti-impérialiste. Il est clairement contre la guerre chaude. Mais représente-t-il réellement l’impérialisme vert du soft power? À la suite de la fermeture par l’Allemagne de ses dernières centrales nucléaires, il semble que les esprits les plus sains au sein du mouvement écologiste commencent à réaliser à quel point le fanatisme antinucléaire a été un faux pas. La fermeture d’Indian Point a rendu le réseau énergétique de New York moins fiable, plus carboné et plus coûteux. Il s’agit clairement d’une politique désastreuse aux répercussions extrêmement négatives, dont les New-Yorkais paient aujourd’hui le prix.

Si Kennedy a des remords au sujet d’Indian Point, il ne les a pas encore exprimés. L’Amérique a-t-elle la marge nécessaire pour absorber d’autres bévues industrielles de cette ampleur? Et il ne s’agit pas seulement d’erreurs passées, Kennedy semble porter en haute estime une femme qui porte une grande part de responsabilité dans l’effondrement du Sri Lanka du fait d’une politique agricole pseudo-scientifique.

Ou bien tout cela est-il délibéré? Faut-il examiner de plus près les penchants malthusiens de l’un des principaux bailleurs de fonds de Kennedy? Y a-t-il un agenda caché derrière la personnalité sincère et véridique de Kennedy? Je suis heureux qu’un message anti-impérialiste, anti-guerre et pro-souveraineté soit porté sur la plus haute scène politique du pays à ce moment de l’histoire. Mettre fin à la guerre en Ukraine et désamorcer la menace d’une troisième guerre mondiale nucléaire est la question la plus importante à laquelle nous sommes confrontés en ce moment en tant que communauté mondiale [NdT. pas vraiment]. Mais nous devons nous méfier de ceux qui essaient d’échanger une guerre militaire chaude contre une guerre économique éco-malthusienne contre les nations les plus pauvres, les plus affamées et les moins développées.

Une vaste cabale climatique financée depuis l’étranger, à l’emprise politique mortelle, est en train de détruire la République fédérale d’Allemagne dans une guerre à mort, et personne ne peut rien y faire – par eugyppius.

«La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.»

François Mitterand

Tiens, tiens, une main américaine derrière le programme de suicide « vert » allemand. Le même pouvoir américain, qui voulait depuis longtemps découpler l’industrie allemande des sources d’énergie russes, et y a finalement réussi sous couvert de « sanctions » – et plus

C’est, comme je l’écris depuis avant le conflit Russie-Ukraine, une guerre contre l’Europe. Et comme l’expliquait Mitterand, une guerre à mort.

L’Allemagne est tombée. Ne comptez pas trop sur moi pour les plaindre. Ils paient enfin le prix de leurs amitiés et de leur mégalomanie.

Si elle ne sort pas vite de l’étau « européen » – donc, américain – La France sera la suivante.

Source.


Une vaste cabale climatique financée depuis l’étranger, à l’emprise politique mortelle, est en train de détruire la République fédérale d’Allemagne dans une guerre à mort, et personne ne peut rien y faire

Réflexions sur la catastrophe en cours de la politique énergétique allemande et sur ses causes

eugyppius

12 mai

La presse internationale maintient un silence quasi total sur l’escalade de démence dans laquelle est plongée l’Allemagne. Les médias qui célèbrent quotidiennement les progrès de l’Allemagne en matière de transition énergétique se gardent bien de vous dire que la puissance industrielle dominante de l’Europe est entrée dans une spirale politique et administrative profondément destructrice, dont elle ne se remettra sans doute jamais. La faute en incombe aux politiques énergétiques autodestructrices et inapplicables qui enserrent dans un étau mortel non seulement le gouvernement Scholz, mais aussi l’ensemble de l’État administratif. Après avoir finalisé la sortie du nucléaire en pleine crise énergétique et évité une catastrophe hivernale grâce au simple hasard d’un temps clément, nos gouvernants imposent maintenant des réformes dévastatrices à la loi sur l’énergie dans les bâtiments (Gebäudeenergiegesetz), [NdT. des mesures comparables se mettent progressivement en place dans l’Amérique maoïste, notamment dans l’État de New York] qui réglemente la consommation d’énergie dans les structures résidentielles et commerciales.

Tout ça peut paraître fade et ennuyeux, mais ce n’est pas le cas. Ce dernier tour de vis a pour objectif d’éliminer progressivement le chauffage traditionnel au gaz et au fioul, par l’obligation pour tous les nouveaux systèmes de chauffage installés après 2024 d’utiliser au moins 65% d’énergie renouvelable. Dans la plupart des cas, cet objectif ne peut être atteint qu’en installant des pompes à chaleur électriques. Les coûts de rénovation qui en résulteront seront catastrophiques, en particulier pour de nombreux bâtiments anciens, et, à moins d’une révision radicale, ces règles ne feront que bouleverser le marché du logement et détruire une grande partie de la richesse des particuliers. Par ailleurs, le réseau électrique ne pourra en aucun cas alimenter ces nouvelles sources de chaleur, que ce soit aujourd’hui ou à l’avenir.

Face à l’inquiétude croissante et à l’apparente futilité de toute opposition, même certains médias de l’establishment allemand ont commencé à exprimer leur malaise. Aujourd’hui, Der Spiegel (étonnant de la part de ce magazine) a publié un long article sur les origines, le financement et la montée en puissance de l' »Eco Network » actuellement aux manettes de la politique énergétique allemande, et je voudrais ici en parler plus en détail, parce qu’il est très révélateur de nombre de choses. Cela permettra de faire le lien entre de nombreux éléments et de montrer comment prennent naissance et se mettent en place des politiques mégalomanes dans les États gestionnaires modernes, et comment celles-ci sont imperméables et même opposées à l’opinion publique, y compris dans des systèmes prétendument démocratiques.

Le reportage du Spiegel examine de près la carrière de plusieurs personnages clés de la transition énergétique, dont le politicien vert Rainer Baake et le bras droit de Robert Habeck, Patrick Graichen, impliqué dans des scandales, qui est le cerveau politique à l’origine de la quasi totalité de la folie actuelle.

La montée en puissance des écologistes au sein du Ministère de l’Économie a commencé il y a une dizaine d’années. On a longtemps considéré que l’État devait imposer le moins de règles possible au secteur des entreprises… Selon cette logique, l’environnementalisme et la politique économique étaient considérés comme presque mutuellement exclusifs. Ce n’est qu’en 2013 que la domination des fonctionnaires partisans de l’économie de marché a commencé à s’effriter.

C’est à cette époque que Sigmar Gabriel, du SPD, est devenu Ministre de l’économie et a nommé un secrétaire d’État à l’énergie inhabituel1: Rainer Baake … Cette nomination a surpris, car Baake n’est pas un social-démocrate, mais un écologiste. … En tant que secrétaire d’État au Ministère de l’Environnement … Baake a contribué à orchestrer la première législation sur la sortie du nucléaire en Allemagne. …

En 2012, M. Baake a fondé Agora Energiewende, probablement le groupe de réflexion le plus influent du monde politique allemand en faveur d’une société neutre en carbone. Patrick Graichen était déjà à l’époque le protégé de Baake. …

À mesure que les fonctionnaires de la bureaucratie allemande favorables à l’industrie prenaient leur retraite, M. Baake confiait leurs postes à des technocrates verts dans la mesure du possible, de sorte que lorsque le contrôle du Ministère est passé aux mains de la CDU de centre-droit en 2018, le mal était déjà fait. La dynamique institutionnelle s’était déjà orientée vers le changement climatique et avait commencé à se renforcer sous sa propre impulsion. Le mot d’ordre du projet politique de M. Baake était l’instauration d’un prétendu « monde du tout électrique », dans lequel un réseau entièrement alimenté par des énergies renouvelables permettrait de faire rouler les voitures (véhicules électriques), de chauffer les bâtiments (pompes à chaleur) et même de faire tourner l’industrie (bien que les solutions soient beaucoup plus floues dans ce cas).

Durant son mandat de cinq ans en tant que secrétaire d’État, Baake nomma Graichen à la tête du groupe de réflexion Agora, qui s’est mis à publier des documents de stratégie politique, à parrainer des recherches scientifiques vertes et à rallier un nombre sans cesse croissant de partisans et de technocrates loyaux. Cela a porté ses fruits:

Chaque fois qu’il était question d’énergie et de climat à Berlin [dans les années qui ont suivi la démission de Baake du Ministère de l’Économie en 2018], le nom de Graichen revenait, brandissant souvent des termes compliqués dont seuls les experts comprennent le sens. Le « principe de l’ordre des mérites », par exemple, ou l' »effet de verrouillage ». L’homme aux cheveux roux et à la voix sonore savait mieux que quiconque naviguer dans ce monde de spécialistes. …

Cette capacité semble lui être venue naturellement. Sa mère travaillait au Ministère du Développement, son père pendant un certain temps au Ministère des Transports. Il s’était lui-même impliqué dans le domaine de l’environnement dès l’école, d’abord au sein de l’organisation de jeunesse BUND. En 1993, il entama des études à l’université de Heidelberg. En 1996, il rejoignit le parti des Verts. En 2001, il devint consultant pour la protection internationale du climat… et participa à l’élaboration du protocole de Kyoto.

Graichen est tout droit issu de l’establishment politique allemand, et sa génération est la première à avoir vu une pénétration significative des Verts vers le tournant du millénaire. Nous assistons à présent à l’aboutissement d’un activisme environnemental de longue haleine, qui remonte aux années 1970.

En 2020, Baake … a fondé la Fondation pour la Neutralité Climatique (Stiftung Klimaneutralität) et s’est mis à rédiger des études sur la transition énergétique. Dans leurs articles, Baake et Graichen couvrent presque tous les sujets liés au climat. Ils parlent de la restructuration de l’industrie, de l’expansion de l’énergie éolienne et de la transition du chauffage.

Leurs travaux ont été financés en arrière-plan par deux hommes: Bernhard Lorentz, qui, en tant que directeur de la Fondation Mercator, a contribué à la naissance du groupe de réflexion Agora. Et Hal Harvey, un lobbyiste américain qui a financé des organisations écologistes et climatiques dans le monde entier pendant près de trois décennies, aidé entre autres par les milliards philanthropiques de familles comme les Hewletts.

Ce n’est pas la première fois que l’on découvre d’improbables activistes et philanthropes américains à l’oeuvre derrière l’activisme climatique européen, et plus particulièrement allemand. Le Spiegel explique, non sans inquiétude, que « Harvey considère l’Europe comme la clé de voûte de la préparation d’un avenir climatiquement neutre » et que c’est la raison pour laquelle « il consacre des millions […] à soutenir des personnalités telles que Baake et Graichen ». Cet homme, qui n’apparaît pratiquement pas dans les médias anglophones et n’a même pas de page Wikipedia en anglais, a été baptisé par Die Zeit « l’homme politique vert le plus puissant du monde« .

M. Harvey s’appuie en particulier sur des groupes de réflexion pour élaborer ses politiques et soutenir des candidats politiques lorsqu’ils ne sont pas au pouvoir, et ses activités de lobbying, extrêmement bien financées, sont capables à elles seules de dominer le discours politique des petits pays, ce qui explique sans doute pourquoi il s’intéresse tant à l’Europe.

Les groupes de réflexion allemands tels qu’Agora … ou la Fondation pour la Neutralité Climatique … recrutent des chercheurs grâce aux millions donnés par leurs sponsors et consolident progressivement l’influence de leurs experts. Ils façonnent la perception de la protection de l’environnement et du climat par le monde politique et la société – et truffent leurs études de propositions juridiques qui promeuvent les solutions qu’ils privilégient. …

L’influence des organisations de soutien aux Verts est incontestable. Elles ont donné au parti un avantage considérable en matière de protection du climat. Et grâce à ces connaissances, l’attrait du parti en tant que solution à l’une des plus grandes crises de notre temps s’est accru. … Les autres partis ont longtemps négligé ce domaine.

Le terme « connaissances » n’est évidemment pas approprié. « Prescriptions politiques » serait beaucoup plus adéquat, et si Der Spiegel n’était pas aussi obnubilé par ses propres préconceptions idéologiques, il en parlerait avec plus de clarté. Il s’agit d’un processus en trois étapes. 1) Les activistes et les scientifiques approuvés par le régime identifient et expriment haut et fort les problèmes qui se profilent, puis 2) les groupes de réflexion rédigent des tonnes de solutions législatives et réglementaires pour y remédier. Tout cela se passe en grande partie en coulisses, jusqu’à ce que 3) les politiciens répondent à la demande suscitée par la branche militante, et n’ayant eux-mêmes aucune expertise ou compréhension réelle de quoi que ce soit, ils n’ont pas d’autre choix que d’adopter les propositions que des gens comme Graichen leur donnent à entendre.

Voici donc l’explication de l’idiotie obstinée de Robert Habeck depuis l’automne dernier. Dès que les Verts sont entrés au gouvernement, il a fait de Graichen son secrétaire d’État à l’Énergie, et c’est Graichen et l’armée de technocrates qu’il commande qui sont à l’origine de tous les désastres politiques survenus depuis lors. La réponse grotesque à la crise de l’énergie, qui a obligé ces personnes à agir au mépris de leurs principes et à acheter d’énormes quantités de charbon (en provenance de Russie, rien de moins); la sortie du nucléaire, bâclée mais néanmoins accomplie; et, enfin, les changements catastrophiques apportés à la Loi sur l’Énergie dans le Bâtiment, qui plongeront dans la misère des millions d’Allemands sans avoir la moindre incidence sur la température de la Terre.

Les échecs de Graichen lui ont valu de nombreux ennemis, ce qui explique notamment qu’il soit actuellement embourbé dans un scandale de népotisme. Pourtant, tous les gros titres à charge seront impuissants à changer quoi que ce soit à la folie qui nous guette, pour la simple raison qu’il n’y a pas d’autres politiques à mettre en œuvre ni d’autres solutions scientifiques ou technocratiques vers lesquelles se tourner. Graichen et ses riches bailleurs de fonds ont passé dix ans à alimenter tous les circuits politiques et intellectuels des problèmes et des solutions qui les intéressent.

C’est de cette manière que l’on parvient à mettre en place un programme depuis le sommet jusqu’à la base, et c’est un point essentiel qui différencie la farce Corona de la farce du changement climatique. Pendant de nombreuses années, la brigade climatique s’est efforcée de saturer le monde universitaire et la bureaucratie de ses idées et de ses partisans. Ils ont profité du changement de génération et des départs à la retraite pour positionner leur personnel, et ils ont attendu une élection pour amener les politiciens adéquats au pouvoir et boucler la boucle. Les pandémistes ont bien sûr suivi le même chemin, mais leurs solutions modérées et surtout intéressées ont été abandonnées au dernier moment au profit de mesures de confinement de masse beaucoup plus sévères et dangereuses. L’emballement pour cette réponse inédite n’était pas le résultat de décennies du travail de philanthropes illuminés et de groupes de réflexion, mais provenait de l’intérieur même de la bureaucratie. Cela a conféré au coup d’État Corona beaucoup plus de pouvoir sur le moment, mais en l’absence de soutien institutionnel ou idéologique plus large, les pires volets du régime de suppression du virus se sont effondrés tout aussi rapidement et sont aujourd’hui discrètement répudiés dans le monde entier.

Les fanatiques verts n’ont jamais manifesté un tel enthousiasme messianique, mais pour la même raison, ils seront beaucoup, beaucoup plus difficiles à déloger.

(1): Les Staatssekretäre, ou secrétaires d’État, sont les fonctionnaires les plus haut placés dans les ministères fédéraux allemands et dépendent directement de leurs ministres respectifs. C’est là que le bras politique et l’establishment bureaucratique se chevauchent.

Les énergies renouvelables ne sont pas durables – par David Turver.

Un article invité, de haute qualité, d’un auteur anglais. Il en a également écrit un qui fait éclater la bulle de l’hydrogène et mériterait d’être traduit – j’y pense. Vous aurez compris que je ne relaie pas celui-ci pour faire la promotion du nucléaire, quoique tout ce qui est dit ici est exact, mais pour démonter l’arnaque du renouvelable tel qu’on veut nous le vendre.

Vous lirez que l’auteur utilise ici comme critère de comparaison les émissions de CO2. Je ne pense pas qu’il soit dupe de la fable du changement climatique anthropocentrique mais qu’il s’en sert pour prendre les promoteurs d’éolien/solaire à leur propre piège. C’est également ma méthode pour contrer l’installation, proche de mon village, d’éoliennes dont personne ne veut.

Note: je n’ai pas traduit le texte (pas très difficile) qui figure sur les tableaux mais je le ferai sur demande.

Source.


Les énergies renouvelables ne sont pas durables

L’écoblanchiment permanent ne suffit pas à cacher que l’éolien et le solaire sont des sources d’énergie médiocres et néfastes pour l’environnement

David Turver

19 mars 2023

Résumé

Le gouvernement et l’opposition veulent tous deux que nous décarbonisions notre système électrique et que nous dépensions encore davantage de milliards dans les technologies éoliennes et solaires renouvelables. Ils le justifient en invoquant leurs basses émissions de CO2, même s’il a été démontré que leur coût prétendument faible n’était qu’un fantasme.

Cependant, le CO2 n’est pas le seul critère à l’aune duquel on devrait mesurer la durabilité ou l’opportunité des technologies énergétiques. Il convient également d’examiner le retour sur investissement de l’énergie, l’utilisation des terres, les besoins en minéraux et la mortalité globale.

L’énergie éolienne et l’énergie solaire obtiennent de mauvais résultats en ce qui concerne le rendement énergétique, l’utilisation des terres et les besoins en minerais

Cette analyse montre que le rendement énergétique de l’énergie investie dans l’éolien, le solaire et la biomasse est inférieur à celui nécessaire au fonctionnement d’une économie moderne [voir également la mise à jour ci-dessous]. En effet, la bioénergie avec capture [et stockage] du carbone (BECSC) constitue probablement un gouffre énergétique net. Si nous ne pouvons même pas maintenir, et encore moins augmenter, le niveau de vie grâce à ces technologies, nous condamnons nos enfants à un avenir de privations. Cela seul est une raison suffisante pour mettre fin aux subventions et aux investissements dans ces technologies. L’éolien et le solaire sont également très gourmands quant à l’utilisation des terres (jusqu’à 300 fois plus que le nucléaire), terres qui pourraient être utilisées pour cultiver des plantes ou faire paître des animaux destinés à l’alimentation. La biomasse nécessite l’abattage de milliers d’hectares d’arbres pour alimenter des centrales électriques inefficaces, tout en prétendant qu’elles n’émettent pas de CO2.

L’énergie éolienne et solaire engloutit également 10 à 20 fois plus de minéraux essentiels que les autres technologies, ce qui a des répercussions sur le nombre de mines nécessaires dans le monde. En outre, l’éolien et le solaire sont des sources intermittentes qui nécessitent un soutien soit par des combustibles fossiles, soit par des batteries. Elles n’obtiennent de bons résultats que sur le plan de la mortalité.

Il est temps de conclure que les énergies renouvelables éoliennes, solaires et de biomasse ne sont pas vertes, qu’elles ne sont pas durables et qu’elles sont incapables de soutenir une économie moderne. L’hydroélectricité obtient de bons résultats, mais son utilité est limitée par la géographie. La seule source de production d’électricité à faible teneur en carbone, évolutive, durable et répartissable est le nucléaire.

Introduction

Le gouvernement et l’opposition continuent de polir leur réputation en matière d’environnement en faisant des déclarations de plus en plus farfelues sur la décarbonisation du système électrique. Le gouvernement s’est fixé comme objectif de réaliser cette ambition d’ici 2035 en investissant massivement dans les énergies renouvelables. Le gouvernement veut que le Royaume-Uni devienne l’Arabie saoudite de l’énergie éolienne. Le Parti Travailliste, dans l’opposition, s’est lancé dans la course aux énergies renouvelables en s’engageant à mettre fin à l’utilisation des combustibles fossiles dans le système électrique d’ici 2030 et à faire de notre pays une superpuissance de l’énergie propre. Cependant, son porte-parole Jon Ashworth n’a pas été en mesure de répondre à la question de savoir d’où viendrait l’électricité si le vent ne soufflait pas ou si le soleil ne brillait pas (à partir de 28:20).

Il est temps de se pencher sur les principales technologies renouvelables afin de déterminer dans quelle mesure elles sont réellement respectueuses de l’environnement. Ces technologies sont acclamées parce qu’elles émettent prétendument peu de CO2 pour produire de l’électricité. Cependant, le CO2 n’est pas le seul critère à l’aune duquel nous devrions mesurer le respect de l’environnement ou la durabilité des sources d’énergie. Selon Wikipedia, « l’énergie est durable si elle répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ». Nous devrions donc prendre en compte pour ces technologies d’autres facteurs tels que le retour sur investissement de l’énergie, l’utilisation des terres, les minéraux nécessaires et la mortalité.

Émissions de gaz à effet de serre par source d’énergie

Commençons par l’indicateur le plus souvent utilisé pour déterminer le caractère écologique d’une source d’énergie donnée. Les mesures varient, certaines ne prennent en compte que le CO2, d’autres d’autres gaz à effet de serre (GES) et, bien sûr, les méthodologies varient. Cependant, toutes les méthodologies donnent une image globalement similaire. Pour les besoins de cet article, j’ai choisi la CEE-ONU comme source (p73) et j’ai pris leurs chiffres médians pour les technologies représentatives (voir figure 1).

Figure 1 – Émissions de GES par source d’énergie (gCO2e par kWh)

Comme on pouvait s’y attendre, le charbon arrive en tête avec 903 gCO2e/kWh et le gaz naturel avec 449 gCO2e/kWh. L’énergie solaire, l’énergie hydraulique, l’énergie nucléaire et l’énergie éolienne ont des émissions 10, 20 ou près de 40 fois inférieures à celles du gaz naturel. La CEE-ONU ne couvre pas la biomasse dans son analyse. La biomasse, en particulier sous la forme de la combustion d’arbres à la centrale électrique de Drax, mérite une attention particulière.

Biomasse – Brûler des arbres à Drax n’est pas vert

Au Royaume-Uni, le plus gros producteur de biomasse est la centrale électrique de Drax, près de Selby. La biomasse est le terme euphémique utilisé pour décrire le fait de brûler des arbres pour produire de l’électricité. Des millions de tonnes d’arbres sont abattus en Amérique du Nord, dépulpés, séchés (ce qui nécessite de l’énergie) et expédiés sur des navires utilisant des combustibles fossiles jusqu’au Royaume-Uni où ils sont brûlés dans la centrale électrique de Drax. En 2022, Drax a produit 3,9 millions de tonnes de pellets de bois. Selon le rapport annuel de Drax, la centrale a reçu en 2021 un total de 893 millions de livres sterling de subventions, dont 658 millions de livres sterling de certificats d’obligation renouvelable provenant de la production (note 3.3) et 235 millions de livres sterling de paiements CfD (note 2.2) [NdT. Le système des contrats pour la différence (« Contracts for Difference » ou CfD) est le principal mécanisme mis en place par le gouvernement pour soutenir la production d’électricité à faible émission de carbone] pour brûler les pellets de bois. Sans ces subventions, elles auraient enregistré des pertes massives.

Le problème est que les pellets de bois ont une densité énergétique inférieure à celle du charbon. La densité énergétique du bois est d’environ 16 MJ/kg et celle du charbon utilisé pour la production d’électricité de 17 à 24 MJ/kg. Cela signifie que les granulés de bois produisent plus de CO2 par MWh d’électricité que la combustion du charbon. Drax a également été critiquée pour la quantité de particules nocives émises par sa centrale.

Bien que Drax soit le plus gros émetteur de CO2 du pays, on permet à cette entreprise d’appeler cette énergie « verte » en prétendant que le CO2 émis par la combustion des arbres n’existe pas. La figure 2 ci-dessous présente un extrait de son rapport annuel sur les émissions de carbone.

Figure 2 – Émissions de dioxyde de carbone de la biomasse de Drax

Comme on peut le voir, en 2021, ils affirment que leurs émissions de production n’étaient « que » de 525ktCO2 en 2021. Cependant, les 13 415ktCO2e de « carbone biologiquement séquestré » ne sont pas inclus dans le calcul des émissions du groupe par GWh d’électricité produite. Si c’était le cas, les émissions seraient multipliées par plus de 10, passant de 78 tCO2e/GWh à plus de 900 tCO2e/GWh, soit un niveau similaire à celui des centrales au charbon.

Ils se targuent d’être verts, car ils partent du principe que les arbres qu’ils ont brûlés repousseront, séquestrant ainsi le CO2 émis. Cependant, cela prendra environ 50 ans, c’est-à-dire la période pendant laquelle nous sommes censés nous préoccuper le plus des émissions de CO2.

Il est difficile de comprendre comment le fait de couper à blanc des milliers d’hectares de forêt, de les brûler pour produire plus de CO2 et de particules que la combustion du charbon peut être considéré comme vert ou comme étant de quelque manière que ce soit durable ou respectueux de l’environnement.

Rendement énergétique de l’énergie investie (EROEI) par source d’énergie

Comparons maintenant le rendement énergétique de l’énergie investie (EROEI, parfois simplement EROI) [NdT. EROEI, «Energy Returned On Energy Invested», ou EROI, «Energy Return On Investment» – taux de retour énergétique] pour une série de technologies différentes. Cette mesure compare la quantité d’énergie nécessaire pour extraire les minéraux, construire les centrales électriques, produire le combustible, etc. à la quantité d’énergie utile restituée. En bref, il s’agit du rapport entre l’énergie produite et l’énergie consommée. Plusieurs tentatives ont été faites pour comparer l’EROEI de différentes technologies. La référence semble être cet article de Weissbach datant de 2013, auquel la plupart des autres études, y compris Wikipedia, se réfèrent. L’Association Nucléaire Mondiale cite Weissbach et une série d’autres sources dans ses travaux sur le sujet. La figure 3 présente les résultats sous forme de graphique (crédit Energy Transition).

Figure 3 – Comparaison de l’EROI par source d’énergie

Les barres bleues montrent le calcul « brut » de l’EROI. Les barres jaunes tiennent compte de l’intermittence des énergies renouvelables telles que le vent et le soleil, en tenant compte du fait qu’une certaine forme de stockage ou de tampon sera nécessaire pour maintenir la stabilité du réseau, ce qui nécessitera davantage d’énergie.

[Mise à jour: depuis que j’ai rédigé cet article, je suis tombé sur ce document qui montre que les systèmes photovoltaïques aux latitudes allemandes et suisses ont un EROEI de 0,82 ou, comme ils le décrivent, sont « un gouffre d’énergie non durable »].

Comme on peut le voir, le nucléaire et l’hydroélectricité arrivent en tête avec un EROI de 75 et 35 (tamponné) respectivement. Le gaz et le charbon s’en sortent bien avec des valeurs similaires de 28 à 30. L’énergie solaire concentrée dans le désert, avec un EROI tamponné de 9, permet tout juste de dépasser le seuil économique. En revanche, la biomasse de maïs et l’énergie éolienne et solaire tamponnée se situent bien en deçà de ce seuil avec des EROI de 3,5, 3,9 et 1,6 respectivement.

Le seuil économique reflète le fait que la société moderne ne peut se permettre de consacrer qu’une certaine quantité d’efforts et d’argent à la production d’énergie. Weissbach conclut que pour maintenir nos modes de vie, nous avons besoin de sources d’énergie qui rapportent au moins 7 fois plus que l’énergie investie dans la création de la source. Même ce chiffre représente une réduction substantielle par rapport à la situation actuelle.

Euan Mears résume parfaitement cette situation en parlant d’une Falaise Énergétique Nette (voir figure 4).

Figure 4 – La Falaise Énergétique Nette lorsque l’EROI devient trop faible

En résumé, la société a besoin pour fonctionner d’une énergie fiable à haute densité dont l’EROI doit être supérieur à 7. Une société moderne ne peut pas fonctionner au gré des vicissitudes météorologiques. Cela exclut l’énergie solaire photovoltaïque aux latitudes allemandes et plus élevées, la biomasse à base de maïs et l’énergie éolienne. Même l’énergie solaire à concentration (ESC) est proche de la limite si l’on tient compte de l’effet tampon.

La Royal Society of Chemistry a effectué une analyse de l’EROI de la biomasse et en particulier de l’EROI de la bioénergie avec captage et stockage du carbone (BECSC). Elle aboutit à une fourchette de <2 pour les granulés de biomasse nord-américains utilisés pour produire de l’électricité. Ce chiffre est inférieur à celui de l’analyse de Weissbach. Cependant, ils estiment que la BECSC pourrait avoir un EROI inférieur à 1 et constituer une menace pour la sécurité énergétique (voir la figure 5).

Figure 5 – Royal Society of Chemistry – Les pellets de bois de Louisiane et la BECSC sont un gouffre d’énergie net)

En d’autres termes, la BECSC pourrait représenter un gouffre énergétique net, en particulier lorsqu’elle repose sur l’importation de pellets de Louisiane, aux États-Unis. Elle se situe non seulement au bas de la falaise énergétique, mais carrément sous terre. Il va sans dire que Drax, qui possède des forêts dans le Mississippi, en Louisiane et au Canada, vante les mérites de cette technologie comme moyen de parvenir à des émissions de CO2 négatives. Le gouvernement britannique a lancé une consultation sur la meilleure façon de subventionner la BECSC. Il s’agit d’une proposition visant à subventionner l’abattage d’encore plus d’arbres et à consommer plus d’énergie que l’énergie utile produite au cours du processus. C’est de la pure folie.

Besoins en terres par source d’énergie

L’utilisation des terres, ou la quantité d’énergie produite par mètre carré de terre nécessaire, est une mesure dont il importe de tenir compte. En tant qu’espèce, nous avons besoin de terres pour produire la nourriture nécessaire à la survie de la population. Nous avons également besoin de terres pour nos loisirs et pour profiter de la nature. Plus globalement, d’autres espèces ont besoin de terres pour vivre et chasser pour se nourrir. Plus nous prenons de terres pour notre production d’énergie, plus nous risquons d’avoir un effet négatif sur l’ensemble de l’écosystème.

Our World in Data a produit un tableau utile utilisant les données de la CEE-ONU (2021) pour comparer l’utilisation des terres pour les principales sources d’énergie (voir figure 6), à l’exclusion de la biomasse.

Figure 6 – Our World in Data – Occupation des sols par source d’énergie en m2 par MWh

Dans leur analyse, les petites centrales hydroélectriques sont les plus mal placées en raison de l’énorme quantité de terres occupées par les réservoirs nécessaires pour faire fonctionner les turbines. Les centrales solaires à concentration viennent ensuite, suivies par le charbon avec capture du carbone. Le charbon est mal classé en raison des dégâts causés aux terres par les mines à ciel ouvert et de l’espace supplémentaire nécessaire pour capturer le CO2 émis. L’utilisation des sols par l’énergie solaire photovoltaïque varie considérablement selon qu’elle est installée sur le sol à l’échelle du réseau ou sur les toits à plus petite échelle. L’énergie solaire photovoltaïque à l’échelle du réseau consomme beaucoup d’espace (19 m2/MWh), mais les installations à petite échelle sur les toits sont très compétitives. L’énergie éolienne varie également en fonction de la façon dont l’espace entre les turbines est traité et selon qu’il s’agit d’une éolienne onshore ou offshore. Si l’on suppose que l’espace entre les turbines est utilisable, l’énergie éolienne est très compétitive, sinon elle ne l’est pas. L’éolien en mer est plus complexe, en fonction de la manière dont l’espace entre les turbines est traité. Certains pays comme la Belgique et l’Allemagne traitent les parcs éoliens offshore comme des zones d’exclusion, tandis que d’autres pays comme le Royaume-Uni et le Danemark sont plus indulgents. Pour les besoins de l’analyse, j’ai utilisé la médiane de 99m2/MWh dans le graphique ci-dessus, car l’utilisation de la terre ou de la mer autour des parcs éoliens est assurément restreinte. L’énergie nucléaire et les centrales au gaz sont invariablement de bons élèves avec des scores de 0,3-1,0m2/MWh, soit une utilisation des sols de 19 à 300 fois inférieure à celle de l’énergie solaire ou éolienne.

L’analyse de Our World in Data n’inclut pas la biomasse. Cependant, Freeing Energy a réalisé une analyse (voir figure 7) qui inclut la biomasse.

Figure 7 – Freeing Energy – Comparaison de l’utilisation des terres pour la biomasse en acres par GWh et par an

Ils utilisent une méthodologie et des unités différentes. Ils obtiennent 3 acres/GWh pour l’énergie solaire et 0,06 acres/GWh pour l’énergie nucléaire. Cela donne 12m2/MWh pour le solaire et 0,24m2/MWh pour le nucléaire. Ces deux chiffres sont légèrement inférieurs à ceux de Our World in Data pour le nucléaire et les installations photovoltaïques au sol en silicium, mais ils se situent dans une fourchette similaire. La conversion de leurs 188 acres/GWh pour la biomasse donne un résultat de 760m2/MWh, ce qui est près d’un ordre de grandeur supérieur à la valeur médiane pour l’éolien. Ainsi, malgré les différences de méthodologie, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que la biomasse est très mal placée dans les calculs d’utilisation des terres, en raison des milliers d’hectares d’arbres qui doivent être abattus.

Intensité minérale par source d’énergie

L’intensité minérale est un autre indicateur clé permettant de mesurer les différentes sources d’énergie. Plus la quantité de minéraux nécessaires est importante, plus l’impact sur l’environnement est grand, car il faut excaver davantage de terre pour extraire les minéraux requis. Il existe plusieurs façons d’envisager cette question. La première concerne les matières critiques telles que le cuivre, le cobalt, le nickel et les terres rares. La seconde concerne les matériaux en vrac tels que le béton, l’acier et l’aluminium.

Minéraux critiques par source d’énergie

L’Association Internationale de l’Énergie (AIE) a réalisé un travail important sur les matériaux critiques, comme le montre la figure 8, mise à jour en octobre 2022.

Figure 8 – AIE – Besoins en matériaux critiques en kg par MW de capacité nominale

Cela montre que l’éolien et le solaire ont des besoins en minéraux critiques beaucoup plus importants que le nucléaire, le charbon ou le gaz naturel. Cependant, le défaut de cette analyse est qu’elle ne tient compte que des besoins en matériaux par MW de capacité nominale. Elle ne tient pas compte du facteur de charge ni de la durée de vie de la centrale. L’Association Nucléaire Mondiale a réanalysé les données de l’AIE pour les présenter sous forme de tonnes de minéraux critiques par TWh d’électricité produite, comme le montre la figure 9.

Figure 9 – Besoins en minéraux critiques par technologie de production en tonnes par TWh

Le résultat est similaire, mais l’écart entre l’éolien et le solaire et le reste est beaucoup plus important car la durée de vie des installations et le facteur de charge de l’éolien et du solaire sont généralement beaucoup plus faibles que ceux du nucléaire, du charbon ou du gaz. En tonnes par TWh, l’éolien (200t/TWh) et le solaire (124t/TWh) nécessitent au moins un ordre de grandeur de minéraux critiques de plus que le nucléaire (12t/TWh). Le charbon (7t/TWh) et le gaz (8t/TWh) font encore mieux que le nucléaire à cet égard. L’hydroélectricité n’est pas incluse dans l’analyse de l’AIE ni dans celle de l’ANM, mais Glex a néanmoins estimé qu’elle consomme 6,4 t/kWh.

Utilisation de matériaux bruts par source d’énergie

Bright New World a étudié l’utilisation des matériaux bruts par source d’énergie et les résultats sont présentés dans la figure 10 ci-dessous. Pour les besoins de cette analyse, j’ai exclu le cuivre car il est inclus dans l’analyse des minéraux critiques ci-dessus.

Figure 10 – Utilisation de matériaux bruts par source d’énergie en tonnes par TWh

Selon cette mesure, l’hydroélectricité est une valeur marginale en raison de tout le béton nécessaire à la construction des barrages. Cependant, l’éolien et le solaire ne font pas bonne figure par rapport au nucléaire, au charbon ou au gaz. L’éolien consomme 5 931 tonnes de matériaux bruts par TWh et le solaire 2 441, soit beaucoup plus que le charbon, le gaz ou le nucléaire. La durée de vie de 30 ans supposée pour l’éolien et le solaire est probablement en deçà des performances réelles, mais la durée de vie de 60 ans supposée pour le gaz et le charbon est probablement trop élevée aussi.

Mortalité par source d’énergie

Il serait négligent de ne pas examiner la mortalité humaine due aux différentes sources d’énergie. Heureusement, Glex s’est penché sur la question et un résumé de ses conclusions est présenté dans la figure 11.

Figure 11 – Décès par rapport aux émissions par source d’énergie (Glex)

Le nucléaire, l’éolien et le solaire sont de loin les sources d’énergie les plus sûres, avec des moyennes de décès par TWh de 0,04, 0,1 et 0,23 respectivement. L’hydroélectricité fait un peu moins bien avec 0,71 décès par TWh. Le gaz naturel arrive à 3,4 et la biomasse à 14,3 décès par TWh. Le charbon est de loin le combustible le plus meurtrier avec 64,4 décès par TWh d’électricité produite.

Impact des améliorations de l’efficacité des énergies renouvelables

Les partisans des énergies renouvelables s’empressent toujours de souligner que l’efficacité des énergies renouvelables s’améliore constamment et que, par conséquent, toutes les analyses ci-dessus sont dépassées. Ils agissent ainsi pour tenter de présenter les énergies renouvelables sous un meilleur jour. Analysons cela un peu plus en détail.

Prenons tout d’abord la biomasse. La culture et la combustion d’arbres pour produire de l’énergie utilisent des processus matures qui ont été développés au cours de nombreuses décennies. Il y a sans aucun doute des améliorations progressives à apporter à l’efficacité des chaudières et des turbines, mais elles ne produiront pas une différence significative en termes d’utilisation des sols ou d’émissions de CO2.

Deuxièmement, examinons l’énergie éolienne. On a beaucoup parlé de l’amélioration des facteurs de charge par l’utilisation de turbines plus grandes et le gouvernement a supposé des augmentations significatives des facteurs de charge dans ses estimations des coûts futurs de l’énergie éolienne. Cependant, les chiffres du gouvernement (tableau ET6.1) sur les facteurs de charge effectivement atteints ne montrent qu’une légère augmentation de l’éolien en mer, qui reste inférieure aux niveaux prévus, et une diminution réelle des facteurs de charge de l’éolien terrestre (voir figure 12). Ces améliorations n’auront pas d’impact significatif sur l’EROEI, l’utilisation des sols ou l’utilisation des ressources minérales.

Figure 12 – Facteurs de charge des parcs éoliens offshore et terrestres au Royaume-Uni 2011-2021

Venons-en maintenant à l’énergie solaire. Il est vrai que l’efficacité des panneaux solaires a augmenté au fil du temps et que les calculs EROI de Weissbach ont été effectués il y a une dizaine d’années. On pourrait s’attendre à ce que la mesure EROEI se soit améliorée depuis 2013. Cependant, Lafayette a compilé un graphique (voir Figure 13) à partir des données du NREL qui montre que les améliorations de l’efficacité des modules photovoltaïques en silicium cristallin n’ont pas été particulièrement importantes depuis 2010, et semblent proches d’un plafonnement.

Figure 13 – Efficacité des systèmes photovoltaïques au fil du temps (Lafayette)

Une amélioration d’un ordre de grandeur ou d’un facteur 10 serait nécessaire pour aligner l’utilisation des matériaux critiques sur les autres technologies. Les rendements de l’énergie solaire photovoltaïque tamponnée devraient être multipliés par 5 pour dépasser le seuil économique de l’EROEI.

En outre, comme le montre la figure 14, tirée de Mining Intelligence, la teneur de nouvelles exploitation de matériaux critiques tels que le cuivre est en baisse.

Figure 14 – Diminution de la teneur des gisements de cuivre (Mining Intelligence)

À mesure que les teneurs en minerai diminuent, l’énergie nécessaire pour extraire le matériau requis augmente de manière exponentielle (voir figure 15), comme l’explique cet article de Calvo et Mudd.

Figure 15 – La consommation d’énergie augmente de façon exponentielle en fonction de la diminution de la teneur (Calvo et Mudd)

Cela aura pour effet d’aggraver considérablement les calculs de l’EROEI et de l’utilisation des sols (davantage de mines nécessaires) pour les technologies à forte intensité de matériaux telles que l’éolien et le solaire.

Qu’en est-il des déchets?

Comme le montre la figure 16 (crédit pour les images utilisées ici, ici et ici), chaque source d’énergie pose un problème de déchets.

Figure 16 – Déchets provenant de différentes sources d’énergie

La source d’énergie la plus souvent critiquée pour son problème de déchets est le nucléaire. Il convient toutefois de relativiser ce problème. Par exemple, tous les assemblages de combustible nucléaire usé jamais produits aux États-Unis, conditionnés dans des châteaux secs en béton, pourraient être empilés sur 135 mètres de haut et stockés sur une surface équivalente à celle d’un terrain de football américain. Les déchets nucléaires constituent donc un problème, mais pas un problème insurmontable. Le stockage en couches géologiques profondes est également une option, la Finlande montrant la voie avec son dépôt géologique profond d’Onkalo.

En outre, le combustible nucléaire usé contient encore environ 90% de matières utilisables. Il peut être retraité et réutilisé dans des réacteurs nucléaires sous forme de combustible MOX, ce qui permet de fermer le cycle du combustible. C’est ce que fait actuellement la France et la quantité beaucoup plus faible de déchets résiduels est vitrifiée dans du verre borosilicaté. Les réacteurs surgénérateurs constituent une autre option pour boucler le cycle du combustible et les déchets restants sont beaucoup moins dangereux.

En revanche, le charbon produit des cendres toxiques qui sont souvent mises en décharge. Il n’est pas rentable de recycler la plupart des panneaux solaires actuels et ils finissent également dans les décharges bien qu’ils contiennent des matériaux toxiques tels que le plomb et le cadmium. Les éoliennes contiennent du chrome et la plupart des pales sont fabriquées à partir de matériaux composites qui ne sont pas recyclables et qui finissent également dans les décharges. Toutefois, Siemens Gamesa et Vestas travaillent sur des pales recyclables qui pourraient atténuer ce problème.

Conclusion: Les énergies renouvelables ne sont ni vertes ni durables

Si l’on limite l’évaluation aux seules émissions de CO2 ou, plus généralement, de GES, les énergies renouvelables (hydroélectricité, énergie éolienne et énergie solaire) obtiennent de bons résultats par rapport à toutes les autres sources d’énergie. Cependant, la biomasse n’obtient de bons résultats que si l’on ignore les émissions réelles de la combustion du bois, ce qui semble pervers, d’autant plus que des particules nocives accompagnent le CO2.

Cependant, nous devons considérer des mesures plus larges lorsque nous évaluons la durabilité et les références vertes des technologies de production. Les résultats de l’analyse ci-dessus sont résumés dans la figure 17 ci-dessous. La biomasse, l’énergie éolienne et l’énergie solaire obtiennent de très mauvais résultats par rapport aux autres technologies.

Figure 17 – Résumé de l’empreinte environnementale par source de production d’électricité

En ce qui concerne le rendement énergétique de l’énergie investie, l’énergie éolienne et l’énergie solaire se situent en dessous du seuil économique lorsque l’on tient compte de la nécessité d’un tampon pour faire face à leur intermittence inhérente. La biomasse se situe également en dessous du seuil économique et, si les propositions de la BECSC sont mises en œuvre, elle deviendra en fait un gouffre énergétique net. Pour cette seule raison, l’éolien, le solaire et la biomasse ne devraient plus bénéficier de subventions ou de développement.

L’éolien et le solaire nécessitent 10 à 300 fois plus d’espace que le nucléaire ou le gaz et plus que l’hydroélectricité. Ils nécessitent également 10 à 20 fois plus de minéraux critiques par unité d’électricité que toutes les autres sources de production d’électricité et plusieurs fois plus de matériaux bruts que toutes les autres sources, à l’exception de l’hydroélectricité.

L’hydroélectricité, l’énergie éolienne et l’énergie solaire affichent de très bons résultats en matière de mortalité, mais pas autant que l’énergie nucléaire. La biomasse obtient de moins bons résultats que le gaz, mais c’est le charbon qui est le plus meurtrier.

L’amélioration de l’efficacité des éoliennes et des panneaux solaires ne suffira pas à combler ces énormes écarts de performance, et elle ne résoudra jamais le problème fondamental de l’intermittence. Le soleil se lèvera toujours le matin et se couchera toujours le soir. Le vent continuera à se lever et à se coucher de manière imprévisible.

L’hydroélectricité est performante dans tous les domaines, à l’exception des matériaux bruts. Cependant, l’hydroélectricité est limitée par la géographie, et il semble donc peu probable qu’elle joue un rôle clé dans la satisfaction de nos besoins énergétiques futurs. La seule technologie capable de fournir une énergie fiable, évolutive et durable avec une faible empreinte carbone est le nucléaire.

L’inconvénient du nucléaire, ce sont les déchets. Cependant, la plupart des sources d’énergie ont un problème de déchets. Dans le cas du nucléaire, ce problème est important, mais il peut être géré grâce au stockage en fûts, au stockage en couches géologiques profondes et au recyclage du combustible.

Pourquoi les poulets sont-ils si malades? – par Joel Salatin.

J’ai briévement abordé les horreurs de l’élevage intensif, voici le témoignage d’un autre fermier. Et, j’ose à peine l’annoncer, j’ai encore deux autres articles sur la grippe aviaire.

Oui, je sais, j’allais publier sur l’économie et me voilà de nouveau à parler de poule(t)s. Ce n’est pas autant hors sujet qu’il semble, parce que d’une part, les révoltes populaires ont lieu en période de disette, or on me dit que des millions de Français ont recours à des colis alimentaires.

D’autre part, on nous rejoue la comédie du Covid et des « vaccins », cette fois avec la grippe aviaire, ce que nous explique une nouvelle fois ici Meryl Nass.

Enfin, on pourrait peut-être se poser la question, d’une actualité brûlante, de savoir si, comme pour les poule(t)s, c’est le nombre d’êtres humains le problème ou leur concentration.

Comme dirait Igor Chudov: et vous, qu’en pensez-vous?

Source.


Pourquoi les poulets sont-ils si malades?

Joel Salatin

14 mars

Alors que la nation souffre d’une nouvelle épidémie d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), il est plus important que jamais de remettre en question le discours orthodoxe. À l’heure où l’on crie à la surpopulation et à l’incapacité du monde à se nourrir, nous, les humains, devons certainement trouver le moyen de réduire ce type de pertes.

Les chiffres changent chaque jour, mais au dernier recensement, environ 60 millions de poulets (principalement des poules pondeuses) et de dindes sont morts au cours de l’année écoulée. Il y a un peu plus de dix ans, ce chiffre était de 50 millions. Ces cycles sont-ils inévitables? Les experts qui transmettent les informations au public sont-ils plus dignes de confiance que ceux qui ont contrôlé les communiqués de presse lors de l’épidémie de covid en 2020?

Si ceux qui prennent le temps de réfléchir n’ont appris qu’une seule chose de la pandémie de covid, c’est que les récits officiels des gouvernements sont politiquement orientés et souvent faux. Dans cette nouvelle épidémie d’IAHP, l’écart le plus flagrant par rapport à la vérité est sans doute l’idée que les oiseaux sont morts des suites de la maladie et que l’euthanasie pour les survivants est la meilleure et la seule option.

Tout d’abord, sur les quelque 60 millions d’oiseaux déclarés morts, seuls quelques millions sont effectivement morts de l’IAHP. Les autres ont été tués dans le cadre d’un protocole de stérilisation draconien. L’utilisation du mot « euthanasié » au lieu du mot « exterminé », plus approprié, brouille les pistes. L’euthanasie consiste à mettre fin aux souffrances d’un animal. En d’autres termes, il va mourir, souffre ou est atteint d’une maladie incurable.

Très peu d’oiseaux tués souffrent ou sont même symptomatiquement malades. Si, dans un poulailler d’un million de volailles, un test de dépistage de l’IAHP est positif, le gouvernement fait intervenir toutes les forces de l’ordre dans l’exploitation pour garantir la mort de tous les oiseaux vivants. Rapidement.

On a vu aucune volée où tous les oiseaux sont morts de l’IAHP. Dans chaque volée, il y a des survivants. Certes, la plupart sont exterminés avant que les survivants ne soient identifiés. Mais dans les cas d’extermination tardive, quelques oiseaux semblent immunisés contre la maladie. Certes, l’IAHP est et peut être mortelle, mais elle ne tue jamais tous les animaux.

La politique d’extermination massive sans tenir compte de l’immunité, sans même chercher à savoir pourquoi certains oiseaux prospèrent alors que tous les autres meurent, est insensée. Les principes les plus fondamentaux de l’élevage et de la reproduction des animaux exigent que les agriculteurs sélectionnent des systèmes immunitaires sains. C’est ce que nous, agriculteurs, faisons depuis des millénaires. Nous choisissons les spécimens les plus robustes comme matériel génétique à propager, qu’il s’agisse de plantes, d’animaux ou de microbes.

Mais dans sa sagesse, le Ministère américain de l’Agriculture (USDA-Usduh) n’a aucun intérêt à sélectionner, à protéger et à propager les survivants sains. La politique est claire et simple: tuer tout ce qui est entré en contact avec les oiseaux malades. La deuxième partie de la politique est également simple: trouver un vaccin pour arrêter l’IAHP.

Si un éleveur voulait sauver les survivants et effectuer lui-même un test pour tenter d’élever des oiseaux immunisés contre l’IAHP, des agents du gouvernement armés de fusils le lui interdiraient. La politique de la terre brûlée est la seule option possible, même si elle ne semble pas fonctionner. En fait, les cycles s’accélèrent et semblent toucher davantage d’oiseaux. Quelqu’un devrait s’interroger sur l’efficacité de cette politique.

Certains le font. Lorsque l’influenza aviaire hautement pathogène a touché notre région de Virginie il y a une quinzaine d’années, des vétérinaires fédéraux venus des quatre coins du pays sont venus superviser l’extermination. Deux d’entre eux avaient entendu parler de notre élevage de volailles de pâturage et ont demandé à venir nous rendre visite pendant leur temps libre. Ils n’étaient pas ensemble; ils sont venus à quelques semaines d’intervalle, indépendamment l’un de l’autre. Tous deux m’ont dit qu’ils connaissaient la raison de l’épidémie: trop d’oiseaux, trop densément entassés dans des poulaillers trop proches géographiquement. Mais ils m’ont tous deux dit que s’ils exprimaient publiquement cette idée, ils seraient licenciés le lendemain.

C’est ce qu’on appelle de la censure. Dans son édition du 24 février, le Wall Street Journal titrait « L’Amérique perd la bataille de la grippe aviaire ». Il est intéressant de noter qu’alors que l’article présente la version officielle selon laquelle les oiseaux sauvages propagent la maladie et les agriculteurs la répandent sur leurs chaussures, un agriculteur ose dire que « sa plus grande installation abrite environ 4 millions de poulets élevés en cage, ce qui représente un nombre trop élevé de poulets dans un seul endroit. ‘Nous ne ferons plus jamais cela' », a-t-il déclaré. Les nouvelles installations seront plus petites, abritant environ un million de poulets chacune, a-t-il dit, et plus espacées les unes des autres pour aider à contrecarrer la menace d’une épidémie continue ».

Pourtant, quelques paragraphes plus loin, l’article cite le Dr John Clifford, ancien vétérinaire en chef des États-Unis, qui affirme que « la maladie est partout ». Si c’est le cas, quelle différence cela fait-il de réduire la taille des volées et d’augmenter l’espace entre les maisons? Il est clair que l’agriculteur dont il est question ici a la même intuition que les deux vétérinaires fédéraux que j’ai visités il y a de nombreuses années: trop d’animaux, trop denses, trop proches.

Certes, même les volées de basse-cour sont susceptibles d’être infectés par l’IAHP, mais nombre de ces volées miniatures se trouvent sur des terrains sales et souffrent de conditions d’hygiène déplorables. Néanmoins, il est plus difficile d’assurer le bonheur et l’hygiène d’un million d’oiseaux dans une exploitation d’alimentation animale concentrée (Concentrated Animal Feeding Operation – CAFO) que d’une volée de basse-cour, et les données relatives à la maladie le confirment. L’USDA et l’industrie veulent désespérément rejeter la faute sur les oiseaux sauvages, les volées de basse-cour et les chaussures sales, au lieu de se regarder dans le miroir et de se rendre compte que c’est la façon dont la nature crie « Assez! ».

« Assez d’abus. Assez de manque de respect. Assez de particules fécales créant des abrasions sur mes tendres muqueuses ». Lorsque Joel Arthur Barker a écrit Paradigmes et a fait entrer ce mot dans l’usage courant, l’un de ses axiomes était que les paradigmes finissent toujours par dépasser leur point d’efficacité. L’industrie avicole partait du principe que si 100 volailles dans un poulailler, c’était bien, 200, c’était mieux. Avec l’avènement des antibiotiques et des vaccins, la taille des poulaillers et la densité des oiseaux ont augmenté. Mais la nature a le dernier mot.

Pour mémoire, tout système agricole qui considère la faune et la flore sauvages comme une menace est un modèle intrinsèquement anti-écologique. L’article du WSJ note que « les ouvriers ont installé des filets au-dessus des lagunes et d’autres endroits où les oiseaux sauvages se rassemblent ». Les lagunes sont intrinsèquement anti-écologiques. Ce sont des puits de maladies et d’immondices; la nature ne crée jamais de lagunes de fumier. Dans la nature, les animaux répandent le fumier sur le paysage où il peut être une bénédiction, et non une malédiction comme une lagune. Le vrai coupable est peut-être l’industrie qui crée des lagunes de fumier susceptibles d’infecter les canards sauvages, et non l’inverse. C’est de la culpabilité par association, comme de dire que puisque je vois des camions de pompiers à côté de voitures accidentées, les camions de pompiers doivent être à l’origine des accidents de voiture.

Remarquez l’angle d’attaque de cette phrase du WSJ: « Les buses, les canards sauvages ou les animaux nuisibles qui se faufilent dans les granges peuvent également transmettre le virus de la grippe par le mucus ou la salive. » Cela ne ressemble-t-il pas à une proverbiale conspiration, avec des animaux sauvages qui se faufilent partout? Tout cela ressemble étrangement au virus du covid qui se faufile partout et qu’il faut contenir à l’aide de quarantaines et de masques. Une plume contient suffisamment d’IAHP pour affecter un million d’oiseaux. Il est impossible de verrouiller un poulailler pour empêcher une plume errante ou ses molécules microscopiques d’y pénétrer. C’est absurde.

Si notre politique agricole actuelle est insensée, quelle est la meilleure solution? Ma première suggestion est de sauver les survivants et d’en commencer l’élevage. C’est une évidence. Si un troupeau est atteint par l’IAHP, il faut la laisser suivre son cours. Elle tuera ceux qu’elle tuera, mais au bout de quelques jours, on pourra discerner les survivants. Gardons-les et intégrons-les dans un programme d’élevage. Ce qu’il y a de bien avec les poulets, c’est qu’ils grandissent et se reproduisent assez vite pour qu’en un an, il soit possible d’avancer de deux générations. C’est relativement rapide. Laissons la survie déterminer le patrimoine génétique de demain.

Deuxièmement, pourquoi ne pas travailler sur les conditions qui améliorent l’hygiène et le bonheur? Oui, j’ai bien dit « bonheur ». Tous les animaux ont des tailles de troupeaux et de volées optimales. Par exemple, on ne voit jamais plus de deux cents dindes sauvages ensemble. Même dans les régions où les populations sont élevées, elles se divisent en petits groupes plutôt que de s’unir en volées de 1 000 individus. D’autres oiseaux se rassemblent en grandes bandes. Pourquoi cette différence?

Personne n’a étudié de manière définitive les raisons de cette différence, mais nous savons qu’il existe des tailles optimales pour une vie sans stress. Pour les poulets, c’est environ 1 000. Un vieux scientifique de l’industrie avicole a visité notre ferme un jour et m’a dit que si les maisons divisaient les poulets en groupes de 1 000 oiseaux, les maladies seraient pratiquement éliminées. Il m’a dit qu’il n’y avait pas de problème à avoir 10 000 volailles dans un poulailler, à condition qu’elles soient réparties en groupes de 1 000 volailles. De cette manière, leur structure sociale peut fonctionner selon une interaction naturelle. Les animaux ont une hiérarchie de brutes et de timides. Cette structure sociale s’effondre au-delà de la taille optimale.

Chez la plupart des herbivores, la taille est énorme, comme en témoignent les troupeaux du Serengeti et les bisons des plaines américaines. Les abeilles mellifères se divisent lorsque la ruche atteint une certaine taille. Les élans ont des troupeaux de taille optimale. Les chèvres de montagne forment de petits troupeaux. Les cochons sauvages recherchent eux aussi une taille de groupe dépassant rarement 100 individus. La première ligne de défense consiste donc à déterminer où se trouve la zone de tranquillité sans stress et à la respecter.

Enfin, traitez les poulets comme des poulets. En plus d’une taille de volée appropriée, donnez-leur des pâturages frais pour courir et gratter. Pas des cours en terre battue. Pas de petits tabliers autour d’un CAFO. Avec les abris mobiles, dans notre ferme, nous déplaçons les volées tous les jours ou presque vers de nouveaux pâturages. Cela leur permet de rester sur un sol neuf, exempt d’hôtes, pendant une longue période. Ils ne dorment pas, ne mangent pas et ne vivent pas à chaque instant de la journée dans leurs toilettes.

L’American Pastured Poultry Producers Association (APPPA) est une organisation commerciale qui promeut des protocoles pour ce type de modèle de renforcement du système immunitaire. Des milliers de praticiens adhèrent à une infrastructure mobile qui permet à des volées de taille appropriée d’avoir accès à l’air frais, à la lumière du soleil, aux insectes, aux vers et à des matières vertes succulentes. Dans notre ferme, nous utilisons le Millennium Feathernet et l’Eggmobile, accueillant des canards sauvages et des carouges à épaulettes dans les environs, dans le cadre d’un nid écologique symbiotique.

Bien que je ne veuille pas paraître désinvolte et ne pas surestimer la sensibilité à l’IAHP, les taux d’incidents indiquent clairement une vulnérabilité moindre dans les volées élevées en pâturage et bien gérées. La création d’un protocole de renforcement du système immunitaire mérite certainement des recherches, tout autant que le fait de surcharger le système immunitaire avec des vaccins et d’essayer de devancer les mutations et les adaptations de la maladie grâce à l’ingéniosité humaine. Pourquoi ne pas chercher humblement des solutions dans la nature plutôt que de faire preuve d’arrogance?

Les parallèles entre l’orthodoxie des experts de l’IAHP et l’orthodoxie du covid sont trop nombreux pour être mentionnés. La pornographie de la peur est omniprésente dans notre culture. L’inquiétude liée à l’IAHP alimente l’inquiétude liée à l’alimentation, qui pousse les gens à exiger du gouvernement qu’il assure leur sécurité. Les gens acceptent à peu près n’importe quoi s’ils ont peur. Quelqu’un pense-t-il vraiment que l’intelligence humaine va venir à bout des canards migrateurs? Vraiment? Réfléchissons bien et adoptons un remède plus naturel: des volailles de pâturage décentralisées et bien gérées, avec des volées de taille appropriée.


Joel F. Salatin est un agriculteur, conférencier et auteur américain. Salatin élève du bétail dans sa ferme Polyface à Swoope, en Virginie, dans la vallée de Shenandoah. La viande de sa ferme est vendue en direct aux consommateurs et aux restaurants.

Le « Communisme de la Décroissance » : le communisme vert dont le but explicite est la destruction de l’économie – par Eric Worrall.

Source.


Le « Communisme de la Décroissance » : le communisme vert dont le but explicite est la destruction de l’économie

Essai d’Eric Worrall

5 mars

Ces gens enseignent à nos enfants: le chercheur suédois Timothée Parrique chante les louanges d’une nouvelle souche virulente de l’idéologie communiste universitaire.

La croissance économique alimente le changement climatique – un nouveau livre propose le « communisme de décroissance » comme solution

Timothée Parrique
Chercheur en économie écologique, Université de Lund
3 mars 2023 17.09pm AEDT

On me dit souvent que la décroissance, c’est-à-dire la réduction planifiée de la production et de la consommation afin de diminuer la pression sur les écosystèmes de la Terre, n’est pas facile à vendre. Mais un professeur agrégé de 36 ans de l’université de Tokyo s’est fait un nom en soutenant que le « communisme de la décroissance » pourrait mettre un terme à l’escalade de l’urgence climatique.

Kohei Saito, auteur du best-seller « Le Capital dans l’Anthropocène », revient avec un nouveau livre: « Marx dans l’Anthropocène: vers la notion de communisme de décroissance« . Le livre est dense, surtout pour ceux qui ne maîtrisent pas le jargon marxiste et qui, je suppose, se soucient peu de savoir si Karl Marx s’était ou non mis à se préoccuper de la nature à la fin de sa vie.

Pourtant, la façon dont Saito mobilise la théorie marxiste pour plaider en faveur de « l’abondance de la richesse dans le communisme de décroissance » (titre du dernier chapitre de son livre) est aussi précise que captivante. C’est ce qui a attiré mon attention en tant qu’économiste travaillant sur la décroissance: les tentatives de Saito pour réconcilier le marxisme avec des idées plus récentes sur les alternatives à la croissance économique pourraient amener les critiques du capitalisme à un niveau de popularité sans précédent.

La croissance économique crée la pénurie

Saito retourne le concept de croissance économique. Nombreux sont ceux qui pensent que la croissance nous rend plus riches, mais si c’était exactement le contraire?

[…]

Suite de l’article: https://theconversation.com/economic-growth-is-fuelling-climate-change-a-new-book-proposes-degrowth-communism-as-the-solution-199572

J’ai toujours pensé que le communisme, avec ses famines, ses purges et ses abus, était sans doute le pire système de gouvernement que l’on puisse infliger à un peuple.

Aujourd’hui, ça me semble encore plus clair.

Avant de rejeter la notion de communisme de décroissance comme trop absurde pour gagner du terrain, considérez sa capacité à réconcilier certaines contradictions politiques majeures au sein de l’aile gauche radicale de la politique.

Nous aimons tous nous moquer des Verts en les qualifiant de pastèques [NdT. verts à l’extérieur, rouges à l’intérieur], mais le mouvement ouvrier communiste de l’ère soviétique, qui mettait l’accent sur la production industrielle et le bien-être matériel des travailleurs (du moins selon le prospectus), n’a jamais réussi son mariage avec le mouvement des Verts.

On retrouve aujourd’hui cette tension dans la politique australienne, dans la lutte entre le gouvernement travailliste australien, qui veut préserver les emplois des travailleurs syndiqués dans les mines de charbon, et ses partenaires de la coalition junior du Parti Vert, qui veulent fermer les industries extractives qu’ils considèrent comme contribuant au changement climatique.

Les Verts ont longtemps caressé l’idée d’un féodalisme médiéval déguisé en socialisme à l’échelle d’un village, mais ils n’ont jamais réussi à établir un lien solide, une voie de succession directe depuis les mouvements idéologiques de la gauche du 20e siècle. Un tel lien aurait pu fournir aux Verts la base électorale nécessaire à la matérialisation de leurs visions.

Le Communisme de la Décroissance est peut-être le chaînon manquant qu’ils recherchent, le pont permettant de relier les jeunes verts radicaux à leurs parents militants syndicaux de la gauche radicale. Son principal argument, à savoir que la croissance économique est une tromperie qui a appauvri les gens ordinaires, est conçu pour séduire les personnes de tous âges, pour attiser le ressentiment de ceux qui estiment ne pas recevoir leur juste part de la manne sociétale.

Les partisans du Communisme de la Décroissance prétendent s’appuyer sur certains des derniers écrits de Karl Marx, dans lesquels Marx aurait exprimé son désarroi face aux dégâts écologiques causés par le Capitalisme, et exprimé l’espoir que le Communisme pourrait être plus respectueux de la nature – ce qui fournit la voie de succession, le pont idéologique qui relie le mouvement vert du 21ème siècle aux mouvements radicaux travaillistes du 20ème siècle.

Attendez-vous à entendre parler de plus en plus du « Communisme de la Décroissance » dans les années à venir, je ne pense pas que cette idée soit sur le point de disparaître. Si les partisans du Communisme de la Décroissance réussissent à réimaginer la gauche, s’ils parviennent à renouveler la gauche radicale en réconciliant l’activisme industriel radical avec le communisme vert, ils pourraient devenir encore plus forts.

L’OMS et son Sommet Mondial de la Santé vendent la mèche – par Meryl Nass.

En attendant mes propres articles – qui me prennent un temps monstrueux à rédiger, j’ai compris pourquoi et je l’expliquerai – il se passe des choses qu’il serait dommage de louper. Je vous les fais en tir de barrage. Voici la première.

Meryl Nass décrypte ici le rapport de la récente réunion des parasites habituels et en donne une traduction en langage humain, que j’apprécie d’autant mieux pour m’être moi-même goinfré ce genre de littérature – rédigée en « globalien » – à l’époque maudite où je bossais dans les appels d’offres internationaux. Et au cas où vous vous demanderiez – question légitime – si ces clowns croient à leurs propres salades, la plupart sont prêts à croire n’importe quoi. Ils vivent dans un monde de croyances et de doctrines, qui leur tiennent lieu de savoir. Quant aux autres, ils n’en ont juste rien à caler de vous, de personne. Ce sont des gens cyniques et extrêmement dangereux.

J’ai ajouté à la fin quelques commentaires judicieux de lecteurs, qui complètent bien l’article.

Source.


L’OMS et son Sommet Mondial de la Santé vendent la mèche

Ils nous révèlent ouvertement leurs priorités

Meryl Nass

27 décembre 2022

L’OMS et ses partenaires ont tenu un Sommet Mondial de la Santé en octobre, et ils y ont déballé tout ce qu’ils comptent nous faire subir. J’énumère leurs Partenaires Stratégiques: Fondation Bill & Melinda Gates, CEPI, Charité – Universitätsmedizin Berlin [NdT. qui emploie notre ami Drosten], Fondation ENI, Ministère Fédéral de la Santé allemand, Johnson & Johnson, Pfizer, Roche, Sanofi, Siemens Healthineers, Wellcome Trust, YouTube Health. La Fondation Rockefeller, le Fonds Mondial (les Clinton) et le Projet de Gouvernance Mondiale sont également partenaires, dans un autre genre.

Si vous préférez sauter les détails et passer directement aux Thèmes Principaux, faites défiler la page jusqu’au milieu. C’est sous le couvert de ces THÈMES que notre autonomie est censée nous être confisquée.

Mike Benz m’a appris aujourd’hui que le sens du terme « résilience » a été détourné pour y inclure la censure instaurée par le gouvernement américain. Pour ce faire, on a renommé nos cerveaux, nos opinions et notre présence sur les médias sociaux en tant qu' »infrastructure ». C’est en protégeant l’infrastructure contre les dommages (des idées dangereuses) que l’infrastructure (nos esprits) est rendue résiliente. Plutôt astucieux, non ?

Trouver des solutions pour la santé mondiale

L’objectif du Sommet Mondial de la Santé conjoint était de créer des synergies et de combiner les forces pour le développement de la santé mondiale en engageant tous les dirigeants et les parties prenantes de la santé mondiale de tous les secteurs dans toutes les régions du monde.

Le Sommet Mondial de la Santé 2022 a permis de renforcer les échanges, d’encourager les solutions innovantes aux problèmes de santé, d’élever la santé mondiale au rang de question politique clé et de promouvoir le débat sur la santé mondiale dans l’esprit des objectifs de développement durable des Nations Unies.

Aujourd’hui, la santé est « élevée » au rang de question politique clé. J’appelle ça un aveu, celui que la santé sera utilisée pour en tirer des avantages politiques. Côté développement durable, le sommet a encouragé les participants à ne pas prendre l’avion et tous les repas étaient végétariens.

Réduire l’impact climatique

Le changement climatique est l’un des problèmes de santé les plus urgents de notre époque et figure depuis longtemps à l’ordre du jour du Sommet Mondial de la Santé.

Projets de réduction des émissions

Les émissions de carbone estimées pour les vols des intervenants au Sommet Mondial de la Santé ont été entièrement compensées par le soutien d’un projet de réduction des émissions dans l’État de Karnataka, en Inde. Certifié par Gold Standard, le projet Kolar Biogas fournit des unités de biogaz aux ménages ruraux, réduisant ainsi l’utilisation du bois et du kérosène pour la cuisine. Le projet présente également des avantages pour la santé des ménages participants grâce à la réduction de la pollution de l’air intérieur, et est désigné comme apportant une contribution particulière à l’ODD3 ( Bonne Santé et Bien-être). [J’ai fait des recherches sur ce projet et j’ai trouvé très peu d’informations à son sujet. Les bénéficiaires transforment-ils réellement les déjections animales en gaz de cuisson, ou s’agit-il simplement d’un autre système de transfert d’argent et de crédits carbone sans aucun avantage pour l’environnement ou les personnes? – Nass]

Alternatives au transport aérien

Les orateurs et les participants sont encouragés à éviter de prendre l’avion si possible. Des prix spéciaux sont disponibles auprès de la Deutsche Bahn pour les participants au Sommet Mondial de la Santé. [C’est un sommet MONDIAL et ils demandent aux participants d’éviter de prendre l’avion. C’est une blague? Ce qui aurait pu être significatif, c’est d’interdire les avions privés – Nass].

Restauration

Les repas du Sommet Mondial de la Santé sont entièrement végétariens et préparés à partir de produits régionaux et saisonniers provenant principalement de sources locales. [Pas de grillons au menu donc].

L’un des événements était intitulé: Le rôle des parlementaires pour faire avancer le programme mondial de la santé.

Réunion-débat (PD 13) – Europe

« Les parlements jouent un rôle crucial dans la conception, la mise en œuvre et le suivi de la législation, des politiques et des programmes pertinents pour la réalisation du droit de chacun à jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible et pour la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) liés à la santé. »

Cette phrase contient des termes en vogue [NdT. buzzwords] à la fois importants et inquiétants.

  • Qui décide de ce qu’est le meilleur état de santé possible? Cela pourrait-il impliquer une multitude de vaccinations?
  • De même, qui décide du meilleur niveau de santé mentale possible? Est-ce qu’il nécessite des médicaments? S’agit-il d’un état soporifique? Un état dans lequel on ne pense jamais à défier l’autorité?
  • Et pourquoi les objectifs de développement durable sont-ils systématiquement invoqués?

Venons-en maintenant aux thèmes centraux de la conférence:

Investir dans la santé et le bien-être

L’urgence d’investir de manière durable et équitable dans la santé et le bien-être s’avère plus importante que jamais compte tenu de l’imbrication des défis mondiaux actuels. Des discussions approfondies ont eu lieu sur la nécessité d’accroître les investissements dans la santé, notamment à la suite de l’impact de la pandémie de COVID19; les institutions financières sont plus engagées et plusieurs nouveaux instruments financiers ont été proposés. Si l’on constate une évolution vers des investissements responsables de la part des investisseurs privés et institutionnels, particulièrement en ce qui concerne l’impact sur le climat, il reste encore beaucoup à faire pour que les grands flux financiers soutiennent la santé, améliorent l’impact des acteurs économiques sur la santé et élargissent l’approche ESG pour y inclure des considérations sanitaires. Les groupes de personnes vulnérables et marginalisées étant particulièrement touchés, les investissements ciblés sur la santé et ses déterminants jouent également un rôle crucial pour l’équité en matière de santé.

Traduction de Nass: Nous vous avons escroqué pour que vous nous donniez des montagnes d’argent afin de prévenir le changement climatique (sans aucun résultat à la clé), alors pourquoi ne ferions-nous pas de même pour la santé, puisque l’OMS n’a pratiquement rien fait pour la santé depuis sa création en 1948, et que vous ne l’avez jamais remarqué?

Changement climatique et santé planétaire

Le changement climatique est la plus grande menace pour la santé planétaire. Des millions de personnes sont victimes des vagues de chaleur, des sécheresses, des inondations et des tempêtes, de la faim et de la propagation des maladies infectieuses, de l’élévation du niveau de la mer et des migrations et de l’instabilité politique qui en résultent. Nous constatons que de nouvelles inégalités sanitaires importantes apparaissent en conséquence. Pour changer de cap, il faut adopter de nouvelles approches audacieuses en matière d’élaboration des politiques, de recherche et de commerce. Un défi sans précédent exige une réponse sans précédent. De nouvelles coalitions se forment entre les défenseurs et les militants de la santé et du climat, et des organisations internationales telles que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sont en train d’accumuler des preuves et de créer des alliances pour placer ce programme au centre de l’action sanitaire mondiale. De nouvelles voies de transformation dans le secteur de la santé et au-delà, tant au niveau local que mondial, doivent être développées. L’une de ces voies consiste, pour les pays et les systèmes de santé, à fixer l’objectif d’une émission nette de carbone nulle dans les systèmes de santé et à aider les pays à faible et moyen revenu à décarboner leurs systèmes tout en développant les soins de santé universels et les soins de santé primaires. Une autre voie consiste à ce que la communauté de la santé publique intègre pleinement l’agenda de la santé planétaire.

Traduction de Nass: Pendant que nous prenons en charge la santé, n’oublions pas que nous devons encore lutter contre le changement climatique. Fusionnons simplement les deux concepts, appelons le climat le plus grand défi sanitaire mondial, et exigeons des actions sur les deux, toujours.

Architecture pour la préparation aux pandémies

Malgré les efforts considérables investis dans la préparation mondiale à la pandémie au cours des deux dernières décennies, [150 milliards de dollars US dépensés pour rien, si ce n’est davantage de virus à gain de fonction! – Nass] la pandémie de COVID-19 a souligné la nécessité d’être mieux préparé à identifier et à répondre aux nouvelles menaces pandémiques et épidémiques. Plusieurs groupes d’experts et commissions de haut niveau ont recommandé d’améliorer l’architecture mondiale de la santé publique, tandis que le G7 et le G20 ont inscrit la préparation à la pandémie en bonne place dans leur ordre du jour. Un défi majeur, tant au niveau mondial qu’au niveau national, consiste à mettre en place une surveillance plus forte et plus intelligente, notamment pour la détection rapide des agents pathogènes inconnus, associée à des capacités de prise de décision et de réponse efficaces. Une réalité fondamentale est qu’une meilleure intelligence des pandémies et des épidémies exige que tous les pays soient mieux préparés et capables de collaborer efficacement les uns avec les autres. Pour cela, les aspects structurels sont importants, comme les cadres juridiques internationaux, les mécanismes de financement, l’amélioration de la collaboration multisectorielle et le renforcement des organisations mondiales de santé publique existantes, notamment l’Organisation Mondiale de la Santé.

Traduction de Nass: Nos copains de l’industrie de la biodéfense ont dit qu’il fallait développer considérablement leur industrie. Et sous couvert de préparation, nous pourrons usurper l’autorité des pays pour gérer les pandémies, augmenter la surveillance mondiale non seulement des virus mais aussi des personnes, créer de nouveaux traités et règlements exécutoires, et demander beaucoup plus d’argent pour payer tout cela, le tout sous l’égide de l’OMS.

Transformation numérique de la santé

La transformation numérique de la santé progresse à grande vitesse. Aujourd’hui, les technologies numériques représentent une composante essentielle sur la voie de la connaissance de la santé, des systèmes de santé durables et de la couverture sanitaire universelle. Des changements fondamentaux sont actuellement en cours dans le domaine de la santé en ce qui concerne la manière dont les soins médicaux sont dispensés et dont les informations sont obtenues et diffusées. Les stratégies « Digital Health First » se développent rapidement, car de nombreuses grandes entreprises technologiques entrent dans l’arène de la santé. Le rôle des grandes plateformes technologiques en matière d’informations sanitaires fiables a été mis en évidence pendant la pandémie de COVID-19 et les infodémies sont devenues une menace majeure pour la santé. Ces développements ont conduit à de nouvelles formes de coopération entre les organisations internationales et l’industrie technologique au niveau mondial. Cependant, dans de nombreux pays, d’importants investissements dans les infrastructures sanitaires et numériques sont nécessaires et l’environnement réglementaire est faible. L’extraction de données et la perte de souveraineté numérique suscitent des inquiétudes. Les pays ont besoin de stratégies de santé numérique solides qui intègrent le leadership, les ressources financières, organisationnelles, humaines et technologiques, ainsi que le soutien nécessaire pour surmonter les principaux obstacles auxquels ils sont confrontés.

Traduction de Nass: Les dossiers médicaux électroniques ont contribué à ruiner les soins de santé aux États-Unis, mais ont considérablement amélioré les possibilités de chantage et de surveillance. Alors étendons-les au reste du monde. Le contrôle de l’espace numérique nous permettra une plus grande censure. Donnez-nous plus d’argent pour déployer la grille de contrôle numérique.

Systèmes alimentaires et santé

Les systèmes alimentaires nous rendent malades, entraînent des changements climatiques et sapent la santé des écosystèmes. L’alimentation est au cœur de la santé humaine, des écosystèmes et des animaux. Le programme est vaste : nous devons changer notre façon de penser, de produire, de distribuer, de consommer, d’éliminer et de valoriser les aliments, pour obtenir de meilleurs résultats en matière de santé. Il existe cinq voies interconnectées et interdépendantes : les régimes alimentaires malsains et l’insécurité alimentaire; les agents pathogènes zoonotiques et la résistance antimicrobienne; les aliments dangereux et frelatés; la contamination et la dégradation de l’environnement et les risques professionnels. Nous avons besoin d’une transformation des systèmes pour faire évoluer les systèmes alimentaires vers la fourniture de régimes alimentaires sains et durables pour tous. Si les systèmes alimentaires sont transformés, ils peuvent devenir une force motrice puissante pour mettre un terme à la faim, à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition sous toutes ses formes. Le paquet d’actions comprend la taxation des options malsaines et la subvention des options saines, la protection des enfants contre le marketing nuisible des aliments et des boissons, la garantie d’un étiquetage nutritionnel clair et précis, la réduction des niveaux de sel, de sucres et de graisses nocives dans les aliments et les boissons transformés, l’enrichissement des aliments de base en ajoutant des vitamines et des minéraux supplémentaires, la garantie que des aliments nutritifs pour des régimes plus sains sont servis ou vendus dans les écoles, les hôpitaux et autres lieux publics, l’amélioration de la surveillance et de la réponse aux maladies d’origine alimentaire et l’évaluation et le renforcement des systèmes nationaux de contrôle alimentaire.

Traduction de Nass: Pour prendre le contrôle du système alimentaire mondial, nous avions besoin d’un très Gros Mensonge. Nous avons donc associé le changement climatique à l’affirmation selon laquelle la nourriture nous rend malades (ce ne sont finalement pas les additifs ni la malbouffe). C’est vous, les gens, qui avez bousillé la production alimentaire, alors maintenant laissez-nous fournir des grillons sains et durables à tous. Et prétendre réparer toutes ce que nos partenaires Pharma/Big Ag présents à cette conférence ont jusqu’à présent empêché les autorités de régulation de réparer. Et lancer des « systèmes nationaux de contrôle alimentaire ».

Je me souviens du temps où la Rhodésie a mis en place un système de contrôle alimentaire. Les noirs étaient soumis à des régimes de famine pour les empêcher de partager la nourriture avec les guérilleros. Oh oh.

Résilience et équité des systèmes de santé

La résilience des systèmes de santé et l’équité en matière de santé sont deux éléments clés d’une réponse efficace et efficiente à des crises telles que celle du COVID-19. Si un système de santé n’est pas en mesure de résister aux pressions exercées par un choc, il peut cesser de fonctionner ou s’effondrer, laissant en particulier les plus vulnérables en danger. Il est donc urgent de s’engager au niveau mondial et national à progresser durablement vers la couverture sanitaire universelle et la sécurité sanitaire, tout en s’engageant à respecter l’équité. Cela nécessite une approche intégrée pour construire et reconstruire des systèmes de santé qui répondent aux besoins de la population, avant, pendant et après les urgences de santé publique. Il faut s’adapter aux changements à long terme, apprendre en permanence, assurer les fonctions essentielles de santé publique, renforcer la santé primaire, gérer les risques d’urgence de toutes sortes et faire participer l’ensemble de la société. L’OMS a publié sept recommandations de politique générale sur la mise en place de systèmes de santé résilients fondés sur les soins de santé primaires et le suivi des inégalités en matière de santé effectué par l’OMS fournit une base factuelle pour les politiques, programmes et pratiques axés sur l’équité visant à combler les écarts existants.

Traduction de Nass: Définissez résilience, sécurité sanitaire, approche intégrée, ensemble de la société, pratiques axées sur l’équité. De quoi parlez-vous au juste? Puis donnez-moi un seul exemple dans lequel l’OMS a réalisé quoi que ce soit de ce genre, où que ce soit.

La santé mondiale pour la paix

Le monde connaît le plus grand nombre de conflits depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Selon les Nations Unies, deux milliards de personnes, soit un quart de la population mondiale, vivent aujourd’hui dans des zones touchées par des conflits. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a réagi en lançant l’Initiative Mondiale Santé pour la Paix (Global Health for Peace Initiative – GHPI) qui vise à positionner la santé comme un facteur d’influence de la paix et l’OMS comme un acteur qui aide à soutenir la paix par des interventions sanitaires qui sont sensibles aux conflits et donnent des résultats en matière de paix dans les zones touchées par les conflits. La GHPI encourage et soutient l’élaboration de programmes de santé qui tiennent compte de la dynamique de la paix et des conflits et qui, dans la mesure du possible, contribuent aux résultats de la paix. Sur la base du principe « Do no harm » (ne pas nuire), il vise à concevoir des interventions qui tiennent compte de la dynamique, des moteurs et des acteurs du conflit et cherche des moyens de contribuer aux résultats de la paix tout en poursuivant des objectifs de santé. Elle comprend la santé mentale et le soutien psychosocial, le dialogue communautaire et les initiatives de promotion de la santé inclusives. Les interventions sanitaires peuvent faire une réelle différence, elles peuvent servir de point de départ pour rassembler les gens. Elles contribuent également à permettre et à renforcer le dialogue, la participation, l’inclusion et l’instauration de la confiance.

Traduction de Nass: Nous avons inventé le chiffre de « 2 milliards » de personnes vivant dans des zones de conflit afin de faire croire que nos interventions peuvent avoir un impact beaucoup plus important que ce qui est possible. Puis nous avons inventé un concept: « la paix grâce aux interventions sanitaires ». Cela nous a permis de prétendre qu’on peut demander à une organisation de santé (l’OMS) d’apporter la paix dans les zones de conflit, même si c’est le travail de l’ONU, pas le nôtre. Et nous utiliserons la promotion de la santé pour gagner la confiance des gens. Et peut-être pourrons-nous droguer les combattants et appeler ça santé mentale.


Pour en savoir plus sur cette conférence, vous pouvez consulter toutes les sessions ou vous concentrer sur les discours de Bill Gates, Tedros Ghebreyesus (directeur général de l’OMS) ou Antonio Guterres (secrétaire général des Nations unies).


Commentaire n°1:

L’une de ces voies consiste, pour les pays et les systèmes de santé, à fixer l’objectif d’une émission nette de carbone nulle dans les systèmes de santé et à aider les pays à faible et moyen revenu à décarboner leurs systèmes tout en développant les soins de santé universels et les soins de santé primaires. Une autre voie consiste à ce que la communauté de la santé publique intègre pleinement l’agenda de la santé planétaire.

Les systèmes de santé occidentaux, utilisés dans la plupart des hôpitaux publics du monde, sont tous des systèmes à forte émission de carbone et à forte consommation d’énergie. Cette déclaration nous dit simplement qu’ils continueront à détruire les hôpitaux dans le monde entier. Ils ont amorcé le mouvement avec le covid, mais ils avaient déjà préparé le terrain des années auparavant. Ceux qui comprennent les systèmes émetteurs de carbone savent que le « net zéro » est impossible. Ceux qui travaillent dans la médecine occidentale savent à quel point elle est gourmande en énergie. Ils vont littéralement briser les systèmes de santé au nom de la durabilité et de l’équité, ce qui entraînera la mort de millions de personnes. C’est une destruction systématique de toutes les grandes infrastructures sociétales. Banque, santé, défense, juridique, agriculture, et gouvernance.

Commentaire n°2:

Il est extrêmement irritant de lire la salade de mots toxiques générée par ces destructeurs. Les leçons apprises de la pandémie nous permettent de traduire leur vision en une description concise des objectifs réels. Ils veulent que les gouvernements financent l’exécution de leur guerre contre toute vie humaine. Rien n’est plus durable et bénéfique pour les riches psychopathes que de générer d’énormes profits dans leur entreprise d’élimination des mangeurs inutiles.

Commentaire n°3:

Bon sang, certaines personnes aiment vraiment en contrôler d’autres. Malheureusement, cela semble aller crescendo jusqu’au moment où ces personnes aiment vraiment en tuer d’autres.

Who are you? Who, who, who, who?

Commentaire n°4:

Les humains sont du « carbone ». Toute matière vivante est du carbone. C’est une guerre contre la création de Dieu. Il a déjà gagné la guerre, mais l’ennemi de notre âme et ceux qui le servent causeront autant de souffrance que possible en attendant. Tournez-vous vers Jésus pour trouver la paix et l’espoir.

Commentaire n°5:

C’est facile à résumer. C’est le Nouveau Manifeste Néo-Communiste et il est en train de se réaliser parce que personne ne comprend le langage qu’ils utilisent.


Raison pour laquelle Meryl et votre serviteur sont heureux de vous en faire la traduction.

À très bientôt!

Ah oui, et bonne année.

Finalement, parlons un peu de la 5g.

Voici quelques extraits choisis d’un papier du Pr Martin Pall sur les dangers que pose la 5g pour la santé humaine, animale et des écosystèmes. Il date de 2018 et a été rédigé à l’intention de la Commission Européenne. Martin Pall est Professeur Émérite de biochimie et de sciences médicales fondamentales à l’Université de l’État de Washington. Soit dit en passant.

J’ai jusqu’à présent traité presque exclusivement des injections, et presque pas de la 5G – qu’on a accusé de tous les maux et surtout du Covid – pour deux raisons. La première est qu’il vaut mieux ne pas se jeter sur le buzz du moment, prendre un peu de recul et attendre que des études sérieuses soient menées. J’ai récemment commis l’erreur, on ne m’y reprendra pas. Le recul est pris, on en sait beaucoup plus sur le Covid et ce papier semble plutôt solide. La seconde raison est que les dangers de la 5g détaillés ici peuvent sembler comparativement moindres, voire triviaux, par rapport aux dommages des injections. Même si je ne tenais pas ce blog, parmi le très petit nombre de gens (injectés) que je rencontre, les histoires de cancers et même de problèmes génétiques sont, même si ça n’a pas valeur statistique, très élevées par rapport à ce que je voyais avant 2021. Un de mes collègues, qui se portait très bien il y a encore un an, décline de jour en jour, avec des symptômes extrêmement étranges. Face à ce sombre tableau, on serait donc tenté de relativiser les dangers de la 5g. Je voudrais donc préciser:

  • que même si les effets décrits ci-dessous, souvent comparables à ceux des injections, n’ont pas de rapport de causalité avec le Covid, il faut avouer qu’il y a au moins une convergence étonnante, qu’on trouve également avec certaines pollutions chimiques qui ont ce genre d’effets – je pense « programme »;
  • que même si plus de la moitié de la population mondiale n’a pas reçu d’injection, ils ne sont pas à l’abri de ceci;
  • que les risques de destruction de niches et zones écologiques entières par la 5G (ainsi que par la géoingénierie, que j’ai promis de traiter) représentent un danger très réel, et qu’ils sont l’oeuvre de ceux-là mêmes qui tentent nous vendre « l’urgence climatique ».

Le sujet est plus que jamais d’actualité pour l’Europe. Je vous conseille vivement la lecture de ce rapport édifiant (sélectionner « français » en haut de page) commandé par la Commission Européenne, qui vous donnera une bonne idée de la situation et de ce qui est recommandé par ses auteurs pour l’avenir proche. Notre avenir.

Comme le dit le Pr Pall, « Voilà le monde étrange dans lequel nous vivons. »

PS: après vérification, la Russie et la Chine n’ont quasiment pas de couverture 5G, comme je l’avais initialement publié. Autre bonne nouvelle (pour moi), même chose en Wallonie. Yay!

Source.


Traduction

[…]

Quels sont les effets produits par les expositions non thermiques aux CEM [champs électro-magnétiques] de fréquence micro-ondes, pour lesquels nous disposons d’une abondante littérature scientifique? Chacun des effets suivants a été documenté dans 11 à 35 études, énumérées à la fin du chapitre 1.

  1. Trois types d’attaques de l’ADN cellulaire, produisant des cassures simple brin dans l’ADN cellulaire, des cassures double brin dans l’ADN cellulaire et des bases oxydées dans l’ADN cellulaire. Chacune de ces modifications de l’ADN joue un rôle dans l’apparition du cancer et dans la production des mutations les plus importantes chez l’homme et les autres animaux. Les cassures de l’ADN double brin produisent des cassures chromosomiques, des réarrangements, des délétions et des duplications ainsi que des mutations du nombre de copies; elles produisent également une amplification génique, mécanisme important dans l’apparition du cancer. Les cassures d’ADN simple brin dans l’ADN cellulaire provoquent des événements de recombinaison aberrants conduisant à des mutations du nombre de copies. Les bases oxydées entraînent des mutations ponctuelles. Lorsque ces phénomènes se produisent dans des cellules somatiques, ils peuvent tous jouer un rôle dans l’apparition du cancer. Lorsqu’ils se produisent dans les cellules de la lignée germinale (et il a été démontré qu’ils se produisent dans le sperme après une exposition aux CEM), ils provoquent les trois types de mutations les plus importants pour les générations futures, à savoir les mutations chromosomiques, les mutations du nombre de copies et les mutations ponctuelles. (19 études différentes documentant ces types de dommages cellulaires à l’ADN)
  2. Une grande variété de changements entraînant une baisse de la fertilité masculine, une baisse de la fertilité féminine, une augmentation des avortements spontanés, une baisse des niveaux d’œstrogène, de progestérone et de testostérone, une baisse de la libido (16 études). Le nombre de spermatozoïdes humains a chuté à moins de 50% de ce qui était considéré comme normal dans tous les pays technologiquement avancés du monde [1]. Les taux de reproduction sont tombés en dessous des niveaux de remplacement dans tous les pays technologiquement avancés du monde, à une seule exception près. Il s’agit de tous les pays de l’UE, des États-Unis, du Canada, du Japon, de la Corée du Sud, de Taïwan, de Singapour, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Les moyennes de reproduction dans ces pays sont d’environ 73% des niveaux de remplacement selon les données de 2015 ou 2016. Une étude sur la reproduction des souris [2] a montré que l’exposition aux CEM des fréquences radio/micro-ondes à des doses bien inférieures à nos directives de sécurité actuelles produisait des diminutions substantielles de la reproduction en fonction de la dose dans la première série de portées; une exposition supplémentaire produisait une stérilité complète ou presque complète en fonction de la dose, qui s’est avérée largement irréversible. Lorsque nous sommes en présence d’une technologie universellement présente dans ces pays technologiquement avancés, que nous savons qu’elle a un impact sur la reproduction, que la reproduction a déjà chuté bien en dessous des niveaux de remplacement, que nous pourrions être confrontés à un déclin catastrophique et irréversible de la reproduction et qu’il existe de plus en plus de programmes visant à nous exposer encore davantage, ne pensez-vous pas que nous devrions tenir compte de la science? M. Ryan et le Dr Vinci semblent répondre par la négative. (Veuillez noter que la FCC et la FDA américaines ignorent aussi complètement cette menace existentielle).
  3. Effets neurologiques/neuropsychiatriques (23 études). Mon propre article sur ce sujet [3] et deux articles antérieurs cités dans celui-ci ont montré qu’il existe toute une série d’effets des CEM qui ont été constatés à plusieurs reprises et qui sont également devenus des affections extrêmement répandues dans nos sociétés technologiquement avancées, à savoir: troubles du sommeil/insomnie; fatigue/épuisement; maux de tête; dépression/symptômes dépressifs; manque de concentration/attention/dysfonctionnement cognitif; étourdissements/vertiges; troubles de la mémoire; agitation/tension/anxiété/stress/agitation; irritabilité. Ces conclusions ne sont pas seulement basées sur des résultats épidémiologiques, mais aussi sur les impacts profonds des CEM, à des niveaux bien en deçà de nos directives de sécurité, sur la structure et la fonction du cerveau, ainsi que sur le mécanisme d’action non thermique des CEM discuté ci-dessous. Lorsque ces effets neuropsychiatriques deviennent de plus en plus courants dans les sociétés technologiquement avancées du monde entier, et que nous savons que l’exposition aux CEM provoque chacun de ces effets, ne devrions-nous pas prendre note de cette relation?
  4. Apoptose/mortalité cellulaire (13 études). Les deux conséquences les plus importantes d’une forte augmentation de l’apoptose (mort cellulaire programmée) sont la causalité des maladies neurodégénératives et la baisse de la reproduction, mais il y en a d’autres.
  5. Stress oxydatif/dommages causés par les radicaux libres (17 commentaires). Le stress oxydatif joue un rôle dans toutes ou presque toutes les maladies chroniques. Il aurait un rôle essentiel dans la production des effets sur la reproduction et des attaques sur l’ADN cellulaire, et pourrait également jouer un rôle dans la production des effets neurologiques et de certains des effets cancérigènes dont on sait qu’ils sont produits par les expositions aux CEM.
  6. Effets endocriniens (c’est-à-dire hormonaux) généralisés (11 études). Les niveaux d’hormones stéroïdes chutent lors de l’exposition aux CEM, tandis que les niveaux d’autres hormones augmentent lors de l’exposition initiale. Les taux d’hormones neuroendocriniennes et d’insuline diminuent souvent lors d’une exposition prolongée aux CEM, peut-être en raison d’un épuisement endocrinien.
  7. Augmentation des niveaux de calcium intracellulaire ([Ca2+]i) après une exposition aux CEM (14 études). La signalisation calcique augmente également après une exposition aux CEM.
  8. Cancérogénicité (35 études). Le cancer du cerveau, le cancer de la salive, les neurinomes acoustiques et deux autres types de cancer augmentent avec l’utilisation du téléphone cellulaire. Les personnes vivant près des tours de téléphonie cellulaire ont des taux de cancer plus élevés. D’autres types de CEM sont également impliqués. La radio à ondes courtes, les opérateurs de radioamateurs et les personnes exposées aux radars auraient tous une incidence accrue de cancer. Ce qui est peut-être le plus révélateur, c’est que les gros utilisateurs de téléphones cellulaires à long terme ont la plus forte incidence de cancer du cerveau et que le nombre de cancers augmente principalement du côté ipsilatéral de la tête (le côté où ils utilisent leurs téléphones cellulaires), par opposition au côté controlatéral. J’ai un article sous presse [7], dont le propos n’est pas de savoir si les CEM provoquent le cancer, mais plutôt comment ils peuvent le provoquer. L’article montre que les « effets en aval » de la cible principale des CEM dans les cellules de notre corps peuvent provoquer le cancer de 15 façons différentes, notamment en augmentant l’initiation, la promotion et la progression du cancer. Les effets de progression comprennent l’invasion des tissus et les métastases. Chacun de ces effets cancérigènes est provoqué par des mécanismes produits par les effets en aval du principal mécanisme des CEM non thermiques, comme indiqué au chapitre 2.
  9. Effets thérapeutiques de ces CEM. De tels CEM, lorsqu’ils sont concentrés sur une région spécifique du corps où se produit un certain dysfonctionnement et lorsqu’ils sont utilisés à des intensités spécifiques, peuvent avoir des effets thérapeutiques. Dans mon article de 2013 [4], j’ai cité 12 revues différentes où la stimulation de la croissance osseuse par les CEM a été utilisée à des fins thérapeutiques. Il existe environ 4000 articles sur les différents effets thérapeutiques. Étrangement, l’industrie des télécommunications ne reconnaît pas ces effets thérapeutiques, préférant soutenir la fiction qu’il existe aucun effet non thermique.

Il existe une autre série d’études, 12 dans ce cas, dont chacune montre que les CEM pulsés sont, dans la plupart des cas, beaucoup plus actifs biologiquement que les CEM non pulsés. Ce point est particulièrement important car tous les appareils de communication sans fil communiquent par pulsations, ce qui les rend potentiellement beaucoup plus dangereux. Il s’ensuit que si on souhaite étudier les effets du Wi-Fi, des téléphones cellulaires, des téléphones sans fil, des tours de téléphonie cellulaire, des compteurs intelligents ou de la 5G, il vaut mieux étudier le matériel existant, ou du moins un matériel dont les pulsations ressemblent beaucoup à celles du matériel existant. Il existe de nombreuses études qui ne le font pas, mais qui prétendent faussement être de véritables études sur le Wi-Fi, les téléphones cellulaires ou les téléphones sans fil. D’autres facteurs influencent l’apparition d’effets non thermiques des CEM, notamment la fréquence utilisée, la polarisation des CEM et le type de cellule étudié [4,5,8-11]. En outre, il existe des « fenêtres » d’intensité qui produisent des effets biologiques maximaux, de sorte que des intensités plus faibles et plus élevées produisent beaucoup moins d’effets [5, 8, 9]. Ces études sur l’effet de fenêtre montrent clairement que les courbes dose-réponse sont à la fois non linéaires et non monotones, de sorte qu’il est difficile, voire impossible, de prédire les effets sur la base de l’intensité relative, même lorsque tous les autres facteurs sont identiques. Le rôle de chacun de ces facteurs est complètement ignoré par l’ICNIRP, le SCENIHR, la FCC, la FDA et le National Cancer Institute des États-Unis, ainsi que par de nombreux autres groupes favorables à l’industrie. Lorsque chacune de ces organisations conclut que « les résultats sont incohérents », elles comparent des études sur la base de similitudes superficielles, mais pas sur la base de ces facteurs de causalité démontrés. Ce que l’on observe, par conséquent, c’est une véritable hétérogénéité biologique, et non une incohérence. On sait depuis le début de la science moderne, au XVIe siècle, que la façon dont on mène les études est importante pour déterminer les résultats obtenus. Comment est-il possible que l’ICNIRP, le SCENIHR, la FCC, la FDA et le National Cancer Institute des États-Unis aient oublié ce fait important?

Les études de la littérature primaire démontrant les rôles de la pulsation, de la fréquence, de la polarisation, du type de cellule et des fenêtres d’intensité dans la détermination des effets biologiques dépendent entièrement de la présence d’effets réels à étudier. Aucune de ces études n’aurait pu être réalisée sans un effet à étudier. Par conséquent, les affirmations selon lesquelles il n’existe pas d’effets bien documentés des CEM sont absurdes, si l’on se base non seulement sur les huit effets extrêmement bien documentés résumés ci-dessus, mais aussi sur l’ensemble de la littérature démontrant le rôle des fenêtres de pulsation, de fréquence, de polarisation, de type de cellule et d’intensité.

[…]

Nous avons déjà abordé deux questions essentielles pour la compréhension de la 5G. La première est que les CEM pulsés sont, dans la plupart des cas, beaucoup plus actifs biologiquement que les CEM non pulsés (souvent appelés ondes continues). La seconde est que les CEM agissent en exerçant des forces sur le capteur de tension des CCDV (canaux calciques dépendants du voltage), ouvrant ces canaux calciques et permettant aux ions calcium en excès de pénétrer dans la cellule. Le capteur de tension est extraordinairement sensible à ces forces électriques, de sorte que les directives de sécurité nous autorisent à être exposés à des CEM qui sont environ 7,2 millions de fois trop élevés.

La raison pour laquelle l’industrie a décidé de passer aux fréquences extrêmement élevées de la 5G est qu’avec de telles fréquences extrêmement élevées, il est possible de transporter beaucoup plus d’informations par le biais de beaucoup plus de pulsations qu’il n’est possible de le faire avec des fréquences plus basses, même dans la gamme des micro-ondes. Nous pouvons donc être assurés que la 5G impliquera beaucoup plus de pulsations que les CEM auxquels nous sommes actuellement exposés. Il s’ensuit que tout test de sécurité biologique de la 5G doit utiliser les pulsations très rapides, y compris les pics à très court terme, qui seront présents dans la véritable 5G. Il existe un autre procédé qu’il est prévu d’utiliser dans la 5G: les réseaux à commande de phase (https://en.wikipedia.org/wiki/Phased_array). Dans ce cas, plusieurs éléments d’antenne agissent ensemble pour produire des champs fortement pulsés qui sont conçus pour la 5G, afin de produire une pénétration accrue. La 5G implique l’utilisation de pulsations particulièrement puissantes, qui peuvent donc être particulièrement dangereuses.

Les seules données dont nous disposons, à ma connaissance, utilisent des CEM non pulsés dans la gamme de fréquences de la 5G, et non de la véritable 5G. Ces données ne nous apprennent presque rien d’utile sur la 5G. D’après leurs déclarations, j’en déduis que M. Ryan et le Dr Vinci sont prêts à déployer des dizaines de millions d’antennes 5G afin d’infliger à chaque personne de l’UE des radiations 5G sans même un seul test biologique de sécurité de la véritable 5G. (Remarque: la FCC a adopté une position identique dans certaines parties des États-Unis où des antennes 5G sont déjà installées). Dans un monde où les comportements choquants sont de moins en moins considérés comme choquants, je considère leur point de vue comme véritablement choquant. La situation aux États-Unis relève de la folie collective. J’aurais espéré que les Européens, qui se considèrent comme beaucoup plus réfléchis que les Américains, auraient été effectivement plus réfléchis.

Pourquoi la 5G nécessite-t-elle un si grand nombre d’antennes? C’est parce que le rayonnement 5G est beaucoup plus absorbé lors de son passage dans divers matériaux. L’approche retenue consiste à utiliser beaucoup plus d’antennes, avec une antenne toutes les quelques maisons, de sorte que la 5G puisse suffisamment pénétrer les murs locaux. Une telle absorption implique généralement l’interaction avec des groupes chargés électriquement, de sorte que cette absorption est susceptible d’impliquer l’application de forces sur des groupes chargés électriquement. Comme ces forces sont le moyen par lequel les CEM activent les CCDV, il semble donc très probable que le rayonnement 5G sera particulièrement actif dans l’activation des CCDV.

En résumé, la 5G devrait donc être particulièrement dangereuse pour quatre raisons différentes: 1. Le nombre extraordinairement élevé d’antennes prévues. 2. Les puissances énergétiques très élevées qui seront utilisées pour assurer la pénétration. 3. Les niveaux de pulsation extraordinairement élevés. 4. Les interactions apparentes de haut niveau de la fréquence 5G sur les groupes chargés, y compris vraisemblablement les groupes chargés des capteurs de tension.

L’industrie des télécommunications affirme que le rayonnement 5G sera principalement absorbé dans les 1 ou 2 mm extérieurs du corps, de sorte que nous n’avons pas à nous inquiéter de ses effets. Il y a une part de vérité dans cette affirmation, mais il y a aussi des réserves qui rendent toute conclusion tirée de cette affirmation beaucoup plus suspecte. Quoi qu’il en soit, ces effets de surface de la 5G auront un impact particulièrement fort sur les organismes dont le rapport surface/volume est beaucoup plus élevé. Par conséquent, je prédis que de nombreux organismes seront beaucoup plus touchés que nous. Cela inclut les insectes et autres arthropodes, les oiseaux, les petits mammifères et les amphibiens. Cela inclut les plantes et même les grands arbres, car les arbres ont des feuilles et des organes reproducteurs qui sont très exposés. Je prédis qu’il y aura des catastrophes écologiques majeures en conséquence de la 5G. Il s’agira notamment de vastes conflagrations, car les expositions aux CEM rendent les plantes beaucoup plus inflammables.

Mais revenons à l’homme. L’industrie a également affirmé que les CEM à fréquence micro-ondes plus conventionnels ont un effet limité au centimètre extérieur du corps. Nous savons cependant que ce n’est pas vrai, en raison des effets en profondeur dans le cerveau humain, sur le cœur et sur les systèmes hormonaux. Les deux études les plus importantes démontrant les effets en profondeur du corps sont sans doute celles du professeur Hässig et de ses collègues en Suisse sur la formation de cataractes chez les veaux [112,113]. Ces deux études montrent clairement que lorsque des vaches gestantes paissent à proximité de stations de base de téléphonie mobile (parfois appelées tours de téléphonie mobile), les veaux naissent avec une incidence de cataractes très fortement accrue. Il découle de ces résultats que, malgré le fait que les fœtus en développement se trouvent très profondément dans le corps de la mère et devraient être hautement protégés des expositions aux CEM, ce n’est pas le cas. Et comme les directives de sécurité relatives aux CEM en Suisse sont 100 fois plus strictes que celles en vigueur dans la plupart des autres pays d’Europe, les directives de sécurité plus générales permettent des expositions largement supérieures. Les affirmations de l’industrie selon lesquelles les CEM de fréquence micro-ondes n’agissent que sur le centimètre extérieur du corps sont clairement fausses.

Comment alors les CEM conventionnels à fréquence micro-ondes et le rayonnement 5G peuvent-ils agir en profondeur dans le corps? On observera à juste titre que les effets électriques des CEM activent le capteur de tension et que les forces électriques directes sont rapidement atténuées dans le corps. Alors comment peut-il y avoir des effets profonds? Je pense que la réponse réside dans le fait que les composantes magnétiques des CEM sont connues depuis des décennies pour pénétrer beaucoup plus profondément que les composantes électriques. Les champs magnétiques exercent des forces sur les groupes mobiles chargés d’électricité dissous dans les phases aqueuses du corps et de petits mouvements individuels des groupes chargés peuvent régénérer des champs électriques qui sont essentiellement identiques aux champs électriques des CEM originaux, portant la même fréquence et le même modèle de pulsation, bien qu’avec une intensité plus faible. Un exemple de ce phénomène est donné dans l’étude de Lu et Ueno [114]. Étant donné que le capteur de tension est si étonnamment sensible aux forces électriques et que cela s’explique en partie par le niveau très élevé d’amplification du champ électrique à travers la membrane plasmique, notre organisme dispose d’un moyen presque parfait pour produire des effets de CEM en profondeur.

[…]

La question qui se pose maintenant est celle de la 5G. Il existe de fortes suspicions de risques similaires ou plus graves que ceux énumérés ci-dessus, mais nous ne disposons d’aucun test de sécurité biologique sur les véritables radiations 5G. Par conséquent, nous ne disposons d’aucune analyse ou gestion des risques, car nous ne disposons d’aucune évaluation des risques concernant la 5G. Nous voyons donc le Dr Vinci soutenir que la demande d’application du principe de précaution est prématurée. Mais ce n’est pas la demande d’utilisation du principe de précaution qui est prématurée, c’est l’affirmation de la Commission selon laquelle elle a effectué l’analyse et l’évaluation des risques requises. Voilà le monde bizarre dans lequel nous vivons.

Permettez-moi de conclure comme suit. À certains moments de notre histoire, des personnes ont tenu tête à de puissantes forces destructrices contre des obstacles qui semblaient souvent insurmontables. Ces personnes sont LES personnes les plus honorées de notre histoire. Ceux qui n’ont pas réussi à le faire sont parmi les personnes les plus méprisées de notre histoire. Je ne suis pas du tout sûr qu’il y aura des historiens pour nous chroniquer dans 100 ans ou même dans 30 ans, étant donné la direction que nous suivons. Mais si c’est le cas, soyez assurés que c’est sur la base de ces critères que vous serez jugés.


Texte original

[…]

What are the effects produced by non-thermal exposures to microwave frequency EMFs, where we have anextensive scientific literature? Each of the following effects has been documented in from 11 to 35reviews, listed at the end of Chapter 1.

  1. Three types of cellular DNA attacks, producing single strand breaks in the cellular DNA, doublestrand breaks in cellular DNA and oxidized bases in cellular DNA. Each of these DNA changes have roles in cancer causation and in producing the most important mutational changes in humans and other animals. Double stranded DNA breaks produce chromosomal breaks, rearrangements, deletions and duplications and copy number mutations; they also produce gene amplification, an important mechanism in cancer causation. Single strand breaks in cellular DNA cause aberrant recombination events leading to copy number mutations. Oxidized bases leading to point mutations. When these occur in somatic cells, they can each have roles in causing cancer. When these occur in germ line cells (and they have be shown to occur in sperm following EMF exposures), they cause the three most important types of mutations in future generations, chromosomal mutations, copy number mutations and point mutations. (19 different reviews documenting these types of cellular DNA damage)
  2. A wide variety of changes leading to lowered male fertility, lowered female fertility, increased spontaneous abortion, lowered levels of estrogen, progesterone and testosterone, lowered libido (16 reviews). Human sperm count has dropped to below 50% of what used to be considered normal throughout the technologically advanced countries of the world [1]. Reproductive rates have fallen below replacement levels in every technologically advanced country of the world, with a single exception. These include every EU country, the U.S., Canada, Japan, South Korea, Taiwan, Singapore, Australia and New Zealand. Reproduction averages in these countries is about 73% of replacement levels according to 2015 or 2016 data. A study on mouse reproduction [2] showed that radio/microwave frequency EMF exposure at doses well within our current safety guidelines produced substantial dose-dependent decreases in reproduction within the first set of litters; further exposure produced dose-dependent complete or almost complete sterility that was found to be largely irreversible. When we have a technology that is universally present in these technologically advanced countries, that we know impacts reproduction, and reproduction has already dropped well below replacement levels, and we may be facing a catastrophic and irreversible decline in reproduction and there are more and more plans to expose us still further, don’t you think that we should take note of the science? Mr. Ryan and Dr. Vinci nas seem to beū saying not at all. (Please note that the U.S. FCC and FDA also completely ignore this existential threat)
  3. Neurological/neuropsychiatric effects (23 reviews). My own paper on this [3] and two earlier reviews cited in it found that there are whole series of repeatedly found EMF effects which have also become extremely widespread complaints in our technologically advanced societies, namely: sleep disturbance/insomnia; fatigue/tiredness; headache; depression/depressive symptoms; lack of concentration/attention/cognitive dysfunction; dizziness/vertigo; memory changes; restlessness/tension/anxiety/stress/agitation; irritability. These findings are not just based on 2epidemiological findings but are also based on profound impacts of EMFs, at levels well within our safety guidelines, on brain structure and function and also on the mechanism of non-thermal EMF action discussed below. When we have these neuropsychiatric effects becoming more and more common in technologically advanced societies all over the world, and we know each of these is caused EMF exposures, shouldn’t we take note of this relationship?
  4. Apoptosis/cell death (13 reviews). The two most important consequences of large increases in apoptosis (programmed cell death) are in causation of the neurodegenerative diseases and lowered reproduction although there are others.
  5. Oxidative stress/free radical damage (17 reviews). Oxidative stress has roles in all or almost all chronic diseases. It is reported to have essential roles in producing the reproductive effects and the attacks on cellular DNA and may also have roles in producing the neurological effects and some of the cancer-causing effects shown to be produced here by EMF exposures.
  6. Widespread endocrine (that is hormonal) effects (11 reviews). The steroid hormone levels drop with EMF exposure, whereas other hormone levels increase with initial exposure. The neuroendocrine hormones and insulin levels often drop with prolonged EMF exposure, possibly due to endocrine exhaustion.
  7. Increases in intracellular calcium ([Ca2+]i) levels following EMF exposure (14 reviews). Calcium signaling also increases following EMF exposure.
  8. Cancer causation (35 reviews). Brain cancer, salivary cancer, acoustic neuromas and two other types of cancer go up with cell phone use. People living near cell phone towers have increased cancer rates. Other types of EMFs are also implicated. Short wave radio, radio ham operators and people exposed to radar all are reported to have increased cancer incidence. Perhaps most telling, heavy-long term cell phone users have the highest incidence of brain cancer and have predominantly cancer increases on the ipsilateral side of the head (the side they use their cell phones), as opposed to the contralateral side. I have an in press paper [7], focused not on whether EMFs cause cancer but rather on how they can cause cancer. The paper shows that « downstream effects » of the main target of the EMFs in the cells of our bodies, can cause cancer in 15 different ways, including increases in cancer initiation, promotion and progression. Progression effects include both tissue invasion and metastasis. Each of these cancer causation effects are caused via mechanisms produced by downstream effects of the main non-thermal EMF mechanism, as discussed in Chapter 2.


Therapeutic effects of such EMFs. Such EMFs when focused on a specific region of the body where there is some dysfunction and when used at specific intensities, can have therapeutic effects. In my 2013 paper [4], I cited 12 different reviews where EMF stimulation of bone growth was used therapeutically. There are something like 4000 papers on various therapeutic effects. Strangely, the telecommunications industry does not acknowledge these therapeutic effects, preferring rather to maintain the fiction that there are no non-thermal effects.

[…]

There is another set of reviews, 12 in this case, with each showing that pulsed EMFs are, in most cases, much more biologically active than are non-pulsed EMFs. This is particularly important because all wireless communication devices communicate via pulsations, making them potentially much more dangerous. It follows from this that if you wish to study the effects of Wi-Fi, cell phones, cordless phones, cell phone towers, smart meters or 5G, you had better study the real thing or at least something that pulses very much like the real thing. There are many studies that don’t do this, but falsely claim to be genuine Wi-Fi, cell phone or cordless phone studies. Other factors that influence the occurrence of non-thermal EMF effects include the frequency being used, the polarization of the EMFs and the cell type being studied [4,5,8-11]. Furthermore there are intensity “windows” that produce maximum biological effects, such that both lower and higher intensities produce much less effect [5,8,9]. These window effect studies clearly show that dose-response curves are both non-linear and non-monotone, such that it is difficult or impossible to predict effects based on relative intensity even when all other factors are the same. The role of each of these factors is completely ignored by ICNIRP, SCENIHR, the U.S. FCC, FDA and National Cancer Institute as well as by many other industry-friendly groups. When each of these organizations concludes that “results are inconsistent” they are comparing studies based on superficial similarities but not on these demonstrated causal factors. What is being observed, therefore, is genuine biological heterogeneity, not inconsistency. It has been known since the beginning of modern science in the 16th century that how you do your studies is important in determining what results are obtained. How is it possible that ICNIRP, SCENIHR, the U.S. FCC, FDA and National Cancer Institute have forgotten this important fact?

The primary literature studies demonstrating roles of pulsation, frequency, polarization, cell type and intensity windows in determining biological effects are entirely dependent on having genuine effects to study. None of these studies could have been done without an effect to study. Consequently, the claims that there are no well-documented EMF effects are nonsense, based not only on the eight extremely well-documented effects summarized above, but also on the entire literature demonstrating the role of pulsation,frequency, polarization, cell type and intensity windows.

[…]

We have already discussed two issues that are essential to understanding 5G. One is that pulsed EMFs are, in most cases, much more biologically active than are non-pulsed (often called continuous wave) EMFs. A second is that the EMFs act by putting forces on the voltage sensor of the VGCCs, opening these calcium 45channels and allowing excessive calcium ions to flow into the cell. The voltage sensor is extraordinarily sensitive to those electrical forces, such that the safety guidelines are allowing us to be exposed to EMFs that are something like 7.2 million times too high.

The reason that the industry has decided to go to the extremely high frequencies of 5G is that with such extremely high frequencies, it is possible to carry much more information via much more pulsation than it is possible to carry with lower frequencies even in the microwave range. We can be assured, therefore, that 5G will involve vastly more pulsation than do EMFs that we are currently exposed to. It follows from that, that any biological safety test of 5G must use the very rapid pulsations including whatever very short term spikes may be present, that are to be present in genuine 5G. There is an additional process that is planned to be used in 5G: phased arrays (https://en.wikipedia.org/wiki/Phased_array). Here multiple antenna elements act together to produce highly pulsed fields which are designed for 5G, to produce increased penetration. 5G will entail particularly powerful pulsations to be used, which may, therefore, be particularly hazardous.

The only data we have, to my knowledge, used non-pulsed EMFs in the frequency range of 5G, not genuine 5G. Any such data tells us almost nothing useful about 5G. I take it that from their statements, that both Mr. Ryan and Dr. Vinci nas are ready to put out 10s of millions of 5G antennae to afflict every single person in the EU with 5G radiation without even a single biological test of safety of genuine 5G. (Note: the FCC has taken an identical position’ in parts of the U.S. 5G antennae are already being installed). In a world where shocking behavior has become less and less shocking, I consider their views to be genuinely shocking. The U.S. situation is mass insanity. I would have hoped that the Europeans, who think of themselves as being much more thoughtful than Americans, would have been genuinely more thoughtful.

Why does 5G need such high numbers of antennae? It is because the 5G radiation is much more absorbed as it enters various materials. The approach is to use many more antennae with one found every few houses, such that 5G can sufficiently penetrate local walls. Such absorption usually involves the interaction with electrically charged groups, such that such absorption is likely to involve placing forces on electrically charged groups. Because such forces are the way in which EMFs activate the VGCCs, it seems highly likely, therefore, that 5G radiation will be particularly active in VGCC activation.

In summary, then, 5G is predicted to be particularly dangerous for each of four different reasons: 1. The extraordinarily high numbers of antennae that are planned. 2. The very high energy outputs which will be used to ensure penetration. 3. The extraordinarily high pulsation levels. 4. The apparent high level interactions of the 5G frequency on charged groups presumably including the voltage sensor charged groups.

Now what the telecommunications industry argues is that 5G radiation will be mostly absorbed in the outer 1 or 2 mm of the body, such that they claim that we don’t have to worry about the effects. There is some truth to that, but there are also some caveats that make any conclusions made from that, much more suspect. In any case, these surface effects of 5G will have especially strongly impact organisms with much higher surface to volume ratios. Consequently, I predict that many organisms will be much more impacted than we will. This includes insects and other arthropods, birds and small mammals and amphibia. It includes plants and even large trees, because trees have leaves and reproductive organs that are highly exposed. I predict there will be major ecological disasters as a consequence of 5G. This will include vast conflagrations because EMF exposures make plants much more flammable.

But let’s get back to humans. The industry has also made claims that more conventional microwave frequency EMFs are limited in effect to the outer 1 cm of the body. We know that is not true, however because of the effects deep in the human brain, on the heart and on hormone systems. Perhaps the most important two studies demonstrating effects deep within the body are the studies of Professor Hässig and his colleagues in Switzerland on cataract formation in calves [112,113]. These two studies clearly show that when pregnant cows are grazing near mobile phone base stations (sometimes called cell phone towers), the calves are born with very greatly increased incidences of cataracts. It follows from these findings that even though the developing fetuses are very deep in the body of the mother and should be highly protected from the EMF exposures, they are not so protected. And because the EMF safety guidelines in Switzerland are 100 times more stringent than are the safety guidelines in most of the rest of Europe, the more general safety guidelines allow greatly excessive exposures. The claims of industry that microwave frequency EMFs only act in the outer centimeter of the body are clearly false.

How then can both conventional microwave frequency EMFs and 5G radiation act deeply within the body? You may correctly observe that the electrical effects of the EMFs activate the voltage sensor and that the direct electrical forces are rapidly attenuated in the body. So how can we get deep effects? I think the answer is that the magnetic parts of the EMFs have been known for decades to penetrate much more deeply than do the electrical parts. The magnetic fields put forces on mobile electrically charged groups dissolved in the aqueous phases of the body and small individual movements of the charged groups can regenerate electric fields that are essentially identical to the electric fields of the original EMFs, carrying the same frequency and same pulsation pattern, although with lower intensity. An example of this is given in the Lu and Ueno [114] study. Because the voltage sensor is so stunningly sensitive to electrical forces and part of the reason for that is the very high level of amplification of the electrical field across the plasma membrane, we have an almost perfect way in which to produce EMF effects deeply within our bodies.

[…]

The question now is what about 5G? Here we have strong suspicions of similar or more severe risk than those listed immediately above but we have no biological safety testing of genuine 5G radiation. Therefore, we have no risk analysis or risk management because we have no risk assessment whatsoever on 5G. So here we have Dr. Vinci arguing that the request for precautionary principle application is premature. But it is not the request for the use of the precautionary principle that is premature, it is the Commission’s claim that it has done the required risk analysis and risk assessment. This is the bizarre world that we live in.

Let me close, as follows. There have been certain points in our history where people have stood up to strong destructive forces against what often appeared to be insurmountable odds. Those people are THE most honored people in our history. The people who failed to do so are among the most despised people in our history. I am not at all sure we will have historians to record us 100 years from now or even 30 years from now, given the direction in which we are heading. But if we do, rest assured that these are the standards by which you will be judged

Pannes.

ATTENTION, JE ME SUIS PLANTÉ EN NE LISANT QUE LE RÉSUMÉ DE L’ARTICLE SUR L’OMICRON S QUI FIGURAIT SUR LA PRÉSENTE PAGE!
JE PUBLIE ICI UN ARTICLE QUI CORRIGE CETTE MÉPRISE.

Désolé, j’ai eu une panne d’Internet.

J’ai aussi eu une panne d’inspiration, juste après.

J’ai un paquet de notes pour quelques articles en préparation, qui n’attendent qu’à être rédigés. Avant de m’y mettre, j’ai sorti le chien et j’ai vu la rue principale du village totalement envahie par les voitures des gens qui remplissent les restaurants du coin. J’ai vu leurs têtes, leur regard éteint qui donne sur leur cerveau absent, et je me suis demandé, « A quoi bon? »

J’ai néanmoins passé la soirée et une partie de la nuit à chercher ce qui pourrait bien les réveiller. Mais rien de nouveau, le programme suit tranquillement son cours. Quelques âmes courageuses dénoncent, interpellent, publient, filment, intentent, etc. Je les relaye ici, je tente de séparer le bon grain de l’ivraie et de pointer directement le coeur du sujet, dans le chaos informationnel ambiant.

Mon épouse me dit que ses collègues commencent à s’inquiéter.

Commencent.

Juste parce que leur facture énergie a subitement augmenté.

Je me disais que ce serait donc une idée de faire le point, d’être plus simple et concis, et de m’adresser à ceux qui commencent à s’inquiéter. Pas ceux qui ont déjà compris, les autres. Qu’ils commencent à s’inquiéter de la pénurie énergétique, de la guerre Russie/Ukraine qui n’en finit pas, des effets secondaires des injections, de la pénurie de main d’oeuvre, des problèmes de réseaux de distribution, d’agriculture, d’inflation, de possible guerre civile, de recrudescence de la violence urbaine, de vagues d’immigration démentielles, des dangers de la géoingénierie.

Je pourrais donc faire le point – simple et concis – sur tous ces sujets et emballer le tout en quelques phrases. La crise énergétique sert à parachever la destruction des entreprises. Elle a été fabriquée de toute pièce par la fermeture des centrales nucléaires et par la guerre en Ukraine, volontairement menée de manière à durer le plus longtemps possible, et à démanteler ce pays. L’objectif des injections est de réduire l’espérance de vie de la majorité des populations et d’expérimenter la technologie de l’Internet des Corps. Les réseaux de distribution, volontairement sabotés depuis le Covid, le sont aujourd’hui par les coûts des transports. L’agriculture industrielle, qui se relevait tant bien que mal des mesures Covid est volontairement détruite par la pénurie d’engrais – justifiée par la pénurie énergétique – par la guerre, et la persécution des agriculteurs. L’inflation, entièrement fabriquée pour camoufler le pillage complet de l’argent public, est volontairement aggravée pour détruire ce qui reste de l’économie occidentale, après quoi le seul choix donné sera celui des monnaies digitales des banques centrales. Le chaos sociétal à venir provoquera un niveau de violence impossible à imaginer, que la présence de populations immigrées servira à parachever. Si la modification des couches atmosphériques par géoingénierie se poursuit au rythme actuel, entamé en 2010, toute vie pourrait disparaître sur Terre d’ici cinq ans.

Mais à part le chapitre géoingénierie, que j’aborderai, j’ai déjà expliqué tout ça en long et en large.


Note: j’ai supprimé la fin de l’article, qui contenait l’erreur expliquée ici.

La fin de la nourriture bon marché – par Charles Hugh Smith.

Maintenant que vous aurez compris que l’avenir des villes est derrière elles, ceci vous aidera à envisager votre future vie rurale sous l’angle de seule véritable alternative au modèle industriel en perdition et au suivant – le Grand Reset. Charles vous détaillera ce que je serine depuis deux ans sur ce blog. Ce n’est pas mon épouse, qui passe huit mois par an dans le potager familial, qui vous dira le contraire, ni le fermier/éleveur du village chez qui nous allons chercher – à pied – notre viande bio d’animaux de pâturage, d’une qualité qui n’existe tout simplement pas dans la grande distribution, à un prix inférieur à ce qu’on trouve aujourd’hui en magasin.

On reprend ensuite la série des très instructifs articles « climat » de John Dee, apparemment un peu techniques pour mes lecteurs mais que je continuerai néanmoins à traduire et publier puisqu’ils sont, en plus, très amusants.

Source.


La fin de la nourriture bon marché

Le 16 septembre 2022

La production alimentaire mondiale dépend du sol et de la pluie. Les robots n’y changeront rien.

De tous les miracles des temps modernes, le moins apprécié est l’incroyable abondance de nourriture à bas prix aux États-Unis et dans d’autres pays développés. L’ère de la nourriture bon marché est en train de se terminer, pour diverses raisons qui tendent à se renforcer mutuellement.

Nous sommes devenus tellement dépendants d’une agriculture industrielle qui tire son énergie du diesel que nous avons oublié que lorsqu’il s’agit de produire de la nourriture, « chaque petit geste compte » – même les petits jardins ou les petites serres peuvent fournir des quantités significatives de nourriture et donner de la satisfaction.

Pratiquement tous les terroirs/microclimats tempérés se prêtent à la culture de certaines plantes, herbes, arbres et à l’élevage d’animaux. (Le terroir englobe tout ce qui concerne un endroit spécifique: le type de sol, les variations climatiques, l’exposition au soleil, les bactéries présentes dans le sol, tout).

Nous avons oublié que c’est dans les villes que l’on produisait autrefois une grande partie de la nourriture consommée par les citadins. Les petits lopins de terre, les jardins sur les toits, les poulaillers de basse-cour, etc. se multiplient lorsqu’ils sont encouragés plutôt que découragés.

Commençons par souligner à quel point la grande majorité d’entre nous est déconnectée de la production de la nourriture bon marché que nous considérons comme acquise. De très nombreuses personnes ne savent pratiquement rien de la façon dont les aliments sont cultivés, élevés, récoltés/abattus, transformés et emballés.

Même des personnes très instruites sont incapables de reconnaître un plant de haricot vert parce qu’elles n’en ont jamais vu. Elles ne connaissent rien du sol ou de l’agriculture industrielle. Elles n’ont jamais vu de près les animaux qu’elles mangent ou ne se sont jamais occupées des animaux que les humains élèvent pour leur lait, leurs œufs et leur chair depuis des millénaires.

La plupart d’entre nous considèrent l’échelle industrielle de l’agriculture, l’abondance et le faible coût qui en résultent comme acquis, comme s’il s’agissait d’une sorte de droit inné plutôt que d’une brève période de consommation irréfléchie de ressources irremplaçables.

L’agriculture à petite échelle est financièrement difficile car elle rivalise avec l’agriculture industrielle mondiale qui tire son énergie des hydrocarbures et de la main-d’œuvre étrangère à bas prix.

Cela dit, il est possible de développer un produit de niche avec le soutien local des consommateurs et des entreprises. C’est le modèle Moitié-X, Moitié-Fermier au sujet duquel j’écris depuis des années: si au moins une personne du ménage a un emploi à temps partiel qui paie un salaire décent, le ménage peut développer une niche moins rémunératrice dans l’agriculture/élevage. Solutions pour la décroissance: Moitié-Fermier, Moitié-X (19 juillet 2014)

De nombreux éléments de l’agriculture industrielle sont très mal compris. L’expédition de fruits sur des milliers de kilomètres par fret aérien est fonction 1) du carburant pour avion ridiculement bon marché et 2) du tourisme mondial, qui remplit les avions de ligne de passagers qui subventionnent le fret aérien stocké sous leurs pieds.

Lorsque le tourisme mondial a chuté lors du confinement Covid, la capacité de fret aérien a également chuté.

Je ne peux m’empêcher de rire lorsque je lis un énième article sur un nouveau robot agricole qui remplacera la main-d’œuvre humaine, comme si la main-d’œuvre humaine représentait le principal coût de l’agriculture industrielle. (Les hydrocarbures, les engrais, le transport, les coûts de conformité, les baux fonciers et les taxes constituent tous des coûts importants).

Ce qui n’est pas dit, c’est que l’agriculture industrielle dépend du sol, des nappes aquifères d’eau douce et de la pluie. L’irrigation dépend de la pluie/neige quelque part en amont.

Lorsque le sol et les nappes aquifères seront épuisés et que les chutes de pluie deviendront sporadiques, ce robot errera dans un champ stérile, quels que soient les capteurs et autres équipements de pointe dont il sera équipé.

La production alimentaire mondiale dépend du sol et de la pluie. Les robots n’y changeront rien. Ce que peu d’entre nous, qui dépendent de l’agriculture industrielle, comprennent, c’est que celle-ci épuise les sols et draine les nappe aquifères par sa nature même, et que ces ressources ne peuvent être remplacées par la technologie. Une fois qu’elles sont épuisées, elles sont épuisées.

Le sol peut être régénéré, mais pas par les méthodes de l’agriculture industrielle – les tracteurs fonctionnant au diesel et les engrais dérivés du gaz naturel.

Peu de gens savent que la terre est elle-même vivante, et qu’une fois qu’elle est morte, plus rien ne peut y pousser. Tout ce qui pourra être extrait d’un sol appauvri sera dépourvu des micronutriments dont nous avons tous besoin: plantes, animaux et humains.

Chaque organisme est soumis à la Loi du Minimum: il est inutile d’ajouter un nutriment si tous les nutriments essentiels ne sont pas disponibles dans les bonnes proportions.

Déverser un excès d’engrais azoté sur une plante ne lui fera pas produire plus de fruits si elle ne dispose pas de suffisamment de calcium, de soufre, de magnésium, etc. Tout ce que l’on fait en déversant davantage d’engrais azotés sur le terrain, c’est empoisonner les cours d’eau à mesure que l’excès d’azote ruisselle.

L’irrigation est aussi un miracle que peu de gens comprennent. Avec le temps, les sels naturels contenus dans l’eau s’accumulent dans les sols irrigués et ceux-ci perdent leur fertilité. Plus le climat est sec, moins il y a de pluie pour extraire les sels du sol. L’irrigation n’est pas durable à long terme.

Les plantes ont besoin de conditions fiables pour atteindre leur maturité. Si une plante ou un arbre est privé d’eau et de nutriments, son système immunitaire s’affaiblit et il est plus vulnérable aux maladies et aux infestations d’insectes. Les rendements chutent s’il n’y a pas assez d’eau et de nutriments pour assurer la croissance des fruits ou des céréales.

Les conditions météorologiques extrêmes font des ravages dans l’agriculture, même dans l’agriculture industrielle. Une culture peut pousser à merveille et arriver à maturité, puis une tempête de vent ou une pluie battante [NdT. ou une inondation] peut la détruire en quelques heures.

La plupart des gens partent du principe qu’il y aura toujours une abondance de céréales (riz, blé, maïs) sans se rendre compte que la grande majorité des céréales proviennent de quelques rares endroits où les conditions sont propices à l’agriculture industrielle. Si l’un de ces quelques endroits devait subir des changements climatiques erratiques, les exportations de céréales diminueraient de façon spectaculaire.

Une fois que les céréales bon marché auront disparu, la viande bon marché disparaîtra également, car la plupart des viandes dépendent d’une alimentation à base de céréales.

La superficie nécessaire à la culture de quantités abondantes de céréales est gigantesque. Une grande partie de l’Iowa, par exemple, est constituée de champs de maïs et de soja, dont un pourcentage important sert à nourrir les animaux.

Les touristes américains s’extasient devant les fromages de chèvre artisanaux en France ou en Italie sans apprécier le travail humain nécessaire à la fabrication de ces produits artisanaux, travail qui ne peut être remplacé par des robots.

L’agriculture industrielle ne fonctionne que dans le cadre de vastes économies, à grande échelle et avec des taux d’utilisation élevés. Si le sac de 10 livres de cuisses de poulet ne coûte que 25 dollars, c’est parce que des dizaines de millions de poulets sont élevés dans des conditions industrielles soigneusement conçues et abattus/nettoyés à l’échelle industrielle.

Si le taux d’utilisation et l’échelle diminuent, l’ensemble de l’opération cesse d’être économiquement viable.

L’agriculture industrielle mondiale repose sur l’exploitation d’une main-d’œuvre bon marché et de sols qui n’ont pas encore été épuisés. C’est pourquoi la coupe à blanc de l’Amazonie est si rentable: on engage des travailleurs désespérés qui n’ont guère d’autres possibilités de gagner de l’argent, on exploite le sol jusqu’à ce qu’il devienne stérile, puis on passe à autre chose.

L’agriculture industrielle et la dépendance aux hydrocarbures bon marché suscitent de nombreux malentendus. Nombreux sont ceux qui placent leurs espoirs dans les légumes biologiques sans se rendre compte que chaque tomate biologique implique toujours 5 cuillères à café de diesel et 5 cuillères à café de kérosène si elle est cultivée à l’échelle industrielle et expédiée sur des milliers de kilomètres par avion.

Une grande partie de la planète n’est pas propice à l’agriculture à haut rendement. Le sol y est infertile ou épuisé, et le restaurer demande un patient processus d’investissement de plusieurs années ou décennies, non rentable à l’échelle industrielle.

En tant que moyen de gagner de l’argent, la production localisée ne peut rivaliser avec l’agriculture industrielle. Mais ce n’est pas l’objectif. L’objectif est de remplacer la dépendance à l’égard de l’agriculture industrielle par notre propre production, beaucoup plus petite et optimisée pour notre région, et de dégager un excédent qui contribue à nourrir notre réseau de confiance composé de notre famille, de nos amis et de nos voisins.

Alors que l’agriculture industrielle épuise les derniers sols et les dernières nappes aquifères, que les hydrocarbures et les engrais minéraux deviennent coûteux, et que le changement climatique perturbe les plus de 50 ans de conditions météorologiques relativement douces et fiables dont nous avons bénéficié, la nourriture bon marché disparaîtra.

Une fois que l’échelle et les taux d’utilisation auront diminué, l’agriculture industrielle ne sera plus viable sur le plan économique et environnemental. Cette dépendance à l’égard de l’échelle et des taux d’utilisation est mal comprise. Nous supposons que quelqu’un continuera à cultiver notre nourriture à grande échelle, quelles que soient les autres conditions, mais toute activité doit être viable sur le plan financier et environnemental, sinon elle disparaît.

Avec le déclin de l’agriculture industrielle, la nourriture deviendra beaucoup plus chère: même au double du prix, elle resterait bon marché par rapport à ce qu’elle pourrait coûter à l’avenir.

En raison de notre dépendance à l’égard de l’agriculture industrielle, nous avons oublié à quel point la production alimentaire localisée (artisanale) peut être productive. Les petites exploitations en phase avec le terroir peuvent produire une étonnante quantité de nourriture.

L’avenir d’une alimentation durable, abordable et nutritive réside dans une production localisée optimisée pour ce qui pousse bien sans intervention industrielle. La satisfaction et le bien-être que génère ce lien avec la terre et la nature sont sous-estimés. Ce n’est pas par hasard que les personnes en bonne santé qui vivent longtemps – par exemple, les habitants des zones bleues d’Okinawa et les insulaires grecs – prennent soin de leurs jardins et de leurs animaux, et partagent le fruit de leur travail avec leurs familles, leurs amis et leurs voisins.

C’est amusant et gratifiant de faire pousser des aliments. Cela peut même devenir important. Ceux qui sont incapables de cultiver la moindre nourriture feraient bien de se lier d’amitié avec ceux qui le peuvent.

L’objectif n’est pas de remplacer l’agriculture industrielle. L’objectif est de réduire notre dépendance à l’égard de systèmes mondiaux non durables en redynamisant la production locale.

La prise de contrôle sur la nature par Wall Street se poursuit grâce au lancement d’une nouvelle classe d’actifs – par Whitney Webb.

Un excellent (comme toujours) article de Whitney Webb, pas outrageusement long. Désolé de ne l’avoir pas traduit avant, je l’avais loupé.

Comme je l’affirmais ici, il s’agit bel et bien d’un ajustement structurel de la société entière, et même de la planète entière, avec comme objectif explicitement annoncé ici par les intéressés le retour sur investissement.

En clair, après vous avoir confisqué la Terre, ces vieux cons malades vous parqueront dans des prisons digitales, comme celle-ci (regardez, ça vaut la peine), une actualisation du Projet Vénus, dont je parlais il y a exactement deux ans et un mois. Et ils liquideront les anciens peuples, histoire de vous faire passer le goût du retour à la Nature, comme Derrick Jensen l’expliquait ici.

Alors, il vous plaît, le Nouveau Normal?

Source.


Traduction

La prise de contrôle sur la nature par Wall Street se poursuit grâce au lancement d’une nouvelle classe d’actifs

Un projet du système bancaire multilatéral de développement, de la Fondation Rockefeller et de la Bourse de New York a récemment créé une nouvelle classe d’actifs qui mettra en vente, sous couvert de promouvoir la « durabilité », non seulement le monde naturel, mais aussi les processus qui sous-tendent toute vie.

par Whitney Webb

13 octobre 2021

Le mois dernier, la Bourse de New York a annoncé qu’elle avait mis au point une nouvelle catégorie d’actifs et le véhicule de cotation correspondant, destinés à « préserver et restaurer les actifs naturels qui, en fin de compte, sous-tendent la possibilité de vie sur Terre ». Appelé société d’actifs naturels (Natural Asset Company, ou NAC), ce véhicule permettra la création de sociétés spécialisées « qui détiendront les droits sur les services écosystémiques produits sur une parcelle de terre donnée, des services tels que la séquestration du carbone [NdT. comme cette brillante idée, très écologique] ou l’eau propre ». Ces NAC entretiendront, géreront et développeront les actifs naturels qu’elles commercialiseront, dans le but de maximiser les aspects des actifs naturels jugés rentables par la société.

Bien que décrites comme agissant comme « toute autre entité » à la Bourse de New York, il est allégué que les NAC « utiliseront les fonds pour aider à préserver une forêt tropicale ou entreprendre d’autres activités de conservation, comme le fait de changer les pratiques de production agricole conventionnelles d’une ferme ». Pourtant, comme expliqué vers la fin de cet article, même les créateurs des NAC admettent que leur but ultime est d’extraire des profits quasi infinis des processus naturels qu’ils cherchent à quantifier puis à monétiser.

Le directeur des opérations de la Bourse de New York, Michael Blaugrund, y a fait allusion dans ce qu’il a déclaré au sujet du lancement des NAC: « Notre espoir est que la possession d’une société d’actifs naturels sera un moyen pour un éventail de plus en plus large d’investisseurs d’avoir la possibilité d’investir dans quelque chose qui a une valeur intrinsèque, mais qui, jusqu’à présent, était en fait exclu des marchés financiers. »

Dans le cadre d’un discours noble sur la « durabilité » et la « conservation », les rapports médiatiques sur l’initiative dans des médias tels que Fortune n’ont pas pu éviter de noter que les NAC ouvrent les portes à « une nouvelle forme d’investissement durable » qui « a enthousiasmé des gens comme le PDG de BlackRock, Larry Fink, au cours des dernières années, même s’il reste de grandes questions sans réponse à ce sujet ». Fink, l’un des oligarques financiers les plus puissants du monde, est et a longtemps été un pilleur d’entreprises, pas un écologiste, et son enthousiasme pour les NAC devrait faire s’interroger même ses partisans les plus enthousiastes sur le fait que cette entreprise aie vraiment pour but de faire progresser la conservation, comme on le prétend.

La mission de l’IEG se concentre sur « la création d’une nouvelle classe d’actifs basée sur les actifs naturels et le mécanisme permettant de les convertir en capital financier. » « Ces actifs », déclare l’IEG, rendent « la vie sur Terre possible et agréable… Ils comprennent les systèmes biologiques qui fournissent de l’air pur, de l’eau, des aliments, des médicaments, un climat stable, la santé humaine et le potentiel sociétal. »

En d’autres termes, les NAC permettront non seulement de transformer en actifs financiers les écosystèmes, mais aussi les droits aux « services écosystémiques », ou les avantages que les gens reçoivent de la nature. Il s’agit notamment de la production alimentaire, du tourisme, de l’eau potable, de la biodiversité, de la pollinisation, de la séquestration du carbone et bien plus encore. L’IEG travaille actuellement en partenariat avec le gouvernement du Costa Rica pour piloter ses actions en matière de NAC dans ce pays. La Ministre de l’Environnement et de l’Energie du Costa Rica, Andrea Meza Murillo, a déclaré que le projet pilote avec l’IEG « permettra d’approfondir l’analyse économique de la valeur économique de la nature, ainsi que de continuer à mobiliser des flux financiers pour la conservation ».

Avec les NAC, la Bourse de New York et l’IEG mettent désormais en vente la totalité de la nature. Bien qu’ils affirment que cela permettra de « transformer notre économie en une économie plus équitable, résiliente et durable », il est clair que les futurs « propriétaires » de la nature et des processus naturels seront les seuls véritables bénéficiaires.

Selon l’IEG, les NAC commencent par l’identification d’un actif naturel, tel qu’une forêt ou un lac, qui est ensuite quantifié à l’aide de protocoles spécifiques. De tels protocoles ont déjà été élaborés par des groupes connexes tels que la Capitals Coalition, qui est associée à plusieurs partenaires de l’IEG ainsi qu’au Forum Economique Mondial et à diverses coalitions de sociétés multinationales. Ensuite, un NAC est créé et la structure de l’entreprise décide qui a les droits sur la productivité de cet actif naturel ainsi que les droits de décider comment cet actif naturel est géré et gouverné. Enfin, un NAC est « converti » en capital financier en lançant une offre publique initiale sur une bourse de valeurs, comme la Bourse de New York. Cette dernière étape « génère du capital pour gérer l’actif naturel » et la fluctuation de son prix en bourse « signale la valeur de son capital naturel. »

Comment créer une NAC

La création et le lancement des NAC ont pris deux ans et ont vu la Bourse de New York s’associer à Intrinsic Exchange Group (IEG), dans laquelle la Bourse de New York elle-même détient une participation minoritaire. Les trois investisseurs d’IEG sont la Banque Interaméricaine de Développement (BID), branche latino-américaine du système bancaire multilatéral de développement qui impose des programmes néolibéraux et néocolonialistes par le biais de l’endettement; la Fondation Rockefeller, fondation de la dynastie d’oligarques américains dont les activités sont depuis longtemps étroitement liées à Wall Street; et Aberdare Ventures, une société de capital-risque principalement axée sur l’espace numérique de la santé. Il est à noter que la BID et la Fondation Rockefeller sont étroitement liées aux pressions exercées sur les monnaies numériques des banques centrales (Central Bank Digital Currencies – CBDC) et les cartes d’identité numériques biométriques.

Cependant, la NAC et ses employés, directeurs et propriétaires ne sont pas nécessairement les propriétaires de l’actif naturel lui-même après cette dernière étape. Au contraire, comme le note l’IEG, la NAC n’est que l’émetteur, tandis que les acheteurs potentiels de l’actif naturel que la NAC représente peuvent comprendre: des investisseurs institutionnels, des investisseurs privés, des particuliers et des institutions, des sociétés, des fonds souverains et des banques multilatérales de développement. Ainsi, les sociétés de gestion d’actifs qui, pour l’essentiel, possèdent déjà une grande partie du monde, comme Blackrock, pourraient ainsi devenir propriétaires de processus naturels, de ressources naturelles et des fondements mêmes de la vie naturelle qui seront bientôt monétisés.

La Bourse de New York et l’IEG ont présenté ce nouveau véhicule d’investissement comme étant destiné à générer des fonds qui seront reversés aux efforts de conservation ou de durabilité. Toutefois, le site Web de l’IEG indique que l’objectif est en réalité de tirer un profit sans fin des processus naturels et des écosystèmes qui étaient auparavant considérés comme faisant partie des « biens communs« , c’est-à-dire des ressources culturelles et naturelles accessibles à tous les membres d’une société, y compris les matières naturelles telles que l’air, l’eau et une terre habitable. Selon l’IEG, « au fur et à mesure que l’actif naturel prospère, fournissant un flux constant ou croissant de services écosystémiques, les capitaux propres de l’entreprise devraient s’apprécier en conséquence, fournissant des retours sur investissement. Les actionnaires et les investisseurs de l’entreprise, par le biais d’offres secondaires, peuvent réaliser des bénéfices en vendant des actions. Ces ventes peuvent être évaluées pour refléter l’augmentation de la valeur du capital de l’action, plus ou moins en adéquation avec sa rentabilité, créant un flux de trésorerie basé sur la santé de l’entreprise et de ses actifs. »

Le chercheur et journaliste Cory Morningstar a fortement critiqué l’approche adoptée par la Bourse de New York et l’IGE et considère les NAC comme un système qui ne fera qu’exacerber la prédation de la nature par les entreprises, malgré les affirmations du contraire. Morningstar a décrit les NAC comme « Rockefeller et compagnie permettant aux marchés de dicter ce qui a de la valeur dans la nature – et ce qui n’en a pas ». Pourtant, ce n’est pas aux institutions capitalistes et à la finance mondiale de décider quelle vie a de la valeur. Les écosystèmes ne sont pas des « actifs ». Les communautés biologiques existent pour leurs propres besoins, pas pour les nôtres. »

Une nouvelle méthode de pillage

L’objectif ultime des NAC n’est pas la durabilité ou la conservation – c’est la financiarisation de la nature, c’est-à-dire la transformation de la nature en une marchandise qui peut être utilisée pour maintenir l’économie actuelle et corrompue de Wall Street en expansion, sous couvert de protéger l’environnement et d’empêcher sa dégradation supplémentaire. En effet, l’IEG le dit clairement lorsqu’il note que « l’opportunité » des NAC ne réside pas dans leur potentiel d’amélioration du bien-être ou de la durabilité de l’environnement, mais dans la taille de cette nouvelle classe d’actifs, qu’il appelle « Économie de la Nature ».

Source: IEG

En effet, alors que les classes d’actifs de l’économie actuelle sont évaluées à environ 512 trillions de dollars [NdT. donc, 512 milliers de milliards de dollars], les classes d’actifs débloquées par les NAC sont nettement plus importantes, soit 4 000 trillions de dollars (c’est-à-dire 4 quadrillions de dollars) [NdT. donc 4 millions de milliards de dollars]. Ainsi, les NAC ouvrent aux banques et aux institutions financières prédatrices de Wall Street un nouveau terrain de chasse qui leur permettra de dominer non seulement l’économie humaine, mais aussi l’ensemble du monde naturel. Dans le monde actuellement construit par ces entités et d’autres, où même la liberté est recadrée non pas comme un droit mais comme « un service », les processus naturels dont dépend la vie sont également recadrés comme des actifs, qui auront des propriétaires. Ces « propriétaires » auront finalement le droit, dans ce système, de dicter qui a accès à l’eau potable, à l’air pur, à la nature elle-même et à quel prix.

Selon Cory Morningstar, l’un des autres objectifs de la création de « l’Economie de la Nature » et de son habillage sur mesure pour Wall Street via les NAC est de faire progresser de manière drastique les énormes opérations d’accaparement de terres réalisées ces dernières années par Wall Street et la classe oligarchique. Cela inclut les récents accaparements de terres effectués par les entreprises de Wall Street ainsi que par des « philanthropes » milliardaires comme Bill Gates [NdT. voir ma traduction de l’article de Robert F. Kennedy Jr] pendant la crise du COVID. Cependant, les accaparements de terres facilités par le développement des NAC viseront principalement les communautés indigènes du monde en développement.

Comme le note Morningstar:

« Le lancement public des NAC a stratégiquement précédé la quinzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique, la plus grande conférence sur la biodiversité depuis une décennie. Sous le prétexte de transformer 30% du globe en « zones protégées », le plus grand accaparement de terres de l’histoire est en cours. Fondée sur le principe de la suprématie blanche, cette proposition entraînera le déplacement de centaines de millions de personnes et contribuera au génocide en cours des peuples indigènes. La tragique ironie est la suivante: alors que les peuples autochtones représentent moins de 5% de la population mondiale, ils entretiennent environ 80% de toute la biodiversité. »

L’IEG, dans sa discussion des NAC, note de manière éloquente que le produit de l’introduction en bourse d’une NAC peut être utilisé pour l’acquisition de davantage de terres par les entités qui la contrôlent ou utilisé pour augmenter les budgets ou les fonds de ceux qui reçoivent le capital de l’introduction en bourse. On est loin du baratin commercial de la Bourse de New York et de l’IGE selon lequel les NAC sont « différentes » parce que leurs introductions en bourse seront utilisées pour « préserver et protéger » les zones naturelles.

Il est certain que la panique liée au changement climatique, qui est en train de prendre la place de la panique liée au COVID-19, sera utilisée pour commercialiser habilement les NAC et des tactiques similaires comme des moyens nécessaires pour sauver la planète, mais – soyez-en sûr – les NAC ne sont pas un moyen de sauver la planète, mais un moyen de permettre aux mêmes intérêts responsables des crises environnementales actuelles d’inaugurer une nouvelle ère où leur exploitation prédatrice atteindra de nouveaux sommets, inimaginables jusqu’à présent.

Auteur

Whitney Webb

Whitney Webb est rédactrice, chercheuse et journaliste professionnelle depuis 2016. Elle a écrit pour plusieurs sites web et, de 2017 à 2020, a été rédactrice en chef et journaliste d’investigation senior pour Mint Press News. Elle écrit actuellement pour The Last American Vagabond.


Texte original

Wall Street’s Takeover of Nature Advances with Launch of New Asset Class

A project of the multilateral development banking system, the Rockefeller Foundation and the New York Stock Exchange recently created a new asset class that will put, not just the natural world, but the processes underpinning all life, up for sale under the guise of promoting “sustainability.”

by Whitney Webb

October 13, 2021

Last month, the New York Stock Exchange (NYSE) announced it had developed a new asset class and accompanying listing vehicle meant “to preserve and restore the natural assets that ultimately underpin the ability for there to be life on Earth.” Called a natural asset company, or NAC, the vehicle will allow for the formation of specialized corporations “that hold the rights to the ecosystem services produced on a given chunk of land, services like carbon sequestration or clean water.” These NACs will then maintain, manage and grow the natural assets they commodify, with the end of goal of maximizing the aspects of that natural asset that are deemed by the company to be profitable.

Though described as acting like “any other entity” on the NYSE, it is alleged that NACs “will use the funds to help preserve a rain forest or undertake other conservation efforts, like changing a farm’s conventional agricultural production practices.” Yet, as explained towards the end of this article, even the creators of NACs admit that the ultimate goal is to extract near-infinite profits from the natural processes they seek to quantify and then monetize.

NYSE COO Michael Blaugrund alluded to this when he said the following regarding the launch of NACs: “Our hope is that owning a natural asset company is going to be a way that an increasingly broad range of investors have the ability to invest in something that’s intrinsically valuable, but, up to this point, was really excluded from the financial markets.”

Framed with the lofty talk of “sustainability” and “conservation”, media reports on the move in outlets like Fortune couldn’t avoid noting that NACs open the doors to “a new form of sustainable investment” which “has enthralled the likes of BlackRock CEO Larry Fink over the past several years even though there remain big, unanswered questions about it.” Fink, one of the world’s most powerful financial oligarchs, is and has long been a corporate raider, not an environmentalist, and his excitement about NACs should give even its most enthusiastic proponents pause if this endeavor was really about advancing conservation, as is being claimed.

How to Create a NAC

The creation and launch of NACs has been two years in the making and saw the NYSE team up with the Intrinsic Exchange Group (IEG), in which the NYSE itself holds a minority stake. IEG’s three investors are the Inter-American Development Bank, the Latin America-focused branch of the multilateral development banking system that imposes neoliberal and neo-colonalist agendas through debt entrapment; the Rockefeller Foundation, the foundation of the American oligarch dynasty whose activities have long been tightly enmeshed with Wall Street; and Aberdare Ventures, a venture capital firm chiefly focused on the digital healthcare space. Notably, the IADB and the Rockefeller Foundation are closely tied to the related pushes for Central Bank Digital Currencies (CBDCs) and biometric Digital IDs

The IEG’s mission focuses on “pioneering a new asset class based on natural assets and the mechanism to convert them to financial capital.” “These assets,” IEG states, make “life on Earth possible and enjoyable…They include biological systems that provide clean air, water, foods, medicines, a stable climate, human health and societal potential.” 

Put differently, NACs will not only allow ecosystems to become financial assets, but the rights to “ecosystem services”, or the benefits people receive from nature as well. These include food production, tourism, clean water, biodiversity, pollination, carbon sequestration and much more. IEG is currently partnering with Costa Rica’s government to pilot its NAC efforts within that country. Costa Rica’s Minister of Environment and Energy, Andrea Meza Murillo, has claimed that the pilot project with IEG “will deepen the economic analysis of giving nature its economic value, as well as to continue mobilizing financial flows to conservation.”

With NACs, the NYSE and IEG are now putting the totality of nature up for sale. While they assert that doing so will “transform our economy to one that is more equitable, resilient and sustainable”, it’s clear that the coming “owners” of nature and natural processes will be the only real beneficiaries.

Per the IEG, NACs first begin with the identification of a natural asset, such as a forest or lake, which is then quantified using specific protocols. Such protocols have already been developed by related groups like the Capitals Coalition, which is partnered with several of IEG’s partners as well as the World Economic Forum and various coalitions of multinational corporations. Then, a NAC is created and the structure of the company decides who has the rights to that natural asset’s productivity as well as the rights to decide how that natural asset is managed and governed. Lastly, a NAC is “converted” into financial capital by launching an initial public offering on a stock exchange, like the NYSE. This last stage “generates capital to manage the natural asset” and the fluctuation of its price on the stock exchange “signals the value of its natural capital.”

However, the NAC and its employees, directors and owners are not necessarily the owners of the natural asset itself following this final step. Instead, as IEG notes, the NAC is merely the issuer while the potential buyers of the natural asset the NAC represents can include: institutional investors, private investors, individuals and institutions, corporations, sovereign wealth funds and multilateral development banks. Thus, asset management firms that essentially already own much of the world, like Blackrock, could thus become owners of soon-to-be monetized natural processes, natural resources and the very foundations of natural life itself.

Both the NYSE and IEG have marketed this new investment vehicle as being aimed at generating funds that will go back to conservation or sustainability efforts. However, on the IEG’s website, it notes that the goal is really endless profit from natural processes and ecosystems that were previously deemed to be part of “the commons”, i.e. the cultural and natural resources accessible to all members of a society, including natural materials such as air, water, and a habitable earth. Per the IEG, “as the natural asset prospers, providing a steady or increasing flow of ecosystem services, the company’s equity should appreciate accordingly providing investment returns. Shareholders and investors in the company through secondary offers, can take profit by selling shares. These sales can be gauged to reflect the increase in capital value of the stock, roughly in-line with its profitability, creating cashflow based on the health of the company and its assets.”

Researcher and journalist Cory Morningstar has strongly disagreed with the approach being taken by NYSE/IEG and views NACs as a system that will only exacerbate the corporate predation of nature, despite claims to the contrary. Morningstar has described NACs as “Rockefeller et al. letting the markets dictate what in nature has value – and what does not. Yet, it’s not for capitalist institutions and global finance to decide what life has value. Ecosystems are not ‘assets.’ Biological communities exist for their own purposes, not ours.”

A New Way to Loot

The ultimate goal of NACs is not sustainability or conservation – it is the financialization of nature, i.e. turning nature into a commodity that can be used to keep the current, corrupt Wall Street economy booming under the guise of protecting the environment and preventing its further degradation. Indeed, IEG makes this clear when they note that “the opportunity” of NACs lies not in their potential to improve environmental well-being or sustainability, but in the size of this new asset class, which they term “Nature’s Economy.”

Source: IEG

Indeed, while the asset classes of the current economy are value at approximately $512 trillion, the asset classes unlocked by NACs are significantly larger at $4,000 trillion (i.e. $4 quadrillion). Thus, NACs open up a new feeding ground for predatory Wall Street banks and financial institutions that will allow them to not just dominate the human economy, but the entire natural world. In the world currently being constructed by these and related entities, where even freedom is being re-framed not as a right but “a service,” the natural processes on which life depends are similarly being re-framed as assets, which will have owners. Those “owners” will ultimately have the right, in this system, to dictate who gets access to clean water, to clean air, to nature itself and at what cost. 

According to Cory Morningstar, one of the other aims of creating “Nature’s Economy” and neatly packaging it for Wall Street via NACs is to drastically advance massive land grab efforts made by Wall Street and the oligarch class in recent years. This includes the recent land grabs made by Wall Street firms as well as billionaire “philanthropists” like Bill Gates during the COVID crisis. However, the land grabs facilitated through the development of NACs will largely target indigenous communities in the developing world. 

As Morningstar notes:

The public launch of NACs strategically preceded the fifteenth meeting of the Conference of the Parties to the Convention on Biological Diversity, the biggest biodiversity conference in a decade. Under the pretext of turning 30% of the globe into “protected areas”, the largest global land grab in history is underway. Built on a foundation of white supremacy, this proposal will displace hundreds of millions, furthering the ongoing genocide of Indigenous peoples. The tragic irony is this: while Indigenous peoples represent less than 5% of the global population, they support approximately 80% of all biodiversity.

IEG, in discussing NACs, tellingly notes that proceeds from a NAC’s IPO can be used for the acquisition of more land by its controlling entities or used to boost the budgets or funds of those who receive the capital from the IPO. This is a far cry from the NYSE/IEG sales pitch that NACs are “different” because their IPOs will be used to “preserve and protect” natural areas.

The climate change panic that is now rising to the take the place of COVID-19 panic will surely be used to savvily market NACs and similar tactics as necessary to save the planet, but – rest assured – NACs are not a move to save the planet, but a move to enable the same interests responsible for the current environmental crises to usher in a new era where their predatory exploitation reaches new heights that were previously unimaginable.

Author

Whitney Webb

Whitney Webb has been a professional writer, researcher and journalist since 2016. She has written for several websites and, from 2017 to 2020, was a staff writer and senior investigative reporter for Mint Press News. She currently writes for The Last American Vagabond.

Un problème de papier.

J’avais lu (je ne sais plus où, ça fait vraiment longtemps) cet aphorisme:

On coupe des arbres pour fabriquer du papier pour imprimer des livres qui disent qu’il ne faut pas couper les arbres.

En fait, ce n’est pas aussi simple. C’est très bien expliqué ici et ici – lisez, c’est vraiment intéressant. Si on « déforeste » pour fabriquer du papier, on plante davantage que ce qui est coupé:

« Dans l’hémisphère nord, environ 150% de ce qui est défriché est replanté. Depuis 1990, l’Europe compte 17 millions d’hectares de forêts en plus. »

Bon, c’est un calcul légèrement hypocrite – il émane de l’industrie du papier – puisque planter un arbre ne remplace pas instantanément celui qu’on a coupé. Il faut des années pour qu’une forêt repousse. En attendant, 17 millions d’hectares, c’est pas mal. Vous le saviez? Moi, non. J’aurai appris quelque chose aujourd’hui.

Partant de là, je note qu’on attend toujours un minimum de cohérence dans le discours « vert »: si planter des arbres lutte contre le « réchauffement climatique », l’industrie du papier contribue à « sauver la planète », oui ou non? Je suppose que oui, et que c’est la raison pour laquelle on a créé les labels « responsables » qu’on trouve sur les emballages de produits de papeterie. Je n’ai rien contre ce genre de label « éthique », surtout quand il s’agit de programmes de mesures constructives – ne me parlez pas de « taxe carbone », c’est du pur racket – qui temporisent un peu les excès du pillage des ressources et des dégâts qu’ils occasionnent, dont on veut maintenant nous faire payer le prix fort – la solution du Forum Economique Mondial étant de tout nous confisquer, et celle de l’opération Covid et associées, de réduire le nombre de bouches à nourrir, les bouches gourmandes des enfants gâtés du Premier Monde ou les très nombreuses bouches affamées des pauvres du Tiers-Monde. Après l’énorme escroquerie – rentable – de ce modèle, on veut nous infliger une punition encore plus rentable – et « durable » – le nouveau modèle. Le coup du papier à remplacer par du virtuel en est un exemple symbolique, celui du code QR (et de l’identité numérique en général, y compris les nanotechnologies reliées à l’IA) qui remplaceront vos « papiers » en est un autre, plus concret. Le souci est que ça ne peut pas fonctionner. J’explique pourquoi plus bas, pour le papier.

Je n’ai rien contre le fait d’éviter tous les gaspillages – qui font partie de ce que Charles Hugh Smith a judicieusement nommé l’Economie de la Décharge. Concernant les économies de papier, j’ai trois raisons d’y être favorable, dont deux personnelles. D’abord, je déteste classer mon courrier – mon épouse vous confirmera. Ensuite, je préconise qu’on se serve de ce support uniquement quand on a quelque chose d’intéressant à y écrire – au net, sans rature ni faute d’orthographe – ou quelque chose d’une certaine valeur artistique à y dessiner, ce qui élimine à l’avance une bonne partie des étudiants en Beaux-Arts. Je précise que malgré mon côté rabat-joie – ils vous le confirmeront – je n’ai jamais rationné mes enfants en papier, pour une raison très simple: les dessins de nos gosses sont les plus beaux. Ne les jetez pas. J’ai toujours les leurs, sauf ceux que j’ai perdus dans l’inondation.

Une raison plus pragmatique d’économiser le papier est que ça permettrait d’utiliser moins d’énergie pour son recyclage – c’est d’ailleurs le problème général du recyclage. Ce n’est pas tellement difficile de réutiliser – même pour le papier, ou on jette un peu vite des feuilles encore vierges au verso – et c’est plus « durable » que de recycler. Mais bon, je suis un vieil emmerdeur qui a vécu l’époque où il était impensable de jeter une bouteille en verre – j’ai encore du mal avec ça maintenant – et où on prenait son panier en osier pour aller faire ses courses. Une pratique qui pourrait bien revenir, d’ailleurs, probablement plutôt dans la douleur que par l’initiative de citoyens responsables et de bonne volonté. Dans la mesure où il reste quelque chose à acheter.

Donc, côté papier, on est dans la gestion – relativement – responsable, éthique et tout le toutim. Par contre l’aphorisme pourrait fonctionner avec Internet. On tente – difficile de ne pas le remarquer – de faire passer l’idée que c’est toujours mieux de ne pas imprimer un document parce que ça économise le papier – c’est exact – et que la version qui arrive dans votre boîte aux lettres informatique est « écologique » – c’est faux. Internet est le troisième consommateur d’électricité sur la planète, après les Etats-Unis et la Chine. Devant la crise énergétique majeure qui se profile, et toutes ses implications – voir notamment mes deux récentes traductions de John Paul, ici et ici – le papier deviendra le moindre de nos soucis. L’énergie, non. John nous rappelle qu’il faut se préparer, ce que des gens comme lui et moi répètent depuis deux ans par le canal de l’Internet. Je me vois mal distribuer des tracts (en papier) dans la rue. Je fais ce blog. Sur Internet.

L’aphorisme donnerait dans ce cas:

On utilise des quantités astronomiques d’électricité pour diffuser des messages qui disent qu’il faut économiser l’électricité.

Votre serviteur est donc aussi coupable que les autres. Veuillez me pardonner, je croyais bien faire. Ce n’est pas facile de contenir la nocivité ce système tant qu’on en fait partie.

Mais ça vaut la peine d’essayer.

Le chaos à venir, première partie – par John Paul.

Comme promis. La deuxième partie est publiée juste après.

Source.


Traduction

Le chaos à venir

Première partie

John Paul

20 juillet

Les points de données et l’analyse de nombre de mes observations et opinions figurant ici ont été largement couverts dans la plupart des articles intitulés Beyond Mathematical Odds. Je vais écrire un nouvel article de la série Beyond Mathematical Odds qui couvrira une grande partie de ce que je « prévois » et discute ici dans les prochains jours.

Au cas où vous l’ignoreriez, le titre fait référence à l’essai intemporel et génial de Robert Kaplan, The Coming Anarchy.

La démocratie est une bête capricieuse et fragile, soumise aux caprices de la population, et les personnes menacées de pauvreté échangeront la démocratie contre ce que l’adversaire appellera démocratie, qu’il s’agisse d’autocratie ou de « progressisme » (du communisme sous d’autres formes). La majeure partie de la population mondiale n’a pas la capacité cognitive fondamentale de sacrifier ses avantages pour maintenir sa liberté. Plus rares sont ceux qui ont la clairvoyance de penser quelques semaines à l’avance, sans parler des effets de deuxième et troisième ordre, et au-delà. Mais les gens affamés? Ils donneront le pouvoir à quiconque leur fera des promesses vides, car lorsqu’on est affamé, on n’est pas rationnel. La démocratie meurt souvent non pas par idéologie, mais par des estomacs vides.

Les mots « impossible » et « se produire » ont probablement traversé votre esprit et ont été prononcés. Il en est allé de même à d’autres moments de l’histoire. Pour comprendre où je veux en venir, il nous faut d’abord établir quelques repères.

Peu de gens comprennent la complexité en dehors du domaine de la théorie, la complexité est souvent reléguée aux recherches académiques, aussi une partie des objectifs de ce Substack était de rendre progressivement les gens plus attentifs à la façon dont les systèmes complexes fonctionnent, même si vous n’en êtes pas conscient, inconsciemment vous accordez maintenant plus d’attention à l’intrication du système qu’aux événements singuliers. À ce stade, de nombreux lecteurs comprennent comment certains événements peuvent avoir un effet disproportionné sur le système.

Comme dans la nature, où la disparition d’une espèce spécifique d’insecte peut entraîner l’effondrement d’un (petit) écosystème, appelé cascade de coextinction, notre système mondialisé ressemble à un niveau simpliste aux réseaux naturels.

L’un des événements qui a eu un effet disproportionné sur l’ensemble de la planète a été l’interdiction par la Chine des exportations de phosphate, l’un des engrais les plus utilisés sur la planète, à laquelle s’est ajoutée la crainte d’une action similaire de la part de la Russie, qui a également interdit les principales exportations d’engrais l’année dernière, et qui a continué à répondre aux manœuvres géopolitiques occidentales en étendant cette interdiction.

Les gouvernements sont souvent réactifs, et non proactifs, et encore moins capables d’une quelconque forme de prévision. Une planification médiocre, marquée par des modélisations erronées de la part de petites organisations, et des relations incestueuses avec des groupes de réflexion et d’autres organisations, nous ont conduits à la situation actuelle, où les gouvernements, sous l’emprise des entreprises, tentent d’interdire dans la précipitation l’utilisation des engrais. Le gouvernement canadien fait pression dans ce sens depuis des mois, et le gouvernement néerlandais a imposé à la hâte une législation similaire et a récolté en retour la réponse qui convenait. Une révolte populaire.

Accidents, révoltes et soupçons d’écoterrorisme [NdT. ma traduction ici]

Comme je l’ai couvert récemment dans plusieurs articles, de nombreux gouvernements suivant des politiques Vertes et des exigences ESG, que je m’abstiendrai de commenter ici, se sont retrouvés dans des difficultés économiques croissantes, voire se sont même carrément effondrés (Sri Lanka). En l’espace de trois semaines, nous sommes passés de quelques manifestations à près de deux douzaines.

Il n’y a pas si longtemps, le Sri Lanka a reçu l’un des meilleurs scores ESG =)
Des étiquettes antivol allemandes sur le beurre.

La Chine fait face à des paniques bancaires depuis des semaines et lutte contre l’effondrement de son marché immobilier depuis des mois (il s’agit du moteur de la « fausse » économie chinoise, et une grande partie de l’Occident y a fortement investi). L’Europe est maintenant confrontée à une pénurie d’énergie, à des coupures de courant et à la menace d’un hiver rigoureux, ce qui ne devrait pas être un scoop.

Au-delà des probabilités mathématiques – Les ondes de Weimar [Ndt. non traduit]

Dans nombre de mes articles les plus analytiques, j’ai prédit les événements à venir, j’ai dit que l’Europe connaîtrait un rationnement de l’énergie, et peut-être de la nourriture, et cela s’est produit, il y a une grande pénurie d’huile de cuisson dans de nombreux pays, l’inflation se poursuit sans relâche. Et la Russie a complètement arrêté le flux de gaz vers l’Europe pour « maintenance programmée », ce que l’UE considère comme une menace de non-reprise [NdT. il a repris]. En fait, voici un point de référence pour mon argumentaire suivant.

Ça date de début janvier 2022

Les événements de cette semaine ont déjà cimenté le premier et peut-être le deuxième trimestre de l’année. Les effets en cascade sont faciles à suivre rien qu’en lisant ce qui est exposé ici.

D’une part, les difficultés énergétiques de l’Europe, comme nous l’avons souligné précédemment, s’aggravent, et même si l’Europe connaît un hiver plus chaud qui profite à une partie des stocks de GNL [gaz naturel liquide], la pression financière et les politiques de confinement malavisées viennent chercher leur dû.

Les pays européens commencent à décliner sous la lourde pression du sort inévitable de l’EROI [NdT. L’Energy Return On Investment (Eroi) est le ratio entre l’énergie utilisable et celle consommée pour l’obtenir]. Rien ne survit à une énergie coûteuse ou inefficace.

Les événements des quatre dernières semaines ont confirmé ce qui se passera très probablement dans les six à dix prochains mois. À court terme, de nombreux Européens seront confrontés à de nombreuses difficultés, à des pannes d’électricité, à des coupures de courant, à des mesures d’économie d’énergie (euphémisme pour rationnement), l’industrie sera une nouvelle fois touchée, Yara, l’un des plus grands producteurs d’engrais d’Europe, réduira probablement sa production (une nouvelle fois) en raison de la disponibilité et du prix du gaz. La simple exécution du rationnement, qui vise généralement les gros consommateurs (l’industrie), aura un impact important sur l’industrie manufacturière, affectant à la fois l’approvisionnement et d’autres parties de l’industrie elle-même. Le rationnement de l’énergie explique en grande partie pourquoi les problèmes survenus en Chine l’année dernière ont entraîné une cascade d’événements affectant l’industrie mondiale des mois plus tard. Le rationnement en Europe aura un impact similaire, même si ce n’est que pour quelques semaines « seulement ».

Plus tôt cette année, dans mes articles plus longs, j’ai averti que la dynamique non linéaire et les tendances de cette période allaient créer un problème de famine massive dans la région MENA (Middle East Northern Africa – Moyen-Orient et Afrique du Nord), et ce point a été confirmé plus tard par les analyses et les données de l’ONU, et peu après, même des chefs d’État comme Macron ont mis en garde contre cette tendance inquiétante. Aujourd’hui, on attend au moins 20 millions de migrants rien que dans les prochains mois, en raison des politiques désastreuses, des dommages causés par les confinements et des problèmes énergétiques mondiaux.

Dans des circonstances normales, l’Europe serait à peine capable de gérer, d’accueillir et de se permettre 5 millions de migrants, mais sous la pression systémique actuelle, l’Europe ne serait pas capable de gérer 5, et encore moins 20 millions de migrants affamés. Mais 20 millions est une estimation assez prudente, le nombre pourrait être de 50 millions. L’Europe pourrait sombrer dans le chaos le plus total, ou devenir l’otage des pays limitrophes de la région MENA, qui seront eux aussi confrontés à une pénurie de ressources et exigeront des paiements astronomiques sous de nombreuses formes pour ne pas laisser les hordes entrer en Europe. Cela deviendra une question politique mondiale, et c’est une menace continentale, étant donné les circonstances virologiques actuelles…

Il y a maintenant un point de discussion parmi les médias et certaines institutions politiques que « la démocratie est attaquée », précisément à cause de tout ce que j’ai décrit ici, et dans le premier paragraphe de ce texte. La démocratie ne dure que tant que l’on peut se permettre de se nourrir et d’avoir un approvisionnement énergétique suffisant, et à mesure que les perturbations augmentent en intensité et en quantité, les démocraties plient sous leur propre poids bureaucratique. Confrontée à la réalité d’une population privée de nourriture et disposant de peu d’argent, l’UE revient sur certaines de ses sanctions à l’encontre de la Russie, pour tenter d’acheter du carburant et des engrais. Pourtant, les rendements sont déjà compromis (nous en parlerons dans le prochain numéro, ne vous inquiétez pas).

Ai-je mentionné qu’il y a des discussions entre les propriétaires d’usines chinoises qui reçoivent l’ordre du gouvernement de convertir leurs usines pour produire des équipements de guerre? Comme je l’ai dit dans l’article sur les révoltes ci-dessus, la Chine est susceptible d’envahir Taïwan cette année, et tout ce qui précède les points de données dans cet article l’indique, la fuite des données d’identification de plus d’un milliard de personnes ne fait que le confirmer.

Les tendances actuelles du climat, quelle qu’en soit la source, alimentent les discussions sur le « tout climat » dans de nombreux pays, et comme je l’ai couvert plus tôt et superficiellement sur mon Twitter, l’écoterrorisme n’est pas seulement une réalité, mais un problème croissant depuis une décennie, et vous pouvez vous attendre à ce que des incendies plus importants et de très grande ampleur commencent à se produire dans le monde industrialisé au cours des prochains mois lorsque tout sera sec, parmi d’autres formes de perturbation, car des activistes détraqués pensent que les choses n’avancent pas « assez vite ».

Tout cela pour dire qu’à court terme, il n’y aura pas de stabilité, les tendances inflationnistes persistent même avec la destruction de la demande, et les tendances perturbatrices continues ne garantissent qu’un faible répit pour le bon fonctionnement de notre système mondialisé. Si le monde s’arrêtait maintenant, et si les gouvernements devenaient totalement compétents ou cessaient d’exister, les événements se dérouleraient à peu près de la même manière.

La deuxième partie contiendra suffisamment de données et de sources pour que vous compreniez mes opinions et mon analyse/prévision partielle sur ce sujet. Je recommande vivement à mes lecteurs européens d’envisager sérieusement de penser à l’avenir et d’adopter une « mentalité de préparation », dans le seul but d’être prêts lorsque « l’impensable » se produira. Il n’y aura pas assez de nourriture pour nourrir la planète entière, l’inflation alimentaire n’est PAS aussi grave maintenant qu’elle le deviendra, les problèmes énergétiques sont loin d’être terminés, ils font l’objet d’un énorme conflit politique entre différentes factions de la haute société, l’Europe rationne déjà l’énergie et le carburant se fait rare.

Dans une moindre mesure, la même chose s’applique aux Américains, aux Canadiens et aux autres pays, car plus les systèmes complexes commencent inévitablement à tomber en panne, plus ils deviennent chaotiques – pas étonnant que la complexité en tant que domaine universitaire ait commencé avec la « théorie du chaos ». La guerre ukrainienne ne sera pas la dernière guerre que nous verrons, et si certains pays sont suffisamment désespérés, ils pourraient déclencher un conflit pour de multiples raisons, toutes basées sur la seule réponse émotionnelle humaine.

Un certain nombre de mes articles précédents contiennent le cadre nécessaire pour vous permettre de comprendre ce qui va se passer, et comment les choses pourraient (vont) se dérouler. Après avoir lu celui-là, dites-moi, qu’est-ce qui a changé? C’était il y a 4 mois, et si quelque chose, la dynamique actuelle est en passe de rendre les choses bien pires.

Comme je vous en avais averti plus tôt cette année. Il y avait une nuée de cygnes noirs en route, et ils nous bombardent maintenant en piqué.

Au-delà des probabilités mathématiques VIII – Plein pot et vers l’abîme

Vous devriez également prêter une attention toute particulière à mes remarques finales qui figurent ici… [NdT. que je traduis juste sous le lien]

Au-delà de la probabilité mathématique – La guerre hybride

L’Occident tout entier, le Tiers-Monde et l’OTAN, ses alliés, sont incroyablement mal préparés à mener des guerres telles qu’elles sont menées actuellement et depuis 18 mois. Je ne commenterai même pas le chemin actuel et suicidaire que prend l’armée américaine, et je ne parle pas de politique identitaire.

S’il y a un conflit en Ukraine, vous feriez mieux de prier Dieu pour que les Russes ou d’autres acteurs étatiques aient plus de moralité que moi. Compte tenu de la campagne de vaccination actuelle, il est facile, rapide et bon marché d’anéantir toute force active dans un conflit. Il suffit de prendre quelques bidons de… quelque chose. Et ce ne serait pas considéré comme une attaque biologique, car il y a une législation à ce sujet. La guerre du futur n’est-elle pas magnifique?

Je vous laisse avec deux citations.

un « tourbillon de violence », une dévastation surprise et gratuite qui est plus motivée par la rage que par un plan précis.

Vous savez ce qui est cool avec la technologie, la guerre hybride et le monde post-pandémique? Tout le monde peut s’y engager, et les joueurs fantômes sont, littéralement, partout. Décentralisés.

Je vais faire écrouler tout ce putain de temple malade sur ta tête. Ça va être Biblique.

Un très grand merci à tous mes soutiens ici et à ceux qui utilisent KoFi =) !


Texte original

The Coming Chaos

Part 1

John Paul

Jul 20

Data points and analysis of many of my observations and opinions here have been covered extensively in most of the pieces titled Beyond Mathematical Odds. I will write a new Beyond Mathematical Odds that cover much of what I am “forecasting” and discussing here in the next few days.

If by any chance you are not aware, the title is a reference to the timeless, amazing essay The Coming Anarchy by Robert Kaplan.

Democracy is a fickle and fragile beast, at the whims of the population, and people under the threat of poverty will trade democracy, for whatever the adversary labels as democracy, be it autocracy, “progressivism” (communism by other means). Most of the world lacks the basic cognitive capacity to sacrifice amenities to maintain freedom. Fewer even the foresight to think a few weeks ahead, let alone second, third order effects, and beyond. Starving people though ? They will give power to anyone who feeds them empty promises because when you are starving, you are not rational. Democracy often dies not by ideology, but by empty stomachs.


The words impossible and happen probably crossed your mind and were spoken. The same happened other times in history. To understand where I am going, first, we need a few points.

Few people understand complexity outside the realm of theory, complexity is often relegated to academic pursuit, so part of the efforts of this Substack was to slowly make people more observant of how complex systems works, even if you were not aware, subconsciously you now pay more attention to the intricacy of the system, than to singular events. At this point, many of the readers understand how certain events can have a disproportional effect on the system.

Like in nature, where the loss of specific species of insect can lead to the collapse of a (small) ecosystem, named coextinction cascade, our globalized system resembles natural networks at a simplistic level.

One of the events that had a disproportional effect on the whole planet was China’s ban on phosphate exports, one of the most used fertilizers on the planet, compounded by a similar fear from Russia, which also banned major fertilizer exports last year, and kept responding to Western geopolitical moves by extending said ban.

Governments are often reactive, not proactive, let alone attempting any form of foreseeing, poor planning riddled with wrong modeling by small organizations, and incestuous relationships with think tanks and other organizations got us to our current predicament. Where governments, let by corporate capture attempt to rush the ban of fertilizer use. The Canadian government has been pushing this one for months, and the Dutch government rushed similar legislation and got a proper response in return. Popular Revolt.

Accidents, revolts and hints of ecoterror

As I covered recently in quite a few pieces, many governments following Green policies and ESG demands, which I will abstain from commenting on here, found themselves in growing economic difficulties, or outright collapse (Sri Lanka). In the span of 3 weeks, we went from a few protests to almost 2 dozen.

Sri Lanka was given one of the highest ESG scores not long ago =)
German antitheft tags on Butter.

China has been facing bank runs for weeks and fighting the collapse of its real estate market for months (it is the engine of China’s “fake” economy », and a lot of the West is heavily invested in it). Europe is now facing energy shortage, blackouts, and the threat of a severe winter, and this should not be news.

Beyond Mathematical Odds – The Weimar vibes

In many of my more analytical pieces, I forecasted events coming down now, I did say Europe would experience rationing of energy, and possibly of food, and this came to pass, there is a big shortage of cooking oil in many countries, inflation runs unabated. And Russia completely stopped gas flows to Europe for “programmed maintenance”, which the EU sees as a threat of never coming back. In fact, here, is a reference point for my following argument.

From early January, 2022.

Events over the last 4 weeks cemented what will most likely happen in the next 6 to 10 months. In the short-term, many Europeans will be faced with a lot of hardships, brownouts, blackouts, measures to conserve (semantics for rationing) energy, the industry will be affected once again, Yara one of Europe’s biggest fertilizer producers will probably cut production (again) because of gas supply and prices. Merely executing rationing, usually aimed at big consumers (industry) will have a big impact on manufacturing, affecting both supply and other parts of the industry itself. Rationing energy is another big part of why the problems in China last year led to a cascade of events affecting the global industry months later, rationing in Europe will have a similar impact, even if it is for a few weeks “only”.

Earlier this year, in my longer pieces, I warned that the non-linear dynamics and the trends back then would create a massive famine problem in MENA (Middle East Northern Africa), and this point was later confirmed by UN analysis, data, and soon after even head of states such as Macron was warning of this concerning trend. Now they expect at least 20 million migrants in the next months alone because of disastrous policies, damage from lockdowns, and the global energy woes.

Under normal circumstances, Europe would barely be able to deal with, accommodate, and afford 5 million migrants, but under the current systemic pressure, Europe would not be able to deal with 5, let alone 20 million starving migrants. But 20 million is a fairly conservative estimation, the number could be as high as 50 million. Europe could fall into complete chaos, or become a hostage of bordering countries with MENA, as they will too face resource scarcity, and demand astronomical payments in many forms over not letting the hordes get into Europe. This will become a global political issue, and it is a continental threat, given the current virological circumstances…

There is now a talking point among the media and certain political institutions that “democracy is under attack”, precisely because of everything I described here, and in the first paragraph of this text. Democracy only last as long as you can afford food and have a sufficient energy supply, as disruptions grow in intensity and quantity, democracies will buckle under their own bureaucratic weight. Faced with the reality of a population without food, with little money won’t go down easy, the EU is now reverting some of its sanctions on Russia, to attempt to buy fuel and fertilizers. Still, yields are already compromised (will cover in the next one don’t worry).

Did I mention there are talks among Chinese factory owners on orders from the government that they must convert their factories to produce items of war ? As I said in the revolts piece above, China is likely to invade Taiwan this year, and everything before the data points in that piece pointed towards it, the ID leak of over a billion people just solidified it.

Current trends in climate, regardless of where its source is are fueling talks of Climate everything in many countries, and as I covered earlier and superficially on my Twitter, Ecoterrorism is not only a thing, but a decade-old growing problem, and you can expect bigger, massive fires to start happening in the first world the next months when everything gets dry, among other forms of disruption as unhinged activists don’t think things are moving “fast enough”

All this to say, short-term there will be no stability, the inflationary trends persist even with demand destruction, and the continuous disruptive trends do all but guarantee little reprieve of proper functioning of our globalized system. If the world stopped right now, and governments achieved complete competency or ceased to exist, events would pretty much happen in almost the same manner.

Part II will have enough data points, and sources so you understand my opinions and partial analysis/forecast on this one. I highly recommend my European readers to seriously consider thinking way ahead, and adopting a “prepping mindset”, for the sole purpose of being ready when the “unthinkable” happens. There will not be enough food to feed the entire planet, food inflation is NOT as bad as it will get, the energy woes are far from over, are a huge political dispute between different factions of upper society, Europe is already rationing energy and fuel is getting scarce.

To a lesser degree, the same applies to Americans, Canadian, and elsewhere, as complex systems inevitably begin cascading into failure, the more chaotic they become, no wonder Complexity as an academic field started with “Chaos Theory”. The Ukrainian war won’t be the last war we see, and if certain countries get desperate enough, they might instigate conflict for multiple reasons, all based on nothing but human emotional response.

Quite a few of my earlier pieces, have the necessary framework for you to understand what is about to happen, and how things might (will) play out. After reading that one, tell me, what changed ? That was from 4 months ago, if anything the current dynamics are about to make that look good.

As I warned earlier this year. There was a flock of black swans coming, and they are dive bombing us.

Beyond Mathematical Odds VIII – Full-bore and Into the Abyss

You should also play very close attention to my closing remarks here…

Beyond mathematical probability – Hybrid war

A very big thank you to all supporters here and those who use KoFi =) !

Non-essentiels.

[revu et augmenté le 17/08]

Préambule

Je vais écrire sur l’ajustement structurel et sur le retour sur investissement.

Je n’y connais rien, bien sûr. Je ne suis pas un expert, je suis ouvrier. Quoique pour avoir autrefois travaillé sur des projets internationaux j’en sais quand même assez sur l’ajustement structurel pour en être dégoûté.

Contrairement à un mythe qu’il faudrait dissiper, ces domaines ne nécessitent pas de grande expertise. Une fois leur logique comprise, on saisit vite quand un de leurs experts nous mène en bateau. Comme l’expliquait Miles dans l’article juste avant, un peu d’entraînement suffit pour développer un mal de mer salutaire. On réalise vite que c’est en presque en permanence qu’on se paie notre tête.

Quand on vous montre un artefact en métal de l’Egypte ancienne – alors qu’ils ne connaissaient pas la métallurgie – et qu’on vous explique que c’est fabriqué avec des métaux trouvés dans des météorites, un brin de curiosité vous ménera aux écrits d’Anatoly Fomenko – ou sur l’excellent site de Cédric-Michel Leclerc – qui ont fait le boulot, donnent leur méthodologie et le fruit de leur recherche: l’Egypte ancienne n’a jamais existé. Pourtant, il y a des égyptologues. Ce sont des experts.

Quand je repère des trous de forage modernes dans des colonnes ou des blocs à tailler sur des photos de ruines de la Grèce antique, imaginez ma surprise. Un peu de recherche suffit à découvrir que la Grèce antique n’a jamais existé non plus. Pourtant il y a des hélennistes. Ce sont des experts. Il y a également des experts en armes atomiques, ce qui devrait vous faire doucement rigoler après que vous aurez lu l’article suivant.

Des experts, vous avez vu défiler depuis deux ans et demi sur les plateaux de télévision – si vous détenez chez vous ce genre d’arme de destruction massive. Vous aurez eu l’occasion de déterminer si oui ou non on vous prend pour des pommes. Aujourd’hui, place aux experts en géostratégie, qui vont eux aussi vous mener en bateau pour vous vendre le conflit Chine/USA et/ou Russie/Europe. Prévoyez un sac en papier.

En y consacrant assez de temps, on acquiert une certaine expertise en matière de complots. Mais je le répète, méfiez-vous des experts. Prenez un peu de temps pour faire le boulot vous-mêmes – mais pas trop de temps. Investissez aussi dans l’observation de la Nature. Ça ouvre l’esprit, ça permet éventuellement de manger sainement, moyennant un peu d’effort, et ça peut même vous aider à comprendre le sens de la vie et la place de l’Homme sur Terre.

C’est ce qu’on est en train de vous confisquer.

Deux ans de blog

Pour les nouveaux qui voudraient lire mes précédents écrits (ou les anciens qui voudraient les relire) et ne se sentent pas de les rechercher dans deux cent nonante neuf titres, il y a ceci, ceci, ceci, ceci, ceci, ceci, ceci, ceci et surtout ceci et ceci et ce témoignage.

Ceci est donc le trois-centième. J’y reviens sur des sujets j’ai relayés ou traités jusqu’à présent et je relie les points. Je n’interviendrai plus désormais sur l’actualité que ponctuellement. L’objectif de l’actualité est de verrouiller l’esprit sur des arcs de pensée très courts et de faire écran, c’est le cas de le dire, à toute perspective historique. Un autre problème est qu’elle est le plus souvent fabriquée: soit un narratif frauduleux qui s’appuie sur des événements tangibles – le Covid en est un cas d’école – soit des événements purement fictifs élaborés dans tel ou tel think tank ou officine du Renseignement. J’ai déjà consacré pas mal de temps à traiter l’actualité au détriment d’articles de fond que je reporte sans cesse. Celui-ci en est un.

Je m’acharnerai aussi moins à publier des articles qui me prennent plus de temps à rédiger ou à traduire (quatre heures en moyenne) qu’il en faut à l’ensemble de mes lecteurs pour les lire. Quelqu’un m’a dit qu’il trouvait dommage que ce blog ne reçoive pas davantage de visites, ce à quoi je lui ai répondu que s’il attirait plus de monde, ça impliquerait que je n’aurais jamais eu besoin de le créer au départ. Le bon peuple qui vit dans l’insouciance ne se met à consommer des informations « alternatives » que dans l’urgence – pour souvent tomber dans le panneau des figures de proue de la « résistance ».

J’ai déjà souvent exposé l’opposition contrôlée, celle payée par le Renseignement pour ce travail. On trouve aussi un grand nombre d’idiots utiles (généralement plus idiots qu’utiles), qui n’ont eux pas besoin d’être contrôlés. Les uns comme les autres se focalisent sur les éternels suspects, de Gates à Soros, sans aller beaucoup plus loin. Leur point commun est de s’adresser au « comment » et au « qui », pas tellement au « pourquoi » – que nous aborderons en fin d’article. Leurs superhéros sont des « media darlings« , qui font partie de l’opération: des cartes joker du Renseignement comme Julian Assange, Edward Snowden et consorts, des personnages politiques sous contrôle, comme Donald Trump, Thierry Baudet et un paquet d’autres, des « patriotes » de droite sélectionnés pour leur innocuité et des gauchistes professionnels recyclés en défenseurs de la liberté. Leur discours s’articule autour des notions de liberté, de crime contre l’humanité, de génocide et d’eugénisme. Certains accusent la Chine (Naomi Wolf), d’autres la défendent (Matthew Ehret), ce qui fournit deux versions du même narratif simpliste, bâti sur la vision binaire du grand public, qui n’a pas conscience qu’il existe un monde au-dessus de leur monde, et qu’il n’y a qu’une élite aux commandes de tout le reste.

Pour maintenir le status quo, la communication est confiée à des animateurs-vedettes du Net surgis de nulle part – aux Etats-Unis des Alex Jones ou des Stew Peters et leurs équipages de faux enquêteurs – qui contrôlent les révélations, leur timing, chaperonnent les quelques professionnels sérieux trop visibles, les discréditent par association à des fantaisistes et enfin polluent l’information par des annonces exotiques ou apocalyptiques en tout genre. Leur incessante complainte est la censure de l’information sur les media mainstream, ce qui est un leurre. Internet est aujourd’hui le media mainstream, ils en sont les stars et leurs vidéos font des millions de vues. La télévision, comme la médecine, a déjà été sacrifiée dans le cadre de l’opération et n’attire plus que des hallucinés qui n’ont aucun poids dans les événements, si ce n’est celui de poids mort. Certains réseaux sociaux font tièdement semblant de censurer mais, pour rappel, Facebook, Twitter et consorts ne sont pas Internet. Au mieux, ils sont des outils d’abrutissement et de surveillance destinés à quart-mondiser la toile, ce qu’ils ont brillamment réussi. L’Internet, la plus grande invention depuis l’aspirateur sans sac, pouvait potentiellement engendrer un gigantesque bond en avant de la connaissance humaine. On attend toujours.

Covid

Les articles sur le Covid et sa version injectable commencent à fatiguer tout le monde – moi le premier. Franchement, à moins que vous débarquiez, passez directement au titre suivant. C’est du rabâché, ressassé, rebattu. J’en ai publié au moins deux cent sur le sujet. Aucune surprise dès lors qu’on a compris le principe, qui va du contrôle à la « dépopulation ». Je fais donc cette courte synthèse, non-exhaustive, basée sur cette interview du Dr Richard Fleming et de son résumé par Joel Smalley, auquel j’ajoute quelques points à partir du n°8.

  1. Le SARS-CoV-2 est une arme biologique fabriquée en laboratoire, financée par le gouvernement américain, qui résulte d’une recherche de gain de fonction sur la protéine de pointe, la rendant plus infectieuse.
  2. Les traitements sûrs et efficaces contre le virus ont été bloqués par les organismes de réglementation sanitaire américains.
  3. La mise en quarantaine des personnes en bonne santé est totalement inefficace.
  4. Les « vaccins » ARNm/ARN produits par Pfizer, Moderna et Janssen sont des armes biologiques qui délivrent la même protéine de pointe toxique que le virus, mais à des charges jusqu’à 5 millions de fois supérieures.
  5. Les vaccinés sont responsables de la sélection par pression des variants (alpha, delta, omicron, etc.), prolongeant ainsi l’épidémie.
  6. Le « vaccin » perturbe le système immunitaire naturel, rendant les vaccinés plus sensibles aux infections et aux maladies. [NdT. dont la flambée de cancers fulgurants observée actuellement]
  7. Le « vaccin » par lui-même endommage les globules rouges et provoque une hyperinflammation et une coagulation qui entraînent la maladie et la mort.
  8. Les « vaccins » déployés ont été déclinés en de nombreuses versions différentes en termes de dosage et de nanotechnologie embarquée.
  9. Les particules nanolipidiques qu’ils contiennent ont également un rôle pathogène.
  10. Outre leurs effets « secondaires », les injections ont comme conséquence de réduire la réponse immunitaire à la protéine de pointe (d’où les formes « moins graves »), qui se multiplie sans limite et fait potentiellement des injectés des super-épandeurs tandis que leurs organes sont attaqués par leur charge de protéine de pointe.
  11. Tous les organes sont touchés mais les dommages au système reproducteur se reflètent dans la chute spectaculaire de la natalité, apparemment temporaire, dans les pays injectés.
  12. Les nombreuses pathologies précitées sont déjà en hausse et attribuées à des causes surréalistes (réchauffement climatique, etc).
  13. Le SARS-CoV-2 et les injections font partie d’une opération militaire, que l’on peut qualifier, en se basant sur ses conséquences, de Guerre Mondiale de cinquième génération – une forme élaborée de « black op« .
  14. Cette guerre n’est manifestement pas le fait d’un pays en particulier mais d’un réseau supranational qui contrôle les gouvernements acteurs du projet et leurs services de Renseignement.
  15. Elle s’adresse en priorité aux économies industrielles ou post-industrielles du Premier Monde, grands consommateurs d’énergie et de matières premières, dont elles dépendent entièrement pour leur survie.
  16. A ce titre, elle fait partie d’un projet de contrôle sociétal, partiellement articulé dans diverses officines du pouvoir mondialiste – de l’Agenda 2030 de l’ONU au Grand Reset du Forum Economique Mondial – et implémenté sous forme « sanitaire » par l’OMS.
  17. La même offensive continue sous forme de nouvelles « crises » organisées destinées à accélérer la faillite du système actuel: conflit en Ukraine, destruction des économies nationales, de l’industrie agro-alimentaire, des réseaux d’approvisionnement et du réseau énergie, et vraisemblablement d’autres à venir.
  18. Les instigateurs et les exécutants de ce projet ont organisé depuis des décennies le cadre législatif pour ne jamais être tenus responsables de leurs actes dans le cadre de ce type d’opération, dont la liste est longue.

Tout ça est très instructif mais il y manque le point le plus important: l’immense majorité de ceux qui se sont fait injecter l’ont fait volontairement.

Energie

L’énergie est la mesure mathématique de l’existence humaine et de l’ensemble de la société. Nous sommes de l’énergie sous forme physique, le Soleil, la Terre et tout le système solaire est connecté comme système d’échange d’énergie émetteur/capaciteur, le premier canalisant la charge cosmique vers le second, et ainsi de suite. Pour les plus curieux, le Thunderbolt Project a ébauché la description de ce mécanisme, que Miles Mathis a continué à brillament théoriser et démontrer dans ses travaux sur la charge. C’est de la vraie science, pour une fois.

Tout comme les mitochondries touchées par le Sars-Cov-2, la société humaine commence à montrer des symptômes d’affaiblissement assez inquiétants. Elle plafonne depuis au moins trente ans tout en continuant à consommer la même quantité d’énergie, qui se dissipe aussitôt sans générer d’évolution ni d’effet sur son organisation interne. De plus, l’apport d’énergie qui alimente le système risque à moyen terme de diminuer ou de se tarir. Cette société atteint donc son point d’entropie, à partir duquel tout tend vers le chaos et la désintégration.

Côté agriculture, l’urbanisation indispensable à la révolution industrielle d’une part, et l’extermination de la classe paysanne lors de la Première Guerre mondiale d’autre part, ont justifié et consolidé la mise en place du modèle agricole de monoculture et celle de son complément, l’élevage intensif. La destruction écologique sans précédent qu’elle engendre par son usage intensif de pesticides et par l’épuisement des sols causé par les engrais chimiques garantissaient son échec dans le long terme. Du point de vue économique, l’agriculture industrielle n’est plus aujourd’hui que le maillon pauvre d’un coûteux réseau d’intermédiaires industriels (transformation) et commerciaux (distribution), et de financiers qui la phagocytent par le biais d’un marché truqué et tuent sa rentabilité. Elle n’est donc plus viable dans sa forme actuelle et, comme dans le secteur de l’énergie, aucune transition réaliste à l’horizon.

Dans le secteur bancaire, les banques commerciales européennes sont en situation de faillite effective depuis 2008, camouflée par des jeux d’écritures totalement illégaux, qui ne peuvent durer encore longtemps. La seule transition prévue est la monnaie digitale des banques centrales, qui n’est pas un système monétaire mais une ligne de crédit auprés de multinationales, dont la vertu annoncée sera l’égalitarisme et l’effacement de la dette, et l’effet concret de court-circuiter le dernier vestige du contrôle étatique de la monnaie et de l’inflation. En clair, la Banque supprime ouvertement un intermédiaire qui n’était déjà plus que symbolique. Au niveau individuel, la dernière liberté accordée au citoyen de choisir son mode de consommation disparaîtra dès lors que son crédit carbone, social, « vert », son statut vaccinal et d’autres critères liés à son portefeuille numérique seront jugés par des entités supranationales.

Les créateurs de ce système connaissaient dès le début sa forte entropie. Après l’avoir ponctionné sous toutes les formes possibles par des outils de manipulation monétaire, financière, sociale, comportementalistes, etc., ils ont aujourd’hui décidé d’accélérer sa destruction et ainsi rester maîtres de son remplacement par le suivant, le « technocratique ».

L’ancien Monde doit disparaître. Pour ce faire, rien de mieux qu’une catastrophe.

La catastrophe

[Pour s’instruire en s’amusant, Raymond Devos parlait en 1979 assez bien de la catastrophe.]

Chaque fois que la doctrine, qu’elle soit « communiste », « capitaliste », « libérale », s’empare de la gestion de la société, elle aménage la machine étatique pour atteindre le niveau de corruption visé que permet l’excès ou le manque de contrôle (régulation/dérégulation), et la catastrophe n’est ensuite plus qu’une question de temps. On peut se rappeler les bienfaits de l’étatisme communiste dans l’Ukraine de 1932-1933 (souvenir collectif sur lequel capitalise l’OTAN dans ses manoeuvres anti-Russes), maintenant que les Etats prétendent proposer des solutions à la sur-industrialisation du secteur agricole, mesures qui auront le même genre d’effet – voir notamment le pur délire qu’on tente de mettre en place aux Pays-Bas et ce qui vient de se produire au Sri Lanka. Si ce dernier pays se retrouve dans une merde noire, c’est pour s’être laissé entraîner dans une course à la conformité au cahier des charges de l’ESG – les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance – qui seront le clou final dans le cercueil de l’industrie et de l’agriculture.

En réalité, l’ESG est le faux nez du problème du rétrécissement du marché de l’énergie, qu’une partie de la « résistance » – les anti-Mathusiens – s’obstine à traiter comme temporaire. Leur discours récurrent est que, quelle que soit la croissance démographique, la créativité et le génie humains trouveront toujours les ressources technologiques et scientifiques nécessaires à assurer la survie et le bien-être de la masse. A ce titre, ils se battent sur le même terrain que les gens qu’ils dénoncent, c’est-à-dire en plaçant les solutions au niveau du système. C’est de la pure doctrine, pas meilleure que les promesses du communisme. Un modèle qui prétend ne pas avoir de limites quant au nombre d’êtres humains qu’il peut gérer est une utopie aussi dangereuse que l’eugénisme auquel il est censé représenter une alternative.

Comme dans l’adage du poisson, l’être humain ne doit pas être géré mais éduqué. Le problème n’est donc pas le nombre d’ếtres humains mais leur capacité individuelle d’autonomie. Encore une fois, c’est un problème de dépense d’énergie par rapport au résultat. Le résultat du système actuel est catastrophique. En l’absence de solution énergétique de rechange, il n’y a rien pour soutenir le mode de vie d’une population entièrement dépendante, qui n’a donc pas d’autre choix que d’apprendre à assurer cette autonomie. La solution n’est pas de changer de système mais de changer de mode de vie.

Pas comme on veut nous l’imposer.

L’ancien Monde

On va faire un pause dans cet article, avant qu’il devienne vraiment chiant. Je ne vais pas vous faire le portrait de l’ancien Monde. Même si 2019 semble aujourd’hui appartenir à la préhistoire, j’ose espérer que vous vous en souvenez encore un peu. Je vais plutôt vous conter une anecdote.

Ma grand-mère maternelle est née en 1920. Enfant, elle habitait avec sa famille dans la commune de St-Nicolas, en province de Liège. La rue des Grands Champs se nommait ainsi parce qu’elle était vraiment entourée de grands champs – à présent disparus, remplacés par des habitations périurbaines sans âme – dans lesquels elle allait, hors période scolaire, jouer des jours entiers avec ses frères et soeurs, leur mère les rappelant uniquement pour le repas du midi et du soir. Rien que cette partie de l’histoire semblera très exotique à la plupart de mes lecteurs les plus jeunes. La suite les fera peut-être réfléchir. J’espère…

Quand un des enfants entendait le premier un bruit de moteur, il ameutait les autres, qui le suivaient tous jusqu’au talus de la rue des Grands Champs. C’était le moteur d’une automobile. Les enfants attendaient le passage de la voiture, comme un événement rare. Les seuls autres véhicules qui passaient par là étaient des charrois agricoles, tirés par des chevaux. Quand ma grand-mère m’a raconté cette histoire, il y a une trentaine d’années, c’était pour me faire comprendre à quel point et à quelle vitesse le monde avait changé. Il ne vient désormais plus à l’idée de personne de contempler le passage d’une automobile. Il y a trente ans, les enfants s’arrêtaient pour voir encore passer une – rare – voiture tirée par des chevaux. Aujourd’hui, les seuls qui passent parfois sur la route sont montés par des cavaliers. Je vis à la campagne et les chevaux – magnifiques – que je vois sont au pré ou dans un manège. Je dois parfois attendre plus d’une minute pour m’engager en scooter dans la rue principale du village, et ce n’est pas toujours à l’heure de pointe. Une minute de circulation, dans les deux sens, ça fait beaucoup de voitures.

Ma grand-mère n’est pas née sous Napoléon. Elle est née il y a un peu plus d’un siècle. Il y avait alors sur Terre 1.811 millions d’êtres humains.

Le nouveau Monde

Le premier grand malentendu est donc qu’il est possible que rien ne change. Le pouvoir cultive cette illusion tant qu’elle lui est utile, tout en contenant l’évolution naturelle de la société – une excellente recette de la catastrophe. Quand il devient inévitable et urgent d’opérer un changement, il met en oeuvre des stratagèmes pour vendre sa propre version de ce changement aux peuples. Le dernier en date s’appelle « Nouveau Normal », « Build Back Better« , « Grand Reset », au choix.

L’autre malentendu est qu’il est possible – voire souhaitable – de tout contrôler. Encore une fois, le pouvoir a inventé cette notion absurde, dans son propre intérêt, en évacuant le fait que quasiment tout dans ce monde – y compris l’être humain – fonctionne seul et sans intervention. C’est ainsi qu’il parvient à vendre ses armes de destruction massive censées contrôler le climat – ou le Covid – à un peuple oublieux du fait que le réchauffement climatique s’appelait autrefois « été » et qu’il existe une chose nommée système immunitaire, qui a l’air de fonctionner plutôt bien, même contre des armes biologiques.

On nous présente la situation actuelle comme problématique mais elle est le résultat de choix opérés par la même caste que ceux qui les dénoncent aujourd’hui. Comme très bien expliqué dans cet article de Gail Tverberg – et comme développé dans mon préambule – le pétrole aurait dû être vendu beaucoup plus cher dès le départ, ce qui aurait temporisé son utilisation intensive, contenu l’explosion de la croissance démographique et de l’urbanisation (43% de la population mondiale), deux excès qu’il faut maintenant affronter.

Sous l’impulsion des familles du pétrole et de la finance, suffisamment influentes pour court-circuiter la régulation politique, fut établi le modèle d’industrialisation de quasiment tout, de l’agriculture à la pharmacopée, malgré que le modèle précédent était suffisant et durable. Le modèle « capitaliste » qui l’a remplacé n’est en fait qu’une étiquette apposée sur le modèle de croissance infinie et du mythe de l’énergie inépuisable, qui alimente un marché financier appuyé sur la dette et ses intérêts. En URSS, zone richissime en matières premières, il fut décidé – par les mêmes – d’organiser la croissance industrielle sous planification d’Etat. Le résultat fut épouvantable, notamment en raison de la profonde corruption de ses gestionnaires. Le XXème siècle fut ainsi le laboratoire du pouvoir grandeur nature et la préparation à l’application de ses méthodes les plus efficaces. Nous entrons maintenant dans un modèle actualisé d’étatisme de façade, téléguidé par les mêmes familles et potentialisé par la technocratie. Il est donc sérieusement temps de s’en inquiéter. L’Occident montre aujourd’hui – notamment – des symptômes de soviétisation, tels que des délais extravagants pour l’obtention d’une automobile, des menaces de pénuries alimentaires, la perte de la propriété privée, etc.

Contrairement à ce qui est annoncé partout, le prochain modèle ne sera pas multipolaire. Le nouveau pôle de pouvoir sera la Russie, associée à la Chine. Pour y parvenir, l’Occident est systématiquement détruit par une élite mondialiste – qui désigne la Russie comme coupable de nos maux – à l’arme sanitaire, alimentaire, énergétique, économique et probablement climatique, pendant que la Russie connaît une récolte de blé historique, que le rouble se stabilise par son rôle de nouvelle monnaie d’échange sur le marché de l’énergie, que le bloc BRICS établit sa propre réserve monétaire, que ces deux pays contrôlent le marché des engrais, etc.

Plusieurs raisons à ce changement de pilotage. D’abord, ce sont des zones où l’Etat a joué un rôle autoritaire sur plusieurs générations, ce qui lui confère le savoir-faire nécessaire pour contenir ou discipliner les « démocraties » à l’occidentale. Ensuite, ce sont des pays où le niveau moyen d’apprentissage est plus élevé qu’en Europe. Le jeune Russe typique, me dit-on, se lève tôt le matin, travaille toute la journée et fréquente ensuite un lieu d’enseignement pour rentrer tard le soir. La comparaison avec l’état du système éducatif en Europe de l’Ouest est vite faite. Les outils de lavage de cerveau tels que l’égalitarisme, la théorie du genre, le changement climatique, etc. ont fait de ce secteur, avec la complicité du monde enseignant, une fabrique de diplômés déboussolés, analphabètes, inemployables, geignards et indisciplinés, une cure permanente d’antidépresseurs et de smartphone dernier cri servant à calmer l’angoisse existentielle de ceux trop inertes pour devenir délinquants. Peu en réchappent. Ils sont l’avenir.

Quant au rôle de pôle industriel de la Chine, comme chacun l’aura constaté, il est déjà plus ou moins effectif (28% de la production mondiale). Les Chinois – les Asiatiques en général – sont réputés, à juste titre, pour leur très haut niveau d’adaptabilité, de détermination et de résilience. Dans l’ensemble de cette redéfinition planétaire, la place de la Chine est depuis le début la volonté de la Banque, qui comprend l’intérêt de ne pas placer ses billes dans un Occident nettement moins opiniâtre et plus rétif à l’obéissance. Ce serait un placement à haut risque, et la Banque ne prend pas ce genre de risque.

La Banque

« Si mes fils ne voulaient pas de guerres, il n’y en aurait pas. »

Gutle Schnaper Rothschild

C’est évidemment un terme très général, que j’emploie ici pour représenter le réseau qui contrôle les banques commerciales, les banques d’investissement, les bourses, la haute finance et les organismes de régulation bancaires, dont la Banque des Règlements Internationaux est le sommet hiérarchique. Derrière ce réseau agissent depuis des siècles les mêmes familles, qui l’utilisent pour faire et défaire les civilisations et régir la destinée de la société humaine.

La Banque est maîtresse de l’argent qu’on lui confie, a fortiori depuis la dérégulation qui a permis aux banques commerciales de pratiquer l’investissement. L’investissement contrôle la dynamique des économies nationales et oriente l’évolution de la société. Que celle-ci prenne la forme d’une démocratie, d’une dictature, d’une technocratie, d’une dystopie, d’un coup d’état communiste, ou de n’importe quoi d’autre a peu d’importance. En temps de paix, le secteur politique sera soumis aux diktats des investisseurs. Si nécessaire, une guerre fera l’affaire. Ce qui intéresse la Banque, c’est son retour sur investissement. Si la Banque investit dans un secteur, il faut qu’il soit rentable, ou au minimum stable. Pour garantir cette rentabilité/stabilité, il faut contrôler le système social, contrôle que des outils de mesure comme le NAIRU – le taux de chômage non générateur d’inflation – permettent de quantifier. Elle est également maîtresse de l’argent qu’elle crée par le biais des Banques Centrales, émanation du secteur bancaire privé, à qui a été confiée la création monétaire, autre moyen de contrôle de l’inflation à la baisse ou, comme c’est le cas en ce moment, à la hausse. L’inflation est l’outil modulable d’appauvrissement des peuples. Quand le système devient trop instable et ne garantit plus un retour sur investissement à long terme, il y a l’outil de l’ajustement structurel.

L’ajustement structurel est un terme creux pour désigner la refonte d’un système, en général vers un niveau de technicité supérieur. Il peut s’adresser à un réseau de distribution d’eau, à un tissu industriel ou à d’autres sous-systèmes. Aujourd’hui, il s’adresse à l’ensemble du système.

Je prends l’exemple de la distribution d’eau parce que j’ai travaillé sur un projet de ce type. Je vous explique. La qualité de l’eau dans tel pays – traditionnellement pauvre – est médiocre pour cause de vétusté, incompétence, corruption, manque de moyens, etc. Le prix de l’eau est toutefois suffisamment bas pour que les familles les plus humbles y aient accès. Intervient l’ajustement structurel, généreusement financé par une organisation internationale, qui effectue un upgrade du réseau, sous-traîté à diverses compagnies privées après appel d’offres. La qualité de l’eau est améliorée. Les prix aussi, qui sont multipliés par deux, dix, ou vingt. Les familles humbles n’y ont plus accès. Si vous avez suivi ce qui est dans le pipe-line des projets destinés au monde industrialisé, vous aurez noté une certaine similitude, sauf qu’il ne s’agit pas d’améliorer la qualité mais la conformité au cahier des charges ESG (voir plus haut), ou au Green New Deal, ou au Grand Reset, qui mènera à la confiscation de tout pour quasiment tout le monde. Le Grand Reset est un projet d’ajustement structurel qui ne dit pas son nom. Je défie quiconque de me prouver le contraire. C’est le cadre nécessaire pour un investissement dont on attend un retour, rien d’autre.

Dans la sphère du pouvoir, le monde politique ne sert plus que d’interface entre la Banque et les peuples: il accomplit ses directives économiques en les présentant comme doctrine politique, environnementale, sociale, peu importe, à un peuple ignorant des mécanismes financiers. Il se contente de règlementer – ou dérèglementer – le cadre économique et de prendre les mesures qui maintiendront ou non, en fonction des besoins du moment, un semblant de paix sociale ou militaire. Si le politique est insuffisant pour ce rôle, on engage des seconds couteaux tels que Bill Gates ou Klaus Schwab pour vendre la doctrine de la dictature biosécuritaire, pendant que les investisseurs rachètent tout ce qui peut être racheté sous le soleil.

Historiquement, c’est la Banque qui a autrefois financé, grâce au système de réserve fractionnelle, la conquête des colonies et la présence tentaculaire de l’Europe dans le monde, que le développement des transports a fini par rendre obsolète. C’est la Banque qui a ensuite donné les rènes du pouvoir mondial aux Etats-Unis, dont la présence militaire et le contrôle de l’exploitation pétrolière via pétro-dollar lui ont assuré le retour sur investissement dans le système issu de l’or noir. C’est la Banque qui cède aujourd’hui cette place à la Russie. La Russie s’unit avec la Chine, remet à jour ses alliances avec la Syrie, l’Iran, la Turquie et utilise celles de ses satellites « communistes » comme le Vénézuela. Ces alliances formeront le bloc qui remplacera sur la scène internationale la zone d’influence américaine, qui va considérablement rétrécir dans les prochains mois, avant de s’éteindre complètement. La prochaine destitution de l’administration Biden se profile de plus en plus clairement – la divulgation sur 4chan des vidéos compromettantes du fils Hunter est évidemment une opération du Renseignement, sans qui rien ne pourrait jamais filtrer. Le scénario probable est que le Vice-Président Harris ne reprendra pas la fonction, ce qui devrait laisser le champ libre au rétablissement, en 2024 au plus tard, du héros fabriqué du nationalisme, Trump, dont l’image sortira indemne de l’opération Covid, l’intérim programmé de Biden lui ayant permis de préserver son image pendant le massacre sanitaire. Le boulot de Trump sera de démanteler l’influence extérieure des Etats-Unis, au nom de la priorité nationale, thème bien connu de la droite patriote.

Dans un autre registre et pour l’anecdote, le rôle d’Elon Musk est évidemment la destruction organisée de Twitter, mais aussi de Telsa. Outre l’absence d’une politique énergétique de remplacement réaliste, quasiment rien n’est fait pour la mise en place d’un nombre suffisant de stations de rechargement ni pour la production ou le recyclage des batteries électriques. Du mirobolant futur parc de véhicules électriques restera d’ici quelques années un privilège (en leasing, avec services payants) réservé à une petite classe de citoyens conformes, parqués dans des « villes intelligentes », à qui on pourra tout infliger et qui trouveront ça normal – comme dans « Nouveau Normal ». Tout comme pour l’agriculture et l’énergie, il n’y aura aucune transition dans le secteur des transports de masse tels qu’ils existent aujourd’hui. Ceux-là disparaîtront purement et simplement.

Ce ne seront pas les seuls.

Nous sommes tous foutus. La société ne survivra pas à ça. Il faut moins de morts qu’on ne le pense pour que tout s’effondre. Une mortalité de 10% mettrait fin à la bulle de la dette qui alimente ce merdier, et ce n’est pas le seul problème.

On se sera bien amusés le temps que ça aura duré.

We are all screwed. Society will not survive this. It takes fewer deaths for a collapse then one might think. A 10 percent die off would end the debt bubble that props this shit show up, just one issue.

It was fun while it lasted.

https://sagehana.substack.com/p/turbo-cancer-it-feels-like-im-watching/comment/8111050

Pourquoi?

L’élite en est arrivée à la conclusion, tout à fait correcte, qu’elle peut faire tout ce qu’elle veut et que nous le tolérerons. Et si cette conclusion est correcte, elle est probablement justifiée. Si nous le tolérons, nous le méritons.

The elite have come to the conclusion, correctly so, that they can do anything they want and we will tolerate it. And if it’s correctly so, it’s probably justifiably so. If we will put up with it, we deserve it.

https://off-guardian.org/2022/03/25/two-weeks-to-flatten-the-world/#comment-494956

La majorité des peuples ne tolèrent pas ce que leur inflige le pouvoir, ils le demandent. Ils veulent être guidés, même si c’est jusqu’à l’abattoir. Ils veulent des leaders, dans tous les domaines – que ce soient des usurpateurs est sans importance. Le peuple a depuis longtemps renoncé à la maîtrise de son destin, et même au choix de ses maîtres. Il veut juste qu’on lui raconte une belle histoire. Malheureusement, cette histoire est une imposture complète et c’est tout ce qu’elle peut être. Elle a servi de fondation à tout le reste. C’est ainsi qu’ont pu naître les concepts de nation, de patriotisme, et de cent autres que les peuples défendent même et surtout contre leur propre intérêt. On ment en permanence aux peuples, exactement comme on ment aux enfants, dont on considère qu’ils n’ont pas la maturité pour connaître la vérité. L’ennemi du peuple, c’est le peuple lui-même. Ses maîtres pervers ne sont que le poison qu’il s’inflige à lui-même. Il s’en plaint mais ne commence jamais le travail nécessaire pour s’en passer.

Si j’encourage mes lecteurs à observer la Nature, ce n’est pas pour rien. Au minimum, ça leur permettra d’échapper au spectaculaire effet « mémoire de poisson rouge » et à l’encore plus impressionnant effet de déni de réalité. J’entends des gens du coin se plaindre du climat de plus en plus sec. Ils confondent le climat et le temps qu’il fait et ils ont apparemment déjà oublié les inondations de l’été dernier – je pourrais leur rappeller les 200 tonnes d’eau que j’ai dû pomper de ma cave. Je les entends aussi répéter que les récoltes de cette année sont très mauvaises alors qu’ils passent tous les jours devant des champs de blé et de maïs prêts pour la récolte un bon mois à l’avance. Mais bon, les récoltes sont mauvaises, ils l’ont entendu à la télévision.

Ils ont aussi entendu depuis toujours que la vie sur Terre est le fruit de l’évolution. Depuis l’imposture de Darwin, le fil conducteur de la science est le mépris de l’intelligence, une intelligence qu’il est urgent de défendre, ou de retrouver. D’après moi, la théorie de l’évolution est l’obstacle majeur sur ce chemin. Elle est d’une stupidité tellement anachronique que sa survie est plus que suspecte. Elle aurait dû être abandonnée mille fois, vu les moyens dont on dispose depuis presque un siècle, en particulier depuis la découverte de l’ADN – il y aurait un article entier à écrire sur ce sujet . Si elle est donc maintenue avec autant d’énergie et de duplicité c’est pour une raison: elle a pour effet un genre d’erreur récursive de la pensée, qui pollue tous les domaines de la connaissance. Tant qu’on ne s’en sera pas débarrassés, tous les problèmes humains ne seront résolus que temporairement, et reviendront inévitablement sous une forme ou une autre. Les diverses doctrines politiques ou économiques ne seront d’aucun secours.

C’est une des manières de coincer l’Homme dans sa bulle sociétale et de lui faire perdre son contact avec la Création, tout sens et toute joie de sa simple existence. Il naît pourtant avec en lui le besoin d’obéir à quelque chose de plus grand, avec les facultés de perception nécessaires pour le comprendre et le développer. C’est pour cette raison, et pour aucune autre, que la place vacante du sacré a pu être investie par un gang de faux technocrates – et vrais psychopathes – que leur anathème lié à leur profonde incompétence rend particulièrement dangereux. Ils veulent gérer le peuple, à condition qu’il ne soit pas trop nombreux. Ces gens se prennent littéralement pour des dieux. Pour cela, ils ont renoncé à être des hommes, depuis très longtemps.

Et ils veulent nous emmener avec eux dans cet Enfer.

Conclusion

Je trouve beaucoup de commentaires éclairés sur Substack, souvent plus intéressants que l’article lui-même. J’en ai cité dans cet article, je vous en livre un autre en guise de conclusion, que je trouve au moment de mettre sous presse.

Les gens qui sont contre cette opération et qui observent ce qui se passe ont tendance à ne penser qu’en termes de batailles, de tactiques et de jeux de dames.

Ces psychopathes pensent en termes de guerres séculaires, de stratégie et d’échecs.

C’est pourquoi ils sont toujours gagnants. Ils transmettent leur projet de génération en génération, et ils sont très patients. Ça ne les dérange pas de sacrifier même leurs pièces les plus précieuses. Ça ne les dérange pas de paraître faibles. Ça fait partie de leur stratégie.

Pendant ce temps, la « résistance » à courte vue pense que parce que le château de cartes s’écroule, ça veut dire quelque chose. Mais le château de cartes a été conçu pour s’écrouler. Ça s’appelle un sacrifice.

Les personnes moyennes ne regardent pas au-delà de leur horizon. Ils se contentent d’étudier quelques arbres et pensent avoir compris. Mais ils ne réalisent pas que la forêt est en fait un laboratoire.

Les rituels ne font que commencer.

Mais je conviens que le combat est spirituel. Je ne fais que décrire la partie séculaire.

Au Canada et en Europe, on exige que les gens se fassent injecter pour avoir accès au suicide médicalement assisté.

C’est du vampirisme spirituel. La récolte des âmes.

[…]

Maintenant, faites un zoom arrière et regardez le monde et sa machinerie globale. Pensez aux bribes de nouvelles qui nous parviennent. Songez au peu que nous savons réellement, et pourquoi nous savons si peu, et pourquoi on nous le montre.

Ils ont retourné les vices de l’humanité contre nous. Et globalement, nous sommes devenus plus faibles au fil des générations. Par notre propre volonté. La plupart des gens sont incapables de survivre sans le système. Mais ce n’est pas notre système, c’est le leur. Nous ne le comprenons même pas. Il est trop immense. C’est le système de la bête.

Donc, en fait, ils ne font que ranger leurs propres jouets dans leur boîte à jouets. Ils considèrent que c’est leur droit de renégocier les conditions de service. Tout est dans les clauses en petits caractères.

Ils vont nous laisser nous détruire et nous détruire les uns les autres. Et ils se délecteront de tout ça.

Mais nous n’avons jamais été créés pour faire partie de leur système. C’est pour cette raison que la plupart des gens ne se sentent pas à leur place.

Nous sommes confrontés à des choix difficiles. Le chemin de moindre résistance est généralement un piège. Seul le chemin difficile mène à la victoire.

Ils vont achever la démolition contrôlée de l’économie, pour commencer.

Je dis « contrôlée » parce que les gens au sommet du système pyramidal ne se soucient pas de l’argent. Ce sont eux qui ont tout inventé à la base, et ils possèdent ce qu’ils pensent avoir de la valeur. Seuls leurs sous-fifres ont soif d’argent, et parce que les sous-fifres croient à tort qu’ils sont au courant de tout le projet et qu’ils sont extrêmement avides, ces idiots utiles continueront à jouer leur rôle jusqu’à la fin. Ils sont trop arrogants pour imaginer qu’ils puissent être trompés et jetés comme le seront ceux qu’ils regardent de haut.

Si les banques centrales lancent leurs monnaies numériques, les « super banquiers » ne seront plus nécessaires. Toutes leurs années de malfaisance seront réduites à néant. Leur seul espoir sera de jouer un rôle de concierge ou de relations publiques. Ceux qui ne mourront pas sous le choc ou par injection se suicideront.

Une fois l’économie et les chaînes d’approvisionnement démolies, peu importe ce que nous serons en mesure de prouver.

Je pense qu’il vaut mieux être préparé. Si les gens ne comprennent pas ce qui va se passer et qu’ils acceptent l’aide sociale et le revenu de base universel (pour autant qu’ils survivent aux retombées de l’effondrement, au chaos social, etc), ils se retrouveront complètement asservis. Pour des générations.

[…]

Pensez-vous qu’un bon parent empêche ses enfants d’apprendre? Il y a une leçon inestimable à tirer de tout cela. Lorsque les humains ne subissent pas de conséquences, ils n’apprennent pas. Lorsque les parents empêchent leurs enfants de faire l’expérience des conséquences, ces derniers ne grandissent jamais.

Cela fait partie de notre éducation. Ce n’est pas « mauvais », pas « injuste », c’est merveilleux. Nous comprendrons tout lorsque les écailles tomberont de nos yeux.

[…]

Seul Dieu est réel. L’univers est une pensée dans l’esprit de Dieu. Je suis un personnage dans un roman écrit par Dieu. Dieu connaissait la fin avant le commencement. Nous disposons du libre arbitre. Seul l’amour est réel, mais nous avons été placés dans un monde d’illusion pour que nous puissions découvrir ce que signifie l’amour. L’amour est bon. L’amour est Dieu.

Le mal fait partie de notre éducation. Comme la gravité. La gravité peut paraître oppressante, mais elle nous rend plus forts. Sans gravité, nous n’aurions pas de muscles, pas de densité osseuse, notre système cardiovasculaire ne fonctionnerait pas… Mais si on se jette d’une falaise, on aura l’impression que la gravité veut nous tuer. Ce n’est pas vrai pour autant. C’est une perception.

C’est pourquoi nous avons des traditions spirituelles et des enseignants, et la capacité de dépasser les rouages du monde matériel pour nous rappeler qui nous sommes, ce qui est réel.

L’amour ne disparaît pas en présence de l’illusion ou du mal. L’amour est constant, éternel, omniprésent. Notre défi est de nous en souvenir au cœur de l’illusion, de la douleur et de la souffrance.

Quelle est la durée d’une vie humaine? Toute douleur et toute souffrance sont temporaires. Regardez les grands maîtres spirituels. Ils n’étaient pas coincés ici, ils étaient simplement ici. Mais ils étaient aussi ailleurs.

Lorsque les gens pensent qu’ils ne sont pas traités équitablement, ils souffrent. Quand les gens pensent qu’ils vivent une mauvaise expérience, ils souffrent.

Il est possible de maintenir une connexion et une immersion dans l’amour à travers n’importe quelle épreuve. Il est possible pour le corps d’endurer un grand traumatisme sans que l’esprit ne souffre. Il est possible d’éprouver une grande douleur et de ne pas souffrir.

Je pense que tout ce que nous vivons a un but. L’amour en est le but.

Les enfants comprennent rarement « pourquoi ». Nous sommes des enfants. Mais nous finirons par grandir.

Si nous sommes attachés à ce système contre-nature et maléfique, nous périrons en même temps que lui.

Nous devons le laisser mourir. Les personnes qui ne veulent pas être sauvées ne le seront pas. Ils ne sauteront jamais dans le radeau de sauvetage. Ils pensent qu’ils font partie du navire.

Vous voyez pourquoi il est utile d’avoir le mal de mer.

A bientôt.

Des « plantes piégeuses de carbone » OGM conçues en laboratoire pour remplacer les pâturages – par Igor Chudov.

Les complotistes les plus pessimistes y verront, au pire, une nouvelle manière d’affamer les peuples. Je pense que ça pourrait être bien plus grave.

J’ai déjà brièvement abordé ce point et comme promis, j’y reviendrai en profondeur avec de nombreux articles qui traitent des armes climatiques, en usage intensif depuis une vingtaine d’années – vous savez, le « changement climatique ». Je vous donnerai ensuite ma conclusion et vous pourrez ainsi juger, faits à l’appui, si elle est hâtive, erronée, délirante ou quoique ce soit de ce genre. Notre maintenant vieil ami Igor est apparemment tombé sur une piste qui y mène.

Source.


Traduction

Des « plantes piégeuses de carbone » OGM conçues en laboratoire pour remplacer les pâturages

Leurs racines en polymère ne pourrissent jamais. Qu’est-ce qui pourrait bien mal tourner?

Igor Chudov

5 juillet

J’avais décidé d’écrire sur un nouveau sujet pour éviter que mes lecteurs ne s’ennuient ou ne soient trop attristés par les récentes nouvelles sur le taux de natalité. Je me suis donc connecté sur le site du Forum Economique Mondial, avec l’espoir de parcourir leurs articles un moment en quête de quelque idée délirante sur laquelle écrire.

Il s’est avéré que le tout premier article ÉTAIT une idée délirante!

Le Forum Economique Mondial a une nouvelle proposition (archive): des cultures modifiées dont les racines NE POURRISSENT PAS lorsque les plantes meurent, et  » piègent le carbone « .

Explication: comment des semences modifiées pourront combattre le changement climatique

Leur projet (selon l’article) est le suivant:

  • Nous faire arrêter de manger de la viande: « La diminution de la superficie des terres consacrées au bétail réduira les émissions de méthane« .
  • Planter des cultures génétiquement modifiées à la place des pâturages, qui piégeraient le carbone. « En utilisant une molécule trouvée dans la peau des avocats et des cantaloups, ces racines modifiées peuvent mieux résister à la décomposition, minimisant ainsi la fuite du carbone.« 

Donc, après que nous ayons cessé de manger de la viande, ils prévoient de liquider les pâturages et de planter ces plantes génétiquement modifiées  » piégeuses de carbone  » sur les pâturages.

Ces plantes auraient des racines polymères génétiquement modifiées (archive) qui ne se décomposent pas. Aux fins de notre présent exposé sur la décomposition, nous imaginerons que ces racines sont faites de polymères plastiques, comme des fibres ou des cordes en plastique.

La clé réside dans les polymères riches en carbone tels que la subérine, que l’on trouve dans le liège, l’écorce de cantaloup, la peau d’avocat et les racines des plantes. Comme ces polymères absorbent le carbone et résistent à la décomposition, ils ont un potentiel énorme pour piéger et contenir le CO2.

Ainsi, selon le projet du FEM, ces plantes génétiquement modifiées pousseraient dans d’anciens pâturages, auraient des racines en polymère et mourraient chaque année, MAIS LES RACINES NE SE DÉCOMPOSERAIENT PAS. Comme les racines ne se décomposent pas, le sol sera progressivement imprégné d’un enchevêtrement de plus en plus dense de racines polymères qui ne disparaîtront jamais. Ces racines retiendront le CO2 pour toujours.

Génial, non? Sauf que j’ai quelques questions:

  • Le sol de ce pâturage sera-t-il condamné de façon permanente à accueillir ces plantes génétiquement modifiées, puisque aucune autre plante ne pourra pénétrer dans l’enchevêtrement de racines polymères plastiques et ce, jusqu’à ce que ce sol obstrué ne permette plus aucune culture?
  • Qu’adviendra-t-il de la diversité des plantes de pâturage indigènes qui n’ont jamais évolué pour pousser sur un sol obstrué par ces plantes génétiquement modifiées qui ne pourrissent jamais?
  • Qu’adviendra-t-il des insectes tels que les abeilles, qui vivent des plantes de pâturage indigènes et de leur pollen?
  • Qu’adviendra-t-il des vers, qui ne pourront plus se déplacer dans le sol?
  • Qu’arrivera-t-il aux oiseaux, qui mangent ces insectes et ces vers?
  • Qu’adviendra-t-il des animaux fouisseurs, qui ne pourront plus se terrer dans ces enchevêtrements?
  • Et si, comme dans le cas du Sars-Cov-2, ces plantes qui obstruent le sol et ne pourrissent jamais s’échappent et supplantent les plantes sauvages partout ailleurs? Avant de rejeter cette hypothèse, sachez que ces plantes doivent supplanter les plantes naturelles des pâturages pour prendre racine dans les anciens pâturages.

Une telle occupation incontrôlée d’un nouvel écosystème s’est déjà produite notamment dans le cas des lapins en Australie. Les lapins ont été introduits sans trop réfléchir et ont supplanté les autres animaux sauvages, devenant ainsi une menace pour l’écosystème australien. Ces lapins ont également dévoré toutes les plantes qu’ils pouvaient manger, laissant un sol stérile, avant de mourir en masse par la suite, mais sans jamais renoncer à leur domination sur l’écosystème. Heureusement, les lapins d’Australie n’ont pas été conçus pour ne jamais se décomposer.

Et, enfin, la préoccupation majeure: Que se passera-t-il si ces plantes réussissent si bien et se répandent au-delà des pâturages, qu’elles retirent TROP de carbone de l’atmosphère, transforment tous les sols en un enchevêtrement sans fin de racines mortes semblables à du plastique, et ne laissent plus de dioxyde de carbone pour nourrir les plantes normales et le plancton?

N’oubliez pas que toutes les plantes ont besoin de CO2 pour se développer: elles le captent par photosynthèse et le transforment en matière végétale. Aucune plante ne peut vivre sans CO2!

Si elles ne sont pas contrôlées, ces  » usines de séquestration du carbone  » conçues en laboratoire pourraient aspirer le CO2 de l’atmosphère et saturer le sol de fibres polymères non décomposées, mettant ainsi fin à la vie de nos plantes qui dépendent du CO2.

Nous avons un problème avec le Sars-Cov-2, que la science a été capable de concevoir, mais pas d’arrêter. Et si les plantes génétiquement modifiées se répandaient au-delà des pâturages, dans les champs et les forêts sauvages?

Et si cela se terminait par une Terre gelée (en raison de l’élimination d’une trop grande quantité de CO2), stérile (en raison de racines de polymères empêchant une croissance normale et d’une trop faible quantité de CO2 pour soutenir le développement des plantes et des plantes aquatiques), grise et ne laissant aucune place à toute autre vie végétale?

Je doute que les rêveurs du WEF se pose ces questions. Ou bien se les posent-ils? Y a-t-il quelqu’un qui ne soit pas payé par le WEF et qui étudie la question avec le plus haut degré de scepticisme? Ou bien les acolytes rémunérés du WEF rejettent-ils délibérément des préoccupations pourtant raisonnables en les qualifiant de  » théories du complot « , en faisant appel à des  » vérificateurs de faits  » rémunérés?

Je comprends qu’il y a de l’argent à gagner en achetant des pâturages et en les convertissant en plantes à racines polymères, en recueillant des « crédits carbone » et en faisant des profits. Je suis pro-entreprise. En même temps, je veux que ma planète offre un avenir à mes enfants et (espérons-le) à mes petits-enfants.

Ces personnes travaillent sur des projets farfelus, en utilisant des milliards de dollars de fonds obscurs, sans aucune supervision ou questionnement de la part des adultes. Cela me rappelle les « virologistes », qui s’amusent à créer des virus chimériques, sans surveillance efficace. Nous savons comment cela a fini.

Planteriez-vous ces plantes dans votre jardin pour aider à piéger le CO2?


Texte original

Lab-Designed GMO « Carbon Capture Plants » to Replace Pastures

Their Polymer Roots Never Rot. What can go wrong?

Igor Chudov

Jul 5

I decided to write about something new so that my readers would not get bored or too saddened by the recent birth rate news. So, I logged onto the World Economic Forum’s website, hoping to wade through their articles for a while in search of some random crazy idea to write about.

It turned out that the very first article WAS a crazy idea!

The World Economic Forum has a new proposal (archive): engineered crops whose roots DO NOT ROT when the plants die, and “capture carbon”.

Their plan (per article) is as follows:

  • Make us stop eating meat: “Decreasing the amount of land devoted to livestock will reduce methane emissions”
  • Plant genetically engineered crops in place of pastures, that would capture carbon. “By using a molecule found in avocado and cantaloupe skins, these engineered roots can better resist decomposition, minimizing carbon escape.”

So, after we stop eating meat, they plan on liquidating pastures and planting those genetically engineered “carbon-capturing” plants on the pasture land.

The plants would have genetically altered polymer roots (archive) that will not decompose. Think of these roots, for the purposes of discussing decomposition, as being made of plastic polymers, like plastic fibers or ropes.

Thus, the WEF plan goes, these GM plants would grow in former pastures, grow polymer roots, and die every year, BUT THE ROOTS WILL NOT DECOMPOSE. Since the roots do not decompose, the soil will gradually become firmly permeated by a thickening tangle of never-disappearing polymer roots. Those roots would hold CO2 forever.

Great right? Except that I have some questions:

  • Will this pasture soil be basically permanently condemned to hosting these genetically modified plants, since no other plants could penetrate the tangles of plastic-like polymer roots until the jammed soil no longer supports any growth at all?
  • What will happen to the diversity of native pasture plants that never evolved to grow on soil which is blockaded by these genetically modified, never-rotting plants?
  • What will happen to insects such as bees, living off native pasture plants and their pollen?
  • What will happen to worms, no longer able to move through the soil?
  • What will happen to the birds, who eat those insects and worms?
  • What will happen to burrowing animals, who no longer would be able to burrow in the tangles?
  • What if, like Sars-Cov-2, these soil-clogging, never-rotting plants escape and outcompete wild plants everywhere else? Before you dismiss that, please realize that these plants have to outcompete natural pasture plants to take root in the former pastures.

    Such uncontrolled occupation of a new ecosystem happened with rabbits in Australia, for example. The rabbits were brought in without much forethought and outcompeted other wild animals and became a threat to Australia’s ecosystem. Those rabbits also ate all plants they could eat, leaving barren soil, before dying off en masse after that but never relinquishing their ecosystem dominance. Thankfully, the Australian rabbits were not designed to never decompose.

And, lastly, the biggest concern: What if these plants become so successful and widespread beyond pastures, that they remove TOO MUCH carbon from the atmosphere, turn out all soil into an endless tangle of dead plastic-like root material, and leave no other carbon dioxide to feed normal plants and plankton?

Remember that all plants need CO2 to grow: they capture it via photosynthesis and convert it into plant material. No plants can live without CO2!

If not controlled, the lab-designed “carbon capturing plants” could suck CO2 out of the atmosphere and make soil logged with non-decomposing polymer fibers, and end our plant life which depends on CO2.

We are having a problem with Sars-Cov-2, which science was able to design, but isn’t able to stop. What if the genetically modified plants spread beyond pastures, into fields and wild forests?

What if this ends with the Earth being a frozen (due to too much CO2 removed), barren (due to polymer roots preventing normal growth and too little CO2 to support plant and aquatic plant development), grey planet with no room for any other plant life?

I doubt that any WEF dreamer is asking these questions. Or are they? Is there anyone not on their payroll who is looking at this with the absolutely highest degree of skepticism? Or are WEF’s paid acolytes purposely dismissing such reasonable concerns as “conspiracy theories” using paid “fact checkers”?

I understand that there is money to be made from buying pastures and converting them to polymer-rooted plants and capturing “carbon credits” and making profits. I am pro-business. At the same time, I want my planet to have a future for my kids and (hopefully) future grandchildren.

These people are working on outlandish projects, using billions in dark funding, with essentially no adult supervision or questioning allowed. This reminds me of “virologists”, messing around creating chimeric viruses, without effective oversight. We know how that ended.

Would you plant those plants in your garden to help capture CO2?

En bref – Le conflit imminent avec Taïwan – par John Paul.

Encore du John Paul. Ça date de fin mai et c’est toujours d’actualité. Je vous le traduis maintenant parce qu’on va en avoir besoin dans la page « Nouvelles » que je prépare.

A noter que, grâce à un décret gouvernemental qui autorise la mise sur le marché de véhicules aux standards allant de l’Euro-0 (qui date de 1988) à l’Euro-5, nos amis russes ont adapté leur production d’automobiles pour retourner à des modèles sans microprocesseurs, système de communication intégré, ABS, airbags, aide à la conduite, sonde à oxygène. En attendant, sortent là-bas des chaînes de production, pour livraison immédiate, le genre de bonne bagnole qui ne tombe quasiment jamais en panne et qu’on est pas obligé d’amener chez le concessionnaire au moindre bug – le genre que mon épouse gardait très longtemps et dépannait elle-même, (j’ai une femme pas banale) – pendant qu’en Occident, les petits génies qui commandent une nouvelle voiture attendent jusqu’à un an – la faute à la guerre en Ukraine, comme vous le savez.

Pour rappel, les microprocesseurs viennent principalement des Etats-Unis, de la Corée du Sud et de Taiwan, le seul à posséder la technologie 5 nanomètres:

Aujourd’hui, TSMC, grâce à sa maîtrise de la lithographie 5 nanomètres et bientôt 2 nanomètres, a cinq à dix ans d’avance sur ses plus gros concurrents comme Intel ou Samsung encore coincés au « nœud » technologique des 7 nanomètres. Ces nœuds, caractérisés par leur échelle nanométrique, représentent la capacité de miniaturisation d’une fonderie. Rappelons qu’un nanomètre est égal à un milliardième de mètre et qu’un processeur gravé à 7 nanomètres contient des milliards de transistors. Plus un microprocesseur est petit, moins il consomme d’énergie et moins il dégage de la chaleur, deux qualités essentielles pour les circuits intégrés quels qu’ils soient. Cette position de chef de file de TSMC est un atout majeur pour Taïwan qui se livre à une véritable diplomatie du semi-conducteur afin de ne pas chavirer dans les eaux troubles de la nouvelle guerre économique sino-américaine.

Voilà l’enjeu de ce qui est décrit dans cet article: cette vieille manie des Chinois à piquer le savoir-faire de-ci, de-là pour ensuite tout produire chez eux. Vu leurs excellents rapports avec leur voisins russes – qui prévoient d’être complètement autonomes dans quasiment tous les secteurs d’ici deux ans – je ne doute pas qu’après avoir mis en place leur nouveau système de monnaie de réserve, ils arriveront à s’entendre aussi sur ce point, pendant que nous fabriquerons des pousse-pousse. Je plaisante. Peut-être.

PS: Je vous recommande aussi de suivre le conseil que l’auteur vous donne en fin d’article.

Source.


En bref – Le conflit imminent avec Taïwan

Comment susciter le conflit.

John Paul

28 mai

Voici l’article super court dont j’ai parlé dans l’article ci-dessous.

Au-delà des probabilités mathématiques – 0 événement fortuit, partout

Taïwan effectue des descentes dans des entreprises chinoises pour lutter contre le débauchage d’ingénieurs en microprocesseurs

Les autorités taïwanaises ont perquisitionné cette semaine dix entreprises chinoises soupçonnées de débaucher illégalement des ingénieurs en microprocesseurs et d’autres experts en technologie, a déclaré jeudi le Bureau d’Enquête de l’île. Il s’agit de la plus récente mesure de répression contre les entreprises chinoises, visant à protéger la suprématie de Taïwan en matière de microprocesseurs.

Un ingénieur manipule une puce à l’Institut de Recherche sur les Semiconducteurs de Taiwan à Hsinchu, Taiwan, le 11 février 2022. REUTERS/Ann Wang

Il s’agit véritablement de la nouvelle la plus importante de tout ce mois, et même rétrospectivement, lorsque l’on passe en revue toutes les données, informations et événements, elle reste la plus significative.

Taïwan provoque discrètement la Chine et attire l’Occident dans son futur conflit, comme en Ukraine, mais Taïwan revêt sans doute plus d’importance que l’Ukraine pour la plupart des nations, et la raison devrait maintenant en être claire. Semi-conducteurs et micro-puces.

Mon premier Beyond Mathematical Odds portait sur ce sujet, les puces. Et j’y mentionnais que la pénurie durerait jusqu’en 2024 minimum, quoi qu’il arrive, quelles que soient les fabs (usines spécialisées dans la production de semi-conducteurs et de puces) qu’on a promis de construire.

La pénurie de semi-conducteurs pourrait durer longtemps

Le PDG d’Intel, Pat Gelsinger, a prévenu que la pénurie de semi-conducteurs durerait jusqu’en 2024, une réalité effrayante pour les fabricants, les entreprises et les consommateurs.

Les puces semi-conductrices, ou micro-puces, sont essentielles pour de nombreux articles de consommation numériques. Tout ce qui traite des informations utilise ces puces et la croissance exponentielle de la technologie a entraîné une augmentation massive de la demande.

« L’accélération rapide de l’internet des objets (IoT) actuelle et à venir place définitivement les semi-conducteurs devant le pétrole en tant que principal intrant de la croissance mondiale », selon la société d’investissement économique TS Lombard.

Bien que les États-Unis soient en tête du développement et de la vente de semi-conducteurs dans le monde, la fabrication s’est déplacée vers l’Asie. Taïwan et la Corée représentent 83% de la production mondiale de puces de processeurs et 70% de la production de puces de mémoire, selon la Semiconductor Industry Association.

Dans nombre de ces économies asiatiques, des mesures de confinement sévères ont été mises en place en réponse au COVID-19, provoquant des goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement. En conséquence, certains outils de fabrication ne sont pas disponibles, ce qui limite la capacité de fabrication de puces.

La pénurie devait initialement durer jusqu’en 2023, mais M. Gelsinger prévoit maintenant qu’elle se prolongera jusqu’en 2024.

« Les pénuries ont maintenant touché les équipements et certaines de ces rampes d’accès aux usines seront plus difficiles », a expliqué M. Gelsinger.

Autre source pour le même article.

Il y a quelque chose que je n’ai pas encore abordé une seule fois ici, c’est une pénurie discrète, mais significative, qui se dessine depuis la mi-2021: la pénurie d’équipements et de pièces détachées. Et celle-ci a eu un impact sur de nombreuses industries, pas seulement celle des puces. Il y a quelques mois, Bayer a connu une énorme perturbation parce que son fournisseur de l’un des principaux produits chimiques utilisés pour produire le Round-Up a vu l’une de ses machines tomber en panne et qu’il fallait trois mois pour la réparer. [NdT. c’est pas dommage]

La même chose s’est produite dans certaines usines de fabrication de puces électroniques, où certains outils très spécialisés ont dû attendre longtemps avant d’être remplacés ( parfois jusqu’à 12 semaines). Même les fabricants d’outils ont été confrontés à une situation identique, une grande partie de ces dommages étant dus au confinement de l’année dernière en Chine.

La Chine est sur le pied de guerre depuis des mois maintenant, et tous les signes sont là, et Taïwan surjoue ses cartes, et compte trop sur les États-Unis pour venir à la rescousse. Gardez un œil sur Taïwan.

J’aurai un article sur les virus demain, peut-être un plus long, peut-être un plus court, je suis indécis, je préfère ne pas envoyer deux e-mails par jour.

J’espère que vous passerez tous un bon week-end, lâchez l’internet. Profitez de la vie, et faites quelque chose que vous aimez.


Texte original

Short – The Impending Taiwan conflict

Courting conflict.

John Paul

May 28

This is the super-short piece I mentioned in the piece below.

Beyond Mathematical Probability – 0 chance events, everywhere

Taiwan raids Chinese firms in latest crackdown on chip engineer-poaching

Taiwan authorities raided ten Chinese companies suspected of illegally poaching chip engineers and other tech talent this week, the island’s Investigation Bureau said on Thursday, the latest crackdown on Chinese firms to protect its chip supremacy.

An engineer holds a chip at the Taiwan Semiconductor Research Institute in Hsinchu, Taiwan, February 11, 2022. REUTERS/Ann Wang

This is truly the most important piece of news this entire month, and even in retrospect when you go through all the data, information and events, this is still the most meaningful one.

Taiwan has been lowkey provoking China, and baiting the West into its future conflict, similar to Ukraine, but arguably Taiwan is more important for most nations than Ukraine, and it should be clear by now why. Semiconductors and microchips.

My first Beyond Mathematical Odds was about this subject, chips. And there I mentioned the shortage would last till 2024 minimum, regardless of whatever happens, whichever fabs (factories specialized in semiconductor and chip production) they promised to build.

Semiconductor Shortage May Be Here to Stay

Intel CEO Pat Gelsinger has cautioned that the semiconductor shortage will last until 2024, a scary reality for manufacturers, businesses and consumers alike.

Semiconductor chips, or microchips, are essential for many digital consumer products. Anything that processes information uses these chips and with the exponential growth of technology, there has been a massive increase in demand. 

“The rapid acceleration of the internet of things (IoT) to date and to come forever moves semiconductors ahead of oil as the world’s key commodity input for growth,” according to economic investment firm TS Lombard. 

Although the U.S. leads the world in developing and selling semiconductors, manufacturing has shifted to Asia. Taiwan and Korea account for 83% of global processor chip production and 70% of memory chip output, according to the Semiconductor Industry Association. 

In many of these Asian economies, harsh lockdown measures were put in place in response to COVID-19, causing bottlenecks in the supply chain. As a result, certain manufacturing tools are unavailable, limiting chipmaking capacity. 

The shortage was originally projected to last until 2023, but Gelsinger now predicts that it will roll into 2024. 

“The shortages have now hit equipment and some of those factory ramps will be more challenged,” Gelsinger explained.

Another source for the same article.

Something I did not touch upon even once here was a quiet, but meaningful shortage that has been building up since mid-2021, the equipment and parts shortage. And this one has been impactful in many industries, not just chips one. Bayer had a massive disruption a few months ago because its supplier of one of the main chemicals to produce Round-Up had one of its machines brokedown and it would take 3 months to get it fixed.

The same occurred in some chip factories, where some of the very specialized tools had big wait times for replacement (up to 12 weeks sometimes). Even tool manufacturers were facing the same, a huge portion of this damage because of the lockdown last year in China.

China has been on war footing for months now, and all the signs are there, and Taiwan is overplaying its hands, and over-relying on the USA to come to the rescue. Keep an eye on Taiwan.

A virus post coming tomorrow, maybe a longer one, maybe a short one, undecided, prefer not to send two e-mails every single day.

I hope all of you have a great weekend, get off the internet. Go enjoy life, and do something you like.

Au-delà des probabilités mathématiques – « Le feu s’embrase » – par John Paul.

Comme très bien détaillé dans mon article précédent, le système (particulièrement en Occident) est en train de se vautrer. Voici la mise à jour, signée John Paul, qui n’écrit toujours pas tellement mieux mais qui bosse vraiment bien, dans plusieurs domaines à la fois – ses papiers sur le Covid sont assez solides. Il nous fait ici un tour d’horizon du chaos des chaînes d’approvisionnement.

J’ai d’autres articles de Gail Tverberg – l’auteur de l’article précédent – sur le sujet économie et énergie qui pourraient intéresser le lecteur, et un à moi en préparation, dans le même registre.

Source.


Traduction

Au-delà des probabilités mathématiques – « Le feu s’embrase ».

C’est la saison des révoltes!

John Paul

7 juillet

Cet article était imprévu à bien des égards. Alors que je recherchais d’autres pistes sur le SARS-CoV-2 et que j’écrivais mon article d’opinion, beaucoup de choses ont changé au cours des 72 dernières heures. Assez pour me pousser à écrire cet article.

Depuis le début de ce Substack, j’ai couvert les aspects énergétiques de la cascade actuelle d’événements, que je suis et à laquelle je prête attention depuis 2020.

Les signes d’une pénurie d’énergie sont apparus depuis des mois, se sont accumulés et le moindre point de basculement ferait littéralement s’effondrer la situation. Le fait que la Russie ait coupé le flux de gaz dans une large mesure a constitué un tel point de basculement. Mes deux articles sur la crise énergétique vous donneront suffisamment d’informations et d’analyses pour le comprendre.

L’industrie allemande est en gros au bord de l’effondrement, ce qui entraînera le reste du continent par contagion.

L’Allemagne a déclaré jeudi qu’elle allait relever le niveau d’alerte de son plan d’urgence pour le gaz afin de sécuriser l’approvisionnement, suite à la récente réduction des livraisons par gazoduc en provenance de Russie.

« Le gaz est désormais une denrée rare en Allemagne », a déclaré aux journalistes le ministre de l’économie Robert Habeck.

Le déclenchement de la deuxième phase rapproche l’Allemagne de la troisième et dernière étape, qui pourrait entraîner un rationnement du gaz dans la première économie d’Europe.

La Russie utilise le gaz « comme une arme » contre l’Allemagne en représailles au soutien apporté par l’Occident à l’Ukraine après l’invasion de Moscou, a déclaré M. Habeck.

Le chef du syndicat allemand met en garde contre l’effondrement d’industries entières

Les principales industries allemandes risquent de s’effondrer en raison des coupures dans l’approvisionnement en gaz naturel russe, a averti le principal responsable syndical du pays avant les discussions de crise avec le chancelier Olaf Scholz qui débutent lundi.

« En raison des goulots d’étranglement dans le secteur du gaz, des industries entières risquent de s’effondrer définitivement: l’aluminium, le verre, l’industrie chimique », a déclaré Yasmin Fahimi, le chef de la Fédération allemande des syndicats (DGB), dans une interview accordée au journal Bild am Sonntag. « Un tel effondrement aurait des conséquences énormes pour l’ensemble de l’économie et des emplois en Allemagne ».

Même la troisième plus grande ville de Bavière, Augsbourg, veut éteindre les feux de circulation et procéder à d’autres changements pour réduire la consommation d’énergie.

À Augsbourg, on a fait des calculs fébriles ces derniers jours. Et le résultat est effrayant pour les dirigeants de la ville: Selon l’état actuel, les coûts annuels pour l’électricité, le gaz naturel, le chauffage urbain et d’autres services énergétiques passeraient d’environ 15,9 millions d’euros à environ 28,3 millions d’euros pour l’année en cours. « Cela correspond à une augmentation de près de 80%! »

Si vous lisez ma série intitulée « Beyond Mathematical Odds » (Au-delà des probabilités mathématiques) ou si vous suivez mon Substack/Twitter depuis un certain temps, vous ne serez pas surpris de ce qui se produit, mais vous serez nombreux à être surpris, comme je l’ai été moi-même, par la vitesse à laquelle cela s’est produit. Avant d’aborder la correction de trajectoire que les gouvernements ont décidée, je continue à me pencher sur l’aspect énergétique de cette cascade. Alors que le monde est confronté à une pénurie massive de carburant et que la plupart des pays producteurs et raffineurs de pétrole ont presque atteint leur production maximale, la Chine a bien entendu choisi de passer à l’étape suivante.

La Chine autorise les raffineurs à exporter 40% de carburant en moins qu’il y a un an

  • Un quota de cinq millions de tonnes a été accordé aux raffineurs dans le dernier lot.
  • Pékin ne souhaite pas augmenter ses exportations pour répondre à la demande.

La Chine a publié son dernier lot de quotas d’exportation de carburant pour l’année, mais le total des quotas est toujours inférieur d’environ 40% à celui de la même période en 2021.

Quelque 5 millions de tonnes de quotas de diesel, d’essence et de kérosène ont été attribués, selon les dirigeants de raffineries qui ont reçu des avis préliminaires du Ministère du Commerce et une note du consultant local OilChem.

Il y a peu de temps, M. Macron a déclaré publiquement à M. Biden, entouré de journalistes, que les pays producteurs de pétrole ne pouvaient pas répondre à la demande parce qu’ils étaient déjà proches de la production maximale. Bien sûr, la Chine entend exploiter cette situation. La Chine est l’un des plus grands raffineurs au monde, donc freiner les exportations alors que l’ensemble du système est mis à rude épreuve aura un impact, en maintenant les prix des carburants plus élevés pendant plus longtemps.

Autre fait à prendre en considération, le confinement en Chine qui a duré plus de 8 semaines a eu des effets à peine mesurables sur les stocks mondiaux de carburant, maintenant qu’ils sont remis en service, la demande va augmenter, c’est donc une autre raison pour laquelle ils réduiraient les exportations. Le premier gazoduc transnational de la Chine avec le Turkménistan est désormais opérationnel, tandis que le reste du monde est confronté à la dure réalité des prix exorbitants du gaz en raison de la décision de l’un des plus grands producteurs et exportateurs de fermer les vannes.

Avec des prix du carburant qui ne cessent d’augmenter pour la population mondiale, nous nous retrouvons avec ceci.

Une importante route commerciale sud-africaine bloquée en raison de la flambée des prix du carburant

  • L’Afrique du Sud a augmenté les prix du carburant pour atteindre un niveau record cette semaine.
  • Ce blocage nuit aux exportations de chrome et de charbon via le port de Maputo.

Dans une ville du nord-est de l’Afrique du Sud, des manifestants ont bloqué des routes, y compris une route clé reliant le pays au Mozambique avec des camions, mercredi, alors qu’ils protestaient contre la hausse des prix à la pompe qui a atteint un nouveau record.

Ces manifestations dans des secteurs spécifiques ont un impact sévère sur les perspectives globales de la reprise mondiale et peuvent avoir un effet de levier sur le mauvais côté de la bascule, entraînant ainsi une défaillance progressive. Les pays importent du charbon d’Afrique à un rythme plus élevé que jamais, ce qui a un impact sur le prix mondial du charbon, qui a déjà atteint des niveaux historiques en Europe (et qui va encore augmenter à court terme).

Je me répète, lorsque les pays sont confrontés à de telles dynamiques, ils reviennent à la géopolitique de base du 18e siècle et tentent d’acquérir tout type de ressource significative en période d’incertitude.

La région autonome du Karakalpakstan, en Ouzbékistan, fait l’objet d’une révolte populaire, car le gouvernement ouzbek veut lui retirer son statut d’autonomie et l’intégrer au pays. La région est riche en ressources naturelles.

L’Équateur est confronté à des manifestations depuis deux semaines en raison de la pénurie de nourriture et de carburant et de l’inflation des coûts, que les pays du tiers monde ne peuvent pas supporter autant que les pays du premier monde. La route de Mbombela (Afrique du Sud) est fermée à cause du prix du carburant.

La moitié des bateaux de pêche du Viêt Nam sont en rade à cause de la hausse des prix du carburant. Lagos, la capitale commerciale du Nigeria, est submergée par de longues files d’attente pour le carburant ces dernières semaines. Dans la capitale Abuja, les files d’attente sont constantes depuis février.
En Éthiopie, on a vu des automobilistes faire la queue pendant huit heures à Addis-Abeba, la capitale du pays, pour avoir accès au carburant, une situation qui pourrait se détériorer dans le courant du mois, selon un rapport de Bloomberg.
Au Royaume-Uni, Driver a organisé une manifestation pour protester contre la hausse des prix du carburant. Selon les informations du BusinessDay, les manifestants ont bloqué les principales routes britanniques, provoquant un embouteillage prolongé, pour demander au gouvernement d’agir contre la flambée des prix du carburant.
Au Ghana, les gens manifestent et se déchaînent en raison de la flambée des prix du carburant, de la nourriture et du coût élevé de la vie, alors que l’inflation atteint 27%.
Lundi, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Maputo, la capitale du Mozambique, pour protester contre la hausse des prix du carburant.
D’après plusieurs commentaires sur Twitter avec #Fuelprotest, de l’Espagne aux Pays-Bas, les gens manifestent contre la flambée des prix du carburant. Les agriculteurs espagnols commencent à bloquer les autoroutes, pour protester contre la hausse des prix du carburant. Aux Pays-Bas, les agriculteurs et les pêcheurs ont manifesté et des forces armées et de police ont été envoyées pour faire face aux manifestants. Les Néerlandais protestent contre la hausse du prix du carburant, du gaz, la pénurie d’engrais en provenance de Russie et la forte inflation.
Source de ce qui précède.

L’histoire des Pays-Bas ne s’arrête pas là, mais je ne l’aborderai pas ici. Vous pouvez vous rendre sur mon compte Twitter et en voir une partie, elle a trait au Forum économique mondial (WEF), je la commenterai dans le prochain article (d’opinion).

Des signes clairs indiquaient où tout cela allait mener, du moins à court terme. Les pays et les gouvernements continueront à faire face à des protestations et à des manifestations de ce genre à cause du coût du carburant et de la nourriture. Les coûts et la perte de pouvoir d’achat suscitent de nombreuses grèves dans le monde. Je n’en ai couvert qu’une demi-douzaine ici, et entre celles-ci et cet article, beaucoup d’autres se sont produites.

Grève des chemins de fer français, les pilotes au Danemark, en Norvège et en Suède sont maintenant en grève, les mécaniciens vont se joindre à eux. Les cheminots britanniques ont décidé de se mettre en grève eux aussi, Coal India (l’un des plus gros producteurs de charbon) est également sur le point de déclencher une grève monstre pour obtenir des augmentations de salaire de plus de 5 milliards de dollars et il y a de nombreuses autres grèves locales. Comme je l’ai écrit il y a quelque temps, lorsque le coût de politiques malavisées rattrapera les gouvernements du monde entier et qu’ils devront faire face à la situation, ils se retrouveront entre le marteau et l’enclume, et ceci en est une composante.

Beaucoup de ces gouvernements choisissent l’option à courte échéance pour faire face à cette situation, en imprimant de l’argent et en garantissant une tendance inflationniste pour le futur. Ce qui, ironiquement, va dans le même sens.

Il existe désormais quatre #CBDC de détail actives dans le monde, et des projets pilotes dans 29 juridictions. 72 banques centrales ont communiqué publiquement sur leur travail avec les CBDC et le ton des discours est plus positif. Consultez la dernière mise à jour de notre base de données mondiale.

Maintenant, je voudrais vous rappeler cet article.

Puisque les élites du monde entier sont obsédées par l’énergie verte pour quelque motif à la con, ésotérique et mal inspiré, les membres feront pression et obtiendront ce que le bon sens dicte à l’homme ordinaire. Ils incluront le nucléaire et certaines formes de gaz comme options vertes, tout en essayant de résoudre le gâchis des ressources et de la production.

Il est essentiel de garantir ces deux options si l’on veut avoir une réelle chance de passer au vert au cours de la prochaine décennie, et le nucléaire est la meilleure option, suivi du gaz qui est une excellente option rentable. Vous trouverez de nombreux articles sur la façon dont cet engouement pour les investissements dans les énergies vertes a partiellement créé le problème actuel du pétrole. Votre pays souhaite-t-il un avenir vert? Des investissements pétroliers à court terme seront nécessaires.

Pourquoi est-ce que je cite un article datant de 6 mois? À cause de ceci.

Le Parlement européen soutient l’étiquetage « vert » des investissements dans le gaz et le nucléaire

  • Les législateurs soutiennent le label européen d’investissement « vert » pour les combustibles.
  • Le texte devrait avoir force de loi, à moins qu’une super-majorité d’États n’y oppose son veto.
  • Les règles sur le gaz et le nucléaire divisent les pays de l’UE et les législateurs.
  • Le Luxembourg et l’Autriche vont contester la loi devant les tribunaux

Comme je l’avais prévu, et comme toute personne dotée d’un peu de bon sens pouvait le constater, et comme certains des meilleurs experts l’avaient également désigné comme seule solution, l’UE fait pression pour que le gaz et le nucléaire soient qualifiés de verts. Ce n’est guère surprenant et cela arrive bien après le moment optimal, hélas, l’instinct de conservation est une sacrée motivation.

C’est un bon indice qu’au moins une partie de la classe politique et des élites est consciente de la dynamique en cours et prête une attention particulière à la situation des pays plus pauvres et à la rapidité avec laquelle les gens se révoltent. La douleur à court terme, les tendances inflationnistes et les niveaux de récession sont presque inévitables, mais c’est au moins un bon indice que les choses pourraient se stabiliser. L’énergie est l’aspect le plus important du fonctionnement d’un système complexe.

Les choses peuvent sembler désastreuses, surtout à court terme, mais à long terme, la dynamique semble s’améliorer si ce niveau de bon sens se maintient, ce qui ne sera pas facile car les élites continueront à s’opposer à toute décision empreinte de bon sens.

Une chose que j’avais légèrement mal comprise était le tsunami de conteneurs qui allait frapper les États-Unis. Compte tenu de nombreuses variables (l’économie américaine, le fait que certains des plus grands détaillants ont surstocké, le confinement continu de la Chine et les perturbations apportées par la guerre, entre autres), il n’y a pas eu de tsunami massif ni de blocage des porte-conteneurs dans les ports américains.

Parce que des milliers de conteneurs sont empilés en Europe (ce que j’avais prévu), les navires accusent des retards considérables pour décharger leur cargaison.

Les exportations de voitures et de meubles à destination des États-Unis s’accumulent et le phénomène se généralise dans les ports européens

  • Des meubles Ikea, des pièces détachées et des automobiles sont retardés dans les principaux ports européens.
  • Des ralentissements de travail et des grèves paralysent le commerce des conteneurs dans les ports allemands et néerlandais.
  • Il faudra des mois pour résorber l’arriéré de conteneurs.

Les ralentissements du travail et les grèves dans les ports allemands et néerlandais créent une accumulation massive de conteneurs d’exportation à destination des États-Unis qui prendra des mois à se résorber.

Selon les connaissements trouvés par ImportGenius, certains des articles exportés depuis ces ports sont des composants essentiels au secteur automobile, tels que des batteries au lithium, des automobiles entièrement assemblées, ainsi qu’une grande variété de pièces automobiles et de châssis. Mercedes, BMW et Ford ont été cités dans des déclarations récentes des douanes américaines.

« Les importateurs américains doivent se renseigner quatre à cinq semaines à l’avance pour savoir si un navire est disponible », a déclaré Andreas Braun, directeur des produits maritimes pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Crane Worldwide Logistics. « Ce n’est pas normal. De plus, si vous avez la chance de réserver un créneau sur un navire, vous devez ensuite trouver un conteneur vide, qui peut se trouver dans l’arrière-pays. »

La décoration intérieure, les revêtements de sol et les meubles d’Ikea figuraient également sur la liste.

« La congestion de ces ports s’étend à d’autres grands ports d’Europe », a déclaré Braun.

Les ralentissements dans l’arrivée des navires, le traitement des conteneurs et la disponibilité des conteneurs ainsi que le camionnage sont des problèmes courants.

« Il n’y a actuellement aucune fin en vue à la congestion du transport maritime par conteneurs », a déclaré Vincent Stamer d’IfW, ajoutant que les embouteillages se multipliaient également en dehors des ports chinois.

« Pour l’Allemagne et l’UE, cela affecte particulièrement le commerce d’outre-mer, notamment avec l’Asie, d’où sont expédiés les produits électroniques de consommation, les meubles et les textiles, par exemple. » via GCaptain.

Différents pays, retour à une dynamique similaire, et maintenant l’arriéré est énorme et il faudra des mois pour régulariser si ces satanés travailleurs voulaient bien cesser de faire grève à cause de leurs maigres salaires et de leurs longues heures de travail.

Heureusement, l’esprit américain a pris le dessus et le sang-froid l’a emporté. La grève que je craignais le plus, celle des dockers en Californie et dans d’autres ports des États-Unis, dont le nombre incroyable s’élève à 22.000 travailleurs, n’a pas eu lieu pour l’instant.

Le monde de la logistique et la chaîne d’approvisionnement continuent de se heurter à des obstacles après chaque signe de reprise…

Alors que les expéditions se poursuivent à un rythme soutenu pendant que les deux parties tentent d’élaborer un nouveau contrat, un arrêt de travail toucherait les ports de la Californie à l’Oregon et à l’État de Washington – des ports qui traitent près de 40 % de toutes les importations américaines – à un moment où les problèmes de chaîne d’approvisionnement exacerbent déjà l’inflation la plus élevée du pays depuis la quatrième saison de Taxi.

« Bien qu’il n’y ait pas de prolongation de contrat, le fret continuera de circuler et les opérations normales se poursuivront dans les ports jusqu’à ce qu’un accord puisse être trouvé », peut-on lire dans une déclaration commune de la Pacific Maritime Association et de l’International Longshore and Warehouse Union.

« Les deux parties comprennent l’importance stratégique des ports pour les économies locale, régionale et américaine, et sont conscientes de la nécessité de finaliser un nouveau contrat à l’échelle de la côte dès que possible afin de maintenir la confiance dans la côte Ouest », ont déclaré l’ILWU et la PMA.

Source

En fin de compte, à court terme, rien n’a changé, les pays connaîtront encore des coupures et des rationnements d’électricité, et les prix de l’énergie continueront à monter et à descendre, et à flamber allègrement, mais les perspectives à long terme sont désormais meilleures.

La situation peut réellement s’améliorer si nous ne laissons pas les élites tout faire foirer (plus d’informations à ce sujet dans l’article d’opinion).


Texte original

Beyond Mathematical Odds – « The fire rises »

It is revolt season!

John Paul

Jul 7

Well, this piece was unexpected in many ways. While researching other leads on SARS-CoV-2, and writing my opinion piece, among life “stuff” a lot of things change within the last 72 hours. Enough to push me to write this one.

Since the inception of this Substack, I have covered the energy aspects of the current cascade of events, and have covered and paid attention since 2020.

The signs of an energy crunch have been out there for months, building up and any minor tipping point would send things into literal collapse. Russia cutting the flow of gas by a large margin was such a tipping point. Both my Energy Crunch posts will give you enough background information and analysis to understand this.

Germany’s industry is basically on the verge of a literal collapse, which will lead the rest of the entire continent to one, via contagion.

Germany said Thursday it would raise the alert level under its emergency gas plan to secure supply following the recent reduction of pipeline supplies from Russia.

“Gas is now a scarce commodity in Germany,” Economy Minister Robert Habeck told reporters.

Triggering phase two brings Germany a step closer to the third and final stage that could see gas rationing in Europe’s top economy.

Russia was using gas “as a weapon” against Germany in retaliation for the West’s support for Ukraine following Moscow’s invasion, Habeck said.

Germany’s Union Head Warns of Collapse of Entire Industries

Top German industries could face collapse because of cuts in the supplies of Russian natural gas, the country’s top union official warned before crisis talks with Chancellor Olaf Scholz starting Monday. 

“Because of the gas bottlenecks, entire industries are in danger of permanently collapsing: aluminum, glass, the chemical industry,” said Yasmin Fahimi, the head of the German Federation of Trade Unions (DGB), in an interview with the newspaper Bild am Sonntag. “Such a collapse would have massive consequences for the entire economy and jobs in Germany.”

Even the third-largest city in Bavaria, Augsburg wants to switch off traffic lights and other changes to curb energy consumption.

In Augsburg they have been calculating feverishly in the last few days. And the result was frightening for the city leaders: According to the current status, the annual costs for electricity, natural gas, district heating and other energy services would increase from around 15.9 million euros to around 28.3 million euros for the current year. « That corresponds to an increase of almost 80 percent! »

If you have been reading my Beyond Mathematical Odds series or following my Substack/Twitter for a while you won’t be surprised by this coming to be, but it will surprise many, as it did it myself, the speed which it came. Before I touch on course correction governments decided to do, I will keep delving into the energy aspect of the cascade. While the world faces a massive fuel crunch with most oil-producing and refining countries almost at maximum output, of course, China would choose to do the next move.

China Allows Refiners to Export 40% Less Fuel Than a Year Ago

  • Five million tons of quota awarded to refiners in latest batch
  • Beijing not interested in ramping up exports to meet demand

China issued its latest batch of fuel export quota for the year, but total allowances are still around 40% less than the same point in 2021.

Some 5 million tons of diesel, gasoline and jet fuel quotas were awarded, according to refinery executives who received preliminary notices from the Ministry of Commerce and a note from local consultant OilChem.


A short while ago, Macron publicly told Biden, surrounded by reporters, that Oil-producing countries could not meet demand because there were already close to maximum output, and self-preservation will dominate anyone when they are faced with the hardship of reality, and politicians are no different. Of course, China would exploit this. China is among the world’s largest refiners in the world, so curbing exports while the entire system is strained will have an impact, maintaining fuel prices higher for longer.

Another fact to take into consideration, the lockdown in China that lasted over 8 weeks barely had measurable effects on the global fuel stocks, now that they are coming back online, demand will grow, so this is another reason why would they curb exports. China’s first transnational gas pipeline with Turkmenistan is now operation, while the rest of the world faces the harsh reality of massive gas prices when one of the biggest producers and exporters decided to shut it off.

With fuel prices at a ever-increasing cost for the global population, we get ourselves this.

Key South African Trade Route Blocked as Fuel Costs Surge

  • South Africa increased fuel prices to a record this week
  • Blockage is hurting chrome and coal exports via Maputo por

Protesters in a city in South Africa’s north east blocked roads including a key route linking the country to Mozambique with trucks Wednesday as they demonstrated against pump prices rising to a new record.


These protests at specific sectors have a severe impact on the overall global recovery outlook and can leverage the cascade into the wrong tipping side, cascading into progressive failure. Countries are importing coal from Africa at a larger pace than ever before, and this impact the global price of coal, already at historical levels in Europe (and will go ever higher in the short term).

Repeating myself, when countries are faced with such dynamics, they will revert to basic 18-century geopolitics and attempt to acquire any type of meaningful resource in uncertain times.

The Karakalpakstan autonomous region, in Uzbekistan is under a popular revolt, because the Uzkeb government wants to remove its autonomous status from it and integrate into the country. The region is rich in natural resources.

Ecuador has faced protests for the last 2 weeks because of food and fuel shortages and the inflating costs, which third-world countries can’t cope with as much as first-world countries can. Closed road is Mbombela (South Africa) over fuel prices.

Half of Vietnam’s fishing boats are stranded ashore due to rising fuel costs. Nigeria’s commercial capital Lagos has been bogged down with long fuel queues in recent weeks. The capital city Abuja has consistently seen traffic queues since February.
In Ethiopia, motorists in Addis Ababa, the country’s capital, were seen queuing for eight hours to access fuel, a situation that could deteriorate later in the month, according to a Bloomberg report.
In the UK, Driver staged a go-slow protest over the hike in fuel prices. According to BusinessDay checks, protesters snarled up major UK roads causing a prolonged traffic jam, to demand government action against rocketing fuel prices.
In Ghana, people are protesting, breaking out due to soaring prices of fuel, food and high cost of living, as inflation surges to 27 percent.
Thousands of people took to the streets of Maputo, Mozambique’s capital, on Monday to protest against the rise in fuel prices.
From several comments on Twitter with #Fuelprotest, from Spain to the Netherlands, people protest against the surge in fuel prices. Spanish farmers begin to block motorways, protesting against the fuel price increase. In Netherland, farmers and fishers protested, getting intense Army/Police sent to deal with protesters. The Dutch protested high fuel, gas, food shortage of fertilizers from Russia, and high inflation.
Source for the above.

There is more to the Netherlands story, but I won’t get to it here, you can go to my Twitter account and see some of it, it has to do with the WEF, I will comment about this in the next (opinion) piece.

Clear signs were this is all headed for the short term at least. Countries and governments will continue to face protests and demonstrations like this over the cost of fuel and food. The costs and loss of purchasing power are leading to many strikes around the world, I have covered but half a dozen here, and between those and this piece, many others came to be.

French rail strike, pilots in Denmark, Norway and Sweden are now on strike, mechanics will join them too. UK rail workers decided to go on strike too, Coal India (one of its biggest producers) is also on the verge of a mass strike for over $5 billion in salary increases and many other local strikes. As I wrote a while back as a forecast when the cost of misguided policies caught up with governments around the world, and they had to face the dance, they would find themselves between a rock, and a hard place, and this is part of it.

Many of these governments are choosing the shortsighted option to deal with this, by printing money and assuring the inflationary trend in the future. Which ironically enough aligns with this.

Now I want to remind you of this piece.

Since elites around the world are hellbent on green energy for whatever esoteric, misguided bullshit reason, members will pressure, and will achieve what common sense tells the ordinary man. Including nuclear and some forms of gas as green options, while they try to solve the resource and manufacturing mess.

Securing both is paramount for a real chance at going green in the next decade, and nuclear is the best option, followed by gas which is a very good cost-effective option, yet. You can find quite a few articles about how this craze about green energy investment, partially created the current oil conundrum too. Does your country want a green future ? Short-term oil investment will be needed.


Why am I citing something from 6 months ago ? Because of this.

EU parliament backs labelling gas and nuclear investments as green

  • Lawmakers back ‘green’ EU investment label for the fuels
  • Likely to become law unless super-majority of states veto
  • Gas, nuclear rules have split EU countries and lawmakers
  • Luxembourg, Austria to challenge law in court

As I forecasted, and anyone with some common sense could tell, and some of the better experts also stated it would be the only way out, the EU is pushing hard to label gas and nuclear as green. Not surprising and a lot later than the optimal time, alas self-preservation is one hell of a motivator.

This is a good sign that at least parts of the political class and elites are aware of the dynamics going on, and paying close attention to the situations in poorer countries, and how fast people go into full revolt. The short-term pain, inflationary trends, and levels of recession are almost inevitable, but at least this is a good sign that things might get more stable. Energy is the most important aspect of the function of a complex system.

Things might look dire, especially short-term, but long term the dynamics are looking somewhat better if this level of common sense keeps going on, which won’t be easy because the elites will keep opposing any modicum of common-sense decision.

One thing that I got slightly wrong was the Container Tsunami that would hit the US. Given numerous variables (the American economy, the fact that some of the biggest retailers overstocked, the continuous lockdown on China, and the disruptions the war brought, among others) there was no massive tsunami and clog of containerships in the American ports.

Because thousands of containers are piled up in Europe (which I got right), ships have massive delays to unload the cargo.

There’s a massive pile-up of car, furniture exports bound for U.S. and it’s spreading across European ports

  • Ikea furniture, auto parts, and automobiles are delayed at major European ports.
  • Labor slowdowns and strikes are crippling container trade at both German and Netherland ports.
  • The backlog of containers will take months to clear out.

Labor slowdowns and strikes at the German and Netherland ports are creating a massive pile-up of export containers bound for the U.S. that will take months to clear out.

According to the bills of lading found through ImportGenius, some of the items that are exported out of these ports are critical components to the auto sector like lithium batteries, fully assembled automobiles, as well as a wide variety of auto parts, and chassis. Mercedes, BMW, and Ford were listed in recent U.S. Customs filings.

“U.S. importers need to look four to five weeks in advance to see if there is a vessel available,” said Andreas Braun, Europe, Middle East, and Africa ocean product director of Crane Worldwide Logistics. “This is not normal. Also, if you are lucky to book a slot on a vessel you then have to locate an empty container which can be in the hinterland.”

Home decor, flooring, and furniture from Ikea were also listed.

“The congestion from these ports is spreading to other major ports in Europe,” Braun said.

Slowdowns in vessel arrival, container processing, and container availability as well as trucking are common problems.

“There is currently no end in sight to the congestion in container shipping,” said IfW’s Vincent Stamer, adding that traffic jams were also growing outside Chinese ports. 

“For Germany and the EU, this affects overseas trade in particular, especially with Asia, where consumer electronics, furniture and textiles, for example, are shipped from.” via GCaptain


Different countries, back at similar dynamics, and now the backlog is enormous and it will take months to regularize if those pesky workers stop striking over their meager salaries and extensive work hours.

Thankfully the American spirit has a hold and cooler heads prevailed and my most feared strike of dockworkers in California and elsewhere in ports in the US, at an incredible number of 22.000 workers, didn’t come to pass for now.

The logistics world and the supply chain keep hitting snags after every sign of recover…

While shipping continues apace as the sides try to hammer out a new contract, a work stoppage would hit ports from California to Oregon and Washington State—ports that handle nearly 40 percent of all U.S. imports a time when supply chain issues are already exacerbating the nation’s highest inflation since about the fourth season of Taxi.

“While there will be no contract extension, cargo will keep moving, and normal operations will continue at the ports until an agreement can be reached,” read a joint statement from the Pacific Maritime Association and the International Longshore and Warehouse Union.

“Both sides understand the strategic importance of the ports to the local, regional and US economies, and are mindful of the need to finalize a new coast-wide contract as soon as possible to ensure continuing confidence in the West Coast,” the ILWU and PMA said.

Source


In the end, short-term, nothing changed, countries will still experience blackouts, brownouts, rationing, and energy prices will keep going up and down, and rally like crazy, but the outlook long-term is better now.

Things can actually improve if we don’t let the elites fuck this up (more on this in the opinion piece).

Bill Gates achète une grande quantité de terres agricoles dans le Dakota du Nord, mais le procureur général de l’État vient d’intervenir – par Richard Moorhead.

Un petit article vite fait, avant de partir faire les courses. Pas pour acheter de la viande: pour ça nous nous fournissons dans une ferme bio du village, tenue par une famille très courageuse. Une fois qu’on a goûté la viande de vaches, cochons et moutons nourris au pré, ça devient impossible de tolérer le bleu-blanc-belge de supermarché, vendu au même prix. Vous en conclurez ce que vous voulez.

Cet article fait suite à celui de Robert F. Kennedy Jr, que j’avais publié il y a un an et demi.

Source.


Traduction

Bill Gates achète une grande quantité de terres agricoles dans le Dakota du Nord, mais le procureur général de l’État vient d’intervenir

Par Richard Moorhead Le 22 juin 2022 à 17 h 10

Bill Gates est devenu le plus grand propriétaire privé de terres agricoles aux États-Unis.

Le milliardaire mondialiste a accru ses avoirs en terres agricoles américaines, accumulant un total de 242.000 acres [NdT. environ 100.000 hectares] de la terre la plus arable d’Amérique, selon The Daily Caller.

Le procureur général du Dakota du Nord est intervenu après que le trust de Gates a acquis six parcelles de terre dans le comté de Pembina.

Le procureur général Drew Wrigley a envoyé mardi une lettre au trust, exigeant des réponses sur la manière dont il compte utiliser (ou accaparer) les terres qu’il a achetées dans l’État.

La loi du Dakota du Nord restreint la propriété et la location de terres agricoles aux sociétés et aux sociétés à responsabilité limitée. En outre, il existe certaines limitations en ce qui concerne les trusts.

Si le trust de Gates n’est pas en mesure de démontrer qu’il utilise les terres conformément à la loi de l’État, il risque une amende de 100.000 dollars, à moins que le trust ne se sépare des terres dans un délai d’un an.

Certaines des remarques publiques de Gates indiquent un obscur dessein derrière son accaparement des terres agricoles américaines.

Gates a exhorté les nations développées telles que les États-Unis à remplacer la viande authentique par une viande synthétique fabriquée en laboratoire.

« On finit par s’habituer à la différence de goût, et il se dit qu’on pourra améliorer encore ce goût à l’avenir », a affirmé le fondateur de Microsoft dans une interview accordée à la MIT Technology Review, selon le Western Journal.

Le fait que M. Gates soit le plus grand propriétaire de terres agricoles américaines lui confère une capacité de nuisance sans précédent vis-à-vis des propriétaires de ranchs et des éleveurs.

Le milliardaire pourrait empêcher les éleveurs de faire paître leurs vaches sur sa vaste propriété, les privant ainsi de terres qu’ils utilisent depuis des décennies.

Cela augmenterait considérablement la pression de l’offre sur les éleveurs et, en fin de compte, le prix du bœuf dans les supermarchés.

L’accaparement des terres agricoles risque également de peser sur l’ensemble de la chaîne alimentaire américaine, en cette période où la pression sur les prix rend plus coûteux que jamais pour les Américains de nourrir leur famille.

Le trust de Gates a 30 jours à compter de la réception de la lettre pour démontrer comment il utilise légalement les terres.

L’oligarque mondialiste aurait également été vu dans les couloirs du Capitole des États-Unis au début du mois.


Texte original

Bill Gates Buys Massive Amount of Farmland in North Dakota, But the State AG Just Stepped in

By Richard Moorhead  June 22, 2022 at 5:10pm

Bill Gates has made himself the single largest private owner of farmland in the United States.

The globalist billionaire expanded his holdings of American farmland, accumulating a total of 242,000 acres of the most arable land in America, according to The Daily Caller.

North Dakota’s attorney general is stepping in after Gates’ trust acquired six parcels of land in Pembina County.

Bill Gates has made himself the single largest private owner of farmland in the United States.

The globalist billionaire expanded his holdings of American farmland, accumulating a total of 242,000 acres of the most arable land in America, according to The Daily Caller.

North Dakota’s attorney general is stepping in after Gates’ trust acquired six parcels of land in Pembina County.

Attorney General Drew Wrigley sent a Tuesday letter to the trust, demanding answers on how he intends to use (or hoard) the land he purchased in the state.

North Dakota law restricts the ownership and leasing of farmland to corporations and limited liability companies. In addition, there are certain limitations with regard to trusts.

Some of Gates’ public remarks suggest a dark motive for his hoarding of American farmland.

Gates has urged developed nations such as the United States to replace real meat with a synthetic laboratory-made replacement.

“You can get used to the taste difference, and the claim is they’re going to make it taste even better over time,” the Microsoft founder argued in an interview with the MIT Technology Review, according to The Western Journal.

Gates’ position as the single largest owner of American farmland puts him in a unique position to potentially harm ranchers and cattlemen.

The billionaire could prevent ranchers from grazing their cows on his extensive property, cutting them off from land they’ve used for decades.

This would significantly increase supply pressures on ranchers, and ultimately raise the price of beef at the supermarkets.

The hoarding of farmland also stands to impact the entire American food chain in an era where price pressures make it costlier than ever for Americans to feed their families.

Gates’ trust has 30 days from the receipt of the letter to demonstrate how it’s legally using the land.

The globalist oligarch was also reportedly seen within the halls of the United States Capitol earlier this month.

Rupert Darwall évoque les sombres origines de l’environnementalisme.

En plus d’être auteur de deux bouquins, The Age of Global Warming: A History (2013) et Green Tyranny: Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex (2017) dont il est question ici, Rupert Darwall est consultant en stratégie pour diverses organisations et analyste politique. Il a écrit de nombreux articles pour des journaux comme The Spectator, le Wall Street Journal, National Review, le Daily Telegraph, le New York Post, Prospect, et Financial Times. Il fait partie de la CO² Coalition, dont l’objectif est d' »éduquer les leaders d’opinion, les décideurs et le public sur l’importante contribution du dioxyde de carbone et des combustibles fossiles à nos vies et à l’économie. »

Son point de vue est un peu biaisé lorsqu’il s’agit de défendre le modèle du tout-pétrole: je doute que le fracking soit plus qu’un dernier recours ou qu’il soit écologiquement anodin. Je publierai à ce sujet l’analyse très différente de Elliott Freed sur le sujet du pétrole et de l’énergie [Addendum 24/04: la peste soit de mon incroyable distraction, je l’ai déjà publié]. Je publie ici Rupert Darwall pour son historique du mouvement « vert » ou, comme il le désigne, du complexe industriel du climat. Je n’ai pas lu le bouquin mais il ne mentionne pas dans l’interview la motivation première de l’Allemagne, d’ordre plus pratique qu’idéologique, puisqu’ils ne disposent évidemment d’aucune ressource pétrolière nationale et que leur agriculture et leur élevage sont largement insuffisants pour leur permettre l’autonomie – excellente raison pour vouloir annexer la France.

Voici une interview, qui date de début 2018, avant qu’on ne parle (plus que) du Forum Economique Mondial, du Grand Reset et du Green New Deal – et avant la présente redistribution des cartes sous formes de « sanctions économiques ». Il y fait le lien entre la célèbre doctrine eugéniste et l’environnementalisme ainsi qu’un bref historique de ses incarnations politiques ultérieures.

On comprendra en (re)lisant cet article sur le greenwashing que si leurs successeurs actuels s’inscrivent également dans la tradition eugéniste, il est aussi judicieux de leur confier la préservation de la Nature que de confier ses enfants à Michel Fourniret ou pire, la France à Emmanuel Macron – qui veut, notez au passage, un premier ministre « écologique ».

On fera aussi et surtout un lien utile entre le suicide énergétique occidental voulu par ses élites et leur vieille ambition malthusienne de dépopulation – en bon français, de génocide.

Source.


Traduction

Rupert Darwall évoque les origines inquiétantes de l’environnementalisme

RENCONTRES PRIVÉES: ÉPISODE II

Par Ben Weingarten | 31 janvier 2018

Rupert Darwall présente son nouveau livre, Green Tyranny : Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex [La tyrannie verte : les racines totalitaires du complexe industriel du climat dénoncées], à Ben Weingarten. Vous pouvez regarder leur interview ci-dessous et lire la transcription complète de leur discussion, légèrement modifiée pour plus de clarté.

Ben Weingarten: Rupert, dans Green Tyranny, vous écrivez « Pratiquement tous les thèmes du mouvement environnemental moderne sont préfigurés » dans le soutien des nazis à l’énergie éolienne dans les années 1930. Expliquez-nous cela.

Rupert Darwall: Si on examine les actions des nazis dans les années 1930 et leur politique environnementale, on constate que pratiquement tous les thèmes que l’on retrouve dans le mouvement environnemental moderne sont ceux des nazis. Il se trouve que, historiquement, les nazis ont été le premier parti politique au monde à avoir un programme d’énergie éolienne. Il se trouve également qu’ils étaient contre la consommation de viande [NdT. à propos] et qu’ils considéraient comme un énorme gaspillage le fait que tant de céréales servaient à nourrir le bétail plutôt qu’à faire du pain. Il se trouve aussi qu’ils avaient l’équivalent de règles d’économie de carburant parce que leur essence était la plus chère d’Europe et que très peu de gens conduisaient des voitures… Le fait le plus remarquable que j’ai trouvé est cette citation d’Adolf Hitler, qui a dit un jour à un assistant: « La politique ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est de changer le mode de vie des gens. » Ça pourrait être… C’est extraordinairement contemporain. Ça résume le mouvement environnemental moderne. Il s’agit de changer le mode de vie des gens.

Ben Weingarten: Le sous-titre de votre livre est « Les racines totalitaires du complexe industriel du climat dénoncées ». Vous parlez des pratiques nazies axées sur l’environnementalisme, et vous étudiez comment les socialistes se sont mêlés au fil du temps à ces anciens nazis. Expliquez-nous le lien entre le nazisme et le communisme, et le parcours depuis cette union [initiale] jusqu’au mouvement climatique actuel.

Rupert Darwall: Ce lien est profondément ancré dans l’histoire de l’Allemagne, dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre, parce que au cours des 30 premières années après 1945, l’Allemagne… l’Allemagne de l’Ouest, en fait, était un modèle de démocratie occidentale. Je cite dans le livre un écrivain de gauche qui se plaint que le SPD (Parti Social Démocrate d’Allemagne), le parti de gauche, l’équivalent des Démocrates, a délaissé la lutte des classes pour adopter le mode de vie américain. L’Allemagne est devenue  » une Amérique intégrée à l’Europe « . Cela s’est mis à changer dans les années 1970. Dans aucun autre pays d’Europe occidentale ni en Amérique, on n’a vu un tel afflux de radicaux d’extrême gauche – la Nouvelle Gauche, l’Ecole de Francfort – accéder au pouvoir dans les années 1980 et 1990. Ce qui est très significatif, c’est la façon dont la Nouvelle Gauche, ces radicaux extrémistes, ont embrassé les prises de position environnementales des nazis.

Ben Weingarten: Expliquez-nous la logique tordue et perverse qui mène de l’anticapitalisme à l’environnementalisme. Où ces points de vue se croisent-ils?

Rupert Darwall : Ben, vous avez mis le doigt dessus… l’anticapitalisme est le trait d’union, de même que l’anti-liberté individuelle. Et que l’on désigne ces idéologies comme étant d’extrême gauche ou d’extrême droite, ce sont ces éléments qui les unissent. Pour l’extrême droite, les catégories de base sont liées à la biologie et à la race. Pour l’extrême gauche, c’était autrefois les classes sociales. Mais l’extrême gauche a abandonné la classe ouvrière, lorsque celle-ci ne s’est pas révoltée comme Marx et Engels l’avaient prédit. Elle a en fait abandonné la rationalité et la classe ouvrière, et a déclaré : « La classe ouvrière a été ensorcelée par le consumérisme », etc. [NdT. voir mon petit article sur Reiser – j’insiste] Elle a ensuite adhéré à la politique irrationnelle que pratiquait l’extrême droite. Ce fut donc l’une des façons dont l’extrême-gauche se tourna vers… les attitudes antirationnelles et nihilistes des nazis.

Ben Weingarten: C’est fascinant. Dans votre livre, vous passez en revue diverses idéologies et vous montrez qu’elles construisent une coalition autour de plusieurs facteurs, l’anticapitalisme en tant que tel… et aussi l’environnementalisme et le mouvement anti-guerre. Et pourtant, lorsqu’il est question de changement climatique, il s’agit théoriquement de science, et non d’idéologie politique. N’est-ce pas là par définition un point critique?

Rupert Darwall: Ce qu’il faut comprendre et ce que j’ai appris, en fait, en écrivant ce livre, c’est qu’il faut regarder les actes plutôt que les paroles. Face au changement climatique, nous sommes censés recourir à l’énergie éolienne et solaire. Mais lorsqu’on donne le choix aux Allemands entre la réduction des émissions de carbone et l’abandon de l’énergie nucléaire, ils choisissent d’abandonner l’énergie nucléaire. De tous les pays d’Europe occidentale, l’Allemagne est traditionnellement la plus hostile à l’énergie nucléaire. Le mouvement pacifiste des années 1970 est en fait né d’une manifestation anti-nucléaire – le nucléaire civil. Et il s’est très vite mué en mouvement – lorsque Reagan [a été élu] et [a encouragé] le développement des armements et ainsi de suite, les Pershing et les missiles de croisière – il est passé de l’anti-nucléaire civil à l’anti-développement des armements occidentaux en réponse aux [missiles] SS-20 soviétiques. Tous ces éléments se rejoignent donc. Mais comme je le dis dans mon livre, le réchauffement climatique sert de prétexte à un programme environnemental radical. Leur objectif premier n’est pas là… Il faut le chercher ailleurs.

Ben Weingarten: Vous écrivez, et c’est très pertinent, « Le passage au vert de l’Europe a été le prix payé par l’Occident pour avoir remporté la guerre froide. » Serait-il juste de dire que le mouvement écologiste d’aujourd’hui est en fait une nouvelle phase de la guerre froide?

Rupert Darwall: L’Allemagne de l’Ouest était la cheville ouvrière de l’Alliance Atlantique en Europe. Le Kremlin a décidé d’installer ces SS-20 et a menacé de couper l’Alliance Atlantique en deux, car ces missiles étaient en mesure de frapper l’Europe mais pas les États-Unis. Il y avait donc une grande asymétrie. Et c’est Helmut Schmidt, le leader ouest-allemand du SPD, qui a été le premier à s’en inquiéter en déclarant que cela menaçait l’avenir de l’Alliance Atlantique, [et] que l’OTAN devait se rééquilibrer. Un dirigeant allemand a donc déclaré que nous devions installer des missiles nucléaires à moyenne portée en Allemagne de l’Ouest. Cela a provoqué une énorme réaction négative en Allemagne de l’Ouest, que l’extrême gauche et l’Union Soviétique ont exploitée. Cela a vraiment complètement déstabilisé la politique allemande. Cela l’a fait basculer à gauche. Le SPD ne s’en est jamais remis. Cela a conduit à la montée des Verts, et les Verts, fondés en 1980, sont très rapidement devenus un mouvement pacifiste. Et un grand nombre de personnes dans le mouvement pacifiste étaient aussi des Verts. Tous ces courants se sont donc regroupés.

Ce qui est intéressant, c’est que la guerre froide fut gagnée à la fin des années 80. Qui en est sorti vainqueur? Ce sont les Verts. On connaît la phrase célèbre… « la longue marche à travers les institutions » [NdT. slogan inventé par le militant étudiant communiste Rudi Dutschke vers 1967 pour décrire sa stratégie pour établir les conditions de la révolution]. C’est ce qu’ils ont fait, et ils ont abouti en 1998, à la première coalition  » rouge-vert  » à Berlin. Ils ont pris le contrôle de toutes les institutions, puis ils ont pris le contrôle du gouvernement fédéral grâce à la coalition rouge-vert.

Ben Weingarten: L’influence allemande est essentielle dans votre livre, mais vous soulignez également l’influence de la Suède. On ne pense pas traditionnellement à la Suède comme à une puissance dominante, pourtant vous soulignez qu’elle est critique en matière d’environnementalisme, et vous vous concentrez également sur la personne et l’impact, en particulier, d’Olof Palme. Expliquez-nous en quoi consiste le « soft power » de la Suède en matière d’environnement.

Rupert Darwall: Oui, lorsqu’il s’agit d’exposer les racines totalitaires de ceci [le « complexe industriel climatique »], celles des allemands, des nazis, si vous voulez, sont évidentes. Qu’en est-il de la Suède? La Suède est-elle totalitaire? En fait, la Suède connaît une forme de totalitarisme mou. Ils ont eu un gouvernement social-démocrate. Ça a été le plus long gouvernement à parti unique, qui a duré des années 1920 aux années 1970, donc [il a eu] un impact extraordinaire, extraordinaire sur la Suède. C’est ce parti qui a créé la Suède moderne. Les sociaux-démocrates suédois peuvent revendiquer une descendance en ligne directe de Marx et Engels. Et ils croient en l’ingénierie sociale. Ils ont pratiqué l’ingénierie sociale dans la Suède moderne, et ils ont utilisé des outils de contrôle social pour changer la façon dont les gens pensent, pour changer la façon dont les gens se comportent. Il y a une citation dans le livre d’Olof Palme qui disait alors qu’il était ministre de l’éducation : « Nous n’enseignons pas aux gens l’individualité, nous leur apprenons à être membres d’un groupe. » Et un fonctionnaire de l’éducation a déclaré: « Nous croyons en la liberté de renoncer à la liberté. » Ce n’est pas comme les régimes de l’ancien bloc de l’Est, c’est un régime très… Je pense qu’on l’appelle à juste titre un régime totalitaire mou.

Vous [mentionnez] l’impact de la Suède sur la politique environnementale… [il est] largement sous-estimé. Ce pays de 12 millions d’habitants a donné le coup d’envoi du [mouvement] environnemental moderne, au niveau mondial – ce n’est pas Rachel Carson ni la Journée de la Terre, c’est la Suède qui a lancé la politique de l’environnement à l’échelle mondiale. Elle a convoqué la première conférence des Nations Unies sur l’Environnement en 1972 à Stockholm, celle qui a inauguré la série de conférences des Nations Unies sur le climat, en passant par Rio, Kyoto, Paris, etc. Ils ont également introduit la thématique des pluies acides à l’échelle mondiale. Ils ont lancé la guerre contre le charbon… Dans un premier temps, par rapport aux pluies acides, ils souhaitaient mettre en place un vaste programme d’énergie nucléaire, et ils ont cherché à diaboliser le charbon. Sans énergie nucléaire, il faut du charbon, or le charbon est sale et détruit les forêts et les lacs. Et d’ailleurs, il provoque le changement climatique. La Suède a été le premier pays à parler du changement climatique. Olof Palme parlait déjà de changement climatique en 1974, en novembre 1974. A l’époque, Al Gore était encore étudiant en droit. Sur le sujet du changement climatique, ils ont donc devancé tout le monde.

Ben Weingarten: Vous qualifiez le mouvement des pluies acides de répétition générale du mouvement actuel de réchauffement global et de changement climatique. Quelles sont les implications de cette histoire de pluies acides?

Rupert Darwall: L’histoire des pluies acides est méconnue et elle mérite d’être racontée. Il s’agit d’un véritable scandale scientifique. Ses parallèles avec le réchauffement climatique sont très intéressants. Les pluies acides et le réchauffement climatique ont tous deux été exploités par les Suédois dans le cadre de la guerre contre le charbon. Les deux ont majoritairement impliqué les mêmes personnes. Le premier président du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] était suédois, c’était un proche d’Olof Palme et c’est lui qui a rédigé le premier rapport gouvernemental sur les pluies acides. Les académies scientifiques nationales d’Amérique du Nord et d’Europe occidentale ont unanimement déclaré:  » Les données scientifiques sur les pluies acides sont plus certaines que celles sur le changement climatique « . Il est intéressant de noter que cette affirmation était erronée… Les sols, les forêts, les lacs et les cours d’eau n’étaient pas acidifiés par des pluies acides causées par les émissions des centrales électriques, elles ont été causées par les changements dans la gestion des terres. Si on prend l’exemple des Adirondacks, on voit à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle l’industrie du bois faire son apparition. On a abattu beaucoup d’arbres. On a brûlé les souches. Cela a modifié le sol, qui était auparavant très acide et qui acidifiait les lacs. Ça les a modifiés. Ça a réduit leur acidité. On trouvait à l’époque du poisson sauvage, du saumon. Lorsque le [Président William] McKinley a été assassiné, Theodore Roosevelt passait ses vacances à y pêcher. On y attrapait du poisson.

Puis les écologistes sont intervenus pour dire:  » Il faut laisser ces arbres.  » Le sol s’est ré-acidifié. La réalité scientifique était que l’acidification était causée par la formation des sols et les changements dans les modes de gestion des terres. Le plus intéressant, le vrai scandale, c’est que l’EPA [Agence de Protection de l’Environnement américaine] savait que ces données scientifiques étaient fausses et supprimait ces données au moment où les Clean Air Act Amendments [NdT. lois contre les pluies acides] étaient adoptés. Ils ont ensuite, ce qui est une honte, dénigré le principal scientifique qui avait formulé cette critique. Ils l’ont accusé de ne pas être un véritable scientifique. Ils ont fait machine arrière quand il a menacé de les attaquer en diffamation et de les traîner en justice. Ils lui ont envoyé des excuses par FedEx. Ils ont ensuite continué à mentir en disant: « En fait, ce n’est pas parce qu’il aurait pu se tromper sur le plan scientifique, mais parce que nous n’étions pas d’accord avec ses conclusions, c’est ça qui lui a déplu. » En privé, ils étaient en fait d’accord avec ses conclusions et pourtant, à ce jour, sur le site web de l’EPA, ils soutiennent que ce sont les pluies acides qui provoquent l’acidification des lacs.

Ben Weingarten: Le changement climatique est-il une fraude?

Rupert Darwall: Je n’utiliserais pas le mot fraude. Ma critique est de deux ordres. Tout d’abord, il a été politisé dès le départ, comme le montre très clairement le livre. Le réchauffement climatique a été instrumentalisé – il a en quelque sorte été créé. Ses fondements scientifiques ont été dégagés pour des raisons politiques. Ensuite, il y a la manière dont la science est présentée. Elle est présentée de manière systématiquement biaisée. Les incertitudes, les hypothèses et les professions de foi ne font l’objet d’aucune critique. Il en résulte une vision très unilatérale de la science, ce qui est une piètre version de la science. Le manque d’ouverture à la critique, le fait que les personnes qui remettent les choses en question, les prévisions et ainsi de suite, soient délégitimées et qu’on leur dise qu’elles sont des négationnistes du climat est fondamentalement anti-scientifique. Je n’utiliserais donc pas le mot « fraude ». Ma première critique serait qu’il a toujours été politique. Il a été développé dans un but politique. Ma deuxième critique concerne la façon dont la science est présentée. Dans les chapitres consacrés à la création du GIEC [Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Changement Climatique], il est très clair que [pour obtenir] les politiques visées, [les politiciens favorables au changement climatique] devaient prouver qu’il y aurait une catastrophe, ce qu’ils nomment une « transformation », une sorte de transformation écologique, pour justifier la réduction des émissions. Ils ont donc procédé à une rétro-ingénierie qui remonte de cette conclusion jusqu’à la théorie scientifique, et ainsi de suite.

Ben Weingarten: La théorie du changement climatique, telle qu’elle est communément admise, ressemble à ceci: le climat est en train de changer. En tant qu’êtres humains, nous contribuons à ce changement, qui pourrait se traduire par une hausse des températures. Et nous devons restreindre notre activité afin de contrer tous ces effets potentiellement catastrophiques », ce qui aboutit au final à une redistribution massive des richesses du Premier Monde vers le reste du monde. Comment cette opinion a-t-elle pu s’imposer aux élites du monde universitaire, à la culture populaire et aux médias? L’attribuez-vous aux actions du « complexe industriel du climat », comme vous l’appelez?

Rupert Darwall : Quand on parle du complexe industriel du climat… tout d’abord, on parle de fondations américaines multimilliardaires. On parle des différents fonds Rockefeller, de Pew, de MacArthur. De toutes ces fondations gigantesques qui financent ce genre de choses depuis l’époque où la fondation Rockefeller a financé l’Ecole de Francfort. Lorsque l’Ecole de Francfort, ces universitaires post-marxistes d’extrême-gauche allemands, ont fui l’Allemagne nazie, ils sont venus en Amérique. Leur séjour dans ce pays a été en partie financé par ces fondations. Leur retour a été financé par l’une des fondations Rockefeller. Ils sont impliqués dans ce jeu depuis très longtemps, et à cela s’ajoutent tous les climatologues et les milliards de dollars de financement de la recherche sur le climat. [Les climatologues] dépendent de cet afflux. Ils doivent poursuivre dans cette voie s’ils veulent continuer à recevoir des subventions. Et ensuite, il y a les [mouvements] éoliens et solaires. Et ce ne sont pas des milliards, mais des centaines de milliards [de dollars qui soutiennent les organisations concernées]. C’est colossal.

Et en première ligne, il y a ce que j’appelle les « troupes de choc » du complexe industriel du climat: les ONG. Il [ne] s’agit [pas seulement] des gens du World Resources Institute – qui incarne le côté intellectuel le plus respectable – il y a aussi les gens de terrain, comme Greenpeace et Friends of the Earth, les Bill McKibben de ce monde. Là encore, quand on voit d’où vient leur argent, c’est en grande partie de ces grandes fondations, celles de la côte ouest. Il vient aussi des milliardaires de la Silicon Valley. On a donc affaire à quelque chose de très grand, de très puissant et d’extrêmement bien financé.

Ben Weingarten: Ce complexe industriel du climat a fait adopter des politiques d’énergie verte dans toute l’Europe. Quel en a été l’impact?

Rupert Darwall: L’impact concret a été une énorme augmentation des coûts de l’énergie. Il y a un graphique dans [le livre] que j’appelle le « bâton de hockey des énergies renouvelables » [NdT. la croissance en bâton de hockey est une croissance soudaine et extrêmement rapide après une longue période de croissance linéaire] parce qu’il montre qu’à partir d’un certain niveau, les coûts énergétiques ne cessent d’augmenter. Ainsi, les Allemands et les Danois paient le kilowatt/heure environ 30 centimes d’euro, qui correspondent plus ou moins aux centimes américains. Alors qu’aux États-Unis, le prix est de 10 à 12 cents américains par kilowatt/heure. Lorsque le ministre allemand de l’énergie verte a déclaré que les fournisseurs d’énergie allaient passer à l’énergie éolienne et solaire, il a ajouté que cela ne coûterait pas plus que l’équivalent d’une boule de glace sur la facture mensuelle d’électricité. Cette boule de glace coûtera 1 trillion d’euros jusqu’en 2030. C’est la boule de glace la plus chère de l’Histoire.

Ben Weingarten: Une autre boule de glace très coûteuse nous vient de l’Accord de Paris sur le Climat. Vous écrivez que le débat autour de cet accord est un « combat pour l’âme de l’Amérique ». Expliquez-nous ce que vous entendez par là.

Rupert Darwall: Oui. Il y a deux raisons à cela. La première raison est que pour faire aboutir l’accord de Paris et le mettre en œuvre, Barack Obama a dû fondamentalement subvertir l’esprit de la Constitution des États-Unis. L’Accord de Paris est un traité qui n’a pas été soumis au Sénat, il a été ostensiblement conçu de manière à ce qu’il n’ait pas besoin d’être soumis au Sénat. Dans le même ordre d’idées, le Clean Power Plan a été élaboré par l’EPA. Il n’a été soumis à aucune des deux chambres du Congrès. Alors que lorsqu’il s’agissait des pluies acides, les Amendements à la Loi sur la Pureté de l’Air sont passés par les deux chambres du Congrès. Une question comme celle des pluies acides a donc été traitée correctement, par voie législative, alors qu’avec le dioxyde de carbone et le réchauffement climatique – qui est un problème économique beaucoup plus important – le Congrès a été ignoré. Voilà la première raison.

La deuxième raison est liée au comportement du complexe industriel du climat et à la stratégie qu’il emploie pour gagner la bataille, qui consiste à fermer le débat, à délégitimer la dissidence et à réduire les gens au silence. L’avant-dernier chapitre du livre s’intitule « La spirale du silence ». Il s’agit de la notion qui dit que lorsque les gens n’entendent pas d’arguments s’exprimer sur la place publique, ils cessent de les formuler eux-mêmes. Ils cessent même de savoir ce qu’ils croient… Donc il est possible de supprimer le débat, de supprimer les arguments, non pas en présentant un argument, mais en s’assurant simplement qu’il n’y en a aucun. Et je pense que… en fin de compte, la Constitution des États-Unis s’articule autour du Premier Amendement, le droit à la liberté d’expression, mais c’est là un principe formel. La vraie question est l’essence même de la capacité à s’exprimer librement, et c’est ce qui est en danger.

Selon ma perception, il existe une autre dimension, c’est de tenter de rendre l’Amérique plus semblable à l’Europe. L’Europe est un continent de lassitude. C’est un continent en déclin. C’est un continent où on pense que l’énergie doit être rationnée, que les choses doivent être préservées. L’Amérique, c’est le dynamisme, c’est un avenir meilleur, et cet avenir meilleur – il n’y a rien qui illustre mieux cet avenir meilleur que la révolution du fracking. C’est ce qui s’est produit de plus extraordinaire dans le domaine de l’énergie depuis des décennies, car on nous disait que le pétrole s’épuisait, que nous avions atteint le « pic pétrolier », que la production allait diminuer. Ce pétrole a toujours été là, mais jusqu’à l’arrivée de la fracturation horizontale, il ne pouvait pas être commercialisé. Et regardez ce qui s’est passé, ça a transformé… Il y a une abondance d’énergie. Et l’Amérique dans ce qu’elle a de meilleur est un pays d’abondance. Et les écologistes nous disent: « Non, vous n’avez pas le droit. Vous devez le laisser dans le sol. Vous devez être pauvres. Vos lendemains seront moins riches que votre présent. » Pour moi, c’est fondamentalement anti-américain.

Ben Weingarten: Dans la même veine, il y a la croyance et la tradition américaines profondément ancrées dans le capitalisme de libre marché, en tant que facteur essentiel de l’exploitation de ressources limitées et de la création d’abondance à partir de celles-ci. Il y a une citation dans votre livre que j’aimerais que vous développiez et qui a trait à ce point. Vous écrivez: « Le changement climatique est une éthique pour les riches: Il légitime les grandes accumulations de richesses. En s’engageant à le combattre, les chefs d’entreprise et les milliardaires respectueux du climat ne sont pas considérés comme faisant partie du dixième des 1% les plus riches. Cela signifie un changement profond dans la nature et la moralité du capitalisme. » Pouvez-vous nous donner plus de détails à ce sujet?

Rupert Darwall: Oui. Pour reprendre le dernier point, Adam Smith a dit que ce n’est pas par charité que le boulanger […] produit du pain, c’est en raison de son intérêt personnel – que dans une société de marché capitaliste, les gens font des choses les uns pour les autres, non pas en vertu de bons sentiments, mais parce qu’il est dans leur intérêt de le faire. Lorsque on entend des capitalistes dire: « Je vais faire quelque chose, même si cela me coûte », cela nous interroge. Pourquoi les milliardaires de la Silicon Valley soutiennent-ils l’énergie verte alors que nous savons que cette énergie coûte cher? Ils sont fabuleusement riches, non? Ils sont incroyablement riches et ils sont incroyablement puissants. Comment défendre cette richesse contre les prédateurs? Il suffit de dire, « Nous sommes là pour sauver la planète. Nous combattons ces méchants capitalistes qui détruisent la planète, qui rendent votre air et celui de vos petits-enfants irrespirable… Nous combattons ces gens. Nous sommes du côté du bien et du sauvetage de la planète. » Je pense que leur motivation est en grande partie liée à la préservation de leur richesse et du pouvoir qu’ils ont acquis.

Ben Weingarten: Face à la situation politique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, où il y a un ethos dominant, encore une fois, parmi les élites et les universitaires, dans le gouvernement et la culture, sur le changement climatique, où ils perpétuent et propagent cette perspective en permanence, quels sont les talons d’Achille qui peuvent être exploités pour rivaliser dans cette bataille d’idées?

Rupert Darwall: Le coût le plus élevé pour les partis de gauche, c’est que les partis de gauche étaient censés être les défenseurs des travailleurs. Ils étaient censés dire, « Les intérêts de la classe ouvrière… Nous représentons les intérêts des travailleurs. Ce sont là les intérêts que nous allons défendre. » En fait, ils se sont vendus aux milliardaires verts. Les milliardaires verts ont acheté le Parti Démocrate. Il existe une grande divergence entre ceux qui ont l’argent, les dirigeants, les politiciens, les élites et la base des démocrates. Et c’est là que se situe notre principale opportunité. C’est la principale opportunité au niveau politique. L’opportunité du point de vue économique est simplement que tout ça coûte très cher. Les énergies renouvelables sont incroyablement chères. Les gens veulent-ils payer plus cher leur électricité ou moins cher? C’est clair, ils veulent payer moins.

Tout parti politique… digne de ce nom peut s’attaquer à cela. La gauche est là, assise, en attendant d’être totalement détruite parce qu’elle s’est vendue aux écologistes, qui n’ont nullement à cœur les intérêts des travailleurs. Qui en fait méprisent les travailleurs. Ils méprisent leur goût, ils méprisent leur désir d’une vie meilleure, ils méprisent leur désir de consommation.

BEN WEINGARTEN est Chargé de Recherche au London Center for Policy Research, Collaborateur Principal au Federalist et Fondateur et PDG de ChangeUp Media LLC, une société de conseil en médias et de production dédiée à la promotion des principes conservateurs. Vous pouvez trouver son travail sur benweingarten.com, et le suivre sur Facebook et Twitter.


Texte original

Rupert Darwall on the Alarming Roots of Environmentalism

CLOSE ENCOUNTERS: EPISODE II

By Ben Weingarten | January 31, 2018

Rupert Darwall discussed his new book, Green Tyranny: Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex, with our own Ben Weingarten. Watch their interview below along with a full transcript of their discussion, slightly modified for clarity.

Ben Weingarten: Rupert, in Green Tyranny you write “Virtually all the themes of the modern environmental movement are pre-figured” in the Nazi’s support of wind power in the 1930s. Explain this.

Rupert Darwall: If you look at what the Nazis were doing in the 1930s, in their environmental policies, virtually every theme you see in the modern environmental movement, the Nazis were doing. It happens to be historical fact that the Nazis were the first political party in the world to have a wind power program. It also happens to be a fact that they were against meat eating, and they considered…it…terribly wasteful that so much grain went to feed livestock rather than to make bread. It’s also the case that they had the equivalent of fuel economy rules because they had the most expensive gasoline in Europe and so they basically had very few people driving cars…I think actually the most extraordinary thing that I came across was this quote from Adolf Hitler where he told an aide once, “I’m not interested in politics. I’m interested in changing people’s lifestyles.” Well, that could be…That’s extraordinarily contemporary. That is what the modern environmental movement is all about. It’s about changing people’s lifestyles.

Ben Weingarten: And the subtitle of your book is “Exposing the Totalitarian Roots of the Climate Industrial Complex.” You have Nazi practices that are focused on environmentalism, and you explore how the socialists have thrown in over time with those former Nazis. Explain the link between Nazism and Communism, and the trajectory from that [initial] union to today’s climate movement.

Rupert Darwall: It’s really embedded in German history, in post-war German history because in the first 30 years after 1945, Germany…West Germany, that is, was a model Western democracy. There’s a left wing writer I quote in the book who complains that the SPD (Social Democratic Party of Germany), the left of center party, the equivalent of the Democrats, gave up the class war and embraced the American way of life. And Germany was like “America embedded in Europe.” That began to change in the 1970s. There is no other country in Western Europe and America that had such an influx of far left radicals — the New Left, the Frankfurt school — rising to power through the 1980s and 1990s. And what is very significant is how the New Left, these extremist radicals, embraced the environmental positions of the Nazis.

Ben Weingarten: Explain the twisted and perverse logic that takes us from anti-capitalism to environmentalism. Where do those views intersect?

Rupert Darwall: Well Ben you absolutely put your finger on it…anti-capitalism is the uniting thing, and anti-freedom of the individual. And whether you care to call it extreme left or extreme right, those are the things that unite those ideologies. Now with…if you like, the extreme right, the basic categories are to do with biology and race. And with the extreme left, it used to be class. But what you had is the extreme left give up on the working class, when the working class didn’t revolt as Marx and Engels predicted. They essentially gave up on rationality, and they gave up on the working class, and they said, “The working class have been bewitched by consumerism,” and so forth. And so they therefore bought into the irrational politics of what had been, if you like, the far right. So that’s another kind of way that the far left twisted itself into…the anti-rational, the nihilistic positions of the Nazis.

Ben Weingarten: And it’s fascinating. In your book, you walk through various ideologies and show them building a coalition around several factors, anti-capitalism in and of itself…environmentalism and the anti-war movement as well. And yet when we talk about climate change, we’re theoretically talking about science, not political ideology. Isn’t that a critical point in and of itself?

Rupert Darwall: The thing to understand and the thing I learned, in fact, in writing this book, is you have to look at what people actually do rather than what they say. With climate change, we are meant to have wind and solar. But when Germans are given a choice…whether they want to cut carbon emissions, or whether they want to close down nuclear power, they choose to close down nuclear power. And of all the countries in Western Europe, Germany has had this tradition of being most hostile to nuclear power. The peace movement of the 1970s actually arose from…an anti-nuclear power — civil nuclear power — protest. And it very quickly morphed into anti – when Reagan [was elected] and [spurred] the arms build-up and so forth, the Pershing and the cruise missiles – it turned from anti-civil nuclear power to anti-the Western arms build-up in response to the Soviet SS-20s [missiles]. So all these things come together. But as I put it in the book, global warming is a pretext for a radical environmental agenda. It is not the primary cause that they’re seeking…You have to look for that elsewhere.

Ben Weingarten: And you write, and this is so pertinent, “The greening of Europe was the price the West paid for winning the Cold War.” Would it be fair to say that the environmentalist movement today is in effect another phase of the Cold War?

Rupert Darwall: West Germany was the linchpin of the Atlantic Alliance in Europe. The Kremlin decided to put in those SS-20s and it threatened to cut the Atlantic Alliance in two, because these missiles could hit Europe but they couldn’t hit the United States. So there was a big asymmetry. And it was Helmut Schmidt, the SPD West German leader, who first raised the concern about this when he said this threatens the future of the Atlantic Alliance, [and] NATO must rebalance. And so you had a German leader saying we need to put these medium range nuclear missiles into West Germany. Now that provoked a tremendous backlash in West Germany which the far left exploited, and which the Soviet Union exploited. And it led to…It really completely destabilized German politics. It took it to the left. The SPD have really never recovered from that. It led to the rise of The Greens, and The Greens, founded in 1980, very quickly became the peace movement. And a huge proportion of people in the peace movement were also greens. So all these strands came together.

Now the interesting thing is…the Cold War is won at the end of the 1980s. Who are the people who came out on top? It was people like The Greens. And there’s the famous phrase…about the “long march through the institutions.” That is what they did, and they ended up in 1998, with the first “red-green” coalition in Berlin. They took over all the institutions, and then they took over the federal government in the red-green coalition.

Ben Weingarten: Now the German influence is critical to your book, but you also emphasize the influence of Sweden. We…don’t traditionally think of Sweden as a dominant power, yet you emphasize that they are critical when it comes to environmentalism, and you also focus on the figure and impact, in particular, of Olof Palme. Walk us through Sweden’s “soft power” when it comes to the environment.

Rupert Darwall: Yeah, when we talk about exposing the totalitarian roots of this [the “climate industrial complex”], the German, the Nazi one, if you like, explains itself. What about Sweden? Is Sweden totalitarian? Well, it’s a form of soft totalitarianism [in Sweden]. They’ve had a social democratic government. It was the longest one-party rule from about the 1920s into the 1970s, so [it had an] extraordinary, extraordinary impact on Sweden. This is the party that created modern Sweden. The Swedish Social Democrats can claim direct lineal descent from Marx and Engels. And they believe in social engineering. They have socially engineered modern Sweden, and they used tools of social control to change the way people think, to change the way people behave. There’s a quote in the book from Olof Palme when he was education minister saying, “We don’t teach people individuality, we teach them to be members of a group.” And then there’s an education bureaucrat who says, “We believe in the freedom to give up freedom.” So this is…It’s not like the regimes of the former Eastern Bloc but it’s a very…It’s I think rightly called a soft totalitarian regime.

Now you…[mention] the impact of Sweden on environmental politics…[it is] enormously underestimated. This country of 12 million people, it kicked off the modern environmental [movement], at a global level — not Rachel Carson and Earth Day, but the global politics of the environment was started by Sweden. They called for the first UN Environment Conference in 1972 in Stockholm, which started the string of UN climate conferences going through Rio, Kyoto, Paris and so forth. They also put acid rain on the world. They launched the war on coal…First of all with acid rain, they wanted to have a huge nuclear power program, and they wanted to raise the specter of coals. If you don’t have nukes you have to have coal, and coal is dirty and it destroys the forests and lakes. And by the way, it causes climate change. And so, Sweden is the first country to talk about climate change. Olof Palme was talking about climate change in 1974, in November 1974. That’s when Al Gore was still at law school. This way predates anyone else on climate change.

Ben Weingarten: You characterize the acid rain movement as being the dry run in effect for today’s global warming and climate change movement. What are the implications of the history of acid rain?

Rupert Darwall: The acid rain history is not well known and it needs to be told. It is a genuine scientific scandal. There are very interesting parallels with global warming. Acid rain and global warming were both used by the Swedes for the war on coal. They both involved many of the same people. The first chair of the IPCC happened to…He was a Swede, he was close to Olof Palme and he wrote the first government report on acid rain. The national scientific academies in North America and in Western Europe all said, “The science of acid rain is more certain than any other form of…More certain than climate change.” And the interesting thing is it turned out to be wrong…Soils and forests and lakes and streams weren’t being acidified by acid rain caused by power station emissions, it was to do with changes in land use. So if you take the Adirondacks for example, what had happened there was that in the late 19th century, early 20th century, the lumber industry came along. It cut a lot of trees. It burned the stumps. And that changed the soil from being a very acidic soil where the lakes were acidified. It changed them. It reduced the acidity. So you had game fish, you had salmon. So when [President William] McKinley was assassinated, Theodore Roosevelt was actually on a fishing holiday up there. You could catch fish.

Then the conservationists came and said, “You gotta leave those trees.” The soil re-acidified. The actual science was about acidification being caused by soil creation and changes in land use. Now the truth of this became known just as the Clean Air Act Amendments were being passed by the Congress in the U.S. And what’s really interesting, here’s the real scandal, is the science was known to be untrue by the EPA, as these anti-acid rain laws were being passed and the EPA suppressed the science. They then, quite disgracefully, blackened the name of the leading scientist who developed this critique. They accused him of not being a proper scientist. They backed down when he threatened to libel them, said he’d take them to court. They FedExed an apology to him. They then further lied when they said, “Well actually, he might have got the science wrong, but we disagreed with his conclusions, that was wrong.” In private, they actually agreed with his conclusions and yet to this day you go to the EPA website and they say acid rain causes lakes to acidify.

Ben Weingarten: Is climate change a fraud?

Rupert Darwall: I wouldn’t use the word fraud. What my criticism is, is two-fold. First of all, it was politicized right from the word “go,” as is very clear from the book. Global warming was used — it was kind of created. The science of it was unearthed for political reasons. Secondly is the way that the science is being presented. And the science is being presented in a systematically biased way. There is not criticism of the uncertainties, of the assumptions, of leaps of faith involved. So one’s getting a very one-sided view of the science, and that is bad science. The lack of openness to criticism, the fact that people who question the things, the forecasts and so forth, are delegitimized and told that they’re climate deniers is fundamentally anti-scientific. So I wouldn’t use the word fraud. My criticisms would be, first of all, it has always been political. It has been developed with a political purpose. And secondly, is the way that the science is being presented. And in the chapters on the creation of the IPCC [Intergovernmental Panel on Climate Change], that is very clear, that they had to…[to achieve] the policies they wanted, [climate change-backing politicians] needed to show that there’ll be a catastrophe, what they call a “transformation,” some kind of ecological transformation, to justify emissions cuts. So they back-engineered from that conclusion to the science, and so forth.

Ben Weingarten: Now the theory of climate change as it’s popularly held, goes something like this: The climate is changing. We as human beings are contributing to this change, potentially with temperatures rising. And we have to curb that activity in order to counter all of these potentially catastrophic effects,” ultimately culminating in the mass redistribution of wealth from the First World to the rest of the world. How did that come to be the prevailing opinion held by the elites in academia, pop culture, and media? And do you attribute it to the efforts of the “climate industrial complex” as you term it?

Rupert Darwall: When we’re talking about the climate industrial complex…first of all you’re talking about multi-billion [dollar] American foundations. We’re talking about the various Rockefeller funds, you’re talking about Pew, MacArthur. These huge, huge foundations who’ve been funding some of this stuff really since, well, the Rockefeller Foundation’s been funding [since] the [influx of the] Frankfurt School. When the Frankfurt School, these far-leftist, post-Marxist academics from Germany fled Nazi Germany, they came to America. Part of their time here was financed by these foundations. Their return was financed by one of the Rockefeller Foundations. They’ve been in this game for a very long time, and in addition to which, you then have all the climate scientists and the billions of dollars of climate funding research. They depend on that stream. They’ve got to keep this going to keep the grants coming. And then you’ve got the wind and solar [movements]. And that’s not billions, that’s hundreds of billions [of dollars supporting the relevant organizations]. It’s enormous.

And then out in front of those, you’ve got what I call the “shock troops” of the climate industrial complex: The NGOs. [These include] [n]ot just the people at the World Resources Institute, if you like — they’re the more respectable kind of intellectual end of it — but you’ve got the people who go out there, like Greenpeace and Friends of the Earth, the Bill McKibbens of this world. And again, when you look where they get their money, it comes a lot from these large foundations, West Coast foundations. And it comes from Silicon Valley billionaires. So we are talking about something that is very large, very powerful and extremely well financed.

Ben Weingarten: This climate industrial complex has pushed green energy policies throughout Europe. What’s been the impact?

Rupert Darwall: The actual impact has been a huge increase in energy costs. And there’s a chart in [the book]…which I call…the “Renewable Hockey Stick” because it shows that once you go up above a certain level basically…energy costs just go up and up and up. So if you’re looking at the Germans and Danes, they’re paying around 30 euro cents, which is more or less the same as U.S. cents per kilowatt hour. Whereas in the U.S., you’re paying around 10 to 12 U.S. cents per kilowatt hour. When the German green energy minister said that they were going to have the energy vendor, the transition to wind and solar, he said it would cost no more than the equivalent of a scoop of ice cream on your monthly electricity bill. That scoop of ice cream has turned out to cost 1 trillion euros to the 2030s. It is the most expensive scoop of ice cream you’ll ever see.

Ben Weingarten: Another expensive scoop of ice cream comes in the form of the Paris climate accord. You write that the argument over the accord is a “fight for America’s soul.” Explain what you mean by that.

Rupert Darwall: Yeah. It is for two reasons. The first reason is that to get the Paris agreement done and to have it implemented required Barack Obama essentially to subvert the spirit of the United States Constitution. The Paris Agreement is a treaty which didn’t go to the senate, so it was constructed in a way so ostensibly it didn’t need to go to the senate. Similarly, the Clean Power Plan was constructed by the EPA. It didn’t touch either house of congress. Whereas when they were dealing with acid rain, the Clean Air Act Amendments, they passed through both houses of congress. So something like acid rain was dealt with properly, in a legislative way, whereas with carbon dioxide and global warming — which is economically a much much bigger deal — congress was ignored. That’s the first thing.

But the second thing is to do with the way the climate industrial complex behaves, and how they seek to win the argument, and that is to close down debate; it is to delegitimize dissent; it is to cull people into silence. And the penultimate chapter in the book is called, “The Spiral of Silence,” which is this notion that when people don’t hear arguments in the public square, they cease making those arguments themselves. They stop even knowing what they believe…So you can suppress debate, you can suppress the arguments, not by having an argument but just making sure you don’t have an argument. And I think that…ultimately the United States Constitution depends on the First Amendment, the right to free speech, but that’s a formality. The real thing is the essence of being able to speak freely, and that is what is at risk.

And I think there’s a further dimension to it, in the way I see this is, that this is about trying to make America more like Europe. Europe is a continent of lassitude. It’s a continent in decline. It’s a continent where we believe energy needs to be rationed, we need to preserve things. America is about dynamism, it’s about a better future, and that better future — there’s nothing that shows that better future than the fracking revolution. It is the most extraordinary thing to have happened in energy for decades because we were told the oil was running out, we’d reached “peak oil,” production was going to diminish. This oil was always there, but until fracking, horizontal fracturing came along, it couldn’t be commercial. And look what’s happened, it has transformed…There is energy abundance. And America at its best is a country of abundance. And what the environmentalists are saying is, “No you can’t have it. You have to leave it in the ground. You have to be poor. Your tomorrows will be less rich than your todays.” That to me is fundamentally anti-American.

Ben Weingarten: Relating to that point is the deeply held American belief in and tradition of free market capitalism as essential to leveraging finite resources and creating abundance out of them. And there’s a quote in your book that I’d like you to elaborate on that ties into this point. You write, “Climate change is ethics for the wealthy: It legitimizes great accumulations of wealth. Pledging to combat it immunizes climate-friendly corporate leaders and billionaires from being targeted as members of the top one-tenth of the top one percent. This signifies a profound shift in the nature and morality of capitalism.” Elaborate on that for us?

Rupert Darwall: Yeah. To take the last point, Adam Smith said it isn’t through the charity of the baker or whatever, the [production of] bread, it’s because of their self-interest — that in a capitalist market society people do things for each other, not out of, because of good feelings, but because it’s in their self-interest to do it. When you have capitalists saying, “I’m gonna do something that even if it costs me,” that raises a question mark. Why are the Silicon Valley Billionaires behind green energy when we know green energy costs a lot? Well, they’re fabulously rich, aren’t they? They are unbelievably rich and they are incredibly powerful. How to defend that wealth from predators? Well you’re going to say, “We’re in the business of saving the planet. We’re fighting these evil capitalists who are destroying the planet, making the air you and your grandchildren are gonna breathe…We fight these people. We’re on the side of good and saving the planet.” I think a big part of the motivation is simply preservation of their wealth and preservation of the power they’ve accreted.

Ben Weingarten: When faced with the political situation in which we find ourselves today, where there’s a prevailing ethos, again, among the elites and academia, in government and culture, on climate change, and they’re perpetuating and propagating that perspective perpetually, what are the Achilles heels that can be targeted to compete in this battle of ideas?

Rupert Darwall: Well, the big cost to that and the parties of the left, is the parties of the left were meant to be the champions of working people. They were meant to say, “The interests of the working class…We represent the interests of working people. They’re the interest we’re gonna uphold.” What has actually happened is they’ve sold out to the green billionaires. The green billionaires have bought the Democratic Party. There’s a big divergence between where the money is, where the leadership is, where the politicians are, where the elites are, and the Democrats’ base. And that is the big opportunity. That’s the big political opportunity. The economic one is simply, this stuff is very expensive. Renewables are incredibly expensive. Do people want to have to pay more for electricity or less? Clearly, they want to pay less.

Any political party…worth its name can go after this. The left is there sitting, waiting to be absolutely destroyed because they’ve sold themselves out to environmentalists who do not have the interests of working people at heart. In fact, they actually despise working people. They despise their taste, they despise their desire for a better life, they despise their desire for consumption.

L’effondrement des pollinisateurs sauvages: un drame silencieux.

Voici un article préliminaire à mon analyse globale de la situation, en préparation.

Source.


L’effondrement des pollinisateurs sauvages: un drame silencieux

Tout aussi grave que le déclin des abeilles domestiques, l’effondrement des pollinisateurs sauvages est pourtant peu médiatisé. Ces précieux insectes, indispensables à l’équilibre des écosystèmes, s’éteignent dans le plus grand silence. L’une des premières causes de leur dépérissement est l’agriculture intensive et son usage immodéré de pesticides.

Chaque année, à la sortie de l’hiver, les apiculteurs inspectent leurs ruches et décomptent les colonies qui n’ont pas survécu. Selon les enquêtes nationales lancées depuis 2018 auprès des professionnels, le taux de pertes se situe autour de 20 à 30 % par an. Ce chiffre, qui reflète la situation inquiétante des butineuses, n’est cependant que la partie visible d’un drame bien plus vaste.

Car si l’état des populations d’abeilles domestiques, au coeur de la filière de production de miel, est scrutée de près, celui de l’immense famille des pollinisateurs sauvages, abeilles solitaires, bourdons, papillons, coléoptères, etc., commence à peine être mis en lumière. Malgré le manque criant de recherche, les données disponibles dessinent un tableau glaçant : la chute des populations sauvages est vertigineuse.

En Belgique, plus de la moitié des espèces d’abeilles sont menacées d’extinction, et 12 % ont déjà disparu. Pour les bourdons, c’est encore pire : 80 % des espèces sont menacées d’extinction, déjà éteintes ou en passe d’être menacées. En Bavière, les ¾ des espèces d’abeilles sauvages ont disparu en seulement 10 ans. Dans la région protégée du Nord-Rhin-Westphalie, les populations syrphides ont diminué de 84 %. A l’échelle européenne, plus du tiers des espèces de papillons sont en déclin, avec une chute de près de 40 % en trente ans…

Les pollinisateurs sauvages sont un maillon essentiel des écosystèmes ©Adobestock

Un taux d’extinction vertigineux

Une recherche menée sur trois décennies en Allemagne a relevé des taux de déclin spectaculaires dans des zones naturelles pourtant protégées. En analysant les données recueillies sur une période de 27 ans, les scientifiques ont constaté une diminution de la biomasse des insectes volants de 76 % en moyenne, et de 82 % au milieu de l’été. Des taux qui, selon les auteurs de l’étude, sont généralisables à l’ensemble de l’Europe.

À l’échelle mondiale, le tableau est tout aussi sombre. Un rapport de l’IPBES, l’équivalent du GIEC pour la biodiversité, indiquait, en 2016, que 40 % des espèces pollinisatrices invertébrées étaient actuellement menacées, et 16 % en voie d’extinction. Selon une méta-analyse publiée en 2019, le taux d’extinction des insectes serait huit fois plus rapide que celui des mammifères, des oiseaux et des reptiles. Les insectes pollinisateurs, comme les lépidoptères et les hyménoptères, sont en première ligne de cette catastrophe.

Le déclin accéléré de ces insectes indispensables fait désormais planer une menace sur l’ensemble des écosystèmes. Car ce sont elles principalement, les innombrables espèces sauvages, qui pollinisent les plantes à fleurs, et près de 80 % des variétés que nous cultivons pour nous nourrir, pas uniquement Apis mellifera, notre abeille à miel.

Abeilles maçonnes, abeilles sauvages terricoles, comme les andrènes ou les halictes qui creusent des galeries dans le sol, abeilles tapissières, comme Megachile rotundata, qui découpe des petits morceaux de feuilles, ou comme l’anthocope du pavot, qui revêt de pétales de coquelicot les parois de son nid, abeilles cotonnières telle Anthidium manicatum, récoltant des fibres végétales, osmies, éristales, bourdons, papillons et syrphes… ces milliers d’insectes sauvages se complètent, formant ensemble un maillon essentiel de la biodiversité.

Coévoluant avec les plantes à fleurs depuis des millions d’années, ces animaux de taille et de morphologie variées, équipés de poils soyeux, de brosses à pollen, de trompe ou de langue, participent à la reproduction de fleurs de toutes formes, et couvrent toutes les périodes de floraison.

L’environnement contaminé

Les scientifiques qui se sont penchés sur leur déclin vertigineux pointent la responsabilité particulière de l’agriculture intensive. Mise en place depuis les années 60, ce modèle agricole entraine la destruction des habitats et la contamination des mi-lieux par les pesticides de synthèse. En collectant le pollen et le nectar des fleurs, les pollinisateurs sont particulièrement exposés à ces molécules chimiques.

Mais les pesticides déversés massivement dans les cultures contaminent également l’air, les eaux, les sols, et persistent parfois durant des décennies. Les lieux de vie et de nidification des butineurs sont ainsi durablement empoisonnés par nombre de substances, qui s’accumulent en formant des cocktails toxiques, et imprègnent leur environnement.

Malgré le déclin catastrophique des pollinisateurs sauvages, l’épandage dans les champs de substances dévastatrices pour ces insectes se poursuit, sans aucune régulation adéquate. Le système d’homologation des pesticides instauré au niveau européen est une véritable passoire, et permet toujours la mise sur le marché de pesticides toxiques pour les butineurs. Les tests règlementaires requis pour évaluer l’effet des pesticides sur les abeilles domestiques sont superficiels et obsolètes, notamment pour détecter la toxicité insidieuse des nouvelles générations de pesticides.

Quant aux pollinisateurs sauvages, ils restent dans l’angle mort de l’évaluation. La toxicité des pesticides n’est tout simplement pas évaluée pour eux. Si le processus d’homologation, en cours de révision, prévoit bien d’inclure prochainement des tests sur les bourdons et une espèce au moins d’abeille solitaire, il faudrait encore prendre en compte la sensibilité spécifique de chacune des espèces aux pesticides.

Une étude parue cet été, comparant la toxicité de plusieurs pesticides pour les abeilles domestiques et pour neuf espèces sauvages (bourdons, abeilles solitaires), a montré que ces dernières peuvent se montrer plus vulnérables aux molécules chimiques, les voies d’exposition et le potentiel de rétablissement des populations n’étant pas similaires entre les espèces.

L’écotoxicologue Céleste Azpiazu a fait le même constat en examinant la toxicité d’un fongicide et d’un insecticide sur trois espèces, abeilles domestiques, bourdons et osmies. Ses résultats ont mis en lumière la fragilité particulière des abeilles solitaires. Les pesticides peuvent donc avoir des effets qui diffèrent selon les espèces de butineurs. Et si chez les abeilles sociales, la mort d’individus peut être atténuée par la survie des autres membres de la colonie, une telle résilience n’existe pas chez les abeilles solitaires.

Une transition agricole urgente

Profitant de l’absence de cadres protecteurs pour ces insectes sauvages, l’agrochimie poursuit sans entrave son commerce mortifère. En décimant les pollinisateurs, le modèle agricole conventionnel détruit ses indispensables auxiliaires des cultures, et menace ainsi notre sécurité alimentaire.

Plutôt que de maintenir à tout prix une agriculture toxique et à bout de souffle, il est urgent de remplacer les pesticides de synthèse par l’intelligence du vivant, et d’instaurer des systèmes plus résilients et autonomes. Pour enrayer le déclin vertigineux des butineurs sauvages, la seule réponse adéquate aujourd’hui est de mettre en place un plan de transition agricole ambitieux, sur un modèle agroécologique respectueux de la nature. Un modèle qui permette de s’affranchir de l’agrochimie et de produire sans détruire les pollinisateurs sauvages.

Cet article a été rédigé par POLLINIS pour le magazine Abeilles en liberté, une revue consacrée aux abeilles et pollinisateurs, pour initier et accompagner des solutions nouvelles et alternatives. CLIQUEZ ICI POUR DÉCOUVRIR CETTE REVUE.

Promenades.

Je suis malade comme un chien. Ça fait plus de quarante-huit heures que je ne sors pratiquement pas du lit, sauf pour bouffer du médicament. Excepté des angines blanches à répétition quand j’étais gamin et la varicelle à vingt-sept ans, je n’ai jamais été aussi arrangé par une maladie. 38,5° presque en permanence, c’est beaucoup pour mon grand âge.

Soyez rassuré si tout ça vous laisse froid, vous n’êtes pas les seuls. Personne n’en a rien à caler, à part mon épouse évidemment, qui était malade avant moi, se retape lentement et s’occupe de moi. Je m’en souviendrai.

J’en parlais d’abord pour expliquer pourquoi je n’ai plus rien publié depuis quelques jours. Ensuite pour préciser que d’après le toubib, ce n’est pas le Covid. Ça fait bizarre d’être malade d’autre chose. Je garde un léger doute, qu’on ne dissipera évidemment pas avec un test, disons, pas très fiable. Que les autorités et le genre humain se rassure, je suis de toute façon en quarantaine totale dans mon lit – j’ai juste passé une heure dans ma cuisine depuis jeudi, et quelques instants à l’ordi maintenant. Je ne sortirai que bien après que tous les symptômes aient disparu. Pour un « anti-vaxx » ou quelle que soit l’appellation débile qu’on me colle, je prends le risque de contagion extrêmement au sérieux, justement parce que je sais qu’aucune mesure autre que la quarantaine ne fonctionne.

Je reprends doucement le cours de mes publications (très doucement, j’ai la tête comme un seau) pour passer un peu le temps, et aussi pour me sortir du lit et – virtuellement – de la maison. J’avais rédigé deux récits de mes balades juste avant de tomber malade, ça tombe bien. J’y parle des derniers êtres qui me fascinent et me font du bien, mes amis les oiseaux, et quelques autres. Je suis légèrement déçu par certains bipèdes. Ne le prenez pas pour vous.

J’espère vous retrouver bientôt, sinon vous pouvez engueuler le toubib de ma part.


Promenade n°1: 09/03.

Je reviens de promenade avec le chien.

Nous avons vu un cormoran pêcher dans la rivière. Autant ils sont maladroits et même un peu pathétiques – mais très rigolos – quand ils s’amassent tous sur un seul arbre où il n’y a pas assez de branches pour qu’ils y tiennent tous, autant ils sont impressionnants et admirables quand ils plongent pour attraper leurs poissons.

Les canards étaient là aussi, évidemment, en couples pour la plupart, avec quelques mâles qui zonent autour. Je ne me lasserai jamais de les regarder agiter leur derrière et vivre leur petite vie. Il faudra que je fasse la promenade de l’autre côté du pont, pour voir encore ce couple tellement fidèle, le mâle veillant sans relâche sur sa femelle à la patte folle, qui fait ce qu’elle peut pour nager dans le fort courant de la rivière. Et qui, m’a dit un vieux Monsieur qui habite une maison sur la rive, vient frapper à sa porte le matin pour réclamer le pain qu’il leur donne tous les jours. J’ai moi-même une mésange qui vient tous les jours dans mon atelier me rappeler de lui donner ses amandes pelées – elle ne veut rien d’autre. Et elle n’oublie quasiment jamais de me dire merci.

On a pas vu les oies du Canada, qui vont et viennent entre ici et le village voisin, sauf un couple qui semble avoir élu domicile à un endroit de la rive où je les vois chaque jour, et que je salue bien aussi.

Nous n’avons pas vu de castor – eh oui, nous avons des castors – mais on sait qu’ils sont toujours là par les troncs soigneusement rongés, et parfois abattus. Pour les voir, il faut sortir au crépuscule – et avoir un peu de chance. Quand il fait vraiment nuit, on en entend parfois un qui plonge, ce qui intrigue beaucoup le chien ou l’effraye carrément – j’ai un chien très féroce, voyez-vous.

Les milans n’étaient pas là aujourd’hui, ceux qui nichent sur les hauteurs de collines et nous honorent de leur vol fascinant et nos appellent de leur belle voix de rapace. Et qui parfois descendent nous montrer le motif de leur plumage. C’est pas grave, j’en ai vu sur le chemin du retour, où je vois aussi un épervier en chasse, toujours le même au même endroit, en vol stationnaire en attendant de foncer sur son campagnol.

Pas non plus de martin pêcheur aujourd’hui mais ils ne sortent pas souvent et, à part leur bleu impossible à louper, ils sont assez discrets. Pas autant que les poules d’eau, qui restent cachées si il y a un tant soit peu de passage sur la rive. Quelques bergeronnettes, des merles, des corneilles, et bien entendu les majestueux hérons, pleins de noblesse, attendant immobiles leur poisson avant de rejoindre leur arbre ou les aigrettes blanches dans les prés et les champs avoisinants.

Et puis nous sommes rentrés et les chats nous attendaient, trois belles petites que nous avons sauvées au mois d’août – une longue histoire compliquée mais qui finit bien.


Promenade n°2: 10/03

Départ au boulot à midi aujourd’hui, je roule donc sous un beau soleil.

Lundi, on a eu des nuées d’étourneaux, probablement des milliers dans le ciel du matin. Dans ce cas-là, je m’arrête et je regarde, et ça reste gravé dans ma mémoire pour toujours. Ce n’est donc pas à proprement parler une promenade sauf qu’en fait c’est souvent ma première (et souvent seule) source de joie de la journée. Renards, blaireaux, écureuils, ils ont tous leurs saisons, leurs heures et leurs endroits, que j’ai appris à connaître. Sans oublier le vaches, celles qui paissent dans le pré devant mon boulot sont vraiment magnifiques et, question conversation, pas tellement moins intelligentes que certaines personnes que je croise.

Aujourd’hui, une famille de sangliers traverse un champ sur la droite, puis la route, pour rejoindre la forêt de l’autre côté. Le papa (je crois) devant, les cinq petits et la maman qui ferme la marche. Voilà une vision qui inspire le respect. Ceux qui ont déjà croisé un sanglier de près comprendront de quoi je parle.

Mon épouse m’informe que cinq petits, c’est en fait anormal pour une portée de sangliers. Il s’agirait d’une intervention des chasseurs, qui auraient croisé des sangliers sauvages avec des cochons domestiques, plus fertiles, pour obtenir plus de gibier à chasser. Aux animaux non plus, ces connards ne foutront jamais la paix.

En sortant du village suivant, j’aperçois un véhicule militaire rangé sur le bord de la route. Comme on est à la campagne, et qu’on y voit vraiment de tout, je n’y prête pas attention.

Puis devant le pont qui mène à mon boulot – un pont très joli au-dessus d’un ruisselet, pas vraiment un point stratégique majeur – deux autres véhicules militaires, dont un avec une espèce de canon dessus. Je ne connais absolument rien en la matière mais petit, j’avais un jouet identique, qui tirait des petites billes en plastique rouge, au moyen d’un ressort à remonter. Ça fait donc déjà trois véhicules militaires, la moitié du contingent national (humour facile, je sais). Je me dis qu’après les sangliers, le monde fait son possible pour m’amuser. Je leur demande poliment si je peux passer et, vraiment très sympa, ils avancent un peu pour laisser la place à mon scooter.

Devant l’avalanche de connerie qui nous ensevelit depuis deux ans, je n’exclus aucune hypothèse. On aurait bien envoyé ces braves gens en manoeuvre pour rassurer la population. Mission accomplie, je suis rassuré.

Mais est-ce suffisant? Ne faudrait-il pas aussi inquiéter « l’ennemi »? L’avertir de ce qu’il risque d’affronter?

Messieurs les soldats russes, passez votre chemin. Ne venez pas en Belgique, vous le regretteriez.

Nous avons des sangliers sauvages en liberté!

Pourquoi les États de l’OTAN commettent-ils un Hara Kiri énergétique? – par F. William Engdahl.

Source.

Pourquoi les États de l’OTAN commettent-ils un Hara Kiri énergétique?

12/01/2022, Auteur: F. William Engdahl

Le paradoxe est grand dans la position militaire de plus en plus agressive des États-Unis et de l’OTAN à l’égard de la Russie et de la Chine, si on la compare aux politiques économiques clairement suicidaires de l’Agenda vert des États-Unis et des États de l’UE et de l’OTAN. On assiste à une transformation étonnante des économies des pays industriels les plus avancés du monde, qui prend de l’ampleur. Le point central de cette transformation est l’énergie, et l’exigence absurde d’une énergie « zéro carbone » d’ici 2050 ou même avant. Il est impossible, à l’heure actuelle et peut-être même jamais, d’éliminer le carbone de l’industrie énergétique. Mais cette exigence signifie la destruction des économies les plus productives du monde. Sans base énergétique industrielle viable, les pays de l’OTAN ne sont plus qu’une farce militaire. On ne peut pas parler d’énergie « renouvelable » dans le cas du solaire, de l’éolien et du stockage sur batterie. Il faut plutôt parler d’énergie non fiable. C’est là l’un des délires scientifiques les plus colossaux de l’histoire.

Le 31 décembre, le nouveau gouvernement de coalition allemand a fermé définitivement trois des six centrales nucléaires restantes. Cette décision a été prise à un moment où les réserves de gaz naturel sont extrêmement faibles, à l’aube d’un hiver difficile, et où toute vague de froid intense peut entraîner des pannes d’électricité. En raison du refus allemand d’autoriser l’importation d’un deuxième gazoduc russe, Nord Stream 2, l’Allemagne est confrontée à une augmentation de 500% du prix au comptant de l’électricité par rapport à janvier 2021.

La crise énergétique de l’UE était prévue

En 2011, lorsque la chancelière Merkel a annoncé la fin anticipée de la production d’énergie nucléaire, sa fameuse Energiewende, pour sortir du nucléaire et passer aux sources renouvelables, 17 centrales nucléaires fournissaient de manière fiable 25 % de toute l’énergie électrique du pays. Les trois centrales restantes doivent maintenant fermer d’ici fin 2022. Dans le même temps, le programme d’énergie verte du gouvernement depuis 2016 a entraîné la suppression de 15,8 GigaWatts de production de charbon à partir de janvier 2022. Pour compenser le fait que le solaire et l’éolien, malgré une propagande élogieuse, ne comblent pas le vide, le réseau électrique allemand doit importer une quantité importante d’électricité des voisins de l’UE, la France et la République tchèque, ironiquement issue en grande partie de leurs centrales nucléaires. L’Allemagne enregistre aujourd’hui le coût de l’électricité le plus élevé de tous les pays industrialisés en raison de l’Energiewende.

L’approvisionnement en électricité nucléaire en provenance de France pose désormais un problème. En décembre, EDF, l’agence nucléaire publique française, a annoncé la fermeture de quatre réacteurs pour inspection et réparation, suite à la découverte de dommages dus à la corrosion. Le président Macron, confronté aux élections d’avril, tente de jouer les champions du nucléaire dans l’UE en s’opposant à la forte position antinucléaire de l’Allemagne. Mais le pont nucléaire est vulnérable et il est peu probable que la France fasse de nouveaux investissements majeurs dans le nucléaire, malgré les déclarations récentes, alors qu’elle prévoit de fermer douze réacteurs dans les prochaines années, en même temps que des centrales au charbon, laissant la France et l’Allemagne vulnérables aux futures pénuries d’énergie. Le programme France 2030 de Macron prévoit d’investir un maigre 1,2 milliard de dollars dans la technologie nucléaire des petites centrales.

Mais la question du nucléaire n’est pas la seule mouche dans la soupe énergétique de l’UE. Tous les éléments du plan énergétique actuel de l’UE sont conçus pour ruiner une économie industrielle moderne, et les architectes qui financent généreusement les groupes de réflexion verts comme l’Institut de Potsdam en Allemagne le savent. Amener l’éolien et le solaire, les deux seules options sérieuses mises en œuvre, à remplacer le charbon, le gaz et le nucléaire, est tout simplement dit, impossible.

Moulins à vent et folie des foules

Pour l’Allemagne, un pays dont l’ensoleillement est loin d’être optimal, l’éolien est la principale alternative. Le problème de l’éolien, comme l’hiver 2021 l’a montré de façon spectaculaire, est que le vent ne souffle pas sans arrêt, et de façon imprévisible. Cela implique des coupures de courant ou un appoint fiable, ce qui implique le charbon ou le gaz naturel puisque le nucléaire est éliminé. Les éoliennes sont évaluées de manière trompeuse en termes de capacité théorique brute lorsque des États comme l’Allemagne se félicitent des progrès réalisés dans le domaine des énergies renouvelables.

En réalité, ce qui compte, c’est l’électricité effectivement produite sur une période donnée ou ce que l’on appelle le facteur de capacité ou le facteur de charge. Pour le solaire, le facteur de capacité n’est généralement que de 25% environ. Le soleil en Europe du Nord ou en Amérique du Nord ne brille pas 24 heures sur 24. Le ciel n’est pas non plus toujours sans nuages. De même, le vent ne souffle pas toujours et n’est guère fiable. L’Allemagne se targue de produire 45 % d’énergie renouvelable brute, mais cette affirmation occulte la réalité. Dans une étude réalisée en 2021, l’Institut Frauenhofer estime que l’Allemagne doit multiplier par six à huit son parc solaire actuel pour atteindre l’objectif de 100% de réduction des émissions de carbone en 2045. Le rapport indique que les 54 GW bruts actuels de capacité solaire devraient atteindre 544 GW d’ici 2045. Cela signifierait une superficie de 3.568.000 acres ou 1,4 million d’hectares, soit plus de 16.000 kilomètres carrés de panneaux solaires fixes répartis dans tout le pays. Ajoutez à cela de grandes stations éoliennes. C’est la recette du suicide.

On commence à reconnaître l’imposture de l’éolien et du solaire en tant qu’option raisonnable et sans carbone. Le 5 janvier dernier, en Alberta (Canada), où le gouvernement construit frénétiquement des sites éoliens et solaires, par une journée de grand froid avec des températures avoisinant les -45° C, les 13 installations solaires de l’Alberta connectées au réseau, d’une capacité de 736 mégawatts, fournissaient 58 mégawatts à celui-ci. Les 26 parcs éoliens, d’une capacité nominale combinée de 2.269 mégawatts, fournissaient 18 mégawatts au réseau. Le total des énergies renouvelables atteignait un misérable 76 mégawatts sur un total théorique de 3.005 mégawatts d’énergie supposée verte et renouvelable. Le Texas, lors des fortes chutes de neige de février 2021, a connu les mêmes problèmes avec l’énergie solaire et éolienne que l’Allemagne. De plus, lorsqu’il neige, les fermes solaires ne servent à rien.

De même, pour atteindre le niveau zéro de carbone à partir de sources renouvelables, d’énormes surfaces de terre doivent être recouvertes de réflecteurs solaires ou consacrées à des parcs éoliens. Selon une estimation, la superficie nécessaire pour accueillir les 46 480 centrales solaires photovoltaïques envisagées aux États-Unis est de 650 720 miles carrés, soit près de 20 % des 48 premiers territoires américains. Cela correspond à la superficie du Texas, de la Californie, de l’Arizona et du Nevada réunis. Rien que dans l’État américain de Virginie, une nouvelle loi verte, la Virginia Clean Economy Act (VCEA), a entraîné une augmentation considérable des demandes de projets solaires, pour un total de 780 miles carrés de dalles solaires à ce jour. Comme le souligne David Wojick, cela représente environ 500 000 acres de campagne, de terres agricoles ou de forêts détruites et pavées, avec quelque 500 projets distincts couvrant une grande partie de la Virginie rurale, qui nécessiteront un nombre stupéfiant de 160 millions de panneaux solaires, provenant pour la plupart de Chine et tous destinés à se transformer en centaines de tonnes de déchets toxiques.

Des millions d’emplois?

L’administration Biden et le tsar des énergies renouvelables John Kerry ont faussement prétendu que leur programme vert ou « Build Back Better » se traduirait par des millions de nouveaux emplois. Ils omettent de dire que ces emplois seront créés en Chine, de loin premier producteur de panneaux solaires et en situation de quasi-monopole après avoir détruit la concurrence américaine et européenne il y a dix ans avec des panneaux bon marché subventionnés fabriqués en Chine. De même, la majeure partie de l’énergie éolienne est produite en Chine par des entreprises chinoises. Pendant ce temps, la Chine utilise des volumes records de charbon et reporte à 2060 sa promesse d’atteindre l’objectif « zéro carbone », dix ans plus tard que l’UE et les États-Unis. Elle refuse de mettre en péril sa domination industrielle au profit d’une théorie climatique fondée sur des données fausses et des mensonges alléguant que le CO2 est sur le point de détruire la planète. La fédération syndicale allemande DGB a récemment estimé que depuis 2011, ce pays avait perdu quelque 150 000 emplois dans le seul secteur des énergies renouvelables, principalement parce que les panneaux solaires fabriqués en Chine ont anéanti les principales entreprises solaires allemandes. Et l’Allemagne est le pays de l’UE le plus écolo. Parce que, par définition, les énergies renouvelables moins denses en énergie que sont l’éolien et le solaire font grimper les coûts de base de l’électricité, elles suppriment plus d’emplois dans l’économie globale qu’elles n’en créent.

L’effondrement industriel de l’OTAN

Parce que l’énergie solaire et l’énergie éolienne sont en réalité beaucoup plus coûteuses que les hydrocarbures conventionnels ou l’électricité nucléaire, elles font augmenter le coût global de l’énergie électrique pour l’industrie, ce qui oblige de nombreuses entreprises à fermer ou à déménager. Les fraudes statistiques officielles sont le seul moyen de le cacher. L’Europe et l’Amérique du Nord auront besoin d’énormes volumes d’acier et de béton pour construire les millions de panneaux solaires ou de parcs éoliens attendus. Cela nécessite d’énormes quantités de charbon conventionnel ou d’énergie nucléaire. Combien de stations de recharge de voitures électriques seront nécessaires pour recharger à domicile 47 millions de voitures électriques allemandes? Combien de demande électrique supplémentaire?

Un des plus importants groupes de réflexion sur l’énergie verte aux États-Unis, RethinkX, a publié en 2021 une étude de propagande sur les énergies renouvelables intitulée Rethinking Energy 2020-2030: 100% Solar, Wind, and Batteries is Just the Beginning [Repenser l’énergie 2020-2030: 100% de solaire, d’éolien et de batteries n’est que le début]. Leur réponse aux problèmes de faible capacité de l’éolien et du solaire est de construire 500% ou même 1000% de plus que prévu pour compenser le faible facteur de capacité de 25%. Ils déclarent de manière absurde, sans aucune preuve concrète, « Notre analyse montre que l’électricité 100% propre issue de la combinaison du solaire, de l’éolien et des batteries (SEB) est à la fois physiquement possible et économiquement abordable sur l’ensemble du territoire continental des États-Unis ainsi que dans l’écrasante majorité des autres régions peuplées du monde d’ici 2030… cette surabondance de production d’énergie propre – que nous appelons super puissance – sera disponible à un coût marginal proche de zéro pendant la majeure partie de l’année… ». Cette déclaration est présentée sans un iota de données ou d’analyse concrète de faisabilité scientifique, simplement sous forme d’affirmation dogmatique.

Le défunt architecte canadien de l’Agenda 21 des Nations unies, Maurice Strong, un ami pétrolier milliardaire de David Rockefeller, était Sous-Secrétaire des Nations unies et Secrétaire Général de la conférence du Jour de la Terre à Stockholm en juin 1972. Il était également membre du conseil d’administration de la Fondation Rockefeller. Plus que quiconque, il est responsable de l’agenda de désindustrialisation de l' »économie durable » sans carbone. Lors du Sommet de la Terre de l’ONU à Rio en 1992, il a ouvertement énoncé le programme brutal des partisans de l’eugénisme radical tels que Gates et Schwab: « Le seul espoir pour la planète n’est-il pas que les civilisations industrialisées s’effondrent? N’est-il pas de notre responsabilité de le provoquer? » Ce programme est dans une large mesure la Grande Réinitialisation d’aujourd’hui.

La guerre maintenant?

Si les économies autrefois avancées et à forte densité énergétique des pays membres de l’OTAN en Europe et aux États-Unis continuent sur cette voie suicidaire, leur capacité à organiser une défense ou une attaque militaire convaincante se transformera en mirage. Récemment, la présidente corrompue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que l’industrie high-tech de la défense allemande et ses fournisseurs ne devraient pas recevoir de financement bancaire parce qu’ils ne sont pas assez « verts » ou « durables ». Il semblerait que les banques aient déjà compris le message. Au même titre que le pétrole et le gaz, la production de défense est désormais visée. Von der Leyen, lorsque elle était Ministre de la Défense allemande, a été sévèrement critiquée pour avoir permis à la défense allemande de sombrer dans des proportions catastrophiques.

Dans leur poursuite unilatérale de l’Agenda 2030 et du programme « zéro carbone », l’administration Biden et l’UE mettent leur industrie sur le chemin de la destruction bien avant la fin de cette décennie. Est-ce que cela détermine également l’agenda actuel de l’OTAN envers la Russie en Ukraine, au Belarus, en Arménie et maintenant au Kazakhstan? Si les puissances de l’OTAN savent qu’elles ne disposeront pas de l’infrastructure industrielle militaire de base dans un avenir proche, pensent-elles qu’il est préférable de provoquer une éventuelle guerre avec la Russie maintenant, afin d’éliminer une résistance potentielle à leur programme de désindustrialisation? Outre la Chine, la Russie est le seul pays capable de porter un coup dévastateur à l’OTAN en cas de provocation.

Psychose de la formation des masses ou folie des foules

En 1852, l’historien anglais Charles Mackay a écrit un classique intitulé Memoirs of Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds [Mémoires sur les délires populaires extraordinaires et la folie des foules], qui donne un éclairage inédit sur l’hystérie de masse à l’origine des Grandes Croisades religieuses du 12e siècle, de la Chasse aux Sorcières ou de la Tulipomanie hollandaise et de nombreux autres délires populaires. Il permet de mieux comprendre la ruée irrationnelle mondiale vers le suicide économique et politique.

Les mêmes acteurs clés à l’origine des obligations de vaccination de masse COVID pour un vaccin expérimental non prouvé modifiant les caractéristiques génétiques et des confinements qui s’ensuivent dans le monde entier, notamment Bill Gates et le pape François, sont à l’origine de la Grande Réinitialisation du Forum Economique Mondial de Klaus Schwab et de sa folie verte zéro carbone de l’Agenda 2030 des Nations Unies, afin de faire accepter au monde des mesures économiques draconiennes sans précédent.

Pour ce faire, il faut une population assez docile et physiquement faible pour être embrigadée, ce que le professeur de psychologie belge, le Dr Mattias Desmet, et le Dr Robert Malone appellent la psychose de formation des masses, une psychose des foules, une sorte d’hypnose de masse qui fait fi de la raison. Il est clair que le mythe du Réchauffement Climatique et l’agenda de la pandémie de corona nécessitent tous deux une telle hypnose de masse – un « délire populaire extraordinaire ». Sans l’hystérie de peur du COVID, nous n’aurions jamais permis à l’agenda vert d’aller tellement loin que nos réseaux électriques sont au bord du black-out et nos économies au bord de l’effondrement. Le but ultime de la pandémie de COVID-OMS et de l’Agenda Vert est une marche vers la Grande Réinitialisation dystopique de Schwab de l’ensemble de l’économie mondiale au profit d’une dictature d’une poignée de sociétés mondiales comme BlackRock ou Google-Alphabet.

F. William Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, il est diplômé en politique de l’Université de Princeton et est un auteur à succès sur le pétrole et la géopolitique, exclusivement pour le magazine en ligne « New Eastern Outlook« .


Texte original

Why Do NATO States Commit Energy Hara Kiri?

12.01.2022 Author: F. William Engdahl

There is a great paradox in the increasingly aggressive US and NATO military stance towards Russia, and China, when measured against the clearly suicidal national Green Agenda economic policies of the USA as well as the EU NATO states. An astonishing transformation of the economies of the world’s most advanced industrial economies is underway and gaining momentum. The heart of the transformation is energy, and the absurd demand for “zero carbon” energy by 2050 or before. To eliminate carbon from the energy industry is not at this time, or perhaps ever, possible. But the push for it will mean tearing apart the world’s most productive economies. Without a viable industrial energy base, NATO countries become a military joke. We cannot speak of “renewable” energy for solar, wind and battery storage. We must speak of Unreliable Energy. It is one of the most colossal scientific delusions in history.

On December 31 the new German coalition government shut down three of the remaining six nuclear power plants permanently. They did so at a point where natural gas in reserves were extremely low entering hard winter, and when any severe cold front could lead to power blackouts. Because of the German refusal to allow import of a second Russian gas pipeline, Nord Stream 2, Germany is facing a 500% increase in the spot price of electricity compared with January 2021.

EU Energy Crisis Preplanned

In 2011 when Chancellor Merkel declared an early end to nuclear power, her infamous Energiewende, to phase out nuclear and go to renewable sources, 17 nuclear plants reliably supplied 25% of all electric power to the country. Now the remaining 3 plants must close by end 2022. At the same time the Green Energy agenda of the government since 2016 has closed 15.8 GigaWatts of coal generation as of January 2022. To make up for the fact that solar and wind, despite glowing propaganda, do not fill the gap, Germany’s electric grid must import significant electricity from EU neighbors France and Czech Republic, ironically much of it from their nuclear plants. Germany today has the highest electricity cost of any industrial nation as a result of the Energiewende.

There is now a problem with the supply of nuclear electricity from France. In December EDF the French state nuclear agency announced a total of four reactors would shut for inspection and repairs following discovery of corrosion damage. President Macron facing April elections is trying to play the nuclear champ in the EU opposing Germany’s strong anti-nuclear position. But the nuclear bridge is vulnerable and France is unlikely to make any major new investment in nuclear, despite recent claims, with plans to shut down twelve reactors in the next few years, along with coal, leaving both France and Germany vulnerable to future energy shortages. Macron’s France 2030 program calls for investing a pitiful $1.2 billion in small plant nuclear technology.

But the nuclear issue is not the only fly in the EU energy soup. Every aspect of the current EU energy plan is designed to wreck a modern industrial economy, and the architects who generously fund green think tanks like the Potsdam Institute in Germany know it. To bring wind and solar, the only two serious options being implemented, to replace coal, gas and nuclear, is simply said, not possible.

Wind Mills and Madness of Crowds

For Germany, a country with less than optimal sunshine, wind is the leading alternative. One problem with wind as the winter of 2021 dramatically showed, is that it does not always blow, and unpredictably so. That means blackouts or reliable backup, which means coal or natural gas as nuclear is being forced out. Wind mills are misleadingly rated in terms of gross theoretical capacity when states like Germany want to boast of renewable progress.

In reality what counts is actual electricity produced over time or what is called capacity factor or load factor. For solar, capacity factor is typically only about 25%. The sun in northern Europe or North America doesn’t shine 24 hours a day. Nor are skies always cloudless. Similarly wind doesn’t always blow and is hardly reliable. Germany boasts of 45% gross renewable energy but that hides the reality. Frauenhofer Institute in a 2021 study estimated Germany must install at least six to eight times present solar to reach 2045 100% carbon free goals, something the government refuses to estimate costs for, but private estimates are in the trillions. The report says from the present gross 54 GW solar capacity as much as 544 GW by 2045 is needed. That would mean a land space of 3,568,000 acres or 1.4 million hectares, more than 16,000 square kilometers of solid solar panels across the country. Add major wind stations to that. It is a suicide recipe.

The fraud of wind and solar as a sensible carbon free option is beginning to be realized. This January 5, Alberta Canada where the government is furiously building wind and solar sites, a severe cold day with temperatures near 45 F minus, Alberta’s 13 grid-connected solar facilities, rated at 736 megawatts, were contributing 58 megawatts to the grid. The 26 wind farms, with a combined rated capacity of 2,269 megawatts, was feeding the grid 18 megawatts. The total from renewables was a piddly 76 megawatts out of a theoretical 3,005 megawatts of supposedly green, renewable energy. Texas during the severe snow of February 2021 had similar problems with solar and wind as did Germany. Also when it snows solar farms are worthless.

As well to reach zero carbon from renewable sources huge acreages of land must be paved with solar reflectors or dedicated to wind farms. By one estimate, the amount of land needed to accommodate the 46,480 solar PV plants envisioned for the US is 650,720 square miles, almost 20% of the US lower 48 territories. This is the areas of Texas, California, Arizona and Nevada combined. Alone in the US state of Virginia a new green law, the Virginia Clean Economy Act (VCEA) has created an enormous rise in solar project applications to date for 780 square miles of solar slabs so far. As David Wojick points out, that is about 500,000 acres of countryside, farmland or forests destroyed and paved over with some 500 separate projects blanketing much of rural Virginia that will need a staggering 160 million solar panels, mostly from China and all destined to become hundreds of tons of toxic waste.

Millions of Jobs?

The Biden administration and Renewables czar John Kerry have falsely claimed their Green Agenda or Build Back Better will mean millions of new jobs. They omit to say the jobs will be in China which produces far the most solar panels, a near monopoly after they destroyed the USA and EU competition a decade ago with cheap subsidized panels Made in China. Similarly most of wind power is made in China by Chinese companies. Meanwhile China uses record volumes of coal and postpones its pledge for zero carbon a full decade after the EU and USA to 2060. They are not willing to jeopardize their industrial dominance to a climate theory based on fake data and lies that CO2 is about to destroy the planet. The German trade union federation DGB recently estimated that since 2011 that country had lost some 150,000 jobs in the renewable sector alone, mainly as China-made solar panels destroyed leading German solar companies. And Germany is the most green-crazy EU country. Because by definition the less energy-dense renewables of wind or solar drive basic electricity costs far higher, they kill more jobs in the overall economy than they ever add.

NATO Industrial Collapse

Because solar and wind are in reality far more costly than conventional hydrocarbon or nuclear electricity, they drive up overall cost of electric power to industry forcing many companies to close or move elsewhere. Only official statistical fraud hides this. Europe and North America will need huge volumes of steel and concrete to build the expected millions of solar panels or wind parks. That needs huge amounts of conventional coal or nuclear energy. How many E-car electric charging stations will be needed to home-charge 47 million German E-cars? How much more electric demand?

A significant Green Energy think tank in the US, RethinkX ,issued a propaganda study for renewables in 2021 titled Rethinking Energy 2020-2030: 100% Solar, Wind, and Batteries is Just the Beginning. Their answer to the problems of low capacity for wind and solar is to build 500% or even 1000% more than envisioned to make up for the low 25% capacity factor. They make the absurd claim, with no concrete proof that, “Our analysis shows that 100% clean electricity from the combination of solar, wind, and batteries (SWB) is both physically possible and economically affordable across the entire continental United States as well as the overwhelming majority of other populated regions of the world by 2030… this superabundance of clean energy output – which we call super power – will be available at near-zero marginal cost throughout much of the year .” That statement is presented without an iota of data or concrete scientific feasibility analysis, merely dogmatic assertion.

The late Canadian architect of the UN Agenda 21, Maurice Strong, a billionaire oil chum of David Rockefeller was Undersecretary of the United Nations and Secretary General of the June 1972 Stockholm Earth Day conference. He was also a trustee of the Rockefeller Foundation. He more than perhaps anyone else, is responsible for the de-industrialization agenda of the zero carbon “sustainable economy.” At the UN Rio Earth Summit in 1992 he openly stated the blunt agenda of the radical eugenics advocates such as Gates and Schwab: “Isn’t the only hope for the planet that the industrialized civilizations collapse? Isn’t it our responsibility to bring that about?” That agenda is very much the Great Reset today.

War Now?

If the once-advanced, energy-intensive economies of NATO member countries in Europe and the USA continue on this suicidal journey, their ability to mount a convincing military defense or offense will become a mirage. Recently the corrupt German EU Commission President, Ursula von der Leyen, declared that the high-tech German defense industry and its suppliers should not receive bank credit because they were not “green” or “sustainable” enough. Reportedly banks have already gotten the message. Along with oil and gas now defense production is targeted. Von der Leyen as German Defense Minister was widely blamed for allowing German defense to collapse to a catastrophic state.

In their now one-sided pursuit of their insane Agenda 2030 and Zero Carbon agenda, the Biden Administration and the EU are putting their industry on a deliberate road to destruction well before the end of this decade. Is this in turn driving the current NATO agenda towards Russia in Ukraine, Belarus, Armenia and now Kazakhstan? If the NATO Powers that Be know they will lack the basic in depth military industrial infrastructure in the near future, do they think it better to provoke a possible war with Russia now, to eliminate a potential resistor to their de-industrial agenda? Other than China, Russia holds the only potential to deal a devastating blow to NATO if provoked.

Mass Formation Psychosis or Madness of Crowds

In 1852 English historian Charles Mackay wrote a classic titled Memoirs of Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds, giving a little-known insight to the mass hysteria behind the religious Great Crusades of the 12th Century, the Witch Mania or the Dutch Tulip Mania and numerous other popular delusions. It is relevant to understand the global irrational rush to economic and political suicide.

The same key actors behind the mass COVID vaccine mandates for an unproven experimental genetic-altering vaccine and the ensuing lockdowns globally, including Bill Gates and Pope Francis, are behind the Klaus Schwab World Economic Forum Great Reset and its UN Agenda 2030 green zero carbon madness, to get the world to accept unprecedented draconian economic measures.

This will require a docile and physically weak population to be railroaded, what Belgian psychology professor Dr. Mattias Desmet and Dr Robert Malone call Mass Formation Psychosis, a crowd psychosis, a kind of mass hypnosis that ignores reason. It is clear that both the myth of Global Warming and the corona pandemic agenda require such a mass hypnosis—an “extraordinary popular delusion.” Without the COVID fear hysteria we would never allow the Green Agenda to get so far that our very electric grids are on the verge of blackouts and our economies on verge of breakdown. The ultimate goal of both the COVID WHO pandemic and the Green Agenda is a march to Schwab’s dystopian Great Reset of the entire world economy to the benefit of a corporate dictatorship by a handful of global corporations like BlackRock or Google-Alphabet.

F. William Engdahl is strategic risk consultant and lecturer, he holds a degree in politics from Princeton University and is a best-selling author on oil and geopolitics, exclusively for the online magazine “New Eastern Outlook”.

Klaus Schwab et sa Grande Réinitialisation fasciste – par Winter Oak.

2021 est passé très vite.

Il y a un an – presque hier – paraissait cet excellent article. Où en est le programme annoncé?

Depuis sont venues les injections et leurs divers effets, très documentés sur ce blog et ailleurs. La colère gronde chez les peuples, et pas qu’un peu, dans une proportion plus significative que celle mensongèrement rapportée par la propagande officielle. Cette colère était prévue par les instigateurs du coup d’Etat mondial – lire ci-dessous et dans le document publié en 2010 par la Fondation Rockefeller – mais peut-être pas son ampleur. Je m’étais à ce sujet adressé à Klaus, qui a malgré tout commis l’erreur de ne pas en tenir compte et s’en est pris aux enfants. Comme je l’explique ici, c’est très risqué.

C’est à mon avis la conséquence d’un point rarement évoqué sur la toile – sauf par Lucien Cerise ici et par Chris MacIntosh ici – qui est la profonde incompétence de cette pseudo-élite. J’en ai un peu assez de lire ou entendre encore et encore à quel point ces gens sont d’une intelligence diabolique. Diabolique, certes mais intelligents? Certainement pas. Ces gens sont d’une médiocrité profonde et leur projet d’une vulgarité repoussante. Les gens intelligents font autre chose de leur vie que de tenter de s’approprier celle des autres. Leur seul atout, quand ils arrivent à leurs fins, est d’avoir affaire à une population hallucinée par sa propre ignorance. Chaque lecteur que je gagne est un point de moins pour eux.

Autre point qui demande, à mon avis, un léger recadrage: le recours à une forme de bureaucratie, digitale dans ce cas, apparente davantage ces milliardaires aux vieilles badernes communistes qu’aux fringants assassins fascistes. Je devine que l’auteur est probablement « d’une sensibilité de gauche », ce qui expliquerait son réflexe, archi-classique, de qualifier tout ce qui lui déplaît de « fasciste » – je reviens sur ce sujet dans mon prochain article – à commencer par l’éternel malentendu autour du fait que le NSDAP était réellement un parti d’extrême-gauche. L’ouvrage qu’il critique ici n’est pourtant rien moins qu’un manifeste de normalisation du nouveau mode de pouvoir, même s’il s’exerce dans une économie de marché – plus pour longtemps, d’ailleurs, et j’y reviens aussi prochainement.

Au-delà des couleurs politiques, en définitive très circonstancielles, les chrétiens les plus acharnés voient dans les événements actuels la réalisation d’une prophétie, qui dit qu’à la Fin des Temps, celui-ci s’accélère – un peu comme l’année écoulée – et que le Mal n’aura pas le temps matériel de tuer tout le monde. Enfin une bonne nouvelle.

Si c’est le cas, une des options les plus raisonnables du cartel serait alors de cesser les menaces, de plier boutique et de venir chercher leur poulain Manu et son vieux mari, avant qu’un peuple passablement irrité et peu enclin à la réthorique, à la politique ou au manichéisme biblique leur fasse un mauvais sort en leur infligeant leur propre version d’une grande réinitialisation: un Ceaușescu 2.0.

Note: Il existe une autre traduction de cet article ici, je vous propose ici la mienne. Je n’ai pas reproduit les photos, que vous pouvez voir dans l’article source. Les références bibliographiques figurent à la fin du texte original sur cette page. J’ai fait de mon mieux pour conserver toute la poésie de la prose de Schwab, parce que c’est beau comme du Attali.

Source.


Traduction

Klaus Schwab et sa Grande Réinitialisation fasciste

winter oak, il y a un an

Né à Ravensburg en 1938, Klaus Schwab est un enfant de l’Allemagne d’Adolf Hitler, un régime d’État policier fondé sur la peur et la violence, sur le lavage de cerveau et le contrôle, sur la propagande et le mensonge, sur l’industrialisation et l’eugénisme, sur la déshumanisation et la « désinfection », sur la vision glaçante et grandiose d’un « nouvel ordre » qui durerait mille ans.

Schwab semble avoir consacré sa vie à réinventer ce cauchemar et à essayer d’en faire une réalité, non seulement pour l’Allemagne mais pour le monde entier.

Pire, comme ses propres termes le confirment encore et encore, sa vision technocratique fasciste est aussi une vision transhumaniste retorse, qui fusionnera les humains avec les machines dans de « curieux mélanges de vie numérique et analogique », qui contaminera nos corps par de la « poussière intelligente » et dans laquelle la police sera apparemment capable de lire nos cerveaux.

Et, comme nous le verrons, lui et ses complices utilisent la crise du Covid-19 pour court-circuiter toute redevabilité démocratique, pour passer outre l’opposition, pour accélérer leur agenda et l’imposer au reste de l’humanité contre notre volonté dans ce qu’il appelle une « Grande Réinitialisation« .

Bien entendu, Schwab n’est pas un nazi au sens classique du terme, n’étant ni nationaliste ni antisémite, comme en témoigne le prix Dan David d’un million de dollars qui lui a été décerné par Israël en 2004 [bien qu’étrangement, en octobre 2021, toute référence à Schwab semblait avoir été supprimée du site web du prix Dan David].

Mais le fascisme du XXIe siècle s’est trouvé d’autres voies politiques à travers lesquelles il peut poursuivre son projet central de remodelage de l’humanité pour l’adapter au capitalisme par des moyens ouvertement autoritaires.

Ce nouveau fascisme apparaît aujourd’hui sous les traits de la gouvernance mondiale, de la biosécurité, du « Nouveau normal », du « Nouveau Pacte pour la Nature » et de la « Quatrième Révolution Industrielle ».

Schwab, fondateur octogénaire et président exécutif du Forum Economique Mondial, trône au milieu de cette matrice, telle une araignée sur une toile géante.

Le projet fasciste initial, en Italie et en Allemagne, consistait à fusionner l’État et les entreprises.

Alors que le communisme prévoit la prise de contrôle des entreprises et de l’industrie par le gouvernement, qui – théoriquement! – agit dans l’intérêt du peuple, le fascisme a pour but d’utiliser l’État pour protéger et promouvoir les intérêts de son élite fortunée.

Schwab perpétuait cette approche dans le contexte dénazifié de l’après-guerre, lorsqu’il fondait en 1971 l’European Management Forum, qui tenait ses réunions annuelles à Davos, en Suisse.

Il y promeut son idéologie du « capitalisme partenaire », dans lequel les entreprises sont amenées à coopérer plus étroitement avec les gouvernements.

Le magazine économique Forbes décrit le « capitalisme partenaire » comme « la notion selon laquelle une entreprise s’attache à répondre aux besoins de toutes ses parties prenantes: clients, employés, associés, communauté et société dans son ensemble ».

Même dans le cas d’une entreprise spécifique, il s’agit invariablement d’une étiquette dénuée de sens. Comme le note l’article de Forbes, cela signifie seulement que « les entreprises peuvent continuer à distribuer de l’argent à la pelle à leurs actionnaires et à leurs dirigeants, tout en maintenant une image publique d’exquise sensibilité sociale et d’altruisme exemplaire ».

Mais dans un contexte social général, le concept de capitalisme partenaire apparaît encore plus néfaste, car il écarte toute idée de démocratie, de gouvernement par le peuple, au profit d’un gouvernement axé sur les intérêts des entreprises.

La société n’est plus considérée comme une communauté vivante mais comme une entreprise, dont la rentabilité est le seul objectif valable de l’activité humaine.

Schwab définit ce programme dès 1971, dans son livre Moderne Unternehmensführung im Maschinenbau (Gestion moderne des entreprises dans l’ingénierie mécanique), où son utilisation du terme « parties prenantes » (die Interessenten) redéfinit concrètement les êtres humains non comme des citoyens, des individus libres ou des membres de communautés, mais comme des participants secondaires à une entreprise commerciale de masse.

Chacun doit avoir comme projet de vie « d’assurer croissance et prospérité à long terme » à cette entreprise – en d’autres termes, de protéger et d’accroître la richesse de l’élite capitaliste.

Le tout devient encore plus explicite en 1987, lorsque Schwab rebaptise son European Management Forum en World Economic Forum.

Le WEF se décrit sur son propre site web comme « la plate-forme mondiale pour la coopération public-privé », ses admirateurs décrivant comment il crée « des partenariats entre hommes d’affaires, politiciens, intellectuels et autres leaders de la société pour ‘définir, discuter et faire avancer les questions clés de l’agenda mondialiste' ».

Les « partenariats » que le WEF établit visent à remplacer la démocratie par un leadership mondial composé d’individus triés sur le volet et non élus, dont le devoir n’est pas de servir le public, mais d’imposer la règle des 1% à ce public avec le moins d’interférence possible de la part du reste de la société.

Dans les livres que Schwab écrit pour le grand public, il s’exprime en recourant aux clichés à double sens de la propagande d’entreprise et de l’écoblanchiment.

Ce sont toujours les mêmes termes creux qui reviennent. Dans Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: A Guide to Building a Better World, Schwab parle de « l’inclusion des parties prenantes et la distribution des bénéfices » et de « partenariats durables et inclusifs » qui nous mèneront tous vers un « avenir inclusif, durable et prospère »! (1)

Derrière cette esbroufe, la véritable motivation de son « capitalisme partenaire », qu’il promouvait encore avec acharnement lors de la conférence du WEF à Davos de 2020, est le profit et l’exploitation.

Par exemple, dans son ouvrage de 2016 intitulé The Fourth Industrial Revolution, Schwab évoque l’Uberisation du travail et les avantages qui en découlent pour les entreprises, notamment les start-ups à croissance rapide de l’économie numérique: « Comme les plateformes de nuages humains classent les travailleurs dans la catégorie des indépendants, ils sont – pour le moment – libérés de l’obligation de payer le salaire minimum, les taxes patronales et les prestations sociales ». (2)

La même insensibilité capitaliste transparaît dans son attitude à l’égard des personnes qui arrivent en fin de vie active et qui ont besoin d’un repos bien mérité: « Le vieillissement est un défi économique car, à moins que l’on ne relève radicalement l’âge de la retraite pour que les membres les plus âgés de la société puissent continuer à contribuer à la main-d’œuvre (un impératif économique qui présente de nombreux avantages économiques), la population en âge de travailler diminue en même temps que le pourcentage de personnes âgées dépendantes augmente ». (3)

Tout dans ce monde se réduit à des défis économiques, des impératifs économiques et des avantages économiques pour la classe capitaliste dirigeante.

Le mythe du Progrès a longtemps été utilisé par les 1% pour persuader les gens d’accepter les technologies conçues pour nous exploiter et nous contrôler et Schwab en joue lorsqu’il déclare que « la Quatrième Révolution Industrielle représente une source d’espoir significative pour poursuivre l’ascension du développement humain qui s’est traduit par des augmentations spectaculaires de la qualité de vie de milliards de personnes depuis 1800 ». (4)

Il s’enthousiasme : « La Quatrième Révolution Industrielle est un nouveau chapitre du développement humain, au même titre que les première, deuxième et troisième révolutions industrielles, et une fois de plus, elle est guidée par la disponibilité et l’interaction croissantes d’un ensemble de technologies extraordinaires ». (5)

Mais il est bien conscient que la technologie n’est pas idéologiquement neutre, comme certains aiment à le prétendre. Selon lui, les technologies et les sociétés se façonnent mutuellement. « Après tout, les technologies sont liées à notre façon de comprendre les choses, de prendre des décisions et de réfléchir sur nous-mêmes et sur les autres. Elles sont liées à nos identités, à nos visions du monde et à nos futurs potentiels. Des technologies nucléaires à la course à l’espace, en passant par les smartphones, les médias sociaux, les voitures, la médecine et les infrastructures, la signification des technologies les rend politiques. Même le concept de nation « développée » repose implicitement sur l’adoption de technologies et sur ce qu’elles signifient pour nous, économiquement et socialement ». (6)

La technologie, pour les capitalistes qui en sont à l’origine, n’a jamais été une question de bien social, mais purement de profit, et Schwab indique clairement qu’il en va de même pour sa Quatrième Révolution Industrielle.

Il explique: « Les technologies de la Quatrième Révolution Industrielle sont véritablement perturbatrices – elles bouleversent les méthodes existantes de détection, de calcul, d’organisation, d’action et de livraison. Elles représentent des moyens entièrement nouveaux de créer de la valeur pour les organisations et les citoyens ». (7)

Au cas où le sens de « créer de la valeur » ne serait pas clair, il donne quelques exemples : « Les drones représentent un nouveau type d’employés à coûts réduits qui travaillent parmi nous et effectuent des tâches qui nécessitaient autrefois l’intervention de personnes réelles » (8) et « l’utilisation d’algorithmes toujours plus intelligents accroît rapidement la productivité des employés – par exemple, dans l’utilisation de bots de chat pour augmenter (et, de plus en plus, remplacer) l’assistance par chat en direct dans les interactions avec les clients ». (9)

Dans son ouvrage The Fourth Industrial Revolution, Schwab décrit en détail les merveilles de son meilleur des mondes qui permettent de réduire les coûts et d’augmenter les profits.

Il explique: « Plus tôt que ne le prévoient la plupart des gens, le travail de professions aussi différentes que les avocats, les analystes financiers, les médecins, les journalistes, les comptables, les souscripteurs d’assurance ou les bibliothécaires pourrait être partiellement ou totalement automatisé… ».

« La technologie progresse si vite que Kristian Hammond, cofondateur de Narrative Science, une société spécialisée dans la génération automatique de récits, prévoit que d’ici le milieu des années 2020, 90% des nouvelles pourraient être générées par un algorithme, la plupart sans aucune sorte d’intervention humaine (à part la conception de l’algorithme, bien sûr) ». (10)

C’est cet impératif économique qui explique l’enthousiasme de Schwab pour « une révolution qui change fondamentalement la façon dont nous vivons, travaillons et entrons en relation les uns avec les autres ». (11)

Schwab s’exprime avec lyrisme sur la 4RI, qui, selon lui, « ne ressemble à rien de ce que l’humanité a connu auparavant ». (12)

Il s’extasie: « Pensez aux possibilités illimitées offertes par des milliards de personnes connectées par des appareils mobiles, donnant lieu à une puissance de traitement, à des capacités de stockage et à un accès aux connaissances sans précédent. Ou pensez à la confluence stupéfiante des percées technologiques émergentes, couvrant des domaines très variés tels que l’intelligence artificielle (IA), la robotique, l’internet des objets (IoT), les véhicules autonomes, l’impression 3D, la nanotechnologie, la biotechnologie, la science des matériaux, le stockage de l’énergie et l’informatique quantique, pour n’en citer que quelques-uns. Beaucoup de ces innovations n’en sont qu’à leurs débuts, mais elles atteignent déjà un point d’inflexion dans leur développement, car elles s’appuient les unes sur les autres et s’amplifient mutuellement dans une fusion de technologies à travers les mondes physique, numérique et biologique. » (13)

Il envisage également une augmentation de l’enseignement en ligne, impliquant « l’utilisation de la réalité virtuelle et augmentée » pour « améliorer considérablement les résultats scolaires » (14), des capteurs « installés dans les maisons, les vêtements et les accessoires, les villes, les réseaux de transport et d’énergie » (15) et des villes intelligentes, avec leurs indispensables « plateformes de données ». (16)

« Toutes les choses seront intelligentes et connectées à l’internet », affirme Schwab, et cela s’étendra aux animaux, car « les capteurs câblés dans le bétail pourront communiquer entre eux grâce à un réseau de téléphonie mobile ». (17)

Il aime l’idée des « usines cellulaires intelligentes » qui pourraient permettre « la génération accélérée de vaccins » (18) et les « technologies de big data ». (19)

Ces dernières, nous assure-t-il, « offriront des moyens nouveaux et innovants de servir les citoyens et les clients » (20) et nous devrons cesser de nous opposer à ce que les entreprises profitent de l’exploitation et de la vente d’informations relatives à chaque aspect de notre vie personnelle.

 » Il sera vital d’établir la confiance dans les données et les algorithmes utilisés pour prendre des décisions « , insiste Schwab. « Les craintes des citoyens en matière de vie privée et l’établissement du principe de responsabilité dans les structures commerciales et juridiques nécessiteront des ajustements dans les modes de pensée ». (21)

En fin de compte, il est clair que toute cette exaltation pour la technologie tourne purement autour du profit, ou de la « valeur » comme Schwab aime la nommer dans son newspeak d’entreprise du XXIe siècle.

Ainsi, la fabuleuse technologie blockchain provoquera « une explosion des actifs négociables, car toutes sortes d’échanges de valeur peuvent être hébergés sur la blockchain ». (22)

L’utilisation de la technologie du Grand Livre partagé, ajoute Schwab, « pourrait être le moteur de flux massifs de valeur dans les produits et services numériques, fournissant des identités numériques sécurisées qui pourront rendre de nouveaux marchés accessibles à toute personne connectée à Internet ». (23)

D’une manière générale, l’intérêt de la 4RI pour l’élite dirigeante du monde des affaires est qu’elle permettra de « créer des sources de valeur entièrement nouvelles » (24) et « donner naissance à des écosystèmes de création de valeur impossibles à imaginer dans une mentalité ancrée dans la Troisième Révolution Industrielle ». (25)

Les technologies de la 4RI, déployées via la 5G, représentent des menaces sans précédent pour notre liberté, comme le concède Schwab: « Les outils de la Quatrième Révolution Industrielle permettent de nouvelles formes de surveillance et d’autres moyens de contrôle qui vont à l’encontre de sociétés saines et ouvertes ». (26)

Mais cela ne l’empêche pas de les présenter sous un jour positif, comme lorsqu’il déclare que « la criminalité publique est susceptible de diminuer en raison de la convergence des capteurs, des caméras, de l’IA et des logiciels de reconnaissance faciale ». (27)

Il décrit avec une certaine délectation comment ces technologies « peuvent s’immiscer dans l’espace jusqu’ici privé de nos esprits, lire nos pensées et influencer notre comportement ». (28)

Schwab prédit: « Au fur et à mesure que les capacités dans ce domaine s’améliorent, les organismes chargés de l’application de la loi et les tribunaux seront de plus en plus tentés d’utiliser des techniques pour déterminer la probabilité d’une activité criminelle, évaluer la culpabilité ou même éventuellement extraire des souvenirs directement du cerveau des gens. Même le passage d’une frontière nationale pourrait un jour impliquer un scanner cérébral détaillé pour évaluer le risque de sécurité d’un individu ». (29)

Il arrive que le chef du WEF se laisse emporter par sa passion pour un futur de science-fiction dans lequel « les voyages humains dans l’espace sur de longues distances et la fusion nucléaire sont monnaie courante » (30) et dans lequel « le prochain modèle commercial à la mode » pourrait impliquer qu’une personne « échange l’accès à ses pensées contre la possibilité de gagner du temps en tapant un message sur les médias sociaux par la seule pensée ». (31)

Evoquer le « tourisme spatial » sous le titre « La Quatrième Révolution Industrielle et la dernière frontière » (32) est presque comique, tout comme sa suggestion qu' »un monde plein de drones ouvre un monde plein de possibilités ». (33)

Mais plus le lecteur progresse dans le monde dépeint dans les livres de Schwab, moins tout cela semble comique.

La vérité est que cette personnalité très influente, qui occupe une place centrale dans le nouvel ordre mondial en cours d’établissement, est un transhumaniste pur et dur qui rêve de la fin d’une vie humaine et d’une communauté saine et naturelle.

Schwab répète ce message constamment, comme pour s’assurer que nous avons été dûment avertis.

« Les innovations époustouflantes déclenchées par la Quatrième Révolution Industrielle, de la biotechnologie à l’IA, redéfinissent ce que signifie être humain » (34), écrit-il.

« L’avenir remettra en question notre compréhension de ce que signifie être humain, tant d’un point de vue biologique que social ». (35)

« Déjà, les progrès des neurotechnologies et des biotechnologies nous obligent à nous interroger sur ce que signifie être humain ». (36)

Il l’explique plus en détail dans Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: « Les technologies de la Quatrième Révolution Industrielle ne se limiteront pas à faire partie intégrante du monde physique qui nous entoure – elles deviendront partie intégrante de nous. En effet, certains d’entre nous ont déjà l’impression que leurs smartphones sont devenus une extension de leur personne. Les dispositifs externes d’aujourd’hui – des ordinateurs portables aux casques de réalité virtuelle – deviendront presque certainement implantables dans nos corps et nos cerveaux. Les exosquelettes et les prothèses augmenteront notre puissance physique, tandis que les progrès de la neurotechnologie amélioreront nos capacités cognitives. Nous serons mieux à même de manipuler nos propres gènes et ceux de nos enfants. Ces évolutions soulèvent de profondes questions: où se situe la limite entre l’homme et la machine? Qu’est-ce qu’être humain signifie » (37)

Une section entière de ce livre est consacrée au thème « Modifier l’être humain ». Il s’y extasie devant « la capacité des nouvelles technologies à faire littéralement partie de nous » et évoque un avenir cyborg impliquant « de curieux mélanges de vie numérique et analogique qui redéfiniront nos natures mêmes ». (38)

Il écrit: « Le fonctionnement de ces technologies sera intégré à notre propre biologie et changeront la façon dont nous interagissons avec le monde. Elles sont capables de franchir les frontières du corps et de l’esprit, d’améliorer nos capacités physiques et même d’avoir un impact durable sur la vie elle-même « . (39)

Aucune transgression ne semble excessive pour Schwab, qui rêve de « puces implantables actives qui brisent la barrière cutanée de notre corps », de « tatouages intelligents », d' »informatique biologique » et d' »organismes conçus sur mesure ». (40)

Il est enchanté d’annoncer que « des capteurs, des interrupteurs de mémoire et des circuits peuvent être encodés dans des bactéries intestinales humaines communes » (41), que « les poussières intelligentes, des réseaux d’ordinateurs complets avec des antennes, chacun beaucoup plus petit qu’un grain de sable, peuvent maintenant s’auto-organiser à l’intérieur du corps » [NdT. technologies dont il est beaucoup question par rapport aux « vaccins »] et que « les dispositifs implantés aideront probablement aussi à communiquer des pensées normalement exprimées verbalement par un smartphone « intégré », et des pensées ou humeurs potentiellement inexprimées en lisant les ondes cérébrales et d’autres signaux ». (42)

« La biologie synthétique » est à l’horizon du monde de la 4RI de Schwab, donnant aux dirigeants capitalistes technocrates du monde « la capacité de personnaliser les organismes en écrivant l’ADN ». (43)

L’idée des neurotechnologies, dans lesquelles les humains auront des mémoires entièrement artificielles implantées dans le cerveau, suffit à donner la nausée à certains d’entre nous, tout comme « la perspective de connecter nos cerveaux à la réalité virtuelle par des modems corticaux, des implants ou des nanorobots ». (44)

C’est une maigre consolation d’apprendre que tout cela est – bien sûr! – dans l’intérêt supérieur du profit capitaliste puisque cela « augure de nouvelles industries et de nouveaux systèmes de création de valeur » et « représente une opportunité de créer des systèmes de valeur entièrement nouveaux dans la Quatrième Révolution Industrielle ». (45)

Et que dire de « la bio-impression de tissus organiques » (46) ou de la suggestion que « les animaux pourraient potentiellement être modifiés pour produire des produits pharmaceutiques et d’autres formes de traitement » ? (47)

Quelqu’un aurait-il des objections éthiques à formuler?

Tout cela ne pose manifestement aucun problème à Schwab, qui annoncer avec satisfaction: « Le jour où les vaches seront modifiées pour produire dans leur lait un élément de coagulation du sang, dont les hémophiles sont dépourvus, n’est pas loin. Les chercheurs ont déjà commencé à modifier le génome de porcs dans le but de produire des organes adaptés à la transplantation humaine ». (48)

Il y a plus inquiétant encore. Depuis la mise en œuvre du sinistre programme eugénique de l’Allemagne nazie dans laquelle Schwab est né, cette science a été jugée inacceptable par la société humaine.

Mais aujourd’hui, il pense manifestement que l’eugénisme a droit à un renouveau, annonçant à propos de l’édition génétique: « Le fait qu’il soit désormais beaucoup plus facile de manipuler avec précision le génome humain au sein d’embryons viables signifie que nous sommes susceptibles d’assister à l’avenir à l’avènement de bébés sur mesure qui possèderont des traits particuliers ou qui seront résistants à une maladie spécifique ». (49)

Dans le célèbre traité transhumaniste de 2002, I, Cyborg, Kevin Warwick prédit : « Les humains seront capables d’évoluer grâce à la maîtrise de la super-intelligence et des capacités supplémentaires offertes par les machines du futur, en s’unissant à elles. Tout ceci laisse présager le développement d’une nouvelle espèce humaine, connue dans le monde de la science-fiction sous le nom de « cyborgs ». Cela ne signifie pas que tout le monde doive devenir un cyborg. Si vous êtes satisfait de votre statut d’humain, vous pourrez rester tel que vous êtes. Mais attention, tout comme les humains se sont séparés de leurs cousins chimpanzés il y a bien des années, les cyborgs se sépareront des humains. Ceux qui resteront des humains deviendront probablement une sous-espèce. Ils seront, en fait, les chimpanzés du futur ». (50)

Schwab semble faire allusion au même avenir d’une élite transhumaine « supérieure » artificiellement améliorée, se démarquant de la populace naturelle, dans ce passage particulièrement accablant de The Fourth Industrial Revolution: « Nous sommes au seuil d’un changement systémique radical qui exige des êtres humains une adaptation permanente. En conséquence, nous pourrions assister à un degré croissant de polarisation dans le monde, marqué par ceux qui embrassent le changement contre ceux qui y résistent. »

« Cela engendre une inégalité qui va au-delà de l’inégalité sociétale décrite précédemment. Cette inégalité ontologique séparera ceux qui s’adaptent de ceux qui résistent – les gagnants et les perdants matériels dans tous les sens du terme. Les gagnants pourront même bénéficier d’une forme d’amélioration humaine radicale, générée par certains segments de la Quatrième Révolution Industrielle (comme le génie génétique) dont les perdants seront privés. Cela risque de créer des conflits de classe et d’autres affrontements tels que jamais vus auparavant ». (51)

Schwab parlait déjà d’une grande « transformation » en 2016 (52) et il est clairement déterminé à faire tout ce qui est en son pouvoir non négligeable pour faire advenir son monde transhumaniste d’inspiration eugéniste, fait d’artifices, de surveillance, de contrôle et de profits exponentiels.

Mais, comme le révèle sa référence ci-dessus aux « conflits de classe », il s’inquiète clairement de la possibilité d’une « résistance sociétale » (53) et des possibilités d’aller de l’avant « si les technologies rencontrent une grande résistance de la part du public. » (54)

Les rencontres annuelles du WEF de Schwab à Davos ont depuis longtemps été accueillies par des maniifestations anticapitalistes et, malgré la paralysie actuelle de la gauche radicale, il est bien conscient de la possibilité d’une nouvelle opposition, peut-être plus massive, à son projet, et des risques de « ressentiment, de peur et de retour de bâton politique ». (55)

Dans son livre le plus récent, il aborde la question dans un contexte historique, notant que « l’antimondialisation était forte à l’approche de 1914 et jusqu’en 1918, puis moins forte pendant les années 1920, mais elle s’est ravivée dans les années 1930 à la suite de la Grande Dépression ». (56)

Il note qu’au début des années 2000, « le retour de bâton politique et sociétal contre la mondialisation n’a cessé de se renforcer », (57) affirme que « l’agitation sociale » s’est répandue dans le monde entier au cours des deux dernières années, citant notamment les Gilets Jaunes en France, et évoque le « sombre scénario » qui verrait « la même chose se reproduire ». (58)

Alors, comment un honnête technocrate est-il censé vendre l’avenir qu’il espère pour le monde sans l’accord de l’opinion publique mondiale? Comment Schwab et ses amis milliardaires peuvent-ils imposer leur société préférée au reste d’entre nous?

Une des réponses se trouve dans la propagande incessante de lavage de cerveau diffusée par les médias et les universités aux mains des 1% de l’élite – ce qu’ils se plaisent à appeler « un narratif ».

Pour Schwab, la réticence de la majorité de l’humanité à monter à bord de son express 4RI illustre la tragédie du fait que « le monde manque d’un narratif cohérent, positif et commun qui souligne les opportunités et les défis de la Quatrième Révolution Industrielle, un narratif essentiel si nous voulons responsabiliser un large éventail d’individus et de communautés et éviter un retour de bâton populaire contre les changements fondamentaux en cours ». (59)

Il ajoute: « Il est donc essentiel que nous consacrions de l’attention et de l’énergie à la coopération multipartite au-delà des frontières universitaires, sociales, politiques, nationales et industrielles. Ces interactions et collaborations sont nécessaires pour créer des narratifs positifs, communs et remplis d’espoir, qui permettront aux individus et aux groupes de toutes les parties du monde de participer aux transformations en cours et d’en tirer profit ». (60)

L’un de ces « narratifs » tente de justifier les raisons pour lesquelles la technologie 4RI doit être installée partout dans le monde le plus rapidement possible.

Schwab est frustré par le fait que « plus de la moitié de la population mondiale – environ 3,9 milliards de personnes – n’a toujours pas accès à Internet » (61), 85% de la population des pays en développement demeurant hors ligne et donc hors de portée, contre 22% dans les pays développés.

L’objectif réel de la 4RI est d’exploiter ces populations à des fins lucratives par le biais d’un techno-impérialisme mondial, mais on ne peut évidemment pas le mentionner dans le « narratif » de propagande nécessaire pour vendre le projet.

Au lieu de cela, leur mission doit être présentée, comme Schwab le fait lui-même, comme une tentative de « développer des technologies et des systèmes qui servent à distribuer des valeurs économiques et sociales telles que le revenu, les opportunités et la liberté à toutes les parties prenantes ». (62)

Il se pose en pieux gardien des valeurs libérales éveillées, déclarant: « Penser de manière inclusive va au-delà de la simple considération de la pauvreté ou des communautés marginalisées comme une simple aberration – un problème que nous pouvons résoudre. Elle nous oblige à réaliser que ‘nos privilèges sont inscrits sur la même page que leur souffrance’. Cela va au-delà des revenus et des droits, même si ceux-ci restent importants. Au contraire, l’inclusion des parties prenantes et la distribution des bénéfices étendent les libertés de tous ». (63)

La même technique, celle d’un faux « narratif » conçu pour tromper les citoyens de bonne volonté pour obtenir leur soutien à un projet capitaliste impérialiste, a été largement utilisée dans le domaine du changement climatique.

Schwab est un grand fan de Greta Thunberg, bien sûr, qui, à peine relevée du trottoir après sa manifestation en solo à Stockholm, fut expédiée au WEF à Davos pour y prendre la parole.

Il est également partisan de la proposition de Nouveau Pacte Mondial pour la Nature, en particulier via Voice for the Planet, lancé au WEF de Davos en 2019 par les Global Shapers, une organisation de conditionnement des jeunes créée par Schwab en 2011 et décrite avec justesse par le journaliste d’investigation Cory Morningstar comme « un étalage grotesque de malfaisance corporative déguisée en bienfait ».

Dans son livre de 2020, Schwab relate en fait la manière dont ce faux « activisme des jeunes » est instrumentalisé pour faire avancer ses objectifs capitalistes.

Il écrit, dans un passage d’une étonnante franchise: « Le militantisme des jeunes est en hausse dans le monde entier, révolutionné par les médias sociaux qui renforcent la mobilisation dans une mesure auparavant impossible. Il prend de multiples formes, de la participation politique non institutionnalisée aux manifestations et protestations, et aborde des questions aussi diverses que le changement climatique, les réformes économiques, l’égalité des sexes et les droits LGBTQ. La jeune génération est résolument à l’avant-garde du changement social. Il ne fait guère de doute qu’elle sera le catalyseur du changement et une source d’élan critique à la Grande Réinitialisation ». (64)

En fait, évidemment, le futur ultra-industriel proposé par Schwab est tout sauf vert. Ce n’est pas la nature qui l’intéresse, mais le « capital naturel » et « l’incitation à l’investissement dans les marchés verts et sociaux de pointe ». (65)

La pollution est synonyme de profit et la crise environnementale n’est qu’une nouvelle opportunité commerciale, comme il le détaille dans The Fourth Industrial Revolution: « Dans ce nouveau système industriel révolutionnaire, le dioxyde de carbone passe du statut de polluant à effet de serre à celui d’actif, et l’économie de la capture et du stockage du carbone passe du statut de coût pour diminuer la pollution à celui d’installations rentables de capture et de production intégrant l’utilisation du carbone. Plus important encore, cela aidera les entreprises, les gouvernements et les citoyens à une prise de conscience et à un engagement dans des stratégies visant à régénérer activement le capital naturel, permettant des utilisations intelligentes et régénératrices du capital naturel pour guider la production et la consommation durables et donner de l’espace à la biodiversité pour leur permettre de se rétablir dans les zones menacées ». (66)

Les « solutions » de Schwab aux dommages poignants infligés à notre monde naturel par le capitalisme industriel signifient davantage du même poison, en pire.

La géo-ingénierie est un de ses projets favoris: « Les propositions incluent l’installation de miroirs géants dans la stratosphère pour dévier les rayons du soleil, l’épandage chimique de l’atmosphère pour augmenter les précipitations et le déploiement de grandes machines pour éliminer le dioxyde de carbone de l’air ». (67)

Il ajoute: « De nouvelles approches sont actuellement conçues qui combineront des technologies de la Quatrième Révolution Industrielle, telles que les nanoparticules et autres matériaux de pointe ». (68)

Comme toutes les entreprises et les ONG pro-capitalistes qui soutiennent l’abominable Nouveau Pacte pour la Nature, Schwab est totalement et profondément anti-nature.

Pour lui, la « possibilité ultime » d’une énergie « propre » et « durable » inclut la fusion nucléaire (69) et il attend avec impatience le jour où les satellites « couvriront la planète de voies de communication qui pourraient aider à connecter les plus de 4 milliards de personnes qui n’ont toujours pas accès à Internet ». (70)

Le nouvel ordre envisagé par Schwab englobera le monde entier et une gouvernance mondiale est donc nécessaire pour l’imposer, comme il le déclare à plusieurs reprises.

L’avenir qu’il chérit « ne se réalisera que par une meilleure gouvernance mondiale » (72), insiste-t-il. « Une forme efficace de gouvernance mondiale » (73) est nécessaire.

Le problème que nous rencontrons aujourd’hui est celui d’un supposé « déficit de l’ordre mondial » (74), affirme-t-il, ajoutant de façon improbable que l’Organisation Mondiale de la Santé « est accablée par des ressources limitées et décroissantes ». (75)

Ce qu’il veut réellement dire, c’est que sa société 4RI/Grande Réinitialisation ne fonctionnera que si elle est imposée simultanément partout sur la planète, sinon « nous serons paralysés dans nos tentatives d’aborder et de répondre aux défis mondiaux ». (76)

Il admet: « En un mot, la gouvernance mondiale est au cœur de toutes ces autres problématiques ». (77)

Cet empire ubiquitaire voit d’un très mauvais œil l’idée qu’une population donnée puisse décider démocratiquement de suivre une autre voie. Celles-ci « risquent de s’isoler des normes mondiales, ce qui ferait de ces nations les retardataires de la nouvelle économie numérique », (78) avertit Schwab.

Tout sentiment d’autonomie et d’appartenance locale est considéré comme une menace dans la perspective impérialiste de Schwab et doit être éradiqué dans le cadre de la 4RI.

Il écrit: « Les individus ont longtemps défini leur vie en fonction d’un lieu précis, d’un groupe ethnique, d’une culture particulière ou même d’une langue. L’avènement de la participation en ligne et l’exposition accrue aux idées d’autres cultures signifient que les identités sont désormais plus fongibles qu’auparavant… Grâce à la combinaison des modèles de migration historiques et de la connectivité à faible coût, les structures familiales sont en passe d’être redéfinies ». (79)

Pour Schwab, la démocratie authentique relève essentiellement de la même catégorie. Il sait que la plupart des gens n’accepteront pas de leur plein gré des projets qui visent à détruire leur vie et à les asservir à un système d’exploitation techno-fasciste mondial, de sorte que leur donner la parole n’est tout simplement pas envisageable.

C’est pourquoi le concept de « partie prenante » revêt une telle importance dans le projet de Schwab. Comme nous l’avons vu plus haut, il s’agit de la négation de la démocratie, l’accent étant mis sur « la réalisation de solutions par les groupes de parties prenantes ». (80)

Si le public, les gens, sont inclus dans ce processus, c’est seulement à un niveau superficiel. L’agenda est déjà prédéterminé et les décisions sont prises en coulisses.

Schwab l’admet d’ailleurs lorsqu’il écrit: « Nous devons rétablir un dialogue entre toutes les parties prenantes afin de garantir une compréhension mutuelle qui permette d’instaurer une culture de la confiance entre les régulateurs, les organisations non-gouvernementales, les professionnels et les scientifiques. Le public doit aussi être pris en compte, car il doit participer à la mise en forme démocratique des développements biotechnologiques qui affectent la société, les individus et les cultures ». (81)

Le public doit donc « aussi » être pris en compte, après coup. Il n’est même pas directement consulté, juste « pris en compte »! Et le rôle du peuple, du demos, sera simplement de « participer » à la « mise en forme » des développements biotechnologiques. La possibilité que le public rejette en fait l’idée même des développements biotechnologiques est totalement écartée, en vertu des hypothèses délibérément intégrées dans la formule des parties prenantes.

Le même message est implicite dans le titre de la conclusion de Schwab à Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: « Ce que vous pouvez faire pour façonner la Quatrième Révolution Industrielle ». (82) La techno-tyrannie ne peut être ni contestée ni arrêtée, mais simplement « façonnée ».

Schwab utilise le terme « leadership systémique » pour décrire la manière profondément antidémocratique dont les 1% nous imposent à tous leur programme, sans nous donner la possibilité de dire « non ».

Il écrit: « Le leadership systémique consiste à cultiver une vision commune du changement – en travaillant avec toutes les parties prenantes de la société mondiale – puis à agir en fonction de celle-ci pour changer la manière dont le système fournit ses avantages, et à qui. Le leadership systémique requiert l’action de toutes les parties prenantes, y compris les individus, les dirigeants d’entreprise, les influenceurs sociaux et les décideurs politiques ». (83)

Il qualifie ce contrôle descendant d’un bout à l’autre du spectre de « gestion systémique de l’existence humaine » (84), bien que d’autres puissent préférer le terme « totalitarisme ».

L’un des traits distinctifs du fascisme historique en Italie et en Allemagne était son impatience devant les contraintes gênantes imposées à la classe dirigeante (« la Nation » dans le langage fasciste) par la démocratie et le libéralisme politique.

Tout cela devait être balayé pour permettre une Blitzkrieg de « modernisation » accélérée.

Nous voyons ressurgir ce même état d’esprit dans les appels de Schwab en faveur d’une « gouvernance agile », dans lesquels il affirme que « le rythme du développement technologique et un certain nombre de caractéristiques des technologies rendent inadéquats les cycles et processus d’élaboration des politiques antérieurs ». (85)

Il écrit: « L’idée de réformer les modèles de gouvernance pour faire face aux nouvelles technologies n’est pas nouvelle, mais l’urgence de le faire est bien plus grande à la lumière de la puissance des technologies émergentes d’aujourd’hui… le concept de gouvernance agile cherche à correspondre à l’agilité, la fluidité, la flexibilité et la capacité d’adaptation des technologies elles-mêmes et des acteurs du secteur privé qui les adoptent ». (86)

L’expression « réformer les modèles de gouvernance pour faire face aux nouvelles technologies » donne vraiment le ton ici. Comme sous le fascisme, les structures sociales doivent être réinventées afin de répondre aux exigences du capitalisme et de ses technologies d’accroissement du profit.

Schwab explique que sa « gouvernance agile » impliquerait la création de laboratoires politiques – « des espaces protégés au sein du gouvernement avec un mandat explicite pour expérimenter de nouvelles méthodes de développement politique en utilisant des principes agiles » – et « encouragerait les collaborations entre les gouvernements et les entreprises pour créer des « bacs à sable de développement » et des « bancs d’essai expérimentaux » pour développer des réglementations en utilisant des approches itératives, intersectorielles et flexibles ». (87)

Pour Schwab, le rôle de l’État est de faire avancer les objectifs capitalistes, et non de les soumettre à une quelconque forme d’examen. S’il est tout à fait favorable au rôle de l’État dans la prise de contrôle de nos vies par les entreprises, il est moins enthousiaste à l’égard de sa fonction de réglementation, qui pourrait ralentir l’afflux de profits dans les mains du secteur privé, et il envisage donc « le développement d’écosystèmes de régulateurs privés, en concurrence sur les marchés ». (88)

Dans son livre de 2018, Schwab aborde le problème des réglementations encombrantes et la meilleure façon de « surmonter ces limites » dans le contexte des données et de la vie privée.

Il avance la suggestion d' »accords de partage de données public-privé qui « brisent le verre en cas d’urgence ». Ces accords n’entrent en jeu que dans des circonstances d’urgence convenues à l’avance (comme une pandémie) et peuvent contribuer à réduire les délais et à améliorer la coordination des premiers intervenants, en autorisant temporairement un partage de données qui serait illégal dans des circonstances normales ». (89)

Curieusement, deux ans plus tard, il y a eu une « pandémie » et ces « circonstances d’urgence convenues à l’avance » sont devenues une réalité.

Cela ne devrait pas être une trop grande surprise pour Schwab, puisque son WEF avait co-organisé la tristement célèbre conférence Event 201 en octobre 2019, qui modélisait une pandémie fictive de coronavirus.

Et il n’a pas perdu de temps pour sortir un nouveau livre, Covid-19: The Great Reset, coécrit avec Thierry Malleret, qui dirige ce qu’on appelle le Baromètre Mensuel, « une analyse prédictive succincte fournie aux investisseurs privés, aux PDG mondiaux et aux décideurs d’opinion ». (90)

Publié en juillet 2020, le livre se propose d’avancer « des conjectures et des idées sur ce à quoi le monde post-pandémique pourrait, et devrait, peut-être, ressembler ». (91)

Schwab et Malleret admettent que le Covid-19 est « l’une des pandémies les moins meurtrières que le monde ait connues au cours des 2.000 dernières années », ajoutant que « les conséquences du Covid-19 en termes de santé et de mortalité seront légères par rapport aux pandémies précédentes ». (92)

Ils ajoutent: « [La pandémie] ne constitue pas une menace existentielle, ni un choc qui laissera son empreinte sur la population mondiale pendant des décennies ». (93)

Pourtant, de façon incroyable, cette maladie « bénigne » est simultanément présentée comme prétexte d’un changement social sans précédent sous la bannière de la « Grande Réinitialisation »!

Et bien qu’ils affirment explicitement que le Covid-19 ne constitue pas un « choc » majeur, les auteurs emploient à plusieurs reprises ce même vocable pour décrire l’impact plus large de la crise.

Schwab et Malleret situent le Covid-19 dans une longue tradition d’événements qui ont facilité des changements soudains et significatifs de nos sociétés.

Ils invoquent spécifiquement la Seconde Guerre mondiale: « La Seconde Guerre mondiale a été la quintessence de la guerre transformationnelle, déclenchant non seulement des changements fondamentaux de l’ordre mondial et de l’économie mondiale, mais entraînant également des changements radicaux dans les attitudes et les croyances sociales qui ont finalement ouvert la voie à des politiques et des dispositions du contrat social radicalement nouvelles (comme le fait que les femmes ont rejoint la population active avant de devenir électrices). Il existe évidemment des dissemblances fondamentales entre une pandémie et une guerre (que nous examinerons en détail dans les pages suivantes), mais l’ampleur de leur pouvoir de transformation est comparable. Toutes deux ont le potentiel d’être une crise transformatrice aux proportions jusqu’alors inimaginables ». (94)

Ils rejoignent également de nombreux « théoriciens du complot » contemporains en établissant une comparaison directe entre le Covid-19 et le 11 septembre: « C’est ce qui se produisit après les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Partout dans le monde, de nouvelles mesures de sécurité, telles que l’utilisation généralisée de caméras, l’exigence de cartes d’identité électroniques et l’enregistrement des entrées et sorties des employés ou des visiteurs, sont devenues la norme. À l’époque, ces mesures étaient jugées extrêmes, mais aujourd’hui elles sont utilisées partout et considérées comme ‘normales' ». (95)

Lorsqu’un tyran s’arroge le droit de régner sur une population sans tenir compte de ses opinions, il aime justifier sa dictature en affirmant qu’il est moralement habilité à le faire parce qu’il est « éclairé ».

Il en va de même pour la tyrannie appuyée sur le Covid, la Grande Réinitialisation de Schwab, que le livre qualifie de « leadership éclairé », ajoutant: « Certains dirigeants et décideurs qui étaient déjà à la pointe de la lutte contre le changement climatique voudront peut-être profiter du choc infligé par la pandémie pour mettre en œuvre des changements environnementaux durables et plus vastes. Ils feront ainsi un « bon usage » de la pandémie en ne laissant pas la crise se perdre ». (96)

L’élite dirigeante capitaliste mondiale a certainement fait de son mieux pour « tirer parti du choc infligé par la panique », en nous assurant à tous, depuis les tout premiers jours de l’épidémie, que, pour une raison insondable, rien ne serait plus jamais pareil dans nos vies.

Schwab et Malleret, inévitablement, s’en donnent à cœur joie dans leur recours au concept du Nouveau Normal, même s’ils admettent que le virus n’a jamais été que « léger ».

« C’est notre moment décisif », claironnent-ils. « Beaucoup de choses vont changer pour toujours ». « Un nouveau monde va émerger ». « Le bouleversement sociétal déclenché par le COVID-19 durera des années, voire des générations ». « Beaucoup d’entre nous se demandent quand les choses reviendront à la normale. Pour faire court : jamais ». (97)

Ils vont même jusqu’à proposer une nouvelle séparation historique entre « l’ère pré-pandémique » et « le monde post-pandémique ». (98)

Ils écrivent: « Des changements radicaux sont à venir, d’une telle portée que certains experts ont parlé d’une ère « avant coronavirus » (BC) et « après coronavirus » (AC). Nous ne cesserons d’être surpris par la rapidité et la nature inattendue de ces changements. Au fur et à mesure qu’ils s’imbriqueront les uns dans les autres, ils provoqueront des conséquences de deuxième, troisième, quatrième ordre et plus, des effets en cascade et des résultats imprévus. Ce faisant, ils façonneront un « nouveau normal » radicalement différent de celui que nous abandonnerons progressivement. Nombre de nos croyances et de nos postulats sur ce à quoi le monde pourrait ou devrait ressembler s’effondreront dans le processus ». (99)

En 2016, Schwab envisageait déjà « de nouvelles façons d’utiliser la technologie pour changer les comportements » (100) et prédisait : « L’ampleur et la portée de la révolution technologique en cours entraîneront des changements économiques, sociaux et culturels d’une ampleur si phénoménale qu’il est presque impossible de les envisager ». (101)

L’un des moyens par lesquels il avait espéré faire avancer son programme technocratique était, comme nous l’avons noté, les « solutions » bidon au changement climatique proposées par de pseudo-capitalistes verts.

Sous le titre « réinitialisation environnementale », Schwab et Malleret affirment: « À première vue, la pandémie et l’environnement pourraient sembler n’être que des cousins éloignés; mais ils sont beaucoup plus proches et imbriqués que nous le pensons ». (102)

L’un des liens est que les « crises » climatique et virale ont été utilisées par le WEF et ses semblables pour la promotion de leur programme de gouvernance mondiale. Comme le disent Schwab et son co-auteur, « elles sont mondiales par nature et ne peuvent donc être correctement traitées que de manière coordonnée au niveau mondial ». (103)

Un autre lien est la manière dont « l’économie post-pandémique » et « l’économie verte » (104) génèrent des profits massifs pour la plupart des mêmes secteurs des grandes entreprises.

Le Covid-19 fut manifestement une excellente nouvelle pour les capitalistes désireux de tirer profit de la destruction de l’environnement, comme le rapportent Schwab et Malleret: « La conviction que les stratégies ESG [Environnementales, Sociales et de Gouvernance] ont bénéficié de la pandémie et sont les plus susceptibles d’en bénéficier davantage est corroborée par diverses enquêtes et rapports. Les premières données montrent que le secteur de la durabilité a surperformé les fonds conventionnels au cours du premier trimestre de 2020 ». (105)

Les requins capitalistes du prétendu « secteur de la durabilité » se frottent joyeusement les mains à l’idée de tout l’argent qu’ils vont gagner grâce à la Grande Réinitialisation fasciste sous prétexte de Covid, dans laquelle l’État est instrumentalisé pour financer leurs profits hypocrites.

Schwab et Malleret notent: « La clé pour attirer les capitaux privés vers de nouvelles sources de valeur économique positive pour la nature sera de déplacer les principaux leviers politiques et les incitations financières publiques dans le cadre d’une réinitialisation économique plus large ». (106)

« Un document d’orientation préparé par Systemiq en collaboration avec le Forum Economique Mondial estime que la mise en place d’une économie positive pour la nature pourrait représenter plus de 10.000 milliards de dollars par an d’ici 2030… La remise à niveau de l’environnement ne doit pas être considérée comme un coût, mais plutôt comme un investissement qui générera une activité économique et des opportunités d’emploi ». (107)

Étant donné l’imbrication des crises climatiques et du Covid présentée par Schwab, nous pourrions supposer que le plan initial était de faire passer la réinitialisation vers le Nouveau Normal sur le dos de la crise climatique.

Mais de toute évidence, toute la publicité faite autour de Greta Thunberg et de Extinction Rebellion, soutenue par les grandes entreprises, n’a pas suscité une panique publique suffisante pour justifier de telles mesures.

Le projet Covid-19 sert parfaitement les objectifs de Schwab, car l’urgence immédiate qu’il présente permet d’accélérer l’ensemble du processus et de le faire passer sans examen préalable.

« Cette différence cruciale entre les horizons temporels respectifs d’une pandémie et ceux du changement climatique et de la dégradation de la nature implique qu’un risque de pandémie exige une action immédiate qui sera suivie d’un résultat rapide, tandis que le changement climatique et la dégradation de la nature exigent également une action immédiate, mais le résultat (ou ‘récompense future’, dans le jargon des économistes) ne suivra qu’avec un certain décalage ». (108)

Pour Schwab et ses amis, le Covid-19 est le grand accélérateur de tout ce qu’ils souhaitent nous imposer depuis des années.

Comme lui et Malleret le disent: « La pandémie exacerbe et accélère clairement les tendances géopolitiques déjà apparentes avant l’éclatement de la crise ». (109)

« La pandémie marquera un tournant en accélérant cette transition. Elle a cristallisé la question et rendu impossible un retour au statu quo d’avant la pandémie ». (110)

Ils dissimulent à peine leur joie devant la direction que prend désormais la société: « La pandémie accélérera encore plus l’innovation, catalysant les changements technologiques déjà en cours (comparable à l’effet d’exacerbation qu’elle a eu sur d’autres problèmes mondiaux et nationaux sous-jacents) et « turbochargeant » toute entreprise numérique ou la dimension numérique de toute entreprise ». (111)

« Avec la pandémie, la ‘transformation numérique’ à laquelle tant d’analystes font référence depuis des années, sans être exactement sûrs de ce qu’elle signifie, a trouvé son catalyseur. Un effet majeur des confinements sera l’expansion et la progression du monde numérique de manière décisive et souvent permanente.

« En avril 2020, plusieurs leaders de la tech ont observé avec quelle rapidité et quelle radicalité les nécessités créées par la crise sanitaire avaient précipité l’adoption d’un large éventail de technologies. En l’espace d’un mois seulement, il est apparu que de nombreuses entreprises, en termes d’adoption des technologies, ont a fait un bond en avant de plusieurs années ». (112)

Le destin sourit manifestement à Klaus Schwab, car cette crise du Covid-19 a miraculeusement réussi à faire avancer à peu près tous les aspects du programme qu’il promeut depuis des décennies.

Ainsi, lui et Malleret rapportent avec satisfaction que « la pandémie va accélérer l’adoption de l’automatisation sur le lieu de travail et l’introduction de davantage de robots dans nos vies personnelles et professionnelles ». (113)

Les confinements survenus dans le monde entier ont, il va sans dire, donné un grand coup de pouce financier aux entreprises proposant des achats en ligne.

Les auteurs racontent: « Les consommateurs ont besoin de produits et, s’ils ne peuvent pas faire de shopping, ils auront inévitablement recours à l’achat en ligne. Au fur et à mesure que l’habitude s’installe, les personnes qui n’avaient jamais fait d’achats en ligne auparavant deviennent plus confiantes, tandis que les personnes qui faisaient déjà des achats en ligne occasionnels s’y fient vraisemblablement davantage. Ce phénomène a été mis en évidence lors des confinements. Aux États-Unis, Amazon et Walmart ont embauché à eux deux 250.000 travailleurs pour faire face à l’augmentation de la demande et ont élaboré une infrastructure massive pour assurer les livraisons en ligne. Cette croissance accélérée du commerce électronique signifie que les géants du secteur de la vente au détail en ligne sont susceptibles de sortir de la crise encore plus forts qu’ils ne l’étaient dans l’ère pré-pandémique ». (114)

Ils ajoutent: « À mesure que des biens et des services de plus en plus nombreux et divers nous sont offerts via nos mobiles et nos ordinateurs, les entreprises de secteurs aussi disparates que le commerce électronique, les opérations sans contact, le contenu numérique, les robots et les livraisons par drones (pour n’en citer que quelques-uns) prospéreront. Ce n’est pas par hasard que des entreprises comme Alibaba, Amazon, Netflix ou Zoom sont apparues comme des ‘gagnants’ des confinements ». (115)

En guise de corollaire, nous pourrions suggérer que ce n’est « pas par hasard » que les gouvernements capturés et contrôlés par les grandes entreprises, grâce à des organisations comme le WEF, ont imposé une « nouvelle réalité » dans laquelle les grandes entreprises sont les « gagnants »…

Les bonnes nouvelles amenées par le Covid ne cessent de s’accumuler pour tous les secteurs d’activité susceptibles de bénéficier de la Quatrième Répression Industrielle.

« La pandémie pourrait s’avérer être une aubaine pour l’enseignement en ligne », rapportent Schwab et Malleret. « En Asie, le passage à l’éducation en ligne a été particulièrement notable, avec une forte augmentation des inscriptions numériques des étudiants, une valorisation bien plus élevée des entreprises d’éducation en ligne et davantage de capitaux disponibles pour les start-ups ‘ed-tech’… À l’été 2020, le sens de la tendance semble clair: le monde de l’éducation, comme pour tant d’autres industries, deviendra en partie virtuel ». (116)

Les sports en ligne ont également pris leur essor: « Pendant un temps, la distanciation sociale pourrait empêcher la pratique de certains sports, ce qui profitera en retour à l’expansion toujours plus puissante des e-sports. La technologie et le numérique ne sont jamais loin! ». (117)

Les nouvelles sont similaires dans le secteur bancaire: « Les interactions bancaires en ligne sont passées de 10 % à 90 % pendant la crise, sans baisse de qualité et avec une augmentation de la conformité ». (118)

Le passage à l’activité en ligne inspiré par le Covid profite évidemment à Big Tech, qui tire d’énormes profits de la crise, comme le décrivent les auteurs: « La valeur marchande combinée des principales entreprises technologiques a atteint record sur record pendant les confinements, dépassant même les niveaux d’avant le début de l’épidémie… il est peu probable que ce phénomène s’atténue de sitôt, bien au contraire ». (119)

Mais c’est aussi une bonne nouvelle pour toutes les entreprises concernées, qui ne doivent plus payer d’êtres humains pour travailler à leur service. L’automatisation est, et a toujours été, un moyen de réduire les coûts et donc d’augmenter les profits de l’élite capitaliste.

La culture du Nouveau Normal fasciste fournira également des retombées lucratives pour des secteurs d’activité particuliers, comme l’industrie de l’emballage, expliquent Schwab et Malleret.

« La pandémie intensifiera certainement notre préoccupation pour l’hygiène. Une nouvelle obsession de la propreté entraînera notamment la création de nouvelles formes d’emballage. Nous serons encouragés à ne pas toucher les produits que nous achetons. Des plaisirs simples comme sentir un melon ou presser un fruit seront mal vus et pourraient même devenir obsolètes ». (120)

Les auteurs décrivent également ce qui ressemble beaucoup à un programme technocratique orienté profit derrière la « distanciation sociale » qui a été un élément clé de la « réinitialisation » Covid.

Ils écrivent: « Sous une forme ou une autre, les mesures de distanciation sociale et physique sont susceptibles de persister après la disparition de la pandémie elle-même, justifiant la décision de nombreuses entreprises de différents secteurs d’activité d’accélérer l’automatisation. Au bout d’un certain temps, les inquiétudes persistantes concernant le chômage technologique s’estomperont à mesure que les sociétés souligneront la nécessité de restructurer le lieu de travail de manière à réduire au minimum les contacts humains étroits. En effet, les technologies d’automatisation sont particulièrement bien adaptées à un monde dans lequel les êtres humains ne peuvent pas être trop proches les uns des autres ou sont prêts à réduire leurs interactions. Notre crainte persistante et peut-être durable d’être infecté par un virus (COVID-19 ou autre) accélérera donc la marche implacable de l’automatisation, en particulier dans les domaines les plus susceptibles d’être automatisés ». (121)

Comme mentionné précédemment, Schwab est depuis longtemps frustré par toutes les réglementations fastidieuses qui empêchent les capitalistes de faire autant d’argent qu’ils le souhaiteraient, en se concentrant sur des préoccupations économiquement non pertinentes telles que la sécurité et le bien-être des êtres humains.

Mais – hourra! – la crise du Covid a fourni l’excuse parfaite pour se débarrasser d’une grande partie de ces obstacles démodés à la prospérité et à la croissance.

La santé est l’un des domaines dans lesquels la bureaucratie envahissante est abandonnée. Pourquoi une partie prenante saine d’esprit imaginerait-elle qu’une obligation particulière de soin et de diligence puisse empiéter sur la rentabilité de ce secteur d’activité spécifique?

Schwab et Malleret se réjouissent de constater que la télémédecine va « bénéficier considérablement » de l’urgence du Covid: « La nécessité de faire face à la pandémie avec tous les moyens disponibles (plus, pendant l’épidémie, la nécessité de protéger les travailleurs de la santé en leur permettant de travailler à distance) a levé certains des obstacles réglementaires et législatifs liés à l’adoption de la télémédecine ». (122)

La suppression des réglementations est un phénomène général dans le cadre du régime mondial du Nouveau Normal, comme l’expliquent Schwab et Malleret:

« Jusqu’à présent, les gouvernements ont souvent freiné le rythme d’adoption des nouvelles technologies en prenant le temps de réfléchir à un cadre réglementaire idéal, mais, comme le montre l’exemple de la télémédecine et de la livraison par drone, une accélération spectaculaire née de la nécessité est possible. Pendant les confinements, un assouplissement quasi-mondial des réglementations auparavant dans le chemin du progrès dans des domaines où la technologie était disponible depuis des années s’est soudainement produit parce qu’il n’y avait pas de meilleur choix ou d’autre choix possible. Ce qui était jusqu’à récemment impensable est soudainement devenu possible… Les nouvelles réglementations resteront en place ». (123)

Ils ajoutent: « L’impératif actuel de propulser, coûte que coûte, l' »économie sans contact » et la volonté subséquente des régulateurs de l’accélérer signifient que tous les coups sont permis ». (124)

« Tous les coups sont permis ». Ne vous y trompez pas: c’est le langage adopté par le capitalisme lorsqu’il abandonne ses prétentions à la démocratie libérale et passe en mode fasciste intégral.

Il ressort clairement des travaux de Schwab et Malleret qu’une fusion fasciste de l’État et des entreprises, à l’avantage de ces dernières, sous-tend leur Grande Réinitialisation.

Des sommes phénoménales ont été transférées des fonds publics vers les poches bien remplies des 1% depuis le tout début de la crise Covid, comme ils le reconnaissent: « En avril 2020, au moment où la pandémie commençait à envahir le monde, les gouvernements du monde entier avaient annoncé des programmes de relance de plusieurs milliers de milliards de dollars, comme si huit ou neuf plans Marshall avaient été mis en place presque simultanément ». (125)

Ils poursuivent: « Le COVID-19 a réécrit bon nombre des règles du jeu entre les secteurs public et privé. … Une plus grande ingérence, bienveillante (ou non), des gouvernements dans la vie des entreprises et la conduite de leurs affaires dépendra de chaque pays et de son industrie, et prendra donc de nombreuses formes différentes ». (126)

« Des mesures qui auraient semblé inconcevables avant la pandémie pourraient bien devenir la norme dans le monde entier, les gouvernements essayant d’empêcher la récession économique de se transformer en une dépression catastrophique.

« De plus en plus, on demandera au gouvernement d’agir en tant que ‘payeur de dernier recours’ pour prévenir ou endiguer la vague de licenciements massifs et de destruction d’entreprises déclenchée par la pandémie. Tous ces changements modifient les règles du ‘jeu’ de la politique économique et monétaire. » (127)

Schwab et son co-auteur se réjouissent à la perspective de voir les pouvoirs accrus de l’État être utilisés pour soutenir le profit des grandes entreprises.

Ils écrivent: « L’une des grandes leçons des cinq derniers siècles en Europe et en Amérique est la suivante: les crises aiguës contribuent à renforcer le pouvoir de l’État. Cela a toujours été le cas et il n’y a aucune raison qu’il en soit autrement avec la pandémie de COVID-19 ». (128)

Et ils ajoutent: « En regardant vers l’avenir, les gouvernements décideront très probablement, mais à des degrés d’intensité différents, qu’il est dans le meilleur intérêt de la société de réécrire certaines des règles du jeu et d’accroître de façon permanente leur rôle ». (129)

L’idée de réécrire les règles du jeu est, une fois de plus, très réminiscente du langage fasciste, tout comme, bien sûr, l’idée d’accroître de façon permanente le rôle de l’État en aidant le secteur privé.

En effet, il est intéressant de comparer la position de Schwab sur cette question avec celle du dictateur fasciste italien Benito Mussolini, qui répondit à la crise économique de 1931 en lançant un organe spécial d’urgence, l’Istituto mobiliare italiano, pour aider les entreprises.

Il déclara que c’était « un moyen de conduire énergiquement l’économie italienne vers sa phase corporative, c’est-à-dire un système qui respecte fondamentalement la propriété et l’initiative privées, mais les lie étroitement à l’État, qui seul peut les protéger, les contrôler et les nourrir ». (130)

Les soupçons sur la nature fasciste de la Grande Réinitialisation de Schwab sont confirmés, bien sûr, par les mesures d’État policier déployées à travers le monde pour assurer le respect des mesures « d’urgence » Covid.

La force brute qui n’est jamais loin de la surface du système capitaliste devient de plus en plus visible lorsqu’il entre dans sa phase fasciste, ce qui est tout à fait évident dans le livre de Schwab et Malleret.

Le mot « force » est utilisé à maintes reprises dans le contexte du Covid-19. Parfois, dans un contexte commercial, comme dans les déclarations selon lesquelles  » le COVID-19 a forcé toutes les banques à accélérer une transformation numérique désormais acquise  » ou que  » la micro-réinitialisation va forcer toutes les entreprises de tous les secteurs à expérimenter de nouvelles façons de faire des affaires, de travailler et de fonctionner « . (131)

Mais parfois, elle s’applique directement aux êtres humains, ou aux « consommateurs » comme Schwab et ses semblables se plaisent à nous considérer.

« Pendant les confinements, de nombreux consommateurs, auparavant réticents à accorder une trop grande confiance aux applications et services numériques, ont été contraints de changer leurs habitudes presque du jour au lendemain: regarder des films en ligne au lieu d’aller au cinéma, se faire livrer des repas au lieu d’aller au restaurant, parler à des amis à distance au lieu de les rencontrer en personne, parler à des collègues sur un écran au lieu de bavarder à la machine à café, faire de l’exercice en ligne au lieu d’aller à la salle de sport, etc…

« Nombre des comportements technologiques que nous avons été contraints d’adopter pendant le confinement nous deviendront plus familiers donc plus naturels. À mesure que la distance sociale et physique persiste, le fait de s’appuyer davantage sur les plateformes numériques pour communiquer, travailler, demander conseil ou commander quelque chose va, petit à petit, gagner du terrain sur les habitudes autrefois ancrées. » (132)

Dans un système fasciste, les individus n’ont pas le choix de se conformer ou non à ses exigences, comme Schwab et Malleret l’expliquent très clairement à propos de ce qu’on appelle le traçage des contacts: « Aucune application de traçage des contacts volontaire ne fonctionnera si les gens ne sont pas disposés à fournir leurs propres données personnelles à l’agence gouvernementale qui surveille le système; si un individu refuse de télécharger l’application (et donc refuse de fournir des informations sur une éventuelle infection, ses mouvements et ses contacts), tout le monde en pâtira ». (133)

Ceci, pensent-ils, est un autre grand avantage de la crise Covid par rapport à la crise environnementale et son utilisation potentielle pour imposer leur Nouveau Normal: « Alors que dans le cas d’une pandémie, une majorité de citoyens aura tendance à être d’accord avec la nécessité d’imposer des mesures coercitives, ils résisteront à des politiques contraignantes dans le cas de risques environnementaux où les preuves peuvent être contestées ». (134)

Ces « mesures coercitives », que nous sommes tous censés accepter, impliqueront bien sûr des niveaux inimaginables de surveillance fasciste de nos vies, en particulier dans notre rôle d’esclaves salariés.

Schwab et Malleret écrivent: « L’évolution des entreprises ira dans le sens d’une plus grande surveillance; pour le meilleur ou pour le pire, les entreprises observeront et parfois enregistreront ce que fait leur personnel. Cette tendance pourrait prendre de nombreuses formes différentes, de la mesure de la température corporelle à l’aide de caméras thermiques à la surveillance via une application de la manière dont les employés se conforment à la distanciation sociale ». (135)

Des mesures coercitives sous une forme ou une autre sont également susceptibles d’être utilisées pour forcer les gens à accepter les vaccins Covid actuellement en attente.

Schwab est profondément lié à ce monde, puisqu’il « tutoie » Bill Gates et qu’il a été salué par le pilier de Big Pharma, Henry McKinnell, président et PDG de Pfizer Inc, comme « une personne vraiment dévouée à une cause vraiment noble ».

Il n’est donc pas surprenant qu’il insiste, avec Malleret, sur le fait qu' »un retour complet à la ‘normale’ ne peut être envisagé avant qu’un vaccin soit disponible ». (136)

Il ajoute: « Le prochain obstacle est le défi politique consistant à vacciner suffisamment de personnes dans le monde (nous sommes collectivement aussi forts que le maillon le plus faible) avec un taux de conformité suffisamment élevé malgré la montée des anti-vaxxers ». (137)

 » Les « anti-vaxxers » figurent donc dans la liste des menaces de Schwab pour son projet, au même titre que les manifestants altermondialistes et anticapitalistes, les Gilets Jaunes et tous ceux qui sont engagés dans les « conflits de classe », la « résistance sociétale » et le « retour de bâton politique ».

La majorité de la population mondiale a déjà été exclue des processus décisionnels par le manque de démocratie que Schwab veut accentuer à travers sa domination corporative articulée sur les parties prenantes, sa « gouvernance agile », sa « gestion systémique de l’existence humaine » totalitaire.

Mais comment envisage-t-il de gérer le « sombre scénario » d’un soulèvement des populations contre sa grande réinitialisation néo-normaliste et sa Quatrième Révolution Industrielle transhumaniste?

Quel degré de « force » et de « mesures coercitives » serait-il prêt à accepter pour garantir l’avènement de son nouvel âge technocratique?

La question fait froid dans le dos, mais nous devons également garder à l’esprit l’exemple historique du régime du XXe siècle dans lequel Schwab est né.

Le Nouveau Normal Nazi d’Hitler était censé durer mille ans, mais il s’est effondré 988 ans plus tôt que prévu.

Ce n’est pas parce que Hitler a dit, avec toute la confiance que confère le pouvoir, que son Reich durerait un millénaire, que ce fut le cas.

Ce n’est pas parce que Klaus Schwab, Thierry Malleret et leurs amis disent que nous entrons dans la Quatrième Révolution Industrielle et que notre monde va changer pour toujours, que ce sera le cas.

Nous ne sommes pas tenus d’accepter leur Nouveau Normal. Nous ne sommes pas tenus de suivre leurs discours alarmistes. Nous ne sommes pas tenus de recevoir leurs vaccins. Nous n’avons pas à les laisser nous implanter des smartphones ou modifier notre ADN. Nous ne sommes pas tenus de marcher, muselés et soumis, tout droit dans leur enfer transhumaniste.

Nous pouvons dénoncer leurs mensonges! Exposer leur programme! Refuser leur récit! Rejeter leur idéologie toxique! Résister à leur fascisme!


Texte original

Klaus Schwab and his great fascist reset

winter oak, one year ago

Born in Ravensburg in 1938, Klaus Schwab is a child of Adolf Hitler’s Germany, a police-state regime built on fear and violence, on brainwashing and control, on propaganda and lies, on industrialism and eugenics, on dehumanisation and “disinfection”, on a chilling and grandiose vision of a “new order” that would last a thousand years.

Schwab seems to have dedicated his life to reinventing that nightmare and to trying to turn it into a reality not just for Germany but for the whole world.

Worse still, as his own words confirm time and time again, his technocratic fascist vision is also a twisted transhumanist one, which will merge humans with machines in “curious mixes of digital-and-analog life”, which will infect our bodies with “Smart Dust” and in which the police will apparently be able to read our brains.

And, as we will see, he and his accomplices are using the Covid-19 crisis to bypass democratic accountability, to override opposition, to accelerate their agenda and to impose it on the rest of humankind against our will in what he terms a “Great Reset“.

Schwab is not, of course, a Nazi in the classic sense, being neither a nationalist nor an anti-semite, as testified by the $1 million Dan David Prize he was awarded by Israel in 2004 [although strangely by October 2021 all reference to Schwab appeared to have been removed from the Dan David Prize website!].

But 21st century fascism has found different political forms through which to continue its core project of reshaping humanity to suit capitalism through blatantly authoritarian means.

This new fascism is today being advanced in the guise of global governance, biosecurity, the “New Normal”, the “New Deal for Nature” and the “Fourth Industrial Revolution”.

Schwab, the octogenarian founder and executive chairman of the World Economic Forum, sits at the centre of this matrix like a spider on a giant web.

The original fascist project, in Italy and Germany, was all about a merger of state and business.

While communism envisages the take-over of business and industry by the government, which – theoretically! – acts in the interests of the people, fascism was all about using the state to protect and advance the interests of the wealthy elite.

Schwab was continuing this approach in a denazified post-WW2 context, when in 1971 he founded the European Management Forum, which held annual meetings at Davos in Switzerland.

Here he promoted his ideology of “stakeholder” capitalism in which businesses were brought into closer co-operation with government.

“Stakeholder capitalism” is described by Forbes business magazine as “the notion that a firm focuses on meeting the needs of all its stakeholders: customers, employees, partners, the community, and society as a whole”.

Even in the context of a particular business, it is invariably an empty label. As the Forbes article notes, it actually only means that “firms can go on privately shoveling money to their shareholders and executives, while maintaining a public front of exquisite social sensitivity and exemplary altruism”.

But in a general social context, the stakeholder concept is even more nefarious, discarding any idea of democracy, rule by the people, in favour of rule by corporate interests.

Society is no longer regarded as a living community but as a business, whose profitability is the sole valid aim of human activity.

Schwab set out this agenda back in 1971, in his book Moderne Unternehmensführung im Maschinenbau (Modern Enterprise Management in Mechanical Engineering), where his use of the term “stakeholders” (die Interessenten) effectively redefined human beings not as citizens, free individuals or members of communities, but as secondary participants in a massive commercial enterprise.

The aim of each and every person’s life was “to achieve long-term growth and prosperity” for this enterprise – in other words, to protect and increase the wealth of the capitalist elite.

This all became even clearer in 1987, when Schwab renamed his European Management Forum the World Economic Forum.

The WEF describes itself on its own website as “the global platform for public-private cooperation”, with admirers describing how it creates “partnerships between businessmen, politicians, intellectuals and other leaders of society to ‘define, discuss and advance key issues on the global agenda’.”

The “partnerships” which the WEF creates are aimed at replacing democracy with a global leadership of hand-picked and unelected individuals whose duty is not to serve the public, but to impose the rule of the 1% on that public with as little interference from the rest of us as possible.

In the books Schwab writes for public consumption, he expresses himself in the two-faced clichés of corporate spin and greenwashing.

The same empty terms are dished up time and time again. In Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: A Guide to Building a Better World Schwab talks of “the inclusion of stakeholders and the distribution of benefits” and of “sustainable and inclusive partnerships” which will lead us all to an “inclusive, sustainable and prosperous future”! (1)

Behind this bluster, the real motivation driving his “stakeholder capitalism”, which he was still relentlessly promoting at the WEF’s 2020 Davos conference, is profit and exploitation.

For instance, in his 2016 book The Fourth Industrial Revolution, Schwab writes about the Uberisation of work and the consequent advantages for companies, particularly fast-growing start-ups in the digital economy: “As human cloud platforms classify workers as self-employed, they are—for the moment—free of the requirement to pay minimum wages, employer taxes and social benefits”. (2)

The same capitalist callousness shines through in his attitude towards people nearing the end of their working lives and in need of a well-deserved rest: “Aging is an economic challenge because unless retirement ages are drastically increased so that older members of society can continue to contribute to the workforce (an economic imperative that has many economic benefits), the working-age population falls at the same time as the percentage of dependent elders increases”. (3)

Everything in this world is reduced to economic challenges, economic imperatives and economic benefits for the ruling capitalist class.

The myth of Progress has long been used by the 1% to persuade people to accept the technologies designed to exploit and control us and Schwab plays on this when he declares that “the Fourth Industrial Revolution represents a significant source of hope for continuing the climb in human development that has resulted in dramatic increases in quality of life for billions of people since 1800”. (4)

He enthuses: “While it may not feel momentous to those of us experiencing a series of small but significant adjustments to life on a daily basis, it is not a minor change—the Fourth Industrial Revolution is a new chapter in human development, on a par with the first, second and third Industrial Revolutions, and once again driven by the increasing availability and interaction of a set of extraordinary technologies”. (5)

But he is well aware that technology is not ideologically neutral, as some like to claim. Technologies and societies shape each other, he says. “After all, technologies are tied up in how we know things, how we make decisions, and how we think about ourselves and each other. They are connected to our identities, worldviews and potential futures. From nuclear technologies to the space race, smartphones, social media, cars, medicine and infrastructure—the meaning of technologies makes them political. Even the concept of a ‘developed’ nation implicitly rests on the adoption of technologies and what they mean for us, economically and socially”. (6)

Technology, for the capitalists behind it, has never been about social good but purely about profit, and Schwab makes it quite clear that the same remains true of his Fourth Industrial Revolution.

He explains: “Fourth Industrial Revolution technologies are truly disruptive—they upend existing ways of sensing, calculating, organizing, acting and delivering. They represent entirely new ways of creating value for organizations and citizens”. (7)

In case the meaning of “creating value” was not clear, he gives some examples: “Drones represent a new type of cost-cutting employee working among us and performing jobs that once involved real people” (8) and “the use of ever-smarter algorithms is rapidly extending employee productivity—for example, in the use of chat bots to augment (and, increasingly, replace) ‘live chat’ support for customer interactions”. (9)

Schwab goes into some detail about the cost-cutting, profit-boosting marvels of his brave new world in The Fourth Industrial Revolution.

He explains: “Sooner than most anticipate, the work of professions as different as lawyers, financial analysts, doctors, journalists, accountants, insurance underwriters or librarians may be partly or completely automated…

“The technology is progressing so fast that Kristian Hammond, cofounder of Narrative Science, a company specializing in automated narrative generation, forecasts that by the mid-2020s, 90% of news could be generated by an algorithm, most of it without any kind of human intervention (apart from the design of the algorithm, of course)”. (10)

It is this economic imperative that informs Schwab’s enthusiasm for “a revolution that is fundamentally changing the way we live, work, and relate to one another”. (11)

Schwab waxes lyrical about the 4IR, which he insists is “unlike anything humankind has experienced before”. (12)

He gushes: “Consider the unlimited possibilities of having billions of people connected by mobile devices, giving rise to unprecedented processing power, storage capabilities and knowledge access. Or think about the staggering confluence of emerging technology breakthroughs, covering wide-ranging fields such as artificial intelligence (AI), robotics, the internet of things (IoT), autonomous vehicles, 3D printing, nanotechnology, biotechnology, materials science, energy storage and quantum computing, to name a few. Many of these innovations are in their infancy, but they are already reaching an inflection point in their development as they build on and amplify each other in a fusion of technologies across the physical, digital and biological worlds”. (13)

He also looks forward to more online education, involving “the use of virtual and augmented reality” to “dramatically improve educational outcomes” (14), to sensors “installed in homes, clothes and accessories, cities, transport and energy networks” (15) and to smart cities, with their all-important “data platforms”. (16)

“All things will be smart and connected to the internet”, says Schwab, and this will extend to animals, as “sensors wired in cattle can communicate to each other through a mobile phone network”. (17)

He loves the idea of “smart cell factories” which could enable “the accelerated generation of vaccines” (18) and “big-data technologies”. (19)

These, he assures us, will “deliver new and innovative ways to service citizens and customers” (20) and we will have to stop objecting to businesses profiting from harnessing and selling information about every aspect of our personal lives.

“Establishing trust in the data and algorithms used to make decisions will be vital,” insists Schwab. “Citizen concerns over privacy and establishing accountability in business and legal structures will require adjustments in thinking”. (21)

At the end of the day it is clear that all this technological excitement revolves purely around profit, or “value” as Schwab prefers to term it in his 21st century corporate newspeak.

Thus blockchain technology will be fantastic and provoke “an explosion in tradable assets, as all kinds of value exchange can be hosted on the blockchain”. (22)

The use of distributed ledger technology, adds Schwab, “could be the driving force behind massive flows of value in digital products and services, providing secure digital identities that can make new markets accessible to anyone connected to the internet”. (23)

In general, the interest of the 4IR for the ruling business elite is that it will “create entirely new sources of value” (24) and “give rise to ecosystems of value creation that are impossible to imagine with a mindset stuck in the third Industrial Revolution”. (25)

The technologies of the 4IR, rolled out via 5G, pose unprecedented threats to our freedom, as Schwab concedes: “The tools of the fourth industrial revolution enable new forms of surveillance and other means of control that run counter to healthy, open societies”. (26)

But this does not stop him presenting them in a positive light, as when he declares that “public crime is likely to decrease due to the convergence of sensors, cameras, AI and facial recognition software”. (27)

He describes with some relish how these technologies “can intrude into the hitherto private space of our minds, reading our thoughts and influencing our behavior”. (28)

Schwab predicts: “As capabilities in this area improve, the temptation for law enforcement agencies and courts to use techniques to determine the likelihood of criminal activity, assess guilt or even possibly retrieve memories directly from people’s brains will increase. Even crossing a national border might one day involve a detailed brain scan to assess an individual’s security risk”. (29)

There are times when the WEF chief gets carried away by his passion for a sci-fi future in which “long-distance human space travel and nuclear fusion are commonplace” (30) and in which “the next trending business model” might involve someone “trading access to his or her thoughts for the time-saving option of typing a social media post by thought alone”. (31)

Talk of “space tourism” under the title “The Fourth Industrial Revolution and the final frontier” (32) is almost funny, as is his suggestion that “a world full of drones offers a world full of possibilities”. (33)

But the further the reader progresses into the world depicted in Schwab’s books, the less of a laughing matter it all seems.

The truth is that this highly influential figure, at the centre of the new global order currently being established, is an out-and-out transhumanist who dreams of an end to natural healthy human life and community.

Schwab repeats this message time and time again, as if to be sure we have been duly warned.

“The mind-boggling innovations triggered by the fourth industrial revolution, from biotechnology to AI, are redefining what it means to be human,” (34) he writes.

“The future will challenge our understanding of what it means to be human, from both a biological and a social standpoint”. (35)

“Already, advances in neurotechnologies and biotechnologies are forcing us to question what it means to be human”. (36)

He spells it out in more detail in Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: “Fourth Industrial Revolution technologies will not stop at becoming part of the physical world around us—they will become part of us. Indeed, some of us already feel that our smartphones have become an extension of ourselves. Today’s external devices—from wearable computers to virtual reality headsets—will almost certainly become implantable in our bodies and brains. Exoskeletons and prosthetics will increase our physical power, while advances in neurotechnology enhance our cognitive abilities. We will become better able to manipulate our own genes, and those of our children. These developments raise profound questions: Where do we draw the line between human and machine? What does it mean to be human?” (37)

A whole section of this book is devoted to the theme “Altering the Human Being”. Here he drools over “the ability of new technologies to literally become part of us” and invokes a cyborg future involving “curious mixes of digital-and-analog life that will redefine our very natures”. (38)

He writes: “These technologies will operate within our own biology and change how we interface with the world. They are capable of crossing the boundaries of body and mind, enhancing our physical abilities, and even having a lasting impact on life itself “. (39)

No violation seems to go too far for Schwab, who dreams of “active implantable microchips that break the skin barrier of our bodies”, “smart tattoos”, “biological computing” and “custom-designed organisms”. (40)

He is delighted to report that “sensors, memory switches and circuits can be encoded in common human gut bacteria”, (41) that “Smart Dust, arrays of full computers with antennas, each much smaller than a grain of sand, can now organize themselves inside the body” and that “implanted devices will likely also help to communicate thoughts normally expressed verbally through a ‘built-in’ smartphone, and potentially unexpressed thoughts or moods by reading brain waves and other signals”. (42)

“Synthetic biology” is on the horizon in Schwab’s 4IR world, giving the technocratic capitalist rulers of the world “the ability to customize organisms by writing DNA”. (43)

The idea of neurotechnologies, in which humans will have fully artificial memories implanted in the brain, is enough to make some of us feel faintly sick, as is “the prospect of connecting our brains to VR through cortical modems, implants or nanobots”. (44)

It is of little comfort to learn that this is all – of course! – in the greater interests of capitalist profiteering since it “heralds new industries and systems for value creation” and “represents an opportunity to create entire new systems of value in the Fourth Industrial Revolution”. (45)

And what about “the bioprinting of organic tissues” (46) or the suggestion that “animals could potentially be engineered to produce pharmaceuticals and other forms of treatment”? (47)

Ethical objections, anyone?

It’s all evidently good for Schwab, who is happy to announce: “The day when cows are engineered to produce in its [sic] milk a blood-clotting element, which hemophiliacs lack, is not far off. Researchers have already started to engineer the genomes of pigs with the goal of growing organs suitable for human transplantation”. (48)

It gets even more disturbing. Ever since the sinister eugenics programme of the Nazi Germany into which Schwab was born, this science has been deemed beyond the pale by human society.

But now, however, he evidently feels eugenics is due a revival, announcing with regard to genetic editing: “That it is now far easier to manipulate with precision the human genome within viable embryos means that we are likely to see the advent of designer babies in the future who possess particular traits or who are resistant to a specific disease”. (49)

In the notorious 2002 transhumanist treatise I, Cyborg, Kevin Warwick predicts: “Humans will be able to evolve by harnessing the super-intelligence and extra abilities offered by the machines of the future, by joining with them. All this points to the development of a new human species, known in the science-fiction world as ‘cyborgs’. It doesn’t mean that everyone has to become a cyborg. If you are happy with your state as a human then so be it, you can remain as you are. But be warned – just as we humans split from our chimpanzee cousins years ago, so cyborgs will split from humans. Those who remain as humans are likely to become a sub-species. They will, effectively, be the chimpanzees of the future”. (50)

Schwab seems to be hinting at the same future of a “superior” enhanced artificial transhuman elite separating from the natural-born rabble, in this particularly damning passage from The Fourth Industrial Revolution: “We are at the threshold of a radical systemic change that requires human beings to adapt continuously. As a result, we may witness an increasing degree of polarization in the world, marked by those who embrace change versus those who resist it.

“This gives rise to an inequality that goes beyond the societal one described earlier. This ontological inequality will separate those who adapt from those who resist—the material winners and losers in all senses of the words. The winners may even benefit from some form of radical human improvement generated by certain segments of the fourth industrial revolution (such as genetic engineering) from which the losers will be deprived. This risks creating class conflicts and other clashes unlike anything we have seen before”. (51)

Schwab was already talking about a great “transformation” back in 2016 (52) and is clearly determined to do everything in his not inconsiderable power to bring about his eugenics-inspired transhumanist world of artifice, surveillance, control and exponential profit.

But, as revealed by his reference above to “class conflicts”, he is clearly worried by the possibility of “societal resistance” (53) and how to advance “if technologies receive a great deal of resistance from the public”. (54)

Schwab’s annual WEF shindigs at Davos have long been met by anti-capitalist protests and, despite the current paralysis of the radical left, he is well aware of the possibility of renewed and perhaps broader opposition to his project, with the risk of “resentment, fear and political backlash”. (55)

In his most recent book he provides a historical context, noting that “antiglobalization was strong in the run-up to 1914 and up to 1918, then less so during the 1920s, but it reignited in the 1930s as a result of the Great Depression”. (56)

He notes that in the early 2000s “the political and societal backlash against globalization relentlessly gained strength”, (57) says that “social unrest” has been widespread across the world in the past two years, citing the Gilets Jaunes in France among other movements, and invokes the “sombre scenario” that “the same could happen again”. (58)

So how is an honest technocrat supposed to roll out his preferred future for the world without the agreement of the global public? How can Schwab and his billionaire friends impose their favoured society on the rest of us?

One answer is relentless brainwashing propaganda churned out by the mass media and academia owned by the 1% elite – what they like to call “a narrative”.

For Schwab, the reluctance of the majority of humankind to leap aboard his 4IR express reflects the tragedy that “the world lacks a consistent, positive and common narrative that outlines the opportunities and challenges of the fourth industrial revolution, a narrative that is essential if we are to empower a diverse set of individuals and communities and avoid a popular backlash against the fundamental changes under way”. (59)

He adds: “It is, therefore, critical that we invest attention and energy in multistakeholder cooperation across academic, social, political, national and industry boundaries. These interactions and collaborations are needed to create positive, common and hope-filled narratives, enabling individuals and groups from all parts of the world to participate in, and benefit from, the ongoing transformations”. (60)

One of these “narratives” whitewashes the reasons for which 4IR technology needs to be installed everywhere in the world as soon as possible.

Schwab is frustrated that “more than half of the world’s population—around 3.9 billion people—still cannot access the internet”, (61) with 85% of the population of developing countries remaining offline and therefore out of reach, as compared to 22% in the developed world.

The actual aim of the 4IR is to exploit these populations for profit via global techno-imperialism, but of course that cannot be stated in the propaganda “narrative” required to sell the plan.

Instead, their mission has to be presented, as Schwab himself does, as a bid to “develop technologies and systems that serve to distribute economic and social values such as income, opportunity and liberty to all stakeholders”. (62)

He piously postures as a guardian of woke liberal values, declaring: “Thinking inclusively goes beyond thinking about poverty or marginalized communities simply as an aberration—something that we can solve. It forces us to realize that ‘our privileges are located on the same map as their suffering’. It moves beyond income and entitlements, though these remain important. Instead, the inclusion of stakeholders and the distribution of benefits expand freedoms for all”. (63)

The same technique, of a fake “narrative” designed to fool good-thinking citizens into supporting an imperialist capitalist scheme, has been used extensively with regard to climate change.

Schwab is a great fan of Greta Thunberg, of course, who had barely stood up from the pavement after her one-girl protest in Stockholm before being whisked off to address the WEF at Davos.

He is also a supporter of the proposed global New Deal for Nature, particularly via Voice for the Planet, which was launched at the WEF in Davos in 2019 by the Global Shapers, a youth-grooming organisation created by Schwab in 2011 and aptly described by investigative journalist Cory Morningstar as “a grotesque display of corporate malfeasance disguised as good”.

In his 2020 book, Schwab actually lays out the way that fake “youth activism” is being used to advance his capitalist aims.

He writes, in a remarkably frank passage: “Youth activism is increasing worldwide, being revolutionized by social media that increases mobilization to an extent that would have been impossible before. It takes many different forms, ranging from non-institutionalized political participation to demonstrations and protests, and addresses issues as diverse as climate change, economic reforms, gender equality and LGBTQ rights. The young generation is firmly at the vanguard of social change. There is little doubt that it will be the catalyst for change and a source of critical momentum for the Great Reset”. (64)

In fact, of course, the ultra-industrial future proposed by Schwab is anything other than green. It’s not nature he’s interested in, but “natural capital” and “incentivizing investment in green and social frontier markets”. (65)

Pollution means profit and environmental crisis is just another business opportunity, as he details in The Fourth Industrial Revolution: “In this revolutionary new industrial system, carbon dioxide turns from a greenhouse pollutant into an asset, and the economics of carbon capture and storage move from being cost as well as pollution sinks to becoming profitable carbon-capture and use-production facilities. Even more important, it will help companies, governments and citizens become more aware of and engaged with strategies to actively regenerate natural capital, allowing intelligent and regenerative uses of natural capital to guide sustainable production and consumption and give space for biodiversity to recover in threatened areas”. (66)

Schwab’s “solutions” to the heart-breaking damage inflicted on our natural world by industrial capitalism involve more of the same poison, except worse.

Geoengineering is one of his favourites: “Proposals include installing giant mirrors in the stratosphere to deflect the sun’s rays, chemically seeding the atmosphere to increase rainfall and the deployment of large machines to remove carbon dioxide from the air”. (67)

And he adds: “New approaches are currently being imagined through the combination of Fourth Industrial Revolution technologies, such as nanoparticles and other advanced materials”. (68)

Like all the businesses and pro-capitalist NGOs backing the horrendous New Deal for Nature, Schwab is utterly and profoundly ungreen.

For him, the “ultimate possibility” of “clean” and “sustainable” energy includes nuclear fusion (69) and he looks forward to the day when satellites will “blanket the planet with communications pathways that could help connect the more than 4 billion people still lacking online access”. (70)

Schwab also very much regrets all that red tape preventing the unhindered onward march of GM food, warning that “global food security will only be achieved, however, if regulations on genetically modified foods are adapted to reflect the reality that gene editing offers a precise, efficient and safe method of improving crops”. (71)

The new order envisaged by Schwab will embrace the entire world and so global governance is required in order to impose it, as he repeatedly states.

His preferred future “will only come about through improved global governance” (72) he insists. “Some form of effective global governance” (73) is needed.

The problem we have today is that of a possible “global order deficit”, (74) he claims, adding improbably that the World Health Organization “is saddled with limited and dwindling resources”. (75)

What he is really saying is that his 4IR/great reset society will only function if imposed simultaneously everywhere on the planet, otherwise “we will become paralysed in our attempts to address and respond to global challenges”. (76)

He admits: “In a nutshell, global governance is at the nexus of all these other issues”. (77)

This all-englobing empire very much frowns on the idea of any particular population democratically deciding to take another path. These “risk becoming isolated from global norms, putting these nations at risk of becoming the laggards of the new digital economy”, (78) warns Schwab.

Any sense of autonomy and grassroots belonging is regarded as a threat from Schwab’s imperialist perspective and is due to be eradicated under the 4IR.

He writes: “Individuals used to identify their lives most closely with a place, an ethnic group, a particular culture or even a language. The advent of online engagement and increased exposure to ideas from other cultures means that identities are now more fungible than previously… Thanks to the combination of historical migration patterns and low-cost connectivity, family structures are being redefined”. (79)

Genuine democracy essentially falls into the same category for Schwab. He knows that most people will not willingly go along with plans to destroy their lives and enslave them to a global techno-fascist system of exploitation, so giving them a say in the matter is simply not an option.

This is why the “stakeholder” concept has been so important for Schwab’s project. As discussed above, this is the negation of democracy, with its emphasis instead on “reaching out across stakeholder groups for solution building”. (80)

If the public, the people, are included in this process it is only at a superficial level. The agenda has already been pre-supposed and the decisions pre-made behind the scenes.

Schwab effectively admits as much when he writes: “We must re-establish a dialogue among all stakeholders to ensure mutual understanding that further builds a culture of trust among regulators, non-governmental organizations, professionals and scientists. The public must also be considered, because it must participate in the democratic shaping of biotechnological developments that affect society, individuals and cultures”. (81)

So the public must “also” be considered, as an afterthought. Not even directly consulted, just “considered”! And the role of the people, the demos, will merely be to “participate” in the “shaping” of biotechnological developments. The possibility of the public actually rejecting the very idea of biotechnological developments has been entirely removed, thanks to the deliberately in-built assumptions of the stakeholder formula.

The same message is implied in the heading of Schwab’s conclusion to Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: “What You Can Do to Shape the Fourth Industrial Revolution”. (82) The techno-tyranny cannot be challenged or stopped, merely “shaped”.

Schwab uses the term “systems leadership” to describe the profoundly anti-democratic way in which the 1% imposes its agenda on us all, without giving us the chance to say ‘no’.

He writes: “Systems leadership is about cultivating a shared vision for change—working together with all stakeholders of global society—and then acting on it to change how the system delivers its benefits, and to whom. Systems leadership requires action from all stakeholders, including individuals, business executives, social influencers and policy-makers”. (83)

He refers to this full-spectrum top-down control as “the system management of human existence” (84) although others might prefer the term “totalitarianism”.

One of the distinguishing features of historical fascism in Italy and Germany was its impatience with the inconvenient restraints imposed on the ruling class (“the Nation” in fascist language) by democracy and political liberalism.

All of this had to be swept out of the way to allow a Blitzkrieg of accelerated “modernisation”.

We see the same spirit resurging in Schwab’s calls for “agile governance” in which he claims that “the pace of technological development and a number of characteristics of technologies render previous policy-making cycles and processes inadequate”. (85)

He writes: “The idea of reforming governance models to cope with new technologies is not new, but the urgency of doing so is far greater in light of the power of today’s emerging technologies… the concept of agile governance seeks to match the nimbleness, fluidity, flexibility and adaptiveness of the technologies themselves and the private-sector actors adopting them”. (86)

The phrase “reforming governance models to cope with new technologies” really gives the game away here. As under fascism, social structures must be reinvented so as to accommodate the requirements of capitalism and its profit-increasing technologies.

Schwab explains that his “agile governance” would involve creating so-called policy labs – “protected spaces within government with an explicit mandate to experiment with new methods of policy development by using agile principles” – and “encouraging collaborations between governments and businesses to create ‘developtory sandboxes’ and ‘experimental testbeds’ to develop regulations using iterative, cross-sectoral and flexible approaches”. (87)

For Schwab, the role of the state is to advance capitalist aims, not to hold them up to any form of scrutiny. While he is all in favour of the state’s role in enabling a corporate take-over of our lives, he is less keen about its regulatory function, which might slow down the inflow of profit into private hands, and so he envisages “the development of ecosystems of private regulators, competing in markets”. (88)

In his 2018 book, Schwab discusses the problem of pesky regulations and how best to “overcome these limits” in the context of data and privacy.

He comes up with the suggestion of “public-private data-sharing agreements that ‘break glass in case of emergency’. These come into play only under pre-agreed emergency circumstances (such as a pandemic) and can help reduce delays and improve the coordination of first responders, temporarily allowing data sharing that would be illegal under normal circumstances”. (89)

Funnily enough, two years later there was indeed a “pandemic” and these “pre-agreed emergency circumstances” became a reality.

This shouldn’t have been too much of a surprise for Schwab, since his WEF had co-hosted the infamous Event 201 conference in October 2019, which modelled a fictional coronavirus pandemic.

And he wasted little time in bringing out a new book, Covid-19: The Great Reset, co-authored with Thierry Malleret, who runs something called the Monthly Barometer, “a succinct predictive analysis provided to private investors, global CEOs and opinion- and decision-makers”. (90)

Published in July 2020, the book sets out to advance “conjectures and ideas about what the post-pandemic world might, and perhaps should, look like”. (91)

Schwab and Malleret admit that Covid-19 is “one of the least deadly pandemics the world has experienced over the last 2000 years”, adding that “the consequences of COVID-19 in terms of health and mortality will be mild compared to previous pandemics”. (92)

They add: “It does not constitute an existential threat, or a shock that will leave its imprint on the world’s population for decades”. (93)

Yet, incredibly, this “mild” illness is simultaneously presented as the excuse for unprecedented social change under the banner of “The Great Reset”!

And although they explicitly declare that Covid-19 does not constitute a major “shock”, the authors repeatedly deploy the same term to describe the broader impact of the crisis.

Schwab and Malleret place Covid-19 in a long tradition of events which have facilitated sudden and significant changes to our societies.

They specifically invoke the Second World War: “World War II was the quintessential transformational war, triggering not only fundamental changes to the global order and the global economy, but also entailing radical shifts in social attitudes and beliefs that eventually paved the way for radically new policies and social contract provisions (like women joining the workforce before becoming voters). There are obviously fundamental dissimilarities between a pandemic and a war (that we will consider in some detail in the following pages), but the magnitude of their transformative power is comparable. Both have the potential to be a transformative crisis of previously unimaginable proportions”. (94)

They also join many contemporary “conspiracy theorists” in making a direct comparison between Covid-19 and 9/11: “This is what happened after the terrorist attacks of 11 September 2001. All around the world, new security measures like employing widespread cameras, requiring electronic ID cards and logging employees or visitors in and out became the norm. At that time, these measures were deemed extreme, but today they are used everywhere and considered ‘normal’”. (95)

When any tyrant declares the right to rule over a population without taking their views into account, they like to justify their dictatorship with the claim that they are morally entitled to do so because they are “enlightened”.

The same is true of the Covid-fuelled tyranny of Schwab’s great reset, which the book categorises as “enlightened leadership”, adding: “Some leaders and decision-makers who were already at the forefront of the fight against climate change may want to take advantage of the shock inflicted by the pandemic to implement long-lasting and wider environmental changes. They will, in effect, make ‘good use’ of the pandemic by not letting the crisis go to waste”. (96)

The global capitalist ruling elite have certainly been doing their best to “take advantage of the shock inflicted by the panic”, assuring us all since the very earliest days of the outbreak that, for some unfathomable reason, nothing in our lives could ever be the same again.

Schwab and Malleret are, inevitably, enthusiastic in their use of the New Normal framing, despite their admission that the virus was only ever “mild”.

“It is our defining moment”, they crow. “Many things will change forever”. “A new world will emerge”. “The societal upheaval unleashed by COVID-19 will last for years, and possibly generations”. “Many of us are pondering when things will return to normal. The short response is: never”. (97)

They even go as far as proposing a new historical separation between “the pre-pandemic era” and “the post-pandemic world”. (98)

They write: “Radical changes of such consequence are coming that some pundits have referred to a ‘before coronavirus’ (BC) and ‘after coronavirus’ (AC) era. We will continue to be surprised by both the rapidity and unexpected nature of these changes – as they conflate with each other, they will provoke second-, third-, fourth- and more-order consequences, cascading effects and unforeseen outcomes. In so doing, they will shape a ‘new normal’ radically different from the one we will be progressively leaving behind. Many of our beliefs and assumptions about what the world could or should look like will be shattered in the process”. (99)

Back in 2016, Schwab was looking ahead to “new ways of using technology to change behavior” (100) and predicting: “The scale and breadth of the unfolding technological revolution will usher in economic, social and cultural changes of such phenomenal proportions that they are almost impossible to envisage”. (101)

One way in which he had hoped his technocratic agenda would be advanced was, as we have noted, through the phoney “solutions” to climate change proposed by fake green capitalists.

Under the title “environmental reset”, Schwab and Malleret state: “At first glance, the pandemic and the environment might seem to be only distantly related cousins; but they are much closer and more intertwined than we think”. (102)

One of the connections is that both the climate and virus “crises” have been used by the WEF and their like to push their agenda of global governance. As Schwab and his co-author put it, “they are global in nature and therefore can only be properly addressed in a globally coordinated fashion”. (103)

Another link is the way that the “the post-pandemic economy” and “the green economy” (104) involve massive profits for largely the same sectors of big business.

Covid-19 has evidently been great news for those capitalists hoping to cash in on environmental destruction, with Schwab and Malleret reporting: “The conviction that ESG strategies benefited from the pandemic and are most likely to benefit further is corroborated by various surveys and reports. Early data shows that the sustainability sector outperformed conventional funds during the first quarter of 2020”. (105)

The capitalist sharks of the so-called “sustainability sector” are rubbing their hands together with glee at the prospect of all the money they stand to make from the Covid-pretexted great fascist reset, in which the state is instrumentalised to fund their hypocritical profiteering.

Note Schwab and Malleret: “The key to crowding private capital into new sources of nature-positive economic value will be to shift key policy levers and public finance incentives as part of a wider economic reset”. (106)

“A policy paper prepared by Systemiq in collaboration with the World Economic Forum estimates that building the nature-positive economy could represent more than $10 trillion per year by 2030… Resetting the environment should not be seen as a cost, but rather as an investment that will generate economic activity and employment opportunities”. (107)

Given the intertwining of climate and Covid crises set out by Schwab, we might speculate that the original plan was to push through the New Normal reset on the back of the climate crisis.

But evidently, all that publicity for Greta Thunberg and big business-backed Extinction Rebellion did not whip up enough public panic to justify such measures.

Covid-19 serves Schwab’s purposes perfectly, as the immediate urgency it presents allows the whole process to be speeded up and rushed through without due scrutiny.

“This crucial difference between the respective time-horizons of a pandemic and that of climate change and nature loss means that a pandemic risk requires immediate action that will be followed by a rapid result, while climate change and nature loss also require immediate action, but the result (or ‘future reward’, in the jargon of economists) will only follow with a certain time lag”. (108)

For Schwab and his friends, Covid-19 is the great accelerator of everything they have been wanting to foist upon us for years.

As he and Malleret say: “The pandemic is clearly exacerbating and accelerating geopolitical trends that were already apparent before the crisis erupted”. (109)

“The pandemic will mark a turning point by accelerating this transition. It has crystallized the issue and made a return to the pre-pandemic status quo impossible”. (110)

They can barely conceal their delight at the direction society is now taking: “The pandemic will accelerate innovation even more, catalysing technological changes already under way (comparable to the exacerbation effect it has had on other underlying global and domestic issues) and ‘turbocharging’ any digital business or the digital dimension of any business”. (111)

“With the pandemic, the ‘digital transformation’ that so many analysts have been referring to for years, without being exactly sure what it meant, has found its catalyst. One major effect of confinement will be the expansion and progression of the digital world in a decisive and often permanent manner.

“In April 2020, several tech leaders observed how quickly and radically the necessities created by the health crisis had precipitated the adoption of a wide range of technologies. In the space of just one month, it appeared that many companies in terms of tech take-up fast-forwarded by several years”. (112)

Fate is obviously smiling on Klaus Schwab as this Covid-19 crisis has, happily, succeeded in advancing pretty much every aspect of the agenda he has been promoting over the decades.

Thus he and Malleret report with satisfaction that “the pandemic will fast-forward the adoption of automation in the workplace and the introduction of more robots in our personal and professional lives”. (113)

Lockdowns across the world have, needless to say, provided a big financial boost to those businesses offering online shopping.

The authors recount: “Consumers need products and, if they can’t shop, they will inevitably resort to purchasing them online. As the habit kicks in, people who had never shopped online before will become comfortable with doing so, while people who were part-time online shoppers before will presumably rely on it more. This was made evident during the lockdowns. In the US, Amazon and Walmart hired a combined 250,000 workers to keep up with the increase in demand and built massive infrastructure to deliver online. This accelerating growth of e-commerce means that the giants of the online retail industry are likely to emerge from the crisis even stronger than they were in the pre-pandemic era”. (114)

They add: “As more and diverse things and services are brought to us via our mobiles and computers, companies in sectors as disparate as e-commerce, contactless operations, digital content, robots and drone deliveries (to name just a few) will thrive. It is not by accident that firms like Alibaba, Amazon, Netflix or Zoom emerged as ‘winners’ from the lockdowns”. (115)

By way of corollary, we might suggest that it is “not by accident” that governments which have been captured and controlled by big business, thanks to the likes of the WEF, have imposed a “new reality” under which big businesses are the “winners”…

The Covid-inspired good news never stops for all the business sectors which stand to benefit from the Fourth Industrial Repression.

“The pandemic may prove to be a boon for online education,” Schwab and Malleret report. “In Asia, the shift to online education has been particularly notable, with a sharp increase in students’ digital enrolments, much higher valuation for online education businesses and more capital available for ‘ed-tech’ start-ups… In the summer of 2020, the direction of the trend seems clear: the world of education, like for so many other industries, will become partly virtual”. (116)

Online sports have also taken off: “For a while, social distancing may constrain the practice of certain sports, which will in turn benefit the ever-more powerful expansion of e-sports. Tech and digital are never far away!”. (117)

There is similar news from the banking sector: “Online banking interactions have risen to 90 percent during the crisis, from 10 percent, with no drop-off in quality and an increase in compliance”. (118)

The Covid-inspired move into online activity obviously benefits Big Tech, who are making enormous profits out of the crisis, as the authors describe: “The combined market value of the leading tech companies hit record after record during the lockdowns, even rising back above levels before the outbreak started… this phenomenon is unlikely to abate any time soon, quite the opposite”. (119)

But it is also good news for all the businesses involved, who no longer have to pay human beings to work for them. Automation is, and has always been, about saving costs and thus boosting profits for the capitalist elite.

The culture of the fascist New Normal will also provide lucrative spin-off benefits for particular business sectors, such as the packaging industry, explain Schwab and Malleret.

“The pandemic will certainly heighten our focus on hygiene. A new obsession with cleanliness will particularly entail the creation of new forms of packaging. We will be encouraged not to touch the products we buy. Simple pleasures like smelling a melon or squeezing a fruit will be frowned upon and may even become a thing of the past”. (120)

The authors also describe what sounds very much like a technocratic profit-related agenda behind the “social distancing” which has been such a key element of the Covid “reset”.

They write: “In one form or another, social- and physical-distancing measures are likely to persist after the pandemic itself subsides, justifying the decision in many companies from different industries to accelerate automation. After a while, the enduring concerns about technological unemployment will recede as societies emphasize the need to restructure the workplace in a way that minimizes close human contact. Indeed, automation technologies are particularly well suited to a world in which human beings can’t get too close to each other or are willing to reduce their interactions. Our lingering and possibly lasting fear of being infected with a virus (COVID-19 or another) will thus speed the relentless march of automation, particularly in the fields most susceptible to automation”. (121)

As previously mentioned, Schwab has long been frustrated by all those tiresome regulations which stop capitalists from making as much money as they would like to, by focusing on economically irrelevant concerns such as the safety and well being of human beings.

But – hooray! – the Covid crisis has provided the perfect excuse for doing away with great swathes of these outmoded impediments to prosperity and growth.

One area in which meddlesome red tape is being abandoned is health. Why would any right-minded stakeholder imagine that any particular obligation for care and diligence should be allowed to impinge on the profitability of this particular business sector?

Schwab and Malleret are overjoyed to note that telemedicine will “benefit considerably” from the Covid emergency: “The necessity to address the pandemic with any means available (plus, during the outbreak, the need to protect health workers by allowing them to work remotely) removed some of the regulatory and legislative impediments related to the adoption of telemedicine”. (122)

The ditching of regulations is a general phenomenon under the New Normal global regime, as Schwab and Malleret relate:

“To date governments have often slowed the pace of adoption of new technologies by lengthy ponderings about what the best regulatory framework should look like but, as the example of telemedicine and drone delivery is now showing, a dramatic acceleration forced by necessity is possible. During the lockdowns, a quasi-global relaxation of regulations that had previously hampered progress in domains where the technology had been available for years suddenly happened because there was no better or other choice available. What was until recently unthinkable suddenly became possible… New regulations will stay in place”. (123)

They add: “The current imperative to propel, no matter what, the ‘contactless economy’ and the subsequent willingness of regulators to speed it up means that there are no holds barred”. (124)

“No holds barred”. Make no mistake: this is the language adopted by capitalism when it abandons its pretence at liberal democracy and switches into full-on fascist mode.

It is clear from Schwab and Malleret’s work that a fascistic merging of state and business, to the advantage of the latter, underpins their great reset.

Phenomenal sums of money have been transferred from the public purse into the bulging pockets of the 1% since the very start of the Covid crisis, as they acknowledge: “In April 2020, just as the pandemic began to engulf the world, governments across the globe had announced stimulus programmes amounting to several trillion dollars, as if eight or nine Marshall Plans had been put into place almost simultaneously”. (125)

They continue: “COVID-19 has rewritten many of the rules of the game between the public and private sectors. … The benevolent (or otherwise) greater intrusion of governments in the life of companies and the conduct of their business will be country- and industry-dependent, therefore taking many different guises”. (126)

“Measures that would have seemed inconceivable prior to the pandemic may well become standard around the world as governments try to prevent the economic recession from turning into a catastrophic depression.

“Increasingly, there will be calls for government to act as a ‘payer of last resort’ to prevent or stem the spate of mass layoffs and business destruction triggered by the pandemic. All these changes are altering the rules of the economic and monetary policy ‘game’.” (127)

Schwab and his fellow author welcome the prospect of increased state powers being used to prop up big business profiteering.

They write: “One of the great lessons of the past five centuries in Europe and America is this: acute crises contribute to boosting the power of the state. It’s always been the case and there is no reason why it should be different with the COVID-19 pandemic”. (128)

And they add: “Looking to the future, governments will most likely, but with different degrees of intensity, decide that it’s in the best interest of society to rewrite some of the rules of the game and permanently increase their role”. (129)

The idea of rewriting the rules of the game is, again, very reminiscent of fascist language, as of course is the idea of permanently increasing the role of the state in helping the private sector.

Indeed, it is worth comparing Schwab’s position on this issue with that of Italian fascist dictator Benito Mussolini, who responded to economic crisis in 1931 by launching a special emergency body, L’Istituto mobiliare italiano, to aid businesses.

He declared this was “a means of energetically driving the Italian economy towards its corporative phase, which is to say a system which fundamentally respects private property and initiative, but ties them tightly to the State, which alone can protect, control and nourish them”. (130)

Suspicions about the fascistic nature of Schwab’s great reset are confirmed, of course, by the police-state measures that have been rolled out across the world to ensure compliance with “emergency” Covid measures.

The sheer brute force that never lies far beneath the surface of the capitalist system becomes increasingly visible when it enters its fascist stage and this is very much in evidence in Schwab and Malleret’s book.

The word “force” is deployed time and time again in the context of Covid-19. Sometimes this is in a business context, as with the statements that “COVID-19 has forced all the banks to accelerate a digital transformation that is now here to stay” or that “the micro reset will force every company in every industry to experiment new ways of doing business, working and operating”. (131)

But sometimes it is applied directly to human beings, or “consumers” as Schwab and his ilk prefer to think of us.

“During the lockdowns, many consumers previously reluctant to rely too heavily on digital applications and services were forced to change their habits almost overnight: watching movies online instead of going to the cinema, having meals delivered instead of going out to restaurants, talking to friends remotely instead of meeting them in the flesh, talking to colleagues on a screen instead of chit-chatting at the coffee machine, exercising online instead of going to the gym, and so on…

“Many of the tech behaviours that we were forced to adopt during confinement will through familiarity become more natural. As social and physical distancing persist, relying more on digital platforms to communicate, or work, or seek advice, or order something will, little by little, gain ground on formerly ingrained habits”. (132)

Under a fascist system, individuals are not offered the choice as to whether they want to comply with its demands or not, as Schwab and Malleret make quite clear regarding so-called contact-tracing: “No voluntary contact-tracing app will work if people are unwilling to provide their own personal data to the governmental agency that monitors the system; if any individual refuses to download the app (and therefore to withhold information about a possible infection, movements and contacts), everyone will be adversely affected”. (133)

This, they reflect, is another great advantage of the Covid crisis over the environmental one which might have been used to impose their New Normal: “While for a pandemic, a majority of citizens will tend to agree with the necessity to impose coercive measures, they will resist constraining policies in the case of environmental risks where the evidence can be disputed”. (134)

These “coercive measures”, which we are all expected to go along with, will of course involve unimaginable levels of fascistic surveillance of our lives, particularly in our role as wage slaves.

Write Schwab and Malleret: “The corporate move will be towards greater surveillance; for better or for worse, companies will be watching and sometimes recording what their workforce does. The trend could take many different forms, from measuring body temperatures with thermal cameras to monitoring via an app how employees comply with social distancing”. (135)

Coercive measures of one kind or another are also likely to be used to force people to take the Covid vaccines currently being lined up.

Schwab is deeply connected to that world, being on a “first-name basis” with Bill Gates and having been hailed by Big Pharma mainstay Henry McKinnell, chairman and CEO of Pfizer Inc, as “a person truly dedicated to a truly noble cause”.

So it is not surprising that he insists, with Malleret, that “a full return to ‘normal’ cannot be envisaged before a vaccine is available”. (136)

He adds: “The next hurdle is the political challenge of vaccinating enough people worldwide (we are collectively as strong as the weakest link) with a high enough compliance rate despite the rise of anti-vaxxers”. (137)

“Anti-vaxxers” thus join Schwab’s list of threats to his project, along with anti-globalization and anti-capitalist protesters, Gilets Jaunes and all those engaged in “class conflicts”, “societal resistance” and “political backlash”.

The majority of the world’s population have already been excluded from decision-making processes by the lack of democracy which Schwab wants to accentuate through his stakeholderist corporate domination, his “agile governance”, his totalitarian “system management of human existence”.

But how does he envisage dealing with the “sombre scenario” of people rising up against his great newnormalist reset and his transhumanist Fourth Industrial Revolution?

What degree of “force” and “coercive measures” would he be prepared to accept in order to ensure the dawning of his technocratic new age?

The question is a chilling one, but we should also bear in mind the historical example of the 20th century regime into which Schwab was born.

Hitler’s new Nazi normal was meant to last for a thousand years, but came crashing down 988 years ahead of target.

Just because Hitler said, with all the confidence of power, that his Reich would last for a millennium, this didn’t mean that it was so.

Just because Klaus Schwab and Thierry Malleret and their friends say that we are now entering the Fourth Industrial Revolution and our world will be changed for ever, this doesn’t mean that it is so.

We don’t have to accept their New Normal. We don’t have to go along with their fearmongering. We don’t have to take their vaccines. We don’t have to let them implant us with smartphones or edit our DNA. We don’t have to walk, muzzled and submissive, straight into their transhumanist hell.

We can denounce their lies! Expose their agenda! Refuse their narrative! Reject their toxic ideology! Resist their fascism!

Klaus Schwab is not a god, but a human being. Just one elderly man. And those he works with, the global capitalist elite, are few in number. Their aims are not the aims of the vast majority of humankind. Their transhumanist vision is repulsive to nearly everyone outside of their little circle and they do not have consent for the technocratic dictatorship they are trying to impose on us.

That, after all, is why they have had to go to such lengths to force it upon us under the false flag of fighting a virus. They understood that without the “emergency” justification, we were never going to go along with their warped scheme.

They are scared of our potential power because they know that if we stand up, we will defeat them. We can bring their project crashing down before it has even properly started.

We are the people, we are the 99%, and together we can grab back our freedom from the deadly jaws of the fascist machine!

RESOURCE

We don’t want their Great Fascist Reset! Printable A4 leaflet

FURTHER READING

Ronald Cohen, impact capitalism and the Great Reset

Shapers of slavery: the plan

Shapers of slavery: the leadership

Shapers of slavery: the empire

Shapers of slavery: the virus

Shapers of slavery: the awakening

Resist the Fourth Industrial Repression!

Fascism, newnormalism and the left

Liberalism: the two-faced tyranny of wealth

Organic radicalism: bringing down the fascist machine

The Great Reset

NOTES

(All references are from e-books, which do not have numbered pages. We have now provided % references.)

1. Klaus Schwab with Nicholas Davis, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution: A Guide to Building a Better World (Geneva: WEF, 2018), e-book. 20%, 19%, 3%
2. Klaus Schwab, The Fourth Industrial Revolution (Geneva: WEF, 2016), e-book. 28%
3. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 18%
4. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 3%
5. Ibid. 3%
6. Ibid. 13%
7. Ibid. 1%
8. Ibid. 54%
9. Ibid. 9%
10. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 22%, 24%
11. Ibid. 3%
12. Ibid. 3%
13. Ibid. 3%
14. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 20%
15. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 12%
16. Ibid. 79%
17. Ibid. 76%
18. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 56%
19. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 79%
20. Ibid. 79%
21. Ibid. 80%
22. Ibid. 85%
23. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 6%
24. Ibid. 8%
25. Ibid. 9%
26. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 56%
27. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 35% 
28. Ibid. 6%
29. Ibid. 61%
30. Ibid. 49%
31. Ibid. 59%
32. Ibid. 74-75%
33. Ibid. 54%
34. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 57%
35. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 55%
36. Ibid. 2%
37. Ibid. 9%
38. Ibid. 27%
39. Ibid. 27%
40. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution, 30%, Schwab, The Fourth Industrial Revolution, 68%, Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 30%, 30%
41. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 30%
42. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 68%.
43. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 8%, 14%
44. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 63%
45. Ibid. 59%
46. Ibid. 51%
47. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 14%
48. Ibid. 14%
49. Ibid. 15%
50. Kevin Warwick, I, Cyborg (London: Century, 2002), p. 4. See also Paul Cudenec, Nature, Essence and Anarchy (Sussex: Winter Oak, 2016).
51. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 57%
52. Ibid. 3%
53. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 17%
54. Ibid. 17%
55. Ibid. 24%
56. Klaus Schwab, Thierry Malleret, Covid-19: The Great Reset (Geneva: WEF, 2020), e-book. Edition 1.0. 39%
57. Ibid. 37%
58. Ibid. 30%, 39%
59. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 7%
60. Ibid. 5%
61. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 20%
62. Ibid. 20%
63. Ibid. 20%
64. Schwab, Malleret, Covid-19: The Great Reset. 36%
65. Ibid. 54%, 22%
66. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 39%
67. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 71%
68. Ibid. 72%
69. Ibid. 69%
70. Ibid. 75%
71. Ibid. 56%
72. Schwab, Malleret, Covid-19: The Great Reset. 40%
73. Ibid. 40%
74. Ibid. 37%
75. Ibid. 42%
76. Ibid. 41%
77. Ibid. 41%
78. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 44%
79. Ibid. 48%
80. Schwab, Shaping the Future of the Fourth Industrial Revolution. 84%
81. Ibid. 57%
82. Ibid. 78%
83. Ibid. 79%
84. Ibid. 60%
85. Ibid. 82%
86. Ibid. 82%
87. Ibid. 82%
88. Ibid. 82%
89. Ibid. 83%
90. Schwab, Malleret, Covid-19: The Great Reset. 1%
91. Ibid. 1%
92. Ibid. 89%
93. Ibid. 90%
94. Ibid. 5%
95. Ibid. 60%
96. Ibid. 52%
97. Ibid. 2%, 26%, 2%
98. Ibid. 89%, 90%
99. Ibid. 3%
100. Schwab, The Fourth Industrial Revolution. 3%
101. Ibid. 17%
102. Schwab, Malleret, Covid-19: The Great Reset. 48%
103. Ibid. 48%
104. Ibid. 21%
105. Ibid. 67%
106. Ibid. 54%
107. Ibid. 54%
108. Ibid. 48%
109. Ibid. 36%
110. Ibid. 34%
111. Ibid. 55%
112. Ibid. 55%
113. Ibid. 57%
114. Ibid. 64%
115. Ibid. 63%
116. Ibid. 73%
117. Ibid. 74%
118. Ibid. 64%
119. Ibid. 73%
120. Ibid. 71%
121. Ibid. 55%
122. Ibid. 64%
123. Ibid. 56%
124. Ibid. 56%
125. Ibid. 32%
126. Ibid. 65%
127. Ibid. 23%
128. Ibid. 31%
129. Ibid. 33%
130. Benito Mussolini, cit. Pierre Milza and Serge Berstein, Le fascisme italien 1919-1945 (Paris: Editions de Seuil, 1980), p. 246.
131. Schwab, Malleret, Covid-19: The Great Reset. 75%, 76%
132. Ibid. 55%
133. Ibid. 59%
134. Ibid. 49%
135. Ibid. 59%
136. Ibid. 16%
137. Ibid. 16%

Reposts and translations of this article on other websites:

Wrong Kind of Green

Off-Guardian

325

Deutsch

Italiano

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Slovenščina

Français

Le Molnupiravir, médicament anti-Covid: chimiothérapie génétiquement toxique? – par Stephanie Brail.

Suite de l’article précédent et complément d’infos.

Juste pour prévenir: dans la première partie de l’article, qui ne traite pas spécifiquement du médicament, l’auteur (ou on dit l’autrice maintenant?) cite plusieurs fois Alex Jones, à savoir la tête de gondole de l’opposition contrôlée aux Etats-Unis. Inconvénient mineur, à mon avis, par rapport aux infos qui y figurent. J’ai donc conservé cette partie pour cette raison – et pour la photo d’une grenouille très sympa.

Voici donc une autre boule de neige qui pourrait bien contribuer à l’avalanche qui se prépare. « Dark winter« , vous vous souvenez? On relève sa capuche, on met ses gants et on y va.

Courageusement, parce que, même si tout ça est très grave, ce n’est que le début…

Source.


Traduction

Le Molnupiravir, médicament anti-Covid: chimiothérapie génétiquement toxique?

Ou arme biologique libérée, capable de détruire l’ensemble de l’écosystème?

Stephanie Brail

5 décembre

Une diatribe classique d’Alex Jones sur les produits chimiques dans l’eau qui rendraient « les grenouilles homosexuelles » a fait l’objet d’innombrables memes et même d’un remix qui a fait 16 millions de vues sur YouTube.

Il est facile de se moquer de Jones, mais certaines de ses prédictions semblent se réaliser, ce qui a inspiré le dicton « Alex Jones a toujours raison« . [NdT. ce qui est également un slogan d’un autre personnage dans la sphère complotiste francophone, également opposition contrôlée, c’est-à-dire un des nombreux « spooks » ou agents du renseignement, dont le rôle est d’orienter le discours vers des notions de « liberté », de vendre de fausses solutions et de fournir une soupape émotionnelle aux mécontents]

La réalité qui se cache derrière la célèbre diatribe d’Alex est que des produits chimiques ont infiltré nos réserves d’eau, notamment de nombreux médicaments de consommation courante. La liste de ces produits chimiques va des pesticides aux hormones, en passant par les contraceptifs et les médicaments de chimiothérapie. [NdT. il est à noter, et j’y reviendrai, que la majorité des médicaments, y compris les formules très simples comme les anti-douleurs de base, contiennent des perturbateurs endocriniens – des oestrogènes – et de l’oxyde de graphène]

Pourraient-ils rendre les grenouilles homosexuelles? Peut-être pas homosexuelles à proprement parler, mais voici ce que les pesticides peuvent faire aux grenouilles1 (à cliquer pour lire la note de bas de page)

« Les résultats montrent que les pesticides qui utilisent ce mécanisme d’action peuvent causer des dommages permanents, tels qu’une baisse de la fertilité chez les grenouilles exposées au stade de têtard. Cela corrobore des recherches antérieures qui démontrent que les substances perturbatrices du système endocrinien présentes dans l’environnement peuvent avoir un impact négatif sur les amphibiens. L’utilisation de la substance linuron [NdT. désherbant fortement utilisé dans le désherbage des cultures des apiacées dont fait partie la carotte, classé parmi les CMR (Cancérigène, Mutagène et Reprotoxique) et interdit en Belgique depuis 2018] n’est pas autorisée en Suède, mais elle est utilisée dans d’autres parties de l’UE et en Amérique du Nord », explique Cecilia Berg, écotoxicologue et chef de projet.

Les médicaments se retrouvent également dans nos réserves d’eau. Vous souhaitiez éviter de prendre des médicaments psychotropes tels que le Prozac? C’est bien dommage, car il se peut que vous en consommiez contre votre volonté, étant donné que votre voisin peut en évacuer chaque jour dans son urine.

Extrait de The Effects of Drug Production on the Environment [Les effets de la production de médicaments sur l’environnement]:

Voici quelques-unes des façons les plus courantes dont les médicaments contaminent l’environnement:

– Pendant le processus de fabrication, des résidus de médicaments peuvent s’infiltrer dans les eaux de surface.

– Les médicaments sont métabolisés par les humains, puis excrétés en quantités infimes dans les égouts. Cette pollution se retrouve inévitablement dans l’approvisionnement en eau après avoir traversé les systèmes de traitement.

– Les produits pharmaceutiques vétérinaires sont excrétés dans les sols et les eaux de surface par les animaux de pâturage.

– Les médicaments utilisés pour le bétail peuvent être disséminés par le biais du fumier qui sert d’engrais.

– Les médicaments non utilisés sont souvent déversés dans les réserves d’eau publiques par le biais des éviers, des toilettes et des décharges.

– Lors du processus de fabrication, des polluants directs sont émis dans l’atmosphère.

Qu’est-il arrivé au Mouvement de la Pharmacie Verte?

La question de la contamination pharmaceutique est un problème majeur, auquel les médias n’ont jamais vraiment prêté attention depuis que le problème a commencé à faire parler de lui il y a quelques années.

Il a été question d’un mouvement de pharmacie verte pour aider à contrer certains des problèmes écologiques posés par la médecine moderne. Mais pas suffisamment. L’idée d’une « pharmacie verte » semble avoir été reléguée au second plan par la dominance du changement climatique dans le discours environnemental.

J’ai une formation en protection de l’environnement et j’ai fait du bénévolat pour une organisation de Los Angeles appelée Heal the Bay afin de recueillir des échantillons d’eau dans les collines de Malibu. Les fosses septiques des maisons cossues des célébrités étaient responsables d’un taux de contamination bactérienne atrocement élevé sur les plages de Malibu, dont les scores de pollution (F) étaient souvent pires que ceux de la sordide baie de Venice Beach, où je vivais à l’époque.

Ce fut probablement ma première leçon en matière d’hypocrisie verte.

J’ai même tenu brièvement un blog environnemental, axé en partie sur la technologie, mais il n’avait pas recueilli beaucoup de lecteurs, alors je l’ai abandonné. J’étais trop en avance sur la vague. À la fin des années 2000, j’ai écrit un article cinglant sur le fait qu’il fallait éviter de se focaliser sur le sujet du « changement climatique », tant il était source de division et éclipsait des problèmes environnementaux bien plus tangibles, tels que la pollution visible de l’eau et de l’air, des questions sur lesquelles la gauche et la droite pourraient éventuellement trouver un terrain d’entente.

Depuis lors, le fossé s’est encore creusé et le seul problème environnemental « critique » est le changement climatique. Bien sûr, une grande île en plastique flotte dans le Pacifique, et Fukushima continue de déverser ses radiations dans la mer. Notre infrastructure nucléaire vieillissante laisse échapper des poisons dans l’environnement… Vous avez entendu parler de la crise due à la contamination [des eaux par la fuite des réservoirs] Red Hill à Hawaï? Je ne l’ai découverte que par accident.

Mais qui se soucie de tout ça? Le changement climatique, le changement climatique, le changement climatique!

Je suis en désaccord général avec la droite sur les questions environnementales, car je pense que l’ensemble de notre écosystème (et pas seulement le climat) est soumis à un stress énorme dû à l’activité humaine. Cela dit, je suis en désaccord avec la gauche qui pense que le « changement climatique » est le problème numéro un ou le seul sur lequel il faut se concentrer.

Le changement climatique c’est du virtue signalling [signalement vertueux] facile, en plus d’être un excellent moyen pour les gouvernements de renforcer leur contrôle sans jamais régler les nombreux problèmes réels de pollution de l’environnement auxquels nous sommes confrontés.

En y regardant de près, on remarque que les récits sur le changement climatique tournent généralement autour de la notion de contrôle, exactement comme pour la pandémie de Covid. Le « changement climatique » crée également un nouveau « marché boursier » potentiellement lucratif, qui se décline en crédits carbone… le changement climatique, c’est donc la manière de coopter l’environnementalisme pour prendre le contrôle et gagner de l’argent.

Mais atténuer les dommages que les médicaments causent à l’environnement? Ça n’a rien de rentable et ça ne mène à aucun système de contrôle évident. Pas étonnant donc que ce soit ignoré.

Cela dit, ne commettez pas l’erreur de soutenir que le changement climatique n’existe pas. C’est le même genre d’erreur commise par les personnes qui affirment que « le Covid n’existe pas ». Vous vous retrouvez piégé dans cet argument et finissez par passer pour un platiste au lieu de diriger et de contrôler le récit. [NdT. j’ai souvent dénoncé le problème, qui vient soit de personnes mal informées, soit de l’opposition contrôlée qui tente de pourrir le débat]

Le déni est une position défensive.

Je passe à l’attaque. On peut discuter de la réalité du changement climatique jusqu’à la fin des temps, ça ne changera pas grand-chose. Moi, je veux complètement changer de débat.

Parlons de la façon dont nos politiques de santé publique peuvent aggraver la situation et potentiellement nuire non seulement aux personnes mais aussi à l’environnement.

Je trouve plutôt ironique que la gauche ait pleinement adhéré au narratif des vaccins, car la vaccination de masse dans son ensemble crée des déchets environnementaux sous la forme de sous-produits chimiques issus de leur production, ainsi que des déchets de seringues.

L’immunité naturelle est beaucoup plus respectueuse de l’environnement, pourtant vous entendrez rarement un écologiste suggérer qu’il vaudrait mieux encourager l’immunité naturelle chez ceux qui ont un risque presque nul de Covid grave.

Nous devrions souligner ce fait, le plus souvent possible.

Pire encore, certains scientifiques tentent de concevoir un moyen d’introduire des vaccins dans notre alimentation, ce qui signifie que les vaccins eux-mêmes pourraient entrer dans l’environnement général et nuire non seulement aux personnes mais aussi à la faune sauvage. Ce n’est pas nouveau, d’ailleurs. Les vaccins comestibles sont à l’essai depuis plus de vingt ans.

Nous devons nous attaquer à ce problème, et ce dès hier.

Molnupiravir: pire que vous ne le pensiez

Entre en scène le Molnupiravir. C’est le médicament contre le Covid qui « change la donne », sur lequel les médias se pâment tout en faisant passer l’ivermectine pour un poison.

Le Royaume-Uni va être le premier pays à utiliser le Molnupiravir, qui sera très bientôt administré aux patients vulnérables et âgés.

Si vous pensiez que les hormones synthétiques présentes dans l’environnement étaient néfastes, attendez d’entendre les effets du Molnupiravir.

Je ne peux pas parler de ce sujet en lui rendant pleinement justice. Je vous recommande donc, lorsque vous aurez terminé de lire ce texte, de vous rendre sur le site Unglossed et de lire l’article Doppelgänger de Brian Mowrey.

Je vais tenter ici de résumer ses principaux arguments en langage clair:

Le molnupiravir peut « s’insinuer dans l’ARNm viral et provoquer des erreurs de réplication et de traduction » et « s’insinuer dans l’ARN nucléaire ».

Les erreurs de réplication virale peuvent entraîner de nouveaux variants… mais c’est peut-être là le moindre des problèmes. Mowrey mentionne le potentiel de « protéines mal repliées » qui pourraient se propager partout dans le corps. Nous parlons ici potentiellement de prions.

Genre, prions de la vache folle.

Les problèmes d’auto-immunité posent également question.

Le Molnupiravir peut aussi pénétrer les mitochondries des cellules et perturber ainsi le métabolisme cellulaire, ce qui pourrait entraîner la mort des cellules.

Le médicament pourrait potentiellement entrer en concurrence avec les produits chimiques naturels qui produisent les membranes cellulaires et les structures protéiques nécessaires au métabolisme des cellules humaines.

Voici le pire:

Le molnupiravir, que nous appellerons « M » pour faire court en termes d’action chimique, pourrait rivaliser avec les processus cellulaires naturels, et être accidentellement répliqué dans l’ADN lors du son processus de réparation de ce dernier. Mowrey écrit : « Là, M sera probablement mal interprété par la polymérase comme étant T au lieu de C, ce qui entraînera une défaillance métabolique cellulaire conduisant à l’apoptose, ou à la carcinogenèse – la conversion en cellules cancéreuses. »

(Apoptose est un terme sophistiqué pour « mort cellulaire »).

Ce n’est pas tout :

Comme pour les cellules infectées par un virus dans le premier exemple, l’apoptose des cellules contenant du M ne ferait que libérer les A/U/T/G/C [NdT. les cinq bases azotées qui composent l’EDN et l’ARN, à savoir, A = adénine; U = uracile; T = thymine; G = guanine; C = cytosine] et les éléments de M dans l’organisme, où ils pourraient être récupérés ou excrétés. M, contrairement à la plupart des médicaments, ne sera probablement jamais vraiment « métabolisé » à partir de ses formes actives potentielles. Il ne fera qu’alterner entre les formes 2/3phosphate+1/2OHchose+, rebondir de cellule en cellule, et répéter les mêmes interactions jusqu’à ce qu’il soit dégradé. La « demi-vie » de M – le moment où il cesse d’être disponible sous des formes activement utilisables – dans le monde réel est probablement impossible à évaluer.

Ce qu’il veut dire par là, c’est que les cellules mutées, sous l’action de M, risquent de faire perdurer indéfiniment le cercle vicieux dans votre corps. Mais ce n’est pas le pire:

Le M excrété, par exemple, pourrait pénétrer le génome microbiotique (bactéries de l’intestin et d’ailleurs), produisant potentiellement des bactéries mutantes. Même après la mort des cellules bactériennes due à des mutations létales lors de la réparation de l’ADN et de la division cellulaire, M pourrait être recyclé dans d’autres bactéries. Ces dernières pourraient, bien entendu, transmettre M à d’autres organismes, ce qui pourrait entraîner une « carcinogenèse et une infertilité induites par M dans la nature » dans tous les domaines de la vie.

Le M cellulaire non excrété, circulant en liberté, une fois réduit à des niveaux inférieurs, pourrait finir par être incorporé dans des virus ARN et ADN viables, et transmis par le destinataire initial.

L’homme deviendrait en définitive le vecteur d’une certaine quantité de M qui « infectera » l’ensemble du cycle nucléoside-métabolique de la Terre, jusqu’à sa dégradation finale.

En d’autres termes, le Molnupiravir pourrait devenir une sorte de « virus » environnemental à part entière… appelons-le « malware » avec un M. [NdT. Un malware, ou logiciel malveillant, est un terme générique utilisé pour désigner une variété de logiciels hostiles ou intrusifs]

Ce malware commencerait par endommager votre corps, puis serait excrété dans l’écosystème et, à partir de là, s’auto-propagerait, provoquant cancer et infertilité non seulement chez les humains, mais aussi chez les animaux et la faune.

Tout ça est vraiment, vraiment très grave.

Il y a quelques années, les abeilles ont été menacées d’extinction par le Syndrome d’Effondrement des Colonies, qui est un euphémisme pour « génocide des abeilles », par des causes inconnues. Les pesticides ont clairement été considérés comme responsables de ce phénomène, mais quels effets nos produits pharmaceutiques en libre circulation pourraient-ils avoir sur les colonies d’abeilles?

Les abeilles ne sont pas les seules à être menacées. Cet été, dans la région de Washington DC et dans plusieurs États, des oiseaux chanteurs sont morts d’une maladie mystérieuse. Etant donné la présence de symptômes neurologiques et de crises d’épilepsie, je suggère que cela pourrait être dû à une sorte de poison ou de maladie environnementale… plutôt qu’à un climat trop chaud ou trop froid. [NdT. certains ont également désigné la 5g comme cause possible]

Serions-nous même capables de déterminer si les déchets médicamenteux ont un impact sur ces animaux?

Est-ce qu’ils nous le diraient?

Alex Jones avait-il raison à propos des grenouilles?

Au fait, c’est quoi exactement, le Molnupiravir?

Le Molnupiravir est un analogue nucléosidique. Selon ScienceDirect, « les analogues nucléosidiques sont une classe pharmacologique de composés ayant des propriétés cytotoxiques, immunosuppressives et antivirales. »

Cytotoxique, ce qui signifie qu’ils tuent les cellules. Immunosuppressifs, ce qui signifie qu’ils suppriment le système immunitaire.

Je pense que qualifier le Molnupiravir de « malware » n’est pas exagéré. Je laisse le dernier mot à Mowrey, qui a écrit ceci dans un billet complémentaire:

Les analogues nucléosidiques, comme je l’ai expliqué dans « Doppelgänger », ne sont pas des « antiviraux ». Le mécanisme de « réplication virale » qu’ils cherchent à saboter est intrinsèque au métabolisme cellulaire, à la réparation de l’ADN, à l’expression génétique, à la division cellulaire et à la longévité des spermatozoïdes. L’objectif de la ribavirine, du molnupiravir et de tous les autres analogues en cours de développement est essentiellement d’amputer tout le visage pour se débarasser du nez. Cela ne peut se faire sans inconvénients à court et à long terme, et sans risques profonds pour la fertilité. Il ne s’agit pas d’une plateforme « thérapeutique » – c’est une chimiothérapie qui cible le génome. Le fait que ce médicament spécifique ait été mis au point grâce au financement de l’Agence de Réduction des Menaces de la Défense américaine (Ridgeback et Merck n’ont pris le relais qu’après six ans de recherches financées par la DTRA24) est, au mieux, un accident opportun. [NdT. la DTRA, Defense Threat Reduction Agency, déjà citée par Robert Malone, notamment. Y a-t-il un seul aspect de toute cette histoire qui n’émane pas de la recherche militaire?]

Et pourtant, non seulement les « antiviraux » analogues nucléosidiques font encore aujourd’hui l’objet de recherches intensives, mais ils se trouvent dans un angle mort culturel, tant au sein de l’industrie que dans le grand public – ce sont des armes biologiques mortelles à l’échelle de l’anthrax, que l’on imagine à tort comme « similaires au Tamiflu ».

Des malware, effectivement.

Ressources:

Qigong médical et guérison spirituelle gratuits chaque semaine sur LearnItLive.

Podcast sur la santé holistique sur Odysee et Rumble

Chaîne Covid Vaccine Freedom sur Telegram

Chaîne de guérison holistique sur Telegram

Communauté de santé et de bien-être holistique sur Locals

Communauté de guérison holistique non censurée sur MeWe


(1): Attendez, il y a mieux. En réponse à la diatribe d’Alex Jones sur les grenouilles homosexuelles, certains universitaires ont protesté contre la caractérisation des grenouilles intersexuées, car cela est perçu comme un jugement négatif à l’encontre des personnes intersexuées. De Troubling Figures : Endocrine Disruptors, Intersex Frogs, and the Logics of Environmental Science, publié dans la revue Catalyst (c’est moi qui souligne) :

Les toxicologues environnementaux tirent la sonnette d’alarme sur les « mâles génétiques » qui sont « féminisés » par les pesticides, tant sur le plan morphologique que comportemental. Mais le caractère choquant de la grenouille exposée aux produits toxiques ne fonctionne que si l’on suppose que l’intersexualité est effectivement une pathologie. Bien que les organisations de défense de la justice pour les personnes intersexuées et les études scientifiques féministes rappellent au public que l’intersexualité est courante, indépendamment de la présence de produits chimiques perturbateurs endocriniens, la littérature scientifique insiste sur la nouveauté de ces résultats. Par exemple, Hayes et al. (2002) notent que  » ces anomalies [d’intersexualité] n’ont jamais été observées chez les animaux témoins dans les expériences actuelles ou dans plus de 10 000 observations d’animaux témoins dans notre laboratoire au cours des six dernières années  » (p. 5477). Le fait que de nombreux animaux n’ont pas de sexe facile à distinguer est cependant absent du débat public sur ces études (Roughgarden, 2004 ; Avise, 2011).

J’avoue que je n’ai pas lu cet article de manière très approfondie, mais il m’a semblé être un fouillis d’idées contradictoires. Par exemple, d’une part, les colons européens sont critiqués pour leur comportement colonialiste de « destruction des forêts », mais d’autre part, qualifier une espèce végétale invasive d' »invasive » est considéré comme un jugement négatif. Euh… il n’y aurait pas d’espèces invasives si le colonialisme n’avait jamais eu lieu.

Donc je me sens un peu confuse. L’auteur suggère-t-il ici que les produits chimiques perturbateurs endocriniens sont acceptables? Ou que si un perturbateur endocrinien provoque artificiellement l’intersexuation d’une personne, il ne s’agit pas d’une pathologie?

Je pense que nous pouvons trouver un juste milieu et dire que les perturbateurs endocriniens répandus dans l’environnement sont une mauvaise nouvelle, sans diaboliser les personnes (ou les grenouilles) qui ont pu être modifiées par inadvertance à cause desdits perturbateurs endocriniens.


Texte original

Covid Drug Molnupiravir: Toxic Chemotherapy for the Genome?

Or a freefloating bioweapon that could destroy the entire ecosystem?

Stephanie Brail

Dec 5

There’s a classic Alex Jones rant about chemicals in the water turning “the friggin’ frogs gay” that has been memed to death and even turned into a remix with 16 million YouTube views and counting.

It’s easy to laugh at Jones, but some of his predictions seem to come true, spawning the saying “Alex Jones is always right.”

The reality behind Alex’s famous rant is that chemicals have been entering our water supply, including many of the common drugs we take. These chemicals include everything from pesticides to hormones from birth control to chemo drugs.

Could they be turning frogs gay? Perhaps not gay per se, but here’s what pesticides can do to frogs1 (click to read endnote)

“The results show that pesticides with this mechanism of action can cause permanent damage, such as reduced fertility in frogs exposed at the tadpole stage. This supports previous research showing that endocrine-disrupting substances in the environment may negatively impact amphibians. The substance linuron isn’t approved for use in Sweden, but it’s used in other parts of the EU and in North America,” says Cecilia Berg, ecotoxicologist and project leader.

Pharmaceutical drugs are also in our water supply. Did you want to avoid taking psychotropic drugs like Prozac? Too bad, because you might be consuming it even if you don’t want to, seeing as your neighbor may be peeing it out daily.

From The Effects of Drug Production on the Environment:

The Following Are Some of The Most Common Ways that Drugs Contaminate the Environment:

  • During the manufacturing process, drug residue may infiltrate surface waters.
  • Drugs are metabolized by humans and then excreted in trace quantities into the sewage system. This pollution inevitably finds its way into the water supply after going through treatment systems.
  • Veterinary pharmaceuticals are excreted in soils and surface waters by pasture animals.
  • The drugs used in livestock can be distributed using manure as a fertilizer.
  • Unused drugs are often dumped into public water supplies through sinks, toilets, and landfills.
  • During the manufacturing process, direct pollutants are emitted into the atmosphere.

What Happened to the Green Pharmacy Movement?

The issue of pharmaceutical contamination is a huge problem, and one that the media hasn’t really been paying much attention to since the problem first started getting some traction years ago.

There has been some discussion of a green pharmacy movement to help counter some of the ecological problems of modern medicine. But not enough. The idea of a “green pharmacy” seems to have taken a backseat to the dominating environmental narrative of climate change.

My background actually includes environmentalism, and I used to volunteer for a Los Angeles organization called Heal the Bay to collect water samples in the Malibu hills. The septic tanks of the posh celebrity homes were responsible for atrociously high bacterial counts at Malibu beaches, which often scored worse pollution scores (Fs) than seedy Venice Beach, where I lived at the time.

That was probably my first lesson in green hypocrisy.

I even had an environmental blog briefly, focused in part on technology, but it didn’t gain much readership, so I abandoned it. I was ahead of the curve. I wrote a scathing article in the late 2000s about how “climate change” was a terrible issue to focus on, since it was so divisive and overshadowing much more tangible environment problems such as visible pollution in the water and air, issues that maybe left and right could find some common ground on.

Since then, the divide has gotten even worse, and the only “critical” environmental issue is climate change. Sure, we have a big plastic island floating around the Pacific, and Fukushima is still spilling radiation into the sea. We have aging nuclear infrastructure leaking toxins into the environment…did you know about the Red Hill contamination crisis in Hawaii? I only found out about it by accident.

But who cares about all that? Climate change, climate change, climate change!

I’m in disagreement with the right regarding environmental issues as a whole, as I think our entire ecosystem (not just the climate) is under a tremendous amount of stress due to human activity. That said, I’m in disagreement with the left that “climate change” is the number one problem or the only thing we need to focus on.

Climate change is an easy virtue signal, in addition to being a great way for governments to take more control, without actually solving many of the real environment pollution problems we face.

If you pay attention, you’ll notice that climate change narratives generally center around control, much like the covid pandemic. “Climate change” also offers a potentially lucrative new “stock market” consisting of carbon credits…so climate change is environmentalism co-opted for control and money.

But mitigating the damage that pharmaceutical drugs are causing the environment? It’s not profitable and doesn’t lead to any obvious control systems. No wonder it’s ignored.

That said, don’t make the mistake of trying to argue that climate change isn’t real. It’s the same mistake that the “covid isn’t real” people are making. You get stuck in that argument and end up making yourself look like a flat earther instead of steering and controlling the narrative.

Denial is a defensive position.

I’m going on offense. You can argue whether climate change is real or not until you are blue in the face, but it won’t change a damn thing. But I’m looking to shift the narrative completely.

Let’s talk about how our public health policies might be making everything worse and potentially not just harming people but also the environment.

It’s rather ironic to me that the left has fully embraced the vaccine narrative, because mass vaccination as a whole creates environmental waste in the form of chemical byproducts during production as well as syringe waste.

Natural immunity is much more environmentally sound, and yet you’ll rarely hear an environmentalist suggesting we encourage natural immunity for those who are at an almost zero risk of severe covid.

We should be pointing that out, and frequently.

Worse, some scientists are trying to figure out how to put vaccines in our food supply, which means the vaccines themselves could enter into the general environment, harming not just people but wildlife. This isn’t a new thing, by the way. They have been testing edible vaccines for over twenty years.

We need to get in front of this, like yesterday.

Molnupiravir: Worse Than You Thought

Enter molnupiravir. This is the “game-changing” covid drug that the media has been swooning over while making ivermectin out to be some sort of poison.

The UK is set to be the first country to use molnupiravir, and will be given to vulnerable and elderly patients starting very soon.

If you thought synthetic hormones in the environment were bad, wait until you hear what molnupiravir does.

I can’t do this subject justice. So I recommend that when you are done reading this, head on over to Unglossed and read the article Doppelgänger by Brian Mowrey.

Here’s my attempt to summarize his main points in plain language:

Molnupiravir can “insinuate into viral mRNA, causing errors in replication and translation” and “insinuate into nuclear RNA.”

Errors in viral replication may mean new variants…but that may be the least of the problems. Mowrey mentions the potential for “misfolded proteins” that could go anywhere in the body. We’re potentially talking prions here.

You know, like mad cow prions.

Autoimmunity is also a concern.

Molnupiravir may also get into cell mitochondria, disrupting cellular metabolism, which could starve cells to death.

The drug could potentially compete with natural chemicals that produce cell membranes and protein structures necessary for human cell metabolism.

Here’s the kicker:

Molnupiravir, which we’ll call “M” for short in terms of its chemical action, could vie with natural cellular processes, and accidentally be replicated into DNA during DNA repair. Mowrey writes: “There, M will presumably be misread by polymerase as T instead of C, resulting in cellular metabolic failure leading to apoptosis, or carcinogenesis – conversion into cancer cells.”

(Apoptosis is a fancy term for “cell death.”)

That’s not all:

As with virally-infected cells in the first example, apoptosis of cells containing M would merely release A/U/T/G/C and M bits into the body, where they might be salvaged or excreted. M, unlike most drugs, is possibly not going to ever be truly “metabolized” out of potential active forms. It will only alternate between 2/3phosphate+1/2OHthing+ forms, bounce from cell to cell, and repeat the same interactions until degraded. The “half-life” for M – when it ceases to be available in actively employable forms – in the real world is probably unknowable.

What he means is that mutated cells, thanks to M, may keep the vicious cycle going indefinitely in your body. But that’s not the worst of it:

Excreted M, for example, could enter the microbiotic genome (bacteria in the gut and elsewhere), potentially producing mutant bacteria. Even upon the death of bacterial cells due to lethal mutations during DNA repair and cellular division, M could still be recycled to other bacteria. These bacteria could, of course, carry M to other organisms, conceivably resulting in “wild-caught M-induced carcinogenesis and infertility” throughout every kingdom of life.

Non-excreted, free-floating cellular M, once reduced to lower levels, could end up incorporated into viable RNA and DNA viruses, and transmitted from the original recipient.

Humans will merely be the vector for some amount of M to “infect” the entire nucleoside-metabolic cycle of the Earth, until finally degraded.

In other words, molnupiravir could turn into a sort of environmental “virus” of its own…let’s call it malware with an M.

That malware would first damage your body, then be excreted into the ecosystem, and from there, self-propagate, causing cancer and infertility not just in humans but in animals and wildlife.

This is really, really bad.

Bees were being threatened with extinction a few years back via Colony Collapse Disorder, which is a euphemistic way of saying “bee genocide” by unknown causes. Pesticides have certainly been looked at as a culprit, but what effects might our free-floating pharmaceuticals also have on bee colonies?

It’s not just bees at risk. In and around Washington, DC and several states this summer, songbirds were dying of a mysterious illness. With neurological symptoms and seizures happening, I’m going to suggest that this might have been due to some type of environmental poison or disease…rather than the climate getting too hot or too cold.

Would we even be able to find out if drug waste is impacting these animals?

Would they tell us?

Was Alex Jones right about the friggin’ frogs?

What Exactly Is Molnupiravir Anyway?

Molnupiravir is a nucleoside analog. According to ScienceDirect, “Nucleoside analogs are a pharmacological class of compounds with cytotoxic, immunosuppressive, and antiviral properties.”

Cytotoxic, meaning they kill cells. Immunosuppressive, meaning they suppress the immune system.

I think calling molnupiravir “malware” is not too far off. I’ll leave the last word on this to Mowrey, who wrote this in a follow up post:

Nucleoside analogs, as I argued in “Doppelgänger,” are not “antivirals.” The mechanism of “viral replication” which they seek to sabotage is intrinsic to cellular metabolism, DNA repair, gene expression, cellular division, and sperm cell longevity. Ribavirin, Molnupiravir, and all other analogs in development, essentially seek to cut off the face to spite the nose. It cannot be done without short and long term harms, and profound risks to fertility. This is not a “therapeutic” platform – it is chemotherapy for the genome. It is an appropriate accident at best, that this particular drug was developed with funding from the US Defense Threat Reduction Agency (Ridgeback and Merck only took over after six years of DTRA-funded research24).

And yet not only are nucleoside analog “antivirals” still being aggressively researched, they reside within a cultural blindspot both within the industry and the public at large – they are lethal bioweapons on the scale of Anthrax, inaccurately imagined as “kind of similar to Tamiflu.”

Malware, indeed.

Resources:

Free Medical Qigong & Spiritual Healing weekly at LearnItLive

Holistic Health Podcast on Odysee and Rumble

Covid Vaccine Freedom Channel on Telegram

Holistic Healing Channel on Telegram

Holistic Health & Wellness Community at Locals

Uncensored Holistic Healing Community at MeWe


(1): Wait, it gets better. In response to the Alex Jones rant about gay frogs, some in academia took issue with the characterization of intersex frogs, because this is perceived as a negative judgement against intersex people. From Troubling Figures: Endocrine Disruptors, Intersex Frogs, and the Logics of Environmental Science, published in the journal Catalyst (emphasis mine):

Environmental toxicologists ring the alarm on “genetic males” being “feminized” by pesticides, both morphologically and behaviorally. But the shock value of the toxicant-exposed frog only functions under the assumption that intersex is indeed a pathology. Despite intersex justice organizing as well as feminist science studies scholarship reminding the public that intersex is common, irrespective of the presence of endocrine-disrupting chemicals, this scientific literature emphasizes the novelty of these findings. For instance, Hayes et al. (2002) note, “these abnormalities [of intersex] were never observed in control animals in the current experiments or in over 10,000 observations of control animals in our laboratory over the last 6 years” (p. 5477). Missing from the public discussion of these studies, however, is the fact that many animals lack easily distinguishable sexes in the first place (Roughgarden, 2004; Avise, 2011).

I confess I didn’t read this paper too thoroughly, but it seemed like a jumble of conflicting ideas. For example, on the one hand, European settlers are called out for their colonialist “destruction of the woods” but then labeling an invasive plant species “invasive” is described as a negative judgment. Umm…we wouldn’t have invasive species if it weren’t for colonialism in the first place.

So I’m a bit confused. Is the author here suggesting that endocrine-disrupting chemicals are OK? Or that if an endocrine disruptor artificially causes someone to become intersex, that this isn’t a pathology?

I think we can find a middle ground here and say that environmentally-prevalent endocrine disrupters are bad news, without demonizing people (or frogs) who may have been inadvertently changed due to said endocrine disruptors.